• Le #Liban en crise : la fin d’une #illusion
    https://www.lecommercedulevant.com/article/29486-la-fin-dune-illusion

    Bercés pendant plus de vingt ans par l’illusion d’une livre stable et d’un secteur bancaire florissant, en déconnexion totale avec les fondamentaux économiques, les Libanais réalisent, à leurs propres dépens, qu’ils ont été floués par des responsables qui ne le sont pas. Malgré les assurances officielles sur le maintien du taux de change et l’absence de contrôle de capitaux, leurs revenus en livres libanaises sont en train de perdre de la valeur, leurs économies en dollars ne sont plus accessibles et personne ne semble vouloir gérer les conséquences de cette crise.

    Les premiers signes d’un assèchement de liquidités en dollars sont pourtant apparus bien avant le soulèvement du 17 octobre et la démission du gouvernement. Dès fin août, les importateurs se sont vu refuser par leurs banques l’ouverture de lignes de crédit en devises pour payer leurs fournisseurs. Avec un contrôle des changes qui ne dit pas son nom, ils se sont tournés vers le marché parallèle, sur lequel la livre a commencé à se déprécier. Très vite, les entreprises ont été contraintes d’augmenter leur prix ou de réduire leurs importations, sans qu’un responsable ne prenne la peine d’expliquer ce qui se passe à des citoyens paniqués à l’idée de voir la livre à nouveau flotter.

    Ce n’est que le 29 septembre, après une grève des stations d’essence, que la Banque du Liban a émis une circulaire visant à fournir aux importateurs de carburant, de médicaments et de farine 85 % des devises nécessaires pour couvrir leur besoin, à charge pour eux, et pour les consommateurs, d’assumer le coût de la dépréciation de la livre sur les 15 % restants. Le Conseil des ministres, lui, était occupé à réfléchir à un moyen d’augmenter ses propres entrées de devises, trouvant la fameuse taxe WhatsApp, qui a mis le feu aux poudres.

    La gestion de la crise post-soulèvement a été aussi désastreuse qu’avant. Face à la ruée bancaire, les banques n’ont rien trouvé de mieux à faire que de fermer. Lorsqu’elles ont rouvert, deux semaines plus tard, les conditions avaient drastiquement changé. Abaissement des plafonds de crédit, gel des facilités, limites sur les retraits et, surtout, interdiction des transferts à l’étranger. L’étau s’est resserré, mais les exceptions restent possibles selon le niveau de liquidités de l’établissement et l’influence du client. Les banques sont ainsi devenues l’autorité de régulation de l’activité économique, décidant quelle entreprise pourra maintenir son activité et quelle autre devra fermer.

    Le pouvoir politique, plus que jamais aux abonnés absents, confie à #Riad_Salamé la tâche de rassurer la population. Sans succès. Niant l’existence d’un contrôle des capitaux de facto et minimisant l’importance du marché parallèle, il s’est contenté d’appeler les #banques à être moins “conservatrices” dans la gestion de leurs liquidités en dollars, qu’il a pourtant passé des années à aspirer.

    Dans un contexte marqué par la guerre en Syrie, les sanctions américaines contre le Hezbollah, les blocages politiques, la hausse des déficits publics, la détérioration de la notation souveraine, la Banque du Liban a réussi à stabiliser la livre et préserver le pouvoir d’achat des Libanais, s’est-il félicité alors que ces Libanais manifestaient au même moment devant la BDL pour dénoncer leurs conditions de vie. « La Banque centrale n’est pas celle qui dépense, c’est celle qui finance », s’est-il justifié. Comme si un créancier, qui finance à tout prix un agent qu’il sait insolvable, n’avait pas sa part de responsabilité. Surtout si cela s’est fait au détriment de la santé du secteur bancaire et de l’économie dans son ensemble.

    Comment en est-on arrivé là ?
    La politique de la BDL n’est pas la seule responsable de la crise actuelle. Mais en maintenant, à un prix très élevé, l’illusion d’une livre stable, elle a permis au Liban de vivre au-dessus de ses moyens, accumulant des dettes publiques et privées, qui représentent désormais plus de 365 % de son PIB (si on inclut la dette de la BDL envers les banques), et dont plus de la moitié est libellée en #dollars. Le problème n’est pas tant l’argent emprunté aux déposants que ce qui en a été fait. Au lieu d’investir dans des infrastructures ou des projets de développement pour renforcer l’économie, et doper les exportations pouvant générer les devises qu’il faudra un jour rembourser, l’État s’est endetté pour couvrir des dépenses courantes : les salaires de la fonction publique, devenue l’un des principaux canaux de recrutement clientéliste, le paiement des intérêts de la dette, bénéficiant aux déposants et à des banques dont 40 % sont affiliées à des hommes politiques , et le déficit de l’EDL, dont la pérennité ne peut que témoigner de l’#incompétence des pouvoirs publics.

    Quant aux crédits privés, ils ont financé essentiellement le secteur immobilier et la consommation, donc les importations.

    Pour faire simple, les politiques budgétaires et monétaires menées ces vingt dernières années ont consisté à s’endetter toujours plus, tout en se privant des moyens de les rembourser.

    L’objectif au départ était d’attirer les capitaux nécessaires pour financer la reconstruction et le redémarrage de l’économie après 15 ans de guerre civile.

    Au début des années 1990, le secteur bancaire s’est mis à financer le Trésor à des taux très élevés, leur permettant d’offrir des rémunérations attractives à leurs clients au Liban et à l’étranger. En collectant des dépôts en dollars, les banques renforçaient à leur tour les réserves de change de la BDL, lui donnant les moyens de défendre la livre. Mais le régime confessionnel mis en place après les accords de Taëf, basé sur le #clientélisme et la #corruption, a très vite montré ses limites. Les représentants des différentes communautés puisaient allègrement dans les caisses de l’État pour financer leurs intérêts tout en étant incapables de s’entendre sur la moindre politique économique, alors que le pays en avait grandement besoin, vu l’impact des taux d’intérêt élevés à la fois sur l’économie réelle et les finances publiques.

    Quelques années plus tard, alors que la dette publique commençait déjà à déraper, l’État s’est mis à s’endetter directement en dollars, avec l’aide de la BDL, qui s’est engagée à maintenir le taux de change autour de 1 500 livres pour un dollar. Cette stabilité permettait aux détenteurs de capitaux de générer des revenus substantiels, en jouant sur le différentiel de taux entre la livre et le dollar sans s’exposer au risque de change, et d’assurer un financement à moindre coût à l’Etat, au détriment de la compétitivité de l’économie et des secteurs productifs.

    L’accroissement des déficits de l’État et celui de la balance des biens et des services, année après année, témoignaient des déséquilibres structurels et de l’incapacité des pouvoirs publics à y faire face.

    À trois reprises, le Liban s’est retrouvé au bord du gouffre, en 2001, 2004 et 2007, et à chaque fois la communauté internationale a volé à son secours en échange de promesses de réformes structurelles, que la classe politique n’a jamais tenues. Ces bouffées d’oxygène permettaient néanmoins de restaurer la confiance et de relancer les entrées de capitaux.

    Tant que la balance des paiements était excédentaire, la BDL accumulait des réserves de change, la livre restait stable, et le Liban continuait à s’endetter. Le système était d’autant plus efficace que le chômage et la détérioration des conditions de vie poussaient les Libanais à émigrer, et donc envoyer des fonds de l’étranger.

