• Quelques dizaines de manifestants pour réclamer le maintien du #nucléaire
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_quelques-dizaines-de-manifestants-pour-reclamer-le-maintien-du-nucleaire

    Manifester en faveur de l’énergie nucléaire est plutôt rare chez nous. Ce dimanche matin pourtant, une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant la gare centrale à Bruxelles. Elles répondaient à l’appel de la #Nuclear_Pride_Coalition, un collectif pro nucléaire international, représentée en #Belgique par le Groupement #100TWh, qui entend défendre cette énergie souvent contestée en raison de ses déchets. Pour les participants, le nucléaire serait moins polluant, moins cher et plus facilement disponible que d’autres combustibles non renouvelables. A l’heure où le réchauffement climatique suscite de grandes inquiétudes, il ne faudrait donc pas l’écarter trop vite.

    #60_pour (dont 32 sous contrat de travail dans le secteur) #6000000_contre

  • #Bruxelles : La gare du Midi se met à l’heure du Brexit Barbara Boulet - 15 Octobre 2019 RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-gare-du-midi-se-met-a-l-heure-du-brexit?id=10341246

    Un divorce à l’amiable entre l’Union européenne et le Royaume-Uni est-il encore possible ? La Belgique en tout cas se prépare à un départ possible de la Grande-Bretagne à la fin du mois. La gare du Midi à Bruxelles en est un exemple. Les services de douane s’apprêtent à devoir gérer à tout moment l’accueil des voyageurs en provenance du Royaume-Uni et à aider ceux qui s’y rendent à remplir leurs formalités.

    Une équipe de 28 douaniers a été recrutée, elle est actuellement en formation. Deux locaux sont aussi en train d’être aménagés dans le terminal Eurostar. L’un, à l’arrivée, est déjà là ; il permet le contrôle des marchandises (drogues et armes, mais aussi les marchandises soumises à des taxes comme l’alcool ou le tabac). L’autre, un conteneur qui doit arriver d’ici la fin octobre dans la salle d’attente des départs, permettra le cas échéant de remplir les formalités. Par exemple pour le remboursement de la TVA.

    « On se prépare pour éventuellement au 1er novembre pouvoir accueillir des passagers en provenance du Royaume-Uni ou qui partent vers le Royaume-Uni, déclare Florence Angelici, porte-parole du SPF Finance (en charge de l’administration des douanes). Il faut pouvoir s’occuper de toutes les démarches et assurer les contrôles douaniers » 

    Qu’est ce qui changerait ? 
    Car, en cas de Brexit sans deal, il y aurait du changement pour les voyageurs. Pas en ce qui les concerne directement en tant que personne, donc leur droit à eux de circuler (puisque le Royaume-Uni ne fait déjà pas partie aujourd’hui de l’espace Schengen), mais une sortie sans accord de la Grande Bretagne impliquerait de facto une sortie de l’union douanière. Les marchandises ne pourraient alors plus circuler librement, explique Marianne Dony, professeure de droit européen à l’ULB. "Toute marchandise pour entrer dans l’Union européenne doit disposer d’un papier attestant qu’elle répond bien à la réglementation européenne. La douane doit vérifier ces attestations. Par ailleurs, en ce qui concerne les contrôles fiscaux, il faut bien se dire qu’une fois qu’on sort de l’Union, il peut y avoir des remboursements de TVA. On ne peut pas non plus exporter nécessairement la même quantité de marchandises qui ne soient pas taxées. Et il faut aussi vérifier que les marchandises en provenance du Royaume-Uni ont bien payé leur droit de douane".

    Autant de contrôles douaniers qu’on ne connaissait plus entre nos voisins du Nord et nous. Et qui devraient revoir le jour en cas de Brexit sans accord préalable. 

    #brexit #référendum #démocratie #europe #royaume-uni #international #union_européenne #ue #grande-bretagne #angleterre #uk #référendum #actualités_internationales #politique #frontières #Belgique #boris_johnson

  • #Luxembourg : 62% du personnel soignant est étranger Olivier Loyens - 9 Octobre 2019 - l’essentiel
    http://www.lessentiel.lu/fr/luxembourg/story/62-du-personnel-de-soin-vient-de-l-etranger-31134319

    Près de deux tiers des professionnels de santé au Grand Duché sont étrangers. Cette dépendance pourrait provoquer une crise du système de soins

    Un seuil critique a été dépassé. Le Luxembourg n’étant pas autonome pour faire fonctionner son système de santé, les professionnels de la santé étrangers représentent, aujourd’hui, 62% de l’effectif total des professions médicales et de santé du pays. C’est le principal enseignement de l’étude sur « l’état des lieux des professions médicales et des professions de santé au Luxembourg », dont les résultats ont été présentés ce mardi à Luxembourg.

    « Le pays est extrêmement vulnérable et dépendant des décisions politiques et économiques des pays frontaliers en faveur des soignants », déplore Étienne Schneider, ministre LSAP de la Santé. « Toute initiative en France, en Belgique ou en Allemagne, qui viserait à rehausser les salaires des soignants engendrerait immédiatement une grave crise du système sanitaire luxembourgeois », complète Marie-Lise Lair, auteur de l’étude.

    Un plan d’action « dans les prochains mois »
    De plus, les institutions signalent des difficultés de recrutement de médecins et de certaines professions de santé, avec un allongement du délai de recrutement et un élargissement de la distance géographique pour rechercher des candidats potentiels, jusqu’en Europe de l’Est. Enfin, d’autres facteurs influencent les difficultés de recrutement, comme le coût du logement, l’absence de centre hospitalier universitaire, l’absence de faculté de médecine complète, ou encore l’absence de programme d’intégration d’un jeune médecin.

    « Devant une telle situation de dépendance, il faut revoir en profondeur l’organisation du système de santé », estime Étienne Schneider. D’autant que le pays est censé respecter un engagement pris auprès de l’Organisation mondiale de la Santé, à savoir réduire de moitié le recrutement étranger de professionnels de la santé pleinement formés, d’ici 2030.

