• EPA abandons study that linked fracking, Wyoming water pollution - The Hill’s E2-Wire
    http://thehill.com/blogs/e2-wire/e2-wire/306961-epa-wont-confirm-fracking-link-to-wyoming-water-pollution-

    La Environmental Protection Agency du gouvernement US interrompt brutalement les recherches qu’elle menait dans le Wyoming depuis 2011 (1) après de fortes- et inédites- présomptions en faveur d’un lien entre la pollution de l’eau et la fracturation hydraulique, sans toutefois renier le lien en question.

    (1) http://www.propublica.org/article/feds-link-water-contamination-to-fracking-for-first-time

  • Booz Allen Grew Rich on Government Contracts - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2013/06/10/us/booz-allen-grew-rich-on-government-contracts.html

    #privatisation #porte_tournante et #conflit_d’intérêt

    Edward J. Snowden’s employer, Booz Allen Hamilton, has become one of the largest and most profitable corporations in the United States almost exclusively by serving a single client: the government of the United States.

    ...

    As evidence of the company’s close relationship with government, the Obama administration’s chief intelligence official, James R. Clapper Jr., is a former Booz Allen executive. The official who held that post in the Bush administration, John M. McConnell, now works for Booz Allen.

    “The national security apparatus has been more and more privatized and turned over to contractors,” said Danielle Brian, the executive director of the Project on Government Oversight, a nonprofit group that studies federal government contracting. “This is something the public is largely unaware of, how more than a million private contractors are cleared to handle highly sensitive matters.”

    It has gone so far, Ms. Brian said, that even the process of granting security clearances is often handled by contractors, allowing companies to grant government security clearances to private sector employees.

    • Booz Allen Statement on Reports of Leaked Information
      http://www.boozallen.com/media-center/press-releases/48399320/statement-reports-leaked-information-060913

      June 9, 2013
      Booz Allen can confirm that Edward Snowden, 29, has been an employee of our firm for less than 3 months, assigned to a team in Hawaii. News reports that this individual has claimed to have leaked classified information are shocking, and if accurate, this action represents a grave violation of the code of conduct and core values of our firm. We will work closely with our clients and authorities in their investigation of this matter.

    • US security focus shifts to private sector experts - FT.com
      http://www.ft.com/intl/cms/s/0/9cc73438-d1f1-11e2-9336-00144feab7de.html

      Just as the Iraq war prompted a series of controversies about the role that private companies such as Blackwater were playing in assisting the military, the NSA revelations are casting a light on the close ties and revolving doors between private and public that characterise the intelligence business.

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      The intelligence sector makes up around one quarter of Booz Allen Hamilton’s business, and the company has developed extremely close ties with many of the US intelligence agencies.

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      “I worked as a contractor for six years myself, so I think I have a good understanding of the contribution they have made and continue to make,” Mr Clapper said at his 2010 confirmation hearing for the DNI position. Their expanded role was “in some ways a testimony to the ingenuity, innovation and capability of our contractor base”.

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      The expansion in the intelligence sector has also led to a sharp increase in the number of people inside government who have access to top secret information. A 2010 Washington Post investigation calculated that 265,000 of the 854,000 people with top-secret clearances work for private organisations. The number of people who have access to classified information is believed to be more than 4m, which some experts believe has made leaks much more likely.

      “Everybody agrees that there is [sic] too many secrets being created by the system these days and too may people with access to them,” says William Leonard, a former Pentagon official who helped manage the classification system.

      The rapid expansion in private intelligence contractors helps explain why an individual like Mr Snowden, who claimed in an interview with The Guardian newspaper to have not graduated from high school, could have won such a sensitive security clearance at a young age. ...

      All the US’s big military contractors – led by Lockheed Martin, the largest – operate separate arms offering the US military a range of services, from managing air command systems to basic computing facilities such as making laptop computers more robust for use in combat zones. However, because contracts for most services are short term, they have been among the first to suffer from spending cuts. Many of the companies are hoping that the investment by the Pentagon and intelligence agencies in cyber security will cushion some of the blow from the other budget cuts.

    • Les marchands d’armes souhaitent une promotion de la « cyber-sécurité » pour compenser la baisse de leurs chiffres d’affaires écrit ci-dessus le FT.