    Mais l’abondance des flux dans la région est fondamentalement liée aux prix du #pétrole. La flambée du brut durant les années 2007-2010 s’est ainsi traduite par des afflux record de capitaux qui, faute d’avoir été canalisés vers les secteurs productifs, ont créé une bulle immobilière.

    À l’inverse, lorsque les prix du pétrole sont retombés, à partir de 2011, les flux vers le Liban ont commencé à se tarir, le marché immobilier s’est écroulé, malgré les tentatives de la BDL de soutenir la demande à travers des prêts subventionnés.

    La baisse des entrées de capitaux était d’autant plus problématique que l’économie libanaise subissait de plein fouet les conséquences de la guerre en Syrie, et l’afflux de plus d’un million de réfugiés. La classe politique, empêtrée dans ses contradictions et ses alignements géopolitiques, a été incapable d’amortir l’impact du choc, ni sur les finances publiques ni sur l’économie. La crise syrienne s’est traduite par une aggravation des déficits jumeaux, et donc des besoins de financements, au moment où les liquidités se faisaient plus rares. La balance des paiements a alors basculé dans le rouge, générant des pressions sur le taux de change.

    En l’absence d’une prise de conscience politique, en 2016, les réserves de change ont atteint un seuil critique, qui minait la confiance dans la livre et menaçait le modèle de financement. À ce stade, le coût social d’une dévaluation était déjà devenu trop lourd au vu de la dépendance du pays aux importations et la dollarisation de la dette privée.
    La BDL a alors accéléré la fuite en avant, avec sa fameuse #ingénierie_financière, qui lui a permis de doper ses réserves en offrant aux banques des rendements mirobolants en échange de leurs liquidités en dollars. Des rendements qui leur permettaient à leur tour d’attirer de nouveaux dépôts. Une partie des profits générés a aussi permis de renforcer la capitalisation du secteur dans un contexte économique de plus en plus difficile. Après la “démission” de Saad Hariri en 2017, ces ingénieries ont repris de plus belle, dans une course désespérée aux dollars, devenus d’autant plus nécessaires que l’État a été privé de son accès aux marchés internationaux suite à la dégradation de sa note souveraine. La BDL devant désormais puiser dans ses réserves, déjà sous pression, pour rembourser aussi les #eurobonds.

    En 2018, le Liban s’est encore tourné vers la #communauté_internationale, mais n’étant pas en mesure d’assurer les conditions politiques associées au soutien des pays du Golfe, les aides européennes et institutionnelles ont été promises sous forme de financement de projets d’infrastructures, conditionnées à des réformes ambitieuses. Mais encore une fois la classe politique a été incapable de tenir ses engagements. Au lieu de baisser le déficit public de 1 % du PIB comme promis, celui-ci est passé, élections obligent, de 9 à 11 % du PIB. Quant aux réformes structurelles, y compris les plus urgentes comme celles de l’#électricité, elles sont restées otages des #marchandages politiques et affairistes dont la classe politique s’est fait une spécialité.

    Le peu de confiance qui subsistait encore dans le système s’est évaporée et l’hémorragie a commencé, malgré les ingénieries persistantes et leurs promesses alléchantes. Sur les neuf premiers mois de l’année, les dépôts du secteur bancaire étaient déjà en baisse (intérêts compris) d’environ 4 milliards de dollars en rythme annuel, à 170,3 milliards de dollars à fin septembre, avec un taux de dollarisation de 72,9 %. Dans une étude publiée le 19 novembre, l’Association des grandes banques et institutions financières mondiales (Institute of International Finance, ou IIF en anglais) chiffre à 10 milliards de dollars les retraits de dépôts depuis août, dont 5 milliards auraient été transférés à l’étranger.

    Ayant placé quasiment toutes leurs liquidités auprès de la BDL, en gardant 9,8 milliards de dollars environ à l’étranger, les banques ont choisi de rationner les dollars, au cas par cas.

    Selon les estimations d’un rapport de Bank of America Merrill Lynch publié le 25 novembre, les banques détiennent 84,3 milliards de dollars auprès de la BDL, dont 19,8 milliards de réserves obligatoires rémunérées au taux Libor 3 mois, 22,7 milliards en certificats de dépôts rémunérés à 6,6 % et 41,8 milliards de dépôts à 5,94 % (ce qui représente une charge d’intérêts pour la BDL de 4,6 milliards de dollars par an). Mais ces placements ont des maturités plus longues que celle des dépôts bancaires en dollars, notamment ceux des non-résidents. Le prêteur de dernier recours, la Banque centrale, n’ayant elle-même que 30 milliards de dollars de réserves liquides leur a alors proposé des prêts en dollars à un taux de 20 %, à condition que l’argent ne sorte pas du Liban, instituant ainsi un contrôle des capitaux informel. Cette mesure, imposée de manière totalement discrétionnaire, permet aux banques et à la BDL de gagner du temps au prix d’une forte contraction de l’économie.

    Et maintenant on va où ?
    Toujours selon Bank of America Merrill Lynch, les réserves de la BDL ont fondu de 900 millions de dollars en seulement une semaine d’ouverture des banques en novembre. Même si ce rythme est réduit de moitié, avec un strict contrôle des capitaux, dans l’état actuel des choses, les réserves s’épuiseront durant l’année 2020. Si la demande de dollars se réduit de deux tiers, la BDL terminera l’année avec un peu plus de 7 milliards de dollars. Or ces réserves sont cruciales. Dans un scénario catastrophe, si rien n’est fait d’ici à quelques mois, l’évaporation des réserves provoquera non seulement une dévaluation socialement dévastatrice, mais aussi un défaut de paiement sur la dette en dollars de l’État et de la BDL. Étant donné la forte exposition des banques au secteur public, et particulièrement à la BDL, un taux de récupération de 20 % sur la valeur nominale de la dette en dollars induira un besoin de recapitalisation du secteur de 80 milliards de dollars, avec un haircut potentiel de 50 % sur tous les dépôts, ou près de 99 % si on ne vise que les dépôts de plus d’un million de dollars. Dans ce scénario il n’y aura pas d’arbitrages possibles.

    En refusant de réglementer le contrôle des capitaux, les acteurs du système continuent de vouloir penser que cette crise, comme les autres, passera avec quelques ingénieries, des réformes cosmétiques, un peu d’#austérité et des capitaux du Golfe, persistant à faire porter au Liban une politique dont il n’a pas les moyens. Certains préconisent de vendre les actifs de l’État, existants ou futurs (le gaz) qui, dans la configuration actuelle de crise et de corruption généralisée, risqueront d’être bradés au bénéfice de proches du pouvoir. La crise de confiance semble toutefois plus profonde, et il est peu probable que le secteur bancaire puisse à court terme de nouveau attirer les flux de dépôts nécessaires pour maintenir le pays à flots. Dans son rapport Bank of America Merrill Lynch estime que le Liban aura besoin d’au moins 8 milliards de dollars par an, sur les trois prochaines années, pour assurer ses besoins de financements.

    Un atterrissage en douceur est-il encore possible ? Difficile à dire tant l’opacité règne sur la situation financière réelle de l’État libanais et sa Banque centrale.

    Cela dépendra sans doute de la capacité du Liban à mobiliser des financements rapides, et les négocier au mieux. Que ce soit avec l’aide du Fonds monétaire international ou autres, un ajustement paraît incontournable, mais son coût doit être équitablement réparti, avec une approche économique et sociale, et pas seulement financière.

