• En Méditerranée centrale, une chasse à l’homme en haute mer sponsorisée par l’UE
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    En Méditerranée centrale, une chasse à l’homme en haute mer sponsorisée par l’UE
    « Le Monde » a embarqué en juillet à bord de l’« Ocean-Viking », le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée. L’ONG française dénonce l’intensification de la violence en mer contre les migrants et les humanitaires de la part d’acteurs libyens soutenus et financés par l’Union européenne.
    Par Eliott Brachet (« Ocean-Viking » en Méditerranée, envoyé spécial)
    « 33° 32’de latitude nord ; 014° 00’ de longitude est ». Il est 15 h 30, jeudi 16 juillet, lorsque l’Ocean-Viking reçoit les coordonnées d’une embarcation en détresse. A 15 milles nautiques de sa position, dans les eaux internationales au large de la Libye, un bateau pneumatique chargé d’une quarantaine d’exilés est à la dérive. Le navire humanitaire change immédiatement de cap et se déclare prêt à porter assistance. « TCPA : quatre-vingt-dix minutes », crachotent les talkies-walkies, donnant le temps de navigation restant pour atteindre le canot en péril.
    Sur le pont, l’équipage de SOS Méditerranée enfile ses équipements. Malgré ses appels répétés aux centres de coordination des secours maritimes libyens, maltais et italiens pour les prévenir de leur opération de sauvetage, l’Ocean-Viking ne reçoit aucune réponse. Bientôt, à l’horizon, un panache de fumée noire indique la présence d’un patrouilleur des gardes-côtes libyens qui fonce sur le bateau en détresse. L’organisation non gouvernementale (ONG) tente d’établir la communication avec les poursuivants. En vain.
    « Nous considérons leur silence et le fait qu’ils se dirigent au même endroit que nous comme une attitude agressive. Je vais ralentir et mettre le cap vers le nord », commente, derrière le poste de pilotage, Angelo Selim, le coordinateur de la mission de sauvetage. De la passerelle du navire, surplombant les flots, cet ancien capitaine de la marine marchande italienne reconverti en humanitaire étudie minutieusement les cartes, les radars et les écrans de contrôle pour diriger les opérations.
    Aux jumelles, du bastingage, l’équipage assiste impuissant à une énième interception d’exilés en Méditerranée centrale. Les passagers sont transbordés manu militari par des hommes en uniforme et renvoyés vers la Libye. Le rafiot en caoutchouc vide est abandonné, chahuté par les vagues. « On a toujours le sentiment d’arriver trop tard. Depuis quelques années, grâce au soutien et aux financements de l’Europe, les gardes-côtes libyens et tunisiens sont de plus en plus actifs et de mieux en mieux équipés. C’est devenu une course contre la montre », se désole Claire (les membres de l’équipage n’ont pas souhaité donner leur nom), la logisticienne à bord.
    Patrouillant à une vitesse maximale de 10 nœuds (18,5 kilomètres-heure), l’Ocean-Viking est trois fois moins rapide que les vaisseaux libyens. « A trente minutes près, nous aurions pu sauver ces personnes. Ce sont des familles, des femmes et des enfants qui cherchent à fuir des situations infernales. Ils vont repartir de zéro, devoir survivre à l’enfermement, voire à la torture, être exploités pour repayer un passeur. Tout ça pour être à nouveau refoulés ? », renchérit Rita, l’une des deux sages-femmes de l’équipe médicale.
    Sur le pont, les visages se ferment. Le silence et la frustration règnent face à un scénario devenu la norme. Depuis quatre jours, les membres de SOS Méditerranée se relaient nuit et jour à la proue du navire pour scruter l’horizon. Talkie-walkie à l’épaule, ils sont sur le qui-vive. Profitant d’une météo clémente, un vent léger et peu de houle, c’est en été que s’effectuent la plupart des départs de frêles embarcations depuis les côtes. « C’est aussi en cette période que l’activité des gardes-côtes libyens et tunisiens, appuyée par Frontex, est la plus élevée. Il est donc primordial pour nous d’être là maintenant pour secourir ces gens », explique Angelo Selim.
    Entre le 1er janvier et le 5 septembre, plus de 16 000 migrants ont été refoulés en mer au large de la Libye. Selon l’agence Frontex, en 2025, plus de 27 000 personnes ont été interceptées, une augmentation de 25 % en comparaison avec 2024. « Ces refoulements collectifs de personnes en haute mer, avec la bénédiction de l’Europe, sont contraires à toutes les conventions maritimes internationales. Du point de vue du droit, la Libye ne peut pas être considérée comme un endroit “sûr” pour le débarquement », s’indigne Angelo Selim.
    Malgré une avalanche d’enquêtes et un rapport de la mission des Nations unies sur la Libye concluant en 2023 que des crimes contre l’humanité ont été commis au cours d’interceptions en mer et de retours forcés, l’Union européenne (UE) a poursuivi et renforcé sa coopération avec les autorités libyennes. « Tous les trois ans, le mémorandum avec la Libye est renouvelé. Cela implique des livraisons de bateaux, de nouveaux équipements et des formations », dénonce Angelo Selim. Dès 2017, avec la bénédiction de l’UE, l’Italie passait un accord avec le « gouvernement d’union nationale » de Tripoli dans le but d’endiguer les migrations vers l’Europe, moyennant une trentaine de navires fournis par l’Italie et au moins 27 millions d’euros de fonds européens, entre 2017 et 2022, selon IRPI Media.
    Désormais, alors que les tentatives de traversées s’intensifient au départ de Tobrouk, dans l’est de la Libye, vers la Grèce et l’Italie, Bruxelles cherche à étendre ces partenariats avec les autorités dominées par le maréchal Khalifa Haftar. Le 30 juillet 2026, l’ambassadeur européen en Libye a confirmé la création prochaine d’un Centre de coordination des secours maritimes à Benghazi dans le cadre de l’opération européenne « Irini », avec le soutien financier de l’Italie et de Malte.« Il y a des tonnes d’argent dépensées en Libye. D’une part, pour déléguer la gestion des frontières européennes et, d’autre part, car le pays, ne l’oublions pas, dispose des plus grandes réserves de gaz et de pétrole en Afrique. En somme, les intérêts politiques et économiques sont plus importants que la sécurité des personnes qui traversent et des organisations humanitaires dans la zone », s’insurge Angelo Selim.Le patrouilleur des gardes-côtes libyens qui réalise cette interception en direct – un navire de classe Corrubia, le Houn 664 – a été fourni en 2023 par l’Italie dans le cadre du partenariat européen avec Tripoli. Ironie du sort, il n’est autre que le bateau ayant ouvert le feu le 24 août 2025, tirant une centaine de balles à l’arme automatique, sur l’Ocean-Viking, qui abritait alors plus de 80 rescapés d’un naufrage.
    L’équipage n’est pas au bout de ses peines. Le lendemain, à l’aube, les veilleurs de nuit sonnent l’alerte. Dans la brume matinale, ils ont repéré un bateau non identifié suivant le sillage de l’Ocean-Viking. « Un hors-bord nous poursuit depuis trois heures. C’est sûrement une milice libyenne. Est-ce qu’ils cherchent à nous intimider ? Leurs intentions ne sont pas claires », explique Mathilde, équipière, qui scanne l’horizon aux binoculaires.Soudain, le radar détecte un autre bâtiment à l’approche, traçant un sillon lumineux sur l’écran. « Avez-vous effectué une opération de sauvetage ? Vous venez dans les eaux libyennes et vous causez des problèmes », s’exclame bientôt en arabe une voix saccadée sur le canal 16 de la radio. Se rapprochant dangereusement, le patrouilleur libyen de classe Bigliani, autre modèle italien fourni par Rome aux autorités de Tripoli, n’est plus qu’à une encablure et menace d’aborder l’Ocean-Viking.
    Par mesure de sécurité, le capitaine ordonne à l’équipage de se réfugier dans la citadelle, une pièce tenue secrète dans les entrailles du navire. « Ils disent que nous ne sommes pas les bienvenus ici et nous obligent à quitter la zone. Bien que leurs agissements soient contraires au droit maritime, car nous nous trouvons dans les eaux internationales, nous n’avons pas tenté de négocier, explique Angelo Selim. Nous sommes harcelés en permanence, mais nous devons calmer le jeu, car on ne veut pas revivre l’expérience de l’an dernier. »
    Suivi à distance par les gardes-côtes libyens, l’Ocean-Viking est forcé de se dérouter et de mettre le cap au nord, afin de regagner la zone de recherche et de sauvetage maltaise, d’où il reprendra sa patrouille vers l’ouest. Retour à la case départ pour l’équipage dépité, alors que cette rencontre sous haute tension avec les Libyens est venue réveiller le traumatisme de l’attaque armée survenue en 2025. Malgré ses appels de détresse, l’Ocean-Viking n’avait alors reçu aucune assistance. Si des procédures judiciaires ont depuis été engagées en Italie, en France et en Allemagne, aucun représentant politique européen n’a daigné prendre la défense de l’organisation humanitaire.
    « Face à cette impunité totale, les Libyens se sentent de plus en plus légitimes à faire usage de la force contre nous, mais surtout contre les personnes qui traversent. Ce que l’Europe réussit avec sa politique d’externalisation, c’est qu’aujourd’hui cette frontière est plus violente que jamais. Toutes ces politiques, financer les gardes-côtes libyens, renforcer Frontex, entraver les opérations humanitaires, ont des conséquences mortelles », conclut Angelo Selim. Entre janvier et le début du mois de septembre, au moins 995 personnes sont mortes ou ont été portées disparues en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Un bilan très certainement sous-évalué, estime SOS Méditerranée.
    Au soleil couchant, pas une vague ne ride l’horizon. A la proue du navire, Mohammed tient quelque chose en ligne de mire. Un point minuscule, pas plus gros qu’une bouée ou qu’une mouette, qui se rapproche. Le capitaine dévie l’Ocean-Viking de son cap pour en avoir le cœur net. Des flots émerge bientôt un bateau pneumatique dégonflé recraché par les eaux argentées. A-t-il chaviré ? Ses passagers ont-ils été interceptés ? Se sont-ils noyés ? La sombre silhouette à la dérive emportera ces questions par le fond.

