• Paroles… Paroles…
    http://carfree.fr/index.php/2020/08/04/paroles-paroles

    Avec Jean Castex, le nouveau premier ministre, et Barbara Pompili, nouvelle ministre de l’environnement, on va voir ce qu’on va voir en matière de #fret ferroviaire. Le fret ferroviaire est Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #bayonne #Belgique #calais #camions #cherbourg #espagne #marchandises #perpignan #rungis #sète #sncf #Suisse #trains #transport #transports_en_commun

  • Coronavirus dans le monde : l’Allemagne déconseille les voyages non essentiels vers trois régions espagnoles
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/28/coronavirus-dans-le-monde-la-pandemie-aggrave-la-malnutrition-des-enfants-al

    En Europe, l’inquiétude est vive face à une épidémie qui semblait avoir été maîtrisée grâce à l’instauration de confinements stricts au printemps. En Allemagne, l’Institut de veille sanitaire Robert-Koch s’est alarmé, mardi, de l’augmentation des nouvelles infections de cas dans le pays depuis plusieurs jours (+ 557 par jour en moyenne depuis une semaine), source de « grandes inquiétudes ». Le gouvernement allemand a déconseillé, mardi, les voyages « non essentiels » vers les régions espagnoles d’Aragon, de Catalogne et de Navarre en raison du « nombre élevé d’infections » de coronavirus. Si « le nombre d’infections a nettement baissé » en Espagne, « il y a actuellement de nouveaux foyers régionaux d’infection » dans ces trois régions, explique le ministère des affaires étrangères dans une note publiée sur son site Internet. Depuis dimanche, la Grande-Bretagne soumet, elle, les passagers en provenance d’Espagne à une période d’isolement, une mesure critiquée par Madrid qui a riposté en assurant être un « pays sûr ».
    Evoquant une recrudescence « préoccupante » des cas, la Belgique a annoncé, lundi soir, un nouveau durcissement des mesures. A partir de mercredi, le nombre de personnes que les Belges sont autorisés à voir de façon rapprochée et régulière dans le cadre de leur « bulle de contact » sera notamment abaissé de quinze à cinq personnes, par foyer, pour les quatre prochaines semaines.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#grandebretagne#belgique#allemagne#sante#tourisme#quarantaine#payssur#foyerinfection

  • Lu menestre Colombe

    Paroles de la chanson :

    E lu menstre Colombe
    ha fatte nu progette
    ha fatte nu progette pe’
    pe’ li disoccupate

    E stetev’attente
    e voi d’la poblazione
    impareteve a legge a scrive pe’
    defendeve da li padrune

    Tutti i disoccupeti da
    mugghieri l’ha separeti
    e glie ha fette nu bullettine a
    confino l’heve mannete

    E stetev’attente...

    Tutti i disoccupeti da
    mugghieri l’ha separeti
    e glie ha fette nu bullettine a
    Germania l’heve mannete

    E stetev’attente...

    Explications de #Terracanto, qui l’interprète dans son nouveau spectacle (conférence chantée sur l’émigration italienne) : « Voix d’Italie, voix migrantes » (https://www.terracanto.org/fr/voix-ditalie-voix-migrantes)

    Paroles de Giuseppe Miriello écrites dans les années Cinquante sur un ancien air de troubadours. Miriello, conteur et militant communiste de la #Basilicate.

    Selon le récit de Giovanna Marini, qui enregistra le chant pendant ses recherches en Basilicate, Giuseppe Miriello aimait à chanter devant l’église de son village pour mettre en garde le peuple contre toutes les malversations politiques et autre formes d’exploitation.
    Il commençait ses chansons par une sorte d’imprécation au Ministre #Colombo, élu de Basilicate qui avait fait carrière et était devenu Ministre du gouvernement de #Démocratie_Chrétienne.
    Pour cette raison, le ministre Colombo était dans l’imaginaire populaire responsable de chaque décision funeste et devint ainsi le bouc-émissaire de Miriello.
    Bien que l’on parle dans la chanson de “Germania”, c’est à dire de l’Allemagne, le chant dénonce l’accord avec la #Belgique, acté par le gouvernement de Démocratie Chrétienne en 1946 même si à l’époque, Colombo n’était pas encore ministre. Pour une personne qui savait à peine lire et écrire, avec une connaissance approximative de la géographie européenne, l’Allemagne représentait tout ce qui se trouvait au nord de l’Italie.

    Alors que dans cet immédiat après-guerre, l’Italie croule sous les dettes, le taux de chômage est très éléve et les matières premières manquent cruellement, la Belgique en revanche possède des sous-sols riches en charbon mais personne pour les exploiter. Les deux États signent donc un accord qui permettra l’envoie hebdomadaire de 2000 #travailleurs_italiens (soit 50.000 en tout) contre des tonnes de #charbon.

    Sur le papier, les #contrats sont alléchants :
    transports gratuits, salaire très digne, logement garanti avec la possibilité future d’un rapprochement familial. On annonce que les travailleurs seront sélectionnés par les bourses du travail, bref tout semble parfait !
    En réalité pourtant, les travailleurs seront triés par les paroisses qui choisissent des hommes dociles, non syndiqués en provenance de l’#Italie_du_Sud, analphabètes pour la plupart : de futurs #mineurs incapables de lire les conditions de leur contrat.
    De fait, le voyage sera une dette que l’ouvrier contracte et qu’il devra rembourser à la sueur de son front, la paye est misérable pour un travail harrassant, les ouvriers s’entassent dans des taudis et personne jamais ne pourra faire venir sa famille. Et la clause la plus honteuse, celles qui les rend littéralement esclaves : il n’est pas possible de laisser le travail avant la première année sous peine de prison.
    C’est dans ces conditions d’absence totale de droits (et donc de garanties) que mûrissent les conditions d’une des plus graves tragédies minières : la catastrophe de #Marcinelle le 8 août 1956 pendant laquelle 262 personnes perdront la vie, dont 136 immigrants italiens. Sur la peau de ces esclaves oubliés se fonde la grande reconstruction des pays européens.
    C’est une véritable #déportation que Miriello dénonce sur un air simple avec des paroles ultra efficaces. Il synthétise le ressenti collectif par l’efficacité propre à la poésie populaire. Le refrain qu’il répète sans cesse sonne comme un puissant et nécessaire #avertissement : “apprenez à lire et à écrire, gens du peuple, pour vous défendre des patrons !”

    https://www.terracanto.org/fr/chants/lu-menestre-colombe

    –---

    Interprétation de #Giovanna_Marini :
    https://www.youtube.com/watch?v=AWB7tCXDAVI

    #chanson #musique #chants_populaires #Italie #musique_et_politique #émigration #éducation #migrations #analphabétisme #illettrisme #mines #extractivisme #histoire #esclavage

    ping @sinehebdo

  • Coronavirus en Israël : des milliers de personnes mises en quarantaine sans raison sur la base des données de leur GSM
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_coronavirus-en-israel-des-milliers-de-personnes-mises-en-quarantaine-san

    Des milliers d’Israéliens ont été placés en quarantaine sans raison apparente, sur la base des données de leur GSM, a admis le ministère de la Santé israélien. Près de 12.000 personnes ont reçu un SMS de la part du Shin Bet, le service de renseignement intérieur israélien, les invitant à se mettre en quarantaine, a déclaré mardi un porte-parole du ministère de l’Intérieur devant une commission parlementaire.

    Le gouvernement israélien utilise son agence de sécurité intérieure pour le traçage des citoyens afin de lutter contre l’augmentation du nombre de cas de Covid-19. Appliqué par le Shin Bet au début de la crise sanitaire, ce programme de surveillance controversé a été bloqué temporairement par la Cour suprême de l’État hébreu fin avril, avant d’être relancé fin juin.

    Selon le journal Times of Israel, des dizaines de milliers d’Israéliens ont reçu, au cours de la première semaine de la reprise du programme, un SMS leur conseillant de se placer en quarantaine en raison d’une potentielle infection à la Covid-19.

    Cent cinquante employés d’une ligne d’écoute ont été chargés de répondre aux questions concernant les SMS. Ils ont reçu plus de 26.000 appels entre le lancement de la ligne et dimanche dernier. Dans 83% des cas, les appels concernaient des protestations contre l’imposition de la quarantaine par voie d’un SMS. Environ 12.000 personnes ont été notifiées qu’elles ne devaient plus rester en quarantaine.

    Ce type de surveillance électronique a jusqu’à présent été utilisé pour lutter contre le terrorisme. L’intention était, au cours de la crise sanitaire, d’utiliser les données de localisation des GSM des personnes infectées pour établir avec qui ces dernières avaient récemment été en contact. Les personnes potentiellement contaminées étaient alors alertées par SMS et priées de se placer en quarantaine.

    #erreur_intentionnelle ? #algorithme foireux ? #vie_privée #surveillance #données #bigdata #privacy #données_personnelles #santé #GSM #géolocalisation #covid-19 #coronavirus #quarantaine #shin_bet

    • La police flamande de Hasselt (NVA) retrouve ses anciennes habitudes, fouiller les greniers afin de rechercher les fêtards, en attendant mieux.

      Coronavirus à Hasselt : il planque les clients de son café dans son grenier à l’arrivée de la police
      https://www.rtbf.be/info/insolites/detail_coronavirus-a-hasselt-il-planque-les-clients-de-son-cafe-dans-son-grenie

      Le patron d’un café de Hasselt espérait berner la police lorsque celle-ci s’est présentée aux petites heures à la porte de son établissement. Il venait de couper la musique et de faire passer au grenier 13 fêtards qui espéraient encore danser et chanter quelques heures de plus. Mais les forces de l’ordre ont fini par découvrir la planque.


      Le bourgmestre de Hasselt, Steven Vandepu. - © JORIS VLIEGEN - BELGA

      La police est intervenue vers 02h00 dans la nuit de lundi à mardi après avoir reçu un appel faisant état de nuisances sonores. L’établissement ne respectait en outre pas le couvre-feu imposé à 01h00 du matin en raison du coronavirus.

      Chaque fêtard et le gérant ont reçu un procès-verbal pour ne pas avoir respecté les mesures corona. Le patron a également écopé d’un PV pour avoir autorisé sa clientèle à fumer à l’intérieur du bar. . . . . .

      Pourtant, ce sont les dirigeants belges qui, par leur épouvantable gestion de l’épidémie de #coronavirus ont tué, les vieillards, principalement. Certain.e.s de faim et de soif, témoignages #MSF

      #police #flandres #Belgique #Traditions #violences_policières #surveillance #répression #violence #maintien_de_l'ordre #coronavirus #covid-19 #entrainement #rafles #rafle

    • La Belgique inflige une amende de 600.000 euros à Google pour atteinte à la réputation
      https://datanews.levif.be/ict/actualite/la-belgique-inflige-une-amende-de-600-000-euros-a-google-pour-atteinte-a-la-reputation/article-news-1310641.html?cookie_check=1594786091

      Google Belgium devra s’acquitter d’une amende de 600.000 euros. L’Autorité de protection des données (APD) belge a sanctionné l’entreprise, parce qu’elle a refusé de supprimer des résultats de recherche dommageables.

      L’APD inflige cette amende suite à une plainte déposée par un homme qui voulait voir supprimer quelques résultats du moteur de recherche. Depuis quelques années, les Européens ont le ’droit d’être oubliés’, ce qui leur permet de demander de supprimer certains résultats de recherche. Mais dans un premier temps, Google décide elle-même si une telle demande se justifie.

      L’homme en question n’est pas nommément mentionné, mais il s’agit, selon l’APD, de quelqu’un qui exerce une fonction dans la vie publique. Les résultats qu’il voulait voir enlever, portent sur ses possibles liens avec un parti politique, ce qu’il réfute, et sur une plainte pour brimade à son égard, qui avait été déclarée infondée il y a des années déjà.

      Google n’a pas accepté de supprimer ces deux résultats. La Chambre des litiges de l’APD a donné raison à Google pour la première partie, parce que l’homme joue un rôle dans la vie publique et que ces résultats ont donc un intérêt général.

      Mais pour ce qui est de la plainte pour brimade, l’APD se montre très critique vis-à-vis de Google. Par son refus, l’entreprise s’est montrée négligente, parce qu’elle disposait des preuves que les faits en question étaient ’non pertinents et désuets’. Il s’agit en effet d’une plainte datant de plus de dix ans et portant sur des faits qui n’ont jamais été démontrés.

      Formulaire de demande incorrect
      L’amende de 600.000 euros n’est pas infligée pour ce seul refus. L’APD estime en effet que le formulaire de demande de suppression de résultats n’est pas suffisamment transparent. L’APD invite dès lors Google à adapter ce formulaire à l’Espace Economique Européen.

      Google Belgium botte en touche
      Ce qui est étonnant, c’est que Google Belgium a, dans son argumentation, considéré comme infondée la plainte déposée auprès de l’Autorité de protection des données du fait que le responsable du traitement n’est pas Google Belgium, mais Google LLC, la société mère aux Etats-Unis.

      Ce raisonnement n’a pas été suivi par la Chambre des litiges de l’APD. Pour elle, les deux organisations sont liées de manière indissociable, ce qui fait que c’est la filiale locale belge de Google qui est responsable.

