• « Une perte de #sens totale » : le malaise grandissant des jeunes ingénieurs face au #climat
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/16/une-perte-de-sens-totale-le-blues-des-jeunes-ingenieurs-face-au-climat_54509

    C’est un discours de remise de diplôme plutôt inhabituel que Clément Choisne, jeune ingénieur de Centrale Nantes, a livré devant ses camarades, le 30 novembre 2018. A contre-courant des discours louangeurs de ce type d’événement, il a choisi de parler de son dilemme : « Comme bon nombre de mes camarades, alors que la situation climatique et les inégalités ne cessent de s’aggraver, que le #GIEC [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] pleure et que les êtres se meurent : je suis perdu, incapable de me reconnaître dans la promesse d’une vie de cadre supérieur, en rouage essentiel d’un système #capitaliste de #surconsommation. »

    Devant une assemblée de futurs diplômés, parents, familles, anciens élèves, professeurs, direction et industriels, l’ingénieur de 24 ans a profité de la tribune qui lui était offerte pour se faire le porte-parole d’un malaise que vivent de plus en plus de jeunes diplômés face au réchauffement climatique : « Quand sobriété et #décroissance sont des termes qui peinent à s’immiscer dans les programmes centraliens, mais que de grands groupes industriels à fort impact #carbone sont #partenaires de mon école, je m’interroge sur le #système que nous soutenons. Je doute, et je m’écarte. » La vidéo, qui a fait plus de 270 000 vues sur YouTube, est l’un des nombreux échos de ce désarroi éprouvé par les jeunes diplômés face à un monde économique qu’ils jugent en #décalage avec l’urgence climatique.

    Deux mois plus tôt, en septembre 2018, un groupe d’étudiants issus de grandes écoles prestigieuses, Polytechnique, Ensta, HEC, ENS – lançaient un manifeste en ligne pour appeler les futurs diplômés à soutenir un changement radical de trajectoire. « Au fur et à mesure que nous nous approchons de notre premier emploi, nous nous apercevons que le système dont nous faisons partie nous oriente vers des postes souvent incompatibles avec le fruit de nos réflexions et nous enferme dans des #contradictions quotidiennes », écrivaient les auteurs du manifeste.

    Le texte, signé par plus de 30 000 étudiants, incite les jeunes diplômés à travailler pour des « employeurs en accord » avec les recommandations du manifeste. Depuis, les auteurs de ce texte tentent de capitaliser sur le succès de leur démarche. Ils ont rencontré les cabinets des ministères chargés de la transition écologique, et ont lancé depuis le début de l’année des groupes de travail sur la refonte des programmes de l’enseignement supérieur où l’enjeu climatique est encore trop confiné aux cursus spécialisés.


  • La Décroissance, le journal de la joie de vivre ! Dans les Kiosques

    Page 2 : Courriers – dessins

    Page 3 : L’écologie infantilisée, par Pierre Thiesset– Éditorial : Urgence... écologie !, par Bruno Clémentin

    Page 4 : Chronique d’Alain Accardo : Vae victis 

    Page 5 : Lectures

    Page 6 : Salo­perie : L’électricité, par Raoul Anvélaut – Écotartufe : Claire Nouvian et Raphaël Glucksmann, par Pierre Thiesset 

    Page 7 : Simplicité volontaire : Coquille en bois, avec Simon et Marion – L’action du mois : Ne pas brûler les kiosques 

    Page 8 : Le climat est une banque, par Denis Bayon et Pierre Thiesset

    Page 9 : Agriculture augmentée, paysans diminués, par Matthieu Amiech 

    Page 10 : Chronique de François Jarrige : Des radiateurs en surchauffe – Bédé : Stef et le féminin sacré, par Domi et Druilhe

    Page 11 : La route 66 de la servitude, par Denis Bayon – Casseurs de pub : Une agence de pub féministe, par Jean-Luc Coudray

    Page 12 : Maniaqueries japonaises, par TomJo

    Page 13 : Bataille autour d’un rond-point, par Thierry Brulavoine – Professeur Foldingue : Le Vanitoscope® 

    Page 14 : Lectures – Débat : Pour la décroissance, les ingénieurs doivent-ils renoncer à leur métier ?, avec Laurent Castaignède, Guillaume Carnino, Le Postillon, François Briens

    Page 15 : Nicolas Bertrand : Ma nouvelle adresse

    Page 16 : La chronique antinucléaire de Stéphane Lhomme : Chronique atomico-sismique.

    #Décroissance


  • L’industrie alimentaire affronte le défi de la décroissance Marie-Josée COUGARD - 4 avril 2019 - les échos
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/lindustrie-alimentaire-affronte-le-defi-de-la-decroissance-1006467

    Jamais en dix ans les Français n’ont autant réduit leurs achats de produits alimentaires, selon l’Insee. Les volumes ont plus reculé (-1,2 %) en 2018 qu’au moment de la crise financière (-0,5 %).

    De prime abord, le constat est plutôt positif. L’an dernier, le chiffre d’affaires de l’industrie agroalimentaire a augmenté de 1,5 %, à 176,1 milliards d’euros. C’est une progression « supérieure à ce qu’on observe dans le reste de l’industrie », a souligné mercredi Richard Girardot, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania). Les entreprises ont embauché, créant près de 3.300 emplois. L’industrie de l’alimentation est le premier employeur français avec 427.600 emplois directs et près de 2,4 millions d’emplois induits. Autant d’éléments qui pourraient donner à penser que le bilan de santé de ce poids lourd de l’économie française est tout à fait positif. Pourtant, ce n’est pas le cas.

    248 fermetures d’usines
    L’industrie de l’alimentation est confrontée à un phénomène de déconsommation jamais observé en dix ans. Même au moment de la crise financière de 2008, la baisse des volumes n’avait pas connu pareille ampleur. Elle s’était alors limitée à -0,5 % quand en 2018, elle ressort à -1,2 %, selon l’Insee. Autant dire que « de la distribution ne stimule pas la consommation », martèle l’Ania. L’an passé, 26 annonces de fermetures d’usines ont été recensées par le cabinet Trendeo. Si l’on tient compte des annonces de créations, le solde net reste négatif à -8 contre -9 sur 2009-2011, ce qui fait dire à Richard Girardot que « les entreprises ont mieux résisté à la crise financière qu’à la guerre des prix ».

    En six années de déflation des prix alimentaires, 5,5 milliards de valeur ont été détruits pour la filière, souligne Nielsen. Les grandes marques ont beaucoup plus souffert que les autres. Entre 2013 et 2018, leurs prix ont reculé de 17 %, alors qu’au total les produits de grande consommation n’ont baissé que de 6,1 %. L’impact sur les marges s’est fait durement ressentir. En l’espace de trois ans, les marges brutes ont perdu 8 points pour tomber à 36 %, ce qui leur a valu de passer en dessous du niveau des marges de l’industrie manufacturière à 38 %, selon des calculs de l’Ania basés sur des chiffres Insee.

