• Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète [du #liquide_incapacitant ? parole de flic et de journaliste, mais qui sait, ndc]
    https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-paris-police-arme-secrete

    Selon nos informations, certains des blindés de la #gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris ce samedi 8 décembre étaient secrètement équipés d’une réserve de liquide incapacitant. Un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours.
    C’est dire si le pouvoir a eu peur. Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ». Une sorte de « dernier rempart », utilisable sur décision politique… Interrogée, la préfecture de police de Paris renvoie au #ministère_de_l'Intérieur.

    C’est le premier enseignement de la journée du 8 décembre : le préfet de police de Paris a perdu son leadership sur le maintien de l’ordre dans la capitale. La semaine dernière, le ministère de l’Intérieur, sous la double commande de Christophe Castaner et Laurent Nuñez, a pris les choses en main, largement épaulé en ce sens par les #syndicats_policiers. Cette mainmise du ministère de l’Intérieur ne s’est pas faite sans friction avec la préfecture de police de Paris, où le #préfet #Michel_Delpuech a grincé à plusieurs reprises devant la mise en place d’un dispositif mobile et décentralisé, contraire aux pratiques antérieures. Selon nos informations, le préfet a d’ailleurs réclamé en fin de semaine dernière « des instructions écrites », ce qui, en mœurs préfectoraux, consiste à « se couvrir » à l’approche d’une situation controversée. « D’un point de vue policier, le #maintien_de_l’ordre de samedi à Paris a finalement été un succès, ces frictions ne sont plus d’actualité », sourit une source à la préfecture de police. Bilan en six points.

    1 - Un nettoyage sans précédent. De mémoire de policier, aucune #manifestation parisienne contemporaine n’avait mobilisé autant de préparatifs en amont. Quasiment toute la rive droite avait tiré les stores, barricadé ses vitrines et rangé ses voitures. Le mobilier urbain avait été démonté et la plupart des chantiers de voirie vidés sur un large périmètre, pas seulement autour de la place de l’Etoile. Lors de la première manifestation sur les Champs-Elysées, celle du 24 novembre, un seul chantier sur l’avenue avait servi de combustible aux barricades. Lors de la deuxième manifestation, ce sont tous les chantiers autour de l’Etoile qui ont joué le même rôle… Samedi 8 décembre, pour ne pas fournir « armes et combustibles aux manifestants », la majeure partie de la rive droite ressemblait à une ville morte.

    2 - Des mesures d’exception aux abords. Autre initiative policière restée cachée jusqu’à samedi matin, les #fouilles_préventives. Vendredi, les #procureurs compétents, notamment aux péages de la région parisienne, avaient pris des réquisitions judiciaires autorisant les contrôles d’identité, invoquant les risques d’infractions liées à la manifestation sur Paris. Ces contrôles ont permis de saisir des objets potentiellement dangereux comme des boules de pétanque, des manches de pioche, ou d’autres signant la participation à un rassemblement, comme des masques de plongée. Résultat, samedi, Paris a battu son record de #gardes_à_vue. Le dispositif initial permettant d’en absorber 800 a même été dépassé. Il y en a finalement eu 974 en région parisienne. Mais « seulement » 278 ont donné lieu à un déferrement judiciaire. Dans la majorité des cas, les gardes à vue étaient levées ou se soldaient par un « #rappel_à_la_loi ». Autrement dit une admonestation [non, le rappel à la loi est la reconnaissance d’une infraction suite à laquelle les dispositions prévues pour la récidive légale sont applicables : aggravation de la peine encourue, ndc] , la simple possession d’un masque de plongée ou d’une bombe à peinture ne pouvant pas, en tant que tel, constituer un délit.

    Les interpellations de Julien Coupat, figure de l’ultragauche, ainsi que d’autres activistes d’extrême droite, dès samedi matin, participent du même « dispositif préventif » inédit et controversé. Henri Leclerc, ancien président de la Lige des droits de l’Homme, dénonce un potentiel usage « liberticide très grave ». En clair, une sorte d ’interdiction de manifester qui ne dirait pas son nom .

    « On assume, confie une source policière. Au moins, ces gens n’étaient pas dehors. Cela a fait dégonfler les effectifs de durs potentiels ». Autre dispositif en amont, la plupart des gilets jaunes, avant de rejoindre les principaux « spots » de manifestation (Champs-Elysées, Bastille, République), étaient systématiquement fouillés. La plupart y perdaient leurs masques de protection contre les lacrymogènes. Pour parvenir jusqu’au Champs-Elysées, avec toutes les stations de métro bloquées et les barrages de policiers disposés à certains endroits autour du périmètre interdit, la plupart des gilets jaunes ont dû marcher plusieurs heures… Résultat, une grosse partie des manifestants errait d’un point à un autre, sans parvenir à rejoindre aucun « point chaud ». De fait, durant la quasi-totalité de la journée, le rapport de force sur les lieux de friction est toujours resté à l’avantage des policiers [ en jouant sur la #mobilité et une certaine rapidité "on a évite la formation de #nébuleuses" disait un type du syndicat des commissaires, ndc] .

    3 - Un dispositif mobile et décentralisé. C’est la grande nouveauté de cette journée. Les policiers et gendarmes sur Paris étaient « mobiles » et leur commandement largement décentralisé, par secteur . « Bien sûr, il y avait toujours autant de galonnés autour du préfet, dans la salle de commandement de la préfecture de police, se désole un fonctionnaire, mais pour la première fois, c’est vraiment le commissaire de terrain qui menait sa troupe en fonction de ce qu’il voyait sur place » . Avec une efficacité spectaculaire, à l’œuvre sur les Grands Boulevards, où, avançant au milieu de deux canons à eau, des policiers et gendarmes « nettoyaient » au fur et à mesure les feux de poubelles moins de cinq minutes après leur déclenchement. « Comme à l’entraînement ! On avançait vite, sans leur laisser le temps de former une véritable barricade devenant vite un point de fixation », raconte un fonctionnaire. Ce dispositif a permis d’éviter la confrontation générale du 1er décembre, avec une place de l’Etoile occupée par les gilets jaunes et des forces de l’ordre assiégées des heures durant, en direct sous les yeux des caméras du monde entier. « Samedi, dans l’après-midi, il y a eu des moments de grande tension , notamment autour de l’Etoile, mais ils se sont moins vus », admet cette source.

    Jusque-là, le maintien de l’ordre parisien « habituel » privilégiait l’absence de contact avec la foule [ heu oui, toujours très variable ce principe, ndc] . « Pour ce genre de manifestation, la mobilité était souhaitable depuis longtemps, il y aura un avant et un après samedi 8 décembre », se réjouit un commissaire parisien, saluant pour sa part l’efficacité du dernier dispositif. « On nous rétorque depuis des années que le contact risque d’augmenter le nombre de blessés, cela n’a pas été le cas », ajoute-t-il. Le bilan de samedi est de 264 blessés dont 39 fonctionnaires. Un manifestant a eu une main arrachée à cause d’une grenade, une femme a perdu un œil sur les Champs-Elysées, vraisemblablement à cause d’un tir de flash-ball. Dès vendredi, après des premiers incidents liés à des #flash-ball lors de manifestations lycéennes, 200 personnalités, dont plusieurs députés de gauche, ont appelé à cesser immédiatement l’usage de ces armes.

