Seenthis
•
 
Identifiants personnels
  • [mot de passe oublié ?]

 
  • #d
  • #de
RSS: #décroissance

#décroissance

  • #décroissance_
  • #décroissance-forcée
0 | 25 | 50 | 75 | 100 | 125 | 150 | 175 | 200 | ... | 250
  • @terrestres
    Terrestres @terrestres via RSS 9/09/2026
    3
    @sombre
    @fsoulabaille
    @rastapopoulos
    3

    “La Gueule ouverte”, la revue qui dénonçait la fin du monde
    ▻https://www.terrestres.org/2026/09/09/la-revue-qui-denoncait-la-fin-du-monde

    De 1972 à 1980, la revue “La Gueule ouverte” a hurlé de rage et de rire face à la catastrophe écologique. En textes et en dessins, ses auteurs et autrices ont raillé et dénoncé pollution, militarisation ou consommation, ferraillant contre le #Nucléaire et les institutions. Extrait d’un livre récent qui lui est consacré, avec un édito du génial Pierre Fournier. L’article “La Gueule ouverte”, la revue qui dénonçait la fin du monde est apparu en premier sur Terrestres.

    #Décroissance #Ecologie Politique #Journalisme #Luttes

    Terrestres @terrestres via RSS
    Écrire un commentaire
  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 23/08/2026
    14
    @vazi
    @touti
    @mammut
    @colporteur
    @sombre
    @7h36
    @mfmb
    @biggrizzly
    @fonkisifou
    @gillesm
    @alexcorp
    @rastapopoulos
    @kassem
    @ericw
    14

    « Une #minorité privilégiée sacrifie la planète afin de préserver ses richesses et son #pouvoir »

    Le rejet de l’#écologie est désormais promu par des gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, et soutenus par les milieux d’affaires des #énergies_fossiles, déplorent trois spécialistes d’#écologie_politique, dans une tribune au « Monde ».

    L ’été 2026, en Europe, n’est pas seulement celui des #canicules à répétition, des #mégafeux et des #sécheresses désastreuses pour l’agriculture et la biodiversité, qui confirment avec une particulière #violence les #alertes de longue date des scientifiques et des écologistes. Il consacre également le déchaînement des attaques contre une écologie le plus souvent fantasmée, dont les défenseurs ‒ associatifs, politiques, scientifiques, fonctionnaires, tous mélangés ‒ sont accusés d’être à l’origine des maux qu’ils annonçaient, voire de participer d’un complot des « élites » utilisant le climat pour asservir le « peuple ». Comment peut-on comprendre une telle dynamique ?

    Ce #rejet de l’écologie reflète des tendances déjà à l’œuvre depuis les années 1980, mais il prend de l’ampleur au moins depuis la pandémie de #Covid-19 et il est à présent devenu mondial. Paradoxalement, on peut y voir la conséquence de l’#échec, désormais ressenti dans nos chairs, des gouvernements à enrayer le #réchauffement_climatique, en dépit de l’ambition affichée lors de l’accord de Paris sur le climat, signé en 2015.

    D’un côté, les promesses technosolutionnistes d’écologisation de l’économie n’ont jamais pu substantiellement résorber les dégâts environnementaux causés par la consommation d’énergies fossiles. Exemple emblématique, l’#intelligence_artificielle (#IA) générative, brandie comme apportant des solutions inédites en dépit de son impact extrêmement polluant, promet en fait, et d’abord, de doper l’extraction du pétrole, du gaz et du charbon.

    De l’autre, les attaques contre l’écologie sont la réaction d’acteurs et de groupes d’#intérêts_financiers et technologiques qui baignent encore dans des rêves de puissance virile et suprémaciste. Les changements « rapides et profonds dans tous les secteurs et tous les systèmes », nécessaires pour « garantir un avenir viable et durable pour toutes et tous », selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [#GIEC], sont matériellement possibles, mais un Peter Thiel ou un Elon Musk n’en veulent pas.

    Depuis les années 1980, si ce n’est depuis les colonisations, une #minorité_privilégiée a choisi de faire sécession de l’#avenir_commun, de sacrifier une partie de la planète et la majorité de l’humanité afin de préserver ses richesses et son pouvoir. Ce qui est nouveau, dans la séquence actuelle, c’est que ce « programme » cynique soit devenu celui de gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, tel celui de Donald Trump aux Etats-Unis, et soutenus par les milieux d’affaires des énergies fossiles, de l’extraction d’hydrocarbures à l’agro-industrie.

    En France comme en Europe, l’#extrême_droite et une grande partie de la droite œuvrent désormais ensemble pour détricoter de façon massive des orientations environnementales pourtant insuffisantes, le dénigrement des « écologistes » étant devenu leur point de ralliement.

    #Contre-récit hélas efficace

    Comment expliquer une possible adhésion à de tels #discours, tellement contraires à l’#universalisme_humaniste et à l’intérêt de la majorité ? Au-delà de la confusion argumentaire des #réseaux_sociaux, entretenue par une presse et une édition aux mains de quelques milliardaires, on peut observer une confiscation des débats sous les invectives et, sous le couvert d’écologie « réaliste » ou « pragmatique », un contre-récit hélas efficace.

    L’#empathie pour les victimes des ravages environnementaux est empreinte de #fatalisme : la reconnaissance de l’échec de #politiques_publiques insuffisantes justifie l’abandon de toute nouvelle tentative. Cet échec est attribué aux politiques écologiques, alors qu’aucun programme à la hauteur des enjeux n’a jamais été appliqué – ne serait-ce que les propositions de la #convention_citoyenne_sur_le_climat mise en place en 2019. Certains poussent même la #mauvaise_foi jusqu’à prétendre que la France a pratiqué la #décroissance.

    L’#adaptation, faute d’avoir été vraiment préparée ‒ c’est pour beaucoup une des révélations douloureuses du moment ‒, devient un mot d’ordre néolibéral : à l’individu de s’adapter, par exemple pour « gérer son #écoanxiété », comme le recommandait le gouvernement le 23 juillet, sans jamais toucher aux causes systémiques et politiques. Or l’adaptation sans atténuation efficace aura toujours un train de retard et ne sera même plus possible, car la situation « exceptionnelle » de cet été n’est pas seulement la norme d’un #nouveau_régime_climatique, mais une étape vers le pire tant qu’on n’arrête pas la #fuite_en_avant. Les #mégabassines, dont la #loi_d’urgence_agricole prévoit de faciliter le développement plutôt que de repenser le #modèle_agricole, le montrent bien.

    L’#anti-écologisme n’est pas le simple résultat de lobbys qui réussiraient à manipuler l’opinion. Car le désaveu de l’écologie est aussi le fait d’une partie de la population à qui l’on fait croire qu’elle a davantage à y perdre qu’à y gagner. Les complicités sont étendues par les chaînes d’interdépendances qui nous attachent au monde de l’énergie fossile, et les transformations des façons de vivre sont à juste titre redoutées tant qu’elles sont prétextes à accroître les #inégalités.

