• Battle for Ukraine’s southeast coast heats up
    http://bigstory.ap.org/article/government-held-ukraine-town-hit-rebel-shells

    Pushing west in a new offensive along Ukraine’s strategic coastline, heavily armed Russian-backed separatist forces captured new territory Wednesday far from their previous battles with government troops.

    The bold offensive along a new southeastern front raised the prospect that the separatists are seeking to create a land link between Russia and Crimea, which also would give them control over the entire Azov Sea.

    After a third day of heavy shelling that sent many residents fleeing, rebel fighters with dozens of tanks and armored vehicles entered Novoazovsk, a resort town of 40,000 on the Azov Sea, the mayor told The Associated Press.
    (…)
    The separatist attack appears to have caught government forces off guard, and they were scrambling Wednesday to build up defenses. The offensive also adds to growing evidence that the rebels receive Russian support.

    Oleg Sidorkin, the mayor of Novoazovsk, told the AP by telephone that the rebel forces had rolled into town from positions near Ukraine’s southernmost border with Russia.
    (…)
    In Mariupol, a city of 450,000 about 30 kilometers (20 miles) to the west, defenses were being built up. A brigade of Ukrainian forces arrived at the airport on Wednesday afternoon, while deep trenches were dug a day earlier on the city’s edge. Other troops were blocking traffic from leaving the port heading east.

    Ukraine has already lost more than 750 kilometers (450 miles) of coastline in Crimea, along with a major naval port and significant mineral rights in the Black Sea.

    If the separatists were to seize a land bridge to Crimea that would be a further loss of more than 250 kilometers (150 miles) of coastline. This would also give them or Russia control over the entire Azov Sea and any offshore oil and gas reserves.

    This would leave Ukraine with about 450 kilometers (270 miles) of coastline to the west of Crimea.

    Offensive le long de la mer d’Azov, lien terrestre avec la Crimée, contrôle de la mer d’Azov et de ses gisements.

    Et le gouvernement ukrainien (et ses conseillers) est surpris.


  • « Dans le conflit ukrainien, on peut observer la relation entre le gaz, le pétrole et l’OTAN dans toute sa splendeur » (D. Ganser) | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/08/23/dans-le-conflit-ukrainien-on-peut-observer-la-relatio
    http://olivierdemeulenaere.files.wordpress.com/2014/08/otan-petrole-gaz.jpg?w=230&h=350

    Selon Daniele Ganser, spécialiste dans le domaine de l’OTAN, nous assistons en Ukraine à la prochaine étape de l’extension de cet organisme. L’Allemagne devrait suivre le pas parce que les Américains disposent du commandement en chef et veulent empêcher la naissance d’un nouvel axe Moscou-Berlin. Les USA dressent à cette fin les Etats européens les uns contre les autres – afin de continuer à les contrôler.

    L’OTAN est la plus grande et la plus puissante alliance militaire depuis nombre d’années. Les « Deutsche Wirtschafts Nachrichten » ont parlé avec l’historien et le spécialiste en matière de l’OTAN, Daniele Ganser à propos de la structure de celle-ci, du rôle de l’Allemagne dans l’organisation, de son influence dans l’UE et de son implication dans le conflit de l’Ukraine.

    Deutsche Wirtschafts Nachrichten : Le Danois Rasmussen démissionne bientôt en tant que Secrétaire général. Son successeur sera probablement le Norvégien Stoltenberg. Quelle est selon vous, l’influence des Européens au sein de l’OTAN ?

    Daniele Ganser : Je pense que l’influence des Européens au sein de l’OTAN est petite, parce que celle-ci est menée par les USA. On le voit à travers le fait que les Européens peuvent toujours désigner le Secrétaire général et celui-ci apparaît très souvent dans les médias en Europe. C’est pourquoi, on a l’impression que le Secrétaire général est la personne la plus importante de l’OTAN. Toutefois, ce n’est pas vrai !
    La personne encore beaucoup plus influente au sein de l’OTAN est le SACEUR (Commandant suprême des forces alliées en Europe) et c’est toujours un général américain. Ce commandement militaire est encore plus puissant que le poste officiel de Secrétaire général. L’ancien Président Nixon l’a formulé une fois de cette façon : « Le seul organisme international qui ait jamais fonctionné, c’est l’OTAN, tout simplement parce qu’il s’agit d’une alliance militaire et que nous étions aux commandes ».

    Par quelles voies l’OTAN impose-t-elle ses intérêts à l’UE ?

    L’OTAN a ses ambassadeurs dans tous les pays membres. Ce sont des ambassadeurs envoyés par chaque pays afin d’être informés des projets de l’OTAN dans les étapes suivantes. Les voies sont opérationnelles de telle façon que l’OTAN – et en premier les USA – disent : C’est comme ça et maintenant vous devez faire ça. Cela était ainsi en particuliers lors du 11-Septembre et de la Guerre contre l’Afghanistan. La plupart du temps, les Européens obéissent tout simplement. Ils n’ont jamais dit : Nous devons nous développer indépendamment. Une politique extérieure et de sécurité européenne commune ne fonctionne pas vraiment. On est toujours indécis : doit-on aller en Irak avec les Américains ? Les Anglais l’ont fait, pas les Français. Ou bien doit-on bombarder avec les Américains la Lybie, pays membre de l’OPEC ? Les Français l’ont fait, pas les Allemands. Les USA réussissent très bien à dresser les différents pays européens les uns contre les autres. En ce moment, on se sert de l’Allemagne contre la Russie, bien sûr pour des intérêts américains. C’est l’ancien système du « divide et impera » – « diviser pour régner ». Ce n’est pas dans l’objectif de Washington que l’UE et la Russie coopèrent et construisent un grand espace économique, disposant en plus des plus grandes réserves de pétrole et de gaz. Ce ne serait pas dans l’intérêt des Etats-Unis.....

