• Comment les microagressions instillent en #France un #racisme #inconscient, mais ravageur
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/07/20/comment-les-micro-agressions-instillent-en-france-un-racisme-inconscient-mai

    Relancé dans le sillage de la mort de George Floyd, aux Etats-Unis, et de l’affaire Adama Traoré, le débat français sur le racisme met en lumière la diversité des registres dans lesquels se manifestent les préjugés. A côté d’un noyau dur (violence, injure, incitation à la haine), réprimé par la loi, existe toute une gamme d’expressions plus diffuses, moins explicites et donc plus difficiles à cerner et à combattre, mais largement plus courantes. Les microagressions en question sont une manifestation de ce racisme implicite, voilé, souvent inconscient mais ravageur.

    Cette réalité n’est pas neuve. Décrite dès la fin des années 1960 aux Etats-Unis, elle a ensuite été largement documentée et analysée. Dénommée « racisme #systémique, #structurel ou #institutionnel, [elle] repose sur des modalités de discrimination qui n’ont pas besoin d’être portées par des individus explicitement racistes », rappelle le sociologue Michel Wieviorka, spécialiste du racisme et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, dans Pour une démocratie de combat.

    • « Vous venez de quel pays ? » « Tu dois aimer quand il fait chaud ! », « Comme vous parlez bien français ! » Ces petites #remarques_anodines se veulent souvent bienveillantes. En réalité, elles pétrifient les français d’origine africaine. Signe d’#ethnocentrisme_blanc, ignorance ou #racisme_euphémisé, ces expressions assénées « sans penser à mal » mais ressenties douloureusement sont partie intégrante d’une #expérience_de_vie que seules connaissent les personnes appartenant aux #minorités_visibles, mais qu’il n’est pas interdit aux autres de chercher à comprendre, voire à combattre.
      « Ce sont des microagressions, si petites que les auteurs ne les perçoivent jamais, mais qui blessent »
      « C’est comme le supplice de la goutte d’eau. Une fois, cela n’a rien de grave, mais un million de fois, c’est insupportable »
      #Paternalisme, #héritage_colonial, #assignation_à_identité… Les explications possibles dépassent le cadre d’un attrait pour la différence ou du simple quiproquo : elles relèvent d’une #essentialisation de la couleur de la peau, du soupçon d’#extranéité. « Etre français, c’est encore être blanc ; être non-blanc, c’est être d’ailleurs », analyse Pap Ndiaye. Ainsi, les microagressions révéleraient notre difficulté à « penser le fait d’être français indépendamment de la #couleur_de_la_peau ».
      Le débat français sur le racisme met en lumière la diversité des registres dans lesquels se manifestent les #préjugés. A côté d’un noyau dur (violence, injure, incitation à la haine), réprimé par la loi, existe toute une gamme d’expressions plus diffuses, moins explicites et donc plus difficiles à cerner et à combattre, mais largement plus courantes. Les microagressions en question sont une manifestation de ce #racisme_implicite, voilé, souvent inconscient mais ravageur.
      (...)
      Les critiques de cette prolifération de microagressions « à l’américaine » pointent non seulement l’aseptisation des rapports sociaux mais aussi la tendance à figer les individus dans des #identités, sans considération pour les multiples strates des personnalités. Est aussi mis en lumière l’imposition d’un schéma opposant des dominants involontaires à d’éternelles victimes. (...)
      La norme sociale rejette le racisme, constate Pap Ndiaye, en référence au sondage annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme qui reflète un rejet massif des Français à l’égard des manifestations explicites d’hostilité ou de haine raciale. Il reste à sensibiliser l’opinion à l’imperceptible, au latéral, et aussi à l’éduquer : on ne demande pas d’emblée aux gens de quel pays ils viennent. » Mais ce travail de #sensibilisation a un préalable : reconnaître la réalité de #blessures_invisibles."

      #microagressions #racisme_ordinaire #racisme_inconscient

      #racisme_systémique #racisme_structurel #racisme_institutionnel #bienveillance

      ping @isskein @karine4

    • Et le résultat : #minority_fatigue.

      Le coût mental du racisme – Binge Audio
      https://www.binge.audio/le-cout-mental-du-racisme

      Stress, anxiété, dépression… Les propos et actes racistes éprouvés au quotidien ont des conséquences sur la qualité de vie et la santé mentale. En quoi le racisme peut-il être un facteur aggravant des problèmes psychologiques ? Quelles sont les barrières culturelles et de classe qui limitent l’accès aux divans pour les personnes racisé·e·s ? En quoi un stéréotype, même s’il est positif, est toujours violent ?

      Grace Ly et Rokhaya Diallo reçoivent Racky Ka, psychologue et docteure en psychologie sociale, qui a pour patientèle des femmes noires entre 20 et 50 ans, majoritairement en situation de burn-out lié à du racisme sur leur lieu de travail.

  • Olivier Hertel sur Touiteur : Thread : Dr Violaine Guérin (24 mai)
    https://twitter.com/olivierhertel/status/1264480432395083784

    Thread : Dr Violaine Guérin

    Après son intervention @BFMTV pour contester l’étude du Lancet sur l’hydroxycloroquine je me suis intéressé à cette medecin du Collectif Laissons les médecins prescrire. Et là, surprise...

    1/n

    Cette coordinatrice du collectif est aussi présidente de l’association Stop aux violences sexuelles qui tenait ses assises 2020 @UNESCO_fr.
    C’est dans le cadre de l’asso, qu’elle soutient une vision surprenante de l’impact des abus sexuels.

    2/n

    Certaines maladies ne seraient que expression de ces traumatismes. Ex : un viol en bas âge se traduirait chez une patiente par un cancer du sein. En prendre conscience, c’est éviter la rechute.

    C’est ce qu’elle explique dans un livre auto édité au nom de l’asso.👇

    3/n

    Objectif : donner un sens à la maladie car « à son avis » cela permet d’éviter la rechute.

    Donc une prévention du cancer par la catharsis.

    Et les ex. du même genre qui sont en fait des témoignages, foisonnent dans ce livre.

    4/n

    Cette vision de la maladie, d’inspiration Freudienne est surtout très proches des théories fumeuses des Dr Hamer et Sabbah, condamnés par la justice et qui eux aussi s’efforçaient de donner un sens à la maladie. J’ai écrit pas mal de papiers sur ce sujet @Sciences_Avenir

    5/n

    En pratique, il faut découvrir le stress, le conflit, le traumatisme, à l’origine de sa maladie pour en prendre conscience et ainsi guérir. Les abus sexuels dans le cadre familiale sont souvent évoqués pour expliquer cancer du sein par ex. Ils parlent d’un « conflit de nid ».

    6/n

    Outre le fait que cette lecture de la maladie n’a aucun fondement, elle expose les malades aux risques de faux souvenirs induits. Car pour comprendre le sens de leur maladie ils recherchent le traumatisme vécu souvent pendant la petite enfance et dans la famille.

    7/n

    Or c’est justement ce type de témoignages que l’on retrouve dans le livre du Dr Violaine Guerin.

    Quels impacts psy, familiale, social pour les malades qui pensent que leur cancer (ou autres) a pour origine un viol, commis éventuellement par un parent ?

    Fin.