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  • En Grèce, le naufrage d’une embarcation de migrants fait un mort et 25 disparus
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    En Grèce, le naufrage d’une embarcation de migrants fait un mort et 25 disparus
    La Crète et l’île proche de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce.
    Le Monde avec AFP
    Une personne est morte et 25 autres ont disparu dans le naufrage d’une embarcation de migrants au large de l’île grecque de Gavdos, proche de la Crète, a déclaré lundi 14 septembre à l’Agence France-Presse (AFP) un représentant des gardes-côtes grecs.« Cinquante et une personnes ont été récupérées par deux navires qui se trouvaient à proximité, un cargo et un pétrolier », a-t-il précisé, alors que selon des témoignages de rescapés, 77 personnes se trouvaient à bord de l’embarcation. Ce représentant des gardes-côtes n’a fourni aucune précision sur la nationalité de ces rescapés.
    Une embarcation en partie submergée avait été repérée dimanche dans une zone maritime située à environ 70 kilomètres au sud de Gavdos, selon la même source. L’opération de recherche et de sauvetage se poursuit et, selon le représentant des gardes-côtes, « quatre navires se trouvant à proximité, deux embarcations et un drone de [l’agence européenne] Frontex ainsi qu’un avion de l’armée de l’air » participent à l’opération.La Crète et l’île proche de Gavdos, en face des côtes libyennes, sont devenues la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Grèce, d’où ils sont acheminés vers des centres d’accueil sur des îles de la mer Egée ou en Grèce continentale.
    La Crète ne dispose que d’une structure d’hébergement provisoire pour les demandeurs d’asile, mais le ministère des migrations et de l’asile y a promis la création d’un centre d’accueil prochainement.
    D’après les données du ministère, rapportées fin août par l’agence de presse grecque ANA, le nombre d’arrivées de migrants a diminué de près d’un tiers au cours des douze derniers mois. De 61 112 arrivées entre août 2024 et août 2025, elles sont passées à 41 998 lors de la même période de 2025 à 2026, soit près de 20 000 arrivées en moins.
    Ardent défenseur d’une stricte politique migratoire, le ministre des migrations et de l’asile grec, Thanos Plevris, s’est félicité récemment de la baisse de plus de 35 % du nombre d’arrivées de demandeurs d’asile en Grèce au cours des sept premiers mois de 2026 comparé à la même période de l’année dernière.Le ministre œuvre actuellement avec ses homologues en Allemagne, en Autriche, au Danemark et aux Pays-Bas pour la création, dans un pays extérieur à l’Union européenne, de centres de retour destinés au renvoi des demandeurs d’asile déboutés.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#crete#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite#frontex#mediterranee

  • « C’est une manière de nous chasser sans le dire » : à l’université, les étudiants non européens confrontés à la flambée de leurs droits d’inscription
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    « C’est une manière de nous chasser sans le dire » : à l’université, les étudiants non européens confrontés à la flambée de leurs droits d’inscription
    Par Mustapha Kessous
    Publié aujourd’hui à 12h00
    Certains ont travaillé tout l’été pour payer leurs frais d’inscription. Depuis la rentrée 2026, les étudiants extracommunautaires inscrits dans les universités publiques françaises doivent débourser 16 fois plus que les ressortissants de l’Union européenne : 2 902 euros par an en licence (178 euros pour les autres) et 3 950 euros l’année en master (contre 255 euros).
    Instaurés en 2019, ces « frais différenciés » étaient, jusque-là, très peu appliqués – 90 % des étudiants concernés étaient partiellement voire totalement exonérés. Une majorité des 75 universités refusait la majoration au nom du « principe d’humanisme et d’ouverture sur le monde », rappelle-t-on du côté de France Universités, association qui rassemble les présidents des différents établissements publics d’enseignement supérieur.Mais Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, a rappelé à l’ordre, en avril, les présidents d’université, avant qu’un décret publié en mai ne les contraigne à appliquer, dès cette rentrée, le barème fixé par le gouvernement.
    Les élèves africains sont particulièrement concernés. A la rentrée 2024‑2025 (derniers chiffres disponibles), six des dix pays les plus représentés parmi les 329 146 étudiants étrangers en France sont en Afrique : le Maroc (35 665, en première position), l’Algérie (27 675), le Sénégal (16 118), la Tunisie (12 989), le Cameroun (10 158) et la Côte d’Ivoire (10 101 en huitième position).
    « Cette rentrée se fait dans l’angoisse », assure Seyba Marega, président de l’Association des étudiants maliens en Ile-de-France. S’il est encore tôt pour mesurer « l’effet repoussoir » d’une telle décision, comme le craint France Universités, des syndicats étudiants et des responsables d’associations constatent déjà les premières difficultés. « Face à ces tarifs prohibitifs, certains ont préféré renoncer à venir en France », relate Moustafa BenBerrah, président de l’association Etudiants et cadres algériens de France.
    Ce que confirme Souleymane Jules Coly, chef du service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger, rattaché à l’ambassade du Sénégal à Paris. « Nos premiers indicateurs montrent une baisse des arrivées en France, atteste-t-il. Les étudiants ont de facto cherché d’autres destinations comme point de chute : le Maroc, puis le Canada. »Les étudiants étrangers exonérés en 2025-2026 conservent cet avantage jusqu’à la fin de leur cycle, à condition de poursuivre leurs études dans la même université. Il en va de même pour ceux qui avaient obtenu cet abattement pour 2026-2027 avant l’entrée en vigueur du décret (le 21 mai).
    Mais à la hausse des frais d’inscription s’ajoutent d’autres mesures susceptibles d’aggraver la précarité des étudiants et de compliquer leurs conditions d’installation en France. Ainsi, depuis le 1er mai, le prix du timbre fiscal requis lors de la première délivrance d’un titre de séjour a doublé, passant de 75 à 150 euros. Depuis le 1er juillet, les aides personnalisées au logement (APL) ont été supprimées pour les non-boursiers. Enfin, depuis le 1er août, le seuil minimal de ressources exigé pour toute demande de visa étudiant a été relevé : de 615 euros auparavant, il est désormais fixé à 877,50 euros par mois.« Nous nous retrouvons face à une vague importante d’arrêts d’études, constate Suzanne Nijdam, présidente de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). Nous parlons d’exclusion de l’enseignement supérieur et non de mise en difficulté, parce que ces étudiants ont sacrifié déjà tout ce qu’ils pouvaient sacrifier. »
    Pour cette rentrée, le gouvernement a restreint la marge de manœuvre des présidents d’université : la part des étudiants extracommunautaires qu’ils peuvent exonérer de frais d’inscriptions est plafonnée à 30 % des effectifs concernés. Des exceptions désormais décidées au cas par cas.Cette nouvelle contrainte fait affluer les demandes auprès des syndicats étudiants. « C’est un travail absolument titanesque d’accompagnement », avertit Clara Privé, trésorière de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), qui estime que ces frais différenciés sont une « une sélection sociale xénophobe et raciste ».« C’est une manière de nous chasser et de nous faire comprendre que nous ne sommes pas les bienvenus sans le dire », regrette Seyba Marega. « Est-ce qu’on se rend compte de l’impact négatif sur l’image de la France ?, avance Souleymane Jules Coly. Des étudiants sénégalais sont persuadés que cette décision est une manière de réduire l’immigration. Ces étudiants ne sont pas un fardeau pour la France : ils consomment et paient des impôts. »
    Au début de l’été, Sorbonne Université a fait savoir, dans un communiqué, que son conseil d’administration avait « voté à l’unanimité sa politique d’exonération », réaffirmant « son souhait de pouvoir accueillir les étudiantes et les étudiants sans discrimination d’origine ni de ressources, dans le respect du principe d’égalité ». Tout en précisant que cette politique « respect[e] les termes du décret » puisque le nombre d’étudiants extracommunautaires qui peuvent être exonérés ne dépasse pas le quota de 30 % fixé par le gouvernement.

    #Covid-19#migration#migrant#france#etudiant#université#immigration#droit#sante

  • Capgemini vend sa filiale qui avait fait polémique pour son contrat avec l’ICE
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    Capgemini vend sa filiale qui avait fait polémique pour son contrat avec l’ICE
    La décision de se séparer de cette filiale avait été prise au début de février, après la controverse provoquée par la révélation d’un contrat fournissant un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères à l’ICE.
    Le Monde avec AFP
    Le groupe français de services numériques Capgemini a annoncé samedi 12 septembre vendre à la société américaine ITC Federal sa filiale Capgemini Government Solutions, critiquée en début d’année à cause d’un contrat avec la police américaine de l’immigration, l’ICE.
    Capgemini a « conclu un accord avec ITC Federal, un fournisseur américain de services et de solutions digitales pour les agences fédérales chargées de sécurité intérieure et de défense, en vue de la vente de Capgemini Government Solutions, sa filiale qui travaille avec le gouvernement fédéral américain », a déclaré le groupe dans un communiqué.La décision de se séparer de cette filiale avait été prise au début de février, après la polémique provoquée par la révélation d’un contrat fournissant un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères à l’ICE.« Cette transaction est soumise aux conditions habituelles pour une opération de cette nature, et devrait être finalisée dans les prochaines semaines », a précisé Capgemini, en rappelant que cette filiale représentait 0,4 % de son chiffre d’affaires en 2025 et moins de 2 % de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis.
    La polémique avait éclaté en janvier après la publication d’informations de l’association l’Observatoire des multinationales, ensuite développées par France 2. Selon ces informations, le groupe français avait notamment fourni un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères à l’ICE, mobilisée par le président américain Donald Trump dans une vaste campagne anti-immigration.
    Ces révélations, survenues dans un contexte d’intense émotion aux Etats-Unis après la mort de manifestants tués par des agents fédéraux, avaient provoqué un tollé chez les syndicats du groupe et parmi la classe politique en France.Face à la controverse, Capgemini avait fait valoir au début de février, en annonçant la mise en vente de sa filiale, « que les contraintes légales habituelles imposées aux Etats-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au groupe d’exercer un contrôle approprié ».
    Quelques jours plus tôt, dans un message publié sur le réseau social LinkedIn, le directeur général de Capgemini, Aiman Ezzat, assurait avoir découvert « par des sources publiques » l’existence du contrat conclu par cette filiale, spécialisée depuis quinze ans dans les services au gouvernement fédéral américain. Elle prenait, selon lui, ses décisions « de manière autonome », Capgemini étant « dans l’impossibilité d’accéder à toute information classifiée ».Interrogé au début de septembre par l’Agence France-Presse (AFP) pour savoir si le contrat mis en cause était toujours en cours, Capgemini s’est borné à répondre qu’il « ne peut pas intervenir directement dans la marche des affaires de Capgemini Government Solutions », sans autre précision.
    D’après des documents publics de l’administration américaine, le contrat passé le 18 décembre portait sur un montant de 4,8 millions de dollars et, en fonction des résultats atteints par l’entreprise, pouvait grimper jusqu’à 365 millions de dollars.La vente de cette filiale intervient par ailleurs dans un contexte de restructuration chez Capgemini, qui a annoncé en janvier son souhait de supprimer jusqu’à 2 400 postes en France.

    #Covid-19#migration#migrant#france#etatsunis#ICE#controlemigratoire#sante#immigration