    A contrario, un changement de système pour respecter les #limites_planétaires, décidé par des processus de #démocratie_délibérative et placé sous le signe de l’#égalité et de la #justice, permettrait à plus de 90 % de la population de vivre mieux, selon le Global Justice Report du [laboratoire de recherche international] World Inequality Lab. Mais ce #récit peine à concurrencer celui, simpliste et irresponsable, qui s’est imposé pour discréditer les alertes du #Club_de_Rome [groupe de réfléxion] qui, en 1972 [avec le #rapport_Meadows sur les #limites_de_la_croissance], prévoyait l’effondrement de nos sociétés si elles poursuivaient la #croissance_économique : enrichissons-nous quitte à ravager la planète, les générations futures trouveront bien des solutions si elles sont plus riches. Depuis plus de cinquante ans qu’elles se font attendre, les technopromesses de la #croissance_infinie nous mènent tout simplement au #chaos.

    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/22/une-minorite-privilegiee-sacrifie-la-planete-afin-de-preserver-ses-richesses
    #Steve_Hagimont #riches #richesse #techno-solutionnisme #agriculture

    CDB_77 @cdb_77
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 23/08/2026

      Ah mais l’écologie ce n’est que de la « politique ».

      Réflexion entendue au cours d’une « repas de famille » : Donc vous êtes sommé·es de penser que l’écologie c’est LE MAL !

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @alexcorp
      alexcorp @alexcorp CC BY-NC 24/08/2026

      Il y a aussi le discours inverse, j’ai entendu Serge Zaka (qui est souvent relayé sur les réseaux) dire que l’écologie (enfin, plus précisément l’alimentation et la question du climat) c’était « apolitique ».

      alexcorp @alexcorp CC BY-NC
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 24/08/2026

      Ne doutons pas que Zaka veut toucher le maximum de monde par ses publications mais ce consensus m’énerve au plus haut point. Bien évidemment que le sujet « écologie » est éminemment politique puisqu’il s’agit de préserver les ressources naturelles que nous offre notre environnement proche pour assurer notre subsistance, la plus importante étant la production de nourriture et ce sont bien les plus démunis qui seront exposés aux pénuries alimentaires accès à l’eau potable inclus. De par le monde, certaines de ces populations sont entrées dans le dur depuis un bon moment surtout pour un accès équitable à l’eau.

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @biggrizzly
      BigGrizzly @biggrizzly CC BY-NC-SA 24/08/2026

      D’une certaine façon, dire « c’est politique » ou « c’est apolitique », c’est parfois dire la même chose. Pour Zaka, c’est une façon de signifier que c’est un sujet tellement important que ça dépasse les querelles politiciennes, il souhaite signifier, àmtha, que ça nous concerne tous. Et pour d’autres, nous ici en particulier, dire « c’est politique », c’est une façon de signifier que ça nous concerne tous.

      Le terme politique est très lourdement connoté, et ça en devient une insulte, un mot péjoratif, ça en est devenu ce que les possédants veulent que ça devienne : un sujet sale, qui ne concerne personne, sauf eux, bien évidemment, qui sauront comment traiter le sujet, loin de nos regards et de nos conversations.

      Je sors moi aussi d’une cousinade, de plusieurs repas de famille, et parvenir à atteindre le niveau de discussion où on est d’accord pour dire que la politique, c’est le sujet noble qui concerne tout le monde, c’est long et ça ne tient pas dans le temps de cerveau disponible entre la viande et le fromage.

      BigGrizzly @biggrizzly CC BY-NC-SA
    • @alexcorp
      alexcorp @alexcorp CC BY-NC 24/08/2026

      Oui j’entends ça (et je connais des gens très politisés qui ne supportent pas le mot politique) mais bien souvent quand on déclare quelque chose d’apolitique c’est qu’on imagine (souvent naïvement) un consensus mou autour de la question, sans remettre en cause les privilèges d’une minorité, en gros c’est business as usual modulo quelques ajustements pour corriger les « excès ». Le fait de dire que quelque chose est politique, c’est aussi induire que tout le monde n’est pas d’accord et qu’à un moment y aura des conflits à régler.

      alexcorp @alexcorp CC BY-NC
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 24/08/2026

      Et donc, remettons sur le métier le vieil adage qui veut que :
      « si tu n’occupes pas de politique, la politique, elle, s’occupe de toi » . ;-)
      Toutes ces discussions « en famille » (ou pas) à propos de ce sujet, encore une belle illustration de la #loi_de_Brandolini.

      En dernier lieu, on sait depuis un bout de temps sur quoi débouchent le plus souvent les postures « apolitiques » : #chacun_pour_sa_gueule

      Voir par ici ; ▻https://seenthis.net/messages/1187588

      [edit]

      Pour Zaka, c’est une façon de signifier que c’est un sujet tellement important que ça dépasse les querelles politiciennes, il souhaite signifier, àmtha, que ça nous concerne tous.

      Oui, enfin, relativisons : on ne se sent pas concerné de la même manière suivant qu’on habite « sous les toits » ou qu’on déblatère sur un plateau TV climatisé et protégé de la honte par « un déo qui tient ».

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 12/07/2026

    Le choc qui attend la France explique par Jean-Marc #jancovici
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=mg0y-Xp-mG0&feature=youtu.be

    — Permalink

    #énergie #climat #économie #politique #arbitrage #débat #adaptation #atténuation #décroissance #inégalités #solidarité #sobriété #vulgarisation #médias #bestof

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @monolecte
    Monolecte 😷🤬 @monolecte CC BY-NC-SA 4/07/2026
    10
    @rezo
    @vazi
    @biggrizzly
    @fonkisifou
    @marcimat
    @7h36
    @roinu
    @02myseenthis01
    @sombre
    @rastapopoulos
    10

    Rapport du World Inequality Lab : 50 ans après, le nouveau rapport Meadows ?
    ▻https://bonpote.com/rapport-du-world-inequality-lab-50-ans-apres-le-nouveau-rapport-meadows

    https://bonpote.com/wp-content/uploads/2026/07/World-Inequality-Lab-report-vignette.png

    la baisse du temps de travail du scénario Convergence Soutenable est historiquement modeste. Un simple calcul contrefactuel le montre : si l’intégralité des gains de productivité horaire engrangés en Europe depuis les années 1960 avait été convertie en temps libre plutôt qu’en production supplémentaire, nous travaillerions aujourd’hui autour de 450 à 500 heures par an – une dizaine d’heures par semaine. Dans les faits, le temps de travail n’a reculé que d’un quart depuis les années 1960, parce que les trois quarts de ces gains ont servi à produire et à consommer davantage. En ce sens, la semaine de 25 heures du WIL ne fait que rattraper une partie du temps libre que nous aurions pu nous offrir depuis un demi-siècle.

    Monolecte 😷🤬 @monolecte CC BY-NC-SA
    • @roinu
      RoiNu @roinu 4/07/2026

      Intéressant mais encore une fois, une modélisation economico-scientifique. C’est un progrès (c’est toujours mieux que quand les économistes s’affranchissent des lois physiques), mais tant qu’on n’aura pas la moitié de l’effectif composé de sciences humaines (ethnologues, sociologues, psychologues...), les rapports n’accoucheront pas suffisamment et assez vite dans le réel.
      Profil de l’effectif scientifique : ▻https://wid.world/team

      RoiNu @roinu
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 4/07/2026

      #WIL (World Inaquality Lab) #convergence_soutenable #sobriété #décroissance

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 30/06/2026
    1
    @02myseenthis01
    1

    La sobriété - Jean-Marc #jancovici alerte
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=bhir0ysB3Rs&feature=youtu.be

    — Permalink

    #sobriété #efficacité #pauvreté #intention #énergie #ressources #prospective #scénarios #économie #écologie #consommation #décroissance #imagination #culture

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    Écrire un commentaire
  • @rastapopoulos
    RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC 25/02/2026
    3
    @ericw
    @gastlag
    @ricochets
    3

    Rendre l’écologie irrécupérable
    ▻https://lundi.am/Rendre-l-ecologie-irrecuperable

    https://lundi.am/local/cache-gd2/e4/33a0641d63182ca6478b9570fef19b.png?1771861313

    Quant à l’écologie à laquelle je me sens appartenir, si elle s’appuie sur cette conception environnementale de la nature, elle ne s’y réduit pas. En effet, elle est largement redevables des idées de Jacques Ellul et de Bernard Charbonneau, qui affirmaient que la défense de la nature et la défense de la liberté doivent marcher de pair, et non s’opposer. Selon ces deux intellectuels, l’écologie politique est à la fois une prise de conscience environnementale, un rapport de compagnonnage au monde vivant et une résistance collective à tous les projets d’incarcération dans une prison sociale.