    La baisse des taux d’intérêt sur les dépôts décidée récemment par la Banque du Liban, par exemple, peut être considérée comme injuste pour les nombreux épargnants, notamment les retraités, qui vivent de ces revenus. Qui arbitre ? Sur quelle base ? Quel projet d’avenir pourrait justifier ces sacrifices ? Avec un gouvernement crédible, compétent et efficace, c’est-à-dire à l’opposé de ceux qu’on a connu ces trente dernières années, la chute serait certainement moins douloureuse.

    Mais pour le moment, la BDL est seule aux commandes, et son gouverneur a assuré qu’il n’y aura ni haircut sur les dépôts ni dévaluation, mais il a dit aussi que la livre était stable et qu’il n’y avait pas de contrôle de capitaux. On est donc en droit de douter.

  • Davos du désert : malgré les critiques, les milieux d’affaires se jettent dans les bras de MBS | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/decryptages/davos-du-desert-malgre-les-critiques-les-milieux-daffaires-se-jettent

    Alors que l’édition de l’an dernier – organisée une quinzaine de jours après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans lequel l’implication des Saoudiens a été détaillée par une enquête de l’ONU – avait été largement boycottée, la FII affiche cette année sur son site les noms de ses prestigieux partenaires. Parmi eux : Samsung, le Crédit suisse, Roland Berger (un des cabinets européens de conseil en stratégie les plus connus), Huawei, KPMG, Mastercard, etc.

    #arabie_saoudite « #communauté_internationale »

  • L’ONU déplore une « multitude de crimes de guerre » commis au Yémen
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/03/l-onu-deplore-une-multitude-de-crimes-de-guerre-commis-au-yemen_5505879_3210


    Des corps recouverts de plastique reposent sur le sol au milieu des décombres d’un centre de détention détruit par des frappes aériennes saoudiennes le 1er septembre 2019 à Dhamar, dans le sud-ouest du Yémen.
    HANI MOHAMMED / AP

    « Personne n’a les mains propres dans ce conflit. » Des experts des Nations unies (ONU) sur le Yémen ont fait état, dans un rapport publié mardi 3 septembre, de la « multitude de crimes de guerre » qui auraient été commis par les diverses parties depuis le début du conflit.

    Ce groupe d’experts, créé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en 2017, a identifié, dans la mesure du possible, les « personnes susceptibles d’être responsables de crimes internationaux et a transmis ces noms », qui restent confidentiels, à la haut-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. Un bon nombre des violations « peut entraîner la condamnation de personnes pour crimes de guerre si un tribunal indépendant et compétent en est saisi », ont-ils expliqué dans un communiqué.
    […]
    Une coalition menée par l’Arabie saoudite intervient au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales contre les rebelles houthistes, qui se sont emparés de vastes zones de l’ouest et du nord du pays, dont la capitale, Sanaa. « Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et une absence d’action internationale pour responsabiliser les parties au conflit », a déclaré Kamel Jendoubi, président du groupe d’experts.

    Les experts de l’ONU demandent aussi à la communauté internationale de s’abstenir de fournir des armes susceptibles d’être utilisées dans le conflit, avertissant que la « légalité des transferts d’armes par la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et d’autres Etats reste discutable ». « Les Etats peuvent être tenus responsables de l’aide ou de l’assistance qu’ils fournissent pour la commission de violations du droit international si les conditions de complicité sont remplies », insiste le rapport.

    Le rapport sera présenté le 10 septembre devant le Conseil des droits de l’homme lors de sa prochaine session (du 9 au 27 septembre). Le groupe d’experts souhaite que le Conseil renforce son mandat en matière de lutte contre l’impunité en lui demandant de rassembler les éléments de preuve relatifs aux violations présumées face à l’actuelle « absence généralisée de responsabilité ».

  • Accord gazier. La #Jordanie plie devant Israël
    https://orientxxi.info/magazine/accord-gazier-la-jordanie-plie-devant-israel,3259

    Ce que l’étiquette « #modéré » gratifiée par la « #communauté_internationale » signifie concrètement (entre autres révélations de l’article) :

    Ce qui signifie concrètement faire de la Jordanie une tête de pont pour l’exportation vers d’autres pays arabes du #gaz importé d’Israël, gaz qui peut venir par ailleurs de sources autres que le champ Léviathan. Ce gaz ainsi mélangé au gaz égyptien ou tout autre gaz que la Jordanie importe du marché mondial via le port GNL ne permettra pas de distinguer la source ou de séparer les flux. Israël est ainsi introduit organiquement en tant que puissance énergétique régionale et exportateur de gaz, par des moyens détournés et occultes, vers les autres pays arabes susceptibles d’utiliser le gazoduc arabe et de s’y raccorder.

  • View from Nowhere. Is it the press’s job to create a community that transcends borders?

    A few years ago, on a plane somewhere between Singapore and Dubai, I read Benedict Anderson’s Imagined Communities (1983). I was traveling to report on the global market for passports—how the ultrawealthy can legally buy citizenship or residence virtually anywhere they like, even as 10 million stateless people languish, unrecognized by any country. In the process, I was trying to wrap my head around why national identity meant so much to so many, yet so little to my passport-peddling sources. Their world was the very image of Steve Bannon’s globalist nightmare: where you can never be too rich, too thin, or have too many passports.

    Anderson didn’t address the sale of citizenship, which only took off in earnest in the past decade; he did argue that nations, nationalism, and nationality are about as organic as Cheez Whiz. The idea of a nation, he writes, is a capitalist chimera. It is a collective sense of identity processed, shelf-stabilized, and packaged before being disseminated, for a considerable profit, to a mass audience in the form of printed books, news, and stories. He calls this “print-capitalism.”

    Per Anderson, after the printing press was invented, nearly 600 years ago, enterprising booksellers began publishing the Bible in local vernacular languages (as opposed to the elitist Latin), “set[ting] the stage for the modern nation” by allowing ordinary citizens to participate in the same conversations as the upper classes. In the 18th and 19th centuries, the proliferation (and popularity) of daily newspapers further collapsed time and space, creating an “extraordinary mass ceremony” of reading the same things at the same moment.

    “An American will never meet, or even know the names of more than a handful of his 240,000,000–odd fellow Americans,” Anderson wrote. “He has no idea of what they are up to at any one time.” But with the knowledge that others are reading the same news, “he has complete confidence in their steady, anonymous, simultaneous activity.”

    Should the press be playing a role in shaping not national identities, but transnational ones—a sense that we’re all in it together?

    Of course, national presses enabled more explicit efforts by the state itself to shape identity. After the US entered World War I, for instance, President Woodrow Wilson set out to make Americans more patriotic through his US Committee on Public Information. Its efforts included roping influential mainstream journalists into advocating American-style democracy by presenting US involvement in the war in a positive light, or simply by referring to Germans as “Huns.” The committee also monitored papers produced by minorities to make sure they supported the war effort not as Indians, Italians, or Greeks, but as Americans. Five Irish-American papers were banned, and the German-American press, reacting to negative stereotypes, encouraged readers to buy US bonds to support the war effort.

    The US media played an analogous role in selling the public on the 2003 invasion of Iraq. But ever since then, in the digital economy, its influence on the national consciousness has waned. Imagined Communities was published seven years before the fall of the Berlin Wall, twenty-two years before Thomas Friedman’s The World Is Flat, and a couple of decades before the internet upended print-capitalism as the world knew it (one of Anderson’s footnotes is telling, if quaint: “We still have no giant multinationals in the world of publishing”).

