• Tarte de néflier (Medlar Tart)
    https://www.cuisine-libre.org/tarte-au-neflier

    Coupez les nèfles en deux et tordez-les dans la largeur, comme vous pourriez le faire avec un avocat, sauf qu’il y a 5 noyaux plutôt qu’un gros. Prélevez ou pressez la chair molle dans un bol, en retirant les noyaux au fur et à mesure. Si besoin, passez la chair au tamis pour qu’elle soit fine et chauffez-la à la casserole avec l’œuf battu pour l’épaissir. Incorporer le reste des ingrédients. Étaler ce mélange sur le fond de tarte. Enfourner 20 minutes à 175°C. Dégustez tiède avec de la crème… #Tartes, #Nèfle, #Îles_Britanniques / #Sans viande, #Four

  • « Ce sont les oubliées, les invisibles de la migration » : l’odyssée des femmes africaines vers l’Europe

    Les migrantes originaires d’#Afrique_de_l’Ouest sont de plus en plus nombreuses à tenter de rallier les #Canaries, archipel espagnol situé au large du Maroc. Un voyage au cours duquel certaines d’entre elles se retrouvent à la merci des passeurs et exploiteurs en tout genre.
    Ris-Orangis, terminus de son exil. Dans le pavillon de sa grande sœur, Mariama se repose, et décompresse. « Je suis soulagée », lâche-t-elle d’une voix à peine audible. Cette Ivoirienne de 35 ans, réservée et pudique, est arrivée dans ce coin de l’#Essonne le 7 août, après un périple commencé il y a plus de deux ans, un voyage sans retour de plusieurs milliers de kilomètres, à brûler les frontières sans visa ni papiers. Avec une étape plus décisive que les autres : les Canaries. C’est là, à #Las_Palmas, que Le Monde l’avait rencontrée une première fois, le 22 juillet.

    Situé au large du Maroc, cet archipel espagnol de l’Atlantique est devenu une des portes d’entrée maritime vers l’Europe les plus fréquentées par les migrants. « La #route_canarienne est la plus active sur la frontière euroafricaine occidentale », confirme l’association Caminando Fronteras, qui œuvre pour la protection des droits de ces migrants. Les chiffres le prouvent : d’après le ministère espagnol de l’intérieur, 13 118 personnes – pour la plupart originaires d’Afrique de l’Ouest – ont débarqué sur place, du 1er janvier au 30 septembre, à bord de 340 embarcations. En 2019, les autorités n’en avaient dénombré, à cette date, que 6 124.

    Détresse économique

    « Les problèmes politiques des derniers mois entre le Maroc et l’Espagne concernant [les enclaves de] Ceuta et Melilla ont poussé les gens à chercher une autre voie de passage », souligne Mame Cheikh Mbaye, président de la Fédération des associations africaines aux Canaries (FAAC). « Ce qu’il se passe en ce moment en Afrique est pire que la guerre, c’est la #détresse_économique. Les Africains vivent dans une telle #souffrance qu’ils sont prêts à affronter l’océan », ajoute Soda Niasse, 42 ans, une Sénégalaise qui milite pour la dignité des sans-papiers sur l’archipel.

    Retour à Las Palmas, en juillet. En ce début de soirée, la ville commence à bâiller. Dans une maison au charme fou, c’est une autre ambiance : des enfants galopent dans les couloirs ou dans la cour carrelée ; des femmes dansent, radieuses comme jamais, pour l’anniversaire d’une fillette, son premier sur le sol européen, même si Las Palmas paraît bien éloigné de Paris ou de Bruxelles. « Heureuse ? Oui. C’est comme si on vivait en colocation », lance Mariama.

    Ce refuge appartient à la Croix-Blanche, une fondation tenue par des frères Franciscains. La jeune Ivoirienne, vendeuse de légumes dans son pays, y est hébergée au côté d’une vingtaine d’autres femmes, toutes francophones. Voilà quatre mois qu’elle est arrivée en patera (« bateau de fortune ») sur l’île de Grande Canarie.

    Le nombre d’arrivées de migrants aux Canaries a doublé depuis le début de l’année

    Ce lieu paisible lui permet de récupérer de cette épreuve. « Et aussi de se réparer », ajoute le frère Enrique, 42 ans, un des responsables de l’organisation. « Ici, on donne de l’attention et de l’amour », précise-t-il au sujet de ces exilées, souvent traumatisées par d’éprouvantes odyssées. Le religieux s’étonne de voir de plus en plus de femmes tentées par l’exil depuis le début de l’année. Un constat partagé par le président de la Croix-Rouge des Canaries, Antonio Rico Revuelta : « En 2020, 10 % des migrants [sur 23 023] étaient des femmes. Cette année, nous sommes déjà à 17,1 % ».

    Echapper aux #violences

    « Elles n’ont pas d’autre choix que de fuir, insiste Mariama, la jeune Ivoirienne. Mais on ne s’imagine pas que c’est aussi dangereux. » Et meurtrier. L’ONG Caminando Fronteras a comptabilisé 2 087 victimes, disparues au large de l’Espagne, dont 341 femmes. « Les #décès sur les routes migratoires vers l’Espagne ont augmenté de 526 % par rapport à la même période de 2020 », souligne l’organisation. « La #route_des_Canaries est l’une des plus dangereuses au monde », confirme Amnesty International.

    Si des centaines de femmes – de toutes conditions sociales – risquent leur vie sur ce chemin entre les côtes africaines et les Canaries (500 kilomètres d’océan), c’est pour échapper aux #mariages_forcés ou aux #excisions sur elles-mêmes ou leurs enfants. « Les #violences_de_genre ont toujours été une explication à l’exode », commente Camille Schmoll, géographe, autrice des Damnées de la mer (La Découverte, 2020).

    Celle-ci avance une autre explication à ces phénomènes migratoires : « Ces dernières années, beaucoup de femmes se sont installées au #Maroc. Elles n’avaient pas toutes comme projet d’aller en Europe. Mais avec la #crise_sanitaire, la plupart ont perdu leur travail. Cette situation les a probablement contraintes à précipiter leur départ. On ne parle jamais d’elles : ce sont les oubliées et les invisibles de la migration. »

    Cris Beauchemin, chercheur à l’Institut national d’études démographiques (INED), estime pour sa part que le « durcissement des politiques de #regroupement_familial peut être vu comme un motif qui pousse les femmes à partir de manière clandestine pour celles qui cherchent à rejoindre, en France, leur conjoint en règle ou pas ». D’après lui, la #féminisation_de_la_migration n’est cependant pas une nouveauté. En 2013, une étude menée par l’INED et intitulée « Les immigrés en France : en majorité des femmes » expliquait déjà que les migrantes partaient « de façon autonome afin de travailler ou de faire des études ».

    « Dans ce genre de voyage,les femmes sont violentées, violées, et les enfants entendent », dit Mariama, migrante ivoirienne de 35 ans
    « Celles qui arrivent en France sont de plus en plus souvent des célibataires ou des “pionnières” qui devancent leur conjoint, notait cette étude. La #scolarisation croissante des femmes dans leur pays d’origine et leur accès à l’#enseignement_supérieur jouent sans doute ici un rôle déterminant. » Selon Camille Schmoll, les femmes célibataires, divorcées, ou simplement en quête de liberté ou d’un avenir meilleur pour leurs proches et leurs enfants sont parfois mal vues dans leur pays. « Ces statuts difficiles à assumer les incitent à partir », dit-elle.

    Laisser ses enfants

    Ce fut le cas de Mariama. Son histoire commence en 2017 et résume celles de bien d’autres migrantes rencontrées à Las Palmas. Assise dans un fauteuil, enveloppée dans un voile rose qui semble l’étreindre, entourée par la travailleuse sociale et la psychologue du centre, elle se raconte : ses deux filles, de 6 et 8 ans ; son mari, un électricien porté sur l’alcool.

    Ce n’est pas la violence conjugale, tristement ordinaire, qui la pousse à envisager l’exil, en 2019, mais ces nuits où elle surprend son époux en train de « toucher » deux de ses nièces. « J’avais peur qu’il finisse par s’en prendre à mes filles, je devais agir. »Son but ? Rejoindre une sœur installée en France. Dans le plus grand secret, elle économise chaque jour quelques euros pendant près de deux ans.

    C’est alors que la destinée va bouleverser ses plans, et ajouter de la peine et des angoisses à une situation déjà douloureuse. Sa famille lui confie une nièce de 8 ans, dont le père vient de mourir noyé en Méditerranée en tentant d’atteindre l’Italie en bateau. Sa mère, elle, est décédée d’une maladie foudroyante. « Personne d’autre ne pouvait s’occuper de la petite, assure Mariama. Je suis sa nouvelle maman. » Le moment du départ approche, mais que faire ? Fuir avec les trois petites ? Impossible, elle n’en aura pas les moyens. Le cœur déchiré, elle choisit alors de laisser ses deux filles – afin qu’au moins elles restent ensemble – chez une sœur domiciliée loin de leur père…

    « Flouze, flouze » ou « fuck, fuck »

    A l’été 2019, Mariama et sa nièce quittent la Côte d’Ivoire en car, direction Casablanca, au Maroc. Là-bas, elle devient à la fois nounou, femme de ménage et cuisinière pour une famille marocaine. « Je gagnais 8 euros par jour, je dormais par terre, dans la cuisine. » Exploitation, préjugés, racisme, tel est, d’après elle, son nouveau quotidien. « Un jour, au début de la crise du coronavirus, je monte dans un bus, et une personne me crache dessus en criant “pourquoi les autres meurent facilement et pas vous, les Africains ?” »

    Après avoir économisé un peu d’argent, elle se rend avec sa nièce à Dakhla, au Sahara occidental (sous contrôle marocain), dans l’espoir de rallier les Canaries à travers l’Atlantique. Les passeurs ? « C’est “flouze, flouze” ou “fuck, fuck” », résume-t-elle. Généralement, dans ce genre de voyage, les femmes sont violentées, violées, et les enfants entendent. »Mariama retient ses larmes. Elle-même n’a pas été violée – comme d’autres protégées de la Croix-Blanche – mais elle ne compte plus le nombre de fois où des policiers, des habitants, l’ont « tripotée ».

    Une nuit, à Dakhla, après avoir versé 800 euros à un passeur, elle obtient deux places à bord d’un « modeste bateau de pêche » avec quarante autres personnes. La suite restera à jamais gravée en elle : la peur, l’obscurité, les vagues, l’eau qui s’invite à bord, le visage de son frère, mort noyé, lui aussi, lors d’une traversée clandestine. Et les cris, la promiscuité… « On ne peut pas bouger. Si tu veux uriner, c’est sur toi. Je me suis dit que c’était du suicide. Je n’arrêtais pas de demander pardon à la petite. Je l’avais coincée entre mes jambes. »

    « Durant leur voyage en Afrique, beaucoup de femmes violées sont tombées enceintes. Personne ne leur a dit qu’elles avaient le droit d’avorter en Espagne », Candella, ancienne travailleuse sociale
    La traversée dure cinq jours. Une fois la frontière virtuelle espagnole franchie, tout le monde sur le bateau se met à hurler « Boza ! », un cri synonyme de « victoire » en Afrique de l’Ouest. Les secours ne sont pas loin…

    « Je m’incline devant le courage de ces femmes. Quelle résilience ! », confie Candella, 29 ans, une ancienne travailleuse sociale, si marquée par ces destins qu’elle a fini par démissionner, en février, de son poste dans une importante ONG. « A force d’écouter leurs histoires, je les ai faites miennes, je n’en dormais plus la nuit. » Comment les oublier ?« Durant leur voyage en Afrique, beaucoup de femmes violées sont tombées enceintes. Une fois aux Canaries, personne ne leur a dit qu’elles avaient le droit d’avorter en Espagne. D’autres ont découvert qu’elles avaient le #sida en arrivant ici. C’est moi qui devais le leur annoncer. »

    Depuis deux décennies, Begoña Barrenengoa, une éducatrice sociale de 73 ans, suit de près les dossiers des clandestins, et particulièrement ceux liés aux violences faites aux femmes. D’après elle, les migrantes sont « les plus vulnérables parmi les vulnérables ». D’où sa volonté de les aider à continuer leur chemin vers le nord et l’Europe continentale. Car elles ne veulent pas rester aux Canaries mais rejoindre leur famille, en particulier en France. « L’archipel n’est qu’un point de passage, il n’y a de toute façon pas de travail ici », souligne Mme Barrenengoa.

    En mars, un juge de Las Palmas a ordonné aux autorités espagnoles de ne plus bloquer les migrants désireux de se rendre sur le continent. « Avec un simple passeport – voire une copie –, ou une demande d’asile, ils ont pu voyager jusqu’à Madrid ou Barcelone, et aller en France », poursuit Begoña Barrenengoa.

    Selon Mame Cheikh Mbaye (FAAC), entre 10 000 et 15 000 personnes auraient rallié la péninsule depuis cette décision de justice, des transferts le plus souvent organisés par la Croix-Rouge. « Huit migrants sur dix arrivés cette année par la mer aux îles ont poursuivi leur voyage vers la péninsule », assurait récemment le journal canarien La Provincia.

    Aujourd’hui, la plupart des femmes rencontrées à la Croix-Blanche sont sur le territoire français. « J’ai pu voyager avec mon passeport et celui de la petite, confirme ainsi Mariama. C’est ma sœur qui a acheté mon billet d’avion pour Bilbao. » Une fois sur place, elle a pris un car jusqu’à Bordeaux, puis un Blablacar vers Ris-Orangis, au sud de Paris. Son ancienne vie est derrière elle, désormais, et elle ne veut plus parler de son périple. « Moi, je ne demande pas beaucoup, juste le minimum », confie-t-elle. Maintenant que sa nièce est bien installée, et scolarisée, la jeune Ivoirienne n’a qu’un rêve : faire venir ses deux filles en France, « un pays où l’on se sent enfin libre ».

