• Cycle de Formation Théâtrale à Melun (77)

    Pour 2026 / 2027, « Le Bateau Ivre » propose à l’Espace Saint-Jean de Melun (77) un Cycle de formation théâtrale pour enfants, adolescents et adultes amateurs et professionnels.

    Description

    Depuis 1993, l’association melunaise « Le Bateau Ivre » propose des Cycles de Formation Théâtrale pour enfants, adolescents et adultes amateurs et professionnels à l’Espace Saint-Jean de Melun (77), et sont annoncés pour cette saison 2026 / 2027, trois cours hebdomadaires ainsi qu’un stage annuel.

    https://www.silencecommunity.com/events/event/view/48770/cycle-de-formation-theatrale-a-melun-77

    #Théâtre #Cours #Formation #acteur #actrice #Cinéma #Mime #Melun #IleDeFrance

  • L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci
    https://irpimedia.irpi.eu/narcotraffico-cocaina-barche-veloci

    Come una flotta di go-fast abbia cambiato il volto del mare, e del #Narcotraffico. L’Europa viene inondata di cocaina in un moderno Mad Max tra narcos e forze dell’ordine in pieno Oceano Atlantico L’articolo L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità

  • Une histoire globale de la #vanille

    D’abord consommée dans des boissons chocolatées par les #Aztèques puis par les missionnaires espagnols en #Amérique_centrale, la vanille parvient à #La_Réunion, à #Madagascar, puis en #Polynésie_française au XIXe siècle. Les empires coloniaux rivalisent d’ingéniosité afin de l’acclimater là où ses pollinisateurs naturels sont absents.
    Éric Jennings analyse les circulations commerciales, scientifiques et humaines qui ont permis à la vanille de devenir l’une des #épices les plus chères et les plus appréciées au monde. Il retrace la découverte de sa fécondation artificielle par le botaniste belge #Charles_Morren puis par le tout jeune #Edmond_Albius, alors esclave sur l’#île_Bourbon, à la fin des années 1830 et au début des années 1840. Si cette méthode permet à la vanille d’être produite sur différents continents, elle reste très délicate à mettre en œuvre. Les «  marieuses  » doivent féconder à la main l’#orchidée avant que ne commencent la cueillette et le processus minutieux qui permettra à la gousse de dégager son goût subtil.
    L’auteur examine également le progressif remplacement de la vanille naturelle par des #arômes_artificiels et la transformation des représentations dont elle fait l’objet, de saveur raffinée parfois associée à la sexualité, à un ingrédient synonyme de fadeur pour certains.
    Cette histoire mêle concurrences des empires, piraterie et espionnage botanique, questions environnementales, techniques de production, habitudes de consommation, tout en reliant les mondes de l’Atlantique, de l’océan Indien et de l’océan Pacifique.

    https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/une-histoire-globale-de-la-vanille
    #livre #histoire #impérialisme #colonialisme #histoire_globale

  • Faire de chaque cour d’école une aventure
    https://metropolitiques.eu/Faire-de-chaque-cour-d-ecole-une-aventure.html

    À partir d’expériences de transformation de cours d’écoles conduites dans le #Val-de-Marne, Julie-Amadéa Pluriel défend les apports de la méthodologie du projet de #paysage pour réinsérer les écoles dans leur territoire et anticiper l’entretien des cours végétalisées. À l’été 2020, plusieurs communes du Val-de-Marne font part de leur besoin d’être accompagnées par le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) sur des projets de transformation de cours d’école. La #Terrains

    / #école, #concertation, #végétalisation, #espaces_verts, #cour_d'école, #enfants, Val-de-Marne, #Île-de-France, paysage, #projet_de_paysage, #éducation, (...)

    #maintenance
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-pluriel4.pdf

  • #Sénégal : les migrants, #fantômes de l’Atlantique

    Vingt ans après la crise migratoire de 2006, la #route_atlantique entre le Sénégal et les #îles_Canaries reste l’une des plus dangereuses pour les migrants. En 2024, plus de 10 000 personnes y sont mortes ou portées disparues. Confrontées à l’#anonymat de ces victimes, familles et associations tentent de leur rendre un nom. Reportage de Sarah Sakho et Simon Martin.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/69571/senegal--les-migrants-fantomes-de-latlantique
    #décès #disparus #migrations #réfugiés #mourir_aux_frontières #mourir_en_mer #identification #Afrique_de_l'Ouest #Canaries #fantôme

    ping @6donie

  • La #France a reçu le plus d’IDE pour des #datacenters en 2025
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/24/la-france-est-le-pays-qui-a-recu-le-plus-dinvestissements-etrangers

    (...)

    Les chiffres de l’#UNCTAD soulignent néanmoins l’#attractivité de la France auprès des #investisseurs #étrangers.

    – Ceux-ci sont notamment intéressés par ses 20 #connexions par #câbles #sous-marins, qui transportent l’information en #Europe et vers le reste du #monde, ainsi que par ses capacités de #production et de #distribution d’#électricité — propre, notamment grâce au #nucléaire.
    #Paris propose également un accompagnement #institutionnel aux investisseurs étrangers qui voient aussi la France comme un point d’entrée vers le #marché #européen.

    (...)

    Une part importante de ces 69 #milliards de #dollars d’investissements (58,5 milliards d’euros) réalisés en France est dédiée à deux projets : un méga #campus d’IA en #Île-de-France, fruit d’un accord entre #MGX, l’entreprise française #Mistral_AI, #NVIDIA et #Bpifrance, et jusqu’à 20 milliards d’euros d’investissements dans des #centres_de_données et des #infrastructures de l’IA financés par le #canadien #Brookfield Asset Management.

    (...)

  • L’#archipel des #Palaos accepte de recevoir des migrants expulsés des États-Unis

    Le minuscule État insulaire des Palaos, situé dans le #Pacifique, a accepté d’accueillir jusqu’à 75 migrants non américains en provenance des États-Unis dans le cadre d’un #accord à hauteur de 7,5 millions de dollars, ont annoncé les deux pays.

    Le président #Donald_Trump, qui a fait campagne en promettant d’expulser les migrants en situation irrégulière, a accéléré ces expulsions et renforcé la répression des franchissements de frontières depuis son retour au pouvoir cette année.

    Selon un nouveau protocole d’accord, l’archipel d’Océanie va autoriser jusqu’à 75 ressortissants de pays tiers en provenance des États-Unis à vivre et travailler dans ce territoire peu peuplé, ont indiqué les autorités mercredi.

    En contrepartie, les États-Unis accorderont 7,5 millions de dollars aux Palaos pour le financement de services publics et d’infrastructures.

    Avec quelque 20.000 habitants répartis sur des centaines d’îles volcaniques et d’atolls coralliens, les Palaos sont l’un des pays les plus petits au monde en termes de population.

    Les migrants venant des États-Unis, exempts d’accusations de crimes ou délits, occuperont des fonctions utiles à l’État du Pacifique, ont indiqué les deux parties.

    « Les Palaos devront donner leur feu vert au cas par cas pour les personnes qui arriveront dans le cadre de cet accord », a déclaré le pays dans un communiqué.

    L’accord a été annoncé à la suite d’un appel téléphonique entre le président des Palaos, #Surangel_Whipps, et le vice-secrétaire d’État américain, Christopher Landau.

    « Avec ce #partenariat, les États-Unis et les Palaos prennent des mesures concrètes pour renforcer notre sécurité et protéger nos communautés, tout en contribuant à bâtir une région indo-pacifique sûre, plus sécurisée et plus prospère », a estimé le département d’État américain dans un communiqué distinct.

    Lors de l’entretien avec M. Whipps, les États-Unis se sont aussi engagés à construire un nouvel hôpital et à améliorer la capacité de l’Etat du Pacifique à répondre aux catastrophes naturelles.

    Washington apportera également un financement supplémentaire de 6 millions de dollars pour financer des réformes visant à éviter l’effondrement du régime de retraite de la fonction publique des Palaos, ainsi que 2 millions de dollars supplémentaires pour des mesures de maintien de l’ordre.

    L’archipel — une chaîne d’îles calcaires et d’atolls coralliens — se situe à environ 800 kilomètres à l’est des Philippines.

    Les installations militaires américaines se sont développées aux Palaos depuis l’arrivée au pouvoir de M. Whipps en 2020, notamment la construction d’un poste radar de longue portée, un système d’alerte précoce crucial dans un contexte où la Chine intensifie ses activités militaires dans le détroit de Taïwan.

    L’État des Palaos a obtenu son indépendance en 1994, mais le pays autorise l’armée américaine à user de son territoire au titre d’un ancien accord de « libre association ».

    En contrepartie, les États-Unis lui versent des centaines de millions de dollars en soutien budgétaire et assument la responsabilité de sa défense nationale.

    https://www.journaldemontreal.com/2025/12/25/larchipel-des-palaos-accepte-de-recevoir-des-migrants-expulses-de

    Après #Nauru et la #Pacific_solution (https://seenthis.net/tag/pacific_solution) de l’#Australie, voici donc les #Palaos :

    #îles #réfugiés #externalisation #Etats-Unis #migrations #USA #solution_pacifique
    ping @reka

    –-

    ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
    https://seenthis.net/messages/900122

  • Immigration clandestine : 12 morts dans un chavirement au l... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/immigration-clandestine-12-morts-dans-un-chavirement-au-large-de-ngasobile-

    Immigration clandestine : 12 morts dans un chavirement au large de Ngasobile (Rfm)
    Auteur : Seneweb News
    C’est un drame qui s’est produit sur la petite côte. Une pirogue qui transportait des candidats à l’émigration clandestine a chaviré dans la nuit d’hier. Le bilan provisoire fait état de 12 corps sans vie, tous des hommes. Ils ont été déposés à l’hôpital de Joal, renseigne la Rfm. Par ailleurs, 31 rescapés ont été dénombrés. Ils sont actuellement à la Brigade de Joal qui a ouvert une enquête, renseigne la même source. La pirogue contenait 200 personnes. Elle aurait pris départ le samedi à Diamaguene, un village qui se situé dans les îles du Saloum. Il a fini par chavirer au large de Ngasobile dans la nuit d’hier, rapporte la Rfm.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#mortalite#sante#joal#diamaguene#ilesaloum

  • Drame de Ngazobil : 12 morts et 100 portés disparus, témoign... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/drame-de-ngazobil-12-morts-et-100-portes-disparus-temoignage-bouleversant-d

    Drame de Ngazobil : 12 morts et 100 portés disparus, témoignage bouleversant d’une rescapée
    Auteur : Seneweb-RP
    Une pirogue transportant environ 200 migrants a chaviré au large de Ngazobil, dans la commune de Joal. Le bilan provisoire est lourd : 12 morts, 31 rescapés et plus de 100 disparus, dont plusieurs enfants, décompte L’Observateur. L’embarcation avait quitté Diamaguène, dans les îles du Saloum, pour tenter de rejoindre l’Espagne avec à son bord des ressortissants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
    Ces passagers - Sénégalais, Gambiens, Maliens et Guinéens - avaient payé jusqu’à 400 000 F CFA pour une traversée qui a tourné au cauchemar après plusieurs jours de lutte contre une mer déchaînée. Selon le témoignage bouleversant d’une rescapée gambienne, repris par le quotidien du Groupe futurs médias, la panique a précipité le naufrage :
    « Avant même que la pirogue ne se renverse, plusieurs hommes, dans un instinct de survie, se sont jetés à l’eau. » Ce mouvement de masse, combiné à des vagues énormes, a provoqué le retournement de la pirogue aux alentours de 4 heures du matin. Depuis la Casamance, où il effectue une tournée économique, le Président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa compassion aux familles des victimes. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à s’attaquer aux racines socio-économiques de ce fléau : « Ces instants rappellent la responsabilité qui est la nôtre de protéger les vies […] et de renforcer l’espérance sur l’ensemble du territoire. »

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#diamaguène#ngazobil#ilesaloum#sante#mortalite

  • #Frontex consolida su red de control indirecto en África más allá de la ruta canaria de migración

    En las Islas Canarias, como territorio fronterizo entre África Occidental y Europa, se despliega el brazo ejecutor de la política migratoria de la Unión Europa a través de una de sus agencias con mayor presupuesto.

