• Lola Miesseroff présente Vieillir sans temps mort mourir sans entraves - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=y7vZGgxombY

    Manifeste de désobéissance sénile.
    « Nous avons toujours combattu, nous n’allons pas nous laisser vaincre sans lutter jusqu’au bout. »
    Vent debout contre la guerre que la société fait à la vieillesse, Lola Miesseroff soutient que le vieil âge peut aussi être un bel âge de la vie. Délivrée des contraintes du travail, de l’opinion et du regard des autres, la vieille génération a enfin la liberté de s’offrir d’autres plaisirs et de nouvelles aventures en rejetant les diktats supposés garantir sa bonne conduite.
    L’autrice propose de lutter ensemble contre les formes spécifiques de la misère, de l’exploitation et de l’oppression qu’ont à subir les « anciens et les anciennes », tout en restant partie prenante des autres combats collectifs. Elle en appelle à la solidarité entre les générations, en particulier pour conquérir l’ultime liberté, celle de choisir librement sa fin de vie.

    #vieillesse #vieillir #mort #mourir

  • Veni, vidi, calvitie
    https://laviedesidees.fr/Baudry-Husquin-Les-Chauves

    Dans la #Rome antique, les chauves subissaient de nombreux clichés : ils étaient accusés d’être desséchés, stériles, avares ou encore sexuellement suractifs. Autant de raisonnements tirés par les cheveux.

    #Histoire #corps #Antiquité #masculinité #vieillesse
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20251015_calvus-2.pdf

  • Vieux, inégaux et fous
    https://vif-fragiles.org

    Ce site est ouvert à tous. Les trois thèmes, de la folie, de la vieillesse et des inégalités de santé sont nos principaux axes de travail et de publication car nous avons le sentiment que dans ces domaines, le silence et les blocages figent les regards et freinent les changements. À voir ensuite comment tout cela se structurera.
    V.I.F., ce sera des textes, des images, du son, de la vidéo bien sûr.
    Écrire dans V.I.F., c’est écrire ce que l’on n’écrit pas ailleurs. C’est donner la parole, la laisser même, réagir aussi. C’est s’énerver, éviter les polémiques habituelles comme les postures prédéfinies. Ce sont aussi des données, de l’histoire, du passé, des rêves, des projets, c’est montrer que les fragiles sont une part essentielle de notre avenir. Bimensuel, ce sera le jeudi qu’une nouvelle livraison sera mise sur le site.
    V.I.F. se veut libre, délié de tout intérêt financier. Collectif, solidaire, et libre.

    #vieux #vieilles #vieillesse #folie #inégalité


  • Allemagne : Veut-on sérieusement donner une base légale au rapport entre les personnes âgées et les générations qui suivent ?

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    Soll hier ernsthaft das Verhältnis älterer Bevölkerungsanteile zu den nachrückenden Generationen eine gesetzliche Grundlage erhalten ?

    via https://diasp.eu/p/17852773

    Anlass (Hörempfehlung!): Deutschlandfunk- Interview der Woche - Bildungssoziologe: Müssen Rentner ins Bildungssystem einbeziehen

    https://www.deutschlandfunk.de/interview-prof-el-mafaalani-aladin-bildungssoziologe-tu-dortmund-100

    Kommentar: oAnth - IsarAthener:

    Soll hier ernsthaft das Verhältnis älterer Bevölkerungsanteile zu den nachrückenden Generationen eine gesetzliche Grundlage erhalten ? Bildung, Generationen, Infrastruktur, Pädagogik, Kriegswirtschaft

    Gut zwei Generationen seit den 1970-er-Jahren sind bereits ins Land gegangen, ehe man in Deutschland und andernorts in der sog. zivilisierten Welt, zu Erkenntnissen gelangt, die vorgeben, das Verhältnis der älteren Bevölkerungsanteile zu den nachrückenden Generationen in Angriff nehmen zu wollen.

    Die Frage, der man sich für lange Zeit, wie gesagt, nicht nur in den DACH-Ländern, offensichtlich nicht zu stellen wagte, lautet dahingehend, wieso seit der 2. Hälfte der 1960-er-Jahre, als eine Ära anbrach, zu der fast ausschließlich beide Elternteile in Vollzeitbeschäftigungsverhältnissen eingebunden waren, niemand in Politik, Wirtschaft und Akademia - zumindest (...)

    _

    • (niemand in Politik, Wirtschaft und Akademia - zumindest) niemand laut vernehmbar - auf den Gedanken kommen wollte, dass dies (die Vollzeitbeschäftigung beider Elternteile) langfristig unabsehbare Nachteil im Verhältnis der Generationen untereinander, der Geburtenzahlen, der Weitergabe von Lebenserfahrung und in Bildungsfragen nach sich ziehen würde. Der Feminismus hat in dieser Hinsicht - enorm destruktiv - gewütet und ohne Rücksicht auf Verluste alles getan, damit dieser sich längst abzeichnende Missstand nicht auf den sozialen und pädagogischen Agenden zur Diskussion eingebracht werden konnte.

      Nunmehr die vorgeschlagene Lösung darin zu suchen, die Arbeitskraft der Rentner nachträglich rechtlch in Anspruch nehmen zu wollen, zeigt, dass man offensichtlch aufgrund der durch die amerikanischerseits (Zerstörung der günstigen Energiezufuhr aus Russland, IRA, Strafzölle) ausgelöste Deindustrialisierung Europas und die damit einhergehende Finanzknappheit der Haushalte, zzgl. einer wohlstandvernichtenden NATO-hegemonialen Kriegstreiberei, nicht davor zurückzuschrecken vorgibt zu Zwangsmitteln dort zu greifen, wo sich doch längst in Zeiten, in denen die wirtschaftlichen Rahmenbedingungen weit reformfreundlicher gezeigt hätten, durch adäquat geplante arbeitszeitliche und infrastrukturelle Rahmenverhältnissen, auf familiärer, ehrenamtlicher, nachbarschaftlicher und kommunaler Basis für alle Betroffenen langfristig gewinnbringend eine Lösung hätte finden lassen.

      Wer vorgibt, er strebe hierdurch an, soziale Ungleichheiten im Bildungsfragen abzufangen und steigende Geburtenzahlen zu begünstigen, fürchtet unter Umständen eine öffentliche Diskussion darüber, dass a) Kinder Zeit, Aufmerksamkeit und Zuwendung benötigen, die nicht von oben herab ohne viel Federlesens an andere delegiert werden, b) bereits unzählige (qualifizierte) Rentner sich ohnehin in ehrenamtlichen Beschäftigungen engagieren, und c), dass man sich staatlicherseits beeile, einem öffentlich aufkeimendem Argwohn, hier werde eine kriegswirtschaftliche Maßnahme unter Einbezug älterer Bevölkerungsgruppen in die Wege geleitet, möglichst geräuschlos einen Riegel vorzuschieben.

    • oAnth :

      Pour illustrer clairement la pertinence actuelle : en #Allemagne, on discute entre autres d’une prolongation de la durée hebdomadaire du travail à 45 heures et d’un relèvement de l’âge de la #retraite à 70 ans. Cela devrait surprendre quand on sait que le marché du travail est en constante faiblesse depuis 2023. Quelle est la plausibilité économique et sociopolitique qui justifie ces mesures ? Une faible #natalité, c’est-à-dire des cotisations d’assurance #vieillesse exorbitantes, des dépenses colossales pour le réarmement afin d’être prêt pour le conflit inévitable, comme on nous le dit, avec la #Russie, des coûts énergétiques exorbitants dont nous savons trop bien à qui nous les devons ? En tant que victimes, nous avons l’embarras du choix quant à la justification à laquelle nous pouvons croire, un défi d’autant plus difficile à relever lorsque l’on apprend de la bouche même de membres du gouvernement à Berlin que le démantèlement définitif de l’État social est imminent et que la société est préparée à devoir vivre avec un nouvel ordre économique et social.

      Chacun devra se confronter à cette question taboue dans notre société de savoir si toutes les raisons évoquées ici ne sont que des manœuvres de diversion rhétoriques habilement présentées, destinées à être diffusées parmi des contemporains peu conscients afin qu’ils se laissent absorber sans résistance par un monstre capitaliste numérique contrôlé depuis #New_York et #Londres, ou si ces circonstances, certes extrêmement pesantes sur le plan économique pour la société, ne représenteraient rien qu’ un défi sérieux pour l’État social si des #réformes appropriées étaient mises en œuvre – pour lesquelles il existe de nombreuses propositions – si, oui si, on le voulait vraiment, ce qui, il faut l’admettre en toute honnêteté, équivaudrait à une provocation sociopolitique et économique au sein des sociétés occidentales hégémoniques uniformisées.

      De ce point de vue, la perspective présentée dans cette interview pour une participation sociale intégratrice des personnes âgées serait tout à fait positive s’il n’y avait pas le cadre géopolitique hégémonique actuel, tel qu’il est défendu de manière offensive par le gouvernement fédéral à #Berlin et ailleurs en #Europe, dans lequel ces déclarations tout à fait compréhensibles se transforment en une camisole de force qui, comme indiqué ci-dessus, présente des traits néo-féodaux propres à une économie de guerre.

  • Theo Boer, professeur d’éthique néerlandais : « J’ai cru qu’un cadre rigoureux pouvait prévenir les dérives de l’euthanasie : je n’en suis plus si sûr »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/04/07/theo-boer-professeur-d-ethique-neerlandais-j-ai-cru-qu-un-cadre-rigoureux-po


    Tribunal à La Haye où se tenait le procès d’une médecin accusée d’avoir donné la mort à une patiente atteinte de la maladie d’Alzheimer, sans s’être suffisamment assurée de son consentement. A La Haye, aux Pays-Bas, le 26 août 2019. ALEKS FURTULA / AP

    Depuis plus de vingt ans, les Pays-Bas expérimentent l’#euthanasie dans un cadre présenté comme strict, balisé, #éthique. Pourtant, les chiffres publiés dans le dernier rapport du comité d’examen, daté du 24 mars, racontent une autre histoire. Celle d’un élargissement constant, d’une banalisation progressive et d’un basculement culturel silencieux.

    En 2024, le nombre d’euthanasies a connu une nouvelle hausse de 10 %. On aurait pu penser que le phénomène atteindrait un plateau, surtout après une croissance modeste de 4 % en 2023. Il n’en est rien. La dynamique repart de plus belle, et le président du comité, Jeroen Recourt, prévoit que la courbe poursuivra sa montée dans les années à venir. Ce n’est plus une fluctuation : c’est une tendance structurelle.

    On objectera peut-être que cette augmentation suit le vieillissement de la population. Mais, même en proportion des décès globaux, le phénomène continue de s’amplifier : de 5,4 % des morts en 2023 à 5,8 % en 2024. En 2017, dans certaines régions, ce pourcentage atteignait déjà 15 %, et on s’attend à ce qu’il ait augmenté depuis lors. L’euthanasie n’est plus exceptionnelle : elle devient, dans bien des cas, une #fin_de_vie parmi d’autres.

    Pression accrue

    Mais, au-delà des statistiques brutes, d’autres évolutions suscitent une profonde inquiétude. L’émergence de l’« #euthanasie_à_deux », qui permet à des couples ou à des fratries de mourir ensemble, en est une. En un an, le nombre de ces morts planifiées en tandem a bondi de 64 %, pour atteindre 108 décès en 2024. Surtout, les euthanasies pour troubles psychiatriques ont progressé de 59 % , touchant des personnes parfois très jeunes. Des patients physiquement en bonne santé, mais plongés dans des souffrances mentales que la médecine peine à soulager, demandent désormais à mourir – et obtiennent gain de cause.

    Le nombre de cas liés à la démence augmente également rapidement. Ici, une demande d’euthanasie est souvent fondée sur la crainte d’une dépendance, d’une perte de dignité ou sur un testament de vie signé bien avant les premiers symptômes. Nous entrons là dans un champ où la volonté actuelle du patient est parfois floue, et l’acte médical repose sur des interprétations.