    Recul de l’innovation
    Dans cet environnement, l’industrie alimentaire peine à recruter et fait état de 21.000 emplois non couverts. « C’est le premier obstacle à la croissance des entreprises », a souligné Stéphane Dahmani, l’économiste de l’Ania. Les innovations, moins nombreuses, pâtissent de la situation. L’association estime que les lancements de produits ont chuté de 32 % sur l’année écoulée. Les entreprises agroalimentaires ont aussi perdu du terrain à l’exportation si bien que le solde des échanges a diminué de 5 %, à 7,2 milliards d’euros. Pis, l’écart s’est creusé avec les pays concurrents européens. Pour l’Ania, il ne fait pas de doute que « le déficit de compétitivité en France vienne avant tout de la destruction de valeur ajoutée spécifique au marché français ».

    La France occupe le quatrième rang de l’export, derrière les Etats-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas alors qu’elle était leader mondial en 2004. Les entreprises françaises ne sont que 20 % à s’aventurer sur les marchés étrangers quand c’est le cas de 80 % de leurs homologues allemandes. L’export entre pour un quart dans le chiffre d’affaires global du secteur alimentaire quand il représente 42 % pour le reste de l’industrie.

    La loi Egalim sans effet pour l’instant
    La mise en oeuvre de la loi Egalim destinée à calmer la guerre des prix et à faire remonter la valeur vers les entreprises et les agriculteurs n’a pour l’instant pas produit d’effets, estime le syndicat professionnel. « Les mauvaises pratiques persistent », juge l’Ania. Les trois quarts des entreprises que l’organisation a interrogées se sont encore vues demander des baisses de prix. Une sur quatre a subi des déréférencements. 60 % en ont été menacées. Le relèvement du seuil de revente à perte (SRP) a dégagé un gain de 600 millions d’euros sur douze mois glissants. « Ils sont allés directement dans les caisses de la distribution. Où est le ruissellement de la valeur sur la filière ? »  s’est interrogé Richard Girardot, qui réclame plus de contrôles de la DGCCRF.

    Interrogés, les distributeurs dénoncent de leur côté une étude de l’Ania « totalement biaisée ». Elle ne porte que « sur 3 % des entreprises », affirme Jacques Creyssel, le patron de la Fédération du commerce et de la distribution. « Plutôt qu’une communication agressive, nous attendons des industriels qu’ils expliquent comment les hausses acceptées vont redescendre aux producteurs, et notamment aux éleveurs. » Un an après les Etats généraux de l’alimentation, les deux filières ne sont pas près de s’entendre.
    #décroissance


  • Dégraissez le PIB pour sauver le #climat ! (4/4)
    http://carfree.fr/index.php/2019/04/05/degraissez-le-pib-pour-sauver-le-climat-4-4

    Puisqu’aujourd’hui, arrivé au bord du précipice climatique, tout le monde, même les milliardaires (sauf Trump) et leurs premiers de cordée, se déclare volontaire pour sauver la planète, qu’il nous soit Lire la suite...

    #Réchauffement_climatique #capitalisme #changement_climatique #décroissance #économie #GES #libéralisme #société



  • Dégraissez le PIB pour sauver le #climat ! (3/4)
    http://carfree.fr/index.php/2019/03/29/degraissez-le-pib-pour-sauver-le-climat-3-4

    Puisqu’aujourd’hui, arrivé au bord du précipice climatique, tout le monde, même les milliardaires (sauf Trump) et leurs premiers de cordée, se déclare volontaire pour sauver la planète, qu’il nous soit Lire la suite...

    #Réchauffement_climatique #capitalisme #changement_climatique #décroissance #économie #libéralisme #société #usa



  • La #low-tech : un outil de #résilience pour l’humanité ? - Green IT
    https://www.greenit.fr/2019/02/07/la-low-tech-un-outil-de-resilience-pour-lhumanite

    Dans un monde fini tel que le nôtre, comment peut on encore croire que l’univers numérique va continuer son expansion dans sa forme et à son rythme actuels ? Les ressources pour fabriquer nos doudous numériques commencent déjà à manquer.

    Dit autrement, le numérique, tel qu’il existe aujourd’hui, est en voie d’extinction. Et il accélère notre perte.

    […] Low-tech, #décroissance, #communs, #open_source, bienveillance, #éthique, #accessibilité, #écoconception, #économie_collaborative et circulaire, #zéro_déchet, lutte contre l’#obsolescence_programmée, etc. : tous les mouvements et toutes les initiatives convergent pour proposer un avenir alternatif enviable, créatif et plaisant.

    Et si nous nous trompions de transition ? - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/17/et-si-nous-nous-trompions-de-transition_1692567

    Donnant l’illusion confortable d’une dématérialisation de l’économie à l’heure où il nous faut réduire notre empreinte écologique, la transition numérique entrave les écosystèmes naturels.


  • Le #spectre de la #déconsommation plane sur les commerçants - Les Echos
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0600552045337-le-spectre-de-la-deconsommation-place-sur-les-commercants-223
    #pay_wall
    #decroissance
    #austerité
    #politique_de_l_offre

    ❝Les #blocages des « #gilets_jaunes » cachent une #tendance plus profonde. Procos, qui fédère 260 enseignes, note que la #fréquentation des #magasins baisse depuis 5 ans en continu.
    « Nous craignons une forme de ’suspension’ de la #consommation, un changement d’état d’esprit des Français  ». François Feijoo est le PDG des chaussures Eram. Il préside aussi Procos, une fédération de 260 enseignes qui ont pignon sur rue et dans les centres commerciaux. Il se demande si la France n’entre pas dans une ère de déconsommation. Procos a publié vendredi son bilan annuel.


  • "Dans le plus grand affolement, la présidence de la République avait alerté directement les journalistes à la veille des rassemblements du 8 décembre : un « noyau dur de plusieurs milliers de personnes » s’apprêtait à venir à Paris « pour casser et pour tuer ». L’élément marquant de cette journée fut en définitive, dans de nombreuses villes de France, la convergence de dizaines de milliers de « gilets jaunes » et de populaires marches pour le climat. L’irruption d’« invisibles » dans l’espace public, et singulièrement sur les ronds-points, s’accompagnait d’une maturation politique accélérée. Chacun avec ses mots exprimait une même perception d’un système qui transforme l’homme en superprédateur, tout aussi funeste pour la nature que pour ses semblables."