    Souscrire à une telle vision de l’écologie implique trois choses : refuser toute approche basée sur une sacralisation de la nature et l’apologie d’un « ordre naturel » ; mais également ne pas réduire l’écologie à l’environnementalisme ; enfin, la nécessité d’une révolution non seulement philosophique mais aussi très matérielle contre les structures de la domination qui détruisent et contraignent la nature et les êtres humains. L’écologie est révolutionnaire par nature, elle s’oppose point par point au capitalisme et à l’autoritarisme.

    […]

    Les luttes intersectionnelles, héritières des post modernes, accordent leur attention aux rapports de pouvoirs qui traversent le quotidien. Elles prétendent lutter contre des systèmes, mais bien souvent, en fait, ciblent seulement les individus. Au delà de leurs grandes ambitions affichées, leur seul but semble être en fait de reconfigurer les rapports internes des groupes militants. Comme tout le monde, les postmodernes se prétendent aujourd’hui « écologistes ». Mais c’est une écologie qui a jeté par-dessus bord toute critique sérieuse de la technologie : elle se contente de dénoncer ses prétendues dérives. Ayant renoncé à toute perspective d’ensemble – à toute vision politique – c’est un environnementalisme d’extrême gauche qui se contente de chercher des bricolages idéologiques, cherchant à imaginer une « IA éthique » (revue La déferlante n°12, 2023), un « cyber-éco-socialisme (Cédric Durand), quand ce ne sont pas des « technologies émancipatrices » (TransHackFeminist Convergence, 2013) ou même des « cyborgs anticapitalistes » (Donna Haraway) qui permettraient de « sortir de la mono-humanité » (Emma Bigé) !

    Cette drôle d’« écologie » prétend simultanément que « nous sommes la nature qui se défend » et que « la nature n’existe pas ». Inspirée par les thèses de l’anthropologue Philippe Descola, une partie de l’extrême gauche préfère ainsi se référer au « vivant » : le terme de nature étant évité par crainte de collusions avec les courants réactionnaires. Mais il est là question d’une troisième acception du mot, l’ensemble des éléments qui font qu’une chose est ce qu’elle es, sa substance, son essence, son principe, sa définition. Ainsi, au delà même des questions tactiques, c’est sur un plan philosophique que les post-modernes rejettent toute idée de « nature » pour éviter l’« essentialisation » des sujets.

    […]

    Fondamentalement, la conception antinaturaliste, 100 % culturaliste, promeut une vision du changement social comme table rase totale. Avec deux conséquences : d’une part, le risque de devenir une idéologie d’accompagnement du système technologique, qui a lui aussi tout intérêt à la table rase pour réaliser ses projets de contrôle cybernétique ; d’autre part, elle produit une phobie épidermique pour toute pensée politique divergente qui se revendiquerait des idées universelles de nature, d’humanité ou de dignité humaine – comme le fait justement l’écologie politique.

    Ainsi, ces militants qui oublient bien souvent de cibler ceux qui détiennent réellement le pouvoir (Etats et grandes entreprises) semblent parfois intraitables envers d’autres secteurs de l’extrême gauche qui ne partagent pas leur cadre idéologique. Ces dernières années, on assiste en particulier à une violente campagne de dénigrement visant une partie non-négligeable de l’écologie politique, l’accusant d’être « réactionnaire » – autrement dit, de convergences idéologiques et pratiques avec l’extrême droite. Ces attaques, qui ne reposent sur rien de sérieux, visent à disqualifier ceux qui cherchent à nourrir des luttes écologistes alliant anti-capitalisme, anti-productivisme et anarchisme. Quel paradoxe ! Sont qualifiés de « réactionnaires » (donc d’ennemis de la révolution) les partisans d’une révolution sociale, qui se battent pour le renversement des structures actuelles de la domination, et la mise en place d’autres institutions, d’autres valeurs, d’autres structures. Sans doute payent-ils là à la fois leur attachement à la nature, mais aussi leur volonté de sortir de l’impuissance, de changer le monde, de bouleverser les rapports sociaux, d’en finir radicalement avec ce système qui génère des inégalités sociales, c’est à dire changer la vie de tout le monde y compris des gens que nous ne connaissons pas ; de ne pas se contenter pas de micro-politique, de micro-changements, ou de refuser de chercher des utilisations pseudo-émancipatrices à toutes les avancées du techno-capitalisme.

    Par delà les désaccords tactiques et philosophiques bien réels mais interne au camp anticapitaliste et anti-autoritaire, les vrais fascistes et les vrais réactionnaires doivent bien s’amuser à nous voir nous déchirer ainsi !

    […]

    Les propositions radicalement anti-capitalistes de l’écologie politique peuvent rencontrer les aspirations d’une grande partie de la population. Bien sûr, elles sont incompatibles avec des vies remplies de lave-vaisselles, de notifications Facebook, d’accumulation de marchandises et de stimulations électroniques. Mais elles promeuvent une vie simple, consciente de son inscription dans le vivant, où l’être humain cherche la satisfaction à ses besoins, ses fantasmes et ses douleurs en lui-même et dans son environnement proche, sans se lancer dans une course à la puissance pour s’oublier lui-même. À condition de ne prendre nos contemporains ni pour des moutons, des zombies, des alliés narcissiques d’un système pervers, ni pour des débiles, ni pour des racistes complices d’un système de domination, à condition d’aller à leur rencontre en cherchant ce que leurs vies et leurs combats peuvent avoir de commun avec les nôtres (c’est à dire en les considérant comme nos semblables), les objecteurs de croissance, écologistes radicaux et anti-industriels peuvent à mon avis bâtir, dans les temps troublés qui sont les nôtres, de grands mouvements. Notre époque est propice aux basculements : à nous de faire que ceux-ci s’accomplissent dans des directions honorables.

    #écologie #politique #nature #anarchisme #Nicolas_Bonanni #interview #décroissance

    RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC
    • @tranbert
      Tranbert @tranbert PUBLIC DOMAIN 25/02/2026

      La page de l’éditeur :

      ▻http://www.lemondealenvers.lautre.net/livres/l_ecologie_revolutionnaire_par_nature.html

      #postmodernisme

      Tranbert @tranbert PUBLIC DOMAIN
    Écrire un commentaire
  • @terrestres
    Terrestres @terrestres via RSS 24/02/2026

    « L’obsolescence est un phénomène structurant pour le #Capitalisme »
    ▻https://www.terrestres.org/2026/02/24/lobsolescence-est-un-phenomene-structurant-pour-le-capitalisme

    Qu’est-ce que la nouveauté au juste ? Et pourquoi fait-elle vendre ? Dans cet entretien avec Anthony Galluzzo, la philosophe Jeanne Guien analyse les discours sur la nouveauté, depuis la colonisation marchande au 16ème siècle jusqu’aux dernières tendances des réseaux sociaux. Et réfute l’idée, si chère au marché, d’un désir universel de nouveauté. L’article « L’obsolescence est un phénomène structurant pour le capitalisme » est apparu en premier sur Terrestres.