    Quelques « mesures profondes »
    L’étude va permettre au ministère et aux autres acteurs de la santé de mettre en place un plan national d’action. En attendant, le ministre avance déjà quelques « mesures profondes » qu’il faudra prendre, comme revaloriser et rendre plus attrayantes les professions médicales (accompagner les jeunes médecins lors de leur installation, améliorer les conditions de l’exercice médical au Luxembourg, investir dans les soins primaires), revaloriser les professions de santé auprès des jeunes et des parents, ou encore renforcer le nombre d’étudiants en médecine et revoir la formation et la fonction des soignants.

    « Le plan d’action sera appliqué dans les prochains mois », promet Étienne Schneider. Les patients, qui sont les premiers à être impactés par cette pénurie de ressources en professionnels de la santé, peuvent espérer que le ministre tiendra parole, car le temps presse...

    #Santé #migrations #migrants le Luxembourg se méfie de l’#union_européenne qu’il ne peut piller totalement #ue #france #belgique #allemagne #oms #paradis_fiscaux #pillage #travail #migrations #inégalités #médecine #sante #santé_publique

    • Les principaux chiffres de l’étude
      17 595 professionnels travaillent aujourd’hui dans le secteur de la santé et des soins, dont 15 062 professions de santé réglementées (dont 6 214 infirmiers et 3 784 aides-soignants) et 2 331 médecins (dont 2 000 environ travaillent à plein temps)

      –51% des médecins sont de nationalité luxembourgeoise.

      –En 2017, les femmes représentaient près de 40% des médecins.

      –26% des médecins n’habitent pas au Luxembourg.

      –Le ratio global du médecins pour 1 000 habitants est passé de 3,13 en 2007 à 3,53 en 2017. Les cantons les moins bien dotés sont Vianden, Clervaux et Mersch.

      –D’ici 2034, 59% (hypothèse 65 ans) à 71% (hypothèse 60 ans) des médecins vont partir à la retraite.

  • Quand les voitures électriques prennent feu…
    http://carfree.fr/index.php/2019/10/07/quand-les-voitures-electriques-prennent-feu

    Voici un dommage collatéral (un de plus) de la généralisation envisagée des voitures électriques. Apparemment, elles peuvent être sujettes à embrasement, ce qui pose des problèmes très spécifiques pour éteindre Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_de_l'automobile #Belgique #bmw #eau #lithium #pollution #tesla #voiture_électrique

  • #Bruxelles : #Festival_du_Coucou_Puissant, 2ème édition
    https://fr.squat.net/2019/10/01/bruxelles-festival-du-coucou-puissant-2eme-edition

    Festival du Coucou Puissant, 3 au 20 octobre 2019 Pendant deux semaines, des dizaines de rendez-vous pour découvrir les lieux autogérés de Bruxelles. Le Festival du Coucou Puissant, c’est avant tout une volonté commune de différents lieux d’occupations de se rassembler autour de deux aspects : d’une part tendre vers une entraide et une solidarité […]

    #Belgique

  • Journée sans voiture #2019
    http://carfree.fr/index.php/2019/09/16/journee-sans-voiture-2019

    Une journée sans voiture vise à expérimenter dans le #monde ce que peut être la #Vie_sans_voiture. Cette journée est pour les piétons, les cyclistes et les transports en Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Quartiers_sans_voitures #Transports_publics #Vélo #Ville_sans_voitures #2000 #Belgique #carfree #france #journée_sans_voitures #Québec #Suisse

  • Revue de presse du 01.09 au 07.09.19
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?672-revue-de-presse-semaine-du

    « Le droit d’asile en France est totalement inopérant »

    Le Japon veut déverser l’eau de Fukushima dans le Pacifique, Séoul en colère

    L’industrie culturelle

    Gardien de prison à Condé-sur-Sarthe : « Mon quotidien »

    Bientôt l’âge d’or des low-tech ?

    « Les Frères musulmans gardent des contacts étroits avec les terroristes »

    Est/Ouest : La guerre sans fin des antennes

    Se vacciner contre les métaphysiques paranoïaques

    Dénaturer la #nature sur Instagram

    Col de l’Échelle : une justice politique

    Dehors les citoyens ! Des cours criminelles vont expérimenter les procès sans jurés populaires

    « En parlant de “culture blanche”, Lilian Thuram diffuse un discours essentialiste »

    Bonus

    *

    Présentation/Archives/Abonnement

    • Journalistes belges verbalisés lors d’une manif de Gilets jaunes : « Les policiers nous ont gardés plus de 2 heures » Marianne Klaric - 8 Septembre 2019 - RTBF

      Nicolas Lahaut, en reportage pour le magazine Wilfried, couvrait ce samedi la manifestation des gilets jaunes à Paris. Comme par le passé, les rassemblements sont interdits sur les Champs Elysées. Le journaliste belge faisait le portrait de l’avocat Juan Branco. Avec son photographe, Nicolas Lahaut se rend sur place pour sentir l’atmosphère. *

      « Sur les Champs Elysées, il n’y avait pas de manifestants, nous raconte-t-il. Les rassemblements étaient prévus dans d’autres lieux et cela commençait à 14 heures. Un peu plus tôt, nous nous baladions sur les Champs pour voir s’il se passait quelque chose. Il y avait une ambiance attentiste, mais il ne se passait pas grand-chose, jusqu’au moment où un brave monsieur a tendu un ballon jaune. Quelques personnes se sont alors mises à chanter  ».

      Immédiatement, un dispositif policier assez phénoménal est déployé. Les deux journalistes belges prennent des photos. Ils ne se rendent pas compte qu’ils se font encercler par les policiers. Ce dispositif, importé de Grande-Bretagne, s’appelle la nasse. Il consiste à encercler des manifestants afin de les isoler du reste du mouvement, de les immobiliser, pour ensuite parvenir à une dispersion

      Les policiers nous ont gardés pendant plus de deux heures. Nous étions une vingtaine. Lorsqu’on a essayé de s’adresser à eux, pour leur expliquer qu’on était journalistes, en leur montrant notre carte de presse, en leur demandant s’il était possible de sortir du cercle, ils ne répondaient pas, ou ils disaient qu’ils allaient ne référer à un supérieur. Evidemment, la réponse ne venait jamais."