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/10/06/ce-sont-les-oubliees-les-invisibles-de-la-migration-l-odyssee-des-femmes-afr

    #femmes #femmes_migrantes #invisibilisation #invisibilité #morts #mourir_aux_frontières #statistiques #chiffres #îles_Canaries #route_Atlantique #viols #violences_sexuelles #parcours_migratoires #grossesses #grossesse #facteurs_push #push-factors

    ping @_kg_ @isskein

    • voir aussi cette note de Migreurop (décembre 2018) :
      Femmes aux frontières extérieures de l’Union européenne

      Les Cassandre xénophobes de la « ruée vers l’Europe » appuient leurs prévisions apocalyptiques sur des images dont les femmes sont absentes : ce serait des hommes jeunes qui déferleraient par millions sur nos sociétés qui verraient alors mis à bas un équilibre des sexes – tant du point de vue quantitatif que relationnel – chèrement acquis. La médiatisation et la politisation de « l’affaire de la gare de Cologne » (31 décembre 2016) ont ainsi joué un grand rôle dans le retournement de la politique allemande vis-à-vis des exilé·e·s. Ces derniers étant décrits comme des hommes prédateurs en raison de leurs « cultures d’origine », il devenait légitime de ne pas les accueillir…

      Ce raisonnement est bien sûr vicié par de nombreux biais idéologiques, mais aussi par des erreurs factuelles et statistiques : les nouvelles entrées dans l’Union européenne (UE) sont tout autant le fait d’hommes que de femmes, et ces dernières
      représentent près de la moitié des immigré·e·s installés dans l’UE. Ce phénomène n’est pas nouveau : au début des années 1930, alors que la France était la principale « terre d’accueil » des exilé·e·s, les femmes représentaient déjà plus de 40% des arrivant·e·s. L’invisibilisation des femmes n’est certes pas propre à l’immigration mais, en l’occurrence, elle sert également un projet d’exclusion de certains hommes.
      Les exilé·e·s sont en effet quasiment absentes des « flux » les plus médiatisés : plus de 90 % des boatpeople de Méditerranée ou des mineur·e·s isolé·e·s entrant dans l’UE sont des hommes. Cela permet d’ailleurs de justifier le caractère pour le moins « viril » des dispositifs de répression les visant. La « guerre aux migrants » serait une affaire mâle ! Or, les femmes en migration, loin de voir leur supposée « vulnérabilité » prise en compte, sont également prises au piège de la militarisation des frontières. La violence de la répression redouble celle des rapports sociaux.

      http://migreurop.org/article2903.html?lang=fr

    • Voir aussi cette étude publiée par l’INED :

      Les immigrés en France : en majorité des femmes

      Les femmes sont désormais majoritaires parmi les immigrés en France. Comme nous l’expliquent Cris Beauchemin, Catherine Borrel et Corinne Régnard en analysant les données de l’enquête Trajectoires et Origines (TeO), contrairement à ce que l’on pourrait penser, la féminisation des immigrés n’est pas due seulement au regroupement familial. Les femmes migrent de plus en plus de façon autonome afin de travailler ou de faire des études.

      https://www.ined.fr/fr/publications/editions/population-et-societes/immigres-france-majorite-femmes

    • Et ce numéro de la revue Ecarts d’identité :
      Exil au feminin

      Editorial :

      Une éclaircie ?

      Une éclaircie, dit Le Robert, c’est une embellie qui « apparaît dans un ciel nuageux ou brumeux » (le ciel de cette saison qui tarde à se dégager !).

      Sur terre, c’est l’éclaircie des terrasses, des sourires retrouvés sur les visages quand ils tombent les masques. Pas complètement mais on veut y croire : on veut croire que ce monde ne s’est pas totalement effondré, qu’une vie sociale est encore possible, que le dehors peut redevenir un espace public où l’on peut respirer, échanger, frôler et non cet espace de troisième type qui s’était semi-privatisé en petits groupes se méfiant les uns des autres ! L’éclaircie aussi, relative, des lieux culturels où nourrir de nouveau son imaginaire, admirer, élucider et rêver d’autres possibles aux devenirs.

      Une éclaircie, c’est en somme comme une clairière dans une forêt touffue où l’on peut connaître un répit, se racler un peu la voix après un quasi-étouffement, reprendre souffle, ou encore une sorte d’armistice dans une « guerre »...Ce langage impayable du pouvoir ! Il recycle constamment ses armes. L’espace social est devenu une géographie qui sert désormais à « faire la guerre », avec fronts et arrières, héros et vétérans, logisticiens et unités d’interventions, etc. Une guerre déclarée à un ennemi invisible, ou trop visible au contraire ! Il s’incorpore, il s’incarne en nous, nous faisant devenir ennemis de nous-mêmes, cette « part maudite » de « nous » que l’on ne veut surtout pas voir, nous contentant de nous voiler la face, garder les distances, frictionner frénétiquement les mains, comme si ce carnaval, bien macabre pouvait nous prémunir de « nous-mêmes »... Cela préoccupe évidemment, mais cela occupe beaucoup et jusqu’à épuisement les uns et désœuvre grandement les autres, et cette pré-occupation-là fait « chaos-monde »... qui fait oublier le reste !

      Or, le reste, c’est la vie. La vie dans tous ses états sur cette terre « ronde et finie » et appartenant à tout le monde, c’est « nous » tel que ce pronom personnel le dit : un pluriel et tel qu’il est pronom réfléchi : sujet de ce « nous » constamment en devenir. Ce « nous » est de tous les genres et espèces, matières et manières, temps et espaces sur terre, réels et imaginaires, à tout moment et partout singulier et pluriel, tenant dans cette singularité-pluralité de son infiniment petit à son infiniment grand.
      Ce qui fait ce tenant, c’est l’avec : l’être-avec et le vivre-avec, sans distinctions – hormis celles qui font pluralité, multitude et multiplicité précisément – accordant des primats d’être ou de vivre aux uns au détriment des autres ou empêchant, dans le temps comme dans l’espace, les uns de devenir autrement que ce que les autres pensent qu’ils doivent être… La différence entre l’être et l’être-avec est la différence entre les métaphysiques (petites ou grandes et « indécrottables ») et le politique (le politique tel qu’il « excède » les politiques d’intérêts et de calculs et tel qu’il organise un vivre-avec et non « une autre manière de faire la guerre » !)…
      Il a fallu sans doute cette calamité virale pour nous rappeler que ce reste est en fait le tout – fait de l’avec – dont il faut se préoccuper prioritairement et partout, ce tout qui ne se contamine jamais que de ses propres éléments et depuis tous temps… Le politique consiste à en prendre soin dans ses devenirs !

      Vivre-avec et aussi penser-avec. Penser avec les un•e•s et les autres un autre rapport à ce monde, et penser avec les expériences que vivent au présent les un•e•s et les autres et ce qu’elles nous révèlent sur la manière de mieux aborder l’avenir. Il ne dépend désormais plus de quelques-uns mais de tout le monde. La revue Écarts d’identité, et c’est sa vocation, explore, depuis son premier numéro, les chemins de ce vivre-avec, notamment ceux des migrations et des exils qui nous en apprennent plus sur le devenir-monde que ce que les discours officiels en retiennent et concèdent à en dire. Dans ce numéro, ce sont les spécificités des chemins de l’exil au féminin : une double exposition aux violences de l’exil en tant que tel et à celles, réelles et symboliques, faites aux femmes. Un dossier préparé par Lison Leneveler, Morane Chavanon, Mathilde Dubesset et Djaouidah Sehili (lire l’introduction du dossier).

      Et comme à chaque fois, une fenêtre ouverte sur un horizon de beauté (notre dossier culturel). Bruno Guichard a réalisé un documentaire (Patrick Chamoiseau, ce que nous disent les gouffres) sur Patrick Chamoiseau (ami et parrain de la revue), il nous en ouvre les coulisses où se mêlent puissance poétique et conscience politique. Et une rencontre avec Meissoune Majri, comédienne et metteuse en scène, qui mène depuis 2010 une recherche esthétique interrogeant les effets du réel sur les imaginaires.

      Si, comme le dit l’adage, « à quelque chose malheur est bon », puissions-nous avancer, avec cette calamité, sur les voies de la conscience et « les chemins de la liberté »...

      Abdelattif Chaouite


      https://ecarts-identite.org/-No136-

    • Épisode 3 : Femmes migrantes invisibles

      Statistiquement plus nombreuses que les hommes sur les chemins de l’exil, les femmes sont pourtant les grandes absentes du récit médiatique et de la recherche scientifique dans le domaine des migrations.

      Pour comprendre l’invisibilité Camille Schmoll constate : “il y a aussi un peu d’auto-invisibilité de la part des femmes qui ne souhaitent pas forcément attirer l’attention sur leur sort, leur trajectoire. La migration reste une transgression” et remarque que cette absence peut servir un certain discours “ or, quand on veut construire la migration comme une menace, c’est probablement plus efficace de se concentrer sur les hommes.”

      Depuis plus d’un demi-siècle, les bénévoles de l’Association meusienne d’accompagnement des trajets de vie des migrants (AMATRAMI) viennent en aide aux personnes migrantes présentes sur leur territoire, aux femmes notamment. Camille Schmoll rappelle cette situation : “il y a toujours eu des femmes en migration. On les a simplement occultés pour différentes raisons. En fait, ce sont à l’initiative de femmes, de chercheuses féministes que depuis les années 60-70, on redécouvre la part des femmes dans ces migrations. On sait qu’elles étaient très nombreuses dans les grandes migrations transatlantiques de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle. "

      Confrontées tout au long de leurs parcours migratoires mais également dans leur pays de destination à des violences de genre, ces femmes ne sont que trop rarement prises en compte et considérées selon leur sexe par les pouvoirs publics. Majoritairement des femmes, les bénévoles de l’AMATRAMI tentent, avec le peu de moyens à leur disposition de leur apporter un soutien spécifique et adapté.  Lucette Lamousse se souvient “elles étaient perdues en arrivant, leur première demande c’était de parler le français”. Camille Schmoll observe un changement dans cette migration : “les femmes qui partent, partent aussi parce qu’elles ont pu conquérir au départ une certaine forme d’autonomie. Ces changements du point de vue du positionnement social des femmes dans les sociétés de départ qui font qu’on va partir, ne sont pas uniquement des changements négatifs”.

      https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/femmes-migrantes-invisibles


      #audio #son #podcast

  • Australia signs deal with Nauru to keep asylum seeker detention centre open indefinitely

    Australia will continue its policy of offshore processing of asylum seekers indefinitely, with the home affairs minister signing a new agreement with Nauru to maintain “an enduring form” of offshore processing on the island state.Since 2012 – in the second iteration of the policy – all asylum seekers who arrive in Australia by boat seeking protection have faced mandatory indefinite detention and processing offshore.

    There are currently about 108 people held by Australia on Nauru as part of its offshore processing regime. Most have been there more than eight years. About 125 people are still held in Papua New Guinea. No one has been sent offshore since 2014.

    However, Nauru is Australia’s only remaining offshore detention centre.PNG’s Manus Island centre was forced to shut down after it was found to be unconstitutional by the PNG supreme court in 2016. Australia was forced to compensate those who had been illegally detained there, and they were forcibly moved out, mostly to Port Moresby.

    But the Nauru detention facility will remain indefinitely.

    In a statement on Friday, home affairs minister #Karen_Andrews said a new #memorandum_of_understanding with Nauru was a “significant step forwards” for both countries.

    “Australia’s strong and successful border protection policies under #Operation_Sovereign_Borders remain and there is zero chance of settlement in Australia for anyone who arrives illegally by boat,” she said.“Anyone who attempts an illegal maritime journey to Australia will be turned back, or taken to Nauru for processing. They will never settle in Australia.”Nauru president, #Lionel_Aingimea, said the new agreement created an “enduring form” of offshore processing.

    “This takes the regional processing to a new milestone.

    “It is enduring in nature, as such the mechanisms are ready to deal with illegal migrants immediately upon their arrival in Nauru from Australia.”Australia’s offshore processing policy and practices have been consistently criticised by the United Nations, human rights groups, and by refugees themselves.

    The UN has said Australia’s system violates the convention against tortureand the international criminal court’s prosecutor said indefinite detention offshore was “cruel, inhuman or degrading treatment” and unlawful under international law.

    At least 12 people have died in the camps, including being murdered by guards, through medical neglect and by suicide. Psychiatrists sent to work in the camps have described the conditions as “inherently toxic” and akin to “torture”.In 2016, the Nauru files, published by the Guardian, exposed the Nauru detention centre’s own internal reports of systemic violence, rape, sexual abuse, self-harm and child abuse in offshore detention.

    The decision to extend offshore processing indefinitely has been met with opprobrium from those who were detained there, and refugee advocates who say it is deliberately damaging to those held.

    Myo Win, a human rights activist and Rohingyan refugee from Myanmar, who was formerly detained on Nauru and released in March 2021, said those who remain held within Australia’s regime on Nauru “are just so tired, separated from family, having politics played with their lives, it just makes me so upset”.

    “I am out now and I still cannot live my life on a bridging visa and in lockdown, but it is 10 times better than Nauru. They should not be extending anything, they should be stopping offshore processing now. I am really worried about everyone on Nauru right now, they need to be released.

    ”Jana Favero from the Asylum Seeker Resource Centre said the new memorandum of understanding only extended a “failed system”.“An ‘enduring regional processing capability’ in Nauru means: enduring suffering, enduring family separation, enduring uncertainty, enduring harm and Australia’s enduring shame.

    “The #Morrison government must give the men, women and children impacted by the brutality of #offshore processing a safe and permanent home. Prolonging the failure of #offshore_processing on Nauru and #PNG is not only wrong and inhumane but dangerous.”

    https://www.theguardian.com/australia-news/2021/sep/24/australia-signs-deal-with-nauru-to-keep-asylum-seeker-detention-centre-

    #Australie #Pacific_solution #asile #migrations #réfugiés #Nauru #externalisation #île #détention #emprisonnement

    • Multibillion-dollar strategy with no end in sight: Australia’s ‘enduring’ offshore processing deal with Nauru

      Late last month, Home Affairs Minister #Karen_Andrews and the president of Nauru, #Lionel_Aingimea, quietly announced they had signed a new agreement to establish an “enduring form” of offshore processing for asylum seekers taken to the Pacific island.

      The text of the new agreement has not been made public. This is unsurprising.

      All the publicly available information indicates Australia’s offshore processing strategy is an ongoing human rights — not to mention financial — disaster.

      The deliberate opaqueness is intended to make it difficult to hold the government to account for these human and other costs. This is, of course, all the more reason to subject the new deal with Nauru to intense scrutiny.
      Policies 20 years in the making

      In order to fully understand the new deal — and the ramifications of it — it is necessary to briefly recount 20 years of history.

      In late August 2001, the Howard government impulsively refused to allow asylum seekers rescued at sea by the Tampa freighter to disembark on Australian soil. This began policy-making on the run and led to the Pacific Solution Mark I.

      The governments of Nauru and Papua New Guinea were persuaded to enter into agreements allowing people attempting to reach Australia by boat to be detained in facilities on their territory while their protection claims were considered by Australian officials.

      By the 2007 election, boat arrivals to Australia had dwindled substantially.

      In February 2008, the newly elected Labor government closed down the facilities in Nauru and PNG. Within a year, boat arrivals had increased dramatically, causing the government to rethink its policy.

      After a couple of false starts, it signed new deals with Nauru and PNG in late 2012. An expert panel had described the new arrangements as a “necessary circuit breaker to the current surge in irregular migration to Australia”.

      This was the Pacific Solution Mark II. In contrast to the first iteration, it provided for boat arrivals taken to Nauru and PNG to have protection claims considered under the laws and procedures of the host country.

      Moreover, the processing facilities were supposedly run by the host countries, though in reality, the Australian government outsourced this to private companies.