    Dans mes échanges avec de nombreux médecins néerlandais, une constante revient : la pression s’accroît. Ce n’est plus seulement une demande individuelle, mais une attente sociale. Du fait d’une « normalité » croissante, le personnel soignant se demande : « Jusqu’où irons-nous ? A quel moment cela cessera-t-il d’être un acte de compassion pour devenir une réponse automatique aux patients qui refusent d’accepter un refus ? » Pour de bonnes raisons, le gouvernement a maintenant lancé une enquête sur les raisons de cette augmentation.

    Et pourtant, face à ces doutes, le mouvement législatif continue. Le Parlement néerlandais étudie prochainement une proposition de loi visant à accorder le suicide assisté à toute personne de plus de 74 ans, même en l’absence de pathologie grave. Le seul critère serait l’âge . Un basculement symbolique majeur : on ne meurt plus parce qu’on souffre, mais parce qu’on estime avoir assez vécu. C’est une vision radicalement nouvelle de la #vieillesse, et de la valeur que nous accordons à notre société.

    En tant qu’ancien membre d’un comité d’examen de l’euthanasie, j’ai cru, à l’époque, qu’un cadre rigoureux pouvait prévenir les dérives : je n’en suis plus si sûr. Ce que je constate, c’est que chaque ouverture du champ de l’euthanasie crée de nouvelles attentes, de nouvelles demandes, une nouvelle #normalité. La logique interne du système pousse toujours à élargir. Une souffrance jugée « insupportable » aujourd’hui l’est parfois moins que celle d’hier, mais l’issue reste la même.

    Un pari risqué

    Dans l’Hexagone, certains assurent que « la France n’est pas la Hollande », et que ces évolutions ne s’y produiront pas. C’est un pari risqué. Car, dans tous les pays où l’euthanasie ou le #suicide_assisté ont été légalisés, on observe une croissance continue du nombre de cas. Ce n’est pas une exception néerlandaise. C’est une dynamique à l’œuvre partout où la mort médicalement provoquée devient une option.

    Je ne suis pas un adversaire acharné de l’euthanasie. Dans certains cas extrêmes, elle peut être un recours ultime. Mais je suis convaincu que sa légalisation n’apaise pas la société : elle l’inquiète, la transforme, la fragilise. Elle modifie notre rapport à la vulnérabilité, à la vieillesse, à la dépendance. Elle introduit l’idée que certaines vies, dans certaines conditions, ne valent plus la peine d’être vécues – ni même d’être soignées.

    Je m’adresse ici aux Français, non pour donner des leçons, mais pour partager l’expérience de mon pays. Regardez ce qui se passe chez nous. Ecoutez les voix, même discrètes, de ceux qui doutent. Avant d’ouvrir cette porte, posez-vous une question simple mais fondamentale : sommes-nous prêts à ce que tuer devienne une #option_médicale parmi d’autres, même en présence de soins palliatifs de pointe, et même en l’absence de maladie ? Sommes-nous prêts à faire peser sur les #soignants le poids d’un tel choix ?

    Apprenez de notre expérience. Il est encore temps.

    Theo Boer est professeur d’éthique de la santé à l’université théologique protestante de Groningue (Pays-Bas) et ancien membre d’un comité de contrôle de l’euthanasie du gouvernement néerlandais.

    La question est vite répondue à dire que la liberté individuelle se fout de la théologie. C’est louper les enjeux du soin, de ce que serait une solidarité consistante, louper l’emprise de normes sociales évolutives, comme le souligne l’article, d’un ensemble de dimensions qui viennent compliquer le fier présupposé du libre-arbitre.

    #vulnérables #malades #vieux #psychiatrie

  • A #Genève, une maison accueille des pensionnaires #Alzheimer précoce. Une première en Suisse.

    https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/a-geneve-une-maison-accueille-des-pensionnaires-alzheimer-precoce--une-premiere-

    #Maison_Hemma. La maison des personnes actives à la mémoire fragile

    La maison Hemma a ouvert ses portes en septembre 2023. Elle est habitée par des personnes qui sont au milieu de leur vie active et qui rencontrent des problèmes de mémoire. Hemma est une villa double spacieuse et confortable. Elle peut accueillir jusqu’à 8 personnes. Chaque habitant dispose de sa propre chambre aménagée à son goût. Les habitants utilisent ensemble les pièces communes, c’est à dire les cuisines, les salles de bain, les salons ou la salle de loisirs. Les habitants peuvent accueillir leurs familles et leurs amis quand ils veulent. Des espaces privatifs sont prévus à cet effet. La maison Hemma dispose également d’un grand jardin. Bref : il y a tout ce qu’il faut pour se sentir bien chez soi.

    https://maisonhemma.ch
    #Hemma

    #démence_sénile #maison_de_retraite #EHPAD #vieillesse #Suisse #reportage

  • L’aide active à mourir : une fausse solution progressiste pour les personnes handicapées – Journal d’une indignée
    https://espoirsetluttes.wordpress.com/2024/12/08/laide-active-a-mourir-une-fausse-solution-progressiste-po

    L’aide active à mourir est souvent présentée comme un progrès, un acte de compassion ou un nouveau droit pour celles et ceux qui souffrent. Pourtant, derrière cette apparente bienveillance se cache une réalité glaçante pour les personnes handicapées : la société valide le #suicide comme une issue légitime à leurs difficultés. Dans un contexte de validisme systémique et d’inégalités sociales criantes, ce « choix » n’est ni libre, ni égalitaire.

    #handicap #aide_active_à_mourir

    • Cette semaine, une patiente m’a demandé de mettre fin à sa vie. ‪Dr Zoé‬ ‪@drzoelb.bsky.social‬
      https://bsky.app/profile/drzoelb.bsky.social/post/3lgl7zjh3js25

      Je vais vous raconter un peu de sa vie et notre conversation, révélatrice de pourquoi l’aide active à mourir, dans le contexte actuel, est une honte.

      Plutôt qu’une vie digne, on parle de mort digne, et c’est à gerber.

      Mme C. a 93 ans.
      Je la suis depuis son entrée en EHPAD, il y a 3 ans, EHPAD dans lequel je n’enverrai pas mon pire ennemi, que ce soit pour y travailler ou pour y être résident. On en reparlera plus loin.
      Elle est presque aveugle à cause d’une DMLA et ne marche plus depuis lgtps.

      Je suis allée voir Mme C. pour la visite trimestrielle. Son état est stable, hormis sa vue, son handicap moteur, et sa grande souffrance psychique, elle va « plutôt bien ».
      Elle marchait avant d’entrer en EHPAD, mais des mois confinée au fauteuil ont aggravé son état.

      Après l’avoir saluée, demandé si elle avait des problèmes à me signaler, examinée, je m’assois à côté d’elle pour lui demander si elle a des questions, comme à chaque fois.
      J’approche mes mains et elle les saisit entre les siennes, comme a chaque fois.

      « Combien de temps me reste-t-il à vivre, Docteur ?
      – Je ne sais pas Mme. C’est toujours difficile de répondre à cette question. Votre coeur, vos poumons, vos reins fonctionnent bien. Je n’ai pas de raison de penser que vous pourriez mourrir bientôt. »
      Ses yeux sont pleins de larmes

      « Je ne veux plus vivre Dr. Je n’en peux plus. J’ai une demande à vous faire, je veux que vous me fassiez une piqûre. Je veux partir.
      – Vous voulez une piqûre pour mourir, c’est bien ça que vous demandez ?
      – Oui. Je n’en peux plus. Je ne veux plus vivre comme ça.

      – Qu’est-ce qui rend votre vie insupportable au point de vouloir mourir ?
      Elle pleure beaucoup.
      – Tout. Tout est insupportable. Je ne vois personne de la journée. Juste pour les repas, le lever et le coucher. Et ce n’est pas voir des gens. Tout le monde souffre, ici.

      – Tout le monde souffre, c’est à dire ?
      – Les dames qui travaillent ici. Elles ont un mauvais travail. Je comprends, s’occuper des vielles personnes comme moi, nous nettoyer, c’est un mauvais travail. Personne ne veut s’occuper de gens comme moi. Je ne leur en veux pas.

      – Elles vont vite. Certaines sont brutales, elle me font mal. Tous les matins j’angoisse de savoir qui sera là. Parfois je crie et ça les énerve bien sûr. Je comprends, je n’aime pas parler en mal des gens. Mais j’ai de l’arthrose, ça me fait très mal quand on me secoue. »

      L’EHPAD dans lequel a été placée Mme C. est un lieu de maltraitance comme beaucoup d’EHPAD. Pour les personnels comme pour les résidents.
      Les locaux sont vétustes, sentent l’urine, les fenêtres ferment mal, l’équipe connait un énorme turn over, la plupart ne sont pas formées.

      Les résidents passent la plupart du temps dans leur chambre, sans aucune stimulation ou activité.
      Ils dépérissent au sens propre. N’importe qui verrait son état de santé se dégrader en étant confiné dans 9m2, assis devant la télé. C’est encore plus vrai quand on est âgé.

      Mme C. aurait pu continuer à marcher, pourrait écouter des livres audios et donner des cours de tricot avant que la dépression lui passe toute envie de pratiquer, raconter sa longue vie, partager ses meilleures recettes.
      La vie de Mme C. est précieuse comme toutes les autres.

      Dans un monde où nous avons choisi de mettre les personnes âgées et handicapées à part de la société, dans des structures maltraitantes de part leur fonctionnement même, et où les logiques comptables ont rajouté de l’horreur et de la déshumanisation à un quotidien déjà morne.

      Dans un monde où nous avons choisi de fracasser les services publics et particulièrement le service public de santé, en nous répétant qu’il n’y a plus assez pour tout le monde alors que les grandes fortunes ne se sont jamais aussi bien portées.

      Dans un monde où dans les pays qui ont autorisé l’aide active à mourir, le premier motif de recours n’est pas, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les douleurs réfractaires aux traitements, les symptômes non contrôlés, mais bien le fait de ne pas vouloir être « une charge ».

      Dans un monde où on refuse de penser, y compris à gauche et ça me révolte, le validisme crasse de notre société, le sous texte eugéniste, le profond lien avec le capitalisme, les discours nauséabonds sur « l’assistanat », un monde qui hiérarchise les bonnes et les mauvaises vies.

      Dans ce monde, le « choix » d’avoir accès à l’aide active à mourir n’en est pas un.
      On n’a pas le « choix » de mourir dignement quand il est impossible de vivre dignement.

      Il n’y a pas de vie qui ne vaut pas la peine.
      Par contre il y a des gens qui n’en peuvent plus.

      C’est notre responsabilité collective de nous organiser pour que chacun puisse vivre dignement.

      Tant que nous ne nous serons pas attelés sérieusement à cette tâche, et dans un contexte d’effondrement du système de soin , l’aide active à mourir est un pied dans la porte.

      J’ai trop entendu les discours immondes de nos dirigeants sur les gens qui ne sont rien.
      J’ai trop vu les dérives comptables dans nos manières de soigner.

      Je vois très, très, très bien ce qui pourrait mal se passer.
      Et ça me terrifie.

      Force aux militants antivalidistes

      #vieillesse

    • « Avant de nous aider à mourir, on veut qu’on nous aide à vivre mieux. »
      https://lisbethmedia.com/avant-de-nous-aider-a-mourir-on-veut-quon-nous-aide-a-vivre-mieux

      Si le projet de loi sur la fin de vie fut interrompu à cause des législatives anticipées, en juin dernier, le texte n’est pas pour autant enterré. En début du mois, un article du journal La Croix nous apprenait que les partisan-es du projet de loi étaient prêt-es à relancer les débats à l’Assemblée nationale. Hier, le premier ministre François Bayrou a remis une pièce dans la machine, en affirmant vouloir scinder le projet de loi en deux textes, l’un sur les soins palliatifs, l’autre sur la fin de vie, ce qui soulève de nombreux remous, dans l’opposition comme dans son propre camp. Ce projet de loi est loin de faire l’unanimité à gauche, notamment dans les milieux anti-validistes, qui le perçoivent comme un abandon, à défaut de financer des services de santé de qualité et accessible à tout-es. Entretien.