    Canarias es desde hace años una pieza clave en la política de control de fronteras, una de las señas de identidad de la Unión Europea (UE). Por ello, es habitual la presencia de agentes de la Agencia Europea de la Guardia de Fronteras y Costas (Frontex) en las principales islas de desembarco. Al mismo tiempo, algunas autoridades y parte de la sociedad exigen mayor despliegue de este cuerpo en el archipiélago, a pesar de las dudas que ha generado su labor. “El enfoque con el que actúa Frontex es securitario, no es humanitario”, aclara Koldobi Velasco, integrante de Acción Directa Noviolenta y Alternativa antimilitarista-MOC.

    La presencia de Frontex en el archipiélago canario desde su reactivación en 2020 hasta ahora se limita a su actividad en puerto bajo la operación Hera, que desde su puesta en marcha en 2006, en la conocida primera ‘crisis de los cayucos’, ha pasado por varias fases. En una respuesta a El Salto, Frontex señala que sus agentes están presentes en las islas en apoyo a las autoridades españolas en las tareas de gestión de fronteras. Sus funciones incluyen el control, la toma de huellas dactilares y el registro de los migrantes que llegan por mar, según indica la agencia. También, especifica, que en las entrevistas voluntarias, recopilan información sobre los países de origen de los migrantes, motivos del viaje, las rutas seguidas, las vulnerabilidades y las pruebas de participación de traficantes de personas.

    La agencia cuenta en las islas con 70 agentes y personal especializado, incluyendo 18 intérpretes y mediadores culturales, según los datos proporcionados este verano. Su periodo de estancia varía en función de las necesidades del operativo. Fuentes de Frontex señalan, además, que su intervención “se basa en la cooperación operativa con las autoridades nacionales españolas” y defiende que el personal de Frontex apoya la identificación y derivación de personas que puedan requerir protección internacional, posibles víctimas de trata de personas, menores no acompañados y otras personas vulnerables. “Los agentes también proporcionan información inicial a quienes necesitan o desean solicitar protección internacional, asegurándose de que conozcan sus derechos y los procedimientos disponibles”, declaran las mismas fuentes.

    La agencia cuenta en las islas con 70 agentes y personal especializado, incluyendo 18 intérpretes y mediadores culturales, según los datos proporcionados este verano

    El tipo de despliegue de la agencia se fundamenta en la petición que realicen los estados miembros de la UE. La fundadora del Observatori Bretxa y del Centre Delàs d’estudis per la pau, Ainhoa Ruiz Benedicto, aclara que Frontex opera siempre a petición de un estado miembro y en forma de cooperación o colaboración. En Canarias, las intervenciones tienen lugar en los puertos y en los Centros de Atención Temporal de Extranjeros (CATE). El Gobierno de Canarias ha reclamado una mayor intervención de la agencia en las islas, “con medios aéreos, embarcaciones, radares y otros sistemas que mejoren la vigilancia marítima y fronteriza”, según una nota del Ejecutivo autonómico. También demanda que la agencia pueda participar en labores de gestión humanitaria y en tareas de salvamento marítimo.

    A pesar de esta reciente petición del Gobierno regional en agosto de este año, las tareas de Frontex llevan años limitándose solo a labores de inteligencia e identificación, sin realizar tareas humanitarias. En 2023, Por Causa alertó de que Canarias iba camino de convertirse en un hotspot, un punto de entrada crítico, como son Lampedusa o Lesbos. El colapso del muelle de Arguineguín, en Gran Canaria, en 2020 ilustra este riesgo. “Es curioso que siempre se pide Frontex, pero no tiene una función de ayudar con los servicios logísticos, humanitarios, a los hospitales que se pueden desbordar o a los sistemas educativos. Todo el refuerzo que se está pidiendo al final, y esto es opinión de analista, es para interceptar estos flujos migratorios, para impedir que lleguen aquí”, recalca Benedicto.

    El operativo actual difiere del que se desplegó en la primera crisis de los cayucos y en el que buques y aeronaves de Frontex vigilaban las aguas de Canarias, Mauritania, Cabo Verde y Senegal, la cual fue la primera operación a gran escala de la agencia. La intervención de agentes de la agencia en alta mar, obliga a llegar a un acuerdo con los países del oeste africano. La organización Statewatch en el informe Exportando fronteras. Frontex y la expansión de la fortaleza europea en África occidental de este año revela que el director de la agencia, Hans Leijtens, ha expresado su reticencia a iniciar operaciones en Mauritania y Senegal: “Es mucho más difícil cooperar con los países africanos, y para ser franco, me siento muy reticente”, según sus palabras recogidas en el documento. Además, Benedicto añade que, del mismo modo que Italia y Grecia suelen recurrir más a Frontex, España prefiere seguir manteniendo el control sobre sus operaciones.

    Una de las dudas que suscita la recopilación de datos sobre las personas migrantes es el uso que se hace con esta información. Una investigación realizada por El País reveló que parte de la información obtenida en las identificaciones posteriores a los desembarcos, había sido transferida “ilegalmente” a Europol. En ese sentido, Benedicto se pregunta en qué condiciones se ha obtenido y compartido esta información con esta agencia, y si ha habido garantía de derecho y protección de datos. En la misma línea, Velasco apunta que la obtención de información de las personas migrantes es un “ejercicio de control y represión”, que circula según los intereses del control de fronteras. “Es un gran peligro porque no hay ningún tipo de protección de esa información; son datos con los que se mercadea por parte de Frontex”, subraya.
    Frontex y los supuestos patrones de pateras

    El trabajo de los agentes de Frontex en las identificaciones de las personas migrantes en los puertos de recepción canarios y las acusaciones sobre los supuestos patrones de las embarcaciones ha sido cuestionado por el Defensor del Pueblo. Este organismo recomendó en 2022 una revisión de los planes operativos de las actuaciones de Frontex en España para asegurar que se limite el contenido y duración de las entrevistas a los aspectos estrictamente necesarios, que se abstengan de realizar entrevistas sobre cuestiones que puedan guardar relación con la comisión de infracciones penales y recomienda que se lleven a cabo las comprobaciones necesarias para garantizar que las personas entrevistadas se encuentren en condiciones psicofísicas adecuadas para realizarlas y para prestar su consentimiento. El órgano, además, incide en la constatación de que este tipo de entrevistas se realizan en los momentos posteriores al desembarco, cuando las personas están “en condiciones de peligro y vulnerabilidad, se encuentran privadas de libertad, conocedoras de la posibilidad de ser devueltas y sin haber tenido asistencia jurídica en el momento de la entrevista, sino posteriormente”, matiza la recomendación.

    Por su parte, el informe Vulneración de Derechos Humanos en Canarias 2024 realizado por Novact-Iridia alerta de que en algunos casos agentes de Frontex en Tenerife no han aparecido identificados en los atestados, que no se menciona si la agencia ha participado en estos interrogatorios y subraya que son “las propias personas migrantes las que han constatado la participación de agentes de Frontex”. Al mismo tiempo, la entidad enfatiza que al no estar identificados ni referir sus intervenciones, “no se puede citar a ninguno para que testifiquen en los procedimientos judiciales”, destaca.

    La investigación realizada por Novact-Iridia recoge el caso de un joven de Costa de Marfil acusado injustamente de tráfico ilegal de personas tras un interrogatorio por parte de agentes de la Policía Nacional y de Frontex. El acusado, que fue finalmente absuelto, narró que lo llevaron a un despacho y se le presentó un agente de Frontex que le hablaba en francés y que “solamente” quería saber información sobre el itinerario. Esta persona recordó que ese agente tenía tanto su móvil como el de su mujer, quien había fallecido en el trayecto junto a su hija. Esta persona relató a la entidad que había visto en una pantalla que habían descargado todo el contenido de su teléfono. Las entidades resaltan la falta de transparencia y objetividad en los criterios de selección de los testigos en las acusaciones a los supuestos patrones de pateras y apuntan a que “la Policía Nacional y Frontex se entrevistan sin criterio unificado” .

    Control migratorio en la ruta canaria desde Senegal y Mauritania

    “Frontex está vinculada a perpetuar el proyecto neocolonial en África. Es un elemento clave para externalizar las fronteras y entrenar a fuerzas de seguridad y convierte a esos otros países en puntos fronterizos de la UE sin ningún tipo de vigilancia ni de inspección”, subraya Velasco. En el oeste del continente africano está la otra cara del control de la ruta migratoria canaria que marca Europa. Frontex considera África Occidental como una región prioritaria. La propia agencia en el informe Cooperación entre Frontex y terceros países de 2024, apunta a que ese año ante el aumento de los flujos migratorios a través de la ruta atlántica, la cooperación con Senegal, Mauritania y Gambia era fundamental.

    Frontex declara que no opera en Mauritania y Senegal. Pero según señalan varias entidades que trabajan en ámbito de las migraciones en Senegal, esta agencia está conectada indirectamente con otros cuerpos y programas que trabajan en terreno. Por ejemplo, en este país, según Ibrahima Konate, investigador independiente y fundador de la ONG Missing Voices REER, la cooperación se manifiesta en formaciones y apoyos técnicos destinados a la Policía del Aire y de Fronteras (PAF, por sus siglas en francés) y a la Dirección de Vigilancia del Territorio (DST, en francés), al intercambio de datos e información sobre las rutas migratorias y la presencia de asesores europeos en ciertas operaciones denominadas de “lucha contra la migración irregular”.

    Además, Frontex contribuyó en 2010 a la creación de la Comunidad de Inteligencia África-Frontex (AFIC) con presencia en 32 países africanos, entre ellos Senegal, Gambia y Mauritania. Tal y como detalla la web de la propia agencia, esta organismo fue creado con el objetivo de intercambiar información sobre “el tráfico de migrantes y las amenazas a la seguridad fronteriza”. El trabajo de la AFIC también ha sido analizado por Statewatch, el cual desgrana que los Estados miembros intercambian datos estadísticos, casos prácticos y descripciones de los modus operandi desde las perspectivas de gestión fronteriza, seguridad fronteriza y análisis de riesgos. Además, alerta que los proyectos relacionados suelen situarse “fuera del marco de los acuerdos de cooperación formal”, por lo cual son más difíciles de rastrear y controlar.

