• #Caen : officialisation d’un nouveau #squat_rue_des_Vaux_de_la_Folie
    https://fr.squat.net/2019/11/01/caen-officialisation-dun-nouveau-squat-rue-des-vaux-de-la-folie

    Aujourd’hui, vendredi 1er novembre 2019, premier jour de la trêve hivernale, l’Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions officialise un nouveau squat situé au 9, rue des Vaux de la Folie à Caen. 11 personnes, dont 6 enfants de 2 à 15 ans, sans aucune solution occupent ce lieu depuis mercredi 30 octobre. Cette […]

    #9_rue_des_Vaux_de_la_Folie #AG_de_lutte_contre_les_expulsions #Le_Marais #ouverture #sans-papiers

  • Il y a 9 000 ans, une communauté aux problèmes urbains modernes.

    Les bioarchéologues rapportent de nouvelles découvertes dans les anciennes ruines de Çatalhöyük, en Turquie moderne. Les résultats donnent une idée de ce qu’était une vie humaine au moment du passage d’un mode de vie nomade de chasse et de cueillette à une vie plus sédentaire construite autour de l’agriculture.

    Il y a environ 9 000 ans, les habitants de l’une des premières grandes communautés agricoles du monde comptaient également parmi les premiers humains à faire face aux dangers de la vie urbaine moderne.

    Des scientifiques qui étudient les anciennes ruines de Çatalhöyük, dans la Turquie moderne, ont découvert que ses habitants - entre 3 500 et 8 000 habitants à son apogée - connaissaient la surpopulation, les maladies infectieuses, la violence et les problèmes environnementaux.

    (...)

    « Çatalhöyük a été l’une des premières communautés proto-urbaines au monde et les résidents ont vécu ce qui se passait lorsque l’on réunissait de nombreuses personnes dans une petite zone pendant une période prolongée ».

    (...)

    Çatalhöyük a commencé comme une petite colonie vers 7100 av. J.-C., probablement constituée de quelques maisons de briques en terre crue dans ce que les chercheurs appellent la période Early. Elle a atteint son apogée entre 6700 et 6500 av. J.-C. avant le déclin rapide de la population à la fin de la période. Çatalhöyük a été abandonné vers 5950 av.

    Alimentation.

    L’agriculture a toujours été une partie importante de la vie dans la communauté.(...) : les résidents avaient une alimentation trop riche en blé, en orge et en seigle, ainsi qu’une gamme de plantes non domestiquées.

    (...) Les protéines dans leur régime alimentaire, [provenaient] d’ovins, de caprins et d’animaux non domestiques. Les bovins domestiques ont été introduits à la fin de la période, mais les moutons ont toujours été les animaux domestiques les plus importants dans leur régime alimentaire.

    « Ils ont cultivé et élevé des animaux dès qu’ils ont eu créé la communauté, mais ils intensifiaient leurs efforts à mesure que la population augmentait ».

    La diète riche en céréales signifiait que certains résidents développaient bientôt une carie dentaire - l’une des soi-disant « maladies de la civilisation ». Les résultats ont montré qu’environ 10 à 13% des dents d’adultes découvertes sur le site présentaient des signes de caries dentaires.

    Agriculture et changement climatique.

    Les changements au fil du temps dans la forme des sections transversales des os de la jambe ont montré que les membres de la communauté à la fin de la période de Çatalhöyük marchaient beaucoup plus que les premiers habitants. Cela suggère que les résidents ont dû déplacer l’agriculture et le pâturage plus loin de la communauté au fil du temps.

    « [Les chercheurs pensent] que la dégradation de l’environnement et le changement climatique ont forcé les membres de la communauté à s’éloigner de la colonie pour s’installer dans des fermes et à trouver des provisions comme du bois de chauffage ». « Cela a contribué à la disparition ultime de Çatalhöyük. »

    D’autres recherches suggèrent que le climat au Moyen-Orient est devenu plus sec au cours de l’histoire de Çatalhöyük, ce qui a rendu l’agriculture plus difficile.

    Les résultats de la nouvelle étude suggèrent que les résidents ont souffert d’un taux d’infection élevé, probablement en raison de la surpopulation et d’une mauvaise hygiène. Jusqu’à un tiers des restes de la période précoce montrent des signes d’infections des os.

    Architecture et hygiène.

    Au plus fort de la population, les maisons ont été construites comme des appartements ne laissant aucun espace entre eux. Les résidents entraient et sortaient par des échelles sur les toits des maisons.

    Les fouilles ont montré que les murs et les sols intérieurs étaient souvent recouverts d’argile. Et tandis que les résidents gardaient leurs sols pratiquement sans débris, l’analyse des murs et des sols des maisons a montré des traces de matières fécales animales et humaines.

    « Ils vivent dans des conditions de surpeuplement, avec des fosses à ordures et des enclos pour animaux juste à côté de certaines de leurs maisons. Il y a donc toute une série de problèmes d’assainissement qui pourraient contribuer à la propagation de maladies infectieuses », a déclaré Larsen.

    Surpeuplement et violence.

    Les conditions de surpeuplement à Çatalhöyük pourraient également avoir contribué à des niveaux élevés de violence entre résidents, selon les chercheurs.

    Sur un échantillon de 93 crânes de Çatalhöyük, plus d’un quart - 25 personnes - ont présenté des signes de fractures cicatrisées. Et 12 d’entre eux ont été victimes plus d’une fois, avec deux à cinq blessures sur une période donnée. La forme des lésions suggère que les coups portés à la tête par des objets durs et ronds les ont causés - et que des boules d’argile de taille et de forme correspondantes ont également été trouvées sur le site.

    Plus de la moitié des victimes étaient des femmes (13 femmes et 10 hommes). Et la plupart des blessures se trouvaient au sommet ou à l’arrière de la tête, ce qui donne à penser que les victimes ne faisaient pas face à leurs agresseurs lorsqu’elles étaient frappées.

    « Nous avons constaté une augmentation des lésions crâniennes au cours de la période moyenne, lorsque la population était la plus nombreuse et la plus dense », a déclaré Larsen.

    « On pourrait argumenter que le surpeuplement entraîne une augmentation du stress et des conflits au sein de la communauté. »

    Composition des ménages.

    La plupart des gens ont été enterrés dans des fosses creusées dans le sol des maisons et les chercheurs pensent qu’ils ont été enterrés sous les maisons dans lesquelles ils vivaient. Cela a conduit à une découverte inattendue : la plupart des membres d’un ménage n’étaient pas liés biologiquement.

    Les chercheurs ont découvert cela en découvrant que les dents d’individus enfouis sous la même maison n’étaient pas aussi semblables que ce à quoi on pourrait s’attendre si elles étaient apparentées.

    "La morphologie des dents est hautement contrôlée génétiquement. Les personnes apparentées présentent des variations similaires dans la couronne de leurs dents et nous n’avons pas trouvé cela chez des personnes enterrées dans les mêmes maisons."

    Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les relations des personnes qui vivaient ensemble à Çatalhöyük, a-t-il déclaré. "C’est toujours une sorte de mystère."

    Dans l’ensemble, Larsen a déclaré que l’importance de Çatalhöyük est qu’il s’agissait de l’un des premiers « méga-sites » néolithiques au monde construit autour de l’agriculture.

    "Nous pouvons en apprendre davantage sur les origines immédiates de nos vies aujourd’hui, sur notre organisation en communautés. Bon nombre des défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui sont les mêmes que ceux qu’ils ont eus à Çatalhöyük - seulement magnifiés."

    9,000 years ago, a community with modern urban problems
    https://news.osu.edu/9000-years-ago-a-community-with-modern-urban-problems

    #Préhistoire #Néolithique #Çatalhöyük #sédentarisation #villes #9000BP #mode_de_vie #violence #peuplement

    DOI : 10.1073/pnas.1904345116

  • #Grève dans les #92 - Le #facteur n’est pas passé | FUMIGENE MAG
    http://www.fumigene.org/2018/06/06/greve-dans-les-92-le-facteur-nest-pas-passe
    #PTT #postes #poste #la_poste

    texte partagé par collectif oeil sur FB :

    Ce dimanche 16 juin 2019 à 6h, 7 policiers ont sonné à la porte de chez Leo Ks, #photographe et #vidéaste, membre du Collectif OEIL, pour l’interpeller.

    Il a été menotté et emmené en garde à vue au commissariat du XVe arrondissement de Paris. Lors de son interrogatoire, la police lui a reproché des faits de « dégradations au siège de la Poste ». il a été libéré le jour même, un peu avant 20h.

    Vendredi 14 juin, les grévistes de la Poste, en grève depuis 15 mois dans les Hauts-de-Seine, ont occupé le siège de leur entreprise. Par cette action, les postier.es en grève voulaient une nouvelle fois interpeller les cadres de l’entreprise afin de mettre en place de vraies négociations et faire signer le protocole de fin de conflit.

    Leo Ks et NnoMan ont suivi l’action, pour la documenter de l’intérieur, afin de réaliser un reportage photo et vidéo.

    Ils n’ont commis et n’ont été témoins d’aucune dégradation de la part des grévistes.

    Lors de cette action, la police a tenté à plusieurs reprises d’empêcher Leo Ks et NnoMan de filmer ; avant de les retenir plus d’une heure à l’écart, surveillés par deux agents de la #BAC.

    Pendant ce temps, une unité d’intervention procédait à l’évacuation des grévistes, en fracassant la porte à coups de bélier et de masse.

    Ce dimanche matin, le syndicaliste Gaël Quirante, a été lui aussi réveillé par la police puis placé en garde à vue, à la sûreté territoriale.

    La police s’est également rendue chez deux autres postiers (qui n’étaient pas chez eux) et ont placé une sympathisante en garde à vue, elle aussi dans le commissariat du XVe.

    Ces #arrestations, au petit matin, avec de nombreux effectifs de police, chez des grévistes, chez une citoyenne, chez un photographe qui donne la parole à cette lutte, est une nouvelle attaque contre le #mouvement_social, contre celles et ceux qui se révoltent pour leurs droits, et contre la presse indépendante.

    Par ces attaques, ce sont non seulement les #journalistes qui sont visés ; c’est l’ensemble du mouvement qui est pris pour cible avec une volonté claire de criminaliser les luttes sociales et syndicales.

    Nous condamnons ces arrestations, que ce soit à l’encontre de notre collègue et ami, ou à l’encontre de tous les autres, de ceux qui luttent pour leurs droits et pour le maintien de #services_publics pour tous les #citoyens de ce pays.

    Nous espérons la libération immédiate de #Gaël_Quirante ainsi que l’arrêt des #poursuites contre les #grévistes.

    Nous ne baisserons ni les yeux, ni les objectifs de nos appareils photo !

    #Collectif_OEIL.
    #fumigene_le_mag
    #criminalisation_mouvements_sociaux
    #liberté_de_la_presse

    Pitinome
    NnoMan
    Leo Ks
    Maxwell Aurélien James

  • Meeting #9: SUN 30 Dec 2 – 5pm – Extinction Club Reading Group | 读书会 灭绝学
    http://oumopo.com/extinctionclub/2018/12/27/meeting-9-sun-30-dec-2-5pm

    “The pika is a small, rather cute mammal that looks a bit like a hamster. … Since they depend on cool, high-mountain habitats to survive, pikas have been coping with the higher temperatures caused by climate change by moving up mountain slopes at a rate that has increased eleven-fold over the last ten years. Pikas eventually arrive at the top of their mountains; at this point, they have nowhere left to go to escape global warming.”

    The rare and endangered ili pika, endemic to the Tianshan mountains of northwestern China and listed by he IUCN as vulnerable to extinction, has been described as ‘an unbelievably cute mammal with a teddy-bear face’. What do seductive start-up terms like ‘de-extinction’, ‘biogenesis’ and ‘ecomodernism’ have to do with our plucky little climbing pika? How do arguments for a techno-engineered biodiversity prop up the old myth of endless growth continuing to drive our planet to the brink of disaster? In his book Extinction: A Radical History (2016), Ashley Dawson calls for an anticapitalist movement against extinction, one that rejects ‘capitalist biopiracy and imperialist enclosure of the global commons’. We’ll read a chapter from the book and share some cake.

    #chine #extinction_studies

  • Le touriste, l’#émotion et la #mémoire_douloureuse

    Les lieux de mémoires douloureuses comptent aujourd’hui parmi les destinations prisées d’un tourisme mondialisé. L’article s’attache aux modalités expérientielles et émotionnelles qui participent de l’agencement de leurs visites, en analysant les #scénographies et les parcours, mais aussi l’expression des émotions par les touristes comme celle de leur convenance et de leur adéquation aux lieux. Les émotions constituent ainsi un opérateur spatialisé de mémoire, fondé sur l’épreuve et l’#expérience_des_lieux de mémoire douloureuse, mais révélant dans le même espace-temps la tension entre les horizons de collectifs à construire et à commémorer.


    https://journals.openedition.org/cdg/644
    #tourisme #mémoire #dark_tourism #tourisme_de_mémoire #Cu_Chi #WWII #deuxième_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #shoah #Vietnam #Ben_Dinh #selfie #Auschwitz #9/11 #11_septembre #ground_zero #Salle_des_Noms #Berlin #Mémorial_d’Eisenman
    ping @albertocampiphoto @reka #Mémorial_de_la_Shoah #Paris #tourisme_de_la_désolation

  • Le #9ème_art est né en #Suisse mais il est snobé par l’Etat

    La bande dessinée suisse connaît une vitalité et une diversité extraordinaires. Inventé au 19ème siècle par le Genevois #Rodolphe_Töpffer, cet art du récit ne bénéficie pas encore d’une reconnaissance officielle.

    En novembre 2018, une petite équipe de représentants de la bande dessinée (BD) suisse a été reçue par la direction de l’Office fédéral de la culture (OFC). But de cette visite : obtenir de la Confédération qu’elle intègre le 9ème art comme une discipline à part entière, avec la création d’un prix suisse de la BD et d’une bourse nationale. Le tout aurait pu figurer en 2019 dans le message culturel publié tous les quatre ans par l’OFC. Malheureusement, l’équipe déléguée par le Réseau suisse de la BD a fait chou blanc. « Le message culturel mentionnera la BD, mais sans plus. Nous sommes déçus, car nous attendions un vrai signal en vue de la reconnaissance de cet art », avoue Jana Jakoubek, directrice artistique du festival Fumetto, à Lucerne. « Le jour où la BD recevra des subventions à la création, comme c’est le cas pour le théâtre, j’espère qu’il y aura encore des livres », ironise Zep. Le créateur de Titeuf a vendu près de 20 millions d’albums dans le monde. Il ne comprend pas la frilosité des autorités suisses, « alors que les musées de la BD, de la Corée aux USA, mentionnent le fait que le créateur de la bande dessinée est le Genevois Rodolphe Töpffer ».
    La Suisse compte désormais une Ecole supérieure de bande dessinée

    Cofondateur de la première Ecole supérieure de BD en Suisse, lancée à Genève en 2017, le dessinateur Tom Tirabosco milite pour la création d’un centre suisse de la BD. Il définit la BD comme « un art majeur ayant atteint l’âge adulte ». « Les créateurs abordent désormais toutes les thématiques et se trouvent parfois très éloignés de la classique BD franco-belge, celle de Spirou ou Lucky Luke », défend-il. « C’est le seul médium artistique jamais inventé par la Suisse », complète Dominique Radrizzani, le directeur du festival lausannois BDFIL. Genève a fait honneur à cette discipline, en accueillant un hôtel Ibis, consacré à Töpffer et ses successeurs locaux (voir encadré page suivante).

    Des deux côtés de la Sarine, des auteur(e)s s’exportent à l’international. Les Romands sont les plus nombreux, avec notamment Derib, Cosey, Buche, Bertschy, Tirabosco, Peeters et Wazem. Les alémaniques, successeurs de l’artiste allemand Wilhelm Busch, auteur de « Max et Moritz », comptent dans leurs rangs des auteurs majeurs. A commencer par Thomas Ott et Anna Sommer. D’où vient alors cette timidité évoquée par Zep ? « La BD est souvent considérée comme un art de divertissement ou une industrie », résume Philippe Duvanel, qui dirige le festival Delémont’BD. Lui aussi était monté à Berne, il y a 4 ans, avec une délégation jurassienne, pour défendre un prix suisse de la BD. Il indique pourtant savoir que le conseiller fédéral Alain Berset, qui chapeaute l’OFC, est sensible à cet art. « Il y a sans doute un problème sur la légitimité de la BD à recevoir un soutien public, alors que ce n’est pas le cas pour d’autres disciplines, comme le théâtre, par exemple », regrette-t-il.
    Dessiner une BD requiert peu de matériel mais beaucoup de temps

    Si le matériel nécessaire pour dessiner est simple, « la création d’ouvrages de bandes dessinées nécessite un temps énorme », explique Zep. Le dessinateur indique que les créateurs sont en train de se précariser, dans un monde où le nombre d’ouvrages explose, mais avec des tirages de plus en plus limités. Il défend un système d’aide à la création, comme c’est le cas en France avec le Centre national du livre, où des jurys spécialisés accordent des subventions. En Suisse, seules existent quelques bourses cantonales et les appuis fédéraux à la BD ne sont pas décernés par des jurys spécialisés, cet art étant rangé dans une case dédiée au design.