      #historique #loi_Léonetti #antivalidisme #covid #euthanasie #suicide

    • Suicide assisté, euthanasie : le choix de la rupture et l’illusion d’un progrès, Yves-Marie Doublet
      https://www.fondapol.org/etude/suicide-assiste-euthanasie-le-choix-de-la-rupture-et-lillusion-dun-progres

      Dans un contexte de contraintes économiques, où les promesses de financement d’un cinquième risque sur la #dépendance ont été oubliées, la légalisation de la #mort_administrée, sans que cela ne soit assumé ouvertement, aurait le mérite de réaliser des économies. Les complémentaires santé soutiennent d’ailleurs souvent ouvertement la légalisation de l’aide active à mourir, alors que le reste à charge pour elles des dépenses de fin de vie pour la dernière année de vie peut être estimé à 10% de ces dépenses. Le Canada revendique dans un rapport parlementaire les gains nets que lui procure la mort administrée, soit 87 millions de dollars canadiens. Comme le relève Jean-Marc Sauvé dans une tribune : « La dernière ruse de notre société matérialiste ne serait-elle pas de s’abriter derrière la noble cause de l’autodétermination individuelle pour masquer une offre insuffisante de soins, notamment palliatifs, et alléger le fardeau financier de la solidarité à l’égard des plus âgés et des plus fragiles de ses membres ? ». La dépense publique de #soins_palliatifs représentait 1,4 milliard d’euros en 2021, les dépenses annuelles de santé en fin de vie s’élevant comme on l’a vu à 6 milliards d’euros. On mesure donc l’intérêt économique d’une légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide assisté. Les plans quadriennaux de soins palliatifs ont été parcimonieux et se sont échelonnés avec souvent des interruptions de plusieurs années entre chaque plan. Le passage de plans quadriennaux à des plans décennaux de soins palliatifs permettrait d’étaler encore plus ces dépenses, en engageant chaque année moins de crédits publics, ceux-ci n’ayant au demeurant pas d’effet immédiat à la différence d’une légalisation de la mort administrée. En Autriche, l’augmentation des crédits des soins palliatifs annoncée lors de la légalisation du suicide assisté ne s’est pas concrétisée.

      #fin_de_vie #santé #suicide_assisté #dépense_publique #économie

    • Les non-dits économiques et sociaux du débat sur la fin de vie, Yves-Marie Doublet, Docteur en droit, chargé d’enseignement à l’espace éthique de l’AP-HP, Pascale Favre, Médecin, titulaire d’un DEA en droit et économie de la santé et doctorante en philosophie.
      https://www.fondapol.org/etude/les-non-dits-economiques-et-sociaux-du-debat-sur-la-fin-de-vie

      .... les personnes seules ou défavorisées sont surreprésentées parmi les populations ayant recours au suicide assisté.

      #darwinisme_social

    • Le groupe Medvedkine nommé d’après Alexandre Medvedkine, inventeur d’un « ciné-train » parcourant l’URSS pour filmer les gens et projeter le film illico, le #groupe_Medvedkine s’est d’abord concrétisé à Besançon, de 1968 à 1971, autour de l’usine textile Rhodiacéta . Puis autour de l’usine Peugeot de Sochaux, de 1970 à 1974. et c’est à ce second groupe Medvedkine qu’appartint #Christian_Corrouge et qui cause sur 20 pages dans le dernier #Cheribibi, le n°13.
      https://www.cheribibi.net/les-numeros/sommaire-numero-13
      Causerie avec Christian Corouge - Ouvriers, cinéastes, tous en chaîne  !

      « Moi, tu vois, je suis ajusteur. J’ai fait trois ans d’ajustage. Pendant trois ans, j’ai été premier à l’école, dans mon CET… Et puis qu’est-ce que j’en ai fait ? Au bout de cinq ans, je peux plus me servir de mes mains, j’ai mal aux mains. J’ai un doigt, le gros, j’ai du mal à le bouger. J’ai du mal à toucher Dominique le soir. Ça me fait mal aux mains. La gamine, quand je la change, je peux pas dégrafer ses boutons. Tu sais, t’as envie de pleurer dans ces coups-là. Ils ont bouffé mes mains. J’ai envie de faire un tas de choses et puis, j’me vois maintenant avec un marteau, je sais à peine m’en servir. C’est tout ça tu comprends. T’as du mal à écrire. J’ai de plus en plus de mal à m’exprimer. Ça aussi c’est la chaîne. Quand t’as pas parlé pendant 9h, t’as tellement de choses à dire que t’arrives plus à les dires ; Que les mots ils arrivent tous ensemble dans la bouche. Et puis tu bégayes, tu t’énerves. Tout t’énerve. Tout. Et ce qui t’énerve encore plus, c’est ceux qui parlent de la chaîne, qui comprendrons jamais que tout ce qu’on peut dire, que toutes les améliorations qu’on peut lui apporter, c’est une chose, mais que le travail, il reste. C’est dur la chaîne. Moi, maintenant, je peux plus y aller, j’ai la trouille d’y aller. C’est pas le manque de volonté, c’est la peur d’y aller. La peur qu’ils me mutilent encore d’avantage. La peur que je ne puisse plus parler un jour, que je devienne muet. (…) J’ai tellement mal aux mains. J’ai tellement de grosses mains. Mes mains me dégoûtent tellement. Pourtant je les aime tellement mes mains. Je sens que je pourrais faire des trucs avec. Mais j’ai du mal à plier les doigts. Ma peau, elle s’en va. Je veux pas me l’arracher. C’est Peugeot qui me l’arrachera, et je lutterai pour éviter que Peugeot me l’arrache. C’est pour ça que je veux pas m’arracher la peau. Je veux pas qu’on les touche mes mains. C’est tout ce qu’on a. Peugeot essaye de les bouffer, de nous les user. Et nous, bah on lutte pour les avoir. C’est de la survie qu’on fait. »

  • Pflegebedürftige in Berlin getötet : Eine letzte Zigarette – dann erschlug Axel L. seine Frau
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/pflegebeduerftige-in-berlin-getoetet-eine-letzte-zigarette-dann-ers

    Vous avez vu « Amour » de Michael Haneke ? Vous n’avez rien vu.

    Les actes de blessure sont nombreux entre personnes agés dans un contexte d’isolement et d’incapacité. Voici quelques liens supplémentaires vers des articles sur des faits divers récents.

    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/30-hammerschlaege-auf-den-kopf-warum-ein-mann-seine-93-jaehrige-ehe

    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/83-jaehrige-demenzkranke-soll-in-koepenick-ehemann-mit-schere-ersto

    7.7.2024 von Katrin Bischoff - Am Landgericht Berlin wird kommenden Freitag das Urteil gegen einen 72-jährigen, kranken Mann erwartet, der mit der Pflege seiner Frau überfordert gewesen sein soll.

    Am Vormittag des 31. Dezember vergangenen Jahres geht bei der Berliner Polizei ein Notruf ein. „Ich möchte einen Mord gestehen“, sagt der Anrufer. „Wen haben Sie ermordet?“, fragt der Beamte am anderen Ende der Leitung. „Meine Frau, sie liegt im Kinderzimmer“, lautet die Antwort. Auf Nachfrage erzählt der Mann, er habe sie nicht vergiftet, sondern für die Tat einen Hammer, ein Kabel und ein Messer benutzt. Er nennt seinen Namen, die Adresse: Axel L., Neue Grottkauer Straße. Als das Gespräch nach 55 Sekunden endet, sind bereits Funkstreifenwagen unterwegs nach Hellersdorf.

    Axel L. wohnt mit seiner Frau seit 14 Jahren in einer Dreizimmerwohnung, die in der dritten Etage eines Plattenbaus liegt. Es gibt keinen Fahrstuhl. Polizeibeamte eilen hinauf; eine Polizistin steht als Erste vor der Wohnungstür, sie hat die Hand an der Waffe. Mit allem habe sie gerechnet, nur nicht mit dem, was dann geschehen sei, wird die 28-Jährige später als Zeugin vor Gericht aussagen.

    Als die Beamtin klopft oder klingelt, so genau kann sie sich Monate später nicht mehr erinnern, geht die Wohnungstür ein wenig auf. Ein kleiner, älterer Herr steht im Türspalt – normal gekleidet, ruhig, freundlich, noch mit dem Telefon in der Hand, so wird ihn die Polizistin beschreiben. Ihr Kollege empfindet ihn als sehr sachlich, emotionslos. „Ja, ich habe es getan“, sagt der Senior sofort. Etwas wackelig auf den Beinen, bittet er die Uniformierten herein.

    Im Wohnzimmer zwitschern Kanarienvögel. Eine Reisetasche steht dort bereit, in die Axel L. Pantoffeln, einen Schlafanzug und eine Kosmetiktasche gepackt hat. Er ist vorbereitet, weiß, dass ihn die Polizisten mitnehmen werden. Dann weist er auf die geschlossene Tür des einstigen Kinderzimmers.
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    Auf dem Boden hinter der Tür liegt seine Ehefrau, ihr Gesicht ist mit einem Handtuch abgedeckt. Birgit L. war nach einem Schlaganfall pflegebedürftig. Das Laufen fiel ihr schwer, der rechte Arm war gelähmt, die Sprache beeinträchtigt. Nun ist die 59-Jährige tot. Mit einem Hammer wurde ihr der Schädel eingeschlagen, mit einem Kabel die Luft abgedrückt, mit einem Küchenmesser 18-mal in den Oberkörper gestochen.

    Jede Tatwaffe hinterließ tödliche Verletzungen, wird die Obduktion ergeben. Ein Overkill. Begangen 48 Stunden zuvor. Auf die Frage, warum er zwei Tage mit dem Notruf gewartet habe, antwortet Axel L. bei der Mordkommission erschreckend emotionslos: Sie fange ja irgendwann mal an zu riechen. Und zum Motiv sagt er, sie seien 26 wundervolle Jahre verheiratet gewesen. Doch nach ihrem Schlaganfall sei sie eine unmögliche Person geworden.
    Nach der Tat trank Axel L. zwei Flaschen Jägermeister

    Seit Mitte Juni muss sich Axel L. vor einer Schwurgerichtskammer des Berliner Landgerichts verantworten. Jeden Verhandlungstag wird der Angeklagte im Rollstuhl, in dem er kauernd zu versinken scheint, in den Saal geschoben. Ein kleiner Mann mit Glatze, Brille, zusammengepressten Lippen und gefalteten Händen, der wesentlich älter aussieht, als er mit seinen 72 Jahren ist. Die Staatsanwältin wirft ihm heimtückischen Mord vor. Er sei mit der Pflege seiner Frau überfordert gewesen.

    Axel L. ist ein kranker Mann. Zwei Schlaganfälle hat er relativ gut überstanden, den letzten vor drei Jahren. Er leidet an einer schweren, unheilbaren Lungenerkrankung im Endstadium und beginnender Demenz. Alkoholiker ist er, seit 23 Jahren trocken. Erst nach dem gewaltsamen Tod seiner Frau holte er sich nach eigenen Angaben zwei große Flaschen Jägermeister aus dem nahen Supermarkt. Dann ging er noch einmal zum Kiosk, um sich zwei Taschenflaschen Minzlikör zu kaufen. Die leeren Flaschen standen noch auf dem Wohnzimmertisch, als die Polizei kam.

    Im Prozess schweigt der Angeklagte auf ausdrücklichen Wunsch, wie seine Anwältin sagt. Nur einmal erhellt der Schimmer eines Lächelns sein Gesicht, als sein sechs Jahre jüngerer Bruder aus Sachsen-Anhalt vor Gericht erscheint und seine Zeugenaussage macht.

    Der Bruder erzählt, dass Axel L. gerade im letzten halben Jahr vor der Tat nervlich am Ende und immer verzweifelter gewesen sei, abgenommen habe er und im neuen Jahr habe er die Vormundschaft für die kranke Ehefrau abgeben wollen. „Was soll ich machen?“, habe ihn Axel L. Heiligabend in einem Telefonat gefragt. „Du musst jetzt durchhalten wegen der Feiertage“, sei seine Antwort gewesen. Über Birgit habe sein Bruder aber nie geklagt.

    Axel L. und seine Frau haben einen gemeinsamen Sohn, doch der Kontakt zu dem mittlerweile 29-Jährigen soll vor vielen Jahren abgebrochen sein. Der junge Mann sprach den Ermittlern gegenüber von einem gewalttätigen Vater und einer devoten Mutter. Er weigerte sich, im Prozess auszusagen. Freunde hatte das Paar nicht.