    4 - Une mobilisation en hausse. Autre constat, malgré les appels incitant à ne pas manifester à Paris, la mobilisation des gilets jaunes a grossi d’une semaine sur l’autre. Le message envoyé par l’Elysée, selon lequel certains « venaient pour tuer » [ et que on va légitimement se défendre avec nos joujoux ; menaces de mort contre les manifestants, ndc] , n’est pas parvenu à inverser la tendance. Aucune arme n’a pourtant été saisie lors des contrôles de police. « La dramatisation n’a pas empêché le monde, de l’ordre de 10.000 personnes » [ quelle rigolade, encore une fois : qui informe les journalistes ? ndc] , admet un fonctionnaire. Ce 8 décembre, les #gilets_jaunes étaient visibles par grappes de Bastille à l’Etoile en passant par République et les grands Boulevards, quand le week-end précédent, ils n’étaient concentrés que sur l’Etoile. « Raison de plus pour se féliciter de notre dispositif », glisse un syndicaliste qui espère, sans trop y croire, « que la tension va désormais retomber ». « Si ce samedi, on avait fait comme le week-end d’avant, on aurait eu une nouvelle journée de chaos, dit-il. Mais je ne sais pas combien de samedis consécutifs on tient encore comme cela ». Face aux 136.000 gilets jaunes recensés dans toute la France, ce 8 décembre, le ministère de l’Intérieur avait déployé 89.000 policiers. Sans parler des effectifs d’agents municipaux pour ranger et réinstaller le mobilier urbain, et des efforts des commerçants pour barricader et débarricader leurs vitrines.

    5 - Un déséquilibre Paris-Province. Autre constat, la province trinque. Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux notamment ont été le théâtre d’affrontements d’une rare violence. « Sur 150 unités, 50 étaient à Paris et cent en province », indique une source au ministère de l’Intérieur. Un tiers, deux tiers… Officiellement, pas question d’avouer que certaines zones avaient été dégarnies faute de troupes. Ce lundi matin, en déplacement à Bordeaux, Laurent Nuñez a estimé que les effectifs (4 unités) y avaient été suffisants. Une affirmation qui fait sourire certains syndicalistes. « Le ministre ne peut pas le dire, mais certains secteurs étaient très dégarnis. Samedi, on était à notre maximum. On ne peut pas plus… Au delà, c’est l’armée qu’il faut appeler », dit un policier. C’est d’ailleurs le paradoxe de ce mouvement. Etant durable, disséminé sur tout le territoire et violent, il met les forces de l’ordre au bord de la rupture. Samedi prochain, en cas d’acte V, Paris sera-t-il délaissé de certaines unités au profit de villes de province ? La décision politique, au ministère de l’Intérieur, ne sera pas facile à prendre.

    6 - Des pillages du soir en hausse. Le dernier constat concerne ce que certains policiers appellent la troisième mi-temps des manifestations de gilets jaunes : les #pillages. Samedi soir à Paris, ils ont été « deux fois plus nombreux encore que ceux du 1er décembre », selon un policier de terrain. « Ce sont des petits groupes, pour la plupart de #jeunes_de_banlieue, qui attendent la fin de la journée et la tombée de la nuit pour cibler des boutiques et se servir », se désole-t-il. De fait, les 90 mineurs arrêtés samedi à Paris l’ont tous été en flagrant délit de pillage, ainsi que bon nombre de « jeunes majeurs ». « Un gérant de bijouterie a tiré au flash-ball… Si ces pillages continuent, cela peut dégénérer », prévient ce policier, qui craint un « sérieux risque de bavure » de ce coté-là. « De toute façon, maintenant, on marche sur le bord d’un volcan », conclut-il. Jusqu’à quand ?

    Le message émis le 1er décembre à Paris, au Puy en Velay et ailleurs a été entendu et repris le 8 décembre dans de nombreuses grandes villes et villes moyennes. Ce que l’action de la police a parfois favorisé, comme dans le cas de ces bordelais qui avaient payé leur billet de train mais ont été empêchés de « monter à Paris » par la police.

    Avec sa tête de bon élève ce soir (la pitoyable scène de contrition est la seule que j’ai vue), et sa fausse hausse du SMIC, nul doute que nombreux seront ceux pour qui Jupiter fait à minima office de tête à claque.

    • Je vous rappelle qu’en Allemagne aussi la transformation de la Bundeswehr dans une armée de guerre civile est en cours. Le journal très conservateur Tagesspiegel y dédie un dossier entier sous son propre domaine internet.

      Afghanistan-Connection
      http://www.afghanistan-connection.de

      Sie waren zusammen im Afghanistan-Einsatz. Dem längsten und gefährlichsten seit Gründung der Bundeswehr.
      Jetzt sitzen sie auf entscheidenden Posten im Verteidigungsministerium, im Einsatzführungskommando, im Planungsamt.
      Ihr Wort hat Gewicht. Sie prägen das Bild, das sich die Ministerin macht.
      Sie bestimmen Ausrichtung, Struktur und Selbstverständnis der Truppe. Ihr Blick ist geprägt vom Erlebnis des Krieges.
      Vom Kampf gegen einen unsichtbaren Gegner. Vom Töten und Getötetwerden.
      Ein einseitiger Blick, der sich ausschließlich an Afghanistan orientiert. Mit gravierenden Folgen für die Sicherheit Deutschlands,
      wie Recherchen vom Tagesspiegel und dem ARD-Magazin FAKT zeigen.

      #Allemagne #armée #guerre_civile

    • Les précisions de la gendarmerie - Le 11.12.2018 à 17h30

      A la suite de la parution de notre article, la gendarmerie nationale a souhaité préciser que le dispositif dont nous vous rapportons l’existence n’est pas un liquide mais une « poudre »… Certains blindés déployés à Paris samedi étaient bien équipés d’un dispositif de « pulvérisation » d’un produit « incapacitant », de type « lacrymogène à dose forte », qui n’aurait été utilisé que sur « ordre d’une autorité ». Chacun des blindés équipés de ce dispositif de pulvérisation (visible en haut à droite face à l’engin) contient trois bouteilles de plongée dont deux sont chargées de la fameuse poudre sous pression. « Cela n’a jamais été utilisé en métropole », confie à Marianne le Sirpa gendarmerie, qui reconnaît qu’en « configuration normale », un blindé peut « pulvériser » sous forme d’épandage sur l’équivalent d’une surface de « un à deux terrains de football ». Marianne maintient que lors des réunions de crise au plus haut niveau, préparatoires à la manifestation du 8 décembre, il a bien été question de ce dispositif comme d’un « dernier rempart »… et qu’il aurait été capable « d’arrêter net une foule, mettant les gens à terre, même avec des masques ».


  • Ils sont venus, ils sont tous là... J-P.Garnier - Librairie Tropiques - 7 Décembre 2018
    La pelle des collabos (de classe)
    http://www.librairie-tropiques.fr/2018/12/marechal-nous-voila.html

    Comme on pouvait le prévoir pour peu que l’on ne fasse pas partie du lot, les figures de proue ou de poupe de la valetaille néo-petite bourgeoise « degôche » se sont mises en ordre de bataille pour torpiller un mouvement social qu’elle n’avait ni prévu et encore moins voulu. Et qui, de surcroît, par sa consistance de classe, insaisissable mais indéniablement populaire, et sa dynamique insurrectionnelle, obligeait tôt ou tard ces agents dominés de la domination à choisir leur camp : celui de l’ordre bourgeois dont ils refusent de ce dissocier.

    https://www.youtube.com/watch?v=BkiktZub8ts


    Toute la famille est là... aux funérailles de la deuxième droite.

    Il est vrai que c’est là une décision difficile puisqu’ils lui sont étroitement liés, structurellement incités à en être les supports politiques et les suppôts idéologiques. C’est maintenant chose publiquement faite avec l’appel, relayé par le torchon libéral-libertaire du milliardaire sioniste #Patrick_Drahi, à faire diversion demain, en noyant la révolte populaire des « gilets jaunes » dans la #croisade_escrologique, parallèlement au surgissement médiatisé de quelques comités de gilets jaunes « modérés » redonnant à cette couleur la signification qu’elle avait perdue récemment en dissuadant la population des « #territoires » — nouvelle appellation des « #provinciaux — de monter demain à Paris pour effrayer le bourgeois par ses « débordements » et ses « violences ».

    On y retrouve côte à côte, avec les débris de la deuxième droite, les restes d’un #PCF exsangue, les rescapés du trotskisme, les insoumis d’État, des #syndicats plus collabos les uns que les autres et les associations #altercapitalistes subventionnées, les têtes pensantes du marxisme lénifiant, du radicalisme de campus et de l’anarchisme de bac-à-sable « alternatif ». Sans compter les militant(e)s bobos de la cause LGBT+Q.