      Despite the new arrangements, the boat arrivals continued. And on July 19, 2013, the Rudd government took a hardline stance, announcing any boat arrivals after that date would have “have no chance of being settled in Australia as refugees”.
      New draconian changes to the system

      The 1,056 individuals who had been transferred to Nauru or PNG before July 19, 2013 were brought to Australia to be processed.

      PNG agreed that asylum seekers arriving after this date could resettle there, if they were recognised as refugees.

      Nauru made a more equivocal commitment and has thus far only granted 20-year visas to those it recognises as refugees.

      The Coalition then won the September 2013 federal election and implemented the military-led Operation Sovereign Borders policy. This involves turning back boat arrivals to transit countries (like Indonesia), or to their countries of origin.

      The cumulative count of interceptions since then stands at 38 boats carrying 873 people. The most recent interception was in January 2020.

      It should be noted these figures do not include the large number of interceptions undertaken at Australia’s request by transit countries and countries of origin.

      What this means is the mere existence of the offshore processing system — even in the more draconian form in place after July 2013 — has not deterred people from attempting to reach Australia by boat.

      Rather, the attempts have continued, but the interception activities of Australia and other countries have prevented them from succeeding.

      No new asylum seekers in Nauru or PNG since 2014

      Australia acknowledges it has obligations under the UN Convention Relating to the Status of Refugees — and other human rights treaties — to refrain from returning people to places where they face the risk of serious harm.

      As a result, those intercepted at sea are given on-water screening interviews for the purpose of identifying those with prima facie protection claims.

      Those individuals are supposed to be taken to Nauru or PNG instead of being turned back or handed back. Concerningly, of the 873 people intercepted since 2013, only two have passed these screenings: both in 2014.

      This means no asylum seekers have been taken to either Nauru or PNG since 2014. Since then, Australia has spent years trying to find resettlement options in third countries for recognised refugees in Nauru and PNG, such as in Cambodia and the US.

      As of April 30, 131 asylum seekers were still in PNG and 109 were in Nauru.

      A boon to the Nauruan government

      Australia has spent billions on Pacific Solution Mark II with no end in sight.

      As well as underwriting all the infrastructure and operational costs of the processing facilities, Australia made it worthwhile for Nauru and PNG to participate in the arrangements.

      For one thing, it promised to ensure spillover benefits for the local economies by, for example, requiring contractors to hire local staff. In fact, in 2019–20, the processing facility in Nauru employed 15% of the country’s entire workforce.

      And from the beginning, Nauru has required every transferee to hold a regional processing centre visa. This is a temporary visa which must be renewed every three months by the Australian government.

      The visa fee each time is A$3,000, so that’s A$12,000 per transferee per year that Australia is required to pay the Nauruan government.

      Where a transferee is found to be a person in need of protection, that visa converts automatically into a temporary settlement visa, which must be renewed every six months. The temporary settlement visa fee is A$3,000 per month — again paid by the Australian government.

      In 2019-20, direct and indirect revenue from the processing facility made up 58% of total Nauruan government revenue. It is no wonder Nauru is on board with making an “enduring form” of offshore processing available to Australia.

      ‘Not to use it, but to be willing to use it’

      In 2016, the PNG Supreme Court ruled the detention of asylum seekers in the offshore processing facility was unconstitutional. Australia and PNG then agreed to close the PNG facility in late 2017 and residents were moved to alternative accommodation. Australia is underwriting the costs.

      Australia decided, however, to maintain a processing facility in Nauru. Senator Jim Molan asked Home Affairs Secretary Michael Pezzullo about this in Senate Estimates in February 2018, saying:

      So it’s more appropriate to say that we are not maintaining Nauru as an offshore processing centre; we are maintaining a relationship with the Nauru government.

      Pezzullo responded,

      the whole purpose is, as you would well recall, in fact not to have to use those facilities. But, as in all deterrents, you need to have an asset that is credible so that you are deterring future eventualities. So the whole point of it is actually not to use it but to be willing to use it.

      This is how we ended up where we are now, with a new deal with the Nauru government for an “enduring” — that is indefinitely maintained — offshore processing capability, at great cost to the Australian people.

      Little has been made public about this new arrangement. We do know in December 2020, the incoming minister for immigration, Alex Hawke, was told the government was undertaking “a major procurement” for “enduring capability services”.

      We also know a budget of A$731.2 million has been appropriated for regional processing in 2021-22.

      Of this, $187 million is for service provider fees and host government costs in PNG. Almost all of the remainder goes to Nauru, to ensure that, beyond hosting its current population of 109 transferees, it “stands ready to receive new arrivals”.

      https://theconversation.com/multibillion-dollar-strategy-with-no-end-in-sight-australias-enduri
      #new_deal

  • Cartographies interactives - Cartoviz

    https://www.institutparisregion.fr/cartographie/cartographies-interactives-cartoviz

    L’Institut Paris Region conçoit des cartes interactives qui offrent un accès à une information géographique de référence sur l’Île-de-France. Développées en partenariat avec Esri France, les cartes de la famille Cartoviz sont augmentées par de la datavisualisation pour une découverte simplifiée mais riche des enjeux et dynamiques territoriales. L’Institut développe également des applications, des cartes 3D et des story maps sur des focus thématiques.

    #cartoexperiment #cartographie #paris #ile-de-france

  • Sur l’#île grecque de #Kos, la #détention des demandeurs d’asile est quasi systématique

    Depuis la fin 2019, presque tous les nouveaux arrivants sont mis en détention dans le seul centre de rétention de la mer Egée. Les ONG craignent que cette pratique ne soit étendue aux autres îles, où de nouveaux camps fermés sont en construction.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/07/24/sur-l-ile-grecque-de-kos-la-detention-des-demandeurs-d-asile-est-quasi-syste
    #asile #migrations #réfugiés #centres_fermés #Grèce #îles

  • La Métropole du #Grand_Paris, enjeu caché des élections municipales de 2020
    https://metropolitiques.eu/La-Metropole-du-Grand-Paris-enjeu-cache-des-elections-municipales-de

    La #métropole du Grand Paris survivra-t-elle à la #région #Île-de-France et à l’égoïsme des territoires riches ? À la veille des élections des 20 et 27 juin 2021, Philippe Subra et Wilfried Serisier mettent en lumière l’histoire d’une institution métropolitaine faible et méconnue du grand public. En Île-de-France, un des enjeux des #élections_municipales de 2020 fut la désignation des élus siégeant, à l’échelle de la zone dense de l’agglomération, au Conseil métropolitain et à l’exécutif de la Métropole du Grand #Terrains

    / Grand Paris, métropole, Île-de-France, région, élections municipales, #gouvernance

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-subra-serisier2.pdf

  • Le corps sans vie d’un homme retrouvé dans la #Bidassoa

    Les secours ont repêché ce matin le #cadavre d’un homme noir dans la Bidassoa, à #Irun. Il s’agissait d’un exilé qui s’est noyé en tentant de rejoindre #Hendaye à la nage. Un autre jeune âgé de 16 ans a été secouru par des Hendayais avant d’être expulsé par les gendarmes.

    Ce samedi matin à Irun, du côté de l’#île_aux_Faisans, les pompiers ont retrouvé un corps sans vie sur les rives de la Bidassoa. Il s’agit d’un homme noir, un migrant qui a péri en traversant le fleuve à la nage pour se rendre sur les rives de l’Etat français, comme l’ont confirmé au site Naiz les pompiers d’Hendaye (https://www.naiz.eus/eu/info/noticia/20210522/rescatan-el-cuerpo-sin-vida-de-una-persona-en-el-rio-bidasoa).

    Selon la radio Antxeta Irratia (https://twitter.com/antxetairratia/status/1396063752856932359), des kayakistes du club Santiagoarrak ont fait cette macabre découverte vers 11 heures du matin, avant que les secours n’interviennent.

    De plus, Irungo Harrera Sarea (IHS) a signalé qu’une autre personne migrante, un adolescent de 16 ans, a été secouru par des Hendayais à l’issue de sa traversée de la Bidassoa. Selon Naiz, les gendarmes l’ont expulsé dans les deux heures qui ont suivi. Le réseau IHS a appelé à un rassemblement ce dimanche à 11h30 à Azken Portu, où a été retrouvé le corps sans vie du migrant.

    Déjà un décès le mois dernier

    Il y a un mois, un Erythréen avait été retrouvé mort à Irun (https://www.mediabask.eus/fr/info_mbsk/20210419/le-corps-d-un-erythreen-retrouve-mort-a-irun), non loin de la Bidassoa. Selon la police locale, la Ertzaintza, le jeune homme se serait suicidé par pendaison. Le réseau Irungo Harrera Sarea avait alors exigé des institutions qu’elles prennent leurs responsabilités dans cette affaire (https://www.naiz.eus/eu/hemeroteca/gara/editions/2021-04-22/hemeroteca_articles/eritrear-baten-heriotzaren-harira-ardurak-eskatu-ditu-harrera-sareak).

    Au #Pays_Basque Nord, l’Hendayais Tom Dubois avait fait part dans un entretien (https://www.mediabask.eus/fr/info_mbsk/20210317/un-jeune-guineen-qui-traversait-la-bidasoa-secouru-par-des-hendayais) à MEDIABASK le 17 mars dernier de son inquiétude qu’un tel drame se produise. Le 13 mars, avec des amis, il a porté secours à un jeune Guinéen qui venait d’arriver sur les rives hendayaises de la Bidassoa après l’avoir traversé à la nage depuis Irun.

    Manifestation le 29 mai

    Les associations Diakite, Etorkinekin, la Cimade et Irungo Harrera Sarea ont appelé à une mobilisation le 29 mai (https://www.mediabask.eus/eu/info_mbsk/20210521/manifestation-a-irun-et-hendaye-pour-les-droits-des-migrants). Deux colonnes au départ des mairies d’Irun et d’Hendaye se rejoindront pour une manifestation commune, pour défendre les droits des personnes migrantes.

    https://www.mediabask.eus/eu/info_mbsk/20210522/le-corps-sans-vie-d-un-jeune-homme-retrouve-dans-la-bidassoa

    #décès #morts #mourir_aux_frontières #Espagne #rivière #montagne #fleuve #migrations #asile #réfugiés #frontières #France #Pyrénées

    ping @isskein
    via @karine4

    –-

    ajouté à la métaliste sur les personnes mortes dans les Pyrénées :
    https://seenthis.net/messages/932889

    • #Yaya_Karamoko, 28 ans, meurt noyé à la frontière franco-espagnole

      Il avait 28 ans et rêvait de rejoindre la France dans l’espoir d’un avenir meilleur. Yaya Karamoko, originaire de Mankono en Côte d’Ivoire, est mort noyé dans la Bidassoa en voulant traverser le fleuve à la frontière franco-espagnole, le 22 mai. Mediapart retrace son parcours.

      « Il avait l’intention de s’installer en France… Il voulait travailler et sortir sa famille de la galère », souffle Hervé Zoumoul. Depuis deux semaines, cet activiste des droits humains, bénévole à Amnesty International France, remue ciel et terre pour mettre un nom et un visage sur celui qui s’est noyé le 22 mai dernier, à l’âge de 28 ans, en traversant la Bidassoa, un fleuve à la frontière franco-espagnole, dans le Pays basque. Il s’appelait Yaya Karamoko et avait commencé son périple depuis la Côte d’Ivoire, en passant par le Maroc, les Canaries et l’Espagne continentale.

      Selon Xabier Legarreta Gabilondo, responsable chargé des migrations et de l’asile au Pays basque espagnol, c’est la première fois qu’une personne exilée meurt dans la Bidassoa en empruntant cette route migratoire. « La police autonome de l’Euskadi m’a appelé le 22 mai pour m’apprendre que le corps de Yaya avait été retrouvé dans le fleuve. Le gouvernement basque souhaite dire toute sa consternation face à un événement si triste : il est choquant qu’une personne perde la vie en essayant de rechercher une opportunité. »

      Dans les jours qui suivent le décès, les autorités semblent perdues. « C’est moi qui ai appelé les proches de Yaya, avec l’aide de la communauté ivoirienne, pour les mettre au courant de son décès », confie l’écrivaine et militante Marie Cosnay, qui découvre avec surprise qu’aucune « information officielle » ne leur est parvenue en Côte d’Ivoire. La voix brisée et les silences songeurs, elle est encore sous le choc. Usée, aussi, par ses efforts d’investigation.

      « J’ai appelé la police basque et la cour d’Irun, mais ils ne savent rien. Je n’arrive pas à connaître le protocole dans un tel cas, tout le monde est très démuni. Il y a une faillite des États et des institutions légales », pointe-t-elle dix jours après le drame, avant de préciser que le corps du jeune homme était, à ce stade, toujours à l’institut médicolégal de San Sebastián, et que les proches présents sur le territoire français devaient « se constituer parties civiles » pour pouvoir le voir. « Nous avons tenté de faciliter les échanges entre le juge en charge du dossier de Yaya et les membres de sa famille, afin que le contact puisse être établi », assure de son côté le responsable des migrations et de l’asile du gouvernement basque, sans donner plus de détails.

      Au lendemain du drame, alors que la presse locale évoque le corps d’un « migrant » retrouvé dans la Bidassoa, un collectif de soutien aux exilés organise un rassemblement spontané sur le pont Santiago aux abords du fleuve. Près de 1 000 personnes sont là pour protester contre les frontières et les politiques migratoires qui conduisent à la mort les personnes en exil, à la recherche d’un pays sûr ou de meilleures conditions de vie. À cet instant, pour Marie Cosnay, présente dans la foule, l’urgence est aussi de retracer l’histoire de Yaya afin qu’il ne tombe pas dans l’oubli.

      « Son seul objectif était d’aller en Europe »

      Le visage rond et le regard vif, le jeune Ivoirien rêvait « d’une vie meilleure », confie un ami à lui, qui a partagé sa chambre durant plusieurs mois à Dakhla, au Maroc. « Comme tout jeune Africain, il était passionné de football. Ici, on n’a pas la télévision alors on allait voir les matchs dans un café. Il adorait le club de Chelsea ! », se souvient-il. Et d’ajouter : « C’était quelqu’un de sympa, tranquille, qui ne parlait pas beaucoup. Il était souvent triste, son seul objectif était d’aller en Europe. »

      Originaire de Mankono (Côte d’Ivoire), où il grandit et quitte le lycée en classe de terminale, il travaille un temps comme chauffeur de taxi à Abidjan, puis dans le BTP. « On a grandi ensemble dans le même village, raconte son cousin Bakary tout en convoquant ses souvenirs. On partageait tout, même nos habits et nos chaussures. Il était ouvert aux autres et aimait rassembler les gens. » Souriant, drôle et taquin, aussi. « Il aimait beaucoup jouer au foot mais ne marquait jamais », ajoute-t-il dans un éclat de rire teinté de tristesse.

