• Covid-19 dans le monde : Israël va vacciner les Palestiniens qui ont un permis de travail
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/28/covid-19-dans-le-monde-israel-va-vacciner-les-palestiniens-qui-ont-un-permis

    Des vaccins israéliens pour les travailleurs palestiniens. Les autorités israéliennes ont annoncé dimanche 28 février qu’Israël allait vacciner contre le Covid-19 les 100 000 Palestiniens qui travaillent sur le sol israélien ou dans les territoires occupés en Cisjordanie.Le Cogat, l’organe du ministère de la défense qui supervise les activités civiles dans les territoires occupés, a précisé que cette campagne de vaccination, menée avec le ministère israélien de la santé, débuterait dans les « prochains jours » à des points d’entrée de la Cisjordanie occupée à Israël et dans des « zones industrielles » des colonies israéliennes.
    Plus de 4,65 millions d’Israéliens (50 % de la population) ont reçu au moins une première dose depuis le lancement, le 19 décembre, d’une campagne à la faveur d’un accord avec le laboratoire Pfizer. Les Palestiniens, en revanche, n’ont reçu qu’un peu plus de 30 000 doses de vaccins, dont 2 000 d’Israël, qui s’est engagé à leur en fournir 5 000.Une polémique a enflé la semaine dernière en Israël, car le premier ministre, qui avait assuré que les stocks de vaccins étaient suffisants pour sa population, a souhaité distribuer les excédents pour « acheter la bonne volonté » de pays amis. Une initiative bloquée jeudi par le ministère de la justice.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#cisjordanie#palestinien#travailleurmigrant#vaccination#inclusion#sante#economie

  • Green pass: how are Covid vaccine passports working for Israel? | Israel | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/feb/28/green-pass-how-are-vaccine-passports-working-in-israel
    https://i.guim.co.uk/img/media/c4b673b20adfe0150a9591ae7115c7b779f6c6c1/0_223_3500_2101/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    As the UK and other governments consider whether to give Covid-vaccinated people certificates that allow entry to bars, hotels, and swimming pools, one country, Israel, has already deployed its “green pass”.
    The state of 9 million, which has administered jabs to half its population, released an app a week ago that shows whether people have been fully inoculated against the coronavirus or if they have presumed immunity after contracting the disease.Malls and museums have reopened for all, but green pass holders get exclusive access to gyms, hotels, theatres, and concerts, albeit with some limits. Indoor dining in restaurants and bars is due to be included in the green pass scheme next week.
    Life has not got “back to normal”, but it appears to be on its way. Street-side shops are reopening; hotels are accepting bookings; even live music is reemerging from its long slumber. And while masks remain mandatory, many older people who have already been vaccinated have stopped wearing them outdoors.
    (...)The Israeli system is similar to a British proposal announced last week in which an app would prove someone’s Covid status on entering pubs or theatres in England.Boris Johnson, the prime minister, said there were “deep and complex” issues that needed to be considered first. “Ethical issues about what the role is for government in mandating people to have such things, or indeed banning people from doing such a thing,” he said.The UK’s Equality and Human Rights Commission said vaccine certificates could lead to “unlawful discrimination”.Vaccination pass proposals have already prompted a backlash from privacy campaigners and rights groups in other countries. Germany’s ethics council, an independent body that advises the government, has said special conditions for the inoculated might encourage an “elbow mentality”.In Israel, there is concern that the unvaccinated population, whatever their reasons, will be left behind or shunned. Small protests warning that green passes create a new hierarchy in society have been held.Fresh ethical questions were raised last week when the Knesset, the country’s parliament, agreed to give local authorities personal details of unvaccinated residents to help them carry out targeted inoculation campaigns. Tamar Zandberg, a lawmaker, said it was a “slippery slope” for personal privacy.Israel has also recorded a modest but worrying rise in infections that could stall its green pass plans or even threaten a fresh lockdown.Dr Sharon Alroy-Preis, the director of public health services in the health ministry, said the 7 March date to open restaurants and bars to people with green passes could be pushed back.“We have to see how we do this in an orderly manner,” she told Army Radio. “We will have to see what the infection situation is throughout that reopening.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#grandebretagne#israel#passeportvaccinal#vaccination#test

  • Covid-19 : la frontière entre l’Allemagne et la Moselle ne sera pas fermée pour les travailleurs français
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/28/coronavirus-berlin-va-classer-la-moselle-en-zone-a-risque-a-partir-de-lundi-

    L’Allemagne a décidé de classer, « à partir du [mardi] 2 mars, minuit », le département français de la Moselle en zone à risque maximal en raison de la circulation de variants du SARS-CoV-2, a rapporté la radio France Bleu Lorraine, samedi 27 février.Avec 60 % des contaminations dues au variant dit sud-africain, plus contagieux et potentiellement plus résistant aux vaccins, l’inquiétude monte à Paris comme à Berlin. En conséquence, à partir de mardi, les personnes entrant sur le territoire allemand « devront présenter un test PCR ou antigène » négatif, a annoncé le ministère de la santé.

    Paris et Berlin doivent encore déterminer l’ancienneté exacte que devront avoir ces tests : les travailleurs frontaliers devront-ils par exemple montrer chaque jour un nouveau test négatif ou des certificats datant de quarante-huit ou soixante-douze heures suffiront-ils ? Une chose est acquise : l’Allemagne n’a pas l’intention d’introduire à sa frontière avec la Moselle des contrôles de douane systématiques, contrairement à ce qu’elle avait fait au printemps 2020 au début de la pandémie à la frontière française, ce qui avait créé des tensions avec Paris et entre les populations locales. Contrairement aussi à ce que Berlin a déjà mis en place en février avec la République tchèque et le Tyrol autrichien.
    « La frontière ne sera pas fermée », a déclaré dimanche un porte-parole du ministère de l’intérieur allemand, notamment car les régions limitrophes de la Moselle, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, ne l’ont pas demandé, mais aussi parce que les autorités régionales de part et d’autre de la frontière « coopèrent étroitement » sur cette question. Les contrôles policiers doivent être aléatoires et à l’intérieur du territoire allemand dans la zone frontalière, a-t-il précisé.La France va donc bénéficier d’une forme de traitement de faveur. Car le passage d’une région en catégorie « zone de variants » « est un classement qui implique normalement – c’est ce qu’a fait l’Allemagne à l’égard de l’Autriche ou de la République tchèque – des mesures extrêmement strictes de quasi-fermeture des frontières », a déclaré le secrétaire d’Etat aux affaires européennes Clément Beaune, invité de « Questions politiques ».« Cela, on n’en veut pas » pour les 16 000 travailleurs frontaliers de Moselle, a-t-il dit, en précisant être en discussions avec Berlin pour « essayer d’atténuer ces mesures le plus possible ». Le secrétaire d’Etat a ainsi suggéré des tests « qui ne soient pas obligatoires chaque jour mais tous les deux ou trois jours ».Les contrôles mis en place par l’Allemagne avec la République tchèque et la région autrichienne du Tyrol l’ont été pour les mêmes raisons que la Moselle : la crainte d’une nouvelle vague de contaminations liée aux variants du virus SARS-CoV-2, ce qui a suscité des critiques en Autriche notamment mais aussi de la part de l’Union européenne. La Commission européenne s’est émue de voir la libre circulation à l’intérieur de l’UE ainsi remise en cause. A la frontière avec la Moselle, « il faut donner l’exemple et revenir à un dispositif plus allégé », a plaidé Clément Beaune, en arguant d’un « esprit franco-allemand coopératif » pour « éviter de revenir à ce qu’on a vécu douloureusement » au début de la pandémie.Ce traitement privilégié a déjà suscité des commentaires négatifs du chancelier autrichien, Sebastian Kurz. « Il y a en Allemagne, en fonction des directions géographiques, des différences de rigueur en matière de règles à la frontière », a-t-il ainsi regretté ce week-end dans une interview au quotidien allemand Merkur. « Il est tout à fait approprié en période de pandémie de tendre un filet de sécurité avec des tests, des masques, etc. Mais ce n’est à mon avis pas le cas pour des mesures qui mettent en danger le marché intérieur, qui impliquent que les gens ne puissent se rendre sur leur lieu de travail ou que des familles soient séparées », a-t-il dit.