    #Consommation #Consumérisme #Décroissance #Economie #Histoire #Philosophie

    Terrestres @terrestres via RSS
    Écrire un commentaire
  • @rastapopoulos
    RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC 20/02/2026
    3
    @sombre
    @stephane_m
    @ericw
    3

    8 arguments contre la planification écologique - Greenwashing Economy
    ▻https://greenwashingeconomy.com/8-arguments-contre-la-planification-ecologique

    https://greenwashingeconomy.com/wp-content/uploads/2022/12/arguments-contre-planification-ecologique-totalitaire-etat.jpg

    1) La planification étatique est toujours autoritaire
    2) Les objectifs du plan sont inatteignables
    3) La planification est une politique de croissance
    4) Les GAFAM, principales bénéficiaires de la planification
    5) La planification ne fonctionne jamais à long terme
    6) La planification vient toujours après la catastrophe
    7) La planification est inefficace pour sauver la planète
    8) La planification est toujours accompagnée de propagande

    #planification #planification_écologique #LFI #gauche #débat #décroissance #politique #État

    RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 20/02/2026

      CNR (Conseil National de la Refondation), fallait oser ...

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @terrestres
    Terrestres @terrestres via RSS 20/01/2026

    Comment faire bifurquer la recherche scientifique ?
    ►https://www.terrestres.org/2026/01/20/comment-faire-bifurquer-la-recherche-scientifique

    La recherche scientifique joue un rôle central pour documenter l’étendue et la gravité de la catastrophe écologique. Mais la science n’est-elle pas aussi un moteur de cette crise ? Dans son livre « Décroiscience », Nicolas Chevassus-au-Louis revient sur l’époque charnière des années 1970, où s’est développé un double mouvement d’autocritique de la science et de l’économie. L’article Comment faire bifurquer la recherche scientifique ? est apparu en premier sur Terrestres.

    #Décroissance #Ecologie Politique #Récits #Sciences #Technocritique

    Terrestres @terrestres via RSS
    Écrire un commentaire
  • @splann
    splann @splann via RSS 4/01/2026
    3
    @sylvain_ernault
    @ant1
    @ericw
    3

    [Tribune] « L’épuration qui vient, ou comment l’écologie est devenue une cible », par Nicolas Legendre
    ▻https://splann.org/tribune-epuration-ecologie-nicolas-legendre

    À force de désigner des boucs émissaires, on finit par fabriquer des ennemis. En France, et tout particulièrement dans les territoires ruraux, l’écologie est progressivement désignée comme un ennemi intérieur, pendant que les causes structurelles de la crise agricole sont soigneusement évacuées. Le journaliste Nicolas Legendre - membre de « Splann ! » et auteur de « Silence dans les champs » - décrit les rouages d’une contre-offensive idéologique et économique qui banalise la haine, fracture la société et prépare des lendemains inquiétants. L’article [Tribune] « L’épuration qui vient, ou comment l’écologie est devenue une cible », par Nicolas Legendre est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en (...)

    #La_vie_de_« Splann !_ » #agriculteurs #agriculture_biologique #Agro-écologie #agro-industrie #annie_genevard #Bertrand_Venteau #bio #changement_climatique #climat #coordination_rurale #copa-cogeca #Corporate_Europe #crise_climatique #décroissance #Dérèglement_climatique #DeSmog #donald_trump #écologie #écologiste #extrême_droite #FNSEA #lobbying #loi_duplomb #militant #militantisme #pacte_vert_européen #shift_project #tribune #violences

    splann @splann via RSS
    • @roinu
      RoiNu @roinu 5/01/2026

      L’agriculture est en faillite à tous les niveaux (érosion du foncier, renouvellement RH, verrouillage socio-technique face au climat, endettement, concurrence internationale...). Le bouc-émissaire permet de gagner quelques mois, une poignée d’années, pas plus. La bulle est en cours d’éclater depuis quelques années, mais s’agissant d’agriculture, on ne peut la comparer à une bulle boursière ou immobilière. Les agriculteurs qui tombent dans le piège du bouc-émissaire sont les dindons du krach.

      RoiNu @roinu
    Écrire un commentaire
  • @aurelieng
    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY 28/12/2025
    9
    @lyco
    @sombre
    @monolecte
    @biggrizzly
    @gastlag
    @7h36
    @kassem
    @rastapopoulos
    @ricochets
    9

    « Le débat public occulte largement le désir d’un changement profond dans le fonctionnement de l’économie »
    ▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/28/le-debat-public-occulte-largement-le-desir-d-un-changement-profond-dans-le-f

    — Permalink

    #graeber #économie #décroissance #politique

    aurelieng @aurelieng via RSS CC BY
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 29/12/2025

      Les auteurs ont ensuite proposé aux membres de leurs panels de déterminer leur adhésion à l’ensemble des idées saillantes de la décroissance (mais sans mentionner le mot), telles qu’elles apparaissent dans la littérature scientifique : réduction de la production des biens et services inutiles et nuisibles à la santé et-ou l’environnement, accès universel aux services publics et à des logements abordables, mise en place progressive d’un contrôle démocratique de l’économie, abolition des mécanismes d’appropriation des ressources du Sud global par les pays riches, innovation et recherche d’efficacité technologique en accord avec des impératifs de durabilité, etc.
      L’idée des chercheurs n’était pas de détailler les moyens par lesquels ces objectifs pourraient être atteints mais simplement de jauger l’adhésion qu’ils pouvaient rencontrer. Résultat : cette « proposition complète » recueille un large soutien, de 74 % à 84 % au Royaume-Uni et de 67 % à 73 % aux Etats-Unis.
      Bavardage médiatique
      Autre enseignement : l’adhésion à la décroissance ne dépend pas, chez les individus interrogés, de leur niveau de revenus ou de la satisfaction qu’ils en tirent. Les plus riches n’y étaient en moyenne pas moins favorables que les moins fortunés. « Notre étude montre que l’opinion soutient fortement la perspective d’une réduction de la production nocive et d’une priorité donnée au bien-être. La résistance du public à la décroissance ne tient donc pas à une opposition à ses fondements, mais à un manque d’occasions d’en débattre en tant que politique cohérente et ciblée, selon Dario Krpan (London School of Economics). Cela indique que les responsables politiques devraient entamer un dialogue plus ouvert avec leurs citoyens sur la décroissance et d’autres approches économiques alternatives, car il est clair que l’opinion n’est pas un obstacle à l’ouverture de ces débats. »
      C’est la première fois, écrivent les auteurs, que le niveau de soutien de populations occidentales aux grands principes de la décroissance est ainsi testé, avec comme conclusion le fait qu’« une très large majorité des gens aspirent à une économie radicalement différente », selon Jason Hickel (université autonome de Barcelone).