      Son père décédé, c’est pour aider sa famille qu’il décide de tenter sa chance en Europe début 2021, rapporte Hervé Zoumoul qui a retrouvé un certain nombre de ses proches pour remonter le fil de sa courte vie. Yaya s’envole au Maroc, où il travaille durant plusieurs mois d’abord comme maçon, puis dans une usine de conservation de poissons pour financer la traversée auprès d’un passeur qui lui demande 2 500 euros. À ses côtés, dans la pirogue qui lui promet une vie nouvelle, il prend soin de son neveu, âgé de seulement 11 ans. Ses parents ont fourni à Yaya une autorisation parentale, que Mediapart a pu consulter, l’autorisant à « effectuer un voyage [au] Maroc » en sa compagnie.

      « Il m’a raconté la traversée du Maroc aux Canaries et ce n’était vraiment pas facile, poursuit l’ami de Yaya basé à Dakhla. Ils se sont perdus et sont restés cinq jours en mer. Des personnes se sont jetées à l’eau, il y a eu des morts. Selon ses dires, le capitaine du convoi et plusieurs autres ont été arrêtés parce qu’ils n’ont pas déclaré les disparus aux autorités à leur arrivée [le 16 mars – ndlr]. » Depuis 2020, cette route particulièrement dangereuse via les Canaries s’est réactivée, notamment depuis le Sénégal et le sud du Sahara occidental, faisant gonfler le nombre d’arrivées sur l’archipel espagnol (lire ici notre entretien, ou là notre reportage).

      « L’enfant qui accompagnait Yaya a finalement été pris en charge dans un centre pour mineurs aux Canaries et y est resté », explique Marie Cosnay. « Yaya a poursuivi sa route, enchaîne Hervé Zoumoul. Il était avec un groupe de personnes transféré le 22 avril en Espagne continentale. » Lui et trois de ses compagnons de route arrivent d’abord à Malaga et remontent petit à petit vers le nord, de Grenade à Madrid, jusqu’à atteindre Irun dans le Pays basque le 15 mai.

      Ils sont accueillis dans un centre d’accueil pour migrants de la Croix-Rouge, placé sous l’autorité de la communauté autonome du Pays basque espagnol. Ils quittent les lieux le 16 mai, précise Hervé Zoumoul, également à l’origine de la plateforme « Protégeons les migrants, pas les frontières ». « À partir de là, ni ses amis ni sa famille n’ont réussi à joindre Yaya. Ils ont supposé qu’il avait changé de numéro ou perdu son téléphone... » Jusqu’à la terrible nouvelle.

      Les trois amis de Yaya, avec qui il a traversé l’océan Atlantique depuis Dakhla jusqu’aux Canaries, puis rejoint l’Espagne continentale un mois plus tard, ont tous gagné la France. Contacté par Mediapart, l’un d’entre eux a préféré rester silencieux. « C’est très difficile pour eux. Ils ont été obligés de se séparer pour ne pas être repérés par la police. Yaya n’a pas réussi à traverser, eux ont survécu », résume Hervé Zoumoul.

      Yaya Karamoko laisse derrière lui une mère âgée et plusieurs frères et sœurs sans ressources. « Il représentait tous mes espoirs. C’est grâce à lui que je suis ici, il m’a aidée à fuir mon domicile au pays car j’étais victime de violences conjugales, sanglote Aminata, une cousine de Yaya, actuellement au Maroc. Il devait m’aider pour la suite... Comment je vais faire s’il ne vit plus ? »

      Celle qui avait pour projet de le rejoindre en France se dit aujourd’hui perdue. « Les gens à Mankono n’arrivent pas à croire qu’il est décédé, complète son cousin Bakary. Je ne sais pas si sa mère tiendra longtemps avec cette nouvelle. Je ne pourrai jamais l’oublier. » Faute de moyens, le corps de Yaya ne pourra pas être rapatrié en Côte d’Ivoire. « Sa famille ne peut pas se permettre de payer pour cela. Il sera donc enterré en Espagne », précise Hervé Zoumoul.

      Combien de morts devra-t-il encore y avoir aux portes de l’Europe et de la France pour espérer voir une once de changement dans nos politiques migratoires ? « Il est temps d’exiger des engagements collectifs tant au Pays basque qu’en Espagne et en Europe. Il est temps de revendiquer de l’humanité et des droits dans les politiques migratoires, d’accueil et de transit », conclut Xabier Legarreta Gabilondo. Le gouvernement basque a demandé au gouvernement espagnol l’organisation d’une réunion pour en discuter. »

      https://www.mediapart.fr/journal/international/070621/yaya-karamoko-28-ans-meurt-noye-la-frontiere-franco-espagnole

  • Bréhat : l’île aux fleurs et sans voitures
    http://carfree.fr/index.php/2021/05/21/brehat-lile-aux-fleurs-et-sans-voitures

    En 2012, on avait parlé de l’île de Bréhat sans voitures. Aujourd’hui, le journal télévisé de 13 heures sur France 2 fait un reportage sur Bréhat, « l’île aux fleurs et Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Îles_sans_voitures #Marche_à_pied #Vélo #Vie_sans_voiture #bretagne #îles_sans_voitures #médecine #sans_voiture #témoignage #vidéo

  • Les #mémoires comme ressources et enjeux. Dimensions spatiales, politiques et sociales

    Dominique Chevalier
    Les mémoires comme ressources et enjeux. Dimensions spatiales, politiques et sociales [Texte intégral]
    Memories as resources and stakes. spatial, political and social dimensions

    Jean-Luc Poueyto
    Lieux vénérés puis oubliés : L’exemple de #mémoires_familiales #manouches [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Venerated, then forgotten spaces : the example of Manouche family memories

    Dominique Chevalier, François Duchene et Thomas Zanetti
    Palimpsestes mémoriels, #gentrification inachevée et voisinages migratoires : l’exemple de commerces de #La_Guillotière à #Lyon [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Memory palimpsests, unfinished gentrification and migratory neighborhoods : the example of La Guillotière businesses in Lyon

    Elisa Aumoitte
    Sans mémoire des lieux ni lieux de mémoire. La #Palestine invisible sous les #forêts_israéliennes [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Without memory of places or places of memory.Invisible Palestine under israeli forests

    Anne Hertzog et Rafiq Ahmad
    Un #cimetière chinois dans la #Somme : #pratiques_mémorielles, lieu de #co-présence et territorialités diasporiques [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    A chinese cemetery in Somme : remembrance practices, place of co-presence and diasporic dynamics
    #diaspora

    William Robin-Detraz
    #Haut-lieu et appropriations de la mémoire des #tirailleurs_sénégalais : le #Tata de #Chasselay (69) [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    “Haut-lieu” and appropriations of the memory of African Colonial Soldiers : the Tata of Chasselay

    Aliou Gaye
    Processus de #patrimonialisation et mise en #tourisme des mémoires collectives de l’#esclavage à l’#île_de_Gorée [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Patrimonialization process and setting in tourism of collective memories of slavery on the island of Goree
    #Gorée

    Marie Pouillès Garonzi
    « Un musée à ciel ouvert ». Les traces du passé conflictuel dans les #espaces_publics chypriotes [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    “An open-air museum”. Traces of the conflicting past in cypriot public spaces
    #espace_public #Chypre

    Thibault Ducloux
    Là où s’échouent les destinées. Les #prisons, dévoreuses de mémoires ? [Texte intégral disponible en décembre 2021]
    Where destinies run aground. Do jails crush social memories ?

    https://journals.openedition.org/bagf/6655

    #revue #mémoire #géographie

  • #Sénégal, les pirogues de la dernière chance

    Début mars, des #révoltes populaires d’une ampleur inédite ont secoué le Sénégal. Aux origines profondes de cette colère, une situation sociale et économique catastrophique, empirée par la #pandémie. C’est cette même #précarité doublée d’un avenir obstinément bouché qui pousse de nombreux jeunes à prendre la mer en direction de l’Europe, par les Canaries. Un périple trop souvent meurtrier. Des militants et voyageurs sénégalais nous ont parlé de cette #route_atlantique, de ses dangers, et de ce qui pousse tant de personnes à braver la mort.


    http://cqfd-journal.org/Senegal-les-pirogues-de-la

    #cartographie #visualisation #asile #migrations #réfugiés #risques #Afrique_de_l'Ouest #Canaries #îles_Canaries

  • Chute de la biodiversité en Île-de-France : encore la faute de Le Corbusier ?
    https://metropolitiques.eu/Chute-de-la-biodiversite-en-Ile-de-France-encore-la-faute-de-Le-Corb

    Critiquant les interprétations avancées dans l’exposition et l’ouvrage Capital agricole, Luc Laurent examine les causes de l’artificialisation croissante des sols : selon lui, les sources de la crise environnementale seraient avant tout politiques et liées à l’idéologie productiviste du siècle dernier. Capital agricole est une exposition qui s’est tenue au Pavillon de l’Arsenal, enrichie d’un catalogue (Rosenstiehl 2019) qui examine la question pertinente du rapport de l’agriculture à l’urbain en #Débats

    / biodiversité, #aménagement, #artificialisation_des_sols, #urbanisme, #agriculture, #Île-de-France, (...)

    #biodiversité #nature
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_laurent.pdf

  • #Covid-19 un an après : à réanimation et soins critiques saturés, surmortalité assurée

    Plusieurs travaux scientifiques récents ont mis en évidence une surmortalité liée au taux d’occupation de ces services clés. Ce que confirment des médecins-réanimateurs inquiets de la situation.
    Par Chloé Hecketsweiler et Gary Dagorn

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/01/covid-19-la-saturation-des-reanimations-une-impasse-dangereuse_6075185_3244.

    Les mesures annoncées par Emmanuel Macron, mercredi 31 mars, suffiront-elles à éviter un nouvel accroissement des décès liés au Covid-19 ? En #Ile-de-France, les dés sont déjà jetés, estiment certains médecins, en rappelant que les personnes qui arriveront en réanimation au cours des deux prochaines semaines ont déjà été contaminées.

    Entre 2 900 et 4 000 patients pourraient être hospitalisés en soins critiques dans la région le 22 avril malgré un confinement strict appliqué dès le 1er avril, selon des modélisations dévoilées ce week-end en réunion de crise par la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Ils étaient un peu moins de 2 700 au pic de la première vague , il y a un an. « C’est totalement effrayant. Il me paraît clair qu’on va dans le mur », estime, la voix blanche, l’un des participants.

    Pour faire face, les hôpitaux franciliens ouvrent à marche forcée de nouveaux lits, mais cette stratégie a ses limites, comme le soulignent plusieurs travaux scientifiques parus récemment.
    Une équipe de chercheurs du département des anciens combattants aux Etats-Unis s’est spécifiquement penchée, dans une étude publiée le 19 janvier dans le Journal of the American Medical Association , sur l’évolution de la mortalité hospitalière en lien avec la saturation des services de soins critiques. Basée sur une cohorte de 8 516 patients presque exclusivement masculins (94,1 %) ayant été hospitalisés dans les 88 établissements gérés par la Veterans Health Administration entre mars et août 2020, celle-ci conclut à une nette #surmortalité corrélée au niveau d’occupation de ces services.

    Risque net de surmortalité

    Ainsi, ces chercheurs ont observé que les patients soignés lorsque les services étaient à plus de 100 % de leur capacité initiale avaient 2,35 fois plus de probabilité de mourir que ceux soignés lorsque le taux d’occupation était faible (inférieur à 25 %).

    Des conclusions que partage une équipe de scientifiques britanniques, dont l’étude de cohorte a étudié les trajectoires de 6 686 patients hospitalisés en Angleterre entre le 2 avril et le 1er décembre 2020, et prépubliée sur le site MedRxiv.org. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.01.11.21249461v2 Ces chercheurs estiment qu’un patient a 18 % de plus de risque de mourir en #soins_critiques lorsque le taux d’occupation est supérieur à 85 %, que lorsque ce taux est situé entre 45 % et 85 %.

    « La différence en termes de risques pour un homme de 70 ans sans comorbidité admis dans un service de réanimation très occupé par rapport à un service peu occupé est équivalente à y être admis en étant âgé de dix ans de plus » , explique l’équipe de Harrison Wilde, l’auteur principal. Les conclusions des chercheurs britanniques rejoignent ainsi celles d’une équipe belge qui, la première, en décembre 2020, a mis en évidence un risque net de surmortalité de 42 % dans les services de réanimation du pays lorsque ceux-ci sont saturés.

    Une étude de l’Institut Pasteur, publiée le 21 mars dans The Lancet, parvient à des conclusions similaires. Les chercheurs ont étudié une cohorte de 198 846 hospitalisations (du 13 mars au 30 novembre 2020) et ont mis en évidence une plus grande probabilité de décès parmi les patients hospitalisés pour Covid-19 lorsque les services de #réanimation approchent de la saturation. « Alors que nous avons observé une large réduction des probabilités d’être admis en réanimation et de mourir pour les patients hospitalisés au cours du temps, ces progrès ont partiellement reculé lorsque le nombre de cas a recommencé à croître », concluent les auteurs. Manière de dire que l’amélioration de la prise en charge après la première vague s’explique aussi par la décrue du nombre de patients du mois de mai.

    Difficile de faire du « sur-mesure »

    Les explications à ces phénomènes sont multiples : soignants en nombre insuffisant ou peu habitués aux soins critiques, plus grande difficulté à faire du « sur-mesure » pour chaque patient, obligation de « prioriser » les malades.

    En théorie, le nombre de #soignants doit être en adéquation avec le nombre de lits ouverts : deux infirmiers pour cinq patients en réanimation, et huit patients en unité de soins continus. « Si on respecte ce ratio, on doit réussir à prendre en charge les patients correctement », estime Alexandre Demoule, chef de service de réanimation à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. A personnel constant, son service tourne aujourd’hui grâce aux heures supplémentaires et au report de congés. « Cela peut être source de fatigue est donc d’erreur », admet le médecin en soulignant que les équipes tiennent en se disant que « c’est un mauvais moment à passer ».

    Dans son service, sept lits ont été « sanctuarisés » pour des patients non Covid-19, et les quinze autres sont désormais occupés par des patients Covid-19. Une « annexe » a été ouverte avec sept lits de réanimation supplémentaires, auxquels s’ajoutent huit à douze lits de soins intensifs pour les malades non intubés.
    Selon lui, le risque d’une moins bonne prise en charge existe surtout lorsque l’ouverture de nouveaux lits conduit à faire appel à des soignants peu ou pas habitués à la réanimation. « Dans ce cas, on ne peut pas exclure que la qualité des soins diminue », souligne Alexandre Demoule, en précisant que la perte de chance pour les patients est difficile à objectiver.

    « Prise en charge dégradée, résultat dégradé »

    « Chez nous, les infirmiers passent un mois en intégration, en binôme avec un autre infirmier, et il leur faut un an pour être à l’aise », rappelle le réanimateur. « Nous avons tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme mais pas grand-chose n’a été fait jusqu’à l’automne 2020 », regrette-t-il en soulignant que les formations express mises alors en place par la direction générale de l’offre de soins (DGOS) ne sont « pas du tout suffisantes ».

