• Belgique : les associations craignent une « crise humanitaire » après la suppression de 1 000 places d’accueil - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72571/belgique--les-associations-craignent-une-crise-humanitaire-apres-la-su

    Belgique : les associations craignent une « crise humanitaire » après la suppression de 1 000 places d’accueil
    Par La rédaction Publié le : 22/07/2026
    La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a annoncé vendredi la suppression de 700 places d’accueil dans le réseau d’hébergement d’urgence en Belgique. Cette décision a fait l’effet d’une bombe chez les acteurs associatifs, alors que la responsable politique avait déjà annoncé supprimer 300 lits en juin dernier. Les ONG de la capitale belge craignent une « crise humanitaire ». Les associations bruxelloises s’inquiètent. Fin juin, la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, avait déjà annoncé une première suppression de 300 places d’accueil dans le réseau d’hébergement d’urgence en Belgique. Cette fois-ci, vendredi 17 juillet, ce sont 700 places supplémentaires qui vont disparaître, a déclaré la responsable politique.
    Elles avaient été ouvertes en 2022 par le précédent gouvernement dans le cadre du « Brussels deal », un financement fédéral de 2 000 places pour gérer la crise de l’accueil. C’est donc la moitié de ce dispositif destiné aux demandeurs d’asile qui ne trouvaient pas de place dans le réseau de Fedasil (l’agence chargée de l’accueil des demandeurs d’asile en Belgique) qui va disparaître progressivement entre le 1er août et le 1er septembre. Selon la ministre, cette réduction est la suite logique de la baisse du nombre de demandeurs d’asile. « Grâce à la politique claire de ce gouvernement, ce nombre diminue depuis des mois. De ce fait, davantage de personnes peuvent être accueillies dans le réseau d’accueil régulier de Fedasil, et le nombre de personnes sur la liste de transfert diminue », a déclaré Anneleen Van Bossuyt.
    Selon les chiffres du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, en 2025, 34 439 personnes ont introduit une demande de protection internationale auprès de l’Office des étrangers (OE), un chiffre en baisse de 13% par rapport à 2024 et de 3% par rapport à 2023. Et actuellement, 1 300 personnes sont encore sur liste d’attente pour obtenir un logement. En 2024, elles étaient environ 3 000.
    Mais malgré ces chiffres en baisse, les acteurs de l’hébergement à Bruxelles ont tenu à rappeler que le dispositif actuel est saturé. Après l’annonce, ils se sont indignés, dénonçant une décision « brutale » et prise « sans concertation préalable avec les autorités bruxelloises ni avec les opérateurs de terrain ». C’est notamment le cas du Samu social belge, qui estime que « sur près de 1 300 places disponibles dans nos centres d’accueil d’urgence, près de 40% sont directement financées dans le cadre du ’Brussels Deal’ ».
    L’organisation craint qu’une telle suppression de lits dans des délais aussi courts ne fasse courir un « risque majeur de crise humanitaire ». « Nos structures fonctionnent déjà à pleine capacité. Chaque jour, faute de places disponibles, des personnes sont contraintes de rester sans solution d’hébergement, malgré leur sollicitation auprès de nos services », déplore l’organisation dans un communiqué.
    Rien que le 17 juillet, le Samu social a dû refuser l’accueil, faute de place, à 78 hommes isolés sur 132 demandes, six femmes isolées sur 42 demandes et 55 personnes en famille sur 83 demandes, détaille l’organisation."On ne finance pas 2 000 places pendant quatre ans pour les supprimer de moitié en 15 jours sans tenir compte de la réalité du terrain", s’indigne de son côte BelRefugees, une plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Elle estime que les 1 300 personnes en liste d’attente témoignent justement que le réseau « reste sous tension ». Les associations s’inquiètent surtout de voir des campements de migrants se reformer dans des quartiers de la capitale, étant donné qu’une telle réduction « ne peut être compensée par les dispositifs bruxellois existants ». D’autant plus que, selon le dernier recensement de novembre 2024, 9 777 personnes étaient sans solution d’hébergement en région de Bruxelles-Capitale, soit une augmentation de 25% en deux ans.
    « Nous risquons de nous retrouver face à une crise humanitaire en plein cœur de la capitale européenne, et de voir réapparaître des tentes et campements de fortune dans l’espace public », a prévenu Sarah de Liamchine, directrice générale du Samu social.

    #Covid-19#migration#migrant#belgique#samusocial#humaitaire#hebergement#campemnt#sante#politiquemigratoire

  • Mobilisation, aujourd’hui 16 juillet : Des visas belges accordés, aucune évacuation organisée. La Belgique doit agir !

    Des Gazaoui·es ont obtenu un visa afin de rejoindre leur famille en Belgique. Pourtant, ils et elles demeurent bloqué·es à Gaza, faute d’un plan d’évacuation organisé par les autorités belges.

    M. Prévot annonçait « nous sommes responsables de délivrer des visas, pas d’assurer leur sauvetage ». Déclaration plus que cynique dans le contexte que l’on connaît à Gaza. Pendant que notre Ministre des Affaires étrangères tergiverse, des personnes possédant un visa belge sont tuées à Gaza en attendant M. Prévot…

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/11/israel-opte-pour-la-guerre-eternelle-et-autres-textes/#comment-75102

    #palestine #belgique

  • 52 milliards d’aide publique aux entreprises : et si on en faisait autre chose ? - Fédération des maisons médicales
    https://www.maisonmedicale.org/52-milliards-serieusement

    Alors que le gouvernement Arizona a voté une série de réformes faisant peser la plupart de l’effort sur les travailleurs et la Sécurité sociale, il y a une dépense publique que les patrons et leurs amis au gouvernement se gardent bien de mettre en évidence : le montant exorbitant des aides publiques aux entreprises. Avec éconosphères, nous avons chiffré ce montant à 52 milliards en 20225. 52 milliards d’aide publique aux entreprises : et si on en faisait autre chose ?

    -- Permalien

    #belgique #économie #pauvreté

  • Fusion Rossel-IPM : fausse solution à un vrai problème ? - Politique
    https://www.revuepolitique.be/fusion-rossel-ipm-fausse-solution-a-un-vrai-probleme

    La fusion entre Rossel et IPM concentrerait la quasi-totalité de la presse francophone belge dans les mains d’un seul groupe. Présentée comme une nécessité pour faire face aux géants numériques, elle ne s’attaque pourtant pas à la cause réelle des difficultés du secteur : le mode de financement de l’information. Des modèles alternatifs existent ailleurs, qui combinent ressources privées et publiques sans concentration absolue.