    http://olivierdemeulenaere.files.wordpress.com/2014/08/extension-otan-1990-2009.jpg?w=640&h=328
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    Et cette extension de l’OTAN n’est aucunement mentionnée par les médias occidentaux, pas même prise en compte. On peut communiquer ceci tout simplement en prenant une carte de l’OTAN en 1990 et une de 2014 .

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    #géopolitique
    #guerre
    #impérialisme
    #mensonge
    #NSA
    #OTAN
    #atlantisme
    #Ukraine
    #Allemagne
    #Russie
    #souveraineté
    #énergie
    #coup_d’État
    #Empire
    #États-Unis
    #Europe
    #gaz
    #pétrole
    #politique
    #propagande
    #ressources_naturelles
    #Russie
    #souveraineté
    #stratégie
    #Union_européenne.


  • #Inondations dans les Balkans : #Monsanto veut « aider » les #agriculteurs...

    Monsanto va offrir pour 500 000 d’euros de #semences aux agriculteurs des trois pays les plus touchés par les inondations de mai dernier. En #Croatie, en #Serbie et en #Bosnie-Herzégovine, l’opinion publique s’inquiète : la multinationale tenterait-elle ainsi d’introduire en douce des semences génétiquement modifiées ?

    http://balkans.courriers.info/article25165.html

    #prédateur #agriculture #aide #agroindustrie #industrie_agroalimentaire
    cc @odilon



  • Pénibilité, conférence sociale : la stratégie de pression du patronat semble payer
    http://www.usinenouvelle.com/article/penibilite-conference-sociale- la-strategie-de-pression-du-patronat-semble-payer .N272384
    http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/7/9/7/000161797_5.jpg

    Mardi 1er juillet au soir, une réunion se tenait entre le président du Medef, de la CGPME et de l’UPA pour décider de leur participation à la conférence sociale des 7 et 8 juillet. Dans un entretien aux Echos, ce mercredi 2 juillet, le Premier ministre,

    >> Manuel Valls donnait des gages de souplesse sur deux sujets qui cristallisaient la grogne des patrons . <<

    Qui sera présent à la grande conférence sociale ? Le Medef a décidé de faire durer le suspense jusqu’au bout sur sa participation les 7 et 8 juillet. « Y aller ou pas ? Réponse vendredi après-midi, après le Conseil exécutif du Medef », assure Pierre Gattaz, dans une note publiée mardi 1er juillet sur son site internet, après avoir listé une dizaine d’arguments, autant pour que contre sa participation. Mardi soir, une réunion se tenait au siège de la CGPME avec Pierre Gattaz, le président du Medef, Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME et le président de l’UPA pour discuter de l’attitude à adopter. Mais dans un entretien aux Echos, mercredi 2 juillet, le Premier ministre Manuel Valls semblait déjà vouloir dégonfler quelques abcès d’exaspération en proposant de reporter d’un an, à 2016, la mise en œuvre complète du compte pénibilité et de compléter la législation sur les temps partiels de moins de 24 heures pour éviter les contentieux......

    #pénibilité
    #PS
    #Manuel_Valls

    #pression
    #stratégie
    #patronat
    #Medef
    #Gattaz
    #CGPME
    #UPA


  • Comment les cigarettiers ont roulé le monde entier - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2014/03/17/comment-les-cigarettiers-ont-roule-le-monde-entier_987837

    Non sans effroi, l’auteur détaille comment le fameux plan Marshall, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, devient une magnifique opportunité d’exporter la #cigarette. « Entre 1947 et 1951, la valeur totale des biens expédiés vers le continent, par le biais du plan Marshall, atteignit quelque 13 milliards de dollars… dont un milliard grâce au tabac. Près d’un tiers des financements liés à l’alimentation dans le plan est affecté au #tabac. » Comme le note Robert N. Proctor, il n’y avait pourtant eu « aucune demande des Européens ».

    #cancer #marketing #livre #histoire

    • …« La taxation du tabac par les gouvernements va rendre les Etats de plus en plus complices », note l’auteur…

      La recherche noie le poison
      La tromperie est lancée, elle ne s’arrêtera plus. Avec une tactique constante que révèlent les millions de documents, épluchés par l’auteur. Sur le danger ? « Maintenir le doute », et surtout « lancer des recherches leurres » avec la création du Council for Tobacco Research (CTR). Près de 300 millions de dollars sont ainsi investis dans des travaux destinés à noyer le poison. Les documents révèlent les rouages du système : « Jamais de résultats définitifs », « la recherche doit se poursuivre indéfiniment », il faut « soustraire des résultats et ne pas publier ceux qui vont dans le mauvais sens ».