      Obama ne demande qu’à rendre service
      http://seenthis.net/messages/146385

      ... une directive signée par Barack Obama où figure une liste de cibles potentielle de #cyber-attaques contre des pays étrangers (...) [et] daté[e] du 20 octobre 2012, vante les mérites des « Offensive Cyber Effects Operations (OCEO) » susceptible d’offrir « les capacité uniques et non conventionnelles susceptibles de faire avancer les objectifs nationaux américains à travers le monde ».

  • Comment l’industrie du #tabac finance #Interpol | Slate
    http://www.slate.fr/story/73687/interpol-philip-morris-lobby-tabac-financement

    Depuis 2012, Interpol est sponsorisé par le premier fabricant de cigarettes au monde, Philip Morris. Un #conflit_d’intérêts qui enfreint la Convention-cadre antitabac de l’OMS, alors que l’industrie continue d’alimenter la contrebande mondiale de cigarettes.

    Mais la collaboration avec Philip Morris va plus loin qu’une « simple » atteinte à la Convention de l’OMS.

    Dans sa lutte contre le trafic illicite de cigarettes, Interpol a décidé d’utiliser un système de détection des contrefaçons : Codentify. Un code électronique d’authentification à douze chiffres, breveté par le « Big Four » de l’industrie du tabac : Philip Morris International (PMI), British American Tobacco (BAT), Japan Tobacco International (JTI), et Imperial Tobacco Group (ITG).

    « Le but de la traçabilité est de contrôler l’exportation des produits de l’industrie du tabac », explique Luk Joossens, expert belge du trafic illégal de cigarettes.

    « Les autorités doivent mettre en place le système de #traçabilité et vérifier la production. Mais avec Codentify, c’est l’industrie qui va pouvoir contrôler elle-même la traçabilité auprès des autorités. »

  • #Kokopelli — Réplique à la réponse du #GNIS
    http://kokopelli-semences.fr/juridique/replique_au_gnis

    On peut s’interroger sur le contenu réel de cette liberté, prétendument défendue par le GNIS, lorsque la liberté de donner, échanger et vendre des #semences a été sévèrement circonscrite par la législation, comme c’est le cas actuellement. Lorsque l’offre semencière devient très réduite sur le marché, quelle est la liberté de semer pour l’agriculteur ?

    La législation sur le commerce des semences a précisément été mise en place pour contrôler ce qui est semé par les agriculteurs, et, par ce biais, faire de l’agriculture un autre secteur d’expansion des méthodes industrielles.

    Mais il est vrai que revenir à des variétés du domaine public, comme celles que distribue l’association Kokopelli, permet aux agriculteurs de recouvrer leur autonomie et de semer et re-semer ce qu’ils souhaitent.

    Par ailleurs, les variétés destinées à la mise sur le marché ne doivent pas être simplement « déclarées », ainsi que l’écrit le GNIS, mais elles doivent faire l’objet d’une Autorisation préalable de Mise sur le Marché (AMM – comme pour les médicaments, les OGM ou les pesticides), procédure beaucoup plus lourde, qui, ayant été mise en place sans faire aucune référence à un risque sanitaire ou environnemental, est tout à fait critiquable, ainsi que l’a relevé l’Avocat Général dans l’affaire portée devant la Cour de Justice de l’Union Européenne par Kokopelli.

    Cette procédure d’AMM va bien au–delà d’un objectif de « traçabilité » : elle vise en réalité à assurer l’uniformité des semences, pour répondre aux besoins de l’agriculture industrielle, en même temps qu’elle fait la promotion des droits de propriété intellectuelle, qui sont octroyés aux semenciers sur les mêmes critères que ceux permettant d’obtenir l’AMM.

    Revenons enfin sur la loi du 8 décembre 2011 sur le Certificat d’Obtention Végétale et les semences de ferme. Elle est présentée par le GNIS comme permettant d’ « élargir la liberté de semer », « à la seule condition de rémunérer le sélectionneur pour son travail ». Mais quel est donc ce nouvel usage du mot « liberté » ? S’il fallait se fier au dictionnaire Larousse, qui définit le terme de « liberté » comme « la possibilité d’agir selon ses propres choix, sans avoir à en référer à une autorité quelconque », alors il faudrait plutôt dire que la loi du 8 décembre 2011 instaure une « obligation de payer » et non une « liberté de semer ».