    • C’est absolument dégueulasse d’expliquer à la place d’une personne les origines de ses problèmes de santé. Encore plus dans le cas d’une maladie comme le cancer qui rend la personne vulnérable.
      J’ai eu droit durant la traversée d’un cancer à ce genre d’interprétations fumeuses de la part de divers psys :
      La psy à la clinique avant l’opération :
      – mon embonpoint survenu à la suite d’un avortement chimique ? un désir de grossesse non avoué et pas du tout un détraquement hormonal à cause des hormones administrées
      La psy à la maison des adolescents
      – un cancer du sein ? bien sur, c’est le lieu de la maternité, donc un problème avec ma mère non résolu doublé du fait de ne pas assumer mon statut de mère. J’ai carrément été accusée d’être une mauvaise mère parce que j’utilisais le mot « confié à » et que cela signifiait « abandonner ».
      La psy à qui j’avais « confié » ma fille :
      – c’est un déni de ne pas vouloir prévenir certaines personnes de son entourage de ce qu’on traverse (même si elles sont toxiques) et donc elle s’est lavé les mains du secret médical.

      Et dès que tu vas essayer de justifier pour contrer parce que c’est n’importe quoi ça devient la preuve même de ton déni. La dernière psy que j’ai vu m’a reçu un peu beaucoup en morceaux, son avantage : être bienveillante et à l’écoute et m’aider à remonter doucement sans m’asséner ses vérités à elle.

    • #cancer #psychologisation #responsabilisation

      Une copine à qui les écolos de la vallée demandent quand elle a un cancer du sein : « Qu’est-ce que tu as fait pour avoir ce cancer ? » C’est un cancer qui a des causes environnementales...
      Une autre, sous anti-psychotiques, est devenue obèse. La psy : « C’est féminin, les rondeurs, vous avez quelque chose contre la féminité ? » Psychiatre, soit médecin, refuse de voir la différence entre une obésité pathologique et des « rondeurs ».

    • Ma môme quand elle était petite revient de l’école primaire et me dit « j’ai compris que les adultes sont définitivement des sadiques ». Et je me rappelle cette phrase parce que finalement c’est bien toute la société qui manque de bienveillance, de ce qui se nomme le #soin, celui qu’on devrait se donner les un·es aux autres, le soin de soi même, l’empathie, la #bienveillance et ses mots comme bénédiction (la bonne diction / les bons mots ceux qui soignent et non pas la récupération religieuse de notre vocabulaire) et la malédiction, ces mots infects qui sortent de la bouche de psys mal soignés qui te prennent pour une poubelle.
      Quand dans une société le mot gentil ou gentille passe pour une insulte, et que donner un sens à une maladie comme un prix à un kilo de pommes est une nécessité capitaliste, parce que la capacité de soigner est depuis bien avant Molière l’exercice d’un pouvoir occulte et ignare, et un moyen de culpabilisation efficace.
      Et à l’institut Curie quand la médecin refuse de répondre à mes questions et me met dehors en disant que la médecine n’est pas une science exacte, qu’avoue-t-elle sinon son ignorance et son incapacité à soigner.

      A propos du soin, de Cynthia Fleury, je conseille le très court et percutant « Le soin est un humanisme »

  • Against Empathy by Paul Bloom ; The Empathy Instinct by Peter Bazalgette – review | Books | The Guardian
    https://www.theguardian.com/books/2017/feb/06/against-empathy-paul-bloom-the-empathy-instinct-peter-bazalgette-review

    The basis of Bloom’s argument is that fine feelings, like fine words, butter no parsnips. Feeling your pain is all well and good but not necessarily the best trigger of an effective moral response. Indeed, he argues that an ability to intuit another’s feelings might well be an aid to some dubious moral behaviour. A low score on the empathy index is commonly believed to be a feature of psychopathy, but many psychopaths are supremely able to feel as others feel, which is why they make good torturers.

    Bloom cites the character of O’Brien in Orwell’s 1984, whose capacity to discern his victim’s responses is exquisitely refined: “‘You are afraid,’ said O’Brien, watching his face, ‘that in another moment something is going to break. Your especial fear is that it will be your backbone. You have a vivid mental picture of the vertebrae snapping apart and the spinal fluid dripping out of them. That is what you are thinking, is it not, Winston?’” It is through this facility that O’Brien can divine Winston Smith’s greatest dread (a fear he himself has never articulated), rats, and deploy it to destroy him.
    Psychology professor Paul Bloom.
    Psychology professor Paul Bloom. Photograph: Sarah Lee/The Guardian

    Bloom, it should be said, is not in favour of an indifferent heartlessness. Indeed, his trenchant stand against empathy is an attempt to encourage us to think more accurately and more effectively about our relationship to our moral terms. He pins his colours to the mast of rational compassion rather than empathy, and it is a central tenet of the book’s argument – I think a correct one – that there exists a confusion in people’s minds about the meaning of the two terms.

    Surestimons-nous les vertus de l’empathie ?
    https://theconversation.com/surestimons-nous-les-vertus-de-lempathie-130721

    Cette synchronisation expressive des émotions répond-elle à la compréhension des émotions de la personne souffrante ? Favorise-t-elle l’altruisme ? Permet-elle de lui apporter un soutien ? Pas forcément… Car si l’empathie est censée permettre à l’être humain de se décentrer de soi pour accueillir autrui, de nombreux travaux montrent que ce partage émotionnel empathique n’est pas nécessairement tourné vers l’autre.

    En effet, selon Decety), plusieurs paramètres sont à prendre en compte, notamment la contagion émotionnelle et la prise de perspective. La contagion émotionnelle est une réponse adaptative permettant à l’être humain de partager la souffrance de l’autre, mais celle-ci peut rester superficielle et égocentrée. En effet, un individu peut éprouver le même état affectif qu’un autre, tout en conservant une certaine distance entre lui et autrui. C’est ce que nous observons très tôt chez l’enfant ; où les pleurs d’un nourrisson vont très vite induire chez les autres nourrissons, témoins de la scène, un déclenchement de pleurs.

    NATION ? – Contre la bienveillance, d’Yves Michaud - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    https://www.nonfiction.fr/article-8378-nation-contre-la-bienveillance-dyves-michaud.htm

    Yves Michaud débusque dans cette injonction à la bienveillance un moralisme qui n’a rien à voir avec la loi républicaine. En cela son propos n’est pas sans rappeler les « expressions dévastatrices » de Hegel à propos de la morale
    , dont il démasquait la bonne conscience égoïste et passive. Mais en plus de faire sombrer les citoyens dans le moralisme, la théorie du Care menace le contrat hérité des Lumières, qui énonçait les règles strictes de l’appartenance à la communauté politique. Yves Michaud promeut donc un retour à Rousseau et à tous ses prédécesseurs qui ont défendu la République contractuelle. Il en appelle également à la Constitution française rédigée en 1793, sans la réduire à la Terreur. Car il ne s’agit pas de s’en tenir à la simple Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Pour l’auteur, ce qui est en danger c’est d’abord le pouvoir souverain du peuple. Ainsi, la théorie du Care, et tous ces efforts pour une bonne conscience doivent être interprétés comme les symptômes de cette mise à mal de la souveraineté politique du peuple, qui ne font que prospérer sur son impuissance.