    Malgré tout, la BD suisse serait en passe d’accéder à une reconnaissance des pouvoirs publics, notamment en Suisse romande, où les villes de Lausanne et Genève plancheraient sur un centre du 9ème art. « La BD suisse est en train de placer Genève sur la carte des lieux importants de cet art, à côté de Paris, Bruxelles et Angoulême », souligne Tom Tirabosco, qui préside la Swiss Comics Artists Association. Depuis 1997, Genève décerne chaque année des distinctions à travers les prix Töpffer. La Suisse compte aussi un musée de la BD : le Cartoon Museum de Bâle. Elle possède trois festivals de taille : BDFIL, Fumetto et Delémont’BD. Des évènements existent aussi à Aigle (VD), Belfaux (FR), Tramelan (BE) et Lugano.
    Des éditeurs qui travaillent avec l’Europe

    L’édition suisse n’est pas en reste, avec des maisons comme Atrabile, tournée vers la BD underground, ou encore Paquet, qui publient des ouvrages en Europe. RVB, collection dirigée par le dessinateur genevois Yannis La Macchia, publie des bandes dessinées numériques. En Suisse alémanique, la BD suisse s’exprime dans des magazines comme « Ampel », publié à Lucerne par un collectif, et « Strapazin » à Zurich. Moderne a publié le dernier ouvrage d’Anna Sommer (voir image ci-contre), auteure qui est traduite en français. Existe-t-il une BD suisse ? « Peut-être dans la façon d’envisager ce métier qui s’est développé dans un univers à la fois multiculturel et isolé », conclut Zep.
    La BD a crû sur un terreau alternatif

    Né en 1799, le satiriste genevois Rodolphe Töpffer est considéré comme l’inventeur du 9ème art. « Töpffer rédigeait des chroniques, qu’il découpera avec des dessins à l’appui du texte. Il a mis en place tout ce qui fait la BD moderne », explique Dominique Berlie, conseiller culturel au service culturel de la Ville de Genève. Montage, cases, effets de répétition, suspense : grâce à ces inventions, le créateur autodidacte de la « littérature en estampes » connaîtra un succès international avec entre autres, l’« Histoire de Monsieur Jabot » (voir page 10). « Il a aussi présenté une théorie de son art et a reçu le soutien de Goethe, qui y a vu quelque chose d’important », rappelle Dominique Berlie. « Après lui, il ne s’est plus passé grand-chose pendant longtemps en Suisse », continue Jana Jakoubek.

    « L’éclosion d’une BD qui se vendra à l’international remonte aux années 1960 et 1970, à travers une bande dessinée alternative, liée au monde des squats, qui s’est exprimée dans des affiches et journaux de gauche », raconte Dominique Berlie. Dans les années 1970, les dessinateurs genevois Ceppi et Poussin montent à Paris et réussissent à se faire publier par de grands éditeurs. Au début des années 1990, la revue genevoise « Sauve qui peut » publiera des dessinateurs issus des arts décoratifs, permettant à de jeunes pousses de s’exprimer, parmi lesquelles Zep, Wazem, Baladi, Helge Reumann, Peeters ou Tirabosco.

    Le jeune Zep avait fait des propositions à des quotidiens du cru, sans susciter d’intérêt. Mais le futur créateur du « Guide du zizi sexuel », sera soulagé de découvrir des confrères émerger dans les médias. « Le succès de gens comme Derib – auteur de Yakari – m’a permis de croire à la possibilité de faire ce métier », raconte-t-il. Zep évoque aussi sa rencontre avec Cosey, créateur de « A la recherche de Peter Pan ». « Moi qui aime la montagne, je me suis retrouvé dans ces récits contemplatifs qui se déroulent dans les Alpes valaisannes. Cela a montré qu’il était possible de parler de nos propres histoires, suisses, à une époque où la BD parisienne était très loin de ces préoccupations. »

    La relève de la BD suisse est en marche, assure Dominique Berlie. Il cite notamment des auteurs comme Peggy Adam, Isabelle Pralong, ou Guillaume Long. Outre Sarine, Tom Tirabosco cite le peintre Andreas Gefe, originaire de Schwyz. Jana Jakoubek met en avant les travaux des jeunes lucernois Noemi Laake et Andreas Kiener, actifs dans le collectif et magazine « Ampel ». (SH)

    https://www.revue.ch/fr/editions/2019/02/detail/news/detail/News/le-9eme-art-est-ne-en-suisse-mais-il-est-snobe-par-letat
    #BD #bande_dessinée

  • Interview with Kaggle Grandmaster, Senior CV Engineer at Lyft: Dr. Vladimir I. Iglovikov
    https://hackernoon.com/interview-with-kaggle-grandmaster-senior-cv-engineer-at-lyft-dr-vladimir

    Interview with Kaggle Grandmaster, Senior Computer Vision Engineer at Lyft: Dr. Vladimir I. IglovikovPart 24 of The series where I interview my heroes.Today, I’m honored to be talking to another great kaggler from the ODS community: (kaggle: iglovikov) Competitions Grandmaster (Ranked #97), Discussions Expert (Ranked #30): Dr. Vladimir I. IglovikovVladimir is currently working as the Senior Computer Vision Engineer at Level5, Self-Driving Division, Lyft Inc.Prior to Lyft, Vladimir was working as a Senior Data Scientist at TrueAccord. He has a background in Physics and holds a Ph.D. in Physics from UC Davis.About the Series:I have very recently started making some progress with my Self-Taught Machine Learning Journey. But to be honest, it wouldn’t be possible at all without the amazing (...)

    #artificial-intelligence #machine-learning #data-science #deep-learning #computer-vision

  • 69% des bénéficiaires de l’aide alimentaire en France sont des femmes
    http://www.lefigaro.fr/social/2019/03/13/20011-20190313ARTFIG00239-69-des-beneficiaires-de-l-aide-alimentaire-en-fra

    Selon les Banques alimentaires, 2 millions de personnes bénéficient de l’aide alimentaire en France. 71% des foyers bénéficiaires de l’aide alimentaire vivent sous le seuil de pauvreté, et disposent de ressources mensuelles estimées à 821 euros.

    Dans l’Hexagone, 8,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, et ce sont près de 4,7 millions de citoyens qui ont eu recours en 2018 aux aides alimentaires distribuées par Les Restos du cœur, la Croix-Rouge ou bien l’une des 5400 associations et CCAS qui s’approvisionnent auprès des Banques Alimentaires. A l’occasion de leur 35 ans, les banques alimentaires, premier réseau au niveau national, ont dévoilé mercredi une étude sur les profils de leurs bénéficiaires.

    En 2018, plus de 226 millions de repas ont été servis à 2 millions de personnes, par les associations partenaires des banques alimentaires. Les grandes surfaces représentent près de la moitié des sources d’approvisionnement. Selon l’étude des banques alimentaires réalisée par l’institut CSA, 71% des foyers bénéficiaires de l’aide alimentaire vivent sous le seuil de pauvreté, et disposent de ressources mensuelles estimées à 821 euros. Ces foyers fragiles estiment réaliser une économie de 96 euros par mois grâce à l’aide alimentaire. La majorité des bénéficiaires expliquent que leur situation financière s’est dégradée progressivement, souvent à la suite d’une perte d’emploi ou d’une séparation. Majoritairement, ils vivent grâce à un minima social, tel que le RSA, et aux allocations familiales. Mais cette population précarisée n’est néanmoins pas marginalisée en matière de logement, puisque 84% des bénéficiaires sont locataires d’un logement stable .
    Les femmes restent les principales bénéficiaires de l’aide alimentaire

    L’âge moyen des bénéficiaires est de 47 ans, et la majorité sont des personnes isolées. Dans le détail, 5 % ont moins de 25 ans, 55 % entre 26 et 50 ans et 40 % ont plus de 50 ans. Les femmes demeurent les plus touchées par la précarité alimentaire et représentent ainsi 69% des bénéficiaires. Autres figures de la pauvreté en France, les familles monoparentales, à 85% menées par des femmes, représentent un tiers des bénéficiaires. La précarité n’épargne également pas les personnes âgées, notamment chez les femmes en milieu rural qui perçoivent de petites retraites. En 2018, la catégorie des retraités gagne trois points par rapport à la précédente enquête.

     » LIRE AUSSI - Grand débat : coup de projecteur sur les mères isolées

    Pour 53 % des bénéficiaires, l’aide alimentaire représente une aide dont ils ne pourraient se passer. « Même en France, où on ne meurt pas de faim, conclut Jacques Bailet, le président des Banques alimentaires, l’aide alimentaire est essentielle car elle permet aux foyers modestes d’équilibrer un peu leur budget. C’est autant d’argent qu’ils peuvent consacrer au logement ou à des dépenses pour les enfants. »
    83% des bénéficiaires sont sans emploi

    Pour la première fois depuis quatre ans, la part des bénéficiaires ayant un emploi a diminué et celle des inactifs a pour sa part progressé. Il y a deux ans, le phénomène des travailleurs pauvres sollicitant une aide alimentaire concernait 23% des bénéficiares, contre 14% en 2018 selon l’étude. L’étude souligne ainsi que 83 % des bénéficiaires sont sans emploi, un tiers sont au chômage, 15 % sont retraités, 13 % sont en situation de handicap ou malades, et 6 % sont sans papiers ou bien demandeurs d’asile.

    Par ailleurs, le recours à l’aide des banques alimentaires est de plus en plus fréquent, et la période s’étend sur la longueur avec 52% des bénéficiaires qui viennent depuis plus d’un an. Jacques Bailet, président de la Fédération française des banques alimentaires, « plus de la moitié des bénéficiaires interrogés (52 %) témoignent d’un recours durable à l’aide alimentaire, d’un an et plus, ce qui n’est pas bon signe ». Pour plus de la moitié d’entre eux, ce recours est également hebdomadaire.

  • Wild Ones: A Sometimes Dismaying, Weirdly Reassuring Story About Looking at People Looking at Animals in America


    https://99percentinvisible.org/episode/wild-ones-live

    But then I saw Jon perform stories from the book live with musical accompaniment from the band Black Prairie. And that changed everything. I accosted Jon and the band in the dressing room and told them they had to let me share it with the 99% Invisible audience.

    #99pi #podcast #liveMusic

  • Internet Culture Roundup #9: Making The Right Decision
    https://hackernoon.com/internet-culture-roundup-9-making-the-right-decision-51ce8d21ee74?source

    On the path of #business and life, opportunities come about that can lead us in all sorts of directions. It is up to us to decide which path to take, and sometimes, you have to take risks and venture into the unknown in order to truly find the proper path for you. For example, Ashley Scorpio left an accomplished career as a political aide in Canadian Parliament to work in startups, and now she is a top executive at one. The decentralized artificial intelligence application, Effect.AI, made the decision to migrate off the NEO #blockchain and move their operations to EOS instead. Investor Geoff Lewis evaluates up and coming technology companies for his job and figures out which ones will be successful and cause the most disruption for the better. Vera Kopp already had a veteran career as (...)

    #everipedia-partnership #decision-making #startup

  • Antonelle | Actes Sud
    https://www.actes-sud.fr/catalogue/histoire/antonelle

    Qui connaît Antonelle aujourd’hui ? Député à l’Assemblée législative, juré au Tribunal révolutionnaire, il est jeté en prison par Robespierrre. L’homme est un paradoxe vivant : issu de vieille noblesse et très #riche, il s’engage sans retenue dans la Révolution française aux côtés des plus #démunis.

    Dimanche 17 février 2019 – Salon du livre et des lecteurs de 10h à 19 heures – Sous les couvertures
    http://souslescouvertures.org/salon-2019

    15h30 Conférence-débat Dans les lumières de la provence méditerranéenne, la vie comme un roman d’un Arlésien sous la révolution française avec Pierre Serna, professeur et directeur de l’institut d’histoire de la révolution française-université Paris 1 Panthéon Sorbonne, animée par Patricia Vioux


    #Argenteuil #95

  • Zeichen einer anderen Zeit: Das proletarische Theater als Stätte der Erziehung Texte von Asja Lācis und Walter Benjamin, mit einer Einführung von Andris Brinkmanis - South Magazine Issue #9 [documenta 14 #4] - documenta 14
    https://www.documenta14.de/de/south/25225_zeichen_einer_anderen_zeit_das_proletarische_theater_als_staette_d

    Zeichen einer anderen Zeit: Das proletarische Theater als Stätte der Erziehung
    Texte von Asja Lācis und Walter Benjamin, mit einer Einführung von Andris Brinkmanis

    Aus den Trümmern großer Bauten [spricht] die Idee von ihrem Bauplan eindrucksvoller als aus geringen noch so wohl erhaltenen …
    – Walter Benjamin, Ursprung des deutschen Trauerspiels

    Die Reformatoren des Theaters haben die platonische Opposition zwischen Chor und Theater als Opposition zwischen der Wahrheit des Theaters und dem Trugbild des Schauspiels umformuliert. […] Seit der deutschen Romantik wird das Denken des Theaters mit dieser Idee einer lebendigen Gemeinschaft in Verbindung gebracht, […] der Gemeinschaft als einer Art und Weise, einen Ort und eine Zeit zu besetzen, als Körper in Aktion und nicht als einfacher Gesetzesapparat, als eine Gesamtheit von Wahrnehmungen, Gesten und Haltungen, die den Gesetzen und politischen Institutionen vorausgeht und sie vorformt. […] Die Reform des Theaters bedeutete also die Wiederherstellung seines Wesens als Versammlung oder als Zeremonie der Gemeinschaft. Das Theater ist eine Versammlung, wo die Leute des Volkes sich ihrer Situation bewusst werden und ihre Interessen diskutieren, sagt Brecht nach Piscator. Es ist, behauptet Artaud, das reinigende Ritual, wo eine Gemeinschaft ihre eigenen Energien in Besitz nimmt. Wenn das Theater somit die lebendige Gemeinschaft verkörpert im Gegensatz zur Illusion der Mimesis, dann wird man nicht erstaunt sein, dass der Wille, das Theater auf sein Wesen zurückzubringen, sich gerade auf die Kritik des Theaters stützen kann.
    – Jacques Rancière, Der emanzipierte Zuschauer

    Demonstrierende mit Masken in Leningrad, 1. Mai 1924. Slogan links: „Ich kaufe beim privaten Händler“; Slogan rechts: Ich kaufe bei der Kooperative“. Krasnaja Gazeta, 2. Mai 1925

    Welche Formen der Kultur können heute noch die Gestalt eines Chors, einer Versammlung annehmen? Welche Kulturformen könnten am Aufbau von Gemeinschaften mitwirken, in denen sich die vielfältigen Verschiedenheiten als gemeinsame Kraft äußern, als Stimme mit der Fähigkeit, den eigenen Diskurs, die eigenen Wünsche, die eigene Politik zur Sprache zu bringen, und sei es für eine begrenzte Zeit? Und könnte aus solchen gelebten Formen ein Wissen hervorgehen, das der endlosen, vom Kapitalismus erzwungenen Vereinzelung widersteht, das uns wieder zur selbstbestimmten Praxis einer vita activa führt? Über welche Instrumente einer positiven Dialektik verfügen wir noch, und wo sollen wir danach suchen?

    Heute sich dem geistigen Erbe Deutschlands und Sowjetrusslands aus dem frühen 20. Jahrhundert zuzuwenden, heißt hingehen zu einer „Ruine von gestern, in der die Rätsel des heute sich lösen“, wie Benjamin einmal formuliert hat. Es bedeutet auch, alte Wunden aufzureißen und sich Gespenstern zu stellen, die diesmal vielleicht sogar Verbündete in unserem Bemühen werden könnten, aus ihrer spukhaft beharrlichen Gegenwart zu lernen. Mit diesen Phantomgliedern und den nicht selten gewaltsam aus dem kollektiven Gedächtnis gesprengten Gespenstern der Moderne fertigzuwerden, der um sich greifenden Anosognosie unserer Zeit entgegenzutreten: Das ist vielleicht die Aufgabe materialistischer Historiker in unserer Zeit. Indem wir verstehen, zu welchem Handeln ein Körper – eine Körperschaft – einst fähig war und vielleicht immer noch fähig ist oder eben nicht mehr fähig ist, schaffen wir mitunter das Bewusstsein, das wir brauchen, um jeglicher künftiger Kunst und Politik den Weg zu bereiten und die Fundamente zu legen.

    Auf dem Höhepunkt der Achtundsechziger tauchte unvermittelt der Name von Anna Ernestovna (genannt „Asja“) Lācis (1891–1979) unter jungen „Archäologen“ der Kultur wieder auf. Sie bargen ihn aus den Trümmern einer historischen Stadt der Träume. Ein wichtiges, fehlendes Bindeglied einer bestimmten politisch-kulturellen Tradition war damit gefunden. Walter Benjamins kurzer Aufsatz „Programm eines proletarischen Kindertheaters“ erhielt wieder seine Bedeutung einer konkreten und dialektischen, politisch-ästhetischen, auf tatsächlicher Lehrerfahrung beruhenden Pädagogik. Auch seine anderen Schriften über Kindheit und Erziehung gewannen an programmatischer Statur als Versuche, sich den vorherrschenden „bürgerlichen“ Erziehungs- und Verhaltensmustern mit allen zur Verfügung stehenden Mitteln zu widersetzen, mithin die Grundmauern des kapitalistischen Ideologiegebäudes schon in der frühkindlichen Erziehung auszumachen.