  • A Ceuta, les milieux d’affaires fulminent contre les appels de Pedro Sanchez à faire preuve d’humanité envers les migrants
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    A Ceuta, les milieux d’affaires fulminent contre les appels de Pedro Sanchez à faire preuve d’humanité envers les migrants
    Par Guillaume Delacroix (Ceuta [Espagne], envoyé spécial)
    Sur le paseo del Revellin, la longue artère piétonne du centre historique de Ceuta, les commerçants font grise mine. Depuis six semaines, les clients se font rares, surtout l’après-midi. « Après la pause déjeuner, les migrants commencent à traîner devant les vitrines et les gens ont peur. A la tombée de la nuit, tous les habitants rentrent rapidement chez eux », explique une opticienne, qui demande le respect de son anonymat. La tenancière d’une boutique de prêt-à-porter féminin affiche, elle, un visage morose : « La saison estivale a été un désastre pour le chiffre d’affaires. Les habitants n’osent plus sortir le soir et n’achètent plus de nouvelles tenues, comme c’est normalement le cas avant la rentrée. Quand je ferme le magasin, je file récupérer ma voiture au parking et rentre vite à la maison. »
    Depuis qu’un peu plus de 70 000 immigrés illégaux en provenance du Maroc ont pénétré dans la petite langue de terre espagnole, sur la côte sud du détroit de Gibraltar, les 30 et 31 juillet, l’économie tourne au ralenti, même si de 80 % à 90 % des migrants sont repartis d’eux-mêmes. Voilà plus de quarante jours que le loueur de kayaks installé près des vieux remparts regarde la mer les bras croisés. Pas un touriste n’est venu lui demander un tour dans les douves, l’une des attractions de Ceuta. D’après la chambre de commerce locale, l’activité générale est en baisse de 55 %. Sur le seul mois d’août, les 3 900 entreprises de la ville autonome, tous secteurs confondus, auraient essuyé une perte sèche d’au moins 33 millions d’euros. Un million par jour. « Cela équivaut à 20 % du produit intérieur brut mensuel moyen », précise le président de la chambre, Karim Bulaix.
    Celui-ci salue les aides d’urgence distribuées par le gouvernement, une enveloppe de 35 millions d’euros pour soulager la trésorerie des entreprises et des autoentrepreneurs, ainsi qu’une série d’allégements de cotisations sociales et d’impôts. Pourtant, Ceuta vit déjà depuis longtemps sous un régime particulier avantageux, du fait de son éloignement géographique et de sa petitesse, qui lui vaut de n’avoir ni terres agricoles ni industries lourdes. Partie intégrante de l’Union européenne, la cité espagnole d’Afrique du Nord n’applique pas la taxe sur la valeur ajoutée mais un impôt sur la production, les services et les importations, dont les taux sont plus faibles.
    Karim Bulaix s’inquiète de « l’anxiété produite par l’incertitude actuelle ». Personne n’est en effet en mesure de prédire un retour à la normale, en raison de la présence persistante de migrants, sur les trottoirs des quartiers périphériques, sur les plages, chez l’habitant et dans des centres d’accueil. Le gouvernement dit qu’ils sont 7 000, les habitants de Ceuta pensent qu’ils sont plus du double.
    Accusé de ne pas affronter la situation avec assez de fermeté, le premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, appelle régulièrement au respect de « la dignité humaine », et dénonce ceux qui transforment les migrants en « simples nombres ». « On peut être ferme dans le respect de l’Etat de droit, tout en étant conscient qu’il s’agit d’êtres humains qui ont des droits », a-t-il fait valoir, le 31 août, dans une interview à la chaîne de télévision Cadena SER. Ces messages, sur place, semblent inaudibles.
    Vice-présidente du gouvernement autonome de Ceuta, chargée des finances, Kissy Chandiramani fait et refait les comptes. « Notre perception, c’est que les migrants encore présents sont au moins 11 000, car les ONG [organisations non gouvernementales] distribuent 9 000 repas par jour et le ramassage municipal des poubelles est en hausse de 25 %, précise-t-elle dans son bureau du bord de mer, avec vue sur la côte marocaine. On ne reconnaît plus notre ville, nos jardins publics, nos plages… Et l’on ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’applique pas immédiatement les règlements européens qui lui permettent d’expulser tous les migrants illégaux. Si les lois étaient respectées, le problème pourrait être résolu en quinze jours », affirme l’élue, encartée au Parti populaire (droite).
    Présidente de l’Association des entreprises de BTP de Ceuta, Karima Omar est très préoccupée par l’argent public que le gouvernement a annoncé pour offrir un toit aux migrants. « Ce sont autant de crédits qui n’iront pas aux infrastructures pérennes, les routes, les réseaux d’eau et d’assainissement, et cela augure d’une paralysie du secteur de la construction, d’autant que le bâtiment est menacé par la perte de confiance des promoteurs immobiliers, si la crise devait perdurer », analyse cette dirigeante au verbe haut. Mais il y a pire, selon elle. Ici, une maison est en rénovation la nuit. Là, des déblais s’accumulent dans des proportions anormales, en l’absence de tout panneau de permis de construire. Dans les magasins de matériaux de construction, des queues hors de l’ordinaire se forment aux rayons peinture et plomberie. « Beaucoup de particuliers semblent recruter de la main-d’œuvre au noir parmi les migrants », soupire-t-elle.
    D’une manière générale, les milieux d’affaires ont des mots très durs à l’égard de ceux qu’ils appellent « les envahisseurs ». « On n’est pas là pour nourrir les demandeurs d’asile ; tous les illégaux doivent être renvoyés chez eux, assène Arantxa Campos, présidente de la Confédération des entrepreneurs de Ceuta. Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi l’Etat fournit de l’aide aux migrants sans avoir de véritable solution pour l’économie locale. Les entreprises attendent des élus de la nation qu’ils prennent leurs responsabilités, tous partis confondus, et modifient les lois, le cas échéant. » Cette figure locale se félicite d’avoir reçu, le 9 septembre, la visite d’Antonio Garamendi, le patron des patrons au niveau national, accompagné d’une délégation de Madrid, « un soutien chaleureux », dit-elle.
    Nombre d’habitants de Ceuta se sentent épaulés par leurs compatriotes. Le 30 août, le rassemblement d’une centaine d’embarcations devant Ceuta, en provenance de la Costa del Sol et de la province de Cadix, avec quantité de drapeaux espagnols, a redonné du moral à la population. De même que les manifestations – près de 900 –, qui se sont déroulées dans tout le pays, le 2 septembre, à l’invitation des élus locaux. Elles ont fait descendre dans la rue des centaines de milliers d’Espagnols désireux de défendre l’hispanité de la ville autonome, et ont été, sur place, d’un grand réconfort.
    Sur le port de commerce, face à Gibraltar, Luis de la Rubia a lui aussi les nerfs à vif. Gérant de Maritima del Estrecho, une compagnie de transport par bateau, il est réveillé presque toutes les nuits par la police ou les gendarmes de la Guardia Civil, pour intrusion dans ses entrepôts. « Je suis victime de vols à répétition, et je me tracasse non seulement pour la sécurité des marchandises que je transporte, mais aussi pour mes chambres froides, mes batteries et mes réserves de combustible », raconte-t-il.
    Président de l’association locale des transporteurs, Luis de la Rubia observe chez les camionneurs du reste de l’Espagne une appréhension grandissante à embarquer pour Ceuta, ce qui commence à poser des problèmes d’approvisionnement en denrées alimentaires et en textile. « Les chauffeurs ne veulent pas prendre le risque de ramener des migrants cachés dans leur remorque. La semaine dernière, un ferry pour Algésiras est parti avec une heure de retard, à cause de deux jeunes qu’on a retrouvés à la dernière minute, agrippés aux amarres. »
    A la chambre de commerce, Karim Bulaix garde espoir. Il pense que l’avenir de Ceuta se trouve du côté des nouvelles technologies, et se félicite qu’avec la mise en service, en juillet, d’un câble sous-marin d’alimentation électrique relié à Cadix, un centre de données entre bientôt en service près du port. Sous réserve que son propriétaire, la société catalane Templus, ne renonce pas au projet, en raison de la crise humanitaire en cours

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#ceuta#ùaroc#crisemigratoire#humanitaire#economie#sante

  • Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries
    https://www.lemonde.fr/international/video/2026/09/12/immigration-pourquoi-les-candidats-a-l-exil-du-continent-africain-se-reporte

    Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries
    vidéo A la fin d’août 2026, 1 046 personnes ont été secourues dans l’océan Atlantique en une semaine. Elles tentaient de rejoindre les îles Canaries à bord d’embarcations de fortune. « Le Monde » s’est rendu sur place, au printemps 2026, au plus près de candidats à l’exil.
    Par Laureline Savoye, Adrien Vande Casteele (motion design), Elisa Bellanger (motion design), Gabriel Lecointre (montage) et Marceau Bretonnier (motion design)
    A Djiffer, village de pêcheurs de la côte sénégalaise situé à quelques kilomètres de la Gambie, les pirogues de travail ne prennent plus seulement la mer pour pêcher. Le port est devenu l’un des épicentres du trafic de migrants à destination des îles Canaries, la porte d’entrée vers l’Europe. Au printemps 2026, Le Monde s’est rendu sur place, au plus près de ces candidats à l’exil.
    Cette traversée de l’Atlantique est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde : en 2024, plus de 10 000 personnes y ont perdu la vie ou ont disparu, selon l’ONG Caminando Fronteras, soit une moyenne de 27 morts par jour.
    Pour comprendre pourquoi tant d’hommes et de femmes continuent de risquer leur vie sur l’océan, Le Monde a remonté le fil de ce voyage, en donnant la parole aux exilés, à leurs proches et aux organisateurs de ces traversées clandestines. Cette enquête met en lumière l’engrenage qui transforme les routes migratoires africaines : depuis l’effondrement de la pêche artisanale dû à la concurrence des navires-usines industriels jusqu’au verrouillage sécuritaire de la Méditerranée financé par l’Union européenne.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#canaries#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#sante

  • Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/12/au-royaume-uni-le-parti-anti-immigration-reform-uk-recoit-un-don-record-de-3

    Au Royaume-Uni, le parti anti-immigration Reform UK reçoit un don record de 36 millions de livres sterling de la part d’un milliardaire
    Ben Delo, qui a fait fortune dans les cryptomonnaies, a expliqué vouloir assurer un budget stable, jusqu’aux élections de 2029, à la formation de Nigel Farage. Un parti au cœur de plusieurs scandales concernant son financement.
    Le Monde avec AFP
    L’initiative ne va pas manquer de faire réagir. Ben Delo, un milliardaire britannique, a annoncé, vendredi 11 septembre, fait un don – inédit au Royaume-Uni – de 36 millions de livres (près de 42 millions d’euros) au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, malgré une série de scandales concernant son financement. Dans le Daily Telegraph, Ben Delo explique cette donation considérable par le manque de financement pérenne dont bénéficierait la formation d’extrême droite, par rapport aux partis traditionnels travailliste et conservateur.
    « Je veux un combat loyal et des règles du jeu équitables », a déclaré l’homme d’affaires, cofondateur de la plateforme d’échange de cryptomonnaies BitMEX. Il a précisé que ce paiement unique correspondait à un soutien d’un million de livres par mois jusqu’aux prochaines élections législatives prévues à la mi-2029.
    Cette somme vise à aider le parti à « se préparer à gouverner », a assuré le milliardaire de 42 ans, qui avait plaidé coupable aux Etats-Unis en 2022 de violation de la loi sur le secret bancaire mais avait été gracié par Donald Trump en 2025. Alors qu’il était jusqu’alors basé à Hongkong, il a fait part de son intention de rentrer vivre au Royaume-Uni, pour ne pas être contraint par un futur plafonnement des donations politiques étrangères souhaité par le gouvernement travailliste. Nigel Farage s’est dit, auprès du Daily Telegraph, « honoré » par la « confiance » manifestée par Ben Delo.
    Le précédent record de don politique de la part d’une personne en vie au Royaume-Uni remonte à l’an dernier, quand un autre magnat des cryptomonnaies, Christopher Harborne, avait versé 9 millions de livres à Reform UK. Le record pour un legs remonte à 2022 quand John Sainsbury avait laissé 10 millions de livres aux conservateurs à sa mort.Reform UK domine les sondages depuis un an et demi, mais les révélations sur un don reçu également de Christopher Harborne, et non déclaré, et l’ouverture d’une enquête parlementaire ont freiné cette dynamique. Au début du mois de septembre, la controverse autour du financement du parti a rebondi après la diffusion d’un reportage en caméra cachée, où l’on voit un collaborateur de Nigel Farage proposer de contourner la loi pour obtenir une contribution de 500 000 livres d’un citoyen américain. Le reportage accuse ce même collaborateur et un autre responsable du parti, qui ont depuis démissionné, d’avoir enfreint les règles électorales en faisant financer des sondages par une société étrangère. Nigel Farage a toujours réfuté toute malversation concernant les finances de son parti.