      Il s’agit d’un singulier précédent dans la mesure où les grandes firmes technologiques se réfèrent dans ce genre de situations assez souvent à leur siège central européen ou américain, ce qui fait qu’un jugement prend souvent pas mal de temps et se complexifie. La Chambre des litiges suit cependant Google dans le fait que son siège européen établi en Irlande n’est pas responsable de la suppression des résultats de recherche.

      La plus forte amende à ce jour
      Pour l’Autorité de protection des données belge, il s’agit de la plus forte amende jamais infligée à ce jour. Le précédent record était de 50.000 euros. Pour Google aussi, il est probablement question d’un record dans notre pays. En 2011, l’entreprise avait encore proposé un arrangement d’un montant de 150.000 euros, parce qu’elle avait intercepté https://datanews.knack.be/ict/nieuws/belgische-boete-voor-google/article-normal-280643.html?cookie_check=1594786373 par mégarde avec ses voitures Street View des communications privées.

      Google en appel
      Google annonce qu’elle va en appel de l’amende qui lui est infligée. Celle-ci a été introduite auprès du tribunal des marchés, une composante de la Cour d’Appel de Bruxelles.

      « Depuis 2014, nous avons travaillé dur pour implémenter le droit à l’oubli en Europe et pour trouver un équilibre sensé, basé sur des principes, entre le droit des citoyens à l’accès à l’information et le respect de leur vie privée. Nous estimons que cette affaire ne répond pas aux critères de la Cour européenne de Justice de supprimer des résultats de recherche du contenu journalistique publié. Nous pensons qu’il y va de l’intérêt général que l’article en question puisse encore être recherché. L’Autorité de protection des données n’est pas du même avis. Nous allons donc demander à la Cour de décider », affirme Google dans une réaction à . . . . . .

      Data News.

      #vie_privée #google #internet #données_personnelles #bigdata #données #privacy

  • La Belgique compte 8 % de millionnaires de plus en un an
    https://www.solidaire.org/articles/la-belgique-compte-8-de-millionnaires-de-plus-en-un

    Année après année, les grosses fortunes sont de plus en plus nombreuses et… de plus en plus riches. Les moins riches (la grande majorité) sont quant à eux de plus en plus pauvres. Mais ce qui augmente aussi, c’est la voix de tout ceux qui veulent taxer ces gros patrimoines.

    La Belgique est un paradis fiscal pour les riches. Mais c’est un enfer mathématique quand il s’agit de mesurer cette richesse. Ce n’est pas un hasard. Heureusement, des initiatives internationales permettent de se faire une idée sur la situation en Belgique.

    Ainsi, selon le Rapport sur la richesse mondiale que vient de publier le bureau d’étude international Capgemini, la Belgique comptait, en 2019, 132 000 millionnaires en dollars (un million de dollars étant équivalent à 882 000 euros). Ça fait 8 % de plus en seulement un an, et 60 % de plus par rapport à l’année 2012. Une hausse impressionnante.

    Les millionnaires sont plus nombreux, mais ils sont également plus riches. Capgemini a ainsi calculé qu’en 2019, ils possèdent chacun un patrimoine de 2,5 millions d’euros. C’est 62 % de plus qu’en 2012. C’est une moyenne : ça signifie que certains sont beaucoup plus riches. Si vous multipliez ce patrimoine moyen par le nombre de millionnaires, vous arrivez à un montant total qu’on peut difficilement se représenter : 330 milliards d’euros.

    Pour vous faire une idée, imaginez que vous fabriquez une guirlande en billets de cent euros collés les uns aux autres. Avec cette somme, votre guirlande pourrait aller jusqu’à… la lune. Et encore, on sait que ce genre de statistiques, basées sur des enquêtes, a tendance à sous-évaluer les plus gros patrimoines...

    LA MAJORITÉ DE LA POPULATION S’APPAUVRIT
    Au mois de mai, une autre étude a également montré que les riches sont toujours plus riches. Il s’agit des enquêtes HFCN menées tous les trois ans par la Banque Centrale Européenne et sous-traitée à la Banque Nationale pour la Belgique. Selon cette étude,1/5ème de la population (les plus riches) détenait moins de deux tiers (59 %) du total des richesses du pays en 2014. En 2017, elle détenait plus des deux tiers des richesses (64%). Il y a donc bien une augmentation de la part détenue par les plus riches sur le total du patrimoine détenu par l’ensemble de la population.

    Si on répartit toute la population en cinq parties comptant le même nombre de ménages, classées des moins riches (1) aux plus riches (5), on constate que le patrimoine moyen du groupe 5 (le plus riche) est le seul qui augmente (de 3,1%), tandis que ce patrimoine moyen diminue pour les groupes 1 à 4. Cela confirme que non seulement la part détenue par les plus riches sur l’ensemble des richesse augmente, mais que cette fortune que possèdent les plus riches augmente aussi.

    En fait, les 10 % les plus riches possèdent presqu’autant que les 90 % restants, relèvent même Sarah Kuypers et Ive Marx, de l’Université d’Anvers.

    28 FAMILLES MILLIARDAIRES EN BELGIQUE
    Il y a les millionnaires, mais il y a aussi les milliardaires. Selon le journaliste Ludwig Verduyn, début juillet, la Belgique comptait une famille milliardaire de plus (voir son blog : https://derijkstebelgen.be). Le capitaliste Charles Beauduin, actionnaire du fabricant de machines textiles Vandewiele et du groupe Barco, est venu s’ajouter aux 27 familles milliardaires de Belgique.

    En 2000, toujours d’après Ludwig Verduyn, il n’y avait qu’une seule famille milliardaire en euros. Aujourd’hui, les 28 familles milliardaires cumulent un patrimoine total qui dépassent 100 milliards d’euros. En appliquant la taxe corona défendue par le PTB rien que sur ces familles, on obtiendrait déjà 5 milliards d’euros.

    PLUS DE RICHES, MAIS AUSSI PLUS DE VOIX QUI S’ÉLÈVENT POUR LES TAXER
    « Les inégalités de patrimoine augmentent en Belgique », confirme un journaliste financier du Tijd dans un article https://www.tijd.be/politiek-economie/belgie/economie/vermogensongelijkheid-stijgt-in-belgie/10226239.html , face à ces nouveaux chiffres. Il avertit même ses lecteurs : « Cette enquête pourrait mettre la pression pour l’instauration d’une taxe sur les grosses fortunes afin de supporter le coût de la crise du coronavirus. Le PTB a déjà soumis une proposition de loi dans ce sens. »

    LA BONNE IDÉE DU PTB QUI CHEMINE À L’ÉTRANGER
    Cette taxe de solidarité « corona » proposée par le PTB inspire au-delà des frontières belges. Le médias français CNews explique ainsi : « Allons-nous vers des taxes "corona" en Europe ? Dans plusieurs pays européens, dont la Belgique, la Suisse, la France ou l’Italie, des partis de gauche réclament une taxe de solidarité sur les grosses fortunes, afin d’éponger une partie des dettes liées à la crise du coronavirus, et protéger les salariés. L’idée est née en Belgique à la fin du mois de mars, avec la proposition du Parti du travail de Belgique (PTB) de mettre en place une contribution exceptionnelle de 5 % sur les fortunes de plus de 3 millions d’euros, ce qui ramènerait 15 milliards d’euros dans les caisses de l’État, selon cette formation politique. L’idée étant d’utiliser ensuite cet argent pour garantir les revenus de tous les travailleurs touchés aujourd’hui par la crise. »

    Des économistes de renom, comme le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz ou Thomas Piketty, auteur du best-seller Le capital au 21ème siècle, défendent également cette idée de taxer les plus riches. Aux États-Unis, les « Piketty Boys » Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, de l’Université de Berkeley (Californie), conseillers des candidats les plus à gauche de la primaire démocrate américaine, ont également imposé, dans le débat politique, la contribution fiscale des grosses fortunes.

    N’oublions pas que, lorsque les riches échappent à l’impôt, c’est la population qui paie. Le mouvement des gilets jaunes en France l’a parfaitement démontré, en dénonçant une taxe carbone socialement injuste, alors que, dans le même temps, le gouvernement supprimait l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune.

    #richesse #Belgique Pas de #ruissellement #inégalités #économie #pauvreté #capitalisme #riches #richesse #fortune #politique #crise #pauvres #paradis_fiscal

    • #MDR : La mention Paiement final et sans recours au #Quebec

      Une résidente de Lévis qui avait cumulé une dette de 5800 $ sur sa carte de crédit a réussi à s’en libérer avec un simple chèque de 100 $.

      La banque Capital One a tenté de récupérer la différence en s’adressant à la Cour des petites créances, mais le juge vient de donner raison à la cliente.

      La femme qui détenait une Mastercard Platine a commencé à avoir des difficultés financières en 2017, à la suite d’un divorce et de la perte de son emploi.

      La Lévisienne accumule alors les défauts de paiement, et le montant de sa créance grimpe rapidement.

      “Paiement final et sans recours”
      En 2018, alors qu’elle est talonnée par l’institution financière pour régler sa dette, la femme demande l’aide de ses parents, qui lui prêtent 100 $.

      Elle transmet alors à Capital One un chèque de 100 $, en prenant soin d’indiquer au verso la mention “Paiement final et sans recours”.

      Après avoir encaissé le chèque, un avocat de la banque communique avec la dame le mois suivant, qualifiant alors de “ridicule” la somme reçue comme un paiement libératoire.

      Jurisprudence claire
      Après avoir analysé le dossier, et la jurisprudence, le juge Christian Brunelle de la Cour des petites créances a donné raison à la consommatrice.

      Selon le magistrat, la banque aurait dû aviser sa cliente de son désaccord avant d’encaisser le chèque.

      Il cite une cause similaire qui établit qu’avant d’encaisser un chèque comme paiement final, “le demandeur aurait dû manifester son opposition et informer la défenderesse qu’il encaissait le chèque, malgré cette mention, et sans pour autant renoncer à réclamer tout solde pouvant encore être dû”.

      Pire pour une banque
      Ces règles doivent s’appliquer avec encore plus de rigueur, selon le juge Brunelle, lorsque le créancier est une institution financière. Les banques ont un statut de professionnelles du prêt d’argent, rappelle le juge.

      Le magistrat indique que la Banque Capital One “est réputée pour connaître l’état de la jurisprudence relative à l’effet juridique de la mention du paiement final, d’autant plus qu’elle agissait par l’intermédiaire d’un avocat”.

      Au surplus, la femme avait ajouté le terme “sans recours”, “rendant même encore plus explicites les intentions de madame”, écrit le juge.

      “Un banquier raisonnablement prudent et diligent, de surcroît insatisfait de l’ordre énoncé au chèque […] aurait plutôt fait valoir ses réticences ou objections auprès de [la débitrice]”, indique le magistrat.

      En plus de rejeter la demande de la banque, le juge a condamné l’institution financière à payer à son ancienne cliente les frais de justice de 101 $.

      #banque #banquier #chèque #dette #argent

    • URBEX : un Hôpital abandonné #gaspillage #consternant
      Les véhicules du SAMU avec leur matériel sont encore là
      https://youtu.be/N8SJ3VQQ5aU

      juil. 2019 – Explorations de plusieurs endroits abandonnés dans le domaine hospitalier en France et en Belgique. Des hôpitaux et véhicules laissés, abandonnés sur des grands terrains hospitaliers. Du matériels neuf jamais utilisé et laissé sur place. Des pièces remplies d’ustensiles de médecine et dossiers de patients. Un constat ironique que l’on retrouve dans nos explorations, alors que les personnels des urgences continuent à sonner l’alerte sur des critères de surcharge, de manque de place et de personnel, de manque de moyens financiers et que d’autres pays manquent cruellement de matériel de soins. La crise hospitalière ne fait que s’alourdir dans tous les pays. Notre observation ne fait que confirmer les désastres futurs dans lesquels notre monde est plongé.

      AdcaZz

      https://bang-bang.tv/revolte/echanges-analyses/decryptages-reflexions/le-gachis-materiel-des-hopitaux-abandonnes

      Collaborations : @lens_pic98 – @chvt_ – @Cyriac AdcaZz : – Facebook : https://www.facebook.com/adrien.adcaz – Email : adcaz75@gmail.com Lampe : Seeker 2 Pro – Lien : https://amzn.to/2JlllC7
      Nous sommes les observateurs de ce monde.

      #Santé #Hôpital #destruction

  • Le choc et la panique à la rescousse des traités pour fragiliser l’Etat
    https://www.investigaction.net/fr/le-choc-et-la-panique-a-la-rescousse-des-traites-pour-fragiliser-let

    Nos gouvernements vont-ils profiter du contexte de la crise pour passer des réformes impopulaires selon la stratégie du choc dévoilée par Naomi Klein ? C’est ce que redoute Carlos Perez. Auteur de L’Enfance sous pression et d’Au-delà du geste technique, il dénonce les atteintes à la démocratie qui pourraient ouvrir la voie à de nouvelles percées du néolibéralisme. (IGA)

     

    Comme le souligne Naomi Klein dans son essai « Stratégie du Choc : La montée d’un capitalisme du désastre », les États profitent et se servent de la crise et de la panique pour s’accorder des pouvoirs spéciaux et mettre en place des réglementations liberticides et par la même occasion affaiblir les services sociaux.