    #Écologie #Pollution #Politique #Environnement #Décroissance #Mondialisation #Agroalimentaire #AccordInternational #France

    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/01/DESCAMPS/59409


  • Après la #croissance. Déclin urbain et #modèles_alternatifs

    Souvent dépeintes comme le terreau du populisme, les villes en déclin sont également des espaces d’#expérimentation d’alternatives au néolibéralisme. Dans ces villes, les politiques de développement renouvellent l’action publique en rompant avec le dogme de la croissance.


    https://laviedesidees.fr/Apres-la-croissance.html
    #décroissance #alternatives #villes #urban_matter #post-growth #Youngstown #agriculture_urbaine #Cleveland #USA #Etats-Unis #décroissance_territoriale


  • Le plaisir de ne rien branler - Le Tangue
    http://www.letangue.re/grignotages/ledito/le-plaisir-de-ne-rien-branler

    La “catastrophe économique” crainte par les dirigeants réunionnais, c’est qu’on n’achète pas leurs conneries pendant le “Black Friday”. La Réunion est au contraire en train d’expérimenter la décroissance, et ça, ça leur fait mal au fondement : un pauvre, ça doit consommer, bosser, et bien fermer sa gueule. Tout l’inverse d’en ce moment. Et franchement, pas sûr que les classes populaires soient vraiment plus malheureuses depuis une semaine.

    #décroissance #gilets_jaunes #la_réunion


  • Gilets jaunes de l’autre hémisphère / chroniques de La Réunion

    On réalise que le confort n’est pas acquis. Le quotidien change. On prend le vélo. Cette dame arrête de manger du poulet après avoir vu les images à la télé de tous ces animaux en train de mourir entassés dans des batteries parce que le grain est coincé au Port. Des marchés impromptus organisés sur les rond-point qui questionnent les réseaux de distribution, à ces parts de gâteau maïs ou patate et gobelets de café partagés sur les blocages, en passant par le groupe facebook Tienbo 974, qui compte en quelques jours des milliers de membres qui s’entraident (covoiturages, recettes de cuisine sans œufs, prêts de matériel, de plaques de cuisson, de temps pour aller distribuer des repas aux personnes âgées isolées ,…) pour s’adapter à la situation de l’île, quelque chose d’autre se passe. Quelque chose de si puissant qu’on n’ose se dire que c’est réel parce qu’on a peur que l’idée explose comme une bulle de savon si on la prend entre nos mains.

    Jaune soleil : récits d’une éclipse du capitalisme #1
    https://a-louest.info/Jaune-soleil-Recits-d-une-eclipse-du-capitalisme-594

    #2
    https://a-louest.info/Jaune-soleil-recits-d-une-eclipse-du-capitalisme-606

    #giletsjaunes #Réunion #entraide #insurrection #couvrefeu #colonie


  • Nîmes : la plateforme Auchan bloquée par les « gilets jaunes » C.R. - 22 Novembre 2018 - Le Midi libre

    Sur la zone industrielle de Saint-Césaire, à Nîmes, les gilets jaunes laissent passer la plupart des véhicules mais interdisent aux routiers de livrer la plateforme Auchan. 

    https://www.midilibre.fr/2018/11/22/nimes-la-plateforme-auchan-bloquee-par-les-gilets-jaunes,4956656.php

    A Saint-Césaire (Nîmes), ce jeudi matin, les camions desservant la plateforme Auchan ont dû faire demi tour. « On laisse circuler le peuple et on bloque les livraisons à la grande distribution... On ne bloque que l’économie », commente Momo qui, depuis mardi, est l’un des référents du mouvements sur ce site.

    « On ne bloque que l’économie »
    « On ne bloque pas les chauffeurs. On leur dit qu’ils ne peuvent livrer et ils font demi tour », rappelle Momo. A Nîmes, le mouvement des gilets jaunes en est à son sixième jour. Et depuis mardi, une cinquantaine de manifestants se sont installés avenue Joliot-Curie.
    #giletsjaunes #auchan #Nimes #enmarche vers la #décroissance !


  • Gilets jaunes Pour le directeur d’Auchan Grande-Synthe, le mois de novembre est « fichu » Estelle Jolivet Et B. C. - 21 Novembre 2018 - la voix du mort
    http://lavdn.lavoixdunord.fr/492872/article/2018-11-21/le-directeur-d-auchan-depite-apres-les-blocages-des-gilets-jaunes

    Les répercussions du mouvement des Gilets jaunes ne se sont pas ressenties uniquement sur les conditions de circulation. La fréquentation des enseignes de la grande distribution a également été fortement touchée. En premier lieu Auchan, à Grande-Synthe...

    Isolés des flux de circulation par deux points de blocage, entre vendredi soir et lundi soir, l’hypermarché Auchan Grande-Synthe et sa zone commerciale ont compté parmi les commerces les plus pénalisés de l’agglomération. « Samedi, on a fait -90 % de chiffre d’affaires par rapport à un samedi normal et -50 % pour la journée de lundi, rapporte le directeur de l’hypermarché, Thierry Puentes, qui était loin d’imaginer une action d’une telle ampleur. Le magasin était désert, samedi. On n’avait rien anticipé, ni au niveau des commandes, ni des effectifs. On a arrêté les préparations (pains, viennoiseries, gâteaux) l’après-midi, en voyant que ça ne s’améliorerait pas. Certains collaborateurs n’ont même pas pu venir travailler. » Thierry Puentes se dit « dépité, consterné » et constate, amer, que « l’impact a été beaucoup plus fort pour Auchan que pour les autres grandes surfaces. Notre mois de novembre est fichu ».

    Carrefour Saint-Pol-sur-Mer aussi
    Reste le Black Friday – une journée de soldes exceptionnels sur Internet et dans les commerces – vendredi et la première ouverture de l’hypermarché le dimanche matin, prévus ce week-end. Thierry Puentes appréhende de nouveaux blocages et espère que les autorités empêcheront les Gilets jaunes de paralyser de nouveau l’activité commerciale de la zone.

    Du côté de l’hypermarché Carrefour, à Saint-Pol-sur-Mer, la direction ne souhaite pas s’exprimer sur l’ampleur de l’impact du mouvement sur le chiffre d’affaires mais confirme : « Nous avons été fortement pénalisés, dès samedi, indique le directeur, Fahad Ras-Laine. Nous sommes restés ouverts mais nous avons mis tous nos efforts pour assurer la sécurité de nos équipes et des clients lors des allers-retours des Gilets jaunes dans le magasin et la galerie marchande. »

    Dans les petites surfaces de proximités, comme au Carrefour Express à Malo-les-Bains, le mouvement des Gilets jaunes a eu des répercussions sur l’approvisionnement du magasin. Jusqu’à mardi soir, des affiches informaient les clients de la raison du manque de produits dans les rayons.
    Nous ne sommes pas parvenus à contacter Cora Coudekerque-Branche et Leclerc Quaëdypre.

    #giletsjaunes #auchan #Carrefour #haut-de_France #enmarche vers la #décroissance !