    « Quand la prise en charge est dégradée, le résultat est dégradé », confirme Nicolas Van Grunderbeeck, réanimateur à Arras, dans le Pas-de-Calais. « Face à une maladie grave et complexe comme le Covid, on a besoin d’être plus nombreux à réfléchir pour personnaliser la prise en charge. On ne peut pas faire de la médecine à la chaîne », insiste-t-il. « Il y a un risque que l’hôpital craque », avertit-il, en rappelant que « des ventilateurs sans personne pour s’en occuper, cela ne sert à rien ».

    Dans ce département, près de 140 patients sont déjà hospitalisés en soins critiques, contre un peu plus de 120 au pic de la première vague. Impossible dans ce contexte pour les services de réanimation de prendre en charge tous les malades graves. « Nous sommes contraints d’être plus sélectifs, et de revoir nos critères d’admission. Il y a beaucoup de non-dits là-dessus », regrette Nicolas Van Grunderbeeck, appelant à « davantage d’honnêteté et de transparence » sur ce sujet. Un an après le début de la pandémie, se retrouver à « prioriser » les patients, comme on dit dans le jargon, est « très difficile à vivre », lâche-t-il. Là aussi la perte de chance est difficile à mesurer : certains malades vont « passer le cap » malgré tout, d’autres décéderont sans qu’on sache si un passage en réanimation aurait changé quelque chose.

    Les médecins rappellent aussi ce que signifie un taux d’occupation de _« 100 % » des lits de réanimation – voire davantage – par des patients Covid-19 : « C’est beaucoup au prix de la déprogrammation qu’on va réussir à ouvrir le nombre de lits nécessaires, rappelle Alexandre Demoule. Mais quand on déprogramme, des patients n’ont pas leur intervention dans les temps et cela a un coût en termes de santé publique. »

    une an sans former ces 1000 à 1500 infirmiers en réa qui manquent aujourd’hui. à se demander combien faut de pandémies

  • L’UE alloue 276 millions d’euros à la Grèce et appelle la Turquie à reprendre les migrants déboutés

    La commissaire européenne Ylva Johansson a appelé lundi, de l’île grecque de #Lesbos, la « Turquie à réadmettre d’urgence les migrants » renvoyés de Grèce, assurant par ailleurs que l’Union européenne allait allouer 276 millions d’euros à la construction de nouveaux camps d’accueil en #mer_Egée.

    La commissaire européenne aux Affaires intérieures chargée des migrations s’est rendue sur place pour pousser le gouvernement grec à agir plus rapidement en vue de l’ouverture avant l’hiver prochain de tels camps sur cette île, ainsi que sur celles de #Samos, #Chios, #Leros et #Kos, et à améliorer les #conditions_d'hébergement des quelque 14.000 demandeurs d’asile qui s’y trouvent.

    Ylva Johansson a par ailleurs exhorté la Turquie « à réadmettre d’urgence les migrants » renvoyés de Grèce, tandis que les présidents de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Conseil européen Charles Michel se rendront à Ankara le 6 avril pour rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan.

    Le ministre grec des Migrations Notis Mitarachi a rappelé lundi que la Grèce avait demandé à la Turquie de reprendre sur son territoire 1.450 personnes qui avaient été déboutées du droit d’asile sur les #îles grecques.

    La commissaire européenne a en outre souligné que « la question migratoire devait être européanisée » et qu’il ne fallait pas laisser les Etats membres aux #frontières_extérieures de l’UE seuls face à la gestion de cette crise. Elle a jugé « impératif » de trouver « de nouvelles #solutions_politiques » pour partager le #fardeau entre les pays européens, estimant que « depuis trois ans, il n’y a pas eu de progrès » en ce sens. Elle a dit « comprendre » que « la patience a ses limites » et qu’à Lesbos, notamment, "la limite était « proche ».

    Illustration de la #colère des insulaires, Ylva Johansson a été confrontée à la fronde de 300 habitants de Lesbos qui ont manifesté devant le bâtiment où se déroulait sa conférence de presse pour s’opposer à la mise en place d’un nouveau camp.

    « Non aux structures sur l’île », pouvait-on lire sur une banderole déployée avant l’arrivée de la commissaire européenne et du ministre grec des Migrations. Lors de la même conférence de presse, Notis Mitarachi a annoncé que les camps de Samos, Kos et Leros ouvriraient d’ici trois mois. Les autres avant décembre 2021, a-t-il dit à l’AFP.

    Le gouvernement avait promis il y a longtemps un nouveau camp pour remplacer celui de #Moria, détruit en septembre dans un incendie, mais sa construction s’était heurtée à l’opposition de la population et des autorités locales, lassées par la présence des demandeurs d’asile sur leur île depuis la crise migratoire de 2015. Le nouveau camp de Lesbos doit voir le jour dans la localité de #Pali, à une demi-heure de route de la capitale de cette île, Mytilène. Depuis l’incendie de Moria, quelque 8.000 migrants sont toujours regroupés dans des installations provisoires où leurs #conditions_de_vie ont été extrêmement difficiles cet hiver.

    La Grèce doit enquêter

    Interrogée sur les accusations de refoulements de migrants par les garde-côtes grecs en mer Egée, Ylva Johansson a estimé que « la Grèce peut faire plus en matière d’investigations ».

    « Il y a des cas particuliers qui, je le pense vraiment, doivent être examinés de près », a-t-elle exhorté, se disant « très préoccupée » par les rapports établis par le Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU.
    « Nous devons protéger nos frontières extérieures et nous devons protéger les droits fondamentaux, cela va de pair, ce n’est pas une contradiction », a-t-elle poursuivi.

    Les autorités grecques ont été accusées ces derniers mois par des ONG et dans des enquêtes parues dans de nombreux médias d’avoir forcé des migrants présents en mer Egée à retourner dans les eaux territoriales turques sans déposer de demandes d’asile en Grèce, en violation du droit international. « Nous n’avons pas renvoyé de bateaux. Nous avons empêché des bateaux d’entrer sur le territoire grec et européen, ce qui est permis », avait récemment assuré dans un entretien avec l’AFP Notis Mitarachi.

    Lundi, il a de nouveau apporté un démenti à ce sujet, insistant sur le fait que des enquêtes menées par l’Union européenne et l’agence Frontex n’avaient conclu à « aucune infraction à des droits fondamentaux dans les cas qui ont été examinés ».

    https://www.lorientlejour.com/article/1256960/lue-va-allouer-276-millions-deuros-pour-la-construction-de-camps-de-m

    #asile #migrations #réfugiés #Grèce #UE #EU #aide_financière #déboutés #Turquie #réadmission #camps_de_réfugiés #nouveaux_camps #encampement #européanisation

    ping @isskein @karine4

  • Frontex y España se enfrentan por las operaciones contra la inmigración irregular

    La pugna por el despliegue en África y el creciente poder del cuerpo europeo llevaron a la agencia de control de fronteras a amenazar con su retirada

    Las relaciones entre España y la Agencia Europea de la Guardia de Fronteras y Costas (Frontex) son más tensas que nunca. La pugna por el despliegue de medios materiales y el control de los operativos ha llevado a Frontex a amagar con suspender su actividad en el Estrecho y las islas Canarias ―además del dispositivo que se despliega en cada operación #Paso_del_Estrecho― , según tres fuentes conocedoras del episodio. La decisión corrió el pasado miércoles por los despachos, llegó a comunicarse hasta a los agentes de la agencia desplegados en el archipiélago y amenazó con convertirse en una crisis política. El pasado viernes, Frontex salió al paso con un comunicado desde su sede en Varsovia para atajar rumores y anunciar que renovaba su presencia en España un año más.

    Las tensiones vienen de lejos y son el reflejo de la disputa entre los cuerpos y fuerzas de seguridad nacionales y una agencia europea de fronteras con un mandato extendido. En los planes operativos para este 2021, que se cierran a principios de año, Frontex reclamaba a España mayor control sobre la inteligencia y el acceso a los datos de carácter personal en las fronteras españolas, competencias en materia de investigaciones transfronterizas (como las mafias de narcotráfico internacional) o el despliegue sobre el terreno del nuevo cuerpo de agentes europeos, un personal armado de cuya profesionalidad recelan las policías españolas. La propuesta no gustó a los negociadores. Un mando de las fuerzas y cuerpos de seguridad del Estado considera que aceptar las propuestas de Varsovia supone una “entrega de soberanía” y cree que el conflicto “estallará cuando haya una desgracia”.

    Influencia en África

    La negociación de estos puntos ha estado marcada por otra de las principales batallas para España: el papel de la agencia en las islas Canarias, un enclave desde el que Frontex quiere ganar influencia en África. Actualmente, la agencia trabaja con un equipo de 26 agentes, españoles y extranjeros, que apoyan a la Policía Nacional en la identificación y las entrevistas a los migrantes con el objetivo de desbaratar las redes que les facilitan el viaje. Pero este despliegue tiene una cobertura limitada y el espectacular repunte de llegadas al archipiélago, que ha recibido casi 25.000 personas en los últimos 13 meses, impulsó nuevas negociaciones entre Varsovia y Madrid para lanzar una operación conjunta con la Guardia Civil en Senegal.

    El objetivo inicial era reformular la operación Hera II, un operativo que Frontex y la Guardia Civil ya habían desplegado de 2006 a 2019 en varios países de origen para cerrar la vía migratoria que se abrió durante la llamada crisis de los cayucos. Pero las diferencias entre unos y otros mantienen la iniciativa bloqueada.

    Por un lado, Frontex ―que aprobó un nuevo reglamento en 2019 que le da más autonomía― alega la necesidad de firmar su propio acuerdo bilateral con Dakar para patrullar sus costas, señalan fuentes españolas conocedoras de la negociación. Por otro, la #Guardia_Civil demanda que no haya condiciones para que la agencia colabore con más medios en origen y lo haga siempre bajo su coordinación.

    La Guardia Civil, que ya tiene acuerdos y agentes desplegados en Mauritania, Gambia y Senegal hace más de una década, siempre concentró el mando de las operaciones, las investigaciones y las relaciones con las autoridades locales y no tiene intención de renunciar a ello. “Hemos trabajado en todos estos ámbitos independientemente del decreciente apoyo de Frontex a lo largo de los últimos años porque consideraba esta ruta cerrada”, afirma una fuente española. En definitiva, la agencia con más presupuesto de la UE quiere más poder del que los agentes españoles están dispuestos a darle.

    España trató de plantarse en la negociación de los planes operativos con Frontex: si no hay ayuda de la agencia europea para un despliegue conjunto en Senegal, no se aceptarían las peticiones de mandato extendido de Frontex en territorio nacional, según otra fuente al tanto de las discusiones. Pero finalmente, tras la presión por una posible cancelación de las operaciones, se han aceptado las exigencias de Varsovia. “Es una lucha entre la realidad del terreno y la de los altos cargos que firman los reglamentos en la oficina”, según esta fuente.

    Frontex, que tiene presupuestados 5.600 millones de euros para los próximos siete años ―frente a los 19,2 millones de 2006―, incorporará 10.000 agentes propios para la vigilancia de fronteras y costas. En este contexto de crecimiento, la agencia empieza a demandar más control e influencia sobre las operaciones y no quiere limitarse a ofrecer barcos y aviones. Los agentes españoles, por su parte, quieren el apoyo de la agencia en los países de origen, pero siempre bajo su mando. No quieren ceder espacio ni competencias en un ámbito en el que llevan años invirtiendo recursos propios y experiencia.

    Fuentes europeas reconocen que la incorporación de guardias de Frontex a las operaciones en España “ha complicado la negociación del programa de trabajo para el nuevo año”. El programa debía renovarse, como en cada ejercicio, para entrar en vigor el 1 de febrero, pero las fricciones retrasaron la negociación: España, según fuentes conocedoras de la negociación, pidió cambios relevantes en los planes operativos; la agencia hizo una contrapropuesta, y las autoridades españolas no la aceptaron. El acuerdo no llegó hasta 29 de enero, al filo de que el plan de trabajo no se aprobase y los dos operativos de Frontex en España se quedaran sin base legal para su continuidad. En Frontex aseguran que las operaciones nunca estuvieron en peligro y que la voluntad de la agencia siempre ha sido mantener su presencia en España.

    En una entrevista con EL PAÍS el pasado 4 de enero el propio vicepresidente de la Comisión Europea, Margaritis Schinas, se refirió a los desencuentros entre Madrid y Varsovia.

    –¿Por qué cree que España no ve con buenos ojos la presencia de Frontex?

    – Eso me pregunto yo, por qué Frontex no está en Canarias cuando hay un serio problema y sí está masivamente en el Egeo, con cientos de agentes

    España apoyó desde el inicio, en 2005, la creación y puesta en marcha de Frontex, pero con el tiempo se ha mostrado reticente a implicar a los agentes de la agencia en sus competencias. “España se caracteriza por ser un Estado miembro que ha invertido considerables recursos públicos en operaciones de rescates en el mar además de en el control de sus fronteras exteriores”, afirma el eurodiputado socialista Juan Fernando López Aguilar. “Eso explica que retenga bastante el protagonismo de su papel en fronteras, a diferencia de otros países que han recurrido más a la agencia, como Croacia, Grecia o incluso Italia”.

    La agencia está actualmente bajo una presión sin precedentes, cuando está a punto de convertirse en el primer cuerpo uniformado y armado en la historia de la UE. Las investigaciones cercan a su director, Fabrice Leggeri, sobre el que se han vertido duras críticas por su gestión, la degradación de las relaciones en el seno de la agencia y, sobre todo, por supuesta connivencia con la devolución en caliente de emigrantes en la frontera greco-turca.

    https://elpais.com/espana/2021-02-01/frontex-y-espana-se-enfrentan-por-las-operaciones-contra-la-inmigracion-irre

    Traduction:

    La lutte pour le déploiement en Afrique et la puissance croissante de l’organisme européen ont conduit l’agence de contrôle des frontières à menacer son retrait.
    Les relations entre l’Espagne et l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) sont plus tendues que jamais. La lutte pour le déploiement des moyens matériels et la maîtrise des opérations a conduit Frontex à menacer de suspendre son activité dans le détroit et aux îles Canaries `` en plus du dispositif qui est déployé dans chaque opération au-dessus du détroit du détroit ’’, selon trois sources bien informées de l’épisode. La décision a traversé les bureaux mercredi dernier, elle a même été communiquée aux agents de l’agence déployés dans l’archipel et menaçait de devenir une crise politique. Vendredi dernier, Frontex a publié une déclaration de son siège à Varsovie pour arrêter les rumeurs et annoncer qu’elle renouvelait sa présence en Espagne pour une autre année.