    -- Permalien

    #journalisme #belgique

  • Histoire des revendications féministes, silences sélectifs de la gauche

    Les partis de gauche, alliés « naturels », à tout le moins théoriquement, des mouvements de femmes, les ont-ils soutenus dans leurs combats ? Retour et remise en contexte de quelques luttes emblématiques en compagnie de l’historienne belge Éliane Gubin : ébauche d’un paysage nuancé.

    Un article en deux parties ; pour la période la plus contemporaine, rendez-vous ici.

    https://www.axellemag.be/histoire-des-revendications-feministes-silences-selectifs-de-la-gauche

    #feminisme #belgique

  • En Belgique, des communes wallonnes coupent les ponts avec les nouvelles villes #RN

    Au nom du « cordon sanitaire » instauré pour lutter contre la montée de l’extrême droite, des municipalités belges comme #Huy ou #Namur remettent en question leur #jumelage avec des mairies françaises conquises par le #Rassemblement_national aux élections municipales de mars.

    Juché sur un éperon rocheux, le fort de Huy offre une vue imprenable sur les bords de Meuse et les ruelles pavées du centre-ville de #Huy, une cité de presque 22 000 habitants dans la province wallonne de Liège, en Belgique. Au pied de cette forteresse construite au XIXe siècle, des plaques commémoratives mentionnent la part sombre de l’histoire de l’édifice.

    Entre 1940 et 1944, l’armée allemande, qui occupait la Belgique lors de la seconde guerre mondiale, s’en servit de prison pour y détenir des milliers de Belges et d’étrangers, avant de les envoyer vers des camps de concentration. Parmi les prisonniers : 273 mineurs originaires de la ville de Grenay (Pas-de-Calais), arrêtés en 1941 lors de la grève des 100 000 mineurs du Nord-Pas-de-Calais, l’un des premiers actes de résistance collective à l’occupation nazie en France. Ils furent déportés à Sachsenhausen. La moitié d’entre eux y ont perdu la vie.

    Le fort de Huy est devenu aujourd’hui un site touristique et un lieu de mémoire. En 2016, pour marquer le 75e anniversaire du mouvement social des mineurs, l’ancien maire communiste de #Grenay, Christian Champiré, prend attache avec le bourgmestre de Huy, Christophe Collignon, élu maire socialiste quelques mois auparavant. Depuis, chaque année au mois de juillet, une commémoration se déroule aux abords du fort en présence d’un représentant de la ville de Grenay.
    Ce lien donne naissance, en 2022, à un « #pacte_d’amitié », suivi, deux ans plus tard, d’un « #serment_de _jumelage » signé le 23 juillet 2024. Les deux communes s’engagent alors à « maintenir des liens permanents et à favoriser les échanges entre leurs habitants pour développer par une meilleure compréhension mutuelle le sentiment vivant de la fraternité européenne ».

    « Ce parti incarne le #rejet_de_l’autre »

    En cette fin mai, les choses ont bien changé. Assis dans son bureau avec vue sur le fort belge, Christophe Collignon tourne littéralement le dos à ce serment, accroché sur un mur derrière lui. A Grenay, la candidate du Rassemblement national (RN) Daisy Duveau l’a emporté au second tour des élections municipales de mars avec un score de 42,43 %. Face à ce changement d’orientation politique dans la ville du bassin minier français, la municipalité de Huy a décidé, le 13 avril, lors d’un conseil communal, de rompre le pacte. « Rencontrer des élus RN est une #ligne_rouge, confie posément l’édile belge. Pour nous, celui qui s’intègre à notre société est le bienvenu, on prône une ouverture sur le monde. A contrario, ce parti incarne le #rejet_de_l’autre, il est incompatible avec nos #valeurs. »

    La ville de Huy n’est pas la seule à remettre en question son jumelage avec une commune récemment con­quise par le RN. C’est le cas aussi de #Namur. La capitale de la #Wallonie a décidé, le 21 avril, de mettre fin à son jumelage de soixante-dix ans avec #Menton (Alpes-Maritimes), après l’élection d’#Alexandra_Masson, la candidate du RN, au scrutin de mars. Le conseil communal de la ville belge a décidé de « suspendre, à titre conservatoire et avec effet immédiat, les relations entre la ville de Namur et la ville de Menton, dans leur dimension institutionnelle ».

    Pour justifier cette mise à distance, Christophe Collignon invoque « le cordon sanitaire » mis en place en Belgique depuis plus de trente ans pour lutter contre l’extrême droite. Le 24 novembre 1991, le Vlaams Blok, un parti d’extrême droite flamand, créait la surprise en obtenant 12 sièges au Parlement belge. Dans la foulée, les partis francophones et néerlandophones décidèrent d’adopter une charte édictant les règles de bonne conduite liant les partis démocratiques et d’inscrire dans le marbre le « cordon sanitaire ». Celui-ci consiste, aussi bien en Flandre qu’en Wallonie, à refuser toute #alliance avec l’extrême droite, laquelle se voit également privée d’antenne par les #médias. Un #cordon_médiatique uniquement en vigueur en Wallonie, dont la dernière charte actualisée date de 2022 tandis qu’en Flandre, la dernière version remonte à 2000.

    Des décisions symboliques

    Alors même que le cordon sanitaire n’englobe pas le jumelage des villes, les communes wallonnes d’#Arlon et de #Farciennes avaient déjà suspendu en 2014 leur jumelage avec les villes de #Hayange (Moselle) et de #Beaucaire (Gard), emportées par le FN (ex-RN) cette année-là. « Tous les partis démocratiques y sont ­attachés, argue Christophe Collignon. On a grandi dans cette culture politique, et il n’est pas question d’y transiger. »

    Depuis 2006, la mairie de Namur est dirigée par #Les_Engagés, un parti politique belge francophone centriste et social-libéral. Dès les résultats du premier tour des élections municipales en France, consigne a été donnée par le parti « de suspendre les jumelages avec les communes dirigées par les extrêmes ». « Ils mettent en danger notre modèle de société et notre vivre-ensemble », affirme au téléphone Yvan Verougstraete, eurodéputé (Renew) et président des Engagés.

