• Habasha
    En discutant hier soir avec un réfugiés érythréen, et en parlant de sa sortie du pays pour aller au Soudan... il m’a dit :

    "Au #Soudan, tout le monde nous appelle « #habasha ». Habasha sont les personnes d’Érythrée et d’Ethiopie. Si la police t’identifie comme un Habasha, il te demande de l’argent en te menaçant de te renvoyer en Erythrée si tu ne paies pas. Habasha sont les personnes qui ne parlent pas arabe. Tu as donc intérêt, dès que tu arrives au Soudan à apprendre l’arabe, si tu ne le sait pas".

    #terminologie #vocabulaire #mots #migrations #asile #réfugiés
    ping @sinehebdo @reka

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    #Habesha peoples

    Habesha peoples: Ge’ez: ሐበሻ /Habesha/ or /Abesha/ ((rarely Habeshat: Ge’ez: ሐበሻይት), or rarely used exonyms like “Abyssinian people,” "Aithiops: Greek: Αἰθίοψ," “Cushites: Hebrew: כאשיטאס‎, [not the be confused with the larger group — Cushitic Peoples — that includes but is not limited to Habeshas],” or "al-Ḥabaš (al-Habash): Mehri-Arabic: الهباش‎/al-Ḥabaši (al-Habashi): Mehri-Arabic: الحبشي‎ ~ ‘incense gatherers’ ~”. Habesha (Ge’ez: ሐበሻ) ) is a common term used to refer to both Ethiopians and Eritreans as a whole [24][25]. Certain definitions considered the Ethiosemitic-speaking and Agwa-speaking Cushitic peoples inhabiting the highlands of Ethiopia and Eritrea as the core ethnic groups that historically constituted the pan-ethnic group Habesha peoples, while this notion is only partially accepted.[26] They historically include a linguistically, culturally and ancestrally related ethnic groups, conservatively-speaking mostly from the Ethiopian Highlands[27] Members’ cultural, linguistic, and in certain cases, ancestral origins trace back to the Kingdom of Dʿmt, the Kingdom of Aksum, among other kingdoms that preceded or made up the Ethiopian Empire in the Horn of Africa.[28] Some Scholars have classified the Tigrayans and the Amhara as Abyssinians proper under an ultra-neo-conservative theory postulated by a few scholars and political parties but not widely accepted by the general public or by most indigenous scholars of the region.[29][24][30][31][32]

    https://en.wikipedia.org/wiki/Habesha_peoples
    #Abyssinie #Abyssins

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    Not black, but Habasha : Ethiopian and Eritrean immigrants in American society

    In this article, I examine the identity choices of Ethiopian and Eritrean immigrants of Amhara, Tigrayan and Tigrinya ethnicity within the context of the larger debate on how non-white immigrants are being incorporated into American society. I argue that these immigrants resist racialization even while their actions and attitudes potentially reinforce America’s racial divide. They implicitly challenge American racial categories by thinking of themselves as Habasha, which they view as a separate non-black ethno-racial category that emphasizes their Semitic origins. Meanwhile, they often distance themselves from American blacks through pursuing transnational connections, producing Habasha spaces, displaying the attributes of a ‘model minority’ and preserving Habasha beauty through endogamy. By remaining relatively isolated within their ethnic communities in Washington, DC, which is the focus of this study, they may succeed in differentiating themselves from American blacks, but they are not likely to join the American mainstream on a par with whites.

    https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/01419870.2011.598232

  • La #France persiste à expulser des réfugiés vers le Soudan
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140819/la-france-persiste-expulser-des-refugies-vers-le-soudan

    En dépit de toutes les conventions et accords internationaux, les expulsions de réfugiés vers Khartoum se poursuivent en 2019 alors que la situation au Soudan est toujours très tendue. De plus, ces renvois forcés sont organisés avec la collaboration de la junte soudanaise.

    #Soudan,_réfugiés,_migrants,_France,_expulsion

  • #CIVIPOL au #Soudan

    L’Union européenne a suspendu ses programmes liés au #contrôle_migratoire au Soudan, en raison de la situation politique. CIVIPOL était en charge des programmes coordonnés par la #France. Présentation.

    CIVIPOL est défini comme "l’opérateur de #coopération_technique_internationale du ministère de l’Intérieur". C’est une #société_anonyme dont 40% du capital son détenus par l’État et 60% par des acteurs privés comme #Airbus, #Safran, #Thalès et d’autres, ainsi que #Défense_Conseil_International, qui est la société privée équivalente de CIVIPOL pour le ministère de la défense.

    CIVIPOL a une action d’#expertise, de #conseil, de #formation. Elle est "financée quasi exclusivement par les bailleurs internationaux". Elle a aussi comme savoir-faire le "soutien à la filière des #industries_de_sécurité" : "Civipol soutient les acteurs de la filière des industries de sécurité. À travers le réseau international des salons #Milipol, Civipol permet aux États partenaires d’identifier, avec les industriels, les #solutions_technologiques les plus adaptées à leurs impératifs de protection. En proposant des offres intégrées issues de la filière européenne des industries de sécurité, Civipol contribue à la mise en place de #systèmes_opérationnels_interopérables au sein des États partenaires et, le cas échéant, avec les systèmes homologues européens."

    #CIVIPOL_Conseil, la société anonyme, est en effet associée dans #CIVIPOL_Groupe au Groupement d’Intérêt Économique Milipol, qui organise des #salons "de la sûreté et de la sécurité intérieure des États" à Paris, au Qatar et dans la zone Asie - Pacifique (on peut découvrir ici le message adressé par le ministre français de l’intérieur à l’ouverture du dernier salon).

    CIVIPOL a aussi racheté en 2016 la société #Transtec, qui a des activités de soutien, accompagnement, conseil, expertise, dans le domaine de la #gouvernance. Elle a par exemple mené deux programmes au Soudan, l’un « #Soutien_à_l'Analyse_Economique_et_à_la Planification_Sectorielle_à_l’Appui_de_la_République_du_Soudan » « afin de permettre à la délégation de l’UE au Soudan de mieux comprendre la situation économique du pays et de contribuer à une approche plus cohérente de la programmation de l’UE dans chaque secteur d’intervention » ; l’autre « #Programme_de_renforcement_des_capacités_des_organisations_de_la_société_civile_soudanaise », dont « l’objectif consistait à renforcer les capacités des bénéficiaires des #OSC locales dans le cadre du programme de l’#Instrument_Européen_pour_la_Démocratie_et_les_Droits_de_l'Homme (#IEDDH) afin d’améliorer leur gestion administrative et financière des projets financés par l’UE » (il ne s’agit donc pas de développer la démocratie, mais de permettre aux OSC – Organisations de la Société Civile – soudanaises de s’inscrire dans les programmes de financement de l’Union européenne.