    La stratégie consiste à profiter du choc et de la désorientation pour faire passer des politiques impopulaires. En voici quelques exemples récents en pleine période de pandémie :

    1° En Belgique, le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), veut voir davantage de gens au travail, entre autres dans les secteurs de la construction et des titres-services où le mécanisme du chômage temporaire est, à ses yeux, parfois trop rapidement demandé, a-t-il indiqué mercredi 25 mars au parlement flamand1.
    On voit bien là un confinement de classes sociales à deux vitesses : déjà qu’ils n’ont pratiquement pas de matériel de protection pour sauver leur propre vie, les ouvriers n’ont pas les mêmes droits face à la pandémie.

    2° En France, le Sénat a voté, dans la nuit de jeudi à vendredi (19-20 mars), la loi dite d’adaptation au coronavirus (la loi « urgence coronavirus ») à 252 voix pour, 2 contre, et 90 abstentions. « Ce texte, qui acte le report des élections municipales « au plus tard en juin », constitue une attaque importante contre les droits des travailleurs, tant sur le plan social que démocratique. (…)Macron et son gouvernement instrumentalisent ainsi la crise sanitaire, pour faire les cadeaux dont ils rêvaient au patronat ».2 Entré en vigueur en mars, l’état d’urgence était fixé pour une période de deux mois. Il a ensuite été prolongé jusqu’au 10 juillet.

    3° Les États-Unis, qui n’en sont plus à une folie près, envisagent « pourquoi pas » (puisque ce pays n’a pas forcément de sécurité sociale) ni plus ni moins que de laisser mourir les anciens dans cette période de Coronavirus qui va effectivement toucher un maximum de personnes âgées. « Sacrifier les personnes âgées pour sauver l’économie » ce sont les propos chocs du vice-gouverneur Républicain du Texas, Dan Patrick.
    De plus, ce même pays va utiliser la pandémie pour réduire les libertés individuelles et serrer la vis un cran de plus en annonçant que les personnes qui propagent le virus intentionnellement pourraient entrer dans le champ d’application des lois antiterroristes et être poursuivies au pénal, autant dire presque tout le monde se promenant dans la rue3.

    4° Pour couronner le tout, au Royaume-Uni, l’ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, appelle à la création d’un « gouvernement mondial » pour lutter contre la menace actuelle. Un groupe de travail international « veillerait à ce que les efforts des banques centrales soient coordonnés », selon M. Brown, qui souhaite que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international reçoivent plus d’argent et de pouvoir.

    Sans une minute à perdre les banques sont d’ores et déjà à la manœuvre pour régler les problèmes, quelle ironie !4
Comme on le constate les idées et les projets pour détruire nos droits et nos services sociaux ne manquent pas, même en pleine période de chaos pas un moment de répit chez nos réformateurs libéraux pour placer leurs projets politiques.

    Les traités sont en place depuis pas mal de temps, il faut juste la bonne excuse pour les sortir du placard. Le but inavoué reste inchangé : passer toutes les lois liberticides et proposer des traités toxiques qui doivent déréguler l’État.

    Si nos gouvernements promettent de renforcer les soins de santé, ils assurent aussi qu’il faudra retrouver l’équilibre budgétaire après s’être massivement endetté, en bonne partie pour « rassurer les marchés ». Des milliards d’euros ont ainsi été déversés pour sauver une finance déjà en crise bien avant la pandémie. Le danger, bien réel, est de voir passer de nouvelles réformes et accords qui, une fois de plus, fragiliseront les plus faibles pour tenter de sauver un système qui profite aux plus riches. Nos gouvernements pourraient profiter de la crise pour passer en force des accords impopulaires, parfois négociés en catimini.

    On se souvient comment WikiLeaks avait débusqué l’Accord sur le Commerce des Services (ACS), connu sous son acronyme anglais TiSA (pour Trade in Services Agreement), concocté en douce en 2013 à l’initiative des États-Unis et de L’Australie.

    « TISA quatre lettres qui vont changer le monde ou qui font peur ? TISA serait l’accord fondateur du commerce mondial libéré des grandes contraintes des États d’une cinquantaine de pays, dont les États-Unis et l’Union européenne ».

    « C’est en 2013 que les négociations TISA ont vraiment commencé. Les négociateurs sont représentatifs de 70% du commerce mondial. Et le traité porte sur le lissage des règles communes, ouvrant ainsi les portes à un desserrement des liens qui entravent les entreprises en activités dans le secteur des services »5.

    C’est un marché mondial de 44.000 milliards de dollars, selon le département du Commerce américain. Les services représentent plus des trois quarts du produit intérieur brut (PIB) des pays développés (75% aux États-Unis et 78% dans l’Union européenne).

    Mais au plan du commerce international les exportations de services sont bien moins élevées que celles des marchandises et c’est peut-être là que le bât blesse. Il faut libéraliser cette caverne d’Ali Baba seul. Les services de l’État du ressort exclusif du régalien sont exclus de la négociation.

    Sinon tout est sur la table : services financiers, commerces de détail, transports maritimes et routiers, conseils, approvisionnements en énergie, santé, éducation, gestion de l’eau, etc. bref tous nos services sociaux sont susceptibles d’être privatisés et libéralisés. Voilà l’imposture qui peut nous tomber sur la tête si nous ne prenons pas le dessus très rapidement sur la peur du moment et repartons sur nos propres revendications chacun dans son secteur. Une doctrine de choc qui spécule sur les catastrophes et qui va encore approfondir les inégalités pourrait nous être imposée.

    Dans mon secteur d’activité, le sport, parent pauvre des services sociaux, cette stratégie de dérégulation est depuis bien longtemps en action par le truchement du partenariat public-privé (« PPP ») dans l’investissement de mégaprojets d’infrastructures. Une façon sournoise de socialiser les pertes tout en privatisant les bénéfices, ce sont des millions d’argent public qui sont détournés. 

    Si on veut penser à l’après-crise, chacun doit le faire dès maintenant dans chaque secteur et se poser les bonnes questions. Dans le domaine du sport, prendre réellement soin de la population est une urgence que tout le monde a bien comprise. À travers cette crise, qu’est-ce que cela signifie ? C’est à ce stade qu’intervient ma modeste contribution.

    Les solutions sont à portée de main et ne vont pas forcément dans le sens des grandes rencontres sportives de prestige qui devraient démarrer très vite et redonner des jeux et du pain à la plèbe pour masquer la tragédie et l’irresponsabilité de nos représentants politiques. 
Ce confinement nous a bien démontré à quel point le sport-compétition est futile et inutile et que l’éducation motrice sanitaire, la culture physique était le meilleur outil à notre disposition pour favoriser et surmonter les altérations physiques et psychologiques dues au confinement, en plus de permettre une meilleure adaptation et résilience individuelle et collective et donc un véritable outil de santé publique.

    Si on parle du sport comme outil de santé publique, il faut au contraire et inéluctablement dans ce secteur clé de la prévention s’orienter vers des revendications claires. Le sport n’est pas une marchandise, mais un droit, le droit au bien-être, aux soins et à la santé pour tous et accessible à tous : 

    1° Cela commence par une planification intégrée : mettre au service de la population et prioritairement de nos anciens et de nos jeunes une vraie prévention sanitaire. Cela semble véritablement nécessaire comme on l’a constaté dans cette dure épreuve de pandémie où le taux de morbidité critique a été une cause de l’inflation de personnes en danger de mort.

    Avec l’aide de tous les professionnels de la prévention, de l’hygiène et de la santé, médecins nutritionnistes spécialistes de la motricité, tous doivent collaborer c’est-à-dire dans les petits clubs et dans les petites structures qui s’occupent de plus de 90% des affiliés dans le sport et pas au service des clubs de première division qui ont des budgets cotés en bourse et qui représentent une infime minorité de personnes. La santé de tous doit passer avant l’argent de quelques-uns. 

    2° Il faudrait mutualiser toutes les ASBL qui représentent plus de 90% des affiliés et les organiser en coopératives en y développant pourquoi pas une véritable politique de masse salariale au lieu de la comprimer , ASBL qui bien souvent pour fonctionner ont du personnel bénévole précarisé et instable et où les gens doivent faire don de leur argent et de leur travail. Ce sont des milliers d’heures non rétribuées, en gros ce sont des sous-traitants de l’État paupérisés et marginalisés.

     
3° Même si la mesure peut paraître radicale sur la forme, sur le fond elle est essentielle et empreinte de justice sociale, les multinationales ne peuvent pas avoir la clé de notre santé : réquisitionner toutes les structures de grandes marques « Low Cost » disséminées à travers le pays et les mettre à la disposition du citoyen comme service public pour soutenir les populations dans les quartiers en y incorporant une véritable masse salariale c’est-à-dire des salariés compétents et au service de tous. 

    Généraliser la question d’utilité publique au sport qui est un outil d’émancipation, d’hygiène et de progrès social, est la seule démarche logique saine et indispensable, le constat est très clair et largement partagé. Ce secteur, en dehors de la compétition, du tri, de la sélection et de la relégation, est un outil essentiel pour renforcer la colonne vertébrale sanitaire, pour sortir de périodes difficiles voir d’émulation générale. Si l’utopie est le début de la transformation, alors soyons utopiques et préparons notre avenir, l’intelligence collective viendra toujours d’en bas !

    Fils d’immigrés espagnols ayant fui le franquisme pour travailler dans les mines de Belgique, Carlos Perez est préparateur physique. Il a notamment animé un centre sportif dans un quartier populaire de Molenbeek. Il y a été confronté à des problèmes récurrents qui l’ont amené à questionner l’impact de notre modèle économique et de notre système scolaire sur la santé des jeunes et des travailleurs. Dans son dernier ouvrage qui vient de paraître chez Aden http://www.aden.be/index.php , Carlos Perez lance les bases d’une nouvelle pratique, l’écomotricité, pour un développement durable de l’être humain.

    #néolibéralisme #capitalisme #capitalisme_du_désastre #Stratégie_du_Choc #Angleterre #Belgique #France #USA #ACS #TISA #PPP #Sport #pandémie #covid-19 #coronavirus #santé_publique #low_cost

    • Près de 2 députés européens sur 3 ne déclarent pas de rencontres avec des lobbyistes
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_rencontres-lobbyistes-et-deputes-europeens-le-lent-chemin-vers-la-transp

      Plus de 35.000 lobbyistes gravitent autour des institutions européennes, à Bruxelles : du représentant de Google à celui des producteurs de patates, des activistes pour les droits humains à l’industrie navale, de Greenpeace à Total, ils tentent de peser sur les décisions politiques de l’Union.

      Un travail discret mais intensif : à Bruxelles, les lobbys ont un budget cumulé de 1,5 milliard d’euros par an.

      Restent-ils dans les clous, pour influencer la fabrication des lois ?

      Un code de conduite encadre les contacts de ces lobbys avec les politiques et les fonctionnaires européens. Des règles qui ont été renforcées l’an dernier dans les institutions européennes, à la Commission et au Parlement. Les institutions sont-elles pour autant devenues transparentes ?

      Un rapport de l’ONG « Transparency International » (un lobby… sur le travail de lobbying) au sujet du Parlement européen montre qu’il reste du chemin à faire.

      63% des députés européens ne déclarent pas leurs rencontres
      Depuis un an, les députés européens sont invités à inscrire dans un registre informatique les réunions qu’ils tiennent avec des lobbyistes.

      C’est obligatoire pour les parlementaires qui sont en première ligne sur un dossier : ceux qui sont Président ou Rapporteur d’une Commission parlementaire (des rôles clefs dans la fabrication d’une loi européenne), ou ceux qui mènent le travail législatif sur un dossier pour un groupe politique.

      Les autres eurodéputés ne sont pas obligés de publier leurs réunions avec les lobbys, mais ils sont invités à le faire.

      Selon le comptage de « Transparency International », en un an, 259 députés européens ont fait le pas, sur les 704 : c’est 37% de l’hémicycle.

      63% des députés européens n’ont donc publié aucune de leurs rencontres.

      De grands écarts entre Etats…
      « Transparency International » constate de grands écarts selon les Etats de ces députés européens.

      Aux extrêmes, 90% des députés de Suède ont pris le pli de communiquer leurs contacts avec des groupes d’intérêts. Tandis qu’aucun député croate ou chypriote n’a déclaré de rencontre, en un an.

      « Les pays du nord, la Suède, le Danemark, la Finlande sont assez transparents » commente Raphaël Kergueno, pour Transparency International, « mais d’un autre côté, il y a des pays à la traîne ». Et il épingle l’Italie, l’Etat qui envoie le plus d’Eurodéputés au Parlement européen après l’Allemagne et la France : 76 élus. « En Italie, moins de 7% des députés européens publient des rencontres avec des lobbyistes. »

      La Belgique, pour sa part, affiche un bilan mitigé. Ni cancre, ni exemplaire.

      52% des eurodéputés belges publient leurs rencontres : Pascal Arimont (Christlich Soziale Partei), Marc Botenga (PTB), Geert Bourgeois (N-VA), Saskia Bricmont (Ecolo), Petra de Sutter (Groen), Cindy Franssen (CD&V), Philippe Lamberts (Ecolo), Kris Peeters (CD&V), Frédérique Ries (MR), Johan Van Overtveldt (N-VA) et Marc Tarabella (PS).

