▻http://desordre.net/bloc/ursula/2014/images/photos/triptyques/1000/index.htm
12864 pixels de large, une rubrique de photographie numérique du Désordre
▻http://desordre.net/bloc/ursula/2014/images/photos/triptyques/1000/index.htm
12864 pixels de large, une rubrique de photographie numérique du Désordre
►http://desordre.net/bloc/vie/reprise/2014/08/nuages.htm
Et
▻http://desordre.net/invites/isa_bordat/nuages/index.htm
D’après une installation de mon amie Isa Bordat
▻http://desordre.net/bloc/image_enregistree/enregistreur.htm
L’Image enregistrée, encore une petite section du Désordre remise sur pied. C’est fou tout ce qu’il y a à réparer dans le Désordre, profitons de mon humeur bricoleuse.
Petit clin d’oeil à @intempestive
@intempestive Je suis content que tu sois contente et je suis content que cela fonctionne désormais chez toi. En fait je te dois des remerciements, tu fais partie des personnes qui ont réussi à me motiver à cette campagne de maintenance du Désordre . Et ce qui me paraissait une montagne il y a deux ou trois mois me donne, en fait, beaucoup de plaisir. C’est marrant et gratifiant de réparer des choses et de les remettre sur pieds (et limite cela donnerait envie d’en faire de nouvelles). J’y retourne.
Adolescent, quand j’avais lu L’Ecume des jours de Boris Vian, j’avais été frappé par le personnage de Chick qui vouait un tel culte à Jean-Sol Partre qu’il tentait de jouer sur deux pick-ups différents deux discours différents de son penseur vénéré et voir si, d’aventure, une idée tierce ne pourrait naître de cet entrechocs d’entendre deux discours à la fois. Et naturellement, adolescent, je me demandais ce que cela ferait, nous étions à la fin des années septante, début des années 80, si je pouvais écouter deux disques de Zappa à la fois. Dans ces folles années, la musique était une affaire bougrement analogique et nous ne disposions pas comme cela de tant et tant d’équipements qui permettrait ce genre de délires, comme je devais dire alors (c’était déjà beau de pouvoir passer un disque de temps en temps sur la platine paternelle en son absence, alors pensez deux, et avec quelle autre platine ?).
Depuis l’idée m’avait un peu quitté, on vieillit, et on n’écoute plus Zappa tous les jours.
Mais cette idée m’est revenue il y a quelques temps, et, naturellement, en ces temps numériques en diable, la chose n’est plus qu’une question de programmation. Et je trouvais que c’était le bon accompagnement, une bonne bouillie de code pour créer une bouillie sonore non sans pareille, d’une part, mais d’autre part aussi, à une série de photographies que j’avais entreprise il y a quelques années sobrement intitulée Les Musiciens (on ne se félicite pas, après-coup, du caractère genré du titre), série qui visait à rapprocher quelques-unes de mes photographies de concert avec d’autres images prises le lendemain des concerts en question, comme une manière d’élucider, empiriquement, le rapport d’inspiration que pouvait me causer la musique. Le raisonnement vaut ce qu’il vaut.
Et à vrai dire cela fait partie des trucs que j’avais laissés en chantier et sur le ventre dans le Désordre parce qu’ils ne fonctionnaient pas très bien, en tout cas pas de façon très universelle. Qui disait son (ou vidéo) dans le Désordre, disait surtout plantage du navigateur ou apparition de messages pas tous désopilants à propos de compatibilité et autres billevesées.
Je viens de remettre d’aplomb musiciens et musiciennes qui ne vont peut-être pas me remercier, des années de conservatoire pour s’entendre jetées en pâture les unes les autres dans un silo aléatoire, non mais des fois ! Je vais encore me faire disputer.
De la Musique avant tout et par dessus tout !