    « En avril 2025, la ville de Namur a voté une motion qui réaffirme notre attachement aux valeurs démocratiques, à l’Etat de droit, à l’#égalité et au respect des #droits_fondamentaux, détaille Stéphanie Scailquin, adjointe au maire de la ville. Cette motion nous oblige, en cohérence, à veiller à ce que nos relations extérieures ne contredisent pas ces principes. »

    En Wallonie, être lié à une commune d’extrême droite relève du pacte avec le diable. « Il y a une défiance viscérale vis-à-vis de l’extrême droite, y compris au sein de la population, explique Benjamin Biard, politologue belge et chercheur au Centre de recherches et d’information socio-politiques. La prise de distance de Namur ou de Huy en est une illustration. Ces décisions sont surtout symboliques, car leurs jumelages n’ont en réalité jamais été très actifs. »

    Les relations associatives perdurent

    L’association entre Namur et Menton avait été conclue en 1956 mais n’avait en effet jamais fait l’objet de relations particulières. En 2023, à l’initiative de la municipalité française, la coopération avait été relancée. Une fois par an, l’une des deux délégations faisait le déplacement. Un panneau à l’entrée de la ville des Alpes-Maritimes indique le jumelage, tandis qu’une « allée de Menton » a vu le jour près de la citadelle de la capitale wallonne.

    « Menton n’a pas changé d’histoire le soir du scrutin, écrit par mail la nouvelle maire RN, Alexandra Masson. Elle n’a pas changé d’âme. Elle n’a pas changé d’habitants. Elle demeure une ville ouverte, frontalière, attachée à ses traditions, à son patrimoine, à ses relations d’amitié et à la dignité de ses engagements. Je crois que la démocratie mérite mieux que cela. Elle suppose d’accepter le verdict des urnes, y compris lorsqu’il ne correspond pas à ses préférences politiques. » Selon l’adjointe Stéphanie Scailquin, le divorce entre Namur et Menton « ne concerne que les relations entre ­exécutifs locaux. Les relations associatives et entre les habitants des deux communes peuvent naturellement se poursuivre ».

    A Huy, Christophe Collignon assure que la rupture des liens avec l’édile de Grenay ne portera pas non plus préjudice aux relations associatives unissant les deux communes. « Cela peut être même une bonne chose que des liens perdurent, notamment pour que notre histoire commune ne soit pas caviardée par les autorités de Grenay. » La municipalité du Pas-de-Calais n’a pas répondu à nos sollicitations. Les habituelles commémorations de juillet à Huy se dérouleront cette fois sans élus officiels de la ville de Grenay. Des habitants ont en revanche manifesté leur souhait de se joindre à l’événement pour rendre hommage à leurs martyrs de la seconde guerre mondiale, et continuer ainsi à entretenir leur histoire.

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/06/19/en-belgique-des-communes-wallonnes-coupent-les-ponts-avec-les-villes-passees
    #jumelage #collaboration #arrêt #cordon_sanitaire #Belgique #France #extrême_droite #suspension

    ping @karine4

  • Mémoire belge – 1960, la « grève du siècle »
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4710

    Du 20 décembre 1960 au 18 janvier 1961, une vague de grèves secoue la Belgique au grand dam de ceux qui (déjà !) dissertaient sur la disparition de la classe ouvrière et la fin de la lutte des classes. 360 mai 2026

    / Leur Histoire, Notre Mémoire , Luttes Sociales , Notre Histoire , Belgique

    #360_mai_2026
    #Leur_Histoire,_Notre_Mémoire
    #Luttes_Sociales
    #Notre_Histoire
    #Belgique

  • Manche : à la faveur de la météo, les traversées irrégulières reprennent vers le Royaume-Uni - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71536/manche--a-la-faveur-de-la-meteo-les-traversees-irregulieres-reprennent