    #Covid-19#migration#migrant#france#allemagne#moselle#autrice#UE#sante#tarvailleurmigrant#travailleurfrontalier#variant#contamination#test

  • « Pour qu’avoir 20 ans en 2021 soit moins difficile qu’en 2020 »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/28/pour-qu-avoir-20-ans-en-2021-soit-moins-difficile-qu-en-2020_6071449_3232.ht

    Avec le Covid, les jeunes, comme le reste de la population, sont contraints de limiter leurs interactions sociales. Or, si une telle situation pèse …

    #Santé #Médecine #Étudiants #Idées #Société

  • Cinq questions sur la fuite des données médicales de 500 000 Français sur le Web
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/02/25/cinq-questions-sur-la-fuite-des-donnees-medicales-de-500-000-francais-sur-le

    L’affaire est entre les mains des autorités judiciaires. Parmi les données dérobées, les nom, prénom et adresse postale, mais aussi les numéro de téléphone, adresse e-mail, groupe sanguin ou numéro de Sécurité sociale. A la mi-février, un internaute a mis en libre accès, sur un forum de discussion, une base de données contenant des informations médicales très sensibles. Ces données, qui pourraient concerner jusqu’à 500 000 Français, ont d’abord été repérées par le site spécialisé Zataz, puis le quotidien (...)

    #ANSSI #données #hacking #santé #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) (...)

    ##santé ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##CNIL

  • Vaccination : le partenariat avec Doctolib contesté devant le Conseil d’Etat
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260221/vaccination-le-partenariat-avec-doctolib-conteste-devant-le-conseil-d-etat

    Un collectif de professionnels de la santé reproche à Doctolib d’avoir confié l’hébergement des données des patients à Amazon Web Services, une société soumise au droit américain et aux programmes de surveillance permis par celui-ci.

    Un collectif a déposé, jeudi 25 février, une requête devant le Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du partenariat passé entre le gouvernement et Doctolib pour la prise de rendez-vous dans le cadre de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

    Ce référé-liberté, que Mediapart a pu consulter, a été signé par des professionnels de santé, le collectif InterHop, le professeur Didier Sicard, le Syndicat de la médecine générale, l’Union pour une médecine libre, le Syndicat national des jeunes médecins généralistes et la Fédération des médecins de France, ainsi que par des associations de patients, comme ActUp santé Sud-Ouest ou Marie Citrini, représentante des usagers de l’AP-HP.

    Ils reprochent à la société franco-allemande de mettre en danger les données personnelles des patients en confiant leur hébergement à Amazon Web Services (AWS), une société soumise au droit américain et donc aux programmes de surveillance permis par celui-ci.

    L’annonce de ce partenariat entre le gouvernement et Doctolib avait été faite le mardi 12 janvier par le ministre de la santé Olivier Véran lors d’une audition par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Comme l’a indiqué celui-ci à l’époque, ce sont en fait trois prestataires qui ont été sélectionnés par le gouvernement : les sociétés Doctolib, Maiia et Keldoc. Ce choix a été opéré à la dernière minute, l’État n’ayant pas anticipé ce sujet lors de la construction en catastrophe de son système d’information pour le suivi de la vaccination.

    Cependant, comme le souligne la requête rédigée par Me Juliette Alibert, la plateforme du leader français du secteur est celle vers laquelle les candidats à la vaccination sont renvoyés afin de prendre un rendez-vous. Les requérants expliquent en effet avoir réalisé, le 25 janvier dernier, une « analyse du site Santé.fr », sur lequel les patients doivent se rendre pour prendre rendez-vous.

    Celle-ci révèle « que 861 centres de vaccination passent par la solution de prise de rendez-vous en ligne Doctolib, contre 39 et 97 pour les deux autres solutions (respectivement Maiia et Keldoc) », affirme la requête, soit un taux de redirection de « plus de 80 % ».

    Un chiffre correspondant à un décompte effectué par Mediapart mardi 2 février qui avait alors recensé 925 centres de vaccination utilisant Doctolib, sur un total de 1 133, soit une proportion de 81,6 %.

    En plus d’être en situation de quasi-monopole, Doctolib collecte une quantité importante de données sensibles. Le patient doit tout d’abord donner, lors de son inscription, son identité, sa date de naissance, son adresse mail et son téléphone. Il doit également indiquer le « motif de la consultation », c’est-à-dire la raison pour laquelle il fait partie des personnes prioritaires pour la vaccination.

    Le patient doit ainsi préciser s’il a plus de 75 ans, s’il est un professionnel ou s’il est atteint d’une des « pathologies à haut risque » ouvrant droit à un vaccin, comme les cancers, les maladies rénales ou certaines maladies rares.

    Le recours pointe que, de surcroît, Doctolib dispose déjà d’une importante quantité d’informations sur de nombreux patients, collectées à l’occasion de ses activités habituelles. Ainsi, il y a de fortes chances que des patients souhaitant se faire vacciner disposent déjà chez Doctolib d’un « historique » résumant leurs rendez-vous pris via la plateforme.

    « En croisant les données recueillies en lien avec la vaccination contre le Covid-19 avec l’historique des rendez-vous, il est possible de définir directement les pathologies dont souffre le patient et de renseigner son état de santé », s’inquiètent les requérants. Ils citent l’exemple d’un candidat à la vaccination dont l’historique révélerait de nombreux rendez-vous chez un néphrologue. « Il est dès lors très facile d’en déduire, en croisant les données, qu’il est prioritaire en raison d’une maladie rénale sévère, voire nécessitant d’être dialysé. »

    Mais leur principale critique porte sur les conditions d’hébergement des données de Doctolib. La société a en effet choisi d’avoir recours à la société américaine Amazon Web Services. Or, pointe la requête, cette solution emporte le risque de voir ces données visées par les programmes de surveillance permis par le droit américain, comme l’a d’ailleurs déjà reconnu le Conseil d’État en fin d’année 2020.

    En effet, au mois d’octobre dernier, un collectif avait déjà contesté devant le juge administratif le choix du gouvernement en matière d’hébergement de données de santé. À l’époque, il s’agissait de celles détenues par le Health Data Hub, la gigantesque plateforme devant centraliser, à terme, l’ensemble des données de santé des Français en confiant l’hébergement de celles-ci à la solution Azure de Microsoft.