      Nicolas Lahaut a été verbalisé, tout comme son photographe Adrien Heylen, pour participation à une manifestation interdite. Il devra s’acquitter d’une amende de 135 euros. Les journalistes feront appel.

      Contactée par nos soins la préfecture de police de Paris verra si elle souhaite réagir, ce dimanche ou lundi, nous a-t-on dit.

      Source : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_journalistes-belges-verbalises-lors-d-une-manif-de-gilets-jaunes-les-pol

      #giletsjaunes #gilets_jaunes #répression #police #france #violences_policières #enmarche #violence #maintien_de_l'ordre #paris #emmanuel_macron #guerre_aux_pauvres #macron #médias #belgique #violencespolicières #manu #journalisme #médias #censure #presse

  • Aquafin veut pouvoir utiliser les citernes d’eau de pluie des particuliers - Eric Steffens - 2 Septembre 2019 - VRT
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/09/02/aquafin-veut-pouvoir-utiliser-les-citernes-deau-de-pluie-des-par

    La société flamande de traitement des eaux Aquafin souhaite utiliser 1,5 million de citernes privées d’eau de pluie pour pouvoir faire face aux périodes de sécheresse et aux fortes pluies. C’est ce qu’écrit Het Nieuwsblad. A l’aide de capteurs et d’une commande à distance, Aquafin contrôlerait le niveau d’eau dans les citernes et les viderait partiellement lorsque de grosses averses sont attendues.

    Afin de mieux gérer les périodes de sécheresse et de fortes pluies, Aquafin voudrait pouvoir gérer une partie des 1,5 million de citernes d’eau de pluie des particuliers, éventuellement contre rémunération. « Au total, ces puits peuvent recueillir 15 milliards de litres d’eau de pluie, ce qui signifie que nous pouvons éviter beaucoup d’inondations », affirme la société d’épuration des eaux.

    La gestion de l’eau en Flandre a été perturbée, en partie à cause des changements climatiques. D’une part, le niveau de la nappe phréatique est bas en raison de longues périodes de sécheresse et, d’autre part, nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des précipitations extrêmement abondantes. Les égouts sont incapables d’engloutir ces quantités d’eau soudaines, ce qui entraîne des inondations de plus en plus fréquentes. L’eau de pluie qui aboutit dans le réseau d’assainissement est déviée vers la mer et n’a donc aucun effet positif sur le niveau des eaux souterraines.

    Pour faire face à ces deux problèmes, Aquafin veut vider partiellement les citernes lorsqu’on annonce de fortes pluies. Cette eau entrerait ensuite dans le sol par un « système d’infiltration ». De cette façon, les citernes vidées seront mieux en mesure de recueillir de grandes quantités d’eau.

    Aquafin veut utiliser des capteurs et une commande à distance pour mesurer et contrôler le niveau dans ces citernes. Dans le cadre de ce plan, les particuliers qui mettraient leur citerne à disposition recevraient une compensation financière qui pourrait venir des communes et des compagnies d’assurance.

    « Car les communes ne devront plus financer la construction d’énormes bassins d’orage pour prévenir les inondations locales. Quant aux compagnies d’assurance, elles recevront moins de demandes d’indemnisation parce qu’il y aura moins d’inondations », explique Danny Baeten, directeur de l’innovation chez Aquafin.
 

    Quel est le rôle d’Aquafin ?
    Aquafin a été créée en 1990 par la Région flamande afin de développer, d’exploiter et de financer les infrastructures flamandes servant à l’épuration des eaux usées. Aquafin assure la collecte de l’eau des égouts communaux dans des « collecteurs » et son acheminement vers des installations d’épuration où elle est traitée suivant les normes européennes et flamandes.

    #eau #magouilles #privatisation #environnement #Flandres (#Belgique) #capitalisme_vert

  • 2 morts, une blessée grave, c’est hugues mulliez, petit-neveu de Gérard Mulliez, fondateur d’auchan qui conduisait le hors bord en Grèce Manon Pélissier - 25 Aout 2019 - france3-regions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/hugues-mulliez-petit-neveu-gerard-mulliez-ete-inculpe-h

    Le 9 août 2019, à Porto Heli, en Grèce, 2 pêcheurs trouvent la mort en mer.
    Leur petite embarcation en bois a été éventrée par un hors-bord. Celui qui le conduisait est Hugues Mulliez, le petit-neveu du fondateur nordiste du groupe Auchan, Gérard Mulliez, a annoncé le JDD samedi 24 août. Il est aussi le fils de Stéphane Mulliez, créateur des magasins Picwic.

    Sur son hors-bord long de 10 mètres, il conduisait un groupe de touristes français. Les 2 Grecs d’une soixantaine d’années ont été tués sur le coup et une femme, grecque également, a été grièvement blessée. L’homme de 44 ans a ainsi été inculpé pour homicide en Grèce. Les autres Français à bord ont été placés en garde à vue.

    Hugues Mulliez réside en Belgique mais avait racheté Surcouf en 2009, une chaîne lilloise de magasins informatiques, placée en liquidation judiciaire trois ans plus tard.

    #mulliez #picwic #Belgique #migrant_fiscal #famille #auchan

  • #Belgique #HSBC : quand une banque s’achète un casier judiciaire vierge Jonathan Lefèvre - 7 Aout 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/hsbc-quand-une-banque-s-achete-un-casier-judiciaire-vierge

    La banque HSBC, connue pour diverses magouilles (blanchiment d’argent, recours aux paradis fiscaux, etc.), vient de payer près de 300 millions d’euros à l’État belge pour échapper à un procès. Bonne nouvelle pour la justice ou nouvel exemple d’amnistie pour les plus puissants ?