  • Grève de la consommation
    http://romy.tetue.net/greve-de-la-consommation

    Pour protester contre l’injuste politique du gouvernement actuel, un retraité appelait à une grève de la consommation, relayé par Brut, lors d’une des dernières manifestations printanières. L’idée n’est pas nouvelle puisque se pratique chaque année, fin novembre, une « journée sans achat » pour protester contre le gaspillage de la société de consommation. Mais il s’agit ici d’en étendre la portée pour un boycott durable et généralisé, dans le but de « priver les entreprises de leurs ressources économiques, en…

    #Vous,_moi,_nous, #boycott, #décroissance


  • Rendement : l’hyper s’enfonce dans la crise #décroissance Olivier Dauvers - 15 Novembre 2018 - Le web grande conso
    https://www.olivierdauvers.fr/2018/11/15/rendement-lhyper-senfonce-dans-la-crise

    Aucun doute sur la tendance, ni même sur son ampleur… 2018 sera la 4e année consécutive de baisse des rendements du format hypermarché. D’un côté, les surfaces progressent toujours (+ 1,2 %, principalement sous l’effet de supermarchés qui s’agrandissent) et, de l’autre, les chiffres d’affaires tous produits reculent : en moyenne de 1,2 %, en raison du reflux du non-al (– 4 % environ).

    Pis : la situation se dégrade et démontre son caractère quasi-inéluctable. Car le déclin du non-al est durable, concurrence du e-commerce oblige. Ce qui pose, en parallèle, le problème du modèle économique du format. Depuis toujours, le rendement est la base de ce modèle : le volume généré par mètre carré permet le discount, lequel assure le volume. Et ainsi de suite. 

    L’effritement du rendement remet ce fragile équilibre en question. Et impose aux enseignes l’ajustement des surfaces. C’est même le bon sens qui le commande : si le CATP recule durablement (la probabilité est forte), alors les surfaces commerciales doivent accompagner le mouvement. Casino l’a compris le premier (parce que le plus fragile). Carrefour aussi. Désormais, Cora le reconnaît : tous les hypers de plus de 11 500 m2 devraient voir leur surface réduite. Quant à Auchan, jusqu’il y a peu encore, les dirigeants du groupe faisaient toujours mine de ne pas comprendre la question lorsqu’ils étaient interrogés…

    Au-delà, c’est l’ensemble des grandes surfaces alimentaires qui sont concernées. Même si la situation s’est améliorée à court terme, les supermarchés sont également menacés. En cause pour ce format très majoritairement alimentaire : la fragmentation de la consommation, conduisant les clients à multiplier les lieux d’achat.

    #hypermarché #supermarché #économie #discount #auchan #carrefour #monoprix #leclerc #casino #cora


    • We, the undersigned scientists, concerned citizens, innovators welcome the general structure and ambition of the proposal for an increased European Research and Innovation budget – a significant increase in a difficult situation. However, we believe that it falls short of the effort required of Europe to face the growing geopolitical challenges as well as the very high level of competition now set notably by Asian countries: gross domestic spending on R&D in the EU as percentage of GDP, which is below 2% and lags behind Korea (4.2%), Taiwan (3.3%), Japan (3.1%), USA (2.8%), China (2.1%, and constantly rising). There is a serious danger that the situation will force many promising young scientists to leave Europe, and that Europe will become less attractive for foreign scientists.

      As we are well aware, in the next decade Europe will have to rely more on its own forces to promote its values and its leadership. An cohesive Europe will need to invest in what counts for strengthening our societies, our economies, our security and our efforts in order to tackle the major global challenges of our planet. An ambitious research and innovation policy, engaging society as a whole, represents a large European added value, and will be decisive in increasing its cohesiveness.

      Un peu contradictoire avec ça non?:

      The EU needs a stability and wellbeing pact, not more growth
      Le Guardian, le 16 septembre 2018
      https://seenthis.net/messages/722531

      238 academics call on the European Union and its member states to plan for a post-growth future in which human and ecological wellbeing is prioritised over GDP

      #Science #Université #Europe #décroissance #croissance


    • Pas de version française? A comparer avec ça:

      Petition for an increased #EU #Budget for #Research and Innovation
      https://seenthis.net/messages/722667

      We, the undersigned scientists, concerned citizens, innovators welcome the general structure and ambition of the proposal for an increased European Research and Innovation budget – a significant increase in a difficult situation. However, we believe that it falls short of the effort required of Europe to face the growing geopolitical challenges as well as the very high level of competition now set notably by Asian countries: gross domestic spending on R&D in the EU as percentage of GDP, which is below 2% and lags behind Korea (4.2%), Taiwan (3.3%), Japan (3.1%), USA (2.8%), China (2.1%, and constantly rising). There is a serious danger that the situation will force many promising young scientists to leave Europe, and that Europe will become less attractive for foreign scientists.

      As we are well aware, in the next decade Europe will have to rely more on its own forces to promote its values and its leadership. An cohesive Europe will need to invest in what counts for strengthening our societies, our economies, our security and our efforts in order to tackle the major global challenges of our planet. An ambitious research and innovation policy, engaging society as a whole, represents a large European added value, and will be decisive in increasing its cohesiveness.

      Chercheurs de gauche vs. chercheurs de droite?

      #Science #Université #Europe

    • ‘Secular stagnation’ meets the ‘GDP fetish’

      Tim Jackson introduces his new CUSP working paper ‘The Post-Growth Challenge’, in which he discusses the state of advanced economies ten years after the crisis. Our attempts to prop up an ailing capitalism have increased inequality, hindered ecological innovation and undermined stability, he argues.

      This week saw the launch of #System_Error a documentary #film from the prize-winning German Director #Florian_Opitz, who has made something of a reputation for himself critiquing the flaws in 21st century capitalism. The film explores our obsession with economic growth through the testimony of some of its most vociferous advocates. It’s a fascinating insight into the ‘GDP fetish’ that has dominated economic policy for over sixty years despite long-standing critiques to the contrary. Opitz’s film is a testament to the tenacity of the growth paradigm – even half a century later.

      If there’s one thing that might really throw a spanner in the works it’s that economic growth as we know it is slowly slipping away. Growth rates in advanced economies were declining already even before the crisis. The day after the film’s première in Berlin, former US treasury secretary, Larry Summers writing in the FT defended his contention (first advanced five years ago) that the growth rates expected by economists and yearned for by politicians may be a thing of the past. Sluggish growth, he has argued, is not simply the result of short-term debt overhang in the wake of the financial crisis but might just turn out to be the ‘new normal’. It’s an argument that has support, not only from other mainstream pundits, but also from national statistics: UK growth slumped to another five year low in the first quarter of 2018.

      Most reactions to the absence of growth consist in trying to get it back again as fast as possible – whatever the cost. Low interest rates, cheap money, inward investment, bank bailouts, government stimulus, land-grabs, tax havens, fiscal austerity, customs partnerships – you name it. Some of these things didn’t even make sense when put together. But at least they divert us from an inconvenient truth: that the future might look very different from the past. Were it not for a climate destabilised by carbon emissions, oceans which will soon contain more plastic than fish and a planet reeling from species loss a thousand times faster than any at time in the last 65 million years, it might not matter that they don’t add up. But is throwing good money after bad (so to speak) an effective strategy, even in its own right, when so much is still uncertain?