    CIVIPOL intervient dans quatre programmes au Soudan, financés par l’Union européenne. L’un concernant le #terrorisme, « Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans la grande Corne de l’Afrique (https://static.mediapart.fr/files/2019/07/26/lutte-contre-le-blanchiment-dargent-et-le-financement-du-terrorisme) », l’autre concernant l’application de la loi, « #Regional_law_enforcement_in_the_Greater_Horn_of_Africa_and_Yemen (https://static.mediapart.fr/files/2019/07/26/regional-law-enforcement-in-the-greater-horn-of-africa-and-yemen-rl) ». Notons que ces deux programmes concernent aussi le #Yémen, pays en proie à une guerre civile, et une intervention militaire extérieure par une coalition menée par l’Arabie saoudite, pays allié de la France et en partie armée par elle, coalition à laquelle participe plusieurs milliers de membres des #Forces_d’Action_Rapide soudanaises, ancienne milice de Janjawid, aussi reconvertie en garde-frontière dans le cadre de la politique de contrôle migratoire mise en place par le Soudan à la demande de l’Union européenne, Forces d’Action Rapide dont le chef est l’homme fort actuel de la junte militaire qui a succédé au dictateur Omar El-Béchir. CIVIPOL agit dans cette complexité.

    Les deux autres programmes concerne la politique de #contrôle_migratoire. L’un, sous l’intitulé de « #Meilleure_Gestion_des_Migrations (https://static.mediapart.fr/files/2019/07/26/better-migration-management-bmm.pdf) », implique différents intervenants pour le compte de plusieurs États membres de l’Union européenne et des agences de l’ONU, sous coordination allemande, l’#Allemagne cofinançant ce programme. « Dans cette contribution, CIVIPOL fournit des formations pour les unités spécialisés en charge de la lutte contre le trafic d’êtres humains, forme les agents de police dans les #zones_frontalières et aide les autorités chargées de la formation de la #police ». Compte-tenu du rôle des Forces d’Action Rapide, il semble difficile que CIVIPOL ne les ait pas croisées. Ce programme a été suspendu en mars 2019, l’Union européenne ayant donné une explication quelque peu sybilline : « because they require the involvement of government counterparts to be carried out » (« parce que leur mise en œuvre exige l’implication d’interlocuteurs gouvernementaux d’un niveau équivalent »).

    L’autre, mis en œuvre par CIVIPOL, est le #ROCK (#Centre_opérationnel_régional_d'appui_au_processus_de_Khartoum et à l’Initiative de la Corne de l’Afrique de l’Union africaine (https://static.mediapart.fr/files/2019/07/26/regional-operational-center-in-khartoum-in-support-of-the-khartoum-) – en anglais #Regional_Operational_Centre_in_Khartoum etc.) La stratégie du projet ROCK est de faciliter l’#échange_d'informations entre les services de police compétents. Ainsi, le projet consiste à mettre en place une plate-forme à Khartoum, le centre régional "ROCK", afin de rassembler les #officiers_de_liaison des pays bénéficiaires en un seul endroit pour échanger efficacement des #informations_policières. » Il a été suspendu en juin « until the political/security situation is cleared » (« jusqu’à ce que la situation politique/sécurtiaire soit clarifiée ») selon l’Union européenne.

    D’après la présentation qu’on peut télécharger sur le site de CIVIPOL, le premier « programme intervient en réponse aux besoins identifiés par les pays africains du #processus_Khartoum », tandis que le second a été « lancé dans le cadre du processus de Khartoum à la demande des pays de la #Corne_de_l'Afrique ». Il ne faut donc surtout pas penser qu’il puisse s’agir d’une forme d’externalisation des politiques migratoires européennes.

    Ces deux programmes concernent neuf pays africains. L’un d’eux est l’#Érythrée. Il n’est pas interdit de penser que les liens tissés ont pu faciliter la coopération entre autorités françaises et érythréennes qui a permis l’expulsion d’un demandeur d’asile érythréen de France en Érythrée le 6 juin dernier.

    https://blogs.mediapart.fr/philippe-wannesson/blog/260719/civipol-au-soudan
    #complexe_militaro-industriel #externalisation #contrôles_frontaliers #migrations #asile #réfugiés #suspension #Erythrée

  • Expulser au #Soudan, une vocation française

    Alors que l’Union européenne a suspendu ses programmes de contrôle migratoire au Soudan, la France continue de vouloir y expulser. Aujourd’hui à la manœuvre, la préfecture d’Indre-et-Loire. Appel à soutien.

    C’est fin juillet que la Deutsche Welle obtient confirmation que l’Union européenne a suspendu ses programmes de #contrôle_migratoire au Soudan, le soutien aux #gardes-frontières et à la police, coordonné par l’#Allemagne, dès mars, et le centre de renseignement (#ROCK : #Regional_Operation_Center in Khartoum) mené par la France, en juin, après la répression sanglante du 3 juin et des jours suivants.

    https://www.dw.com/en/eu-suspends-migration-control-projects-in-sudan-amid-repression-fears/a-49701408?maca=en-Twitter-sharing

    Si l’Union européenne a suspendu sa coopération avec le Soudan en matière migratoire, ce n’est pas le cas de la France, qui continue sa politique d’expulsion vers ce pays et donc la coopération avec les autorités soudanaises que cela suppose. Un ressortissant soudanais enfermé au centre de rétention de Rennes devait être expulsé le 22 juillet sur décision de la préfecture d’Indre-et-Loire. Il a refusé d’embarquer. Ramené au centre de rétention, il peut être expulsé à tout moment.

    https://larotative.info/la-prefete-d-indre-et-loire-tente-3377.html

    Voir aussi sur le fil twitter de la Cimade :

    https://twitter.com/lacimade

    Un appel à soutien a été lancé :

    « POUR SOUTENIR R. ENVOYEZ UN MAIL A LA PRÉFETE

    Recopiez ce courriel et adressez-le à :

    prefecture@indre-et-loire.gouv.fr

    Madame la Préfète d’Indre et Loire,

    Je vous écris pour vous demander d’interrompre les procédures d’éloignement d’un homme vers le Soudan actuellement au centre de rétention de Rennes. Il a déjà refusé d’embarquer dans l’avion.

    Vous vous apprêtez à renvoyer R. vers le Soudan où sa vie est gravement menacée.

    Le Soudan ne peut aujourd’hui être regardé comme un pays sûr vu l’instabilité politique actuelle et la violente répression qui a fait de nombreux morts ces derniers mois.

    En vertu du principe de non-refoulement, garanti par l’article 33 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, par l’article 3 de la Convention contre la torture et par l’article 19.2 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, la France ne peut procéder au renvoi d’une personne vers un pays où sa vie sera en danger.

    Compte tenu de ces risques importants, je vous demande donc d’annuler l’ordre de quitter le territoire français de R. et de le libérer.

    Je vous prie d’agréer, Madame la Préfète, l’expression de mes salutations distinguées.

