• La robotique de service est au coin de la rue
    http://www.paristechreview.com/2014/09/24/robotique-robots-service

    Le marché mondial de la robotique de services représentera 25 milliards d’euros en 2015. Il pourrait atteindre 100 milliards en 2018 et 200 milliards en 2023, selon la Fédération internationale de la robotique. Si l’ensemble de ce marché en forte croissance peut être qualifié d’émergent, il recouvre des réalités variées : certains robots sont proches de la maturité industrielle, d’autres sont encore au stade de l’expérimentation. Le mouvement est engagé. Il ne sera pas forcément spectaculaire, mais affectera en profondeur les sociétés et les économies développées.

    #Agriculture #Automatisation #Industrie #Numérique #Robotique #Santé #Secteur_tertiaire #Économie #Économie_de_service


  • Des robots chinois m’ont cuisiné et servi mon dîner
    http://www.vice.com/fr/read/restaurant-chinois-robots-cuisiniers-821

    Les robots du restaurant Tian Waike – situé à Kunshan en Chine – vous donneront peut-être l’impression que les machines domineront bientôt le monde, mais pour le moment, je suis à peu près sûr qu’on peut continuer à leur botter le cul sans qu’elles n’y trouvent rien à redire.
    [...]
    Si les robots semblent être surtout des instruments de cuisine avec des yeux lumineux, Yugang prétend que, s’ils n’étaient pas là, ils devraient engager 20 employés pour faire tourner son restaurant, alors qu’ils ne sont que six actuellement.
    [...]
    « Nos robots-cuisiniers peuvent discuter, mais j’ai désactivé cette fonction, m’a-t-il avoué. Ils n’ont pas besoin de parler. Les autres robots peuvent dire des choses basiques comme « Je suis désolé, je dois retourner travailler maintenant » si des enfants essaient de jouer avec eux. Ils peuvent prendre part à des conversations assez simples comme « Quel âge as-tu ? Es-tu une fille ou un garçon ? » mais j’ai aussi désactivé cette fonction, sinon les gens voudraient parler aux robots tout le temps. »

    #Automatisation #Chine #Cuisine #Numérique #Restaurant #Robotisation #Travail_(économie) #Économie



  • Les ouvriers chinois, trop chers, remplacés par des robots
    http://www.humanite.fr/les-ouvriers-chinois-trop-chers-remplaces-par-des-robots-549110

    Foxconn, le sous-traitant tristement célèbre d’Apple et d’autres compagnies high-tech, entend remplacer ses travailleurs par un million de robots. Une véritable nouvelle crise de l’emploi se profile.
    [...]
    C’est que las des critiques de violation des droits de l’homme, des ouvriers qui se suicident, qui refusent de travailler plus de 12 heures par jours et qui réclament des augmentations de salaires, Foxconn a clairement annoncé son intention de remplacer 1 million d’ouvriers par 1 million de robots dans ses usines. Soit l’écrasante majorité des employés de l’entreprise qui en compte environ 1.300.000.
    Ces machines sont autonomes, animées par un système d’exploitation intelligent développé par Google. Elles coûtent pour l’instant 20.000 dollars pièce.

    #Automatisation #Chine #Chômage #Emploi #Foxconn #Google #Robot #Robotisation #Travail #Économie

    • Bon, ce n’est pas nouveau. J’avais fait un billet là-dessus qu’il faudrait que je recherche, mais Apple - sous Steve Jobs - a remplacé la moitié des places de son usine en Chine lorsque les ChinoisES se sont révoltés et ont fait grève....il faudrait que je recherche ça.

      Les ChinoisES qui ont continué à travailler chez Apple l’ont fait avec des militaires dans le dos. Bigre, et chercher ça sur le blog où je mets toujours des titres à la con !

      http://lesazas.org/2011/08/05/quand-apple-sous-traite-les-chinois


  • Here’s a Terrible Idea: Robot Cars With Adjustable Ethics Settings | Autopia | WIRED
    http://www.wired.com/2014/08/heres-a-terrible-idea-robot-cars-with-adjustable-ethics-settings?mbid=social_

    http://www.wired.com/wp-content/uploads/2014/08/vehicleswithcircleshighway-660.jpg

    Do you remember that day when you lost your mind? You aimed your car at five random people down the road. By the time you realized what you were doing, it was too late to brake.

    Thankfully, your autonomous car saved their lives by grabbing the wheel from you and swerving to the right. Too bad for the one unlucky person standing on that path, struck and killed by your car.

    Did your robot car make the right decision? This scene, of course, is based on the infamous “trolley problem” that many folks are now talking about in AI ethics. It’s a plausible scene, since even cars today have crash-avoidance features: some can brake by themselves to avoid collisions, and others can change lanes too.

    The thought-experiment is a moral dilemma, because there’s no clearly right way to go. It’s generally better to harm fewer people than more, to have one person die instead of five. But the car manufacturer creates liability for itself in following that rule, sensible as it may be. Swerving the car directly results in that one person’s death: this is an act of killing. Had it done nothing, the five people would have died, but you would have killed them, not the car manufacturer which in that case would merely have let them die......

    #Autonomous_Cars
    #ethics
    #robot_cars


  • Humans need not apply
    http://www.youtube.com/watch?v=7Pq-S557XQU

    This video isn’t about how automation is bad — rather that automation is inevitable. It’s a tool to produce abundance for little effort. We need to start thinking now about what to do when large sections of the population are unemployable — through no fault of their own. What to do in a future where, for most jobs, humans need not apply.

    Il faut se réveiller...

    #Automatisation #Chômage #Emploi #Numérique #Politique #Robotisation



  • Les ouvriers chinois, trop chers, remplacés par des robots | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/les-ouvriers-chinois-trop-chers-remplaces-par-des-robots-549110

    La question qui se pose ici est, est-ce que cette nouvelle révolution industrielle par le numérique, qui pousse bien plus loin l’automatisation des tâches, ne va pas créer une sérieuse crise de l’emploi. Le discours convenu explique que les robots remplacent les tâches pénibles et répétitives et poussent les hommes vers des emplois plus qualifiés, plus gratifiants. Ce qu’on entend depuis les premiers robots. Lorsque les pompistes ont disparu, que les caissières ont été remplacées par de caisses automatiques… Le million d’ouvriers chinois en passe de perdre leur emploi ne va pas va pas devenir cadre, créatif ou autre. Il va perdre son emploi car il ambitionne d’être payé plus de 300 euros par mois et qu’un robot et plus productif et moins cher.