    Since Trump—a self-described nationalist—became a real contender for the US presidency, many news organizations have taken to looking inward: consider the running obsession with the president’s tweets, for instance, or the nonstop White House palace intrigue (which the president invites readily).

    Meanwhile, the unprofitability of local and regional papers has contributed to the erosion of civics, which, down the line, makes it easier for billionaires to opt out of old “imagined communities” and join new ones based on class and wealth, not citizenship. And given the challenges humanity faces—climate change, mass migration, corporate hegemony, and our relationships to new technologies—even if national papers did make everyone feel like they shared the same narrative, a renewed sense of national pride would prove impotent in fighting world-historic threats that know no borders.

    Should the press, then, be playing an analogous role in shaping not national identities, but transnational ones—a sense that we’re all in it together? If it was so important in shaping national identity, can it do so on a global scale?

    Like my passport-buying subjects, I am what Theresa May, the former British prime minister, might call a “citizen of nowhere.” I was born in one place to parents from another, grew up in a third, and have lived and traveled all over. That informs my perspective: I want deeply for there to be a truly cosmopolitan press corps, untethered from national allegiances, regional biases, class divisions, and the remnants of colonial exploitation. I know that’s utopian; the international working class is hardly a lucrative demographic against which publishers can sell ads. But we seem to be living in a time of considerable upheaval and opportunity. Just as the decline of religiously and imperially organized societies paved the way for national alternatives, then perhaps today there is a chance to transcend countries’ boundaries, too.

    Does the US media help create a sense of national identity? If nationalism means putting the interests of one nation—and what its citizens are interested in—before more universal concerns, then yes. Most journalists working for American papers, websites, and TV write in English with a national audience (or regional time zone) in mind, which affects how we pitch, source, frame, and illustrate a story—which, in turn, influences our readers, their country’s politics, and, down the line, the world. But a news peg isn’t an ideological form of nationalism so much as a practical or methodological one. The US press feeds off of more pernicious nationalisms, too: Donald Trump’s false theory about Barack Obama being “secretly” Kenyan, disseminated by the likes of Fox and The Daily Caller, comes to mind.

    That isn’t to say that global news outlets don’t exist in the US. When coaxing subscribers, the Financial Times, whose front page often includes references to a dozen different countries, openly appeals to their cosmopolitanism. “Be a global citizen. Become an FT Subscriber,” read a recent banner ad, alongside a collage featuring the American, Chinese, Japanese, Australian, and European Union flags (though stories like the recent “beginner’s guide to buying a private island” might tell us something about what kind of global citizen they’re appealing to).

    “I don’t think we try to shape anyone’s identity at all,” Gillian Tett, the paper’s managing editor for the US, says. “We recognize two things: that the world is more interconnected today than it’s ever been, and that these connections are complex and quite opaque. We think it’s critical to try to illuminate them.”

    For Tett, who has a PhD in social anthropology, money serves as a “neutral, technocratic” starting point through which to understand—and tie together—the world. “Most newspapers today tend to start with an interest in politics or events, and that inevitably leads you to succumb to tribalism, however hard you try [not to],” Tett explains. “If you look at the world through money—how is money going around the world, who’s making and losing it and why?—out of that you lead to political, cultural, foreign-policy stories.”

    Tett’s comments again brought to mind Imagined Communities: Anderson notes that, in 18th-century Caracas, newspapers “began essentially as appendages of the market,” providing commercial news about ships coming in, commodity prices, and colonial appointments, as well as a proto–Vows section for the upper crust to hate-read in their carriages. “The newspaper of Caracas quite naturally, and even apolitically, created an imagined community among a specific assemblage of fellow-readers, to whom these ships, brides, bishops, and prices belonged,” he wrote. “In time, of course, it was only to be expected that political elements would enter in.”

    Yesterday’s aristocracy is today’s passport-buying, globe-trotting one percent. The passport brokers I got to know also pitched clients with the very same promise of “global citizenship” (it sounds less louche than “buy a new passport”)—by taking out ads in the Financial Times. Theirs is exactly the kind of neoliberal “globalism” that nationalist politicians like Trump have won elections denouncing (often hypocritically) as wanting “the globe to do well, frankly, not caring about our country so much.” Isn’t upper-crust glibness about borders, boundaries, and the value of national citizenship part of what helped give us this reactionary nativism in the first place?

    “I suspect what’s been going on with Brexit and maybe Trump and other populist movements [is that] people. . . see ‘global’ as a threat to local communities and businesses rather than something to be welcomed,” Tett says. “But if you’re an FT reader, you see it as benign or descriptive.”

    Among the largest news organizations in the world is Reuters, with more than 3,000 journalists and photographers in 120 countries. It is part of Thomson Reuters, a truly global firm. Reuters does not take its mandate lightly: a friend who works there recently sent me a job posting for an editor in Gdynia, which, Google clarified for me, is a city in the Pomeranian Voivodeship of Poland.

    Reuters journalists cover everything from club sports to international tax evasion. They’re outsourcing quick hits about corporate earnings to Bangalore, assembling teams on multiple continents to tackle a big investigation, shedding or shuffling staff under corporate reorganizations. Perhaps unsurprisingly, “more than half our business is serving financial customers,” Stephen Adler, the editor in chief, tells me. “That has little to do with what country you’re from. It’s about information: a central-bank action in Europe or Japan may be just as important as everything else.”

    Institutionally, “it’s really important and useful that we don’t have one national HQ,” Adler adds. “That’s the difference between a global news organization and one with a foreign desk. For us, nothing is foreign.” That approach won Reuters this year’s international Pulitzer Prize for uncovering the mass murder of the Rohingya in Myanmar (two of the reporters were imprisoned as a result, and since freed); it also comes through especially sharply in daily financial stories: comprehensive, if dry, compendiums of who-what-where-when-why that recognize the global impact of national stories, and vice versa. A recent roundup of stock movements included references to the US Fed, China trade talks, Brexit, monetary policy around the world, and the price of gold.

    Adler has led the newsroom since 2011, and a lot has changed in the world. (I worked at Reuters between 2011 and 2013, first as Adler’s researcher and later as a reporter; Adler is the chair of CJR’s board.) Shortly after Trump’s election, Adler wrote a memo affirming the organization’s commitment to being fair, honest, and resourceful. He now feels more strongly than ever about judiciously avoiding biases—including national ones. “Our ideology and discipline around putting personal feelings and nationality aside has been really helpful, because when you think about how powerful local feelings are—revolutions, the Arab Spring—we want you writing objectively and dispassionately.”

    The delivery of stories in a casual, illustrated, highly readable form is in some ways more crucial to developing an audience than subject matter.

    Whether global stories can push communities to develop transnationally in a meaningful way is a harder question to answer; it seems to impugn our collective aptitude for reacting to problems of a global nature in a rational way. Reuters’s decision not to fetishize Trump hasn’t led to a drop-off in US coverage—its reporters have been especially strong on immigration and trade policy, not to mention the effects of the new administration on the global economy—but its stories aren’t exactly clickbait, which means ordinary Americans might not encounter them at the top of their feed. In other words, having a global perspective doesn’t necessarily translate to more eyeballs.

