Je termine Libration, le second livre de la série Les voyageurs écrite par #Becky_Chambers.
Le premier livre L’espace d’un an nous faisait voyager dans un vaisseau, contrôlé par une IA, de type Lovelace, et dont les membres d’équipage sont d’origines diverses. C’est l’histoire de leur cohabitation, dans le cadre de la mission de ce vaisseau, qui est un perceur de tunnels dans l’espace (type trous de vers).
C’est du #solar_punk. Ça use de l’écriture inclusive, ça parle de relations inter-espèce, avec de l’empathie et des bons sentiments à la pelle. C’est réjouissant et sympathique. Ça sort des sentiers battus, pas de suprémacisme, pas de meurtres, ou en tout cas, ce n’est pas l’histoire qui est racontée.
Ceci dit, pour Libration. Il s’agit de l’histoire d’une IA, de type Lovelace, qui se retrouve dans un kit. Un corps qui imite une humaine. C’est strictement interdit pas les lois. Et d’ailleurs, partout, les gens considèrent les IA comme des objets.
Évidemment, on comprend qu’il n’en est rien. Ce ne sont pas des objets. Iels s’attachent, iels sont curieu·x·ses, et ça fait une histoire qui se dévore.
A l’issue, tu te poses la question de savoir pourquoi notre époque refuse les IA.
Là bas, dans le futur, les IA sont autonomes. Elles ne sont pas connectées à un réseau de datacenter. Elles tirent leur raisonnements de leur coeur logiciel, et non d’un système centralisé et lointain, qui concentre tout.
Ici, tu ne peux t’empêcher de voir ce qu’on te présente comme une IA que comme un super-big-brother. Tout ce que tu dis est centralisé, stocké, analysé, et peut donner lieu à un effet immédiat dans la réalité (le RAID qui débarque chez toi, comme tu le sais).
Bref, c’est chouette d’imaginer une IA autonome, dans un monde où les êtres tentent de construire des refuges où il fait bon vivre ensemble.
N’hésitez pas à vous procurer du Becky Chambers, c’est à chaque fois réjouissant. Je l’ai découverte au travers des deux livres Histoires De Moine Et De Robot empruntés à la médiathèque... et aussi sur Mastodon, où ça en parle très régulièrement.
Quant aux Voyageurs, il y en a 4, et c’est chouette, parce que les deux suivants m’attendent sur la table de chevet.
#solarpunk