    Manche : à la faveur de la météo, les traversées irrégulières reprennent vers le Royaume-Uni
    Par La rédaction Publié le : 25/05/2026
    Après près de deux semaines sans aucune arrivée au Royaume-Uni, les tentatives de traversées de la Manche ont été nombreuses ce week-end. Au total, 912 personnes sont parvenues à atteindre les rives britanniques entre vendredi et dimanche, tandis que les autorités françaises ont porté assistance à plusieurs migrants en détresse. Par ailleurs, la Belgique s’inquiète d’une hausse des départs de « small boats » depuis ses côtes et redoute de voir des campements de migrants s’installer dans le nord-ouest du pays, comme dans le nord de la France.
    Alors que la France connaît des températures estivales, voire caniculaires dans certains départements, les migrants en ont profité pour tenter de rejoindre les côtes britanniques ce week-end. Au total en trois jours, entre vendredi 22 et dimanche 24 mai, 912 migrants, à bord de 13 embarcations de fortune, sont parvenus à atteindre le Royaume-Uni en traversant la Manche, selon les chiffres du Home Office.Depuis le début du mois de mai, les arrivées côté britannique ont connu une nette accalmie, notamment en raison du mauvais temps. La dernière arrivée en Angleterre, avant ce week-end, remonte au 9 mai lorsque 196 personnes avaient atteint les rives anglaises.
    Côté français, les autorités ont également pris en charge des exilés en difficulté. Dans la journée de vendredi, « plusieurs embarcations de migrants ont été signalées au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez dans le détroit du Pas de Calais », indique la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (prémar) dans un communiqué.
    Au moins six navires des forces françaises ont assuré la surveillance de ces « small boats ». « Compte tenu de la fragilité structurelle des embarcations systématiquement surchargées, le choix est fait de ne pas contraindre les migrants à embarquer sur les moyens de sauvetage de l’État, pour éviter de mettre en péril leur vie en cas de naufrage », explique la prémar. Vers 3h du matin vendredi, une embarcation avec quatre personnes à bord a cependant été repérée en difficulté par une patrouille terrestre de police. Quatre heures plus tard, le canot a été remorqué sur la plage de Berck, dans le sud du Pas-de-Calais.
    Des départs plus au sud de CalaisLe lendemain, samedi 23 mai, d’autres canots ont également été surveillés en mer par les autorités françaises et 11 exilés ont été pris en charge. Parmi eux, six se trouvaient à l’eau au moment de leur sauvetage dans le secteur Hardelot et deux près de Dieppe, en Seine-Maritime.
    Depuis trois ans environ, on observe un changement de méthode des trafiquants. La militarisation de la frontière sur le littoral nord – déploiement policier, drones, caméras thermiques, avions Frontex – a poussé les passeurs à envisager d’autres endroits pour mettre à l’eau les embarcations, à des dizaines de kilomètres plus au sud, en Normandie et dans la Somme.Mais prendre la mer depuis ces zones allonge la durée du trajet pour atteindre le Royaume-Uni et donc les risques encourus. « Si avant, les migrants mettaient six ou huit heures pour aller de Calais à Douvres [port de débarquement des migrants en Angleterre, ndlr], désormais, ils partent de Berck, du Touquet... Ils doivent donc doubler, voire tripler, ce temps de trajet en mer », assurait à InfoMigrants l’an dernier Salomé Bahri de l’association Utopia 56. « Le problème, c’est qu’une durée de traversée plus longue, c’est plus de chances d’avoir une panne moteur, de se retrouver à la dérive ou d’avoir l’embarcation qui se crève », rappelait aussi Célestin Pichaud, coordinateur d’Utopia 56 à Grande-Synthe, interrogé par RFI en 2024.
    Un autre phénomène est aussi en train de prendre de l’ampleur, mais cette fois plus au nord. Depuis le début de l’année, les autorités flamandes du nord de la Belgique alertent sur la hausse des tentatives de départs depuis les côtes belges. Alors qu’aucun migrant n’a été intercepté en Belgique en cherchant à traverser la Manche l’an dernier, 425 personnes ont été arrêtées avant de gagner la mer depuis le 1er janvier 2026.Depuis des années, la Belgique est utilisée par les trafiquants comme un lieu de stockage des embarcations de migrants avant leur mise à l’eau en France. Le pays n’était pas, jusque-là, considéré comme une terre de départ vers l’Angleterre, en raison des forts courants au large des côtes et d’une distance plus longue pour rejoindre les rives britanniques. Environ 100 km séparent le nord de la Belgique au port de Douvres (sud de l’Angleterre), contre 45 km entre Calais et les côtes anglaises.
    Mais face au renforcement des contrôles le long du littoral français, les passeurs se sont adaptés. « La France est devenue plus sévère » vis-à-vis des migrants, assure à l’AFP Jean-Marie Dedecker, à la tête de la commune de Middelkerke, bordée par la mer. "Et quand elle est plus sévère, ils viennent en Belgique."Depuis plusieurs mois, Jean-Marie Dedecker assiste à la mise en place d’un stratagème bien rodé par les passeurs le long de ses plages. « Ils cachent leurs choses, les vestes, le bateau, le moteur dans les dunes », décrit-il à l’AFP. « Le matin, à partir de 5h-6h, ils gonflent les bateaux et les autres arrivent pour sauter dedans », assure le bourgmestre.Une fois à l’eau, les embarcations longent la côte, pour se rapprocher de la France. Certains canots s’arrêtent alors pour « récupérer » des migrants dans les eaux françaises. D’autres embarcations filent directement vers l’Angleterre, avec « 15 ou 20 » personnes à bord, explique Christiaan De Ridder, adjoint d’une zone de police belge frontalière de la France.Cette nouvelle tendance frustre le gouvernement belge, qui veut tout sauf apparaitre laxiste sur ce dossier, et qui redoute de voir des campements de migrants s’installer le long de ses côtes, comme en France. « Il doit être clair que la côte flamande n’est pas une alternative attrayante pour effectuer la traversée vers le Royaume-Uni », a appuyé la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, dans une déclaration transmise à l’AFP.Ses équipes assurent travailler d’arrache-pied pour mettre fin au phénomène, en augmentant notamment le placement en détention de ces exilés - pour la plupart des jeunes hommes, soudanais, afghans ou irakiens.
    Cette approche fait bondir les ONG, qui exigent plutôt des mesures pour protéger des personnes d’après elles déjà « extrêmement traumatisées » par le voyage jusqu’en Europe. « Elles sont vues comme un danger plutôt que des personnes en danger », déplore Joost Depotter, de l’association flamande Vluchtelingenwerk Vlaanderen.
    Le responsable martèle que les mesures de sécurité prises par la police ne font pas baisser les flux. Mais qu’elles « professionnalisent les réseaux de passeurs », alors tentés de cacher les migrants, par exemple dans des maisons de vacances le long de la côte flamande, jusqu’à ce que la météo permette de tenter une traversée.L’édile de Middelkerke, Jean-Marie Dedecker, réclame au contraire un grand tour de vis à l’approche de l’été. « On contrôle les dunes, parce qu’on a peur d’avoir des ’jungles’ comme à Calais, qu’ils soient des milliers », alerte-t-il.
    L’an dernier, plus de 41 000 migrants ont entrepris la traversée périlleuse depuis la France.

    #Covid-19#migration#migrant#france#royaumeuni#belgique#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#politiquemigratoire

  • Le mouvement social contre le gouvernement Arizona
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4708

    Depuis 6 mois, la Belgique connaît un mouvement social d’ampleur. Vu de la France, les journées de grèves semblent impressionnantes avec tous les secteurs mobilisés, mais la réalité est tout autre comme nous l’expliquent 4 camarades belges. Avec le gouvernement Arizona mené par le premier ministre Bart de Wever, c’est une attaque tout azimut sur le travail et les mesures de reproduction sociale, tout y passe : chômage, retraite, salaire, conditions et temps de travail. 360 mai 2026

    / Luttes Sociales , Economie , Syndicalisme , Belgique

    #360_mai_2026
    #Luttes_Sociales
    #Economie
    #Syndicalisme
    #Belgique

  • Aperçu de la vie politique belge et du mouvement ouvrier
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4707

    La vie politique belge est complexe du point de vue français et aussi du côté belge à entendre les quatre camarades wallons que nous avons invités à un débat à Lille, le 21 mars dernier, sur le mouvement social en cours – que vous lirez dans les pages suivantes de ce dossier. 360 mai 2026

    / Luttes Sociales , Belgique

    #360_mai_2026
    #Luttes_Sociales
    #Belgique

  • Entre autres. Politiques juives révolutionnaires — Yuna Visenti

    En partenariat avec la librairie Par Chemins, l’UPJB vous accueille le jeudi 28 mai à 19:00 pour une rencontre avec Yuna Visentin autour de son ouvrage « Entre autres. Politiques juives révolutionnaires ».

    Dans le cadre de la Semaine du livre politique proposée par la Fêdulipo.

    L’UPJB est traversée par des questions qui interrogent par-delà les générations. Par son nom et son histoire, l’Union des progressistes juifs de Belgique articule un lien indissociable d’une identité juive et progressiste en prise avec son époque.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/11/13/un-neo-bundisme-bricole-lexemple-de-lunion-des-progressistes-juifs-de-belgique/#comment-74409

    #belgique

  • Non aux « visites domiciliaires » !