    En el marco de la AFIC, se encuentran a su vez las Células de Análisis de Riesgo (RAC), dirigidas por analistas locales capacitados por Frontex que se encargan de recopilar y analizar datos sobre la delincuencia transfronteriza y brindar apoyo a las autoridades encargadas de la gestión fronteriza. Esto incluye información sobre cruces fronterizos ilegales, falsificación de documentos, trata de personas y otros tipos de delitos transfronterizos, según detalla la página web de Frontex. Hay ocho células de este tipo en África. Están en Costa de Marfil, Gambia, Ghana, Senegal, Níger, Nigeria, Togo y Mauritania, donde se creó la última en 2022.

    Pero además, dependiente de Frontex están los Oficiales de Enlace de Frontex (FLO, por sus siglas en inglés) que en África se encuentran en Dakar, aunque su ámbito de actuación incluye Gambia y Mauritania, de acuerdo con la información de su página web. Konate detalla que “hay un oficial de enlace de Frontex basado en Senegal, que realiza regularmente recorridos entre el puerto de Dakar, el aeropuerto y el centro de análisis AFIC. Por lo tanto, aunque Frontex aún no tenga una base oficial en Senegal, su presencia es real y ya está integrada en los dispositivos de seguridad y control migratorio del país”, asevera.

    También en la capital de Senegal se encuentra otro organismo dirigido al control de fronteras creado por el Gobierno del país. El Comité Interministerial de Lucha contra la Migración Ilegal (CILEC, por sus siglas en francés), tal y como señala la ONG Alarm Phone, está formado en gran parte por altos mandos del Ejército senegalés y su objetivo es “perseguir a quienes llaman traficantes y acusarlos de trata de personas”. “Es un comité como Frontex, compuesto por personal de la armada y gendarmes. Después de 2022 cuando comenzamos a denunciar lo que hace Frontex, se creó este cuerpo y hacen prácticamente lo mismo que Frontex”, señala un miembro de la organización senegalesa Boza Fii. Según detalla en su página web, el CILEC tiene, entre otros cometidos, el de la gestión de fronteras, reforzar la cooperación internacional en materia de tráfico de personas y los dispositivos de seguridad en las fronteras o vigilar los puntos de salida de embarcaciones. Este organismo ha interceptado desde enero hasta septiembre de este año a 3.521 migrantes, según recoge su página oficial.

    Muchos migrantes interceptados en la costa o en alta mar son expulsados del territorio por las autoridades del país que ha realizado el operativo. Una las consecuencias de la aplicación de la política de externalización de fronteras en África están las trabas a la movilidad para los ciudadanos africanos. La Comunidad Económica de Estados de África Occidental (CEDEAO) establece la libre circulación de los ciudadanos de los países miembros. Sin embargo, Konate critica que ciudadanos con documentos de identidad CEDEAO son expulsados de Senegal hacia algunos de los países con los que hacen frontera, como Mali o Guinea. “El Estado senegalés viola flagrantemente el Protocolo sobre la libre circulación de personas dentro de la región de la CEDEAO, ya que todos estos extranjeros que abandonan Senegal forman parte de esta comunidad. En primer lugar, se dictan condenas ilegales y, en segundo lugar, se producen deportaciones encubiertas, incluso dentro de las fronteras de estos países”, sostiene.

    La realidad es que este año las llegadas por la ruta del Atlántico se han reducido drásticamente. Según datos del Ministerio de Interior de España, desde el 1 de enero hasta el 15 de noviembre de 2025 han llegado por esta vía 14.690 personas, un 63% menos con respecto al mismo periodo del año 2024. Hay varios factores que explicarían este descenso, como el el refuerzo policial en las salidas desde los países de tránsito y origen o las expulsiones masivas a Senegal y Mali de migrantes que se encontraban en Mauritania. La organización Human Rights Watch (HRW), con base en datos del Gobierno mauritano, señaló que este año el país había expulsado a 28.000 personas. Además, en Mauritania, de acuerdo a una investigación publicada por este medio, se han construido dos cárceles más para migrantes financiadas con dinero público procedente del Estado español y de la UE.

    https://www.elsaltodiario.com/islas-canarias/frontex-ruta-canaria-criticas-interrogatorios-al-control-indirecto-af

    #route_atlantique #migrations #réfugiés #contrôles_frontaliers #Canaries #îles_canaries #militarisation_des_frontières #opération_Hera #Mauritanie #Cap_Vert #Sénégal #contrôle_migratoire #frontières #Africa-Frontex_Intelligence_Community (#AFIC)

    ping @6donie

  • En Ile-de-France, un téléphérique pour réduire les fractures urbaines
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/12/en-ile-de-france-un-telepherique-pour-reduire-les-fractures-urbaines_6657006


    Le Câble C1, à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), le 20 novembre 2025. RAPHAËL LAFARGUE/ABC/ANDIA.FR

    Avec une distance de 4,5 kilomètres entre Créteil et Villeneuve-Saint-Georges, cinq stations, le C1 devient le plus long téléphérique urbain de France. A raison de 6 mètres par seconde (21,6 kilomètres à l’heure), il faut environ 18 minutes pour parcourir la ligne contre 35 minutes, au minimum, avec le bus 428 qui relie les deux villes ; lequel passe, au mieux, toutes les 10 minutes aux heures de pointe. Les cabines, qui peuvent accueillir poussettes, fauteuils roulants et vélos, se succèdent toutes les 23 à 27 secondes en station, sans s’arrêter complètement, mais en ralentissant suffisamment pour embarquer sans stress.

    Le bénéfice rendu aux habitants est inestimable. Certains vont s’économiser jusqu’à une heure et demie de transport par jour. Il suffit de regarder une carte pour comprendre. Là, sur la plaine de Créteil, au sud-est de Paris, ont été déployées depuis le milieu du XIXe une série d’infrastructures nécessaires au fonctionnement de la capitale, voire du pays, mais toutes plus massives les unes que les autres.

    https://justpaste.it/kq4t0

    #téléphérique_urbain #transports_collectifs

    • Je suis bluffé comme certaines villes savent penser hors du cadre pour résoudre ce type de problème. 👏 (engendré par le réseau déjà en place, les « murs » urbains type autoroute, canaux, rail, foret..., les limites de commune donc de responsabilité...)
      Alors que d’autres refusent même d’envisager la question : exemple du bac à chaîne à #Wasquehal.
      Comme on dit : on ne décide pas de construire un pont en comptant le nombre de personnes qui traversent à la nage.

    • Les défis du premier téléphérique d’Ile-de-France : sécurité des voyageurs, récupération des cabines en cas de panne
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/12/securite-des-voyageurs-recuperation-des-cabines-en-cas-de-panne-les-defis-du


      Un exercice d’évacuation de passagers blessés dans une cabine du téléphérique C1, premier téléphérique urbain de la région francilienne, à Limeil-Brevannes, (Val-de-Marne), le 20 novembre 2025. RAPHAEL LAFARGUE/ABC/ANDIA.FR

      Bien que nouveau en Ile-de-France, le téléphérique a fait son apparition comme moyen de transport urbain il y a une vingtaine d’années, notamment en Amérique du Sud, et se nourrit d’une technologie éprouvée pendant plus d’un siècle dans les stations de sports d’hiver. « Le matériel est robuste et résilient, et nous avons appris des conditions extrêmes auxquelles il est confronté à la montagne », observe Fabien Felli, président de POMA, fleuron français des téléphériques, qui a exporté sa technologie dans de nombreuses villes, dont Medellin, en Colombie, pionnière en la matière.

      En fonctionnement, la principale crainte est qu’une panne bloque les voyageurs dans les airs de longues heures durant. Pour pallier cette éventualité, l’entreprise autrichienne Doppelmayr, qui a construit l’installation, vante le concept de « récupération intégrée » . En cas de panne, l’urgence est de ramener les cabines en station. « Nous avons fait une analyse statistique de toutes les pannes que nous avons connues et nous avons apporté une réponse technique à toutes ces défaillances », détaille Bernard Teiller, le président de Doppelmayr France. En clair, il y a redondance de tous les éléments jugés sensibles ou critiques. Par exemple, un moteur diesel est à même de prendre le relais en cas de panne électrique. Le constructeur a aussi mis à la disposition du personnel, en tête de chaque pylône, des caisses scellées contenant les pièces de rechange.

      Cette approche technologique a fait ses preuves, assure M. Teiller. A Coblence, en Allemagne, et à Londres, où Doppelmayr a construit des téléphériques à récupération intégrée et où il n’a pas été nécessaire de procéder à une « évacuation verticale », selon la formule consacrée pour parler d’un secours aux passagers par le truchement de nacelles ou de cordes. « Qu’une panne impose de ramener les usagers en station, ça arrive. Mais, à Medellin, où nous avons construit six lignes de téléphérique urbain [depuis 2004], jamais il n’a été nécessaire de procéder à une évacuation verticale », confirme M. Felli, son concurrent.

      L’évacuation verticale serait la conséquence d’un « manque de chance incroyable », tant il y a de redondances dans les systèmes critiques de l’installation, estime Christophe Surowiec, chef de projet Câble C1 chez Ile-de-France Mobilités. Le 20 novembre, il faisait partie d’un groupe d’une dizaine de cobayes coincés dans une cabine lors d’un exercice simulant une panne totale. Une quarantaine de pompiers de Paris, dont ceux du groupe d’intervention en milieu périlleux, ont participé pour évacuer les passagers par une nacelle ou en rappel. Même si le scénario est jugé « improbable », voire « extrême », les pompiers s’y sont préparés en profitant de l’expérience de leurs homologues de la station de sports d’hiver d’Orelle Val-Thorens (Savoie).

      Caméra et boutons d’alerte

      Si la sécurité de l’exploitation n’est pas un sujet d’inquiétude majeur, des débats ont émergé, en revanche, autour de la sûreté des passagers – et plus particulièrement des passagères –, les utilisateurs s’installant dans des cabines de 10 places assises, sans personnel. « Le débat a surgi il y a quelques semaines », quand la députée (La France insoumise) de Seine-Saint-Denis Nadège Abomangoli a suggéré de réserver des cabines aux femmes, pour qu’elles voyagent en sécurité dans ce « nid à agressions sexuelles », rapporte Marc Pélissier, le président en Ile-de-France de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports.

      Une solution dont ne veut pas entendre parler Ile-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports dans la région. « Que ce soit dans les voitures du métro ou dans les cabines du C1, je m’interroge sur cette volonté de spécifier une partie de l’espace public aux femmes. C’est contraire aux règles de la République, qui garantit l’égalité entre les femmes et les hommes », déplore Grégoire de Lasteyrie, vice-président d’Ile-de-France Mobilités.

      « Nous avons pensé à la sécurité des passagères et des passagers dès la conception du Câble C1 », précise M. de Lasteyrie. Chaque cabine est équipée d’un micro, de haut-parleurs, d’une caméra et de boutons d’alerte. Quand un voyageur appuie sur l’un d’eux, les opérateurs du poste de commande centralisé (PCC), situé à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), sont immédiatement avisés et peuvent voir et entendre ce qui se passe, et échanger directement avec les passagers. Dans la plus longue portion du téléphérique, entre Créteil et Limeil-Brévannes, le huis clos durera quatre minutes et trente secondes jusqu’à la station d’arrivée, où il y aura en permanence deux agents par station, un pour chaque direction.