    What’s more, Reuters doesn’t solve the audience-class problem: whether readers are getting dispatches in partner newspapers like The New York Times or through the organization’s Eikon terminal, they tend to be the sort of person “who does transnational business, travels a good deal, is connected through work and media, has friends in different places, cares about what’s going on in different places,” Adler says. “That’s a pretty large cohort of people who have reason to care what’s going on in other places.”

    There are ways to unite readers without centering coverage on money or the markets. For a generation of readers around the world, the common ground is technology: the internet. “We didn’t pick our audience,” Ben Smith, the editor in chief of BuzzFeed, tells me over the phone. “Our audience picked us.” He defines his readers as a cohort aged 18–35 “who are on the internet and who broadly care about human rights, global politics, and feminism and gay rights in particular.”

    To serve them, BuzzFeed recently published a damning investigative report into the World Wildlife Fund’s arming of militias in natural reserves; a (not uncontroversial) series on Trump’s business dealings abroad; early exposés of China’s detention of Uighur citizens; and reports on child abuse in Australia. Climate—“the central challenge for every newsroom in the world”—has been harder to pin down. “We don’t feel anyone has cracked it. But the shift from abstract scientific [stories] to coverage of fires in California, it’s a huge change—it makes it more concrete,” Smith says. (My husband is a reporter for BuzzFeed.)

    The delivery of these stories in a casual, illustrated, highly readable form is in some ways more crucial to developing an audience than subject matter. “The global political financial elites have had a common language ever since it was French,” Smith says. “There is now a universal language of internet culture, [and] that. . . is how our stuff translates so well between cultures and audiences.” This isn’t a form of digital Esperanto, Smith insists; the point isn’t to flatten the differences between countries or regions so much as to serve as a “container” in which people from different regions, interest groups, and cultures can consume media through references they all understand.

    BuzzFeed might not be setting out to shape its readers’ identities (I certainly can’t claim to feel a special bond with other people who found out they were Phoebes from the quiz “Your Sushi Order Will Reveal Which ‘Friends’ Character You’re Most Like”). An audience defined by its youth and its media consumption habits can be difficult to keep up with: platforms come and go, and young people don’t stay young forever. But if Anderson’s thesis still carries water, there must be something to speaking this language across cultures, space, and time. Call it “Web vernacular.”

    In 2013, during one of the many recent and lengthy US government shutdowns, Joshua Keating, a journalist at Slate, began a series, “If It Happened There,” that imagined how the American media would view the shutdown if it were occurring in another country. “The typical signs of state failure aren’t evident on the streets of this sleepy capital city,” Keating opens. “Beret-wearing colonels have not yet taken to the airwaves to declare martial law. . . .But the pleasant autumn weather disguises a government teetering on the brink.”

    It goes on; you get the idea. Keating’s series, which was inspired by his having to read “many, many headlines from around the world” while working at Foreign Policy, is a clever journalistic illustration of what sociologists call “methodological nationalism”: the bias that gets inadvertently baked into work and words. In the Middle East, it’s sectarian or ethnic strife; in the Midwest, it’s a trigger-happy cop and a kid in a hoodie.

    His send-ups hit a nerve. “It was huge—it was by far the most popular thing I’ve done at Slate,” Keating says. “I don’t think that it was a shocking realization to anyone that this kind of language can be a problem, but sometimes pointing it out can be helpful. If the series did anything, it made people stop and be conscious of how. . . our inherent biases and perspectives will inform how we cover the world.”

    Curiously, living under an openly nationalist administration has changed the way America—or at the very least, a significant part of the American press corps—sees itself. The press is a de facto opposition party, not because it tries to be, but because the administration paints it that way. And that gives reporters the experience of working in a place much more hostile than the US without setting foot outside the country.

    Keating has “semi-retired” the series as a result of the broad awareness among American reporters that it is, in fact, happening here. “It didn’t feel too novel to say [Trump was] acting like a foreign dictator,” he says. “That was what the real news coverage was doing.”

    Keating, who traveled to Somaliland, Kurdistan, and Abkhazia to report his book Invisible Countries (2018), still thinks the fastest and most effective way to form an international perspective is to live abroad. At the same time, not being bound to a strong national identity “can make it hard to understand particular concerns of the people you’re writing about,” he says. It might be obvious, but there is no one perfect way to be internationally minded.

    Alan Rusbridger—the former editor of The Guardian who oversaw the paper’s Edward Snowden coverage and is now the principal at Lady Margaret Hall, a college at Oxford University—recognizes the journalistic and even moral merits of approaching news in a non-national way: “I think of journalism as a public service, and I do think there’s a link between journalism at its best and the betterment of individual lives and societies,” he says. But he doesn’t have an easy formula for how to do that, because truly cosmopolitan journalism requires both top-down editorial philosophies—not using certain phrasings or framings that position foreigners as “others”—and bottom-up efforts by individual writers to read widely and be continuously aware of how their work might be read by people thousands of miles away.

    Yes, the starting point is a nationally defined press, not a decentralized network, but working jointly helps pool scarce resources and challenge national or local biases.

    Rusbridger sees potential in collaborations across newsrooms, countries, and continents. Yes, the starting point is a nationally defined press, not a decentralized network; but working jointly helps pool scarce resources and challenge national or local biases. It also wields power. “One of the reasons we reported Snowden with the Times in New York was to use global protections of human rights and free speech and be able to appeal to a global audience of readers and lawyers,” Rusbridger recalls. “We thought, ‘We’re pretty sure nation-states will come at us over this, and the only way to do it is harness ourselves to the US First Amendment not available to us anywhere else.’”

    In employing these tactics, the press positions itself in opposition to the nation-state. The same strategy could be seen behind the rollout of the Panama and Paradise Papers (not to mention the aggressive tax dodging detailed therein). “I think journalists and activists and citizens on the progressive wing of politics are thinking creatively about how global forces can work to their advantage,” Rusbridger says.

    But he thinks it all starts locally, with correspondents who have fluency in the language, culture, and politics of the places they cover, people who are members of the communities they write about. That isn’t a traditional foreign-correspondent experience (nor indeed that of UN employees, NGO workers, or other expats). The silver lining of publishing companies’ shrinking budgets might be that cost cutting pushes newsrooms to draw from local talent, rather than send established writers around. What you gain—a cosmopolitanism that works from the bottom up—can help dispel accusations of media elitism. That’s the first step to creating new imagined communities.

    Anderson’s work has inspired many an academic, but media executives? Not so much. Rob Wijnberg is an exception: he founded the (now beleaguered) Correspondent in the Netherlands in 2013 with Anderson’s ideas in mind. In fact, when we speak, he brings the name up unprompted.

    “You have to transcend this notion that you can understand the world through the national point of view,” he says. “The question is, What replacement do we have for it? Simply saying we have to transcend borders or have an international view isn’t enough, because you have to replace the imagined community you’re leaving behind with another one.”

    For Wijnberg, who was a philosophy student before he became a journalist, this meant radically reinventing the very structures of the news business: avoiding covering “current events” just because they happened, and thinking instead of what we might call eventful currents—the political, social, and economic developments that affect us all. It meant decoupling reporting from national news cycles, and getting readers to become paying “members” instead of relying on advertisements.

    This, he hoped, would help create a readership not based on wealth, class, nationality, or location, but on borderless, universal concerns. “We try to see our members. . . as part of a group or knowledge community, where the thing they share is the knowledge they have about a specific structural subject matter,” be it climate, inequality, or migration, Wijnberg says. “I think democracy and politics answers more to media than the other way around, so if you change the way media covers the world you change a lot.”