▻http://www.desordre.net/bloc/contre/spectacle/images/musiciens/index.htm
#retour_au_desordre
La restauration du Désordre
L’année dernière j’ai mis fin à une expérience et un travail vieux de dix sept ans, le Désordre. Pour tout dire j’étais assez fâché (et quand De Jonckheere fâché, lui toujours faire ainsi). J’étais fâché à la fois contre moi-même et contre certaines forces occultes que j’identifiais avec difficulté. Pour ce qui est des forces occultes, je ne sais pas si ce sont les bénéfices parfois inescomptés de la psychanalyse (oui, je suis allé refaire une petite partie du vieux jeu juif viennois, la quatrième), ou l’intervention quasi divine d’un ange roux (si le pauvre @jsene savait que je pense parfois à lui en ces termes), toujours est-il que d’une part j’ai compris que je ne pouvais continuer de vivre jusqu’à la mort tel un Don Quichotte du Val-de-Marne et que je ne pouvais pas de la sorte laisser en plan, agonisant dans un fossé sur le bord de la route un enfant de dix sept ans dont j’étais malgré tout le père, le Désordre.
Naturellement, à cette introduction, vous aurez compris que je n’ai pas tout à fait perdu cette habitude mienne de tout exagérer et donc vous allez voir comme c’est simple.
Les quatre grands derniers travaux du Désordre ont tous les trois été réalisés sous la forme Ursula qui fait la part belle d’une part aux fichiers sonores et aussi aux images animées, à la vidéo. Or, il y a cinq ans, je m’y suis mal pris pour les intégrer, j’ai choisi une voie privée (et donc propriétaire), celle du Flash et cette erreur aurait pu et dû être fatale. Et j’espère pouvoir m’en rappeler jusqu’à la fin de mes jours. En effet pour pouvoir lire fichiers sonores et vidéo, j’avais recours à de petits lecteurs en Flash, c’était d’ailleurs une torture de code à installer et pire, pour ce qui est des fichiers vidéo, cela supposait une exportation des fichiers vidéos dans un format Flash (.flv) qui en soit était un poème (et requérait l’emploi d’un petit utilitaire au fonctionnement capricieux, pour parler poliment, que de souvenirs !). Et, de la sorte j’aurais donc produit pas loin de cinq cents fichiers vidéo dont la lisibilité n’a pas cessé de décliner les cinq dernières années. Autrefois hégémonique, ce format propriétaire est finalement tombé en désuétude pour ne plus être lisible qu’au prix de réels efforts de la part des visiteuses et des visiteurs de sites à maintenir leur propre navigateur équipé d’extensions de plus en plus exotiques.
Le comprenant l’année dernière à un moment d’une certaine lassitude par ailleurs (comme il en est arrivé d’autres pendant la route sinueuse du Désordre), j’ai fini par capituler, cela tombait bien je venais de fermer la parenthèse de Qui ça ? (►http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/index.htm ) qui elle même me permettait de fermer celle d’Ursula ( ►http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/index.htm ) et les parenthèses s’enchâssant les unes dans les autres, cela ressemblait fort à la fin du Désordre. Dont acte. Pour ne rien arranger, Guy, mon ordinateur s’appelle Guy, pouvait dûment exiger son départ à la retraite, mon appareil-photo, après avoir déclenché 300.000 fois a poussé un dernier râle que j’ai pu enregistrer in extremis avec l’appareil enregistreur qui n’avait jamais été conçu pour vivre au fond d’une besace de photographe dans la promiscuité d’objectifs et autres ustensiles certains contondants, l’enregistreur était kaputt aussi.
C’est là que l’ange roux est intervenu et qu’il a parlé et il m’a tenu à peu près ce langage
``<audio src=« mon_fichier_audio.mp3 » controls></audio>``
Et
``<video width=« xxx » height=« xxx » controls><source src=« mon_fichier_video_mp4" type="video/mp4"></video>``
Ce qui veut dire qu’en html5, la nouvelle norme universelle du langage html, on peut enfin directement intégrer sons et vidéos dans le code, sans passer par le folklore d’un lecteur importé.
Et ça change tout.
Pour ce qui était de l’intégration des fichiers sonores, je voyais bien comment en m’y prenant avec un peu de dextérité, en faisant des rechercher/remplacer de portions de codes, je pouvais m’en sortir, et c’est ce que j’ai fait sans trop de grande difficulté. N’était-ce qu’en n’ayant plus mis les pieds dans les arborescences du Désordre depuis plus d’un an, j’avais un peu oublié certaines de mes façons personnelles de ranger les choses selon un principe de la libre association qui s’il est vivement encouragé par mon analyste est moins payant en informatique.