      Comme le prévoit le contrat de délégation de service public, c’est à l’exploitant – ici, la société #Transdev – que revient l’organisation de la sécurité. Elle fait appel à 23 médiateurs et à 20 agents de sécurité privée, en plus des agents en station. En cas de problème de sûreté, ce sont eux les premiers appelés. Si le problème est plus sérieux, le PCC joint le centre de coopération opérationnelle de la sécurité de la préfecture de police, qui peut faire intervenir la brigade régionale des transports ou les forces de l’ordre.

      « Le niveau de sécurité du C1 est en fait bien supérieur à ce qui existe ailleurs sur le réseau francilien. La présence systématique d’agents en station n’est plus la règle dans bien des gares RER ou Transilien. Dans le C1, les caméras sont connectées en temps réel au PCC, alors que les images ne sont utilisables qu’a posteriori dans la plupart des RER et métros », note Céline Malaisé, présidente du groupe Gauche communiste, écologiste et citoyenne, très engagée sur les questions de transports en #Ile-de-France.

  • Route des Canaries : plus de 340 migrants secourus au large du #Sénégal en une journée

    La Marine nationale sénégalaise a secouru mardi plus de 230 migrants qui se trouvaient dans une #pirogue à la dérive au large de #Dakar. Le même jour, 110 candidats à l’émigration ont également été interceptés dans le centre du pays. Malgré la forte baisse des arrivées de migrants aux Canaries depuis cette année, les tentatives de traversées continuent d’être très fréquentes depuis les côtes ouest-africaines.

    De nouvelles interceptions de pirogues transportant des migrants ont eu lieu au Sénégal. La Marine nationale sénégalaise a annoncé mardi 9 décembre sur son compte X avoir porté secours à une pirogue en détresse au large de Dakar. L’embarcation transportait 238 migrants, « candidats à l’émigration irrégulière » en Europe.

    La pirogue, à la dérive, était exposée à de graves risques en pleine mer et soumise aux avaries.

    Une fois l’embarcation détectée, l’opération de secours rapidement menée par les autorités a permis de sauver l’ensemble des passagers. Les rescapés ont été débarqués à la Base navale Amiral Faye Gassama, située dans la capitale, pour être pris en charge, notamment au niveau médical.

    Le lieu de départ de l’embarcation n’a pas été précisé.

    Le même jour, une pirogue a également été interceptée par une brigade de gendarmerie à 40 kilomètres des côtes dans le centre du Sénégal, rapporte l’agence de presse locale APS. Les 110 candidats au départ présents à bord, originaires du Sénégal, de Gambie, du Ghana et de Guinée, étaient partis depuis la Gambie, espérant rallier l’Europe par l’Espagne.
    Lutte contre l’émigration

    Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines, notamment sénégalaises, pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est l’une des routes principales empruntées par les migrants subsahariens.

    Face à l’ampleur des départs vers l’Europe, les opérations de contrôle et les interceptions de migrants se sont intensifiées sur les côtes sénégalaises et mauritaniennes, notamment depuis le renouvellement d’accords de coopération entre ces deux pays et l’Union européenne, dans le but de limiter les départs d’embarcations clandestines vers l’Europe.

    Le Sénégal a ainsi accentué ses efforts pour freiner le flux des migrations irrégulières vers le continent européen. Les autorités ont interpellé au premier trimestre 2025 plus de 1 900 « personnes tentant de prendre la mer, dont une majorité d’étrangers », a rapporté début septembre le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI). En 2024, les forces de défense et de sécurité du Sénégal ont déclaré avoir interceptés plus de 5 000 migrants au Sénégal.

    En Mauritanie, plus de 30 000 migrants ont été interceptés entre janvier et avril 2025 tandis que 88 réseaux de passeurs ont été démantelés dans le pays en quatre mois.

    Mais les tentatives de départ vers les Canaries se poursuivent. Elles se font désormais plus au sud pour éviter les contrôles. La Gambie est ainsi devenue ces derniers mois l’un des principaux lieux de départ de ces embarcations, tout comme la Guinée.

    Entre le 28 et le 30 novembre, 524 personnes réparties dans trois pirogues ont été interceptées à plusieurs kilomètres des côtes espagnoles, puis acheminées sur l’île d’El Hierro, principal point d’arrivées de l’archipel. Deux d’entre elles au moins étaient parties de Gambie. Les migrants, parmi lesquels des femmes et des mineurs, étaient Gambiens, Sénégalais, Guinéens, Maliens et Ivoiriens. Cinq personnes, des hommes entre 15 et 35 ans, sont décédées.
    Forte baisse des arrivées aux Canaries

    Cependant si les tentatives persistent et que de nouvelles routes émergent, la surveillance des frontières semble porter ses fruits. Depuis janvier, les arrivées ont nettement diminué dans l’archipel des Canaries.

    Selon les autorités espagnoles, 16 807 personnes ont débarqué aux Canaries depuis le début de l’année, contre plus de 41 425 à la même période en 2024. Soit une baisse d’environ 59 %. Un record avait été atteint au cours de l’année 2024 : environ 47 000 personnes avaient rejoint l’archipel cette année là.

    Dans le même temps, en raison de l’extrême dangerosité de cette route migratoire, 10 457 migrants sont décédés ou ont disparus en mer lors de ces traversées vers l’Espagne en 2024, selon l’ONG Caminando Fronteras. Soit une moyenne de 30 morts ou disparus par jour.

    Pour les cinq premiers mois de 2025, l’ONG enregistre 1 865 personnes mortes en tentant de rejoindre l’Espagne, dont près de 1 500 sur la route des Canaries.

    Des chiffres probablement sous-évalués. Il est en effet fréquent que les embarcations disparaissent dans l’immensité de l’Atlantique, sans laisser de traces, et deviennent des « bateaux fantômes », hors des radars des autorités ou des ONG.

    Et en partant de toujours plus loin pour rallier les îles espagnoles, les risques, eux aussi, deviennent toujours plus grands. Entre la Gambie et les Canaries, « la distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », rappelait la chercheuse Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines, à InfoMigrants fin septembre.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68628/route-des-canaries--plus-de-340-migrants-secourus-au-large-du-senegal-
    #route_atlantique #Canaries #îles_Canaries #migrations #réfugiés #sauvetages
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  • Las causas del descenso de cayucos en la ruta canaria están al otro lado del mar: torturas, cárceles y abusos

    Dos investigaciones recientes advierten de las vulneraciones de derechos fundamentales que sufren los migrantes en Mauritania, uno de los principales puntos de salida hacia el Archipiélago

    El número de personas que han sobrevivido a la ruta canaria en lo que va de año se ha desplomado un 58,6%. Entre enero y octubre han sido rescatados, según los datos del Ministerio del Interior, 14.099 migrantes a bordo de 231 embarcaciones. En el mismo periodo de 2024, la cifra ascendía a los 34.087 supervivientes localizados en 506 barcazas. Los grandes protagonistas de esta travesía mortal han sido los #cayucos mauritanos. De este modo, Mauritania se ha convertido en socio estratégico de la Unión Europea y de España para frenar la inmigración irregular. Los acuerdos han conseguido su propósito: el número de llegadas ha caído. Sin embargo, investigaciones recientes han arrojado luz sobre la cara oculta de la vigilancia fronteriza y han destapado las vulneraciones de derechos que sufren quienes intentan salir del país.

    Apenas 700 kilómetros separan Canarias de una de las principales ciudades de Mauritania, Nouadhibou. El aumento de las salidas desde este país hicieron que la Unión Europea anunciara en marzo del año pasado 210 millones de euros para el régimen mauritano con el propósito de reforzar la vigilancia de fronteras. “Esto es parte del enfoque de externalización fronteriza en curso de la UE en África: buscar evitar las llegadas irregulares a Europa subcontratando los controles migratorios a los países de origen y tránsito”, explica la organización Human Rights Watch (HRW) en su último informe.

    Este control no siempre se hace con garantías. El estudio, titulado “Me acusaron de intentar ir a Europa”: Abusos de control migratorio y externalización de la UE en Mauritania, recoge las ’’continuas violaciones de los derechos de los migrantes’’ perpetradas por las autoridades mauritanas encargadas de cumplir con los controles migratorios por tierra y por mar. Human Rights Watch ha documentado entre 2020 y 2025 decenas de casos de tortura, violación, acoso sexual, arrestos, detenciones arbitrarias, extorsiones, confiscación de dinero, expulsiones colectivas y condiciones de detención inhumanas.

    Los niños tampoco han escapado a esta violencia y han sufrido detenciones, malos tratos y falta de alimentos. Las 78 víctimas entrevistadas por HRW eran negras y subrayaron que el racismo jugó un papel clave en el maltrato que sufrieron. “Si tienes piel negra, no te respetan, te insultan y te quitan los papeles”, dijo un migrante senegalés. Entre los testimonios recogidos en la investigación está el de una mujer de 43 años que señala a un policía por pedir dinero a los migrantes a cambio de no expulsarlos y “obliga a las mujeres a dormir con él… o [se enfrentan] a la deportación”.

    La investigación registra también diferentes casos de tortura. Las víctimas fueron acusadas de contrabando de migrantes. Mamadou (nombre ficticio), de nacionalidad mauritana, cuenta que la policía lo torturó durante tres días en una habitación privada. “Empezaron a azotarme con cables en la espalda. Me abofetearon la cara”, dice su testimonio. “Tenían un cable eléctrico y me impactaron con la corriente”, añade.

    Los centros de detención

    Tanto la investigación de HRW como la publicada recientemente por la Fundación porCausa y ‘El Salto diario’ recogen que las autoridades realizan redadas y detienen de forma arbitraria a personas negras. Los detenidos son abandonados en las desérticas fronteras de Senegal y Malí, obviando en este último caso la elevada presencia en la zona de la organización yihadista JNIM, filial de Al Qaeda en El Sahel. Muchas de estas expulsiones se han producido de forma colectiva, sin evaluar las circunstancias individuales de cada persona y si se trata o no de solicitantes de protección internacional.

    Mauritania recibe a cientos de malienses que escapan de un país que lleva en guerra más de una década. En muchos casos, este país no es solo un lugar de tránsito, sino también de destino para refugiados del norte y del centro de Mali, atravesado directamente por la guerra.

    En otros casos, los migrantes son arrestados en centros en condiciones de hacinamiento, con uso restringido de los baños y con “poca o ninguna comida”. Ibrahim Kamara, un joven de 23 años de Sierra Leona, fue internado en la cárcel de Ksar en agosto de 2022: “[La policía] me golpeó mucho y no me dio comida. Me trataron como a un animal. Cuando quería ir a orinar [o] hablar con un oficial, me golpeaba la mano o la espalda”.