    Tout ce petit monde attend un « changement de cap » qui, loin de nous sortir d’un capitalisme de plus en plus pourrissant, vise à lui injecter une nouvelle sève pour lui donner un aspect plus appétissant.
    Ce qui se profile », en fin de compte, à l’horizon de cette « révolution citoyenne », c’est l’avènement d’une « troisième droite », toute disposée à prendre le relai de la première et de la seconde, dans les années 20 à venir ou même avant, pour continuer d’assurer la reproduction des rapports de production capitalistes.

    Et, si le populo, une fois de plus grugé par ces imposteurs gouvernant en son nom, finissait par prêter réellement une oreille complaisante aux sirène de l’#extrême-droite, nul doute qu’on entendrait les ténors diplômés du chœur écolo-citoyenniste hurler d’indignation, comme leurs homologues d’autres pays, contre le « péril brun » dont ils auraient eux-mêmes favorisé le retour.

     
    #Jean-Pierre_Garnier
    #GiletsJaunes #Charge


  • Les directions syndicales répondent à l’appel de Macron pour maintenir l’ordre contre les gilets jaunes

    Une journée. Il n’a pas fallu une journée à Macron pour discipliner les directions syndicales. En échange du sacro-saint « dialogue social », la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, la FSU, ont répondu à l’appel à l’union sacrée du gouvernement visant à maintenir l’ordre contre les gilets jaunes qui font aujourd’hui trembler les classes dominantes.

    http://www.revolutionpermanente.fr/Les-directions-syndicales-repondent-a-l-appel-de-Macron-pour-ma

    #Macron #syndicats #dialogue_social #CFDT #CGT #FO #giletsjaunes #gilets_jaunes

    • The undead centre meets the shitstorm | Richard Seymour on Patreon
      https://www.patreon.com/posts/23184702

      The problem is that, absent further ideological clarification, organisation and “leaderful” development, Macronite tactics will work. The fact that the leaders of the major unions were successfully drafted by Macron into an initiative to control the protests in exchange for an opening of ’dialogue’ on the government’s reforms, is bad news, both for the unions themselves and the protesters.

      The shitstorm, the unpredictable explosion of social anger mediated by data platforms, is the future. These uprisings will create complex terrains of political action, not finished objects. They create moments from which new coalitions and chains-of-equivalents can be assembled, but their unity is intrinsically precarious, and they cannot sustain themselves without reaching into and mobilising a ’thick’, tactically cautious, civic society fabric.

    • Les syndicats doivent prendre leurs responsabilités
      https://solidaires.org/Les-syndicats-doivent-prendre-leurs-responsabilites

      L’Union syndicale #Solidaires n’a pas signé aujourd’hui le texte rendu public par toutes les autres organisations syndicales à la suite d’une réunion qui s’est tenue ce matin.

      Pour Solidaires il n’est pas possible :
      – de décider qu’il est urgent de ne rien faire
      – de s’engager dans des négociations à leur sens ouvertes par le gouvernement
      – de condamner uniquement « les formes de violence dans l’expression des revendications ».

      Cette déclaration des syndicats d’aujourd’hui est hors sol.
      La colère sociale exprimée depuis plusieurs semaines par les gilets jaunes et les maigres reculs consentis ne peuvent être transformés en « négociations » de circonstances voulues par le gouvernement. Cette colère n’est plus canalisable par de faux semblants.

      Nous avons proposé aux autres syndicats de construire rapidement une journée de grève générale pour peser dans le rapport de force et arracher des augmentations de salaire et des droits sociaux. Notre proposition est restée lettre morte.

      Une posture d’unité syndicale qui n’évoque pas les violences subies par les manifestant-es depuis plusieurs années, et encore plus gravement depuis les dernières semaines, est inconcevable pour Solidaires.

      Nous portons et continuerons à porter dans le champ syndical la parole de ceux et celles qui considèrent que la construction de convergence de luttes entre les lycéen-nes, retraité-es, étudiant-es, salarié-es précaires, chômeur-euses, et toutes celles et ceux qui se battent pour la justice sociale, la justice environnementale est à mener.

      Nous appelons dès le 8 décembre à réaliser la convergence entre alarmes climatiques et sociales en étant présent-es dans la rue. Nous appelons à amplifier les mobilisations dans les secteurs où elles sont en cours, notamment par la grève, nous sommes aux côtés de celles et ceux qui, partout aujourd’hui, exigent la justice sociale. Notre Union syndicale met à disposition son outil syndical partout où cela sera jugé utile.


  • « Gilets jaunes » : les syndicats dénoncent « toutes formes de violences » - Les Echos
    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0600291393067-gilets-jaunes-les-syndicats-denoncent-toutes-formes-de-violen

    Jugeant que la mobilisation des « #gilets_jaunes » a « permis l’expression d’une colère légitime », la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa et la FSU appellent « le gouvernement à garantir enfin de réelles négociations ».

    Du côté des "partenaires sociaux", les syndicats (excepté Solidaires) répondent ainsi (pas de violences !!!!) à l’appel à l’aide de Macron. On verra bientôt si les syndiqués et salariés en lutte les contraignent à obéir à d’autres priorités, à jouer (au moins provisoirement....) aux adversaires sociaux.

    • Évidemment c’est compliqué et contradictoire, spécialement pour la CGT, double contrainte de l’unité de bla bla avec les confs de jaunes sans gilets ou/et unité d’action dans les luttes...

      Le gouvernement joue à l’incendiaire social : c’est irresponsable !

      https://www.cgt.fr/actualites/france/pouvoir-dachat/le-gouvernement-joue-lincendiaire-social-cest-irresponsable

      Répondre à ces urgences est un préalable qui permettrait d’amorcer une résolution de la crise actuelle. Ce n’est certes pas l’invitation de la Ministre Pénicaud aux organisations syndicales et patronales pour discuter de la méthode et du calendrier des mises en œuvre et décisions (mais lesquelles ?) annoncées par le Premier ministre qui peut nous satisfaire. La CGT se refuse à toute concertation. Elle exige maintenant l’ouverture immédiate de négociations sur l’urgence sociale. Elle confirme son appel aux travailleurs à se réunir et à décider de l’action sur les lieux de travail.

      La CGT ne répondra donc pas à cette invitation. Elle ne se laissera pas « récupérer » par le gouvernement qui tente de trouver une unité nationale sous prétexte de risques de violences lors des manifestations et actions à venir.

    • POURQUOI ATTENDRE MARTINEZ ?
      « Notre syndicat peut agir de façon indépendante », la CGT Lafarge appelle à manifester avec les gilets jaunes
      http://www.revolutionpermanente.fr/Notre-syndicat-peut-agir-de-facon-independante-la-CGT-Lafarge-a

      Crise des gilets jaunes : les directions syndicales passent à côté de l’histoire
      https://www.anti-k.org/2018/12/07/crise-des-gilets-jaunes-les-directions-syndicales-passent-a-cote-de-lhistoir

      Malgré une crise sociale, doublée cette semaine d’une crise politique avec un Premier ministre sur un siège éjectable, les organisations syndicales font le service minimum. Ce jeudi 6 décembre les secrétaires généraux des syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, UNSA et Solidaires se sont rencontrés pour la première fois depuis le début de la crise des gilets jaunes. L’initiative en revient à la CFDT et la CGT. Une première demande de réunion de Solidaires au lendemain du 17 novembre était restée lettre morte.

      Le résultat est pour le moins léger. Un communiqué long de vingt lignes, signé par l’ensemble des organisations à l’exception de l’Union syndicale Solidaires. Au-delà des formules consacrées et consensuelles sur « l’expression d’une colère légitime » des gilets jaunes et le rappel des demandes syndicales déjà anciennes de « politiques publiques permettant de la justice sociale », pas grand-chose. Les signataires du texte notent que « le gouvernement, avec beaucoup de retard, a enfin ouvert les portes du dialogue », et indiquent qu’ils s’y engageront avec leurs propres propositions « en commun chaque fois que cela sera possible ». Pas vraiment un grand élan unitaire.