      How can we be sure that these increasingly desperate measures will work at all? We’ve been trying most of them for well over a decade, to very little avail. The best we’ve managed, claims Summers, is to stop things falling apart by throwing everything but the kitchen sink at monetary expansion and oscillating between stimulus and fiscal tightening (mostly the latter) as political preference dictates. The end result is a somewhat frightening sense, as the IPPR recently pointed out, that when the next crisis hits there will be neither fiscal nor monetary room for manoeuvre.

      In our latest CUSP working paper, I explore the dynamics of this emerging ‘post-growth challenge’. I believe it demands both a deeper understanding of how we got here and a wider palette of colours from which to paint the possibilities for our common future. The paper examines the underlying dynamics of secular stagnation, on both the demand and the supply side, and discusses its relationship to labour productivity growth, rising debt and resource bottlenecks.

      The toughest element in this challenge, not yet fully addressed on either the political left or the right, is the relationship between declining growth and social equity. The coordinates of inequality are now plain to see in the stagnant wage rate and declining living conditions of ordinary people. ‘Thousands upon thousands’ of people flocked to this year’s TUC march in London, making it abundantly clear that persistent inequality is threatening political stability. According to TUC general secretary Frances O’Grady ‘there is a new mood in the country; people have been very patient, but now they are demanding a new deal.’

      We have addressed the mathematics of this relationship in depth elsewhere. What we found was unexpected. The rising inequality that has haunted advanced economies in recent years wasn’t inevitable at all. Nor is it inevitable in the future. The problem lies, as I argue more specifically in this paper, not in secular stagnation itself but in our responses to it. Specifically, I suggest that rising inequality is the result of our persistent attempts to breathe new life into capitalism, in the face of underlying fundamentals that point in the opposite direction. Our growth fetish has hindered ecological innovation, reinforced inequality and exacerbated financial instability. Prosperity itself is being undone by this allegiance to growth at all costs.

      What’s clear now is that it’s time for policy-makers to take the ‘post-growth challenge’ seriously. Judging by the enthusiastic reception from the 900 or so people who attended the première of System Error in Berlin, such a strategy might have a surprising popular support.


      https://www.cusp.ac.uk/themes/s2/tj-blog_post-growth-challenge

    • #SYSTEM_ERROR

      Why are we so obsessed with economic growth, despite knowing that perpetual growth will kill us in the end? SYSTEM ERROR looks for answers to this principal contradiction of our time and considers global capitalism from the perspective of those who run it. In this manner, the film not only makes the absurdity of our growth-centered system uncomfortably perceptible, but also strikingly questions the seemingly irrefutable rules of the game within a bigger context.


      https://german-documentaries.de/en_EN/films/system-error.10103
      #film #documentaire

    • Europe, It’s Time to End the Growth Dependency

      Petition text

      The pursuit of economic growth is not environmentally sustainable, and it is failing to reduce inequalities, foster democracy and ensure well-being of citizens. We call on the European Union, its institutions, and member states to:
      1. Constitute a special commission on Post-Growth Futures in the EU Parliament. This commission should actively debate the future of growth, devise policy alternatives for post-growth futures, and reconsider the pursuit of growth as an overarching policy goal.
      2. Prioritise social and environmental indicators. Economic policies should be evaluated in terms of their impact on human wellbeing, resource use, inequality, and the provision of decent work. These indicators should be given higher priority than GDP in decision-making.
      3. Turn the Stability and Growth Pact (SGP) into a Stability and Wellbeing Pact. The SGP is a set of rules aimed at limiting government deficits and national debt. It should be revised to ensure member states meet the basic needs of their citizens, while reducing resource use and waste emissions to a sustainable level.
      4. Establish a Ministry for Economic Transition in each member state. A new economy that focuses directly on human and ecological wellbeing could offer a much better future than one that is structurally dependent on economic growth.


      https://you.wemove.eu/campaigns/europe-it-s-time-to-end-the-growth-dependency
      #pétition

    • Degrowth: A Call for Radical Abundance

      When orthodox economists first encounter the idea of degrowth, they often jump to the conclusion that the objective is to reduce GDP. And because they see GDP as equivalent to social wealth, this makes them very upset.

      Nothing could be further from the truth.

      I reject the fetishization of GDP as an objective in the existing economy, so it would make little sense for me to focus on GDP as the objective of a degrowth economy. Wanting to cut GDP is as senseless as wanting to grow it.

      The objective, rather, is to scale down the material throughput of the economy. From an ecological standpoint, that’s what matters. And indeed some orthodox economists might even agree. Where we differ is that while they persist in believing (against the evidence) that this can be done while continuing to grow GDP, I acknowledge that it is likely to result in a reduction of GDP, at least as we presently measure it. In other words, if we were to keep measuring the economy by GDP, that’s what we would see in a degrowth scenario.

      And that’s okay.

      It’s okay, because we know that human beings can thrive without extremely high levels of GDP.

      There are many pieces to this argument, but I want to focus on one here in particular. One of the core claims of degrowth economics is that by restoring public services and expanding the commons, people will be able to access the goods that they need to live well without needing high levels of income.

      Take London, for instance. Housing prices in London are astronomically high, to the point where a normal one-bedroom flat can cost upwards of $1 million. These prices are fictional; they are largely a consequence of financial speculation and quantitative easing. Now imagine if the government were to cap the price of housing at half its present level. Prices would still be outrageously high, but Londoners would suddenly be able to work and earn significantly less than they presently do without suffering any loss to their quality of life. Indeed, they would gain in terms of time they could spend with their friends and family, doing things they love, improvements to their health and mental well-being, etc.

      The fictionally high prices of housing in London require that people work unnecessarily long hours to earn unnecessary money simply in order to access decent shelter – which they were previously able to access with a fraction of the income. The consequence of this imperative is that everyone is forced to contribute unnecessarily to expanding the juggernaut of production, the output of which must in turn find an outlet in the form of ever-increasing consumption.

      This is a problem that’s as old as capitalism itself. And it has a name: enclosure.

      Ellen Wood argues that the origins of capitalism lay in the enclosure movement in England, during which wealthy elites walled off the commons and systematically forced peasants off the land in a violent, centuries-long campaign of dispossession. This period saw the abolition of the ancient “right to habitation”, once enshrined in the Charter of the Forest, which guaranteed that ordinary people should have access to the resources necessary for survival.

      Suddenly, England’s peasants found themselves subject to a new regime: in order to survive they had to compete with each other for leases on the newly privatized land. And the leases were allocated on the basis of productivity. So in order to retain their access to leases, farmers had to find ways to extract more and more from the earth, and from labor, even if it was vastly in surplus to need. If they didn’t, and if they lost their leases, they could face starvation. And of course this same force, the imperative of ever-increasing productivity, was also at work in the industrial sector.

      In other words, the birth of capitalism required the creation of scarcity. The constant creation of scarcity is the engine of the juggernaut.