      #drogues #dépendances #addictions #lobbying #manipulations

    • Ici on raconte que beaucoup se sont reconvertis dans la défense de l’industrie du plastique pour nier son rôle de perturbateur endocrinien. Mais si ça gagne bien, ça se reproduit vite.

      http://www.motherjones.com/environment/2014/03/tritan-certichem-eastman-bpa-free-plastic-safe

      Before long, other scientists began turning up ailments among animals exposed to minute doses of BPA.

      These findings posed a direct threat to plastics and chemical makers, which fought back using tactics the tobacco makers had refined to an art form. By the late 1990s, when tobacco companies agreed to drop deceptive marketing practices under a settlement agreement with 46 states, many of the scientists and consultants on the industry’s payroll transitioned seamlessly into defending BPA.

      Plastics and chemical interests worked closely with the Weinberg Group, which had run Big Tobacco’s White Coat Project—an effort to recruit scientists to create doubt about the health effects of secondhand smoke. Soon Weinberg, which bills itself as a “product defense” firm, was churning out white papers and lobbying regulators. It also underwrote a trade group with its own scientific journal, Regulatory Toxicology and Pharmacology, which published studies finding BPA was safe.

      The industry also worked hand in glove with the Harvard Center for Risk Analysis, a think tank affiliated with the university’s school of public health that has a history of accepting donations from corporations and then publishing research favorable to their products. In the early 1990s, its founder, John D. Graham—who was later tapped as George W. Bush’s regulatory czar—lobbied to quash an EPA finding that secondhand smoke caused lung cancer, while soliciting large contributions from Philip Morris.

    • dans des débats apparemment très différents, sur le tabagisme passif et le climat, on pouvait retrouver exactement les mêmes arguments et parfois les mêmes individus

      Le reste est passionnant, merci.

      Bruno Latour proposait de considérer que ce n’est pas parce que nous avons une représentation stable de la nature que les controverses sont closes, mais bien l’inverse, que la représentation stable de la nature est l’effet de la résolution des controverses (6), ce qui constituait une thèse « forte » sur l’activité scientifique et justifie qu’on les enseigne. Le problème, très bien repéré par Latour (7), est que des observateurs moins attentifs que lui peuvent avoir un usage « mercenaire » de cet outil conceptuel et se mettre à voir des controverses partout, là où il n’y a parfois que de simples contestations théologiques, politiques et morales de savoirs et de technologies bien établis (on passe sans le dire de : « le sujet entraîne engendre des controverses » à : « le sujet est controversé » (8). Faire la distinction entre ces controverses artificielles et les autres n’est pas chose aisée, mais personne ne songe en tout cas sérieusement que les créationnistes américains, qui détournent explicitement les mots-clés de la sociologie des controverses, entendent faire progresser de manière fondamentale la science biologique.




  • Présentation de l’association Bitcoin France par Philippe Rodriguez
    http://www.youtube.com/watch?v=d8M-BqCbA3k

    Présentation de l’association Bitcoin France par Philippe Rodriguez (http://twitter.com/philrod), président de l’association.

    Cette présentation a eu lieu lors de la 3e édition du Meetup Bitcoin Talks Lille 10 avril 2014.

    #Bitcoin #Lobbying #Philippe_Rodriguez #Stratégie_de_communication #France #Monnaie #Innovation



  • De démocratie lasse - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/De-democratie-lasse

    C’est à une archéologie du chaos que nous invite l’ethnologue Panagiotis Grigoriou dans son dernier essai [1]. Sous la férule des « Troikans », « il s’agit de faire de la Grèce un cobaye pour expérimenter le modèle de faillite contrôlée en Europe ». Pas moins. Et l’auteur de nous raconter, depuis son blog Greek Crisis, le quotidien des Grecs de la capitale, mais aussi, au gré de ces excursions, le lent suicide du pays.

    #stratégie_du_choc


  • #Paris teste la validité de sa #stratégie de #séduction vis-à-vis de #Pékin

    Le #président #chinois #Xi #Jinping arrive aujourd’hui à #Lyon. Une visite d’Etat de trois jours qui doit déboucher sur des réalisations sonnantes et trébuchantes.(...)

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203394061972-paris-teste-la-validite-de-sa-strategie-de-seduction-vis-a-vi

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 24/03/2014


  • OP-ED : The Elephant vs. the Shark
    http://www.ipsnews.net/2014/03/op-ed-elephant-vs-shark

    Lawrence Wilkerson sur la dangerosité de la « #stratégie_du_pivot »,

    At the top of a letter-sized piece of paper, write “China” and “United States” and beneath those words the allies of each country. Next, put down all the other countries of the region, using India as the pivot point and including all countries to its east. Most countries will fall into this non-aligned group.

    Even several countries bound by security treaty to the United States, such as the Philippines, will want to be there. Also list Russia, Turkey, and Iran because they too are in Asia, are important to Asia’s future, and are discounted only by fools.

    If we are schooled in the military arts, we immediately see from this exercise the prospect of conflict on a massive scale. Countries will side with the great power most able to compel them to do so or risk being swallowed up.

    At the climax of this awesome conflict, the massive land power will confront the formidable sea power. It will be an epic contest between the elephant and the shark. The shark cannot come ashore, and the elephant cannot go to sea. Their attempt to grapple with one another will create a sheer hell for everyone within proximity.