    Imaginez. Vous commettez un délit et vous êtes pris la main dans le sac. Mais plutôt que de vous trainer devant un tribunal, la justice vous propose de verser une somme d’argent, minime par rapport au préjudice causé, pour effacer tout ça. Surréaliste ? C’est pourtant légal en Belgique avec la transaction pénale. HSBC vient encore de le rappeler…

    La banque HSBC était poursuivie pour « fraude fiscale grave et organisée, faux et usage de faux, blanchiment et exercice illégal d’intermédiaire financier ». Rien que ça… Le parquet de Bruxelles expliquait hier, lors de l’annonce de la transaction, que « la banque suisse est suspectée d’avoir sciemment favorisé et même encouragé la fraude fiscale en mettant à disposition de certains de ses clients privilégiés des sociétés offshore n’ayant aucune activité économique et n’ayant comme seul but que de dissimuler les avoirs des clients ».1 

    Malgré la sévérité des charges, le parquet de Bruxelles a décidé de conclure une transaction pénale pour un montant de 294,4 millions d’euros à l’État belge. Il y a deux ans, la France avait passé le même genre d’accord avec la banque suisse, pour un montant semblable (300 millions d’euros)…

    Montant total de 6,26 milliards de dollars
    Certains se réjouissent de cette transaction. Cela fait près de 300 millions d’euros dans les caisses de l’État. Mais quid de l’ampleur de la fraude ? Combien l’État (donc, nous) aurait-il récupéré si les poursuites avaient été menées jusqu’au procès ? Et que penser du mécanisme même, qui revient à payer pour s’acheter un casier judiciaire vierge ?

    L’enquête, débutée en 2013, a révélé que le dossier concernait 3 003 Belges détenant 4 616 comptes à la HSBC à Genève, pour un montant total de 6,26 milliards de dollars, annonçait l’Echo d’hier. 300 millions d’euros, c’est énorme, mais très peu au regard des milliards que brasse HSBC.

    Une avocate spécialisée en droit fiscal, Sabrina Scarna, qui défend le principe de la transaction pénale, explique pourquoi HSBC a préféré conclure un arrangement avec le parquet : « Puisqu’il y a une transaction, les poursuites vont être éteintes et il n’y aura donc pas de condamnation, pas de casier. Par exemple, si vous êtes un dirigeant d’entreprise et que vous avez une transaction pénale, ça veut dire que vous n’aurez pas une condamnation pénale à la clé qui pourrait vous interdire de continuer à exercer votre métier. C’est vraiment un élément à prendre en compte par rapport au fait qu’on éteint les poursuites, c’est un élément très essentiel. »2 

    C’est surtout un élément « très essentiel » d’une justice de classe. Marco Van Hees, spécialiste fiscalité du PTB et député fédéral : « Si une banque organisant plus de 1 000 dossiers de fraude poursuivis par le fisc peut échapper à un procès en payant une transaction, on se demande quel criminel en col blanc pourrait encore se retrouver au tribunal. »

    Justice de classe
    L’avocat et professeur de droit fiscal Michel Maus se demande s’il ne faut tout simplement pas retirer sa licence bancaire (soit le « permis » de faire des opérations de banque) à HSBC : « Cela donne l’impression que la fraude à grande échelle est traitée différemment. Je me demande si HSBC doit conserver sa licence bancaire. L’éthique ne doit pas être ignorée. Si la justice manque de moyens pour les gros dossiers, ce n’est pas pour autant qu’elle doit s’en prendre davantage aux petits fraudeurs. »3

    Alors que des gens qui volent de quoi manger dans un supermarché se retrouvent avec des condamnations à de la prison ferme, les très riches peuvent payer pour éviter un procès. Marco Van Hees rappelle la position du PTB : « Nous exigeons la suppression de ce système de transaction pénale. Au contraire, nous voulons renforcer les sanctions pour les auteurs de fraude fiscale grave, comme c’est le cas ici. Ceux-ci ne doivent pas pouvoir avoir pour seule sanction un simple risque de pénalité financière, sous-proportionné et peu dissuasif. Ils doivent être soumis aux risques d’un procès public, de sanctions pénales allant jusqu’à l’emprisonnement et à l’expropriation de leur établissement. Y compris pour les banques livrant assistance à la fraude. »

    Marco Van Hees rappelle les conditions dans lesquelles la loi qui permet ce genre d’arrangement entre amis a vu le jour : « La loi sur la transaction pénale a été votée de manière très douteuse par le parlement en 2011, dans un contexte où à la fois les diamantaires et l’axe Pathok Chodiev/Nicolas Sarkozy/Armand De Decker https://archive.ptb.be/articles/et-si-l-affaire-chodiev-de-decker-etait-en-fait-l-affaire-chodiev-reynde faisaient pression pour l’obtenir. Koen Geens est le fondateur du cabinet d’avocat Eubelius dont est membre Raf Verstraeten, avocat des diamantaires (notamment Omega Diamonds) et promoteur de la transaction pénale : on a appris qu’il avait été payé par l’Antwerp World Diamond Centre (AWDC, lobby diamantaire) pour venir comme éminent juriste au Sénat donner son avis – positif – sur la loi de transaction pénale. Plus tard, la Cour constitutionnelle a invalidé la transaction pénale et c’est Koen Geens, ministre de la Justice, qui a fait voter une loi réparatrice en 2018 pour que le parquet puisse reprendre les transactions pénales. »

    Le député de gauche a introduit une question parlementaire pour interpeller Koen Geens dès la rentrée.

    A l’heure où l’État tente de liquider nos services publics pour cause de « manque d’argent », il se tire une balle dans le pied en refusant d’aller chercher l’argent là où il se trouve. Pire, il s’arrange avec les grands fraudeurs pour les laisser tranquilles…

    1 . Le Soir, 7 août • 2. La Première, 7 août • 3. Belga, 6 août 2019

    #hsbc #swissleaks #Swiss_leaks #finance #banques #évasion_fiscale #suisse #banque #corruption #économie #paradis_fiscaux #blanchiment #fraude_fiscale #banksters #fisc #fraude #impôts

  • Le sabotage de la centrale nucléaire Doel 4 a couté plus de 100 millions d’euros. C’était le 5 août 2014.

