À Paris comme à Marseille : rendre la ville au peuple
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Victor Collet : Le 63 de la rue d’Aubagne appartenait en effet à Marseille Habitat, donc à la municipalité, qui l’avait fait fermer en 2008 pour des travaux qui devaient démarrer en 2010 mais n’ont jamais commencé — l’exemple type des pratiques totalement opaques de la municipalité. Juste à côté, la petite copropriété du 65 se dégradait aussi. C’est un cas typique de marchands de sommeil : à l’intérieur, il n’y avait aucun propriétaire occupant, seulement des précaires, des femmes célibataires, des sans-papiers, etc. — tout ce tissu très représentatif du cœur de Marseille et du quartier de Noailles — qui sous-louaient et vivaient dans des conditions dégradées et dégradantes. Ce sont des personnes très captives du marché, puisqu’il n’y a que 4 % de logements sociaux dans un quartier où 80 à 85 % des personnes y seraient éligibles. Parmi les propriétaires qui exploitaient la vulnérabilité de ces habitants, il y a un élu au conseil régional, Xavier Cachard, dont le procès se tiendra en novembre prochain. Cachard a une triple casquette puisqu’il est à la fois propriétaire, avocat du syndic censé organiser les travaux de ces immeubles et… élu au conseil régional !
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