    1967 und 1968 stieß die deutsche Literaturkritikerin Hildegard Brenner bei der Arbeit an der Alternative: Zeitschrift für Literatur und Diskussion im fernen Litauen auf eine ungeahnte Quelle von einschlägigen Erfahrungsberichten aus dem fernen Litauen. Autorin war eine gewisse Asja Lācis, marxistische Kindertheaterregisseurin, Theoretikerin, Schauspielerin und enge Freundin Walter Benjamins. Wie so viele andere war sie ein Opfer der stalinistischen Unterdrückung, die sie immerhin überlebte. Ihr Name fand sich in kaum einer offiziellen Geschichte des europäischen politischen Theaters im 20. Jahrhundert. Auch nachdem sie 1948 aus einem stalinistischen Gulag in Russland nach Litauen zurückkehrte, blieben die meisten ihrer Leistungen aufgrund ihres Status als ehemaliger politischer Gefangener aus der Geschichte getilgt. Nach einem Jahrzehnt der Unterbrechung durch die Haft musste Lācis ihre Theaterarbeit fast völlig neu beginnen.

    Aber beginnen wir von vorne: Lācis absolvierte ihre Schulbildung in Riga, wo ihre Herkunft aus der Arbeiterklasse ihr zahlreiche unerfreuliche Begegnungen mit den damaligen bürgerlich geprägten Verhältnissen bescherte. Ihre eigentliche ideologische Prägung und künstlerische Ausbildung erhielt sie erst in St. Petersburg und Moskau. Sie schrieb sich zunächst am Bechterew-Institut für Psycho-neurologische Forschung ein und studierte ab 1916 an der Schauspielschule von Fjodor Komissarschewski. Diese Ausbildung war neben ihrem Miterleben der revolutionären Ereignisse von 1917 und ihrer Zugehörigkeit zur Avantgarde der Künstler, Dichter, Denker und Theatermacher – Eisenstein, Majakowski, Meyerhold, Nemirowitsch-Danschenko, Stanislawski, Tairow, Wigotski und andere – Grundlage ihres eigenen engagierten Lebenswerks.

    1918 wurde die russische Kleinstadt Orel zum Schauplatz von Lācis’ Auseinandersetzung mit den Besprisorniki, wie man die vom Krieg elternlos gemachten Kinder damals nannte. Ihr experimentelles Kindertheater half den Kindern der Stadt, das Trauma des Verlustes und der Gewalt in den Nachkriegsjahren mittels Improvisation, Spiel und Schauspiel zu verarbeiten. Ihr Theater war eines von Kindern für Kinder. Es stellte den Prozess über das Ergebnis. Mitwirkung und Zusammenarbeit waren wichtiger als die Aufführung am Ende. Das Wagnis, Kindern Handlungsmacht an die Hand zu geben, war Grundlage ihrer Methode, die sie anschließend auch in proletarischen und politischen Theaterprojekten in Riga und anderswo anwandte. In Orel schuf Lācis eine offene, kollektive Form der Theaterarbeit, die auf Diskussion, gemeinsamem Erarbeiten der Handlung, Improvisation, Aufführungen im öffentlichen Raum, direkter Beteiligung des Publikums und Einbeziehung von Musik, Tanz und Kabarett beruhte.

    Nach Deutschland kam Lācis erstmals 1922, als Fahnenträgerin der siegreichen Revolution, was ihr zu Begegnungen mit Wilhelm Reich, Fritz Lang, Erwin Piscator und auch Bertolt Brecht verhalf, mit dem sie später zusammenarbeitete. Brecht verarbeitete in der Folge einige ihrer Ideen und Überlegungen in Form seiner Lehrstücke. Aus der Kooperation mit Piscator in den Kreisen des Agitprop-Theaters bezog Lācis umgekehrt Anregungen, die sie in ihre eigene Arbeit aufnehmen konnte. Erst 1924 auf Capri begann ihre Freundschaft und enge Beziehung zu Walter Benjamin. Gemeinsam veröffentlichten die beiden in der Frankfurter Zeitung vom 19. August 1925 als Ausdruck ihrer produktiven Zusammenarbeit die Stadtbeschreibung „Neapel“. Metaphern wie „Porosität“ und „Konstellation“, von beiden verwendet, wurden später zu Schlüsselbegriffen bei Adorno, Kracauer und anderen. Benjamin verdankte Lācis, wie er selbst sagte, Einblicke in den „radikalen Kommunismus“, die den Verlauf seiner weiteren Arbeit prägten. Er besuchte sie 1925 in Riga und 1926 in Moskau. Seinem Buch Einbahnstraße stellte er eine Widmung an Lācis voran: „Diese Straße heißt Asja-Lacis-Straße nach der die sie als Ingenieur im Autor durchgebrochen hat.“

    Ab 1928 begann Lācis sich vermehrt für den Kinderfilm zu interessieren und arbeitete auf diesem Gebiet mit Lenins Witwe Nadeschda Krupskaja zusammen. Daraus ging das Kinderkino Balkan hervor, eines der allerersten in Moskau. Lācis wurde zur offiziellen Gesandten an der sowjetischen Handelsvertretung in Deutschland für den Bereich des Kinder- und Dokumentarfilms und stellte in dieser Position regelmäßig sowjetisches Kultur- und Filmschaffen vor, unter anderem die „Kino-Auge“-Filme von Dziga Wertow. Sie selbst erzählt über diese Zeit in ihrem Buch Deti i kino („Kinder und Film“), das 1928 in Zusammenarbeit mit Keilina in Moskau erschien. Im selben Jahr verfasste Benjamin auf Ersuchen von Johannes R. Becher und Gerhart Eisler vom Karl-Liebknecht-Haus das „Programm eines proletarischen Kindertheaters“, das, wie später in Vergessenheit geriet, wesentlich Lācis’ Arbeitserfahrungen zusammenfasste. In den Jahren danach setzte Lācis ihre Theaterarbeit mit Kindern und proletarischen Laientruppen, aber auch am konventionelleren, professionellen litauischen Theater Skatuve in Moskau fort.

    Wie so viele andere Intellektuelle ihrer Zeit wurde Lācis aus vorgeschobenen Gründen von der sowjetischen Geheimpolizei 1938 angeklagt und festgenommen. Ihre erste Haft verbrachte sie im Butyrka-Gefängnis, danach kam sie in kasachische Arbeitslager. In ihrem Lebensbericht schreibt sie darüber nur: „Ich musste einige Zeit in Kasachstan verbringen.“ Entsprechend wenig ist über diesen Teil ihres Lebens bekannt, doch wir wissen aus verstreuten Erinnerungen, dass es ihr trotz der extrem harten und körperlich zermürbenden Bedingungen gelang, im Lager ein Frauentheaterkollektiv zu gründen. Nach ihrer Freilassung 1948 zog Lācis nach Valmiera in Litauen und arbeitete dort bis zu ihrer Pensionierung als Leiterin des Schauspiels Valmiera. Erst nach ihrer Rehabilitierung konnte sie wieder Kontakt mit Brecht aufnehmen und erfuhr so auch vom Schicksal Walter Benjamins. Im Ruhestand arbeitete sie an ihren Lebenserinnerungen und an theoretischen Aufsätzen auf Russisch, Litauisch und Deutsch. Lācis starb 1979.

    Das Buch Revolutionär im Beruf. Berichte über proletarisches Theater, über Meyerhold, Brecht, Benjamin und Piscator (erschienen 1971 in München) war Lācis’ einzige „westliche“ Veröffentlichung. Es versammelte Interviews und Briefe, die zunächst in Hildegard Brenners Zeitschrift erschienen waren, und wurde anschließend ins Italienische, Französische und Spanische übersetzt. Die Texte erschienen in bearbeiteter Form und zusammen mit einem Auszug aus ihrem 1935 auf Russisch erschienenen Buch über das revolutionäre Theater in Deutschland (Revolucionnij teatr germanii). Dieses Buch trug wesentlich zur Rekonstruktion der deutschen Geistesgeschichte der Weimarer Republik und der in Vergessenheit geratenen Bewegung politischer Arbeitertheater wie des Proletkult Cassel in Deutschland bei.

    Ohne die Wiederentdeckung durch Hildegard Brenner und ohne das erwähnte Buch Revolutionär im Beruf wäre Lācis’ Werk heute vermutlich kaum einem westlichen Wissenschaftler bekannt. Die relative Abgeschiedenheit Litauens im Kalten Krieg trennte auch diese Welten. In der Benjamin-Gesamtausgabe von 1955 wurde zudem ihr Name unter dem Aufsatz „Neapel“ und die Widmung an sie in Einbahnstraße getilgt. Auch entschied das Frankfurter Institut für Sozialforschung, dass die Moskauer Tagebücher erst nach Lācis’ Tod erscheinen sollten. Ihre Charakterisierung als „bolschewikische Bettgenossin“, die Benjamins Hinwendung zum Marxismus und seinen „Untergang“ eingeleitet habe, konnte nur durch unsaubere Recherche von Mitarbeiter_innen der Frankfurter Schule und durch fehlendes Quellenmaterial, insbesondere eigene veröffentlichte Texte, entstanden sein. Beides hätte solche klischeehaften Deutungen gar nicht erst aufkommen lassen.

    Das Erbe dieser revolutionären Theatermacherin des frühen 20. Jahrhunderts, die die Ereignisse von 1917 aus nächster Nähe miterlebte und danach zu einem Bindeglied zwischen dem „Oktobertheater“ und der Linken in der Weimarer Republik wurde, ist jenseits eines kleinen Kreises von Kunst- und Theaterwissenschaftlern in Deutschland, Italien oder den Vereinigten Staaten bis heute kaum bekannt. Viele wichtige Dokumente sind verstreut oder unzugänglich archiviert. Eine ernsthafte Würdigung von Lācis’ Werk steckt noch in ihren Anfängen. Bisher maßgeblich dazu beigetragen haben Beata Paskevica, Jack Zipes, Susan Ingram und Mara Kimele, eine litauische Regisseurin und Enkelin von Asja Lācis. Vielleicht bietet nun der 100. Jahrestag der Russischen Revolution einen symbolischen Anlass zur Neubewertung der wegbereitenden geistig-künstlerischen Arbeit, die von den Katastrophen des Stalinismus in Russland, des Nationalsozialismus in Deutschland und der darauf folgenden Politik des Kalten Krieges jäh unterbrochen wurde.

    In diesem Sinn folgen hier Asja Lācis’ bislang unveröffentlichter Artikel „Neue Tendenzen im Theater“ aus dem Jahr 1921 und ihr Bericht über die Arbeit des Kindertheaters in Orel, begleitet von Benjamins „Programm eines proletarischen Kindertheaters“, das auf diesen Erfahrungen beruht. Anhand dieser Texte erweist sich die Theater- und Erziehungsauffassung von Asja Lācis als Synthese aus Leben, Ästhetik und Politik mit einem starken emanzipatorischen Impuls – der vielleicht auch erklärt, warum ihre Arbeit in der Sowjetunion nie wirklich Anerkennung erfuhr, während die strengere und konventionellere Ideologie eines Makarow oder Sats zu den bevorzugten Indoktrinierungsinstrumenten des Regimes erkoren wurde.

    In unseren heutigen, von Benjamin hellsichtig vorweggenommenen Weltkrisen, Erschütterungen und anscheinend dauerhaften Ausnahmezuständen, da ganze Generationen das Recht auf Selbstbestimmung verloren haben und äußerster Gewalt ausgesetzt sind, birgt das Programm einer ermächtigenden politisch-ästhetischen Erziehung, wenngleich viele Jahrzehnte alt, enormes Potenzial. Wie Benjamin selbst sagt, „spricht aus den Trümmern großer Bauten die Idee von ihrem Bauplan eindrucksvoller als aus geringen noch so wohl erhaltenen“. Und Lācis stellte fest: „In Zeiten des Kampfs muss die Kunst eine Verbündete und Freundin derjenigen sein, die den Kampf führen.“ Benjamins Text ist der Grundriss des „Baus“, den Asja Lācis zu Lebzeiten nicht vollenden konnte. Dessen Trümmer sprechen eindrucksvoller als die geringeren, ungleich besser erhaltenen ihrer bekannteren Kollegen.

    – Andris Brinkmanis

    Aus dem Englischen übersetzt von Herwig Engelmann

    Plakat für eine Diskussion über das Arbeitertheater im Club des Zentralbüros der Rigaer Gewerkschaften, eingeführt von Anna Lācis, 1. November 1925, Offsetdruck, 98,5 × 69,5 cm. Literatur- und Musikmuseum, Riga

    Die neuen Richtungen in der Theaterkunst
    von Anna Lācis

    Die Kunst ist kein Ziel für sich. Doch kann sie helfen, die fernsten Ziele der Menschheit zu erreichen. In diesem Sinne müssen Sozialismus und Kunst Hand in Hand gehen.

    „Kunst schaffen heißt Sprengstoff verfertigen. Der Tag wird kommen, da die Kunst ihr Dynamit gegen die Mauern des Schicksalsgefängnisses schleudern wird. Die Mauern werden sich auftun und das Gefängnis wird zum Leben.“ (A. Belyj)

    Dieses neue Leben wird sich mit der Kunst vereinigen. Dann werden Leben und Kunst eins.

    Das Leben ist schöpfend, sich immer bewegend, immer vorangehend; das Leben ist dynamisch. Die Kunst ist ein Teil dieser Bewegung. Beginnt sie zu erstarren, beginnt die Katastrophe. Alles, was starr wird im Leben, ist nicht mehr zu gebrauchen, und wenn es Kunst wäre. Was zu erstarren beginnt, wird historisch, ist nicht mehr schöpferisch, ist nicht mehr voller Lebensrhythmus. Gerade jetzt, da in der ganzen Welt die Umwertung aller Werte begonnen hat, sehen wir das am deutlichsten.

    In dieser Zeit der Kämpfe muss die Kunst Helfer und Freund der Kämpfenden sein. Im Zeitalter der Kämpfe suchen wir die Kunst auch im schönen, freien Leben auf. Dieser Vorgang zeigt sich in der intensiven, freien Wirkung des Geistes, in großen Menschenmassen, die zusammenfließen und sich in einem hinreißenden Rhythmus vereint bewegen. In unserem Zeitalter der Kämpfe zeigt sich diese Form der Kunstschöpfung am deutlichsten in der Theatertätigkeit. Das Theater ist schon an sich kollektiv; es ist eine Synthese der Künste und der Zukunft zugeneigt. Das Theater hat großen Einfluss auf die Menschenmassen. Zugleich zeigte es sich im Vergleich zu Kunstformen wie etwa der Malerei bisher als weniger fortschrittlich. Es hat sich weniger entwickelt, hat weniger gesucht, hat weniger Tradition ausgebildet, zumal bei uns in Lettland. Als das Theater unter der Last des Kapitalismus zu erstarren begann, traten Reformatoren auf den Plan, die einen Ausweg aus dieser Erstarrung suchten. Viele bedeutende Reformen kamen von Nicht-Professionellen, von Dilettanten, von Künstlern, von Literaten. Solche Reformatoren waren Stanislawski, Fuchs, Reinhardt, Craig, Jevreinov, Kommissarschewski, Tairow, Meyerhold. Schon mitten im Naturalismus hat Stanislawski alles Nötige gesagt und seine Schüler in Russland (das Dritte Studio) suchen nach neuen Wegen für die theatralische Form. Diese revolutionären Theater haben bereits eigene Schulen und eigene Traditionen geschaffen. Tairow – das Kammertheater, “Die Prinzessin Brambilla”, war eine synthetische Aufführung, wo alle Reiche des Theaters gemeinsam auftraten: Komödie, Tragödie, Ballett, Zirkus, Operette, alles vereint im gemeinsamen Rhythmus. Derzeit ist das Theater eine Art Experimentierkabinett, das neue Traditionen erschafft.

    Dieses Kabinett betrachtet den Kollektivismus als notwendig, weil seine neuesten Aufführungen Improvisationen sind, an denen das gesamte Personal beteiligt ist. Eine andere, eine nicht kabinettartige, sondern Leben bringende Tendenz geht auf die Straße und zeigt sich in Massenaufführungen, Volksfesten und Massenimprovisationen. Kollektivismus und Laienkunst sind ihre Fundamente. Hier versucht das Theater, mit dem Leben zusammenzufließen. Propheten dieses neuen Theaters sind Keržencev und Meyerhold. Das Theater reflektiert die Lebenswirklichkeit umfassender als andere Kunstgattungen. Die Musik ist Kunst in der Zeit, die Malerei Kunst im Raum. Die Dichtung strebt danach, Zeit und Raum zu vereinen. Das Theater aber vereint Raum und Zeit tatsächlich. Es führt zu Vereinigung, nicht zu Spaltung. Im Theater sind Musik und Malerei vereint, Bildhauerei und Architektur, Dichtung und Schauspielkunst. Der Künstler, der Regisseur, bringt all dies zusammen.

    Wir können das Theater-Leben, die Theater-Ekstase nicht auf einen Schlag entstehen lassen. Dafür ist die soziale Einheit notwendig. Wir müssen aber die Methode unserer Arbeit an der Zukunft ausrichten und nicht an der Vergangenheit. Am Aufbau des proletarischen Theaters können wir arbeiten, indem wir Menschen aus den Kreisen der Arbeiter zu uns rufen. Wie sollen solche Theaterwerkstätten beschaffen sein? In diesen Werkstätten sollen Menschen mit gemeinsamen Interessen zusammenwirken. Das Hauptaugenmerk soll auf kollektives Handeln gerichtet sein, um eine Verbindung herzustellen, die einem gemeinsamen Ziel dient: in jedem Schüler den Wunsch nach Selbsttätigkeit zu wecken, seine schöpferischen Instinkte zu wecken, seine Persönlichkeit sich entfalten zu lassen. Man muss in offenen Labors arbeiten. Man darf den Massen die Beteiligung nicht verweigern, und sei es nur die Beteiligung als kritisches Publikum.