    That approach worked well in the Netherlands: his team raised 1.7 million euros in 2013, and grew to include 60,000 members. A few years later, Wijnberg and his colleagues decided to expand into the US, and with the help of NYU’s Jay Rosen, an early supporter, they made it onto Trevor Noah’s Daily Show to pitch their idea.

    The Correspondent raised more than $2.5 million from nearly 50,000 members—a great success, by any measure. But in March, things started to get hairy, with the publication abruptly pulling the plug on opening a US newsroom and announcing that staff would edit stories reported from the US from the original Amsterdam office instead. Many of the reasons behind this are mundane: visas, high rent, relocation costs. And reporters would still be reporting from, and on, the States. But supporters felt blindsided, calling the operation a scam.

    Today, Wijnberg reflects that he should have controlled the messaging better, and not promised to hire and operate from New York until he was certain that he could. He also wonders why it matters.

    “It’s not saying people who think it matters are wrong,” he explains. “But if the whole idea of this kind of geography and why it’s there is a construct, and you’re trying to think about transcending it, the very notion of Where are you based? is secondary. The whole point is not to be based anywhere.”

    Still: “The view from everywhere—the natural opposite—is just as real,” Wijnberg concedes. “You can’t be everywhere. You have to be somewhere.”

    And that’s the rub: for all of nationalism’s ills, it does instill in its subjects what Anderson calls a “deep, horizontal comradeship” that, while imagined, blossoms thanks to a confluence of forces. It can’t be replicated supranationally overnight. The challenge for a cosmopolitan journalism, then, is to dream up new forms of belonging that look forward, not backward—without discarding the imagined communities we have.

    That’s hard; so hard that it more frequently provokes a retrenchment, not an expansion, of solidarity. But it’s not impossible. And our collective futures almost certainly depend on it.

    https://www.cjr.org/special_report/view-from-nowhere.php
    #journalisme #nationalisme #Etat-nation #communauté_nationale #communauté_internationale #frontières #presse #médias

  • Libya Is on the Brink of Civil War and a U.S. Citizen Is Responsible. Here’s What to Know
    https://news.yahoo.com/libya-brink-civil-war-u-145012004.html

    Who are Haftar’s international backers?

    Officially, they are few and far between. Every major state condoned the U.N.-backed Government of National Accord (GNA), and Prime Minister Fayez al-Serraj. But in reality, some “were also having parallel conversations with different actors and that enabled those actors to disregard the legal process and go with the military process,” says Elham Saudi, co-founder of London-based NGO Lawyers for Justice in Libya (LFJL).

    Those states include Egypt and the United Arab Emirates, which want to curb the influence of the Muslim Brotherhood in Libya; Russia, which has treated wounded soldiers and reportedly printed money on behalf of Haftar; and France, which views him as key to stabilizing Libya and slowing the flow of migrants into Europe. Italy, which also wants to prevent migration through Libya, has fallen out with France over its tacit support of Haftar. “Nominally, of course, they’re on the same side, that of the U.N.-backed government,” says Joost Hiltermann, director of the Middle East and North Africa program at the International Crisis Group. “But in reality Italy and France are on opposite sides of this.”

    [...]

    ... no state has threatened sanctions or acted to affirm the legitimacy of the internationally-backed government in Tripoli. As such, Haftar has interpreted their warnings as an amber, rather than a red light, according to International Crisis Group. For LFJL’s Saudi, the current crisis is the “natural culmination” of the international community’s inconsistency and failure to affirm the rule of law in Libya. “The international agenda has been pure carrot and no stick,” she says. “What is the incentive now to play by the rules?”

    #Libye#communauté_internationale#droit_international

  • Once again, the UN has failed to name firms that profit from Israel’s illegal settlements - The National
    https://www.thenational.ae/opinion/comment/once-again-the-un-has-failed-to-name-firms-that-profit-from-israel-s-ill

    Pour la troisième fois l’#ONU diffère la publication d’une liste noire concernant les entreprises qui profitent directement de la #colonisation des territoires occupés.

    The United Nations postponed last week for the third time the publication of a blacklist of Israeli and international firms that profit directly from Israel’s illegal settlements in the occupied territories.

    « #communauté_internationale »

  • #Yémen : le gouvernement contre la poursuite d’une enquête de l’#ONU | #Moyen-Orient
    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201809/27/01-5198147-yemen-le-gouvernement-contre-la-poursuite-dune-enquete-de-lonu.p

    Ce gouvernement, reconnu par la #communauté_internationale, a souligné dans un communiqué son « rejet des outils qui lui sont imposés en violation de sa #souveraineté » dans une référence à la mission d’experts jusqu’ici mandatés par l’ONU.

    • Yemen War Investigation Is Extended by U.N. Council - The New York Times
      https://www.nytimes.com/2018/09/28/world/middleeast/un-yemen-war-saudi.html

      The 47-member Council voted 21 to 8, with 18 abstentions, in favor of a resolution supporting the experts’ work. The vote came minutes after the conclusion of days of discussions between the Saudi Arabia and its allies and a group of countries led by the Netherlands and Canada.

      [...]

      ...the panel blamed the Saudi coalition’s airstrikes, blockades and shipping restrictions for most of the war’s civilian casualties as well as the immense damage to Yemen’s critical infrastructure, which has worsened the plight of millions of civilians. The report also detailed torture, rape and sexual violence by security forces controlled by the United Arab Emirates.

      Hammering home the war’s human costs, Mark Lowcock, the United Nations emergency relief chief, speaking at the Security Council last week, described civilians reduced to eating leaves. Mr. Lowcock warned that Yemen was reaching a tipping point “beyond which it will be impossible to prevent massive loss of life as a result of widespread famine across the country.”

  • Du #Yémen au #Liban, les offensives douteuses de l’#Arabie_saoudite
    https://orientxxi.info/magazine/du-yemen-au-liban-les-offensives-douteuses-de-l-arabie-saoudite,2430

    Quelle était la légitimité constitutionnelle de Hadi en mars 2015 ? S’il a réellement demandé aux Saoudiens d’intervenir en son nom dans un conflit local, cette demande aurait été faite après l’expiration, le 21 février 2015, du prolongement de son mandat pour un an. Ce prolongement, en outre, avait été accordé dans le cadre de la Conférence de dialogue national (CDN), un organe non législatif, et n’avait pas été ratifié par le Parlement. Hadi n’aurait pas été autorisé à demander à une puissance étrangère de rétablir son gouvernement par la force sans consulter le Parlement yéménite, comme l’exige la Constitution. Il semblerait que dans le cadre de la résolution 2216 du Conseil de sécurité des Nations unies, publiée le 14 avril 2015 alors que l’Arabie saoudite avait déjà commencé à attaquer le Yémen le 25 mars, la communauté internationale était prête à reconnaître la présidence de Hadi aussi longtemps que nécessaire pour installer un nouveau gouvernement3.
    Pour légitimer son intervention au Yémen, l’Arabie saoudite avait besoin de l’aval de Hadi, ce qui lui a permis par la suite de demander au Conseil de sécurité de l’ONU d’invoquer l’article 51 de la Charte des Nations unies (droit de légitime défense collective).