      Par cette déclaration, les syndicats français mettent leurs pas dans le sillon tracé par le leader de la CFDT qui avait proposé un rôle d’intermédiaire entre le gouvernement et la colère des gilets jaunes en suggérant le 18 novembre la mise en place d’un « Pacte de la transition écologique ». Et ce en faisant fi du rejet de toute représentation, exprimé par le mouvement des gilets jaunes. En résonance avec les demandes de l’exécutif appelant à la responsabilité des « corps intermédiaires », la déclaration unitaire « dénonce toute forme de violence dans l’expression des revendications », sans même évoquer celles commises par les forces de maintien de l’ordre. (...)

      À partir de dimanche soir, les fédérations des transports de la CGT et de Force ouvrière lancent un appel à la grève. Des débrayages dans des raffineries et chez les dockers ont déjà été lancés par la fédération CGT des industries chimiques qui appelle les militants CGT à ne pas rester spectateurs. Les fédérations CGT de l’agroalimentaire, des cheminots, des mines-énergie, du commerce et des services ont appelé à ce que chacun « contribue dans son domaine d’action à développer le rapport de force sur les revendications sociales et économiques ».

    • Les syndicats doivent prendre leur responsabilité, Union syndicale Solidaires
      https://solidaires.org/Les-syndicats-doivent-prendre-leur-responsabilite

      L’Union syndicale Solidaires n’a pas signé aujourd’hui le texte rendu public par toutes les autres organisations syndicales à la suite d’une réunion qui s’est tenue ce matin.

      Pour Solidaires il n’est pas possible :
      – de décider qu’il est urgent de ne rien faire
      – de s’engager dans des négociations à leur sens ouvertes par le gouvernement
      – de condamner uniquement « les formes de violence dans l’expression des revendications ».

      Cette déclaration des syndicats d’aujourd’hui est hors sol.
      La colère sociale exprimée depuis plusieurs semaines par les gilets jaunes et les maigres reculs consentis ne peuvent être transformés en « négociations » de circonstances voulues par le gouvernement. Cette colère n’est plus canalisable par de faux semblants.

      Nous avons proposé aux autres syndicats de construire rapidement une journée de grève générale pour peser dans le rapport de force et arracher des augmentations de salaire et des droits sociaux. Notre proposition est restée lettre morte.
      Une posture d’unité syndicale qui n’évoque pas les violences subies par les manifestant-es depuis plusieurs années, et encore plus gravement depuis les dernières semaines, est inconcevable pour Solidaires.

      Nous portons et continuerons à porter dans le champ syndical la parole de ceux et celles qui considèrent que la construction de convergence de luttes entre les lycéen-nes, retraité-es, étudiant-es, salarié-es précaires, chômeur-euses, et toutes celles et ceux qui se battent pour la justice sociale, la justice environnementale est à mener. Nous appelons dès le 8 décembre à réaliser la convergence entre alarmes climatiques et sociales en étant présent-es dans la rue. Nous appelons à amplifier les mobilisations dans les secteurs où elles sont en cours, notamment par la grève, nous sommes aux côtés de celles et ceux qui, partout aujourd’hui, exigent la justice sociale. Notre Union syndicale met à disposition son outil syndical partout où cela sera jugé utile.

    • Après la déclaration dite des organisations syndicales du 6 décembre, STUPEUR et CONSTERNATION de la Fédération #CGT des industries chimiques

      La FNIC-CGT demande la réunion immédiate du Comité Confédéral National (CCN) de la CGT (en vertu de l’article 28 des statuts de la CGT). (....) Réuni en urgence, le sécrétariat fédéral a décidé de se désolidariser totalement de ce communiqué (...) indigne de la CGT. C’est un coup de poignard dans le dos de ceux qui luttent actuellement, qu’ils soient salariés, lycéens ou retraités."

      La violence n’est en rien dans l’expression des revendications, elle est dans les rapports sociaux subis par les plus démunis, par les petites gens, les sans-dents (...) Si violence il y a, la responsabilité est à rechercher du côté des oppresseurs et non des opprimés.

      #giletsjaunes #gilets_jaunes #CFDT #dialogue_social #syndicats

      http://www.communcommune.com/2018/12/apres-la-declaration-dite-des-organisations-syndicales-du-6-decembre-


  • Gilets jaunes : ne croyez pas la télé !
    André Gunthert 2 décembre 2018 - 9 h 06 min

    Les préoccupations de décompte du nombre de manifestants sont totalement obsolètes. Car l’occupation spatiale des gilets n’a rien à voir avec le regroupement en bataillon d’une foule sur une avenue. Si la métaphore guerrière pouvait venir à l’esprit, c’était plutôt dans sa dimension tactique. Malgré ou plutôt à cause des blocages policiers, la signature visuelle des gilets jaunes se déplaçait sans cesse, en petits groupes mobiles, inscrivant sa souveraineté sur le territoire parisien, franchissant la Seine sans souci des itinéraires balisés, et venant interrompre la circulation à la vitesse de l’éclair, malaisément suivie par le cordon policier.

    Qu’on était loin de l’obéissance syndicale, incarnée par le respect du tracé préfectoral Bastille-Répu, et par la pression des rangées de CRS venues intimider les manifestants. Grâce à cette mobilité tactique, hier, ce qui sautait aux yeux, c’est que les gilets jaunes avaient pris Paris.

    #giletsjaunes #médias #police #tactiques #répression #syndicats #gilets_jaunes #harcèlement #cortègedetête #province #campagne #nasse #techniques_policières #répression #précariat #salariat

    http://imagesociale.fr/6807?subscribe=error#blog_subscription-3

    • Comme mes amis photographes sur Facebook, aimantés par le pittoresque des situations d’affrontement et par la rassurante identification d’une figure connue – l’apocalypse sur fond d’incendie –, l’information privilégiait le schéma des violences émeutières, aplatissant l’intelligence et la nouveauté du mouvement par l’imposition du filtre de la casse. Pas étonnant qu’une mobilisation qui refuse toute médiation soit si mal traitée par les médiateurs professionnels, qui sont en réalité aussi dépassés que la police par les caractères inédits de l’action.


  • Les “Gilets jaunes”, entretien avec Danielle Tartakowsky
    https://www.lesinrocks.com/2018/11/29/actualite/quand-une-historienne-specialiste-des-mouvements-sociaux-analyse-les-gil

    L’historienne spécialiste des mouvements sociaux Danielle Tartakowsky, co-auteure avec Michel Margairaz de “L’Etat détricoté, De la résistance à la République en marche” (éd. du détour, 2018), analyse pour les Inrocks le mouvement des “gilets jaunes”.

    Alors que le mouvement des “gilets jaunes” s’inscrit dans la durée et s’apprête à défiler de nouveau sur les Champs Elysées le 1er décembre, nous avons demandé à l’historienne spécialiste des mouvements sociaux Danielle Tartakowsky d’en donner son analyse. Pour elle, ce mouvement protéiforme qui “perturbe nos catégories” de “droite” et de “gauche” prend sa place dans un “retour de #révoltes qui ne s’inscrivent plus dans les formes classiques de la #manifestation”. Si sa dimension antifiscale appartient plutôt à un registre mobilisant la droite, elle constate que “plus on avance dans le mouvement, et plus les revendications qui apparaissent portent sur le pouvoir d’achat, les inégalités et injustices sociales, toutes choses qui dans la longue durée appartiennent à des revendications du mouvement ouvrier et de la gauche”. 
    On a beaucoup dit que le mouvement des #gilets_jaunes était inédit. Est-ce le cas ?