    Vous pouvez envoyer cette communication par mail à cette adresse :

    prefecture@indre-et-loire.gouv.fr »

    https://blogs.mediapart.fr/philippe-wannesson/blog/240719/expulser-au-soudan-une-vocation-francaise
    #renvois #expulsions #France #réfugiés_soudanais #asile #migrations #réfugiés #suspension #UE #EU #Europe #externalisation

  • Le compromis obtenu au Soudan laisse perplexe
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110719/le-compromis-obtenu-au-soudan-laisse-perplexe

    Anthropologue spécialiste du Soudan, Clément Deshayes revient dans un entretien filmé pour Mediapart sur le compromis trouvé entre les militaires putschistes et la coalition civile. Une bonne nouvelle, juge-t-il en substance, mais l’accord reste de papier. Rien ne dit que l’armée tiendra ses promesses.

    #Un_monde_à_vif #Soudan,_révolution,_Hemetti,_armée_soudanaise,_Omar_El_Béchir

  • Derrière le nouvel homme fort du #Soudan, Mohamed Hamdan Daglo, l’#Arabie_Saoudite ?
    https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/yemen/derriere-le-nouvel-homme-fort-du-soudan-mohamed-hamdan-daglo-l-arabie-s

    Le chef des RSF (Forces de soutien rapide), « une unité paramilitaire formée à partir des vestiges des redoutables milices à cheval Janjawid au Darfour » s’est ainsi rendu en Arabie Saoudite. Il a construit une véritable relation avec l’Arabie en s’occupant, sous le règne d’Omar el-Béchir, le président déchu, du déploiement des forces soudanaises au Yémen dans la coalition dirigée par Riyad. "En retour, le général Hamdan a gagné d’importants nouveaux amis, dont le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, en plus d’une rémunération généreuse pour ses troupes. Les salaires saoudiens ont contribué à redorer le blason du général Hamdan dans son Darfour natal, où certains habitants des communautés qu’il avait terrorisées ont constaté des avantages lors de son accession au pouvoir", écrit le Financial Times.

    Le général au passé sulfureux (il est accusé de massacres au Darfour) a réussi son ascension. Selon le New York Times, "la guerre a enrichi le général Hamdan, qui possède des intérêts dans les mines d’or, la construction et même une société de location de limousines. Parmi ses clients, Mohammed ben Salmane, prince héritier de l’Arabie Saoudite."

    C’est ce même homme qui a mené la sanglante repression le 3 juin contre les manifestants à Khartoum. Le responsable des RSF "conserve un soutien régional, voire international. [...]

    Dans ce conflit yéménite qui concrétise toutes les divisions du Proche-Orient, le Soudan, frontalier de l’Egypte, est devenu un élément important que l’Arabie n’entend pas perdre. Tout comme le président Sissi au Caire, allié de l’Arabie. Dans un article du 15 juin, Le Monde prête à Mohamed Hamdan Daglo « Hemetti » l’intention d’envoyer certains de ses ex-miliciens en Libye… aux côtés des forces du maréchal Haftar, grand allié du maréchal Sissi… et donc de l’Arabie Saoudite.

  • Egypt’s hand appears in play behind scenes in Sudan
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2019/06/egypt-sudan-military-council-protests-role.html

    “I think the Egyptian regime is advising the military council to stall, as stalling guarantees more tension among the revolution forces," the political scientist said, adding, “It seems work is underway to foil the popular revolution in Sudan and empower a military rule with no Brotherhood presence.”

    #Soudan

  • À « Qiyadah », l’utopie d’un nouveau #Soudan
    https://www.cetri.be/A-Qiyadah-l-utopie-d-un-nouveau

    Soulevé depuis des mois à travers tout le Soudan, le peuple réclame la fin du pouvoir militaire et la transition vers un pouvoir civil. À Khartoum même, au cœur de la capitale, des milliers de personnes s’organisent, discutent, se mobilisent pour atteindre cet objectif. Mais les forces de la contre-révolution s’organisent. Leurs pieds battent l’asphalte encore chaud et la poussière. Leur menton embrasse le ciel. C’est une bien belle parade militaire. Sauf que les pieds sont chaussés de tongs et les (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, Soudan, #Mobilisations_populaires, #Orient_XXI

  • Soudan : l’armée assassine l’espoir d’une transition démocratique
    https://www.mediapart.fr/journal/international/050619/soudan-l-armee-assassine-l-espoir-d-une-transition-democratique

    En réprimant dans le sang le sit-in pacifique de l’opposition et en rompant toute négociation sur le transfert du pouvoir aux civils, les militaires soudanais ont révélé leur projet : garder le pouvoir et en finir avec cette nouvelle révolte populaire qui inquiétait leurs protecteurs du Golfe.

    #Analyse #Soudan,_répression,_MBS

  • What it means to be a ‘refugee’ in South Sudan and Uganda

    After decades of armed conflict in South Sudan and Uganda, labels of ‘refugee’ and ‘internally displaced person’ fail to reflect the complex realities of the people they refer to. Leben Moro examines the history of movement across the region’s borders, and argues refugees are not the passive recipients of aid as often presented by humanitarian initiatives.

    Since independence from British colonial rule, large numbers of South Sudanese and Ugandans have repeatedly crossed the shared border to escape civil wars. These forced movements of large populations have created shifting labels of ‘refugees’ and ‘internally displaced persons’ (IDPs), with tremendous social, economic and political repercussions for the persons to which these labels are applied.

    In August 1955, months before Sudan’s independence, the largely Christian Southern Sudanese took up arms against Muslim rulers in the North to achieve a vision of greater regional autonomy, which sparked a mass flight of people from their homes. By the end of the First Sudanese Civil War in 1972, the Sudanese government estimated that 500,000 people had hidden in the bush, and another 180,000 had crossed into neighbouring countries, with 74,000 settling in four official camps (Onigo, Agago, Acholpii and Nakapiripirit) in northern Uganda. Many of the displaced persons, including my own family members, self-settled in other parts of Uganda, mainly near cotton ginning mills and other businesses operated by Ugandans of Indian origin, who employed them as casual labourers.

    My own family members settled near Gulu, the largest town in northern Uganda, among the Acholi ethnic group. Some South Sudanese journeyed southwards to Bwelye in the centre of Uganda, where there was plentiful fertile land and jobs in Indian enterprises. Others travelled further south into the heartland of the Baganda, the largest tribe in the country, to work in sugar plantations and different enterprises, including fields where locals grew coffee, bananas and other crops.

    Over time, many newcomers acquired land with their earnings and became poll taxpayers. Their receipt documentation allowed them to move across land in relative safety. In general, however, life was hard as they lacked citizenship and were vulnerable to exploitation and harassment.

    The United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) coordinated a programme of official repatriation, supported by public authorities in Sudan and Uganda, including a mandate that supported Sudan’s IDPs. Many people, however, chose not to leave.