    Le sabotage de Doel 4 reste un mystère, 5 ans après les faits - Aubry Touriel - 5 Aout 2019 - VRT

    Ce lundi, cela fait exactement 5 ans que le réacteur nucléaire Doel 4 a été mis à l’arrêt durant quatre mois et demi en raison d’une fuite d’huile. On ignore toujours qui a commis ces actes de malveillance.

    Le 5 août 2014, à 11 heures 06, une vanne de sécurité, censée servir en cas d’incendie, a été ouverte dans la partie non nucléaire de la centrale de Doel. En 37 minutes à peine, 65.000 litres d’huile de graissage se sont écoulés dans un réservoir de secours. La turbine a tourné un bon moment à sec avant d’être mise à l’arrêt, ce qui a provoqué de sérieux dégâts. Les coûts de réparation dépassent les 100 millions d’euros.

    Du jamais vu
    C’est la première fois qu’un sabotage de ce type se produit en Belgique. Il y a cinq ans, le parquet fédéral a lancé une enquête dans la plus grande discrétion.

    En décembre 2014, l’OCAM (Organisation de coordination pour l’analyse de la menace) a déclaré que l’enquête avait montré qu’il s’agissait d’un acte criminel préparé depuis longtemps. Selon lui, l’enquête suit la voie du terrorisme. « Si le parquet fédéral travaille sur ce dossier, c’est qu’il va dans cette direction », expliquait André Vandoren, le responsable de l’OCAM de l’époque.

    L’enquête se concentre sur les employés qui étaient présents dans la salle des turbines le 5 août. Le scénario le plus logique voudrait que l’un d’entre eux soit responsable du sabotage. Une soixantaine de personnes, employés d’Electrabel et sous-traitants, sont concernées. Elles ont toutes été interrogées. Le groupe de suspects possibles s’est alors réduit et un détecteur de mensonges a également été utilisé, mais aucun résultat concret, depuis.

    Les enquêteurs ne disposent pas d’images caméra de l’ouverture du robinet, ils n’ont retrouvé ni empreinte digitale ni matériel génétique. Afin d’éviter de nouveaux sabotages, les procédures de sécurité ont été renforcées, explique Hellen Smeets d’Engie Electrabel : « L’accès au site a été encore renforcé. D’autres caméras ont été installées. Certaines installations ont été sécurisées. Les employés ne sont plus autorisés à se rendre seuls dans certaines zones, ils doivent toujours être accompagnés d’un collègue. »

    Toutes les centrales nucléaires belges appliquent ces mesures. « Nous en avons tiré des enseignements », déclare Ines Venneman, de la AFCN, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire. « Nous avons pris de nombreuses mesures pour éviter de tels incidents à l’avenir. La Belgique joue désormais un rôle de premier plan dans ce domaine. Nous donnons des ateliers sur les menaces internes, également à l’étranger. »

    Rien de neuf en cinq ans
    Cinq ans plus tard, l’enquête est toujours en cours d’ouverture, « mais elle est très complexe », explique le parquet fédéral qui s’abstient de commentaires supplémentaires.

    Du côté d’Engie Electrabel, même son de cloche : « En 2016, Electrabel a demandé une enquête supplémentaire afin de clarifier cette affaire, qui a causé de sérieux dommages à l’entreprise », déclare Hellen Smeets. « L’enquête est toujours en cours. Nous ne pouvons pas commenter l’état actuel des choses. »

    Source : https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/08/05/le-sabotage-de-doel-4-reste-un-mystere-5-ans-apres-les-faits

    #nucléaire #énergie #électricité #centrale_nucléaire #énergie_nucléaire #Belgique #le_risque_nucléaire #Sabotage

  • Je n’aime pas la police de mon pays | Aude Vidal
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Je-n-aime-pas-la-police

    Je n’aime pas la police de mon pays. La raison la plus évidente, c’est que j’ai la chance d’en connaître d’autres. À Bruxelles, un jour, j’ai vu un clochard traiter une policière de « connasse ». Celle-ci, qui s’éloignait d’un pas tranquille, lui a fait un petit signe de la main, façon « Oui, oui, j’ai entendu » mais elle n’a pas dévié de son chemin. Source : écologie politique

  • Le prêt d’un fonds de pension liégeois éclabousse Bernard Tapie
    https://www.mediapart.fr/journal/international/160719/le-pret-d-un-fonds-de-pension-liegeois-eclabousse-bernard-tapie

    C’est grâce à l’argent des retraités liégeois d’Ogeo Fund que Bernard Tapie a pu voler au secours de « Nice-Matin » en 2014. Grâce à un prêt en cascade de trois millions d’euros, la puissance financière d’Ogeo a été utilisée par Nethys pour aider l’homme d’affaires français. Et ce au détriment des autres candidats repreneurs du journal azuréen, dont le groupe belge Rossel.

    #Enquête #Tapie,_Ogeo_Fund,_Nice-Matin,_Nethys,_La_Provence

  • Quand #ford, Hitler et #renault voulaient sauver le peuple de la ville
    http://carfree.fr/index.php/2019/07/08/quand-ford-hitler-et-renault-voulaient-sauver-le-peuple-de-la-ville

    « Produire la voiture populaire et sauver le peuple de la ville. Les desseins du populisme automobile chez Ford, Hitler et Renault » est un article de 2009 de Pierre Lannoy, professeur Lire la suite...