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#election#etranger#extremedroite#immigration#sante#droit

  • Nasce un nuovo #parco a Sant’Antimo: aumentano gli spazi verdi
    https://informareonline.com/nasce-un-nuovo-parco-a-santantimo-aumentano-gli-spazi-verdi

    A Sant’Antimo è stato inaugurato un nuovo parco pubblico, che si aggiunge ai diversi spazi verdi già a disposizione della comunità. Il nuovo spazio comune sorge a Piazzale Livatino, lo stesso in cui si trova anche la Villa Falcone e Borsellino, riaperta l’anno scorso. Le due aree verdi non sono, comunque, le uniche in città. […] L’articolo Nasce un nuovo parco a Sant’Antimo: aumentano gli spazi verdi proviene da Informareonline, scritto da Ilaria Morlando

    #Approfondimenti #Attualità #cittadinanza #sant'antimo #verde

  • « Sexe, genre et santé au travail »

    Harcèlement Sexuel

    Un dossier réalisé par l’équipe du site sante-et-travail.fr

    Les effets du travail sur la santé ne sont pas neutres : ils sont même profondément genrés. C’est ce qu’a rappelé, le 8 mars dernier, à l’occasion de la journée des droits des femmes, la tribune publiée dans Santé & Travail et dans Le Monde. Signée par 95 personnalités – chercheurs, parlementaires, universitaires, syndicalistes – elle appelait à intégrer le genre dans les politiques de prévention des risques professionnels.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/09/11/sexe-genre-et-sante-au-travail

    #feminisme #santé #travail

  • « Grand remplacement » : Aurore Bergé critiquée jusque dans son camp après avoir refusé de qualifier l’expression de raciste
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/10/grand-remplacement-aurore-berge-critiquee-jusque-dans-son-camp-apres-avoir-r

    « Grand remplacement » : Aurore Bergé critiquée jusque dans son camp après avoir refusé de qualifier l’expression de raciste
    La ministre chargée de la lutte contre les discriminations a estimé que le débat sur ce sujet « fait partie de la liberté d’expression ».
    Le Monde avec AFP
    Aurore Bergé s’est attirée, jeudi 10 septembre, des critiques jusque dans son propre camp pour avoir invoqué la « liberté d’expression » au sujet de la théorie complotiste d’extrême droite du « grand remplacement », refusant de la qualifier de « raciste ».
    Pressée mercredi sur CNews de dire si cette théorie était selon elle raciste, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations a éludé la question à plusieurs reprises, avant de répondre : « Non, je ne pense pas que ce soit une théorie… », laissant sa phrase en suspens. Elle a précisé « combattre » cette théorie, selon laquelle une immigration de masse voulue par certaines élites remplace la population blanche et chrétienne d’Europe. Elle est « fausse factuellement », « même mensongère, parce que cherchant à créer un terreau de peur dans notre pays », a-t-elle ajouté, considérant néanmoins que les partisans de cette théorie ont « le droit de l’exprimer dans l’espace public ». « Je considère que c’est un débat politique sur la question de l’immigration », souligne la ministre.
    Jeudi, sur Franceinfo, elle a également estimé que le débat sur ce sujet « fait partie de la liberté d’expression ». « Et donc je crois que le ranger sur le caractère raciste voudrait dire qu’on n’a pas le droit d’en débattre. Moi, je préfère combattre », a-t-elle plaidé.
    « Hein ? Aurore Bergé, tu expliques qu’une théorie raciste, ça se débat comme une opinion politique ? Le racisme est un DÉLIT », l’a interpellée sur le réseau X la députée Prisca Thevenot, membre comme elle du parti présidentiel Renaissance. « Le “grand remplacement” n’est pas un débat : c’est une théorie complotiste, qui a motivé des attentats terroristes », a ajouté cette proche du candidat à la présidentielle Gabriel Attal.
    La réaction de l’élue attaliste a suscité une vague de soutiens à gauche. « C’est rare. Mais, sur ce coup, Prisca Thevenot a totalement raison. Comment Mme Bergé peut-elle rester ministre des discriminations en disant que le grand remplacement n’est pas une théorie raciste ? », a appuyé le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, toujours sur X.Le député Aurélien Rousseau, proche du candidat social-démocrate à la présidentielle Raphaël Glucksmann, a aussi partagé cette « indignation ». « C’est une coupable complaisance de banaliser la pseudo-théorie du “grand remplacement” qui est un racisme sans fard », a-t-il estimé. Le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, qui caresse aussi une candidature à gauche, a prévenu qu’« à force de courir derrière l’extrême droite ils en banalisent les mots, les obsessions et désormais le racisme »

    #Covid-19#migration#migrant#grandremplacement#racisme#xenophobie#immigration#discrimination#sante#droit

  • Ceuta : pour la première fois depuis la crise migratoire, le Maroc réagit en refusant de servir de « bouc émissaire »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/10/crise-de-ceuta-le-maroc-refuse-de-servir-de-bouc-emissaire-apres-l-ouverture

    Ceuta : pour la première fois depuis la crise migratoire, le Maroc réagit en refusant de servir de « bouc émissaire »
    Une enquête a été ouverte en Espagne après la publication d’un rapport de police pointant la « permissivité » présumée des forces de sécurité marocaines. Rabat dénonce des « règlements de compte politiciens » en Espagne.
    Le Monde avec AFP
    Pour la première fois depuis l’afflux de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, fin juillet, le Maroc a officiellement réagi, jeudi 10 septembre, aux soupçons sur une éventuelle responsabilité des autorités du royaume dans cette crise, refusant de servir de « bouc émissaire » à des « règlements de compte politiciens » en Espagne.
    « Aucune donne, fait ou rapport n’établit une quelconque implication des autorités marocaines », a déclaré le ministère des affaires étrangères marocain, dans un communiqué diffusé par l’agence officielle MAP, ajoutant que « Le royaume du Maroc refuse d’être un fonds de commerce préélectoral ».Cette déclaration du ministère intervient pourtant après la fuite d’un rapport de la police espagnole, le 2 septembre, pointant un « déploiement sensiblement plus réduit que d’ordinaire » et la « permissivité » des forces de sécurité marocaines lors de cette crise sans précédent.
    La justice espagnole a aussi ouvert, lundi, une enquête sur l’événement, suggérant « une indéniable gestion favorisant » le processus d’entrée des migrants à Ceuta à partir du Maroc.
    Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a pour sa part assuré à plusieurs reprises n’avoir « aucune preuve » de l’implication du Maroc dans l’arrivée des migrants, une position vivement critiquée par plusieurs membres de l’opposition espagnole.Les faits pourraient être constitutifs de plusieurs infractions, dont des délits « portant atteinte à la paix ou à l’indépendance de l’Etat » espagnol, a estimé la juge Maria Tardon, selon un communiqué de l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale du pays.
    « L’utilisation des flux migratoires constitue l’une des méthodes employées dans les opérations de “guerre hybride” », rappelle la magistrate, qui pointe dans son rapport « des vagues de différentes intensités et profils, qui ont provoqué l’effondrement des capacités de réponse du système espagnol de contrôle frontalier et une violation massive de la souveraineté territoriale de l’Espagne ».Les 30 et 31 juillet, plus de 70 000 migrants sont entrés de force, à pied ou à la nage, à Ceuta, l’une des deux seules frontières terrestres entre l’Europe et l’Afrique, avec l’autre territoire espagnol de Melilla. L’afflux a fait des dizaines de morts et de disparus. La plupart sont repartis dans la foulée, mais plusieurs milliers sont encore présents aujourd’hui à Ceuta, dormant pour beaucoup dans les rues et sur les plages.

    #Covid-19#migrant#migration#maroc#espagne#ceuta#crisemigratoire#sante

  • Après la crise de Ceuta, le Maroc réagit et dit refuser d’être « un bouc émissaire » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73607/apres-la-crise-de-ceuta-le-maroc-reagit-et-dit-refuser-detre-un-bouc-e

    Après la crise de Ceuta, le Maroc réagit et dit refuser d’être « un bouc émissaire »
    Par FRANCE 24 Publié le : 11/09/2026
    Plus d’un mois après l’afflux de migrants des 30 et 31 juillet à Ceuta, Rabat a répondu jeudi pour la première fois aux soupçons d’opération hybride qui pèsent sur le royaume chérifien. Mis en cause par plusieurs témoignages et un rapport de police espagnol, le Maroc a assuré qu’"aucune donnée, fait ou rapport n’établit une quelconque implication des autorités marocaines", rejetant la responsabilité sur des « acteurs espagnols ».Le Maroc a affirmé jeudi 10 septembre qu’aucun élément ne permettait de l’impliquer dans l’afflux de migrants vers l’enclave de Ceuta fin juillet, et a dit refuser de servir de « bouc émissaire » à des « règlements de compte » en Espagne.
    Il s’agit de la première réaction publique officielle de Rabat depuis les événements des 30 et 31 juillet.
    Plus de 70 000 migrants étaient alors entrés de force, à pied ou à la nage, à Ceuta, enclave espagnole dans le nord du Maroc. Avec Melilla, Ceuta constitue l’un des deux seuls territoires de l’Union européenne à disposer d’une frontière terrestre avec l’Afrique.Cet afflux anarchique a fait des dizaines de morts et de disparus."Aucune [donnée], fait ou rapport n’établit une quelconque implication des autorités marocaines", a déclaré le ministère marocain des Affaires étrangères dans un communiqué, diffusé par l’agence officielle MAP."Le royaume du Maroc refuse d’être un fonds de commerce préélectoral et n’admet pas davantage d’être le bouc émissaire de règlements de compte politiciens", a-t-il ajouté.La plupart des personnes parvenues à franchir la frontière sont reparties dans la foulée, mais plusieurs milliers d’entre elles – 5 000, selon le gouvernement du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, au moins 10 000 d’après les autorités locales de Ceuta – sont toujours présentes dans l’enclave, dormant pour beaucoup dans les rues ou sur les plages.
    Cette déclaration du ministère marocain des Affaires étrangères intervient alors que les soupçons sur une éventuelle responsabilité du royaume chérifien se sont accentués ces derniers jours, après la fuite d’un rapport de police faisant état de la « permissivité » des forces de sécurité marocaines lors de cette crise sans précédent.
    Pedro Sanchez a quant à lui assuré à plusieurs reprises n’avoir « aucune preuve » de l’implication du Maroc dans l’arrivée des migrants, une position vivement critiquée par plusieurs membres de l’opposition espagnole.La question du rôle du Maroc a également été examinée par les services de renseignement espagnols, qui ont déclassifié mercredi plusieurs rapports alertant sur le risque d’"afflux massifs" de migrants à Ceuta, en majorité de jeunes Marocains.L’un de ces documents, publié par le renseignement militaire le 30 juillet à la mi-journée, affirmait qu’il était « fort probable que les autorités marocaines n’encouragent pas activement la vague migratoire, mais qu’elles ont agi jusqu’à présent avec négligence et passivité ».
    Face à ce qu’il qualifie de « réquisitoire contre le Maroc », le ministère a de son côté interpellé les autorités espagnoles sur leur gestion de la crise : « Pourquoi les migrants illégaux ne sont-ils pas refoulés, alors même que le gouvernement marocain s’est officiellement engagé à les réadmettre ? Pourquoi les mineurs non accompagnés sont-ils maintenus loin de leurs familles, alors que le Maroc a demandé instamment leur retour ? »"La réponse à ces questions n’est pas à chercher au Maroc, mais auprès des acteurs espagnols concernés", a-t-il affirmé.Rabat a par ailleurs qualifié la crise de « regrettable », estimant que les faits nécessitaient « certainement un examen approfondi pour définir leurs circonstances, identifier les ingérences, dénoncer les manipulations et, surtout, garantir qu’ils ne se reproduisent plus ».Le ministère a enfin tenu à rappeler l’importance de ses relations avec Madrid, soulignant que le Maroc avait « choisi de s’inscrire », avec l’Espagne, « dans une relation de bon voisinage géographique, d’entente politique, de partenariat économique et de coopération sécuritaire ».Avec AFP

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#ceuta#maroc#crisemigratoire#sante

  • L’immigration au cœur des élections suédoises - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73606/limmigration-au-coeur-des-elections-suedoises

    Manifestation à Varsovie, à l’appel de l’extrême droite souverainiste pour protester contre l’immigration, le jour des célébrations de la fête nationale ukrainienne, le 24 août 2025. (Image d’illustration) Crédit : Adrien Sarlat / RFI
    par RFI Publié le : 11/09/2026
    Ces dernières années, la Suède a opéré l’un des revirements les plus radicaux en Europe en matière d’immigration. Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le gouvernement, allié au parti d’extrême droite les Démocrates de Suède, revendique une hausse de plus de 60% des retours. Le parti anti-immigration se place en deuxième position dans les intentions de vote à quelques jours des législatives.
    Mais cette fois, ils veulent entrer au gouvernement, et la droite leur ouvre la porte en cas de victoire. Un reportage à Stockholm d’Ottilia Férey. En Pologne, le sentiment anti-ukrainien se répand, jusqu’à provoquer des agressions physiques contre les réfugiés. Un sentiment exploité par l’extrême droite qui joue sur la polémique autour des massacres de Volhynie et attise la haine contre le million d’Ukrainiens réfugiés dans le pays à un an des législatives. Adrien Sarlat à Varsovie.