    Petit fil du groupe JPVernant sur le #care #bienveillance #empathie #travailleuses.
    https://twitter.com/Gjpvernant/status/1260868277275971585

    J’ajoute

    Limites de la bienveillance - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Bienveillance-2

    De bienveillance en attention aux ressentis, le résultat, c’est que le confort des un-es finit peut-être par compter plus que toutes les valeurs que nous défendons. Quitte à broyer les plus fragiles, les différent·es ou celles et ceux qui sont tout simplement minoritaires dans le groupe, alors que l’intention de départ était plutôt de les protéger… Il est peut-être temps de se munir d’outils plus fiables que l’attention aux ressentis pour nous éviter de mal identifier les violences et la domination : non, la violence n’est pas ce qui fait mal (3) mais une relation à l’autre bien spécifique. L’objectif de bienveillance peut inviter plutôt à l’adoption de procédures formelles pour désactiver l’agressivité susceptible de surgir dans le groupe ou bien à une culture de non-violence basée sur l’observation rigoureuse des dynamiques qui le traversent et qu’on peut nommer « rapports de pouvoir ».

  • S’engager pour l’égalité des chances, un combat à plusieurs facettes (Thot Cursus)
    https://cursus.edu/articles/43631/sengager-pour-legalite-des-chances-un-combat-a-plusieurs-facettes

    Je ne sais pas qui sont Thot Cursus : le discours est dans l’air du temps (y compris dans les réformes récentes du bac) et les solutions très certainement aux mains d’initiatives privées se développant sur des services publics laissés à l’abandon.

    Pourtant, certaines thématiques doivent être intégrées à nos réflexions pour justement ne pas les laisser aux acteurs du privé et de la #EdTech. Ne pas leur laisser le monopole des solutions…
    Comment penser #déterminisme, #discrimination, #autocensure, #compétences_informelles, #récits_personnels, #compétences_orales, #bienveillance, #pédagogie_projet dans une optique d’émancipation et non d’#employabilité ?

    Nous l’avions évoqué dans l’article sur le décrochage scolaire. Les études sur les déterminismes sociaux de la réussite scolaire sont nombreuses. Elles montrent une progression des inégalités et mettent en avant les multiples facettes de ces déterminismes. Discrimination, mais aussi autocensure et mauvaise maîtrise de compétences informelles, jugées périphériques pendant la scolarité, mais essentielles dans l’enseignement supérieur et le monde professionnel.

    #éducation #décrochage_scolaire

  • [Les Promesses de l’Aube] Féminismes en mouvement : faire monde commun
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/feminismes-en-mouvement-faire-monde-commun

    Ce mercredi, les Prommesses de l’Aube accueilleront Manon Legrand et Camille Wernaers pour présenter le Hors Série Spécial du magazine #Axelle, consacré aux féminismes.

    Il sera question de précarité et d’oppression, d’inégalités et de #domination, de #corps mutilés et multiples et mais surtout de la possibilité de faire monde commun, de diversité, de #bienveillance et de #luttes.

    #féminisme #diversité #féminisme,luttes,corps,diversité,Axelle,bienveillance,domination
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/feminismes-en-mouvement-faire-monde-commun_08072__1.mp3

  • En Allemagne, un camp climat pensé selon les principes féministes queers
    https://reporterre.net/En-Allemagne-un-camp-climat-pense-selon-les-principes-feministes-queers

    Deux ans plus tard, le projet s’est bel et bien concrétisé : du 19 au 25 septembre 2019, plusieurs centaines de personnes ont campé à environ 80 km de Hambourg pour participer à l’action de désobéissance civile, assister à de nombreux ateliers et discussions, et vivre ensemble de manière non hiérarchique, dans le respect et la bienveillance. Deux groupes rassemblant 500 activistes ont bloqué pendant 26 heures les entrées principales de l’usine Yara, le numéro 1 mondial des engrais azotés de synthèse (près de cent personnes sont restées au camp — cuisine, équipe juridique, presse, personnes qui ne voulaient pas faire partie de l’action — ou dans les environs — soutien logistique).

    Dans le camp, que ce soit autour de la cuisine autogérée, dans les ateliers, derrière le micro en assemblée plénière ou dans les groupes de travail (logistique, facilitation, presse…), on remarquait une grande ouverture : toute personne était invitée à participer, à animer une activité, à partager son avis. Pour cela, divers outils ont été utilisés dès le début de l’initiative. En effet, l’inclusivité ne se décrète pas ; elle se prépare et se vit dès le début d’un projet.

    Ça fait penser au VAAAG de 2003 à Annemasse qui avait été une réussite de #coordination_autonome et de #bienveillance
    #Free_the_soil #campement_militant
    #bonne_nouvelle

    • Moi aussi... Le VAAAG, c’était le camp autogéré anti-autoritaire, à côté du camp plus plan-plan des ONG ? J’étais au point G, une expérience de dynamique en non-mixité, pas complètement autonome du VAAAG mais qui avait son propre agenda. Christine Delphy était venue parler et une copine avait été agressée par un mec et sa meuf qui ne supportaient pas que des femmes s’organisent à part.

    • On a du se croiser :)
      Regardé le film (un peu bancal avec des prises pas très risquées), comme c’est du point de vue des organisateurs et de la réalisatrice, ça ne rend pas la diversité et le punch qu’il y avait. Notamment au moment de la prise du train pour Genève qui a été un moment chouette avec les NoBorder, les anciens du Vietnman, la cuisine chaude et réconfortante des allemands transportée sur la place occupée pour libérer les camarades. Les moments de pause et de rencontre, les débats… Se fourmillement incessant et génial de tenter autrement.
      Ceci dit, l’amertume qui semble poindre dans le film est celle de ceux qui organisent et s’épuisent de ce fait. Amha, l’éternel conflit de l’autonomie, entre qu’est-ce qu’un groupe et ne pas tomber dans la chefferie.

    • oui il y avait une super ambiance, qui as réussi l’exploit de me dérider vu que je passe une bonne partie de mon temps à faire la tronche. Surtout, le souvenir d’une manif à 4h du matin, pour essayer de bloquer le convois des chefs du monde, baston toute la matinée dans les champs, à l’époque ça ne tirais pas au lbd direct, donc du gaz sans trop de risque, (ni pour les flics qui restaient à 200 mètres, ni trop pour nous) et sur le chemin du retour, vers 12h, grosse baignade générale et improvisée dans les piscines d’exposition d’un marchand de piscine.

  • L’injonction à la « pureté militante » dans le féminisme • LES MAUVAIS GENRES
    https://www.lesmauvaisgenres.com/linjonction-a-la-purete-militante-dans-le-feminisme

    Dans les différents cortèges s’organisant pour défiler le 23 Novembre, plusieurs d’entre eux appuient leur communication sur l’envie de « faire bloc contre le féminisme mainstream ». Je suis consciente que le courant hégémonique du féminisme n’est parfois pas à la hauteur des enjeux qu’il pense défendre. Mais un jour de manifestation, un jour de solidarité, les bonnes personnes à mettre dans le viseur seraient vraiment les féministes mainstream ? Pas les violeurs, pas les agresseurs, pas les assassins, pas les politiques ?

    #radicalité #féminisme #bienveillance #ressentis (c’est un peu naïf sur ces deux notions mais ça appuie au bon endroit)

  • Le 20 décembre 2019, je reçois, par mail, ce message de "pub" d’une formation qui nous est proposée dans notre #université (#Université_Grenoble_Alpes) :

    L’#UGA nous informe de la mise en place à la formation #communication_assertive et bienveillante dans les relations professionnelles .

    Deux sessions au choix sont ouvertes :

    Soit les 29 & 30 juin 2020
    soit les 03 & 04 décembre 2020

    La date limite d’inscription est : j - 15 avant la date de la formation

    La formation est placée sous le thème " #efficacité professionnelle ".