    Ce recours se fondait sur un arrêt rendu le 16 juillet 2020 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ayant annulé le « bouclier de protection des données », ou Privacy Shield, accord qui régissait les transferts de données personnelles entre les États-Unis et les pays de l’Union européenne.

    Or, dans cette décision, la CJUE ne se contentait pas d’évoquer le simple cas des transferts volontaires de données et s’inquiétait des cas de transferts imposés ou de consultations à distance par des agences américaines. Elle pointait les dangers de deux textes, le « Foreign Intelligence Surveillance Act » (Fisa) et l’« Executive Order ( EO) 12333 » régissant des programmes de surveillance américains, « qui instituent des programmes permettant l’accès des autorités publiques états-uniennes à des fins de sécurité nationale aux données personnelles transférées de l’UE vers les États-Unis, de façon particulièrement large et sans ciblage ». Parmi ces programmes figurent Prism et UpStream, dont l’ampleur avait été révélée par Edward Snowden en 2013 et qui ont été depuis maintenus.

    Interrogée sur cette question dans le cadre de la procédure contre le Health Data Hub, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) avait, le jeudi 8 octobre, transmis au Conseil d’État un mémoire dans lequel elle rejoignait l’analyse de la CJUE.

    « Même dans le cas où l’absence de transferts de données personnelles en dehors de l’UE à des fins de fourniture du service serait confirmée, affirmait la Cnil, la société Microsoft peut être soumise, sur le fondement du Fisa, voire peut-être de l’EO 12333, à des injonctions des services de renseignement l’obligeant à leur transférer des données stockées et traitées sur le territoire de l’Union européenne. »

    En conséquence, la commission appelait tout simplement l’État à cesser « dans un délai aussi bref que possible » de confier l’hébergement des données de santé des Français à Microsoft ou toute autre société soumise « au droit états-unien ».

    Ces inquiétudes semblaient avoir été entendues par le gouvernement. Dès le jour de la transmission du mémoire de la Cnil, à l’occasion d’une audition au Sénat, le secrétaire d’État au numérique Cédric O avait fait part de sa volonté de trouver une autre solution d’hébergement. « Nous travaillons avec Olivier Véran, après le coup de tonnerre de l’annulation du Privacy Shield, au transfert du Health Data Hub sur des plateformes françaises ou européennes », avait-il affirmé.

    Dans sa décision, rendue le vendredi 14 octobre, le Conseil d’État avait rejeté le recours de SantéNathon en raison de l’utilité du Health Data Hub dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, mais tout en reconnaissant les risques de transferts pointés par la Cnil. Il appelait les autorités à concrétiser, « dans les délais les plus brefs possible », leurs engagements.

    Dans un courrier envoyé à la présidente de la Cnil Marie-Laure Denis, et révélé par Mediapart le 22 novembre 2020, Olivier Véran affirmait même souscrire « pleinement » aux craintes exprimées par la Cnil dans son mémoire et s’engageait à trouver une solution technique « dans un délai qui soit autant que possible compris entre 12 et 18 mois et qui, en tout état de cause, ne dépasse pas deux ans ».

    Lundi 22 février, c’est la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) qui dénonçait, dans un communiqué, le risque de confier les données de santé des Français à une entreprise américaine. « Les conditions juridiques nécessaires à la protection de ces données ne semblent pas réunies pour que l’ensemble de la base principale soit mise à disposition d’une entreprise non soumise exclusivement au droit européen […] indépendamment de garanties contractuelles qui auraient pu être apportées », écrivait-elle au sujet du Health Data Hub.

    « Il s’avère donc qu’ensemble, la CJUE, la Cnil, la Cnam […], le Conseil d’État et le gouvernement lui-même reconnaissent que l’état de la législation américaine ne permet pas une conciliation avec le droit à la protection des données tel que régi par le RGPD, que les données soient hébergées ou non dans l’Union européenne », résume la requête contre le partenariat de Doctolib.

    Pour les requérants, la société française, en recourant aux services d’Amazon, se place dans la même situation que le Health Data Hub avec Microsoft. « Par analogie […], les risques qui entourent l’entrepôt de données de santé hébergé par une société de droit américain sont identiques à ceux liés à une solution privée de prise de rendez-vous dont les données de santé sont hébergées par une société de droit américaine », affirment-ils.

    En conséquence, ils demandent au Conseil d’État d’ordonner « la suspension du partenariat avec Doctolib » et, « au ministère de la santé, d’avoir recours à d’autres solutions de gestion de la prise de rendez-vous ». La requête demande, subsidiairement, au juge administratif de solliciter la Cnil afin d’obtenir son analyse sur cette affaire. Si le référé-liberté est jugé recevable par le Conseil d’État, celui-ci devra normalement se prononcer dans les 48 heures.

    Contacté par Mediapart vendredi dans la journée, Doctolib explique n’avoir pas encore eu connaissance du recours et ne dispose « à date d’aucun élément sur ce sujet ». La société renvoie à sa page consacrée à la protection des données et souligne avoir « pris depuis 2013 des engagements forts pour protéger la vie privée et la sécurité des données de » ses utilisateurs.

    Concernant le recours aux services d’Amazon, Doctolib affirme avoir, depuis mai 2019, « publiquement recours à AWS comme partenaire pour l’hébergement sécurisé des données de santé ». La société souligne le fait que la société américaine héberge ses données « en France et en Allemagne ». Elle a par ailleurs été certifiée « hébergeur de données de santé » et « est à ce jour l’un des tout premiers hébergeurs du monde, notamment en matière de protection des données ».

    « Doctolib a par ailleurs mis en place un chiffrement systématique de l’ensemble des données hébergées chez AWS. Les clefs de chiffrement et déchiffrement sont quant à elles hébergées en France chez un hébergeur français », insiste la société.

    Enfin, concernant le partenariat passé avec le ministère de la santé, Doctolib renvoie vers celui-ci. « Nous pouvons simplement vous dire que nous sommes mobilisés jour et nuit pour aider les citoyens à accéder facilement à la vaccination et les centres de vaccination à gérer cette campagne », ajoute la société.

    Également contacté, le ministère de la santé n’avait, lui, pas encore réagi vendredi en fin d’après-midi.
    #Amazon #AmazonWebServices-AWS #Doctolib #données #CloudComputing #COVID-19 #santé #PrivacyShield (...)

    ##santé ##CJUE

  • Gratin de courge butternut au lait de coco
    https://www.cuisine-libre.org/gratin-de-courge-butternut-au-lait-de-coco

    Éplucher et couper en dés la courge butternut (doubeurre). Mettre dans un autocuiseur ou une casserole un bon fond d’eau (pour recouvrir la courge). Faire bouillir l’eau puis ajouter le lait de coco et les dés de courge.