    #Covid-19#migrant#migration#suede#extremedroite#election#immigration#asile#pologne#ukraine#sante#politiquemigratoire

  • Législatives suédoises : le secteur de la santé, qui dépend des étrangers, très inquiet par la montée de l’extrême droite - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73562/legislatives-suedoises--le-secteur-de-la-sante-qui-depend-des-etranger

    Législatives suédoises : le secteur de la santé, qui dépend des étrangers, très inquiet par la montée de l’extrême droite
    Par La rédaction Publié le : 09/09/2026
    Les Suédois voteront pour les élections législatives dimanche. D’après les sondages, le parti d’extrême droite pourrait faire son entrée au gouvernement pour la première fois. Une perspective qui inquiète le secteur de la santé dont le fonctionnement repose sur la présence de médecins et soignants immigrés.L’inquiétude grandit dans le secteur de la santé en Suède. À la veille des élections législatives du 13 septembre, le durcissement de la politique migratoire dans le pays, et la possible entrée de l’extrême droite au gouvernement, est source de préoccupations dans les hôpitaux et les centres de soins.
    « Je suis la seule ici aujourd’hui à être née en Suède. Les autres sont nés à l’étranger », a déclaré Johanna Bjorkman, infirmière au sein du groupe hospitalier NU, dans la ville de Trollhättan, au sud du pays. « Sans eux, aucune opération n’aurait pu avoir lieu », a-t-elle confié à l’AFP devant la salle d’opération du service de cardiologie. Trois des quatre médecins travaillant au sein de l’unité de cardiologie - sur les vingt que compte le service - sont nés à l’étranger.
    À l’échelle nationale, ils sont même 37% des médecins spécialistes nés à l’étranger, selon l’Association suédoise des collectivités locales et des régions (SKR). Un pourcentage qui monte à 53% en ce qui concerne les aides-soignants.Mais suite à un afflux massif de demandeurs d’asile en Suède en 2015, les gouvernements successifs, tant de gauche que de droite, ont durci les règles en matière d’asile et d’immigration.Le 13 juillet, une nouvelle loi est entrée en vigueur en Suède permettant de retirer les titres de séjour aux migrants qui ne mènent pas une « vie honnête ». Concrètement, les autorités suédoises pourront refuser ou retirer un permis de séjour en raison du comportement de son détenteur (travail dissimulé, la fraude fiscale ou sociale, des liens avec des organisations criminelles, l’endettement, les perturbations à l’ordre public...)
    En plus de cette loi, une autre réforme migratoire est entrée en vigueur : les étrangers ayant obtenu le statut de réfugié ou la protection subsidiaire dans le pays ne peuvent plus prétendre à un titre de séjour pour résidence permanente.Un mois avant, le Parlement suédois avait aussi adopté une loi obligeant les fonctionnaires de plusieurs agences publiques à signaler les personnes sans-papiers à la police, malgré les critiques de la société civile.Originaire d’Iran, Javid, arrivé en Suède dans les années 1980 a ressenti ce virage politique. « Le ton s’est durci en Suède, et le débat est devenu très polarisé », a-t-il déclaré à l’AFP. Les deux filles de son neveu, âgées de 21 et 24 ans, ont été expulsées, alors qu’elles vivaient en Suède depuis huit ans et suivaient une formation d’infirmières.Cette affaire - les « expulsions d’adolescents » - avait provoqué cet hiver un tollé dans le pays : des personnes arrivées en Suède mineures avec leurs parents ont été expulsées à 18 ans parce qu’elles ne remplissaient pas les critères de résidence ou les critères de revenus.
    Les médecins et les infirmiers spécialisés ont souvent un salaire suffisamment élevé pour satisfaire aux nouvelles conditions de revenus imposées par la Suède pour l’obtention d’un permis de travail, mais ce n’est souvent pas le cas des aides-soignants ou encore des accompagnants de personnes âgées.Selon Javid, de telles politiques amènent les parents travaillant dans le secteur de la santé à se demander s’ils doivent rester dans le pays lorsque leurs enfants sont expulsés.Bjorn Jarbur, directeur de l’hôpital NU de Trollhättan, a indiqué à l’AFP qu’au moins un employé avait quitté son poste après l’expulsion de son enfant.Pour ce professionnel de santé, la perte de collègues compétents est problématique à l’heure où le manque de personnel qualifié est criant. « Aujourd’hui, ce n’est pas l’argent qui constitue le facteur limitant [dans les hôpitaux], mais la difficulté à trouver des employés possédant les compétences dont nous avons besoin », a alerté Bjorn Jarbur. « Si, par exemple, nous avions pu recruter davantage d’infirmières, nous aurions pu disposer de plus de lits disponibles ».
    Lors des dernières élections suédoises de 2022, la coalition du Premier ministre Ulf Kristersson est arrivée au pouvoir grâce à une alliance avec les Démocrates de Suède (SD), un parti d’extrême droite, anti-immigration, en s’engageant à lutter contre l’immigration et la criminalité.À l’approche des élections législatives, les sondages d’opinion montrent que la santé est la principale préoccupation des électeurs. Depuis des mois, les sondages laissent présager une victoire de l’opposition de centre-gauche menée par les sociaux-démocrates, mais l’écart s’est réduit ces dernières semaines. Si finalement le bloc de droite sortant remporte les élections législatives, l’extrême droite suédoise pourrait faire son entrée au gouvernement pour la première fois. Ulf Kristersson a annoncé sa volonté de former un gouvernement comprenant le parti SD. Jusqu’à présent, ce mouvement d’extrême droite soutenait la coalition gouvernementale sans y participer directement.

    #Covid-19#migration#migrant#suede#sante#politiquemigratoire#vieillissement#extremedroite#asile#immigration

  • Le Royaume-Uni et la Belgique concluent un accord pour lutter contre les traversées illégales de la Manche - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73586/le-royaumeuni-et-la-belgique-concluent-un-accord-pour-lutter-contre-le

    Le Royaume-Uni et la Belgique concluent un accord pour lutter contre les traversées illégales de la Manche
    Par La rédaction Publié le : 10/09/2026
    Londres et Bruxelles ont signé mercredi un accord de coopération policière pour lutter notamment contre les passeurs organisant des traversées irrégulières de la Manche. Les autorités belges redoutent de voir des campements de migrants s’installer sur leurs côtes.
    « Le trafic de migrants ne se limite pas aux plages du nord de la France. Ces réseaux opèrent au-delà des frontières, c’est pourquoi nous collaborerons avec tous nos partenaires internationaux pour les traquer, les démanteler et les traduire en justice. » Shabanah Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, continue sa traque des trafiquants d’êtres humains.
    Mercredi 9 septembre, elle a signé un accord de coopération policière avec son homologue Bernard Quintin, le ministre de l’Intérieur belge, pour lutter notamment contre les passeurs organisant des traversées clandestines de la Manche, peut-on lire dans un communiqué du Home Office.Grâce à cet accord, signé à Londres par la ministre britannique Shabana Mahmood et son homologue belge Bernard Quintin, les polices des deux pays se partageront des renseignements « en temps réel », là où une autorisation de la justice était parfois nécessaire par le passé.Cet accord « renforcera les enquêtes conjointes et les formations spécialisées » pour empêcher les traversées de la Manche, mais également lutter plus largement « contre la criminalité organisée, dont le trafic de drogues et d’armes à feu ».Selon Londres, des opérations conjointes entre les deux pays ont permis d’arrêter plus de 50 personnes liées au trafic de migrants cette année.
    Les officiers belges pourront également rejoindre la cellule de renseignement Royaume-Uni/France, basée en France, où des agents de la National Crime Agency (NCA) travaillent avec leurs homologues français.
    Bien que la côte belge soit à plus de 80 km de l’Angleterre - contre les 30 km qui séparent les plages du nord de la France des rives anglaises - les autorités belges redoutent de voir des campements de migrants s’installer sur leurs côtes pour tenter la traversée.La police fédérale belge a par ailleurs annoncé qu’elle renforçait ses patrouilles, tant terrestres, que maritimes et aériennes, grâce au déploiement des avions de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières.
    Depuis 2025, de plus en plus de canots de migrants partent des côtes de la Belgique pour tenter d’atteindre le Royaume-Uni en traversant clandestinement la Manche. Notamment depuis la plage belge d’Oostduinkerke, à une dizaine de kilomètres de la frontière française, ou encore depuis Nieuport, non loin d’Oostduinkerke.
    « Ces bateaux pneumatiques longent la côte [belge] et prennent des passagers à plusieurs endroits sur la plage, jusqu’à ce que 80 à 100 personnes soient entassées dans un même bateau, souvent sans gilet de sauvetage », selon le chef de corps de la police de la côte ouest, Nicholas Paelinck, cité par les médias belges. « Ces bateaux se dirigent ensuite vers Calais avant de prendre le cap vers l’Angleterre. »
    Le 9 mars, le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, a tenté d’alerter : « Nous avons déjà atteint la moitié du total des interpellations de l’année dernière. La situation est explosive », a-t-il déclaré à la presse locale. En 2025, la zone de police Westkust (qui regroupe les communes de La Panne, Coxyde et Nieuport) interpellait en moyenne deux passeurs par mois. Mais en début d’année, ce nombre a bondi à 25.Auparavant, la Belgique était utilisée par les trafiquants comme un lieu de stockage des embarcations de migrants avant leur mise à l’eau en France. Le pays n’était pas, jusque-là, considéré comme une terre de départ vers l’Angleterre, en raison des forts courants au large et d’une distance plus longue pour rejoindre les rives britanniques.
    Côté Royaume-Uni, selon des chiffres publiés fin août par les autorités, les demandes d’asile ont reculé de 21% dans le pays entre fin juin 2025 et fin juin 2026, à leur plus bas niveau depuis 2022, tandis que les arrivées de migrants sur de petits bateaux ont reculé de 23%.
    Londres a aussi signé des accords avec plusieurs pays comme l’Allemagne ou encore l’Irak afin de lutter en amont contre l’immigration clandestine.Le pays a aussi signé pour trois ans en avril un nouvel accord avec la France, qui prévoit le versement de 662 millions de livres (771 millions d’euros) pour financer des patrouilles sur les plages d’où partent ces bateaux. Une source diplomatique britannique avait indiqué la semaine dernière que Londres voulait désormais travailler à une « échelle plus européenne », citant notamment le cas des « trafiquants qui vont vers la Belgique »

    #Covid-19#migrant#migration#belgique#royaumeuni#politiquemigratoire#accordmigratoire#sante#droit#routemigratoire

  • [Info « Splann ! »] Ils « mangeaient de la poussière », d’anciens ouvriers d’Imerys #Glomel brisent le silence autour des silices cristallines cancérogènes
    https://splann.org/imerys-glomel-poussieres-cancerogenes

    Des intérimaires qui « mangent » littéralement la poussière. Des salariés qui quittent l’usine comme on arrête « un #poison ». Avec cette nouvelle alerte concernant la mine #Imerys de Glomel, on vous révèle, vidéos, photos et témoignages à l’appui, ces conditions de travail qui ont poussé un ancien #ouvrier à déposer une plainte contre la #multinationale. L’article [Info « Splann ! »] Ils « mangeaient de la poussière », d’anciens ouvriers d’Imerys Glomel brisent le silence autour des silices cristallines cancérogènes est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Santé_publique #accident_du_travail #cancérogène #cédric_gouagout #centre-bretagne #Climate_Whistleblowers #Côtes_d'Armor #intérim #lanceur_d'alerte #poussières #santé_au_travail #silice_cristalline #toxicité #travailleurs

  • Excess mortality attributed to heat and cold: a health impact assessment study in 854 cities in #Europe

    Heat and cold are established environmental risk factors for human health. However, mapping the related health burden is a difficult task due to the complexity of the associations and the differences in vulnerability and demographic distributions. In this study, we did a comprehensive mortality impact assessment due to heat and cold in European urban areas, considering geographical differences and age-specific risks.