      Et les autres ? Ceux que nous avons pu joindre se disent tous « favorables » à l’exercice, tout en n’ayant pas encore publié de réunion. Certains rappellent, au détour de justifications souvent administratives, que ce n’est pas obligatoire.

      Marie Arena (PS) a rejoint le mouvement dans la foulée de ce rapport. Elle évoque « un enregistrement en interne mais pas sur le site du Parlement, à cause de contraintes logistiques. Un souci à présent corrigé ».

      Olivier Chastel (MR) explique qu’il a fait le choix de ne pas recevoir de représentants des lobbys : « Etant actif dans les commissions budget et de contrôle budgétaire, mes rencontres se font principalement avec les différentes instances de l’Union comme la Commission européenne ou la Cour des comptes, et ces rencontres ne doivent pas être indiquées », explique-t-il.

      Benoît Lutgen (cdH) dit compter aujourd’hui très peu de réunions « avec des lobbys en tant que tels », rien qui ne justifierait d’être publiés. Il assure qu’il en fera état lorsque ce sera le cas.

      Son de cloche semblable chez Assita Kanko (N-VA). Elle invoque le lent démarrage de la législature et le confinement, des débuts de mandat qui ne l’ont pas exposée aux rencontres avec des lobbyistes. Mais si de telles rencontres se présentaient à présent, « je déclarerai bien entendu tout entretien comme prévu » assure-t-elle.

      La Belgique, bientôt plus exemplaire que la Suède ?

      … et entre groupes politiques
      Des différences importantes sont perceptibles aussi entre groupes politiques du Parlement européen.

      Deux familles politiques comptent une majorité de députés actifs sur le registre de transparence, le groupe des verts (Green-EFA avec 91% des députés qui ont publié au moins une réunion) et le groupe des libéraux-centristes Renew Europe (57%).

      Dans tous les autres groupes, une minorité d’élus ont fait la démarche.

      Pourquoi ces réticences ?
      Elles peuvent être liées à plusieurs facteurs : une hésitation à investir du temps dans une démarche administrative qui n’est, la plupart du temps, pas légalement obligatoire. Une culture de la transparence encore faible dans certains Etats.

      Des eurodéputés estiment que c’est une atteinte à leur liberté d’élu, à leur droit de consulter qui ils veulent sans devoir en faire état. Ils peuvent également trouver difficile d’assumer publiquement certaines rencontres avec certains lobbys.

      Mettre cartes sur table
      Daniel Freund est un ancien de transparency International, à présent passé de l’autre côté : il est devenu parlementaire européen. Son cheval de bataille reste la transparence du travail politique européen. Il plaide pour une publication la plus large possible des rencontres avec les lobbys.

      Des rencontres qui, souligne-t-il, sont nécessaires pour un élu.

      « Rencontrer des lobbys, ça fait naturellement partie de la démocratie. Quand je prends une décision sur une certaine loi, comme député européen, il faut que j’aie parlé aux personnes concernées. Aux citoyens, aux entreprises concernées, aux organismes de protections des consommateurs, etc. Et si je fais bien mon travail, j’entends tous les arguments et puis je prends une décision en étant bien informé. »

      Mais ce processus doit être transparent, insiste-t-il, pour percevoir qui pèse sur les décisions de qui. « Je trouve qu’en dehors des périodes électorales, les citoyens ont le droit de savoir comment je vote et avec qui je parle. Et cela m’aide aussi à travailler » dit Daniel Freund. Parce que lister ses entrevues permet d’avoir à l’esprit qui on voit et qui on a tendance à ne pas écouter.

      Un chantier entamé, pas terminé
      Ceux qui regardent le verre à moitié plein souligneront que 37% des eurodéputés, c’est un bon début, d’autant que l’on partait de rien et que cette publication des contacts avec les lobbys n’est pas obligatoire pour la plupart des députés européens.

      Ceux qui regardent le verre à moitié vide relèveront que 63% des eurodéputés ne se livrent pas à un exercice pourtant peu contraignant puisqu’il ne s’agit que de mentionner le lobby, le sujet de discussion et le moment.

      Et ils épingleront d’autres améliorations à apporter.

      Au Parlement européen, « Transparency International » déplore un manque de contrôle des déclarations de députés qui sont contraints à l’exercice. Et une légèreté des sanctions pour ceux – lobbys ou élus — qui franchiraient la ligne rouge : acceptation de cadeaux, rencontres non-déclarées alors qu’elles auraient dû l’être, lobby qui aborderait des élus sans clarté sur son identité, etc. Aujourd’hui un lobby au comportement douteux risque, dans les faits, un retrait temporaire de son badge d’accès aux institutions, rien de plus.

      L’ONG demande que progresse le projet d’une autorité indépendante pour faire respecter les règles sur les rapports lobbys/UE. Une autorité dont l’action serait étendue aux trois institutions : le Parlement mais aussi la Commission européenne et le Conseil.

      #ue #union_européenne #Bruxelles #Députés #Députés_européens #Transparency_International #eurodéputés #Suéde #Croatie #Chypre #Suède, #Danemark, #Finlande #Italie #Allemagne #commission_européenne #conseil_européen #transparence #lobbying #lobby #influence #lobbies #corruption #politique #multinationales

  • Quantité de plomb anormalement élevée dans le sang des enfants habitant près d’Umicore à Hoboken
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2020/07/04/quantite-de-plomb-anormalement-elevee-dans-le-sang-des-enfants-h

    Les enfants qui vivent près de l’usine Umicore dans le district d’Hoboken près d’Anvers ont un taux de plomb dans le sang plus élevé qu’il y a six mois. C’est ce que révèle la Gazet van Antwerpen, ce samedi. Une exposition prolongée au plomb peut causer des dommages au système nerveux, des problèmes de comportement et une déficience mentale.

    Les environs de l’usine sont contaminés depuis de nombreuses années à cause de l’exploitation de métaux lourds comme le plomb et le cadmium. Le taux de plomb dans le sang des enfants originaires des quartiers Moretusburg et Hertogvelden, à Hoboken, est suivi de près depuis plusieurs années.

    Lors de la précédente mesure à la fin de l’année dernière, la moyenne était encore d’environ 3 microgrammes de plomb par décilitre de sang, la limite étant de 5 microgrammes.

    Mais lors des dernières mesures, la moyenne était de 6 microgrammes. Chez vingt enfants, cette valeur était supérieure à 10, quatre d’entre eux avaient même plus de 20 microgrammes de plomb par décilitre de sang dans leur corps. « C’est une exposition que nous devons réduire », déclare Vera Nelen, présidente du groupe de travail médical à Hoboken.

    « Il n’y a pas de danger aigu. Mais nous savons que le plomb peut avoir un effet négatif sur le développement du système nerveux des enfants, même à des niveaux inférieurs, surtout lorsque l’exposition à un tel niveau est prolongée ».

    Effet du confinement ?
    On recherche à présent une explication à cette hausse soudaine. Les résultats sont étonnants car l’usine est à l’arrêt depuis un incendie début mars. Cependant, le taux de plomb dans l’air avait légèrement augmenté après cet incendie et avec la fermeture des écoles, les enfants ont passé plus de temps dans le quartier.

    Une cause possible de la forte augmentation du plomb dans le sang des enfants est le vent violent du sud-ouest du printemps dernier qui a soufflé de la poussière de l’usine vers les zones résidentielles. Et depuis le confinement à la mi-mars, les enfants sont également restés presque jour et nuit chez eux, ce qui a augmenté les risques d’exposition. 

    Le groupe de travail médical de Hoboken conseille aux familles avec enfants de faire une petite excursion en dehors de leur quartier cet été. « Pas nécessairement très loin. Il vaut mieux se promener juste en dehors de son quartier que de rester tout le temps dans le même quartier ». On leur conseille donc de faire du vélo ou de se promener dans un parc à proximité.

    #confinement #plomb #cadmium. #umicore #santé #pollution #enfants #saturnisme #Belgique #Flandres #Hoboken #Anvers
     

  • Le Système B : Comment voler l’argent des Français sous couvert de charité ?
    https://www.youtube.com/watch?v=lfBJawIzFjU

    En dehors de tout cadre juridique Brigitte Macron utilise l’argent des Français pour des « œuvres caritatives » qui servent plus la communication du couple présidentiel que l’intérêt national.
    C’est du népotisme, du vol et de l’hypocrisie : pendant que son mari détruit les services publics, elle fait croire que le couple se soucie du social… avec l’argent du contribuable.
    N’importe quelle femme d’élu local qui ferait de même serait immédiatement poursuivie pour détournement de fond et abus de bien social… qu’attendons-nous ?

    #brigitte_macron #EnMarche #fric #scocial

    • [Doc à Voir] - Le Cartable De Big Brother.

      https://www.youtube.com/watch?v=d-t8gl68Jtw

      L’enquête, aussi édifiante qu’inquiétante, menée en France et en Belgique par Francis Gillery, démontre que, loin des simples restructurations dans le domaine de l’édition, une véritable révolution s’est engagée, qui conduira, à court terme, à la disparition pure et simple du système éducatif actuel.
      Depuis une dizaine d’années, la très influente Table Ronde des Industriels Européens (ERT) appelle à multiplier les partenariats entre les écoles et les entreprises et réclame des responsables politiques qu’ils réfléchissent à « la manière d’adapter globalement les systèmes d’éducation et de formation permanente aux défis économiques ».
      Ce puissant lobby patronal pèse de tout son poids afin d’impulser une réforme draconienne des systèmes éducatifs du Vieux Continent. L’ERT investit dans la connaissance par l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans les écoles européennes.
      Le document révèle pour la première fois les décisions qui sont prises à l’insu des citoyens par les technocrates européens en matière de mise au point d’un « système européen d’accréditation des connaissances » destiné à remplacer les diplômes nationaux, mais aussi à « ficher » le parcours éducatif et professionnel de tout un chacun. Francis Gillery, avec Jacques Attali, Gérard de Sélys dénoncent cette machination qui se trame sans aucun débat démocratique, cette vision libérale de l’enseignement où le savoir n’y aura droit de cité que s’il génère du profit

      Année de production : 1998
      Catégorie : UE – éducation – privatisation - mondialisation
      Réalisateur : Francis Gillery
      Producteur : Les Films à Lou, France 3

      #école #connaissance #diplômes #éducation #ue #union_européenne #ERT

    • #Belgique : La loi dépénalisant l’IVG Pierre Kroll

      Report du vote sur la dépénalisation de l’avortement : « Une gifle » pour les femmes, dénonce Sophie Rohonyi (DéFI)
      https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_report-du-vote-sur-la-depenalisation-de-l-avortement-une-gifle-pour-les-

      Les opposants à la proposition de loi dépénalisant et assouplissant les conditions de l’avortement ont obtenu ce jeudi de consulter le Conseil d’Etat sur de nouveaux amendements.
      Ils étaient plus de 50 députés, issus de la N-VA, du CD&V, et du Vlaams Belang, à soutenir la demande. Le cdH était favorable à cette requête mais n’a pas pris part au scrutin.
      Le vote final de la proposition, attendu ce jeudi, est une nouvelle fois reporté. Invitée de La Première ce vendredi matin, Sophie Rohonyi, députée fédérale DéFI, dénonce « une gifle » pour les femmes, pour les médecins et pour les acteurs de terrain qui leur viennent en aide.

      Des amendements « qui n’apportent rien de neuf »
      « Je n’en ai pas dormi. Ce travail était abouti, on avait une majorité. Le texte était consensuel et porté par 8 partis de gauche comme de droite, du nord et du sud du pays », ajoute-t-elle.

      Pour l’élue DéFI, « il fallait tenir compte d’une réalité : le rôle du législateur, c’est d’être pragmatique. Chaque année entre 500 et 1000 femmes doivent se rendre aux Pays-Bas [pour avorter] parce que les conditions légales en Belgique sont trop strictes. On doit pouvoir répondre à la détresse de ces femmes, quand bien même elles sont minoritaires ».

      Sophie Royoni dénonce alors « des amendements déposés par la N-VA, le CD&V et le cdH qui n’apportent absolument rien de neuf par rapport à ce qui a déjà été validé à deux reprises en commission ».

      « Du marchandage politique sur le dos des femmes »
      La députée DéFi s’indigne face à la réaction du CD&V qui a fait barrage dans un contexte de formation d’un gouvernement fédéral. « On ne fait pas du marchandage politique, encore moins du chantage, sur le dos des femmes », estime-t-elle. Tout en interrogeant : « En quoi bloquer cette avancée va pouvoir débloquer la crise politique dans laquelle on se trouve depuis un an ? »

      « On est revenu en 2019 avec des textes pour supprimer les sanctions pénales à l’égard des médecins et des femmes, mais aussi pour assouplir les conditions », rappelle Sophie Rohonyi. Pour elle, il est « regrettable que ça bloque. Une minorité refuse de voir une majorité parlementaire qui s’est dégagée ».