    Le gouvernement Arizona s’est accordé sur le projet de loi « visites domiciliaires », qui devrait être présenté sous peu au vote parlementaire. Les membres de ce gouvernement méprisent ainsi délibérément les avis très critiques du Conseil d’État, l’opposition des magistrat·es, de l’ordre des avocat·es, de Myria, de centaines d’associations, du Délégué général aux droits de l’enfant, d’obédiences maçonniques, de la vingtaine de communes qui ont voté une motion contre ce texte, de la soixantaine de celles qui se sont déclarées « hospitalières », de milliers de citoyenn·es qui se mobilisent de diverses manières…

    Coûte que coûte donc, iels veulent inscrire dans la loi l’organisation d’opérations policières pour aller cueillir dès l’aube, chez elles ou chez celleux qui les hébergent, des personnes désignées comme criminelles parce que « sans papiers » et les expulser. Des rafles, en clair.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/07/etat-des-lieux-critique-de-la-politique-migratoire-belge/#comment-74408

    #belgique

  • La loi contre le sexisme a trois ans  : pourquoi si peu de plaintes  ?

    Le sexisme dans l’espace public est une réalité quotidienne, banale et dramatique. C’est ce qu’il ressort des centaines de témoignages recueillis dans le cadre d’un appel lancé par l’asbl Vie Féminine. Pourtant, depuis trois ans, il existe dans notre pays une loi contre le sexisme. Mais son anniversaire se fête en demi-teinte ; la législation reste en effet controversée. Mal connue, difficilement applicable, souvent réduite à la lutte contre le harcèlement de rue – alors qu’elle concerne « l’espace public » au sens large –, la loi gagnerait à être améliorée : c’est l’avis d’associations féministes et de femmes politiques qu’axelle a interviewées dans le dossier dont cet article est extrait.

    https://www.axellemag.be/loi-contre-sexisme-peu-de-plaintes

    #sexisme #belgique

  • En Belgique, un nouveau projet de loi veut accentuer la lutte contre la fraude au travail et favoriser les étrangers qualifiés - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71403/en-belgique-un-nouveau-projet-de-loi-veut-accentuer-la-lutte-contre-la

    En Belgique, un nouveau projet de loi veut accentuer la lutte contre la fraude au travail et favoriser les étrangers qualifiés
    Par Julia Dumont Publié le : 15/05/2026
    Le Conseil des ministres belge a approuvé, mercredi, un avant-projet de loi présenté par la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, et qui vise à sanctionner davantage les abus en terme d’immigration de travail, mais aussi à faciliter l’installation de travailleurs hautement qualifiés, notamment en simplifiant l’accès à la carte bleue européenne.
    Le Belgique veut continuer à durcir son arsenal législatif sur l’immigration. Mercredi 13 mai, le Conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi déposé par la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt. Le texte a pour but de durcir les conditions d’accès au marché du travail belge en cas de suspicion de fraudes ou d’abus. Aucun chiffre sur l’ampleur du phénomène n’est mentionné dans le communiqué. « L’immigration par le travail ne doit pas devenir une porte dérobée pour la fraude ou les montages fictifs », a indiqué Anneleen Van Bossuyt. « Ceux qui viennent travailler en toute légalité doivent être accompagnés rapidement et efficacement. Mais ceux qui falsifient des documents, organisent des abus ou tentent de faire venir des personnes en Belgique via des sociétés écrans seront sanctionnés. »
    Dans les faits, le texte prévoit de donner à l’Office des étrangers des pouvoirs accrus pour intervenir en cas d’abus au permis de travail. « Les demandes pourront être refusées, notamment en cas de doutes sérieux concernant les documents ou les déclarations, lorsqu’une entreprise semble avoir été créée principalement pour faciliter l’accès au territoire belge, ou lorsque le séjour a une finalité autre que le travail pour lequel la demande a été déposée », détaille le quotidien belge Le Soir. Le texte propose également d’instaurer une « meilleure protection du travailleur victime de certaines infractions sociales commises par l’employeur », ajoute le communiqué du Conseil des ministre. « Notre lutte contre les abus cible les structures et les employeurs frauduleux, et non les salariés qui sont exploités », assure Anneleen Van Bossuyt.
    Enfin, le projet de loi doit également introduire de nouvelle dispositions pour les travailleurs hautement qualifiés non ressortissants de l’Union européenne (UE). Anneleen Van Bossuyt souhaite notamment rendre plus attractive la carte bleue européenne. « Le délai de traitement des demandes sera réduit à 90 jours maximum, les règles relatives au regroupement familial seront simplifiées et la mobilité au sein de l’UE sera facilitée », décrit Le Soir. « Nous ouvrons plus rapidement la porte à ceux qui renforcent notre économie et nous la fermons à ceux qui abusent du système », résume la ministre.
    À son arrivée au pouvoir début 2025, Anneleen Van Bossuyt avait promis la « politique la plus stricte jamais menée » en Belgique sur les questions migratoires. Sous son impulsion, Bruxelles a pris ces derniers mois des mesures destinées à réduire drastiquement la présence d’étrangers dans le pays. Ainsi, depuis le mois d’août, les personnes ayant reçu une réponse positive à une demande de protection antérieure dans un autre pays de l’UE n’ont plus droit à l’enregistrement et à l’hébergement à leur arrivée en Belgique, dans les centres Fedasil ou Croix-Rouge qui accueillent souvent ces primo-arrivants. Concrètement : elles seront considérées comme irrégulières sur le territoire, et donc potentiellement ciblées par des obligations de quitter le territoire. Déjà, depuis 2023, la Belgique avait fait officiellement le choix de privilégier les femmes et enfants face à un dispositif d’hébergement surchargé, laissant à la rue les hommes seuls. Par ailleurs, toute personne qui aura reçu une décision définitive dans un autre État-membre - qu’elle soit positive ou négative, cette fois - verra sa demande d’asile traitée par un circuit différencié et accéléré.
    Enfin, le gouvernement compte supprimer les places d’accueil pour toute personne qui passe par un demandeur mineur pour tenter d’obtenir l’asile, si une demande en son nom avait été déjà rejetée - sauf en cas d’éléments nouveaux à apporter à l’administration. La ministre affiche une volonté de « mettre fin à l’utilisation de mineurs pour prolonger les procédures et l’hébergement ». Autre mesure phare de la ministre : le revenu d’intégration versé aux personnes ayant obtenu le statut de réfugié en Belgique n’est plus versé sans condition. Il est désormais conditionné à des efforts d’intégration.
    Dans le même temps, Bruxelles a fortement diminué le taux de protection internationale octroyée à des étrangers dans le pays. En 2025, le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA), l’instance belge en charge du traitement des dossiers d’asile, a accordé la protection internationale à hauteur de 28,4 %. Un chiffre en forte baisse par rapport à l’année précédente : en 2024, le taux de protection s’élevait à 47,8 % et à 43,5 % en 2023. La Belgique cherche également à accélérer le départ d’un maximum d’étrangers. Pour cela, Anneleen Van Bossuyt a annoncé en janvier une augmentation de l’aide à la réintégration destinée aux Syriens qui accepteraient de retourner chez eux. Celle-ci peut désormais atteindre 5 000 euros. Bruxelles a également conclu, fin mars, avec l’Algérie, un accord de réadmission des Algériens en situation irrégulière vivant en Belgique, prévoyant « la possibilité de transférer plusieurs personnes par vol et de recourir à des vols directs ou indirects » ainsi que « de faire appel à des escorteurs algériens » pour les retours forcés