    Objectifs de la formation :

    A l’issue de la formation, les participants seront capables de :

    – Décoder leur comportement et celui des autres dans les relations professionnelles

    – Communiquer avec #tact et #diplomatie

    – Etablir des #attitudes_positives au quotidien

    – Développer des relations professionnelles harmonieuses et efficaces

    Programme :

    1. Prendre conscience de son comportement

    – Identifier les raisons de ne pas de comprendre

    – Comprendre l’image que l’on renvoie à ses interlocuteurs

    – Prendre conscience de l’image de sa communication écrite

    – Identifier son comportement dans les situations relationnelles

    2. Savoir dialoguer avec tact et souplesse

    – Pratiquer l’écoute active et savoir utiliser les 5 types de questions

    – Utiliser les 3 techniques de reformulation

    – Améliorer sa communication non verbale

    – Etre congruent entre son langage verbal et non-verbal

    – Ajuster sa communication à son interlocuteur

    – Choisir son vocabulaire pour communiquer avec précision et tact à l’écrit

    3. Savoir soutenir une position claire et diplomate

    – Etre assertif : utiliser la méthode DESC

    – Exprimer son avis sans juger l’autre

    – Formuler des critiques constructives

    – Faire face aux critiques

    – Formuler un refus sans provoquer de tension

    – Faire et accepter des compliments dans le monde professionnel

    Durée : 2 jours

    Public : Toute personne souhaitant optimiser sa communication afin d’améliorer ses relations professionnelles

    –--------

    Sur ce, je réponds à une collègue, en colère :

    Plus de moyens, moins de compétition, moins de darwinisme social résoudrait la moitié des problèmes sans formations à la communication bienveillante !

    –-> je fais évidemment allusion aux propos tenus par #Antoine_Petit (à la tête du #CNRS) qui a appelé à une loi « darwinienne » pour le financement de la #recherche. « Une loi ambitieuse, inégalitaire — oui, inégalitaire, une loi vertueuse et darwinienne, qui encourage les scientifiques, équipes, laboratoires, établissements les plus performants à l’échelle internationale, une loi qui mobilise les énergies. »
    https://seenthis.net/messages/815560

    #formation #bienveillance #communication_bienveillante #travail #relations_professionnelles #inégalités #performance #compétition #attitude_positive #harmonie #hypocrisie #image #tact #souplesse #écoute_active #techniques_de_reformulation #communication #communication_non_verbale #langage_verbal #langage_non-verbal #vocabulaire #méthode_DESC #critiques_constructives

    • Et parallèlement à l’#Université d’#Amsterdam... la week of #work_stress !

      Message from the works council

      Dear all,

      The week of 11th of November is the week of work stress. It is the week where the university brings out its petting puppies, makes you bikeblend your smoothie, and has you beat a few djembe tunes to let go of your #stress. Some might argue that it is a nice gesture of the employer, but we of the FNV in the OR find it a slap in the face of the employee. It adds insult to injury.

      This waste of money again shows that the faculty is not taking work pressure seriously. We said it last year, and we said it again this year: “stop monkeying around and actually deal with the causes of work pressure”. Work pressure is not that difficult. There are either too many tasks for the number of people, or there are not enough people for the number of tasks. So the answers are also simple. If an organization is financially healthy, you hire more people. If the organization is financially unhealthy, you are stuck with reducing the tasks. There is no rocket science involved.

      Yet as you can see in this week of work stress, the faculty seems keen to responsiblize the individual for the work pressure he or she is experiencing. This leads to offers such as #time_management (we just received an email that there are two spots still available), #yoga, and #mindfulness. But these are just bandaids ("lapjes voor het bloeden" as the Dutch expression goes) that obscure the structural faults of the system. There are too many administration processes. There is too much institutional distrust that you are not doing your work correctly leading to for instance to ’#jaargesprekken' being moments where you defend yourself instead of discussing how you would like to grow as a professional. There are criteria for promotion that seem to change during the process. We have to accept budget cuts in our teaching programme while at the same time the faculty wants to start new programmes that make new claims on budget and staff.

      Recently, our support staff at EOSS was confronted with a report that was framed as research about the high work pressure they are experiencing. Yet it actually placed all the blame at the staff of EOSS and suggested their so-called inefficient work and non-conformance to instructions from management was the cause of their work pressure. Another signal that work pressure is not taking seriously by management and the individual employee is again responsibilized for his or her work’ stress’. The Works Council will keep pushing the Faculty and the UvA to make meaningful structural changes that address work pressure instead of blaming the victim. Namaste.

      XXXX (FNV Works Council Representative)

      Reçu via email d’une amie/collègue qui y travaille...

    • Et petit exemple d’#Angleterre (#UK):

      Universities have driven their workers into the ground. That’s why I’m striking

      Our eight days of action are in response to a marketised sector that has prioritised profit over the welfare of staff and students.

      Workers in higher education across the UK are on strike. One of the reasons we are striking is because of the poor conditions we face today – which were, in large part, decided by the 2010 election.

      Nearly a decade ago, the Tory and Lib Dem coalition government conspired to transform higher education, unleashing the forces of marketisation. The physical and emotional landscape of the university has fundamentally changed in the intervening years. The devastation wrought cannot be overstated. Contrary to justifications for reform by Tories and Lib Dems, the contemporary university is not sustainable, and reforms have reduced standards and entrenched inequality.

      In public discussion of the – shameful – tripling of student fees and mounting student debt, the changes to university funding that this brought about are often neglected. The 2010 coalition government replaced the old system of block grants with money paid per student per course, and lifted the cap on the number of student places available. Now, universities compete for funding by competing for students, with each other, and between their own departments.

      Most remarkably, this was done in the name of improving standards. It has left its scars on the physical landscape of universities, no longer able to fit in the number of students they have enrolled, and the springing up of new buildings, luxury accommodation and gyms all designed to attract prospective students. If the modern university has a soundtrack, it would be constant drilling for the construction of new, shiny buildings, temples to “student satisfaction”.

      Marketisation does not mean the immediate insertion of the profit motive into previously public goods. It means, at least in the first instance, making those public goods profitable. Students are in more and more debt, workers are paid less and less, while private companies and developers are given access to a potentially lucrative market.

      What does this mean for workers in higher education? They face a proliferation of perverse incentives: instead of research and teaching, lecturers are expected to take part in a perpetual recruitment drive. Instead of supporting students emotionally and academically, staff in student services, often facing cuts and “restructures”, are expected to act as the vanguard of “employability”.

      With more students, permanent staff are expected to take on more and more work. Temporary staff are expected to paper over structural gaps, providing a “flexible” workforce who are hired and fired in response to fluctuations in student numbers. Research shows that part-time staff and those on hourly rates are only paid for 55% of their work. Staff in general work, on average, the equivalent of two days unpaid per week. Given these low wages, many temporary staff are effectively paid less than the minimum wage.

      The expectations placed on staff cannot be met. It is not possible to produce the kind of work expected in the amount of time we are paid to do it. New methods of evaluation and student metrics create even more work, and overlook the key fact that asking students if they enjoyed a course reveals very little about whether that course was well-taught. Student services are stretched to breaking point, and instead of releasing the tension by, for example, increasing funding, services are instead outsourced, with trained counsellors replaced by generic “advisers” and, even, apps.

      When we say that the expectations on staff cannot be met, we mean that it is not possible to live under these conditions. There is nothing else left to squeeze. The doctrines of flexibility and precarity are in no way specific to higher education. They are paradigmatic of contemporary working practices. This means the struggle against precarity is not just a struggle for better conditions for academic workers – it is the insistence that a better life is possible for all of us. The disruption to teaching that comes from workers’ poor health, unnecessary pressure and precarity is much, much greater than the disruption caused by the cancellation of classes.