    Auch heute ist das Theater gelegentlich nur Erholung und Genuß. Gelegentlich wird das Publikum durch das Theater belehrt, gelegentlich wird moralisiert. Oft ist das Theater eine Art lebendiges Feuilleton. Das revolutionäre Theater kann diesen Weg nicht einschlagen.

    Wie ein revolutionärer Politiker gegen das alte ökonomische und politische System und gegen die alte Moral protestiert, die den freien Geist der Menschheit tötet, so protestiert ein revolutionärer Künstler gegen überlebte, im Akademischen erstarrte Formen, die aus dem kapitalistischen System erwachsen sind, und wendet sich den neuen, frischen Kunstformen zu. Das naturalistische Theater ist zu eng, zu starr für die neuen Ideen und Bestrebungen. Das neue Theater sucht nach Symbolen, nach stilisiertem Realismus und nach Schlichtheit, um mit wenigen Mitteln in konzentrierter Form möglichst viel an Handlung und Gedanken zu vermitteln. Ein revolutionärer Inhalt sucht nach revolutionärer Form!

    Wie in der Malerei all die „Ismen“ – Kubismus, Expressionismus, Suprematismus – neue Wahrheiten für das Verständnis der Wesenheit der Kunst erbracht haben, so muss auch das Theater durch dieses Fegefeuer gehen, um Traditionen zu etablieren, ohne die keine Kunstgattung bestehen kann. Tairow hat im “Schleier der Pierrette” eines der Hauptelemente des Theaters ins Licht gerückt, die Handlung. Aber neben der Handlung gibt es auch noch “das Wort”, das sich nicht aus dem Theater vertreiben lässt.

    Im neuen Theater muss man neue, ursprüngliche Kräfte in Tätigkeit versetzen, Kräfte, deren Zeit noch kommen wird, um sie in Selbsttätigkeit und kollektives Schaffen einzubeziehen. Um aber die Menschen geistig zu befreien, muss man sie zuerst ökonomisch und politisch befreien. Je stärker der menschliche Geist von der Sehnsucht nach Freiheit angeregt wird, desto mehr Kraft wird er haben, um die äußeren Hindernisse zu überwinden, die er auf seinem Weg antrifft.

    Das Theater muss helfen, diese Sehnsucht nach Freiheit zu wecken. Das Theater muss zum Leitstern werden, der den Weg zum Aufgehen des Lebens in Kunst weist.

    Obdachlose Kinder in Moskau, 1920er Jahre

    Das Ensemble des Kindertheater-Kollektivs für das Stück Alinur, Orel, Russland, Juli 1920. Literatur- und Musikmuseum, Riga

    Eine Erinnerung
    von Asja Lācis

    Als ich die letzten Examen im Studio ablegte – wurde der Winterpalast in Petrograd erobert, die Rätemacht war da. Aus Petrograd sprang die Revolution nach Moskau über. Vereinzelte Gruppen der Junker hielten sich noch einige Tage. Das Studio arbeitete weiter. Wenn ich abends nach Hause ging, pfiffen die Kugeln über meinen Kopf. Die Revolution änderte die Beziehungen zwischen den Menschen, die Auffassung von der Arbeit, es eröffneten sich ganz neue Perspektiven. Im Studio bildeten sich feindliche Gruppen, man forderte eine sofortige Änderung des Repertoires und des Lehrplans. Ein großer Teil der Lehrer an der lettischen Flüchtlingsschule war überzeugt, daß die Sowjetmacht sich nicht lange halten würde. Aber die linken Schriftsteller, Lehrer und Studenten „witterten Morgenluft“.

    Als ich die ersten Aufrufe „An alle, an alle!“, unterzeichnet von Lenin, an den Mauern der Häuser las, war ich ganz für die Sowjetmacht. Ich wollte ein guter Soldat der Revolution sein und unter ihrer Führung das Leben verändern, und das Leben veränderte sich ringsum – das Theater drang auf die Straße vor und die Straße ins Theater. Der ‚Theateroktober‘ brach an.

    Das Veränderungstempo in den Theatern war verschieden – einige verhielten sich längere Zeit skeptisch und zögernd. Doktor Dappertutto aus Petersburg, der unermüdliche Experimentator, nahm als einer der ersten unter den Theaterleuten entschieden Stellung für die Sowjets. Er suchte Kontakt mit den Arbeitern in Fabriken, mit den Rotarmisten, mit dem Komsomol – und organisierte überall Theaterzirkel. Er trug Rotarmistenuniform. Seine Petrograder Inszenierung der „Eroberung des Winterpalais“ gab das Vorbild für Masseninszenierungen unter freiem Himmel, wo Tausende mitwirkten und Zehntausende zuschauten. Seine Inszenierungen revolutionärer Stücke: „Mysterium Buffo“, „Die Erde bäumt sich“, „Trust D. E.“ u. a. führten die früheren Versuche fort (Aufhebung der Rampe, Freilegung der Theatermaschinerie, Sprechen mit dem Publikum, „bedingter“ Dekorationsstil) und brachten wichtige Neuerungen (die parteiliche direkte Publizistik, soziologische Charakteristik, die offene revuehafte Dramaturgie, die Konstruktionsbühne usw.). Er wurde der Führer des Theateroktobers genannt. Meine Regisseur- und Kritikertätigkeit in Orel, Riga, Moskau, Kasachstan-und -Walmiera schuldet-.Meyerhold viel. Heute sehe ich deutlich, welche Kraft in seinem „bedingten Theater“ und in seiner Philosophie des Arrangements enthalten war und mit welch unerschöpflicher Phantasie er die theatralischen Ausdrucksmittel handhabte.

    1918 kam ich nach Orel. Ich sollte im Stadttheater von Orel als Regisseur arbeiten, also ein gebahnter Weg. Doch es kam anders.

    Auf den Straßen von Orel, auf den Marktplätzen, auf den Friedhöfen, in Kellern, in zerstörten Häusern sah ich Scharen verwahrloster Kinder: die Besprisorniki. Darunter waren Burschen mit schwarzen, monatelang nicht gewaschenen Gesichtern, zerlumpten Jacken, aus denen die Watte in Strähnen hing, breiten langen Wattehosen, die mit einem Strick festgebunden waren, bewaffnet mit Stöcken und Eisenstangen. Sie gingen immer in Gruppen, hatten einen Häuptling, stahlen, raubten, schlugen nieder. Kurz gesagt, es waren Räuberbanden – Opfer des Weltkriegs und Bürgerkriegs. Die sowjetische Regierung bemühte sich, die streunenden Kinder in Erziehungshäusern und Werkstätten seßhaft zu machen. Aber sie brachen immer wieder aus.

    In den städtischen Heimen waren die Kriegswaisen untergebracht. Ich besuchte sie. Diese Kinder hatten zu essen, waren sauber gekleidet, hatten ein Dach überm Kopf, aber sie blickten drein wie Greise: müde, traurige Augen, nichts interessierte sie. Kinder ohne Kindheit … Dagegen konnte man nicht gleichgültig bleiben, da mußte ich etwas tun, und ich begriff, daß Kinderliedchen und Reigen hier nicht genügten. Um sie aus ihrer Lethargie herauszuholen, bedurfte es einer Aufgabe, die sie ganz zu ergreifen und ihre traumatisierten Fähigkeiten freizusetzen vermochte. Ich wußte, welche ungeheure Kraft im Theaterspielen steckt. Ich wohnte in einem schönen aristokratischen Haus, wo, wie man erzählt, die Helden von Turgenjews „Adelsnest“ gelebt haben sollen. Die Zimmer hatten große gotisch geschnittene Fenster, man sah durch die alten Akazienbäume bis in die Flußniederung, Diese Räume waren wie geschaffen für Kindertheater. Ich ging zum Leiter des städtischen Volksbildungswesens und entwickelte ihm mein Projekt. Dem Iwan Michailowitsch Jurenew gefiel der Plan. Die Zimmer wurden vereinigt. Es entstand ein Saal, die Wände wurden mit Fresken geschmückt. Wir rechneten mit fünfzig Kindern, es kamen hunderte.

    Ich war überzeugt, daß man die Kinder durch das Spiel wecken und entwickeln könne. Einfach wäre es gewesen – ein passendes Kinderstück finden, die Rollen verteilen, mit den Kindern proben und die Aufführung fertigstellen. Das hätte gewiß die Kinder eine Zeitlang beschäftigen können, würde aber ihre Entwicklung kaum gefördert haben. Sobald man ein vorgegebenes Stück mit Kindern probt, arbeitet von Anfang an alles auf ein festes Ziel hin – die Premiere. Die Kinder spüren unablässig einen fremden Willen, der sie leitet und zwingt – den Willen des Regisseurs. Auf diesem Weg hätte ich mein Ziel nicht erreichen können – ihre ästhetische Erziehung, die Entwicklung ihrer ästhetischen und moralischen Fähigkeiten. Ich wollte die Kinder dazu bringen, daß ihr Auge besser sieht, ihr Ohr feiner hört, ihre Hände aus dem ungeformten Material nützliche Sachen gestalten. Dazu teilte ich die Arbeit in Sektionen ein. Um das Auge, das Sehen zu entwickeln, malten und zeichneten die Kinder. Diese Sektion leitete Viktor Schestakow, der später als Bühnenbildner mit Meyerhold arbeitete. Ein Pianist leitete die musikalische Erziehung. Dann gab es das technische Training; die Kinder bauten Requisiten, Gebäude, Tiere, Figuren usw. Weitere Sektionen meines Schulmodells in Orel waren Rhythmus und Gymnastik, Diktion und Improvisation. Verborgene Kräfte, die durch den Arbeitsprozeß freigesetzt, die Fähigkeiten, die ausgebildet wurden, vereinigten wir durch die Improvisation.

    So entstand das Spiel. Kinder spielten für Kinder. Das System von Beschäftigungen wurde in eine anspruchsvollere, zugleich kollektive ästhetische Form überführt. Die bürgerliche Erziehung war auf die Entwicklung einer besonderen Fähigkeit, eines besonderen Talents ausgerichtet. Sie fördert den Menschen einseitig. Um mit Brecht zu sprechen: sie will den einzelnen und seine Fähigkeiten „verwursten“. Die bürgerliche Gesellschaft verlangt von ihren Mitgliedern, daß sie so bald als möglich Waren produzieren. Dieses Prinzip wird in der Kindererziehung in allen seinen Aspekten offenbar. Wenn z. B. solche Kinder Theater spielen, so haben sie das Resultat vor Augen – die Aufführung, den Auftritt vor dem Publikum. Dabei geht die Freude am spielenden Produzieren verloren. Der Regisseur steht als Pädagoge fortwährend im Vordergrund und drillt die Kinder. (Ein treffender Witz: Was ist ein Telegrafenmast? Ein redigierter Tannenbaum. – Leider werden auch unsere Kinder sehr oft so redigiert.)

    Ziel der kommunistischen Erziehung ist es, auf Grund eines hohen allgemeinen Bildungsniveaus Produktivität freizusetzen, dies bei speziellen wie nichtspeziellen Begabungen. Meine proletarische Herkunft sowie das Studium bei Professor Bechterew in Petersburg verwiesen mich auf dieses Erziehungsprinzip, und ich versuchte, es in Orel auf die proletarisch-ästhetische Kindererziehung anzuwenden.

    Ausgangspunkt für Erzieher und zu Erziehende war für uns die Beobachtung. Die Kinder beobachten die Dinge, ihre Beziehungen zueinander und ihre Veränderbarkeit; die Erzieher beobachten die Kinder daraufhin, was sie erreicht haben und wie weit sie ihre Fähigkeiten produktiv anwenden können. Nicht nur im Studio wurde das Beobachten geübt und durch das Zeichnen, Malen, Musizieren weitergeführt, sondern auch im Freien. Früh am Morgen und wieder am Abend gingen wir mit den Kindern nach draußen und machten sie aufmerksam, wie die Farben durch Entfernung und Tageszeit sich ändern, wie verschieden Töne und Geräusche morgens und abends klingen, und daß die Stille singen kann …

    Mit den Kindern, die aus den städtischen Heimen ins Turgenjew-Haus kamen, gab es keine Schwierigkeiten. An die Besprisorniki aber kam ich lange Zeit nicht heran. Als ich sie das erste Mal auf dem Markt ansprach und sie aufforderte, zu uns zu kommen, verhöhnten sie mich, drohten mit Stöcken und schickten mich dorthin, wofür es im Deutschen vielleicht gar kein Wort gibt. Aber ich kam wieder. Sie gewöhnten sich an mich und an unsere Dispute, so daß, wenn ich längere Zeit ausblieb und dann wiederkam, sie mich als alte Bekannte mit Geheul umringten.

    Im Turgenjew-Haus ging die Arbeit unterdessen weiter. Wir beobachteten, daß die Kinder schon danach verlangten, Phantasie und erworbene Fähigkeiten an Objekten zu materialisieren. Eine wichtige Etappe, denn dieses Bedürfnis will befriedigt werden, soll die kindliche Phantasie sich nicht verirren. Wir gingen also zu Improvisationen mit konkreten Stoffen über.

    Ich hatte ein Kinderstück von Meyerhold gewählt: „Alinur“ (nach dem Märchen von Oscar Wilde „Der Sternenknabe“). Die Kinder wußten von meinen Plänen nichts. Ich gab ihnen als Improvisationsaufgabe eine Szene daraus: Räuber sitzen im Wald um ein Feuer und prahlen mit ihren Taten. Mitten in eine solche Szene fiel dann, wenig später, der erste Besuch der Besprisorniki in unserem Haus. Die Kinder sprangen auf und wollten vor den Eindringlingen flüchten. Diese sahen zum Fürchten aus: Papierhelme auf dem Kopf, gepanzert mit Zweigen und Blechstücken, in den Händen Piken und Stöcke. Ich überredete die Kinder, weiter zu improvisieren und auf die Eindringlinge nicht zu achten. Nach einer Weile trat Wanjka, ihr Häuptling, in den Kreis der Spielenden, gab seiner Gruppe einen Wink – sie drängten die Kinder beiseite und begannen, selber die Szene zu spielen. Sie renommierten mit Mordtaten, Brandstiftungen, Beraubungen, wobei sie sich gegenseitig an Grausamkeiten zu übertrumpfen suchten. Dann standen sie auf und schauten mit höhnischer Verachtung unsere Kinder an: „So sind Räuber!!“ Allen pädagogischen Regeln zufolge hätte ich ihre wilden und schamlosen Reden unterbrechen müssen – doch ich wollte Einfluß auf sie gewinnen. Ich gewann das Spiel tatsächlich – die Besprisorniki kamen wieder und wurden später das Aktiv unseres Kindertheaters.

    Das improvisierende Spiel war für die Kinder Glück und Abenteuer. Sie begriffen viel, und ihr Interesse regte sich. Es wurde ernsthaft gearbeitet – geschnitten, geklebt, getanzt und gesungen, Texte wurden gelernt. So entstand die Figur vom tatarischen bösen Knaben Alinur, der seine Mutter beleidigte und andere Kinder terrorisierte. Das Stück öffentlich aufzuführen wurde erst dann diskutiert, als die Arbeit der einzelnen Sektionen zur Synthese drängte. Da entstand die Forderung eines kollektiven Tuns – die moralisch-politische Erziehung im sozialistischen Sinne – und der Wunsch, das Spiel auch den Kindern der ganzen Stadt zu zeigen. Die öffentliche Aufführung wurde zu einem Fest. Die Kinder unseres Studios gingen in einer Art Karnevalszug zur Freilichtbühne der Stadt. Sie trugen die Tiere, die Masken, die Requisiten und Dekorationsteile durch die Straßen und sangen dazu. Kleine und große Zuschauer schlossen sich an. Abends folgten uns viele auf dem Rückweg zum Turgenjew-Haus. Unsere Methode hatte sich bewährt. Wir erhielten den Beweis, daß es richtig war, die Leiter gänzlich zurücktreten zu lassen. Die Kinder glaubten, daß sie alles selber machten – und spielend schafften sie es. Ideologie wurde den Kindern nicht aufgedrängt und nicht eingedrillt, sie eigneten sich an, was ihren Erfahrungen entsprach. Auch wir, die Erzieher, lernten und sahen vieles nett. Wie leicht Kinder sich Situationen anpassen können, wie erfinderisch sie sind und wie empfindlich sie reagieren. Selbst Kinder, die unbegabt und begrenzt schienen, zeigten unerwartete Fähigkeiten und Talente. Bei der Aufführung lösten sich überraschend Spannungen, die die wilde Phantasie ihrer Erfindungen sichtbar machte.

    1928 in Berlin erzählte ich von meiner Arbeit Johannes R. Becher und Gerhart Eisler. Das Modell einer ästhetischen Kindererziehung gefiel ihnen, und sie schlugen vor, ein solches Kindertheater im Liebknecht-Haus zu errichten. Ich sollte das Programm ausarbeiten. Walter Benjamin hatte schon in Capri (1924) von meinem-Kindertheater erfahren und ein außerordentliches Interesse daran gezeigt. „Ich werde das Programm schreiben“, sagte er, „und deine praktische Arbeit theoretisch darlegen und begründen.“ Er schrieb es wirklich. Aber in der ersten Fassung wurden meine Thesen ungeheuer kompliziert dargestellt. Im Liebknechthaus las man und lachte: Das hat dir ja Benjamin geschrieben! Ich gab Walter Benjamin das Programm zurück, er solle verständlicher schreiben. So entstand das „Programm eines proletarischen Kindertheaters“ in einer zweiten Fassung (die erste ist noch nicht wieder aufgefunden).