    Doch es gab durchaus Hilfe. Birgit L. hatte nach ihrem Schlaganfall Pflegegrad drei. Ein Pflegedienst kam zweimal in der Woche, um die Frau zu duschen. Die Mitarbeiterinnen können vor Gericht nur Gutes über den Angeklagten berichten. Ein liebevoller, total netter, toller Mensch sei er. Er habe beim Eincremen und Anziehen immer geholfen, seiner Frau danach ab und an ein Küsschen gegeben und sie mit einem „Siehste, haste es wieder geschafft“ aufgemuntert. Birgit L. habe nie von Gewalt geredet, es habe auch keine Anhaltspunkte dafür gegeben.

    Als Axel L. wegen seiner Lungenkrankheit Anfang Dezember vorigen Jahres ins Krankenhaus musste, hatte er eine Verhinderungspflege vereinbart. Der Pflegedienst kam nun viermal am Tag zu seiner Frau in die Wohnung. Birgit L. habe sich gefreut, als ihr Mann nach elf Tagen wieder bei ihr gewesen sei, erzählt eine Pflegekraft. Die professionelle Hilfe sei dann wieder auf zwei Besuche wöchentlich reduziert worden.

    „Wir hätten mehr leisten können“, sagt die Chefin des Pflegedienstes als Zeugin. Unterstützung im Haushalt, Spaziergänge, Einkaufen. Sie habe es angeboten, weil sie um die Belastung für pflegende Angehörige wisse. „Das war aber nicht erwünscht.“ Weder von Axel L. noch von seiner Ehefrau. Sie kämen zurecht, so die Begründung.

    Doch sie kamen nicht zurecht. Am Morgen des Tattages, dem 29. Dezember, kam der Pflegedienst ein letztes Mal. Die Mitarbeiterin blieb 35 Minuten und verließ die Wohnung gegen 9.25 Uhr wieder. Ihr sei an diesem Tag nichts aufgefallen, außer dass Axel L. diesmal nicht beim Anziehen geholfen habe, sagt sie vor Gericht.

    Allein fünf der 18 Messerstiche gingen ins Herz

    Was danach geschah, erzählte der Angeklagte den Mordermittlern. Die Vernehmung wurde aufgezeichnet und im Prozess abgespielt. Axel L. legte sich einen Hammer, ein Küchenmesser und ein Kabel zurecht. Mit seiner Frau rauchte er im Wohnzimmer noch eine letzte Zigarette. Dann bat er sie, mit ihm nach nebenan zu kommen, um am geöffneten Fenster frische Luft zu schnappen.

    Im Kinderzimmer soll Birgit L. ihren Mann gefragt habe, wozu auf dem Bett ein Hammer liege. Axel L. soll das Werkzeug ergriffen und geantwortet haben: „Um dich zu erschlagen.“ Wie seine Frau reagiert habe, wollte der Ermittler wissen. Gar nicht, antwortete der Rentner. Er habe „gleich den Arm gehoben und auf sie eingedroschen“. Als sie noch röchelte, nahm er das Kabel. Dann griff er zum Messer. Allein fünf Stiche gingen ins Herz.

    Axel L. sprach davon, dass er mit seiner Frau 26 Jahre verheiratet war – wundervolle Jahre seien es gewesen. Doch warum dann dieser Gewaltausbruch? Eine Antwort darauf versucht die psychiatrische Sachverständige zu geben. Sie spricht von einer schizoiden Persönlichkeitsstörung mit emotionaler Kühle, von leichten kognitiven Beeinträchtigungen des Angeklagten und ersten Anzeichen einer Demenz. Von Schicksalsschlägen. All das könne die Tat erklären.

    Nach ihren Worten war Axel L. ein Einzelgänger, einer, der in jungen Jahren die Menschen als unverlässlich und missbrauchend kennengelernt und gesehen habe, dass es besser ohne sie geht. Der Vater ging ohne die Familie in den Westen, die Mutter war gewalttätig. Der Angeklagte baute eine Abneigung gegen zu viel Nähe auf.

    Die Schule verließ er nach der achten Klasse, machte eine Ausbildung zum Apparatefahrer. Mit 19 Jahren versuchte er, aus der DDR zu fliehen. Er wurde gefasst. Die erste Haftstrafe brach seine Biografie, sagt die Gutachterin. Axel L. begann zu trinken, es folgten in der DDR zahlreiche Gefängnisaufenthalte wegen asozialen Verhaltens. Insgesamt wurden daraus 18 Jahre Haft. Nicht die Arbeit sei das Problem gewesen, so die Psychiaterin – sondern die Vorschrift, wo er zu arbeiten habe.

    Mit der Wende änderte sich dieses Verhalten schlagartig und Axel L. arbeitete immer – bis zur Rente. Für eine schizoide Persönlichkeit sei es typisch, sich einen Seelenverwandten zu suchen, erklärt die Psychiaterin. Axel L. fand ihn in seiner Ehefrau. Mit der zwölf Jahre jüngeren Birgit L. war er „völlig im Reinen“. Die lebenslustige Frau war das Fenster zur Welt.
    Axel L. zeigte Anzeichen einer depressiven Episode

    Dann kamen die Schicksalsschläge, die die Sachverständige aufzählt: Im Juni 2022 starb die Schwiegermutter von Axel L., die wichtigste Kontaktperson des Paares. Im November desselben Jahres erlitt Birgit L. den Schlaganfall. Aus der lebenslustigen Frau, die bis zu ihrer Erkrankung als Küchenhilfe gearbeitet hatte, wurde ein Pflegefall. Damit brach für Axel L. der wichtigste Mensch im Leben weg. Im Dezember starb der Hund.

    Die Hoffnung, dass sich seine Frau von dem Schlaganfall erholen würde, schwand bei Axel L. So wurde für ihn aus der geliebten Frau die unmögliche Person – damit entmenschlichte der Angeklagte seine Partnerin. Zudem mehrten sich laut Gutachterin ab Oktober 2023 Anzeichen einer depressiven Episode: Er klagte über Antriebslosigkeit, Schlafstörungen und er verlor Gewicht.

    Hinzu kamen weitere gesundheitliche Probleme und die beginnende Demenz. Er habe die weitergehende Hilfe des Pflegedienstes abgelehnt, weil er eine gesunde Frau und weniger Sorgen gebraucht habe. „All das konnte ihm der Pflegedienst nicht bieten.“

    Die Psychiaterin gibt an, dass der Angeklagte in seiner Steuerung nicht vollständig, aber erheblich eingeschränkt gewesen sei. Das spräche für eine verminderte Schuldfähigkeit. Axel L. habe nur wenige Möglichkeiten gesehen, vorhandenen Impulsen etwas entgegenzusetzen. Das Übertöten spreche für eine absolute Wut. Für die Vernichtung einer Hülle, einer unmöglichen Person, die ihm das Wichtigste, seine Frau, genommen habe.

    Axel L. verfolgt die Verhandlung reglos in seinem Rollstuhl sitzend. Er reagiert auch nicht, als Staatsanwältin Silke van Sweringen am bisher letzten Verhandlungstag in ihrem Plädoyer von einer wohlüberlegten und keineswegs spontanen Tat des Angeklagten spricht. Davon, dass Axel L. durch den Genuss von Alkohol die Erleichterung über den Tod seiner Frau habe auf sich wirken lassen.
    Am Freitag soll das Urteil über Axel L. gesprochen werden

    Van Sweringen fordert, den Angeklagten wegen Mordes zu verurteilen. Sie geht von einer verminderten Steuerungsfähigkeit aus, verlangt deswegen eine Haftstrafe von zehn Jahren. Verteidigerin Silvia Dukpa-Wüst verweist in ihrem Schlusswort darauf, dass Birgit L. schon etwas verwirrt gewesen sei und auch öfter den Wunsch geäußert habe, aus dem Leben zu scheiden.

    „Mein Mandant hatte keinen Lebensmut mehr, seine Frau hatte keinen Lebensmut mehr“, so die Anwältin. Axel L. habe in seinem Leben immer alles allein gemacht, deswegen sei er auch nicht auf den Pflegedienst zugegangen. Sie will, dass ihr Mandant lediglich wegen Totschlags schuldig gesprochen wird und fordert eine Freiheitsstrafe von sechs Jahren.

    Am kommenden Freitag hat Axel L. die Gelegenheit zum letzten Wort, das ihm als Angeklagter zusteht. Noch am selben Tag will die Kammer ein Urteil sprechen. Vermutlich wird der 72-Jährige die nächsten Jahre im Justizvollzugskrankenhaus verbringen, in dem er sich schon seit seiner Festnahme befindet.

    Pflegebedürftige in Berlin

    In Berlin gab es Ende 2021 rund 185.500 Menschen, die Leistungen nach dem Pflegeversicherungsgesetz bezogen. Das entsprach laut Statistikamt fünf Prozent der Bevölkerung. Fast jeder Dritte davon war 85 Jahre alt oder älter. Rund 85 Prozent der Pflegebedürftigen in Berlin wurden zu Hause gepflegt, davon 94.386 durch ihre Angehörigen. Bis zum Jahr 2040, so die Prognose, werden in Berlin mindestens 208.000 Menschen pflegebedürftig sein.

    #Berlin #vieillesse #social #maladie #justice

    • Rentner aus Berlin-Hellersdorf für Mord an pflegebedürftiger Ehefrau zu Haft verurteilt
      https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/rentner-aus-berlin-hellersdorf-fuer-mord-an-pflegebeduerftiger-ehef

      12.7.2024 von Katrin Bischoff - Der Berliner Richter spricht nicht von Überforderung. Vielmehr habe der 72-jährige Angeklagte Hilfsangebote ausgeschlagen und sich durch Mord seiner Frau entledigt.

      Es ist ein hartes Urteil, und der Vorsitzende Richter Thomas Groß begründet es sehr gut. Der angeklagte Axel L. habe einen Menschen getötet, der ihm besonders vertraute – seine pflegebedürftige Ehefrau, sagt Groß am Freitag. Er verurteilt den angeklagten schwer kranken 72-Jährigen wegen heimtückischen Mordes zu neun Jahren Haft. Die Schwurgerichtskammer des Landgerichts Berlin geht davon aus, dass Axel L. zum Zeitpunkt der Tat wegen einer beginnenden Demenz erheblich in seiner Steuerungsfähigkeit eingeschränkt war.

      Am 29. Dezember des vergangenen Jahres lockte der Angeklagte seine Frau, die nach einem Schlaganfall pflegebedürftig war, in das einstige Kinderzimmer der gemeinsamen Dreizimmerwohnung in Hellersdorf. Dort hatte sich Axel L. einen Hammer, ein Kabel und ein Messer zurechtgelegt, um seine Ehefrau Birgit, mit der er 26 Jahre verheiratet war, zu töten. Axel L. schlug seiner Frau den Schädel ein, dann würgte er sie mit dem Kabel und stach anschließend 18-mal auf sie ein.

      Der Angeklagte sei bei der Tat gnadenlos vorgegangen, sagt Groß. Erst zwei Tage später, am Silvestertag, rief Axel L. die Polizei. Zwar hatte der Angeklagte vor Gericht geschwiegen, bei der Mordkommission jedoch die Tat eingeräumt. Das Video der Vernehmung war im Prozess abgespielt worden.

      Der Vorsitzende Richter erwähnt in seiner Urteilsbegründung nicht ein einziges Mal das Wort Überforderung, das in der Anklage als Tatmotiv angeführt wird. Die Pflege seiner Frau sei ihm einfach zu viel geworden, sagt Groß. Dabei hätte sich Axel L. jederzeit Hilfe holen können, gibt der Richter die Überzeugung der Kammer wieder.
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      Der Pflegedienst, der nach einem Schlaganfall zweimal in der Woche gekommen sei, um Birgit L. zu duschen, habe dem Angeklagten mehr Unterstützung offeriert. „Sie haben konkrete Angebote bekommen“, sagt Groß zu dem im Rollstuhl sitzenden Angeklagten. Die Situation sei für Axel L. daher nicht ausweglos gewesen. „Sie aber entscheiden sich anders, sie entledigten sich Ihrer Frau“, sagt der Richter.
      Birgit L. hatte durchaus noch Lebensfreude

      Groß betont, dass Birgit L. kein schwerer Pflegefall gewesen und gerade einmal 59 Jahre alt geworden sei. Durchaus habe sie noch Lebensfreude gehabt. Birgit L. in das Kinderzimmer zu locken, um angeblich gemeinsam frische Luft zu schnappen, sei schändlich gewesen, erklärt der Richter und spricht davon, dass der getöteten Frau in diesem Verfahren nur wenig Platz eingeräumt worden sei. Es habe leider keine Nebenkläger gegeben, sagt Groß. Birgit und Axel L. haben einen gemeinsamen Sohn, der aber schon vor Jahren den Kontakt zu seinen Eltern abgebrochen und eine Aussage vor Gericht verweigert hatte.