Pour les fichiers vidéos c’était une autre paire de manches parce que le format .flv n’était pas interprétable, il fallait repasser tous les fichiers .flv en .mp4 ce qui ne se fait pas sans une certaine perte de qualité, notamment du son et notamment de l’image. Et là inutile de dire que la perspective de reprendre une à une les cinq cents séquences vidéo du Désordre n’avait rien d’engageante (j’avais déjà par le passé écopé le navire avec une passoire plus d’une fois, je savais un peu la dépense de ce genre de campagnes). J’ai malgré tout décidé de m’y mettre (on reconnaît l’idiot au fait qu’il regarde le doigt du sage quand il montre la lune ou quand il ne recule pas à l’idée de reprendre 500 séquences vidéo, certaines au noms de fichiers peu clairs dispersés sur une dizaine de disques durs externes) . Fichiers après fichiers et insertions de balise cohérente après insertions de balises cohérentes. A la main. De la folie. Pure.
Et pour le son c’est pareil et même que cela permet des démarrages du son automatique dès le chargement de la page autrement qu’avec un script qui fait appel à certaines fonctionnalités pas très constantes du serveur, on codait de ces trucs au millénaire précédent.
« Et voilà le travail ! », suis-je tenté de m’écrier (un peu) immodestement. Pour marquer le coup j’ai inséré une vidéo et un son sur la page d’accueil du Désordre (►http://www.desordre.net ).
Il y a par ailleurs quelques rubriques dans lesquelles ce travail de restauration est assez payant, ce sont, notamment les formes Ursula, la première, Ursula elle-même (►http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/index.htm ), puis le journal de Février (►http://www.desordre.net/bloc/ursula/2015/index.htm ), Arthrose (►http://www.desordre.net/bloc/ursula/arthrose/index.htm ) et enfin Qui ça ? (►http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/index.htm )
Je me suis d’ailleurs aperçu que je n’avais pas fini Février. Il reste une centaine de pages auxquelles il faudrait que je mette la main.
Et à vrai dire il y a plein de trucs comme ça qui ne sont pas vraiment finis dans le Désordre, ça n’étonnera personne. Je ne fais pas de promesses, mais je vais essayer. Et, qui sait ? j’aurais peut-être de nouveau envie d’ajouter de nouvelles pages à cette affaire (je dois dire que de reprendre certaines parties endommagées du site me fait toucher du doigt ce plaisir curieux qui a été le mien pendant les vingt dernières années, ou presque, de triturer du code pour raconter des histoires, fussent des histoires dans lesquelles on s’égare, moi le premier), notamment avec les deux ou trois trucs que je brouillonne dans Seenthis. Les #flux_détendus, #De_la_Dyslexie_créative, les #Moindres gestes, #Mon_Oiseau_bleu et d’autres que je brouillonne ailleurs encore, _Frôlé par un V1 et Les Anguilles les mains mouillées, ou encore My Favorite Favorite Things. Bref Désordre peut être pas entièrement mort. On verra bien.
►http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/bouquets/011.htm
L’Algoritme de la faim
Un court récit de science-fiction qui m’est venu en me promenant dans le parc de Méry-sur-Oise il y a quatre ans et dont j’ai imaginé qu’il pourrait être soutenu par les photographies que j’avais prises de cette promenade lesquelles dessineraient plus ou moins aléatoirement un parcours dans une très grande page html, le parcours n’est donc le même pour personne (et pour ce genre de sorcellerie, vous imaginez bien que je ne fais pas cela tout seul, merci @archiloque, évidemment), quant à la musique de cette affaire, nous la devons à la programmation savante de @dominique Pifarély qui se sert de ce genre de programmes aléatoires en prologue de nos spectacles (voir Apnées ►http://www.desordre.net/apnees/index.htm ).
Occupé en ce moment même à une manière de chantier de restauration du Désordre, (si vous me passez l’expression) notamment en reprenant les cinq cents et quelques fichiers vidéo pour les insérer d’une manière interprétable par toutes et tous, je note pour moi-même sur mon tableau aimanté que je devrais peut-être essayer de produire une sorte de séquenceur de ce récit.