      En France, la convention citoyenne sur le climat, d’octobre 2019 à juin 2020, l’a déjà montré : des citoyens tirés au sort, peu ou pas politisés, lorsqu’ils sont confrontés à l’état de la connaissance et qu’ils sont extraits de l’océan d’insignifiances et de diversions du bavardage médiatique, peuvent proposer des mesures de protection de l’environnement et du climat plus fortes que les plus ambitieuses portées par les partis écologistes. Et ce, en assumant explicitement de faire décroître certains secteurs, comme le transport aérien, la chimie ou l’agroalimentaire.

      Le débat public occulte largement ce désir d’un changement profond dans le fonctionnement de l’économie tel qu’il a été posé à l’après-guerre, c’est-à-dire aligné sur la recherche de croissance au détriment de toute autre considération. La recherche académique, aux confins de l’économie et des sciences de la durabilité, s’investit pourtant de plus en plus dans la construction d’une économie « post-croissance ». « La théorie économique telle qu’elle existe aujourd’hui ressemble de plus en plus à une remise remplie d’outils cassés », écrivait David Graeber dans la New York Review of Books, quelques mois avant sa mort. « Cela ne veut pas dire qu’elle ne contient aucune idée utile, mais qu’elle a été fondamentalement conçue pour résoudre les problèmes d’un autre siècle. »

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @terrestres
    Terrestres @terrestres via RSS 15/10/2025
    4
    @sombre
    @colporteur
    @rastapopoulos
    @ricochets
    4

    « Au diable l’environnement, donnez‑moi l’abondance ! » : pourquoi le backlash est structurel
    ►https://www.terrestres.org/2025/10/09/backlash-structurel-fressoz

    Et si ce que nous appelons backlash écologique n’était que la manifestation brutale d’un mouvement plus profond ? C’est la thèse défendue par l’historien Jean-Baptiste Fressoz dans ce court texte : ce qui nous revient en boomerang, c’est l’incompatibilité structurelle entre l’organisation matérielle de nos sociétés et toute perspective écologique. L’article « Au diable l’environnement, donnez‑moi l’abondance ! » : pourquoi le backlash est structurel est apparu en premier sur Terrestres.

    #Capitalisme #Climat #Décroissance #Energie #Greenwashing #Infrastructures

    Terrestres @terrestres via RSS
    • @rastapopoulos
      RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC 24/10/2025

      #Jean-Baptiste_Fressoz #écologie #backlash

      RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 24/10/2025

      #Jean-Baptiste_Fressoz

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 30/09/2025
    9
    @raphael4
    @ericw
    @touti
    @heinrich
    @tranbert
    @7h36
    @sombre
    @academia
    @aurelieng
    9

    Ralentir la science ou mourir

    https://www.off-investigation.fr/wp-content/uploads/2025/09/v3-1024x576.jpg

    Dans « #Décroiscience » (ed. Agone), l’historien et journaliste #Nicolas_Chevassus-Au-Louis réactive la critique d’un monde scientifique pris dans les filets de la #militarisation et de l’#économie_de_marché. Déconnectée de la catastrophe climatique à laquelle elle contribue, la recherche doit, selon lui, décroître et produire moins. Mais mieux et vite.

    Faut-il arrêter la recherche ou, du moins, la ralentir ? Provocatrice en apparence, la question se pose pourtant depuis au moins un demi-siècle au regard de la perte d’autonomie croissante des scientifiques. En 1972, un discours visionnaire interpellait déjà sur cet enjeu essentiel de la production de connaissances, soumise à des impératifs militaro-industriels. Devant le Centre européen de recherche nucléaire (CERN), Alexandre Grothendieck, l’un des plus éminents mathématiciens français, tenait une conférence intitulée : « Allons-nous continuer la #recherche_scientifique ? ».

    (#paywall)
    ►https://www.off-investigation.fr/ralentir-la-science-ou-mourir
    #science #ESR #recherche #ralentissement

    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 30/09/2025

      #Décroiscience

      https://agone.org/wp-content/uploads/2025/03/Chevassus_Decroiscience_UNE-1-680x1024.png

      Plaidoyer pour que la recherche scientifique se mette au service de l’#écologie

      Parce qu’il ne peut y avoir de #décroissance sans décroiscience

      « En 1972 déjà, le mathématicien #Alexandre_Grothendieck, unanimement reconnu comme un des plus importants de l’histoire, écrivait : “Je ne veux pas dire que la seule cause de tous les maux, de tous les dangers [qui pèsent sur planète], ce soit la #science. Mais en l’état actuel, la science joue un rôle important.” Ce constat n’a rien perdu de sa pertinence. Ni son interrogation : “Allons-nous continuer la recherche scientifique ?” La même année, à la question “Quelles sont les limites à la croissance économique ?”, les auteurs du rapport Meadows répondaient : les ressources de la planète étant finies, comment peut-on diable imaginer une croissance sans fin ?

       » Plus d’un demi-siècle après, l’activité scientifique est principalement au service de la #croissance_économique. Visant à produire brevets, innovations et algorithmes, elle participe au problème, plus qu’à la solution. Dès lors, ne faut-il pas plutôt envisager une “décroiscience” ? Une diminution volontaire et maîtrisée de la recherche scientifique. La question agace. Mais elle mérite d’être posée. »

      Aux prêtres de la religion scientifique qui voient dans la science la solution à tous les problèmes (qu’elle a souvent engendrés), ses critiques les plus radicaux répondent par l’arrêt de toute recherche scientifique. Évitant ces deux écueils, l’auteur de ce livre, épris de rationalité et amoureux des sciences, analyse les #dysfonctionnements de la recherche, sa soumission aux diktats du #capitalisme et des politiques de puissance. Contre la prééminence du #quantitatif sur le #qualitatif, il en appelle à remettre de la #démocratie dans les décisions, les programmes, les finalités. Brider les sciences, car une conclusion s’impose : « Pas de décroissance sans décroiscience. »

      En réponse à l’urgence climatique, on assiste à d’intéressantes #reconversions_professionnelles. Ainsi un physicochimiste travaille désormais sur la boulangerie solaire, un spécialiste des nanotechnologies sur la sidérurgie solaire, une paléoclimatologue se reconvertit dans l’anthropologie des peuples arctiques et un neurobiologiste du CNRS dans l’écologie politique. Un astrophysicien travaille désormais sur les problématiques socio-environnementales et un mathématicien explique que, « ­face à l’extrême urgence de l’anéantissement biologique global, du dérèglement climatique, de la dérive ontologique de la civilisation occidentale et de l’effet catalytique du monde numérique dans cette destruction planétaire, [il s]’intéresse au démantèlement numérique ». Ou encore, un « groupe Grothendieck », constitué « d’étudiant·e·s, de démissionnaires de l’Université, de non experts experts de leur vie, de jardiniers utopistes et de fouineurs d’information », dénonce la collusion entre les recherches et les intérêts militaires. Ces points d’appui permettent d’esquisser ce que pourrait être une recherche au service de la décroissance.