    Faire préchauffer le #Four à 210 °C. Faire cuire la courge 5 min après que la soupape siffle (autocuiseur) ou 10 à 15 min dans une casserole. Les dés doivent être fondants. Retirer la courge et la déposer dans un plat à gratin. Saler et poivrer. Écraser les dés pour en faire une… #Doubeurre, #Gratins / #Végétarien, #Sans viande, #Sans œuf, #Sans gluten, Four

  • Covid-19 : des évacuations « massives » de patients mahorais vers Paris
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/26/le-chu-de-la-reunion-envisage-des-evacuations-sanitaires-massives-vers-paris

    Mercredi 24 février, peu après midi. Sur le tarmac de l’aéroport Roland-Garros à La Réunion, un malade du Covid-19 en réanimation est débarqué avec précaution d’un jet ERJ 135. Le patient, âgé d’une cinquantaine d’années, arrive de Mayotte, distante de 1 500 kilomètres, à moins de deux heures de vol en passant au-dessus de Madagascar. Installé dans une ambulance, il est emmené au CHU de Saint-Denis.Débordées par l’afflux de malades et jugeant la « situation extrêmement préoccupante », les autorités sanitaires de Mayotte ont demandé, le 4 février, l’aide médicale de La Réunion. Depuis le début du mois, 57 malades mahorais atteints du Covid-19 ou de ses variants, dont 37 en réanimation, ont été transférés vers les hôpitaux de l’île.
    Avec un CHU, deux autres hôpitaux et plusieurs cliniques privées, La Réunion « joue son rôle de système de santé de recours pour les Français de l’océan Indien », souligne Martine Ladoucette, directrice de l’agence régionale de santé (ARS) La Réunion. En moyenne, quatre patients par jour font désormais l’objet d’évacuation sanitaire. Le jet affrété par l’ARS Mayotte effectue deux rotations dans la journée. Mayotte, placée en confinement généralisé, a connu à la mi-janvier une brutale flambée épidémique en raison de la circulation du variant sud-africain. Jusqu’au 16 janvier, aucun patient souffrant du Covid-19 n’était admis dans le service de réanimation du centre hospitalier de Mayotte (CHM). A partir de cette date, « nous sommes subitement passés à quatre entrées en réanimation et à dix en médecine en moyenne par vingt-quatre heures », relate le docteur Ludovic Iché, chef du service des urgences et du SAMU 976.Face à l’arrivée de malades dans un état grave, le service de réanimation du CHM n’a cessé de s’étendre, passant de 16 à 38 lits, en partie grâce aux renforts envoyés par le service de santé des armées (SSA). « Nous nous trouvons dans une situation d’équilibre précaire, observe le docteur Iché. Nous avons frôlé les limites plusieurs fois mais nous n’avons pas laissé de malades sur le parking. Notre préoccupation est que pas un patient ne décède par manque de soins ou de place. »Selon les urgentistes, les transferts de patients vers La Réunion se sont déroulés jusqu’à présent sans grosse complication à bord. Ressemblant à un pont sanitaire aérien, cette opération d’entraide entre les deux départements français de l’océan Indien est sans précédent. Même si, en 2019, avant la crise sanitaire, 1 096 malades, dont 31 % étaient mineurs, avaient été acheminés pour des pathologies qui ne peuvent être soignées à Mayotte, notamment des opérations en cardiologie ou en neurochirurgie.
    Or La Réunion connaît à son tour une poussée de l’épidémie. Le rythme accéléré des transferts de malades depuis Mayotte a provoqué de vives réactions dans une partie de l’opinion réunionnaise. Les Mahorais sont accusés de diffuser le virus et son variant sud-africain, mais aussi de prendre la place dans les hôpitaux de futurs malades réunionnais.Même si les cas dits « importés » de Mayotte ou de la métropole oscillent entre 10 % et 15 % des nouveaux patients contaminés dans l’île, l’aéroport Roland-Garros est considéré comme « la porte d’entrée du virus ». Devant le site, une quarantaine de personnes ont manifesté à plusieurs reprises pour réclamer sa fermeture ou davantage de restrictions sur les contrôles des voyageurs.A La Réunion, le nombre de nouveaux cas journaliers ne cesse de progresser et le taux d’incidence est le double du seuil d’alerte avec 100 cas pour 100 000 habitants. Ce qui a conduit, mardi 23 février, le préfet à étendre aux vingt-quatre communes de l’île le couvre-feu de 22 heures à 5 heures du matin déjà en vigueur dans sept d’entre elles pour « empêcher l’emballement » et « éviter le reconfinement ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#mayotte#lareunion#circulationctherapeutique#contamination#variant#casimporte

  • Santé : fuite des données de 500 000 patients
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-mediatique/sante-fuite-des-donnees-de-500000-patients

    Une trentaine de laboratoires français ont subi le piratage d’informations personnelles de leurs patients. Initialement diffusées sur le dark web, elles circulent désormais sur les réseaux sociaux. Près d’un demi million de personnes sont concernées, selon l’enquête de « Libération. » Comment les données personnelles de 500 000 patients ont-elles pu se retrouver en libre accès sur internet ? A qui doit-on cette fuite et la publication profite-t-elle à ses auteurs ? Des questions auxquelles notre invité (...)

    #ANSSI #données #hacking #santé

    ##santé

  • Data giant given ‘emergency’ Covid contract had been wooing NHS for months
    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2021-02-24/revealed-data-giant-given-emergency-covid-contract-had-been-w

    Controversial tech firm Palantir now holds £23m deal to oversee critical data store of patient records A trove of internal UK government documents disclosed to the Bureau has revealed that Palantir, the controversial US tech giant running the NHS’s Covid data store, had launched a charm offensive to sell its services to NHS chiefs as long ago as summer 2019. Palantir, once funded by the CIA and known in the US for its involvement with defence and immigration agencies, shot to prominence in (...)

    #Palantir #NHS #domination #données #COVID-19 #santé #CIA #In-Q-Tel #ICE

    ##santé

  • Soupe aux trois sœurs
    https://www.cuisine-libre.org/soupe-aux-trois-soeurs

    Savourez cette soupe consistante préparée à partir des trois légumes typiques des #Amériques : #Maïs, haricot et courge. Couper la courge, la peler et la débiter en gros dès. Dans une marmite, attendrir l’oignon dans l’huile à feu moyen-doux pendant 5 min. Ajouter la citrouille, les haricots égouttés et le maïs égrainé en les tournant dans les oignons. Laisser cuire 10 min. Ajouter le bouillon et porter à ébullition. Faire cuire la soupe à feu doux, pendant 10 min, jusqu’à ce que les légumes se défassent à la… #Haricot_rouge, Maïs, #Courges_musquées, #Minestrones_et hariras, Amériques / #Sans œuf, #Sans gluten, #Sans lactose, #Sans viande, (...)