    https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(23)00023-2/fulltext
    #villes #surmortalité #chaleur #statistiques #chiffres #urban_matter #santé #mortalité #canicule #santé_publique #cartographie #visualisation

    ping @reka

  • Route des Canaries : plus de 1 000 migrants, partis de Gambie, secourus en une semaine au large de l’Afrique de l’ouest « dans un état critique » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73559/route-des-canaries--plus-de-1-000-migrants-partis-de-gambie-secourus-e

    Route des Canaries : plus de 1 000 migrants, partis de Gambie, secourus en une semaine au large de l’Afrique de l’ouest « dans un état critique »
    Par La rédaction Publié le : 09/09/2026
    En seulement une semaine fin août, 1 046 migrants, à bord de sept pirogues, ont été secourus au large du Sénégal et de la Mauritanie, a indiqué Médecins sans frontières dans un communiqué publié lundi. Ces personnes étaient toutes parties de Gambie et se trouvaient « dans un état critique » au moment du sauvetage.
    Les départs de Gambie s’intensifient. Fin août, en seulement une semaine, 1 046 migrants ont été secourus dans l’Atlantique au large de la Mauritanie et du Sénégal, a indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué publié lundi 7 septembre. Tous avaient pris la mer depuis les côtes gambiennes dans l’espoir de rejoindre les Canaries, distantes de près de 2 000 km.
    Ces personnes « se trouvaient à bord de sept embarcations, transportant chacune en moyenne 150 personnes », précise l’ONG médicale. La plupart étaient originaires du Sénégal et de Gambie, et d’autres provenaient du Mali, de Guinée et de Côte d’Ivoire. Parmi ce millier d’exilés se trouvaient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs."Après avoir longuement dérivé en mer, les personnes secourues souffraient de déshydratation et de fatigue extrême, de perte de connaissance, de fractures ainsi que d’infections cutanées, gastriques et respiratoires", signale MSF dans son communiqué.
    « Au-delà des besoins physiques urgents, l’impact psychologique sur les survivants est profond, beaucoup d’entre eux ayant vu leurs proches mourir pendant la traversée », continuent les humanitaires, ajoutant avoir ouvert des cellules psychologiques d’urgence pour les rescapés. L’ONG prodigue des soins pour les migrants après les débarquements à Nouadhibou en Mauritanie, en collaboration avec le Croissant-Rouge, et au Sénégal (à Rosso, dans le sud, et à Dakar) avec les équipes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
    Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années de gagner clandestinement l’Europe en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique, principalement vers l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.Ces dernières années, avec le renforcement des contrôles au large du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal - à la suite d’accord avec l’Espagne et l’Union européenne - les départs vers les Canaries se sont déplacés plus au sud. Désormais, la majorité des départs de pirogues se font depuis les rives gambiennes, rallongeant considérablement la durée de la traversée dans l’Atlantique. Elle « constitue l’une des routes migratoires maritimes les plus longues au monde », rappelle MSF.
    « La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise », décrivait en septembre 2025 Delphine Perrin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, interrogée par InfoMigrants.
    Et les drames ne sont pas rares sur cet itinéraire particulièrement risqué. Début septembre, plus de 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie de Gambie. Leur pirogue chargée de 127 migrants a dérivé et les exilés ont dû passer 27 jours en mer, avant d’être secourus – les forces espagnoles ont pris en charge seulement 44 survivants de ce canot.
    Après ce sauvetage, plusieurs personnes ont été transportées vers différents hôpitaux en raison de leur état de santé précaire. Selon l’agence EFE, des sauveteurs ont raconté qu’à leur arrivée à terre, les survivants se sont effondrés sur la table lorsque la police les faisait s’asseoir pour noter leur nom et leur provenance.
    Mi-juillet, 143 personnes sont mortes ou portées disparues dans l’Atlantique. Trente-huit migrants de ce canot ont été secourus, sur un total de 200 personnes ayant embarqué depuis une plage gambienne. Leur pirogue a, elle aussi, dérivé pendant 25 jours dans l’océan.Les rescapés ont raconté qu’après seulement « dix jours de navigation », l’eau et la nourriture étaient complètement épuisées. Ils ont dû boire de l’eau de mer et survivre dans des conditions humaines extrêmement difficiles. Sept personnes, y compris deux femmes et deux hommes, ont été urgemment transportées à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 600 personnes ont péri dans l’Atlantique sur les cinq premiers mois de 2026. À la même période de 2025, l’organisation comptait près de 1 500 décès ou disparus sur cette route maritime. Un chiffre en baisse par rapport à l’année précédente du fait de la diminution des arrivées de migrants aux Canaries.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#gambie#mauritanie#routemigratoire#atlantique#sante#mortalite#migrationirreguliere#rosso#nouhadibou#mali#guinee#cotedivoire

  • Bruno Retailleau souhaite supprimer le droit du sol par référendum
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/08/bruno-retailleau-souhaite-supprimer-le-droit-du-sol-par-referendum_6768586_8

    Bruno Retailleau souhaite supprimer le droit du sol par référendum
    En cas de victoire lors des élections présidentielles, le candidat républicain a annoncé son intention de réviser la Constitution pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoires.
    Le Monde avec AFP
    Le candidat du parti Les Républicains (LR) à la présidentielle, Bruno Retailleau, a déclaré, mardi 8 septembre, vouloir supprimer le droit du sol par référendum, estimant que « les juges n’accepteraient pas » une telle réforme si elle n’est pas validée directement par les Français. Il avait auparavant annoncé son intention de réviser la Constitution pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoire et pénale.
    « Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire », a-t-il précisé mardi sur CNews et Europe 1, « avec des idées très, très fortes que les juges n’accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple (…) renoncer au droit du sol ».
    M. Retailleau avait déjà plaidé pour la suppression du droit du sol au début de l’été, sans plus de précisions. « On a fait l’abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ? », avait-il demandé. « On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique. »
    Il a expliqué vouloir soumettre aux Français, après révision constitutionnelle, « deux textes de loi » par référendum : « une loi pour réduire l’immigration », qui selon lui, « n’est pas une chance pour la France », mais est « devenue une charge » ; et une loi « sur une politique pénale de grande fermeté ».

    #Covid-19#migration#migrant#france#extremedroite#sante#droitdusol#politiquemigratoire#extremedroite#immigration

  • Manche : au Royaume-Uni, des militants d’extrême droite cagoulés manifestent à Portsmouth et à Douvres contre les arrivées de migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73516/manche--au-royaumeuni-des-militants-dextreme-droite-cagoules-manifeste

    Manche : au Royaume-Uni, des militants d’extrême droite cagoulés manifestent à Portsmouth et à Douvres contre les arrivées de migrants
    Par La rédaction Publié le : 07/09/2026
    Des activistes cagoulés d’extrême droite ont tenté dans la nuit de dimanche à lundi d’entraver le débarquement de migrants à Portsmouth dans le sud de l’Angleterre. La veille, d’autres militants avaient déjà manifesté contre les arrivées de migrants à Douvres, plus à l’est du pays. Des centaines de manifestants anti-immigration se sont rassemblés dans la nuit du dimanche 6 septembre au lundi 7 septembre à Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre. Ils tentaient d’empêcher le transfert vers des centres d’accueil de migrants arrivés dans le port de la ville, en fin de journée dimanche, sur un mega boat. L’embarcation était partie de Jobourg, dans le Cotentin, en Normandie.
    Les militants d’extrême droite, dont beaucoup étaient habillés en noir et avaient le visage masqué, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias britanniques, ont bloqué pendant plusieurs heures les routes menant à la marina d’Eastney à Portsmouth, tandis que des policiers équipés de boucliers anti-émeutes formaient un cordon de sécurité autour d’autocars destinés au transport des migrants. Les militants ont été dispersés « vers 4h00 du matin (03h00 GMT) », selon la police locale.
    Downing Street a condamné « sans réserve » ces évènements, a indiqué un porte-parole du Premier ministre travailliste Andy Burnham. Un autre porte-parole - du ministère britannique de l’Intérieur - a condamné « le comportement intimidant et brutal » de ces activistes. « Le droit de manifester pacifiquement est fondamental pour notre démocratie, mais il ne doit jamais franchir la ligne menant au désordre », a-t-il ajouté.
    L’influenceur et militant d’extrême droite, Tommy Robinson, a largement relayé sur X des vidéos de ces manifestants anti-migrants. On y voit des hommes encercler des bus à bord desquels se trouvent les migrants en chantant « Send them back ! » ("Renvoyez-les !"). Les arrivées à Portsmouth, dans cette région du sud de l’Angleterre, sont extrêmement rares, les bateaux de migrants traversant généralement la Manche plus à l’est, où la distance entre les côtes françaises et britanniques est la plus courte. Les autorités locales redoutent donc l’ouverture d’une nouvelle route migratoire, plus à l’ouest des itinéraires habituels. « Il est extrêmement inquiétant de voir une traversée illégale de migrants aussi loin à l’ouest », a réagi sur X le député conservateur local Joe Robertson. « Nous devons savoir exactement ce qui s’est passé et si les passeurs utilisent de nouvelles routes pour ces grands bateaux pneumatiques », a-t-il ajouté. « Portsmouth n’est pas équipé pour accueillir et prendre en charge » les migrants s’ils devaient arriver en nombre à l’avenir, a également alerté la responsable chargée de superviser la police dans le Hampshire, Donna Jones. « Le gouvernement doit garantir la sécurité de la côte sud du Royaume-Uni pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-elle ajouté dans un communiqué transmis à l’AFP.
    La veille, samedi, un rassemblement anti-migrants avait également eu lieu à Douvres, bloquant le port pendant plusieurs heures. Derrière ces deux rassemblements figure un groupe baptisé « Patriot Platform », initié notamment par Daniel Thomas, dit Danny Tommo, proche du militant Tommy Robinson. Cette manifestation de dizaines de personnes masquées, opposées aux traversées de la Manche par des migrants, a interrompu pendant quelques temps le trafic des ferries reliant la France et le Royaume-Uni. Douvres est un port qui relie le sud de l’Angleterre au nord de la France. C’est aussi là que sont débarqués les migrants ayant traversé la mer depuis Calais et sa région. Les autorités portuaires ont ajouté que les manifestants bloquaient « toutes les voies » d’accès et de sortie du terminal.
    Paul King, un élu local du parti anti-immigration Reform UK, a déclaré avoir été informé qu’il s’agissait d’une « manifestation pour arrêter les bateaux ». Les gouvernements britanniques successifs ont tous promis de juguler les traversées clandestines, un sujet devenu hautement inflammable et qui a largement alimenté ces dernières années l’essor de Reform UK, qui a exploité sans relâche la question.
    Selon des chiffres publiés fin août par les autorités britanniques, les demandes d’asile ont reculé de 21% au Royaume-Uni entre fin juin 2025 et fin juin 2026, à leur plus bas niveau depuis 2022, tandis que les arrivées de migrants sur de petits bateaux ont reculé de 23%

    #Covid-19#migration#migrant#royaumeuni#extremedroite#politiquemigratoire#migrationirreguliere#sante#asile

  • La Finlande inaugure une clôture de 200km à la frontière avec la Russie pour dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les flux migratoires - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73532/la-finlande-inaugure-une-cloture-de-200km-a-la-frontiere-avec-la-russi