    Aus dem Lettischen übersetzt von Beata Paškevica

    Pamphlet mit Walter Benjamins „Programm eines proletarischen Kindertheaters“, (Zentralrat der sozialistischen Kinderläden West-Berlin, 1969), 21 × 15,5 cm. Walter Benjamin Archiv, Berlin

    Programm eines proletarischen Kindertheaters
    von Walter Benjamin

    Vorbemerkung

    Jede proletarische Bewegung, die einmal dem Schema der parlamentarischen Diskussion entronnen ist, sieht unter den vielen Kräften, denen sie plötzlich unvorbereitet gegenübersteht, als die allerstärkste aber auch allergefährlichste vor sich die neue Generation. Die Selbstsicherheit des parlamentarischen Stumpfsinns kommt gerade daher, daß die Erwachsenen unter sich bleiben. Über Kinder dagegen haben Phrasen gar keine Gewalt. In einem Jahre kann man erreichen, daß im ganzen Lande die Kinder sie nachsprechen. Die Frage ist aber, wie man es erreicht, daß in zehn oder zwanzig Jahren nach dem Parteiprogramm gehandelt wird. Und dazu vermögen Phrasen nicht das mindeste.

    Die proletarische Erziehung muß vom Parteiprogramm, genauer: aus dem Klassenbewußtsein, aufgebaut sein. Aber das Parteiprogramm ist kein Instrument einer klassenbewußten Kindererziehung, weil die an sich höchst wichtige Ideologie das Kind nur als Phrase erreicht. Wir fragen ganz einfach, aber wir werden auch nicht aufhören zu fragen, nach den Instrumenten der klassenbewußten Erziehung proletarischer Kinder. Dabei werden wir vom wissenschaftlichen Unterricht im folgenden absehen, weil viel früher als Kinder (in Technik, Klassengeschichte, Beredsamkeit etc.) proletarisch gelehrt werden können, sie proletarisch erzogen werden müssen. Mit dem vierten Lebensjahr beginnen wir.

    Die bürgerliche Erziehung der kleineren Kinder ist, der Klassenlage der Bourgeoisie entsprechend, systemlos. Selbstverständlich hat die Bourgeoisie ihr Erziehungssystem. Die Unmenschlichkeit seiner Inhalte verrät sich eben nur darin, daß sie vor dem frühen Kindesalter versagen. Auf dieses Alter kann nur das Wahre produktiv wirken. Von der bürgerlichen Erziehung der kleinen Kinder hat die proletarische zuallererst durch System sich zu unterscheiden. System aber heißt hier Rahmen. Es wäre für das Proletariat ein ganz unerträglicher Zustand, wenn so wie in den Kindergärten der Bourgeoisie alle sechs Monate eine neue Methode mit den neuesten psychologischen Raffinements in ihre Pädagogik den Einzug hielt. Überall, und da macht die Pädagogik gar keine Ausnahme, ist das Interesse an der „Methode“ eine echt bourgeoise Einstellung, die Ideologie des Weiterwurstelns und der Faulenzerei. Die proletarische Erziehung braucht also unter allen Umständen zuerst einmal einen Rahmen, ein sachliches Gebiet, in dem erzogen wird. Nicht, wie die Bourgeoisie, eine Idee, zu der erzogen wird.

    Wir begründen jetzt, warum der Rahmen der proletarischen Erziehung vom vierten bis zum vierzehnten Lebensjahre das proletarische Kindertheater ist.

    Die Erziehung des Kindes erfordert: es muß ein ganzes Leben ergriffen werden.

    Die proletarische Erziehung erfordert: es muß in einem begrenzten Gebiet erzogen werden.

    Das ist die positive Dialektik der Frage. Weil nun das ganze Leben in seiner unabsehbaren Fülle gerahmt und als Gebiet einzig und allein auf den Theater erscheint, darum ist das proletarische Kindertheater für das proletarische Kind der dialektisch bestimmte Ort der Erziehung.

    Schema der Spannung

    Dahingestellt lassen wir, ob nicht oder ob doch das Kindertheater, von dem nun die Rede sein wird, den genauesten Zusammenhang mit dem großen Theater auf den Höhepunkten seiner Geschichte hat. Dagegen müssen wir mit aller Entschiedenheit feststellen, daß dieses Theater nichts gemein hat mit dem der heutigen Bourgeoisie. Das Theater der heutigen Bourgeoisie wird ökonomisch durch den Profit bestimmt; soziologisch ist es vor und hinter den Kulissen vor allem Instrument der Sensation. Anders das proletarische Kindertheater. So wie der erste Griff der Bolschewiki die rote Fahne erhob, so organisierte ihr erster Instinkt die Kinder. In dieser Organisation hat sich als Zentrum das proletarische Kindertheater, Grundmotiv der bolschewistischen Erziehung, entwickelt. Zu diesem Faktum gibt es die Gegenprobe. Sie geht auf. Nichts gilt der Bourgeoisie für Kinder so gefährlich wie Theater. Das ist nicht nur ein restlicher Effekt des alten Bürgerschrecks, der kinderraubenden fahrenden Komödianten. Hier sträubt vielmehr sich das verängstete Bewußtsein, die stärkste Kraft der Zukunft in den Kindern durch das Theater aufgerufen zu sehen. Und dies Bewußtsein heißt die bürgerliche Pädagogik das Theater ächten. Wie würde sie erst reagieren, wo das Feuer - in welchem Wirklichkeit und Spiel für Kinder sich verschmelzen, so eins werden, daß gespielte Leiden in echte, gespielte Prügel in wirkliche übergehen können - aus der Nähe ihr spürbar wird.

    Jedoch: die Aufführungen dieses Theaters sind nicht wie die der großen Bourgeoisietheater das eigentliche Ziel der angespannten Kollektivarbeit, die in den Kinderklubs geleistet wird. Hier kommen Aufführungen nebenbei, man könnte sagen: aus Versehen, zustande, beinahe als ein Schabernack der Kinder, die auf diese Wiese einmal das grundsätzlich niemals abgeschlossene Studium unterbrechen. Der Leiter legt auf diesen Abschluß weniger Wert. Ihm kommt es auf die Spannungen an, welche in solchen Aufführungen sich lösen. Die Spannungen der kollektiven Arbeit sind die Erzieher. Die übereilte, viel zu späte, unausgeschlafene erzieherische Arbeit, die der bourgeoise Regisseur am Bourgeoisschauspieler vollzieht, fällt in diesem System fort. Warum? Weil im Kinderklub kein Leiter sich halten könnte, der irgendwo den echt bourgeoisen Versuch unternehmen wollte, unmittelbar als „sittliche Persönlichkeit“ auf Kinder zu wirken. Moralische Einwirkung gibt es hier nicht. Unmittelbare Einwirkung gibt es hier nicht. (Und auf diesen beruht die Regie im bourgeoisen Theater.) Was zählt, ist einzig und allein die mittelbare Einwirkung des Leiters auf Kinder durch Stoffe, Aufgaben, Veranstaltungen. Die unvermeidlichen moralischen Ausgleichungen und Korrekturen nimmt das Kollektivum der Kinder selbst an sich vor. Daher kommt es, daß die Aufführungen des Kindertheaters auf Erwachsene als echte moralische Instanz wirken müssen. Es gibt keinen möglichen Standort für überlegenes Publikum vorm Kindertheater. Wer noch nicht ganz verblödet ist, der wird sich vielleicht schämen.

    Aber auch das führt nicht weiter. Proletarische Kindertheater erfordern, um fruchtbar zu wirken, ein Kollektiv als Publikum ganz unerbittlich. Mit einem Worte: die Klasse. Wie denn andererseits nur die Arbeiterklasse ein unfehlbares Organ für das Dasein der Kollektiva besitzt. Solche Kollektiva sind die Volksversammlung, das Heer, die Fabrik. Solch ein Kollektivum ist aber auch das Kind. Und es ist das Vorrecht der Arbeiterklasse, für das kindliche Kollektivum, welches der Bourgeoisie nie zu Gesicht kommen kann, das offenste Auge zu haben. Dieses Kollektivum strahlt nicht nur die gewaltigsten Kräfte aus, sondern die aktuellsten. Unerreicht ist in der Tat die Aktualität kindlichen Formens und Gebarens. (Wir verweisen auf die bekannten Ausstellungen der neuesten Kinderzeichnung.)

    Das Kaltstellen der „moralischen Persönlichkeit“ im Leiter macht ungeheure Kräfte frei für das eigentliche Genie der Erziehung: die Beobachtung. Sie allein ist das Herz der unsentimentalischen Liebe. Jede erzieherische Liebe, welcher nicht in neun Zehntel aller Fälle des Besserwissens und des Besserwollens die Beobachtung des kindlichen Lebens selbst den Mut und die Lust verschlägt, taugt nichts. Sie ist sentimental und eitel. Der Beobachtung aber – hier fängt Erziehung erst an – wird jede kindliche Aktion und Geste zum Signal. Nicht so sehr, wie dem Psychologen beliebt, Signal des Unbewußten, der Latenzen, Verdrängungen, Zensuren, sondern Signal aus einer Welt, in welcher das Kind lebt und befiehlt. Die neue Erkenntnis vom Kinde, die in den russischen Kinderklubs sich ausbildete, hat zu dem Lehrsatz geführt: das Kind lebt in seiner Welt als Diktator. Daher ist eine „Lehre von den Signalen“ keine Redensart. Fast jede kindliche Geste ist Befehl und Signal in einer Umwelt, in welche nur selten geniale Menschen einen Blick eröffnet haben. Allen voran tat es Jean Paul.

    Es ist die Aufgabe des Leiters, die kindlichen Signale aus dem gefährlichen Zauberreich der bloßen Phantasie zu erlösen und sie zur Exekutive an den Stoffen zu bringen. Das geschieht in den verschiedenen Sektionen. Wir wissen, daß – um von der Malerei allein zu sprechen – das Wesentliche auch in dieser kindlichen Betätigungsform die Geste ist. Konrad Fiedler hat in seinen „Schriften über Kunst“ als erster bewiesen, daß der Maler kein Mann ist, der naturalistischer, poetischer oder ekstatischer sieht als andere Leute. Vielmehr ein Mann, der mit der Hand da näher zusieht, wo das Auge erlahmt, der die aufnehmende Innervation der Sehmuskeln in die schöpferische Innervation der Hand überführt. Schöpferische Innervation in exaktem Zusammenhang mit der rezeptiven ist jede kindliche Geste. Die Entwicklung dieser kindlichen Geste zu den verschiedenen Formen des Ausdrucks, als Anfertigung von Requisiten, Malerei, Rezitation, Musik, Tanz, Improvisation fällt den verschiedenen Sektionen zu.

    In ihnen allen bleibt die Improvisation zentral; denn schließlich ist die Aufführung nur die improvisierte Synthese aus ihnen. Die Improvisation herrscht; sie ist die Verfassung, aus der die Signale, die signalisierenden Gesten auftauchen. Und Aufführung oder Theater muß eben darum die Synthese dieser Gesten sein, weil nur sie die unversehentliche Einmaligkeit hat, in welcher die kindliche Geste als in ihrem echten Raume steht. Was man als runde „Leistung“ aus Kindern herausquält, kann nie an Echtheit mit der Improvisation sich messen. Der aristokratische Dilettantismus, der es auf solche „Kunstleistungen“ der armen Zöglinge abgesehen hatte, füllte schließlich nur deren Schränke und Gedächtnis mit Plunder, der sehr pietätvoll behütet wurde, um in Erinnerung an die frühere Jugend die eigenen Kinder wiederum zu plagen. Nicht auf die „Ewigkeit“ der Produkte, sondern auf den „Augenblick“ der Geste stellt alle kindliche Leistung es ab. Das Theater als die vergängliche Kunst ist die kindliche.

    Schema der Lösung

    Dem erzieherischen Aufbau der Arbeit in den Sektionen steht die Aufführung gegenüber als der Spannung die Lösung. Vor ihr tritt der Leiter gänzlich zurück. Denn keine pädagogische Klugheit kann vorhersehen, wie Kinder die geschulten Gebärden und Fertigkeiten mit tausend überraschenden Varianten zu einer theatralischen Totalität zusammenfassen. Kommt schon für den Berufsschauspieler die Erstaufführung als ein Anlaß der glücklichsten Varianten in der einstudierten Rolle nicht selten in Betracht, so bringt sie im Kinde das Genie der Variante zur vollen Herrschaft. Die Aufführung steht der erzieherischen Schulung gegenüber als die radikale Entbindung des Spiels, dem der Erwachsene einzig und allein zusehen kann.

    Die Verlegenheiten der Bourgeoisen Pädagogik und der heranwachsenden Bourgeoisie machen sich neuerdings in der Bewegung für „Jugendkultur“ Luft. Der Widerstreit, den diese neue Tendenz zu vertuschen bestimmt ist, liegt in den Ansprüchen der bürgerlichen, wie jeder politischen, Gesellschaft an die unmittelbar politisch niemals zu belebenden Energien der Jugend. Vor allem der kindlichen. Nun versucht „Jugendkultur“ den aussichtslosen Kompromiß: sie entleert den jugendlichen Enthusiasmus durch idealistische Reflektionen über sich selbst, um unmerklich die formalen Ideologien des deutschen Idealismus durch die Inhalte der Bürgerklasse zu ersetzen. Das Proletariat darf sein Klasseninteresse an den Nachwuchs nicht mit den unsauberen Mitteln einer Ideologie heranbringen, die bestimmt ist, die kindliche Suggestibilität zu unterjochen. Die Disziplin, welche die Bourgeoisie von den Kindern verlangt, ist ihr Schandmal. Das Proletariat diszipliniert erst die herangewachsenen Proletarier; seine ideologische Klassenerziehung setzt mit der Pubertät ein. Die proletarische Pädagogik erweist ihre Überlegenheit, indem sie Kindern die Erfüllung ihrer Kindheit garantiert. Der Bezirk, in dem dies geschieht, braucht darum nicht vom Raum der Klassenkämpfe isoliert zu sein. Spielweise können - ja müssen vielleicht - seine Inhalte und Symbole sehr wohl in ihm Platz finden. Eine förmliche Herrschaft über das Kind aber können sie nicht antreten. Sie werden das nicht beanspruchen. So bedarf es denn auch im Proletariat all der tausend Wörtchen nicht, in denen die Bourgeoisie die Klasseninteressen ihrer Pädagogik maskiert. Auf „unbefangene“, „verständnisvolle“, „einfühlende“ Praktiken, auf „kinderliebe“ Erzieherinnen wird man verzichten können.

    Die Aufführung ist die große schöpferische Pause im Erziehungswerk. Sie ist im Reiche der Kinder, was der Karneval in alten Kulten gewesen ist. Das oberste wird zuunterst gekehrt und wie in Rom an den Saturnalien der Herr den Sklaven bediente, so stehen während der Aufführung Kinder auf der Bühne und belehren und erziehen die aufmerksamen Erzieher. Neue Kräfte, neue Innervationen treten auf, von denen oft dem Leiter unter der Arbeit nichts ahnte. Erst in dieser wilden Entbindung der kindlichen Phantasie lernt er sie kennen. Kinder, die so Theater gespielt haben, sind in dergleichen Aufführungen frei geworden. Im Spielen hat sich ihre Kindheit erfüllt. Sie nehmen keine Restbestände mit, die später eine unsentimentale Aktivität durch larmoyante Kindheitserinnerungen hemmen. Dieses Theater ist zugleich für den kindlichen Zuschauer das einzig brauchbare. Wenn Erwachsene für Kinder spielen, kommt Lafferei heraus.

    In diesem Kindertheater liegt eine Kraft, welche das pseudorevolutionäre Gebaren des jüngsten Theaters der Bourgeoisie vernichten wird. Denn wahrhaft revolutionär wirkt nicht die Propaganda der Ideen, die hier und da zu unvollziehbaren Aktionen anreizt und vor der ersten nüchternen Besinnung am Theaterausgang sich erledigt. Wahrhaft revolutionär wirkt das geheime Signal des Kommenden, das aus der kindlichen Geste spricht.

    Asja Lācis — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Asja_L%C4%81cis

    Bolchévique dans les années 1920, Asja Lācis est devenue célèbre avec ses troupes de théâtre prolétariennes pour les enfants et ses spectacles d’agitprop dans la Russie soviétique et la Lettonie.

    En 1922, elle se rend en Allemagne, où elle fait la connaissance de Bertolt Brecht et Erwin Piscator, qu’elle initie aux idées de Vsevolod Meyerhold et Vladimir Maïakovski.

    En 1924, elle rencontre le philosophe et critique allemand Walter Benjamin, lors d’un séjour à Capri, où celui-ci séjournait en même temps qu’Ernst Bloch. Elle entretient pendant plusieurs années une relation intermittente, à la fois intellectuelle et sentimentale, avec lui. Celui-ci lui rend visite à Moscou et à Riga. Ils se retrouvent encore à Francfort ou à Naples. Benjamin dira qu’Asja Lācis est l’une des trois femmes qui, intellectuellement et sentimentalement, comptèrent le plus dans sa vie : « Chaque fois que j’ai connu un grand amour, j’ai constaté dans ma vie un changement aussi fondamental que je me suis étonné » écrit-il plus tard à propos de cette rencontre, et il ajoute « Un véritable amour me fait ressembler à la femme que je l’aime. » Dans ce cas, la transformation a entraîné un changement de direction politique, puisque Asja Lācis est considérée comme celle qui a initié Benjamin au marxisme et qui est responsable de l’attrait du philosophe pour le « communisme radical 1. »

    Après avoir été emprisonnée pendant plusieurs années dans la Russie stalinienne, elle s’installe dans la Lettonie soviétique en 1948 et y reste avec son mari, le critique de théâtre allemand Bernhard Reich, jusqu’à sa mort. C’est seulement à ce moment, qu’elle apprend, par l’intermédiaire de Bertolt Brecht, le suicide de Walter Benjamin.