      Mit seinem Urteil wolle er ein klares Signal setzen, betont der Vorsitzende Richter. Das Geschehene – ein alter Mensch bringt seinen pflegebedürftigen Partner um – mache ihm Angst für die nächsten Jahre. In schlechten Zeiten könne man nicht einfach seinen Ehepartner ermorden, nur weil es schwer werde, sagt der Richter.

      Axel L., der an einer unheilbaren Lungenkrankheit leidet, zwei Schlaganfälle überlebt hat und nun im Rollstuhl sitzt, hatte in seinem letzten Wort geäußert, er bedaure, dass er am Tattag so ausgerastet sei.

      Mit dem Urteil bleibt die Schwurgerichtskammer unter der Forderung der Staatsanwältin. Sie hatte für den Angeklagten wegen heimtückischen Mordes eine Verurteilung zu zehn Jahren Haft gefordert.

      Die Verteidigerin von Axel L. war in ihrem Plädoyer von Totschlag ausgegangen und hatte für ihren Mandanten eine Freiheitsstrafe von sechs Jahren verlangt. Unklar ist, wie der Angeklagte seine Strafe verbüßen wird. Seit seiner Festnahme ist er im Justizvollzugskrankenhaus untergebracht.

      Noch ist das Urteil nicht rechtskräftig.

  • Lecture d’un extrait du livre « Tout ce qui nous était à venir » de Jane Sautière, paru aux Éditions Verticales, en 2024.

    https://liminaire.fr/radio-marelle/article/tout-ce-qui-nous-etait-a-venir-de-jane-sautiere

    Jane Sautière aborde dans ce récit autobiographique les effets de l’âge, de la maladie, elle se fait la voix d’une génération qui vieillit (dans ses désirs, ses engagements sociaux et politiques et jusqu’à son langage). Elle décrit ce qui avant lui était possible et qui désormais lui échappe inexorablement. Une lente disparition qui prend la forme d’une depossession. « Nous ne savons plus comment rendre visible notre présence au monde, un déficit d’existence ». Le diagnostic de sa maladie dans les dernières pages du livre, déplace cette réflexion sur le vieillissement en précipitant l’imminence de la fin, dès lors c’est la question de sa mort qu’elle envisage comme une nouvelle expérience. « Notre passé est une constellation d’étoiles mortes dont la persistance de la lumière ne nous leurre pas ». Un texte puissant, lumineux, d’une beauté éclatante.

    (...) #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Art, #Politique, #Littérature, #Mémoire, #Portrait, #Vieillesse, #Mort (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_tout_ce_qui_nous_e_tait_a_venir_jane_sautie_re.mp4

    https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Minimales-Verticales/Tout-ce-qui-nous-etait-a-venir

  • On dit "Irgendwann muss Schluss sein" pour annoncer la fin des soirées joyeuses. Il y en a qui n’ont jamais participés aux grandes fêtes. Leur fin de vie ressemble au reste

    "La lutte des classes ? Elle a lieu et ma classe gagne." Ce bonmot de vieux milliardaire trouve sa réalisation brutale dans le sort des million qui sont broyés au front des EHPAD au lieu de partir sereinement entourés par les membres de leurs familles.

    Les critiques du livre de Didier Eribon montrent que le message n’a pas été compris par la majorité des journalistes petit-bourgeois.

    Didier Eribons "Eine Arbeiterin" : Das harte Leben einer Mutter
    https://www.ndr.de/kultur/buch/tipps/Didier-Eribons-Eine-Arbeiterin-Das-harte-Leben-einer-Mutter,eribon100.html

    Nach dem Tod des gehassten Vaters kann sich Didier Eribon wieder seiner Mutter annähern. Der französische Autor erzählt in seinem Buch „Eine Arbeiterin“ von einer Frau, die immer nur geschuftet hat.

    Wo komme ich her? Wie markiert mich meine soziale Herkunft, wie gehe ich mit meiner Herkunftsscham um? Was passiert, wenn ich „Verrat“ an meiner Klasse übe, indem ich aufsteige in eine „höhere“ Schicht? Das sind wesentliche Fragen der Gegenwartsliteratur - nicht der deutschsprachigen, hierzulande wird der Begriff „Klasse“ mit sehr spitzen Fingern angefasst. In Frankreich hingegen geht es immer um diese Fragen, in allen wichtigen Werken von Nicolas Mathieu, Annie Ernaux, Olivier Adam, Édouard Louis und Didier Eribon. Dessen Buch „Rückkehr nach Reims“, eine Art Selbsterforschung, war ein gewaltiger Erfolg - nun setzt der Soziologe diese Studie gewissermaßen fort mit einem Buch über seine Mutter: „Eine Arbeiterin. Leben, Alter und Sterben“.

    Eribons Mutter und ihre Rennfahrer-Träumerei

    So oft im Morgengrauen auf den Beinen, so viele Wäscheberge, so viele Einkäufe, so viele gekochte Mahlzeiten, so viele Lebens- und Überlebensstrategien, so viel erlittene Scham … Leseprobe

    Worte des Schriftstellers Patrick Chamoiseau, die, sagt Didier Eribon, auch er selbst über seine Mutter hätte schreiben können:

    (…) so viele flüchtige Freuden, so viel Scheitern und so viele Erfolge (…) die im Lärm der Tage nie gefeiert worden sind! Wer wird sich an all das erinnern?

    Ich erinnere mich, sagt Eribon, und ich werde erinnern, damit etwas bleibt von diesem langen, schwierigen, skandalös harten Leben - dem Leben einer Frau, die immer nur geschuftet hat: als Dienstmädchen, Putzfrau und Fabrikarbeiterin. Nach dem Tod des gehassten Vaters kann sich Didier Eribon wieder seiner Mutter annähern. Sie ist die Einzige in der Familie, die sich mit seinem „Klassenverrat“ - dem Übertritt ins akademische Milieu, seiner Intellektualität, seiner Homosexualität - halbwegs arrangieren kann. Mutterliebe. Und wohl auch, alles in allem, dem heftigen Drang, sich abzugrenzen, zum Trotz: Sohnesliebe. Wenn sie sich nichts zu sagen haben, können sie immer noch gemeinsam fernsehen.

    Meine Mutter hatte eine Schwäche für Formel 1 und konnte den über die Rennstrecke rasenden Autos stundenlang zusehen. Verwundert fragte ich: „Interessiert dich das wirklich so sehr?“ Darauf sie: „Ja! Ich wäre gern Rennfahrerin geworden.“ Leseprobe

    Ein Traum, der an den tausend Begrenzungen der Realität schmerzhaft zerschellt. Ohne Geld, ohne formale Bildung, ohne akzeptablen familiären Hintergrund war der Mutter von Anfang an nichts als Plackerei vorherbestimmt. Nie gönnt sie sich etwas außer dieser kleinen Rennfahrer-Träumerei.
    Gestorben an Verlassenheit

    Sie ist 87, als ihre - ansonsten untereinander verfeindeten - Söhne sie gemeinsam im Pflegeheim unterbringen. Sohn Didier versucht, sie zu besänftigen: „Du wirst sehen, es wird Dir gut ergehen“, sagt er, unbewusst eine Schnulze von Jean Ferrat zitierend.

    Später schämt er sich dafür, denn nichts wird gut, erinnert sich Eribon bei der Buchvorstellung in Paris: „Sie hat sehr schnell abgebaut, hat mir nachts auf den Anrufbeantworter gesprochen, es gehe ihr schlecht, man misshandele sie, es sei ihr verboten zu duschen. Ich habe dann die Ärztin im Pflegeheim angerufen, und die hat gesagt: ’Nein, das Duschen ist ihr nicht verboten; aber um sie aufzurichten und ins Badezimmer zu bringen, brauche ich zwei Pflegekräfte! Mir fehlt das Personal, deshalb geht das nur einmal pro Woche.’ Als die mir das sagte, wollte ich laut aufschreien: Das kann doch gar nicht sein!“

    Sieben Wochen später ist die Mutter tot, gestorben an Verlassenheit in der fürchterlichen Pflege-Einöde, in der die Alten keine Stimme mehr haben.

    Jedes Leben verdient, erzählt zu werden

    Dieses Buch ist Eribons Aufschrei: berührend und aufrüttelnd vor allem dann, wenn er es schafft, sich vom Soziologenjargon zu lösen. Dann wird deutlich: Jedes Leben verdient, erzählt zu werden; jedes Leben und sein darin verborgener unerfüllter Traum.

    Sie fand Zuflucht im frenetischen Tanz der Rennwagen, den sie voller Inbrunst verfolgte. Reglos in ihrem Sessel, mit der Fernbedienung in der Hand, saß sie am Steuer eines Rennautos.

    Dieses Thema im Programm:
    NDR Kultur | Der Morgen | 11.03.2024 | 12:40 Uhr

    Neues Buch von Didier Eribon : Ich war ein Sohn, jetzt bin ich keiner mehr
    https://m.faz.net/aktuell/feuilleton/buecher/rezensionen/didier-eribons-neues-buch-eine-arbeiterin-leben-alter-und-sterben-19568121.ht

    7.3.2024.vonnBarbara von Machui - Perspektivenwechsel bei Didier Eribon: Sein neues Buch „Eine Arbeiterin – Leben, Alter und Sterben“ prangert am Beispiel seiner Mutter die gezielte Vernachlässigung alter Menschen an.

    Nachdem sein früherer „Ziehsohn“ und heutiger Freund Édouard Louis vor zwei Jahren mit „Die Freiheit einer Frau“ ein berührendes Buch über seine Mutter vorgelegt hat, folgt jetzt dessen Mentor und Vorbild diesem Beispiel und legt vierzehn Jahre nach „Rückkehr nach Reims“, der gnadenlosen Abrechnung mit Vater und Herkunftsmilieu, ein ihr gegenüber versöhnliches Buch über seine Mutter vor, in dem es vor allem um deren Alter und Sterben geht. Und um die gesellschaftlichen Bedingungen, unter denen dies stattfindet.

    Didier Eribon, der französische Philosoph und Soziologe, Schüler des Sozialphilosophen Pierre Bourdieu, hat mit dem großen Erfolg seines Erstlings das autofiktionale Schreiben auch hierzulande bekannt und populär gemacht und dadurch nicht zuletzt im deutschsprachigen Raum für die Rezeption des Werks der von ihm und Édouard Louis verehrten Annie Ernaux gesorgt, auf deren Vorbild sich beide berufen. Wie schon in „Rückkehr nach Reims“ beschreibt Eribon die Welt und das Leben des ehemals linkskommunistischen und stark gewerkschaftlich organisierten Industrieproletariats von Nordfrankreich – eine Welt, die es längst nicht mehr gibt, ein Milieu, das heute von Arbeitslosigkeit, Armut und Chancenlosigkeit geprägt und seit Jahren Nährboden für rechtsradikale Positionen ist. Immer wieder bringt er Beispiele eines fröhlich-unbekümmerten Rassismus seiner Mutter, für die er sich schämt.