    La Finlande inaugure une clôture de 200km à la frontière avec la Russie pour dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les flux migratoires
    Par La rédaction Publié le : 08/09/2026
    La Finlande a inauguré, lundi, une clôture de 200 kilomètres, érigée par tronçons le long de sa frontière avec la Russie, afin de dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les migrants pour la déstabiliser.
    La Finlande et la Russie partagent une frontière longue de 1 340 kilomètres. Pour dissuader Moscou d’"instrumentaliser" les flux migratoires pour la déstabiliser, Helsinki a inauguré un nouveau tronçon de clôture de 200km le long de cette frontière.Ce pays nordique a fermé sa frontière de 1 340 kilomètres avec la Russie en décembre 2023, après l’arrivée de plus de 1 300 migrants dépourvus de visa. En avril 2025, Helsinki a indiqué que cette frontière resterait fermée jusqu’à nouvel ordre. « En prolongeant la validité de la loi sur la sécurité des frontières, nous veillerons à ce que les autorités frontalières disposent de pouvoirs suffisants pour agir de manière préventive et efficace dans les cas les plus graves de migration instrumentalisée », avait détaillé la ministre finlandaise de l’Intérieur, Mari Rantanen.La situation à cette frontière est calme depuis lors, avec seulement quelques cas isolés de franchissement illégal.
    Dans son rapport de l’année 2025 coréalisé avec le European Migration Network (EMN) et publié en juin dernier, le service finlandais de l’immigration soulignait que les chiffres de demandes de protection internationales étaient restés bas dans le pays.
    « Le nombre de demandeurs d’asile arrivant en Finlande a continué de baisser en 2025. L’année dernière, 2 549 demandes d’asile au total ont été déposées (contre 2 948 en 2024) », peut-on y lire.
    « Aujourd’hui, la situation est calme mais tendue et nous ne savons vraiment pas ce que demain nous réserve », a déclaré à l’AFP Mari Rantanen. Elle s’exprimait dans le sud-est de la Finlande, près du poste-frontière de Nuijamaa, dont les activités ont cessé il y a près de trois ans. Toutefois, « les choses peuvent changer très rapidement, c’est pourquoi nous devons être parfaitement préparés », a-t-elle ajouté. La ministre était à côté d’un tronçon de la clôture en fil barbelé, haute de 4,5 mètres, installée dans des zones stratégiques et équipée de caméras ainsi que de capteurs.
    En 2023, la Finlande avait accusé la Russie de lui livrer une « guerre hybride » en orchestrant l’arrivée de ressortissants de pays tiers à sa frontière, des allégations que le Kremlin a rejetées. Ces événements étaient survenus quelques mois seulement après que la Finlande avait mis fin à des décennies de non-alignement militaire en rejoignant en avril 2023 l’Otan. « Il s’agit d’un élément de notre dispositif de sécurité frontalière et cela nous aide pour la surveillance mais permet aussi, si nécessaire, d’empêcher les gens de pénétrer sur le territoire finlandais », a expliqué Mari Rantanen.
    Ce « projet d’infrastructures d’une ampleur exceptionnelle » a impliqué environ mille propriétaires terriens et des centaines d’entreprises, selon les gardes-frontières finlandais. Des clôtures similaires ont été érigées en Lettonie, en Lituanie et en Pologne, le long de leurs frontières avec la Biélorussie, ainsi qu’en Estonie, à sa frontière avec la Russie, afin de freiner le passage des migrants. Ces travaux ont coûté à la Finlande 356 millions d’euros et le montant annuel nécessaire à la maintenance est évalué à entre deux et trois millions d’euros, selon Erkki Matilainen, un responsable des gardes-frontières. Bien que la technologie des drones ait fait des progrès considérables, une clôture frontalière reste « considérée comme la meilleure solution pour la gestion des foules », a-t-il jugé.La semaine dernière, le gouvernement finlandais a proposé de prolonger d’un an, jusqu’au 31 décembre 2028, la loi sur la sécurité aux frontières, une mesure provisoire permettant aux gardes-frontières de refouler les demandeurs d’asile dans certaines circonstances. Cette disposition peut être appliquée par périodes d’un mois dans des zones délimitées si la souveraineté et la sécurité nationale de la Finlande sont considérées comme menacées. Des experts estiment que cette loi contrevient aux engagements internationaux de la Finlande en matière de droits humains ainsi qu’à sa Constitution. Un fait assumé par l’exécutif.

    #Covid-19#migration#migrant#finlande#russie#frontiere#crisemigratoire#lettonie#lituanie#pologne#bielorussie#estonie#sante#droit

  • En Suède, malgré les discours anti-immigration, le service public reste dépendant de la main-d’œuvre étrangère
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/08/en-suede-malgre-les-discours-anti-immigration-le-service-public-reste-depend

    En Suède, malgré les discours anti-immigration, le service public reste dépendant de la main-d’œuvre étrangère
    Alors que tous les grands partis défendent une politique migratoire restrictive et veulent limiter l’arrivée des réfugiés, avant les élections législatives du 13 septembre, les communes et les régions n’ont jamais eu autant besoin des personnes nées à l’étranger pour pallier le manque de travailleurs.
    Par Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)
    Allongé dans son fauteuil médicalisé, Stig (son prénom a été changé) a envie de parler. Le vieil homme souffre de la maladie d’Alzheimer. Dans sa tenue bleue, Mudather Elfaki Ali lui répond doucement en lui caressant le visage. D’origine soudanaise, l’aide-soignant est employé depuis 2017 à la maison de retraite de Nattsländan, dans le quartier résidentiel de Bunkeflostrand, à Malmö. Il est arrivé en Suède en 2014, à 24 ans. A Khartoum, il avait fait des études d’économie et de science politique. « Mais je devais vite trouver un travail. Ma famille à la maison comptait sur moi. » Alors, après avoir appris des rudiments de suédois, Mudather Elfaki Ali a accepté le premier emploi qu’on lui proposait. Il ne le regrette pas : ses collègues de la maison de retraite lui ont donné les clés pour comprendre le pays dont il est désormais citoyen et parle la langue.
    Parmi les 48 salariés de l’établissement, « entre 60 % et 70 % » sont nés à l’étranger, selon la directrice, Anna Gyllensjö. Beaucoup sont des réfugiés. « Ils viennent de Syrie, d’Iran, d’Irak, d’Afghanistan, mais aussi d’Erythrée ou du Cameroun », énumère Mme Gyllensjö. Dans un contexte où le secteur a de plus en plus de mal à recruter, « nous ne pourrions pas fonctionner sans nos collègues nés à l’étranger », ajoute-t-elle.
    Nattsländan n’est pas une exception en Suède. Pourtant, le sujet est à peine abordé dans la campagne avant les élections générales du dimanche 13 septembre. Le plus souvent, l’asile est débattu sous le prisme de l’échec de l’intégration, justifiant les restrictions adoptées depuis 2015, qui se sont intensifiées dans le cadre de la coalition entre la droite libérale conservatrice et de l’extrême droite, au pouvoir depuis 2022.
    La majorité sortante met en garde contre une victoire de l’opposition et le « nouveau chaos migratoire » qui pourrait suivre, citant l’Espagne du socialiste Pedro Sanchez et son plan de régularisation des sans-papiers. « Un exemple édifiant », écrivaient le premier ministre, Ulf Kristersson, et son ministre de l’immigration, Johan Forssell, dans une tribune publiée début août, dans le quotidien Svenska Dagbladet. En face, la patronne des sociaux-démocrates, Magdalena Andersson, se montre inflexible : si son parti arrive au pouvoir, pas question de revenir en arrière sur la plupart des réformes adoptées depuis quatre ans, dont certaines avec le soutien de sa formation.
    Des réformes qui ont mené à une chute des arrivées dans le royaume scandinave. En 2025, 6 735 personnes seulement ont déposé une demande d’asile dans le pays (hors Ukrainiens), soit le chiffre le plus bas enregistré depuis le début des statistiques, en 1985. Le nombre de permis de travail accordés pour la première fois a baissé de moitié depuis 2022. Quant aux départs, ils ont augmenté de plus de 50 %. Mais derrière la rhétorique anti-immigration et la politique qui compte désormais parmi les plus restrictives d’Europe, se cache une autre réalité : jamais les services publics du pays n’ont été aussi dépendants des immigrés, qui représentent environ 20 % de la population. D’après les statistiques de l’Association des collectivités territoriales suédoises (SKR), 22 % des employés des communes (chargés notamment des écoles et de l’accueil des personnes âgées) et 16 % des employés des régions (responsables de la santé) sont nés à l’étranger. Des chiffres en très forte hausse depuis 2014 et 2015, années au cours desquelles sont arrivés 260 000 demandeurs d’asile.
    Certaines professions sont particulièrement concernées : 53 % des aides-soignants non diplômés, 39 % des agents de restauration et 37 % des auxiliaires de puériculture dans les crèches et maternelles du pays sont nés à l’étranger, comme 37 % des médecins spécialistes et 46 % des dentistes. Chez Ambea, l’un des plus gros opérateurs de maisons de retraite dans les pays nordiques et le propriétaire de Nattsländan à Malmö, Nina Thoren Forsanker, responsable de la stratégie en matière de compétence et de diversité, explique : « Dès 2015, nous avons lancé une coopération avec les services de l’immigration. Nous avons embauché des demandeurs d’asile avant même qu’ils obtiennent leur statut de réfugié. Beaucoup avaient déjà suivi une formation dans la santé. C’était du gagnant-gagnant. »
    Au sein de l’Association des collectivités territoriales suédoises, Bodil Umegard déplore le manque de nuance dans le débat public. « Il faut, bien sûr, s’attaquer aux problèmes qui existent, mais il est important aussi de souligner que de nombreux immigrés s’intègrent bien, suivent des études et trouvent un emploi, et qu’ils jouent un rôle essentiel pour répondre aux besoins en main-d’œuvre qualifiée des communes et des régions. » Elle rappelle que « c’est uniquement grâce aux personnes nées à l’étranger que la population active va augmenter les dix prochaines années ». Car, comme de nombreux pays européens, la Suède vieillit, et sa natalité a plongé en 2025 à son niveau le plus bas depuis les premières statistiques en 1751, avec 1,42 enfant par femme.
    C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le mécontentement des communes qui, à l’automne 2025, ont été autour de 200 (sur 290) à refuser de collaborer avec les autorités pour accélérer les départs volontaires d’immigrés. A l’origine du mouvement, le maire de Jokkmokk, 4 700 âmes (dont 13 % ont vu le jour à l’étranger), a expliqué que sa commune, située sur le cercle polaire, avait besoin de chacun de ses habitants. Pour justifier les restrictions, la droite et l’extrême droite mettent en avant les chiffres du chômage : 16,4 % des immigrés sont sans emploi, contre 6,2 % des personnes nées en Suède. Le 1er janvier, la prime au retour est passée de 10 000 à 350 000 couronnes (de 900 à 31 500 euros). Selon les services de l’immigration, seulement 725 personnes en ont fait la demande.
    Dessin d’un résident de la maison de retraite de Nattsländan, à Malmö (Suède), le 4 septembre 2026.
    Professeur associé à l’université Johns Hopkins de Bologne, Peo Hansen, spécialiste des migrations, constate « un décalage croissant entre le débat national, monopolisé par la question du coût de l’immigration et de l’échec de l’intégration, et la réalité locale des communes et des régions, responsables de la gestion de pans entiers de l’Etat-providence ». Il cite une étude de l’université de Linköping, dans laquelle 82 % des municipalités estiment que l’accueil des réfugiés contribue positivement à leur développement.
    A plus de 900 kilomètres au nord de Stockholm, Boden, 29 000 habitants, en fait partie, même si sa maire sociale-démocrate, Béatrice Öman, dit « avoir du respect pour les différences » entre le nord du pays, qui a du mal à recruter, et les communes du sud, qui font face à un chômage élevé et aux problématiques liées à l’exclusion. Boden, au contraire, a besoin de main-d’œuvre. La compagnie Stegra est en train d’y construire la première usine européenne d’acier décarbonée, tandis que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) va y placer un groupement tactique multinational. Le secteur du bâtiment est sous pression, comme les services publics.
    Si elle défend la ligne de son parti, qui s’est engagé à mener une politique migratoire « stricte », l’édile peste contre des réformes qui ont conduit à l’expulsion de 20 % du personnel d’une des maison de retraite de la commune, soit une vingtaine d’employés qui ont perdu leur titre de séjour. Mme Öman critique aussi la décision du gouvernement d’augmenter le salaire minimum requis pour l’obtention d’un permis de travail, fixé à 33 390 couronnes par mois depuis le 1er janvier. « C’est une remise en cause de notre modèle fondé sur les négociations collectives entre les syndicats et le patronat, qui permet de prendre en compte les réalités locales », dit-elle. Le 1er juillet, une nouvelle loi est entrée en vigueur, qui relève le niveau de suédois exigé pour le personnel des maisons de retraite. Interrogée sur son impact, la directrice de Nattsländan à Malmö, Mme Gyllensjö, remarque que son établissement n’a pas attendu la réforme pour agir, loin des polémiques