    Danielle Tartakowsky - Comme n’importe quel mouvement, on peut toujours trouver des héritages, des appropriations de mouvements antérieurs. Mais indéniablement, même si on combine la totalité des emprunts multiples et divers, il est inédit. Dans Les Droites et la rue, écrit après “La Manif pour tous”, je concluais que pour avoir un très grand mouvement social dans notre pays à la gauche de l’échiquier politique, il fallait nécessairement que les #syndicats en soient partie prenante, y compris dans des manifestations politiques au plus haut point, comme le 12 février 1934 ; et que pour avoir une très grande manifestation à droite, il fallait que les catholiques en soient la force logistique porteuse, même s’ils ne sont pas les acteurs de premier plan. Il est évident que ce à quoi nous sommes confrontés en ce moment bouleverse complètement ces conclusions, et conforte le caractère inédit du mouvement.

    #histoire



  • La CGT annonce une grève dans six des sept raffineries françaises Ce mouvement de deux jours, qui a été entamé mercredi, vise à peser sur les négociations salariales annuelles avec l’Union française des industries pétrolières. Il est susceptible d’être prolongée jeudi soir.

    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/penurie-de-carburants/la-cgt-annonce-une-greve-dans-six-des-sept-raffineries-francaises_30471

    La CGT et les « gilets jaunes » bloquent plusieurs raffineries Total
    Plusieurs sites de Total étaient affectés jeudi par un mouvement de grève à l’appel de la CGT, et lié à des négociations salariales, et qui dans certains cas s’ajoutent à des blocages de « gilets jaunes ». La CGT se défend d’avoir rejoint le mouvement.

    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/11/22/20005-20181122ARTFIG00279-plusieurs-sites-de-total-bloques-par-des-greviste

    #cgt #giletsjaune #pétrole #total #raffineries #blocage #grève #syndicalisme #industrie #industrie_pétrolière #carburant


  • [Genève] 1977 #grève_des_loyers et #syndicats proprios - Renversé
    https://renverse.co/Geneve-1977-Greve-des-loyers-et-syndicats-proprios-525

    En 1977, un vent de révolte souffle chez certains locataires genevois. Face à la hausse continue de leurs loyers, ils se mettent en grève contre leurs propriétaires. Seul hic, les propriétaires en question sont des syndicats qui font fructifier leur patrimoine. Tags : #lutte #logement grève des loyers #-Genève #-1977 syndicats #gauche


  • It’s Time for Video Game Makers to Unionize | Alternet
    https://www.alternet.org/its-time-video-game-makers-unionize?src=newsletter1097088

    The tech sector generally has a reputation for being fairly libertarian culturally — in other words, not particularly ripe for a labor movement. Yet the spectacular rise and crash of a once-renowned studio, Telltale Games, has shed a light on the plight of abused developers in a difficult industry. And the fate of Telltale and its workers has a shot at catalyzing unionization across the entire industry.

    The digital canary in the coalmine

    If you’ve never met someone who works in the game industry, their lifestyles are not glamorous. Well-being of employees is a huge issue: video game makers routinely suffer, terrible working conditions, long work-weeks, sudden layoffs with no severance. Mattias Lehman, a former developer, wrote an essay documenting the situation he witnessed in his four years in the industry: “If you work in the industry, I probably don’t need to explain how we workers are exploited by companies, only to turn around and be abused by the very communities we want to make games for,” he writes. Lehman describes witnessing rampant sexism, a horrible lack of diversity, constant overwork and “abuse of contractors” as norms in the industry.

    In November of 2017, Telltale announced it was laying off 90 developers. Employees at the time were reported to be working under intense conditions, tight deadlines and long hours — something known, in the video game industry, as “crunch”, meaning a time period in which the game is in its final stages of production and employees are rushing to finish a game. Jason Schreier, news editor at the video game website Kotaku and author of “Blood Sweat, and Pixels,” a study of the video game industry, explains that crunch is seen as a necessary evil by some and is the “big ugly side of working in the video game industry.” “It’s safe to say that a large percentage of studios incorporate some sort of crunch in their work, which is essentially overtime periods that are very long nights and weekends,” Schreier told Salon. “It could be weeks. It could be months. It could, in some very rare but horrible occasions, be entire years.”

    In a cutthroat industry, in the absence of employees advocating and organizing for better conditions,labor will continue to be taken advantage of by large corporations. As games continue to become larger and more expansive, the human cost rises. Kinema agrees:

    “How many people burned out? How many people had mental breakdowns? How many people ran out of money? How many people didn’t go home to see their kids that night while making something like ‘Assassins Creed,’ right? The latest game is so massive, right? You look at a trailer for ‘Red Dead Redemption 2’ and you’re just like, ‘How could you have made this if you didn’t just overwork your developers?’”

    #Jeux_video #Syndicats #Conditions_travail



  • Suisse : Les syndicats refusent le dialogue avec le Conseil fédéral sur l’UE ats/hend - 8 Aout 2017 - RTS
    http://www.rts.ch/info/suisse/9763932-les-syndicats-refusent-le-dialogue-avec-le-conseil-federal-sur-l-ue.html

    L’Union syndicale suisse (USS) boycottera la consultation sur les mesures d’accompagnement avec l’Union européenne (UE) menées par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann auprès des cantons et des partenaires sociaux.
    Alors qu’en juillet, le Conseil fédéral a réaffirmé qu’il ne céderait pas sur les lignes rouges qu’il s’est données, le mandat fixé par le Département fédéral de l’économie (DEFR) contredit toutes les décisions prises à ce jour, ont indiqué mercredi les dirigeants de l’USS.

    Le DEFR veut que la discussion débouche sur un aménagement des mesures d’accompagnement sous une forme acceptée par l’UE. Il veut aussi accorder à la Commission européenne et à la Cour européenne de justice des compétences qui leur permettront d’accentuer la pression sur les salaires en Suisse, selon l’organisation syndicale.

    L’USS utilisera tous les moyens appropriés pour éviter le démantèlement de la protection des salaires, a-t-elle affirmé. Elle pourra aller jusqu’au référendum pour que la Suisse protège ses salaires de manière autonome.

    Libre circulation, point d’achoppement
    Les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes sont le principal point d’achoppement des négociations sur un accord-cadre entre la Suisse et l’UE. Les Européens s’insurgent surtout contre la règle dite des huit jours qui oblige les entreprises européennes à annoncer une semaine à l’avance leurs missions en Suisse et à s’acquitter d’une caution.

    Ils souhaitent que Berne les abandonne au profit de la nouvelle directive européenne sur les travailleurs détachés. Bruxelles a déjà imposé à l’Autriche et au Luxembourg de renoncer à une partie de leurs mesures de protection des salaires.

    Pour l’USS, la question dépasse cependant la règle des huit jours. Elle est convaincue que le DEFR veut aussi remettre en cause la protection des salaires garantie par les conventions collectives de travail. En Suisse, on doit verser des salaires suisses, a-t-elle rappelé.

    Discussions sur la protection des salaires
    Le Conseil fédéral a décidé au début du mois de juillet de consulter les cantons et les partenaires sociaux. Il a donné mandat au Département de l’économie d’organiser les discussions en collaboration avec le Département des affaires étrangères et celui de justice et police.

    Dans un entretien publié à la mi-juillet, le ministre de l’Economie Johann Schneider-Ammann a affirmé que la durée des huit jours n’était pas importante, préférant mettre l’accent sur la protection des salaires.

    Le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a annoncé de son côté qu’il était prêt à discuter sur la garantie de la protection des travailleurs.

    #Boycott #Syndicats #ue #union_européenne #Salaires #travailleurs_détachés #conventions_collectives #conditions_de_travail


  • Egypt : Labor union elections are back, but with few promises | MadaMasr
    https://www.madamasr.com/en/2018/06/08/feature/politics/labor-union-elections-are-back-but-with-few-promises

    Labor union representatives voiced their concerns over political exclusion from union elections, which kicked off on May 23 and concluded this week.

    After being postponed for 12 years, labour union elections for the period 2018-2022 were finally held under a new law passed in 2017, ending, at least on paper, 61 years of monopoly by the state-affiliated Egyptian Trade Union Federation (ETUF), and allowing for the formal creation of independent unions.