    #RdB


  • Burger Robot Poised to Disrupt Fast Food Industry | Singularity Hub
    http://singularityhub.com/2014/08/10/burger-robot-poised-to-disrupt-fast-food-industry

    Burger robots may improve consistency and sanitation, and they can knock out a rush like nobody’s business. Momentum’s robot can make a burger in 10 seconds (360/hr). Fast yes, but also superior quality. Because the restaurant is free to spend its savings on better ingredients, it can make gourmet burgers at fast food prices.

    #automatisation #fast-food et tout le débat tel qu’il s’organise aujourd’hui dans la #silicon_valley sur les conséquences sociales de la #robotisation


  • Un avis en ligne sur deux est manipulé et il est dur de lutter
    http://pro.clubic.com/e-commerce/actualite-719707-clients-dgccrf.html

    Très intéressant sur les méthodes pour améliorer son « e-reputation ». Nous sommes bien entrés dans l’industrie de l’influence. J’utilise ce terme depuis des années, mais chaque jour nous montre bien les processus industriels qui sont mis en oeuvre pour changer les comportements et les jugements des individus cibles.

    La moitié des avis en ligne sont, au mieux, biaisés et dans le pire des cas, créés de toutes pièces. Autre problème : la norme et les techniques pour endiguer ce phénomène « qui explose » sont peu efficaces.

    Avis en ligne
    Lorsqu’ils achètent en ligne, deux internautes sur trois font confiance aux avis des consommateurs laissés sur la fiche produit, rapportait Nielsen l’an dernier. Or, une enquête de la Répression des fraudes (DGCCRF) conduite en France auprès de 139 établissements depuis 2010 a rapporté que près de la moitié des avis (44,4%) sont biaisés. Un chiffre en constante inflation.

    « Ce phénomène explose de façon exponentielle alors, devant l’étendue des dégâts, nous avons voulu faire un état des lieux », nous explique la DGCCRF, qui a formé une équipe de cyber-enquêteurs à plein temps sur ce sujet voilà quatre ans. Leur objectif est de débusquer les contrevenants au code de la consommation. En quatre ans, 17 avertissements et 23 procès-verbaux ont été dressés. Explications sur cette pratique


  • How a Simple Spambot Became the Second Most Powerful Member of an Italian Social Network | MIT Technology Review
    http://www.technologyreview.com/view/529696/how-a-simple-spambot-became-the-second-most-powerful-member-of-an-

    Encore une expérience clandestine sur un réseau social. Tous cobayes ;-)

    It is not hard to see the significance of this work. Social bots are a fact of life on almost every social network and many have become so sophisticated they are hard to distinguish from humans. If the simplest of bots created by Aiello and co can have this kind of impact, it is anybody’s guess how more advanced bots could influence everything from movie reviews and Wikipedia entries to stock prices and presidential elections.


  • Elon Musk Says Artificial Intelligence Could Be ’More Dangerous Than Nukes’
    http://mashable.com/2014/08/03/elon-musk-artificial-intelligence

    Posting his thoughts to Twitter on Saturday, after recommending a book about A.I., Musk made what might be the most controversial technology statement of his career:

    Worth reading Superintelligence by Bostrom. We need to be super careful with AI. Potentially more dangerous than nukes.

    (...)

    Later, doubling down on his initial tweet, Musk wrote, “Hope we’re not just the biological boot loader for digital superintelligence. Unfortunately, that is increasingly probable.”

    #silicon_valley #disruption #intelligence_artificielle #robotisation #singularité etc.

    l’épisode rappelle Bill Joy (en 2000): “Why the future doesn’t need us” - http://archive.wired.com/wired/archive/8.04/joy.html


  • Ray, le voiturier robot de l’aéroport de Düsseldorf.

    http://www.youtube.com/watch?v=nuVuEz0S16c

    Robot Ray helps drivers fit into tight bays but would you trust your car with a machine? | Mail Online
    http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2666074/No-hunting-parking-space-Robot-Ray-helps-drivers-fit-tight-bays-trust-c

    • The system is currently being used at Düsseldorf Airport in Germany
    • It claims to be able to park 60% more vehicles in one area than a human
    • A driver leaves their car at a Vehicle Transfer Station to be measured
    • Ray then scoops vehicle up by placing its forks under each of its wheel
    • Car is then transported to parking spot selected by Ray’s software
    • When a driver wants their car back, they pay their parking ticket and their vehicle is brought to a nearby transfer station


  • Les « journobots » d’Associated Press
    http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2014/07/22/les-journobots-d-associated-press_4461246_3236.html

    La production automatisée de contenus, aussi connue sous le nom de « science narrative » et développée à l’université de Northwestern, près de Chicago, se popularise dans les médias et les entreprises éditrices de textes. Kris Hammond, chercheur à Northwestern, a estimé que d’ici à 2025, 90 % des contenus accessibles au grand public seraient produits par des robots écrivants. Une proportion qui n’impliquerait pas forcément un remplacement des #journalistes par les #robots, estime le chercheur, mais un « accroissement gigantesque » du volume de contenus sur le Web.



  • New San Francisco billboard warns workers they’ll be replaced by iPads if they demand a fair wage | PandoDaily
    http://pando.com/2014/07/17/new-san-francisco-billboard-warns-workers-theyll-be-replaced-by-ipads-if-they
    http://pandodaily.files.wordpress.com/2014/07/imag0016.jpg?w=1000&h=829

    So who the hell pays for billboards threatening waitstaff with redundancy if they demand a living wage? A bit of digging and clicking reveals that the campaign is backed by Employment Policies Institute, the conservative lobbying group which regularly campaigns on behalf of the restaurant industry.

    #travail #salaire #californie #ipad #robotisation (vu sur nettime-l)


  • Associated Press met au travail des robots journalistes
    http://www.numerama.com/magazine/29862-associated-press-met-au-travail-des-robots-journalistes.html

    « Plutôt que de fournir 300 articles mensuellement, nous pourrons en fournir jusqu’à 4 400 automatiquement pour toutes les entreprises à travers les Etats-Unis chaque trimestre », se félicite Lou Ferrara, rédacteur en chef chez AP. L’agence ne prévoit pas de licencier les journalistes remplacés par les robots, mais de les affecter à des tâches plus gratifiantes, de mise en perspective des données ou de recherche de sujets inédits. Tous les articles produits par les algorithmes d’Automated Insights seront signalés par AP comme étant « produits automatiquement avec du contenu de Zacks ».

    #actuweb


  • Un robot pour corriger le travail des journalistes
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/06/26/un-robot-pour-controler-la-qualite-du-travail-des-journalistes_4446072_44089

    les articles de presse contiennent parfois des erreurs factuelles. Une start-up parisienne baptisée Trooclick a décidé d’éradiquer ce problème, en inventant un système automatisé de « fact checking » (vérification de l’exactitude des faits, dates, chiffres, etc.) dans les textes journalistiques publiés sur Internet.