    #Frontex #Espagne #asile #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #opération_Paso_del_Estrecho #Canaries #îles_Canaries #Mauritanie #Gambie #Sénégal

  • Une tentative de #financiarisation du #logement en #France
    https://metropolitiques.eu/Une-tentative-de-financiarisation-du-logement-en-France.html

    L’État français a récemment créé des fonds d’investissement pour le #logement_intermédiaire. Marie Bigorgne et Thibault Le Corre montrent que, malgré un début contrarié, ces fonds ont permis un retour des #investisseurs_institutionnels sur ce marché. Dossier : Les villes à l’ère de la financiarisation En l’espace de trois décennies, le nombre de logements mis en location par des bailleurs institutionnels privés (compagnies d’assurances, caisses de retraite, caisses foncières, sociétés immobilières #Terrains

    / financiarisation, #marché_immobilier, #marché_résidentiel, logement, logement intermédiaire, #Caisse_des_dépôts_et_consignations, #investissement, investisseurs institutionnels, France, (...)

    #Île-de-France

  • Ανθρωποι και ποντίκια στη ΒΙΑΛ

    Το στρατόπεδο συγκέντρωσης της ΒΙΑΛ στη Χίο αποτελεί ντροπή όχι μόνο για την Ευρώπη, αλλά για την ίδια την ανθρωπότητα ● 1.800 πρόσφυγες, από μωρά μέχρι ηλικιωμένους ανθρώπους, ζουν σε διαλυμένες σκηνές ανάμεσα σε ποτάμια από ακαθαρσίες, βουνά από σκουπίδια, ποντίκια και κουφάρια ζώων ● Το « σταδιακό κλείσιμο » της δομής που είχε υποσχεθεί η κυβέρνηση έχει ξεχαστεί και οι άνθρωποι έχουν καταδικαστεί στην εξαθλίωση και στον εξευτελισμό.

    Ο προσφυγικός καταυλισμός ή αλλιώς το Κέντρο Υποδοχής και Ταυτοποίησης, όπως κατ’ ευφημισμόν έχει ονομαστεί, είναι ουσιαστικά ένας βούρκος. Ενας βούρκος όπου, λόγω και των σκληρών καιρικών συνθηκών, μεθοδικά η κυβέρνηση μετατρέπει σε αντικείμενα τους πρόσφυγες στερώντας τους κάθε έννοια αξιοπρέπειας και ανθρώπινης υπόστασης.

    Εχοντας εξασφαλίσει την πλήρη ανοχή -αν όχι και συνενοχή- της Ευρωπαϊκής Ενωσης και των δύο μεγάλων διεθνών οργανισμών, της Υπατης Αρμοστείας του ΟΗΕ (UNHCR) και του Διεθνούς Οργανισμού Μετανάστευσης (ΔΟΜ), με συνοπτικές διαδικασίες τούς καταδίκασε να ζουν σε συνθήκες αβίωτες ακόμα και για τα κατοικίδιά μας. Εκατοντάδες πρόσφυγες αυτή τη στιγμή στη ΒΙΑΛ προσπαθούν να επιβιώσουν σε αυτοσχέδιες σκηνές, φτιαγμένες με ό,τι διαθέσιμο υλικό βρεθεί πρόχειρο.

    Κατεστραμμένες σκηνές της Υπατης Αρμοστείας, χοντρό πλαστικό από συσκευασίες υλικών, σακούλες σκουπιδιών, απορρίμματα οικοδομών έχουν δεθεί και καρφωθεί πρόχειρα πάνω σε κλαδιά δέντρων ή ξύλα πολυκαιρισμένα και στεγάζουν την πλειονότητα των 1.800 ανθρώπων που ζουν εδώ και μήνες εγκλωβισμένοι στη ΒΙΑΛ και συγκεκριμένα στα χωράφια γύρω από το κεντρικό κτίριο.

    Ελάχιστοι είναι αυτοί που ζουν σε κοντέινερ, τα οποία πλέον στεγάζουν κυρίως υπηρεσίες και τις ελάχιστες ΜΚΟ που συνεχίζουν να δίνουν το « παρών » στην κόλαση της ΒΙΑΛ. Πού και πού μέσα στη ζούγκλα από αυτοσχέδιες σκηνές μπορεί να δεις κάποιο κοντέινερ μέσα στο οποίο συνήθως στοιβάζονται παραπάνω από δύο οικογένειες. Πρόκειται για τους τυχερούς/ές του στρατοπέδου.

    Η κυβέρνηση, θέλοντας να κατευνάσει τους κατοίκους του γειτονικού χωριού Χαλκειούς, ξήλωσε πάρα πολλά κοντέινερ υποσχόμενη το « σταδιακό κλείσιμο της ΒΙΑΛ » και τα μοίρασε δεξιά και αριστερά. Δύο από αυτά κατέληξαν στο Νοσοκομείο Χίου προκειμένου να μετατραπούν σε θαλάμους ασθενών Covid και τοποθετήθηκαν στο προαύλιο του ιδρύματος.

    Οι ελάχιστες χημικές τουαλέτες βρίσκονται στα όρια του καμπ σε ένα ανηφορικό σημείο. Πολύ συχνά υπερχειλίζουν καθώς είναι αδύνατον να εξυπηρετήσουν αυτόν τον πληθυσμό. Η πλαγιά κάτω από τις τουαλέτες είναι γεμάτη σκηνές, μέσα στις οποίες καταλήγουν τα κόπρανα και τα ούρα. Μερικές από τις τουαλέτες στερούνται πόρτας. Η μία πόρτα ξηλώθηκε και μετατράπηκε σε δομικό στοιχείο μιας καλύβας, ενώ άλλη μία χημική τουαλέτα « ιδιωτικοποιήθηκε » αφού, με τον νόμο της ζούγκλας να κυριαρχεί, μεταφέρθηκε στον αύλειο χώρο μιας σκηνής και πλέον εξυπηρετεί τις ανάγκες των ενοίκων της συγκεκριμένης φαμίλιας.

    Πρόσφατα, μέλη του Δικτύου Αλληλεγγύης Κοινωνικών Ιατρείων επισκέφτηκαν τον καταυλισμό, καταφέρνοντας να ξεπεράσουν τις αυστηρές εντολές απομόνωσης οι οποίες εκδόθηκαν δήθεν για προστασία από την εξάπλωση του κορονοϊού, αλλά με αντικειμενικό στόχο να κρατήσουν μακριά τις ανεπιθύμητες παρουσίες και κυρίως τον φωτογραφικό φακό.

    « Προχωρώντας μέσα στη ζούγκλα παρατηρούμε μπουκάλια νερού τα οποία μέσα έχουν ένα κίτρινο υγρό. Το κίτρινο αυτό υγρό είναι ούρα. Οι άνθρωποι αποφεύγουν να επισκεφτούν τις τουαλέτες και επιλέγουν να ουρούν μέσα σε μπουκάλια, τα οποία τοποθετούν έξω από τις άθλιες σκηνές τους προκειμένου να τα πετάξουν την επόμενη μέρα. Συνεχίζουμε τη δυστοπική μας περιήγηση, αλλά το βάδισμα γίνεται όλο και πιο δύσκολο. Η βροχή έχει επιδεινώσει την κατάσταση. Ισορροπούμε με δυσκολία επάνω σε σπασμένες παλέτες και οι διάδρομοι ανάμεσα στις σκηνές είναι στενοί, ίσα που χωρούν τα σώματά μας. Κάτω από τις μισοβυθισμένες στη λάσπη παλέτες περνούν ποντίκια.

    Κάποια στιγμή βγαίνουμε σε ένα σημείο πιο ανοιχτό. Εκεί ένας πρόσφυγας σκυμμένος στο χώμα προσπαθεί να καθαρίσει τα παπούτσια του από τις λάσπες, ενώ δίπλα του συνεχίζουν να περνούν ποντίκια. Ανθρωποι και ποντίκια συνυπάρχουν αρμονικά. Κανείς πια δεν διαμαρτύρεται. Οι άνθρωποι έπαψαν να τα σιχαίνονται και τα ποντίκια έπαψαν να τους φοβούνται. Παιδιά ξεπροβάλλουν μέσα από τις σκηνές σκυθρωπά. Είναι η μόνη φορά που βλέπουμε παιδιά να μην παίζουν. Τα παιδιά συνήθως παντού και πάντα, ακόμα και κάτω από τις πλέον άθλιες συνθήκες, βρίσκουν τρόπους να επιβιώνουν. Είναι ευρηματικά, μπορούν να παίζουν ώρες ολόκληρες με ένα κουτάκι από αναψυκτικό » αναφέρουν.

    Η απελπισία όμως στη ΒΙΑΛ έχει όνομα. Και πρόσωπο. Είναι του εφτάχρονου παιδιού το οποίο το μεσημέρι στις 11/2 ανέβηκε στην ταράτσα του κεντρικού κτιρίου της ΒΙΑΛ και απειλούσε να αυτοκτονήσει πέφτοντας από έξι-εφτά μέτρα ύψος. Ενα μέτρο για κάθε χρόνο ζωής που μετράει. Με την παρέμβαση κοινωνικών λειτουργών, ψυχολόγων και αστυνομικών πείστηκε να κατέβει.

    « Οι εικόνες φρίκης διαδέχονται η μία την άλλη » σημειώνουν τα μέλη του Δικτύου Κοινωνικών Ιατρείων, που κατάφεραν να βγάλουν μερικές φωτογραφίες στα κλεφτά. « Σωροί σκουπιδιών, κόπρανα, ούρα, ψόφια ζώα και παρ’ όλο που φοράμε μάσκες η δυσοσμία τις διαπερνά. “Βλέπεις τις γάτες ;” ψελλίζει ένας πρόσφυγας. “Είναι χορτάτες από τα σκουπίδια, γι’ αυτό και δεν κυνηγούν τα ποντίκια”. Στα χωράφια που βρίσκονται έξω από το κτίριο του ΚΥΤ μέσα στις λάσπες βρίσκονται κάποιες σκηνές. Από εκεί ξεπροβάλλει ένα κοριτσάκι, αναμαλλιασμένο και βρόμικο. Φοράει ένα ζευγάρι αντρικές σαγιονάρες, μεγαλύτερες από το μπόι του. Ψαχνόμαστε να του δώσουμε κάτι, αν και το ίδιο δεν μας ζητά τίποτα, απλώς μας κοιτάζει. Προσφέρουμε κάτι, περισσότερο από αμηχανία, εκείνο δεν μιλά και απομακρύνεται, μπαίνει σε μια σκηνή. Ο πατέρας κλείνει την πόρτα πίσω και αυτή είναι η μοναδική φωτογραφία πρόσφυγα που καταφέρνουμε να κλέψουμε, την πλάτη αυτού του πατέρα. Σε μια στιγμή που εκείνος δεν μας κοιτά. Τα υπόλοιπα τα ξέρουμε, δεν χρειάζονται, είναι περιττά. Οτιδήποτε επιπλέον θα ήταν φλυαρία, πλεονασμός και κίνδυνος για αυτούς τους ανθρώπους να χάσουν την αξιοπρέπειά τους. Αν ψάξετε φωτογραφία του μικρού κοριτσιού, δεν θα βρείτε. Η εξαθλίωση δεν μπορεί απλά και μόνο να απαθανατίζεται, οι άνθρωποι δεν είναι θέαμα ».
    Δεν διεκδικούν πια

    Και συνεχίζουν την περιγραφή της φρίκης : « Ολα αυτά είναι η “κανονικότητα” των στρατοπέδων συγκέντρωσης. Οι άνθρωποι που έχουν καταδικαστεί να διαμένουν σε αυτά φαίνεται πως έχουν πάψει να διεκδικούν και υπομένουν καρτερικά το τέλος. Είτε αυτό είναι η έγκριση του ασύλου, είτε η απέλασή τους, είτε ο ίδιος ο θάνατος. Οτιδήποτε από αυτά τα τρία φαντάζει καλύτερο από αυτό που βιώνουν τώρα. Και τίποτα από τα τρία δεν είναι σε θέση να το διεκδικήσουν. Εξαρτάται από τη βούληση και το “έλεος” των θυτών. Οι θύτες αστυνομικοί και εκπρόσωποι των πολυεθνικών οργανισμών και του υπουργείου, που διοικούν την κόλαση αυτή, είναι εξίσου απαθείς, μηχανικοί στις κινήσεις τους. Αυτό που κυριαρχεί ως γενική αίσθηση είναι ότι έχει δολοφονηθεί το ανθρώπινο στοιχείο και έχει απανθρωποποιηθεί η κοινωνική σύμβαση μεταξύ θυτών και θυμάτων ».
    Ο πληθυσμός

    Αυτή τη στιγμή ο πληθυσμός που στοιβάζεται στο ΚΥΤ ανέρχεται στους 1.800. Μόλις πριν από λίγες ημέρες ξεπερνούσε τις 3.000. Μέσα σε σύντομο χρονικό διάστημα δόθηκε το πράσινο φως από τον υπουργό Μετανάστευσης και Ασύλου να μετακινηθεί ένα σημαντικό μέρος προς την ηπειρωτική Ελλάδα.

    « Οι άνθρωποι αυτοί κρατούνταν εντελώς εκδικητικά στο νησί, αν και είχαν περάσει από τη διαδικασία της συνέντευξης και είχαν επίσημα αποκτήσει προσφυγικό στάτους. Ανθρωποι εγκλωβισμένοι από τις αρχές τους 2019 εντελώς αναίτια. Η εντολή αυτή της fast track μετακίνησης δεν δόθηκε επειδή ξαφνικά ο Νότης Μηταράκης απέκτησε ευαισθησίες » υποστηρίζουν τα μέλη του Δικτύου και εξηγούν :

    « Το τελευταίο διάστημα τόσο στη Χίο όσο και στα υπόλοιπα νησιά γίνεται μια προσπάθεια να πειστούν οι κάτοικοι των νησιών για την αναγκαιότητα δημιουργίας κλειστών στρατοπέδων. Κάθε φορά υποδεικνύεται και ένα διαφορετικό μέρος από τους τοπικούς άρχοντες, σε συνεννόηση με τον υπουργό, αλλά κάθε φορά οι κάτοικοι αντιδρούν. Οι αντιδράσεις αυτές προέρχονται από ανθρώπους με διαφορετικές πολιτικές και ιδεολογικές αφετηρίες. Ολες και όλοι θυμόμαστε τη μετάβαση των ΜΑΤ του Χρυσοχοΐδη πριν από περίπου έναν χρόνο και τις σκηνές πρωτόγνωρου τραμπουκισμού που έζησαν οι κάτοικοι των νησιών. Είδαμε τους άντρες των ΜΑΤ μέχρι και την τελευταία στιγμή, λίγο πριν αποβιβαστούν στο καράβι της επιστροφής, να σπάνε και να καταστρέφουν αυτοκίνητα κατοίκων του νησιού ».