    #Covid-19#migrant#migration#belgique#politiquemigratoire#asile#retourforcé#reintegration#migrationqualifiee#sante

  • Cinéma  : «  Métisses. Cinq femmes contre un crime d’État  »

    En décembre 2024, une décision de la cour d’appel de Bruxelles bouleverse le récit colonial officiel : l’État belge est condamné pour crimes contre l’humanité perpétrés au Congo entre 1948 et 1951. Sur les grands écrans en mai, un film documentaire retrace le procès en appel qui mène à ce jugement historique, tout comme le combat solidaire et les trajectoires de vie des plaignantes, arrachées à leur famille quand elles étaient enfants au nom d’un système politique institutionnalisé de ségrégation raciale. L’une d’entre elles, Léa Tavares Mujinga, revient sur son parcours et Michèle Hirsch, une de leurs avocat·es, commente cette séquence hors norme.

    https://www.axellemag.be/cinema-metisses-cinq-femmes-contre-un-crime-detat

    #belgique #colonisation #cinema

  • L’OTAN et le terrorisme - réseau Gladio

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12436823

    https://www.youtube.com/watch?v=fZBmADtnOts

    depuis 04.10.2019 sur youtube - date de la production 2010 - 55 min

    #Gladio #terrorisme #États-Unis #Allemagne #Belgique #France #Italie #OTAN #Bologne #Munich #Brabant et al.

    les commentaires (2) à la vidéo sur YT :

    1) personne ne fait de commentaire à cette mine de compréhension, c’est affligeant

    2) 6 ans…1 commentaire… Ca n’intéresse plus les gens…41 ans depuis le dernier braquage, aucunes arrestations, pas de coupables…Les disfonctionnements dans la gendarmerie et la Police judiciaire sont devenus évidents lors de la commision d’enquête pour Julie et Melissa…Plus personne ne croit en la justice aujourd’hui, à part les faibles d’esprits…Ici on parle en plus de la période d’après guerre, où les américains ont laissé derrière des cellules dormantes…amenant “in fine” ces attaques du Brabant, la fameuse Stratégie de la tension, bien connue, appliquée, et couronnée de succès vu les budgets de la sécurité de l’état dont la gendarmerie en 1986 et 1987… Le problème encore une fois, c’est qu’on est en 2026…Tout ça est loin, ceux qui l’ont vécu adultes sont morts… Si on avait des preuves concrètes et que des têtes tombaient, je ne suis même pas sur que l’opinion publique s’y intéresserait… et forcément, pour les éventuelles “preuves” tout à été détruit ou éttouffer il ya bien longtemps, dès le début de l’enquête… Voilà pourquoi les gens ne commentent pas…pour dire quoi ? on savait ? Justice !!! Plus jamais ça ? Les jeunes de 20-25ans n’ont jamais entendu parler des tueurs du Brabant… pour une immense majorité…et encore moins la période 70-80… L’affaire Pinon, les CCC, Gladio, attentas de bologne, et bien bien d’autres…ils n’ont jamais entendu parler. On passe juste pour des complotistes avec la jolie étiquette, ça fait sourire les gens, et ils passent à autre chose de plus concret comme une bonne émission de télé-réalité… ;D Pas besoin d’épiloguer, aucunes preuves de tout ça…et forcément car ceux qui enquêtent sont aussi parmi les coupables… Bonne chance pour trouver Qui ? Quand ? Où ?

  • Traversée de la Manche : au moins 200 migrants repérés au large des côtes belges - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70979/traversee-de-la-manche--au-moins-200-migrants-reperes-au-large-des-cot

    Traversée de la Manche : au moins 200 migrants repérés au large des côtes belges
    Par La rédaction Publié le : 20/04/2026
    Au moins 200 migrants répartis à bord de cinq embarcations ont été repérés samedi par les gardes-côtes belges. « C’est la première fois que nous en voyons un si grand nombre en même temps », a réagi le gouverneur de Flandres occidentale. Les services de secours belges ont signalé avoir repéré au moins 200 migrants en mer, samedi 18 avril dans la matinée. Ces derniers étaient partis des côtes belges dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre. Ils étaient répartis à bord de cinq embarcations. « Nos services de secours se sont rendus sur place pour accompagner les bateaux vers les eaux françaises », a expliqué la porte-parole de l’agence flamande des services maritimes et côtiers (MDK) à l’agence Belga. « C’est la première fois que nous en voyons un si grand nombre en même temps », a déclaré le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé. Ce dernier a déclenché la phase de pré-alerte du plan d’urgence provincial, une mesure qui permet aux autorités de pouvoir réquisitionner des bateaux en cas de besoin.
    Depuis plusieurs semaines, le gouverneur tire la sonnette d’alarme : le nombre d’embarcations qui partent des côtes de la Belgique augmente. « La semaine prochaine, tous les services de sécurité se mettront autour de la table pour prendre des mesures supplémentaires », a-t-il indiqué. Mi-mars, il avait même demandé la fermeture de la frontière franco-belge dans sa région, estimant que la pression exercée par les migrants cherchant à rejoindre le Royaume-Uni par la mer était devenue « insoutenable ».
    Ces derniers mois, face au renforcement des contrôles le long du littoral français, les passeurs se sont adaptés. Ainsi, les tentatives de départs depuis le nord-ouest de la Belgique se sont multipliés. « Ces bateaux pneumatiques longent la côte [belge] et prennent des passagers à plusieurs endroits sur la plage, jusqu’à ce que 80 à 100 personnes soient entassées dans un même bateau, souvent sans gilet de sauvetage », expliquait, le 13 mars, le chef de corps de la police de la côte ouest, Nicholas Paelinck, cité par les médias belges. « Ces bateaux se dirigent ensuite vers Calais avant de prendre le cap vers l’Angleterre. »
    Une fois dans la zone de sauvetage française, plusieurs demandes d’assistance ont été émises. Selon les autorités françaises, de multiples opérations de sauvetage ont eu lieu ce week-end pour assister des embarcations parties de Belgique. Au total, 23 personnes ont été secourues au cours de la journée de samedi.
    Selon la préfecture de la Manche et de la mer du Nord, une première personne a été secourue après un signalement effectué par un navire de pêche très tôt samedi matin. Quelques instants plus tard, un second exilé a été secouru par les autorités françaises. Selon la préfecture, le bateau parti de Belgique a embarqué « d’autres candidats à l’exil au niveau de la plage de Grand Fort Philippe » avant de reprendre sa route. C’est une fois en direction du Royaume-Uni qu’un migrant présent à bord a souhaité être secouru.
    Enfin, deux dernières opérations ont été menées par la France samedi. Lors de la première, une personne a été secourue. Puis 20 migrants ont été récupérés lors de la seconde. Ces deux embarcations étaient, elles aussi, parties de Belgique.
    Samedi, les embarcations qui ont pris la mer - depuis les côtes belges et françaises - pour le Royaume-Uni étaient nombreuses. Selon le Home Office, plus de 600 migrants ont atteint les côtes anglaises lors de cette seule journée. Et depuis le début de l’année, 6 077 personnes sont arrivées au Royaume-Uni