    Ultimately, as in every war game in which I have participated that played this scenario, each side will turn to nuclear weapons as the only potentially decisive device left in its arsenal. This resort to the nuclear option will occur after all the economic and cyber warfare, satellite-killer missions, area denial, air-sea battle, and other tools of power have been utterly exhausted.


  • De la puissance militaire : Aron revisité | ceriscope
    http://ceriscope.sciences-po.fr/puissance/content/part1/de-la-puissance-militaire-aron-revisite?page=show
    http://ceriscope.sciences-po.fr/sites/default/files/02b_Evolution_depenses_militaires_1988-2012-01.jpg

    En 1962, Raymond Aron publiait la première version de ce qui deviendra l’une des références francophones dans le domaine des Relations internationales : Paix et guerre entre les nations. L’année 2012 fut l’occasion de revisiter cette œuvre tant du point de vue de sa qualification théorique (Aron est-il un théoricien réaliste ?) que de sa postérité scientifique (que reste-t-il aujourd’hui de cette approche ?).

    Dans le prolongement de ces réflexions, cet article propose une analyse du concept de puissance tel qu’élaboré par Aron. Ce concept est en effet au cœur de son projet sociologique appliqué aux relations internationales. L’un des objectifs qui anime Aron est de corriger les errements dont font preuve les réalistes américains de l’époque. Si plusieurs arguments avancés demeurent pertinents de nos jours, les choix et les occultations sous-jacentes à la démarche aronienne sont sujets à discussion.
    Affinité n’est pas identité : le débat entre Aron et Morgenthau sur le concept de puissance

    Dans la plupart des manuels de Relations internationales, Aron est considéré de manière systématique comme un théoricien réaliste. D’autres références, comme l’article « Political Realism in International Relations » de la Stanford Encylopedia of Philosophy qualifient Aron de réaliste classique aux côtés de John H. Herz (1951), Hans Morgenthau (1948) et George Kennan (1951). Une tendance contemporaine défend également l’idée selon laquelle Aron serait un réaliste, qu’il soit constitutionnaliste (Michael Doyle 1997) ou bien néoclassique (Dario Battistella 2012). De telles tentatives n’emportent pas la conviction. Non seulement la pensée d’Aron échappe à toutes les familles de pensée, lui-même étant particulièrement vigilant et trop soucieux d’hygiène intellectuelle pour résumer sa démarche à une chapelle (ce qui entraîne la dénonciation de tous les « –ismes », que ce soit des idéologies politiques ou bien des taxinomies scientifiques). Mais plus fondamentalement, Aron est bien trop attaché à rendre compte de la réalité internationale pour vouloir réduire celle-ci à une seule propriété. Pour reprendre l’expression de Pierre Hassner (2007), il semble bien « trop réaliste » pour être un réaliste ! Il est en effet fort sceptique à l’égard des volontés académiques de définir a priori le champ des relations internationales. Or, le débat qu’il engage avec Morgenthau sur le concept de puissance est une clef de voûte dans son argumentation. Elle lui permet de clarifier sa propre posture par contraste, pour ne pas dire opposition à l’auteur de Politics among Nations.

    La critique d’Aron est double. Morgenthau pêche par confusion et par prétention. Tout d’abord, il ne procède pas à une distinction pourtant majeure entre la puissance comme but et la puissance comme moyen de la politique étrangère. D’une part, ces deux perspectives renvoient à deux objets de recherche différents (finalités recherchées versus forces disponibles). D’autre part, l’étude de ces deux objets ne permet pas une comparaison systématique des résultats. Pour Aron, les moyens ne sont pas tous mesurables du seul fait qu’ils ne peuvent se restreindre à un décompte des capacités matérielles (militaires, économiques) puisqu’ils doivent également comprendre des facteurs tels que la cohésion nationale ou l’influence culturelle, à titre d’exemple. Quant aux buts, ils ne sont pas constants car les dirigeants ont la liberté de définir des objectifs politiques variables en fonction des circonstances historiques.

    Ensuite, Morgenthau est guidé par la prétention de hisser la recherche de l’équilibre des puissances au titre de mécanique universelle. Si Aron reconnaît que cette pratique correspond bien à une période européenne à partir de la modernité, il refuse de la transférer à d’autres aires culturelles ou de lui conférer un caractère immuable. Une modalité historique et singulière d’organisation des relations internationales ne saurait avoir les caractéristiques d’une donnée permanente.

    Confusion et prétention aboutissent à une illusion : celle de vouloir bâtir une théorie générale sur la base d’un concept aussi fragile que celui de puissance. Ne saisir la réalité internationale qu’à l’aune ce celle-ci relève plus de la chimère inquiétante que de la parcimonie bienvenue. Ce scepticisme repose sur l’épistémologie aronienne inspirée à la fois de Weber (contre les excès positivistes) et de Kant (pour une approche critique des concepts). Il s’appuie également sur le rejet du modèle économique dans l’étude des relations internationales. La maximisation de la puissance ne constitue pas l’équivalent de la maximisation du profit dans la théorie pure de Walras. L’acteur politique n’est pas l’analogue du sujet économique capable de mener des conduites logiques ayant l’utilité comme objet.