    De 1950 à 1957, elle est directrice du Valmiera Drama Theatre, où elle monte des spectacles d’avant-garde, marqués par l’idéologie de gauche. Sa fille, Dagmara Ķimele, la dépeint dans ses mémoires parus en 1996, comme une mère égoïste et sans amour.

    La petite-fille d’Asja Lācis est la célèbre directrice de théâtre lettonne Māra Ķimele.

    #théâtre #politique #histoire

  • Quantum Pigeonhole Effect | Quantum Computing Weekly #9
    https://hackernoon.com/quantum-pigeonhole-effect-quantum-computing-weekly-9-8d5f9d13dae9?source

    This is a syndicated version of my weekly e-mail round-up of news about Quantum Computing. Visit the homepage to subscribe to updates and check out previous issues.?Happy new year and welcome to the first issue of 2019!These next two weeks will be a bit on the light side as I’m ramping up work with my company for the new year as well as finally going on my honeymoon — that said, I will still do my best to deliver my favorite quantum computing news and tidbits!Looking for a particular area of quantum computing you’d like to see covered in the next issue? Ping me and let me know!Tiny Fact of the weekQuantum #pigeons (not really)You may have heard of quantum entanglement, but have you heard of its cousin, cosmic correlation connections? Using pre-selection and post-selection, we can get a connection (...)

    #programming #quantum-computing #science #quantum-physics

  • Erik Jan Hanussen
    https://de.wikipedia.org/wiki/Erik_Jan_Hanussen


    Heute nehmen wir Wikipedia als Einstieg in eine Untersuchung des #Mythos Hanussen , der gut und gerne als Vorläufer zu den Irrungen und Wirrungen um den Tod der Gefangenen von #Stammheim gelten kann. ab ’33 wurde es immer verrückter. Vom #Reichstagsbrand über das #Kenndy-Attentat bis zu #911, Manipulation und Vertuschung überall. Unser Mann wohnte im Jahr 1933 #Kudamm_16 , nachzulesen auf Seite_17 unseres Kudammbuchs. (https://seenthis.net/messages/745723)
    Andere Quellen sprechen von einer Adresse in der #Lietzenburger_Straße, wo er zum Zeitpunkt seiner Ermordunge gewohnt hätte.

    Erik Jan Hanussen, eigentlich Hermann Chajm Steinschneider, (* 2. Juni 1889[1] in Wien-Ottakring; † in der Nacht vom 24. auf den 25. März 1933[2] in Berlin) war ein unter anderem als „Hellseher“ bekannter österreichischer Trickkünstler. Trotz jüdischer Herkunft agierte er als Sympathisant der Nationalsozialisten.

    So geht das immer los mit den #Veschwörungstheorien. Angeblich weiß man nüscht , weil einem keiner was verrät. Meistens steckt aber bloß Faulheit dahinter. Ist ja auch viel bequemer, einfach zu behaupten, dass keena von nüchscht nix wissen kann , als sich aufzumachen ins Archiv oder wenigstens die zweite Seite der Google-Suchergebnisse zu lesen. Wir vertrauen jedenfalls auf das archivarische Gespür und die hochnotpeinliche Genauigkeit von Birgit Jochens und Sonja Miltenberger: Hanussen wohnte Kudamm 16.

    Hitlers Monsters A Supernatural History of the Third Reich - PDF Free Download
    https://mxdoc.com/hitlers-monsters-a-supernatural-history-of-the-third-reich.html

    At a seance on the night of 26 February 1933 the clairvoyant Erik Hanussen – a close friend of Nazi stormtroopers – ‘predicted’ next day’s Reichstag fire, which helped justify the Nazi imposition of martial law.

    Erik Jan Hanussen: Hellseher der Nazis - Politik - Süddeutsche.de
    https://www.sueddeutsche.de/politik/mordfall-erik-jan-hanussen-der-hellseher-und-die-nazis-1.3994752

    Er unterstützte die NSDAP bei ihrem Aufstieg bis zu ihrer Machtergreifung im Januar 1933, über die er in der Hanussen-Zeitung laut jubelte.

    Ein paar Wochen später eröffnete Hanussen an der Lietzenburger Straße in Berlin seinen Palast des Okkultismus. Das Prunkstück war die astrologische Bar mit einem kreisrundem Tisch aus Glas und Hanussen als eine Art mystischer Barkeeper in der Mitte.

    Doch bei der Eröffnungsfeier ging er zu weit. Die Schauspielerin Maria Paudler ließ er in Trance „Feuer, Flammen, Verbrecher am Werk!“ verkünden. Schon am nächsten Tag bewies der Reichstagsbrand, was gemeint gewesen war, das Fanal, mit dessen propagandistischer Ausschlachtung die Nazis ihre Macht schließlich festigten. Seither gilt die Vorankündigung dieses historischen Ereignisses als eines der Motive für den bald folgenden Mord an dem umstrittenen Varieté-Künstler.

    Na also, ein akuter Fall von Faulheit. Die Adresse in der Lietzenburger war keien Wohnung sondern das magische Thaeter des Illusionisten Hanussen.

    Laut Tagesspiegel befand sich der Palast des Okkultismus in der Hausnummer 16. Das bleibt zu prüfen, denn die idnetische Hausnummer mit der Wohnandresse am Kurfürstendann kann wieder eine der beliebten Verwechslungen oder Zuschreibungen aus Nachlässigkeit sein. Leider bestand der Palast des Okkultismus nur so kurze Zeit, dass er kaum EIngang in die historischen Adreßbücher gefunden haben dürfte.

    Erik Jan Hanussen - Wikiwand
    http://www.wikiwand.com/en/Erik_Jan_Hanussen

    In 1931 Hanussen purchased a Breslau printing firm and began publishing an occult journal, Hanussen Magazin and Bunte Wochenschau, a popular biweekly Berlin tabloid which included astrological columns.[6] He used the proceeds from his publishing ventures and stage shows to purchase a mansion which became known as “The Palace of the Occult”, which he renovated and turned into a luxurious interactive theatre for fortune telling games. Guests would sit around a large circular table and place their palms on glass with symbols lit from beneath; the room lights would be lowered in a séance-like fashion; and various gimmicks would highlight Hanussen’s dramatic verbal presentation of prophecies to the guests. He predicted events in the lives of the individuals present, but controversy arose when he predicted the future of Germany. He became successful, was always in demand in various venues, and had a full-time valet.

    Alfred Neubauer, a famous motor racing team manager, refers to Hanussen in his autobiography, Speed Was My Life (first published in English in 1960). In the chapter ’A Prophecy Comes True’, he describes a prediction made by Hanussen before the race at AVUS in Germany in May 1932. While at the Roxy Bar with other drivers, Neubauer challenged Hanussen to predict the winner of the following day’s race. After some ’leg pulling’, Hanussen wrote two names on a piece of paper, which he folded, and put in an envelope. This was placed in the custody of the barman. He had strict instructions that it be left unopened until after the race. Hanussen announced, ’One of us at this table will win tomorrow, another will die. The two names are in this envelope.’ During the race, driver Prince Lobkowicz was killed, and Brauchitsch won. After the race, Neubauer states he opened the envelope and found those names inside. Several days later, a Berlin newspaper reported that Hanussen had urged the German Automobile Club to persuade Prince Lobkowicz not to take part in the race, but Club officials had taken no action.

    Erik Jan Hanussen : le médium juif d’Hitler | Terre Promise
    http://www.terrepromise.fr/2016/11/07/erik-jan-hanussen-le-medium-juif-dhitler

    Quelques jours avant la course, Hanussen avait prédit que Lobkiwicz aurait un accident. Après quelques minutes de course, sa Mercedes fut percutée, tuant le jeune homme sur le coup. Une enquête montra que la tragédie résultait d’une panne mécanique bizarre.

    Même les sceptiques les plus acharnés d’Hanussen furent bien en peine d’expliquer comment il avait pu trafiquer le véhicule. Ses ennemis ne se privèrent pas de suggérer que le médium était de connivence dans le sabotage de la voiture de Lobkowicz, de mèche avec des parieurs. Le jeune tchèque avait aussi fait des avances à une femme qu’Hanussen désirait, la jalousie était donc un mobile possible. Pour la plupart des gens, l’accident était une vraie preuve des dons de voyance du danois. Arthur Magida se demande si grâce à des années de discipline mentale, Hanussen n’aurait pas vraiment développé des pouvoirs psychiques.

    Une rencontre avec Hitler suivit peu après et Hanussen assura un Adolf angoissé qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour les élections à venir. Sans surprise, les nazis enregistrèrent un immense succès au scrutin de juillet, doublant leurs sièges pour devenir le plus grand parti du Reichstag. Le jour de l’An 1933, Hanussen distribua un horoscope et déclara qu’Hitler serait chancelier avant la fin du mois. C’est ce qui se passa [élections du 30 janvier].
    Le Palais de l’Occulte et l’incendie du Reichstag

    Hanussen semblait au sommet de son pouvoir. Il n’était pas associé aux nazis, il en était un.

    Même son fidèle secrétaire, Ismet Dzino, appartenait au parti et à la SA.

    En plus d’être le devin favori du nouveau régime, il était sur le point d’ouvrir son opulent Palais de l’Occulte. L’élite de la capitale réclamait à cor et à cris des invitations. Mais les ennuis couvaient. Son parti pris pour les nazis valurent à Hanussen l’hostilité de la presse communiste qui avait publié des preuves de son ascendance juive. Hanussen fit de son mieux pour noyer le poisson et certains de ses copains nazis, tel Helldorf, firent preuve de loyauté envers lui jusqu’à la fin.

    Le Palais de l’Occulte ouvrit ses portes le soir du 26 février.

    Lors d’une séance semi-privée, l’une des médiums d’Hanussen, l’ancienne actrice Maria Paudler, eut une vision fatidique. En transe, elle déclara voir un « grand bâtiment » en feu. La presse attribua la prédiction à Hanussen lui-même. Moins de 24 heures plus tard, le Reichstag était en flammes. Les nazis mirent l’incendie sur le compte d’un complot communiste et prirent des mesures extraordinaires qui donnèrent à Hitler un contrôle dictatorial.

    La police de Berlin arrêta Marinus van der Lubbe, un hollandais au passé d’incendiaire en lien avec les communistes. On suppose classiquement que les nazis étaient derrière l’incendie et qu’ils se servirent de van der Lubbe comme bouc émissaire. Kugel suggère qu’Hanussen avait manipulé le hollandais par hypnose. Gerson et Mariel suggèrent une autre possibilité : le médium aurait été l’instigateur de l’incendie sur ordre de quelqu’un voulant discréditer Hitler. Si c’est bien le cas, le complot échoua lamentablement.

    À la mi-mars, la plupart des amis nazis d’Hanussen, dont Helldorf, se retrouvèrent congédiés ou réaffectés ailleurs. Le 24 mars, deux membres de la SA traînèrent le médium au quartier général de la Gestapo pour l’interroger. Ils le relâchèrent, mais le soir suivant trois hommes s’emparèrent de lui dans la rue et on ne le revit jamais vivant.

    Erik Jan Hanussen: Hellseher der Nazis - Politik - Süddeutsche.de
    https://www.sueddeutsche.de/politik/mordfall-erik-jan-hanussen-der-hellseher-und-die-nazis-1.3994752

    Er unterstützte die NSDAP bei ihrem Aufstieg bis zu ihrer Machtergreifung im Januar 1933, über die er in der Hanussen-Zeitung laut jubelte.

    Ein paar Wochen später eröffnete Hanussen an der Lietzenburger Straße in Berlin seinen Palast des Okkultismus. Das Prunkstück war die astrologische Bar mit einem kreisrundem Tisch aus Glas und Hanussen als eine Art mystischer Barkeeper in der Mitte.

    Doch bei der Eröffnungsfeier ging er zu weit. Die Schauspielerin Maria Paudler ließ er in Trance „Feuer, Flammen, Verbrecher am Werk!“ verkünden. Schon am nächsten Tag bewies der Reichstagsbrand, was gemeint gewesen war, das Fanal, mit dessen propagandistischer Ausschlachtung die Nazis ihre Macht schließlich festigten. Seither gilt die Vorankündigung dieses historischen Ereignisses als eines der Motive für den bald folgenden Mord an dem umstrittenen Varieté-Künstler.

    (PDF) Hatten die Nazis etwas gegen Hypnose?
    https://www.researchgate.net/publication/317339412_Hatten_die_Nazis_etwas_gegen_Hypnose

    Erik Jan Hanussen, l’hypnotiseur du 3ème Reich - Hypnose
    https://www.peyrega-hypnose-paris.fr/blog/erik-jan-hanussen-hypnotiseur-hitler.html

    Quel type d’hypnose pratiquait Jan Hanussen ?

    Malheureusement, il n’y a aucun récit ou écrit expliquant précisément les techniques d’hypnose que pouvait utiliser Jan Hanussen ( c’est malheureusement valable pour toutes les anciennes techniques d’hypnose de scène ) , mais lorsque l’on sait que ce dernier faisait construire avant sa mort un “ palais de l’occultisme “ il ne faut pas se leurrer sur sa vision de l’hypnose….

    Cependant pour replacer la place de l’hypnose à cette époque dans un contexte historique, nous pouvons rappeler qu’aujourd’hui encore, de grandes stars de l’hypnose comme Messmer prétendent encore user de pouvoir psychique ou de magnétisme dans leurs spectacles, cela fait sans doute partie du jeu pour le l’hypnose de spectacle qui n’a d’autre but que de divertir le public, et c’était encore plus vrai à cette époque.

    N’oublions pas qu’à peine quelques dizaines d’années avant la mort de Jan Hanussen, d’éminents représentants de l’hypnose comme Jean-Martin Charcot utilisaient encore de grandes plaques aimantées “ pour “ déclencher “ des transes hypnotiques.

    Hitlers Monsters A Supernatural History of the Third Reich - PDF Free Download
    https://mxdoc.com/hitlers-monsters-a-supernatural-history-of-the-third-reich.html

    At a seance on the night of 26 February 1933 the clairvoyant Erik Hanussen – a close friend of Nazi stormtroopers – ‘predicted’ next day’s Reichstag fire, which helped justify the Nazi imposition of martial law.

    Herrmann Steinschneider (1889 - 1933) - Genealogy
    https://www.geni.com/people/Erik-Jan-Hanussen/6000000045424935868

    lso Known As: „Hermann Steinschneider“
    Birthdate: June 02, 1889
    Birthplace: Ottakring, Wien, Wien, Austria
    Death: März 24, 1933 (43)
    Berlin, Berlin, Germany (ermordet)
    Bestattungsort: Berlin, Germany
    Angehörige:

    Sohn von Siegfried Steinschneider und Antonie Julie Steinschneider
    Ehemann von Theresia Steinschneider
    Vater von Gerhard Belgardt und Private
    Occupation: Hellseher
    Managed by: Alex Christopher Bickle
    Last Updated: 2. August 2018

    The Hanussen Proof by Bob Cassidy : Lybrary.com
    https://www.lybrary.com/the-hanussen-proof-p-605.html

    Hanussen asked his inquisitors to concentrate on an event in their lives, and then to tell him the location and place where the event took place. It was the same test the mentalist performed the night he was arrested, except on that occasion Hanussen obtained the details of the events via secret signals from an assistant posing as a member of the audience.

    This time, however, neither his assistant nor associates were present. They had been removed from the courtroom, and placed under police guard. But despite these precautions, Hanussen provided detailed descriptions of the mentally selected events.

    The charges against him were dismissed.

    The sensational publicity that followed his acquittal, his subsequent rise to fame as “The Prophet of the Third Reich”, and his execution by the Gestapo in 1933, is described in Mel Gordon’s fascinating biography, Erik Jan Hanussen, Hitler’s Jewish Clairvoyant. The author’s primary sources were news reports, court records, historical materials, Hanussen’s own writings, and the published recollections of his contemporaries and critics. But nowhere in any of the voluminous materials written by and about the German seer is there a clue to the method he used at the trial. How was it possible for him to reveal events that occurred in people’s lives merely by knowing the dates and places?

    Medienarten und Ausgaben von Meine Lebenslinie [WorldCat.org]
    https://www.worldcat.org/title/meine-lebenslinie/oclc/32372383/editions?referer=di&editionsView=true

    Mythos Hanussen 2001-2011, Eine Sammelrezension, Wilfried Kugel
    https://www.anomalistik.de/images/pdf/zfa/zfa2013_12_196_essay-review_kugel.pdf


    parteische aber interessante Bewertung zahlreicher Quellen zu Hanussen
    u.a. Werner Herzog

    Neuauflage: Erik Jan Hanussen - Meine Lebenslinie - Schreibkurse für Ihre Lebensgeschichte/n
    https://www.meine-biographie.com/neuauflage-erik-jan-hanussen-meine-lebenslinie

    Erik Jan Hanussen – Zauber-Lexikon
    http://www.zauber-pedia.de/index.php?title=Erik_Jan_Hanussen

    Hanussens Grabstätte befindet sich auf dem Südwestkirchhof Stahnsdorf im Block Charlottenburg, Gartenblock III, Gartenstelle 50.