Très chouette @philippe_de_jonckheere . Tout. Le parcours, l’histoire, et la musique. Y’a de ça dans ton histoire :
Et la fondatrice de nous asséner cette vérité simple : « Les enfants sont prêts à inventer leur vie professionnelle à 5 ans, pourquoi devraient-ils attendre d’être diplômés ? » Je vous jure. Ce n’est pas une blague. Ce n’est pas une info Le Gorafi. Elle ajoute : « Il n’y a pas de raison pour que des enfants en école élémentaire ne puissent pas lancer leur propre business » (je ne sais pas comment elle concilie ça avec Montessori et le yoga, mais bon).
►http://www.slate.fr/story/167219/titiou-ecole-wegrow-new-york
@ericw Content que cela te plaise. Oui, tu as raison, je suis aussi frappé par ce déterminisme et comment il s’aiguise, il y quatre ans quand j’ai écrit ce récit, cela ressemblait à une nouvelle de science-fiction, là on dirait de la science-fiction très proche et naturellement dystopique.
▻http://desordre.net/bloc/vie/reprise/horloge/sillons.htm
Je me demande si ce n’est pas celle-là la page que je préfère dans tout le Désordre. Les Sillons. Pour plusieurs raisons, d’abord parce que c’est sans doute là que s’est le plus exprimée ma collaboration avec @archiloque, là où nous nous sommes le plus rencontrés (en dépit du fait que je l’ai soumis à un travail de Maîtrise d’OuvrAge tout à fait bâclé sur la fin parce que j’étais trop pressé de dévoiler au monde le résultat de cette collaboration, mes excuses renouvelées), mais aussi parce que c’est une page qui contient la synthèse de tout ce que j’ai pu tenter de faire alors, il y a de l’aléatoire (la bande-son est Cagienne en diable, puisqu’elle est composée en piochant aléatoirement dans un très vaste réservoir de fichiers sonores qu’elle prend à la volée, en choisissant aléatoirement la portion voulue du fichier sonore et qu’elle le joue à un niveau aléatoire), il y a du quotidien photographique, de l’arbitraire (les images assemblées sur chaque page le sont en fonction de l’heure qu’il est, deux images peuvent se voisiner sur ce seul prétexte alors qu’elles sont géographiquement très éloignées (sur une échelle assez limitée tout de même entre Bruges et Barcelone, je ne suis pas un très grand voyageur), à l’intérieur de chaque page, il y a de micro effets cinématographiques, notamment quand la page appelle des images destinées à l’animation, et puis quand même, cette page donne l’heure. C’est dire si elle n’est pas strictement inutile.
►http://desordre.net/bloc/vie/reprise/horloge/les_sillons.htm
▻http://www.desordre.net/bloc/ursula/2015/images/vacances
Un autre retour de vacances, peut-être moins enjoué que le précédent. Et
@aude_v Non, ce n’est pas vraiment un recommencement, j’explore, j’archive, je corrige, je mets à jour, je reconçois un peu les choses différemment à certaines endroits, bref je bricole. Ca peut déboucher sur quelque chose comme ça peut très bien rester comme ça, je ne sais pas encore. Et autant je me sens une toute petite chose devant Le Dossier M. , autant devant le site, ça va je pense que je pourrais encore lui en remontrer un peu question prolifération en ligne.
▻http://www.desordre.net/photographie/numerique/immuable
A la fois #retour_au_desordre et #retour_de_vacances, je retrouve cette série et son enchaînement : L’Immuable en question. Bon film !
►http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/index.htm
Vu qu’il n’y aura pas de #retour_au_désordre avant la fin du mois, je choisis une page particulièrement riche, histoire de vous occuper quelques temps et vous laisse donc aux bons soins d’ Ursula (pendant que je vais aller me baigner dans les eaux fraîches de la Cèze, me goinfrer de pélardon, dont j’ai appris hier ( ▻https://seenthis.net/messages/712600 ) que c’est la saison, repeindre les huisseries de la maison en rouge basque et admirer les Perséides depuis la fenêtre de ma chambre)
Ursula est le nom d’une manière d’application que j’avais développée pour les stagiaires de l’école de doc à Lussas de telle sorte qu’ils et elles puissent ranger leurs différents éléments textuels, sonores, vidéographiques et picturaux en les regroupant par type de documents, les confiant ainsi à un principe aléatoire qui devait faire des étincelles et des passerelles dans leur imaginaire. L’histoire ne dit pas si cela a été un très grand succès pour les stagiaires (plutôt pas d’après mes souvenirs) (et certaines et certaines doivent davantage se souvenir du petit entraînement de rugby que j’avais improvisé pour créer un peu de cohésion dans leur groupe, mes méthodes pédagogiques des fois), toujours est-il que pour ma part j’avais trouvé mon content dans l’application Ursula que j’avais nourrie de tout ce que j’ai pu amasser pendant l’année 2014.