    In 1979, Uganda became embroiled in a bitter civil war following the overthrow of President Idi Amin Dada, forcing Southern Sudanese, including my own family members, and many Ugandans from the north of the country, to flee into the relatively peaceful Southern Sudan. The UNHCR and other humanitarian organisations as well as public authorities in Sudan helped settle many refugees in camps, but some Ugandans settled among local people, initially without external support.

    The relative peace in Southern Sudan was disrupted in 1983 when the Sudan People’s Liberation Movement/Army (SPLM/A) was founded to lead another armed struggle against Sudan’s newly declared Islamic state under President Gaafar Nimeiry – which came to be known as the Second Sudanese Civil War. The violence forced Ugandan peoples living in Southern Sudan back into Uganda and many Southern Sudanese also made the crossing. Some of the refugees returned to locations they had lived in during the first civil war or joined relatives or friends who had remained in Uganda. People used their established networks.

    The new wave of refugees received generous assistance from the UNHCR and the Ugandan government, whose policy was the settlement of refugees in camps and dedicated areas. Effectively, the policy redefined a refugee as ‘someone receiving assistance and living in a camp’. Many displaced Southern Sudanese avoided encampment, with its associated restrictions of movement, by self-settling among locals or dividing their family members or time between camps and outside locations.

    As in the first civil war, many displaced persons in Southern Sudan did not cross international borders, but remained behind in dire circumstances. Their plight forced the United Nations to launch another initiative, Operation Lifeline Sudan, in the 1980s to assist those trapped in the war zone. This suffering formally ceased in 2005 with the conclusion of the much-lauded Comprehensive Peace Agreement between the Sudanese government and the SPLM/A, enabling the return of the IDPs to their original homes and refugees back to the country.

    In 2011, Southern Sudan seceded from Sudan. About two years later, the world’s newest country relapsed into a vicious civil war. Sparked by divisions among the country’s key leaders, ethnic identities were subsequently exploited to mobilise fighters with devastating consequences for national unity and the wellbeing of civilians.

    During the conflict, many Nuer people, an ethnic group primarily inhabiting South Sudan’s Nile Valley, fled into areas created on UN Mission in South Sudan (UNMISS) bases, called Protection of Civilians Sites (PoCs), to escape killing by members of the Dinka, the largest ethnic group, who had effectively taken over the country with the support of Ugandan soldiers. Nuer fighters retaliated against Dinka civilians, forcing many to flee to the Uganda border and other locations.

    Many South Sudanese headed north into the new Republic of Sudan, where public authorities labelled them ’arrivals’, a new term with no precedent in refugee policy or literature, and confined them to ‘waiting stations’. Uganda also received a large number of displaced persons, among them refugees placed in settlements with international assistance. Many displaced persons settled among locals without external assistance, thus avoiding the label of ‘refugee’.

    What it means to be ‘refugees’ in Uganda

    The 1951 Refugee Convention states a person becomes a refugee after crossing an internationally recognised border in search of protection, recognition and status by public authorities in the asylum country or the UNHCR. When the circumstances that forced the person to seek refuge cease to exist, the refugee re-avails themselves of the country’s protection they had fled. Thus defined concrete international borders are characterised as integral to becoming a refugee or ending refuge.

    For South Sudanese displaced persons, the border between their country and Uganda is not a clearly defined line separating two jurisdictions. Many parts of the border are contested by ordinary people and public authorities on both sides. Consequently, people inhabiting locations along these contested areas are not always on peaceful terms despite often belonging to the same ethnic groups, such as the Acholi of South Sudan and Uganda.

    Different ethnic groups that have seen clashes over contested territories have also been forced into settling in areas of close proximity following unrest in their respective homelands. My own research reveals the Kuku of Kajokeji in South Sudan were so suspicious of the Madi in the Ugandan Moyo district that, when they settled in the latter’s region, they avoided treatment in the Moyo hospital for fear of maltreatment by Madi medical personnel. The history of conflict over certain borders has a direct bearing on the welfare of refugees in the present.

    Armed groups and criminals also operate along the border, posing serious security problems, with some people losing their lives at the hands of unknown gunmen. Despite this danger, refugees and other South Sudanese cross in and out of South Sudan for matters of family and livelihoods, such as to harvest crops in their old fields due to food shortages in their new home. Others return their deceased kin to bury them decently on their old compounds and, further, trips are made to the national capital, Juba, to visit relatives or deal with administrative issues.

    These movements defy the legal meaning of ‘refugee’, who is supposed to return home when the threat of persecution that caused the flight is over. They demonstrate that refugees are not the passive and docile recipients of aid, as often presented, but active individuals who exercise agency. Studies remind us that were refugees only to eat the ‘food which is distributed to them, they would die’.

    What it means to stay behind as an IDP

    Because IDPs are citizens living in their native county they are entitled to the same rights and legal protections as fellow citizens as stipulated by the constitution. In reality, IDPs do not always enjoy citizenship rights because those in power consider them enemies or supporters of enemies.

    During the second civil war, the Sudanese government branded IDPs as rebel supporters and subjected them to all kinds of punitive measures, including starvation and denial of basic services. Many IDPs consequently starved to death or died due to deadly diseases, such as kala azar, as the already rudimentary healthcare system in pre-war Southern Sudan was destroyed by repeated military bombardments as well as frequent obstructions of international humanitarian access.

    When South Sudan gained independence and descended into civil war, IDPs did not fare any better. Following shocking atrocities and the continued risk of further violence, many Nuer civilians remain in PoCs on UNMISS bases under the protection of peacekeepers in refugee-like situations. Deprived of state protection, their situation has become worse than most refugees in South Sudan, deprioritised over the dominant Dinka.

    The labels of ‘refugee’ and ‘internally displaced person’ do not reflect the experiences of most South Sudanese refugees in Uganda, and IDPs within South Sudan. These terms present refugees and IDPs as powerless recipients of aid when, in reality, refugees and IDPs are active agents in efforts to improve their situation. In some cases, they creatively manipulate borders and the systems in place to satisfy their basic needs.

    It has been expressed that South Sudanese refugees have shown an extraordinary creativity and resourcefulness that can form a blueprint for future refugee assistance programmes. When ‘official legal categories rarely match realities on the ground’, aid workers should now appreciate and encourage the active involvement of refugees and IDPs to address the challenges that confront them.

    https://blogs.lse.ac.uk/africaatlse/2019/05/28/what-it-means-to-be-a-refugee-in-south-sudan-and-uganda
    #réfugiés #IDPs #déplacés_internes #Soudan_du_Sud #Ouganda #histoire #histoire

  • Soulèvement au #Soudan : de l’indifférence à la solidarité avec le Darfour
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220519/es-darfouris-ont-aussi-compris-avec-cette-revolution-qu-ils-n-ont-pas-ete-

    « Nous sommes tous le Darfour. » Le slogan fleurit dans les rues de Khartoum, capitale d’un pays dont les habitants furent longtemps indifférents au sort de leurs compatriotes du Darfour, massacrés en 2003 par une milice guidée par le pouvoir central. À l’occasion de la mobilisation, les manifestants prennent conscience de ce qui les rapproche de cette population persécutée. Mais le pardon n’est pas pour maintenant.

