• Autogestion, hier et aujourd’hui : 1936 – 2026
    ▻https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2026/09/21/autogestion-hier-et-aujourdhui-1936-2026

    Une rencontre au Mans pour penser l’institution du commun Le samedi 10 octobre 2026, de 14h à 17h, à la Maison Charles-Trenet du Mans, les #Syndicats_et_associations_libertaires_sarthoises organisent une rencontre-débat qui mérite qu’on s’y arrête bien au-delà du cercle libertaire local. Réunis autour d’une même table, #Frank_Mintz et #Pierre_Bance feront […] L’article Autogestion, hier et aujourd’hui : 1936 – 2026 est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et #Communalisme.

    #Évènements #CNT #L'Adventice #L'autogestion_dans_l'Espagne_révolutionnaire #La_Grande_Fédération #Le_Mans

  • How Big Tech Captured American Schools - The New York Times
    ▻https://www.nytimes.com/2026/08/23/business/schools-big-tech-google-microsoft.html

    As a journalist covering technology in schools, […] I was struck by how similar the sessions were to training I’d seen years earlier, while reporting on the health care industry: seminars for doctors, organized by pharmaceutical companies, that aimed to get physicians to prescribe the latest brand-name drugs.

    “Industry funds what helps industry,” Dr. Adriane Fugh-Berman, a pharmacology professor at Georgetown University Medical Center who studies drug industry influence on medicine, told me recently, as I was reporting a book about A.I. and computer science education in schools.

    These workshops have upsides. Big Pharma seminars can be useful for keeping physicians up-to-date on the latest patient remedies, and Big Tech workshops can similarly help educators keep current on the newest software tools. But Silicon Valley’s efforts to capture the attention of education professionals and provide student training materials can also double as marketing or indoctrination. They enable some of the most powerful corporations on the planet to spin rosy technology stories for administrators, teachers and students, giving them a sanitized view of industry practices and product risks.

    Many parents would likely object if, say, Exxon Mobil wrote their children’s environmental science curriculum. Or if Purdue Pharma trained their children’s biology teachers. Yet, over the last decade, schools have often embraced the technology industry in similar ways with few questions asked.

    […]

    The day after the Microsoft-led workshop in Manhattan, the American Federation of Teachers [A.F.T.], a national union with 1.8 million members, made a major announcement. The union was starting an ambitious program to train teachers nationwide on A.I., with $23 million in funding from Microsoft, OpenAI and Anthropic.

    […]

    After Ms. [Randi] Weingarten [the A.F.T. president] announced her union’s deal with Big Tech companies, a few teachers and professors publicly warned that the spread of A.I. chatbots could undermine their profession, by outsourcing and automating core tasks like giving students feedback on their work. One of the more forceful educators was Lois Weiner, an education professor emerita at New Jersey City University and a retiree member of the U.F.T., who argued on Bluesky that the national union was selling out to corporate interests.

    “This isn’t an alliance,” Ms. Weiner told me. “We aren’t sitting at the table. We’re the meal.”

    #IA #silicon_valley #éducation #écoles #corruption #syndicats #états-unis

  • 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 !
    ▻https://bellaciao.org/350000-sdf-2-fois-plus-qu-en-2016

    La grève en action ! Les grévistes du Samusocial de Paris avec la CGT, les camarades d’Utopia56, de la commob travail #Social, etc ont déployé une banderole géante ce lundi 27 juillet sur le toit de l’immeuble du siège du Samusocial de Paris : « 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 : Macron coupable. Samusocial en grève reconductible. » Seule la lutte paye, ensemble jusqu’à la victoire ! Rejoignons et Soutenons la grève et l’occupation au Samusocial de Paris. Les prochains rdv : 🔴 jeudi (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Social, #Solidarités, #Syndicats, #Paris_-_IDF

  • Un mineur de 13 ans éborgné par la police lors de la finale du PSG - Les autorités veulent un pays sans peuple
    ▻https://ricochets.cc/Un-mineur-de-13-ans-eborgne-par-la-police-lors-de-la-finale-du-PSG-Les-aut

    Le régime policier rend impossible l’existence de moments collectifs échappant aux logiques de marchandisation Pour les pouvoirs, les peuples sont par définition dangereux, indisciplinés, non éduqués, inaptes à la démocratie réelle. Alors quand des classes populaires veulent faire la fête, surtout quand elles sont jeunes et racisées, elles sont impitoyablement réprimées, verbalement, policièrement et judiciairement. Un jeune de 13 ans s’est fait éborgner par un flic (voir plus bas), son (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    ▻https://contre-attaque.net/2026/04/01/ripost-artistes-pas-terroristes
    ▻https://contre-attaque.net/2022/05/29/welcome-in-france-la-presse-anglaise-choquee-par-la-police-francaise
    ▻https://www.revolutionpermanente.fr/Violences-policieres-un-adolescent-de-13-ans-eborgne-par-un-tir
    ▻https://lundi.am/Victoire-du-PSG-liesse-populaire-et-joie-emeutiere
    ▻https://www.liberation.fr/societe/police-justice/sacre-du-psg-a-paris-un-policier-hors-service-condamne-a-14-mois-de-priso
    ▻https://www.humanite.fr/societe/football/interpelle-frappe-et-menace-un-jeune-de-14-ans-denonce-des-violences-polici
    ▻https://contre-attaque.net/2026/05/29/dechainement-repressif-contre-une-free-party-en-bretagne-les-gendarm
    ▻https://contre-attaque.net/2026/05/30/neuf-jours-apres-la-descente-neonazie-au-coeur-de-paris-toujours-auc

  • ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Mujica?wprov=sfla1

    José Alberto Mujica Cordano (/xoˈse muˈxika/[1]), dit Pepe Mujica, est un homme d’État uruguayen, né le 20 mai 1935 à Montevideo et mort le 13 mai 2025 à Rincón del Cerro. Il est président de la république orientale de l’ #Uruguay de 2010 à 2015.

    Guérillero des #Tupamaros dans les années 1960-1970, il est détenu en tant qu’otage et torturé sous la dictature militaire. Après le rétablissement de la démocratie, il participe à la création du Mouvement de participation populaire (MPP) avec le Mouvement de libération nationale Tupamaros (MLN-T).

    [...]

    Il se distingue, à l’échelle internationale, par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Il délaisse le palais présidentiel pour habiter la petite ferme de son épouse, « au bout d’un chemin de terre » en dehors de Montévidéo. Il continue à y cultiver avec son épouse des fleurs à des fins commerciales et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à un programme de logement social, conservant pour lui-même l’équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme.

    [...]

    Politique sociétale

    En octobre 2012, le Parlement vote la légalisation de l’ #avortement. Contrairement à son prédécesseur, qui avait mis son veto à cette légalisation, Mujica fait approuver la loi[30]. L’Uruguay devient ainsi le deuxième pays d’Amérique latine à autoriser l’avortement après Cuba[29]. En avril 2013, les parlementaires approuvent définitivement une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe[2].

    En juin 2012, le gouvernement propose de légaliser et réguler la vente de #marijuana. Malgré des critiques venues du monde entier[31], la revue britannique Monocle[32] salue cette décision, et le magazine américain Time se demande ensuite si ce n’est pas un exemple à suivre pour le reste du monde[33]. Le 6 mai 2014, Mujica signe une loi légalisant le cannabis et régulant toute sa chaîne de production sous l’autorité de l’État[34].

    [...]

    Politique économique et sociale

    En termes généraux, il s’inscrit dans la continuité de la politique de la mandature précédente. La part des dépenses sociales dans le total des dépenses publiques passe ainsi de 60,9 % à 75,5 % entre 2004 et 2013[21]. Selon le sociologue Denis Merklen, lorsque José Mujica rend le pouvoir à son successeur, l’Uruguay est à nouveau « champion de l’Amérique latine en matière sociale. En décembre 2013, le #chômage représente 6,3 % de la population active. L’emploi non déclaré concerne seulement 16 % des salariés. La #pauvreté passe de 40 % en 2005 à 11,5 % de la population et elle est inférieure à 3 % dans les zones rurales. L’indigence touche 0,5 % des personnes. Sur la totalité de ces indicateurs, l’Uruguay est alors le pays le mieux placé de l’Amérique latine[22]. » Le #salaire minimum est rehaussé de 250 %[23].

    Il soutient par ailleurs le renforcement des #syndicats. D’après la Confédération syndicale internationale, l’Uruguay est devenu le pays le plus avancé d’Amérique en matière de respect « des droits fondamentaux du travail, en particulier la liberté syndicale, le droit à la négociation collective et le droit de grève »[21].

    [...]

    Documentaires

    Emir #Kusturica réalise en 2018 pour Netflix El Pepe, una vida suprema, documentaire sur son parcours où il tient le premier rôle, avec son épouse Lucía Topolansky.

    En 2023, le cinéaste haïtien Arnold Antonin [53]a sorti un documentaire d’une heure, « Pepe Mujica, Nelson Mandela et Haïti »[54], consacré à cet ancien président hors

    du commun.

  • Des #syndicats et #associations demandent la #dissolution de l’#Ordre_des_médecins, jugé « inutile » et « nocif »
    ▻https://www.franceinfo.fr/sante/cette-institution-protege-des-professionnels-de-sante-corrompus-et-maltra

    Les 26 organisations qui ont signé une tribune lui reprochent notamment de « protéger des professionnels de santé corrompus et maltraitants ».

    Dans une tribune publiée en ligne, mardi 9 mars, plusieurs syndicats de médecins et associations de patients demandent la dissolution du Conseil national de l’ordre des médecins (#CNOM) qui, selon eux, « protège des #professionnels de #santé #corrompus et #maltraitants ». Les 26 organisations signataires jugent l’instance déontologique des médecins français « inutile » et « nocive ».

    Pour le dire, ils s’appuient notamment sur le rapport « accablant » publié par la #Cour_des_comptes en décembre 2019 : ce dernier pointait des #sanctions trop tardives contre des faits d’#agressions_sexuelles et des comptes « souvent incomplets et insincères ».

  • En #Argentine, #Milei attaque frontalement le monde du #travail - Basta !
    ▻https://basta.media/Journee-de-travail-de-12h-demantelement-du-statut-de-journaliste-Le-projet-

    Le #Sénat argentin examine ce 11 février la #réforme du travail voulue par le président d’extrême droite #Javier_Milei. Au même moment, les #syndicats manifesteront pour dénoncer une remise en cause des #droits et #protections #collectives.

    Alors, tu vois, nos piliers de bar qui parlent dans le poste ne vont rien te dire de ce qu’il se passe. Ou en tout cas, ils vont savoir te dire que l’anomalie dans cette nouvelle, ce sont les actions des syndicats écolo-gauchisto-islamo-terroristes.

  • Gerechtigkeit statt Spaltung - Gemeinsame Erklärung der Gewerkschaften zur Debatte um Wirtschaft und Sozialstaat
    ▻https://www.ngg.net/presse/pressemitteilungen/gerechtigkeit-statt-spaltung

    6.2.2026 - Die Angriffe der Union und der Arbeitgeber auf den Sozialstaat und die Beschäftigten werden immer unverschämter. Wir fordern einen Stopp dieser Kahlschlag-Debatten. Sie verunsichern die Menschen, würgen den schwachen wirtschaftlichen Aufschwung ab und bringen kein Wachstum.

    Beschäftigte sind nicht das Problem – sie sind die Lösung

    Was derzeit als „Reformdebatte“ daherkommt, ist ein Armutszeugnis für die Union und viele Wirtschaftsverbände. Sie wollen mit dieser Kampagne von den vielen strategischen Fehlentscheidungen in den Chefetagen und den großen Herausforderungen ablenken: fehlende Investitionen in Infrastruktur, Bildung und Transformation, mangelnde Tarifbindung, ungerechte Steuerpolitik und eine verfehlte Wirtschaftspolitik. Statt diese Baustellen anzugehen, wird ein radikaler sozialer Kahlschlag gefordert – mit immer abenteuerlicheren Vorschlägen auf Kosten der Menschen im Land, die angeblich zu faul, zu krank, zu oft in Teilzeit seien. Diese Debatten spalten unsere Gesellschaft, gefährden die Demokratie und lösen keine Probleme.

    Wir Gewerkschaften sagen klar: Wir dulden keine weiteren Angriffe auf die Beschäftigten und den Sozialstaat. Wer die Beschäftigten an seiner Seite wissen und die Demokratie stärken will, muss gute Löhne und Arbeitsbedingungen sowie die soziale Absicherung stärken, statt die Menschen gegeneinander auszuspielen.

    Wir fordern ein Ende der Debatten, die nur verunsichern und die Gesellschaft spalten. Statt Abrisspläne für Arbeitsrechte und Sozialstaat braucht es mehr Steuergerechtigkeit für hohe Einkommen und Vermögen. Statt Beschäftigten ihre hart erkämpften Rechte abzusprechen, braucht es entschlossene Reformen, die Deutschland voranbringen.