Bel été, avec Ursula (en maillot de bain)
►http://www.desordre.net/spectacles/apnees/w/index.htm
A la fois page de travail et de collecte du spectacles Apnées , avec @dominique Pifarély, violon et traitement numérique du son, Michele Rabbia, percussions et traitement numérique du son et votre serviteur aux images.
▻http://desordre.net/memory/index.html
Je me souviens du Memory
#retour_au_desordre (avec l’aide déterminante et précieuse, pour la première fois dans le Désordre , d’@archiloque)
Tintin... lol 15 minutes plus tard, j’arrête le jeu, pas encore bien réveillée. ;-)
@marie_lou Tu n’as pas commencé par un des plus faciles. C’est comme le rugby, il faut s’échauffer, sinon c’est le clacage assuré.
Au passage je signale parce que je l’ai appris il y a peu de temps et j’étais incrédule de l’apprendre que les images du jeu original qui a bercé mon enfance sont de Charles & Ray Eames et de leur célèbre House of Cards
►http://desordre.net/bloc/vie/reprise/2014/08/nuages.htm
Il n’a pas fait beau du tout il y a quatre ans dans les Cévennes et cela tombait presque bien parce que j’étais fort occupé cette année là à photographier des Time lapses pour un petit projet de film (dont je ne retrouve plus la trace dans ce foutu désordre)
Ca y est, je viens de retrouver le petit film d’une vingtaine de minutes en question (en fait quand je ne trouve plus rien dans mon foutoir il semble que le moteur de recherche de Seenthis soit le plus efficace des moyens de retrouver quelque chose dans le Désordre , pourvu que je l’ai signalé, ici une recherche sur le mot time lapse , quand on y pense ce n’est pas rien Seenthis, non seulement c’est un réseau social bio mais en plus il y a un moteur de recherche avec lequel on peut retrouver des trucs enfuis dans le Désordre ! )
►http://www.desordre.net/bloc/ursula/2014/bouquets/027.htm
Et je viens de regarder à nouveau ce petit film, ma reconnaissance envers Jean-Luc Guionnet est éternelle, sans sa musique gracieusement prêtée ici, je ne sais pas si on pourrait regarder plus de deux minutes ce petit film.
@nepthys Rilke, carrément !
Ciel saturé avec des étoiles perdues ?
C’est fou, pendant vingt ans je n’ai presque jamais eu l’occasion de parler allemand et en ce moment c’est toutes les semaines que je dois m’y remettre et mon allemand autrefois courant est rouillé, mais alors à un point...
Et je suis en train de travailler sur un texte que l’on m’a commandé dans lequel je parle justement de ces étoiles, précisément observées depuis cette même fenêtre, c’est encore un sacré brouillon :
Et pour celles et ceux qui se disent que cela valait bien la peine de mettre en garde contre la contemplation d’un paysage si la fenêtre est, en fait, ouverte sur la nuit, entrebâillée, alors je dois préciser que la vue de cette fenêtre est encore plus fascinante la nuit donc, que de jour, à la fois pour la masse sombre du Mont Lozère se dessinant contre le ciel noir, bleu de Prusse foncé, mais aussi pour la nuit étoilée dans les Cévennes, nombreux sont les admirateurs de ciels étoilés qui viennent dans les Cévennes pour assouvir leur passion ― c’est bien simple ces lieux, déserts le reste de l’année, voient leur population décupler, on n’est plus chez soi, début août, pendant les nuits les plus propices, avec l’affluence de celles et ceux venus contempler les Perséides ―, parce que c’est plus ou moins le dernier endroit en France où l’on peut profiter de tant de beauté sans être importunés par la pollution lumineuse des villes.
Überfließende Himmel verschwendeter Sterne...