    #Covid-19#migrant#migration#suede#immigration#politiquemigratoire#sante#care#asile#vieillissement

  • Plus de 11 migrants tués en mer : l’homme derrière le drame de Saint-Louis tombe quatre ans après, la surprenante découverte dans son téléphone | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/plus-de-11-migrants-tues-en-mer-lhomme-derriere-le-drame-de-saint-louis-tom

    Plus de 11 migrants tués en mer : l’homme derrière le drame de Saint-Louis tombe quatre ans après, la surprenante découverte dans son téléphone
    Auteur : Senewebnews-RP
    Terminus pour Papa Demba W. Ce dernier est identifié par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) comme l’organisateur de l’expédition de migrants qui, en juin 2022, s’était soldée par la disparition en mer de plus de onze candidats au voyage pour l’Espagne. Parties de Bountoundour, à Saint-Louis, les victimes avaient péri après le chavirement de la pirogue qui devait les conduire de la côte à la grande embarcation mobilisée pour défier l’océan jusqu’aux Îles Canaries. « Malgré les cris de détresse des rescapés, qui ont vu leurs parents tomber à l’eau, les membres de l’équipage d’alors avaient catégoriquement refusé de revenir leur apporter une quelconque assistance », rembobine Libération, qui donne l’information dans son édition de ce lundi. Introuvable depuis quatre ans et le mandat d’arrêt décerné contre lui, Papa Demba W. a été arrêté le 28 août dernier. Les enquêteurs l’ont repéré et coincé dans sa maison familiale, à Bountoundour, précise le quotidien d’information.
    S’il a reconnu face aux enquêteurs être l’organisateur du voyage macabre, poursuit le journal, « il a affirmé n’avoir jamais été au courant de ce drame ». Il a juré que « le jour du départ, après avoir assisté à la dernière rotation vers la grande embarcation, il avait quitté la rive avant de sortir de Saint-Louis et continuer sur Mbour », relaye la même source. S’il pouvait espérer se tirer d’affaires avec cet alibi, Papa Demba W. a vu son cas s’aggraver lorsque les policiers ont exploité son téléphone. Libération renseigne en effet que les enquêteurs ont découvert qu’il était en train de préparer un autre voyage clandestin vers l’Espagne dont le départ était fixé à samedi dernier et pour lequel il avait déjà encaissé 1,5 million de francs CFA auprès des candidats au départ. « Les recherches en vue de retrouver son complice pour le nouveau voyage irrégulier sont demeurées infructueuses à ce stade. Mais elles se poursuivent », indique le journal. Qui informe que le mis en cause a été déféré au parquet de Saint-Louis pour association de malfaiteurs, trafic de migrants par voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#migrationirreguliere#trafic#sante#droit#mortalite#saintlouis#mbour#canaries#DNLT

  • Crise de Ceuta : la justice espagnole ouvre une enquête sur l’afflux massif de migrants fin juillet
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/07/crise-de-ceuta-la-justice-espagnole-ouvre-une-enquete-sur-l-afflux-massif-de

    Crise de Ceuta : la justice espagnole ouvre une enquête sur l’afflux massif de migrants fin juillet
    « Il a été mis en évidence une indéniable gestion favorisant le processus » d’entrée de plus de 70 000 migrants à Ceuta « à partir du territoire du royaume du Maroc », affirme la juge Maria Tardon.
    Le Monde avec AFP
    La justice espagnole a ouvert lundi 7 septembre une enquête sur l’entrée de dizaines de milliers de migrants fin juillet dans l’enclave espagnole nord-africaine de Ceuta, évoquant notamment des indices suggérant « une indéniable gestion favorisant » ce processus à partir du Maroc.Les faits pourraient être constitutifs de plusieurs infractions, dont des délits « portant atteinte à la paix ou à l’indépendance de l’Etat » espagnol, estime la juge Maria Tardon, selon un communiqué de l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale du pays, située à Madrid et compétente pour des actes survenus à l’étranger.
    « L’utilisation des flux migratoires constitue l’une des méthodes employées dans les opérations de “guerre hybride” », rappelle la magistrate, qui pointe dans son rapport « des vagues de différentes intensités et profils, qui ont provoqué l’effondrement des capacités de réponse du système espagnol de contrôle frontalier et une violation massive de la souveraineté territoriale de l’Espagne ».
    Mme Tardon s’appuie notamment sur un rapport de la police espagnole, divulgué par la presse la semaine dernière et consulté par l’Agence France-Presse, qui conclut que l’entrée de plus de 70 000 personnes sur ce petit territoire espagnol ne résultait pas d’« actions de nature accidentelle, occasionnelle ou spontanée », précise le communiqué.« Il a été mis en évidence (…) une indéniable gestion favorisant le processus » d’entrée de ces migrants à Ceuta « à partir du territoire du royaume du Maroc », affirme la juge en citant ce rapport. Selon la décision judiciaire, « différents membres en uniforme des forces de sécurité marocaines » auraient non seulement adopté une attitude de « permissivité », sans chercher à « disperser ou éloigner » les personnes de la zone frontalière, mais auraient également exercé un « accompagnement actif », en fournissant des indications sur la manière de franchir la frontière vers Ceuta.
    Malgré ce rapport, le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez a plusieurs fois répété qu’à ce stade il n’existait pas de « preuves solides » démontrant que le Maroc avait encouragé l’entrée massive de migrants à Ceuta, territoire dont le royaume chérifien revendique la souveraineté. Les autorités marocaines n’ont officiellement pas réagi à ce rapport policier, mais la presse du pays l’a qualifié de « bâclé », « dénué de preuves » et « subjectif ».
    Outre les atteintes potentielles à la paix de l’Etat espagnol, la magistrate estime que des infractions aux droits des ressortissants étrangers pourraient également avoir été commises, constituant des « homicides involontaires ». Au moins 83 personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta à la nage. Dans les heures ayant suivi cette arrivée massive, la majorité des migrants sont retournés au Maroc, mais plusieurs milliers sont restés sur place. La situation dans l’enclave reste difficile et plusieurs manifestations d’habitants réclamant leur expulsion ont déjà eu lieu.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#ceuta#maroc#crisemigratoire#droit#sante#crisemigratoire

  • Procès du naufrage de migrants en 2021 dans la Manche : deux réseaux de passeurs devant la justice
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    Procès du naufrage de migrants en 2021 dans la Manche : deux réseaux de passeurs devant la justice
    Trente et une personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni par la mer, le 24 novembre 2021. Quatorze personnes sont poursuivies pour « homicides involontaires » et « aide au séjour irrégulier en bande organisée » et vont être jugées devant le tribunal judiciaire de Paris, à partir de mardi.
    Par Véronique Chocron

    L’alerte a été donnée aux alentours de 14 heures, ce 24 novembre 2021, par un navire de pêche, le Saint-Jacques II. Au large de Calais (Pas-de-Calais), tout près des eaux territoriales britanniques, il vient d’apercevoir plusieurs corps inanimés en mer. A leur arrivée, les secours découvrent une embarcation de fortune chavirée. Les plongeurs ne remontent sur leur navire que deux rescapés, alors que trente et une personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni sur ce canot pendant la nuit. C’est le naufrage le plus meurtrier jamais survenu dans la Manche lors d’une traversée de migrants.Quatorze personnes vont être jugées au tribunal correctionnel à compter de mardi 8 septembre pour leur implication, selon l’accusation, dans ce naufrage meurtrier qui a principalement coûté la vie à des Kurdes d’Irak, mais aussi à des personnes de nationalité afghane, éthiopienne, iranienne kurde, égyptienne, somalienne et vietnamienne.
    Liés à des réseaux de passeurs, les prévenus, nés pour la plupart en Afghanistan et en Irak, sont notamment poursuivis pour « homicides involontaires », « blessures involontaires », « aide au séjour irrégulier en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs ».En parallèle de ce volet consacré aux passeurs, l’information judiciaire se poursuit à l’encontre de militaires mis en cause – cinq personnels du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Gris-Nez et deux marins du patrouilleur Le Flamant – mis en examen pour non-assistance à personne en danger. En effet, la nuit du drame, les passagers du pneumatique en détresse avaient multiplié les appels à l’aide sans que les secours français leur portent assistance.
    (...)
    Les investigations sur le naufrage de 2021, menées notamment à partir des téléphones des victimes et des passeurs, d’écoutes et de dénonciations obtenues des familles et des proches des victimes, mettent en cause deux réseaux communautaires. D’un côté, une prise en charge depuis l’Italie des victimes d’origine afghane par un réseau d’immigration impliquant des ressortissants afghans et pakistanais, basés principalement dans le Val-d’Oise ; et de l’autre, l’implication d’une filière irako-kurde. L’enquête esquisse une hiérarchie et fait apparaître des organisateurs tenant un rôle majeur, en contact avec la quasi-intégralité des passeurs identifiés, et une nébuleuse de petites mains. Dans la première catégorie, un Afghan de 29 ans en fuite, visé par un mandat d’arrêt, surnommé « Obaid », possède dans son téléphone des photographies de bateaux, de personnes susceptibles d’être des migrants et des preuves de virements.
    Son compatriote surnommé « Mujahid », 36 ans, sera dans le box des prévenus. Il est désigné par un autre membre du réseau comme celui qui gardait l’argent des clients et qui négociait avec « Obaid » pour le tarif, à qui il transmettait le paiement une fois les migrants passés en Angleterre. Les interceptions téléphoniques révèlent des conversations où il est question de bateaux pneumatiques à récupérer ou à remettre et du prix des traversées.Au début du mois de novembre 2021, sa ligne téléphonique et celle d’une victime du naufrage bornaient en même temps et au même lieu à Garges-lès-Gonesse et à Sarcelles, dans le Val-d’Oise. La sonorisation de son véhicule permettra cinq mois après le drame, en avril 2022, d’enregistrer cet extrait de conversation : « Si tu veux un Game [comprendre un passage par bateau] sérieux, alors donnes 3 000 livres [environ 3 500 euros] et ton frère partira tranquillement comme une rose. » Toujours dans la filière afghane, « Shamo » et « King » sont désignés, selon un renseignement, comme deux chauffeurs chargés de transporter des migrants avec une camionnette depuis l’Italie jusqu’à Calais. La ligne téléphonique du premier bornait à Menton (Alpes-Maritimes) le 12 novembre, sensiblement dans les mêmes zones que celles de plusieurs victimes du naufrage. La téléphonie de « King » révèle qu’il était présent à Dunkerque la nuit du drame et en contact avec une des victimes. Il détient, par ailleurs, dans son téléphone des reçus de transfert d’argent, des pièces d’identité étrangères et des photographies d’armes. Entre mars 2020 et février 2022, il a effectué 44 transferts de fonds pour un montant de 19 843 euros par MoneyGram – les montants les plus importants intervenant au profit d’individus demeurant à Athènes, à Creil (Oise) et à Sarcelles. Un complice a logé des victimes à Romainville (Seine-Saint-Denis) et un autre à Amiens avant leur montée à Dunkerque (Nord).
    L’enquête fournit moins de renseignements sur la filière irako-kurde. Le dénommé « Bashdar », dénoncé par les familles comme l’une des têtes de réseau, a été arrêté en Irak en 2022 et est détenu au Kurdistan irakien. Mardi, à l’ouverture du procès, 114 parties civiles seront présentes ou représentées, dont 10 auront fait le voyage depuis le territoire kurde d’Irak.

    #Covid-19#migrant#migration#france#droit#sante#trafic#afhganistan#irak#kurde#routemigratoire#mortalite