      Despite the deprivations of the picket line – early mornings, hours standing in the cold, lost pay – I have rarely seen colleagues so happy. The lifting of the neoliberal impulse to be constantly working, every interaction a chance for self-development, every minute a chance to get something done, has profound effects. Reclawing time from management’s extractive demands gives us a glimpse of how the university could be.

      The University and College Union dispute, which runs until next Wednesday, is about pay and pensions for some 43,000 members of the union, all working in academia. Even if we won on both counts, our futures, and the future of higher education, will not be secure without a fundamental rethink of the way in which universities are funded in the UK.

      We cannot afford to merely attempt to reform a marketised sector, based around fees. Almost 10 years on from the seismic higher education reforms of 2010, we face another general election. The only party now offering a rethink of fees and funding, rather than the shuffling of proverbial deckchairs, is Labour.

      We must not let students’ interests be pitted against workers. They are one and the same. So far during the strike, universities have bribed students to cross the picket line with gimmicks like free breakfast and free parking. They have attempted to ban solidarity action by students with a sustained campaign of misinformation, including the suggestion that joining picket lines is illegal and that students must cross them because they are members of NUS and not UCU. We are warned that students might feel anxious about the strike and that by picketing our workplaces we are letting them down.

      In these moments, management attempts to call upon a sense of duty we might feel towards our students. But as workers in higher education, we should not be content to merely provide a better version of the kind of education-as-commodity that management insists on.

      With our strike and the election, we have a chance to start fundamentally re-imagining the university. It’s the only thing that might save it.

      https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/nov/28/universities-workers-strike-marketised-sector-money-staff
      #grève

  • La commune est à nous ! Comprendre le #municipalisme en 8 étapes en ligne

    Nous affirmons que la #commune appartient à ses habitants et qu’il est nécessaire de la reconquérir pour la gérer différemment (#féminisation, #collégialité, #bienveillance …). C’est ça le municipalisme !

    « La commune est à nous ! », accessible en ligne, répond à vos questions en 8 étapes pour comprendre la #radicalité_démocratique et construire une nouvelle #éthique_politique. Quelles sont les clés pour ouvrir collectivement les portes d’une #municipalité ? Quelles expériences existent déjà, quels sont leurs succès, leurs difficultés ? Quelles méthodes utiliser pour inclure les habitants ? Comment animer une #assemblée_citoyenne et parvenir à une décision portée par tous ?

    Les modules

    Au cours de 8 modules répartis sur 6 semaines vous aurez l’occasion de traiter des sujets des plus politiques aux plus pratiques :

    Module 1 : Présentation du MOOC et de son fonctionnement
    Module 2 : Qu’est-ce que le municipalisme et quelle est son histoire ?
    Module 3 : Quelles sont les étincelles qui amènent au municipalisme, le terreau favorable et les différentes stratégies de mobilisation qui en résultent ?
    Module 4 : Comment se préparer à des candidatures électorales et nouer des alliances sociales et politiques ?
    Module 5 : Sur quels principes, valeurs et processus reconstruire la confiance en la #démocratie et les institutions dans sa commune ?
    Module 6 : Que signifie organiser un système démocratique PAR, POUR et AVEC les gens ?
    Module 7 : Quelles #politiques_publiques et quels résultats pour répondre aux enjeux sociaux, écologiques et démocratiques ?
    Module 8 : Comment trouver des marges de manœuvre et des stratégies pour peser sur les échelles de décision supra locales ?

    Ces sujets seront portés par des habitants qui portent ces expériences et des spécialistes. Vous aurez la possibilité d’interagir avec eux ainsi qu’avec les participants-es lors des webinaires et des rencontres locales, et aurez à votre disposition de nombreuses ressources.

    https://la-commune-est-a-nous.commonspolis.org
    #mooc #cours
    ping @karine4 @nepthys

  • Infiltration bienveillante

    J’ai rencontré les derniers fans de Macron

    408 417. C’est le nombre d’adhérents revendiqué par la République en marche (Rem). Le Postillon en est : on a cliqué sur le site d’En marche pendant la campagne présidentielle, et hop ! Une adhésion, une ! Depuis, on reçoit les mails des camarades du parti, les éléments de langage des grands chefs pour échanger avec les tontons au repas de Noël, les vœux des députés et les invitations à des réunions super passionnantes sur l’Europe.
    À l’automne, plus convaincus que jamais, on a voulu voir ces réunions en vrai. Notre reportrice a traversé quelques joyeusetés : la désignation chaotique d’un référent en septembre, une formation des Jeunes avec Macron de toute la région le 1er décembre, jour de la grosse mobilisation des gilets jaunes. Et pour finir, un repas de Noël à cinq. Bonne ambiance intimiste, dont les marcheurs ont l’habitude : le parti majoritaire, qui revendique 5 000 adhérents en Isère, a du mal à attirer plus de vingt personnes dans la vie réelle.

    voir la suite de cet article bienveillant sur https://www.lepostillon.org/J-ai-rencontre-les-derniers-fans-de-Macron.html

    #Macronistesanonymes #Bienveillanceforever #Jveuxdessoldats #startupcabinetelephonique

  • Chômage : 12% des demandeurs d’emploi ne cherchent pas d’emploi
    http://www.lefigaro.fr/social/2018/08/21/20011-20180821ARTFIG00207-chomage-12-des-demandeurs-d-emploi-ne-cherchent-p
    C’est sur le figaro mais c’est signé AFP.

    Une étude mise en ligne lundi par Pôle emploi apporte un début de réponse. Selon elle, 71% des demandeurs d’emploi étaient en « recherche d’emploi avérée suite à la partie administrative du contrôle » en 2016. 17% étaient en « recherche d’emploi avérée ou en remobilisation suite à un entretien avec le demandeur d’emploi », tandis que 12% connaissaient une « insuffisance de recherche d’emploi ». Pôle emploi en déduit que 88% des demandeurs d’emploi ayant fait l’objet d’un contrôle aléatoire ont justifié de leur recherche d’emploi ou ont été remobilisés.

    Expérimentées dès 2013, les équipes de contrôle de la recherche d’emploi ont été généralisées par Pôle emploi en 2015. Quelque 215 agents réalisent en moyenne 12.000 contrôles par mois, de manière aléatoire (42% des contrôles), au sein de populations ciblées (49%) ou sur signalements (9%). Dans l’étude en question, Pôle emploi s’est concentré sur les demandeurs d’emploi contrôlés de manière aléatoire (un échantillon jugé représentatif). Rappelons que le fait d’être à la recherche effective et permanente d’un emploi fait partie des conditions requises pour une ouverture de droits à l’assurance-chômage.

    Le taux de radiation varie selon les profils

    Lorsqu’on entre dans le détail du taux global de radiation (12%), on s’aperçoit qu’il masque de fortes disparités selon les profils. Le taux de demandeurs d’emploi qui recherchent insuffisamment un emploi chute ainsi à 8% chez les bénéficiaires de l’assurance chômage, contre 19% des demandeurs d’emploi non indemnisables et 15% de ceux indemnisables par la solidarité nationale. En clair, les demandeurs d’emploi indemnisables sont plus souvent en recherche active que ceux qui sont non indemnisables.