    Par ailleurs, pourquoi le paysan devrait-il « rémunérer le sélectionneur pour son travail » alors que celui-ci a déjà perçu cette rémunération lorsqu’il lui a vendu ses semences (à un prix d’ailleurs exorbitant) ?

  • Pilule : enquête sur ces médecins liés aux laboratoires
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/10/pilule-enquete-sur-ces-medecins-lies-aux-laboratoires_1814864_3224.html

    Les médecins du secteur privé, eux, obtiennent par exemple un petit coup de main des firmes pour monter le site Internet de leur cabinet médical... Tisser des relations étroites avec les firmes accélère indéniablement une carrière professionnelle et confère envergure, pouvoir et notoriété. C’est être invité à des congrès nationaux ou internationaux, dans les hôtels de Monaco ou Deauville. Se voir confier des études terminales précédant commercialisation. Accéder à des publications prestigieuses puisque l’on peut rendre compte de ces essais. Cautionner en tant qu’expert invité les conférences de presse des firmes lors de lancement de produits. Diffuser son savoir dans la formation continue, et s’en trouver rémunéré.

    ...

    Membre du Formindep, Françoise Tourmen, médecin, ancienne responsable de centre d’orthogénie, a vécu tout cela de près : « Le PDG de HRA Pharma est venu me voir, m’a mise en lien avec son service communication, a soutenu mon association. J’étais transformée en leader local d’opinion. Mon avis était sollicité pour des documents du labo. Je parlais aux journaux régionaux. Et je devais porter la bonne parole dans les organismes de formation continue. HRA Pharma travaille avec des sociétés de formation professionnelle pour médecins comme Preuves et pratiques. La firme vous fournit un diaporama expert reprenant intégralement ses messages, et vous paie 500 euros le quart d’heure pour le lire. » Le dernier diaporama reçu de Preuves et pratiques, en 2010, était signé Brigitte Letombe.

    ...

    « Le nœud du problème, actuellement, ce sont bien ces leaders d’opinion, analyse le docteur Foucras, fondateur du Formindep. L’induction de prescription liée à l’argument d’autorité : le généraliste copie les prescriptions du gynécologue qui copie celles du prestigieux leader en blouse blanche du CHU, qui est devenu un visiteur médical haut de gamme. D’un point de vue stratégique, pour les laboratoires, c’est parfait, il n’y en a qu’un à influencer qui influencera tous les autres, notamment via la formation continue, devenue cœur de cible de la stratégie d’influence des firmes. »

    Un rapport 2007 de l’IGAS soulignait l’essoufflement du système des visiteurs médicaux, trop coûteux pour l’industrie, au profit d’une « recherche croissante par les laboratoires du soutien d’experts, des hospitalo-universitaires, des leaders d’opinion ». Bruno Toussaint, directeur éditorial de Prescrire, revue médicale indépendante, perçoit clairement le mécanisme général d’influence des firmes sur les prescripteurs « déjà révélé il y a deux ans par le Mediator ».

    Pour faire des économies, les pouvoirs publics sous-traitent aux firmes la recherche clinique. Celles-ci, en finançant les essais, nouent des liens avec des experts, qui gagnent en notoriété puisqu’elles leur permettent d’accroître leur influence qui s’exerce dans la formation initiale à l’hôpital et à l’université, dans les congrès et la formation continue.

    Les adjoints de ces leaders d’opinion n’ont pas été choisis pour leur esprit critique, les étudiants sont imprégnés du fonctionnement de ce petit milieu, la presse ne pose pas trop de questions dérangeantes.

    Ces grands médecins qui tissent tant de liens avec les laboratoires sont-ils pour autant sous influence ? « On ne peut pas leur faire confiance, tranche M. Toussaint. L’expérience montre que plus les experts sont associés au développement d’un nouveau médicament, plus leur opinion sera favorable. »

    En complement: Plan to force drug companies in France to reveal payments to doctors has been diluted, campaigners say
    http://www.bmj.com/content/345/bmj.e8405

    #conflit_d’intérêt #corruption_légale #Pharma