    Reformen sind nicht dann gut, wenn sie den Menschen besonders wehtun. Gute Reformen schaffen Wachstum, stärken den sozialen Zusammenhalt, geben Perspektiven und bringen Deutschland voran.

    Wir Gewerkschaften fordern einen Kurswechsel: weg von Scheindebatten, hin zu echten Reformen – zu denen die Reichen und Überreichen endlich beitragen müssen.

    Wir Gewerkschaften stehen bereit für einen konstruktiven Dialog über die Zukunft unseres Landes. Wir wollen gemeinsam eine solidarische, demokratische und gerechte Gesellschaft gestalten – eine Gesellschaft, in der gute Arbeit, faire Löhne und soziale Sicherheit für alle selbstverständlich sind.

    Gemeinsam für einen starken Sozialstaat. Gemeinsam für gute Arbeit. Gemeinsam für eine gerechte Zukunft.

    Deutscher Gewerkschaftsbund und Mitgliedsgewerkschaften

    Zitate der Gewerkschaftsvorsitzenden

    Yasmin Fahimi, DGB-Vorsitzende: „Statt die drängenden wirtschaftlichen und strukturellen Probleme unseres Landes anzugehen, werden Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer zum Sündenbock gemacht. Menschen krank zur Arbeit zu schicken oder von ihnen zu verlangen, später in Rente zu gehen – das bringt keinen einzigen neuen Auftrag in unser Land. Es ist eine völlige Illusion zu glauben, dass man durch Kahlschlag am Sozialstaat Wirtschaftswachstum generieren könnte. Diese permanent aufgegriffene Debatte um Einschnitte bei sozialen Errungenschaften ist respektlos und schäbig. Sie geht völlig an der Realität der Beschäftigten vorbei und ist nur Öl ins Feuer wachsender gesellschaftlicher Unzufriedenheit. 2026 darf kein verlorenes Jahr für die Arbeitnehmer werden.“

    Christiane Benner, Erste Vorsitzende der IG Metall: „Die Union arbeitet gerade völlig an der Realität vorbei. Die Lage der Industrie ist nicht einfach, und wir brauchen Wachstum und zukunftsfeste Geschäftsmodelle. Aber die Lösung heißt: Investitionen, moderne Infrastruktur, Innovationen und qualifizierte, motivierte Beschäftigte. Wirklich niemandem helfen halbgare Ideen, die einfach nur darauf abzielen, den Menschen nach und nach immer mehr Rechte wegzunehmen. Schluss mit diesen Nebelkerzen, die Unsicherheit und Wut befeuern. Her mit konstruktiven, sinnvollen Reformvorschlägen. Darüber können wir ins Gespräch kommen. Über Lifestyle-was auch immer und Zahnarztbesuche nicht.“

    Frank Werneke, ver.di-Vorsitzender: „Angefangen von Kürzungen bei der Lohnfortzahlung im Krankheitsfall, der Einführung von Karenztagen bei Krankschreibungen über die Abschaffung des Acht-Stunden-Tages und die Streichung von Zahnbehandlungen bis zur Schwächung der gesetzlichen Rente als zentrale Säule der Altersabsicherung reichen die sozialpolitischen Kahlschlagphantasien der letzten Wochen von Teilen der Union einschließlich des Bundeskanzlers. Die Drohungen gegen weite Teile der arbeitenden Bevölkerung, der Rentnerinnen und Rentner und Empfängerinnen und Empfänger von Bürgergeld müssen ein Ende haben. Die Menschen brauchen in schwierigen Zeiten keine neoliberale Horrorshow sondern Sicherheit und Zuversicht. Dafür werden wir als Gewerkschaften entschieden kämpfen.“

    Michael Vassiliadis, Vorsitzender der IGBCE: „Immer neue, immer schrillere Vorschläge, Beschäftigte zu belasten, sind respektlos und werden Deutschland nicht zurück auf den Wachstumspfad bringen – im Gegenteil: Sie empören zu Recht die Menschen, die ohnehin schon jenseits der Überlastungsgrenze arbeiten. Wer einen Aufbruch in eine innovative Zukunft, wer Ideen und Engagement für unser Land fördern will, der muss der arbeitenden Bevölkerung mehr Vertrauen schenken.“

    Maike Finnern, Vorsitzende der Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft (GEW): „Alles beginnt mit guter Bildung. Da sind sich alle einig – zumindest in der Theorie. Die Praxis: Trotz des enormen Fachkräftemangels bieten die Arbeitgeber für Fachkräfte in den Kitas sehr viele Teilzeitarbeitsplätze an. Von dem Gehalt als Kita-Teilzeitkraft kann man kaum leben, schon gar nicht, wenn eine Familie zu ernähren ist. Viele Studien zeigen: In den Schulen ist die Arbeitsbelastung so hoch, dass sie gesundheitsgefährdend ist. Um sich zu schützen, erkaufen sich viele Lehrkräfte den Erhalt ihrer Gesundheit mit Teilzeit. Mit Lifestyle hat das nichts zu tun.“

    Jochen Kopelke, Vorsitzender der Gewerkschaft der Polizei (GdP): „Diese gemeine Sozialstaatsdebatte trifft uns Polizisten genau wie alle Menschen in unserem Land. Viele Polizistinnen arbeiten im Schichtdienst in Teilzeit, weil zu wenig Kinderbetreuung angeboten wird. Polizeibeamte müssen um Ihre Pension fürchten und sind von Preisanstiegen der Pflegeversicherung und Krankenversicherung ebenfalls direkt betroffen. Es ist falsch, jetzt auch noch Beamte zur gesellschaftlichen Spaltung zu missbrauchen und eine heftige Neiddebatte loszutreten. Wir Polizistinnen und Polizisten beschützen täglich Menschen und verdienen ebenfalls Schutz vor den wilden politischen Angriffen auf unsere eigene Absicherung im Sozialstaat.“

    Robert Feiger, Vorsitzender der IG Bauen-Agrar-Umwelt (IG BAU): „Es gibt keinen zu rechtfertigenden Anlass für Leistungskürzungen oder eine weitere Anhebung des Renteneintrittsalters. Dennoch wird diese Scheindebatte immer dann neu entfacht, wenn sich die wirtschaftliche Lage eintrübt. Wer so argumentiert, stellt Millionen Beschäftigte pauschal unter Verdacht. Das ist respektlos und lenkt von den eigentlichen Problemen ab. Gerade im Bau, im Handwerk oder in der Industrie ist die Rente mit 65, 66 oder 67 für viele unserer Kolleginnen und Kollegen schon heute kaum erreichbar. Statt den Beschäftigten immer noch mehr abzuverlangen, muss der Bundeskanzler die Beschäftigten schützen und Tarifbindung endlich zur Regel machen.“

    Guido Zeitler, Vorsitzender der Gewerkschaft Nahrung-Genuss-Gaststätten (NGG): „Statt Beschäftigte zu Sündenböcken verfehlter Politik zu machen, sollte sich die Union lieber darum kümmern, den dringend nötigen Wandel anzupacken. Das Gastgewerbe zeigt doch, wie groß die Probleme sind: Rund die Hälfte arbeitet im Niedriglohn, Tarifverträge sind eher die Ausnahme und Fachkräfte fehlen an allen Ecken. Viele Menschen machen ihren Job jeden Tag mit vollem Einsatz – oft bis an die Belastungsgrenze. Sie haben mehr verdient. Wer jetzt auch noch längere Arbeitstage fordert, macht alles nur schlimmer. Das machen wir nicht mit. Wir setzen uns klar ein für starke Schutzrechte, mehr Tarifbindung und wirklich gute Arbeitsbedingungen.“

    Martin Burkert, Vorsitzender der Eisenbahn- und Verkehrsgewerkschaft (EVG): „Unsere Kolleginnen und Kollegen halten dieses Land jeden Tag unter schwierigen Bedingungen in Bewegung. Doch statt Anerkennung und Respekt verbreitet die Union Horrormärchen und verunsichert genau diejenigen, die den Laden am Laufen halten. Diese lebensfremde Politik von oben geht an der Realität der Beschäftigten vorbei und sie wird auf entschiedenen Widerstand stoßen. Wer glaubt, sozialen Kahlschlag durchsetzen zu können, irrt. Das Gemeinwohl wird nicht durch Druck auf Arbeitende gesichert, sondern durch eine stärkere Beteiligung von Vermögenden und Erben.“

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    #Allemagne #état_de_providence #syndicats_ouvriers #austérité #néolibéralisme

  • En #Afrique, des « #petites_mains » du numérique toujours aussi précaires à l’heure du boom de l’#IA

    Il y a quelques années, les « #travailleurs_du_clic » africains sortaient de l’ombre, révélant l’envers du décor des entreprises du numérique. Depuis, l’#IA_générative a explosé, rendant ces travailleurs d’autant plus indispensables et le secteur encore plus attractif. Mais la réalité de ce travail reste marquée par la #précarité.

    Ce n’était pas la panacée, mais Joyce (les personnes désignées par un prénom ont souhaité rester anonymes) se souvient presque avec nostalgie de ses débuts sur #Remotasks, en 2018. « Il suffisait de créer un compte pour commencer à gagner de l’argent immédiatement, sans aucune restriction ni processus de vérification. » Depuis son ordinateur, elle enchaîne alors les #microtâches d’#annotation de #données : vérifier des images, organiser des informations destinées à entraîner des systèmes d’intelligence artificielle. De quoi s’assurer un #revenu d’appoint pour la jeune Kényane fraîchement diplômée.

    Mais les choses se sont compliquées. En 2024, de nombreux travailleurs kényans, comme Joyce, ont vu leur accès à Remotasks soudainement coupé, explique-t-elle. La maison mère #Scale_AI évoque, elle, des fermetures de comptes pour non-respect de ses règles internes. Surtout, selon la jeune femme, le volume de travail n’a plus rien à voir. « Avant, nous pouvions gagner un revenu décent car le boulot était continu. Aujourd’hui, les tâches sont moins nombreuses, à court terme et peu durables », constate Joyce. Faute de missions, elle se forme à la transcription pour diversifier ses sources de revenus.

    Ces deux dernières années, Oluwaseun, au Nigeria, a travaillé pour plusieurs acteurs du secteur, parmi lesquels #Appen et #Mindrift. Elle participe à l’#entraînement des modèles d’IA, du #contrôle_qualité des réponses générées par les #LLM à l’annotation de données texte, image ou audio. Si la jeune femme ne se plaint pas de sa situation, elle concède que « la #rémunération n’est jamais assez élevée pour dépendre d’une seule plateforme. En Afrique, il faut plusieurs jobs », d’autant que « la concurrence s’est clairement intensifiée sur ces plateformes ».

    Doit-on y voir le signe d’un remplacement rapide de ces petites mains du numérique par des systèmes automatisés, alors qu’elles opèrent pour le compte d’entreprises comme #Meta, #OpenAI, #Microsoft ou #Google ? Le sociologue Antonio Casilli balaie immédiatement cette idée. Depuis bientôt dix ans, il dirige le groupe de recherche DIPLab (Digital Platform Labor), qui a enquêté sur les travailleurs du clic dans une trentaine de pays. Pour lui, l’idée d’un « remplacement » du travail humain par les machines est un « mensonge idéologique », utilisé pour faire accepter une dégradation des #conditions_de_travail.

    D’après les données collectées par son équipe, le volume de microtâches ne diminue pas : au contraire, « plus le marché de l’intelligence artificielle générative grandit, plus on a besoin de réentraîner les #modèles », donc plus il faut de #travail_humain. Le boom de l’IA ne signe donc en rien la fin de ces travailleurs de l’ombre... pas plus qu’il ne signifie une amélioration de leurs conditions de travail.

    « Une forme d’#esclavage_moderne joliment emballée »

    L’histoire du « #digital_labor africain » s’inscrit dans celle, plus globale, du « digital labor », concept désignant des formes de #travail_numérique largement invisibilisées et caractérisées par une forte précarité.

    Dès les années 2000, et surtout au cours des années 2010, des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Nigeria ou l’Afrique du Sud deviennent des hubs de #sous-traitance pour les grandes compagnies du numérique. Ce modèle repose sur des tâches fragmentées, rémunérées à la pièce et distribuées via des plateformes de microtravail comme Remotasks, #Amazon_Mechanical_Turk ou #Clickworker, ainsi que par des entreprises sous-traitantes comme #Appen ou #Samasource. Bien que précaire, cette économie facile d’accès – une connexion internet suffit – attire des milliers de jeunes hautement diplômés dans des pays du Sud où le chômage est élevé.