      ▻https://agone.org/livre/decroiscience
      #livre

      CDB_77 @cdb_77
    • @vazi
      vazy @vazi CC BY 1/10/2025

      ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-conversation-scientifique/faut-il-bouleverser-l-organisation-de-la-recherche-scientifique-7688303

      vazy @vazi CC BY
    Écrire un commentaire
  • @rastapopoulos
    RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC 22/08/2025
    3
    @chankalan
    @tranbert
    @ant1
    3

    Ralentir la science pour ralentir la croissance ? - Éditions Agone
    ▻https://agone.org/ralentir-la-science-pour-ralentir-la-croissance

    https://agone.org/wp-content/uploads/2025/03/Chevassus_Decroiscience_UNE-1.png

    Dans son livre Malscience (2016), Nicolas Chevassus-au-Louis dressait un portrait lucide des fraudes et des escroqueries de la recherche scientifique contemporaine, montrant que ces dérives, loin d’être de simples accidents, sont constitutives de la manière dont la science est désormais pratiquée. Décroiscience, qui est la suite logique de cette analyse, va plus loin en proposant un véritable programme de ralentissement de la production scientifique contemporaine, que l’auteur associe à un programme de décroissance économique. Selon lui, les deux vont de pair : l’enquête scientifique se heurte aux mêmes limites que celles auxquelles se heurte la planète.

    Et dans la newsletter

    Vient de paraître, “Décroiscience” de Nicolas Chevassus-au-Louis
    ▻https://9v741.r.ah.d.sendibm5.com/mk/mr/sh/SMJz09SDriOHWo3rRTdTXUfaGhvR/ErMnFac6IOCb

    “Si la science n’est pas la cause de tous les maux, elle joue un rôle important. Notamment dans la croissance économique, fondée sur une augmentation infinie des richesses sur une planète aux ressources finies. Visant à produire brevets, innovations et algorithmes, la science semble désormais participer au problème, plus qu’à la solution. Devons-nous donc continuer la recherche scientifique ? Ou plutôt envisager une ‘décroiscience” ? Une diminution volontaire et maîtrisée de la recherche scientifique. La question agace. Mais elle mérite d’être posée.”

    Aux prêtres de la religion scientifique qui voient dans la science la solution à tous les problèmes (qu’elle a souvent engendrés), ses critiques les plus radicaux répondent par l’arrêt de toute recherche scientifique. Évitant ces deux écueils, l’auteur de ce livre, épris de rationalité et amoureux des sciences, analyse les dysfonctionnements de la recherche, sa soumission aux diktats du capitalisme et des politiques de puissance. Contre la prééminence du quantitatif sur le qualitatif, il en appelle à remettre de la démocratie dans les décisions, les programmes, les finalités. Et une conclusion s’impose : “Pas de décroissance sans décroiscience.”

    #décroissance #science #capitalisme #démocratie

    RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 28/08/2025

      La « science » par elle-même n’est pas le problème : c’est plutôt la course à laquelle se livre la galaxie financiaro-industrielle dans le domaine de ses applications technologiques.
      #nécrotechnologies #scientisme

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @tranbert
      Tranbert @tranbert PUBLIC DOMAIN 28/08/2025

      C’est évident :

      Le lecteur innocent et beaucoup de mathématiciens confirmés seront probablement surpris de trouver dans mon livre quelques allusions très appuyées à des sujets extra-mathématiques et particulièrement aux relations entre science et armement. Cela ne se fait pas : la Science est politiquement neutre , même lorsque quelqu’un la laisse par mégarde tomber sur Hiroshima. [...]
      Il me paraît plus honnête de violer ces misérables et beaucoup trop commodes tabous et de mettre en garde les innocents qui se lancent en aveugles dans des carrières dont ils ignorent tout. En raison de ses catastrophiques conséquences passées ou potentielles, la question des rapports entre science, technologie et armement concerne tous ceux qui se lancent dans les sciences ou les techniques ou les pratiquent. Elle est gouvernée depuis un demi-siècle par l’existence d’organismes officiels et d’entreprises privées dont la fonction est la transformation systématique du progrès scientifique et technique en progrès militaire dans la limite, souvent élastique, des capacités économiques des pays concernés.

      Roger Godement, Science, technologie, armement, 1997.

      ▻http://archive.org/details/GodementSTA

      Tranbert @tranbert PUBLIC DOMAIN
    Écrire un commentaire
  • @frustration1
    Frustration_mag @frustration1 via RSS 21/08/2025

    Marx écologiste : on vous explique le communisme de la décroissance
    ▻https://frustrationmagazine.fr/saito-marx-ecologie

    Dans le contexte des grandes crises écologiques – dérèglements climatiques, effondrement de la biodiversité, scandales de pollutions à répétition… — le mot d’ordre de la « décroissance » (on revient sur le mot dans cinq minutes) connaît un regain d’intérêt ces dernières années, de l’encyclique du pape François Laudato si’ à la petite hype internet autour de […]

    #Écologie #On_a_vu,_lu,_joué

    Frustration_mag @frustration1 via RSS
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 22/08/2025

      #communisme #décroissance

      CDB_77 @cdb_77
    Écrire un commentaire
  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 19/08/2025
    2
    @simplicissimus
    @02myseenthis01
    2

    « Le #droit_au_tourisme, ça n’existe pas »

    https://basta.media/local/adapt-img/960/10x/IMG/logo/avion.jpg

    #Barcelone est devenue au fil des années un symbole du #tourisme_de_masse, de ses impacts sur le #logement, et des résistances contre un phénomène qui détruit la ville. Un mouvement local appelle à une #décroissance du tourisme.

    Le 15 juin, alors que la saison touristique en était à ses débuts, des manifestations ont eu lieu à travers l’Europe du Sud, de Gênes à Majorque, pour défendre les droits des habitants permanents face à l’#afflux nocif de touristes dans leurs #villes.

    Le mouvement est particulièrement actif à Barcelone, où l’image de locaux brandissant des pistolets à eau contre les touristes a fait le tour du monde. « L’exploitation touristique de la ville est devenue l’un des problèmes majeurs pour les gens qui l’habitent », résume Daniel Pardo Rivacoba, membre de l’Assemblée des quartiers pour la #décroissance_touristique (#ABDT), une initiative née en 2015 dans la ville catalane.

    « Les premières #contestations face aux effets de la #touristification de Barcelone ont commencé dès le début des années 2000, mais de façon plus isolée et moins politisée, retrace le militant. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, le #discours_dominant était que le tourisme était bon pour tout le monde, qu’il n’y avait rien à redire, que le tourisme était une “usine sans fumée” », une activité économique sans #impacts négatifs.

    Un quart de salaire en moins dans le tourisme

    Aujourd’hui, ce #discours ne passe plus. Les #effets_négatifs du tourisme sur l’#accès_au_logement, notamment, sont au centre des débats. « Mais il y a des impacts négatifs à tous les niveaux, autant sociaux qu’environnementaux, climatiques, et au niveau du #travail, défend Daniel Pardo Rivacoba. Le mantra de l’#industrie_touristique et de l’administration publique pro-tourisme, c’est de dire que le tourisme rapporte de l’argent et des #emplois. Mais l’argent reste entre les mains de ceux qui sont déjà riches », accuse l’homme.

    Quant au travail, le tourisme concentre certes 13 % des emplois de Barcelone, selon le rapport annuel des autorités locales sur le secteur, mais « il s’agit d’emplois avec des #conditions_de_travail et de #salaires parmi les plus basses dans la ville », dénonce le militant. En effet, selon les chiffres municipaux, le #salaire_moyen dans le tourisme à Barcelone est de 26 515 euros bruts par an contre 35 813 pour le reste de l’#économie. En résumé, on est payé un quart de moins dans le tourisme.