    (...) Quand Trooclick décèle une information qui ne correspond pas aux données officielles, son logo s’affiche en temps réel sur la page, avec la mention : « 1 glitch » – « un pépin », une petite anomalie. Puis il affiche l’information fournie par le site de référence, et le lien vers le document pertinent.

    (...) Bien sûr, il y a de nombreux articles sans glitch : « C’est aussi une information précieuse, notamment pour les professionnels de la finance, qui sont prêts à payer pour ce genre de service. La mention "zéro #glitch" sera un label de qualité. Trooclick va s’imposer comme l’antivirus de la malinfo. »

    #robotisation #presse #fact-checking — par contre la marque typée 1998, je sais pas trooo


  • Perpétuer notre chute sous le patronat grâce aux machines

    Laetitia Strauch, (scribouillarde a « Valeurs actuelles » journal très réactionnaire, et propagandiste [et patronne] de « Panaches ») vient de pondre un article en bois, en éloge aux mécanique de métal :
    La France contre les robots ? Faire entrer le pays dans la troisième révolution industrielle
    http://www.slate.fr/story/88397/france-innovation

    Sa promesse d’emploi : on va pourvoir embaucher 10 gars qui grâce aux robots qu’ils fabriquerons a la chaîne en licencierons des centaines d’autres. Elle ne prend même pas la peine de cité une étude chiffré, selon laquelle es robots créerons plus d’emploi qu’ils n’en détruirons.
    Par exemple, les emplois très qualifiés censé apparaître par l’automatisations... ne sont jamais apparu, faut-il le rapeller ? Visiblement oui. Sur ce sujet un livre : Technocritiques, de François Jarrige, fait un panorama assez complet des critiques depuis la naissance de l’industrialisation. (Empruntez-le, lisez le sur place, sinon c’est 28 euros !)

    Chaque fois qu’un robot remplace un humain, c’est la disparition du jugement et de la décision adapté, pour une exécution automatique sans distinction, sans discernement. Il vaux mieux que vous n’ayez jamais de problème face a un robot, car il ne vous aidera pas a le résoudre.

    Les machines et techniques qui remplace les humains sont la décision du patron, qui a des objectifs différents de ceux des travailleuses et travailleurs. Il veut uniquement de la production, la ou la travailleuses ou le travailleurs serait content d’un travail bien accompli, écologique, voire personnalisé pour la personne envers qui il a une demande. Lui fabriquer quelque chose qui dure et qui est robuste, et pas lui refiler un truc qui la conduira a revenir vous voir par la suite pour vous dire que c’était de la camelote. La machine, fruit du projet patronal, exécuté par des ingénieurs, relayera les intentions du patron, tout en faisant passer cette exécution pour l’objectivité de la science... voire un « progrès » !

    L’article se termine tout de même par une blague sur sa répartition des rôles : oui, bon l’entreprise se fera des bénéfices, et puis le contribuable, non seulement devra leur donner de l’argent (pour la monter) mais aussi faire des études pour écarter les effets négatifs. Hein, parce que bon, nous tant qu’on peu faire du pognon.


  • Les robots : la nouvelle main-d’oeuvre en Chine
    http://www.latribune.fr/technos-medias/20140602trib000832970/pour-mardi-les-robots-la-nouvelle-main-d-oeuvre-en-chine.html

    L’industrie chinoise prend un nouveau tournant. La Chine est aujourd’hui le premier acheteur mondial de robots industriels, rappelle ainsi le Financial Times. La raison est simple : la concurrence des économies émergentes ont contraint la Chine à modifier les manufactures traditionnelles en véritables industries technologiques, poursuit le quotidien américain. 

    La Chine aurait ainsi acheté 36.650 robots industriels en 2013, soit une augmentation de plus de 60% par rapport à 2012, selon la fédération internationale de la robotique, un groupe industriel basé en Allemagne. En comparaison, le Japon, qui arrive en seconde place, a acheté 26.015 robots en 2013. Quant aux Etats-Unis, à la troisième place, ils comptent quelque 23.679 robots achetés.

    (…)
    Une révolution technologique toutefois à nuancer puisque si la Chine est le marché le plus dynamique pour les robots, le Japon a cependant toujours, et de loin, le plus grand nombre de robots industriels en fonctionnement, avec plus de 310 000 en 2012, comparativement à 96 000 en Chine et 168 000 aux États-Unis.


  • Promising Malaria Vaccine Looks to Employ Robots to Mass Produce Its Product | Singularity Hub
    http://singularityhub.com/2014/06/01/promising-malaria-vaccine-looks-to-hire-robot-to-mass-produce-its-pr

    a vaccine for malaria that, in early trials, was 100 percent effective. (...) Sanaria, a biotechnology founded in 2003 by long-time malaria researcher Stephen Hoffman and based in a suburb of Washington(...) reported that in a Phase I clinical trial whose participants were consenting U.S. veterans, the vaccine administered at the higher of two doses kept all the patients who got it from becoming infected with malaria when bitten by mosquitos carrying Plasmodium falciparum, which causes 98 percent of all malaria deaths. This year, the company will conduct trials in the U.S., Mali, Tanzania, Equatorial Guinea and Germany.

    #paludisme #vaccin #robotisation #crowdfunding #santé


  • Et si l’ère post-travail était en fait promise à un âge d’or ?
    http://www.rslnmag.fr/post/2014/05/30/Et-si-lere-post-travail-etait-en-fait-promise-a-un-age-dor-.aspx

    Dans un monde du travail envahi par les robots, la majorité des êtres humain n’aura-t-elle bientôt plus besoin de travailler ? Loin des utopies techno-béates, les représentations d’un tel futur tiennent plutôt, généralement, du bonheur impossible cher aux dystopies. Pourtant, est-il si inimaginable de prévoir cet avenir dans sa version heureuse ?

    #Automatisation #Chômage #Emploi #Prospective #Robotisation #Silicon_Valley #Travail #Économie_de_la_contribution

    • Oui, parce que les proprios des robots veulent garder toute la richesse produite pour eux seuls, parce qu’ils pensent aussi que c’est la meilleure solution pour réduire la concurrence sur les ressources naturelles : plus besoin de prolos, ils peuvent donc crever en masse et laisser les survivants profiter à fond de de tout le reste. En gros, cette évolution pourrait effectivement être une évolution d’émancipation, mais je pense qu’elle est prévue comme une évolution d’anéantissement.
      #surnuméraires

    • @koldobika Après avoir lu la réflexion de @monolecte on pourrait être tenté de croire que c’est parce que la pénurie n’aura pas lieu - pas pour ceux qui profiteront pleinement du progrès.