    Οπως λένε οι αυτόπτες μάρτυρες, οι φωνές για κατειλημμένα χωράφια είναι προσχηματικές. Στόχο έχουν να αποπροσανατολίσουν τη συζήτηση, βάζοντας στην εξίσωση και το κόστος που πληρώνει η τοπική κοινωνία. « Αλλά κάτι τέτοιο δεν ισχύει. Οι ιδιοκτήτες αποζημιώνονται, ενώ δημιουργήθηκαν και 500 θέσεις εργασίας για ντόπιους » υποστηρίζουν. « Σε μια εποχή κατά την οποία προσπαθούν να αναθεωρήσουν την ιστορία των ναζιστικών εγκλημάτων, επιχειρούν παράλληλα να αποσιωπήσουν το αίσχος των σύγχρονων εγκλημάτων των στρατοπέδων που λειτουργούν υπό την αιγίδα της Ε.Ε. και της ελληνικής κυβέρνησης. Στο πλαίσιο αυτής της πολιτικής επιχειρούν να φιμώσουν εκείνους/ες που καταγγέλλουν, να ποινικοποιήσουν τη δημοσιοποίηση πληροφοριών και φωτογραφιών » καταλήγουν.

    Αλλωστε πρόσφατες και σε εξέλιξη είναι και οι απόπειρες ποινικοποίησης της αλληλεγγύης στη Μυτιλήνη με τη δικογραφία της αστυνομίας εναντίον 35 μελών ΜΚΟ, που ακόμα εκκρεμεί στα εισαγγελικά γραφεία ελλείψει προφανώς ισχυρών ενδείξεων που θα οδηγούσαν σε απαγγελίες κατηγοριών από τις δικαστικές αρχές.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/286381_anthropoi-kai-pontikia-sti-bial

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    Note de Vicky Skoumbi, qui a envoyé ce message via la mailing-list Migreurop :

    J’ai essayé tant bien que mal de rectifier et de compléter la traduction automatique de ce témoignage terrifiant du centre de réception et d’identification de Chios, un camp mérite pleinement sa qualification de ’#camp_de_concentration'. Où on apprend que les résidents du camp n’attendant plus rien que le pire ont renoncé à toute réclamation et revendication, tandis qu’un petit garçon de sept ans finit par tenter de se suicider pour retrouver quelque chose de la valeur et de la dignité de la vie. La #déshumanisation systématique de réfugiés aurait même atteint même ceux qui gèrent le camp qui se comportent comme des automates. Ce témoignage est unique, car toute entrée dans le camp est interdite, et à plus forte raison toute prise de photo. Je vous prie donc de le diffuser le plus largement possible

    –—

    The VIAL (RIC of Chios) concentration camp in Chios is a disgrace not only to Europe but to humanity itself ● 1,800 refugees, from babies to the elderly, live in dilapidated tents between rivers of dirt, mountains of rubbish, mice and animal carcasses ● The “gradual closure” of the structure promised by the government has been forgotten and people have been doomed to misery and humiliation.

    The refugee camp, or Reception and Identification Center, as it is aptly named, is essentially a swampland full of mud. A swamp where, due to the harsh weather conditions, the government methodically turns the refugees into objects, depriving them of any notion of dignity and human condition.

    Having secured the full tolerance - if not complicity - of the European Union and the two major international organizations, the United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) and the International Organization for Migration (IOM), by summary proceedings sentenced them to live in conditions that would be still lifeless for our pets. Hundreds of refugees at the moment in VIAL are trying to survive in makeshift tents, made with whatever available material is found.

    Damaged UNHCR tents, thick plastic from packaging materials, rubbish bags, construction waste have been tied up and nailed to old tree branches or wood and house the majority of the 1,800 people who have been living in the north for months and trapped in the north. the main building.

    Few are those who live in containers, which now house mainly services and the few NGOs that continue to operate in the hell of the VIAL RIC. Every now and then in the jungle of makeshift tents you can see a container in which more than two families are usually stacked. These are the lucky ones of the camp.

    The government, wanting to appease the residents of the neighboring village of Chalkios, took away many containers promising the “gradual closure of VIAL” and distributed them here and there. Two of the containers ended up in Chios Hospital in order to be transformed into Covid patient’s wards and placed in the courtyard of the institution.

    The less than few chemical toilets are located on the edge of the camp on an uphill point. They often overflow as it is impossible for such a few number of toilets to serve this population. The slope below the toilets is full of tents, in which feces and urine end up. Some of the toilets do not have a door. One door was demolished and turned into a building block of a hut, while another chemical toilet was “privatized” after, with the law of the jungle prevailing, it was moved to the courtyard of a tent and now serves the needs of the occupants of this tent.

    Recently, members of the Solidarity Network of Social Clinics visited the camp, overcoming the strict isolation orders issued ostensibly to protect against the spread of the coronavirus, but whose the real objective is to keep away the unwanted presence and especially the unwanted faces [ all those who could testify and denounce publicly this horrible situation].

    "Going into the Jungle [the makeshift part of the camp] we notice bottles of water which have a yellow liquid inside. This yellow liquid is urine. People avoid going to the toilets and choose to urinate in bottles, which they place outside their miserable tents in order to throw them away the next day. We continue our dystopian tour, but walking becomes more and more difficult. The rain has worsened the situation. We have difficulty balancing on broken pallets and the corridors between the tents are narrow, just enough to fit our bodies. Mice pass under the half-submerged pallets.

    At some point we go to a more open point. There, a refugee crouching on the ground tries to clean his shoes from the mud, while mice continue to pass by. Humans and mice coexist harmoniously. No one is complaining anymore. People stopped hating them and mice stopped being afraid of them. Children emerge through the scenes sullenly. It is the only time we see children not playing. Children usually everywhere and anytime, even under the most miserable conditions, find ways to survive. They are ingenious, they can play for hours with a can of soft drink "they say.

    But despair in VIAL has a name. And a face. It belongs to a seven-year-old boy who at noon on 11/2 climbed on the roof of the main building of VIAL and threatened to commit suicide by falling from a height of six to seven meters. A meter high for every year of his life. With the intervention of social workers, psychologists and police officers, the child was persuaded to come down.

    “The images of horror follow one another,” note the members of the Network of Social Clinics, who managed to take some photos without being seen. "Piles of rubbish, feces, urine, dead animals and even though we wear masks, the stench pervades them. “Do you see cats?” cries a refugee. “They are full of garbage, that’s why they do not hunt mice.” In the fields outside the RIC building there are some tents in the mud. From there emerges a little girl, disheveled and dirty. She is wearing a pair of men’s flip flops, bigger than herself. We are looking for something to give her, even though she does not ask us for anything, she just looks at us. We offer something, more out of embarrassment, she does not speak and leaves, enters a scene. The father closes the back door and this is the only refugee photo we manage to steal, this father’s back. At a time when he is not looking at us. We know the rest, they are not needed, they are unnecessary. Anything more would be gossip, redundancy and risk for these people to lose their dignity. If you search for a photo of the little girl, you will not find it. “Poverty cannot simply be immortalized, people are not a spectacle.”

    They do not claim anymore

    And they continue to describe the horror: "All this is the ’normality’ of the concentration camps. The people who have been condemned to live in them seem to have stopped claiming and are patiently enduring the end. This could be either the approval of the asylum demand, or their deportation, or even death itself. Any of these three possibilities seems better than what they are experiencing now. And the people that are trapped at the Vial camp are not able to claim any of the three already mentioned. Their future depends on the will and the “mercy” of the perpetrators. The perpetrators, the police and the representatives of the multinational organizations and the ministry, who are responsible for the administration of this hell, are equally apathetic, moving around like automates. “What prevails as a general feeling is that the human element has been assassinated here: the social contract between perpetrators and victims has been completely dehumanized.”

    The population

    Currently the population stacked in the RIC amounts to 1,800. Just a few days ago it exceeded 3,000. A short time before, the Minister of Immigration and Asylum gave the green light to move an important part to mainland Greece.

    “These people were kept completely revengeful on the island, even though they had gone through the interview process and had officially acquired refugee status. People trapped since the beginning of 2019 completely unnecessarily. The recent order of fast track movement was not given because Notis Mitarakis suddenly became sensitive”, the members of the Network support and explain:

    “Recently, both in Chios and on the other islands, an attempt is being made to convince the inhabitants of the islands of the necessity of creating closed camps. Each time a different place is indicated by the local authorities, in consultation with the minister, but each time the residents react. These reactions come from people with different political and ideological backgrounds. We all remember the transition of Chrysochoidis [ The minister of the Police]’ riot police about a year ago and the scenes of unprecedented bullying experienced by the inhabitants of the islands. We saw the special unit’s men until the last moment, just before they disembarked on the return ship, to break and destroy cars of the island’s inhabitants”.

    According to eyewitnesses, the rumors about occupied fields are pretentious. They aim to disorient the discussion, putting in balance also the cost paid by the local community. “It is simply not true. The owners are being compensated, while 500 jobs have been created for locals”, they claim. "At a time when attempts are made to review the history of Nazi crimes, the authorities are also trying to silence the disgrace of the modern crimes of the EU-sponsored camps and the Greek government. “As part of this policy, they are trying to silence those who denounce, they try to criminalize the publication of information and photos,” they conclude.

    Attempts to criminalize solidarity in Mytilene are recent and ongoing with the brief filed by the police against 35 NGO members, which is still pending in the prosecutor’s office, apparently in the absence of strong evidence that would lead to indictments by the judicial authorities.

    #Vial #Chios #grèce #réfugiés #asile #migrations #îles #camps_de_réfugiés

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  • Civet d’œuf
    https://www.cuisine-libre.org/civet-d-oeuf

    Recette médiévale du civé d’œuf : œufs pochés avec des oignons. Épluchez et émincez les oignons. Dans une sauteuse, faites-les revenir à feu vif avec de l’huile, en les tournant sans cesse. Ajoutez le vin, le verjus et le vinaigre. Baissez le feu et laissez réduire à petits bouillons, au moins 15 minutes, jusqu’à tendreté. Pochez les œufs à l’huile [*] ou creusez un nid parmi les oignons pour y cuire les œufs. Dans deux écuelles, répartir les œufs et verser vos oignons par dessus. Servez…

    #civet #Œufs, #Oignon, #Vin_rouge, #Daubes_et_civets, #Île-de-France #CuisineMedievale / #Sans gluten, #Sans viande, #Sans lactose

  • Sauce au #Persil
    https://www.cuisine-libre.org/sauce-au-persil

    Sauce anglaise traditionnelle pour napper le jambon rôti. Faites fondre le beurre dans une casserole et ajoutez-y la farine pour faire un roux. Mélangez constamment pour qu’il ne brûle pas et faites cuire pendant plusieurs minutes. À feu doux, ajoutez lentement la crème et continuez de mélanger constamment jusqu’à incorporation complète. Ajoutez le persil, le sel, le poivre et laissez mijoter 4 à 5 minutes tout en… Persil, #Crème_fraîche, #Sauces_blanches, #Îles_Britanniques / #Végétarien, #Sans œuf, #Sans viande

  • #Cookies #Menthe #Chocolat
    https://www.cuisine-libre.org/green-cookies-menthe-chocolat

    Cookies à la menthe et au chocolat, festifs et gourmands, pour la Saint Patrick ! Préparer la pâte comme pour n’importe quels cookies. Dans un petit bol, fouetter ensemble la farine tamisée, la levure et le sel ; mettre de côté. Au batteur électrique, battre les beurres (fondu et ramolli) avec les deux sucres à vitesse moyenne pendant environ 3 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient légers et mousseux. Incorporer les œufs, un à un. Ajouter les arômes de vanille et de menthe. Pour fêter la Saint Patrick ajouter…

    Menthe, Chocolat, Cookies, Farine de blé, #Îles_Britanniques #SaintPatrick / #Sans viande, #Four #Farine_de blé

  • #Evelop / #Barceló_Group : deportation planes from Spain

    The Barceló Group is a leading Spanish travel and hotel company whose airline Evelop is an eager deportation profiteer. Evelop is currently the Spanish government’s main charter deportation partner, running all the country’s mass expulsion flights through a two-year contract, while carrying out deportations from several other European countries as well.

    This profile has been written in response to requests from anti-deportation campaigners. We look at how:

    - The Barceló Group’s airline Evelop has a €9.9m, 18-month deportation contract with the Spanish government. The contract is up for renewal and Barceló is bidding again.
    - Primary beneficiaries of the contract alternate every few years between Evelop and Globalia’s Air Europa.
    – Evelop also carried out deportations from the UK last year to Jamaica, Ghana and Nigeria.
    – The Barceló Group is run and owned by the Barceló family. It is currently co-chaired by the Barceló cousins, Simón Barceló Tous and Simón Pedro Barceló Vadell. Former senator Simón Pedro Barceló Vadell, of the conservative Partido Popular (PP) party, takes the more public-facing role.
    – The company is Spain’s second biggest hotel company, although the coronavirus pandemic appears to have significantly impacted this aspect of its work.

    What’s the business?

    The Barceló Group (‘#Barceló_Corporación_Empresarial, S.A.’) is made up of the #Barceló_Hotel_Group, Spain’s second largest hotel company, and a travel agency and tour operator division known as #Ávoris. Ávoris runs two airlines: the Portuguese brand #Orbest, which anti-deportation campaigners report have also carried out charter deportations, and the Spanish company, #Evelop, founded in 2013.

    The Barceló Group is based in Palma, #Mallorca. It was founded by the Mallorca-based Barceló family in 1931 as #Autocares_Barceló, which specialised in the transportation of people and goods, and has been managed by the family for three generations. The Barceló Group has a stock of over 250 hotels in 22 countries and claims to employ over 33,000 people globally, though we don’t know if this figure has been affected by the coronavirus pandemic, which has caused massive job losses in the tourism industry.

    The Hotel division has four brands: #Royal_Hideaway_Luxury_Hotels & Resorts; #Barceló_Hotels & Resorts; #Occidental_Hotels & Resorts; and #Allegro_Hotels. The company owns, manages and rents hotels worldwide, mostly in Spain, Mexico and the US. It works in the United States through its subsidiary, Crestline Hotels & Resorts, which manages third-party hotels, including for big brands like Marriott and Hilton.

    Ávoris, the travel division, runs twelve tour brands, all platforms promoting package holidays.

    Their airlines are small, primarily focused on taking people to sun and sand-filled holidays. In total the Barceló Group airlines have a fleet of just nine aircraft, with one on order, according to the Planespotters website. However, three of these have been acquired in the past two years and a fourth is due to be delivered. Half are leased from Irish airplane lessor Avolon. Evelop serves only a few routes, mainly between the Caribbean and the Iberian peninsula, as well as the UK.

    Major changes are afoot as Ávoris is due to merge with #Halcón_Viajes_and_Travelplan, both subsidiaries of fellow Mallorcan travel giant #Globalia. The combined entity will become the largest group of travel agencies in Spain, employing around 6,000 people. The Barceló Group is due to have the majority stake in the new business.