    En d’autres termes, une affinité ontologique se manifeste entre Morgenthau et Aron. Tous les deux considèrent que les acteurs centraux sont des entités politiques qui admettent la violence comme une des formes normales de leurs relations. Ce que résume Aron par la « légitimité ou la légalité du recours à la force » pour caractériser le champ international. Mais il n’y a pas identité dans le sens où Aron conteste l’idée d’une théorie générale, qu’elle soit d’obédience réaliste ou autre. Cette position résulte d’une sévère critique à l’encontre de l’idée selon laquelle le concept de puissance puisse offrir le pilier d’une théorie des relations internationales ayant le même statut que la théorie économique. Cette précision épistémologique effectuée, comment Aron appréhende-t-il les phénomènes de puissance ?

    Tout d’abord, Aron identifie une loi tendancielle à la diminution de la rentabilité des conquêtes. Si les guerres entre Etats n’ont pas totalement disparues, elles sont l’objet d’une régulation. Quand bien même les statistiques à disposition aujourd’hui reposent sur des méthodologies distinctes (du Stockholm International Peace Research Institute aux rapports sur la Sécurité humaine des Nations unies, à titre d’illustration), elles prouvent que les affrontements entre grandes puissances se sont atténués sur le temps long. Et ce, en dépit d’une évolution des modalités de projection des forces sous l’effet de la professionnalisation des armées ou de la logique du New Public Management incitant les Etats à recourir à des sociétés militaires privées. Cette loi tendancielle ne doit toutefois pas aveugler. Aron n’en déduit pas une disparition du phénomène guerrier. Ainsi, il exprime ses réticences à l’égard d’une « paix par la peur » issue du facteur nucléaire. L’école optimiste dont Gallois (1960) est l’un des éminents représentants considère que la guerre thermonucléaire est impossible. Beaucoup plus sceptique, Aron souligne que l’équilibre de la terreur n’est pas stable a priori. De plus, la dissuasion peut elle-même favoriser des guerres limitées. Ce pessimisme entraîne la défense d’options stratégiques comme la riposte graduée ou bien la détente, lesquelles s’inscrivent dans une volonté toute clausewitzienne à la fois de contrôle politique et d’enrayage de la montée aux extrêmes. Le lecteur pourra considérer que ces passages sur la puissance nucléaire ont vieilli. D’ailleurs, Aron reconnaissait lui-même que la partie « Histoire » de Paix et guerre entre les nations où la stratégie nucléaire est analysée avait subi l’influence des circonstances, à l’instar du grand débat qui se cristallise entre 1961 et 1963 avec Gallois. Ils sont assurément le produit d’une époque, mais ils s’articulent aussi de façon étroite à une philosophie de l’action qui guide l’ensemble du raisonnement, à savoir la retenue stratégique.

    http://ceriscope.sciences-po.fr/sites/default/files/02c_conflits_2012-01.jpg

    ...........

    #Diplomatie
    #Politique-Étrangère
    #Stratégie
    #Conflits
    #Guerre
    #Militaires


  • Riga – la capitale européenne de la #Culture 2014
    http://www.taurillon.org/riga-la-capitale-europeenne-de-la-culture-2014

    Riga est déjà une ville où se déroulent des événements culturels à rayonnement international mais cette année elle est devenue l’épicentre culturel en Europe. Elle se partage avec Umea en Suède le titre de la capitale européenne de la Culture 2014. Les festivités ont commencé le 18 janvier. Riga accueillera 200 événements, dont une nouvelle production de l’opéra de Richard Wagner, Rienzi et une exposition du peintre et sculpteur français Christian Boltanski. Le jour de l’ouverture du programme « Riga (...)

    Culture / #Capitales_européennes_de_la_culture

    • En attendant l’analyse critique des liens de la CEC avec le #marketing_urbain ou la #gentrification à Riga, et du business culturo-événementiel...

      Marrant d’ailleurs comme Libération, dans ce papier daté du 4 février, fait preuve de plus d’esprit critique que je n’en ai jamais lu dans leurs pages à propos de Marseille-Provence 2013 : http://bit.ly/1kHiK0g

      Pour le professeur Deniss Hanovs, spécialiste en communication interculturelle, la culture promue à Riga en 2014 est « verticale » et « politisée » se contentant de reproduire les poncifs officiels. Les objectifs politiques ont pris le pas sur la qualité du programme qui relève pour beaucoup du divertissement, associant des événements organisés régulièrement dans la ville bien avant 2014.

      L’absence de visibilité des minorités ethniques, notamment russes, au sein du programme traduit une difficulté à intégrer ces cultures autrement qu’à travers une dimension traditionnelle et folklorique : concerts de balalaïkas ou danses traditionnelles. Le multiculturalisme serait mobilisé sous les traits d’une culture réifiée donc moins dangereuse politiquement.

      Selon la Commission européenne, une capitale européenne de la culture doit « mettre en avant la richesse et la diversité des cultures européennes » et « encourager la compréhension mutuelle ». Le cas de Riga, ville située à la périphérie de l’UE, questionne l’homogénéisation d’un événement devenu assez convenu au détriment d’une réelle promotion de la complexité de la culture locale à l’étranger.

      #c'est_toujours_plus_facile_de_critiquer_son_voisin #stratégie_du_choc_culturel #Riga_2014


  • Berlin doit cesser d’asphyxier l’Europe
    http://www.alternatives-economiques.fr/berlin-doit-cesser-d-asphyxier-l-eu_fr_art_633_67195.html
    http://www.alternatives-economiques.fr/pics_bdd/produit_visuel/1358934022_Made_in_Germany.jpg

    En privilégiant des politiques trop restrictives et en traînant les pieds pour réformer l’architecture de la zone euro, la politique du gouvernement allemand menace toujours l’avenir de l’Europe. Il est temps de secouer le cocotier.