    #Afrique

  • Le génocide voilé

    « Les #Arabes ont razzié l’#Afrique_subsaharienne pendant treize siècles sans interruption. La plupart des millions d’hommes qu’ils ont déportés ont disparu du fait des traitements inhumains.
    Cette douloureuse page de l’#histoire des peuples noirs n’est apparemment pas définitivement tournée. La #traite_négrière a commencé lorsque l’émir et général arabe #Abdallah_ben_Saïd a imposé aux #Soudanais un #bakht (accord), conclu en 652, les obligeant à livrer annuellement des centaines d’#esclaves. La majorité de ces hommes était prélevée sur les populations du #Darfour. Et ce fut le point de départ d’une énorme #ponction_humaine qui devait s’arrêter officiellement au début du XXe siècle. »


    http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Continents-Noirs/Le-genocide-voile

    #esclavage #déportations #livre #racisme
    ping @reka

    On me signale ce livre, que je signale du coup à mon tour.
    Elle me l’a signalé avec ce commentaire :

    c’est sur la #traite_arabe, qui a saigné l’Afrique bien plus longtemps , en plus grand nombre, et plus inhumaine aussi (car tous ces esclaves ont bien peu de descendants dans les pays arabes) et en accouchant, tout autant que l’autre, d’un #racisme_anti-noirs très fort.

    (indispensable pour saisir l’immensité de l’horreur libyenne).

    Pas tout récent, il est sorti en 2008...

  • In-depth Analysis: A Spring in the Horn: Mass Protest and Transitions in Sudan and Ethiopia - Addis Standard
    https://addisstandard.com/in-depth-analysis-a-spring-in-the-horn-mass-protest-and-transitions-i

    Two mass protest movements have, in quick succession, forced regime changes in Sudan and Ethiopia, two of the Horn of Africa’s quintessential “hard” states. A deep-seated disillusion with the security and developmental states drives the new “revolutionary” mood. What is less clear is where all the ferment and the popular demand for a new dispensation will lead.

    In Sudan, the ouster of Al-Bashir has been followed by a partial retreat of the security state. In Ethiopia, the election of a reformist PM and a year of sweeping reforms, have extensively eroded the power of the security Deep State.

    Yet, neither PM Abiy’s extensive cull nor Sudanese military council’s modest targeted purge constitute a fundamental dismantling of the structures of the security state. More important, the transitions under way in the two countries, were, in the initial phases, at least, top-down attempts by the security state to engineer a soft landing with minimal disruptions.

    PM Abiy’s singular act of genius lay in the way he deftly subverted that strategy of piecemeal reform assigned to him by the ruling party and began almost single-handedly to unravel old Ethiopia at break-neck speed.

    The retreat of the authoritarian order in both cases opens huge possibilities: a generational opportunity for meaningful and positive change but also great risks.

    In Ethiopia, a year of “deep” reforms under the reformist Premier Abiy Ahmed has put the transition on a rocky but relatively steady positive trajectory. Overall prospects for good governance, civil liberties and human rights continue to improve.

    In Sudan, the situation is less hopeful and remains, so far, uncertain. The hopes and expectations raised by the resignation of Omar al-Bashir after 30 years in power, now grates against the reality of a potentially messy and protracted transition following a controversial intervention by the army. The Transition Military Council (TMC), made up of Bashir’s allies, is struggling against mounting popular discontent to manage an interregnum.

    #Soudan #Éthiopie #politique

  • Dossier spécial Soudan. « À bas le gouvernement des voleurs ! » : Retour sur les dynamiques révolutionnaires soudanaises. - Noria
    https://www.noria-research.com/fr/dossier-special-soudan-a-bas-le-gouvernement-des-voleurs

    Depuis le mois de décembre 2018, le Soudan est le théâtre de manifestations réclamant la chute d’Omar el-Beshir, à la tête du pays depuis 1989, ainsi que de l’ensemble du régime.

    Dans ce dossier spécial consacré aux révoltes soudanaises, Noria propose une analyse des dynamiques socio-historiques qui sous-tendent les mobilisations inédites de ces quatre derniers mois . Ce dossier regroupe une série d’analyses originales de la situation soudanaise.

    Clément Deshayes, Margaux Etienne et Khadidja Medani, trois chercheurs de Noria travaillant sur le Soudan, ont mené une série d’entretiens avec d’autres chercheurs, spécialistes du Soudan, dont le travail est basé sur des données de première main, issues de leurs enquêtes de terrain. Chaque entretien vient éclairer et approfondir une dimension spécifique de la situation politique. Le dossier dans son ensemble permet d’esquisser les principales dynamiques de cette révolte, en interrogeant les dynamiques sociales, économiques et politiques qui la façonne.
    Sommaire
    Partie 1 – 7 mai
    ‣ Introduction générale
    ‣ Les dynamiques de classes dans la diffusion du soulèvement soudanais. Entretien avec Magdi El Gizouli
    ‣ Économie politique du régime et de la révolte. Clientélisme, asymétrie et injustice dans la dynamique protestataire. Entretien avec Raphaelle Chevrillon Guibert
    ‣ Militer du dehors. Les ressorts du mouvement révolutionnaire chez les soudanais de la diaspora. Entretien avec Alice Franck
    ‣ Le soulèvement populaire soudanais : des premières manifestations à la proclamation de l’État d’urgence. Carte chronologique nationale réalisée par Claire Gillette
    ‣ Carte des manifestations de la diaspora soudanaise en soutien au soulèvement populaire entre décembre 2018 et avril 2019
    ‣ Carte des manifestations dans l’agglomération de Khartoum. Des premières manifestations à la proclamation de l’État d’urgence.
    ‣ Reportage photo d’Elsadig Mohamed
    Partie 2 – 14 mai
    ‣ La troisième révolution soudanaise : rétablir toutes les femmes sur la carte de l’espace public. Entretien avec Azza Ahmed A. Azziz
    ‣ La révolution soudanaise ou l’apogée d’une décennie de contestation de l’ordre politique ? Entretien avec Clément Deshayes
    ‣ Organisation et mobilisation de la révolte de décembre au Soudan : regard sur les mobilisations des zones périphériques de Khartoum. Entretien avec Mohamed A. G. Bakhit, Sherein Ibrahim et Rania Madani

    #Soudan #soulèvement #manifestations

  • #Tchad : le porte-avion de la #Françafrique
    https://lemediapresse.fr/international/tchad-le-porte-avion-de-la-francafrique

    Pour la France, le Tchad reste un allié de premier plan dans la guerre contre les groupes terroristes au #Sahel, et ce au prix d’une caution « réaliste » apportée aux violations des droits de l’homme, d’une corruption à grande échelle et de trucages électoraux. Un reportage de Chérif Gassim et Jean Sébastien Mora.