    Mais ce modèle, loin d’être inédit, a déjà largement montré ses limites, parfois de façon retentissante. Au Kenya, à partir de 2023, des employés de la société #Sama (anciennement Samasource), prestataire notamment de Meta et d’OpenAI, ont intenté une action collective pour dénoncer des conditions de travail indignes, des #salaires faibles et irréguliers et l’insuffisance de soutien psychologique. Chargés de « nettoyer » #Facebook, certains avaient développé des #troubles_psychologiques après avoir été exposés quotidiennement à des contenus extrêmes. « Nous traitions des vidéos de corps mutilés, de suicides en direct, d’abus sur des enfants, de discours haineux », rapporte Sonia Kgomo, ancienne modératrice chez Sama.

    Embauchée en pleine pandémie de Covid-19, la Sud-Africaine avait cru avoir décroché une opportunité en or, « un job à l’étranger pour un grand nom de la tech ». « Mais une fois sur place, j’ai compris que ce n’était pas le rêve américain : c’était une forme d’esclavage moderne joliment emballée », explique celle qui a été licenciée en 2023 comme près de 200 autres, après avoir, selon elle, tenté de s’organiser collectivement avec ses collègues. L’entreprise parle elle de restructuration.

    Aujourd’hui, Sama indique avoir mis fin à la #modération_de_contenus pour Meta et s’est recentrée sur les #annotateurs de données, chargés d’entraîner des systèmes d’IA. Edward, qui travaille toujours sur le site de Nairobi, décrit un « travail très caché ». « On étiquette des images de rues, des vidéos, mais aussi des photos médicales avec des plaies ouvertes… Certaines tâches restent éprouvantes, explique-t-il. On nous répète que nous sommes payés au-dessus du marché, mais ce n’est pas un salaire qui permet de vivre : même en travaillant huit heures par jour, il faut avoir un deuxième boulot. »

    À la précarité des salaires s’ajoute celle des contrats. « Un ami a eu un contrat de cinq jours. D’autres signent pour un mois, juste le temps d’absorber le pic d’activité du #Black_Friday ou des #fêtes de fin d’année », poursuit Edward. Il décrit aussi une pression constante avec des tâches qui arrivent « en continu », et des objectifs de performances : « Si vous n’atteignez pas les objectifs fixés, vous n’avez pas les #primes et votre salaire est raboté. Il faut travailler comme un fou pour espérer toucher le montant annoncé. » Quant au #soutien_psychologique, il confirme qu’il y a davantage de « coachs bien-être », mais la méfiance semble de mise à l’égard de ces employés, plutôt vus comme « les oreilles de l’entreprise ». Contactée, la société Sama n’a pas répondu à nos questions.

    [Actualisation du 09/12/2025 : Sama conteste ce tableau. L’entreprise, qui affirme ne plus réaliser de travail lié à des contenus violents, met en avant un dispositif de soutien aux salariés comprenant une assurance santé incluant la prise en charge de la #santé_mentale, l’accès à des séances de conseil individuel 24 h/24, ainsi que des espaces de bien-être dans ses bureaux (espaces d’allaitement, salles de méditation et de prière).

    Sama souligne également que ses annotateurs de données sont employés à temps plein, avec des « #salaires_vitaux » (#living_wages) calculés selon une méthodologie internationale « en fonction des régions ». La société assure que, contrairement à certains concurrents recourant à des travailleurs de plateforme, son modèle repose sur des contrats de travail à temps plein avec un salaire de base garanti et des avantages sociaux. Enfin, selon l’entreprise, « plus de 90% » des employés atteignent leurs objectifs de #performance dans les horaires de travail, et, quoi qu’il en soit, tous bénéficient d’un salaire de base garanti.]

    Plus de tâches, plus de #concurrence

    Et malgré les scandales, le secteur séduit toujours plus. Si les chiffres précis manquent, certaines recherches ont avancé des estimations allant jusqu’à 160 millions de microtravailleurs numériques dans le monde. Ce qui est certain, selon Antonio Casilli, c’est que les effectifs augmentent à chaque nouvelle estimation. « Il y a plus de tâches, mais pas pour tout le monde et pas tout le temps », résume le chercheur, qui décrit un mécanisme structurel : les entreprises attirent volontairement plus de travailleurs que nécessaire afin de maintenir une forte concurrence pour chaque microtâche, ce qui tire les rémunérations vers le bas. Elles entretiennent ainsi une alternance de périodes creuses et de pics d’activité.

    Une enquête d’Africa Uncensored, réalisée dans le cadre d’un projet du Pulitzer Center, évoque des campagnes massives de recrutement trompeuses, avec les mêmes offres publiées des dizaines de fois, sans réelle assurance de travail derrière. Objectif : gonfler artificiellement le vivier de travailleurs pour montrer leur potentiel d’évolution et ainsi remporter des contrats avec les grosses entreprises de la tech. Une tactique connue sous le nom de « #labour_hedging ».

    « Au Kenya, il y a des cohortes de jeunes diplômés sans emploi. Les entreprises le savent très bien, observe Edward. Si vous ne voulez pas accepter les conditions, quelqu’un d’autre le fera. »

    Avec l’essor effréné de l’IA générative, un nouveau vocabulaire s’est imposé. Les annonces pour des postes d’« #AI_trainer », « #AI_evaluator » ou d’« #AI_tutor » se multiplient. Le signe d’une montée en gamme dans un marché particulièrement dynamique ? Pas vraiment, selon Antonio Casilli : « Même si certains projets sont plus complexes, pour les harmoniser et les faire réaliser à des masses de personnes, il faut les standardiser, les fragmenter. »

    Oluwaseun, qui se présente comme « AI trainer », s’est tournée vers Mindrift, qui lui semblait plus attractive au niveau des tarifs. Après un flux de tâches relativement régulier, la manne s’est pourtant soudain tarie. « J’ai été écartée du projet pour lequel j’avais initialement postulé, alors que la qualité de mon travail était bonne, témoigne la Nigériane. J’ai abordé ce sujet lors d’un appel avec eux, mais j’ai finalement été remerciée et, depuis, je n’ai été affectée à aucun nouveau projet. »

    Certaines pratiques la heurtent particulièrement : « Parfois, une seule tâche peut prendre sept à huit heures à accomplir, et vous n’êtes rémunéré que si le travail est accepté. Si la moindre petite erreur est détectée, la tâche entière peut être rejetée, ce qui signifie que vous ne recevez aucune #rémunération pour toutes ces heures de travail. » Sollicitée, Mindrift n’a pas répondu à nos questions.

    Comme d’autres personnes interrogées, elle souligne que les travailleurs africains sont souvent moins payés que leurs homologues en Europe ou en Amérique du Nord pour des tâches comparables. Des enquêtes récentes sur des #plateformes_d’annotation mettent effectivement en évidence des écarts de rémunération liés au pays de résidence, tandis que d’autres travaux, consacrés cette fois à des « #data_workers » basés aux États-Unis, montrent que la précarité ne s’arrête pas aux frontières du Sud global : une partie des travailleurs de l’IA dans les pays du Nord cumulent eux aussi bas salaires, contrats instables et protections sociales limitées.

    Les métiers créatifs pris dans l’orbite de l’IA

    Dans des segments plus « créatifs » du numérique, comme le #graphisme ou la #rédaction_de_contenu, la concurrence dopée par l’IA se fait également sentir. Au Togo, Smiley Graphic – c’est son nom professionnel – passe quelques heures par semaine sur la plateforme de microtâches #Upwork où il propose de petits services de graphiste : logos, retouches, déclinaisons graphiques facturées 5 ou 10 euros. Il n’en tire pas plus de 50 euros par mois, mais complète ainsi ses revenus issus d’un emploi stable et de missions freelance plus exigeantes.

    Chaque jour, il constate combien l’IA bouleverse le marché : « Les prix ont baissé. Des gens qui n’y connaissent rien se forment avec des vidéos YouTube et cassent les tarifs sur les plateformes. » Des prestations autrefois facturées l’équivalent de 7 000 à 10 000 francs CFA sont désormais proposées à 2 000 ou 3 000 francs CFA, avance-t-il. Une partie des demandes qu’il reçoit consiste d’ailleurs à reprendre des logos générés par l’IA mais pas forcément à la hauteur. « Je refuse, c’est plus propre et plus simple de repartir de zéro. » Pour tenter de se démarquer, il se forme depuis six mois au motion design, qu’il juge « moins concurrencé par l’IA » pour le moment.

    Un phénomène qui n’a rien d’étonnant, pour Antonio Casilli : « Comme les grands modèles de langage génératifs se nourrissent de productions créatives, eux aussi ont été aspirés dans l’orbite de l’intelligence artificielle et désormais travaillent pour elle. » Autrement dit, les #designers, #illustrateurs ou #rédacteurs ne sont plus seulement concurrencés par l’IA : leur travail alimente directement les modèles qui, ensuite, renforcent cette concurrence.

    Des travailleurs qui commencent à faire entendre leur voix

    « Les grandes entreprises technologiques ne peuvent pas construire l’avenir sur une main-d’œuvre jetable, souligne dans un communiqué Christy Hoffman, secrétaire générale d’UNI Global Union, qui a publié fin septembre une étude sur les travailleurs de l’ombre de l’IA. Il est temps de tenir les titans de la Silicon Valley responsables des conditions dans leurs chaînes d’approvisionnement en IA. Les travailleurs de l’approvisionnement en données doivent être libres de s’organiser et de négocier pour rendre ces systèmes plus sûrs et plus équitables pour tout le monde. »

    Après son licenciement, Sonia Kgomo a choisi de se consacrer à plein temps à l’organisation des salariés de la tech, au sein d’#African_Tech_Workers_Rising, un projet soutenu par le syndicat kényan Communications Workers Union of Kenya et par la fédération internationale Uni Global Union. « En 2021, quand je suis arrivée, les travailleurs des plateformes ne parlaient pas du tout. Il y avait énormément de peur. On signait des accords de confidentialité qu’on ne comprenait pas vraiment, présentés comme des menaces. Alors on intégrait le fait que c’était normal de se taire comme on travaillait pour un service de renseignement, se souvient-elle. Aujourd’hui, on commence à avoir des travailleurs qui peuvent parler, certains rejoignent des #syndicats, et quelques sous-traitants – pas tous – acceptent la présence syndicale. Donc on est encore loin du compte, mais il y a des avancées. »

    Face au défaut d’encadrement juridique, la #Data_Labelers_Association, basée à Nairobi, doit dévoiler prochainement un #code_de_conduite à destination des plateformes d’annotation de données pour améliorer les conditions de travail.

    Pour le sociologue Antonio Casilli, le modèle des #sweatshops_numériques, ces ateliers de misère où les ordinateurs ont juste remplacé les machines à coudre, a encore de beaux jours devant lui. « Ces entreprises sont constamment en train de chercher des pays dans lesquels elles peuvent continuer à exploiter les travailleurs et à les payer très peu cher. Quand la situation s’est compliquée pour certaines d’entre elles au Kenya, elles sont parties en Ouganda ou au Ghana, ou encore au Bangladesh. » Une analyse partagée par Sonia Kgomo, qui appelle à « un mouvement de travailleurs du numérique à l’échelle du continent ».

    En attendant, ces travailleurs de l’ombre continuent de s’adapter. Malgré ses mésaventures récentes, Oluwaseun suit des cours d’annotation de données dans le but d’obtenir un emploi stable et mieux rémunéré auprès d’un grand acteur du secteur, comme « #xAI, l’entreprise d’Elon Musk », glisse-t-elle.

    ▻https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251206-en-afrique-des-petites-mains-du-num%C3%A9rique-toujours-aussi-pr%C3%A9c
    #AI #intelligence_artificielle #travail

  • La stratégie perdante de l’intersyndicale
    ▻https://lvsl.fr/la-strategie-perdante-de-lintersyndicale

    En sacralisant l’unité syndicale et le « dialogue social », les #syndicats ont fait échouer le mouvement social de la rentrée avec leur stratégie perdante de « #grève perlée ». Alors que la base syndicale a su forger de nouvelles alliances ces dernières années, les directions se refusent toujours à toute introspection.