    Cette tribune a également été publiée dans le quotidien Le Monde

    « Il serait à la fois tragique et ironique que, avec les meilleures intentions du monde et des moyens pacifiques cette fois, l’Allemagne soit, pour la troisième fois en un siècle, à l’origine de la ruine de l’ordre européen » écrivait en 2012 Joschka Fischer, ancien ministre des affaires étrangères allemand. En ce début 2014, l’ordre européen ne s’est pas effondré mais l’interrogation soulevée par Joschka Fischer n’en reste pas moins d’actualité : en privilégiant toujours des politiques économiques excessivement restrictives, en cherchant à freiner les actions de la Banque centrale européenne et en persistant à traîner des pieds sur tous les projets – OMT, Union bancaire… – susceptibles de corriger les défauts structurels patents de la zone euro, la politique du gouvernement allemand continue de menacer l’avenir de la construction européenne. Face à cela, les autorités françaises ont manifestement choisi pour l’instant de faire profil bas et de se plier aux desiderata d’Angela Merkel en espérant pouvoir ainsi l’amadouer et infléchir suffisamment le cours de sa politique avant qu’il ne soit trop tard. Une politique qui n’est à la hauteur ni des risques ni des enjeux.
    La crise de la zone euro est loin d’être finie

    Qu’on ne s’y trompe pas en effet : ce n’est pas parce que la zone euro devrait retrouver un petit peu de croissance cette année, que la question de la survie de l’euro cessera de se poser. Cette faible lueur au bout du tunnel a toutes chances au contraire d’aiguiser les tensions. Ce n’est pas quand la crise s’aggrave que se produisent les explosions sociales : chacun cherche alors à préserver son emploi, sa famille, ses proches. Quand, par contre, revient un peu de croissance, c’est à ce moment là que les frustrations accumulées pendant la crise s’expriment : ceux qui ont vu leur pouvoir d’achat fondre veulent se rattraper tout de suite, ceux qui ont perdu leur emploi veulent en retrouver un sans attendre… Il n’est pas certain cependant que les tensions les plus vives se produisent dans les pays de la périphérie de l’Europe : la France semble être aussi un bon candidat pour des crises majeures avec sa gauche très affaiblie et son extrême droite puissante, ses multiples groupes sociaux exaspérés et ses corps intermédiaires débordés. Mais c’est le cas également des Pays-Bas où l’activité stagne depuis longtemps, qui n’arrivent pas eux non plus à rétablir leurs finances publiques, où les tensions ethniques sont très fortes et l’extrême droite puissante. Comment faire comprendre à nos voisins que la politique allemande mène l’Europe au bord du gouffre ? Et notamment ses deux principaux alliés et partenaires commerciaux.

    #Europe
    #Allemagne
    #Berlin
    #crise
    #zone-euro
    #stratégie suicidaire
    #politique stupide



  • Cancer du sein : inutilité de la mammographie par rapport à un examen sans mammographie. Au contraire, effet négatif puisqu’un cancer sur cinq détecté par mammographie serait un «sur-diagnostic».
    Suivi sur 25 ans de cinq ans de dépistage en 1980-85 au Canada
    Twenty five year follow-up for breast cancer incidence and mortality of the Canadian National Breast Screening Study: randomised screening trial | BMJ
    http://www.bmj.com/content/348/bmj.g366
    (l’ensemble de l’article est consultable)

    Results
    During the five year screening period, 666 invasive breast cancers were diagnosed in the mammography arm (n=44 925 participants) and 524 in the controls (n=44 910), and of these, 180 women in the mammography arm and 171 women in the control arm died of breast cancer during the 25 year follow-up period. The overall hazard ratio for death from breast cancer diagnosed during the screening period associated with mammography was 1.05 (95% confidence interval 0.85 to 1.30). The findings for women aged 40-49 and 50-59 were almost identical. During the entire study period, 3250 women in the mammography arm and 3133 in the control arm had a diagnosis of breast cancer, and 500 and 505, respectively, died of breast cancer. Thus the cumulative mortality from breast cancer was similar between women in the mammography arm and in the control arm (hazard ratio 0.99, 95% confidence interval 0.88 to 1.12). After 15 years of follow-up a residual excess of 106 cancers was observed in the mammography arm, attributable to over-diagnosis.

    Conclusion
    Annual mammography in women aged 40-59 does not reduce mortality from breast cancer beyond that of physical examination or usual care when adjuvant therapy for breast cancer is freely available. Overall, 22% (106/484) of screen detected invasive breast cancers were over-diagnosed, representing one over-diagnosed breast cancer for every 424 women who received mammography screening in the trial.

    http://www.bmj.com/highwire/filestream/686204/field_highwire_fragment_image_m/0/F3.medium.gif
    Fig 3 Breast cancer specific mortality, by assignment to mammography or control arms (all participants)

    • Pour mémoire, sur Ameli.fr
      Mammographie de dépistage du cancer du sein - ameli-santé
      http://www.ameli-sante.fr/cancer-du-sein/depistage-cancer-du-sein.html

      Une femme sur huit développe un cancer du sein au cours de sa vie. C’est entre 50 et 74 ans que les femmes sont le plus exposées. Il est donc important qu’elles bénéficient de la mammographie de dépistage : un moyen efficace, simple et gratuit pour détecter un cancer du sein le plus tôt possible.