    Mauritania cuenta desde el pasado 17 de octubre con dos nuevas cárceles para migrantes gracias a la financiación de un proyecto europeo. Los dos centros han sido rehabilitados por la agencia de cooperación española FIAP (Fundación para la Internacionalización de las Administraciones Públicas), dependiente del Ministerio de Asuntos Exteriores. La dirección de estos espacios, inspirados en los Centros de Atención Temporal de Extranjeros (CATE) de Canarias, corresponde a la Policía de Mauritania y en ellos podrán pernoctar menores de edad y bebés lactantes.

    El primer centro tiene 107 plazas y estará en Nouakchott, la capital del país. El segundo está en Nouadhibou y tiene capacidad para 76 personas. La apertura de estas cárceles requirió un desembolso total de al menos 1.080.625 euros de fondos europeos. Preguntada por este periódico, desde la FIAP apuntan que la supervisión de derechos humanos dentro de estos espacios corresponde a la Comisión Nacional de Derechos Humanos mauritana.

    “Dentro de los centros estará la Media Luna Roja para la gestión de las personas, la Instancia nacional de lucha contra la trata y el tráfico de personas mauritana, la Organización Internacional para las Migraciones (OIM) y Acnur para identificar a las personas que puedan tener protección internacional”, sostienen desde la FIAP.

    Para abrir estos centros, las autoridades mauritanas se desplazaron a Gran Canaria y El Hierro para conocer “de primera mano” el modelo. A diferencia de los campamentos instalados en España, en Mauritania sí podrán pernoctar en los CATE niños e incluso bebés. Entre el mobiliario adquirido para equiparlos, según la documentación consultada por este periódico, hay cuatro cunas, dos para cada recurso. El objetivo, según la FIAP, es mantener unidas a las familias.

    https://www.eldiario.es/canariasahora/migraciones/causas-descenso-cayucos-ruta-canaria-lado-mar-torturas-carceles-abusos_1_12
    #Mauritanie #îles_Canaries #Canaries #route_atlantique #migrations #réfugiés #externalisation #Espagne #Nouadhibou #externalisation_des_frontières

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    • “They Accused Me of Trying to Go to Europe”

      Racial and ethnic profiling, extortion, mass arrests, detention for days or weeks with little to no food, collective expulsions, beatings and torture: these are just some of the violations migrants, asylum seekers, and others have experienced over the past several years at the hands of security forces in the context of border and migration control in Mauritania, a country in northwest Africa. Meanwhile, those same forces have continued to receive financial and material support from the European Union (EU) and Spain.

      Located south of Morocco, Mauritania is bordered by the Atlantic Ocean, Senegal, Mali, Algeria, and the Moroccan-occupied Western Sahara. Both a destination and transit country for mainly West and Central African migrants, Mauritania also hosts asylum seekers and refugees, the majority from Mali, where armed conflict and violence have worsened in recent years. With lighter-skinned Beidan Mauritanians, descendants of Arabs and Berbers, predominating in the security forces and upper levels of government, discrimination against Black Mauritanians – Haratine and Afro-Mauritanians – and Black migrants has persisted.

      Due to the increasing migration pressures and insecurity in the Sahel, Mauritania has grown in geostrategic importance for the EU and Spain, whose Canary Islands are some 700 kilometers from Mauritania’s northernmost city, Nouadhibou.

      The sea migration route from northwest Africa to the Canaries, known as the “Atlantic Route” or “Northwest African Route,” has grown increasingly active since 2020, becoming one of the busiest and deadliest irregular routes to Europe. In 2024, a record 46,000 migrants and asylum seekers – mostly from West, Central, or North Africa, with Malians the most numerous – arrived in the Canaries in small boats. That year, the majority of departures along the route were from Mauritania. Others embarked from Senegal, The Gambia, Morocco, and the Western Sahara.

      In total, more than 147,000 people arrived in the Canaries by boat between 2020 and 2024, with 11,300 more arriving during the first half of 2025. Estimates of how many people lost their lives en route during this period vary from 4,300 to 24,800. Tens to hundreds of thousands of others were rescued or intercepted at sea, or blocked from departing, by Mauritanian, Moroccan, Senegalese, and Gambian forces, supported by EU funds and Spanish forces deployed in Mauritania and Senegal.

      In March 2024, the EU announced a new migration partnership with Mauritania and €210 million in funding for the Mauritanian government to reinforce border and migration management, counter-smuggling, and security, while addressing “root causes” of migration through support to refugees, job creation, infrastructure, and more. This is part of the EU’s ongoing “border externalization” approach in Africa: seeking to prevent irregular arrivals in Europe by outsourcing migration controls to countries of origin and transit. In Mauritania, the EU and Spain had been pursuing this strategy long before the 2024 partnership, despite ongoing violations of migrants’ rights by Mauritanian authorities.

      This report focuses on the impacts of migration control along the Atlantic Route during the last five years, documenting abuses by Mauritanian security forces and revealing how EU border externalization disregarded and exacerbated human rights violations.

      https://www.hrw.org/report/2025/08/27/they-accused-me-of-trying-to-go-to-europe/migration-control-abuses-and-eu
      #rapport #HRW #profilage_racial #torture #détention #arrestations_de_masse #expulsions_collectives #extorsions #violence

  • Frontex launches aerial surveillance in West Africa – its fundamental rights officer raises concerns

    #Frontex has agreed with Cape Verdean authorities to station aircraft to detect boats heading for the Canary Islands. Agreements with other governments in West Africa had failed.

    The EU border agency Frontex announced on Friday that it will in future station aircraft for aerial surveillance in the Atlantic on Cape Verde. For the start of the mission, Frontex Director Hans Leijtens travelled to the island nation’s capital Praia this week, where he met with the state minister, the ministers of defence and interior and other senior government officials.

    The agreement, negotiated for months, aims to improve EU migration control in West Africa. The aircraft, chartered from private companies and equipped with surveillance technology, will monitor the search and rescue regions of Senegal, Mauritania and Gambia for boats carrying refugees heading towards the Canary Islands, a Spanish territory. When sightings occur, crews hired by Frontex inform the responsible authorities in West Africa, who are expected to intercept people and bring them back. Frontex has been practising a comparable pullback mechanism with Libya’s coast guard since 2017.

    The flights from Praia are carried out, according to information obtained by “nd”, with a twin-engine Beechcraft aircraft bearing the registration 2-WKTJ, which is registered to the British company DEA – the same firm that also flies for Frontex’s pullback regime with Libya.

    Agreement with Senegal and Mauritania failed

    It is the first such Frontex deployment in an African country. Cape Verde’s National Police, Coast Guard, the Ministry of Foreign Affairs and the Ministry of Defence took part in the talks on the technical implementation. Authorities from Portugal were also involved; the two states have cooperated closely on maritime security since Cape Verde gained independence. The agency also planned consultations with Spanish authorities, a Frontex spokesperson told “nd”.

    The Cape Verde mission fills a gap left by failed negotiations with Senegal and Mauritania. Frontex had originally sought status agreements with both countries to allow the agency to station personnel or equipment in their territorial waters or on land. Despite earlier positive signals, both governments refused to enter into such talks. Flights from Praia will therefore take place in international waters outside the twelve-mile zones of Senegal, Mauritania and Gambia.

    Operations could also occur in Cape Verdean waters, as migrant boats repeatedly drift into the country’s maritime zone due to failed crossings or lack of fuel. According to Frontex, Cape Verdean authorities have also registered cases in which people travelled from Senegal to the islands on sailboats or yachts and then continued their journey to Europe.

    Frontex also intends to expand its “network of liaison officers” in third countries to include the region. The network currently consists of six offices in Ankara, Belgrade, Tirana, Moldova, Islamabad and Dakar, with another planned in Morocco. The future “Rabat cluster” is expected to support aerial surveillance flights from Cape Verde.

    Dissent over legal basis

    Frontex intends to base its aerial operations in Cape Verde on a working arrangement from 2011, although this agreement covers only strategic cooperation, not the stationing of Frontex assets. As “nd” learned, the agency had negotiated with the government in Praia about renewing the arrangement, which was originally planned for completion in 2025. This renewal apparently did not materialise.

    Frontex appears to take the position that no renewal is required for deploying aircraft or drones from Cape Verde. “Any such activities would be carried out together with our Cabo Verdean partners under the existing Working Arrangement signed in 2011, which forms the basis for our cooperation,” a spokesperson told “nd”.

    As in Libya, Frontex will not station its own personnel on Cape Verde. The reconnaissance services will again be contracted from private firms. Videos they record at sea are streamed in real time to Frontex headquarters in Warsaw.

    Frontex fundamental rights officer is critical

    The Frontex Fundamental Rights Officer, Jonas Grimheden, has examined the plans and expressed concerns. In May, he issued an opinion on Frontex’ “Multipurpose Aerial Aurveillance” (MAS) on the West African route. According to information seen by “nd”, it explicitly concerned operations in the search and rescue regions of Cape Verde, Senegal and Mauritania, located in international waters outside the twelve-mile zones.

    The aircraft or drones commissioned by Frontex are to pass information on detected migrant boats to the search and rescue authorities of the relevant states. There are, however, reports of shortcomings in human rights protection in Mauritania and Senegal. Effective safeguards therefore need to be in place before the service begins, Grimheden believes, according to an internal communication viewed by “nd”. His office had called for an action plan addressing these issues, emphasising in particular the principle of non-refoulement.

    Grimheden did not want to comment publicly on his assessment: “Thanks for your interest in my views on this. This is related to an ongoing process, so I prefer not to comment on that externally,” he wrote last week to “nd”.

    Drastic increase and decrease on Atlantic route

    From 2020, numbers on the West Atlantic route increased sharply, according to Pro Asyl: from under 3,000 people in 2019 to more than 23,000 in 2020, over 40,000 in 2023 and 46,000 in 2024. Explanations include conditions in countries of origin – such as Senegal, where international fleets deplete fishing grounds and political conflicts persist – as well as intensified migration control on other African routes.

    Spain, as the nearest neighbouring state, also cooperates closely with countries in the region on migration control. According to Interior Minister Fernando Grande-Marlaska, strengthened cooperation with Senegal has reduced arrivals from its coast by more than 90 percent this year. Spain has 40 officers stationed in Senegal who patrol with the Gendarmerie and National Police on land, at sea and on rivers, supported by vessels, a helicopter and surveillance aircraft.

    The EU is investing heavily in maritime migration control in West Africa. Mauritania received €20 million this year for two new naval vessels for patrols between the country and the Canary Islands. In 2024, the EU had already paid €15 million to combat “illegal activities at sea”. Mauritania has set up two reception centres for intercepted migrants from land an sea routes with Spanish funds and the EU Emergency Trust Fund. According to a source involved in their establishment, they are “obviously detention centres”. People intercepted with the help of Frontex aerial surveillance from Cape Verde would likely end up there as well.

    https://digit.site36.net/2025/11/15/frontex-launches-aerial-surveillance-in-west-africa-its-fundamental-ri
    #migrations #asile #réfugiés #externalisation #Cap_Vert #surveillance_aérienne #frontières #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #route_atlantique #Sénégal #Gambie #Mauritanie #îles_Canaries #Praia #DEA #complexe_militaro-industriel

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  • "The Ashes of Moria"
    https://www.youtube.com/watch?v=3ISMAJPcAUg

    A cinque anni dall’incendio che lo ha distrutto (8-9 settembre 2020) l’impatto del campo di Moria è ancora presente nelle vite delle persone che lo hanno vissuto, mentre l’approccio alla migrazione da parte dell’Europa continua a essere quello della deterrenza, del contenimento e della detenzione.