     » LIRE AUSSI - Pauvreté, assurance chômage, santé... Une rentrée sociale chargée

    Par ailleurs, les hommes (14%) sont plus souvent pris par la patrouille que les femmes (10%). Les demandeurs d’emploi les moins diplômés ou qualifiés sont les plus sanctionnés : 17% des chômeurs d’un niveau inférieur au CAP et des ouvriers non qualifiés, 15% des employés non qualifiés. À l’inverse, les seniors (9%), cadres (4%) et agents de maîtrise (7%), diplômés de niveau bac +2 (6%) et supérieur (5%) sont les moins sanctionnés.

    « Notre objectif est de remobiliser et d’aider les demandeurs d’emploi »

    Pôle emploi

    La radiation en tout dernier recours

    L’étude de Pôle emploi précise que trois situations peuvent se présenter lorsqu’il s’agit de contrôler si les demandeurs d’emploi cherchent effectivement un emploi :

    • La recherche d’emploi est avérée sur la base des éléments transmis par le demandeur d’emploi ;

    • Le conseiller constate une insuffisance de recherche d’emploi liée à une démobilisation du candidat et engage une démarche de « remobilisation » (dans ce cas, le conseiller rappelle au demandeur d’emploi ses droits, ses devoirs et prend en compte des difficultés spécifiques) ;

    • Le demandeur d’emploi est radié pour insuffisance de recherche d’emploi.

     » LIRE AUSSI - Après une remontée, le taux de chômage baisse au deuxième trimestre

    La radiation se produit toutefois au terme d’un long processus, comme l’explique Pôle emploi au Figaro. En cas de doute sur la recherche effective d’emploi, le conseiller Pôle emploi envoie dans un premier temps un questionnaire au demandeur d’emploi. Ce dernier dispose de 10 jours pour le remplir et fournir des justificatifs de recherches d’emploi. S’ensuit une relance par mail ou par sms au bout de 15 jours. Après 25 jours, si le questionnaire n’apporte toujours pas satisfaction, le conseiller téléphone alors au demandeur d’emploi. Ce n’est qu’à ce moment-là que peut se produire la radiation. Dès lors, le demandeur d’emploi dispose de 10 jours pour contester son courrier de radiation. Aujourd’hui, la quasi-totalité des chômeurs sanctionnés pour ce motif sont radiés pour 15 jours et peuvent se réinscrire ensuite. Selon un nouveau barème présenté en mars, la sanction va passer à un mois pour un premier manquement. « Notre démarche est bienveillante. Notre objectif n’est pas de punir mais de remobiliser et d’aider les demandeurs d’emploi », précise Pôle emploi au Figaro.

    L’AFP et Pole emploi font dans la désinformation au service du gouvernement. Etre inscrit·e à pole emploi ne veux pas dire qu’on est à la recherche d’un emploi. C’est, depuis Martin Hirsch (cette ordure qui défonce les hopitaux actuellement), devenu une obligation pour avoir la moindre "aide" de l’état. J’y ai été obligé par exemple pour avoir une caisse de sécurité sociale.
    « Notre démarche est bienveillante. Notre objectif n’est pas de punir mais de remobiliser et d’aider les demandeurs d’emploi »
    Ah la #bienveillance

  • Malika Zediri : « Depuis trente ans, les chômeurs ne sont jamais consultés sur ce qui les concerne » - regards.fr
    http://www.regards.fr/la-midinale/article/malika-zediri-depuis-trente-ans-les-chomeurs-ne-sont-jamais-consultes-sur-ce

    « Quand on voit que l’#UNEDIC indemnise moins d’un chômeur sur deux, c’est qu’il y a un problème. »
    « On (les associations de chômeurs et précaires) demande à être consultés. »
    « On peut réfléchir à un autre moyen de gestion de l’UNEDIC. »
    « Depuis trente ans, les chômeurs ne sont jamais consultés sur ce qui les concerne. »
    « Le véritable enjeu de la #réforme devrait être d’augmenter les droits des travailleurs et des #précaires. De mieux les protéger. »
    « Ceux qui vont écrire la réforme sont des gens bien nés, qui n’ont jamais été au #chômage. »
    https://www.youtube.com/watch?v=UeEr0JIwgps


    « Les indemnités chômage doivent être financées par les salariés et les patrons. »

    Sur les formes de mobilisations
    « On n’a encore pas trouvé autre chose que la manifestation. »
    « On continue d’avoir besoin de dire un certain nombre de choses dans la rue. »

    Sur les services publics de l’emploi
    « L’urgence est renvoyée à trois, quatre semaines, parfois un mois d’étude pour avoir un rendez-vous sans que ça conduise sur une réponse. »
    « Je rêve de #bienveillance réelle. Je rêve de gens qui sont correctement payés pour répondre aux besoins des autres, pour aider et éviter que les gens continuent de plonger. »

  • Un « jeu » pour dénoncer ses collègues à l’entrepôt Amazon de Lille

    https://www.capital.fr/entreprises-marches/un-jeu-pour-denoncer-ses-collegues-a-lentrepot-amazon-de-lille-1256628

    Pour cumuler des bons points et gagner un cadeau, les employés d’Amazon sont encouragés à dénoncer ceux qui manquent aux règles de sécurité… Un syndicat parle de « délation », Amazon vante un jeu « bon enfant et bienveillant ».

    Ce « Fun Game » ne fait pas rire tout le monde. Depuis vendredi, Amazon a mis en place un concours entre tous les salariés de son entrepôt de Lille. Ils sont encouragés à signaler les manquements aux règles de sécurité de leurs collègues en remplissant un bulletin « Faux pas », et obtenir en échange un bon point. Une récompense est prévue à la clé. « Un cadeau à gagner pour l’associate (l’employé, NDLR) qui aura le plus de points ! », clame l’affiche placardée dans l’entrepôt, qui se conclut ainsi : « Have Fun ! »

    Dans le détail, les coupons disponibles à l’accueil de l’entrepôt prévoient l’inscription du nom et prénom du dénonciateur, de celui, manager ou chef d’équipe, qui a commis le « Safety faux-pas », et un espace pour décrire la faute commise. Ce bulletin doit ensuite être placé dans une urne.

    Interrogé par Capital au sujet de cet étonnant jeu-concours, le service communication d’Amazon fait cette réponse : « C’est une opération ludique, faite dans un esprit bon enfant et bienveillant. Il ne s’agit pas de délation. Le but est que les employés fassent part des consignes de sécurité non respectées par leurs managers, et ils récupèrent en échange ce qu’on appelle des points. La sécurité doit être l’affaire de tous dans l’entreprise, des managers vers les employés, et inversement. » Amazon souligne aussi que cette pratique n’est pas une première : « L’opération a déjà été pratiquée sur le site de Lauwin-Planque les années précédentes, et elle avait été accueillie de manière très positive. »

  • Les fondements culturels du pessimisme français au travail, entre histoire et école (The Conversation)
    https://theconversation.com/les-fondements-culturels-du-pessimisme-francais-au-travail-entre-hi

    Pour les jeunes écoliers français, la découverte de la valeur travail, semble s’effectuer dans la souffrance. Certains analystes étrangers portant leur regard sur l’école française la considèrent comme un broyeur […]. L’école, c’est le début de l’apprentissage de la vie en communauté, la découverte de la connaissance, le lieu d’initiation des savoir-faire et de l’approfondissement de la découverte de soi. Pourtant les écoliers français sortent des cycles successifs (maternelle, primaire, secondaire) avec un double sentiment : la peur et un manque de confiance en eux.