    #Etalement_urbain #Fin_de_l'automobile #allemagne #Belgique #bruxelles #dictature #france #histoire #recherche #usa

  • SANS TITRE… de transport
    http://carfree.fr/index.php/2019/07/04/sans-titre-de-transport

    La #Gratuité_des_transports_en_commun (TC) est aujourd’hui l’objet de vifs débats : les études sur la faisabilité se multiplient (Sénat, Paris, Île-de-France, Clermont-Ferrand, #grenoble, etc.) et fait l’objet de nombreux Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Transports_publics #Belgique #bus #dunkerque #france #tallinn #transports_en_commun

  • Plus de 715.000 crabes chinois capturés dans un seul piège en Flandre Anne François - 17 Juin 2019 - VRT
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/06/17/plus-de-715-000-crabes-chinois-captures-dans-un-piege-en-flandre

    La Société flamande pour l’environnement entame la construction d’un second piège à crabes chinois sur le cours d’eau à Wichelen, en Flandre orientale. Le premier piège, installé à Grobbendonk sur la Petite Nèthe, a en effet déjà permis de capturer 715.000 crabes poilus cette année. Il s’agit d’une espèce de crabes fouisseurs importée qui cause de gros dégâts aux plantes et animaux dans nos eaux, parce qu’elle mange tout ce qui se trouve sur le fond.

    L’entrepreneur commence ce lundi les travaux de béton au canal Kalkenvaart à Wichelen, afin de construire un second piège à crabes chinois", indique Katrien Smet de la Société flamande pour l’environnement. « Pourquoi à Wichelen ? Parce qu’on y trouve énormément de crabes poilus. En fait ces crabes sont signalés dans toute la Flandre, mais il n’est malheureusement pas possible de placer des pièges partout ».

    Ce piège a la forme d’une boite-aux-lettres, avec une fente étroite sur le dessus, et s’étend sur toute la largeur du lit du canal (photo). Les crabes peuvent ainsi entrer dans le piège par la fente, mais ne parviennent plus à en ressortir. Ils cherchent alors une sortie. Elle a la forme d’un tuyau le long duquel ils grimpent pour tomber dans un bac collecteur sur la rive.

    Détruire ou donner à manger aux poissons ?
    « Dans notre piège à Grobbendonk, en province anversoise, nous avons déjà capturé 715.000 crabes chinois depuis le début de cette année. Ce qui prouve que ce piège fonctionne bien », précise Katrien Smet de la Société flamande pour l’environnement. « Les crabes sont d’abord étourdis. Ensuite pour les broyons et nous les amenons à Rendac, parce qu’ils ne nous sont plus d’aucune utilité ici ».

    Rendac est l’entreprise qui réalise, à la demande des autorités, la collecte et transformation ou la destruction de déchets et cadavres animaux. « Entretemps, il s’agit d’une très grosse quantité de crabes et nous sommes en train de voir si nous ne pourrions trouver une autre façon de nous en débarrasser. Nous pensons à faire de ces crabes de la nourriture pour poissons », précise Katrien Smet.

    « Nous avons aussi été contactés par une firme qui voudrait les exporter à nouveau vers la Chine. En tant que gouvernement flamand, nous ne pouvons envisager cette piste pour l’instant. Mais nous allons la reconsidérer ».


    #Anvers #Flandres #Belgique #Chine #crabes #mondialisation #pollution #saloperie

  • « Vos toilettes propres, nos propres papiers » Maxime Vancauwenberge - 17 Juin 2019 - Solidaire
    https://www.solidaire.org/articles/vos-toilettes-propres-nos-propres-papiers

    Ils et elles sont entre 100 000 et 150 000 en Belgique. Travailleurs et travailleuses sans-papiers. Hormis l’aide médicale urgente et la scolarisation de leurs enfants, les personnes sans-papiers ne jouissent d’aucun droit et ne reçoivent aucune aide. Beaucoup sont employées dans certains secteurs comme l’Horeca, la construction, et le nettoyage.

    « Elles ont peur parce qu’elles sont sans papiers. Elles ont peur des conséquences par rapport à leur employeur », commence Magali Verdier, l’animatrice du MOC (Mouvement ouvrier chrétien) qui coordonne la Ligue des Travailleuses Domestiques, juste avant le début de l’entretien. Nous voilà immédiatement plongés dans le quotidien des personnes sans-papiers : vivre caché et dans la peur. Mais depuis quelques mois, des travailleuses domestiques sans-papiers ont décidé de sortir de l’ombre. Elles revendiquent l’application de la Convention Internationale C189, ratifiée par la Belgique en 2011, qui garantit le respect de certains droits élémentaires comme un salaire minimum, le paiement des heures supplémentaires et la possibilité de porter plainte contre l’employeur en cas d’abus. Elles revendiquent également la possibilité de pouvoir rester légalement en Belgique et de pouvoir ainsi contribuer à la sécurité sociale de notre pays.

    « Le plus dur c’est de ne plus voir sa famille »
    « Je suis venue en Belgique un peu avant 2008 parce que je n’arrivais plus à joindre les deux bouts avec mes deux enfants lorsque leur papa nous a quittés. Je suis aide-soignante mais je travaillais souvent plusieurs mois sans être payée en Afrique. Je ne savais plus quoi faire. Mes enfants sont restés au Cameroun. Je ne savais pas où j’allais. Je ne pouvais pas emmener mes petits bouts avec moi. Je les ai laissés chez mes parents. Ils s’en sortent avec le peu que je leur envoie. Ils me manquent beaucoup. Je me sacrifie pour eux. J’aimerais pouvoir les revoir un jour. Ma maman aussi m’a demandé si elle allait me revoir avant de mourir », explique Lucie, la gorge nouée, avant d’éclater en sanglots. « C’est cela qui est vraiment le plus dur : ne plus pouvoir voir sa famille », confirme Alexandra, qui n’a pas pu assister à l’enterrement de son père. Alexandra est originaire de la Colombie, qu’elle a quittée il y a plus de 10 ans. Elle ne se voit pas retourner là-bas à présent. Elle se sent chez elle en Belgique. « Nous sommes beaucoup comme toi, Lucie. Il faut se battre », s’exclame Naima. Elle aussi, elle a quitté son pays, le Maroc, il y a plus de 10 ans, en laissant tout derrière elle. Là-bas, elle travaillait dans une banque mais n’était presque pas payée. « Je ne m’en sortais pas. » Elle a préféré tenter sa chance en Belgique.