    • Wéé, #bonne_nouvelle ! Résumé : mieux vaut se faire palper les seins régulièrement que de souffrir cet écrasement médicalisé ! #cancer #mammographie #technologie_médicale #business
      http://www.lexpress.fr/pictures/124/63933.jpg

      Cela me rappelle une sage femme qui voulait absolument installer un monitoring pour une naissance à la maison alors qu’avec un simple #stéthoscope_en_bois elle avait entendu que l’enfant était une fille. Il faut donc plus de gynécologues, des formations spécifiques et surtout redonner de la confiance à la pratique médical plutôt qu’aux robots.

    • Proponents of mammograms often point out that women whose breast cancer is diagnosed by mammography alone live longer than those whose cancer is diagnosed by physical exam. This study found that as well, but the apparent advantage was illusory, the researchers concluded. For one thing, if a cancer is sufficiently aggressive and resistant to treatment it will likely prove fatal no matter when it is detected. Finding it in 2011 by physical exam, as opposed to 2007 by mammogram, simply means that the woman lives longer knowing that she has cancer, not that she lives longer overall.

      Mammograms, the study found, increase perceived survival time without affecting the course of the disease.

      http://www.reuters.com/article/2014/02/12/us-mammograms-idUSBREA1B1RJ20140212

    • #mammographie, la #stratégie_du_doute à l’œuvre, sur FoxNews. Ça n’a pas loupé, dès le titre Controversial study

      Controversial mammogram study : What you need to know | Fox News
      http://www.foxnews.com/health/2014/03/03/controversial-mammogram-study-what-need-to-know

      While the study authors say the women were randomly placed in either the mammogram group or the control group, some members of the medical community claim that, after examining the women at the onset of the study, nurses may have put women with larger cancers into the mammogram group so they would receive better care and improve their odds of survival, says Dr. Marisa Weiss, president and founder of Breastcancer.org

      Le site en question, sous des aspects balancés, incite vivement et « scientifiquement » à recourir à la mammographie.
      Ce qu’il faut retenir sur le sujet d’après ce site « objectif » (je n’ai retenu que les titres)
      Mammography : Benefits, Risks, What You Need to Know
      http://www.breastcancer.org/symptoms/testing/types/mammograms/benefits_risks

      Five important things to know about mammograms
      1. They can save your life.
      2. Don’t be afraid.
      3. Get the best quality you can. ults.
      4. Mammography is our most powerful breast cancer detection tool.
      5. An unusual result requiring further testing does not always mean you have breast cancer.

      Suivent (retour à FoxNews) d’autres arguments tout aussi attendus… et la qualité de la vie ? et le progrès technique ? en plus ça veut rien dire ! et c’est sans danger !

      Other Issues
      Even if this new research were based on a truly randomized trial, there are still some issues with it, says Weiss. For one thing, it looks only at survival—and not at other factors like quality of life.
      (…)
      Technology has also advanced quite a bit since the data was collected for this study.
      (…)
      As for the issue of over-diagnoses—and the fact that study authors say one in five of the tumors detected by mammography fall into this category—Weiss says there’s no one medical definition as to what that means exactly.
      (…)
      That said, the risk associated with getting a mammogram—namely, a small amount of exposure to radiation (about the same amount you’d get by getting an X-ray at your dentist’s office)—is minimal.

      DONC…

      So at this point, Weiss encourages all women over the age of 40 to keep their yearly mammogram appointment. “It’s irresponsible to say mammography doesn’t lead to improved survival based on this study,” says Weiss.

      On vous l’avait bien dit : ce sont des chercheurs, ils sont irresponsables !



  • Instructions on how to build a cluster like Werebuild.eu and - Pastebin.com
    http://pastebin.com/JkBF3QUa

    Instructions on how to build a cluster like Werebuild.eu and Telecomix.org
    Dear internauts,

    We want to be copied because we believe that there is no limit to how many activist clusters there can be in the world. Below are some instructions on how we did it. Of course, there is a multitude of other ways to do it. We want to share our experiences. Thus, we publish this document. Copy!

    #cluster #telecomix #stratégie


  • Son état est stable, critique, mais stable.

    Les mots « #stabilité » et « stabiliser » sont prononcés pas moins de sept fois dans un entretien paru fin décembre dans le JDD. Les « incertitudes refluent », dit-il, invitant les gouvernements à « continuer sur le chemin des réformes ».