    #International #Afrique #Armée #Géopolitique #Islamisme #Soudan #Terrorisme #Uranium

  • South Sudan hires U.S. lobbyists to help block war #crimes court - contract - Reuters
    https://uk.reuters.com/article/uk-southsudan-justice-idUKKCN1S51YW

    #Soudan_du_Sud : un contrat de #lobbying qui risque de promouvoir l’#impunité - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20190429-soudan-sud-contrat-lobbying-bloquer-creation-cour-justice-impunite

    C’est un contrat de deux ans signé le 18 avril entre Juba et Gainful Solutions. Pour 3,7 millions de dollars, cette société américaine de lobbying est chargée d’aider à améliorer les relations entre le pays et l’administration Trump. Mais aussi de persuader Washington d’annuler les #sanctions en vigueur contre Juba et de bloquer des sanctions potentielles.

    Or, l’accord va plus loin. L’entreprise californienne doit également « retarder et au final bloquer la mise en place d’une cour hybride » au Soudan du Sud. Une institution cruciale prévue par l’accord de #paix de septembre.

    Nyagoah Tut Pur, la chercheuse qui a révélé l’existence du document, explique que « cette cour est un pilier pour la paix et une exigence de la population essentielle à la stabilité ».

    #Etats-Unis #leadership

  • MANN DES TAGES - Omar al-Baschir - Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de


    On ne trouve pas l’info dans la version sur le web du journal Berliner Zeitung . L’édition imprimée nous informe sur le cash que des enquêterus ont trové dans le domicile de l’ancien chef d’état.

    Est-ce que la repartition des sommes exprime l’appréciation des devises par une dicateur quelconque, est-ce qu’elle est le fruit des des pots de vin versés par des institutions et entreprises internationales ou est-ce que Omar el-Bechir a simplement profité de la surveillance plus ou moins développée dans les banques et ministères de son pays ?

    Omar al-Baschir (75), der abgesetzte Machthaber des Sudans, hat daheim große Mengen Bargeld gehortet. Ermittler fanden in seinem Privathaus

    6,7 Millionen Euro,
    350 000 US-Dollar und
    5 Millionen sudanesische Pfund (90 000 Euro).

    Es sei ein Verfahren wegen Korruption und Geldwäsche eröffnet worden, erklärte ein Mitarbeiter der Staatsanwaltschaft in Khartum. Die Proteste im Land für eine zivile Regierung gehen weiter.

    Omar el-Bechir — Manifestations de 2018-2019 et destitution — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_el-Bechir#Poursuites_judiciaires_de_la_CPI

    Omar el-Bechir cède le 1er mars 2019 la présidence du parti Congrès national à Ahmed Haroun12.

    Le mois suivant, le 11 avril, après plus de trois mois de manifestations et six jours de rassemblements devant sa résidence, l’armée le destitue et procède à son arrestation. Quelques heures auparavant, sa démission est annoncée dans les médias13. L’armée arrête également plusieurs personnes dans les rangs du parti au pouvoir14. Celle-ci souhaite gouverner le pays pendant deux années. Au lendemain de sa destitution, la junte annonce qu’Omar el-Bechir ne sera pas extradé à la CPI mais jugé au Soudan15. Quelques jours plus tard, celle-ci déclare que la décision sur son éventuel transfert à la CPI sera tranchée par le prochain gouvernement élu16.

    Il est incarcéré le 16 avril 201917, de même que deux de ses frères18. Le 20 avril, une enquête pour blanchement d’argent est lancée à son égard19. Au 22 avril, quelques 100 millions de dollars sous forme de livres soudanaises, de dollars et d’euros20.

    #Soudan #politique #corruption

  • L’écrivain qui voulait à tout prix lire sa fiche S - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140419/l-ecrivain-qui-voulait-tout-prix-lire-sa-fiche-s

    Ancien haut #fonctionnaire, écrivain et militant des droits de l’homme, Thomas Dietrich est considéré comme un #opposant par plusieurs pays de la #Françafrique. Cela lui vaut d’être fiché S. L’#État refuse de lui communiquer sa fiche. Il insiste.

    Grand sourire, œil rêveur et visage juvénile, Thomas Dietrich se décrit comme un idéaliste incurable. À 28 ans, cet ancien haut fonctionnaire devenu écrivain, et qui aime bien se comparer à Don Quichotte, se bat contre les abus de l’État avec une constance et une décontraction étonnantes. En mai 2018, il a ainsi déposé deux requêtes au tribunal administratif de Paris et au Conseil d’État pour faire annuler la décision, prise deux mois plus tôt par le ministère de l’intérieur, de refuser de lui communiquer les renseignements collectés sur son compte et compilés par l’administration dans de petites fiches.

    « J’ai découvert incidemment en 2017 que j’avais une fiche S », se marre le jeune père de famille au look décontracté mais chic, attablé dans un café proche de l’École militaire. « Quand je voyageais, j’avais remarqué depuis un moment que pour moi, les formalités devenaient plus longues à la police de l’air et des frontières. »

    [...]

    Il y aurait environ 26 000 personnes fichées S en France, dont 10 000 pour radicalisation. Il ne faut pas confondre les fiches S, un peu fourre-tout, avec le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) créé en mars 2015, après l’attentat contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher de la porte de Vincennes (qui centralise le suivi des personnes radicalisées susceptibles de basculer dans le terrorisme).

    [...]

    S’il décrit sa situation comme « orwellienne », Thomas Dietrich ne s’apitoie pas sur son propre sort. Il dit se battre pour des principes. « Moi, encore, j’ai la chance d’être médiatisé et d’être indépendant financièrement. Mais je suis contacté très souvent par des gens qui pensent être fichés eux aussi et que cela angoisse. Récemment, c’est une prof qui m’a appelé. Elle a deux élèves lycéennes qui ont appris soudain, lors d’un contrôle de police, qu’elles étaient #fichées_S, simplement pour avoir participé à des manifs. Ça va les suivre toute leur vie ! Ce fichage est hallucinant. »

    « Les #fiches_S, c’est le fond de commerce de l’extrême droite », peste Thomas Dietrich. Un élément de surveillance des personnes, dans un dispositif sécuritaire censé rassurer le bon peuple mais qui, en fait, mélange tout et n’importe quoi. « On ne sait pas qui collecte quoi, qui rédige, qui contrôle, et on n’y a même pas accès. S’il y a une erreur, elle y reste. C’est déjà inquiétant en soi. Mais en plus, une mairie ou un ministère peuvent se renseigner sur les candidatures d’emploi qu’elles reçoivent, et les refuser quand il y a une #fiche_S. »

    Intarissable, #Thomas_Dietrich s’excuserait presque de toutes ses aventures franco-africaines. « J’ai toujours essayé de dénoncer les injustices, il y a sûrement un peu d’inconscience dans tout ça. » Ce week-end, il va essayer d’entrer au #Soudan.