    #Politique #CFDT #CGT #FO #intersyndicale #Macron #manifestation #Marylise_Léon #Sophie_Binet

  • L’intersyndicale propose une nouvelle grève le 2 octobre
    ▻https://bellaciao.org/L-intersyndicale-propose-une-nouvelle-greve-le-2-octobre

    Les huit confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) étaient reçues ce mercredi à Matignon. Malgré les journées de mobilisations du 10 et 18 septembre et la censure de François Bayrou, son successeur, Sébastien Lecornu, s’accroche aux mesures austéritaires. Les #Syndicats mettent sur la table une nouvelle grève pour le 2 octobre. « On attendait des réponses claires mais aucune n’a été apportée, pour l’intersyndicale le compte n’y est pas. Aucune piste du (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Syndicats

  • 18 SEPTEMBRE : LA GREVE ET LA MOBILISATION DOIVENT ETRE MASSIVES !
    ▻https://bellaciao.org/18-SEPTEMBRE-LA-GREVE-ET-LA-MOBILISATION-DOIVENT-ETRE-MASSIVES

    Le succès des mobilisations du 10 septembre est une première étape importante contre la politique d’austérité et la casse de nos droits sociaux orchestrés par les gouvernements successifs. Nos combats ne sont pas pour autant gagnés ! La nomination de S. Lecornu à Matignon n’est pas le signe d’une rupture mais la continuité de la même politique qui a conduit à cette crise démocratique et cette situation sociale catastrophique. Enseignant·es artistiques, artistes, animateur·rices, (…) #Contributions

    / #Syndicats, #Manifestations, #Grèves, #Paris_-_IDF

  • Mardi 22 juillet 2025 à Gaza : plus de 85 morts, un nouveau-né meurt de malnutrition à Gaza
    23 juillet 2025 | - IMEMC News
    ▻https://imemc.org/article/tuesday-dozens-killed-newborn-dies-from-malnutrition-in-gaza

    Mardi, 655e jour du génocide en cours à Gaza, les forces d’occupation israéliennes ont intensifié leurs attaques dans toute la bande de Gaza, visant les civils déplacés et les personnes à la recherche de nourriture. Les bombardements ont fait au moins 85 morts et des dizaines de blessés.

    Des sources médicales ont confirmé la mort de quatre Palestiniens, dont deux nouveau-nés et un enfant, des suites d’une malnutrition sévère.

    31 des personnes tuées aujourd’hui ont été abattues dans les « arènes de gladiateurs » mises en place par la société américaine GHF, où des Palestiniens affamés sont contraints d’attendre des heures sous un soleil de plomb pour se battre pour une petite quantité d’aide alimentaire, tout en étant pris pour cible par des soldats israéliens et des mercenaires américains.

    Mardi, dans la ville de Gaza, les forces israéliennes ont tué 15 Palestiniens, dont six enfants et un ambulancier, après avoir bombardé une maison appartenant à la famille Moshtaha dans le nord-ouest de la ville.
    Selon des sources médicales, l’attaque a fait de nombreux blessés en raison de la présence de dizaines de tentes abritant des familles déplacées à proximité et autour de la maison visée. L’assaut a également détruit une ambulance garée devant la résidence.

    Au moins 70 Palestiniens ont été tués dans différentes parties de Gaza pendant la journée et tôt le matin mardi.
    – Dans le quartier de Nasr, à l’ouest de la ville de Gaza, cinq Palestiniens ont été tués et d’autres blessés lors d’un bombardement israélien.
    – 12 civils qui attendaient des convois d’aide au nord-ouest de Beit Lahia ont été tués lors d’une autre frappe israélienne.
    – Une attaque de drone dans le quartier d’al-Tuffah, à l’est, a tué un civil, tandis que sept autres, dont trois enfants, ont été tués dans une frappe distincte qui visait un groupe de civils dans la région d’al-Zeitoun, au sud-est de la ville.
    – Les forces israéliennes ont également bombardé des tentes abritant des familles déplacées dans le camp de réfugiés d’al-Shati, à l’ouest de la ville de Gaza, tuant 16 civils, dont des femmes et des enfants, et en blessant plus de 25.

    Les victimes ont été transportées à l’hôpital al-Shifa, dans l’ouest de Gaza, où le personnel médical a décrit leurs corps comme démembrés en raison de l’impact direct de deux obus d’artillerie sur des tentes abritant des civils affamés pendant leur sommeil.

    – Ailleurs, un jeune homme a été tué alors qu’il attendait de l’aide à l’est du carrefour de Nabulsi, à l’ouest de Gaza. Quatre autres personnes sont mortes après qu’un drone israélien a largué un explosif près de l’école al-Hurriya, qui abritait des familles déplacées à al-Zeitoun.
    – Deux enfants ont également été tués dans une frappe aérienne israélienne visant la zone de Be’er al-Na’ja, dans le nord de Gaza .

    Les forces israéliennes ont continué à démolir des immeubles résidentiels dans l’est de la ville de Gaza.

    Dans le centre de Gaza, deux civils, dont un enfant, ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’une frappe à l’ouest de l’école Abu Helou, dans le camp de réfugiés d’al-Bureij.
    Huit autres civils ont été tués lors d’un bombardement intensif sur des zones de Deir al-Balah, parallèlement à une invasion terrestre des troupes israéliennes au sud de la ville.

    Les tirs israéliens ont également tué cinq autres civils qui attendaient de l’aide près du carrefour d’al-Shuhada. À al-Bureij, deux frères ont été tués par une frappe israélienne sur le bloc 12.

    Dans le sud de la bande de Gaza, trois civils ont été tués par des tirs israéliens près du rond-point d’Abu Hmeid, dans le centre de Khan Younis.
    Deux civils qui attendaient de l’aide ont été tués à l’ouest de Rafah.

    22 juillet 2025 à 23h52 : Au cours des dernières 72 heures, 21 enfants sont morts de malnutrition et de famine dans différentes zones de la bande de Gaza. Ces décès ont été signalés dans des hôpitaux de Gaza, à l’hôpital Al-Aqsa Martyrs de Deir al-Balah et à l’hôpital Nasser de Khan Yunis.

    Actuellement, 900 000 enfants à Gaza souffrent de la faim, dont 70 000 sont entrés en phase de malnutrition.

    Mardi également, le Conseil de la Ligue des États arabes a appelé la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à l’agression israélienne contre la bande de Gaza, reconnaître la catastrophe et la famine qui y règnent, lever le siège imposé à la bande de Gaza et garantir l’acheminement de l’aide. Le Conseil a également demandé aux deux membres non permanents arabes du Conseil de sécurité, l’Algérie et la Somalie, de continuer à œuvrer pour la tenue d’une session d’urgence du Conseil de sécurité afin d’adopter une résolution obligeant Israël à mettre fin au siège imposé à Gaza et à autoriser l’entrée de l’aide humanitaire.

    La résolution condamne Israël, puissance d’occupation illégale, pour avoir transformé la bande de Gaza en zone de famine, soumis le peuple palestinien à des conditions mortelles et utilisé la famine comme arme de guerre, une forme de génocide contre le peuple palestinien.

    Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits humains, Volker Türk, a averti que l’expansion des opérations militaires israéliennes dans le centre de la bande de Gaza, en particulier au sud-ouest de Deir al-Balah, augmente considérablement le risque de violations graves du droit international, notamment d’exécutions extrajudiciaires et de déplacements forcés. Il a noté qu’Israël continue d’étrangler les zones restantes de la bande de Gaza par des frappes systématiques visant des civils et des infrastructures humanitaires.

    Dans une déclaration publiée mardi, M. Türk a déclaré que les frappes aériennes et les opérations terrestres « entraîneront inévitablement davantage de victimes civiles et la destruction de maisons, d’installations médicales, d’abris et d’équipements communautaires ». Il a averti que les civils, qui ont été déplacés à plusieurs reprises ces derniers mois, « sont à nouveau contraints de fuir des zones qui avaient été complètement évacuées, vers des zones géographiques qui ont pratiquement disparu, où des centaines de milliers de personnes sont entassées dans des conditions humanitaires impossibles ».

    Les #syndicats professionnels palestiniens et les fédérations populaires ont lancé mardi un appel urgent aux syndicats professionnels du monde entier et aux institutions internationales pour mettre fin à la politique systématique d’affamement pratiquée par les autorités d’occupation israéliennes contre notre peuple dans la bande de Gaza. La déclaration a été signée par les présidents et secrétaires généraux des syndicats suivants : l’Association du barreau, l’Association des journalistes, l’Association des ingénieurs, l’Association des médecins, l’Association des enseignants, l’Association des ingénieurs agronomes, l’Union des femmes, l’Association de médecine vétérinaire, ainsi que par un certain nombre de personnalités syndicales et de défenseurs des droits humains.

    Ils ont appelé à la mobilisation des syndicats du monde entier pour mettre fin à ce crime en cours et ont exhorté les institutions internationales de défense des droits humains et humanitaires à assumer leurs responsabilités juridiques et morales.

    17 h 05
    Un correspondant de l’agence de presse Wafa a déclaré que c inq Palestiniens, dont trois enfants, ont été tués lorsque des avions israéliens ont pris pour cible des civils près de la mosquée Ali Ibn Abi Talib, dans le quartier de Zeitoun, à Gaza.
    Cela porte à 45 le nombre de morts dans la bande de Gaza depuis l’aube aujourd’hui, dont 7 bénéficiaires de l’aide humanitaire.

    Mise à jour à partir du rapport de 11 h 52
    Sept Palestiniens ont été tués et des dizaines d’autres blessés mardi à la suite de frappes israéliennes sur Khan Younis, Rafah et Al-Bureij, dans le sud et le centre de Gaza.
    – Trois civils ont été tués lorsque des tirs d’artillerie israéliens ont frappé la zone autour du rond-point Abu Humaid, dans le centre de Khan Younis , alors que d’intenses opérations militaires se poursuivaient dans toute l’enclave.
    – D ans le camp de réfugiés d’Al-Bureij , une frappe aérienne a visé une maison appartenant à la famille Abu Sill, tuant les frères et sœurs Bashar Kamal Abu Sill et Bayan Kamal Abu Sill . Plusieurs autres personnes ont été blessées dans ce que les habitants ont qualifié de nouveau massacre venant s’ajouter au bilan croissant des victimes civiles.
    – Deux Palestiniens, Mohammad Mazen Basaleh et Amer Sami Al-Suwairki, ont été tués par balle près du centre de distribution d’aide humanitaire de Shakoush, au nord de Rafah , lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu sur des personnes qui cherchaient de l’aide.

    Selon des sources médicales, plus de 45 Palestiniens ont été tués depuis l’aube et des dizaines d’autres blessés, dont des enfants et sept personnes qui cherchaient de la nourriture.

    Treize Palestiniens ont été tués et plus de 25 blessés lorsque l’artillerie israélienne a bombardé des tentes abritant des familles déplacées dans le camp de réfugiés d’Al-Shati, à l’ouest de la ville de Gaza, peu avant l’aube.

    Le génocide continue de faire des victimes dans un contexte de déplacements croissants et d’insécurité alimentaire croissante. Le blocus a créé des conditions dans lesquelles la famine est désormais l’une des principales causes de décès.

    À Khan Younis, des sources médicales ont rapporté que deux nouveau-nés, Yousef Al-Safadi, âgé de seulement 40 jours, originaire du nord de Gaza, et Abdul-Hamid Al-Ghalban, originaire de Khan Younis, dans le sud, sont morts des suites d’une malnutrition sévère et de la famine. Dans le nord de Gaza, un enfant, Ahmad Al-Hasanat, est également mort après avoir reçu du mannitol. Un autre décès dû à la malnutrition et à la déshydratation a également été signalé.

    Les hôpitaux de la bande de Gaza accueillent actuellement des centaines de patients de tous âges souffrant de famine et de malnutrition aiguë, dont beaucoup sont dans un état critique.

    Les équipes médicales signalent des cas d’épuisement extrême et de perte de mémoire liés à une privation alimentaire prolongée. Le système de santé est débordé, avec une grave pénurie de lits et de médicaments pour traiter le nombre croissant de patients souffrant de malnutrition.

    Au moins 17 000 enfants souffrent actuellement de malnutrition aiguë. Certains patients souffrent de troubles cognitifs et de fatigue causés par la famine, tandis que les infrastructures médicales restent incapables de faire face à l’aggravation de la crise.

    Le directeur du complexe médical Al-Shifa a révélé à Al-Jazeera que les autorités israéliennes restreignent sévèrement les livraisons de carburant à l’hôpital, qualifiant le système d’approvisionnement de « goutte-à-goutte ».

    Cette grave pénurie a contraint l’établissement à fermer son service de dialyse afin de préserver ses réserves de carburant qui s’amenuisent.

    Les services hospitaliers fonctionnent désormais bien au-delà de leur capacité, avec un taux d’occupation des lits supérieur à 250 %. Le personnel médical est épuisé physiquement et émotionnellement, après avoir travaillé sans relâche pendant des jours.

    Plusieurs membres de l’équipe ont eux-mêmes été admis à l’hôpital en raison d’une fatigue extrême et de malnutrition.

    Le directeur a exprimé sa profonde inquiétude suite à l’ arrestation récente du Dr Marwan Al-Hams , la qualifiant de campagne systématique visant les professionnels de santé de Gaza.

    Le sort du médecin reste inconnu et le personnel craint pour sa sécurité après que des rapports ont indiqué que les forces israéliennes avaient tiré sur lui lors de son arrestation.

    Avec des ressources poussées à leur limite, l’hôpital n’a guère plus à offrir aux patients souffrant de malnutrition que des solutions intraveineuses de base.

    Le directeur a souligné que la détention du Dr Al-Hams n’était pas un incident isolé, mais s’inscrivait dans un contexte plus large d’intimidation et de perturbation visant le personnel médical.