    Wut über unwürdiges Sterben

    Eigentlicher Schreibanlass ist aber ­Eri­bons Trauer über den körperlichen Verfall und das qualvolle geistige Verdämmern seiner Mutter und die Wut über ihr unwürdiges Sterben in einer Pflegeeinrichtung. Wieder verknüpft er persönliche Erfahrungen mit der Analyse der gesellschaftlichen Zustände, sieht im Individuellen das Gesellschaftliche, im Privaten das Politische. Den eigenen Schmerz über den Verlust der „Archivarin und Historikerin einer Jugend“ – seiner Jugend – verwandelt er in eine Zeitreise in die Vergangenheit. Mit dem Tod der Mutter geht ein Riss durch die eigene Identität: „Ich war ein Sohn, jetzt bin ich keiner mehr.“ Der Erfahrungsbericht wird zur sozialen Psychoanalyse. Nachdem es nach dem Tod des Vaters und vor allem in den letzten beiden Lebensjahren versöhnliche Gesten der Wiederannäherung gegeben hatte, ein Sich-Wiederfinden, Sich-neu-Finden, werden das erbärmliche mütterliche Dahinsiechen im Pflegeheim und ihr einsamer Tod zum Anlass, die Stationen dieses prekären Lebens aufzublättern.

    In suggestiven Episoden und Szenen erzählt Eribon vom Leben einer Frau, die von früh an zu Putzfron und Fabrikarbeit gezwungen war und schon mit zwanzig Jahren an einen brutalen, gewalttätigen ungeliebten Mann, einen Hilfsarbeiter, gekettet war. An Trennung kann sie 55 Jahre lang zwar ständig denken, sie durchführen kann aber nicht – aus Angst, das wenige an sozialer Absicherung, das sie hat, auch noch zu verlieren, und aus Angst vor seiner Rache. Nach acht Stunden Fabrikarbeit ruhte sie sich fünfzehn Minuten im Sessel aus, danach begann ihr zweiter Arbeitstag: einkaufen, kochen, Geschirr spülen . . . Als Entlastung für die lebenslangen Demütigungen nur obsessiver Fernsehkonsum: „Es hob den Unterschied zwischen Realität und Fiktion auf, zwischen wahr und falsch, zwischen Vergangenheit und Gegenwart; es ignorierte die unerbittlichen Determinierungen durch Klasse, Geschlecht und Alter.“ Eribons Mutter liebt die Formel 1 und imaginiert sich eine Vergangenheit, da sie sich Zukunft nicht mehr vorstellen kann: „Reglos in ihrem Sessel, mit der Fernbedienung in der Hand, saß sie am Steuer eines Rennautos.“

    Man kommt sich vor wie in der Kirche

    „Meine Mutter war ihr Leben lang unglücklich“, lautet die bittere Bilanz des Sohnes, den sie nicht vor der Homophobie des Milieus hatte beschützen können und dessen sozialen Aufstieg in die Bildungselite der Hauptstadt sie nur ungläubig und misstrauisch verfolgen konnte. Als er ihr Shalimar, ein teures Parfum, schenkt, verschmäht sie es. Diese Habitus-Schranke war nicht zu überwinden. „Er hört neuerdings Klassik, man kommt sich vor wie in der Kirche“, ist noch einer ihrer netteren Kommentare. Überhaupt kann der Sohn verbale Entgleisungen nur andeuten, vor der wörtlichen Wiedergabe sträubt sich seine Feder. Nach ihrem Tod allerdings kauft er sich ein Lexikon des Dialekts der Champagne, eine Art tragbares Archiv, um ihre Stimme zu hören, ihr sprachlich nahe zu sein, sie und sich nicht endgültig zu verlieren, nachgetragene Liebe.

    Der Hauptakzent dieser autofiktionalen Recherche liegt aber auf der allerletzten Lebensphase, als sie „kraftlos, entschluss- und verantwortungslos“ aus der Zeit fällt, in eine „Unzeit“ stürzt. Auch die Dinge rücken von ihr weg, entfernen sich von ihr. Sie unternimmt Erkundungsreisen durch verschiedene Schichten dessen, was Christa Wolf als „innere Archäologie“ bezeichnet. Der Sohn versucht, diesem Verfall zu begegnen; die Schilderungen seiner Bemühungen, eine adäquate Unterbringung und Betreuung seiner Mutter zu finden, sind eine einzige Anklage des Systems im Umgang mit Alter und Krankheit. Eribon sieht in der strukturellen Misshandlung und institutionellen Gewalt schwere Verletzungen der Grundrechte alter Menschen.

    Nicht aus der Nacht entkommen

    Schon Annie Ernaux hatte 1997 in ihrem Buch über die Demenzerkrankung ihrer Mutter, „Je ne suis pas sortie de ma nuit“, das immer noch nicht auf Deutsch vorliegt, vom entwürdigenden Umgang mit alten und dementen Menschen berichtet: Gitterbetten, Fesselung auf dem Stuhl, verschlossene Schränke, Duschverbot aus Personalmangel, niemand, um sie aus dem Bett zu heben, nicht gewechselte Windeln, keine Neubeschaffung verlorener Brillen oder Zahnprothesen et cetera. Im Französischen spricht man von einem „syndrome du glissement“, dem Verlust an Lebensenergie schon in den ersten Wochen einer endgültigen stationären Unterbringung, einem unbewussten Selbstmord. Verloren in Raum und Zeit, gefangen im Gitterbett, ruft die Mutter Nacht für Nacht ihren Sohn an: „Ich werde hier misshandelt.“ Schließlich verweigert sie zwei Wochen lang Essen und Trinken und „lässt sich sterben“.

    Eribon untermauert seine Anklage mit reichlich statistischem Material, das uns aufschrecken und endlich einen gesellschaftlichen Diskurs einleiten soll. Ein großes Verdienst ist auch sein Verweis auf den schon 1970 erschienenen ungeheuer materialreichen Essay „Das Alter“ von Simone de Beauvoir, der leider nicht wie ihr Standardwerk „Das andere Geschlecht“ zum Longseller wurde. Während dieses Buch der Frauenbewegung zu einem Wir und selbstbewusster Identität verhalf, will sich in einer leistungs- und profitorientierten Gesellschaft kaum jemand mit Alter und Sterben befassen, die Alten und Kranken können kein Wir mehr bilden, haben keine Lobby.

    Auch ein weiteres wiederzuentdeckendes Werk zitiert Eribon häufig: Norbert Elias’ „Über die Einsamkeit der Sterbenden“, 1982 erschienen. Der jüdische Soziologe sieht die Einsamkeit der Sterbenden eingebettet in einen umfassenden Prozess der kollektiven Vereinsamung und der Anonymisierung des Lebens, von Sprachlosigkeit und Gefühlsverarmung gezeichnet.

    Eribon sieht sich selbst als Sprecher seiner Mutter und der „Leute, die in der gleichen Situation sind, wie sie es war, kurz bevor sie starb“. Wie Simone de Beauvoir schon wusste: „Und das ist der Grund, weshalb ich dieses Buch schreibe: um die Verschwörung des Schweigens zu brechen.“

    Klassenkampf beim Sterben : Didier Eribon schreibt über seine Mutter
    https://www.nzz.ch/feuilleton/klassenkampf-beim-sterben-didier-eribon-schreibt-ueber-seine-mutter-ld.1820665

    12.3.2024 von Guido Kalberer - Didier Eribon ist ein Liebling der französischen Intellektuellen. In seinen Büchern versucht er zu erklären, wie aus linken Arbeitern stramme Le-Pen-Wähler geworden sind. In seinem neuen Buch, «Eine Arbeiterin», nimmt er die eigene Mutter als Beispiel – und scheitert.

    Didier Eribon ist ein Liebling der französischen Intellektuellen. In seinen Büchern versucht er zu erklären, wie aus linken Arbeitern stramme Le-Pen-Wähler geworden sind. In seinem neuen Buch, «Eine Arbeiterin», nimmt er die eigene Mutter als Beispiel – und scheitert.

    In jüngster Zeit sind zahlreiche Bücher erschienen, die sich mit dem Tod der Eltern befassen. Aber im Unterschied etwa zu Melitta Breznik, Wolfgang Büscher oder Zsuzsa Bank, die sich in berührenden Schilderungen an ihre Mutter oder ihren Vater erinnern, will Didier Eribon in seinem neuen Buch mit dem Titel «Eine Arbeiterin» kein psychologisch einfühlsames Porträt seiner Mutter zeichnen. Vielmehr will er sie in erster Linie als Angehörige einer gesellschaftlichen Schicht ausweisen.

    Der 70 Jahre alte Autor, bekannt geworden mit einer Biografie über Michel Foucault und mit dem autobiografischen Bericht «Rückkehr nach Reims», erkennt im Leben und Sterben seiner Mutter ein für eine Frau aus der französischen Arbeiterklasse typisches Schicksal. Mit Blick auf den von Pierre Bourdieu beschriebenen gesellschaftlichen Habitus deklariert Eribon: «Man darf die sozialen Beziehungen – einschliesslich der sich im Lauf der Zeit verändernden innerfamiliären Beziehungen – nicht psychologisieren, sondern muss sie im Kontext von Klassenverhältnissen betrachten.»

    Es verwundert deshalb nicht, dass Eribon die Lebensstationen seiner Mutter stakkatohaft aufzählt: «Meine Mutter war ein ungewolltes, im Waisenhaus aufgewachsenes Kind und hatte mit vierzehn Jahren angefangen zu arbeiten, erst als Dienstmädchen, dann als Putzfrau, später als Fabrikarbeiterin. Sie hatte mit zwanzig geheiratet und fünfundfünfzig Jahre mit einem Mann zusammengelebt, den sie nicht liebte.» Kurz und bündig: «Meine Mutter war ihr Leben lang unglücklich.»

    Plädoyer für die Alten

    Um das Einzelschicksal in ein grösseres Ganzes einzubetten, zitiert der Soziologe Eribon ausgiebig literarische und philosophische Werke. Während er so den geistigen Horizont erweitert, verkleinert sich quasi im Gegenzug der Radius seiner Mutter zusehends: Als die körperlichen Beschwerden zunehmen und sie kaum mehr gehen kann, muss die 87-Jährige in ein öffentliches Pflegeheim umziehen. Dieses sieht für arme Alte wie sie keine Vorzugsbehandlung vor.

    «Jeder Mensch, der in ein Altenheim zieht, weiss, dass dies sein letzter Wohnort sein wird, man kann es nicht nicht wissen, auch wenn man es verdrängt und sich der ‹wechselseitigen Täuschung› hingibt», stellt Eribon fest.

    Wortgewandt beschreibt Didier Eribon die desolate Situation, in der sich das französische Gesundheitswesen befindet. Weil viel Personal aus Effizienzgründen eingespart wurde, fehlen Arbeitskräfte, um eine menschenwürdige Behandlung zu gewährleisten. Der Sohn macht sich Vorwürfe, seine Mutter nicht in einem besseren, teureren Altersheim untergebracht zu haben.

    Das Buch, das im Original «Vie, vieillesse et mort d’une femme du peuple» heisst, mündet in ein engagiertes Plädoyer für die Alten, die, ihrer Freiheit in den Heimen beraubt, ihre Rechte nicht mehr wahrnehmen können.
    Mangelnde Empathie

    Seine Mutter, die bei Eribon nicht zufällig ohne Vornamen bleibt, ist bloss ein Pars pro Toto, eine von unzähligen Alten, die der «strukturellen Gewalt» in den Institutionen unterliegen. Um ihre Individualität und Einzigartigkeit jenseits gesellschaftlicher Konventionen und Schablonen in den Blick zu bekommen, hätte Didier Eribon seine überhebliche Haltung, die sich aus seiner intellektuellen Überlegenheit nährt, ablegen müssen.

    Exemplarisch zeigt sich seine mangelnde Empathie bei der Beschreibung der politischen Einstellung seiner Mutter. Dass aus der linken Arbeiterin eine rechte Rentnerin wurde, ärgert den Sohn genauso wie die Tatsache, dass die «obsessive Rassistin», die über Ausländer und Schwarze herzieht, sich im hohen Alter in einen «Neofaschisten» verliebt.

    In der ländlichen Gegend rund um Reims, so Eribon ernüchtert, wähle man leider mehrheitlich rechtsextrem. Anstatt den politischen Seitenwechsel der Arbeiterklasse zu analysieren, um die persönlichen Motive seiner Mutter nachvollziehen zu können, geht Didier Eribon noch mehr auf Distanz zu ihr: Ihre Haltung, die er dezidiert ablehnt, ist ihm peinlich.