    Quelques points d’étonnement :
    – On peut souscrire à la thèse principale : le système scolaire français est en effet toxique pour notamment les points mentionnés (rôle de l’erreur dans les apprentissages, bienveillance et confiance en soi).
    – Néanmoins le concept central de l’article est plutôt la « valeur travail » qui est reliée de manière non-explicite à la question des apprentissages d’une part et à celle du « pessimisme » d’autre part.
    – C’est là qu’on voit que les auteurs viennent de l’"École de Management" de Grenoble. On se dit qu’après le MEDEF qui impute l’existence de chômeurs à l’École, voilà des experts en management qui y trouvent la source du « pessimisme français ». Ô que j’aime le mots-clé « #paix_économique » en fin d’article :)
    – Et pourtant, les remèdes proposés sont à l’opposé de l’idéologie du nouveau ministre de l’Éducation, réacpublicain, peu porté sur la pédagogie (rôle de l’erreur dans les apprentissages) ou sur la bienveillance (chantre des évaluations peu bénéfiques pour la confiance en soi). Pourtant ce ministre adorerait que les petits écoliers sortent du système scolaire avec un rapport positif à la valeur travail.

    Bref, un article peu étayé, que les gens vont adorer, et qui comme bien souvent, inverse les causes : notre système éducatif est le produit de notre société plus que l’inverse. Un article qui sous des propos généraux semble participer à construire le consensus de demain : l’École est là pour produire des futurs salariés « employables » avec un rapport positif à la « valeur travail », ce qui garantira une « paix économique », heu… sociale (mais dans les écoles de management, on a une appli qui remplace automatiquement sociale par économique).

    #éducation #management #valeur_travail #la_faute_à_l'école #pessimisme #apprentissage #bienveillance

  • #Éducation : l’exemple d’une #école bienveillante à Trappes
    http://www.francetvinfo.fr/societe/trappes/education-l-exemple-d-une-ecole-bienveillante-a-trappes_2194127.html


    Peu documenté et assez évident.
    Mais ce que j’aime bien dans cette vidéo : l’usage de #carnets comme outil, la place donnée aux #émotions, l’entraide (#coopération).
    Ce que j’aime moins : la vision « efficiente » de l’éducation.
    #enfance #pédagogie #transmission

  • Prendre soin de soi
    –> Par Jonas Lubec ~ Carnet d’un rêveur
    http://casdenor.fr/index.php?post%2F2016%2F02%2F07%2FPrendre-soin-de-soi

    Prendre soin de soi est important. Cela semble aller de soi, pour autant, dans le #militantisme, cette idée est profondément sous-estimée. Il y a tout d’abord, dans le milieu militant, une tendance viriliste à être solide, puissant-e, à tenir dans la durée face aux micros-agressions, à la mauvaise foi et aux #agressions tout court d’ailleurs. Ce #virilisme ne naît pas d’une volonté d’être meilleur que les autres (même s’il peut s’y adjoindre) mais plutôt d’une volonté de combattre un système cherchant à briser, et donc à se montrer inbrisable, ce qui offre la sensation de le « battre » là où bien souvent, on se retrouve plus face à des moulins à vent insupportables. Il y a le fait aussi que prendre soin de soi, ça veut dire aussi parfois partir un peu en arrière, prendre du temps pour soi. Or cette idée de prendre du temps pour soi se retrouve face à l’idée couramment répandu que seuls les privilégiés peuvent se le permettre. Qu’une #femme ne pourra pas prendre de temps pour elle sans vivre de misogynie. Ce qui est vrai.

    un texte qui m’a fait énormément de bien, et un énième qui confirme ma sensation qu’on prend super cher, les filles de luttes... mais que nojs blessures sont bien moins sexy que du sang, des bleus et des bosses. Pourtant elles nous marquent tout autant et certain-e-s vont très loin très bas à cause de ça...

    #feminisme #burnout #bienveillance #collectif

    • Come je le dis ce texte m’a fait du bien à un moment où j’allais mal à cause de souffrances sont il est difficile de parler dans le cercle des luttes, et encore plus en dehors. J’ai pas trop perçu ce dont tu parles, bien plus intéressées par les questionnements qu’il soulève. Désolée s’il t’incommmode par contre, c’était pas le but en le publiant ici.

  • Un homme debout
    http://namok.be/blog/?post/2016/12/07/un-homme-debout

    Si je m’endors, me réveillerez-vous ? Il fait si froid dehors, le ressentez-vous ? Il fut un temps où j’étais comme vous Malgré toutes mes galères, je reste un homme debout Extrait de Un homme debout de Claudio Capéo (Clip officiel)

    1995, levé, prêt, je prends la voiture pour me rendre à la gare. La campagne est calme. Nous sommes un peu plus de 4 milliards, le trafic est fluide, les trottoirs sont encore déserts. Je prends le train. À la sortie de la gare, quelques sdf papotent en buvant de la bière. Probablement que l’alcool réchauffe ou tout au moins permet d’oublier.

    Je passe mon chemin.

    J’ai un ami avec peu de revenus qui habite dans une petite maison mise à disposition par le cpas. Son papa est parti et sa mère est au chômage. Pour arrondir un peu les fins de mois, elle fait (...)

    #Moi #bienveillance #inutile

  • Enfoirés d’altruistes (revisité)
    http://namok.be/blog/?post/2016/04/29/enfoires-altruistes-revisite

    J’ai lu « Enfoirés d’altruistes » de Ploum. Bien que je sois d’accord sur le fond de son post, je n’ai pas aimé les mots employés. Je l’ai alors honteusement plagié en reformulant selon mon envie. Je ne pense pas qu’il m’en tienne rigueur. « Désaccord n’est pas désamour. »

    En éternel optimiste, je suis confiant dans le fait que l’immense majorité de l’humanité est bienveillante. Nous ne souhaitons que le bonheur pour nous-mêmes et les autres.

    Mais alors, comment expliquer la multiplication des conflits, des guerres, des disputes et des violences ?

    Ma réponse est toute simple : parce que nous ne sommes pas assez vrai et que nos différentes cultures nous poussent à « penser d’abord aux autres ». Nous sommes bêtement gentils. Altruistes si vous préférez.

    -- Et alors ? me diriez vous avec un air étonné en vous (...)

    #Moi #alternatives #bienveillance #cnv

  • L’autorité et l’empathie des profs (cools)
    http://namok.be/blog/?post/2016/04/22/autorite-empathie-profs-cools

    — C’est un prof cool !

    Tout ceux qui font le même métier que moi ont toujours rêvé entendre cette phrase dite de l’un de ses élèves au détour d’un couloir ou rapportée par un collègue. Ça n’arrive malheureusement (quasi) jamais et nous devons nous faire notre opinion sur base de notre seul ressenti. Notre ressenti qui est très lié à notre confiance en soi.

    Il est plus facile d’être cool dans sa classe si l’on dégage une certaine autorité.

    Autorité.

    Le mot est lâché et c’est celui qui revient le plus souvent lorsque l’on parle d’ambiance dans la classe. D’accord. Mais quelle autorité ?

    Sûrement pas l’autorité basée sur le pouvoir. Cette autorité là, je l’exècre. Je fais ce que tu me demandes parce que tu as le pouvoir de m’y contraindre. Par la force, la menace, la sanction, parce que tu évalues…. Cette (...)