Ciels (au pluriel) débordants (über+fließen=comme un récipient dont le contenu liquide coule par-dessus les bords) ; ce n’est pas la saturation statique qui est soulignée, mais le mouvement de ce qui s’échappe en dehors du cadre [c’est pour cela que tes images m’ont évoqué ce début de poème de Rilke : ici se sont les trois cadres superposés de ta fenêtre, du champ délimité par ton objectif et de l’horizon qui sont débordés par la course d’éléments naturels qui leur échappent complètement ; ce que tu vois n’est qu’une image-prétexte fugace faisant référence (elle amorce, suggère, rappelle) à l’infini monstrueux (?) hors champ].
d’étoiles perdues : j’adopte ta traduction pour « perdues », même si elle n’est pas tout à fait correcte ; verschwenden, c’est « gaspiller », mais à l’origine ce mot disait juste que quelque chose disparaissait (cf. verschwinden), ce qui est le cas ici, mais avec cette petite notion de umsonst (« pour rien ») ; « évanescent » est trop mièvre et incomplet, « perdues » a une dimension tragique plus saisissante qui convient mieux à ce que tu mets en scène.
Pardonne-moi ces précisions sémantiques (qui ruinent, soi dit en passant, la sérénité linguistique des bilingues), mais Rilke vaut bien ces détours (ton œuvre aussi !)
@nepthys il me semble qu’en français le mot de saturation contient un peu du débordement (qui est effectivement la traduction très littérale de über et fliessen , mais justement il me semble que c’est un peu trop littéral et pas très beau pour le coup.
Et effectivement, je préfère perdues à gâchées pour les raisons que tu soulignes justement.
Donc, je propose : « ciels saturés d’étoiles perdues ».
Nous devrions inviter @laurent3 dans cette conversation.
Rilke vaut bien ces détours
Rilke vaut TOUS les détours
je ne peux te suivre dans ce petit détour-là : la saturation renvoi à la limite, le débordement au dépassement de la limite (ce que je trouve d’ailleurs beau dans ton travail)
« ciels débordants » conserve la charge picturale du texte allemand (imagine une urne céleste dont s’échapperaient tous les éléments... cela renvoie même à l’idée d’une galaxie spirale qui les crache à la ronde...)
Donc, je maintiens : ciels débordants d’étoiles perdues
Bon appétit ! (je crois que Rilke est content de nous, assis sur son étoile)
Alors les expositions. Et bien je crois que ma dernière exposition personnelle (ouverte à tout public) date d’il y a vingt ans, en 98, dans le cadre du mois off de la photo, où j’avais exposé dans le sous-sol de l’Union locale de la CGT du XIXème arrondissement, sans doute une de mes plus belles expositions, une vingtaine de personnes s’était pressée au vernissage et je peux douter un peu qu’il y ait eu d’autres visites pendant le mois, coût de l’opération, tirages et cadres, une brique. Dit comme ça, cela paraît un échec retentissant et pourtant il s’est passé une très belle chose pendant cette exposition, en effet la secrétaire de l’Union locale m’a appelé très gentiment pour me demander la permission qu’une réunion de camarades comme elle avait dit puisse avoir lieu dans la salle d’exposition parce que l’union locale manquait de place, un soir, elle m’assurait qu’ils et elles feraient très attention, je lui ai rappelé que j’étais leur hôte et non le contraire et qu’ils et elles faisaient bien ce qu’elles voulaient dans leurs locaux. Deux ou trois jours plus tard j’ai reçu un nouveau coup de téléphone de la même secrétaire m’expliquant que les camarades avaient trouvé l’exposition intrigante et qu’ils et elles aimeraient bien organiser une soirée débat dans laquelle je pourrais parler de mon travail. Il y avait une trentaine de personnes, des chips et du vin rouge et je crois que je n’ai jamais eu un public aussi captif que ce jour-là, c’était extrêmement émouvant.
Et il y a trois ans mon ami Eric Loillieux qui était à l’époque professeur d’arts plastiques dans un collège à Laon avait monnayé avec moi l’échange d’un service technique qu’il m’a rendu (une formation complète sur le logiciel Modul8 que j’utilise pour les projections-spectacles) contre le fait de venir accrocher une exposition dans son collège (son idée que la plupart de ses élèves ne verraient sans doute pas d’autres expositions de toute leur vie par la suite et qu’il fallait qu’ils et elles en voient au moins une). Cette exposition était, de façon involontaire de ma part une véritable rétrospective et je garde un souvenir comblé de ma rencontre de toutes les classes de ce collège ! En revanche très peu d’adultes ont vu cette exposition. En revanche le directeur du collège a acheté une des œuvres qui est désormais accrochée dans le grand hall de ce très grand collège (ce qui n’est pas la moindre de mes fiertés)
Ta question me fauche complètement, elle me fait réaliser que je ne fais plus le moindre effort pour tenter d’exposer ou faire connaître mon travail de plasticien. Et comme je ne fais presque plus d’images depuis la fin du Désordre l’année dernière, je crois que tout ceci est derrière moi.