    Malgré l’escalade des menaces, le directeur a réaffirmé la détermination de l’hôpital à rester opérationnel. « Nous n’abandonnerons pas nos postes », a-t-il déclaré. « Nous continuerons à soigner nos patients et les blessés, quel qu’en soit le prix. »

    L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (#UNRWA) avait précédemment averti que les taux de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans avaient doublé entre mars et juin en raison du siège israélien en cours.

    Les cliniques et les dispensaires de l’UNRWA ont effectué près de 74 000 dépistages de carences nutritionnelles chez les enfants au cours de cette période, diagnostiquant environ 5 500 cas de malnutrition aiguë sévère et plus de 800 cas critiques.

    Le directeur de la Société palestinienne de secours médical (PMRS) a lancé un avertissement alarmant concernant le risque de mort massive due à la famine. S’adressant à Al Jazeera, il a déclaré que Gaza était entrée dans une phase critique et que de nombreux décès étaient à prévoir, en particulier parmi les femmes et les enfants. Il a signalé une augmentation du nombre de patients souffrant de malnutrition sévère arrivant dans les centres de santé.

    Parmi les personnes les plus vulnérables figurent 60 000 femmes enceintes souffrant de famine aiguë et de carences nutritionnelles.

    À Deir al-Balah, deux Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés lorsque les forces israéliennes ont bombardé le quartier d’al-Haker. Les équipes médicales ont également récupéré les corps de deux Palestiniens tués lors d’une précédente frappe aérienne.

    Dans la ville de Gaza, l’armée a bombardé des tentes abritant des familles déplacées dans le camp d’Al-Shati, tuant au moins six personnes, dont des enfants et des femmes, et en blessant des dizaines d’autres.
    ▻https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/QeNsX_5J3bh6V-s.mp4?_=2

    D’autres attaques ont visé le quartier de Tuffah et l’est de Jabalia, dans le nord de Gaza, ainsi que le centre de Gaza, qui a été lourdement bombardé.

    L’armée a également continué à piéger et à faire exploser des bâtiments résidentiels dans tout le nord de Gaza, rasant des quartiers entiers.

    Plus au sud, des sources médicales ont rapporté que sept Palestiniens ont été tués et plusieurs blessés lorsque des soldats israéliens ont ouvert le feu sur des civils qui attendaient de la nourriture et de l’aide humanitaire. La nuit précédente, treize autres personnes ont été tuées dans la même zone par des soldats de l’occupation.

    Plus de 1 021 Palestiniens ont été tués et au moins 6 511 blessés dans des attaques similaires depuis le 27 mai 2025, date à laquelle les arènes ont été créées par la société #GHF Corporation, basée dans le Delaware (dont les sources de financement sont obscures et qui entretient des liens financiers directs avec Donald Trump).

    Ces dernières semaines, les principales victimes des attaques israéliennes à Gaza ont été des personnes affamées cherchant de la nourriture pour leurs familles, abattues dans des arènes de gladiateurs dignes de « Hunger Games » mises en place par la société américaine GHF, dont le directeur, Johnnie Moore, est un pasteur évangélique qui croit au « sionisme chrétien », une secte apocalyptique dont le but est de débarrasser la Palestine de tous les Palestiniens afin de provoquer « l’Armageddon/l’Apocalypse/l’Enlèvement » dans une interprétation bizarre et erronée de la Bible chrétienne.

    À cette fin, la société GHF a mis en place quatre arènes de gladiateurs (remplaçant un réseau de distribution de plus de 400 sites d’aide humanitaire, établi par les Nations unies il y a plusieurs décennies dans le contexte du siège et de la campagne de famine menés par Israël en 2006), où les Palestiniens affamés doivent se rendre et attendre pendant des heures sous un soleil de plomb tandis que des mercenaires américains et des soldats israéliens leur aboient des ordres en anglais et en hébreu (rarement en arabe) et que, lorsqu’ils n’obéissent pas immédiatement, ils sont abattus.

    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que la situation humanitaire à Gaza est inacceptable, qualifiant les événements qui se déroulent actuellement de scandale qui doit cesser immédiatement. Il a souligné l’urgence de mettre fin à la campagne militaire israélienne et a appelé à la responsabilité internationale.
    M. Barrot a exigé que les journalistes soient autorisés à entrer à Gaza afin de documenter la réalité sur le terrain et de révéler l’ampleur des souffrances endurées par la population. Il a souligné que la liberté de la presse est essentielle pour exposer ce qui se passe.
    Condamnant la dernière offensive terrestre israélienne, le ministre a déclaré qu’il n’y avait plus aucune justification pour l’assaut contre Gaza, signalant l’inquiétude croissante de la #France face à l’intensification de la violence et à l’effondrement humanitaire.

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (#OCHA) a déclaré que la situation dans la bande de Gaza avait atteint un niveau de crise sans précédent.
    L’enclave est confrontée à de graves pénuries alimentaires et à une augmentation des taux de malnutrition, tandis que l’aide qui parvient dans la région reste insuffisante pour répondre aux besoins fondamentaux.

    Les survivants des bombardements en cours sont désormais confrontés à une autre menace terrible : la famine. Environ 2,1 millions d’habitants sont confinés sur seulement 12 % du territoire de Gaza, avec un accès limité à la nourriture, à l’eau potable et à des abris. La surpopulation et la pénurie aggravent chaque jour les souffrances humaines.

    Les hôpitaux, déjà débordés par les vagues successives de blessés, sont en train de s’effondrer sous la pression. Beaucoup fonctionnent sans fournitures essentielles, ce qui met encore plus à rude épreuve un système de santé déjà dévasté.

    Depuis le 7 octobre 2023, les attaques israéliennes ont fait au moins 59 029 morts parmi les citoyens palestiniens, dont la plupart sont des enfants et des femmes, et 142 135 blessés, selon un bilan préliminaire, alors qu’un grand nombre de victimes restent sous les décombres et dans les rues, les équipes de secours et les ambulances étant totalement incapables de les atteindre en raison des attaques directes et continues visant la population civile palestinienne.
    Publié pour la première fois le 22 juillet 2025 à 10h48

    #Génocide #Bilan

    • Principaux événements du mardi 22 juillet 2025 23:51 BST | Middle East Eye
      ▻https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/evening-recap-486

      - Plus de 1 000 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes alors qu’ils tentaient d’accéder à de la nourriture à Gaza depuis le début des opérations de la Gaza Humanitarian Foundation, soutenue par les États-Unis et Israël, a déclaré mardi l’ONU.

      – Le nombre de personnes décédées de famine et de malnutrition à Gaza est passé à 101, selon le ministère de la Santé du territoire.

      – Le Programme alimentaire mondial (PAM) affirme que la famine à Gaza a atteint des niveaux alarmants, un tiers de la population étant privé de nourriture pendant plusieurs jours en raison du blocus israélien.

      – Le plus haut responsable catholique en Terre Sainte, Pierbatista Pizzaballa, a qualifié la crise humanitaire à Gaza de « moralement inacceptable » après une visite dans l’enclave assiégée.

      – Le Jihad islamique palestinien (JIP) a annoncé mardi avoir perdu le contact avec ses propres gardes qui détiennent un soldat israélien, Rom Braslavski, captif à Gaza.

      – L’administration Trump a annoncé qu’elle se retirerait de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) parce que l’agence a admis la Palestine comme membre.

    • Résumé au matin du mercredi 23 juillet 2025, 05h33 BST | Middle East Eye,
      ▻https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/morning-recap-102?nid=425676&topic=Israel%2527s%2520war%2520on%2520Ga

      Voici les dernières informations concernant la guerre menée par Israël contre Gaza :
      • Le bureau des droits humains de l’ONU a déclaré mardi que les forces israéliennes ont tué plus de 1 000 Palestiniens depuis mai alors qu’ils tentaient d’accéder à l’aide alimentaire à Gaza.

      • Les hôpitaux de Gaza ont enregistré 15 décès dus à la famine et à la malnutrition en 24 heures, dont quatre enfants, dans le contexte du blocus en cours.

      • Les frappes israéliennes ont tué 72 Palestiniens et blessé 376 autres au cours de la dernière journée, selon le ministère de la Santé de Gaza.

      • Le New York Post a rapporté que Donald Trump retirera les États-Unis de l’UNESCO dans les deux ans suivant leur réintégration, accusant l’agence de partialité anti-américaine et anti-israélienne.

  • Bas-Rhin : Force Ouvrière invite le RN, la CGT s’y oppose et se fait virer
    ▻https://www.blast-info.fr/articles/2025/bas-rhin-force-ouvriere-invite-le-rn-la-cgt-sy-oppose-et-se-fait-virer-2B

    Comment un député du parti d’extrême droite a-t-il pu se retrouver au milieu d’une tribune syndicale, aux côtés du numéro un du troisième syndicat français, FO ? A en croire Théo Bernhardt, sa présence n’a jamais posé problème aux syndicalistes de BDR Thermea [usine de pompes à chaleur dont la direction a annoncé 320 suppressions de postes le 21 mai]. « Quand j’ai appris le plan de licenciement, explique-t-il à Blast, via des contacts au sein de l’entreprise, j’ai joint l’intersyndicale, composée de FO, la CGC et la CGT et je les ai rencontrés quelques jours plus tard. Ils ont chaleureusement accueilli mon soutien. Lorsqu’ils ont annoncé une manifestation pour le 5 juillet, j’ai publiquement fait savoir que je m’y rendrais. » De nombreux élus locaux font de même, et l’intersyndicale prévoit, en fin de manifestation, des prises de parole des différents soutiens. Dont Théo Bernhardt.

    L’information remonte jusqu’aux sièges parisiens des confédérations. « Il n’y a qu’à la CGT que cela a posé problème », affirme le député. Lazarus et Kern, les délégués de FO et de la CGC, confirment n’avoir eu aucune remarque de leurs confédérations. Mais à la CGT, ça coince. « Nous sommes absolument intransigeants avec l’extrême droite, et il n’est pas question pour nous de partager une tribune avec un député RN », martèle Laurent Feisthauer [secrétaire de l’union départementale CGT du Bas-Rhin]. « Notre direction a fait connaître son opposition catégorique à notre délégué dans l’entreprise, Olivier Weiss. Ce dernier appelle alors Théo Bernhardt pour lui dire qu’il n’y aura aucune prise de parole politique, et qu’il ne s’exprimerait donc pas à a tribune. »

    [...] Mais le reste de l’intersyndicale n’est pas d’accord : « Weiss lui-même n’était pas opposé à la présence de Bernhardt, mais nous a dit que c’était délicat vis-à-vis de sa confédération. Mais dans l’usine, les salariés gueulaient et ne comprenaient pas que l’on ne donne pas la parole au RN, alors que ce député nous soutenait. Nous l’avons alors convaincu de désobéir à sa direction ». Le 2 juillet, Théo Bernhardt s’en félicite : « Je serai bien présent parmi vous le samedi 5 juillet. »

    [...] Quoi qu’il en soit, l’affaire, sans précédent, illustre le fossé qui sépare les positions de principe très hostiles à l’extrême droite des directions des centrale syndicales et la réalité du terrain. [Feisthauer, CGT :] « Notre ligne intransigeante, c’est vrai, est parfois difficile à faire respecter localement. Certains délégués savent que dans leur entreprise cette ligne est impopulaire. Et il peut y avoir çà et là, y compris chez nous, des délégués qui ont des sympathies pour le RN. Quand cela apparaît publiquement, nous les excluons. »

    Il y a quelques précédents connus, comme Fabien Engelman, maire RN d’Hayange depuis 2014. En octobre 2010, il est secrétaire de la section CGT des fonctionnaires territoriaux de la commune de Nilvange (Moselle) lorsqu’il rejoint le Front national (futur RN). En mars 2011, il est exclu de la CGT, ainsi que les 26 membres de sa section de Nilvange, qui avaient refusé de le désavouer. « La CGT, comme Solidaires, la FSU, la CFDT et, de plus en plus l’UNSA, ont une ligne extrêmement claire vis à vis de l’extrême droite », explique Arnaud Benoist, syndicaliste à Solidaires et adhérent de VISA (Vigilance syndicale antifasciste, créée en 1996, qui compte plus de 300 adhérents). « Les autres syndicats ont une ligne plus fluctuante, arguant du caractère apolitique de leur organisation. C’est le cas de FO, ce qui n’empêche pas que nous avons néanmoins des adhérents à FO. »

    #syndicats #partis #FO #CGT #CGC #RN

    • Quels effets de l’adhésion syndicale sur le vote ? - Focus sur les élections législatives de 2024
      ▻https://silogora.org/quels-effets-de-ladhesion-syndicale-sur-le-vote

      Ainsi, et contrairement à ce qu’on observe dans d’autres pays européens, la relation entre adhésion syndicale et comportement électoral n’est pas plus faible parmi les travailleurs et travailleuses des classes populaires. Elle est même plus importante en ce qui concerne le vote RN : au sein des classes populaires, l’adhésion syndicale fonctionne donc encore souvent un rempart face au vote RN, même si ces données électorales attestent aussi d’une pénétration incontestable de ce vote dans leurs rangs militants.