    Ces « fumées » de l’industrie touristique sont de plus en plus visibles, si l’on en croit les sondages d’opinion réalisés par les autorités locales. Ceux-ci montrent que 31 % des habitants de Barcelone jugent aujourd’hui le tourisme plutôt nocif, contre seulement 7 % en 2007. Et 59 % le jugent plutôt bénéfique, contre 89 % en 2007. Trois quarts pensent que Barcelone a atteint la limite de sa #capacité_d’accueil de touristes.

    Fermer les terminaux de #croisière

    Pour l’ABDT, il faut faire reculer le tourisme au plus vite. « On lutte pour la réduction de l’activité touristique dans la ville et pour la réduction de la #dépendance_économique de la ville au tourisme. Cette idée était encore impensable il y a 15 ans. Aujourd’hui, le concept de décroissance touristique est discuté au-delà des seuls milieux activistes », constate Daniel Pardo Rivacoba.

    https://basta.media/IMG/jpg/manifeste.jpg

    Mais comment faire refluer le tourisme ? L’ABDT propose une série de mesures tout à fait concrètes pour y parvenir. Parmi elles : réduire l’activité de l’#aéroport, fermer tous les terminaux de croisière de Barcelone, interdire tout nouvel hébergement de tourisme dans la ville, récupérer toutes les locations touristiques existantes pour les destiner à nouveau à du logement de long terme, soumettre l’organisation de tout grand événement qui accueille une masse de visiteurs à un plan d’impact et à une concertation publique. Il faut aussi, défend l’association, que les pouvoirs publics cessent de faire la #promotion du tourisme.

    Réduire l’#hypermobilité

    Que répond l’organisation à celles et ceux qui mettent en avant le « droit » pour les visiteurs de l’Europe et du monde entier à visiter Barcelone, Paris ou Venise ? « Il n’y a pas de droit au tourisme, défend Daniel. Ça n’existe pas. Il y a un droit au repos et aux congés. Et ça, c’est quelque chose auquel on tient énormément, c’est une conquête sociale. Mais le type de tourisme à la mode aujourd’hui est au contraire un tourisme frénétique qui ne permet pas de se reposer. »

    Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics de Barcelone annoncent des mesures pour lutter contre les effets du #surtourisme : interdiction progressive des locations touristiques et réduction du nombre des terminaux de croisière, décidée ce mois-ci. C’est largement insuffisant, dénonce Daniel : « La fin des #locations_touristiques, c’est annoncé pour 2028 seulement. »

    Pour l’ABDT, face aux masses de touristes qui s’entassent à la Sagrada Família, il faut plus radicalement « réduire l’hypermobilité globale ». Et pour le cas de la Catalogne, promouvoir les emplois dans les services publics, la transition énergétique, et la relocalisation industrielle.

    ▻https://basta.media/le-droit-au-tourisme-ca-n-existe-pas-surtourisme-Barcelone

    #tourisme #overtourism #résistance #ressources_pédagogiques

    CDB_77 @cdb_77
    • @sandburg
      Sandburg @sandburg CC BY-SA 19/08/2025

      Connait-on la nationalité des touristes en proportion ?
      Là, la bataille est conduite en désignant les conséquences, la cause floue étant « le tourisme ». Mais peut on remonter plus haut dans la hiérarchie des causes ? Y’a-t-il une mentalité consumériste derrière cela, ou des pouvoirs d’achats particuliers, qui sont à l’origine de ce tourisme ? J’ai l’impression que certains consommateurs de tourisme comprennent et rayent pas mal de destinations de leur liste de souhaits par respect, d’autres estiment qu’ils peuvent bien y aller encore jusqu’en 2050, qu’importe les commérages.
      ►https://seenthis.net/messages/1071845

      En France (et je suppose qu’à Barcelone aussi), on lutte contre AirBnB, via des moyens détournés comme l’interdiction des « boites à clés ».

      Sandburg @sandburg CC BY-SA
    • @sandburg
      Sandburg @sandburg CC BY-SA 19/08/2025

      https://i.ibb.co/LDjM8k7z/who-travels-where.jpg

      Sandburg @sandburg CC BY-SA
    Écrire un commentaire
  • @heinrich
    Heinrich @heinrich 31/07/2025
    8
    @simplicissimus
    @roinu
    @colporteur
    @gastlag
    @biggrizzly
    @7h36
    @cdb_77
    @fonkisifou
    8

    Vélos en ville : des tensions qui « résonnent comme des conflits de valeurs et de classes »
    ▻https://reporterre.net/Velos-en-ville-des-tensions-qui-resonnent-comme-des-conflits-de-valeurs-

    Le développement du vélo n’échappe ni aux stéréotypes de genre ni aux conflits de classes, analyse l’urbaniste Claire Pelgrims. Pour elle, la cohabitation passe par une articulation entre modes de transports rapides et lents.

    La croissance du vélo en France est forte et rapide. Entre 2019 et 2023, le nombre de passages a augmenté de 37 % d’après les capteurs installés par la Plateforme nationale des fréquentations (PNF). Mais cette tendance masque une réalité contrastée : la pratique du vélo est encore davantage développée chez les hommes et les catégories sociales supérieures. Et le partage de la route est source de nombreux conflits.

    [...]

    Les discours de promotion de la marche ou du vélo ont aussi fortement évolué depuis les années 1970. Ils portaient à l’époque une critique radicale de la société, promouvant la décélération, la décroissance et une logique d’émancipation.

    Toute cette radicalité a été gommée pour faire entrer la « lenteur » dans les logiques économiques actuelles, comme un argument d’attractivité pour les centres-villes touristiques. Le vélo est perçu comme vecteur de productivité et d’efficacité pour les actifs urbains.

    Heinrich @heinrich
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 1/08/2025

      #cohabitation #villes #urbanisme #vélo #genre #classes_sociales #tensions #conflits #transports #lenteur #émancipation #décélération #décroissance #partage_de_la_route

      CDB_77 @cdb_77
    Écrire un commentaire
  • @terrestres
    Terrestres @terrestres via RSS 25/07/2025
    3
    @sombre
    @cdb_77
    @colporteur
    3

    Depuis le delta du Pô, regarder en face la crise climatique
    ▻https://www.terrestres.org/2025/07/19/depuis-le-delta-du-po-regarder-en-face-la-crise-climatique

    De l’assèchement à la submersion, il n’y a souvent qu’une brève parenthèse. Dans ce texte mosaïque, un collectif de chercheurs et d’écrivains italiens enquête sur la manière dont le changement climatique et la montée du niveau de la mer bouleverse un territoire, le Delta du Pô, dont l’histoire récente est intimement liée à la gestion industrielle de ses eaux. L’article Depuis le delta du Pô, regarder en face la crise climatique est apparu en premier sur Terrestres.

    #Climat #Décroissance #Eau #Infrastructures

    Terrestres @terrestres via RSS
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/07/2025

      https://www.terrestres.org/wp-content/uploads/2025/07/italie-delta-po-wu-ming-5.jpg https://www.terrestres.org/wp-content/uploads/2025/07/delta-map-po-1453x1536.jpg

      #eau #Pô #rivière #Italie #delta_du_Pô #changement_climatique #climat

      CDB_77 @cdb_77
    Écrire un commentaire
  • @terrestres
    Terrestres @terrestres via RSS 26/05/2025

    Mines, bétail, soja : comment les multinationales saignent le #Brésil
    ▻https://www.terrestres.org/2025/05/10/mines-betail-soja-comment-les-multinationales-saignent-le-bresil

    Chaque jour, la pression mortifère des multinationales se renforce, y compris sur des espaces encore préservés. Au Brésil, le bassin amazonien et ses régions périphériques sont en proie à une déforestation massive. Place à la culture de soja, à l’élevage de bovins et aux pollutions récurrentes générées par l’extraction minière, aux dépens de la biodiversité et de la survie des communautés locales. L’article Mines, bétail, soja : comment les multinationales saignent le Brésil est apparu en premier sur Terrestres.