    Members and leaders of independent unions, however, cite many obstacles to free and fair elections, among them the law itself governing the work of labor unions. “It was the worst labor elections Egypt has witnessed,” says Kamal Abbas, head of the Center for Trade Unions and Workers Services (CTUWS), which organized a press conference on June 3 to raise election violations.

    One of the violations highlighted pertains to the ability of independent unions to regulate their legal status. While some independent unions have existed, predating the law for years, all of them now have to adhere to executive regulations in order to be recognized and ensure their members are eligible for elections.

    CTUWS described the process of standardizing independent unions as “intransigent and bureaucratic practices from Ministry of Manpower directorates to prevent a right backed by law,” in a report titled, “Union freedoms — Between limited leeway and purposeful restrictions.”

    • Solidarité avec les syndicats égyptiens indépendants
      Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes, le 30 mai 2018
      http://laboursolidarity.org/Solidarite-avec-les-syndicats

      Dans la foulée de la révolution de janvier 2011, près d’un millier de syndicats indépendants de l’Etat s’étaient crées. Un risque sérieux existe aujourd’hui de revenir à la situation en vigueur avant 2011 : celle où n’existait qu’une centrale unique officielle qui n’était qu’un simple prolongement de l’appareil d’Etat au sein du monde du travail.
      Une première étape en ce sens a été franchie avec la promulgation d’une nouvelle loi sur les syndicats en décembre 2017. Les conditions exigées pour qu’un syndicat indépendant se voit reconnaitre une existence légale ont été en effet considérablement durcies, et l’essentiel des syndicats indépendants ne les réunissent pas.
      Une seconde étape est à l’ordre du jour avec l’organisation d’élections syndicales les 23 et 31 mai, les premières depuis 12 ans. S’ils sont déclarés hors-la-loi les syndicats indépendants se voient refuser le droit de présenter des candidatEs.
      L’exemple du syndicat de Telecom Egypt est révélateur. Il lui a en effet été exigé de mettre de toute urgence son organisation en conformité avec les dispositions de la nouvelle loi, puis de déposer un dossier d’agrément auprès du Ministère du travail. Le ministère a refusé de prendre en compte ce dossier jusqu’à la veille de la date limite prévue, puis l’a rejeté sans raison, ne laissant plus d’autre choix que d’attaquer cette décision devant les tribunaux.
      Raison de plus pour répondre positivement aux appels à la solidarité émanant des syndicalistes de Telecom Egypt, membres du Réseau international de solidarité et de lutte. Avec eux, nous exigeons qu’un terme soit mis à la politique de liquidation du syndicalisme indépendant menée par le pouvoir égyptien.

      #Egypte #Syndicats #Syndicats_indépendants
      #Réseau_Syndical_International_de_Solidarité_et_de_Luttes


  • L’Agence française pour la #biodiversité victime de la sécheresse budgétaire
    https://reporterre.net/L-Agence-francaise-pour-la-biodiversite-victime-de-la-secheresse-budgeta

    Les 21 mars dernier, Nicolas Hulot s’indignait devant les députés : le jour même, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord mourait au Kenya ; des scientifiques annonçaient la veille qu’un tiers des oiseaux ont disparu en 17 ans dans les campagnes françaises ; et en octobre, une étude avait constaté la baisse, en trente ans, de 80 % des insectes en Allemagne.

    « Cela ne provoque pas de la peine, pas de la colère, mais de la honte, lançait le ministre de la Transition écologique et solidaire devant l’Assemblée nationale. Il y a des tragédies invisibles et silencieuses dont on s’accommode tous les jours. Je veux un sursaut d’indignation. »

    Afin de défendre la biodiversité, le ministre dispose d’un nouveau bras armé : l’#Agence_française_pour_la_biodiversité (#AFB). Prévue par la loi Biodiversité de 2016, elle doit être à la protection de la biodiversité ce qu’est l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables. Son rôle est de connaître, protéger, et même « reconquérir » la biodiversité en France. L’AFB a été créée en janvier 2017, et vient donc de fêter sa première année. Mais ses moyens ne semblent, pour l’instant, pas à la hauteur de l’indignation du ministre.

    « Jamais un nouvel établissement public n’avait été installé en lui ajoutant de telles compétences, mais en maintenant ses moyens constants », regrettent les #syndicats des agents dans un communiqué publié fin janvier. Ils y fustigent « un état-major tétanisé par la #Cour_des_comptes », de nombreux « problèmes administratifs » et une explosion des #risques_psychosociaux.


  • La Histadrout, ce bien étrange syndicat, toujours pas exclu de la Confédération Syndicale Internationale
    Pour la Palestine, le 1er mai 2018
    http://www.pourlapalestine.be/la-histadrout-bien-etrange-syndicat-toujours-pas-exclu-de-la-csi

    Quel meilleur moment que le 1er mai pour un petit (pas si petit que ça, en fait !) rappel de la réalité syndicale en Israël, et de la nature de ce curieux “syndicat” appelé Histadrout, contre lequel en 2010 le Congrès de la FGTB a exigé des sanctions. Si la Histadrout ne se distanciait pas “clairement de la politique menée par le gouvernement israélien” avait voté le Congrès de la FGTB, “cela devrait entraîner sa mise à l’écart de la CSI (Confédération Syndicale Internationale), pour non respect de la déontologie syndicale”. Depuis, hélas, on n’en a plus beaucoup entendu parler…

    La Histadrout a escroqué des centaines de milliers de travailleurs palestiniens qui ont cotisé, quand ils ont été employés en Israël, et n’ont rien touché en retour après leur licenciement.

    La Histadrout ne s’adresse pas aux précaires qui ont remplacé les Palestiniens dans l’économie israélienne : Philippins, Thaïlandais, “sans papiers” venus du Soudan ou d’Érythrée,…

    Dans la Confédération Syndicale Internationale (CSI), où elle est malheureusement admise, le représentant de la Histadrout n’a qu’une seule activité : lutter contre toute velléité de boycott syndical.

    La Histadrout est infréquentable, concluait Pierre Stambul, coprésident de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix).

    #Palestine #Syndicats #Histadrout #CSI #Apartheid #Colonies #Racisme #Escroquerie #Boycott #BDS


  • A Paris, les manifestants espèrent la «coagulation»
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/190418/paris-les-manifestants-esperent-la-coagulation

    Dans le cortège des #Cheminots, le 19 avril. © D.I. Le cortège parisien était composé de deux publics distincts. Les militants syndicaux, CGT et Solidaires en tête, venus de nombreux secteurs, ont côtoyé des #étudiants, présents en nombre. Tous espèrent que leur mobilisation leur permettra de se faire entendre du gouvernement. Mais la plupart en doutent pour l’heure : la « massification » du mouvement est encore loin.

    #Economie #Emmanuel_Macron #grève #loi_ORE #manifestation #SNCF #social #syndicats #Université


  • A la #gare_du_nord, le « noyau dur » des grévistes muscle la mobilisation
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130418/la-gare-du-nord-le-noyau-dur-des-grevistes-muscle-la-mobilisation

    Monique Dabat (Sud Rail) met au vote la #grève reconductible, à l’AG à la gare du Nord, le 13 avril. © D.I. En assemblée générale, les militants syndicaux de la gare du Nord ont sauté le pas de la grève reconductible. Pour se faire entendre face à #Emmanuel_Macron, sûr de son fait. Mais aussi pour tenter d’agréger les foyers de contestation, alors qu’ils s’interrogent sur la solidité de l’union syndicale.

    #France #Economie #Cheminots #SNCF #social #syndicats


  • Le milieu du jeu vidéo se dégrade.