  • Comment la gauche et les travailleurs peuvent enfin gagner : ce qu’une vie de lutte m’a appris | Jean-Luc Dupriez
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2025/comment-la-gauche-et-les-travailleurs-peuvent-enfin-gagner-ce-quune-vie-de

    Pour Jean-Luc Dupriez, les luttes syndicales sont essentielles dans le combat contre le #Capitalisme et les organisations doivent toujours privilégier l’union, autrement dit renoncer à l’hégémonie, en acceptant donc le pluralisme

    #Lutte_des_classes #Syndicats

  • « #Permis_de_tuer » : l’#ONU admoneste la #France pour la troisième fois

    Deux propositions de loi ont été déposées, des syndicats de policiers s’élèvent contre le cadre légal flou, et en 2024, un nombre record de personnes a été tué par les balles policières. Mais ce jeudi, devant les experts du #Comité_contre_la_torture de l’ONU, la France a continué de faire la sourde oreille.

    C’est la troisième fois qu’un organe des Nations unies interpelle la France sur la loi « Cazeneuve », adoptée en 2017. Le #rapport final du Comité contre la torture (CAT) est encore attendu pour le 1er mai prochain. Mais, lors de l’examen de la France hier et aujourd’hui, les propos des experts sont exempts de toute ambiguïté. L’un d’entre eux, Jorge Contesse a estimé que « la France est devenue depuis quelques années le pays de l’Union européenne où il y a le plus grand nombre de personnes tuées ou ou blessées par des agents de la force publique ». Soulignant que les images de l’#homicide policier de Nahel Merzouk en juin 2023 ont fait « le tour du Monde », l’expert a précisé que la loi de 2017 « semble étendre le champ de la #légitime_défense au-delà du raisonnable », et rappelé que « depuis cette loi (…) le nombre de personnes tuées par la police a été multiplié par cinq ».

    Ce jeudi, la France a répondu avec aplomb, par la voix de la patronne adjointe de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) : « Nous ne tombons pas du tout sur les mêmes chiffres ». Évoquant de possibles « problèmes de méthodologie », Lucille Rolland a montré une parfaite #mauvaise_foi, opposant des chiffres sur les tirs aux chiffres sur les morts par des tirs, qui sont pourtant des réalités bien différentes. L’expert avait approché le sujet de manière sérieuse. Citant le cas emblématique de #Luis_Bico, tué par la police en 2017, Jorge Contesse a demandé les mesures « d’ordre législatif, administratif ou judiciaire » prises par la France depuis la mission parlementaire conclue en mai 2024. L’expert est entré dans les détails, demandant à la France « s’il y a eu notamment des instructions de la police nationale » ou « si cela est prévu », insistant sur la notion d’« #immédiateté », insuffisamment précisée depuis la loi de 2017. La France est demeurée ambiguë sur ce point, et n’a pas répondu sur d’éventuelles évolutions du cadre légal.

    Au moins 29 morts en 2024

    Pourtant, la hausse récente du nombre de #morts_par_balle constitue un signal net que le cadre légal demeure trop imprécis. Dans son dernier rapport, l’#IGPN se félicitait du « très net retrait » du nombre de personnes tuées par balles par la police en 2023. En effet, en incluant les #tirs_mortels des #gendarmes et des #polices_municipales, le nombre total de personnes tuées par balle était de 12 cette année-là, soit moins de la moitié par rapport à 2022 (26 personnes tuées). Mais cette tendance n’a été que très passagère. 2024 constitue un nouveau et bien lamentable record : 29 personnes au moins ont été tuées par les balles de la #police_nationale, de la #gendarmerie et des polices municipales (ces dernières ont tué deux personnes en 2024). Il faudra attendre pendant de longs mois la publication des chiffres de l’IGPN et de l’IGGN pour compléter et analyser ces #données provisoires, probablement non exhaustives (voir méthodo ci-dessous). Cependant, deux tendances s’affirment d’ores et déjà : on compte au moins sept personnes tuées par la police ou la gendarmerie en #Kanaky, et de très nombreuses personnes tuées alors qu’elles tenaient à la main une arme blanche.

    Pendant quatre mois, de fin juillet à fin novembre 2023, aucun tir policier mortel ne fut à déplorer. Une accalmie rarissime : il faut remonter à l’année 2019 pour retrouver une période de 3 mois et demi sans homicide policier par balles. Comment expliquer ce répit, et la baisse notable du nombre de personnes tuées en 2023 ? Dans son dernier rapport, l’IGPN impute « l’origine directe de cette tendance » à celle des tirs sur les véhicules en mouvement. À notre connaissance, une année entière a en effet séparé l’homicide de #Nahel_Merzouk d’un nouvel homicide par balle suite à un refus d’obtempérer (celui de #Sulivan_Sauvey, en juin 2024, dans la Manche). Les révoltes d’une partie de la jeunesse à l’été 2023 auraient-elle eu une influence ? Consigne interne de modération aurait-elle été donnée ? A moins que la mise en examen de policiers (au moins 12 depuis le vote de la loi de 2017, d’après notre décompte) ait eu un effet dissuasif ?

    Les #syndicats_de_police s’en mêlent

    L’admonestation onusienne s’ajoute à celles du Comité des droits de l’Homme en octobre dernier, et du #Comité_pour_l’élimination_des_discriminations_raciales (CERD) suite à la mort de Nahel. Le #CERD « demande instamment à la France à revoir son #cadre_législatif régissant l’utilisation de la #force_létale » et se dit « préoccupé par la pratique persistante du #profilage_racial combinée à l’usage excessif de la force ». Aux côtés du Syndicat des avocats de France, de Stop aux violences d’État et de la famille de Luis Bico, Flagrant déni a notamment rappelé, dans une note aux Nations unies, que les personnes racisées ont au moins six fois plus de risques d’être tués par la police. Au total, pas moins de cinq organisations de la société civile ont alerté les experts des Nations unies sur la loi de 2017 dans le cadre de l’examen de la France.

    Ces dernières semaines, deux propositions de réforme ou d’abrogation de la loi « Cazeneuve » ont été déposées à l’Assemblée nationale, par le PS et LFI. Et en mars dernier, de nouvelles voix se sont élevées contre ce texte : celles de syndicats policiers, suite aux réquisitions du parquet dans l’affaire de l’homicide de Nahel Merzouk. Les termes sont forts : « On ne peut pas travailler comme cela, on a besoin d’un #cadre_légal clair, net et précis. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas », affirme le représentant de la CFTC. Si « la loi n’est pas adaptée » se questionne Un1té, c’est « le vrai fond du sujet […], et dans ces cas-là […] nous aussi on attend de notre administration et du législateur de prévoir, de nous dire comment on doit travailler ». Contre l’avis de ses agents, l’Intérieur, lui, continue de refuser de voir le problème.

    Méthodo

    Les données statistiques citées sont issues du comptage de Basta.media jusqu’à 2022, puis d’une revue de presse, consolidée par les informations publiées dans les rapports d’activités 2023 de l’IGPN et de l’IGGN. Les données jusqu’à 2023 sont donc complètes et fiables. Les données de 2024 sont issues d’une revue de presse mais sont incomplètes car les données officielles ne sont pas connues.

    ▻https://blogs.mediapart.fr/flagrant-deni/blog/190425/permis-de-tuer-l-onu-admoneste-la-france-pour-la-troisieme-fois
    #violences_policières #loi_Cazeneuve #décès #chiffres #statistiques

  • Dérapage budgétaire et austérité : on connaît les responsables !
    ▻https://www.lemediatv.fr/emissions/2025/derapage-budgetaire-et-austerite-on-connait-les-responsables-8SzQ7hPMQ92BN

    Dans le cadre de la Contre-Matinale, nous avons reçu Sandra Demarcq, syndicaliste et membre de Solidaires Finances Publiques, au sujet du rapport de la commission d’enquête sur le dérapage budgétaire.

    #Économie #Syndicats

  • #Camille_Chaize, la porte-parole du ministère de l’intérieur démissionne avant la parution de son livre, dans lequel elle critique le #RN et le syndicat #Alliance
    Dans un #ouvrage qui paraît ce jeudi, la commissaire de police s’en prend notamment aux #syndicats_de_policiers et au « pouvoir que l’administration a décidé de leur laisser ».
    #heroine

    ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/01/23/la-porte-parole-du-ministere-de-l-interieur-quitte-ses-fonctions-avant-la-pa

    Le #livre ne devait pas faire grand bruit, mais il bénéficie désormais d’une opération de lancement gratuite à l’échelle nationale. Lundi 20 janvier, Camille Chaize, #commissaire de police et porte-parole du ministère de l’intérieur, a annoncé qu’elle quittait ses fonctions dans un post sur le réseau social professionnel LinkedIn : « A l’heure où s’apprête à sortir ce livre qui me ressemble tant, je dois, vous le comprendrez aisément, mettre fin à la mission de porte-parole du ministère de l’intérieur qui m’a été confiée en décembre 2019. »

    Une péripétie anodine dans la vie de la haute administration #policière, rythmée par les mutations et les changements d’affectation. Mais, mardi, Le #Canard_enchaîné révèle que la jeune femme de 43 ans aurait été poussée à la démission, victime d’une double indignation : celle du Rassemblement national (RN), mais aussi du syndicat de policiers Alliance, tous deux malmenés dans son ouvrage (Porte-parole. Réflexions personnelles de la voix officielle du ministère de l’intérieur, Novice, 304 pages, 22,90 euros).

    Les passages les plus évocateurs avaient déjà fuité dans les colonnes de La Tribune Dimanche le 19 janvier, fuite qui a déclenché l’ire du syndicat de policiers et du parti d’extrême droite. Plusieurs citations tirées du livre y sont reproduites et visent Alliance, une organisation avec laquelle la porte-parole avait déjà eu maille à partir – sans recevoir le soutien espéré de sa hiérarchie – après un tract syndical qui l’avait visée pour avoir condamné publiquement les propos d’un policier ayant insulté une victime de violences sexuelles. « Ce qui doit nous questionner, écrit-elle au sujet des syndicats de policiers, c’est surtout le pouvoir que l’administration a décidé de leur laisser, et pas seulement sur le terrain de la communication. »

    « Le poison lent de l’#extrême_droite_identitaire »
    Quant au RN, la jeune femme fait part de ses inquiétudes en cas de victoire politique au soir des législatives anticipées de juin 2024, dénonçant « le poison lent de l’extrême droite identitaire et ses idées les plus radicales [qui] ont infusé les débats, irrigué la société ». « Je vais devoir démissionner, écrit-elle, si nous avons un gouvernement diamétralement opposé à mes valeurs et mes principes (…). L’extrême droite, ce sera sans moi. Je ne veux pas être là pour voir ça. » L’échec du RN à conquérir le pouvoir l’aura finalement délivrée de ce dilemme rétrospectif.

    Dès dimanche, comme l’a révélé Le Canard enchaîné, le Rassemblement national a écrit à Bruno #Retailleau pour se plaindre des termes employés dans Porte-parole. Et Alliance, après avoir envisagé une déclaration « après la parution du livre », prévue jeudi, a finalement décidé de « ne pas s’exprimer » sur le sujet. « La démission de Camille Chaize est une nouvelle démonstration des liens de dépendance du ministre de l’intérieur [vis-à-vis des] “syndicats” de police », a estimé quant à lui le député « insoumis » du Nord, Ugo Bernalicis, sur X, tout en relevant le caractère « tardif » des déclarations de la porte-parole, en poste pendant plus de quatre ans.

    Aux yeux du cabinet de Bruno Retailleau, au-delà du fond, les charges menées contre Alliance ou le Rassemblement national posent surtout des difficultés au regard du devoir de réserve auquel est assujettie Mme Chaize, fonctionnaire de police. « Elle savait que, avec de tels propos, elle pouvait difficilement rester à ce poste, elle en a elle-même convenu », fait savoir l’entourage du ministre, qui souligne le souhait manifesté par Mme Chaize depuis plusieurs semaines de quitter le porte-parolat du ministère de l’intérieur pour d’autres fonctions. Des retards dans l’ouverture d’un nouveau poste ont repoussé son départ, que le cabinet de Bruno Retailleau dit avoir acté, et Mme Chaize reste officiellement directrice adjointe de la délégation à l’information et à la communication du ministère de l’intérieur.

    « Comment soigner un minimum ma sortie, comme au théâtre ? », s’interroge-t-elle dans les dernières pages de son livre. La commissaire de police, désormais ex-porte-parole du ministère de l’intérieur, n’a pas souhaité répondre au Monde.