    Barceló has also recently announced the merger of Evelop with its other airline Orbest, leading to a new airline called Iberojet (the name of a travel agency already operated by Ávoris).

    The new airline is starting to sell scheduled flights in addition to charter operations. Evelop had already announced a reduction in its charter service, at a time when its scheduled airline competitors, such as #Air_Europa, have had to be bailed out to avoid pandemic-induced bankruptcy. Its first scheduled flights will be mainly to destinations in Central and South America, notably Cuba and the Domican Republic, though they are also offering flights to Tunisia, the Maldives and Mauritius.

    Deportation dealers

    Evelop currently holds the contract to carry out the Spanish government’s mass deportation flights, through an agreement made with the Spanish Interior Ministry in December 2019. Another company, Air Nostrum, which operates the Iberia Regional franchise, transports detainees within Spain, notably to Madrid, from where they are deported by Evelop. The total value of the contract for the two airlines is €9.9m, and lasts 18 months.

    This is the latest in a long series of such contracts. Over the years, the beneficiaries have alternated between the Evelop- #Air_Nostrum partnership, and another partnership comprising Globalia’s #Air_Europa, and #Swiftair (with the former taking the equivalent role to that of Evelop). So far, the Evelop partnership has been awarded the job twice, while its Air Europa rival has won the bidding three times.

    However, the current deal will end in spring 2021, and a new tender for a contract of the same value has been launched. The two bidders are: Evelop-Air Nostrum; and Air Europa in partnership with #Aeronova, another Globalia subsidiary. A third operator, #Canary_Fly, has been excluded from the bidding for failing to produce all the required documentation. So yet again, the contract will be awarded to companies either owned by the Barceló Group or Globalia.

    On 10 November 2020, Evelop carried out the first charter deportations from Spain since the restrictions on travel brought about by the cCOVID-19 pandemic. On board were 22 migrants, mostly Senegalese, who had travelled by boat to the Canary Islands. Evelop and the Spanish government dumped them in Mauritania, under an agreement with the country to accept any migrants arriving on the shores of the Islands. According to El País newspaper, the number of actual Mauritanians deported to that country is a significant minority of all deportees. Anti-deportation campaigners state that since the easing up of travel restrictions, Evelop has also deported people to Georgia, Albania, Colombia and the Dominican Republic.

    Evelop is not only eager to cash in on deportations in Spain. Here in the UK, Evelop carried out at least two charter deportations last year: one to Ghana and Nigeria from Stansted on 30 January 2020; and one to Jamaica from Doncaster airport on 11 February in the same year. These deportations took place during a period of mobile network outages across Harmondsworth and Colnbrook detention centres, which interfered with detainees’ ability to access legal advice to challenge their expulsion, or speak to loved ones.

    According to campaigners, the company reportedly operates most of Austria and Germany’s deportations to Nigeria and Ghana, including a recent joint flight on 19 January. It also has operated deportations from Germany to Pakistan and Bangladesh.

    Evelop is not the only company profiting from Spain’s deportation machine. The Spanish government also regularly deports people on commercial flights operated by airlines such as Air Maroc, Air Senegal, and Iberia, as well as mass deportations by ferry to Morocco and Algeria through the companies #Transmediterránea, #Baleària and #Algérie_Ferries. #Ferry deportations are currently on hold due to the pandemic, but Air Maroc reportedly still carry out regular deportations on commercial flights to Moroccan-occupied Western Sahara.

    Where’s the money?

    The financial outlook for the Barceló Group as a whole at the end of 2019 seemed strong, having made a net profit of €135 million.

    Before the pandemic, the company president said that he had planned to prioritise its hotels division over its tour operator segment, which includes its airlines. Fast forward a couple of years and its hotels are struggling to attract custom, while one of its airlines has secured a multimillion-euro deportation contract.

    Unsurprisingly, the coronavirus pandemic has had a huge impact on the Barceló Group’s operations. The company had to close nearly all of its hotels in Europe, the Middle East and Africa during the first wave of the pandemic, with revenue down 99%. In the Caribbean, the hotel group saw a 95% drop in revenue in May, April and June. They fared slightly better in the US, which saw far fewer COVID-19 restrictions, yet revenue there still declined 89%. By early October, between 20-60% of their hotels in Europe, the Middle East and the Caribbean had reopened across the regions, but with occupancy at only 20-60%.

    The company has been negotiating payments with hotels and aircraft lessors in light of reduced demand. It claims that it has not however had to cut jobs, since the Spanish government’s COVID-19 temporary redundancy plans enable some workers to be furloughed and prevent employers from firing them in that time.

    Despite these difficulties, the company may be saved, like other tourism multinationals, by a big bailout from the state. Barceló’s Ávoris division is set to share a €320 million bailout from the Spanish government as part of the merger with Globalia’s subsidiaries. Is not known if the Barceló Group’s hotel lines will benefit from state funds.

    Key people

    The eight members of the executive board are unsurprisingly, male, pale and frail; as are all ten members of the Ávoris management team.

    The company is co-chaired by cousins with confusingly similar names: #Simón_Barceló_Tous and #Simón_Pedro_Barceló_Vadell. We’ll call them #Barceló_Tous and #Pedro_Barceló from here. The family are from Felanitx, Mallorca.

    Barceló Tous is the much more low-key of the two, and there is little public information about him. Largely based in the Dominican Republic, he takes care of the Central & Latin American segment of the business.

    His cousin, Pedro Barceló, runs the European and North American division. Son of Group co-founder #Gabriel_Barceló_Oliver, Pedro Barceló is a law graduate who has been described as ‘reserved’ and ‘elusive’. He is the company’s executive president. Yet despite his apparent shyness, he was once the youngest senator in Spanish history, entering the upper house at age 23 as a representative for the conservative party with links to the Francoist past, #Partido_Popular. For a period he was also a member of the board of directors of Globalia, Aena and #First_Choice_Holidays.

    The CEO of Evelop is #Antonio_Mota_Sandoval, formerly the company’s technical and maintenance director. He’s very found of #drones and is CEO and founder of a company called #Aerosolutions. The latter describes itself as ‘Engineering, Consulting and Training Services for conventional and unmanned aviation.’ Mota appears to live in Alcalá de Henares, a town just outside Madrid. He is on Twitter and Facebook.

    The Barceló Foundation

    As is so often the case with large businesses engaging in unethical practises, the family set up a charitable arm, the #Barceló_Foundation. It manages a pot of €32 million, of which it spent €2m in 2019 on a broad range of charitable activities in Africa, South America and Mallorca. Headed by Antonio Monjo Tomás, it’s run from a prestigious building in Palma known as #Casa_del_Marqués_de_Reguer-Rullán, owned by the Barceló family. The foundation also runs the #Felanitx_Art & Culture Center, reportedly based at the Barceló’s family home. The foundation partners with many Catholic missions and sponsors the #Capella_Mallorquina, a local choir. The foundation is on Twitter and Facebook.

    The Barceló Group’s vulnerabilities

    Like other tourism businesses, the group is struggling with the industry-wide downturn due to COVID-19 travel measures. In this context, government contracts provide a rare reliable source of steady income — and the Barcelós will be loathe to give up deportation work. In Spain, perhaps even more than elsewhere, the tourism industry and its leading dynasties has very close ties with government and politicians. Airlines are getting heavy bailouts from the Spanish state, and their bosses will want to keep up good relations.

    But the deportation business could become less attractive for the group if campaigners keep up the pressure — particularly outside Spain, where reputational damage may outweigh the profits from occasional flights. Having carried out a charter deportation to Jamaica from the UK earlier in the year, the company became a target of a social media campaign in December 2020 ahead of the Jamaica 50 flight, after which they reportedly said that they were not involved. A lesser-known Spanish airline, Privilege Style, did the job instead.

    https://corporatewatch.org/evelop-barcelo-group-deportation-planes-from-spain
    #Espagne #business #compagnies_aériennes #complexe_militaro-industriel #renvois #expulsions #migrations #réfugiés #asile #tourisme #charter #Maurtianie #îles_Canaries #Canaries #Géorgie #Albanie #Colombie #République_dominicaine #Ghana #Nigeria #Allemagne #Standsted #UK #Angleterre #Pakistan #Bangladesh #Air_Maroc #Air_Senegal #Iberia #Maroc #Algérie #ferrys #Sahara_occidental #covid-19 #pandémie #coronavirus #hôtels #fondation #philanthrocapitalisme

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  • #Refugia : a Utopian solution to the crisis of mass displacement

    And still they come. An apparently endless flotilla of rubber dinghies filled with migrants and refugees making their way across the Mediterranean to Europe. As the numbers and visibility of this migration have gathered pace, even mainstream politicians have expressed their alarm. Antonio Tajani, president of the European Parliament, has talked of an exodus of biblical proportions. Solutions designed for a few thousand people will not work as a strategy for millions, he warned.

    In responsible political circles, let alone in the more feverish popular media, there is an increasing recognition that the three conventional “durable solutions” to displacement – local integration, resettlement and return – cannot meet the scale and speed of the movement of people. The international institutional architecture seems unequal to the task. In 2016, there were no fewer than seven international summits to address the refugee and migrant “crisis”. What is talked about is often a reboot of what has demonstrably failed before.

    Emerging, sometimes from unexpected places, have come a number of imaginative solutions. For example, the proposal to create a separate “refugee nation” was first promoted by a Californian businessman, Jason Buzi. Egyptian telecoms billionaire Naguib Sawiris has also sought to buy an island from Greece or Italy to house those crossing the Mediterranean. The most elaborately worked-out island solution is to create a “Europe-in-Africa” city-state on the Tunisian Plateau – a thin strip of seabed that sits between Tunisia and Italy within the Mediterranean. The concept has been modelled in detail by Theo Deutinger, a respected Dutch architect.

    Other proposals have centred on the creation of “refugee cities” or zones. Drawing from the example of a special economic zone in Jordan near the Za’atari refugee camp, where refugees have been allowed to work rather than languish, migration expert Alex Betts and economist Paul Collier have made the simple but daring point that many refugees can be turned into assets rather than liabilities if the legalities forbidding asylum-seekers seeking paid jobs are set aside.
    Refugia and the Sesame Pass

    My colleague Nicholas Van Hear and I have reviewed most of these proposals and advanced an even more radical plan. Our vision is to create a set of loosely-connected self-governing units we call “Refugia”, brought into being mainly by refugees and displaced people themselves, with some support from sympathisers. Though scattered like an archipelago, Refugia will nonetheless link together many refugee communities – in conflict areas, in neighbouring or transit countries, and in more distant countries of settlement. We are happy to accept the label “utopian” for our scheme, but ours is a more pragmatic idea, a “realistic utopianism” to use a term developed by the philosopher John Rawls.

    We see Refugia as the outcome of a tacit grand bargain – among richer states and emerging countries, nearby countries affected by conflict and, crucially, refugees themselves. After discussions with representatives of Refugia, new constituent zones will be licensed by the nation states within whose territories they lie.

    Refugee camps, hostels, farming communities, self-built housing estates or suburbs of a town might all join Refugia. Though subject to the host states’ laws, zones are created from below. They are self-governing and eventually self-supporting. The upshot is that Refugians hold dual affinities: as well as an affiliation to Refugia they can be long-term residents of the states that license their territories. They can move among different parts of Refugia, and, where negotiated, between sovereign nations.

    Refugians will be issued with a “Sesame Pass”, a super-smart, biometric card that opens up and connects all the nodes and zones of Refugia. This will provide those who have it with a collective identity, the right to vote for a transnational parliament, legal status, entitlements and the facilitation of work, financial transfers and enhanced mobility. The Sesame Pass could also be developed as a machine-readable currency, which will allow tax collection or the administration of a basic income grant for all Refugians.

    There is some sense in which an embryonic form of Refugia already exists. As the length of time in refugee camps has lengthened and more refugees have been accommodated in or near cities, organic urban settlements have developed. A good example is Camp Domiz, a Syrian refugee camp in northern Iraq that has been badged a “Refugee republic”, as its inhabitants have set up community centres, shops and mosques.

    The displaced in control of their future

    In our vision, Refugia is essentially self-organised and self-managed. It does not require political or cultural conformity, rather it subscribes to the principles and deeds of solidarity and mutual aid. But it is absolutely possible that desperation might drive the European Union to come up with a radical blueprint for a dystopian form of Refugia, which does not fit these principles.

    In September 2016, Hungary’s right-wing prime minister Victor Orban suggested that the EU should build a “refugee city” in North Africa. Not only was this explicitly about repression enforced by military might, Orban also declared that “those who came [to Europe] illegally must be rounded up and shipped out”.

    While we must be on the guard for forms of Refugia that are nakedly about subjugation, new territorial units initiated from above should not be discarded in principle. There is no reason why, where these proposals comply with Refugia’s democratic and tolerant values, they should not be incorporated as nodes within the wider idea.

    Precisely because they have been disempowered by their traumatic experiences, those who have been displaced do not need things done to them and may even resist things being done for them. Ideally, Refugians will be in charge of as much of Refugia as is practically possible. This is the promise of the many small initiatives and inventive new solutions in this utopian vision of what could be possible.

    https://theconversation.com/refugia-a-utopian-solution-to-the-crisis-of-mass-displacement-81136
    Je mets ici pour archivage... mais ce projet imaginé par des profs émerites est très douteux !

    #utopie ou, plutôt... #distopie ?!?

    #solution (sic) #alternative (sic) #Jason_Buzi #nation_réfugiée #nation_de_réfugiés #refugee_nation #Naguib_Sawiris #île #Europe-in-Africa #Theo_Deutinger #auto-gouvernance #utopie_réaliste #revenu_de_base #camps_de_réfugiés #Domiz #solidarité #entraide #réseau

    #Sesame_Pass #Nicholas_Van_Hear

    –—
    Le site web de #Refugee_Republic :


    https://refugeerepublic.submarinechannel.com

    Une vidéo introductive :
    https://vimeo.com/113100941

    déjà signalé en 2015 par @fil :
    https://seenthis.net/messages/427762

    ping @isskein @karine4

  • « Tout change, rien ne change » : les élections municipales de 2020 dans la métropole du #Grand_Paris
    https://metropolitiques.eu/Tout-change-rien-ne-change-les-elections-municipales-de-2020-dans-la

    Un an après le premier tour des municipales et à quelques mois de nouvelles élections locales, Philippe Subra et Wilfried Serisier dessinent la nouvelle géopolitique du Grand #Paris, ses rapports de force et ses équilibres. Nul n’imaginait, début janvier 2020, dix semaines seulement avant le premier tour, le scénario qui allait être celui des municipales en #Île-de-France. La Covid-19 ne s’était pas encore transformée en pandémie et l’hypothèse d’un confinement général de la population n’était pas #Terrains

    / Grand Paris, #élections_municipales, Île-de-France, Paris, #région, #banlieue

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-subra-serisier.pdf