    Erik Jan Hanussen - Hokus-Pokus-Tausendsassa | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Erik-Jausendsassa-3417887.html?seite=all

    24. März 2008 Markus Kompa (unter Mitwirkung von Wilfried Kugel)
    Vor 75 Jahren ermordeten die Nazis ihren Propheten

    FILM: Gläubige Masse - DER SPIEGEL 42/1988
    http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-13531431.html

    Auferstehung eines „Hellsehers": Istvan Szabo verfilmte das Leben des Hitler-Propheten Hanussen - sein wahres war dramatischer.

    Internet Archive Search: Hanussen
    https://archive.org/search.php?query=Hanussen&and[]=mediatype%3A%22texts%22

    Hitlers Hellseher - Der Tagesspiegel - Andreas Conrad - 1.1.2006
    https://web.archive.org/web/20071108233135/http://www.tagesspiegel.de/zeitung/Sonderthemen%3Bart893,2287039

    die Eröffnung des „Palasts des Okkultismus“ in der Lietzenburger Straße 16, einer ultramodern eingerichteten, mit astrologischen Symbolen geschmückten Residenz, in der sich der Magier selbst inszenierte. Dort fand am 26. Februar 1933 die Séance statt, bei der Hanussen den Brand des Reichstages einen Tag später vorausgesagt haben soll.

    Der Klausener Platz Blog kennt eine Geschichte, welche die Information über Hanussens Wohnung in der Lietzenburger Straße 16 stützt.
    https://seenthis.net/messages/745779

    #Geschichte #Nazis #Okkultismus #Lietzenburger_Straße

  • Pour ma sortie de l’hôpital, pas très mobile, sur béquilles, ne pouvant pas sortir de chez moi, luttant pas mal à la fois contre la douleur après le choc opératoire orthopédique et une certaine forme d’anxiété post anesthésie, mes enfants ont été très gentils avec moi, notamment les grands. Jusqu’à mon gendre, que je ne connais pas bien, et qui a eu la gentillesse de me créer un compte à un service de vidéo à la demande grâce auquel je pourrais regarder autant de films que je veux.

    Je n’ai pas la télévision. Je ne peux pas dire que je ne l’ai jamais eue, mais les quelques fois où je l’ai eue, cela n’a pas duré très longtemps et ce n’était jamais de mon fait, je peux donc dire que les rares fois où j’ai eu la télévision c’était de manière indirecte. Et chaque fois quelques réflexes assez sains de ma part ont fait que je l’ai regardée très peu et de biais.

    Et du coup sans aucune culture télévisuelle, pour singer Grégoire Bouillier dans Le Dossier M. ,la télévision, pour moi, s’est arrêtée dans les années septante, avec la fin de Zorro et l’avénement de Dallas, sans toile de fond télévisuelle donc, j’ai été dans un très grand embarras pour ce qui est de renseigner utilement mon profil pour ce service de video à la demande. Rien que pour le choix de l’image de profil cela n’a pas été simple, puisque m’ont été présentées des centaines de petites vignettes à l’effigie de toutes sortes de personnages auxquels j’ai vraiment peiné à m’identifier, j’ai fini par choisir celui d’un gros animal gris qui a l’air un peu triste, c’était ce qu’il y avait de plus ressemblant.

    Ensuite il a fallu que je choisisse trois films préférés. J’ai cherché La Grande Illusion de Jean Renoir, Nostlaghia d’Andreï Tarkovsky et La Dolce Vita de Federico Fellini, mais force est de constater que cela ne faisait pas partie des choix proposés au contraire de quelques centaines de films dont je n’avais jamais entendu parler. J’ai fini par en prendre trois par défaut et complètement au hasard, notamment un parce qu’il y avait un avion de chasse sur l’affiche et j’aime bien les avions (mon papa était pilote).

    Et à partir de là j’ai décidé de me laisser entièrement faire, de me soumettre à la logique da l’algorithme.

    Après deux semaines d’un ou deux films par jour et de quelques épisodes de séries butinés en suivant les recommandations de l’algorithme, je pense qu’il est temps de faire la liste de toutes les choses dont je suis désormais persuadé. Au plus profond de moi.

    Quand une personne est filmée en train de dire au revoir à ses enfants avant de monter dans sa voiture, une fois sur deux cette dernière explose. Ce qui est très triste. Pour les enfants en question, qui deviennent soit, des terroristes plus tard, soit, au contraire, des spécialistes du déminage.

    Conviction #1

    Le terrorisme, surtout celui islamiste, est le seul vrai cancer de notre société. C’est un cancer prioritaire. Et il ne semble pas y avoir de lien entre la géopolitique, la politique, l’économie, l’écologie et le terrorisme. Pour s’attaquer au terrorisme, il n’existe qu’un seul moyen l’usage de la force contre la force.

    Conviction #2

    Les pays occidentaux ont tous une règle d’or, on ne négocie JAMAIS avec les terroristes, c’est souvent répété, cela doit avoir son importance.

    Conviction #3

    Il ne faut pas généraliser, il existe de très bons Musulmans, de véritables savants qui sont capables de réciter toutes sortes de sourates qui arrivent à point nommé en contradiction des messagers de la haine qui, eux, ont lu le Coran à l’envers, enfin vous voyez ce que je veux dire (je dis cela parce que des fois on voit des Occidentaux qui trouvent un exemplaire du Coran, souvent dans le voisinage d’explosifs et de munitions, à croire que les Islamistes n’ont qu’un seul livre dans leur bibliothèque dans laquelle, par ailleurs, ils et elles rangent leur arsenal, et ces Occidentaux qui n’ont pas l’air d’être au courant qu’ils ou elles le regardent à l’envers par rapport à son sens de lecture original).

    Conviction #4

    Par bonheur des hommes et des femmes au courage immense et à la tête de moyens techniques considérables et sophistiqués ne comptent pas leurs heures pour ce qui est de poursuivre les terroristes. Nous allons le voir on est vraiment dans le sacrifice personnel.

    Conviction #5

    Sans les caméras de surveillance omniprésentes dans des villes comme Londres ou New York, on serait foutu et toutes et tous tués par des terroristes, surtout des kamikazes, qui souvent ne sont que des lâches et qui n’ont pas toujours le courage de se suicider, en fait.

    Conviction #6

    Les hommes et les femmes, mais surtout les hommes, qui risquent tous les jours leurs vies pour que nous on puisse continuer de se bâfrer au barbecue en continuant de roter des bibines en marge de matchs de baseball entre copains, sans craindre qu’à tout moment, nous soyons les victimes d’attaques terroristes absolument dévastatrices, ces hommes et ces femmes donc ne dorment presque jamais et sacrifient leur vie privée dans les grandes largeurs mais ces hommes sont souvent mariés à des femmes qui comprennent qu’un tel devoir passe avant toutes choses et que leurs maris font cela pour le bien du pays et il n’y a pas de plus grands enjeux que le bien du pays et la sécurité nationale. Ce sont aussi elles les héroïnes de la sécurité nationale. Et plus tard les enfants nés de telles unions reprendront le flambeau. Bon sang ne saurait mentir. Surtout si l’un de ces parents est mort dans la lutte antiterroriste, a fortiori dans l’explosion de sa voiture piégée un matin en partant au travail.

    Conviction #7

    Parfois des agents, des policiers, des militaires, bref des personnes qui luttent contre le terrorisme se sacrifient pour éviter des massacres, le plus souvent ces héros qui font le sacrifice ultime sont noirs. Leurs enfants reçoivent alors un drapeau américain plié en triangle. Ce qui est une très belle récompense, ces enfants, souvent des garçons, consolent courageusement leur mère, qui, elle, une femme, pleure comme une madeleine. Faut dire aussi, c’est un peu triste. Mais elles finissent par comprendre la nécessité de ce sacrifice et même elles en conçoivent une grande fierté. Elles ne se remarient jamais.

    Conviction #8

    Ce n’est pas de gaité de coeur que les forces de l’ordre sont parfois contraintes à recourir à la violence et à la torture pour tenter d’extraire in extremis des informations qui vont sauver des centaines, parfois des milliers, de personnes innocentes et c’est tellement pas de gaité de coeur qu’en général de telles scènes de torture sont super bien filmées pour bien montrer que c’est nécessaire. A vrai dire dans les films pas une scène de torture qui ne vienne apporter une information cruciale, ce qui équivaut à dire : la torture cela marche. Ici je glisse une remarque qui ne concerne pas totalement le terrorisme, mais quand ce sont des Nazis de la Seconde guerre mondiale (parce que j’ai aussi regardé deux films dont l’action était située pendant l’occupation) qui torturent des résistants, la torture alors ne fonctionne pas à tous les coups, sauf auprès des plus faibles, des lâches qui n’étaient sans doute pas de vrais résistants, qui finissent par donner les noms de grands chefs de la résistance, qui, sans cette traitrise, ne seraient jamais tombés.

    Conviction #9

    De même lors des interrogatoires d’éventuels complices de terrorisme les enquêteurs et enquêtrices font souvent des propositions de marché avec les personnes qu’elles interrogent et elles respectent TOUJOURS leur parole, c’est à ce genre de choses que l’on voit que ce sont des personnes d’une droiture exceptionnelle parce qu’elles parviennent toujours à surmonter leurs préjugés, mais c’est quand même souvent qu’ensuite les complices de terrorisme déçoivent et trahissent cette confiance et cette droiture, parce qu’on ne peut vraiment pas leur faire confiance. Et le plus souvent quand ces personnes rejoignent inexorablement les forces du mal, au cours d’actions dangereuses les personnes de l’antiterrorisme les tuent dans des cas probants d’autodéfense. Comme ça c’est réglé. Ces terroristes et ces complices ont eu leur chance mais n’ont JAMAIS su en profiter.

    Conviction #10

    Les forces de l’ordre ne sont jamais racistes. Il arrive que certaines personnes des forces de l’ordre aient des préjugés raciaux mais c’est souvent facilement explicable parce qu’en fait le neveu de la belle soeur d’un collègue de leur jardinier faisait partie des victimes de nine eleven, mais par la suite leur partenaire, leur binôme qu’ils et elles n’ont pas choisi, parfois issu de l’immigration récente, arrive à leur montrer qu’il faut surmonter de telles douleurs. Et ils et elles y arrivent très bien. Et à la fin c’est souvent accolades et embrassades à tout va. C’est assez viril et chaleureux, de cette sorte d’accolade américaine dite Hug dans laquelle le fracas des tapes dans le dos est tel qu’il couvre tout potentiel érotique dans le rapprochement des deux corps.

    Conviction #11

    Dans les hommes et les femmes politiques, il y a deux sortes de personnalités, les manipulatrices dont on finit TOUJOURS par découvrir qu’ils et elles ont trempé dans toutes sortes de combines qui les ont enrichies et souvent en mettant la vie des forces de l’ordre et des forces militaires en danger, tout ça pour leurs intérêts personnels (ce qui est quand même très mal), et d’autres qui ont plus des profils d’underdogs et qui finissent TOUJOURS par triompher en dépit d’un parcours jonché d’embûches dont ils et elles se relèvent TOUJOURS. Et à la fin ce sont elles et eux qui sont élus et tout redevient normal et pacifié.

    Conviction #12

    Bien souvent le grand public n’a pas la plus petite idée des épouvantables menaces qui pèsent sur lui à tout moment, périls qui sont heureusement évités in extremis par les forces de l’ordre qui sont toujours là au bon moment, qui sont des héros, ce que l’on sait rarement, et qui ne demandent rien de plus pour de tels actes de bravoure, que des salaires modestes et de pouvoir humer l’air de la ville en paix un vendredi soir et savoir, au plus profond d’eux et d’elles-mêmes, que si ce n’est que rires, fêtes et insouciance autour d’elles et eux, c’est grâce à ce travail de l’ombre qui n’a pas d’autre reconnaissance. Mais cela leur suffit amplement.

    Conviction #13

    En fait tous les peuples sont amis, c’est juste quelques tarés, notamment islamistes, qui font régner la terreur parce qu’ils et elles voudraient qu’on soit tous religieux de la même manière, la leur, mais heureusement, Dieu merci, il y a des hommes et des femmes d’exception qui veillent sur nous.

    Conviction #14

    La vidéosurveillance c’est très important, ça permet de surveiller les terroristes avant qu’ils et elles n’aient le temps de perpétrer un attentat, ou, si les terroristes parviennent quand même à faire exploser leur bombe ou que sais-je, ça permet de reconstituer la manière dont ils et elles ont procédé et de retrouver leurs complices. La vidéosurveillance est au coeur de tout, sans elle aucun espoir. Les professionnels de la vidéosurveillance savent tout de suite qui est qui sur les images, les personnes comme vous et moi qui ne font rien de mal, et qui n’ont rien à cacher, et les terroristes, à vrai dire les personnes derrière les écrans de vidéo surveillance sont tellement débonnaires que des fois elles voient de petits larcins en direct mais comme elles ont d’autres chats à fouetter, elles ferment gentiment les yeux sur ces délits mineurs, presque elles feraient des compilations de ces petits délits pour les fêtes de fin d’année dans le service, c’est vraiment vous dire que la vidéo surveillance c’est pour les terroristes. Qui sont ultra-minoritaires.

    Conviction #15

    Il arrive parfois, malgré tout, que certaines choses se superposent à la vidéo surveillance ou que les forces de l’ordre mal renseignées commettent des erreurs et arrêtent momentanément des personnes qui ne sont pas du tout impliquées dans le terrorisme, de telles erreurs sont toujours très vite corrigées et les forces de l’ordre admettent volontiers leurs erreurs et produisent des excuses sincères qui sont bien comprises et bien acceptées, surtout quand on explique à ces personnes arrêtées par erreur qu’il y avait des enjeux de sécurité nationale et on s’excuse, ne vous excusez pas vous ne pouviez pas savoir.

    Conviction #16

    Grâce à une technologie d’extrême pointe, les services antiterroristes parviennent à faire survoler n’importe quel endroit de la planète instantanément avec des satellites et des drônes qui leur permettent systématiquement de déterminer qui est qui qui dit quoi à qui et qui qui donne quoi à qui etc… La technologie de pointe en question est tellement puissante qu’elle ne semble jamais sujette à la moindre défaillance et semble produire des temps de réponse prodigieusement instantanés et exempte de tout décalage horaire, le contribuable en a pour son argent question technologie et moyens techniques.

    Conviction #17

    Quand un ou une responsable entre dans une réunion, dès qu’il ou elle enfonce rageusement une touche de la télécommande du vidéo projecteur, on tombe pile sur la bonne image, le bon enregistrement, la bonne photocopie du bon document. La technologie est notre meilleure amie. Et les personnes de l’antiterrorisme qui l’utilisent n’ont généralement qu’une seule commande à taper sur leur clavier pour faire apparaitre à l’écran suspects et preuves.

    Conviction #18

    Les personnels des différentes agences qui luttent contre le terrorisme ont souvent des scrupules à propos de la manière dont elles obtiennent des informations, notamment grâce à la technologie, il y a des tas de contraintes juridiques qui sont suivies à la lettre et, seulement de temps en temps, quand vraiment il s’agit de sauver des centaines de vies, alors il arrive que l’on enfreigne de telles limitations juridiques, mais par la suite on se rend bien compte que c’était un mal nécessaire et que de toute manière tout le monde n’a rien à cacher donc c’est un moindre mal.

    Conviction #19

    Les hommes et les femmes politiques qui sont en première ligne de la sécurité nationale n’ont pas nécessairement d’ambition politique, ce serait mal les connaitre et les juger, leur première préoccupation c’est de servir le pays et ses habitants.

    Conviction #20

    Toutes les différentes agences anti terroristes travaillent main dans la main et parviennent parfaitement à mettre de côté leurs éventuels différends quand il s’agit de lutte contre le terrorisme, il y a même parfois des rencontres étonnantes entre les personnels de ces différentes agences qui peuvent aller jusqu’à l’amour charnel.

    Conviction #21

    A la Maison Blanche personne ne dort plus de trois heures par nuit. Et quand le président des Etats-Unis recommande à ses aides de rentrer chez eux pour aller faire une bonne nuit de sommeil parce que la journée de demain est porteuse de nouveaux défis, en général il est déjà bien plus de minuit. C’est aussi cela servir.

    Conviction #22

    Quand un ou une agente spéciale s’approche d’un ordinateur, il ou elle n’a généralement pas besoin ni de le démarrer ni de se connecter, encore moins de lancer le programme dont il ou elle a besoin, direct il ou telle tape les termes de sa recherche et en général le temps de réponse est instantané et souvent s’affiche automatiquement sur un grand écran où ses supérieurs peuvent constater qu’il ou elle trouve beaucoup plus souvent qu’il ou elle ne cherche.

    Conviction #23

    A vrai dire les personnes qui travaillent à l’antiterrorisme cherchent peu et trouvent rapidement. Ils sont très forts. Ils ne se trompent presque jamais. Et quand ils sont dans l’erreur, c’est seulement momentané, et quand ils et elles finissent par recoller les morceaux du puzzle alors Gare !

    Conviction #24

    Les rapports que le président des Etats-Unis entretient avec les autres dirigeants sont systématiquement cordiaux et pondérés sauf quand les dirigeants de petits pays insignifiants commencent à casser un peu les couilles du président et alors le ton monte et le président des Etats-Unis menace de l’usage de la force en faisant par ailleurs état d’un truc que ses services secrets ont découvert récemment et c’est la déconfiture du dirigeant du petit pays insignifiant, il faut voir sa tête.

    Conviction #25

    Pour travailler à la Maison-Blanche, il est recommandé aux femmes d’avoir de jolies jambes et de belles poitrines. Quand une femme a plus de cinquante ans elle est impérativement première ministre d’un autre pays. Elle n’est alors plus tenue d’avoir de jolies jambes et ou une belle poitrine.