    #Antoine_Albertini

  • ▻https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2025/01/19/pierre-ferracci-president-du-paris-fc-et-homme-d-affaires-tout-terrain_65048

    #Pierre_Ferracci, président du Paris FC et homme d’#affaires tout-terrain
    Par #Yann_Bouchez

    PORTRAIT Le président du modeste #club_de_football sera-t-il le premier dirigeant à pouvoir rivaliser avec le #PSG dans la capitale ? L’accord conclu à l’automne avec la #famille_Arnault lui donne trois ans pour y travailler. Un joli coup pour cet homme de #réseaux qui s’apprêterait, à 72 ans, à passer les rênes du #groupe_Alpha, le #cabinet_de_conseil spécialisé dans les #relations_sociales qu’il a fondé.

    Présider un club de #Ligue_2, l’antichambre de l’#élite du football professionnel, n’est pas toujours une sinécure. Ce samedi 7 décembre au soir, il pleut à verse sur #Ajaccio. Dans les tribunes du stade Michel-Moretti, un millier de courageux, guère plus, est venu assister au match opposant l’#AC_Ajaccio au #Paris_FC (PFC). Entre deux chants corses couvrant le bruit de la pluie, des supporteurs locaux lancent, de temps à autre, des noms d’oiseaux visant les « Français » de l’équipe parisienne.

    A 72 ans, Pierre Ferracci en a vu d’autres. Veste grise sur jeans foncé, cheveux clairsemés, le patron du Paris Football Club, lui-même né à Ajaccio, suit la rencontre en tribunes. Il s’est assis entre son fils François, directeur sportif du PFC, et un ex-dirigeant de l’AC Ajaccio. Le voilà presque comme un spectateur lambda ; ce soir-là, il a ignoré la loge dévolue aux dirigeants du club visiteur, trop excentrée.

    Le plateau de coppa, lonzu et fromages corses est resté intact, tout comme la bouteille de champagne. Malgré tout, Pierre Ferracci, s’est régalé. Au coup de sifflet final, scellant une victoire des Parisiens sur deux buts gaguesques, il s’invite sur la pelouse. Sous la pluie battante, il serre des mains, tout sourire. A ses joueurs comme aux adversaires.

    Changement de dimension

    Pierre Ferracci est un patron de club heureux. Les récentes défaites n’y changeront rien. D’ailleurs, le PFC, actuel troisième du classement, peut toujours viser la montée en Ligue 1 en fin de saison. « Je suis heureux parce que j’ai l’impression d’avoir mis le club sur de bons rails », avançait-il, satisfait, avant le match face à Ajaccio. « De bons rails », l’expression frise la coquetterie. Car le septuagénaire, fondateur et dirigeant du groupe Alpha, spécialiste et leader du conseil en ressources humaines, vient sans doute de réussir l’un des plus beaux deals de sa carrière. Le plus retentissant, à coup sûr.

    L’information a d’abord fuité dans le quotidien sportif L’Equipe, le 9 octobre. Une semaine plus tard, confirmation officielle : le Paris FC, modeste club de Ligue 2, jusque-là aux mains de Pierre Ferracci, accompagné d’un pack d’actionnaires, est en passe d’être racheté par la famille Arnault. Promesse, avec ces milliardaires, d’un changement de dimension. Et si émergeait enfin un « deuxième club de la capitale » capable, qui sait, de rivaliser un jour avec le richissime Paris Saint-Germain, sous pavillon qatari ?

    Le 20 novembre, foin de bling-bling, c’est dans la cantine du centre de formation du PFC, à Orly (Val-de-Marne) que Pierre Ferracci et Antoine Arnault, patron de deux fleurons du groupe de luxe LVMH, le maroquinier Berluti et le spécialiste du cachemire de très grand luxe, commentent l’union. Face à eux, des dizaines de caméras et une centaine de journalistes. L’affluence, pour une conférence de presse du PFC, est inédite. L’aîné de la fratrie Arnault, 47 ans, fan de foot et… du PSG, prend des accents philanthropiques : « L’idée est de rendre à la société, à Paris, à notre pays, ce qui nous a été donné. » Une manière adroite, peut-être aussi, de faire oublier les dribbles du patriarche avec le fisc.

    Un carnet d’adresses bien fourni

    Pierre Ferracci savoure le moment. Avec gourmandise, il évoque les coulisses de l’opération, en se gardant de tout dévoiler. La décision prise « avec [ses] deux fils, à l’été 2023 », de « s’associer à des forces économiques plus puissantes que les [leurs] » pour viser la Ligue 1. La satisfaction d’avoir trouvé, ensuite, par le biais de la banque Rothschild, un investisseur français « alors qu’aujourd’hui les deux tiers des clubs de L1 et de L2 sont contrôlés par des capitaux étrangers ». « Un enjeu de souveraineté nationale », ose-t-il, tout en reconnaissant que ces dernières années, il avait réuni au capital du Paris FC, « à titre minoritaire » certes, des actionnaires venus de Bahreïn, des Etats-Unis, d’Arménie et du Sri Lanka.

    Du montant du rachat, il ne dit rien ou presque. Il conservera 30 % des parts jusqu’en 2027, date prévue de son départ de la présidence du club. Agache Sport, la holding des Arnault, possédera alors 85 % du PFC, contre 15 % pour Red Bull – sous réserve que BRI Sports Holding, l’actionnaire anglo-sri-lankais, le seul qui résiste, accepte de vendre ses parts (7 %).

    Jongler avec les sujets économiques, politiques et sportifs, voilà la marque de fabrique de cet homme de réseaux. Autoproclamé « de gauche » et « homme de compromis », ce patron tout-terrain évolue au carrefour de plusieurs mondes. L’entrepreneur, aujourd’hui à la tête d’un groupe fort d’un millier de collaborateurs et d’un chiffre d’affaires annuel supérieur à 140 millions d’euros, côtoie depuis des décennies le gratin des grands patrons, des syndicalistes, comme des dirigeants sportifs. Il déteste l’expression « homme d’affaires », trop « péjorative » à ses yeux.

    Ses différentes activités lui ont permis de se constituer l’un des carnets d’adresses les plus fournis du Tout-Paris. Depuis vingt ans, il loue, au travers de sa société Alpha, une loge VIP au Stade de France – compter environ 200 000 euros à l’année. Il y invite les huiles du monde patronal et syndical. « Le foot, résume-t-il, c’est le sport le plus populaire de la planète. Il fédère beaucoup de personnes, d’états d’esprit différents. J’aime ça. »

    « Il était très militant »

    Le sport, pourtant, a d’abord occupé une place annexe dans sa vie. Car, avant tout, il y eut les affaires. Certes, dans les années 1960, gamin à Ajaccio, Pierre Ferracci allait voir les matchs du Gazélec, le club de foot des gaziers et électriciens corses. S’il en est resté un « supporteur historique », cela relevait en partie, à l’époque, du tropisme héréditaire.

    Albert Ferracci, son père, instituteur et ancien résistant, fut une figure éminente en Corse du Parti communiste. Sa mère, Rose, également enseignante et syndicaliste, partageait les mêmes engagements. Le soutien au Gazélec s’est imposé comme une évidence. Mais, niveau loisirs, le petit Pierre préfère encore, durant ses vacances d’été, les parties de chasse sous-marine du côté de Suartone, un village dans le sud de l’île, près de Bonifacio, où habite la famille du côté paternel.

    Doué à l’école, Pierre Ferracci monte à la capitale et mène des études d’économie et d’expertise comptable à l’université Paris-Dauphine. L’un de ses profs s’appelle Jacques Attali – on y reviendra. Déjà, l’étudiant porte plusieurs casquettes. Il adhère aux Jeunesses communistes – il prendra vite ses distances avec le #PCF – et à l’#UNEF, syndicat étudiant marqué à gauche. « Il était très militant mais pas gauchiste du tout », se remémore Paul-Antoine Luciani, un ami de la famille, figure #communiste et ancien adjoint à la #mairie d’Ajaccio.

    Rapports cordiaux avec Vincent #Bolloré

    Le jeune homme tisse des liens avec la #CGT. La figure de son père, très respecté chez les communistes, est un atout qu’il n’est pas besoin d’inscrire sur son CV. Précieux pour lancer sa carrière. Au début des années 1980, il rejoint un petit cabinet d’expertise-comptable, Maréchal. Très vite, il grimpe les échelons, en prend la tête. Les #lois_Auroux, en 1982 et en 1983, favorisent les négociations salariales et élargissent le rôle des comités d’entreprise (CE). #Pierre_Ferracci flaire le bon filon.

    Son groupe, #Alpha, qui voit le jour en 1983, d’abord avec le cabinet #Secafi, s’impose assez vite sur cette niche très rentable ; la CGT deviendra un de ses principaux clients, avec le syndicat des cadres #CFE-CGC plus récemment. Le cabinet de conseil travaille aujourd’hui pour environ 2 000 comités sociaux et économiques (#CSE). Le groupe s’est diversifié : il s’occupe aussi du reclassement des salariés, après un plan de licenciement. Un conflit d’intérêts, s’offusquent des concurrents du secteur qui reprochent à Alpha de jouer sur les deux tableaux, #syndical et #patronal. « La plupart du temps, on modifie à la marge les plans de licenciement. Donc l’accompagnement des salariés licenciés, c’est la suite logique », répond Pierre Ferracci.

    Grâce à son activité, il est l’un des #patrons les mieux informés de l’état de santé des grandes entreprises françaises. L’expert du #dialogue_social cultive une proximité avec un nombre incalculable de patrons. Il y a eu les #Corses, comme Jean-Cyril Spinetta, PDG d’Air France (1997-2008), ou Jean-Marie Colombani, directeur du Monde (1994-2007). Et puis des figures du #CAC_40 et capitaines d’industrie, parmi lesquels le spécialiste du textile Maurice Bidermann (mort en 2020), l’ancien sidérurgiste et ex-ministre Francis Mer ou encore Vincent Bolloré.

    Pierre Ferracci connaît le milliardaire conservateur breton « depuis longtemps ». « Dans les années 1990, j’ai même réussi à lui faire rencontrer, lors d’un repas, Louis Viannet, le secrétaire général de la CGT. » Et d’ajouter, facétieux : « C’était à l’époque où Vincent Bolloré avait une image un peu plus sociale qu’aujourd’hui. » Il a conservé des rapports cordiaux avec l’industriel : « Mais on parle plus de football et de #Canal que du #JDD et de #CNews, si c’est ça que vous voulez savoir. »

    Donateur du candidat d’En marche !

    Pierre Ferracci n’a cessé de tisser son réseau, tous azimuts. Son étiquette d’expert des questions sociales est un précieux sésame. En 2007, au début de la présidence Sarkozy, il accepte d’être membre de la commission #Attali sur la libération de la croissance. Beaucoup, à la CGT, tiquent. Peu lui importe. Le Corse aime le rappeler aux journalistes : c’est Emmanuel Macron, alors banquier chez #Rothschild et rapporteur général adjoint de la commission, qui a glissé son nom. « Manu », comme il l’appelle en privé, le tutoyant, est depuis vingt ans l’un des amis de son fils aîné, #Marc_ferracci, économiste devenu ministre sous les gouvernements Barnier puis Bayrou.

    Etudiants à Sciences Po, Marc Ferracci et Emmanuel Macron ont préparé l’#ENA ensemble. Les révisions s’organisaient parfois dans le chic appartement que loue aujourd’hui encore Pierre Ferracci près du jardin du Luxembourg, à Paris. En 2017, l’homme d’affaires sera d’ailleurs l’un des donateurs du candidat d’En marche !, ce qui ne l’a pas empêché, par la suite, de critiquer publiquement l’actuel chef de l’Etat, avec qui il conserve des relations « respectueuses et amicales ». Insaisissable Pierre Ferracci. Sous la présidence #Hollande, en 2014, il est nommé à la tête du Conseil national éducation économie, une structure visant à favoriser le dialogue entre le système éducatif et les entreprises. Il a également été membre du Conseil d’orientation pour l’emploi.

    « Pierre, c’est un pont entre plusieurs mondes, courtois, bon vivant », résume le consultant en stratégie sociale Antoine Foucher, qui a appris à le connaître lorsqu’il travaillait au Medef, vers 2012-2013. « Je ne suis jamais pour la politique de la chaise vide, justifie Pierre Ferracci. Là où il y a moyen de faire passer ses idées, j’y vais. » Son mantra : que les choix économiques n’écrasent pas les questions sociales. Ses détracteurs dénoncent des compromissions, lui vante les « compromis équilibrés ».

    Débuts catastrophiques au Paris FC

    C’est le football qui va lui permettre d’étoffer encore ses réseaux. Au début des années 2000, le conseil général de Seine-Saint-Denis et la ville de Saint-Ouen demandent à son groupe un audit du Red Star, avant de le sonder pour qu’il reprenne les rênes du club. L’affaire n’est pas conclue, mais elle lui donne des idées. En 2007, Guy Cotret, dirigeant du Crédit foncier, fait entrer Pierre Ferracci dans l’actionnariat du Paris FC, alors en National, le troisième échelon français.