      #ivg #femmes #avortement #contraception #santé #catholicisme #droits_des_femmes #misogynie #religion #anti-ivg

  • (1) Une Union européenne aveuglément blanche - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2020/06/29/une-union-europeenne-aveuglement-blanche_1792644

    Neuf policiers belges, en pleine affaire George Floyd, se sont illustrés en bousculant sans ménagement une députée européenne noire, âgée de 70 ans, qui a eu la mauvaise idée de vouloir filmer l’interpellation manifestement agitée de deux jeunes Noirs près de la gare du Nord, à Bruxelles, le 16 juin. L’élue écologiste allemande d’origine malienne, Pierrette Herzberger-Fofana, a raconté lors de la session plénière du Parlement du 17 juin comment quatre policiers lui ont arraché son téléphone puis l’ont « brutalement » plaquée contre un mur, les jambes écartées, les mains en l’air : « J’ai dit que j’étais députée au Parlement européen, mais ils ne m’ont pas crue. Alors qu’ils avaient en main le laissez-passer du Parlement et mon passeport allemand, ils m’ont demandé ma carte de résidence en Belgique. » Pour elle, aucun doute, elle a été victime d’un « acte discriminatoire à tendance raciste ».

    #violences_policières #discrimination #racisme #Belgique

  • Les pêcheurs de crevettes à cheval d’Oostduinkerke comptent une deuxième femme parmi eux
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2020/06/30/les-pecheurs-de-crevettes-a-cheval-d-oostduinkerke-comptent-une

    Après une formation de deux ans, Katrien Terryn (photo), 27 ans, a brillamment réussi lundi son examen pour rejoindre les pêcheurs de crevettes à cheval d’Oostduinkerke (Flandre occidentale). Elle est la deuxième femme en Belgique à exercer cette profession hors du commun et reprise sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.


    Katrien Terryn s’est formée durant deux ans auprès d’un pêcheur reconnu par la commune. Elle a passé toutes les étapes de la procédure avec brio. « Ce n’était pas facile de parvenir à tout faire », expliquait la jeune femme à Radio 2 (VRT). « Sauter rapidement sur le dos du cheval, tamiser les crevettes … tout cela est très important ». Elle avoue que le métier est physiquement éprouvant.

    Mais d’après le pêcheur Eddy D’Hulster, c’est avant tout l’amour du cheval et de la mer qui est déterminant pour ce métier exceptionnel. « Si vous voulez sentir la mer à vos pieds et que vous adorez les chevaux, vous devenez pêcheur à cheval », confirme Katrien Terryn.

    Depuis 2015, l’accès à cette profession est ouvert aux femmes, qui sont désormais deux dans l’équipe. « J’ai toujours aimé les chevaux et Oostduinkerke. Mon compagnon m’a appris à pêcher avec ces chevaux et je découvre tous les jours les ficelles du métier. C’est ma passion », confie encore Katrien Terryn.

    La pêche à la crevette à dos de cheval est un métier reconnu et une tradition reprise dans la liste de l’Unesco du patrimoine mondial.
    #pêche #crevettes #crevette #Flandre #Belgique #poisson #femmes #sexisme #féminisme #travail #discrimination #inégalités #femme #Victoire

  • Chaque jour, 7 hectares de vert disparaissent sous le béton en Flandre
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2020/06/29/chaque-jour-quelque-7-hectares-de-vert-disparaissent-sous-le-be

    Le parti écologiste Groen constate qu’un nombre accru d’espaces ouverts en Flandre sont victimes de nouvelles constructions et d’une bétonisation. Les verts se basent pour cela sur les chiffres du bureau belge de statistiques Statbel. L’an dernier, quelque sept hectares en moyenne par jour ont été soustraits à la nature en Flandre, soit 30% de plus que l’année précédente. La députée flamande Mieke Schauvliege (Groen) met en garde : cette tendance qui repart à la hausse favorise le dessèchement du sol en Flandre, alors que la Région souffre de plus en plus de la hausse des températures et d’une pénurie d’eau. Elle appelle la ministre à l’Environnement, Zuhal Demir (N-VA), à mettre un frein à la bétonisation de la Flandre.

    Nous demandons un cadre juridique qui interdise à l’avenir la construction dans les espaces ouverts en Flandre", précisait Mieke Schauvliege ce lundi dans l’émission « De ochtend » sur Radio 1 (VRT). « Le gouvernement flamand l’a déjà annoncé de très longue date, mais il n’arrive pas. C’est pourtant très important, certainement pour lutter contre la sécheresse. Chaque goutte d’eau qui tombe sur du béton n’entre pas dans le sol, et celui-ci dessèche. Il reste très difficile de combattre la sécheresse ».

    Les espaces ouverts sont encore toujours réquisitionnés pour construire des habitations, mais aussi des entreprises, des routes et infrastructures. « C’est une véritable accélération de la bétonisation au lieu de l’interdiction de couler davantage de béton » qui est annoncée depuis longtemps, souligne Mieke Schauvliege. « Les 7 hectares sont le solde. Aucun nouvel espace vert ne vient s’y ajouter ».

    Mieke Schauvliege reproche à la ministre Zuhal Demir de ne pas encore avoir entrepris de réaliser un cadre politique pour modifier la façon de construire en Flandre. « La seule initiative qui avait déjà été mise sur la table est un mauvais décret qui, d’après les experts, a l’effet inverse de celui recherché et favorise donc la construction dans les espaces ouverts », précise la députée flamande. Elle demande que ce décret soit adapté. « Dans l’attente du cadre juridique, nous demandons d’arrêter de construire dans des espaces verts isolés qui sont cruellement nécessaires pour lutter contre la sécheresse ».
    . . . . . . .
    bétonisation #agriculture #béton #des_grands_projets..._inutiles_ #terres #urbanisme #immobilier #sécheresse #béton #écosystèmes #Belgique #Flandres #destruction #projet_inutile #politique

  • Le confinement aveugle et policier, à la française, aberration humaine, sanitaire, a été mortifére.
    http://federations.fnlp.fr/spip.php?article2021

    De nombreux articles de la presse qui vous informe, prétendent que le confinement aurait « sauvé des vies », et aussi qu’il faut « craindre une deuxième vague » d’épidémie parce que « l’immunité collective serait insuffisante ».

    En réalité, l’épidémie se termine en France comme partout en Europe. Il n’y aura pas de vraie deuxième vague de Covid19, car cela n’est jamais observé dans les maladies virales. Il ne faut pas confondre deuxième vague et saisonnalité d’une maladie.

    On nous serine avec l’immunité collective.
    L’observation des épidémies précédentes montre que l’immunité collective ne détermine presque jamais leur évolution. On vous parle aussi de l’arrivée des tests, mais Ils n’ont aucun d’intérêt si l’épidémie est terminée. Ces test ne seront qu’un des moyens de perpétuer la peur en France, justifier la suppression de nos libertés, nous maintenir dans l’angoisse de nouvelles contaminations.

    Contrairement aux prédictions issues des simulations qui l’ont motivé, le confinement policier violent n’a ni ralenti, ni diminué la propagation de l’épidémie. Plutôt que de croire aux annonces de propagande basées sur les succès virtuels de modélisations mathématiques biaisées, il faut regarder les faits réels, les faits observés, les faits constatés.

    La comparaison de l’évolution de l’épidémie en Belgique et aux Pays-Bas, proches par leur situation géographique et leurs modes de vie, est particulièrement frappante et questionne une fois de plus sur l’utilité même du confinement.

    Les Pays-Bas, qui n’ont pas restreint les libertés publiques, bénéficient de la même régression (83%) de l’épidémie et dans les mêmes délais que la Belgique confinée policièrement. Les Pays-Bas c’est 344 décès par million d’habitants contre 810 en Belgique.

    Les données publiées par l’OMS prouvent que la propagation de l’épidémie n’a été ni retardée, ni amoindrie par le confinement aveugle dans aucun des pays qui l’ont imposé à leur population.

    Ceux qui prétendent que le confinement aurait évité l’accélération, protégeant de fait d’une surcharge des hôpitaux, sont démentis par les faits que démontrent les résultats comparés entre pays voisins de même culture.

    Le confinement aveugle a été délétère.
    D’après les données publiées par l’OMS le 30 mai 2020, la mortalité directe du Covid19 est beaucoup plus élevée dans les pays qui ont pratiqué le confinement aveugle (sans séparer les porteurs de virus des autres) et autoritaire (avec contrôle policier), que dans ceux qui ont pratiqué la quarantaine ciblée (réservée aux seuls porteurs de virus) et fait confiance à leurs citoyens (conseillés et non astreints à domicile).

    En adoptant les mesures sanitaires de l’Allemagne, nous aurions probablement 23.000 morts de Covid19, en moins à déplorer. Et sans aucune mesure sanitaire, à l’instar des Pays-Bas, nous pourrions avoir eu 6.100 morts directes du Covid19 en moins.

    le confinement aveugle et policier à la française n’a pas été suivi du moindre ralentissement des contaminations dans aucun des pays qui l’a pratiqué. La baisse des contaminations a été observée bien plus tard (5 semaines) et naturellement de la même manière dans les pays confinés ou pas.

    La comparaison entre la Belgique et les Pays bas permet de suggérer même que le confinement strict accélère les contaminations.

    Nous sommes en fin d’épidémie et les quelques cas encore décelables ne justifient en aucun cas de bloquer 67 millions d’habitants. En revanche, ils justifieraient d’un traitement efficace, utilisé dans le monde entier.

    A ce surplus de mortalité directe lié à ce confinement violent et aveugle, il convient d’ajouter les victimes collatérales et en particulier les malades souffrant de pathologies chroniques (cancéreux, cardiaques, déprimés) qui ont subi l’arrêt des traitements prévus, arrêt imposé par le gouvernement français. Ajoutons aussi les nouveaux malades qui n’ont pas pu être diagnostiqués, ni traités du fait de l’interdiction d’opérer les malades non reconnus urgents par les agences régionales de santé.

    Alors que l’épidémie se termine et que les hôpitaux sont aux trois quarts vides, le plan blanc a interdit jusque récemment aux chirurgiens d’opérer. Combien de morts supplémentaires ?

    Dans toute l’histoire de l’humanité la lutte contre les épidémies repose sur l’hygiène, la compréhension des modes de propagation des maladies infectieuses, la mise en place de mesures efficaces de désinfection et la séparation des porteurs de germes de la population saine par la quarantaine des malades, pas celle des biens portants.

    Le confinement aveugle de toute une population tel qu’il nous a été imposé est une mesure connue pour être inefficace.
    En France, elle avait été utilisée pour la dernière fois lors de la peste de Marseille entraînant la mort de la moitié de la population de la ville, sans empêcher la diffusion de la maladie à toute la Provence avec 70.000 victimes supplémentaires.

    Cette méthode du passé, remise à la mode par la dictature chinoise, avait été présentée par le mathématicien-prophète de l’OMS, Neil Ferguson comme la méthode la plus efficace de lutte contre l’épidémie. Personne n’avait apparemment pas envisagé que le confinement d’un adulte malade à la maison (avec seulement du doliprane comme traitement) constituait le meilleur moyen de contaminer toute la famille, les voisins, les soignants.

    Il eut fallu réfléchir à l’illogisme d’enfermer soignants, policiers ou agents de transport RATP, bus, etc. exposés à de fortes charges virales qui vont et viennent avec leurs familles bloquées à domicile, en milieu clos peu aéré.

    Soulignons que les autorités nous ont vanté, tout au long de cet enfermement liberticide accompagné de mesures humiliantes, le modèle de Wuhan.

    Mais les Chinois, eux, recherchaient avec opiniâtreté les citoyens fiévreux dans les appartements et extrayaient les personnes suspectes pour les isoler rapidement de leur famille.

    Le gouvernement français n’a retenu que l’autoritarisme chinois, mais pas la logique sanitaire.
    On constate que l’étendue de l’infection (5 817 385) et la mortalité mondiale du Covid19 (362 705) au 30 mai, se situent dans la fourchette basse des grippes saisonnières (environ 20 millions d’infectés et 290 000 à 550 000 morts). On déplorera que les mesures injustifiées pour lutter contre une fausse pandémie aient créé une vraie misère à venir.

    Rappelons enfin que les ARS, ayant refusé de transférer les malades dans les lits privés (sauf en IDF dans quelques établissements), ont préféré jouer à la guéguerre à coups d’hélicoptères, et de TGV avec transferts en France ou à l’étranger.

    Le lobby de la peur essaie d’entretenir la panique créée par les médias et le gouvernement, afin de maintenir notre soumission et l’abandon de notre bien le plus précieux, notre liberté.

    #violence #EnMarche #France #confinement #coronavirus #covid-19 #surveillance #Epidémie #pandémie #police #Pays_Bas #Belgique #prison #virus #maladie #politique

    • L’étendue de l’infection (5 817 385) et la mortalité mondiale du Covid19 (362 705) au 30 mai 2020, se situent dans la fourchette basse des grippes saisonnières (environ 20 millions d’infectés et 290 000 à 550 000 morts).

      – Pays Bas : 352 décès par million d’habitants.
      – Belgique : 844 décès par million d’habitants.
      – France : 437 décès par million d’habitants (29 663 morts officiellement, mais il manque les décès dans les Ehpads, probablement plus de 10 000, sans compter ailleurs).
      – Royaume uni : 656 décès par million d’habitants.
      – Allemagne : 108 décès par million d’habitants.
      – Danemark : Idem Allemagne.
      – USA : 328 décès par million d’habitants.
      Chiffres wikipédia au 23 Juin 2020

  • Durant le confinement, un applaudissement sur cinq revenait à un migrant - La Libre
    #Covid-19#migrant#migration#belgique#travail

    https://www.lalibre.be/debats/opinions/un-applaudissement-sur-cinq-revenait-a-un-migrant-5eeceb9c9978e21bd09c57f0

    Les personnes migrantes ont joué un rôle clé dans les secteurs dits « essentiels » durant la pandémie. Pourtant, leurs contributions et difficultés sont trop souvent ignorées.