    #Bouilli

  • « J’ai peur d’être coincée ici pour l’éternité » : la galère sans fin des réfugiés en Grèce, bloqués aux portes de l’Europe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/26/a-samos-la-galere-sans-fin-des-refugies-bloques-aux-portes-de-l-europe_60712

    Sur les hauteurs de Vathy, capitale de l’île grecque de Samos, qui compte quelque 9 000 habitants, une nouvelle ville est née il y a six ans : un camp de migrants. D’abord prévu pour 650 personnes, il accueille désormais plus de 3 500 demandeurs d’asile. Face à l’agglomération soignée et néanmoins abîmée par le dernier tremblement de terre, se déploie un champ de tentes blanches et de cabanes en bois et en tôle.Dans cette favela méditerranéenne, les enfants courent au milieu des détritus, des rats et des serpents. L’eau chaude et l’électricité manquent. Les sanitaires sont en nombre insuffisant. Des torrents d’eau déferlent sur la colline, inondant la plupart des cabanons. Les soirs d’hiver, sans chauffage, les réfugiés se blottissent autour de feux de bois ou de poêles, laissant craindre le départ d’un incendie à tout moment.
    Ayoub, un Kurde d’Irak, ramène sur son dos des palettes pour surélever sa hutte et des plastiques pour isoler le toit. « Cela fait un an et demi que je suis à Samos, et notre vie se détériore, raconte ce père de deux fillettes de 7 et 8 ans. Avec le coronavirus, les entretiens pour notre demande d’asile ont pris du retard. Il est plus difficile de voir des médecins. Les enfants s’ennuient, ne font plus d’activités organisées par les ONG. »
    Une situation d’urgence devenue chroniqueYaya, un Malien qui a déjà passé plus de deux ans à Vathy, renchérit : « La police est plus présente et nous met des amendes de 300 euros lorsque nous ne portons pas de masque… C’est ridicule ! On vit au milieu des ordures, et rien n’est fait pour nous protéger de l’épidémie ! »
    Les forces de l’ordre surveillent également la venue de tout journaliste sur les lieux. « Ils ne veulent pas que vous racontiez ce qui se passe ici. C’est une honte pour la Grèce mais aussi pour l’Europe ! », lance Espérance Konengo. « On parle de nos conditions de vie aux humanitaires, aux journalistes, mais rien ne change. On souffre beaucoup dans ce trou à rats ! », soupire la Congolaise. Emilie Castaignet, coordinatrice de terrain pour Médecins sans frontières (MSF), estime que « la situation d’urgence humanitaire qui a émergé en 2015 avec l’arrivée de milliers de réfugiés sur les îles grecques est devenue chronique ». A cela s’ajoutent de longues procédures d’asile. « Les réfugiés n’arrivent pas à se projeter, commente Emilie Castaignet. On a vu l’effet du confinement sur notre santé mentale alors que nous vivons dans des maisons confortables, donc nous pouvons imaginer ce que c’est qu’une vie de demandeur d’asile dans l’attente permanente, pleine d’incertitudes. »
    Près de la moitié des patients de MSF ont des pensées suicidaires.
    Le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, qui a durci sa politique migratoire depuis son élection, en juillet 2019, aimerait accélérer les expulsions. Le 19 février, dans un courrier officiel, le ministère des migrations a donc demandé l’aide de l’Agence européenne de garde-frontières, Frontex, et de la Commission européenne pour le retour en Turquie de 1 450 demandeurs d’asile, actuellement bloqués dans les cinq « hot spots » de la mer Egée.
    « On se trouve dans une zone grise : des demandes d’asile, en majorité celles de Syriens, sont refusées en deuxième instance, mais aucune déportation vers la Turquie n’est effectuée. En particulier depuis les tensions gréco-turques de mars 2020, les Turcs ne veulent pas reprendre les candidats déboutés de l’asile », souligne Mathilde Albert, avocate française qui vient en aide aux réfugiés. Les autorités grecques demandent donc aux demandeurs d’asile de se réenregistrer pour l’asile. « Cela n’a aucun sens, mais c’est pour gagner du temps et pour savoir ce qu’ils vont faire d’eux. Entre-temps, ces personnes n’ont plus droit à l’aide financière du HCR, et ne savent pas qu’ils risquent de retourner en Turquie », poursuit la juriste.D’ici à trois mois, le gouvernement grec veut ouvrir, à 6 km de Vathy, un nouveau camp perdu dans les montagnes. Financé par la Commission européenne, il sera le premier, dans le cadre de la stratégie du gouvernement de construire des « camps fermés et contrôlés », à être inauguré. Le but est clair : renvoyer rapidement ceux qui seront déboutés de l’asile en Turquie ou dans leurs pays d’origine.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#UE#turquie#asile#hotspot#politiquemigratoire#sante#santementale

  • « S’ils ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées » : des agriculteurs inquiets si les travailleurs étrangers ne viennent plus
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/26/s-ils-ne-passent-pas-la-frontiere-les-fraises-sont-flinguees-dans-le-vauclus

    Julien Bernard le dit sans ambages : « “Des bras pour ton assiette”, ça n’a servi à rien. » Pendant le premier confinement, le maraîcher installé à Uchaux (Vaucluse) a reçu cinquante candidatures en réponse à l’appel des autorités à venir aider les agriculteurs. Sept ont tenu plus d’une semaine : un coiffeur, une toiletteuse pour chien et cinq étudiants. « Les autres nous ont lâché en disant “c’est trop dur !” et ne sont jamais revenus », rapporte le benjamin de la famille, cogérant de l’exploitation avec son frère Sylvain et sa belle-sœur Carole.La préparation des champs puis les premières récoltes – asperges et fraises – n’auraient pu avoir lieu sans l’aide de 17 travailleurs tunisiens arrivés en France juste avant la fermeture des frontières, le 17 mars 2020. Le schéma se répète cette année : sous les serres couvertes de panneaux photovoltaïques, Wissem et Saber, originaires de la région de Kasserine, s’attellent déjà à la préparation des sillons avant la plantation de tomates et de concombres.
    Tous deux viennent de signer un contrat à durée indéterminée après plusieurs années passées sous le statut d’« OFII ». La procédure, menée avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration, permet d’obtenir un visa de travail de six mois sur demande de l’employeur. Vingt-quatre saisonniers tunisiens doivent être embauchés sur ce modèle avant le mois d’avril. « S’ils ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées, prévient Julien Bernard. C’est autour de 600 000 euros d’investissement qui ne seront pas amortis. »Depuis la mi-décembre, plus de 500 saisonniers étrangers sont arrivés dans le département par quatre vols spécialement affrétés depuis le Maroc et la Tunisie. Une dérogation préfectorale obtenue par la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) permet de faciliter le passage aux frontières des travailleurs… tant que celles-ci demeurent ouvertes : comme pour la famille Bernard, la saison de nombreux agriculteurs du Vaucluse dépend de l’évolution des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19.
    Le protocole sanitaire pour les saisonniers étrangers, à la charge de l’employeur, est encadré par l’agence régionale de santé : un test PCR est réalisé avant le départ, un dépistage antigénique à l’arrivée avant une période d’isolement de sept jours, puis un nouveau test PCR avant de débuter le travail sur l’exploitation. Un surcoût annuel estimé à 20 000 euros pour 24 saisonniers, selon Carole Bernard, responsable administrative de la ferme d’Uchaux. « On ne demande que ça de recruter des gens du coin, mais Covid ou pas Covid, c’est très compliqué », assure Mme Bernard. La réglementation impose la publication, pendant trois semaines, d’une annonce sur le site de Pôle emploi avant toute démarche « OFII ». Mais les candidatures sont rares ou ne « correspondent pas aux demandes », estiment plusieurs agriculteurs.
    Exigeant physiquement et situés en dehors des centres-villes, les travaux de maraîchage et de culture fruitière demandent aussi une importante rigueur sur de longues plages horaires. « La crise sanitaire a mis en avant que ces “ouvriers non qualifiés” ont, en fait, des profils et compétences spécifiques très demandées par certains agriculteurs », souligne Yannick Becker, membre du bureau de la Confédération paysanne en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le syndicat réclame de meilleures conditions de travail pour les saisonniers étrangers. La FDSEA redoute aussi une répétition de l’année 2020 : une fois les frontières fermées, de nombreux saisonniers n’avaient pu se rendre en France et les agriculteurs s’étaient tournés en urgence vers des acteurs du travail intérimaire, peu respectueux des protocoles sanitaires. Les cas de Covid-19 s’étaient multipliés dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse dans des logements de travailleurs, notamment venus d’Espagne – le recrutement depuis des pays de l’espace Schengen étant soumis à une procédure moins contrôlée par les services de l’Etat.« Que le même phénomène se reproduise, c’est toute notre crainte », abonde la présidente du syndicat majoritaire, Sophie Vache. L’organisation plaide pour un renouvellement des dérogations attribuées au Maroc, fixée jusqu’au 31 mars, et à la Tunisie. La surveillance par la direction de l’emploi et par l’inspection du travail doit aussi être renforcée dans les exploitations, malgré des moyens limités.
    Sur le plan sanitaire, les gérants d’exploitations sont engagés dans une recherche d’hébergements collectifs, qui doivent permettre une mise à l’isolement rapide si une contamination au coronavirus est détectée. « Nous n’avons pas encore de solution pour la moitié des travailleurs prévus », s’inquiète, à Uchaux, Carole Bernard. Pour l’instant, deux mobil-homes sont installés sur l’exploitation et « nous louons une maison dans le village voisin », explique Fethy Gribi, « chef d’équipe » des employés tunisiens.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#tunisie#sante#economie#travailleurmigrant#travailleursaisonnier#agrciluture#depistage#mesuresanitaire