    «Mittlerweile ist mir bewusst, dass ich zugleich dank meiner Mutter und in Abgrenzung zu ihr der Mensch geworden bin, der ich bin. In meinen Gedanken war das In-Abgrenzung-zu-ihr lange Zeit stärker als das Dank-ihr.» Diese Einsicht in die Dialektik seiner Biografie hat Eribon allerdings erst am Schluss seines Buches. Schliesslich ermöglichte seine Mutter mit ihrer Arbeit in der Fabrik, dass ihr Sohn aufs Gymnasium gehen und später studieren konnte. Im Gegensatz zu ihr konnte er seinen Lebensweg frei wählen.
    Sozialer Überläufer

    Im Scheitern, dem individuellen Werdegang seiner verstorbenen Mutter gerecht zu werden, liegt auch ein Gewinn: Eribon hat mit «Eine Arbeiterin» ein lesenswertes Buch geschrieben, das mehr über den Aufsteiger aus dem Arbeitermilieu aussagt als über die Arbeiterin selbst.

    Im ideologisch motivierten Glauben, sich mit dem Proletariat zu solidarisieren, entfernt er sich auf dem Weg nach oben sukzessive von der Arbeiterklasse. Mit der Lektüre von Marx und Trotzki, Beauvoir und Sartre legt sich der junge Eribon einen intellektuellen Panzer zu, der ihn auch emotional von seiner Vergangenheit abschottet.

    «Politisch stand ich auf der Seite der Arbeiter, verfluchte aber gleichzeitig meine Herkunft aus ihrer Welt», heisst es bereits in «Rückkehr aus Reims». Wie sein Bestseller, den Eribon nach dem Tod seines Vaters 2009 schrieb, handelt auch «Eine Arbeiterin» von der Herkunftsscham und der Frage, worin die neue Identität des sozialen Überläufers besteht.

    In beiden Abschiedsbüchern geht es also um den klassenflüchtigen Linken, der in Paris seinen «hinterwäldlerischen Akzent» ablegt, um die herrschende Sprache, also die Sprache der Herrschenden, zu sprechen. Der gut situierte Bürger schaut auf seine provinzielle Herkunft herab und kann nicht begreifen, dass Arbeiterinnen wie seine Mutter vom kommunistischen Weg abgekommen und zum Front national übergelaufen sind.

    Didier Eribon fehlt die Kraft oder der Wille, diese gesellschaftlich bedeutsame politische Wende analytisch zu durchdringen und auf den Begriff zu bringen. Dabei wäre es doch die vornehmste Aufgabe eines Soziologen, Veränderungen in der Gesellschaft zu erfassen und einzuordnen – auch und vor allem dann, wenn sie nicht so vonstattengehen wie erwünscht. Doch die Distanz, die der Arbeitersohn ein Leben lang auf- und ausgebaut hat und auf der letztlich seine Karriere beruht, verhindert die Nähe, die erforderlich wäre, um die Person zu verstehen, die seine Mutter war: nämlich mehr als «eine Arbeiterin».

    An ihrer Beerdigung nimmt Didier Eribon nicht teil. «Ich verspürte nicht das Bedürfnis, von einem Priester empfangen zu werden, und noch weniger, von ihm gesegnet zu werden.» In den letzten zwanzig Jahren sei er nur auf einer Beerdigung gewesen: jener von Pierre Bourdieu.

    Neues Buch von Didier Eribon - « Eine Arbeiterin » zieht vom Klassenkampf ins Pflegeheim
    https://www.srf.ch/kultur/literatur/neues-buch-von-didier-eribon-eine-arbeiterin-zieht-vom-klassenkampf-ins-pflegehe

    2.03.2024 von Annette König - Didier Eribon schreibt seine Familiengeschichte weiter: In «Eine Arbeiterin» erinnert sich der französische Schriftsteller an seine Mutter, ihr hartes Leben und die letzten Wochen davon im Pflegeheim. Dabei wirft er die Frage auf: Wieso sind ältere Menschen in unserer Gesellschaft machtlos?

    Didier Eribons Buch «Eine Arbeiterin» ist ein Portrait seiner Mutter. Eine Mischung aus autobiografischem Schreiben und wissenschaftlichem Essay. Leichtfüssig, gehaltvoll und fesselnd erzählt.

    Ausgangspunkt des Buchs ist der Tod der Mutter, ihr Alter, ihr Sterben. Wie zuvor in seinem Bestseller «Rückkehr nach Reims» (2009) kreist Eribon auch hier immer wieder um die eigene Herkunft.

    Ein Arbeiterkind

    Didier Eribon ist in den 1950er- und 60er-Jahren als Arbeiterkind in einem Vorort im französischen Reims aufgewachsen. Kunst und Kultur war zu Hause kein Thema. Der Vater war Fabrikarbeiter, die Mutter Putzfrau. Das harte Leben hat die Familie zerrüttet.

    In «Eine Arbeiterin» erinnert sich Eribon, wie seine Mutter stets abgekämpft war, nie glücklich. Am Anfang des Schuljahres musste sie jeweils einen Kredit aufnehmen, den sie dann abstotterte, um die Kinder für die Schule einzukleiden.

    Eribon wollte für sich eine bessere Zukunft. Er studierte und distanzierte sich von der Familie. Heute lebt der erfolgreiche Schriftsteller, Soziologe und Philosoph in Paris.

    Alles wird gut?

    In «Rückkehr nach Reims» ging Didier Eribon der Frage nach, warum in seiner Familie alle den «Front National» wählten, eine rechtspopulistische Partei. In «Eine Arbeiterin» denkt er nun laut über die Gewalt nach, die alten hilfsbedürftigen Menschen angetan wird, indem man sie gegen ihren Willen in ein Pflegeheim einweist. Als Folge eines ungeschriebenen Gesetzes, eines gesellschaftliches Verdikts.
    Ein Mann im schwarzen Hemd, mit grauen Haaren und einer schwarzen Brille schaut in die Kamera.

    Begleitet wird die Entscheidung von den üblichen Floskeln: Wir müssen vernünftig sein. Du wirst sehen, alles wird gut werden. «Diese furchtbaren Sätze, mit denen man sich der Macht der Umstände unterwirft, verfolgen mich bis heute», schreibt Eribon.
    Das Pflegeheim nicht ertragen

    Didier Eribon hat das Buch aus eigener Betroffenheit geschrieben. Seine 87-jährige Mutter ertrug die Platzierung im Pflegeheim nicht und starb innert sieben Wochen.

    Eribon schildert, wie es ist, die Mutter abhängig und schwach werden zu sehen. Die Entscheidung, sie gegen ihren Willen eingewiesen zu haben, ihre nächtlichen Klagen und Telefonate, lasten schwer auf ihm.

    Zählen Alte nichts?

    Die Frage drängt sich beim Lesen auf: Zählen alte Menschen nichts? Warum gibt es da kein «Wir»? Kein Kollektiv, mit dem Alte politisch Druck ausüben können? Warum finden ihre Klagen kein Gehör?

    Didier Eribon versucht Antworten zu finden. Er überführt seine persönlichen Erfahrungen mit der Mutter in eine Theorie des Alters und stützt sich auf philosophische Schriften ab – etwa Norbert Elias’ Abhandlung «Über die Einsamkeit des Sterbens» und «Das Alter» von Simone de Beauvoir.
    Die Lektüre ist ein Muss

    Eribon kommt zu dem Schluss: Die Krux des Alters sei, dass man das Alter – die zunehmende Schwäche, den körperlichen und geistigen Abbau – erst dann wahrnehmen könne, wenn man selbst davon betroffen sei.

    Dieser Umstand verhindere den öffentlichen Diskurs. Weil die Betroffenen selbst schon zu alt, zu pflegebedürftig seien, um für sich selbst einzustehen. Ein Teufelskreis also, den es zu durchbrechen gelte.

    «Eine Arbeiterin. Leben, Alter und Sterben» ist eines dieser selten klugen Bücher, die aus einer Notwendigkeit heraus entstehen und die gelesen werden müssen.

    Radio SRF 2 Kultur, Kultur-Aktualität, 8.3.2024, 17:20 Uhr.

    #Eurioe #vieillesse #capitalisme #lutte_des_classes

  • La Cavale, Partie II, Chapitre IX

    Une nouvelle arrivante, âgée, très sale, probablement alcoolisée.

    Simone s’en plaint, Albertine :
    « À l’unisson, je peste avec conviction, dirigeant toutefois mes imprécations vers « les salauds qui emmerdent encore les gens à cet âge-là ». »

    « Je remarque l’iris, très beau, de ce marron brillant des noisettes, et à nouveau la pitié me serre le kiki. »

    [...]

    « À sa manière de taper la paillasse, on devine que ce n’est pas la première fois ; pour déplier ses berlues, elle a retrouvé la vivacité de ses vingt ans. »

    Le matin au réveil bruit bizarre, Simone est énervée. Narration brillante, suspense, en fait c’est « Grand mère » qui se gratte.

    La vieille est très vieille et abîmée surtout ses pieds. Albertine les lui lave et lui soigne à la fin du chapitre.

    #solidarité #arrivéeenprison #autorité #antimatons #vieillesse #narration #suspense

  • À 99 ans, elle est menacée de poursuites pour avoir omis de se présenter comme jurée Radio-Canada

    Marion Lenko, 99 ans, demeure au CHSLD Vigi Santé de Dollard-des-Ormeaux, à Montréal. Elle est alitée, reçoit des soins 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, entend mal, et ses capacités cognitives sont diminuées. Pourtant, elle est menacée d’être poursuivie au criminel pour avoir omis de se présenter comme jurée.

    L’avis de convocation pour participer le 9 janvier à une séance de sélection d’un jury a d’abord été envoyé au CHSLD Vigi Santé. Puis, une lettre a été envoyée chez son beau-fils, le mari de sa fille maintenant décédée, Edward Ritchuk.

    Marion Lenko reçoit des soins 24 heures sur 24 au CHSLD Vigi Santé de Dollard-des-Ormeaux. Photo : Radio-Canada / Edward Ritchuk

    “Au début, j’ai pensé que c’était une blague !”

    Après avoir compris que la convocation était bien réelle, il a fait suivre la lettre au fils de Mme Lenko, qui en est le tuteur légal, mais qui vit en Floride, aux États-Unis. Il semble que ce dernier n’ait cependant jamais répondu à la convocation, omettant du même coup de demander une exemption pour sa mère.

    « Enfin, cette semaine, j’ai reçu une lettre du ministère de la Justice avisant que ma belle-mère devait paraître en cour le 31 janvier sans quoi des procédures judiciaires seraient entamées contre elle. »
    -- Une citation de Edward Ritchuk


    Edward Ritchuk veut aider sa belle-mère, mais doute de pouvoir le faire puisqu’il n’est pas son tuteur légal. Photo : Radio-Canada / CBC/Valeria Cori-Manocchio

    Il a alors composé le numéro de téléphone fourni dans la lettre, mais est tombé sur un système automatisé et assure ne pas avoir été en mesure de parler à qui que ce soit.

    De ce qu’il en comprend, quelqu’un doit aller en cour en personne, mais il ne peut pas le faire lui-même. C’est le fils de Mme Lenko, qui vit à plus de 2400 km de Montréal, qui doit représenter sa mère.

    Une situation difficile pour Edward Ritchuk, qui ne veut pas abandonner sa belle-mère. Il la connaît depuis 1972 et est resté en contact avec elle après la mort de son épouse, mais il se sent coincé et ne sait pas comment l’aider.

    Surtout, il a du mal à croire qu’aucune vérification sur l’état de sa belle-mère n’a été faite avant de lui envoyer une convocation pour une séance de sélection d’un jury.

    Des procédures conformes à la loi
    Selon la porte-parole du ministère de la Justice, Isabelle Boily, une personne peut être dispensée de ses devoirs de juré ou jurée si des circonstances l’empêchent de remplir ses obligations.

    “Il faut alors demander une exemption en remplissant le formulaire reçu avec l’avis de convocation, a-t-elle écrit par courriel. Le formulaire doit ensuite être envoyé avec des pièces justificatives dans les 20 jours suivant la réception de la convocation.”