    #Covid-19#migration#migrant#belgique#manche#merdunord#routemigratoire#migrationirreguliere#royaumeuni#politiquemigratoire#sante

  • Il capitale sottostante: #estrattivismo come chiave di lettura del presente
    https://radioblackout.org/2026/04/il-capitale-sottostante-estrattivismo-come-chiave-di-lettura-del-pres

    Il nuovo numero di #zapruder dal titolo «Il capitale sottostante. Realtà e immaginario della #miniera» contribuisce a fornire delle chiavi di lettura della fase attuale a partire dalla storia delle miniere.

    #L'informazione_di_Blackout
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/04/Zapruder-2026_04_09_2026.04.09-10.00.00-escopost.mp3

    • Il capitale sottostante. Realtà e immaginario della miniera

      Mattia Frapporti e Gioacchino Orsenigo

      La società mineraria

      Daniele Valisena

      Una specie di alleanza. Il metabolismo del carbone in Belgio

      Giacomo Tagliani

      Il rovescio della modernità. Immaginari minerari nel cinema italiano del secondo dopoguerra

      Jacopo Rasmi

      Miniera cyborg. Storia critica dell’estrazione mineraria

      Pauline Massè

      La (mini)era dell’orso

      Alessandro Albana

      «Imparare da Daqing» (e poi dimenticarsene). La miniera come specchio delle contraddizioni nella Cina contemporanea

      Riccardo Rosa

      #Newcastle, consuma e crepa. Macerie di una città produttiva

      Franco Tomassoni

      È stato il capitale. L’impero portoghese e il petrolio angolano

      Maxime Boidy

      «Bande de grévistes». L’archivio iconografico dello sciopero di #Béthune del 1902

      Agostino Petrillo

      Minatori col giardino. Sperimentazione urbanistica e paternalismo in Germania

      Marta Gentilucci

      C’è un abisso. La metamorfosi delle lotte contro l’estrazione mineraria

      Lorenzo D’Angelo

      Cristalli di tempo. Contesti e articolazioni dell’estrazione

      Leonardo Lippolis

      Miniera, fabbrica, città. #Manchester e l’immaginario di una catastrofe urbana

      Brenda Fedi

      Let’s start a war (said Maggie one day)

      https://www.mimesisedizioni.it/libro/9791222323763

      #extractivisme #Allemagne #Belgique

  • État des lieux critique de la politique migratoire belge

    Il m’a été proposé d’analyser le contexte politique dans lequel doivent aujourd’hui s’inscrire les initiatives visant à favoriser l’accueil des personnes exilées en Belgique. Depuis ma position de chercheur en sciences sociales et politique, il ne s’agit évidemment pas d’aborder la souffrance psychique sous l’angle clinique, mais plutôt d’interroger le cadre politico-institutionnel dans lequel cette souffrance prend forme, se prolonge et parfois s’intensifie. Mon point de départ est simple, mais décisif. La précarité – comprise au sens large, et donc notamment psychique — des personnes exilées n’est pas un dommage collatéral des politiques migratoires. Elle en constitue un produit structurel. Elle ne découle pas seulement des trajectoires d’exil, de guerre ou de discrimination, mais également — et c’est mon point ici — des dispositifs administratifs, juridiques et politiques mis en place dans les pays d’accueil.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/07/etat-des-lieux-critique-de-la-politique-migrat

    #migration #belgique

  • Mini Shtetl Saint-Gilles 2026 les 23 et 24 mai !

    Le Shtetl Saint-Gilles et l’UPJB vous accueillent pour un week-end dédié au Klezmer ! Au programme, ateliers, jam et scène ouverte ! Du 23 au 24 mai 2026 à l’UPJB – Rue de la Victoire 61, 1060 Saint-Gilles.

    Présentation

    Cette 3e édition du festival “Shtetl Saint-Gilles / Sint-Gillis” se déroulera de nouveau au cœur du beau quartier de Saint-Gilles, lieu important dans l’histoire de la communauté juive de Bruxelles. “Shtetl” signifie “village” ou “petite ville” en yiddish, la langue qui était parlée par les communautés juives d’Europe centrale et de l’Est. C’est cet esprit de village qui continue à nous inspirer pour (re)créer une communauté et un espace où découvrir et partager la culture yiddish et klezmer et ce, à travers la musique, le chant et la danse.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/11/13/un-neo-bundisme-bricole-lexemple-de-lunion-des-progressistes-juifs-de-belgique/#comment-73159

    #belgique

  • Avello pas favorable à une obligation du port du #casque pour les vélos : "Cela déplace la charge de la faute sur la victime" - BX1
    https://bx1.be/categories/news/le-port-du-casque-bientot-obligatoire-pour-les-velos-et-trottinettes-depassant-2

    Apparemment le ministre de la Mobilité a le souhait de rendre obligatoire le port des casques d’ici l’automne... Encore une approche dogmatique dans ce monde dédié à l’auto. Oui le casque protège... dans certains cas (en gros quand tu tombes tout seul, par contre, il est structurellement incapable de compenser le différentiel de masse et d’énergie lors d’un accident avec une voiture ou un camion). Dans la majorité des accidents mortels, à vélo, malheureusement, il ne sert statistiquement à rien. Ce qui protège, c’est de limiter la vitesse est autres véhicules (zones 30km/h) là où on envoie des personnes à vélo rouler au milieu du trafic motorisé. Corollaire : à améliorer les infrastructures qualitatives pour soutenir la mobilité active... Au passage, pendant de temps, on laisse les (…)