  • L’Arabie saoudite aurait-il forcé El-Béchir à partir ? – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1322598

    Moins de 24 heures après sa nomination à la tête du Conseil militaire de transition au Soudan, le général Ibn Auf a démissionné à la surprise générale vendredi soir 12 avril. Il a été remplacé par l’ancien chef d’état-major Abdel Fattah Abdelrahman Burhan.

    Les médias « mainstream » en sont désormais à voir à travers lui un « personnage plus consensuel » surtout qu’il n’est pas connu du grand public et qu’on ne lui connait aucune appartenance politique, souligne l’AFP qui affirme qu’il n’est pas issu du parti au pouvoir. Certains commentateurs n’ont cessé de souligner le rôle joué par l’axe Riyad-Le Caire-Abou Dhabi dans le renversement du général El-Béchir, hypothèse qui, vu les événements en cours en Libye, pourrait ne pas être totalement dénuée de sens. Al-Binna retient cette piste.

    Selon al-Binna, journal libanais, les récentes évolutions au Soudan semblent avoir été au moins en partie orchestré par Riyad qui souhaite exploiter l’armée régulière soudanaise dans le sens de leurs propres intérêts. Sous l’intitulé, « D’Hormuz à Gibraltar et en Corne de l’Afrique… l’Amérique est derrière la porte », le journal écrit :

    (...) Le quotidien évoque ensuite le rôle joué par le prince saoudien Mohammed ben Salmane dans les récentes évolutions au Soudan et écrit : « Le coup d’État au Soudan a eu lieu très probablement suite à une série de coordinations entre le prince saoudien Mohammed ben Salmane et le ministre soudanais de la Défense Aouad Ibn Aouf qui s’était rendu, quelques jours auparavant avant le coup de force, à Riyad pour prendre part à une réunion de “l’OTAN arabe”. En effet, le coup d’État au Soudan constitue en effet un pas préventif destiné à étouffer tout autre mouvement de protestation de nature populaire dont le succès pourrait entraîner la fin de l’implication des mercenaires soudanais largement impliqués dans les conflits au Yémen et ce, au profit de l’Arabie saoudite ».

    L’Arabie saoudite, disposant d’une armée désintégrée aux faibles capacités militaires, vise effectivement à bénéficier de l’absence d’Omar el-Béchir, qui s’opposait à l’engagement militaire « trop vaste » de son pays dans les conflits au Yémen bien que les mercenaires soudanais se battent depuis longtemps contre les forces yéménites. Riyad croit pouvoir désormais compter sur l’armée régulière soudanaise, l’une des plus puissantes de toute l’Afrique et la déployer plus efficacement contre les forces yéménites qui continuent à avancer sur tous les fronts et progressent même dans le sud de l’Arabie saoudite. Ce plan B intéresserait Riyad qui commence à perdre le soutien de ses alliés occidentaux à sa guerre génocidaire. Mais avec l’appui soudanais, l’Arabie saoudite pourrait-elle changer la donne ?

    #arabie_saoudite #soudan

  • تغيير البشير يربك الشرق الأوسط وتحالفاته.. كيف؟ | الخليج الجديد
    https://thenewkhalij.news/%D8%AA%D9%82%D8%A7%D8%B1%D9%8A%D8%B1-%D9%88%D8%AD%D9%88%D8%A7%D8%B1%D8%A7%D8%AA/%D8%AA%D8%BA%D9%8A%D9%8A%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D8%B4%D9%8A%D8%B1-%

    ولكل من المتنافسين الإقليميين من استمرار حكم “البشير”، مآرب متباينة؛ فمصر تجد السودان عمقها الاستراتيجي، والسعودية والإمارات تنظران إليه بصفته أحد أعمدة التحالف العربي الذي يخوض حربا في اليمن، كما أنهما يخشيان نجاح أي احتجاجات في المنطقة.

    أما تركيا، فترى السودان و"البشير" بوابتها الرئيسية في إفريقيا، وتعتبره قطر أحد موازين القوى في الأزمة الخليجية.

    Au-delà du petit condensé que j’ai pris en citation, résumé des questions géopolitiques que pose la destitution de « Oncle Bachir » au Soudan. ?Attention, la liste est longue !
    – L’Egypte a tout à craindre d’un vide du pouvoir à sa frontière sud et l’instabilité du Soudan affaiblit sa propre position dans le dossier très complexe du barrage sur le Nil que construisent les Ethiopiens
    – Pour les Emirats et la Saoudie se pose la question de la participation soudanaise à la coalition contre le Yémen
    Pour le Qatar et la Turquie, le Soudan était la porte d’entrée en Afrique orientale...
    – Pour Israël, quid des accords autorisant le survol du territoire soudanais pour les avions civils ?
    – Pour la Syrie, quid de la « normalisation » dont Bachir avait été en décembre un des premiers signes avec sa visite officielle à Damas ?
    – Et dans la région, personne ne se réjouit vraiment de voir triompher la « révolution » soudanaise...

    #soudan

  • Sudan, è donna il volto della rivoluzione che da’ speranza a un popolo

    È un’immagine bellissima. Una giovane donna con indosso un thobe bianco, la tipica veste femminile sudanese, che da un tettuccio di un’auto circondata da centinaia di migliaia di persone si staglia nel cielo di Khartoum che si avvia all’imbrunire e scandisce cantando a gran voce ‘#thowra’, ‘rivoluzione’ in arabo.
    La folla di manifestanti sudanesi, per lo più donne, braccia alzate con il cellulare pronta a immortalarla: #Alaa_Salah, 22 anni, è il nuovo volto delle proteste in Sudan scoppiate il 19 dicembre del 2018., è diventata l’emblema di un momento atteso da oltre 30 anni.
    E’ il simbolo di una nuova generazione, di donne non più sottomesse, che lavorano, sono emancipate e capaci di fare le cose alla pari di un uomo.
    La sua postura, il suo abbigliamento ci dicono molto del messaggio che stava cercando di trasmettere.
    Bella, forte, elegante questa giovane donna vestita di bianco e con grossi orecchini d’oro, che guida i canti di protesta dei manifestanti contro il presidente Omar al-Bashir, è diventata un’icona virale che sta ‘illuminando’ la ribellione contro Khartoum.
    Da dicembre in migliaia scendono in piazza in tutto il Paese, in una protesta innescata dall’aumento dei prezzi dei generi alimentari di base.
    Il rialzo ha dato sfogo a un malcontento diffuso che sta facendo vacillare il regime trentennale del presidente Bashir. Ora, a galvanizzare gli animi, è arrivata quella che è stata ribattezzata ‘#kandaka’, la Regina nubiana.
    Il video che circola la ritrae mentre inneggia alla rivoluzione, cercando di dare a tutti speranza ed energia positiva.
    La ‘kandaka’ di Khartoum rappresenta tutte le donne e le ragazze sudanesi, che stanno giocando un ruolo centrale nelle proteste contro Bashir.
    Spesso sono la maggioranza dei manifestanti, molte di loro, soprattutto le attiviste, sono state arrestate sin dall’inizio delle prime marce.
    In quasi quattro mesi di proteste ad oggi almeno 70 persone hanno perso la vita nelle repressioni violente delle forze di sicurezza.
    Ma il popolo sudanese non ha alcuna intenzione di fermarsi.
    Questa volta andrà fino in fondo.
    Il sangue e le pallottole non fermeranno l’onda delle rivolte.