    Maricel est un peu plus âgée. Elle a quitté les Philippines il y a 11 ans afin de pouvoir offrir un avenir à ses enfants restés aux pays. « Je discute avec eux chaque jour via Messenger mais je ne les ai pas vus depuis que je suis partie. Je suis aussi devenue grand-mère entre-temps et j’aimerais pouvoir voir mes petits-enfants… »

    « Certains me demandent de travailler pour 7 euros de l’heure »
    En Belgique, leur situation est cependant loin d’être enviable. Comme tous les sans-papiers, elles sont souvent utilisées comme main-d’œuvre corvéable à merci. « En 2008, j’ai commencé à travailler ici pour 800 euros par mois. De 8h du matin à 8h du soir. Je me suis enfuie. À présent, je suis payée 1 300 euros. Je travaille de 7h du matin à 7h du soir. Les employeurs savent que tu n’as pas de papiers. Ils savent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent », raconte Maricel.

    « La situation se dégrade, précise Lucia. Des employeurs osent me demander des choses qu’ils n’osaient pas il y a plusieurs années. Certains me demandent aujourd’hui de travailler pour 7 euros de l’heure et me raccrochent au nez lorsque je refuse ».

    « Après la crise, l’employeur a diminué mon salaire. Mais je n’ai rien osé dire parce que je n’ai pas de papiers », enchaîne une autre. « Nous sommes des esclaves. C’est ça ou la rue. Et même quand tout se passe bien avec l’employeur et qu’on est bien payée, il y a tout le reste. On est par exemple angoissée dans un bus, même quand on a acheté un ticket, parce qu’on risque un contrôle de police et d’être envoyée en centre fermé », continue Lucia.

    Alexandra estime qu’elle a de la chance : « De mon côté, je suis super-bien payée. J’ai aussi droit à des congés payés et des congés maladie. » En fait, elle gagne un peu plus que le salaire minimum. C’est ce qui symbolise le mieux la condition de ces travailleuses : être complètement à la merci de son employeur et s’estimer chanceuse lorsque celui-ci n’en profite pas.

    « Nous voulons sortir de l’ombre »
    « En tant que travailleuse domestique, on est tout au fond du panier. Nous travaillons dans les soins aux personnes, nous occupons des enfants, des gens malades, des personnes âgées. Mais nous sommes vraiment précarisées, et c’est ça notre lutte. On veut rendre cette réalité visible », explique Lucia. « Nous faisons partie intégrante de l’économie. Nous remplissons des tâches essentielles dans la société. Nous voulons sortir de l’ombre », continue Lucie.

    « Le syndicat m’a rendu l’espoir que je pouvais améliorer ma situation. La Ligue nous permet de nous rendre compte que notre situation n’est pas unique. Que beaucoup d’autres sont dans notre situation. La Ligue nous aide beaucoup. J’espère qu’on va pouvoir rassembler toutes les femmes dans notre situation », s’enthousiasme Naima.

    Magali Verdier, l’animatrice du MOC, explique que la Ligue des Travailleuses Domestiques a en effet pour but de mettre en avant la situation très précaire dans laquelle les femmes sans-papiers se retrouvent, de lutter collectivement, d’intéresser les médias, et d’aller chercher du soutien dans la société. « La Ligue des Travailleuses Domestiques fait partie intégrante de la CSC et du combat plus large mené par l’organisation syndicale auquel les femmes de la Ligue prennent part également. »

    « Je suis optimiste. C’est déjà pas mal. Je pense que nous allons y arriver », dit Naima. « Moi aussi ! » répond Alexandra. Elles rient. Après deux heures de discussions, nous demandons si nous pouvons faire une photo d’elles. Elles hésitent. Certaines préfèrent se mettre de dos. Elles s’encouragent mutuellement et décident finalement de faire la photo à visage découvert. Pour sortir de l’ombre.

    #emploi #travail #femmes #sans-papiers #travailleuses domestiques #esclavage #luttes_sociales #Syndicats #syndicalisation #Belgique

  • Certains policiers cumulent deux boulots pour boucler les fins de mois JP 13 Mai 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_certains-policiers-cumulent-deux-boulots-pour-boucler-les-fins-de-mois?i

    Depuis le 31 août dernier, les policiers peuvent cumuler plusieurs jobs. Si cela permet à certains policiers d’exercer leur passion en supplément de leur fonction, cette décision aide surtout certains policiers qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts financièrement.

    Un salaire jugé insuffisant
    Selon Pascal Douillez, secrétaire régional CGSP police, le salaire actuel des policiers est insuffisant compte tenu de la responsabilité qui leur incombe. « Depuis 2001, il n’y a plus jamais eu de valorisation barémique contrairement aux autres métiers de la fonction publique. L’indexation a été supprimée avec le gouvernement précédent. A responsabilité égale, dans le secteur public et même le secteur privé, le policier touche entre 20 et 30% de moins sur son salaire brut. »

    Ce qui explique la nécessité pour certains de cumuler plusieurs fonctions. Le secrétaire régional se félicite de cette possibilité offerte depuis peu aux policiers, mais pour lui, cela ne résout pas le problème de fond : «  Aujourd’hui, cette mesure n’est qu’un retour à la juste équité entre fonctionnaires publiques. C’est juste pour clarifier une situation existante. Mais notre but, c’est de valoriser les barèmes, c’est la revalorisation du salaire qu’ils méritent et qui n’a pas évolué depuis 2001 ».

    Certains métiers sont néanmoins interdits
    Evidemment, le rôle de policier ne peut pas être cumulé avec n’importe quelle casquette. Il faut que cette activité ne porte pas atteinte à la fonction de policier, et qu’elle soit validée par la hiérarchie. Certains métiers sont même interdits. « Tout est traité au cas par cas pour éviter les conflits d’intérêts ou incompatibilité avec la fonction. Les grosses incompatibilités sont évidemment les métiers liés à la sécurité (agent de gardiennage, etc.) », explique Pascal Douillez.