    L’obtention de la signature de Hadi et la pétition au Conseil de sécurité de l’ONU étaient des exercices d’autorité bureaucratique de style wébérien. Étudiant la documentation des généalogies saoudiennes dans le processus de consolidation de l’État, Nadav Samin4 affirme que le texte est devenu « le pivot autoritaire autour duquel tournait auparavant une vie culturelle orale ». Ce que Samin dit de la signification généalogique objectivée est également vrai pour la fétichisation des signatures et des scripts pré-écrits qui forment la base des autodéclarations. « Agissant comme un État », selon l’analyse de James Scott sur les États modernes (2002), l’Arabie saoudite utilise désormais des documents non seulement pour donner une existence écrite à ses citoyens-sujets, mais aussi pour remodeler l’ordre politique dans la région.

    #ONU « #communauté_internationale » #violations

  • Le COE proteste contre le traitement infligé par #Israël à une de ses délégations
    http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Monde/Le-COE-proteste-contre-le-traitement-inflige-par-Israel-a-une-de-ses-deleg

    Lors de leur arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv fin avril, pour une réunion de travail sur le changement climatique, les membres d’une délégation œcuménique et internationale ont été retenus, interrogés et intimidés avec brutalité.

    #impunité #complicité « #communauté_internationale »

  • Un titre #sans_vergogne de l’#AFP

    Cisjordanie : 2 Palestiniens armés de couteaux abattus à un checkpoint
    http://fr.euronews.com/depeches/3186086-cisjordanie-2-palestiniens-armes-de-couteaux-abattus-a-un-check

    Alaa, un témoin palestinien travaillant près du checkpoint, a décrit une scène différente, avec deux individus apparemment perdus. “Les policiers leur criaient de faire demi-tour et ils n’avaient plus l’air de savoir quoi faire. Ils (les policiers) ont d’abord tiré sur la fille et l’homme ne semblait plus savoir quoi faire. Il a essayé de s‘éloigner, et c’est alors qu’ils lui ont tiré dessus aussi, peut-être sept balles ou plus”, a-t-il dit.

    D’autres témoins ont affirmé que les deux Palestiniens ne représentaient pas de menace.

    Après les faits, des soldats israéliens ont fait un usage nourri de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes pour tenir à distance les #journalistes.

    Qalandia est le principal point de passage pour les Palestiniens entre Jérusalem et Ramallah. Cet axe est filtré par un checkpoint israélien aux allures de forteresse qui représente pour les Palestiniens un des symboles honnis de l’occupation.

    #Palestine #Crimes d’#Israel #Israël « #communauté_internationale »

  • #Iran Not Seeking Entry to U.S. Financial System, Envoy Says
    http://www.nytimes.com/2016/04/21/world/middleeast/iran-nuclear-deal-mohammad-javad-zarif.html

    “We never asked to have access to your financial system,” Mr. Zarif said. “What we asked was to implement the nuclear deal, which requires the United States to allow European financial institutions to have peace of mind for dealing with Iran.”

    [...]

    Because many international financial transactions are conducted in #dollars or converted to dollars, foreign companies interested in doing business with Iran remain wary of inadvertently violating the American rules. This reluctance has frustrated Iran and led to accusations by Iranian officials that the United States has subverted the nuclear agreement.

    #Etats-Unis

  • Comment l’Arabie Saoudite entend redorer son image en France

    http://www.challenges.fr/monde/moyen-orient/20160401.CHA7117/comment-l-arabie-saoudite-entend-redorer-son-image-en-france.html

    #arabie_saoudite #calilmero

    La mission est simple : redorer l’image de l’Arabie Saoudite en France. Depuis plusieurs mois, quatre agences de communication et de relations presse françaises : Publicis, Image 7, Edile Consulting et une autre dont le nom n’a pas filtré, se sont vues confier par le royaume saoudien la mission d’améliorer l’image de Ryad dans l’hexagone. « Les Saoudiens sont incompris des Français, beaucoup de préjugés infondés sont véhiculés dans les médias, ils veulent faire tomber ces clichés » précise l’ancienne porte-parole d’Arnaud Montebourg, Sihem Souid, à la tête d’Edile Consulting, société spécialisée dans les relations presse qui compte aussi le Qatar parmi ses clients.

    #arabie_saoudite

  • Israel’s sea blockade of #Gaza motivated by gas finds
    https://electronicintifada.net/blogs/charlotte-silver/israels-sea-blockade-gaza-motivated-gas-finds

    #Israel is not acting alone: “By their actions, international corporations and states, including EU members, concluding pipeline agreements to export gas from Israel’s Tamar and Leviathan fields … will effectively support and profit from Israel’s continued illegal closure of Palestinian maritime waters.”

    #UE#communauté_internationale#Etats-Unis #voleurs #foutage_de_gueule

  • The Plight of Refugees, the Shame of the World - The New York Times
    http://www.nytimes.com/2015/08/14/opinion/zeynep-tufekci-the-plight-of-child-refugees.html?_r=0

    It’s clear that our leaders aren’t stepping up to the gravity of the moment. We can, and we must, push them to do the right thing. If distributed properly, the cost is not that high. Today’s world is much richer than during World War II, and it’s not tangled in global war. In 2014, the entire World Food Program budget was a paltry $5.4 billion. The United Nations refugee agency’s budget is a mere $7 billion. To put these numbers in context, Amazon’s market capitalization climbed recently by $40 billion in after-hours trading after it announced that its web-hosting services were slightly more profitable than expected. Saving millions of refugee children fleeing war apparently isn’t worth a fraction of an evening’s speculation on a single stock.

    #Réfugiés #honte #communauté_internationale

  • #Etats-Unis. #Obama s’attaque au problème des #prisons
    http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-obama-sattaque-au-probleme-des-prisons

    Mais l’#ONU est priée de ne pas s’en mêler,

    U.N. Remains Barred from Visiting U.S. Prisons Amid Abuse Charges
    http://www.ipsnews.net/2015/07/u-n-remains-barred-from-visiting-u-s-prisons-amid-abuse-charges

    Yet the State Department continues to fail to allow the Special Rapporteur on torture access to U.S. confinement facilities to review their use of solitary confinement. It’s as if they missed the President’s speech,” he said.

    « #communauté_internationale »

  • Pourquoi l’Iran ne peut faire confiance à la « #communauté_internationale »
    https://firstlook.org/theintercept/2015/07/15/irans-refusal-allow-notice-inspections-legit-u-s-history-iraq

    Moreover, the U.S. made extensive use of UNSCOM to target Iraq for bombing campaigns. According to Ritter, toward the beginning of the UNSCOM process CIA agents who were part of the inspection team used GPS to record the precise location of sites used for Iraqi military manufacturing — sites that soon afterwards were struck by U.S. cruise missiles. And as the Washington Post reported and the U.S. Air Force later confirmed, the U.S. used UNSCOM’s data to choose targets for Operation Desert Fox, including many that had nothing to do with Iraq’s purported WMD programs. (In retrospect, what’s remarkable about the history of UNSCOM isn’t Iraq’s real but largely minor obstruction, but its extensive cooperation. Ritter remembers inspections when he was “looking through a logbook dealing with presidential security, such as how they arranged convoys” and at Iraqi intelligence headquarters “examining the darkest secrets of how they recruited agents and how they paid them.”)