    Attraverso una serie di interviste con persone migranti che hanno vissuto nel campo greco, operatori sociali e attivisti che lo hanno conosciuto da vicino, questo documentario esplora l’eredità di Moria, raccontando la durissima realtà del campo, le ripercussioni che ha causato sulla vita delle persone e il suo ruolo nelle politiche di detenzione e deterrenza e nei processi di integrazione.

    #Moria #réfugiés #migrations #Grèce #camp_de_réfugiés #incendie #Lesbos #ce_qui_reste #silence #feu #camps_de_réfugiés #2020 #traces #hotspot #accord_UE-Turquie #asile #accampement #tente #froid #chaleur #tentes #sécurité #peur #nuit #viols #toilettes #survie #vols #criminalité #violence #faim #attente #santé_mentale #dépression #PTSD #queue #suicide #tentatives_de_suicide #enfer #dissuasion #politique_de_dissuasion #déshumanisation #propagande #nationalisme #racisme #instrumentalisation #instrumentalisation_politique #discriminations #bruits #sons #8_septembre_2020 #honte #contrôle_biopolitique #Kos #Samos #Kios #prisons #closed_controlled_accesse_centres (#CCACs) #éloignement #isolement #marginalisation #marges #camps_fermés #îles #Vastria

    –-

    ajouté à la métaliste sur l’#incendie de #septembre_2020 dans le #hotspot de #Moria, #Lesbos (#Grèce) :
    https://seenthis.net/messages/876123
    #film #documentaire #film_documentaire

    • “The Ashes of Moria”: che cosa rimane del campo profughi più grande d’Europa?

      Il film di Davide Marchesi e Majid Bakhshi, prodotto da ColoreFilm e distribuito in Italia da Altreconomia, ripercorre la storia di quello che è stato il simbolo del fallimento europeo in tema di “accoglienza” e “protezione”, sull’isola greca di Lesbo. A cinque dall’incendio che lo ha distrutto, il documentario porta nel cuore del campo, tra odori, rumori, paure e violenze. Allo stesso tempo offre le coordinate per capire i meccanismi attuali delle brutali politiche europee

      Mo Zaman cammina tra le macerie di un posto di cui riconosce gli odori, “gli stessi di albero di ulivo”, ma non i suoni. “Non avevamo questo silenzio prima qui”. Ricorda le sensazioni, il freddo e la paura, il terrore ma non gli spazi vuoti. Il suo è un ritorno in un luogo di cui conosce le strade a memoria nonostante di fatto non esista più. Mo Zaman è uno dei protagonisti di “The Ashes of Moria” (52′), il documentario di Davide Marchesi e Majid Bakhshi, prodotto da ColoreFilm e distribuito in Italia da Altreconomia, che a cinque anni dalla distruzione del campo di Moria sull’isola greca di Lesbo ripercorre la storia di quello che è stato l’emblema del fallimento europeo.

      È lui a raccontare che a Moria gli incendi erano frequenti e difficili da gestire, proprio come quelli che finirono per distruggerlo completamente. Il centro di identificazione e registrazione di richiedenti asilo e migranti più grande d’Europa, pensato come risposta a quella che erroneamente viene ancora definita la “crisi dei rifugiati” del 2015, nella notte tra l’8 e il 9 settembre 2020 bruciò irrimediabilmente.

      Eppure, come afferma Mo Zaman, “anche se possono cancellare Moria da questo posto, non potranno mai cancellare il nome di Moria”. Di certo non lo potranno mai cancellare dalla memoria delle migliaia di persone, al momento dell’incendio erano intorno alle 15mila, che vi sono passate e che vi hanno trascorso giorni, mesi, ma anche anni, in attesa. Le conseguenze, i residui, le ceneri di un’immensa crisi di salute mentale capace di fare più danni che quelli della guerra stessa da cui queste persone scappavano, come si racconta nel film, rimangono nella loro mente.

      “Mancava acqua potabile, cibo, elettricità, igiene -ricorda infatti Majid Bakhshi, uno dei due autori che ha vissuto nel campo-. È importante parlare della mia esperienza a Moria e, in generale, di persona che cerca di trovare la propria strada in condizioni difficili. Ciò che intendo dire è che, quando arrivi come migrante o rifugiato in Europa, o in qualsiasi altro paese del mondo, inizi un processo che sarà piuttosto difficile e per nulla, incerto e molto stressante. Può essere molto opprimente, soprattutto se non ricevi alcun supporto puntuale, e se devi affrontare tutti i problemi da solo. E trovo molto difficile anche staccarmi in qualche modo da alcuni di quei ricordi. Sono nella mia testa, come se dovessero restare con me per non so quanto tempo”.

      “Uno degli aspetti che spero che emerga è l’impatto psicologico a lungo termine della vita nel campo, non solo sulle singole persone che è sicuramente importantissimo, ma anche sulla società in generale -spiega il regista Davide Marchesi-. Avvicinarsi a queste persone e guardare le loro vite è struggente anche perché è doloroso pensare che noi abbiamo reso così difficile la loro vita”.

      Alternando immagini di archivio e fotografie, anche satellitari, alle interviste di chi ci ha vissuto, degli operatori sociali e degli attivisti, il documentario ci porta dentro il campo fino a farcene sentire la “puzza oscena” e le grida notturne, a farci provare il senso di insicurezza di ritrovarsi in un luogo pensato per accogliere fino tremila persone e arrivato a contenerne 25mila. Un posto dove i nervi a fior di pelle erano micce accese, dove si viveva giorno per giorno e contava solo sopravvivere.

      “Da una parte a Moria non ti veniva data possibilità di fare nient’altro se non preoccuparti di cose molto elementari, della sopravvivenza quotidiana -prosegue Marchesi-. Dall’altra ognuno si portava dentro questa gigantesca preoccupazione di che cosa gli sarebbe successo nel futuro, dell’attesa di una risposta alla richiesta di asilo”.

      La fame, le lunghe code, la mancanza di qualsiasi bene necessario trasformava le persone in poco tempo, cambiandone le mentalità e portandole a perdere qualsiasi tipo di fede. In una parola sola era l’inferno, usandone qualcuna in più Mo Zaman dice che “Moria eccelleva nell’essere orribile”.

      “Non credo che per noi sia possibile veramente capire che cosa significasse stare lì, perché è peggio che stare in prigione -aggiunge Marchesi-. Se non sai quando finirà l’attesa, psicologicamente è molto peggio. Per questo se da una parte le immagini di questo documentario testimoniano molto bene com’era Moria, dall’altra non gli rendono in nessun modo giustizia, perché manca il fattore temporale”.

      Dal cuore del campo “The Ashes of Moria” ci porta anche al di fuori, dandoci le giuste coordinate per ricostruire e comprendere quello che stava accadendo nel frattempo all’esterno. Non tanto una “crisi dei rifugiati” quanto del sistema di accoglienza di un’Europa lenta, impreparata, per certi versi anche sadica, che diventa una promessa tradita di una vita migliore e di diritti umani finalmente riconosciuti e protetti.

      “Abbiamo rischiato le nostre vite attraversando l’Egeo e non siamo venuti qui per essere abbandonati”, protestano le persone migranti. “Quando sono arrivata in Grecia ho subito discriminazione perfino per la mia esistenza. Come rifugiati non vogliono neppure che esistiamo”. E la domanda: “Dov’è finita l’umanità?” ricorre spesso nelle loro parole. Tutti sapevano che cosa succedeva ma nessuno faceva nulla per cambiare la situazione tanto che, come osserva nel film Carlotta Passerini, psicologa che lavorava con i residenti del campo “penso davvero che questo sia stato fatto per disumanizzare le persone. È più facile condannare qualcuno che non si considera umano o una persona che si comporta come te”.

      Moria sembra essere dunque il punto di partenza, l’origine di tutto quello che di peggio abbiamo ancora oggi: la propaganda che racconta le persone migranti come una minaccia pronta a invaderci, i nazionalismi e i razzismi. “In un certo senso è così -riflette Marchesi-. Ma allo stesso tempo nel momento in cui ho iniziato a fare ricerca, a cercare di capirne di più, mi sono accorto che alla fine l’approccio è sempre lo stesso. A Moria non è stato inventato nulla di nuovo. L’Europa da Schengen in poi ha reso evidente in tutti i modi che va bene la libera circolazione delle persone all’interno, ma chi viene da fuori deve essere ipercontrollato e se possibile tenuto fuori. Possiamo infatti chiamare le nuove costruzioni realizzate dopo Moria campi ad accesso controllato, possiamo chiamarli strutture ricettive, possiamo chiamarli Cpr, alla fine il modo di operare è uno: quello della detenzione e della deterrenza”.

      “Moria era usato per mettere paura alle persone -afferma infatti nel film Lefteris Papagiannakis, direttore del Greek council for refugees-. Ma non ha funzionato perché la deterrenza non funziona mai”. Così come non funzionerà per i cinque nuovi closed controlled access centre, vere e proprie prigioni in posti isolati, lontano da tutto e tutti. La loro costruzione nelle isole dell’Egeo settentrionale Chios, Kos, Leros, Lesbo e Samos è iniziata subito dopo la distruzione di Moria, già a partire dalla primavera del 2021, ricevendo più 250 milioni di finanziamenti dall’Ue (si veda su questo il progetto “Chiusi dentro. Dall’alto” pubblicato da Altreconomia in collaborazione con PlaceMarks nel settembre 2024).

      Da qui l’importanza di questo documentario: quella di “creare una testimonianza” affinché si mantenga alta l’attenzione su temi che nonostante il centro di Lesbo non esista più ancora ci riguardano. “Moria e in generale i campi sono dei laboratori di come si vogliono gestire le politiche migratorie e non solo -dice l’autore-. In questi luoghi, ad esempio, si testano nuove tecnologie di sorveglianza che poi verranno applicate non solo in ambito detentivo ma anche di controllo sociale. Per questo è importante creare documenti che possano rimanere nel tempo”.

      “The Ashes of Moria” è quindi un documentario sul campo di Moria e sulle persone migranti che ne sono stati prigioniere, ma si rivolge a noi, europei, occidentali e ci chiede di fare i conti con quello che siamo e abbiamo lasciato o contribuito a far accadere. “Non dobbiamo nasconderci o dimenticarci di quello che succede sui nostri confini -conclude Marchesi-. È importante riflettere su quello che come società, siamo capaci di fare a persone che in questo caso sono parte di una popolazione in movimento ma in un altri casi potrebbero essere le persone lgbtqi+ e in altri ancora i dissidenti politici o altro. Una società che è stata capace di fare quello che ha fatto a Moria nei confronti di persone che considerava una minoranza e che reputava in qualche modo ‘scomode’ sarà capace di farlo sempre e con chiunque”.

      https://altreconomia.it/the-ashes-of-moria-che-cosa-rimane-del-campo-profughi-piu-grande-deurop

  • Au #Sénégal, une centaine de migrants partis de #Gambie échouent sur une #plage de Dakar

    Une centaine de migrants ont accosté jeudi matin sur la plage de #Ngor, à Dakar, a rapporté un média local. Leur embarcation était partie de Gambie et devait rejoindre l’archipel espagnol des Canaries. En chemin, elle avait fait une escale dans les #îles_du_Saloum, dans le sud du Sénégal, pour embarquer d’autres passagers.