    #Cartable_au_dos #alternatives #bienveillance #cnv #enseignement

  • L’empathie des professeurs favorise la réussite scolaire des élèves
    http://www.mieux-vivre-autrement.com/lempathie-des-professeurs-favorise-la-reussite-scolaire-des-e

    L’empathie des professeurs serait un soutien de taille pour la réussite scolaire des élèves. C’est ce que montre une étude pluri-universitaire finlandaise menée sur 10 ans. Les enfants réagissent favorablement dans toutes les matières et à tous niveaux d’études, quand leurs professeurs sont bienveillants. Cette relation influence même davantage les résultats scolaires que le nombre d’élèves par classe, ou la qualité des outils pédagogiques mis en oeuvre.

    Depuis 2006 jusqu’à 2016, les chercheurs suivent les parcours de plusieurs milliers d’enfants, en se focalisant sur les interactions avec leurs professeurs. La coopération qui existe entre parents et enseignants est également considérée.

    Selon les premiers résultats de cette enquête, l’attitude empathique et chaleureuse de l’enseignant agit favorablement sur la motivation et les compétences des enfants, aussi bien en lecture qu’en écriture ou en arithmétique. À l’inverse, un faible soutien émotionnel provoque des comportements passifs et d’évitement.

    voici l’etude en question en anglais : http://www.uef.fi/en/-/opettajan-lamminhenkisyys-kasvattaa-lasten-oppimismotivaatiota

    #éducation #enfants #école @heautontimoroumenos

    • Énorme surprise !

      Les chercheurs impliqués s’étonnent que l’on ne s’intéresse pas davantage à ce sujet qui reste peu abordé par les sciences de l’éducation. Gageons que dans l’avenir on voit cet intérêt augmenter.

      Euh, ça c’est beaucoup moins sûr. Les bureaucraties privilégient la démarche dite « d’assurance qualité » : il suffit donc d’écrire une procédure « interaction emphatique avec l’apprenant ».

    • En france on en est toujours à l’idée que c’est la violence et la crainte qui est le moteur principal de l’éducation (il suffit de voir la politique du gvt actuel). La fameuse autorité du maitre est comprise comme une répression et non comme étant un respect induit par son attitude ou ses connaissances.
      Je ne sais pas si ça date de Napoléon et des soldats qu’il a formé à tuer pour sa gloire mais on en est toujours pas sorti.
      Je me rappelle d’un rendez-vous hallucinant avec la directrice de maternelle et plusieurs instits dont une qui se faisait trainer par l’oreille par une de ses collègues autour du bureau pour me prouver que ça ne faisait pas mal (et que donc je ne devais pas témoigner à l’académie du traitement que j’avais vu infligé aux enfants) et c’était il y a 10 ans !
      Donc, détrompez vous, la preuve est que cette étude n’a pas été faite en france, l’idée de #bienveillance ne monte pas au cerveau si vite surtout après des années de sévices. Encore moins maintenant qu’il faut remplir des fiches informatiques et pour cela harceler les parents et leurs enfants même par sms automatiques.

  • L’impact affectif de l’enseignant sur l’élève (L’instit’humeurs)
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/09/12/limpact-affectif-de-lenseignant-sur-leleve.html

    « Nous avons en France de bons enseignants, motivés, bien formés et désireux de bien faire leur métier. Mais peu ont conscience de l’impact affectif qu’ils ont sur les enfants. Certains instituteurs, professeurs de collège et de lycées, vont rassurer et réconforter les enfants par leur façon d’être, leur manière de parler, leur attention à reprendre autrement une explication mal comprise… Généralement, ils ne s’en rendent pas compte. Un encouragement, une appréciation de leur part qui seraient perçus comme des banalités par des adultes, auront chez un gamin en recherche de sécurisation, une valeur inestimable. Ce sera un événement émotionnel fort qui participera à structurer sa personnalité. D’ailleurs, lorsqu’on évoque avec des étudiants leurs motivations à suivre telle ou telle filière du Supérieur, il y a presque toujours le souvenir d’un enseignant en particulier. » (Boris Cyrulnik)

    […]

    Tant et si bien que nous avons pris l’habitude, inconsciemment et malgré nous, de quasi-bannir le terme d’enfant, de sagement rester dans la zone de l’élève, parce que le mot élève contient l’école et le maître tout ensemble (alors que c’est l’école et le maitre qui, dans les faits, contiennent l’élève). Et même, de ne retenir de l’élève que sa part d’écolier, et tenir à distance l’enfant pourtant omniprésent. Or, c’est bien l’enfant qui fait avancer l’écolier, dans l’élève.
    […]
    Le problème, c’est que cette conscience se dilue considérablement et constamment dans le quotidien : tous les jours, je dois préparer […], tous les jours je dois organiser […], ces tâches-là sont au cœur de ma pratique professionnelle quotidienne et elles ont tendance à éclipser les autres, par exemple l’attention portée à chaque élève, le regard porté sur chacun.
    […]
    Puis, avant l’élève, souvent, il y a le groupe […] et ce groupe prend le pas sur les individus qui le composent.
    […]
    A l’inverse, face à lui, l’enfant n’a que l’enseignant, qu’il doit partager. La relation affective est donc inégale, elle est pourtant à construire.

    #éducation #relation_élèves_enseignant.e.s #enfants #impact_affectif #bienveillance #triangle_didactique

  • « Nos élèves sont plus républicains que beaucoup » - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2015/02/26/nos-eleves-sont-plus-republicains-que-beaucoup_1210407

    Jeudi 5 février, nous avons exercé notre droit de retrait. Une multitude d’incidents (départ d’incendie en cours, bombes à eau ou œuf jetés sur des professeurs, menaces, etc.), l’inertie d’une direction nous culpabilisant sous couvert de « bienveillance » et ciblant, parmi nous, les professeurs sous contrat privé toujours plus nombreux dans notre établissement, ont achevé de nous convaincre que la situation nous mettait en danger, nous et nos élèves.

    Bienveillants, nous voulons l’être. Mais quel est le sens d’une injonction à la « bienveillance » lancée au moment même où les maigres moyens alloués aux #lycées de banlieues pauvres disparaissent ? Nous ne sommes pas là pour assurer la paix sociale. Notre #bienveillance consiste à proposer des cours de qualité à nos élèves et à les instruire de manière exigeante, à leur accorder une attention individuelle, à soutenir les plus faibles d’entre eux et à offrir à tous une chance de réussir. Si les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui procèdent d’une #injustice sociale criante à laquelle il ne nous appartient pas de remédier, il nous revient en revanche d’exiger les conditions nécessaires à l’exercice de notre bienveillance. Et si cette demande ne peut être satisfaite que par le redéploiement massif des moyens de l’#Éducation nationale, nous avons besoin de ce redéploiement massif.

    Républicains, nous voulons bien l’être aussi. Mais qu’est-ce qu’une République dont les valeurs sont chaque jour trahies au cœur même des lycées des villes les plus pauvres ? Qu’est-ce qu’une République qui, aux #inégalités sociales, économiques, culturelles, vient ajouter chaque jour de nouvelles inégalités scolaires ? Qu’est-ce qu’une République qui, faute de se manifester en acte, se réciterait comme un bréviaire ? Nos élèves sont plus républicains que beaucoup quand ils demandent pourquoi ils ont moins d’heures de philosophie que d’autres lycéens. Ils sont plus républicains que beaucoup quand ils s’indignent que leurs professeurs soient si mal remplacés. Nos élèves sont plus républicains que beaucoup quand ils demandent pourquoi nous ne mettons pas nos enfants dans notre lycée.