      Je pense que c’est plutôt un symptôme de la sclérose de l’état démocratique moderne :
      Tout le monde en a conscience mais il est impossible d’y remédier parce ce qu’on est obligé à faire des compromis avec les forces destructives. Ça s’appelle pluralisme : tant que tu ne portes pas de croix gammée ou le drapeau rouge révolutionnaire on t’accepte et ta position sera pris en compte tant que tu saches attirer du monde par ta propagande.

      Bien sûr il y aussi des situations où ces forces exercent ouvertement leur pouvoir : quand le gouvernement Merkel fait arrêter le développement de la production locale d’énergie solaire et du vent au profit des grands producteurs ou quand Kofi Annan appelle en vain pour une action concertée contre la catastrophe climatique, la position de @monolecte devient plausible.

      Lors ce qu’on tourne le regard vers les Etats Unis où sévissent les sectes évangélicales avec leur fucking rapture on comprend que les contrées de la raison ne s’étendent pas sur toute la planète, qu’il faut accepter que ces forces destructives existent vraiment et qu’elles jouent un rôle important partout. L’enlèvement risque d’avoir lieu, mais il n’aura rien de spirituel.

      Les alternatives se dessinnent de plus en plus clairement. On se souvient de socialisme ou barbarie , c’est un vieux truc français des années 1950. A l’époque il c’était encore d’une dichotomie alors qu’aujourd’hui il s’agit d’alternatives concrètes.

      Le révolutionnaire Ernest Mandel a identifié ce changement de paradigme après la recupération du territoire de la #DDR défunte par le #capitalisme de l’ouest.
      https://www.npa2009.org/content/une-biographie-syst%C3%A9matique-d%E2%80%99ernest-mandel-par-michael-l%C3%B

      Pendant ses dernières années, Mandel avait remplacé le dilemme classique « socialisme ou barbarie » par celui, apocalyptique, de « socialisme ou mort » ; le capitalisme nous conduit, insistait-t-il, à la destruction de l’humanité par la guerre nucléaire ou par la destruction écologique.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Mandel
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme_ou_barbarie

      #rapture #enlevement #entrückung #socialisme_ou_barbarie

    • ça me fait penser aux trois scénarios d’Hervé Kempf
      http://www.reporterre.net/spip.php?article2102

      - Dans le scénario oligarchique, la classe dirigeante refuse la logique de la situation, et continue de proclamer la nécessité d’augmenter l’abondance matérielle par la croissance du PIB. Malgré un effort d’amélioration de l’efficacité énergétique – qui sera nécessaire dans tous les scénarios -, cette politique entraîne l’aggravation de la crise écologique et l’augmentation des prix de l’énergie, d’où un blocage de la croissance entraînant des frustrations d’autant plus grandes qu’une très forte inégalité perdure. Ces frustrations suscitent une montée des tensions sociales que l’oligarchie tente de détourner en stigmatisant les immigrants et les délinquants. Elle renforce l’appareil policier, ce qui lui permet au passage de réprimer les mouvements sociaux. De surcroît, la compétition mondiale pour les ressources et la dispute quant à la responsabilité de la crise planétaire enveniment les relations internationales, ce qui alimente le moulin sécuritaire et nationaliste. Le régime oligarchique, au départ encore respectueux des formes extérieures de la démocratie, les abolit progressivement.

      – Dans le scénario de gauche croissanciste, les dirigeants s’obstinent à chercher la croissance du revenu moyen, en corrigeant cependant l’inégalité sociale, à la marge pour ne pas heurter les « élites économiques ». Les tensions intérieures aux pays occidentaux sont certes moins fortes que dans le scénario oligarchique, mais le poids de la crise écologique et les tensions internationales restent tout aussi accablantes, générant rapidement les mêmes effets de frustration et de conflit. L’oligarchie, ou sa fraction la plus réactionnaire, harcèle les dirigeants en s’appuyant sur l’extrême-droite. Il faut alors choisir, si cela est encore possible, une franche rupture avec le croissancisme, ou être entrainé dans la débâcle.

      – Dans le scénario écologiste, les dirigeants convainquent les citoyens que la crise écologique détermine l’avenir proche. Remettant explicitement en cause la démesure de la consommation matérielle, la politique économique réoriente une part de l’activité collective vers les occupations à moindre impact écologique et à plus grande utilité sociale – l’agriculture, l’éducation, la maîtrise de l’énergie, la santé, la culture… La création d’emplois ainsi permise rend populaire cette politique, permettant d’engager ouvertement la lutte contre les privilèges de l’oligarchie : le système financier est socialisé et les inégalités sont drastiquement réduites. Cela rend possible de transformer le modèle culturel de prestige que définissent les plus aisés. De plus, la réduction des inégalités atteste que le mouvement vers la moindre consommation matérielle est partagé par tous, ce qui le rend supportable. Enfin, elle signifie que la société reprend la part de la richesse collective que s’est appropriée l’oligarchie depuis les années 1980 - près de 10 % du PIB. Ces ressources servent à améliorer le niveau de vie des plus pauvres et à investir dans les nouvelles activités écologiques et sociales. Sur le plan international, les relations sont pacifiées, parce qu’il est aisé de plaider pour une orientation écologique des politiques. La confiance mutuelle l’emporte, les dépenses militaires reculent, la crise écologique est évitée, les jeunes générations peuvent prendre en main le monde nouveau.

      Ce tableau appelle plusieurs remarques. Sur le fond, il signifie qu’il nous faut reconquérir la démocratie dans un contexte mental radicalement différent de celui dans lequel elle s’est développée. Durant les XIXe et XXe siècle, elle a grandi et convaincu parce qu’elle était une promesse d’amélioration du sort du plus grand nombre, promesse qu’elle a accomplie, en association avec le capitalisme. Aujourd’hui, le capitalisme délaisse la démocratie, et il nous faut la revigorer en annonçant un bien-être, un « bien vivre », fondamentalement autre que celui qu’il fait briller. Qui, d’abord, évitera la dégradation chaotique de la société. Qui, ensuite, ne sera plus fondé sur les séductions de l’objet, mais sur la modération illuminée par un lien social renouvelé. Il nous faut inventer une démocratie sans croissance.

    • @monolecte :

      [...] plus besoin de prolos, ils peuvent donc crever en masse et laisser les survivants profiter à fond de de tout le reste.

      Besoin encore de consommateurs pourtant. Et pour deux raisons : consommer bien sûr mais aussi produire les données que les robots exploiteront.

      On a déjà des robots qui nous libèrent massivement du travail : on a donc inventé la société du #chômage à la place de celle des #loisirs tant espérée.

      Vrai... Le déficit intellectuel est patent.

      @koldobika :

      Je comprends toujours pas comment dans ces scénarios ils ne tiennent pas compte de la pénurie énergétique à venir, ni de la pénurie de métaux rares nécessaires à la construction de tout matériel électronique.