      The same process unfolded around the world during European colonization. In South Africa, colonizers faced what they called “The Labour Question”: How do we get Africans to work in our mines and on our plantations for paltry wages? At the time, Africans were quite content with their subsistence lifestyles, where they had all the land and the water and the livestock they needed to thrive, and showed no inclination to do back-breaking work in European mines. The solution? Force them off their land, or make them pay taxes in European currency, which can only be acquired in exchange for labor. And if they don’t pay, punish them.

      Scarcity is the engine of capitalist expansion.

      And, crucially, the scarcity was artificially created. Created by elite accumulation, backed up by state violence. In both England and South Africa, there was no actual scarcity. The same land and forests and resources remained, just as they had always been. But they were locked up. Enclosed. In order to regain access to the means of survival, people had no choice but to participate in the juggernaut.

      Today, we feel the force of scarcity in the constant threat of unemployment. We must be ever-more productive at work or else lose our jobs to someone who will be more productive than we are. But there is a paradox: as productivity rises, less labor is needed. So workers get laid off and find themselves with no means of survival. Victims of artificial scarcity. And the state, desperate to reduce unemployment, must then find ways to grow the economy in order to create new jobs, just so that people can survive.

      And all of us workers join in the choir: Give us growth! We need jobs!

      Scarcity creates recruits to the ideology of growth.

      Even people who are concerned about ecological breakdown, which is most of us, are forced to submit to this logic: if you care about human lives, then you must call for growth. We can deal with the environment later.

      But there will be no later, because the problem of scarcity is never solved. Whenever scarcity is about to be solved, it is always quickly produced anew. Think about it: for 150 years, economists have predicted that “In the very near future our economy will be so productive and replete that we will all have to work no more than a few hours a day.” But the prediction never comes true. Because capitalism transforms even the most spectacular productivity gains not into abundance and human freedom, but into scarcity.

      It’s strange, isn’t it? The ideology of capitalism is that it is a system that generates immense abundance (so much stuff!) But in reality it is a system that relies on the constant production of scarcity.

      This conundrum was first noticed back in 1804, and became known as the Lauderdale Paradox. Lauderdale pointed out that the only way to increase “private riches” (basically, GDP) was to reduce what he called “public wealth”, or the commons. To enclose things that were once free so that people have to pay in order to access them. To illustrate, he noted that colonialists would often even burn down trees that produced nuts and fruits so that local inhabitants wouldn’t be able to live off of the natural abundance of the earth, but would be forced to work for wages in order to feed themselves.

      We see this happening today in the endless waves of privatization that have been unleashed all over the world. Education? Healthcare? Parks? Swimming pools? Social Security? Water? All social goods must be privatized – they must be made scarce. People must be made to pay in order to access them. And in order to pay, they will of course have to work, competing with each other in the labor market to be ever-more productive.

      This logic reaches its apogee in the contemporary vision of austerity. What is austerity, really? It is a desperate attempt to re-start the engines of growth by slashing public investment in social goods and social protections, chopping away at what remains of the commons so that people are cast once again at the mercy of starvation, forced to increase their productivity if they want to survive. The point of austerity is to create scarcity. Suffering – indeed, poverty – must be induced for the sake of more growth.

      It doesn’t have to be this way. We can call a halt to the madness – throw a wrench in the juggernaut. By de-enclosing social goods and restoring the commons, we can ensure that people are able to access the things that they need to live a good life without having to generate piles of income in order to do so, and without feeding the never-ending growth machine. “Private riches” may shrink, as Lauderdale pointed out, but public wealth will increase.

      In this sense, degrowth is the very opposite of austerity. While austerity calls for scarcity in order to generate growth, degrowth calls for abundance in order to render growth unnecessary.

      Degrowth, at its core, is a demand for radical abundance.

      https://www.localfutures.org/degrowth-a-call-for-radical-abundance


  • En as-tu vraiment besoin ? Josée Blanchette - 14 Septembre 2018 - Le Devoir

    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/536747/en-as-tu-vraiment-besoin-la-decroissance-pour-les-nuls

    Donc. On voudrait que ça change sans que cela fasse mal, continuer à manger du boeuf bourguignon en avion en sablant du mousseux. Prenez l’auto électrique. Le mot le plus important n’est pas « électrique ». Non, c’est « auto ». L’évocation du char nous réconforte et ne nous oblige pas à couper le cordon. Voilà pourquoi nos politiciens en parlent tant. On vous laissera votre jouet, pas d’inquiétude. Quant à taxer davantage les énergies fossiles — et à hauteur des dommages infligés —, toute notre économie en dépend, cela ferait plutôt mal. Et pourtant, c’est la seule avenue : toucher au portefeuille.

    Si vous avez déjà élevé un enfant, vous savez que le volontarisme atteint ses limites dans un Toys’R’Us. La raison (les moyens de production, les ressources, l’impact environnemental, l’obsolescence programmée, l’éthique du travail, les déchets engendrés) prend allègrement le bord face à la séduction. Nous sommes des gamins lobotomisés, conditionnés dès la naissance par la pub pour désirer, acheter, jeter. Nous baisons sans condom parce que c’est plus le fun.

    Depuis mon dernier texte sur le sujet, https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/535702/noah-aura-25-ans-en-2030 les courriels pleuvent, mes amis m’appellent, sont inquiets, fâchés ou consternés. Mais on peut faire quoi ? Les solutions sont désagréables, car elles impliquent des mesures draconiennes, individuelles et collectives. Voilà pourquoi elles n’ont pas été adoptées et ne le seront vraisemblablement pas non plus à l’issue de cette campagne électorale lénifiante, où l’environnement arrive à la quatrième place des intérêts des électeurs après la santé, l’éducation et l’économie, selon la Boussole électorale. Comme si on pouvait être en santé sur une planète qui ne l’est plus.

    Le mot « décroissance » a bien fini par surgir cet été, mais pas dans la bouche des politiciens. On appelait ça de la simplicité volontaire il y a 30 ans. Le discours du Dr Serge Mongeau (La simplicité volontaire, 1985) , celui qu’on surnomme « le père de la décroissance », n’excitait pas les foules. Pensez, il incitait à moins consommer et à moins travailler, alors que le vent soufflait dans les voiles du néolibéralisme économique. Aujourd’hui, c’est un ouragan.

    La religion de la croissance
    Le sociologue de l’économie Éric Pineault est invité pour l’année au Collège de recherche sur les sociétés postcroissance à l’Université de Jena, en Allemagne. Il écrit un livre sur la croissance, du point de vue de la décroissance. Un être bouillant et brillant, que j’ai eu le plaisir de rencontrer.

    « La décroissance, c’est l’alternative collective à la simplicité volontaire », m’écrit-il. Je lui ai demandé de me donner des mesures politiques concrètes de décroissance. « Dans le contexte des partis actuels ! T’es-tu malade ? » Il me parle de « déjà vu », « déjà connu », « écolo 101 », et croit qu’il faudrait crever un abcès idéologique central à la modernité : « C’est le théoricien de la culture (par ailleurs marxiste) Frédéric Jameson qui disait que, dans cette ère néolibérale, c’est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme. »

    De mon point de vue d’athée, le Québec s’est déjà débarrassé des curés ; il lui faudrait à présent se relever du prie-Dieu du PIB et en terminer avec le progrès, dont on dit qu’il ne s’arrête pas. Pineault aborde le thème de l’accélération à laquelle nous sommes dopés. Le rapport au temps est central, il me semble. En épousant le va-vite, les chevaux-vapeur, nous avons perdu de vue le petit trot, la perspective et la sagesse. Penser est une activité chronophage.