    Les personnes de 65 ans et plus peuvent aussi demander cette exemption en appelant le bureau du shérif durant la même période de 20 jours. Un membre de la famille peut appeler au nom de la personne convoquée, assure Isabelle Boily.

    Selon René Verret, avocat criminaliste et ancien procureur de la Couronne, ce qui arrive à Mme Lenko est tout à fait conforme à la loi.

    « C’est ce que la loi prévoit, tout simplement. Une personne qui veut être exemptée doit présenter une demande [...] Il faut absolument répondre. »
    -- Une citation de René Verret, avocat criminaliste et ancien procureur de la Couronne, en entrevue à RDI

    Il n’est toutefois pas trop tard pour la dame de 99 ans, assure-t-il. Sa famille a jusqu’au 31 janvier pour présenter une demande d’exemption.

    “C’est honteux”
    Eric Sutton, aussi avocat criminaliste, doute cependant qu’un simple appel au bureau du shérif soit suffisant. “De ce que j’en comprends, la famille a tenté d’appeler, en vain.”

    “Et maintenant, elle fait face à la possibilité de devoir payer une amende ou même d’être emprisonnée. Je l’ai vu dans les documents. C’est assez dur pour une femme de 99 ans. C’est honteux.”

    Aucun des deux avocats n’a précisé si Edward Ritchuk ou quelqu’un au CHSLD aurait pu répondre à l’avis de convocation ou s’il fallait absolument que ce soit son fils qui s’en occupe.

    Eric Sutton souligne cependant que les convocations sont envoyées par le bureau du shérif en se basant sur la liste électorale, qui comprend tous les citoyens de 18 ans et plus, sans tenir compte de la date de naissance.

    Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1949957/marion-lenko-femme-ainee-chsld-convocation-jury-criminel

    #IA #intelligence_artificielle #bêtise #justice #tribunal #vieillesse #algorithme #technologisme #bigdata #technologie

  • Qu’est-ce qu’une bonne retraite ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/qu-est-ce-qu-une-bonne-retraite-2612173

    Le 19 janvier a lieu la première journée de mobilisation intersyndicale contre le projet de réforme des retraites. Alors que le débat traite beaucoup de l’enjeu du financement, il interroge aussi la place du vieillissement en société et ce que signifie être en retraite aujourd’hui.

    #Société #Vieillesse #Retraite #Podcast

  • Accès aux soins : qui sont ces patients qui renoncent ?
    https://theconversation.com/acces-aux-soins-qui-sont-ces-patients-qui-renoncent-185613

    L’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 garantit le droit d’accès aux soins pour tous. Il précise en effet que :

    « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux […]  »

    Or, alors même que la population française vieillit, ce droit d’accès aux soins est de plus en plus difficile à garantir, dans un contexte de crise de l’hôpital et d’insuffisance des effectifs en médecine de ville.

    Médias et personnalités politiques se font d’ores et déjà l’écho des problèmes que rencontrent certains citoyens pour se soigner. Dans une telle situation, il arrive que des individus renoncent aux soins. En quoi consistent précisément ces renoncements aux soins ? Qui concernent-ils ? Des travaux de recherche permettent d’éclairer ces questions.

    #santé #vieillesse #accès_aux_soins

  • Violences sexuelles en Ehpad | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/dossier/france/violences-sexuelles-en-ehpad

    Violences sexuelles : en #Ehpad, les #femmes vulnérables sont des proies

    Épisode 1
    En France, des dizaines de résidentes ont été agressées ou violées au sein des maisons de retraite. Mediapart a enquêté pendant plusieurs mois sur une réalité sous-estimée et méconnue. Le nombre des victimes pourrait être « monstrueux », d’après le ministère des solidarités.

    #viols #vieillesse

  • Hé oui. Un jour ou l’autre, vous tous·tes aussi devrez adhérer , si ce n’est déjà fait, au club très pénible des « Tamalous »

    Aujourd’hui, le doc vous explique comment soulager les douleurs liées au syndrome du canal carpien :

    Syndrome du canal carpien : 6 remèdes pour soulager la douleur
    https://docteurtamalou.fr/syndrome-du-canal-carpien-remedes-soulager-douleur

    Proche du syndrome de la souris, le syndrome du canal carpien résulte souvent d’un traumatisme du poignet ou de gestes répétitifs et contraignants (travail en force répété, manipulation d’outils au travail, etc.).
    [.../...]
    Pour les patients, l’inflammation va se traduire par des douleurs handicapantes dans la vie de tous les jours accompagnées d’engourdissements désagréables, de picotements gênants, voire d’une sensation de brûlure. Se pose alors la question de savoir comment soulager les douleurs et les fourmillements dans les mains. C’est justement ce que nous allons voir avec ces remèdes naturels efficaces contre le syndrome du canal carpien.

    #douleurs #vieillesse #soins #médecine

    • En fait, je vois du #Tamalou flamber dès 35 ans dans certains jobs bien ignorés comme pour les caissières de supermarché qui font aussi de la grosse manutention pour le même prix, sans formation spécifique et sans matos, chez les auxiliaires de vie, aides ménagères, etc., pour les mêmes raisons, les métiers agricoles, là aussi, les + pénibles sont féminisés et totalement sous les radars de la pénibilité.

    • Ma frangine, infirmière à domicile (employée par une assoc’ départementale en milieu rural et payée à coup de lance-pierre) a fini sa carrière en invalidité : deux prothèses de genoux et la colonne vertébrale ruinée. Elle souffre aussi du canal carpien mais ça c’est familial (à ce qu’il paraît).

    • Où on t’explique que, comme pour certains virus, si tu souffres c’est beaucoup de ta faute et un peu de la faute à pas de chance

      La quasi-totalité des professions nécessitent l’utilisation des mains :

      Soit pour des tâches répétitives comme pour les femmes de ménage ou les secrétaires,
      Soit pour des tâches intensives en force comme l’utilisation d’outils à percussion vibrants (marteaux piqueur, ponceuse, …) ou à percussions répétées de la paume de la main (maçons, coffreurs boiseurs, …).

      Cependant l’apparition d’un canal carpien exclusivement liée à une activité professionnelle reste rare. Le plus souvent, cette maladie de la main survient pour des modifications hormonales, une prise de poids ou à la suite d’une fracture du poignet.

      https://syndrome-canal-carpien.fr/causes/maladie-professionnelle

      Je vous cause même pas de la reconnaissance en maladie professionnelle.

  • De mauvais traitements dénoncés en Autriche
    https://www.lessentiel.lu/fr/story/de-mauvais-traitements-denonces-en-autriche-980752325376

    Le Défenseur des droits autrichien dénonce dans un rapport les mauvais traitements subis par les résidents d’une maison de retraite en Autriche appartenant au groupe privé français Orpea, déjà au cœur d’un scandale en France.


    Le groupe privé français Orpea a exprimé « son profond regret aux familles concernées ». AFP

    Le Défenseur des droits autrichien dénonce dans un rapport les mauvais traitements subis par les résidents d’une maison de retraite en Autriche appartenant au groupe privé français Orpea, déjà au cœur d’un scandale en France. « Les résidents souffraient de malnutrition et étaient déshydratés, le soin des plaies était si médiocre qu’une odeur nauséabonde s’en échappait », a décrit sur la radio publique autrichienne Ö1, Bernhard Achitz, le Défenseur des droits.

    Il a dénoncé un criant manque de personnel dans cet établissement Orpea, situé à Salzbourg. Le rapport, rédigé après une visite inopinée le 21 avril, relève le cas d’une femme restant au lit toute la journée et souffrant de fortes douleurs. « Lors d’un changement de pansement, une odeur de putréfaction s’échappait de la plaie. On ne lui administrait aucun médicament ». Jugeant sa vie menacée, les rapporteurs ont préconisé son transfert immédiat à l’hôpital où elle est morte peu de temps après.

    Dans la tourmente depuis janvier
    Le rapport dénonce également le manque de réaction des autorités de la province de Salzbourg. Ce n’est qu’après de multiples avertissements du Défenseur des droits qu’elles ont décidé de prendre des mesures, dénonce-t-il. Dans un communiqué publié jeudi soir, le groupe privé français Orpea a exprimé « son profond regret aux familles concernées » et a assuré « tout » mettre « en œuvre pour comprendre et prendre des mesures correctives ». Le groupe a diligenté un audit, confié à une équipe chargée de produire un rapport « dans les plus brefs délais ».

    Présent dans 23 pays, Orpea est plongé dans la tourmente depuis la publication en janvier d’un livre-enquête intitulé « Les Fossoyeurs », dénonçant ses pratiques en France. Soupçonné de maltraitance institutionnelle et d’infractions financières, il y fait l’objet d’une enquête judiciaire.

    #or_gris #orpea #Autriche #ehpad #vielles #vieux #korian #retraite #vieillesse #fin_de_vie #hospice #civilisation #capitalisme #maisons_de_retraite #maltraitance

  • Vieillir sans effacement ou relégation, sans disparaitre

    Une remarque préalable : je reprends sans difficulté le vocable utilisé « vieille » étant moi-même un « vieux », avec ou sans guillemets.

    « Nous ne tolérerons plus notre effacement ni le fait d’être reléguées dans un coin comme des poids morts. Nous ne nous laisserons plus traiter comme des non-personnes qui sont juste un fardeau. » (Début du« Manifeste de la femme plus âgée », traduit et publié en 1976 dans Nouvelles féministes, journal de la Ligue du droit des femmes)

    Dans leur éditorial, Vieilles, où seront-nous ?, Clothilde Palazzo-Crettol, Farinaz Fassa, Marion Repetti et Vanina Mozziconacci abordent entre autres, le cumul des discriminations subies par les vieilles, leur prétendue inactivité, l’image construite de ces vieilles dames, le travail des femmes « minoré à tel point qu’il en est devenu un arrière-plan, un soubassement qui ne se remarque pas et sur lequel peuvent s’appuyer et se détacher les activités masculines », leur travail bénévole, l’importance du travail gratuit lors des confinements.

    note sur : Nouvelles questions féministes : Vieilles (in)visibles
    Coordination : Farinaz Fassa, Vanina Mozziconacci, Clothilde Palazzo-Crettol, Marion Repetti

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/08/17/vieillir-sans-effacement-ou-relegation-sans-di

    #féminisme #vieillesse

  • La #vieillesse à moindres coûts
    https://laviedesidees.fr/La-vieillesse-a-moindres-couts.html

    Les contraintes réglementaires, gestionnaires et informatiques qui pèsent sur les EHPAD conduisent à faire primer le budgétaire sur le sanitaire. Les établissements privés comme publics sont enfermés dans des logiques de rationalisation menant à la maltraitance structurelle des résidents.

    #Société #santé
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220325_ehpad.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220325_ehpad.pdf

  • Souffrance et dépendance, pour rompre la fatalité du grand âge
    https://lvsl.fr/souffrance-et-dependance-pour-rompre-la-fatalite

    Il semblerait donc pertinent, à ce stade, de remettre en cause le dogme selon lequel la prise en charge des personnes âgées en France devrait, avant tout, être soumise à des contraintes budgétaires. Car de fait, les moyens mis sur la table par les pouvoirs publics ne sont en aucun cas comparables à ceux des grands groupes privés. Faute d’ambition, nos responsables politiques cèdent progressivement la santé de nos aînés aux agents privés, qui se livrent à une concurrence féroce. Or, l’affaire Orpéa montre bien que la rentabilité à tout prix ne garantie en rien, voire contrevient à la qualité de la prise en charge. En outre, la mission de service public imposerait un nouvel impératif de fonctionnement de ces institutions, au delà des seuls équilibres financiers. Les établissements municipaux, adossés à un CCAS[2], ont montré la voie. Leurs responsables n’ayant de compte à rendre que devant les électeurs, et leur personnel disposant d’une liberté d’action. Ceci permettrait également de renforcer le développement de structures intermédiaires, entre le domicile et l’Ehpad. L’entrée en Ehpad continue de représenter un choc. Il faut dès lors multiplier les alternatives pour accompagner les personnes de la façon la plus adaptée. Il s’agirait là d’une révolution historique pour ce secteur. Mais celle-là s’avère nécessaire pour que dépendance cesse de rimer avec souffrance.

    #vieillesse #argent