    Ils pensaient être arrivés en Espagne, mais se trouvaient sur une plage de... Dakar, au Sénégal. Jeudi 30 octobre, une pirogue a accosté sur la plage de de Ngor avec une centaine de personnes à son bord, rapporte le média sénégalais Emedia.

    L’embarcation était partie de Gambie et avait fait un arrêt dans les îles du Saloum, au sud de Dakar, pour embarquer d’autres passagers, avant de prendre la route vers l’archipel espagnol des Canaries, à quelque 1 500 km de là.

    Pensant être arrivés en Espagne, « plusieurs occupants de l’embarcation ont envahi les restaurants situés le long de la petite corniche des Almadies », indique Emedia.

    ‎‎"J’ai offert le petit déjeuner et quelques pièces à certains d’entre eux. Ensuite, ils sont partis et se sont dispersés dans Dakar", a raconté un restaurateur au média en ligne. Tous les migrants avaient déjà quitté les lieux lorsque les services de sécurité sont arrivés sur place.
    Des départs toujours nombreux

    Malgré les patrouilles de la marine sénégalaise au large des côtes du pays pour tenter d’arrêter les pirogues cherchant à aller en Europe, les départs sont toujours nombreux. Fin septembre, près de 700 migrants ont été secourus en une semaine au large du Sénégal.

    Sur son compte X, la marine indique avoir intercepté, mardi 28 octobre, une embarcation « en provenance d’un pays voisin » au large de #Mbour, avec 138 candidats à l’émigration irrégulière à son bord.

    La plupart des embarcations partent désormais de Gambie ou de Guinée, plus au sud. « Ce récent déplacement est dû au resserrement d’autres voies migratoires : celle du Maroc depuis un moment, et plus récemment celle de la Mauritanie et même du Sénégal du fait des contrôles accrus sur les côtes », expliquait récemment à InfoMigrants Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines.

    Mais partir de Gambie ou de Guinée multiplie les risques en mer pour les migrants. « Les voyages sur l’Atlantique sont déjà risqués. La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », affirme Delphine Perrin. Les ONG alertent régulièrement sur les « bateaux fantômes », ces embarcations qui errent en mer et qui disparaissent sans laisser de traces.
    Interpellations

    Pour mettre fin aux traversées, le Sénégal a multiplié cette année les interpellations de pirogues en mer. Selon le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), 1 946 migrants ont été interpellés, 74 convoyeurs arrêtés et 32 pirogues saisies par les forces de sécurités sénégalaises durant le premier semestre 2025.

    « La surveillance renforcée des côtes commence à porter ses fruits », a souligné le secrétaire permanent du CILMI Modou Diagne, saluant notamment les avancées réalisées dans le démantèlement des filières de passeurs et l’intensification de la répression à leur encontre.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/67861/au-senegal-une-centaine-de-migrants-partis-de-gambie-echouent-sur-une-
    #migrations #réfugiés #route_atlantique
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  • L’#Île-de-France claque aussi la porte à #Microsoft : place aux solutions 100 % françaises pour ses 550 000 élèves

    Et si les données personnelles de nos enfants n’appartenaient plus, par défaut, aux géants américains de la tech ? C’est le pari que s’apprête à tenir la Région Île-de-France en organisant la sortie de Microsoft de ses lycées. Une décision politique et technique lourde de sens, qui pourrait bien faire des émules.

    Dès la rentrée 2025, la Région Île-de-France mettra fin à l’utilisation des solutions Microsoft pour centraliser et traiter les informations de ses quelque 550 000 lycéens. Ce n’est pas une simple migration technique, mais bien un acte politique fort en faveur de la souveraineté numérique.

    L’Île-de-France abandonne Microsoft pour ses 550 000 lycéens

    Au cœur de cette décision se trouve une préoccupation majeure : la #protection_des_données face à l’extraterritorialité du droit américain, incarnée par le fameux #Cloud_Act. Cette loi permet en effet aux autorités américaines de réclamer des données stockées sur les serveurs d’entreprises américaines... Même lorsque ces serveurs se trouvent à l’étranger.

    Une perspective jugée inacceptable par l’exécutif régional pour des informations aussi sensibles que les notes, les emplois du temps ou les communications entre élèves, professeurs et parents.

    Le projet consiste donc à fédérer plusieurs briques logicielles souveraines au sein d’une plateforme unique. Pour cela, la Région s’appuie sur un consortium d’acteurs français dont les premiers noms se précisent. La bascule la plus significative, déjà engagée depuis septembre, est la migration des comptes #Microsoft_365 vers le cloud de #Leviia, dont les #data_centers sont situés en France.

    Pour la brique de vie scolaire, le nom de #Docaposte est avancé, la filiale numérique du Groupe La Poste qui a racheté la société #Index_Éducation, éditeur du logiciel #PRONOTE. À terme, l’ensemble de ces services sera intégré dans la plateforme commune MonLycée.net pour les 550 000 lycéens et professeurs.

    Si la transition s’annonce progressive et ne concerne pas, pour l’heure, tous les services informatiques de la collectivité, elle constitue un signal très puissant. L’initiative francilienne n’est d’ailleurs pas un cas isolé puisque la ville de Lyon a déjà amorcé un virage similaire en se tournant vers des alternatives libres comme #OnlyOffice, #Linux ou #PostgreSQL pour remplacer les solutions de la firme de #Redmond.

    https://www.lesnumeriques.com/societe-numerique/l-ile-de-france-claque-aussi-la-porte-a-microsoft-place-aux-solutions
    #arrêt #abandon
    –-

    ajouté à la Métaliste sur les institutions et municipalités qui claquent les portes à #Microsoft :
    https://seenthis.net/messages/1143366

  • Honteux : Valérie Pécresse et sa majorité suppriment discrètement les subventions aux MDPH d’Île-de-France - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/societe/conseil-regional-dile-de-france/valerie-pecresse-et-sa-majorite-suppriment-discretement-les-subventions-aux

    C’est un bras d’honneur à moitié assumé envers les personnes en situation de #handicap. La droite régionale en #Île-de-France supprime en catimini les subventions allouées aux Maisons départementales des personnes handicapées (#MDPH) sur le territoire francilien. L’alerte, donnée vendredi 19 septembre, est venue de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne de la Région Île-de-France.

    Dans son communiqué, le groupe politique s’insurge. Et pour cause. Les aides dont il est question ont été mises en place il y a plus de 10 ans et semblaient stabilisées. En 2014, la loi sur l’égalité des chances – promulguée en 2005 – essaie de mettre un coup d’accélérateur pour orienter les financements en faveur des personnes en situation de handicap. La majorité régionale de l’époque, à gauche de l’échiquier politique, saisit l’opportunité pour subventionner les huit MDPH de la région via leurs fonds de compensation respectifs. « Le dispositif n’a jamais été discuté ni remis en cause depuis ! », s’exclame Céline Malaisé, présidente du Front de gauche à la région.

    6€ de reste à charge

    Son but : financer l’acquisition de matériels, l’aménagement de véhicules adaptés, l’accompagnement pour la vie quotidienne des personnes en situation de handicap. Près de 2 000 Franciliens en bénéficient chaque année [c-à-d, de gauche ou pas, fort peu]. « Avec cette aide, le reste à charge pour les familles est de 6€ », détaille Stéphane Blanchet, Vice-président chargé de l’autonomie au Conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

    Un coup de pouce précieux que Valérie Pécresse et sa majorité cherchent à supprimer en douce, sans concertation avec les départements. D’après les informations du groupe de la Gauche, « les MDPH d’Île-de-France n’ont pas perçu l’aide régionale en 2025 et elle ne sera pas reconduite en 2026 ». Aucune communication officielle de la Région n’a averti quant à une potentielle suppression des subventions. Mis devant le fait accompli, les conseillers des Hauts-de-Seine, de l’Essonne, du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis et de Paris ont acté ce retrait d’argent.

  • Île de Ngor : 19 candidats à l’émigration irrégulière découverts dans une maison
    https://www.dakaractu.com/Ile-de-Ngor-19-candidats-a-l-emigration-irreguliere-decouverts-dans-une-m

    Île de Ngor : 19 candidats à l’émigration irrégulière découverts dans une maison
    La lutte contre l’émigration irrégulière se poursuit avec détermination. Le lundi 15 septembre 2025, la Brigade de proximité de Ngor a interpellé 19 individus, dont 3 enfants, qui s’apprêtaient à rejoindre clandestinement l’Europe. L’opération a été déclenchée après la dénonciation d’un propriétaire de maison, surpris à son retour de voyage de découvrir son domicile occupé par des étrangers. Alertés, les gendarmes se sont immédiatement rendus sur place et ont procédé à une perquisition. À l’intérieur, ils ont retrouvé les 19 candidats à l’émigration, répartis comme suit :
    • 12 Guinéens ;
    • 1 Ivoirien ;
    • 1 Malien ;
    • 5 Sénégalais.
    Cette découverte illustre une nouvelle stratégie utilisée par les réseaux, qui exploitent désormais des résidences inhabitées comme points de regroupement avant les départs clandestins.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#ilengor#sante

  • La #Guinée devient un point de départ des migrants car « les jeunes ont perdu confiance en la République »

    Les départs clandestins de #pirogues depuis les côtes guinéennes vers l’archipel espagnol des Canaries se sont multipliés, en conséquence de l’#accord_migratoire conclu entre la Mauritanie et l’Espagne l’an dernier. Pourtant, la traversée depuis la Guinée peut durer une dizaine de jours et est extrêmement dangereuse. En 2024, l’ONG espagnole Caminando Fronteras dénombre 10 457 morts dans l’Atlantique. Entretien avec #Elhadj_Mohamed_Diallo, ancien exilé, qui dirige désormais l’Organisation guinéenne de lutte contre la migration irrégulière.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66495/la-guinee-devient-un-point-de-depart-des-migrants-car-les-jeunes-ont-p
    #route_atlantique #migrations #réfugiés #frontières #Canaries #îles_Canaries #Espagne #Mauritanie
    ping @6donie

  • #Guinée : une nouvelle route dangereuse pour la migration vers les #Canaries au départ de #Kamsar

    Les embarcations parties de Guinée pour rejoindre les Îles Canaries en Espagne se multiplient ces derniers mois. Au mois de juillet, deux #pirogues parties des côtes guinéennes ont été secourus au large de #Nouadhibou par les gardes-côtes mauritaniens.

    Kamsar est le nouveau point de départ des embarcations pour rejoindre les Îles Canaries. Dans cette ville côtière, au nord-ouest de la Guinée, la #pêche est une activité clé. Mais depuis un an, le port attire aussi ceux qui rêvent de l’Europe.