  • « Unsere heutige Gesellschaftsform produziert sehr viele Störungen » | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Unsere-heutige-Gesellschaftsform-produziert-sehr-viele-Stoerungen-4667052.html

    Der Psychologieprofessor und Bestsellerautor Paul Verhaeghe erklärt, dass Umwelt, psychische und körperliche Gesundheit stärker zusammenhängen, als wir das bisher dachten

    Paul Verhaeghe ist Professor für Psychodiagnostik an der Universität Gent in Belgien. Im ersten Teil des Gespräches ging es darum, wie Psychologie und Psychiatrie auf soziale Anpassung abzielen. Jetzt fahren wir mit dem Nutzen pharmakologischer Behandlungen fort.
    ...
    Gegen Ende würde ich gerne noch darauf hinaus, wie wir Ihrer Meinung nach den bisher besprochenen Herausforderungen der psychischen Gesundheit begegnen sollten. Welche Lösungsansätze schlagen Sie vor?

    Paul Verhaeghe: Wir dürfen sicher nicht die Fehler der Anti-Psychiatrie aus den 1960er Jahren wiederholen. Damals wurden alle Menschen mit Problemen als Opfer einer schlechten Gesellschaft dargestellt. Die Vertreter dieser kritischen Strömungen stellten sich sozusagen zusammen mit den Patienten vor die Klagemauer. So hilft man aber niemandem.

    Ich denke, dass wir zwei Dinge tun müssen: Einerseits dem individuellen Patienten helfen - dann aber bitte anders, als es heute so oft geschieht. Heute wird zu viel auf die Symptome geschaut und zu wenig nach den Ursachen gesucht. Und diese gehen immer über das Individuum hinaus und haben auch mit der Umgebung zu tun. Dann stellt sich die Frage, wie man dem oder der Betroffenen dabei helfen kann, etwas an dieser Umgebung zu verändern. In der Praxis funktioniert das auch. Ich arbeite schon lange nicht mehr nur individuell, sondern kontextuell, aber immer noch aus meiner psychoanalytischen Perspektive heraus.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Antipsychiatrie
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Antipsychiatrie
    https://en.wikipedia.org/wiki/Anti-psychiatry

    #psychiatrie #Belgique #iatrocratie #antipsychiatrie #histoire

  • 3 questions à Maxime Dussart sur Léopold II
    https://www.investigaction.net/fr/3-questions-a-maxime-dussart-sur-leopold-ii

    Depuis le meurtre de #George_Floyd aux États-Unis, une vague de protestation antiraciste a submergé le monde et a gagné la Belgique, animant de nouveau le débat sur l’héritage colonial. Au cœur des discussions, le rôle de Léopold II au Congo. Certains appellent à déboulonner ses statues. D’autres défendent l’action du « roi-bâtisseur », les événements historiques devant être recontextualisés. Léopold II, un #criminel sanguinaire ou un progressiste qui a permis des avancées sociales importantes en Belgique et qui a combattu l’esclavagisme en Afrique ? Diplômé et agrégé d’Histoire à l’UCL, Maxime Dussart nous aide à y voir plus clair.
     


    En Belgique, c’est sous le règne de Leopold II que le paiement des salaires en argent et à date fixe a été instauré ; que le droit de former des syndicats a été octroyé ; que l’âge des enfants pouvant travailler en usine a été élevé à 12 ans, le travail de nuit étant par ailleurs interdit aux moins de 16 ans… La Belgique était d’ailleurs l’un des premiers pays à légiférer sur le travail des enfants. Le roi Leopold II était-il bienveillant envers les travailleurs belges, permettant la réalisation d’importantes avancées sociales ?

    Ces derniers jours, on voit effectivement fleurir ce discours sur les réseaux sociaux en réponse au débat sur le bilan de la colonisation belge. C’est une forme de transcription du discours traditionnel sur la monarchie : le sage et bienveillant roi guidant ses sujets sur la route du progrès. Malheureusement, c’est totalement faux de croire que le roi aurait été bon avec les blancs et mauvais avec les noirs. Pour le dire autrement, on ne peut pas distinguer Léopold II le roi-colon et Léopold II le roi de l’industrialisation. #Industrialisation et colonisation sont en fait les deux facettes du développement capitaliste, frénétique à cette époque.

    Leopold II est ambitieux, voire mégalomane. Bruxelles doit devenir le phare de l’Empire belge décide-t-il en… 1861 ! Il n’est alors que Prince héritier et encore très loin d’acquérir une colonie. Mais c’est un fervent partisan du capitalisme. Or, dans le capitalisme, il n’y a pas de situation « win-win » : pour que le capitaliste s’enrichisse et pour que son entreprise se développe, il doit augmenter les bénéfices et comprimer les coûts. Pour que le capitaliste gagne, l’ouvrier doit y perdre.

    Si on les examine, les faits confirment cette approche : Léopold II a été un opposant zélé au mouvement ouvrier belge. En 1867, deux ans à peine après son arrivée sur le trône, les premières grèves ouvrières d’envergure secouent les bassins ouvriers du sud du pays. Elles essaiment jusqu’en 1869. C’est une date importante. En avril de cette année-là, le roi fait envoyer l’armée à #Seraing pour y réprimer la grève qui touche notamment les aciéries Cockerill dont le frère de Léopold est l’un des principaux actionnaires. C’est le #massacre de Seraing. Pendant trois jours, les troupes tuent indistinctement, y compris femmes et enfants. Dans la presse internationale, cela fait grand bruit. Karl Marx l’appelle « The Belgian Massacre ». Dans une brochure éponyme, il dit de la Belgique qu’elle est : « L’état modèle du constitutionnalisme continental, le petit paradis douillet, bien couvert, du propriétaire, du capitaliste et du prêtre. La terre ne réalise pas plus sûrement sa révolution annuelle que le gouvernement belge son massacre annuel des travailleurs. Le gouvernement belge est le gendarme zélé du Capital contre le Travail« .

    Même si le Roi a beaucoup d’emprise sur les politiques nationales d’alors, comme le note l’historienne Barbara Emerson, on peut accorder le bénéfice du doute sur son implication personnelle dans les répressions des années 1860. Mais ce doute disparaît quand on aborde les grèves des années 1880. Dans la #grève insurrectionnelle de 1886, c’est le propre officier d’ordonnance du roi, le général #Van_Der_Smissen qui dirige la troupe. Il fait donner l’ordre, tout à fait illégal, d’ouvrir le feu sans sommations et sur tout suspect marchant vers la troupe. Celle-ci étant placée sur tous les axes clés qui pourraient être empruntés par les cortèges de grévistes, on imagine le résultat. On tue beaucoup, notamment à #Roux. Van Der Smissen ne sera pas sanctionné.

    Ce n’est que parce qu’on réalise au Palais que la répression des corps ne suffit pas à faire taire les revendications que le roi décide qu’il faut aussi convaincre les esprits. Il ordonne alors une commission d’enquête qui débouche sur les premières lois sociales. C’est donc à contrecœur et pour lâcher du lest que ces lois sont accordées par le roi, le gouvernement et les capitalistes, leurs intérêts se confondant ici. Les avancées sociales de l’époque ne sont donc pas le cadeau d’un roi bienveillant, mais des conquêtes arrachées au prix du sang par le mouvement ouvrier.
     
    Au Congo, le bilan tyrannique du roi Leopold II serait exagéré. Il aurait mis fin à l’esclavage qui y sévissait. Les chiffres de l’historien Morel qui lui impute dix millions de morts seraient erronés. L’histoire des mains coupées pour mauvais rendement serait un mythe selon une commission d’enquête de 1904-1905. Enfin, apprenant que des exactions étaient commises dans la colonie, Léopold II déclara : « Nous voulons le bien. Si le mal se fait chez nous, nous voulons le savoir et le réprimer. » Le portrait du colonisateur sanguinaire que l’on dresse de Leopold II est-il tronqué ?

    Comme je le disais en réponse à votre question précédente, si Albert est le roi soldat alors Léopold II est le roi capitaliste par excellence. Dans sa jeunesse, il visite de nombreux empires coloniaux, y compris des colonies d’exploitation économique où il constate que ce modèle rapporte d’immenses sommes aux empires hollandais, anglais, français ou allemands. C’est à leur vue que lui vient ce mot qu’il fait graver sur un morceau de l’Acropole et envoyer au ministre des Finances, Frère-Orban : « Il faut à la Belgique une #colonie ! » . Toute l’ « œuvre » de Léopold II est orientée vers un objectif de prospérité pour l’économie belge. Il le dit très explicitement dans des courriers à son frère en 1888 notamment.

    Les systèmes coloniaux qu’il a pu étudier à l’étranger, le roi les maîtrise parfaitement. Mieux, il les perfectionne : « Le fait est que, entre les années 1880 et 1910, l’action léopoldiste est allée jusqu’au bout des possibilités d’abus colonialistes » , résume Elikia M’Bokolo, historien spécialiste de la question coloniale. « À l’époque, il représentait la forme la plus extrême de la colonisation sur le #modèle_capitaliste ». Même les historiens plus favorables à Léopold II comme le très médiatique Jean-Luc Plasman expliquent que « la logique capitaliste à court terme est à l’origine des violences de masse »  . Le système des quotas, les primes de rendement pour les officiers coloniaux, l’absence de contrôle des moyens face à des exigences de résultats… Ce système ne pouvait pas déboucher sur autre chose que les exactions commises contre le peuple congolais. Face à cela, on doit constater que le discours sur la mission civilisatrice ne sert qu’à vendre l’expédition à l’opinion publique. C’est un peu comme les guerres d’aujourd’hui pour la démocratie qui sont en fait des guerres aux #enjeux_géopolitiques ou pour l’accès aux matières premières.

    C’est intéressant d’analyser la composition des missions de Léopold II à partir de 1878. Ces missions sont chargées d’établir une base territoriale qu’il pourra revendiquer en temps voulu ; et c’est ce qu’il fera à la #Conférence_de_Berlin durant laquelle les puissances européennes se partagent l’Afrique. Qu’est-ce qu’on remarque ? Parmi les envoyés de Léopold II dans la phase de conquête, à partir de 1878 donc, on ne trouve ni médecins, ni enseignants, ni ingénieurs. À part l’explorateur Stanley, ce sont tous des militaires ! Drôle de manière d’apporter la civilisation que de le faire avec des fusils à verrou et des canons Krupp. En revanche, cette composition correspond parfaitement à la mission qui va effectivement être menée : obtenir par tous les moyens nécessaires des accords d’exclusivité d’exploitation avec les chefs territoriaux locaux. Or, ces contrats stipulent aussi que ces peuples cèdent leurs terres à Léopold ! Il va rapidement y avoir des résistances et elles seront violemment réprimées. Nous avons des témoignages d’officiers belges, dont celui de Charles Lemaire, sous-lieutenant de la Force publique au Congo : « Mon expérience africaine commença dans les coups de fusil et de canon, dans les incendies de villages « à mettre à la raison », en un mot dans l’abus et le sur-abus de la force avec tous ses excès » . Ces résistances congolaises, dont les témoignages nous parviennent en creux par les récits de ceux qui les répriment, sont « innombrables, au moins jusqu’à la Première Guerre mondiale » où l’emprise territoriale se stabilise, conclut Catherine Coquery-Vidrovitch[1].

    Quel rapport avec la lutte anti-esclavagiste dont Léopold II a fait le motif officiel de sa mission civilisatrice ? Eh bien dans les rapports militaires, ecclésiastiques et les comptes rendus de la presse, on confond volontairement les rebelles et les « esclavagistes arabo-swahili » – qui sont en réalité des trafiquants d’ #esclaves malgaches. S’il y a une lutte contre les #esclavagistes, c’est pour des questions d’emprise territoriale. D’ailleurs, les « libérés » sont contraints à rejoindre la force publique. Et leur condition ne s’améliore pas, leur #servage se poursuit sous des modalités différentes. En fait, l’action léopoldienne élargit le phénomène d’esclavagisme puisque les populations conquises sont contraintes aux travaux forcés : constructions d’infrastructures, cultures forcées, quotas de livraisons de ressources en particulier l’ivoire et le caoutchouc… Face à l’esclavagisme, l’État indépendant du Congo de #Léopold_II agit plus comme rival que comme ennemi. C’est ainsi qu’en 1887, on voit #Stanley s’allier avec Tippo Tip, le plus puissant esclavagiste de la région.
     
    Pensez-vous que l’histoire du colonialisme belge doit être enseignée autrement dans nos écoles ?
    Il faut certainement enseigner l’histoire de la Belgique sous Léopold comme ce qu’elle fût réellement : l’histoire du développement capitaliste du pays, sous le leadership du roi et au détriment des victimes de l’industrialisation que sont les ouvriers belges et des victimes de la colonisation que sont les peuples du Congo.