    Désobéir à l’Union européenne - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/Desobeir-a-l-Union-europeenne,7338

    cultes de la stabilité et du spread évoqués là (modèle allemand à l’italienne) : http://blog.mondediplo.net/2013-12-08-L-Italie-apres-Berlusconi

    #stratégie #politique

    Au cas où elle connaîtrait des succès électoraux dans un ou plusieurs pays, ce qui est tout à fait possible, une #gauche en rupture avec le néolibéralisme sera donc placée devant une alternative implacable : ravaler ses ambitions de transformation écologique et sociale afin de devenir euro-compatible, ou désobéir et in fine rompre avec l’#UE. Il n’y a pas de troisième possibilité. Ce n’est qu’une fois la rupture avec l’UE consommée que la vraie politique pourra commencer : politique de plein emploi, réorientation de l’économie en fonction des besoins sociaux, intégration internationale solidaire, planification de la transition écologique…

    Laisser imaginer, comme le font des secteurs majoritaires de la "gauche de la gauche", qu’une « autre #Europe est possible » à partir de celle qui existe, comporte un risque : celui de susciter le pessimisme et la désespérance parmi les militants et les électeurs. D’ici aux élections européennes de juin prochain, clarifier cette question est donc une nécessité. Un seul mot d’ordre s’impose pour cette campagne : désobéissance à l’Union européenne !

    cc @pguilli


  • Les ambitions de Pékin bousculent la donne spatiale et nucléaire, par Olivier Zajec (mai 2013)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/05/ZAJEC/49091

    Les analystes de défense américains s’inquiètent des progrès de la dissuasion nucléaire chinoise et des « bonds en avant » accomplis parallèlement dans le domaine spatial par l’Armée populaire de libération. En jouant sur la dualité de ces domaines connexes, Pékin améliore l’importance, la portée et l’efficacité de son arsenal, au risque de fragiliser les équilibres nucléaires qui prévalaient jusqu’ici.

    #Armée #Espace #Armement #Défense #Stratégie #Géopolitique #Nucléaire_militaire #Relations_internationales #Asie #Chine #États-Unis


  • #Grèce : la guerre civile n’aura pas lieu
    http://fr.myeurop.info/2013/11/19/grece-et-aube-doree-la-guerre-civile-n-aura-pas-lieu-12586

    http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/imagecache/third_thumbnail/media/images/Nikos+Michaloliakos.jpg

    Christophe Chiclet

    En Grèce, la lutte armée entre #extrême_droite et #extrême_gauche ne date pas d’hier. Et l’assassinat de deux militants d’Aube Dorée, en représailles à celui du rappeur Pavlos Fyssas, n’est pas le prélude à une guerre civile, contrairement à ce que laisse entendre le gouvernement relayé par la presse. (...)

    #Parole_d'expert #Politique #assassinats #attentats #Aude_Dorée #meurtres #nazi #politique #stratégie_de_la_tension


  • ça me fait rire, mais le problème, c’est que quand on est en minorité, la provocation sert surtout l’adversaire. Ce mec fait le malin, c’est marrant, mais si on analyse mal le rapport de force, ça peut faire mal. Peut-être va-t-il faire plein d’émules et faire bouger la société, mais dans le cas contraire, comme je le crains, et comme le Figaro s’en délecte d’avance, combien de chômeurs vont se retrouver dans la merde, de façon précipitée, par sa faute ?
    Voilà qui me conforte dans l’idée qu’avoir raison contre tout le monde, c’est bien, mais s’en vanter, c’est idiot...

    « Robert le paresseux », ou l’assistanat érigé en art de vivre

    Son histoire est un cadeau du ciel pour les penseurs et éditorialistes de la droite danoise qui ne cessent de brocarder un système de protection sociale bien trop généreux. Après cet éloge de la dépendance, même la chef du gouvernement social-démocrate Helle Thorning-Schmidt a dû réagir. « Nous allons examiner toutes nos mesures pour l’emploi, et s’il y a des gens comme Robert Nielsen, nous allons exiger d’eux davantage. » Car au Royaume du Danemark, les salariés quittent leur poste à 16 heures, et les chômeurs touchent 80% de leur ancien salaire pendant deux ans. Le taux de chômage est d’ailleurs relativement bas puisqu’il s’établit à 5,6%. Mais suite à la grave crise de l’immobilier en 2007-2009, suivie d’une stagnation économique, le Danemark a revu sa couverture sociale à la baisse.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/10/22/20002-20131022ARTFIG00210-robert-le-paresseux-ou-l-assistanat-erige-en-art-

    #subversion #provocation #stratégie


  • Goldman Sachs n’a pas rompu avec sa stratégie de lobbying haut de gamme
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/08/goldman-sachs-n-a-pas-rompu-avec-sa-strategie-de-lobbying-haut-de-gamme_3492

    http://s2.lemde.fr/image/2013/10/07/534x267/3491554_3_1768_goldman-sachs-a-annonce-avoir-recrute-comme_ae36c0550d2691ec70182b87c6129c72.jpg

    Le recrutement par Goldman Sachs de l’ancien président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, au poste de chef des conseillers internationaux ne manquera pas de relancer la polémique sur le réseau d’influence de la banque d’affaires américaine.
    Surtout, cette nomination, annoncée lundi 7 octobre, va à contre-courant de la stratégie de normalisation et de recentrage sur son cœur de métier revendiquée par l’établissement new-yorkais.

    Depuis la crise financière de 2008, et celle de la dette souveraine de 2010, le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, s’efforce de tourner la page sur les pires dérives de son organisation.

    Le départ d’une kyrielle d’associés de la vieille garde, l’abandon du négoce physique sur les matières premières, l’accent sur le service à la clientèle et le désinvestissement progressif de l’activité de « hedge fund » (fonds spéculatifs) témoignent de cette volonté de rentrer dans le rang.

    #Goldman_Sachs
    #stratégie
    #lobbying
    #bankers
    #Robert_Zoellick
    #Lloyd_Blankfein