    Mohamed Diallo, président de l’Organisation guinéenne contre la migration irrégulière, a déjà recensé quatre tentatives d’embarquement : « Ce sont des gens qui travaillaient avec les ports, parce que ça a commencé avec un convoi de 15 personnes avec enfants et femmes. Ce sont des pêcheurs qui sont habitués à la mer. Personne n’attendait un convoi de la Guinée, parce que la distance est énorme. »

    2 200 km, c’est la distance à parcourir jusqu’aux îles Canaries, soit 750 km de plus qu’au départ du Sénégal. Là-bas, au Sénégal et en Mauritanie, les départs ont chuté, après les accords bilatéraux avec l’Espagne.

    La Guinée, elle, devient une alternative dangereuse : « Parmi ces convois, il y a eu des cas de #décès. Tout récemment, j’ai reçu des journalistes espagnols qui étaient venus avec une liste de personnes disparues et ils cherchaient à identifier les familles de ces disparus. »

    En 2024, 10 457 personnes ont péri en tentant la traversée de l’Atlantique vers l’Europe, selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66160/guinee--une-nouvelle-route-dangereuse-pour-la-migration-vers-les-canar
    #îles_Canaries #route_atlantique #migrations #réfugiés #frontières #dangers
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  • #Arpentage du livre “Décoloniser le droit” de Marine Calmet avec le collectif Kifah
    https://nantes.indymedia.org/events/150751/arpentage-du-livre-decoloniser-le-droit-de-marine-calmet-avec-le-c

    📖 ARPENTAGES D’ÉTÉ – TROISIÈME ÉDITION 🔥 C’est l’été mais la lutte continue ! À la rentrée on BRÛLE TOUT, mais avant ça profitons de cet été pour se rencontrer, s’auto-former, discuter. Cette semaine, sur proposition du collectif nantais @kifah, on vous propose de lire ensemble “Décoloniser le droit” de…

    #île_de_Nantes

  • Route des Canaries : pour éviter les contrôles, de nouveaux itinéraires encore plus dangereux

    La route migratoire vers les Canaries connait une nette mutation ces dernières semaines : pour éviter le renforcement des contrôles en #Mauritanie et au #Sénégal, les départs de #pirogues clandestines se font désormais de plus en plus depuis la #Guinée. Ce nouvel #itinéraire emprunté par les migrants, en allongeant la durée de la traversée, rend le trajet encore plus dangereux.

    La route migratoire vers les Canaries connait une nette #reconfiguration ces dernières semaines. Alors qu’habituellement les pirogues de migrants tentaient de rejoindre clandestinement les #îles_Canaries depuis le Sénégal, la Mauritanie ou encore le #Maroc, désormais, les départs se sont déplacés.

    Les embarcations de fortune se font de plus en plus depuis le Sud, en Guinée, a déclaré ce jeudi le délégué du gouvernement aux Canaries, Anselmo Pestana. Ce dernier insiste aussi sur le changement de route de certains migrants qui optent pour l’Algérie, dans le but d’atteindre l’Espagne via les Baléares.

    D’après le délégué, ces changements d’itinéraire opérés par les passeurs est du au renforcement des contrôles menés au Sénégal et en Mauritanie depuis le début de l’année.

    Cette nouvelle route guinéenne vers les Canaries s’avère cependant particulièrement dangereuse, puisqu’en allongeant la traversée, elle augmente également les risques de #naufrages et de #dérive des embarcations. Anselmo Pestana a ainsi mis en garde contre ce changement et exprimé son inquiétude face aux risques accrus pour les migrants.

    Sur la seule année 2024, l’ONG espagnole Caminando Fronteras a établi un bilan de 10 457 personnes mortes ou disparues en mer. Le bilan de ces « naufrages invisibles » est largement sous-estimé puisqu’un grand nombre d’embarcations disparaissent en mer sans que l’on ne retrouve jamais leur trace.

    Au cours de l’année 2024, 46 843 exilés, principalement en provenance d’Afrique de l’Ouest, ont atteint les îles Canaries. Du jamais vu pour l’archipel espagnol, qui fait face depuis plusieurs mois à une saturation de plus en plus importante de son système d’accueil.

    Des itinéraires plus lointains pour échapper aux contrôles

    D’après l’Agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes, Frontex, une baisse de 41% des arrivées de migrants irréguliers sur les îles Canaries a été enregistrée depuis le début de l’année. En novembre 2024, 7 338 arrivées ont été comptabilisées contre 445 en mai 2025. Le délégué du gouvernement aux Canaries, a souligné que le nombre d’arrivées est passé d’environ 19 100 personnes au premier semestre 2024 à 11 300 personnes pour la même période en 2025.

    Cette diminution notable est le résultat du renforcement des contrôles policiers au Sénégal et en Mauritanie, ainsi que des #accords de #coopération_bilatérale récents entre les autorités de ces pays et celles espagnoles pour endiguer les flux migratoires. Ces derniers mois, avec l’appui de la Garde civile et de la police nationale espagnoles, des opérations de démantèlement de réseaux de traite d’êtres humains se sont multipliées dans ces pays d’Afrique de l’Ouest. En avril 2024, la gendarmerie mauritanienne a notamment démantelé un vaste réseau, arrêtant 117 personnes et saisissant d’importantes quantités de matériel.

    Cependant, ces résultats sont trompeurs. Malgré les mois avec une plus faible activité, Frontex souligne que « la pression sur les îles Canaries reste élevée, supérieure à la moyenne des années précédentes, en raison de l’instabilité persistante au Sahel et du développement des réseaux de passeurs en Mauritanie ». La tendance à la baisse ne devrait donc pas se maintenir, souligne l’agence. D’autant que comme chaque année, l’amélioration des conditions météorologiques durant l’été, laisse présager une hausse des arrivées aux Canaries, particulièrement entre août et novembre.

    Et contrairement aux idées reçues, les chiffres officiels ne traduisent pas un ralentissement de la migration par la route atlantique mais plutôt une reconfiguration des voies migratoires vers l’Europe.

    Car pour éviter les contrôles, les réseaux mafieux de passeurs ont adapté leur stratégie en déviant les routes : les nouveaux épicentres des départs d’embarcations précaires et surchargées sont désormais localisés en Guinée, un pays moins surveillé.

    La #Guinée-Bissau est également un lieu de départ de plus en plus privilégié. Ses 200 km de côtes, difficiles à surveiller, en font un point de départ important, principalement via l’#archipel_des_Bijagos (88 îles) distant de plus de 1800 km des Canaries.

    Une #dangerosité des traversées exacerbée

    Cette nouvelle voie migratoire, du fait de son éloignement des Canaries, s’avère être beaucoup plus meurtrière.

    « Le risque est bien plus élevé pour la vie des personnes qui tentent de se rapprocher des Canaries, car elles essaient de s’éloigner de la côte » pour échappe aux contrôles a alerté le délégué du gouvernement aux Canaries. Il a précisé que ces traversées peuvent durer jusqu’à dix jours, ce qui multiplie les probabilités de naufrage des embarcations ainsi que les dérives en pleine mer. En partant de Guinée, les migrants se lancent dans une traversée de plus de 2 200 km jusqu’à #El_Hierro (Canaries), soit 750 km de plus qu’en partant depuis le Sénégal ou bien de Gambie. Les dangers en pleine mer sont donc considérablement accentués (vagues, pénuries d’eau et de nourriture, risque de panne, d’insolation).

    Les ONG alertent régulièrement sur les « #bateaux_fantômes », des embarcations qui errent en mer, dont les passagers ont parfois pu rentrer en contact avec les ONG mais dont le contact a été perdu. Les embarcations sont donc livrées à elles-mêmes, en pleine mer, à la merci des intempéries.

    « Il existe également un risque qu’elles se perdent dans l’océan Atlantique et aillent vers les Caraïbes ou le #Brésil » a-t-il précisé. Plusieurs pirogues parties des côtes ouest-africaines ont par le passé déjà été retrouvées en Amérique du Sud ou centrale.

    La tragédie survenue fin mai à La Restinga (îles Canaries), où un bateau parti de Guinée-Conakry a chaviré à quelques mètres du quai après plus de dix jours en mer, tuant quatre femmes et trois jeunes filles, illustre dramatiquement les conséquences de cet allongement des itinéraires.

    En ce qui concerne la route algérienne, le trajet n’est pas plus sûr. Des embarcations contenant des cadavres de migrants subsahariens ligotés ont récemment été découvertes aux #Baléares, signe que les itinéraires migratoires sont en constantes évolution. Une enquête est en cours.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/65427/route-des-canaries--pour-eviter-les-controles-de-nouveaux-itineraires-
    #mise_en_danger #migrations #réfugiés #route_atlantique #risques #contrôles_frontaliers #frontières #militarisation_des_frontières #accords_bilatéraux #mortalité #létalité #mourir_en_mer
    ping @6donie

  • #Djazirat_al_Mawt, l’île de la mort

    Depuis l’instauration en 1995 du #visa dit « Balladur », les Comoriens n’ont d’autre possibilité que d’emprunter des barques pêcheurs, les #kwasa_kwasa pour se rendre à Mayotte. Des milliers sinon des dizaines milliers sont morts lors de cette traversée.

    #Jazirat_al_Mawt, l’#île_de_la_mort, c’est ainsi que les navigateurs venus d’Oman ou du Shiraz ont baptisé l’île de #Mayotte parce que ceinte d’une barrière de corail sur laquelle tant et tant de boutres et d’esquifs se sont abîmés.

    Depuis l’instauration en 1995 du visa dit « Balladur », les ressortissants comoriens n’ont d’autre choix que d’emprunter les kwasa kwasa, ces barques de pêcheurs à fond plat, pour rallier Mayotte où le PIB par habitant est dix fois supérieur à celui des Comores. Ils viennent trouver du travail, rejoindre de la famille ou bénéficier de soins.

    Entre 5000 et 10 000 personnes sont mortes dans les traversées de 1995 à 2012 selon la dernière estimation produite. Le décompte a cessé depuis. “C’est une #hécatombe” confie Jean Lhuillier, le directeur des pompes funèbres de Mayotte qui est régulièrement réquisitionné par la police pour récupérer des corps échoués sur les plages ou accrochés aux branches des arbres de la mangrove.

    Pour empêcher ces passages, les gouvernements français successifs ont investi des centaines de millions d’euros sans jamais parvenir à y mettre un terme malgré les drones, les radars, les hélicoptères ainsi que les patrouilles maritime et terrestre de la Police aux frontières aux effectifs toujours plus nombreux.

    “La mission est belle” confie un policier de la PAF aux commandes de son bateau semi-rigide destiné à intercepter les kwasa kwasa au large de Mayotte quand bien même sait-il qu’une fois renvoyées aux Comores, la plupart de ces personnes tenteront à nouveau la traversée.

    “Ça ne me dérange pas d’accueillir dix fois la même personne” abonde une responsable du centre de rétention administrative (CRA) de Mayotte. Lorsqu’ils embarquent sur le ferry qui les ramène vers l’île comorienne d’Anjouan, les personnes expulsées fredonnent une chanson d’amour d’un artiste mahorais : “ne t’en fais pas, je reviendrai”.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/djazirat-al-mawt-l-ile-de-la-mort-1452799
    #mourir_aux_frontières #France #Mayotte #migrations #réfugiés #Comores #visa_Balladur #mourir_en_mer #décès #militarisation_des_frontières
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