      Oui... Mais je pense qu’il y a une sorte de fuite en avant technologique, par exemple vers les promesses que peut faire le graphène entre autre :
      http://seenthis.net/tag/graph%C3%A8ne
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Graph%C3%A8ne

      Soyons clair, ce qui est intéressant dans cet article inintéressant, c’est que les questions qu’amènent les bouleversements technologiques de la Silicon Valley (pour faire simple), ne sont pensées que par les hommes de la Silicon Valley. Il y a un aveuglement total du reste du monde politique et intellectuel, et en particulier à gauche et encore plus particulièrement ici en Europe. Qui sont ceux qui nous alertent du monde à venir ? C’est donc Steve Jurvetson de DFJ, mais aussi Bill Gates de Microsoft http://www.gizmodo.fr/2014/03/17/bill-gates-robots.html :

      La substitution logicielle, qu’elle serve aux conducteurs, aux serveurs ou aux infirmières, évolue. Au fil du temps, la technologie va faire chuter la demande pour ces emplois, et plus particulièrement en ce qui concerne les emplois peu qualifiés. D’ici à 20 ans, la demande de main-d’œuvre pour beaucoup de secteurs sera très inférieure. Je ne pense pas que les gens l’établissent dans leur modèle mental.

      ou Éric Schmidt de Google http://meta-media.fr/2014/03/12/et-voici-lere-dot-com-des-robots-attention-danger.html :

      Je suis très inquiet là dessus. Toutes les données montrent que ça va empirer (…) pour moi, c’est le sujet actuel le plus important pour les démocraties.

      etc.

      Aujourd’hui ce sont les premiers impliqués et les premiers responsables qui sont les plus inquiets. On croit rêver ! Et il ne fait aucun doute qu’ils vont apporter et proposer des « solutions ». Donc une chose est sure, nous y perdrons beaucoup à abandonner ces questions à ces gens.

    • Pour moi il y a d’autres sujets aussi pertinents que la raréfaction des ressources lorsqu’on évoque « La fin du travail (grâce à ou à cause de la robotisation) », à savoir :
      – l’exploitation humaine (femmes et enfants des pays pauvres compris) et l’esclavage moderne (allez, disons pour 99% des « travailleurs » de la planète !)
      – l’épanouissement individuel

      Je pense simplement qu’une version heureuse du #post-travail devrait avoir comme but de limiter au maximum l’exploitation humaine et d’offrir à chacun un peu plus de temps libre pour son propre équilibre et épanouissement, et cela de manière égalitaire - sachant bien évidemment que de l’autre côté, l’ère de la fin-pétrole a ses propres exigences, notamment en main d’oeuvre.

    • J’aurais donc tendance à dire, que le fait que chacun ait à retrousser ses manches pour créer les conditions de sa subsitance, n’a réellement rien à voir avec le fait d’être exploité dans son travail ou d’être obligé d’occuper des emplois contre-productifs pour la société (des emplois de merde par exemple, ou des emplois parasitaires).

    • Ah ah, on prend les mêmes et on recommence !

      Besoin encore de consommateurs pourtant.

      On voit bien que le fordisme a disparu et que chacunE veut la force de travail la moins chère (production) et les marchés mes plus prospères (consommation), donc ne pas prendre la peine d’entretenir une classe moyenne consommatrice. Le schéma est complètement guerrier et irresponsable.

      S’il est un truc qui puisse nous aider, c’est l’épuisement écologique du modèle. Et non, surtout pas les rêveries écolos décroissantes qui sont complètement déconnectées de la réalité :
      –la fin du travail est une utopie techno qui tient sur l’exploitation des machines, un modèle pas écolo, alors comment vouloir les bénéfices d’un modèle haïssable et insoutenable ?
      –c’est quoi le rapport de force envisagé pour conquérir la part du gâteau, à part persuader d’autres surnuméraires et voter ça en AG de rue avec les mains qui tournent au-dessus des têtes ?

      Je suis critique parce que j’en reviens, j’avais des impulsions à faire tourner approbativement mes mains même dans les repas de famille, tellement j’étais dedans, avec l’idée petite-bourgeoise que tu as des droits et qu’il faut les demander, et sinon les demander plus fort.

      Tu parles... on ne pourra reconstruire une économie correcte que sur un épuisement généralisé des ressources (voir #Julien_Milanesi pour la chronique dans @lan02 sur cette question), parce qu’avant, la stratégie c’est de penser qu’on a droit aux parts du gâteau et qu’il suffit de le dire.

      Exemple, mon frère à l’hosto qui entend deux servantes pendant ses années d’étudiant en médecine : « vivement qu’on ait du tout-jetable, parce que c’est ennuyeux, hein, de désinfecter tous ces ustensiles ». Il leur a dit qu’elles pouvaient toujours rêver qu’on les paye à nettoyer des ustensiles qu’elles ne nettoyaient pas, et que ce ne serait pas les vacances mais la porte.

      Sur cette question, les gentils écolos qui font l’impasse sur la question technique et sur la question des rapports de force sont comme les deux meufs en question, plus des chouignements pleins de bonne conscience sur le tout-jetable. Parce que ce serait tellement bien d’avoir le beurre et l’argent du beurre. Ah oui.

      Toute ma réflexion aujourd’hui, elle est sur qu’est-ce qui te laisse imaginer que tu pourrais avoir des droits et ne pas te faire traiter comme unE surnuméraire, si tu ne crées par une société différente, avec une relation aux autres basée sur la réciprocité et plus sur la répétition à qui veut l’entendre que tu as droit à ci et ça ?

      http://blog.ecologie-politique.eu/category/Textes/La-petite-bourgeoisie-s-amuse

      Vous l’avez compris si vous me lisez depuis le début de cette série, je suis une habituée du milieu associatif écolo. Ici pas d’obligation d’aller vendre la feuille de chou rouge sur les marchés le week-end, pas de culpabilisation quand on loupe une réunion sur deux, c’est l’esprit du « nouveau » militantisme post-it, un engagement souple, humain, gouverné par le principe de plaisir... individuel. Prière de ne pas rigoler, j’ai moi aussi participé à théoriser cette vision d’un militantisme qui fait la part belle à l’humour, aux plaisirs de la commensalité ou de la découverte, et au dialogue qui se crée entre le groupe et ses... euh, membres, usagèr-e-s, consommateurs/rices ? A la fin, on ne sait plus bien, et le dialogue est à sens unique : « Si j’veux. »

      [...]
      En déconnectant droits et devoirs, participation politique et participation de fait, au nom de sa liberté individuelle, la petite bourgeoisie se met en mesure de jouir d’échanges non-équitables, de se vautrer dans la non-réciprocité. Si elle est incapable de se sentir redevable, si elle limite son engagement à son intérêt bien compris, elle consomme les espaces collectifs sans les nourrir, prenant pour acquis que d’autres vont s’y coller. Elle perd de vue le dessin global, qui est que nous créons ensemble le monde dans lequel nous sommes amené-e-s à vivre, et qu’il peut être sacrément moche quand les responsabilités sont à sens unique.

