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  • Philae endormi sur la comète Tchouri après son succès
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/11/philae-au-travail-sur-tchouri.html

    Les dix instruments scientifques ont fonctionné pour 18 expériences. La foreuse a touché le sol et l’a vraisemblablement pénétré. « Nous avons fait 80% du programme scientifique prévu... et obtenu des informations non prévues "grâce" au vol plané d’un kilomètre de Philae au dessus de la comète Tchouri, » s’est félicité Marc Pircher à Toulouse où sont réunies les informations envoyées par le robot.

    http://sciences.blogs.liberation.fr/.a/6a00e5500b4a64883301b8d0909b9b970c-300wi

    L’image ci-[dessus] rassemble les vues prises par les 7 caméras miniaturisées de l’instrument CIVA dont Jean-Pierre Bibring est responsable. Elles sont disposées tout autour du robot. Une paroi, très proche plonge l’atterrisseur dans l’ombre de sorte que ses panneaux solaires les mieux orientés ne sont illuminés que durant près de 1,5 h par cycle de 12,4 h (la durée de rotation du noyau).
    (…)
    Commentant la vue du rocher très éclairé, Jean-Pierre Bibring a déclaré : « Nous pensions que nous allions nous poser sur une surface relativement poussiéreuse et souple, et nous ne comprenions pas comment Philae avait pu rebondir 2 fois. Mais, en voyant ce matériau qui semble très dur, on comprend que Philae a pu rebondir fortement dessus, comme sur un trampoline. »

    • Une conférence vient [vendredi soir 14 novembre] de se tenir au Centre de Toulouse du Cnes, où sont rassemblées les informations scientifiques transmises par Philae, via Rosetta, à la Terre. Marc Pircher a annoncé qu’une transmission devrait avoir lieu cette nuit.

      Pour lui : « 80% de la science a été faite et les données transmises à la communauté scientifique. La priorité c’est de programmer au mieux les instruments pour avoir le maximum d’information ; On espère que la foreuse qui a démarré, et a touché le sol... mais on n’en sait pas plus car la transmission a alors été coupé par la fin de visibilité de Rosetta.

      Nous avons fait un atterrisseur qui a été aussi planeur... et les instruments ont récupéré de la poussière cométaire qui sont analysés. Ce survol de deux heures, durant lesquelles la comète a tourné de 30° sur son axe. Il nous aura apporté des informations imprévues. Le radar qui fait la tomographie du noyau a bien fonctionné et mis à profit le vol sur un km et trois cent mètres, ce qui est mieux que prévu, et ce qui nous a d’ailleurs permis de savoir où le robot est exactement. On espère pouvoir donner aux scientifiques les résultats du forage cette nuit. Puis Philae sera mis en hibernation en attendant que l’ensoleillement soit plus favorable et permettra de recharger les batteries. L’aventure n’est pas terminée. Surtout si l’on parvient à se rebrancher sur la prise électrique, c’est à dire sur le Soleil. »

      Le marteau d’un des instrument à tapé sur la comète, et le robot n’a pas bougé, donc il est relativement stable. On connaîtra ainsi la dureté du sol et sa température en dessous de la surface.
      (…)
      [samedi matin]
      Hier soir, très tard, Philae a réussi une communication via Rosetta, lorsque la sonde fut visible par le robot. Les nouvelles ont été bonnes : le forage a bien eu lieu, et l’échantillon collecté a pu être analysé. Les ingénieurs ont alors envoyé un ordre pour faire pivoter Philae, car l’engin peut se réorienter tout en conservant ses pieds fixes. La manoeuvre devrait permettre d’améliorer la recharge des battteries par les panneaux solaires. Puis les instruments Ptolemy et Consert (le radar) ont effectué une ultime mesure. Enfin, le seui minimal d’électricité ayant été atteint, Philae s’est mis en hibernation en attendant des jours meilleurs, c’est à dire un ensoleillement permettant de générer de l’électricité avec ses panneaux et de recharger ses batteries.

    • http://sciences.blogs.liberation.fr/.a/6a00e5500b4a64883301b7c706f3d7970b-pi

      L’image animée ci-[dessus] prise par la caméra de navi­gation de Rosetta avant et après le premier rebond de Philae montre l’appa­rition d’une trace sombre, les pous­sières sou­levées par le contact du train d’atter­rissage. Cette trace se situe à moins de dix mètres du point visé,un signe de l’incroyable précisions des calculs de trajectoires des astronavigateurs du Cnes et de l’ESA.