    Quand on sait que 60 % de ce PIB est attribuable à la consommation, on continuera longtemps à camper à la porte des IKEA de ce monde.

    J’en ai discuté toute une soirée avec une étudiante en gestion de l’environnement, Alix Ruhlmann, 23 ans, qui a fait son essai de maîtrise sur la décroissance à l’Université de Sherbrooke. Elle a même participé à la dernière COP, à Bonn, et mesuré le degré d’inquiétude des pays du Sud par rapport aux pays riches.

    Alix constate que même les jeunes de sa génération vivent dans une forme d’insouciance béate. Seulement le quart des 18-34 ans estiment que l’environnement est un enjeu prioritaire. L’étudiante propose une foule d’éléments concrets dans son essai fouillé de 150 pages : encadrer la pub, réduire les lobbys, donner la possibilité aux employés de moins travailler sans précarité, donc, de déconsommer. Mais elle ne croit pas trop aux incitatifs imposés. Elle voudrait encore convaincre. Malheureusement, l’urgence est telle — cette semaine, l’ONU nous donnait deux ans pour faire quelque chose… — que sans mesures draconiennes, musclées et planétaires, rien n’arrivera. Nous avançons en arrière.

    Le seul pouvoir qui nous reste
    Pierre-Yves McSween, l’auteur du best-seller En as-tu vraiment besoin ?, s’apprête à en publier la version compacte le 19 septembre. La déconsommation, il la prône et il la pratique.

    « Je l’ai rendue mainstream », me dit-il. Le comptable et chroniqueur économique a déjà été candidat pour le Parti vert en 2007.

    Il a pris l’avion en janvier (un gros pollueur, on en parle peu), ce qu’il n’avait pas fait depuis huit ans : « Tu vas sauver la planète quand 200 000 personnes feront comme toi. Ma façon de lutter contre le capitalisme, c’est en décourageant la consommation. C’est le seul pouvoir qu’on a. Il est là, le mouvement de masse. »

    McSween a réussi à démarginaliser cette approche de sobriété heureuse sans revendiquer un discours vert grano, en rassemblant son public autour de son point faible : moins payer. Une approche lucrative.

    « Quand tu achètes, tu donnes ta liberté à quelqu’un d’autre. À part payer ton loyer, manger et t’habiller, le seul choix, c’est de ne pas en faire. »

    Effectivement, à vivre en dessous de ses moyens, on redevient maître de son temps. « Y’a du monde qui me disent : oui, mais je vais faire quoi avec mon argent, maintenant ? »

    Jouer au Monopoly ? Parler de « rééducation » n’est pas trop fort. « Mon livre ne porte pas sur la décroissance, mais cela devient une conséquence de ce que je propose. Je leur vends l’angle financier. Tout ce système tient dans une planète Terre. Jusqu’à ce que ça crashe. Ça va arriver, ce n’est pas soutenable. »

    Ainsi soit-il. La seule chose dont nous ayons vraiment besoin semble être en rupture de stock.

    #décroissance #écologie #capitalisme #économie #critique_techno #énergie #consommation #agriculture #lobotomisation #postcroissance #lobbys



  • Je poste moins ces derniers temps, car j’ai opéré un sorte de recentrage personnel, sur l’offline, je dirais, les livres, des écoutes, une sorte de #décroissance personnelle, en grande partie pour assurer ma survie mentale, trop de stimulations tue l’attention, tue la réflexion et je dirais me tuait mentalement tout simplement.

    Parmi les résolutions mises en pratique, celle d’être moins rivée à la so called #actualité. J’écoute une radio fédérale belge le matin au révéil puis un média français national public, et je consulte, un jour sur deux, les grands titres de PQN de 2 titres de chaque pays. Un petit tour sur les titres de rezo.net, la lecture complète de quelques articles. Et basta pour la journée. Le lendemain, je parcours mon lecteur de flux, même opération et c’est fini.

    Du coup, moins frénétique, mon espace #seenthis, me sert surtout à repérer des choses à lire plus tard que je lis parfois - et souvent jamais-, à diffuser des infos sur des trucs auquel je participe, parfois, et surtout à collecter des références sur des sujets d’intérêts.

    Donc, pas trop d’actualité sur ce fil, et ça ne va pas s’arranger.

    Je dis ça pour les gens qui me suivent :)))

    Je ne vais plus jamais sur #twitter. J’ai un compte #facebook parce qu’aussi navrant que ça soit, j’en ai besoin pour suivre les émissions radio ou les amateurs de musique que j’aime bien, qui sont toujours à l’affût de choses qui m’intéressent et qui avant bloggaient et ne le font plus. Il y a aussi les infos sur les concerts et activités culturelles locales que j’y glane.

    Il y a aussi des gens qui s’obstinent à te contacter via la messagerie interne - grand bien leur fasse mais faut pas qu’ils soient pressés.

    Je ne jette plus qu’un oeil distrait sur le fil général, moins d’une fois semaine - je ne vais pas chez facedebique quotidiennement, je peux même ne pas y aller du tout pendant plusieurs semaines. Quand je procrastine en ligne, ce qui m’arrive de moins en moins, je regarde quelques blogs vidéos ou des trucs de discovery channel sur les exacavatrices. Quitte à glandouiller, dériver et rêvasser, autant sortir faire un tour avec mon chien ou errer à la bibliothèque communale ou jeter un œil sur des sites que j’aime bien.

    Du coup, pas de #mastodon, ni autre clone de réseau social mainstream, car ça reviendrait au même.

    Au niveau de la presse écrite, je n’en achète quasi plus, moi qui était vraiment un rat de kiosque. Je suis abonnée à the funambulist et à wire (uk), j’achète noisemag de temps en temps et quand je tente autre chose, comme Medor, je suis circonspecte : sur certains sujets c’est original, fouillé intéressant, et sur d’autres je ne vois pas à la différence avec un journal genre l’express ou une discussion de comptoir un peu argumentée. J’ai essayé un peu plein de trucs, de we demain à causette, à fakir à society, j’ai même pris un essai d’abonnement électronique à la gazette vespérale des marchés, pour voir... Mais rien n’y fait.

    On va débattre à Marseille dans l’hommage à @volt (cf. https://seenthis.net/messages/670712) de l’actualité de « don’t hate the media, become the media » et de l’actualité des medias tactiques... j’espère y puiser un regard nouveau et peut-être nuancer ma #media_fatigue.