    Le Corse sympathise avec des dirigeants et des personnalités du ballon rond, comme le mythique entraîneur Arsène Wenger ou le journaliste Didier Roustan. « Le football lui a permis d’élargir son carnet d’adresses avec des personnalités qui ne sont pas forcément celles qu’il rencontrait habituellement à travers son activité », résume Guy Cotret. Qui, en 2012, se fait évincer par Pierre Ferracci de la tête du club. « Il avait mis au pot plus que moi, 1 million d’euros environ, se remémore le président déchu et fâché à l’époque. Il voulait garder la main. C’est un chef d’entreprise, il y a une part d’autoritarisme qui n’est pas anormale. Mais l’affaire s’est conclue en bonne intelligence. »

    Les débuts de la présidence Ferracci au Paris FC sont catastrophiques. Le club est relégué. Les entraîneurs valsent les uns après les autres. La venue comme conseiller de son ami le journaliste Charles Villeneuve, ex-président du PSG rencontré par l’intermédiaire d’#Alain_Minc, est un échec. Le projet, avec Jean-Marc Guillou, un ancien joueur de l’équipe de France qui a entraîné par la suite la Côte d’Ivoire, de faire venir des jeunes joueurs africains, ne prend pas non plus. « Ça m’a vacciné d’entrée, ça c’est sûr », observe Pierre Ferracci avec le recul. Depuis plus de dix ans, il ne jure plus que par la formation locale et la richesse du bassin parisien. « Il croit à ce projet et a une vision claire de ce qu’il veut faire », salue Jean-François Martins, ancien adjoint aux sports à la mairie de Paris.

    Accord critiqué avec le #Bahreïn

    En douze ans de présidence, Pierre Ferracci a professionnalisé le PFC. Sans parvenir à lui faire goûter à la Ligue 1. Un centre d’entraînement et de formation a été inauguré à Orly en 2019. Le budget du club, l’un des plus gros de Ligue 2, se situe désormais autour de 30 millions d’euros. Pierre Dréossi, figure connue de la Ligue 1 et manageur général du PFC de 2015 à 2020, loue un patron de club qui a su « trouver des partenaires financiers ».

    En 2015, ce fut d’abord Vinci comme sponsor – un groupe que le cabinet Secafi connaissait bien. Puis le Bahreïn en 2020, à l’époque pour 25 millions d’euros et 20 % du capital du club – et 2 millions d’euros annuels pour être sponsor maillot. L’accord a suscité son lot de critiques, d’autant que le prince Nasser Ben Hamed Al Khalifa, à la tête du fonds bahreïni, est accusé par plusieurs ONG d’actes de torture. « Vous avez au Bahreïn une synagogue, une église catholique, une église orthodoxe et beaucoup plus de liberté pour les femmes qu’au Qatar, donc je n’avais pas de problème avec le Bahreïn », balaie cet athée revendiqué – « je suis très croyant : je crois que Dieu n’existe pas » –, qui apprécie peu de recevoir des leçons.

    Pierre Ferracci reconnaît d’ailleurs sans mal avoir essayé, « dans les années 2014-2015 », de recruter le géant russe #Gazprom comme sponsor : « En octobre 2015, j’ai même eu un rapide échange avec #François_Hollande, #Vladimir_Poutine et #Alexandre_Orlov [ambassadeur de la Russie à Paris] à ce sujet. » Aucun accord n’a été trouvé, mais la rencontre lui a rappelé l’époque où Alpha avait des bureaux à Saint-Pétersbourg et à Moscou.

    Ces dernières années, avant le rachat par #les_Arnault, il a réussi, grâce à son seul entregent, quelques « coups ». Comme faire de Raï, l’ex-star brésilienne du PSG, pas vraiment désireuse de travailler avec les Qataris, un ambassadeur du PFC. Ou de rendre gratuite la billetterie du stade Charléty, l’enceinte du Paris FC, aux tribunes souvent aux trois quarts vides – cela a un peu changé ces derniers mois. Fin novembre 2024, il a nommé son ami #Michel_Denisot au conseil d’administration du PFC. L’homme de télé, ex-président du PSG, est aussi un ancien de Canal+. Le dirigeant du PFC milite d’ailleurs pour qu’un jour la #chaîne_cryptée et le football français renouent leur longue alliance, interrompue ces dernières années. En vain pour l’instant.

    L’affaire de ses villas

    Au cours des dernières semaines, la BBC, le New York Times ou le Washington Post l’ont sollicité pour des interviews. Flatteur, même pour cet habitué de la presse. S’il est intarissable sur les mille et une nuances du monde syndical, les petites ou grandes histoires du football européen, il l’est beaucoup moins, en revanche, sur ce qu’il considère relever de son intimité. De son goût pour les bolides, il n’a jamais rien dit. Rien non plus sur ses revenus – un peu plus de 750 000 euros déclarés auprès du fisc pour l’année 2018, selon nos informations.

    L’affaire de ses deux villas et de sa piscine près de #Suartone, en Corse, qui lui ont valu une longue bataille judiciaire et 1 #million_d’euros d’amende pour un permis de construire non respecté, l’agace encore. S’il a pu conserver les #villas, il n’a pas digéré les nombreux articles écrits. « Une conséquence de ma relation avec Emmanuel Macron », estime-t-il à propos de cette #attention_médiatique. Mais, même sur ces polémiques, le verbe s’emporte rarement. « Il est assez insondable, Pierre, observe Jean-François Martins, l’ex-adjoint parisien, c’est assez déroutant. Il n’est pas surexpressif, même s’il dit ce qu’il pense. »

    Le ton affable et le goût revendiqué pour le dialogue social de Pierre Ferracci ne convainquent pas tout le monde. Plusieurs ex-salariés du groupe Alpha décrivent, sous couvert d’anonymat, un patron « autocrate » et « un management de la tension ». Simple aigreur de collaborateurs licenciés ? Pas sûr : l’inspection du travail s’est émue, à plusieurs reprises, au mitan des années 2010, du manque de dialogue chez Secafi-Alpha lors de plans de réorganisation, avec des #syndicats_internes informés « au compte-goutte ».

    En 2015, un fichier des ressources humaines listant des dizaines de salariés avec des remarques désobligeantes et parfois personnelles fuite. #Scandale dans le groupe. « Il y a eu des sanctions, ces pratiques n’existent plus », assure Pierre Ferracci. Et d’ajouter : « Le groupe Alpha n’est ni une entreprise parfaite ni, compte tenu du modèle social qu’elle a mis en place, un groupe qui doit être l’objet de toutes les critiques, tant s’en faut. »

    Des mystères demeurent
    Au sein du Paris FC, depuis ses débuts compliqués, tout le monde reconnaît l’implication de Pierre Ferracci. Il assiste à la plupart des matchs. Mais quelques mystères demeurent. Combien d’argent a-t-il mis dans le club depuis près de quinze ans ? « Beaucoup, beaucoup », sourit-il. Mais encore ? « Ça, je ne le dirai jamais. » Malgré nos relances, il ne précise pas, non plus, à quel prix le club a été racheté – « ça n’a pas grande importance ». D’une formule, il reconnaît tout de même : « C’est une très belle #valorisation. » Et ajoute qu’il est « ravi que tous les actionnaires qui [l]’ont suivi depuis le départ n’ont pas perdu d’argent mais en ont gagné » avec la reprise par les Arnault. Lui compris, évidemment.

    Au sujet des nouveaux propriétaires, Pierre Ferracci l’assure : il ne connaissait pas personnellement la #famille_Arnault avant le printemps, au début des négociations. Avec son groupe Alpha, il avait pourtant eu à gérer, dans les années 2000, deux dossiers sensibles liés à LVMH. D’abord, la fermeture contestée de la Samaritaine, où son cabinet Secafi avait été très critiqué par des salariés l’accusant d’avoir joué le jeu de la direction. Ensuite, le rachat (d)#Les_Echos par #Bernard_Arnault.

    Antoine Arnault confirme n’avoir, avant le printemps 2024, que « croisé » le président du PFC « dans différentes réceptions ou événements liés à nos vies professionnelles ». Mais, depuis le printemps, ils ont appris à se connaître et à s’apprécier. Le patron de Berluti salue des #négociations menées « avec une grande intelligence et une grande patience ». « Après, nuance le nouveau propriétaire du Paris FC, c’est quelqu’un qui a aussi ses idées et qui n’en démord pas, et va négocier de manière extrêmement déterminée. Ce n’est pas un enfant de chœur, Pierre Ferracci. » C’est dit comme un compliment.

    Le casse-tête du stade

    Ces dernières semaines, Antoine Arnault, habitué aux tribunes VIP du Parc des Princes, a assisté à des matchs de son nouveau club. Même si l’enceinte du Paris FC n’a pas de loges, il a pu y côtoyer du beau monde. « Pierre Ferracci est quelqu’un qui a une très grande intelligence des gens et qui arrive à se les mettre dans la poche, jauge-t-il. Quand je vais à Charléty et que je croise aussi bien Philippe Martinez que Pascal Obispo… Il réussit à réunir des gens d’univers très différents et à les faire dialoguer. Dieu merci, avec Martinez, ce n’est pour l’instant que pour parler foot ! »

    Cette année, Pierre Ferracci a promis de passer la main à la présidence du groupe Alpha. D’ici à l’automne, il souhaite créer un fonds de dotation pour soutenir des actions liées à « l’éducation des tout-petits », un sujet cher à ce fils d’instits. Sa casquette de président du Paris FC, pour trois ans encore, devrait bien l’occuper.

    Les #chantiers ne manquent pas. Il y a cette montée en Ligue 1, dont il rêve depuis des années. L’agrandissement du centre d’entraînement, à #Orly, qui paraît sous-dimensionné au vu des ambitions des nouveaux propriétaires. Et puis, surtout, le casse-tête du stade. #Charléty, avec sa piste d’athlétisme et ses tribunes ouvertes aux quatre vents, n’est pas l’écrin rêvé. Il faudrait le réaménager, si la Ville de Paris l’accepte. Afin de pouvoir accueillir les célébrités qui devraient se presser en tribunes, pour voir jouer le club alliant désormais le savoir-faire du président Ferracci à l’argent des Arnault.

    #Yann_Bouchez

  • Ces #syndicats qui combattent l’#extrême_droite dans leurs rangs | #StreetPress
    ►https://www.streetpress.com/sujet/1736868396-exclusions-dialogues-dilemme-syndicats-extreme-droite-RN-com

    L’annonce a provoqué un coup de tonnerre dans le petit milieu des #syndicalistes de l’Assemblée nationale avant les fêtes. Au Palais Bourbon, la section de la confédération chrétienne #CFTC a nommé à sa direction Rémi Scholtz, attaché parlementaire affilié au député du Rassemblement national (#RN) Timothée Houssin. L’info, révélée par Challenges, a déclenché une levée de boucliers chez les autres mouvements de l’Hémicycle et un casse-tête pour la CFTC. Déjà, car la confédération n’est pas sûre que l’homme soit adhérent… « On ne sait pas quoi faire, peut-être qu’il n’a pas encore été intégré dans nos fichiers, mais cela nous met en porte-à-faux avec les autres syndicats de l’Assemblée nationale. Si son adhésion est confirmée, on traitera la question avec attention », assure son président Cyril Chabanier. La CFTC a pris position contre le RN en 2022, mais ne souhaite pas exclure ses militants tant qu’ils ne soutiennent pas ouvertement le programme du parti lepéniste ou tiennent des propos racistes. « Les collaborateurs parlementaires font un métier difficile, qui mérite d’être défendu, et tous peuvent se syndiquer chez nous. Nous ne demandons jamais à nos adhérents leur couleur politique. Par contre, s’ils prennent des positions qui vont à l’encontre des valeurs de la CFTC, nous les exclurons sans aucun problème », certifie-t-il.

    #FO #CGT #sud #hayange #charte_d'amiens #FSU

  • Franche-Comté. La FNSEA et les JA menacent d’une « visite » les députés qui voteraient la censure du gouvernement
    ▻https://www.estrepublicain.fr/economie/2024/12/04/la-fnsea-et-les-ja-menacent-d-une-visite-les-deputes-qui-voteraient-l

    La chute du gouvernement Barnier rendrait « imprévisible » l’adoption de « mesures essentielles » à la profession agricole contenues dans les projets de loi de finance et de financement de la Sécurité sociale. La FNSEA et les JA signent la fin de la récré en appelant les députés à « la responsabilité ».

    Faudrait savoir. Ils sont avec, ou contre le gouvernement de droite ? Ou ils sont juste opportunistes et forceurs ?

    (au passage, on note que les menaces de ces gens ne sont pas illégales et pas poursuivies)