    http://www.focuson-africa.com/sudan-il-volto-della-rivoluzione-che-da-speranza-a-un-popolo
    #Soudan #résistance #femmes #révolution

    • La resistenza in Sudan è donna: si chiama Alaa Salah e ha soli 22 anni

      In questo momento la giovane, diventata nel giro di poche ore una icona mondiale, simboleggia la protesta antigovernativa contro Omar al-Bashir.

      Questa ragazza in piedi sul tetto di un automobile con un braccio alzato verso la folla sembra un quadro, una statua, un simbolo di coraggio, testa alta e resistenza. Ieri tanti suoi coetanei in Sudan l’hanno immortalata così con il loro smartphone mentre gridava «Thowra!» ("Rivoluzione!", in arabo).
      Si chiama Alaa Salah, ha soli 22 anni ed è una studentessa di Ignegneria. In questo momento la giovane, diventata nel giro di poche ore una icona mondiale, simboleggia la protesta antigovernativa contro Omar al-Bashir. Chi afferma che Alaa è la «statua della libertà sudanese» ha ragione. Ogni rivoluzione che si rispetti ha una sua immagine simbolo, forte che squarcia l’indifferenza intorno a una rivolta.

      A scattare questa fotografa è stata Lana Haroun a Khartoum, capitale del Sudan. «Alaa stava provando a dare un po’ di speranza e di energia positiva, e ci è riuscita», ha raccontato la fotografa alla CNN. «In quel momento rappresentava tutte le donne e le ragazze sudanesi presenti al sit-in, stava mostrando loro la via. Alaa stava raccontando la storia della donna sudanese... era perfetta».
      https://www.youtube.com/watch?v=L2pgtGjkq1w

      Il noto vignettista sudanese Khalid Albaih, in esilio a Copenaghen ha dichiarato «Il suo è il volto e il nome della nostra rivoluzione». «Promettetemi che dopo la caduta di al-Bashir mi aiuterete a buttare giù quelle orribili sculture militari nell’area del sit-in e a costruire un’enorme scultura di bronzo con l’immagine di Alaa Salah circondata dai martiri della rivoluzione», ha scritto Albaih su Twitter, postando una vignetta che rappresenta Alaa.

      Come ha scritto Federico Marconi sull’Huffington post, Alaa è diventata un simbolo nel paese arabo in cui le donne subiscono una costante repressione da parte dello Stato. Ma proprio le donne stanno giocando un ruolo importante nelle manifestazioni contro il presidente al-Bashir degli ultimi mesi, in cui gli uomini sono quasi sempre una minoranza. E per questo molte attiviste sono state arrestate sin dall’inizio dell’ondata di proteste alla fine dello scorso anno. Un report di Human Rights Watch ha descritto come i servizi di sicurezza nazionale abbiano preso di mira le donne negli ultimi mesi, arrestate a decine per futili motivi: anche per il loro modo di vestire. Il vero motivo di questi arresti è che sono il vero cuore di una protesta sempre più dura contro un regime che dura dal 1989 e che più volte ha violato i diritti umani. I manifestanti chiedono ai militari di smettere di proteggere il presidente al-Bashir.
      Cosa sta succedendo in Sudan? Si protesta da sabato scorso ininterrottamente. I soldati hanno iniziato a proteggere i manifestanti da altre forze del regime che invece hanno ricevuto ordine dal rais, Omar al Bashir, di disperdere la folla. L’insofferenza era montata a dicembre, quando erano state introdotte misure di austerità che toglievano sussidi e facevano aumentare i prezzi, in particolare del pane e dei beni di prima necessità.

      https://www.globalist.it/world/2019/04/10/la-resistenza-in-sudan-e-donna-si-chiama-alaa-salah-e-ha-soli-22-anni-2039
      #caricature #dessin_de_presse

  • Une femme vêtue de blanc, symbole de la révolte soudanaise
    https://www.france24.com/fr/20190410-soudan-femme-blanc-symbole-revolte-kandaka-bechir

    À Khartoum, les images d’une femme vêtue de blanc, exhortant la foule à se révolter contre le régime d’Omar el-Béchir, font le tour des réseaux sociaux. Dans ce mouvement de protestation politique, les femmes occupent les premiers rangs.

    « Tawra ! », « Révolution ! » scande une foule en réponse aux exhortations d’une femme habillée de blanc et juchée sur une voiture à Khartoum. Les images prises au milieu des manifestants de cette chantre des revendications anti-gouvernementales sont devenues populaires sur les réseaux sociaux, frappés par le charisme de cette « Kandaka », cette « reine nubienne », surnom donné aux femmes qui forment la majorité des cortèges appelant à la destitution du président Omar el-Béchir. Plusieurs médias arabophones désignent cette nouvelle effigie de la révolution sous le nom de Ala’a Salah (آلاء صلاح).

    Au choix, c’est magnifique les femmes à la tête du #printemps_arabe ou bien encore un joli montage pour vendre à l’opinion une révolution subventionnée par les pétro et les dollars. Je penche pour la seconde édition en voyant cet article dans Al-Quds al-’arabi (propriété du Qatar) : « L’icône des manifs soudanaises, al-kandaka, confirme le rôle de la femme dans les protestations. » https://www.alquds.co.uk/%d8%a3%d9%8a%d9%82%d9%88%d9%86%d8%a9-%d8%a7%d9%84%d8%aa%d8%b8%d8%a7%d9%87%

    #soudan

  • « On voit comment est le monde grâce aux #réseaux_sociaux. On voit ce qui se passe en #Algérie. On voit comment vivent les femmes du monde entier, et on n’est pas différentes. »

    Source : Jean-Philippe Rémy, « Au #Soudan, les #femmes à la pointe de la révolte », Le Monde, 10 avril 2019.
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/10/au-soudan-les-femmes-a-la-pointe-de-la-revolte-on-ne-veut-pas-juste-changer-

    #médias_sociaux #monde #mouvement_de_contestation