    Je pense qu’il y a des enseignants qui font très bien leur boulot sur le sujet. On a récemment pu voir sur la #RTBF une enseignante qui avait invité un ancien colon à témoigner devant la classe pour permettre aux élèves de réaliser les pratiques, mais aussi les discours et les logiques intériorisées par les Belges au Congo. Moi-même, durant ma scolarité, je n’ai jamais eu cours sur la colonisation. Il a fallu que j’arrive à l’université et que je choisisse ces cours à option ! Durant ma formation d’enseignant en histoire, j’ai pu constater lors de mes stages que le concept de colonisation était au programme, mais que l’enseignement de l’histoire de la colonisation belge au Congo n’a rien d’obligatoire. C’est un problème qui, à mon sens, concerne plutôt les autorités que les enseignants. D’ailleurs, si les mythes comme celui de la « mission civilisatrice » survivent, c’est parce que l’État belge l’entretient envers et contre la #vérité_historique. Un comité d’experts de l’ONU le dénonce et pointe du doigt le refus forcené de l’État belge de reconnaître les crimes commis au Congo, tant par Léopold que par l’État et les entreprises qui avaient obtenu des concessions commerciales[2].

    Dans le débat des derniers jours, le Palais a répété cette attitude. Il attend « un consensus historique sur le sujet » avant de prendre position. Louis Michel, qui reste un des grands noms du MR, ne dit pas autre chose en souhaitant un débat « qui impose aussi de remettre les questions et les questionnements dans son temps et dans son contexte »  . Mais ça fait 20 ans que ce consensus historique existe et cet argument de remettre les choses dans leur contexte ne tient pas la route[3] ! C’est indécent comme déclarations. Certains à la N-VA vont encore plus loin. Joren Vermeersch, un de leurs idéologues, parle de « coopération au développement à une échelle qui aujourd’hui ne serait plus possible » [4].

    La #Belgique doit reconnaître les travaux des historiens et en tirer les conséquences, prononcer des excuses, mettre en œuvre des réparations et aussi se remettre en question à propos de l’ingérence belge dans l’économie et la politique congolaise jusqu’à aujourd’hui. La question et les conséquences de la #colonisation par l’Occident du reste du monde devraient également être traitées. On trouve actuellement une idée assez répandue sur les réseaux sociaux : « Ils étaient mieux quand on y était, regardez l’État de l’Afrique aujourd’hui” . Cette idée a du succès parce qu’elle permet de donner à toute une partie des travailleurs des pays du nord l’impression que ce sont eux qui sont attaqués quand on parle de réparations pour la colonisation. Or, comme j’ai tenté de le démontrer, il n’y a pas lieu d’opposer travailleurs du nord et #travailleurs du sud. Non, et il faut être clair là-dessus : ceux que l’on doit viser, ce sont les grandes entreprises capitalistes qui avec, le soutien d’États dont la Belgique bien sûr, ont fait fortune avec la colonisation qui est l’autre facette de l’ #exploitation des travailleurs des nations industrialisées. C’est la même Société Générale qui pillait les ressources du Katanga que la Société Générale qui gérait les aciéries #Cockerill de Wallonie, qui ont fait la richesse d’actionnaires et la misère de toute une région. 

    Si l’#Afrique reste sous-développée, ça n’est pas parce qu’elle ne parvient pas à sortir du #sous-développement, mais parce qu’on l’y maintient. La #Société_Générale, toujours elle, est celle qui a causé la sécession du #Katanga, la province la plus riche du #Congo, après l’indépendance. Et même après la réunification nationale, la Société Générale continua à contrôler jusqu’à 70% de l’économie congolaise au moins jusque dans les années 1980. Quant aux leaders africains qui veulent l’émancipation de leur pays, ils finissent assassinés comme #Sankara ou Lumumba. La Société Générale était d’ailleurs impliquée dans l’assassinat de #Lumumba. Tout comme dans celui de #Julien_Lahaut, probablement l’un des plus grands leaders ouvriers wallons du XXe siècle. Le capitalisme a lié nos destins au-delà des océans et ce n’est qu’avec un combat commun qu’on pourra nous libérer du capitalisme.

  • Zabliére - Zad d’Arlon Non au béton, non à la destruction de la Sablière par l’intercommunale IDELUX-AIVE !
    https://zabliere.noblogs.org

    L’ancienne sablière de Schoppach, située en périphérie de la ville d’Arlon, est répertoriée comme “site de grand intérêt biologique” par la Région Wallonne en raison des nombreuses espèces qui y ont trouvé refuge, dont deux espèces de papillons menacées et plusieurs plantes protégées ; ou qui pourraient y retrouver refuge, telle l’hirondelle des rivages et le triton crêté. Elle constitue également une zone tampon entre l’autoroute et le quartier d’habitation de Schoppach.

    Malgré cela, la Sablière est menacée de bétonisation par un projet de zoning pour PME comprenant bureaux et parkings, depuis son rachat auprès de la commune par l’intercommunale IDELUX-AIVE.

    Encore un projet inutile et imposé qui ruine le territoire !
    Les pétitions et interpellations locales n’ayant pas suffi, le village a pris place dans la forêt le 26 octobre 2019 pour une durée indéterminée.

    Au travers de cette occupation, c’est la sauvegarde de la Sablière, mais également l’arrêt de l’artificialisation massive des sols et l’accaparement des territoires à des fins privées, en Belgique et dans le monde qui est en jeu. Le projet d’Idélux est une brique parmi tant d’autres, partout, qui contribuent à ériger un mur contre le vivant.

    Nous marquons donc notre solidarité avec les autres lieux et luttes de territoire qui agissent contre la destruction des écosystèmes et qui articulent enjeux sociaux et écologiques. ZAD partout !

    Nous appelons toutes les personnes qui se sentent concernées, à venir sur la Sablière soutenir cette lutte et montrer à nos côtés la détermination grandissante des populations à sauvegarder l’environnement ainsi qu’à décider de leur avenir !

    CONTRE LE ZONING ET SON MONDE !

    Trouvé sur : https://pt-br.facebook.com/groups/batiamourtsou/?ref=group_header
    #ZAD #Arlon #Sablière #écosystèmes #Belgique #intercommunale #destruction #IDELUX #projet_inutile

  • Éloignement forcé des #étrangers : d’autres solutions justes et durables sont possibles

    Il y a deux ans, en 2018, l’ « #affaire_des_Soudanais » entraînait la mise en place d’une Commission chargée de l’évaluation de la #politique_du_retour_volontaire et de l’#éloignement_forcé d’étrangers de la #Belgique (ou #Commission_Bossuyt du nom de son président). Alors que le rapport final de la Commission Bossuyt est attendu pour l’été 2020, un regroupement d’associations, dont le CNCD-11.11.11 , publie aujourd’hui un rapport alternatif proposant une gestion différente de la politique actuelle, essentiellement basée sur l’éloignement forcé.

    Les faiblesses et limites de la Commission Bossuyt

    La Commission Bossuyt a été mise en place en réponse aux nombreuses critiques dont la politique de retour de la Belgique a fait l’objet à la suite de ladite « affaire des Soudanais » [1], à savoir la collaboration engagée avec le régime soudanais pour identifier et rapatrier une série de personnes vers ce pays sans avoir dûment vérifié qu’elles ne couraient aucun risque de torture ou de traitement dégradant, comme le prévoit l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). Cette commission fait suite aux Commissions Vermeersh 1 et 2, mises en place vingt ans plus tôt, suite au décès tragique de la jeune nigériane Semira Adamu le 22 septembre 1998 lors d’une expulsion forcée depuis la Belgique.

    L’objectif de cette commission temporaire est d’évaluer le volet retour de la politique migratoire belge et d’émettre des recommandations à destination des responsables politiques en vue d’améliorer cette politique. Plusieurs faiblesses sont cependant manifestes : son mandat ne s’inscrit pas dans une approche holistique de la migration, les indicateurs de résultats n’ont pas été établis en amont du processus d’évaluation, les membres de la commission proviennent uniquement des administrations et du personnel exécutant la politique de retour. Le centre interfédéral Myria, qui a fait une analyse approfondie du rapport intermédiaire [2], déclare que la Commission Bossuyt est caractérisée par l’opacité de sa méthodologie, le manque d’indépendance de ses évaluateurs et la faible qualité de ses recommandations.
    Le rapport intermédiaire Bossuyt pointe l’inefficacité de la politique belge d’éloignement

    Lors de la présentation du rapport intermédiaire de la Commission Bossuyt, son président a salué les mesures édictées et partiellement mise en place depuis les Commissions Vermeersch, mais il a également déploré l’échec de la politique de retour de la Belgique. Les « chiffres » de retour sont en baisse malgré les moyens consacrés aux nombreuses arrestations et à la détention.

    Cette inefficacité est également constatée par d’autres acteurs, mais pour bien d’autres raisons. En effet, d’une part, comme l’acte Myria [3], « depuis 2016, on constate une diminution constante du nombre de rapatriements et de retours volontaires assistés, malgré l’augmentation du nombre d’arrestations administratives d’étrangers et du nombre de premières détentions en centre fermé ». D’autre part, comme le dénonce le Ciré [4], « la politique d’éloignement de la Belgique est avant tout symbolique mais elle est totalement inefficace et coûteuse. Elle est un non-sens au niveau financier mais aussi et avant tout au niveau des droits humains. Les alternatives à la détention sont 17% moins onéreuses que la politique de détention mais encore faut-il que celles-ci soient de véritables alternatives. Il faut pour cela obligatoirement changer de paradigme et mettre les besoins des personnes au centre de nos politiques migratoires ».

    Actuellement, la politique migratoire belge se focalise essentiellement sur l’augmentation des chiffres de retour plutôt que d’investir dans la recherche de solutions durables et profitables pour les personnes migrantes, les pays et sociétés d’accueil, de transit et d’origine. Cette obsession du retour entraîne une augmentation de la détention et des violences [5] qui lui sont intrinsèquement associées.

    Ainsi, les chiffres récemment demandés par le service d’information de la VRT à l’Office des étrangers montrent qu’en 2018, 33 386 personnes se sont vu notifier un ordre de quitter le territoire. Or, à peine 7 399 personnes ont effectivement quitté le territoire en 2018 [6], ce qui démontre l’inefficacité de cette politique actuelle.
    « Au-delà du retour » : un rapport de la société civile axé sur les alternatives

    A la veille de la publication du rapport final de la Commission Bossuyt, un collectif rassemblant des ONG, des syndicats, des chercheurs et chercheuses du monde académique, femmes et hommes du secteur de la Justice, a souhaité démontrer qu’une autre politique migratoire, notamment en matière d’éloignement, est à la fois nécessaire et réaliste. Le contenu de ce rapport, nommé « Au-delà du retour » , est basé sur celui d’un colloque organisé fin 2019 et centré sur deux dimensions : les alternatives à la détention et le respect des droits humains.

    Alternatives à la détention

    Comme le recommandait la campagne pour la justice migratoire coordonnée par le CNCD-11.11.11 de 2017 à 2019, la première recommandation du rapport porte sur la nécessité de sortir d’une vision focalisée sur la criminalisation du séjour irrégulier et le contrôle en vue du retour. Ce prisme négatif à travers lequel est pensée la politique migratoire actuelle entraine des violations des droits fondamentaux, est coûteux et inefficace au regard de ses propres objectifs (retour et éloignement effectif).

    La politique migratoire doit être basée sur un accueil solidaire, un accompagnement personnalisé basé sur l’empowerment et la recherche de solutions durables pour chaque personne.

    Des alternatives existent, comme le montre l’exemple de la ville d’Utrecht, aux Pays-Bas, détaillé dans le rapport. Grâce à un accueil accessible 24h/24, dans un climat de confiance et collaboratif, les personnes migrantes sont accompagnées de façon intensive tout au long du processus d’analyse de leur statut. Les résultats des 18 dernières années à Utrecht indiquent que 60 % des personnes obtiennent un titre de séjour légal, 20 % retournent dans leur pays d’origine, 13 % retournent dans un lieu d’accueil de demandeurs d’asile en vue d’un nouvel examen de leur dossier et 7 % disparaissent des radars. Depuis 2018, le projet pilote s’est étendu à cinq autres villes des Pays-Bas. Comme le montre cet exemple, la régularisation fait donc partie de la panoplie des outils en faveur de solutions durables.

    "La régularisation fait donc partie de la panoplie des outils en faveur de solutions durables"

    La seconde recommandation du rapport est d’investir dans les alternatives à la détention, comme le recommande le Pacte mondial sur les migrations adopté par la Belgique en décembre 2018, qui insiste sur la nécessité de ne détenir les personnes exilées qu’en tout dernier recours. La détention n’est en effet ni efficace, ni durable. Elle est extrêmement coûteuse en termes financiers et peut causer des dégâts psychologiques, en particulier chez les enfants. En Belgique, le budget consacré aux éloignements forcés a pourtant largement augmenté ces dernières années : de 63 millions € en 2014 à 88,4 millions en 2018 ; ce qui représente une augmentation de 40,3 % en cinq ans [7].
    Respect des droits humains et transparence

    L’ « affaire des Soudanais » et l’enquête de Mediapart sur le sort de Soudanais dans d’autres pays européens ont dévoilé qu’un examen minutieux du risque de mauvais traitement est essentiel tout au long du processus d’éloignement (arrestation, détention, expulsion). En effet, comme le proclame l’article 8 de la CEDH, toute personne à la droit au respect « de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ». Quant à l’article 3, il stipule que « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ». Cette disposition implique l’interdiction absolue de renvoyer un étranger vers un pays où il existe un risque réel qu’il y subisse un tel traitement (principe de non-refoulement [8]) ou une atteinte à sa vie.