    #Belgique #ue #union_européenne #pauvreté #police #salaire #économie

  • L’entreprise Asco paralysée par une cyberattaque, les activités mondiales à l’arrêt - Belga - 11 Juin 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_l-entreprise-asco-paralysee-par-une-cyberattaque-les-activites-mondiales

    La production de l’équipementier aéronautique Asco est à l’arrêt jusqu’à mercredi soir en raison d’un problème informatique consécutif à un piratage subi vendredi. Sur le site de Zaventem, plus de 1000 travailleurs se retrouvent ainsi en chômage technique tandis que les activités des autres sites du groupe, notamment aux Etats-Unis, au Canada et en Allemagne, sont également à l’arrêt, a-t-on appris mardi de source syndicale.

    Pendant les deux jours de chômage technique, les travailleurs belges toucheront des indemnités de chômage. « Quand les problèmes techniques seront résolus, nous voulons regarder avec la direction si elle ne peut pas octroyer un supplémentent pour compenser la perte de revenus des travailleurs », indique Jan Baetens, du syndicat chrétien ACV-CSC Metea.

    De son côté, l’entreprise a assuré avoir informé toutes les autorités compétentes de cette cyberattaque et fait appel à des experts externes pour résoudre le problème. « Nous travaillons actuellement d’arrache-pied », affirme Vicky Welvaert, directrice des ressources humaines, qui ne souhaite pas préciser si la situation est maintenant sous contrôle ou quand l’activité sera redémarrée.

     #sécurité_informatique #piratage_informatique #cyberguerre #piratage de grande ampleur #Belgique

  • 2017 : 140,4 tonnes de cocaïne saisie dans l’union européenne Eric Steffens, Belga, 6 Mai 2019
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/06/06/le-port-d_anvers-une-des-principales-portes-dentee-de-la-cocain

    Plus de 104.000 saisies de cocaïne ont été signalées dans l’UE en 2017 (contre 98.000 en 2016), pour un total de 140,4 tonnes, soit environ le double de la quantité saisie en 2016 (70,9 tonnes).

    La Belgique, avec 45 tonnes saisies en 2017, arrive en tête des pays d’Europe, devant l’Espagne (41 tonnes), la France (17,5 tonnes) et les Pays-Bas (14,6 tonnes).
"La cocaïne entre en Europe par de nombreux itinéraires et des moyens variés, mais la croissance du trafic de gros volumes dans des conteneurs de transport maritime constitue un défi majeur", expose l’agence européenne sur les drogues.
"Les niveaux estimés de pureté de la cocaïne vendue au détail sont les plus élevés qui aient été observés au cours de la décennie, ce qui tend également à indiquer une disponibilité accrue de cette drogue", ajoute l’agence.
    Anvers et Amsterdam, mais aussi Bristol ou Barcelone, figurent parmi les villes d’Europe où sont décelées les plus grandes quantités de résidus de cocaïne dans leurs eaux usées.

    Le trafic de cocaïne apparait en outre de plus en plus concurrentiel, avec des groupes de petite taille et des individus qui se servent de plus en plus des médias sociaux, des marchés du « darknet » et des techniques de chiffrement.

    « Sur le marché de la cocaïne, l’esprit d’entreprise se manifeste au travers de méthodes de distribution innovantes : des ’centres d’appel’ emploient des coursiers qui assurent une livraison rapide et flexible. Ces méthodes, reflets d’une possible ’ubérisation’ du commerce de la cocaïne, illustrent le caractère compétitif du marché, au sein duquel les revendeurs rivalisent en proposant des services allant au-delà du produit proprement dit », analyse l’Observatoire.

    Quant à l’héroïne, la quantité saisie dans l’UE a augmenté de plus d’une tonne en 2017 pour atteindre 5,4 tonnes. Une préoccupation croissante concerne les opioïdes de synthèse, dont onze nouveaux types ont été détectés en Europe en 2018.

    Le cannabis, lui, est désormais la substance que les nouveaux patients admis dans les services spécialisés de traitement pour usage de drogues citent le plus souvent comme raison principale de leur prise de contact.
Concernant les drogues de synthèse, 21 laboratoires de MDMA - le principe actif de l’ecstasy - ont été démantelés dans l’UE, contre 11 en 2016, tous aux Pays-Bas. Un déversement de produits chimiques suggérant la production de MDMA a été signalé en Belgique.

    Les dernières données montrent que la teneur en MDMA des comprimés d’ecstasy a atteint un pic décennal en 2017, avec une estimation de 6,6 millions de comprimés de MDMA saisis dans l’UE, soit le chiffre le plus élevé depuis 2007.

    Les données disponibles indiquent également que la production d’amphétamine se concentre principalement en #Belgique, aux #Pays-Bas et en #Pologne ainsi que, dans une moindre mesure, dans les #États_baltes et en #Allemagne.

    #concurrence #innovation #distribution #ubérisation #service #compétitivité #centre_d_appels #médias_sociaux #commerce #drogue #cocaïne #drogues #santé #addiction #société

  • Pour une #ville #sans_voiture
    http://carfree.fr/index.php/2019/06/04/pour-une-ville-sans-voiture

    Nous avons l’honneur de publier ici même un rapport de 201 pages qui a fait date dans l’histoire de la mobilité. Ce rapport, réalisé en 1991 par un bureau d’études Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Livres #Quartiers_sans_voitures #Ressources #Transports_publics #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #2000 #Belgique #Europe #france #histoire #italie #mobilité #Québec #recherche #Suisse

  • Le remboursement de médicaments coûteux comme Kymriah menace l’assurance maladie
    https://www.test-achats.be/sante/soins-de-sante/couts-de-la-sante-et-assurances/news/medicaments-tres-couteux-menace-securite-sociale

    En #Belgique,

    La ministre De Block a décidé de rembourser le traitement expérimental coûteux Kymriah. La société Novartis demande pas moins de 320 000 € pour le traitement d’un patient. Les prix ahurissants de l’industrie pharmaceutique et le laxisme de De Block menacent notre assurance maladie.

    #pharma #complicité #santé #argent_public #gabegie