    Conviction #26

    Les enquêtes de l’antiterrorisme vont à toute allure, une autopsie peut ne prendre d’une petite heure, une analyse balistique est en général instantanée, de même que d’éplucher des relevés bancaires d’un magnat de la drogue, il faut dire avec les moyens techniques qu’on leur alloue c’est un peu normal non ? Et c’est même pour cela qu’on les leur alloue, c’est pour le bien et la sécurité de toutes et tous.

    Conviction #27

    Les terroristes islamistes ont vu, et étudié dans le détail, The Mandchourian Candidate de John Frankheimer donc quand ils rendent de prisonniers et des otages, on n’est jamais trop prudents pour ce qui est de les surveiller étroitement parce qu’il y a de grandes chances pour qu’ils soient devenus des terroristes islamisées eux-mêmes.

    Conviction #28

    On peut TOUJOURS se fier à des agents du Mossad.

    Conviction #29

    Il arrive parfois que des agents et des agents de l’antiterrorisme outrepassent leurs droits, notamment dans la surveillance de quidams, ils et elles en ont parfaitement conscience, mais ils et elles suivent des intuitions imparables et voient des postes que personne n’avaient vues avant elles et eux, et même ils et elles jouent souvent leur carrière dans de telles enfreintes de la loi, mais par la suite on trouve toujours un juge ou que sais-je pour reprendre la situation et lui donner des allures légales.

    Conviction #30

    Quand une agence ou un agent de l’antiterrorisme est tellement pris par le travail qu’il ou elle en arrive à manquer l’anniversaire d’un neveu ou d’une nièce adorées, il ou elle trouve toujours le moyen de se faire pardonner auprès de l’enfant et de ses parents, avec les parents c’est facile il suffit d’invoquer le devoir et la sécurité nationale.

    Parallèlement à toutes mes convictions nouvelles en matière de terrorisme j’ai également appris que le soleil ne se couchait jamais dans le monde de l’antiterrorisme, il n’y a pas de décalage horaire très marquant entre le Moyen Orient et les Etats-Unis d’Amérique (pas même à l’intérieur même des Etats-Unis), que les rues de New York et d’autres grandes villes avaient été interdites d’accès aux personnes obèses, aux vieilles personnes et aux personnes vagabondes, qui quand elles apparaissent sont le plus souvent des agents sous couverture, que dans un film qui traite de terrorisme plus historique, en décembre 1975, à Vienne en Autriche, il y avait encore des feuilles aux arbres, que pour les besoins d’un scénario, des jeux olympiques pouvaient avoir lieu, à tout moment, et là au feuillage vert printemps des arbres, on peut penser que désormais les JO d’été ont lieu en avril. Il est également possible de copier le contenu d’un disque dur ou d’un serveur en une poignée de secondes sur des cartes mémoires ultra compactes, sont bien équipés les gus.

    Bref ça file un peu les jetons tout de même ce terrorisme, surtout celui islamiste mais bon on est quand même bien protégés, par des gars et des filles qui sont prêtes à se sacrifier pour nous et qui peuvent s’appuyer sur des caméras de surveillance un peu partout, ce serait même bien d’en mettre davantage.

    #pendant_qu’il_est_trop_tard

    • @aude_v J’ai mis un moment avant de comprendre ta question, je présume que tu parles d’une série qui s’intitule 24 heures chrono . Je n’ai pas regardé une série entière, d’ailleurs je ne suis pas sûr d’avoir regardé un épisode de quelques séries que ce soit en entier, j’ai butiné pour ce qui est des séries qui est un format qui me convient mal. Les films en revanche je les ai tous, presque tous, regardés en entier pour mieux forger mes nouvelles convictions.

    • @philippe_de_jonckheere , ton texte m’a rappelé celui ci :

      https://lundi.am/Mieux-comprendre-la-police-avec-Engrenages

      Engrenages est une série policière française. A chaque saison la même équipe d’enquêteurs va résoudre un meurtre. A chaque fois la victime était en lien avec un milieu différent. A la saison 4, ce fut celui des « jeunes autonomes ». Le portrait qu’en fit cette série fut terrifiant.

      Ce texte, dans un style lundimatin, partait de cette saison pour en tirer quelques réflexions sur la police.

    • @parpaing

      Je n’avais pas vu passer ce texte sur Lundimatin ou alors j’avais du juger hâtivement que je n’en tirerais pas bénéfice parce que cela parlait de la télévision, domaine dans lequel je n’ai donc aucune connaissance et ne souhaite pas en acquérir. Mais oui, bien sûr, nous parlons bien de la même chose.

      Et tu vois il faut croire que je suis constant sur cette ligne parce que ton commentaire m’a rappelé ces deux passages de Raffut

      … mais le téléphone a sonné, j’ai pensé que ce serait la mère d’Émile qui me rappellerait, ça va vous suivez toujours ? Mais non, il s’agissait du gardien de police qui me disait que la garde à vue de l’agresseur de votre fils va être prolongée de vingt-quatre heures, d’une part parce que les témoignages sont non concordants sur les causes du différend, mais aussi parce que le procureur de la République, quand on y pense, procureur de la République, ça en impose salement, on imagine facilement quelque patriarche à barbe blanche et fort coffre tonnant des rodomontades contre les impétrants, poursuivant de tirades quasi en alexandrins des aigrefins au ban de la société bien gardée, et la bonne morale avec elle, par pareil cerbère, bref le procureur de la République demande que votre fils soit présenté dans un institut médicolégal pour être examiné par un médecin légiste. Alors là autant vous le dire tout de suite j’ai beau ne pas être particulièrement spectateur d’une part de la télévision, je n’ai pas la télévision, ni, d’autre part, de films policiers, genre que je déteste, sur le sujet j’ai même des vues assez tranchées, j’aimerais en effet qu’on m’explique, une mauvaise fois pour toutes, comment il se fait que l’on dépense, que l’on ait dépensé, des hectomètres de pellicule de cinéma tout à la gloire de l’action policière, et pour ainsi dire pas du tout, peut-être quelques centimètres de-ci de-là, pour les éboueurs, dont l’action est à mon sens plus urgente, quotidienne, leurs rares grèves nous le rappellent chaque fois, que celle plus ponctuelle et exceptionnelle de la police, mais je m’emporte, il n’empêche, nul n’entend la phrase pour que votre fils soit examiné par un médecin légiste sans imaginer votre fils allongé sur une paillasse, le ventre ouvert et froid, un médecin légiste poussiéreux, c’est le même acteur que pour le procureur de la République, mais mal rasé et légèrement grimé, le médecin légiste poussiéreux, donc, notant scrupuleusement le poids de chaque organe pour mieux se prononcer sur les causes de la mort de votre fils tout en statuant que par ailleurs, de toute façon, il était condamné par une leucémie qui n’avait pas encore été décelée, quand on n’a pas la télévision et qu’on ne la regarde pas, voire jamais, on la regarde encore trop.

      Et

      Et que les deux nuits que Youssef avait passées au commissariat aient été, pour l’avocat, la première, l’occasion d’une bonne soirée télévision, la chaîne Arte entamait un cycle consacré au cinéaste Otto Preminger, avec ce soir-là donc, Autopsie d’un meurtre avec James Stewart et la musique de Duke Ellington, c’était le lm préféré de tous les avocats et celui de Youssef ne dérogeait pas à la règle, et la deuxième, d’un dîner, le mardi soir donc, chez des amis, lui est avocat aussi et elle, organisatrice de séminaires dans le monde des a aires, oui, un mardi on s’excuse mais avec l’emploi du temps de ces mes- sieurs on ne va pas reporter le dîner aux calendes grecques, là aussi le cinéma, surtout lui, nous o re une très vaste palette des tranches de vie que l’on prête aux avocats, notamment une vie sociale riche et intense en même temps que simultanée à des a aires complexes, nécessairement complexes, qu’ils ont à traiter et qui peuplent leur esprit jusqu’à un encombrement qui les empêche de pro ter pleinement de cette vie sociale enviable seulement en apparence. Décidément on ferait bien de s’interroger sur cette propension du cinéma de fiction à brosser d’aimables tableaux d’une certaine catégorie sociale, en plus d’un cinéma tout acquis aux œuvres policières.

  • Les Roots du paradis #9
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-roots-du-paradis/les-roots-du-paradis-9

    On reçoit Peritel aka Versatyl et Carl pour parler de leur prochain album, des cools soirées en novembre/décembre, les derniers trucs qui passent dans nos oreilles et plein d’autres choses....

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-roots-du-paradis/les-roots-du-paradis-9_05682__1.mp3

  • #Nantes : du « déménagement » de Bréa à la libération des enfermés
    https://fr.squat.net/2018/10/09/nantes-du-demenagement-de-brea-a-la-liberation-des-enfermes

    Récit de jeudi 4 octobre 2018 au samedi 6, reprenant les éléments suivants : – « déménagement » #expulsion et rafle à l’ex-Ehpad Bréa, occupée suite à l’expulsion de l’université (Censive et Château du Tertre) puis devenue « centre d’hébergement » géré par France Horizon courant mars : https://nantes.indymedia.org/articles/42894#manifestation de soutien aux exilé.e.s en réaction : https://nantes.indymedia.org/articles/42919 […]

    #9_rue_Maurice_Sibille #actions_directes #No_Border #sans-papiers

  • Un épisode étonnant de l’histoire de la #radio aux États-Unis, raconté dans #99_percent_invisible. Une petite antenne commerciale, pour faire sa promotion à l’occasion d’un changement de projet éditorial, lance un concours : celui qui réussit à rester le plus longtemps possible perché sur la plateforme d’accès à un grand panneau publicitaire gagnera une maison préfabriquée. Sauf qu’on est en 1982, que c’est la crise, et que certains sont prêts à rester beaucoup plus de temps que prévu pour avoir un logement à eux. Le concours, de petit évènement local, finit au bout de quelques mois par faire la Une de la presse nationale : il contredit singulièrement les belles paroles du président Reagan sur le #rêve_américain.


    C’est à écouter ici : « Billboard Boys : The Greatest Radio Contest of All Time »
    https://99percentinvisible.org/episode/billboard-boys-the-greatest-radio-contest-of-all-time

    The year was 1982, and in the small city of #Allentown on the eastern edge of Pennsylvania sat an AM radio station called #WSAN. For years, it had broadcast country music to the surrounding Lehigh Valley — an area known for malls, manufacturing and Mack Trucks.

    WSAN was about to undergo a complete identity change, from a country station and to a “nostalgia” station — meaning Big Band, and soft hits from the 1950s. They wanted a gimmick to hook new listeners, so WSAN decided to launch a good old-fashioned endurance contest, reminiscent of the pole sitting stunts or dance marathons popular in the 1920s. They secured a local sponsor, Love Homes, to donate a prize: a single-wide modular home worth $18,000.

    For the contest, three people would ascend 30 feet up a ladder to a platform running under a WSAN billboard. Whoever stayed up the longest would walk away with the new home. They called it the “You’ll Love To Live With Us” contest. It seemed like a simple marketing strategy, but WSAN had grossly underestimated just how much people would endure for a little economic security.

    https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/media.blubrry.com/99percentinvisible/dovetail.prxu.org/96/944599f3-e77f-4a37-9272-c9974a948964/324_Billboard_Boys_The_Greatest_Radio_Contest_of_All_Time_pt01.mp3

    #audio #podcast #histoire #pauvreté #États-Unis #logement

  • L’hypothèse des routes maritimes pour la colonisation de l’Europe.

    Article déjà vu ici parmi d’autres propos des gènes : https://seenthis.net/messages/702895

    Les populations néolithiques, qui ont colonisé l’Europe il y a environ 9 000 ans, ont probablement migré du Proche-Orient vers l’Anatolie et de là vers l’Europe centrale via la Thrace et les Balkans. Un itinéraire alternatif aurait été île en île à travers la côte sud de l’Europe. Pour tester cette hypothèse, nous avons analysé les polymorphismes de l’ADN du génome sur les populations riveraines de la côte méditerranéenne, d’Anatolie et d’Europe continentale. Nous observons une structure frappante corrélant les gènes avec la géographie autour de la mer Méditerranée avec des clines caractéristiques du flux de gènes d’est en ouest. En utilisant l’analyse des réseaux de population, nous avons également constaté que le flux de gènes d’Anatolie en Europe provenait du Dodécanèse, de la Crète et de la côte méridionale, ce qui est compatible avec l’hypothèse selon laquelle une route côtière maritime était principalement utilisée pour la migration d’agriculteurs néolithiques en Europe.

    Le génotypage des populations existantes et anciennes a été utilisé pour répondre à la question des origines de la population européenne. Le génome des Européens d’aujourd’hui reflète la fusion des colons paléolithiques qui ont colonisé l’Europe 35 000 à 40 000 ans avant l’ère actuelle (BPE) et du peuple néolithique qui a commencé à coloniser l’Europe environ 9 000 ans. La contribution du néolithique au pool génétique d’Européens modernes a été estimée à l’aide d’études sur les populations européennes existantes, en utilisant l’ADN mitochondrial, l’ADN du chromosome Y ou les polymorphismes de l’ADN nucléaire. Des études sur l’ADN mitochondrial estiment que la contribution du néolithique aux lignées maternelles des Européens modernes oscille entre 10 et 20%. Une étude d’environ 22% a été suggérée par une étude des polymorphismes du chromosome Y, qui a également révélé que la contribution du néolithique était plus prononcée le long de la côte méditerranéenne. Les contributions néolithiques de 50 à 70% ont été estimées avec d’autres méthodologies, y compris des marqueurs d’ADN hautement polymorphes. Les caractéristiques clinales de la diversité génétique des polymorphismes autosomiques ou du chromosome Y en Europe suggèrent que les migrants néolithiques sont originaires du Proche-Orient . Il a été proposé que ces migrants du Proche-Orient apportent en Europe leurs nouvelles technologies agricoles et peut-être la langue indo-européenne. Comment ces peuples néolithiques ont-ils atteint l’Europe du Proche-Orient ?

    Le couloir du Levant, qui s’étendait du croissant fertile aux parties sud-est du bassin anatolien central, avait pour principal centre géographique la transition du mode de vie néolithique à la recherche de nourriture. Les agriculteurs du néolithique auraient pu emprunter trois voies de migration vers l’Europe. L’une d’elles était par voie terrestre jusqu’en Anatolie du nord-est et de là, à travers la Bosphore et les Dardanelles, jusqu’à la Thrace et aux Balkans. Un deuxième itinéraire était un itinéraire maritime allant de la côte anatolienne égéenne aux îles de la Méditerranée et à la côte de l’Europe méridionale. La troisième partait de la côte du Levant jusqu’aux îles de la mer Égée et à la Grèce. La navigation à travers la Méditerranée a été active pendant le Néolithique ancien et le Paléolithique supérieur (16e – 18e), comme en témoignent la découverte d’obsidienne de l’île de Milos dans des sites paléolithiques de la partie continentale grecque et la colonisation précoce de la Sardaigne. Corse et Chypre (23 ans). Si les paysans du néolithique qui ont colonisé l’Europe ont emprunté une voie maritime, ils se sont d’abord dirigés vers l’île du Dodécanèse et de la Crète. Le Dodécanèse est très proche de la côte égéenne de l’Anatolie, tandis que les îles du Dodécanèse situées à l’extrême ouest sont très proches de la Crète. La Crète abrite l’une des plus anciennes colonies néolithiques d’Europe sur le site de Knossos, établie entre 8 500 et 9 000 BPE, et les habitants de l’île ont mis en place la première civilisation européenne avancée commençant à environ 5 000 BPE.

    Pour obtenir des informations sur la question des migrations vers l’Europe, nous avons analysé les polymorphismes de nucléotide simple (SNP) autosomiques d’un génome entier à partir d’un ensemble de données de 32 populations. Cet ensemble de données comprend des échantillons de population des îles de Crète et du Dodécanèse, un de Cappadoce en Anatolie centrale, trois sous-populations de différentes régions de la Grèce continentale, 14 autres populations d’Europe méridionale et septentrionale, cinq populations du Proche-Orient et sept de l’Afrique du Nord. . En plus des méthodes établies d’analyse génétique, nous utilisons une approche de réseau de génétique de population qui permet de définir les voies du flux de gènes entre populations. Nos données sont compatibles avec l’hypothèse qu’une route maritime reliant l’Anatolie et l’Europe du Sud à travers le Dodécanèse et la Crète était la principale route utilisée par les migrants du néolithique pour atteindre l’Europe.

    https://doi.org/10.1073/pnas.1320811111
    #Préhistoire #Néolithique #peuplement #Europe #9000BP
    #Peristera_Paschou #Université_de_Thrace

    Maritime route of colonization of Europe | PNAS
    http://www.pnas.org/content/111/25/9211

  • #Caen : Officialisation d’un nouveau squat, #9_Allée_du_Bosphore
    https://fr.squat.net/2018/09/03/caen-officialisation-dun-nouveau-squat-9-allee-du-bosphore

    Aujourd’hui samedi 1er septembre 2018, l’Assemblée Générale de Lutte Contre Toutes les Expulsions officialise le squat du 9 allée du Bosphore à Caen (quartier Folie-Couvrechef). L’ouverture de ce squat n’est que le début de notre réaction aux attaques des autorités publiques. En cette période estivale la répression ne prend pas de vacances : en deux mois, […]

    #AG_de_lutte_contre_les_expulsions #ouverture #Quartier_Folie-Couvrechef #sans-papiers #Squat_de_Venoix #Squat_du_Bosphore