  • « On a beaucoup parlé ces derniers jours de la prestation de #Gabriel_Attal, le porte-parole du gouvernement sur #Twitch dans "#SansFiltre" C’est encore un exemple intéressant à regarder dans le détail sur la confusion des genres entre #compol et #compublique à l’œuvre en ce moment. »

    Cette émission, qui a réuni des influenceurs a été tournée à l’Elysée. Réalisation soignée, au moins trois caméras dont une en travelling, régie vidéo et son en direct, décor lumineux, outils de streaming. Avec salaires, prestas, c’est probablement une opération à 5 chiffres.

    Que le gouvernement choisisse de développer son audience et la visibilité de ses actions sur différents médias et réseaux, ça peut se discuter dans la forme, mais sur le fond, c’est une stratégie qui a beaucoup de sens, même si cela a un coût pour la collectivité.

    Mais là j’ai un problème. Regardez bien.
    Vous ne voyez rien ? C’est normal. L’émission n’est accessible ni sur le site du gouvernement, ni sur celui de l’Elysée, ni sur leur compte Youtube ou sur le compte Twitch des institutions qui ont produit ce programme avec des fonds publics.

    On la trouve en revanche sur les comptes personnels de Gabriel Attal sur Youtube et Twitch, où elles lui permettront de développer son audience avec ces contenus.

    Ces comptes personnels ne seront soumis à aucune restriction en période électorale, alors que l’usage des comptes des institutions sera évidemment restreint. La stratégie de l’exécutif est d’utiliser les moyens des institutions pour développer l’audience des comptes personnels.

    On ne mesure pas à quel point, dans la dernière ligne droite avant l’élection, au moment où la communication institutionnelle est encadrée, où les temps de parole dans les médias sont soumis à l’équité, avoir capitalisé sur des outils et des audiences propres est déterminant.

    On assiste en ce moment à un déploiement de buzz, d’#opérations_d'influences à tous les niveaux de l’exécutif, payés sur les #fonds_publics, qui vise à construire cette audience avant les prochaines élections.

    Et ce n’est pas le premier épisode de cette confusion des genres, qui est trop régulière pour ne pas traduire une stratégie :

    LREM poursuit sa démarche partisane d’appropriation propagandiste de la #compublique en utilisant sa charte graphique #compol de parti pour la com’ du gouvernement... https://twitter.com/valeriomotta/status/969507347537252352

    https://twitter.com/valeriomotta/status/1365257336990932992

  • Why Is Facebook Rejecting These Fashion Ads ?
    https://www.nytimes.com/2021/02/11/style/disabled-fashion-facebook-discrimination.html

    Earlier this year Mighty Well, an adaptive clothing company that makes fashionable gear for people with disabilities, did something many newish brands do : It tried to place an ad for one of its most popular products on Facebook. The product in question was a gray zip-up hoodie ($39.95) with the message : “I am immunocompromised — Please give me space.” The “immunocompromised” was in a white rectangle, kind of like Supreme’s red one. It has rave customer reviews on the company’s website (...)

    #Facebook #algorithme #biais #discrimination #santé

    ##santé

  • Pandémie #Covid-19 : Pourquoi nous allons probablement vers un confinement
    https://www.les-crises.fr/point-pandemie-covid-19-pourquoi-nous-allons-probablement-vers-un-confine

    Comma attendu, nous constatons cette semaine une reprise des contaminations. L’épidémie reste à des niveaux inquiétants, 400 personnes meurent chaque jour depuis plus de 100 jours, et les variants progressent toujours, nouveau signe de la gestion plus que calamiteuse du gouvernement. Plan du billet : I. Incidence en France 1-1 La situation au niveau national […]

    #Santé #Point_Covid #Santé,_Covid-19,_Point_Covid

  • UN agencies begin registering asylum seekers at US-Mexico border | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/02/1085642

    According to the agencies involved, an initial group could be allowed to enter the US this week, pending approval by authorities there. In a joint news release, the UN agencies said that the US and Mexican governments prioritized the Matamoros camp due to the difficult humanitarian conditions there. Other individuals with active MPP cases living outside the Matamoros camp will also be processed, they added. An estimated 25,000 applicants being processed in the US, were returned to Mexico under the policy known as the Migrant Protection Protocols (MPP). After the policy was terminated, a first group with active MPP cases entered the US on 19 February at the San Ysidro port of entry between Tijuana (Mexico) and San Diego (US).
    The UN agencies involved in the exercise – the Office of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR), the International Organization for Migration (IOM) and the UN Children’s Fund (UNICEF) – are conducting in-person registrations, ensuring humane treatment of children and their families, and carrying out COVID-19 tests.
    In coordination with US authorities, UNHCR launched a website on 19 February for people with active MPP cases to pre-register. About 12,000 people signed up in the first three days of operation. The website is supplemented by alternative registration channels including email, social media, and telephone. Similarly, in addition to conducting COVID-19 testing, IOM is coordinating transportation to the designated ports of entry. UNICEF is offering support for the most vulnerable child protection cases, and providing information to families and children. Similarly, partner organizations the International Committee of the Red Cross (ICRC) and the Mexican Red Cross are offering free telephone calls to allow asylum-seekers to maintain contact with their families before crossing into the US.
    The UN agencies also noted that according to the new US policy, all persons with active cases under the MPP programme will be able to enter the country to continue their immigration proceedings and lodge asylum claims.
    They clarified that the dates and points of entry to the United States for persons who have already completed registration are determined by the US government. “All individuals who qualify will be processed based upon the order determined by the US and not based on the date when they pre-register with UNHCR using the website or the hotline”, they added.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#sante#asile#politiquemigratoire#depistage#famille#vulnerabilite