      Et comme pour l’instant, dans les milieux les plus conscientisés, l’exploitation des ressources et du travail produits au sud n’est pas une épine dans le pied (même pas merci le billet d’avion et la tablette, c’est un dû), je doute que la prise de conscience soit là...

    • Le truc, c’est justement de limiter le nombre de convives à table, pas de garantir à chacun son rond de serviette, on se retrouve avec @aude_v.
      L’élimination des surnuméraires a déjà commencé, même si cela se voit plus dans le sud que dans le nord : on fait de la simple survie une question d’argent et on retire l’argent. Rien de plus démonstratif que cela.

      Dans le sud, c’est donc l’accès à l’éducation et aux soins de base, ce genre de choses : personne ne veut payer les 2€ qui suffisent à sauver un enfant du palu. Mais la taille de l’économie informelle permet d’absorber le reste... pour l’instant, tant bien que mal, avec un très beau ratio de pertes, ce qui ne va pas être le cas du nord, comme vous avez pu le remarquer.

      Dans nos villes impossible de manger ou de boire et même de chier sans argent. Il n’existe tout simplement plus d’espace démarchandisés, sauf illégaux. Il suffit de voir avec quelle ardeur on pourchasse les clandos et les SDF qui tentent de se bricoler des abris de fortune : circulez, circulez, sans jamais vous reposer. Vous avez la liberté de circuler, pas celle de vous arrêter. Pour nous qui ne faisons que traverser l’espace public à petits pas pressés pour aller d’un lieu privé à un autre, il n’y a là rien à voir, ressentir ou comprendre. Mais trouve-toi sans destination dans nos grandes cités riches...

      Dans les cambrousses, ce n’est pas mieux : il n’existe en fait pratiquement plus d’autres espaces publics que les routes... où il faut circuler. Tout le reste est proprement délimité, grillagé, clôturé... chaque fois que je dois pisser dans un espace rural, c’est la galère : pas un chemin qui ne soit privé, pas un bosquet qui ne planque pas une maison, une exploitation agricole.

      Il n’existe aucun espace démonétisé.
      Ensuite, l’équation est simple : pour les prolétaires, la seule manière d’avoir accès à l’eau, l’abri, la nourriture, les soins, l’énergie, c’est l’argent. Cherchez de l’eau gratuite, vous verrez. La seule manière d’avoir de l’argent, c’est de travailler. Priver les prolétaires de travail et vous tenez entre les mains leur droit à vivre. Coupez les subsides et les surnuméraires devront se battre entre eux pour survivre une journée de plus. Darwin fera le job !

    • C’est marrant :

      Il ne s’agirait donc pas de rentrer dans une course contre les machines - mais d’inventer de nouvelles façons de travailler avec elles et redéfinir les conditions de vie pour les « humains obsolètes ». Et plus encore, d’agir par la loi pour transformer le système en profondeur : repenser en fonction de ce scénario l’éducation, l’entrepreneuriat et la politique fiscale

      comment tourner délibérément autour du grand tabou en l’évitant soigneusement ? Le noeud essentiel ça s’appelle « redistribution des richesses », et nul ne l’évoque. C’est la seule mécanique à laquelle on n’ose pas toucher dans ce monde où tout doit changer tout le temps, le seul archaïsme toujours rutilant..

      Parler de fiscalité y fait allusion, mais la fiscalité sera toujours un cataplasme de #charité si le fonctionnement capitaliste moyenâgeux pourvoyeur de rentes, de privilèges de propriété et de droit à la spéculation prédatrice perdure.. Pour le reste, la technologie, c’est du gadget...

    • J’ai du mal avec la gratuité, pour l’instant j’y vois l’invitation pour les surnuméraires (artistes, scribouillardsEs, précaires) de se mettre à dispo de la collectivité, qui le leur rendra si ça lui chante - et tiens, en fait non.
      C’est la gratuité dont @monolecte parle qu’il faut retrouver, d’usage de biens communs concrets. Je cherche à commander pour @lan02 une chronique sur les chemins ruraux, communaux et vicinaux dont la privatisation interdit ou à peu près de faire autrement qu’en caisse.
      Et l’habitat léger, s’il ne ressort par le droit de chacunE à être connectéE aux réseaux et s’en sort de manière autonome, m’évoque cette liberté qu’on a perdu, notamment avec le droit d’être connectéE.
      http://terreaterre.ww7.be/habitat-mobile-et-ou-ephemere.html
      Enfin, bref, c’est la misère et ça tient pas mal à notre liberté perdue de produire et d’échanger dans un cadre démocratique...

    • Ici, c’est la guerre des chemins : les gens s’approprient par extension les voiries publiques qui jouxtent leur sacro-sainte propriété et sortent la bave aux lèvres dès qu’on fait remarquer qu’il s’agit d’une confiscation de l’espace public. Et ce n’est rien face aux agriculteurs qui ont vite fait de passer un petit coup de charrue pour régler une servitude de passage qui gêne leur remembrement perso.
      Du coup, même randonner en cambrousse devient compliqué. Il faut pratiquement adhérer à une asso qui va négocier avec les riverains et agriculteurs des autorisations de passage à géométrie variable pour des accès qui devraient être publics.

    • Enfin, bref, c’est la misère et ça tient pas mal à notre liberté perdue de produire et d’échanger dans un cadre démocratique...

      @aude_v, tout à fait d’accord. Comme tu dis, il appartient aux gens (aux communautés d’habitants) de définir leurs besoins en terme de production et d’échange. Ce que défend initialement l’écologie politique, il me semble, c’est la liberté des communautés à décider par eux-mêmes, non ?

      J’avais tendance à voir dans l’expression « fin du travail », la « fin du travail esclave » et la nécessité de dépasser l’idéologie actuelle du travail.

    • @koldobika Les trois scénarios de Kempf ont déjà été testé implicitement dans le passé, alors on en connaît le résultat. Le modèle oligarchique a provoqué une destruction de la société par la guerre avec comme résultat une phase où le modèle écologique s’imposait pour faire place au modèle croissanciste une fois cette phase de réorganisation et d’accumulation de capital accomplie.

      La population de la ville de Berlin a augmenté jusqu’à 4,48 millions d’individus en 1942 suivi d’une chute brutale vers 3 millions en 1945/46 pour augmenter à nouveau jusqu’à environ 3,5 millions aujourd’hui.
      On peut se faire une idée de ces phases quand on regarde des photos du Tiergarten, l’immense parc du centre ville.