    Il y a 7 ans, tout allait bien. Ainsi, des courriers d’un représentant syndical chez #Ankama envoyés chez Ubi et plusieurs autres pour organiser des échanges entre instances représentatives du personnel restaient lettre morte, ce n’était peut être pas la bonne méthode.
    Mais c’est plutôt qu’on n’organise pas sa défense en temps de paix.
    Plus tard, un syndicat « spécialisé » s’est monté. Il est vrai que tous les syndicats classiques voulaient les mettre dans la catégorie Service ou Technologies... et que cette idée ne semblait pas convaincre dans les boites. Et donc ils ont créé leur syndicat à part : syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo (#STJV).
    C’est que ça va mal…

    Grêve chez Eugen .
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/04/12/fin-de-greve-pour-les-employes-du-studio-de-jeu-video-eugen-systems_5284582_
    Attaques libérales d’actionnaires
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/04/12/demission-de-cedric-lagarrigue-president-du-numero-3-francais-du-jeu-video_5
    Marché en totale libéralisation par l’entrepreneuriat et à moindre impact, par l’indépendence.
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/04/12/steam-dissimule-les-profils-de-ses-utilisateurs-et-ses-chiffres-de-vente_528

    #jeuxvideo #syndicats #grève


  • Didier Bille, le sniper des RH | France Culture - Les Pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/didier-bille-le-sniper-des-rh

    En vingt-cinq ans de carrière, Didier Bille a licencié plus de mille salariés au sein de grandes entreprises. Il raconte les pratiques des ressources humaines qui instaurent une « culture de la peur ».

    Il parle de son travail avec le vocabulaire d’un tueur à gage. Il dit faire le travail comme ceux qui acceptent un contrat, tuent froidement, sans état d’âme mais dans les règles, propre, sans bavures. Il lui importe que ça se passe bien, une mise à mort sans souffrance, sans cri, ni débordement, sans faire de tâche, un coup sec, rapide, efficace. Il fait un sale boulot, il le sait, mais en le faisant comme ça, en le faisant au mieux qu’il peux, il pense qu’il limite les dégâts, la casse, qu’un autre ferait ça plus mal.

    « Ce que j’ai fait, j’ai pu le faire parce que la loi l’autorise, que les sanctions sont insignifiantes, parce que les #syndicats ne s’opposent pas beaucoup, et que les salariés eux-mêmes ne se mobilisent pas pour se défendre les uns les autres ».


    #licenciement #ressources_humaines #management


  • #formation_professionnelle : l’exécutif choisit la rupture
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060418/formation-professionnelle-l-executif-choisit-la-rupture

    Muriel Pénicaud, ministre du travail et Edouard Philippe, premier ministre © DR Accusée de créer une gabegie, la formation professionnelle n’est pas le sujet qui fera descendre les salariés dans la rue. Et pourtant. En mettant l’État au cœur de sa gouvernance, tout en libéralisant le secteur, le gouvernement mène à bas bruit une révolution.

    #France #paritarisme #patronat #social #syndicats


  • #formation_professionnelle : l’exécutif choisit la rupture
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060418/formation-professionnelle-lexecutif-choisit-la-rupture

    Muriel Pénicaud, ministre du travail et Edouard Philippe, premier ministre © DR Accusée de créer une gabegie, la formation professionnelle n’est pas le sujet qui fera descendre les salariés dans la rue. Et pourtant. En mettant l’État au cœur de sa gouvernance, tout en libéralisant le secteur, le gouvernement mène à bas bruit une révolution.

    #France #paritarisme #patronat #social #syndicats


  • En AG, des #Cheminots rêvent de basculer en #grève illimitée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040418/en-ag-des-cheminots-revent-de-basculer-en-greve-illimitee

    À l’assemblée générale de la gare du Nord, le 4 avril. © D.I. Les deux premiers jours de la grève à la #SNCF, prévue en pointillé pendant trois mois, sont un succès. Mais aux yeux des militants réunis en #assemblée_générale à la gare du Nord à Paris, seule la grève reconductible tous les jours est l’arme susceptible de faire plier le gouvernement. Les syndicalistes concèdent qu’il reste du travail pour convaincre leurs collègues d’emprunter cette voie.

    #France #Economie #social #syndicats


  • Pour Macron, les dangers d’un sursaut inédit
    https://www.mediapart.fr/journal/france/020418/pour-macron-les-dangers-d-un-sursaut-inedit

    La semaine qui s’ouvre est névralgique pour l’avenir du quinquennat. SNCF, Air #France, #Carrefour, universités… les blocages se multiplient. Pour le pouvoir, ils s’expliquent par une peur irraisonnée du « monde nouveau ». Dans les faits, c’est plutôt l’usure d’un vieux discours d’austérité qui menace le président.

    #Cheminots #Emmanuel_Macron #grèves #syndicats


    • La Revue de Presse
      https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-01-04-2018
      Pour rappel, #Olivier_Berruyer a porté plainte contre le #décodex du journal Le_Monde .

      ENVIRONNEMENT
      Rechauffement : L’étude qui jette un froid
      "En vertu de l’Accord de Paris, les Etats ont pris des engagements nationaux sur leurs trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Ce sont les fameux NDCs (Nationally Determined Contributions). On les sait trop faibles pour contenir le réchauffement sous les 2° C. Pour tenir cet objectif, les émissions mondiales devraient avoir déjà été ramenées à cette date entre 31 et 44 Gt éq. CO2 (contre environ 50 Gt en 2015). Or selon l’ « Emissions gap report » publié par le Pnue (l’agence des Nations unies pour l’environnement), les émissions mondiales, compte tenu des NDCs, sont estimées entre 49,5 et 56,2 Gt éq. CO2. L’importance des marges d’incertitude provient notamment du fait que les engagements pris par les Etats sont multiformes : les uns sont conditionnels, les autres proposent des fourchettes hautes et basses, d’autres encore expriment des objectifs d’émissions non en valeur absolue mais en proportion de l’évolution de leur PIB…"
      Source : Alternatives Economiques

      Agriculture : la séquestration de #carbone en question
      Annoncée en 2015 par le ministre français de l’agriculture, M. Le Foll, lancée officiellement lors de la #COP22 de Marrakech, l’initiative « 4 pour 1.000 » vise à augmenter la teneur en carbone dans les sols agricoles de 0,4% par an. L’objectif est triple. En absorbant les rejets anthropiques de gaz à effet de serre ce serait un moyen de lutter contre le réchauffement, d’assurer la sécurité alimentaire mondiale (meilleurs rendements grâce à des sols plus fertiles) et d’adapter l’agriculture mondiale aux changements climatiques. L’agriculture mondiale, actuellement émettrice de ~25% des GES anthropiques, pourrait en devenir un puits très efficace, tout en nourrissant le monde. Mais, l’idée ne fait pas l’unanimité de la communauté scientifique. Une étude publiée en février dans Nature Climate Change par des chercheurs du Centre commun de recherche (CRC) de la Commission européenne révèle qu’une fois atteint la saturation en carbone, cette mesure pourrait être contreproductive à cause d’émission de protoxyde d’azote (N2O), puissant gaz à effet de serre.
      Source : Journal de l’environnement

      « L’agriculture ne doit pas être un bouc émissaire »
      Les médias ont relayé l’information selon laquelle les pratiques agricoles seraient responsables des disparitions d’oiseaux. A. Carré, ingénieur agronome, estime que ce parti pris usurpe les valeurs de la science et désinforme l’opinion. Même si, l’agriculture a sa part de responsabilités, occulter le reste empêchera de résoudre le problème du déclin de certaines populations de volatiles. Deux études (Stoc (suivi temporel des #oiseaux communs) et la Zone atelier "Plaine & val de Sèvre", montre que la diversité et la biomasse des espèces d’oiseaux "spécialistes des milieux agricoles" diminue. Or, la population des "oiseaux des villes" diminue elle aussi, sans qu’il puisse être incriminé l’agriculture. Les causes sont potentiellement nombreuses. Le réchauffement climatique, la prédation d’autres oiseaux (la population de certains rapaces, échassiers, corvidés augmente), la compétition pour la nourriture et les abris avec les "oiseaux généralistes", qui voient eux leur population augmenter, la prédation des chats, l’urbanisation et l’artificialisation des terres, la pollution des voitures et des industries, les maladies (grippe aviaire), ..., ne doivent pas être écartées.
      Source : Terre-Net