  • Le Covid-19 ébranle l’économie de Malte la sulfureuse, dépendante du tourisme
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/25/l-economie-de-malte-la-sulfureuse-dependante-du-tourisme-ebranlee-par-le-cov

    Elle assure croire aux lendemains meilleurs, mais l’inquiétude transparaît, malgré tout, derrière son généreux sourire. Après dix ans dans le tourisme, Vanessa Vassallo vient de se résoudre à chercher un job dans un autre secteur. Dans les RH ou l’informatique, peu importe : elle n’a guère le choix. A cause de la pandémie de Covid-19 et de l’effondrement du nombre de visiteurs, son contrat dans une compagnie d’événementiel de La Valette, la capitale maltaise, n’a pas été renouvelé. « Ce métier est ma passion, j’espère pouvoir y revenir dès que possible, confie la femme. C’est dur, les incertitudes créent une grande anxiété pour tous ceux travaillant dans les hôtels et les restaurants. »Nigel Scicluna, lui, se souviendra longtemps du 7 mars 2020. Cette journée printanière où le premier cas de Covid-19 avait été détecté sur l’île. « En une heure ou deux, le restaurant s’est totalement vidé de ses clients, et les annulations ont commencé à pleuvoir », raconte-t-il. Ta’Detta, le restaurant traditionnel tenu par sa famille, est situé sur le front de mer de La Valette. Il est ouvert tous les jours, mais les touristes sont rares. « Quelques bateaux de croisière accostent au port, mais les passagers ne sont pas autorisés à descendre dîner chez nous. » Aujourd’hui, l’établissement tient en grande partie grâce aux aides publiques.
    Situé au large des côtes siciliennes, libyennes et tunisiennes, Malte, 450 000 habitants, est le pays européen où la récession liée au Covid a été la plus violente, avec l’Espagne. Au deuxième trimestre 2020, son produit intérieur brut (PIB) s’est effondré de 17,1 %, selon Eurostat, et la baisse devrait s’établir à – 9 % sur l’ensemble de l’année. Et pour cause : le tourisme est l’une des principales sources de revenus de l’île, pesant plus de 17 % du PIB. Entre 2019 et 2020, le nombre de visiteurs étrangers a chuté de 76 %, passant de 2,7 millions à 700 000. En janvier, l’aéroport n’assurait plus que 28 liaisons aériennes. Un an plutôt, il y en avait une centaine.

    #Covid-19#migrant#migration#malte#UE#sante#pandemie#tourisme#economique#restrictionsanitaire

  • Covid-19 : Israël « achète la bonne volonté » de pays alliés avec ses surplus de vaccins
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/25/israel-achete-la-bonne-volonte-de-pays-allies-avec-ses-surplus-de-vaccins-an

    Mercredi, M. Nétanyahou a rappelé que plus de 5 millions d’Israéliens ont déjà été vaccinés et que l’ensemble de sa population adulte (6,2 millions) pourrait l’être d’ici quelques semaines. Le premier ministre estimait que son pays disposait de stocks « plus que suffisants » et pouvait se permettre de réduire ceux constitués auprès du laboratoire Moderna.Le ministre de la défense, Benny Gantz, a réagi en déplorant que M. Nétanyahou ne l’ait pas consulté au préalable et n’ait pas réuni le cabinet de sécurité. « Le fait que Nétanyahou vende, sans en répondre, les vaccins qui appartiennent aux citoyens d’Israël, lesquels les ont payés avec leurs impôts, montre qu’il pense diriger un royaume plutôt qu’un Etat », dénonçait-il. On ignore si le laboratoire Moderna a été consulté.
    L’Autorité palestinienne (AP) s’est, quant à elle, vu promettre 5 000 doses par Israël, qui en a déjà livré un ou deux milliers. Elle a également reçu de Moscou 10 000 doses du vaccin Spoutnik V et compte sur le système Covax de l’Organisation mondiale de la santé. Un rival du président Mahmoud Abbas, Mohammed Dahlan, a par ailleurs fait livrer cette semaine 20 000 doses des Emirats arabes unis, où il vit en exil, dans la bande de Gaza, par le biais de l’Egypte. Mais ces arrivages ne peuvent assurer l’injection des deux doses aux quelque 25 000 travailleurs de santé en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Israël estime que rien ne l’oblige légalement à combler cet écart, renvoyant l’AP à sa responsabilité en matière de santé, selon les accords d’Oslo. Mais cette situation pose un problème moral autant que d’image. A tout le moins, elle inquiète les autorités sanitaires israéliennes, nombre d’experts faisant valoir que le pays et les territoires occupés forment un écosystème sanitaire uni. Une immunité de masse pourrait ne pas être obtenue en Israël si la Cisjordanie demeure exclue – à l’exception notable des colonies.
    Israël prend la mesure de cette situation en prévoyant, selon la presse, de vacciner une partie des 120 000 travailleurs palestiniens qui franchissent le mur de séparation quotidiennement. Pendant la première vague de contaminations, en mars 2020, leur circulation avait été bloquée. Mais, durant la deuxième vague, à l’été, nombre d’Arabes israéliens avaient contourné le confinement en se rendant dans des centres commerciaux et des restaurants ouverts dans les territoires. Depuis un an, les allers-retours sont demeurés constants entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie.

    #COvid-19#migrant#migration#israel#gaza#cisjordanie#sante#vaccination#ecosystemesanitaire#politique#frontiere#circulation#diplomatiesanitaire

  • Covid-19 : en Moselle, renforcement des mesures sanitaires à la frontière avec l’Allemagne
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/25/la-france-renforce-en-moselle-les-mesures-sanitaires-a-la-frontiere-avec-l-a

    Le gouvernement a annoncé, jeudi 25 février, un renforcement des mesures sanitaires à la frontière franco-allemande dans le département de la Moselle, un des plus touchés par l’épidémie de Covid-19.La France va demander des tests PCR négatifs de moins de soixante-douze heures à compter de lundi prochain pour les déplacements non professionnels de frontaliers entre l’Allemagne et le département de la Moselle. Un test PCR négatif est déjà demandé pour toute entrée en France en provenance de pays de l’Union européenne pour les voyageurs autres que les transfrontaliers.« La dérogation de l’obligation de présentation d’un test PCR de moins de soixante-douze heures à l’entrée sur le territoire national sera limitée aux seules activités professionnelles, ont annoncé le ministre de la santé, Olivier Véran, et le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, dans un communiqué commun. Les frontaliers qui se déplacent pour des motifs autres que professionnels devront donc présenter un test PCR négatif à la frontière. »
    La situation dans la lutte contre le Covid-19 « se dégrade » et « est très préoccupante dans une dizaine de départements », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres. La veille, la France et l’Allemagne avaient dit discuter de l’élaboration d’un protocole sanitaire qui permette d’éviter une fermeture totale de la frontière franco-allemande.Pour les travailleurs transfrontaliers, des tests hebdomadaires seront mis en place à la frontière, poursuivent-ils sans autre précision. Ils sont également invités à recourir plus au télétravail. « Des patrouilles conjointes de la police française et allemande pourraient être renforcées dans le territoire afin d’assurer l’effectivité de ces mesures », est-il encore précisé. « Ces mesures viennent compléter l’arsenal déployé par les autorités sur le territoire mosellan », notamment le renforcement des capacités de tests et l’accélération de la campagne de vaccination, relèvent les deux ministres.