    Lorsqu’une personne allègue un risque de mauvais traitement ou que ce risque découle manifestement de la situation dans le pays de renvoi, la loi impose un examen individuel minutieux de ce risque par une autorité disposant des compétences et des ressources nécessaires. Une équipe spécialisée doit examiner la bonne application du principe de non-refoulement. Cette obligation incombe aux autorités qui adoptent une décision d’éloignement et ce indépendamment d’une demande de protection internationale [9].

    La détention, le retour forcé et l’éloignement des étrangers sont des moments du parcours migratoire qui posent des enjeux importants en termes de droits fondamentaux. C’est pourquoi des données complètes doivent être disponibles. Ceci nécessite la publication régulière de statistiques complètes, lisibles et accessibles librement, ainsi qu’une présentation annuelle devant le parlement fédéral.

    Cette question du respect des droits humains dépasse le cadre belge. Depuis plusieurs années , l’Union européenne (UE) multiplie en effet les accords d’externalisation de la gestion de ses frontières. La politique d’externalisation consiste à déléguer à des pays tiers une part de la responsabilité de la gestion des questions migratoires. L’externalisation poursuit deux objectifs principaux : réduire en amont la mobilité des personnes migrantes vers l’UE et augmenter le nombre de retours. La Belgique s’inscrit, comme la plupart des Etats membres, dans cette approche. Or, comme le met en évidence le rapport, les accords internationaux signés dans le cadre de cette politique manquent singulièrement de transparence.

    C’est le cas par exemple de la coopération bilatérale engagée entre la Belgique et la Guinée.
    Malgré les demandes des associations actives sur les questions migratoires, le mémorandum d’entente signé en 2008 entre la Belgique et la Guinée n’est pas public. Ce texte, encore d’application aujourd’hui, régit pourtant la coopération entre la Belgique et la Guinée en matière de retour. L’Etat belge refuse la publication du document au nom de la protection des relations internationales de la Belgique, invoquant aussi le risque de menaces contre l’intégrité physique des membres du corps diplomatique et la nécessité d’obtenir l’accord du pays partenaire pour publier le document.

    Enfin, et c’est essentiel, une des recommandations prioritaires du rapport « Au-delà du retour » est de mettre en place une collaboration structurelle entre l’Etat et la société civile autour des questions migratoires, et plus précisément la question de l’éloignement et du retour. Dans ce cadre, la mise en place d’une commission permanente et indépendante d’évaluation de la politique de retour de la Belgique incluant des responsables de la société civile est une nécessité.
    Le temps des choix

    « Le temps est venu de faire les bons choix et de ne pas se tromper d’orientation ». Tel était le message de Kadri Soova, Directrice adjointe de PICUM (Platform for international cooperation on undocumented migrants) lors de son intervention au colloque. Combien d’affaires sordides faudra-t-il encore pour que la Belgique réoriente sa politique migratoire, afin qu’elle soit mise au service de la justice migratoire ? Combien de violences, de décès, de potentiels gâchés, de rêves brisés pour satisfaire les appétits électoralistes de certains décideurs politiques ? Comme le démontre le rapport, si les propositions constructives sont bel et bien là, la volonté politique manque.
    Il est donc grand temps de repenser en profondeur les politiques migratoires. A ce titre, le modèle de la justice migratoire, fondé sur le respect des droits fondamentaux, l’égalité et la solidarité, devrait constituer une réelle base de travail. La justice migratoire passe d’abord par des partenariats pour le développement durable, afin que tout être humain puisse vivre dignement là où il est né, mais aussi par l’ouverture de voies sûres et légales de migrations, ainsi que par des politiques d’intégration sociale et de lutte contre les discriminations dans les pays d’accueil, afin de rendre les politiques migratoires cohérentes avec les Objectifs de développement durable.
    La publication prochaine du rapport définitif de la Commission Bossuyt doit être l’occasion d’ouvrir un débat serein sur la politique migratoire de la Belgique, en dialogue avec les organisations spécialisées sur la question. La publication d’un rapport alternatif par ces dernières constitue un appel à l’ouverture de ce débat.

    https://www.cncd.be/Eloignement-force-des-etrangers

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    Pour télécharger le rapport :

    Rapport « Au-delà du retour » 2020. À la recherche d’une politique digne et durable pour les personnes migrantes en séjour précaire ou irrégulier


    https://www.cncd.be/Rapport-Au-dela-du-retour-2020

    #renvois #expulsions #renvois_forcés #migrations #alternative #retour_volontaire #justice_migratoire #rapport #régularisation #Soudan #inefficacité #efficacité #asile #déboutés #sans-papiers #alternatives #rétention #détention_administrative #transparence #droits_humains #mauvais_traitements #société_civile #politique_migratoire

    ping @isskein @karine4 @_kg_

  • Hospital-Wide #SARS-CoV-2 Antibody Screening in 3056 Staff in a Tertiary Center in Belgium | Health Care Workforce | JAMA | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2767382

    IgM non recherché car test non fiable

    Internal validation of the assay using 90 polymerase chain reaction–confirmed cases and 101 historic biobanked samples found a sensitivity of 92.2% and specificity of 97.0% for IgG.

    Dr Zoë Hyde sur Twitter :
    “Study of 3,056 hospital staff in Belgium, of which 6.4% had #SARSCoV2 antibodies. Of the 197 staff with antibodies, 15% were asymptomatic. Prior loss of smell strongly associated with having antibodies, more than fever or cough. #COVID” / Twitter
    https://twitter.com/DrZoeHyde/status/1272840521610702853

    #Belgique #séroprévalence #asymptomatiques #immunité #anticorps #soignants

  • [Les ondes d’à côté] Campagne côtes en solidarité
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-ondes-d-a-cote/campagne-cotes-en-solidarite-2

    Voici l’émission radio (version longue) pour la mobilisation de la campagne côtes en solidarité (coastsinsolidarity) avec l’appel à action pour le samedi 20 juin 2020, la journée mondiale des réfugi.é.s.

    #belgique #migrant #solidarité #côte #belgique,migrant,solidarité,côte
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-ondes-d-a-cote/campagne-cotes-en-solidarite-2_09315__1.mp3

  • [Les ondes d’à côté] Campagne côtes en solidarité
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-ondes-d-a-cote/campagne-cotes-en-solidarite

    Voici l’émission radio (version courte) pour la mobilisation de la campagne côtes en solidarité (coastsinsolidarity) avec l’appel à action pour le samedi 20 juin 2020, la journée mondiale des réfugi.é.s.

    #belgique #migrant #solidarité #côte #belgique,migrant,solidarité,côte
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-ondes-d-a-cote/campagne-cotes-en-solidarite_09314__1.mp3

  • Au moins 5.000 Belges ont été traités à la chloroquine
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2020/06/15/au-moins-5-000-belges-ont-ete-traites-a-la-chloroquine

    Dans les hôpitaux belges, au moins 5.000 patients ont reçu de la chloroquine ou un dérivé de ce médicament pour traiter le coronavirus. C’est ce que rapportent ce lundi les quotidiens Le Soir et De Standaard.

    En fonction de leur lieu d’admission à l’hôpital, certains patients atteints de coronavirus ont reçu un traitement incluant la chloroquine (ou son dérivé l’hydroxychloroquine) ou une autre combinaison de médicaments. Selon les études menées sur cette molécule, cette dernière fait débat.

    Les données collectées par Sciensano depuis le début de l’épidémie dans le cadre d’une étude rétrospective indiquent que le médicament a été administré à au moins 5.000 patients hospitalisés (sur un total de 16.000) et dans la grande majorité des hôpitaux belges. C’est le cas au Chirec, à Erasme, au CHR de la Citadelle ou encore aux Cliniques universitaires Saint-Luc.

    D’après le quotidien Le Soir, certains patients auraient eux-mêmes insisté pour recevoir de la chloroquine, menaçant parfois même de changer d’hôpital s’ils ne pouvaient l’obtenir. 

    Selon un étude belge dont les résultats doivent encore être validés, la chloroquine n’a pas causé de surmortalité, a dévoilé Emmanuel Bottieau, infectiologue, professeur à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers et membre du comité scientifique de Sciensano.

    #chloroquine #coronavirus #covid-19 #hydroxychloroquine #raoult #santé #covid19 #didier_raoult #big_pharma #argent #science #covid_19 #pandémie #épidémie #Belgique

    • Coronavirus. Loin de la controverse, la Grèce a repris la production de chloroquine
      https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-loin-de-la-controverse-la-grece-repris-la-production-de-chl

      Loin de la controverse qui agite la communauté scientifique dans le monde, la Grèce a repris la production de chloroquine en pleine pandémie de Covid-19 et poursuit ses essais cliniques selon une “approche calme et distante”.

      Devant les lumières vertes clignotantes d’une machine de fabrication de capsules, Evangelia Sakellariou, chimiste dans un laboratoire grec, a été l’une de premières scientifiques à contrôler la qualité des comprimés de chloroquine, utilisés dans les hôpitaux du pays.

      Sa société Uni-Pharma, située à Nea Kifissia, dans la banlieue nord d’Athènes, a su réactiver à temps une vieille licence de fabrication de ce médicament controversé, qui dans les années 90 était exporté en Afrique pour le traitement du paludisme.

      “La situation était urgente en mars” et “la société a eu le réflexe de demander à l’Organisme national des médicaments (EOF) de réactiver cette vieille licence quelques jours avant le confinement et la fermeture des frontières” grecques, a indiqué Spyros Kintzios, directeur de développement d’Uni-Pharma.

      Dans la foulée, cinq tonnes de matière première ont été importées d’Inde et le laboratoire s’est mis “en état d’alerte”, se souvient Evangelia Sakellariou.

      “Le week-end du 21 mars, on travaillait constamment, nous étions sous pression et en 30 heures on a produit 24 millions de doses, offertes alors au système national de santé grec”, raconte-t-elle.

      “Quand j’ai vu les premiers comprimés, je me suis sentie soulagée et contente d’avoir fait cet effort pour une bonne cause”, poursuit-elle.

      La Grèce ne comptait alors que six morts et 464 personnes contaminées par le nouveau coronavirus. Le pays est resté l’un des plus épargnés par le Covid-19 par rapport à ses partenaires européens, avec 182 morts et près de 3 000 cas jusqu’ici.

      Dans un contexte de concurrence internationale, “la reprise de la production de chloroquine en Grèce a eu un effet positif sur l’industrie locale dont les exportations sont en hausse ces dernières années”, relève Markos Ollandezos, président de l’Union panhellénique de l’industrie pharmaceutique.

      L’industrie grecque est surtout spécialisée dans la fabrication des génériques et de certains médicaments d’usage commun.

      « Approche calme et distante »
      La médiatisation du débat sur la chloroquine en France et dans d’autres pays ainsi que la polémique mondiale née de la publication d’une étude de la revue The Lancet , ont peu touché la communauté scientifique grecque.

      Selon des épidémiologistes du pays, la chloroquine est considérée efficace surtout aux premiers stades de la maladie et a été administrée en combinaison avec l’azithromycine aux patients hospitalisés.

      Et le fait que le coronavirus ait fait peu de morts en Grèce “n’a pas alimenté le débat sur le traitement”, explique Markos Ollandezos.

      L’Université de médecine d’Athènes a entamé en avril une étude sur “l’action du phosphate de chloroquine sur les patients infectés par le SARS-CoV-2”.

      “Le public, les scientifiques et les autorités ont maintenu une approche calme et distante face à la controverse. L’idée est d’attendre et de voir les résultats des études”, affirme Spyros Kintzios.

      La rétractation le 4 juin de trois de quatre auteurs de l’étude du Lancet et la volte-face de l’Organisation mondiale de la Santé, qui désormais autorise la reprise des essais cliniques sur l’hydroxychlorine après une brève suspension, a provoqué une onde de choc dans l’opinion publique et la communauté scientifique mondiales.

      Toutefois, la fabrication de la chloroquine ou de son dérivé l’hydroxychloroquine se poursuit dans de nombreux pays en Europe.

      La société française Sanofi produit l’hydroxychloroquine sulfate sur un site en #Hongrie. Quant au médicament lui-même, le #plaquenil, il est fabriqué sur deux gros sites de production en #Espagne et en #France.

      Le plaquenil est importé dans plusieurs pays où l’hydroxychloroquine n’est pas produite comme en #Grèce, en #Pologne ou en #Estonie.

      En #Bulgarie, la chloroquine du laboratoire public Bul Bio est utilisé pour soigner les malades du Covid-19.

      Considérée comme un grand producteur de chloroquine, la Pologne autorise son utilisation si nécessaire. C’est la société Adamed, qui la produit sous le nom d’Arechin.

      Un porte-parole du gouvernement hongrois a souligné que le médicament n’était pas administré aux nouveaux patients mais seulement à ceux qui ont déjà commencé un traitement.