J’imagine que la même chose, peu ou prou, va se produire avec mes textes et que je vais pouvoir consacrer ma retraite prochaine à l’étude de la contrebasse dans les Cévennes, ce sont les sangliers, mes premiers voisins, qui vont être contents.
J’imagine que la même chose, peu ou prou, va se produire avec mes textes et que je vais pouvoir consacrer ma retraite prochaine à l’étude de la contrebasse dans les Cévennes
J’ai découvert ton travail dans le désordre :-) c’est...remarquable et d’une étonnante diversité. Bravo ! Je comprends ton envie de passer à autre chose et profiter d’une douce retraite. :-)
ce sont les sangliers, mes premiers voisins, qui vont être contents.
Je les envie...je serais curieuse de te voir jouer. Quoique boules quies en option. ;-)
▻http://desordre.net/photographie/numerique/vanites
Considère la fin . Photographies et séquenceur de Philippe De Jonckheere, musique L..L de Mars et C. de Trogoff
▻http://desordre.net/photographie/numerique/fichiers/noms_de_fichiers/index.htm
Carroussel
Souvent, le soir, à sept heures moins 21, je souris en regardant l’heure qu’il est et je me fais la remarque amusée que c’est l’heure de l’invention de la photographie. 18H39.
Ces derniers jours, en travaillant dans le garage sur les nombreuses images prises dans les Cévennes, notamment les séquences animées d’ailerons de requin, je me suis comparablement amusé qu’une des séquences contenait toute une série de noms de fichier qui correspondaient aux années de mon existence, DSC_1964.NEF, DSC_1965.NEF et ainsi de suite bien au-delà de DSC_2015.NEF. Et de la même manière que j’avais dans la série des Amorces décidé d’associer deux images d’après leurs noms de fichiers, formant un dyptique dont la première image portait le nom de fichier DSC_0001.NEF à cette autre image du nom de DSC_9999.NEF, j’ai eu l’idée de rassembler en séquences toutes les photographies que j’avais prises avec mon appareil-photo et qui portaient les noms de DSC_1964.NEF, DSC_1965.NEF et ainsi de suite jusqu’à DSC_2015.NEF et de leur associer les repères temporels que pour moi appelaient ces dates.
Avant même de voir quelles étaient les images qui correspondaient à ces noms de fichiers j’ai commencé par écrire sommairement les légendes, puis je les ai associées arbitrairement aux images, quoi qu’il arrive. Ce qui finit par dessiner une manière de diaporama de mon existence. J’imagine qu’une future étape de ce type de travail sera d’écrire prospectivement toutes les légendes pour toutes les images portant noms de fichiers DSC_2015.NEF à DSC_2064.NEF, on verra bien. Carroussel
Quand mon propre piège se referme sur moi. Cherchant une image dans mon vaste foutoir en ligne, Désordre, ce que je peine à faire pour ne plus y avoir foutu les pieds depuis plus d’un an maintenant (c’est comme si j’étais enfin à égalité avec mes visiteurs et visiteuses, désormais, pour ce qui est de m’y orienter), je tombe, par inadvertance finalement, sur une série dont j’avais oublié, du tout au tout, à la fois les images, le son et une certaine complexité d’enchaînement, en grande partie dûe à l’aléatoire. Immodestement, je me dis que cela pourrait intéresser les personnes qui me suivent ici sur notre beau Facebook bio. Et que je devrais presque en faire une manière de parution hebdomadaire (à l’image des #flux_detendus) : partir à la recherche des deux ou trois chefs d’oeuvre oubliés du Désordre. Une sorte de #retour_au_désordre. Une vraie cérémonie d’enterrement en somme.
▻http://desordre.net/photographie/numerique/muesum/velasquez/titre.htm