    #Covid-19#migrant#migration#france#allemagne#moselle#sante#restrictionsanitaire#frontiere#travailleurtransfrontalier

  • Fled civil war in Myanmar, lost job to coronavirus and died in Malaysia: young mother’s suicide highlights refugees’ plight | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/politics/article/3122990/fled-civil-war-myanmar-lost-job-coronavirus-and-died-malaysia

    A day before Malaysia deported more than 1,000 people to Myanmar
    in defiance of a court order and protests from human rights groups, a young mother worried about her illegal status killed herself by jumping from the first floor of her apartment building in Kuala Lumpur. The woman, who was not one of those targeted for Tuesday’s mass deportation, had fled civil war in Myanmar’s Kachin state. She is thought to have become depressed after both she and her husband lost their jobs to the coronavirus pandemic.Her death on Monday was the latest in a string of suicides by refugees and migrant workers from Myanmar to have occurred in Malaysia since the pandemic began.“The couple were facing money problems, had debts and she worried over her undocumented status,” said Nang Moon, who works with refugee groups and belongs to the Malaysia branch of the Myanmar political party National League for Democracy.“She is also believed to have been suffering from postpartum depression.”She estimated this was the 24th such suicide since the onset of the Covid-19 pandemic last year, though added, “We don’t know the exact figure.”La Seng, head of the Kachin Refugee Organisation in Malaysia, said the woman had been in Malaysia since 2014, was 28 years old and left behind a 3-month-old daughter. “Her husband is very depressed,” said La Seng.

    #Covid-19#migrant#migration#malaisie#myanmar#sante#santementale#suicide#refugie#pandemie#emploi#vulnerabilite

  • Biden reverses Trump actions on green cards, architecture and ’anarchist jurisdictions’ | Biden administration | The Guardian
    http://www.theguardian.com/us-news/2021/feb/24/joe-biden-reverses-executive-actions-donald-trump-legacy
    https://i.guim.co.uk/img/media/2a4c02852e783a991cbdde5b216c74a872fa2669/0_255_5723_3436/master/5723.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Biden reverses Trump actions on green cards, architecture and ’anarchist jurisdictions’. Move undoes actions that blocked many immigrants from entering the US and sought to cut funding to cities Trump deemed ‘lawless’
    Joe Biden speaks in the State Dining Room of the White House, 24 February 2021.Joe Biden has formally reversed a series of executive actions taken by Donald Trump, including a proclamation that blocked many green card applicants from entering the United States. Trump issued the ban last year, saying it was needed to protect US workers amid high unemployment due to the coronavirus pandemic. Biden rejected that reasoning in a proclamation rescinding the visa ban on Wednesday. The president said it had prevented families from reuniting in the United States and harmed US businesses.
    Other actions undone by the president included one that sought to cut funding from several cities Trump had deemed “lawless” and “anarchist jurisdictions”, and another mandating that federal buildings should be designed in a classical aesthetic. The reversals come as the new president seeks to press forward with his own agenda and undo key aspects of his predecessor’s legacy. Since taking office last month, Biden has revoked dozens of Trump orders and issued dozens more of his own.
    Immigrant advocates had pressed in recent weeks for him to lift the visa ban, which was set to expire on 31 March. Biden left in place another ban on most foreign temporary workers.Curtis Morrison, a California-based immigration attorney who represents people subject to the ban, said Biden will now have to tackle a growing backlog of applications that have been held up for months as the pandemic shut down most visa processing by the state department. The process could potentially take years, he said.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#pandemie#sante#politiquemigratoire#immigration#visa#droit

  • Passeport vaccinal, « QR codes »… Emmanuel Macron réfléchit à une manière de « vivre avec » le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/02/25/mis-sous-pression-par-les-variants-emmanuel-macron-reflechit-a-la-maniere-de

    Mais Emmanuel Macron veut aussi penser à « l’après ». Lors d’un conseil de défense sanitaire, mercredi, le président de la République a demandé à ses troupes d’imaginer les outils qui permettraient aux Français de revivre – quasi – normalement dans les mois et les années à venir, quand bien même le coronavirus rôderait toujours. Un an après l’apparition du SARS-CoV-2 en France, la lassitude de la population est telle que des mesures qui apparaissaient, hier, comme choquantes ou liberticides pourraient devenir acceptables, estime-t-on au sommet de l’Etat.Il en est ainsi de l’utilisation de données personnelles permettant de tracer les citoyens et de remonter les éventuelles filières de contamination. Mais aussi du passeport vaccinal certifiant une immunité acquise contre le Covid-19, que les Français brandiraient pour pouvoir traverser les frontières mais aussi, pourquoi pas, fréquenter salles de sport, musées, cinémas ou restaurants.
    Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas rendre la vaccination obligatoire, manie cet objet avec précaution. Fin décembre 2020, la présentation en conseil des ministres d’un projet de loi sur les urgences sanitaires conditionnant l’exercice de certaines activités à la présentation d’un test de dépistage ou « au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin », avait suscité un concert de désapprobations.
    Le texte avait alors été remisé dans un tiroir, dont il ne ressortira pas « avant la sortie de la crise », a promis Olivier Véran. Mais « on nous reprocherait de ne pas regarder le sujet », indique-t-on dans l’entourage de Jean Castex. « Pour le moment, on observe ça de loin. Il nous manque des réponses : le vaccin permettra-t-il d’éviter les contaminations ? Quelle sera la durée de l’immunité obtenue ? Et puis, il faut évidemment que le débat soit concomitant avec la possibilité d’avoir accès au vaccin pour tous. Mais l’idée s’imposera », juge-t-on à Matignon. Un passeport est déjà en vigueur en Israël, note un conseiller, et la population, massivement vaccinée, a pu y reprendre sa vie « d’avant ». Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a donc lancé, mi-février, une consultation en ligne sur le sujet. Pour l’heure, 57 % des Français sont opposés à ce qu’un tel passeport conditionne l’accès à un restaurant ou à une salle de sport, selon un sondage Odoxa publié le 18 février. Mais 59 % s’y montrent favorables en ce qui concerne l’accès au territoire national.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#france#israel#passeportvaccinal#vaccination#frontiere#circulation

  • Sexe, genre et nouveaux cadres d’analyse de pathologies humaines

    Lutter contre les inégalités sociales en matière de santé est, aujourd’hui, un enjeu majeur des politiques publiques. Au sein de celles-ci, les inégalités entre les femmes et les hommes dans l’accès au soin et la prise en charge médicale constituent un sujet longtemps ignoré. Si les inégalités de santé liées au statut économique et à l’environnement social et culturel sont de mieux en mieux connues, d’autres restent dans l’ombre.

    Note sur : HCE : Prendre en compte le sexe et le genre pour mieux soigner : un enjeu de santé publique

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/25/sexe-genre-et-nouveaux-cadres-danalyse-de-pathologies-h

    #sexe #genre #santé