  • Le Yémen abandonné par les grandes puissances aux ambitions saoudiennes
    http://orientxxi.info/magazine/les-contradictions-de-la-question-yemenite,0952

    Comment expliquer la situation du Yémen où la population civile subit une guerre sans merci ? Appartenant à l’arrière-cour du royaume saoudien, ce pays, l’un des plus pauvres au monde, connait actuellement de profonds bouleversements. C’est l’heure du bilan et des questionnements pour une de ses anciennes ministres, Amat Al Alim Alsoswa. Source : Orient XXI

  • L’extension du domaine de la terreur - Karim Émile BITAR - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/931927/lextension-du-domaine-de-la-terreur.html

    Hier comme aujourd’hui, le #terrorisme est d’abord une tactique, une violence à but #politique. Ses têtes pensantes sont toujours engagées dans un combat de nature #profane, quand bien même ils useraient et abuseraient d’arguments idéologiques, théologiques ou eschatologiques pour enrégimenter plus aisément les enfants perdus de leur époque. Pas un seul exemplaire du Coran n’a été retrouvé chez Haji Bakr, ancien colonel de l’armée baassiste de Saddam Hussein ayant conçu la stratégie et l’organigramme de Daech.

    L’échec de la guerre contre le terrorisme est d’abord la conséquence de l’#inanité de l’appellation elle-même (comment faire la guerre à une tactique, à un concept, à un nom commun ? ). Il est ensuite la conséquence de l’obsession théologocentriste, qui considère que cette violence trouverait directement sa source dans les textes religieux plutôt que dans un contexte #géopolitique propice à toutes les manipulations intellectuelles. Elle est enfin la conséquence de la focalisation exclusive sur les enjeux sécuritaires au détriment des causes structurelles profondes de la #violence politique. Celles-ci sont plurielles. Il est grand temps que l’#industrie florissante des #experts en terrorisme en revienne à un minimum de modestie épistémologique. Il n’est pas d’explication monocausale permettant de comprendre l’irrésistible attrait qu’exerce Daech sur la jeunesse d’un monde désenchanté. Une approche pluridisciplinaire sera nécessaire : elle devra faire appel à l’économie, aux sciences sociales, à la psychologie, aux sciences religieuses, mais elle devra d’abord et surtout tirer les conséquences des tragiques erreurs géopolitiques commises depuis la guerre d’Afghanistan des années 1980 jusqu’à la tragédie syrienne, en passant par la dislocation de l’Irak et de la Libye.

    Depuis les zélotes de l’Antiquité, la menace terroriste n’a jamais vraiment disparu. Le nombre d’extrémistes religieux, de « psychopathes » et de dangereux idéologues politiques prêts à les manipuler, reste relativement constant à travers les siècles. Mais ces derniers ne peuvent prospérer et prendre le pouvoir que grâce au vide sécuritaire provoqué par l’effondrement des États centraux et en raison de l’incapacité de la très fantomatique « #communauté_internationale » à résorber les trous noirs et à construire une gouvernance collective un tant soit peu maîtrisée.

  • Southerners protest new Israeli fence | News , Lebanon News | THE DAILY STAR
    http://www.dailystar.com.lb/News/Lebanon-News/2015/Jun-10/301357-southerners-protest-new-israeli-fence.ashx

    The residents, most of whom own agricultural lands in the area, raised the Lebanese flag over the fence built one day earlier by the Israeli Army as part of a plan to build new military roads on occupied Lebanese territory.

    Israeli soldiers last week began carving out an 8-meter-wide military route in an area between Shebaa and Kfar Shuba – roughly 50 meters away from a Lebanese Army outpost near the southern border.

    A barbed-wire fence was erected Monday along an area stretching from the occupied portion of the Shebaa Farms to the Jabal al-Seddaneh, on the edges of Kfar Shuba.

    Hundreds of ancient trees that straddle the border between Lebanon and Israel were uprooted in the process, residents say.

    [...]

    The Lebanese Army opposed the Israeli road works and contacted UNIFIL demanding an immediate halt to the operations in the area.

    According to security sources, UNIFIL chief Maj. Gen. Luciano Portolano traveled to Safed last week to discuss problematic road works along the border in the Shebaa region with the head of the Israeli Army’s Northern Command Maj. Gen. Aviv Khochavi. The sources said Portolano protested the works, especially that they were carried out on disputed territory.

    #ONU #impuissance #Israël #impunité #silence#communauté_internationale#Liban

  • The rational response to Israel’s state terror: #boycott
    Amira Hass
    http://www.haaretz.com/news/features/.premium-1.660141

    Israel has outsourced the occupation – it has turned the nations of the worlds into active participants. How? American citizens’ tax money funds the generous U.S. security aid to Israel and the close military cooperation with Israel. Their taxes, and taxes from other European and Western states, fund the partial reparations for the material and health damage caused by Israel’s rule and artificially resuscitates the existing order of violence. Gaza has not completely collapsed, because Western states and Qatar provide charity to the hundreds of thousands of people there whom Israel forbids to make a dignified living.

    Western donations are not a safety net for the Palestinians, but rather a safety net for Israel’s prohibitions, restrictions and onslaughts. The donations, in their current form, come in lieu of clear and decisive political action against Israeli policy, which every World Bank report describes as a reason for economic disaster. And surely for more existential disasters to come. It is easier for these countries to spend their taxpayers’ money on expensive water tanks for villages without infrastructure. It’s easier for them to rebuild destroyed buildings for the third or fourth time than to order Israel to stop.

    Why is it surprising, then, that people whose taxes are being used for hush money are beginning to enlist as guerilla fighters in the counter-offensive and boycotting? As unwilling sponsors, they are involved anyway, and it’s their democratic right to express their opinion about the illegitimate use of their money.

    #Israel #terreur #occupation #Palestine #impunité #complicité#communauté_internationale

    #BDS

  • Comment les #multinationales escroquent l’#Afrique
    http://www.liberation.fr/monde/2015/06/02/comment-les-multinationales-escroquent-l-afrique_1321402

    Quelle est l’ampleur du phénomène ? Diverses évaluations existent. 160 milliards de dollars (145 milliards d’euros) par an de manque à gagner pour les seuls pays en développement, estime l’ONG Christian Aid. Dans un rapport publié le 26 mars 2015, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement estime que l’ensemble des pays en développement sont privés annuellement d’environ 100 milliards de dollars. « Ces 100 milliards ne recouvrent pas tous les procédés d’optimisation fiscale utilisés par les multinationales, ni les 138 milliards de dollars que les pays en développement perdraient chaque année en octroyant à celles-ci de généreux avantages fiscaux », rappelait Action Aid en 2013.

    Reste que sur ces 100 milliards, la moitié, soit 50 milliards, échappe au seul continent africain. 50 milliards, c’est aujourd’hui le double de ce que reçoit l’Afrique en #aide_publique_au_développement. « A l’arrivée, les rentrées fiscales chutent, et les mesures d’#austérité redoublent, confiait à Libération Johnlyn Tromp, d’Oxfam Afrique du Sud, lors du Forum social mondial de Tunis, en mars. Les administrations fiscales sont dépassées par les montages sophistiqués et sont, de plus, décimées par les coupes budgétaires. Elles sont un peu comme ceux qui n’ont pas les moyens de s’asseoir à la table d’un restaurant et se contentent de regarder le menu. »

    Dommage que la #complicité des dirigeants (modérés, sages, etc... selon la terminologie de la « #communauté_internationale ») ne soit jamais abordée.

    Les #escrocs respectés, #escroquerie #escroquerie_légale