    • Ça fait longtemps (plusieurs années) que je fais un peu ce que tu décris, donc pas de twitter ni mastodon etc (site « de flux »), FB maxi une fois par semaine pour voir si j’ai une notif d’artistes que je suis ou de concerts locaux pour pas rater, et quasi pas de presse à part… Seenthis, qui est un flux. Je l’utilise surtout comme ma revue de presse mieux que n’importe où ailleurs, additionné à quelques rares personnes qui tiennent encore un blog ou site dont j’ai le flux RSS ou Atom (Aude, palim psao…).

      Le problème c’est que, même ça, me prend un temps fou fou, parce que sur Seenthis les gens sont trop intelligents et intéressants, et ils postent des articles super bien et fouillés et détaillés et DONC SUPER LONG, souvent. Quand j’ouvre le flux de ce que je suis, je lis les titres et citations dans mon thunderbird directement (flux atom), mais forcément chaque jour il y a certains liens qui m’intéressent et que je voudrais lire en entier cette fois, que ce soit sur le moyen orient, le féminisme, l’anticapitalisme… ou… la veille technique de travail aussi.

      Même si j’en n’ouvre que 5 complets par jour (hypothèse basse, sur 24h c’est au moins 10 liens voire plus), ce sont des articles longs qui parfois prennent chacun 20min à lire (et parfois plus, et encore plus quand c’est à la fois long et en anglais). Ça fait un paquet d’heures pas en train de travailler, ni sortir, ni jouer avec le fils…

      Si vraiment je suis trop à la bourre, si vraiment c’est trop long, j’ouvre l’onglet dans mon groupe d’onglets « Actus et politiques » en attendant pour plus tard (si je ne fais que l’étoiler ici, jamais je ne penserais à y retourner). Actuellement j’ai 28 onglets dedans, dont certains ouverts depuis plus d’un an…

      Sérieux, arrêtez de faire une veille intéressante.

    • Hello hello, aussi beaucoup à raconter sur cette question, je suis très content que tu aies partagé ton expérience, maintenant je suis sous l’eau mais je me promets de l faire ici dès que possible. C’est trop important.


  • De l’impossibilité de l’éco-fuite et de l’inefficacité de la #consom’action (Nicolas Casaux, Le Partage)
    http://partage-le.com/2017/11/8324

    Les 10% d’individus les plus riches du monde sont responsables de la moitié des émissions de GES d’origine anthropique. La moitié la plus pauvre de l’humanité est responsable d’environ 10% des émissions de GES d’origine anthropique.
    […]
    Et pourtant les gouvernements, comme toutes les institutions et la doxa dominantes, suggèrent qu’une manière de diminuer les #émissions_de_CO2 afin de faire un geste pour la planète consiste en ce que les gens ordinaires se brossent les dents à sec et s’éclairent avec des ampoules basse consommation.
    […]
    Ce qu’on peut remarquer c’est qu’on ne lit que très rarement voire jamais de suggestion incitant les riches à cesser d’acheter des yachts ou des jets privés et de les utiliser. Tandis qu’on incite le citoyen moyen à faire preuve d’une certaine #vertu_écologique, les riches du monde, qui sont de plus en plus nombreux, consomment toujours plus. Pas non plus de recommandations concernant l’achat ou l’utilisation de smartphones, de téléviseurs et d’appareils électroniques en général, dont les ventes sont mondialement croissantes, dont les productions épuisent les #ressources non-renouvelables tout en émettant des quantités astronomiques de #gaz_à_effet_de_serre […].
    La plupart des suggestions grand public consistent en des changements minimes des #modes_de_vie individuels, elles ne visent jamais à s’opposer frontalement aux logiques de #croissance et de #consommation qui dirigent la civilisation industrielle et son #biocide planétaire.
    La solution au désastre #socio-écologique en cours passe nécessairement par la #décroissance. Seulement, cette décroissance n’adviendra certainement pas par l’ascèse écologique (très relative) d’une minorité d’individus parmi ceux qui n’étaient déjà pas les pires pollueurs et émetteurs de GES du monde.
    […]
    Nous avons besoin d’un « contre-frottement pour stopper la machine » (Thoreau), d’une résistance politique proactive et organisée à même d’entreprendre des actions véritablement déstabilisantes et perturbatrices de la #civilisation_industrielle mondialisée.
    Au lieu de quoi les médias supposément alternatifs/libres/indépendants (parfois les trois à la fois, marketing oblige) prennent les illusions de l’#écocapitalisme pour l’« antithèse » du #capitalisme, pour une solution aux problèmes de notre temps.

    #écologie


  • Revenu d’existence, salaire à vie : fausses utopies ?

    https://collectiflieuxcommuns.fr/914-revenu-d-existence-salaire-a-vie

    « Revenu d’existence, salaire à vie : fausses utopies ? » est un recueil de quatre articles indépendants mais critiquant tous, de différents point de vue le principe d’un « revenu garanti » à vie. Il est téléchargeable ci-dessous.
    Nous le diffusions en même temps que le site « Île-de-France Décroissance »

    Quatrième de couverture :

    Devant la crise du travail, diverses revendications sont apparues, notamment le salaire à vie, mais c’est surtout la perspective d’un revenu d’existence (ou de base, ou universel) qui s’affirme, se répand et s’expérimente à différentes échelles un peu partout sur la planète.

    Beaucoup d’écologistes et de décroissants y voient le moyen d’en finir avec une société productiviste, mécanisée et déshumanisée qui ravage nos vies et détruit ses propres conditions d’existence. Garantir à chacun un revenu à vie permettrait ainsi à la fois à l’individu de se réapproprier son existence, à la collectivité de repenser ses priorités et à l’espèce de ne pas compromettre sa survie à moyen terme.

    Ce livre entend s’attaquer à ces illusions en démontant leurs argumentaires habituels, qu’ils soient économiques, politiques, écologiques ou idéologiques. Il rassemble des contributions de militants inquiets de voir se propager une idée qui ne peut qu’éloigner le travailleur de son travail, le citoyen de sa société, l’humain de sa condition.

    Revenu d’existence, salaire à vie : fausses utopies ? est une analyse rigoureuse, à plusieurs voix, d’une auto-mystification, en même temps qu’un appel à la lucidité destiné à ceux qui se réclament encore de l’émancipation individuelle et collective.

    #revenud'existence
    #gauchisme
    #écologie
    #pseudo-subversion
    #économie
    #keynésianisme
    #Décroissance


  • Les oubliés de l’histoire | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/054775-002-A/les-oublies-de-l-histoire

    Une traversée de l’histoire européenne du XXe siècle à travers les destins extraordinaires d’hommes et de femmes étonnamment peu connus. Agronome et tiers-mondiste, #René_Dumont, l’un des fondateurs de l’écologie politique en France, se présente en 1974 à l’élection présidentielle, quand la #décroissance n’est pas encore à l’honneur.
    27 min.
    Disponible du 13/01/2018 au 13/03/2018
    Disponible en direct : Oui
    Prochaine diffusion : vendredi 9 février à 03h30

    #écologie_politique