      Plan du parc de 1833 (la parte de Brandebourg à l’est se trouve en bas au centre)
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/de/1/1e/Tiergarten_1833.jpg

      Panorama estival du Tierparten aujourd’hui
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/eb/Berlin_Siegessaeule_Panorama.jpg

      Le parc transformé en potager après la famine de l’hiver 1945/46
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4c/Bundesarchiv_Bild_183-H0813-0600-009%2C_Berlin-Tiergarten%2C_Gem%C3%BCsebeet_wird_gegossen.jpg
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f1/Bundesarchiv_Bild_183-M1015-314%2C_Berlin%2C_baumloser_Tiergarten.jpg

      Photo aerienne permettant de situer les prises de vue
      http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Berlin_Tiergarten_Siegess%C3%A4ule_Luftansicht.jpg

      Je crois que ça vaut la peine de s’engager pour empêcher ce cycle de trois phases de se répéter.

      #berlin #histoire

    • Comment limiter les prélèvements sur les ressources quand on observe aujourd’hui l’explosion mondiale du marché des tablettes numériques et des smartphones, alors que les entreprises de la « nouvelle économie » - particulièrement les entreprises de la Silicon Valley comme Google - et les opérateurs de téléphonie mobile, attendent 2 milliards d’abonnés à internet supplémentaires provenant des pays émergeants ou pauvres (inde, chine, etc) ?

      https://blog.mozilla.org/garykovacs/2013/02/bringing-the-worlds-next-2-billion-people-online

      Currently, less than a third of the world’s population are connected to the Internet. But two billion more people will come online in the next five years, primarily through mobile devices and in emerging markets. Every one of those two billion individuals has a unique voice, and an open system is necessary to help them find it.

      –-> traduction « Actuellement, moins d’1/3 de la population mondiale est connectée à l’internet. Mais 2 milliards d’habitants supplémentaires vont rejoindre le monde du Web dans les 5 prochaines années, principalement à travers des appareils mobiles et grâce aux nouvelles offres de marché. Chacune de ces personnes parmi ces 2 milliards est une unique voix, et un système ouvert est nécessaire pour les aider à la trouver. »

      Je pense qu’à l’ère numérique, l’accès à internet est un droit fondamental, et que chaque terrien doit pouvoir accéder et contribuer au monde de l’internet, d’une manière ou d’une autre. Internet me semble en effet un facteur important pour la démocratie. Mais dans un marché de 4 milliards de consommateurs connectés à internet - ça fait un peu bétail, mais bon - , je pense qu’il faudrait parvenir à optimiser l’usage de ces appareils, voire si c’est possible partager l’usage de ces appareils.

      #mozilla #firefoxos #sur-consommation

    • Sans compter la « démocratisation » de la voiture, du transport aérien... L’apparition d’une classe moyenne mondiale, c’est le truc qui enthousiaste, alors que c’est sur un modèle dépassé : la classe moyenne des pays riches est en train de se réduire et son mode de vie est insoutenable...
      J’ai passé plus de trois ans de trop dans une revue « écolo » ou on s’extasiait sur des infos comme ça et ça fait plaisir de lire que c’est inquiétant !

    • @aude_v, je pense que tu veux dire que la conscience environnementaliste (avec ses constats alarmistes) et celle qui observe la dégradation toujours plus poussée des conditions de vie ne suffiront pas, s’il n’y a pas de réelle volonté de changements des rapports humains : je pense que c’est pertinent de parler de nécessité de réciprocité dans les rapports humains, comme de parler de droits ET de devoirs. Il me semble que tu parles d’abord d’éthique dans les relations.

    • Et à l’échelle historique j’ai l’impression que ce déploiement d’internet sera une brève parenthèse, un feu de paille, par l’effet combiné de l’obsolescence programmée de ce matériel, de l’épuisement des métaux nécessaires à leur fabrication, et de la dé-démocratisation (d’internet, de la voiture, de l’avion) à mesure que le coût de l’énergie se fera sentir, combinée à un captage de richesses par une minorité.

    • Ce qui était le plus râlant, en fait, c’était que je posais la question dans les termes de @koldobika : on court derrière l’effet-rebond, il n’y a aucune efficacité qui fasse baisser la conso, et c’est des ressources de dingue qui sont utilisées à un rythme qui ne cesse d’augmenter.

      Et au lieu de ça, en s’extasiant devant la révolution Internet on perdait de vue le big picture (pour nous, les écolos, c’était la déplétion des ressources naturelles et les conflits qui s’ensuivent) et on s’engouffrait dans une voie qui n’avait pas besoin de nous pour être promue. Promue en mieux, puisque nos discours étaient vraiment indigents par rapport aux échos que j’entends ici, avec des gens comme @fil ou @rastapopoulos. Notre maître à penser sur Internet, c’était un gars qui avait écrit à la machine (merci le tipp-ex) et faxé son testament intellectuel, « La sortie du capitalisme a déjà commencé ». On y est pile, vous avez dû remarquer.

    • Notre maître à penser sur Internet, c’était un gars qui avait écrit à la machine (merci le tipp-ex) et faxé son testament intellectuel, « La sortie du capitalisme a déjà commencé ». On y est pile, vous avez dû remarquer.

      http://kinoks.org/spip.php?article214

      Produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons est la voie royale de la sortie du marché. Elle nous permet de nous demander de quoi nous avons réellement besoin, en quantité et en qualité, et de redéfinir par concertation, compte tenu de l’environnement et des ressources à ménager, la norme du suffisant que l’économie de marché a tout fait pour abolir. L’autoréduction de la consommation, son autolimitation - le self-restraint - et la possibilité de recouvrer le pouvoir sur notre façon de vivre passent par là.

      Il est probable que les meilleurs exemples de pratiques alternatives en rupture avec le capitalisme nous viennent du Sud de la planète, si j’en juge d’après la création au Brésil, dans des favelas mais pas seulement, des « nouvelles coopératives » et des « pontos de cultura ». Claudio Prado, qui dirige le département de la « culture numérique » au ministère de la culture, déclarait récemment : « Le ’job’ est une espèce en voie d’extinction...