      Brésil : le secteur de la #viande face aux scandales #sanitaires
      "Secoué par une nouvelle enquête (opération "Trapaça" ("triche")) ciblant des laboratoires accusés de masquer des salmonelles dans les produits du géant agroalimentaire #BRF (premier exportateur mondial de volailles), le #Brésil tente de redorer le blason de sa filière #viande, un an après le scandale des viandes avariées. L’opération "Trapaça" arrive d’autant plus mal qu’elle s’ajoute aux craintes des éleveurs français et européens au sujet de l’accord de libre-échange en cours de négociation entre l’ #UE et le #Mercosur ( #Brésil, #Argentine, #Paraguay, #Uruguay ), qui faciliterait l’exportation de viande sud-américaine vers l’ #Europe ."
      Source : Plein Champ

      FRANCE
      SNCF : quand le rapport #Spinetta contredit la #propagande mensongère du gouvernement
      "Attention : le rapport Spinetta est terriblement #néolibéral et favorable à la mise en concurrence générale (....). Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il contient AUSSI des constats qui contredisent les mensonges gouvernementaux actuels." "Le gouvernement a réussi un double tour de force. D’abord, nous convaincre que la situation de la SNCF est catastrophique, alors que ce n’est pas le cas. Ensuite, nous expliquer que tout est de la faute des #cheminots, quand les problèmes viennent surtout du « tout #TGV »."
      Source : DEBOUT ! BLOG JEAN GADREY

      SNCF et services publics de réseau (4) : les arguments contre la « #dérégulation »
      "Les idées libérales du précédent billet s’opposent à d’autres thèses qui défendent les services publics de réseau sous l’angle de l’intérêt général. Mais cela doit être précisé, car on peut toujours soupçonner certains de se cacher derrière l’ #intérêt_général pour défendre des intérêts corporatistes. C’est ce que les libéraux reprochent aux #syndicats, en oubliant qu’on peut avoir des soupçons bien plus justifiés à l’égard de ceux qui défendent la mise en concurrence au nom de l’intérêt général des consommateurs, alors que l’objectif est le profit des capitaux privés..." [Les 3 premiers articles figurent dans la revue du 11 mars.]
      Source : DEBOUT !

      GÉOPOLITIQUE
      Dmitri PESKOV : "Les Européens ne sont plus des partenaires fiables"
      "Dmitri Sergueïevitch Peskov est l’un des plus proches collaborateurs de Vladimir Poutine. Il travaille à ses côtés depuis l’accession de celui-ci au pouvoir, en 2000. Aujourd’hui secrétaire de presse ‒ porte-parole ‒ du Kremlin, il a accepté, au lendemain de la réélection du président russe, de recevoir Le Courrier de Russie pour faire un point sur la situation politique internationale."
      Source : LE COURRIER DE RUSSIE

      L’argent fuit l’Arabie saoudite à toute vitesse
      "Un torrent d’argent a fui l’ #Arabie_Saoudite à cause des difficultés rencontrées par son économie. Il s’agit là d’une mauvaise nouvelle pour un pays qui essaie désespérément de se défaire de sa dépendance vis-à-vis du secteur de l’énergie et de refaçonner son économie en prévision d’un monde #post-pétrolier. De nouvelles recherches montrent que le royaume a vu sortir des dizaines de milliards de dollars de capitaux chaque année entre 2012 et l’année dernière. L’année qui suit sera du même acabit, indique le rapport rédigé par l’Institut de la finance internationale (IIF), un think tank basé à Washington."
      Source : MIDDLE EAST EYE

      INEGALITES
      Une réforme pour mieux combattre les #chômeurs
      "D’ici la fin du premier trimestre 2019, trois fois plus de personnes seront chargées de chasser les #fraudeurs, on multipliera par deux les peines encourues en cas de recherche insuffisante d’emploi... les sanctions pleuvent contre les plus #faibles ."
      Source : LIBERATION

      Au cœur des #intouchables d’État
      "Journaliste à L’Obs, Vincent Jauvert a passé les deux dernières années à percer les arcanes de l’élite administrative française, qu’il révèle dans son livre Les Intouchables d’État. En terrasse du café Le Nemours, la buvette du Conseil d’État, l’enquêteur raconte au Lanceur les secrets de ces intouchables de la haute fonction publique."
      Source : LE LANCEUR

      MARCHÉS FINANCIERS
      Quand la #finance fait du #social
      "Pierre Bitoun et Lou Hubert, tous deux sociologues, livrent ici une présentation critique d’une nouvelle offensive de la finance en direction du “social”. Ils décortiquent et critiquent les “Social impact bond”, des titres de dette (obligations) censés financer les politiques sociales et dont le rendement dépend de l’efficacité de celles-ci. Il est important de les comprendre et de les dénoncer pour ce qu’ils sont : des titres financiers faussement sociaux qui dévoilent la volonté de la finance de remplacer l’ #État ."
      Source : LE COMPTOIR

      MATIÈRES PREMIÈRES
      Gaz paccio
      "Dans notre Grand jeu énergético-eurasien, les mauvaises nouvelles affluent pour l’empire...A l’ouest, nous étions restés sur l’inénarrable psychodrame de Salisbury, dont l’un des buts avait vraisemblablement à voir avec l’or bleu :Mais il s’agit peut-être et surtout de gaz. Alors que #Gazprom vient de battre dix jours de suite son record d’exportation quotidienne vers l’Europe, l’affaire tombe à point nommé afin de barrer la route au #Nord_Stream II. Est-ce bien un hasard si mère Theresa de Londres a, immédiatement et pour le plus grand bonheur de Washington DC, embrayé sur le "danger du gaz russe" (lol) et la "nécessité de trouver des sources d’approvisionnement alternatives" ?"
      Source : CHRONIQUES DU GRAND JEU

      RÉFLEXION
      La puissance de l’ombre
      "On savait, depuis les attentats de janvier 2015, la France rongée par un mal souterrain. Les théories du #complot, ces « ferments de haine et de désintégration de notre société », commencent à « miner notre jeunesse », disait-on alors (1). Un second ingrédient est venu s’ajouter à la menace : les #fake_news, ces « fausses informations » principalement diffusées sur Internet qui saperaient notre démocratie et nécessiteraient une mobilisation générale."
      Source : Le Monde Diplomatique

      Ken Loach : “Oui, il y a une réelle #résistance à ce qui se passe, même si les #médias n’en parlent pas”
      "Pas facile d’obtenir un moment pour poser une ou deux questions à #Ken_Loach qui est venu à Fribourg pour le Festival International de films de Fribourg en mars 2018. Du haut de ses 50 ans de carrière, le réalisateur britannique n’a rien perdu de sa vivacité. Pourtant, c’est la personne la plus aimable qui soit. Thierry Jobin, le directeur du Festival International de Films de Fribourg, lui avait donné carte blanche cette année pour proposer cinq films, choisis par Loach pour leur simplicité et leur universalité, tels “Le voleur de bicyclettes” de Vittorio de Sica ou “La bataille d’Algérie”."
      Source : INVESTIG’ACTION

      VUES D’AILLEURS
      15 ans après, les anciens de la #guerre en #Irak encore meurtris
      "Justin Carlisle était au milieu du convoi quand la bombe a explosé, le 2 avril 2006. Quinze ans après, il lutte encore contre le stress #post-traumatique, comme des millions d’autres anciens combattants de la guerre en Irak."
      Source : Sciences et Avenir


  • Chez #Carrefour, la #grève contre les licenciements et les dividendes
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/300318/chez-carrefour-la-greve-contre-les-licenciements-et-les-dividendes

    Depuis l’annonce d’un plan de transformation massif par le nouveau PDG Alexandre Bompard, les salariés du premier employeur privé de France tentent de peser pour éviter les quelque cinq mille licenciements en urgence qu’ils redoutent. Ils dénoncent aussi les millions d’euros qui seront versés aux actionnaires cette année, malgré tout. Le mouvement de ce samedi s’annonce très suivi. Le 5 février 2018, lors d’un précédent mouvement de grève chez Carrefour. © Reuters/Charles Duvignau

    #Economie #grande_distribution #social #syndicats