    #mobilité #belgique

  • Manche : 78 migrants, partis de Belgique, secourus au large des côtes françaises - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70500/manche--78-migrants-partis-de-belgique-secourus-au-large-des-cotes-fra

    Manche : 78 migrants, partis de Belgique, secourus au large des côtes françaises
    Par La rédaction Publié le : 23/03/2026
    Vendredi soir, 78 migrants ont été secourus dans la Manche par les autorités françaises. Ce groupe d’exilés avait quitté les côtes belges dans le but d’atteindre le Royaume-Uni. Ces derniers mois, les départs de migrants depuis la Belgique se sont multipliés. Une technique pour tenter d’échapper à la surveillance renforcée le long du littoral français.
    Un canot chargé de 78 migrants a connu une panne moteur vendredi 20 mars dans la soirée au large des côtes françaises. L’embarcation a été rapidement secourue par les services français et les exilés ramenés au port de Calais, indique un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar). Cette opération n’a rien d’exceptionnel. Régulièrement, les autorités françaises procèdent à des sauvetages au large de leurs côtes. Mais fait plus rare : ce canot avait pris la mer depuis les rives belges afin d’atteindre le Royaume-Uni."Dans la nuit, le Maritime rescue coordination center (MRCC) d’Ostende [nord-ouest de la Belgique, ndlr] signale au Cross Gris-Nez avoir engagé le navire belge Orka pour assurer la surveillance d’une embarcation de migrants partie de la Belgique", précise la Prémar. "Afin de relever l’Orka, le Cross Gris-Nez engage alors l’Oyapock [de la gendarmerie maritime], lui-même relevé par le patrouilleur le Cormoran".
    "Déterminés à rejoindre le Royaume-Uni, les migrants qui effectuent les traversées à bord d’embarcations précaires refusent l’assistance proposée par les moyens français et ne l’acceptent que confrontés à des situations d’extrême urgence", rappelle la préfecture. Ainsi, "le choix est fait de ne pas contraindre les migrants à embarquer sur les moyens de sauvetage de l’État, pour éviter de mettre en péril leur vie en cas de naufrage".
    Depuis des années, la Belgique est utilisée par les trafiquants comme un lieu de stockage des embarcations de migrants avant leur mise à l’eau en France. Le pays n’était pas, jusque-là, considéré comme une terre de départ vers l’Angleterre, en raison des forts courants au large des côtes et d’une distance plus longue pour rejoindre les rives britanniques. Environ 100 km séparent le nord de la Belgique au port de Douvres (sud de l’Angleterre), contre 45 km entre Calais et les côtes anglaises. Mais face au renforcement des contrôles le long du littoral français, les passeurs se sont adaptés. Ces derniers mois, les tentatives de départs depuis le nord-ouest de la Belgique se sont multipliés. "Ces bateaux pneumatiques longent la côte [belge] et prennent des passagers à plusieurs endroits sur la plage, jusqu’à ce que 80 à 100 personnes soient entassées dans un même bateau, souvent sans gilet de sauvetage", selon le chef de corps de la police de la côte ouest, Nicholas Paelinck, cité par les médias belges. "Ces bateaux se dirigent ensuite vers Calais avant de prendre le cap vers l’Angleterre."
    Le 9 mars, le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, a tenté d’alerter : "Nous avons déjà atteint la moitié du total des interpellations de l’année dernière. La situation est explosive", a-t-il déclaré à la presse locale. En 2025, la zone de police Westkust (qui regroupe les communes de La Panne, Coxyde et Nieuport) interpellait en moyenne deux passeurs par mois. Mais rien que la semaine dernière, ce nombre a bondi à 25. Alors que l’an dernier, aucun canot n’a été repéré dans le nord-ouest la Belgique, au moins cinq tentatives de traversée de la Manche ont été enregistrées dans la région - au large des villes côtières notamment La Panne, Koksijde et Nieuport - depuis le 1er janvier 2026, assurait début mars la police belge à la BBC.
    Dans ce contexte, Londres et Bruxelles veulent agir vite pour fermer cette nouvelle route. Mi-mars, le ministre britannique à la Sécurité des frontières et à l’Asile, Alex Norris, s’est rendu en Belgique avec pour objectif affiché de mettre fin aux tentatives de traversée de la Manche depuis ce pays. Lors de ce déplacement, le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin, a également réclamé une intervention "rapide". "De cette manière, nous pouvons empêcher que la situation ne s’aggrave", a-t-il affirmé. "Nous avons déjà une bonne collaboration avec nos collègues britanniques, mais nous voulons renforcer le partage d’informations", a expliqué Bernard Quintin.
    La Belgique a déjà entrepris des mesures pour empêcher les départs de canots : des obstacles, comme des blocs de béton armé, ont été installés sur la côte pour rendre difficile l’accès aux dunes et aux plages aux véhicules avec remorques transportant des "small boats".
    Bruxelles a également mis l’accent sur les équipements de vision nocturne et d’imagerie thermique lors des patrouilles policières pour intercepter un maximum de migrants en partance vers le Royaume-Uni. La police fédérale belge a par ailleurs annoncé qu’elle renforçait ses patrouilles, tant terrestres, que maritimes et aériennes grâce au déploiement des avions de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières. Ainsi, le port de Nieuport fait l’objet d’une surveillance accrue. "La question est de savoir combien de temps cela pourra durer”, s’inquiète le gouverneur Carl Decaluwé.

    #Covid-19#migration#migrant#france#belgique#royaumeuni#manche#routemigratoire#sante#frontex#UE

  • Un procès historique pour les crimes coloniaux belges va avoir lieu

    La décision d’un tribunal belge ouvre de nouvelles perspectives pour la justice

    Une décision rendue le 17 mars par un tribunal belge va permettre la mise en accusation pénale d’Étienne Davignon, le dernier ancien fonctionnaire belge encore en vie, pour son implication présumée dans l’assassinat de Patrice Émery Lumumba, le premier Premier ministre démocratiquement élu de la République démocratique du Congo, ainsi que de deux autres hauts responsables. Ces assassinats ont eu lieu en 1961, après l’indépendance du pays vis-à-vis de la domination coloniale belge.

    Le procès devrait débuter en 2027.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/11/18/crimes-coloniaux-les-experts-recommandent-a-letat-belge-dindemniser-plus-communique-cadtm-belgique/#comment-72870

    #belgique #colonisation