    • Pourtant une tout autre voie de sortie s’ébauche. Elle mène à l’extinction du marché et du salariat par l’essor de l’autoproduction, de la mise en commun et de la gratuité. On trouve les explorateurs et éclaireurs de cette voie dans le mouvement des logiciels libres, du réseau libre (freenet), de la culture libre qui, avec la licence CC (creative commons) rend libre (et libre : free signifie, en anglais, à la fois librement accessible et utilisable par tous, et gratuit) de l’ensemble des biens culturels - connaissances, logiciels, textes, musique, films etc. - reproductibles en un nombre illimité de copies pour un coût négligeable. Le pas suivant serait logiquement la production « libre » de toute la vie sociale, en commençant par soustraire au capitalisme certaines branches de produits susceptibles d’être autoproduits localement par des coopératives communales. Ce genre de soustraction à la sphère marchande s’étend pour les biens culturels où elle a été baptisée « out-cooperating », un exemple classique étant Wikipedia qui est en train d’« out-cooperate » l’Encyclopedia Britannica. L’extension de ce modèle aux biens matériels est rendue de plus en plus faisable grâce à la baisse du coût des moyens de production et à la diffusion des savoirs techniques requis pour leur utilisation. La diffusion des compétences informatiques, qui font partie de la « culture du quotidien » sans avoir à être enseignées, est un exemple parmi d’autres. L’invention fabbers, aussi appelés digital fabricators ou factories in a box - il s’agit d’une sorte d’ateliers flexibles transportables et installables n’importe où - ouvre à l’autoproduction locale des possibilités pratiquement illimitées.

      Écrit à la Remington, ça doit faire drôle. Et hop, encore la gratuité et toujours pas la réciprocité, d’autres échanges (immédiats ou non, formels ou non, monétaires ou non, mais gratuité et gratuité ça n’a jamais fait un échange).

    • À propos de biens communs, ce week-end on a revu un couple de nos connaissances qu’on avait pas vu depuis un baille, et dans notre conversation on a parlé d’accès aux terrains mais aussi de leurs voyages en Europe de l’est. Et de mettre les deux en rapports était assez saisissant.

      En fait ces dernières années ils sont allés plusieurs fois vers la Bosnie et le Monténégro avec leur fille, en camionnette retapée. Et là-bas, partout où ils sont allés, les gens n’ont pas de travail ou très peu. Mais ça reste très rural y compris dans les grandes villes. Et les gens ont à peu près tous un toit, un bout de terrain, des légumes, des poules, des cochons. Régulièrement ce couple cherchait un endroit où garer leur véhicule pour dormir sans déranger, mais à chaque fois qu’ils demandaient à quelqu’un pour être poli, ils finissaient toujours par se faire inviter chez les gens, à manger, etc. Et le lendemain ils partaient avec une poche de légumes et de pains alors qu’ils n’avaient rien demandé. Les gens n’ont pas de travail mais ils arrivent à manger et même à offrir des choses aux gens de passage.

      Chez nous, on a encore un peu de travail, on a trois ordis par foyer, mais à moins de faire partie du haut du panier, on a aucun toit à nous, aucun terrain, aucun moyen de se nourrir sans argent et donc sans travail (ou sans voler).

      L’ère post-travail (au sens capitaliste) devra avoir une grande part de ruralité, sinon je ne vois pas comment on peut parler d’émancipation individuelle. Pour pouvoir être socialement progressiste, il ne faut pas être en train de se monter les uns sur les autres pour subvenir à nos besoins de base.

      À nous de travailler (hihi) pour que le fait de revenir en arrière matériellement sur certains points, ne signifie pas revenir à l’ensemble d’une époque passée avec ses mauvais côtés sociaux inégalitaires. L’Histoire (et donc y compris l’histoire des conditions matérielles d’existence) n’est pas linéaire.

    • Illich décrit les vies développées comme des vies avec des coûts d’accès très élevés. Pas de caisse ? Dommage, parce que tu n’as plus les moyens d’aller à pied. Le TGV, c’est la fin des billets de train à un prix décent. Le meilleur pour touTEs ceusses qui peuvent se le payer. Et plus rien à côté.

    • Des fois je me dis que ça devrait pas être difficile de vivre bien. Si les terrains n’étaient pas à des prix prohibitifs, il y aurait moyen de se construire des habitats pour pas cher, et de produire une grosse partie de sa nourriture (ou en tout cas la partie qui coûte cher car gourmande en main d’œuvre) assez facilement. On y ajoute une énergie de chauffage performante (chaleur de décomposition, biogaz, poêles de masse qui prennent des brindilles), et finalement on a une base d’existence sécurisée. Après manque plus que de se mettre d’accord pour gérer le reste de manière sympa. Y aura moins d’entertainment , de gadgets, d’électricité, mais je pense que ça peut être une broutille pour la qualité de vie par rapport à des rues, places, etc aménagées pour que les gens y passent des moments agréables, à jouer au ballon, aux échecs ou aux dominos, à l’ombre des arbres, sans avoir peur qu’une voiture percute ses gosses.

      C’est mon utopie naïve à moi :)

    • L’ère post-travail (au sens capitaliste) devra avoir une grande part de ruralité, sinon je ne vois pas comment on peut parler d’émancipation individuelle. Pour pouvoir être socialement progressiste, il ne faut pas être en train de se monter les uns sur les autres pour subvenir à nos besoins de base.


      #démocratie #délibération #liberté
      Economie basée sur l’identification des besoins des habitants
      L’économie au service des habitants



  • Comment la prostitution survivra à l’avènement des sexbots
    http://www.vice.com/fr/read/comment-la-prostitution-survivra-a-l-avenement-des-sexbots

    L’hypothèse de résilience consiste à dire que la prostitution est peut-être l’un des seuls secteurs du travail humain qui peut résister au chômage technologique. Je ne dis pas que les sexbots ne seront pas utilisés, mais ils ne remplaceront pas les prostituées humaines.
    [...]
    Je défends l’hypothèse de la résilience pour deux raisons dans mon étude. La première, c’est qu’il y aura toujours une préférence pour les rapports sexuels humains. Si on leur donnait le choix, la plupart des humains préfèreraient avoir des rapports sexuels avec un autre humain qu’avec un robot. La deuxième raison est que le chômage technologique dans d’autres secteurs pourrait faire augmenter le nombre de personnes travaillant dans l’industrie du sexe, ce qui leur permettrait ainsi de supplanter les robots.

    C’est déprimant car présenté ainsi, ça semble inéluctable...

    #Emploi #Humain #Humanoïde #Paupérisation #Prostitution #Robotique #Robotisation #Sexe


  • Pourquoi il faut interdire « killer robots » - Ytring

    http://www.nrk.no/ytring/hvorfor-forby-_killer-robots_-1.11712956

    Un papier d’analyse en norsk qui présente la réunion de genève (13 au 16 mai) où des experts se réuniront pour discuter de cette question

    Killer robots – hvorfor ønsker man et forbud ?

    http://gfx.nrk.no//_UbIWR3L6MWFmAyOssHwyQ_fSETyDvNTfCc4elPHcVdQ.jpg

    Autonome, militære roboter krever verken lønn eller pensjon, og en ødelagt robot etterlater ikke sørgende pårørende. Det er fordelene. Så har vi ulempene og utfordringene.

    cc @fil