    #Agriculture #Capitalisme #Décolonial #Décroissance #Extractivisme

    Terrestres @terrestres via RSS
    Écrire un commentaire
  • @terrestres
    Terrestres @terrestres via RSS 24/02/2025
    1
    @ricochets
    1

    Repenser le #Travail pour contrer l’exploitation des #Vivants
    ▻https://www.terrestres.org/2025/02/22/penser-les-alliances-politiques-contre-lexploitation

    Le #Capitalisme exploite le travail des humains... et des non-humains. Une transformation radicale du travail est donc nécessaire, soutient le philosophe Paul Guillibert, qui appelle à une alliance entre anticapitalistes, antiracistes et écologistes pour un « communisme du vivant ». Comment faire communauté autour de l’autonomie et de la subsistance dans un monde désormais majoritairement urbain ? L’article Repenser le travail pour contrer l’exploitation des vivants est apparu en premier sur Terrestres.

    #Décroissance #Ecologie Politique #Luttes #Philosophie

    Terrestres @terrestres via RSS
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 24/02/2025

      Cette note de lecture comporte un drôle de plaidoyer pour la baisse des revenus de tous dans les pays dit développés, au nom de la décroissance.

      Ah là là, les « contradictions du peuple », et combien elles s’aggravent dès qu’on y inclu des nantis dont les besoins n’ont rien de radicaux, des transitions étatiques et des épiphanies révolutionnaires, etc.

      #mise_au_travail_du_vivant #Paul_Guillibert #écologie_politique

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 3/02/2025
    2
    @ericw
    @stephane_m
    2
    @reka

    The #Degrowth_Database

    Welcome to the Degrowth Database! We’ve put together something special for everyone interested in the degrowth movement: our very own Degrowth Database. It’s a cosy corner of the internet where you can find a bunch of resources all about living more sustainably and valuing #well-being over economic growth.

    ▻https://degrowth.net/resources/the-degrowth-database
    #degrowth #décroissance #base_de_données #database #ressources #bien-être #ressources_pédagogiques
    ping @reka

    CDB_77 @cdb_77
    Écrire un commentaire
  • @ricochets
    Ricochets @ricochets via RSS CC BY-NC-SA 28/11/2024
    3
    @sombre
    @terrestres
    @tranbert
    3

    Moins ! Décroissance et communisme
    ▻https://ricochets.cc/Moins-Decroissance-et-communisme-8019.html

    Revue de lecture du livre du philosophe marxiste japonnais paru en 2024 aux éditions du Seuil #Les_Articles

    / #Ecologie, #Luttes_sociales

    ▻https://www.terrestres.org/2023/03/17/kohei-saito-le-succes-dun-communisme-decroissant
    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/de-cause-a-effets-le-magazine-de-l-environnement/quand-le-capital-de-marx-s-invite-dans-l-anthropocene-3399310
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=jYAN6wliLxw


    https://ricochets.cc/IMG/jpg/marx_ecolo.jpg https://ricochets.cc/IMG/jpg/koheib_w.jpg

    Ricochets @ricochets via RSS CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 14/05/2026

      #décroissance #communisme

      CDB_77 @cdb_77
    Écrire un commentaire
  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 13/11/2024
    5
    @badoldworld
    @ericw
    @vazi
    @colporteur
    @sombre
    5

    La #robustesse du vivant, selon #Olivier_Hamant

    Contrairement aux sociétés humaines, qui évoluent selon un impératif de #performance, le #vivant n’est ni efficace, ni efficient. Au contraire, il #gaspille, Qu’est-ce qui fait du vivant un monde « robuste » ? En quoi la robustesse est-elle incompatible avec la performance dans le vivant ?

    ▻https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/questions-du-soir-l-idee-emission-du-mercredi-13-novembre-2024-8366249
    #podcast #audio
    #efficacité #Darwin #évolution

    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 13/11/2024

      Antidote au #culte_de_la_performance. La robustesse du vivant

      https://pixelfed.zoo-logique.org/storage/m/_v2/578583396227231930/0bb057b62-db9a0d/8Q0O5CkrVPSQ/NLYoIoMU6l5Dlj14v6ADM3GBIp06Udn36ViOWaNr.png

      Face aux bouleversements du monde en cours et à venir, le #développement_durable, entre géo-ingénierie contreproductive et tout-électrique mal pensé, crée de nombreux futurs obsolètes. Émergent alors les #contremodèles de la #décroissance et de la #sobriété_heureuse, nettement mieux alignés avec le monde qui vient. Mais la #frugalité peut-elle réellement mobiliser ? Ne risque-t-elle pas non plus de se réduire à d’autres formes d’#optimisation ? Et si, pour être sobre et durable, il fallait d’abord questionner une valeur nettement plus profonde : l’efficacité. Le monde très fluctuant qui vient appelle un changement de civilisation. Ce chemin demande surtout de valoriser nos points faibles et inverse toutes les recettes.

      ▻https://www.gallimard.fr/catalogue/antidote-au-culte-de-la-performance/9782073047342
      #livre

      CDB_77 @cdb_77
    • @vazi
      vazy @vazi CC BY 14/11/2024

      J’ai aussi noté le bref passage sur l’ #incohérence qui est présente a tout les stades du vivant, comme une porte ouverte vers tous les possibles.

      vazy @vazi CC BY
    • @biggrizzly
      BigGrizzly @biggrizzly CC BY-NC-SA 15/11/2024

      Une sorte de plaidoyer pour l’innovation telle qu’on la conçoit en ce moment, à base de fusées et d’IA.

      BigGrizzly @biggrizzly CC BY-NC-SA
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 15/11/2024

      Hum... dommage qu’il réalise des entretiens sur Thinkerview.

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    Écrire un commentaire
  • @metropolitiques
    Metropolitiques @metropolitiques via RSS 28/10/2024

    Lutter contre la périphérisation en #Allemagne : des politiques contre-productives ?
    ▻https://metropolitiques.eu/Lutter-contre-la-peripherisation-en-Allemagne-des-politiques-contre-

    En Allemagne, certains territoires ruraux cumulent #déclin démographique, décrochage économique et stigmatisation. Joséphine Lécuyer montre que les politiques visant à lutter contre cette périphérisation contribuent souvent in fine à renforcer leur dépendance vis-à-vis des grands centres urbains. Après la réunification allemande, les « nouveaux Länder » issus de l’ex-RDA ont subi des départs de population massifs et un effondrement de leur industrie (Brenke 2010 ; Zielinski 2011). Le décalage entre Est et #Terrains

    / Allemagne, #rural, #périphérie, #décroissance, déclin

    ▻https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_lecuyer.pdf

    Metropolitiques @metropolitiques via RSS
    Écrire un commentaire
  • @terrestres
    Terrestres @terrestres via RSS 20/09/2024

    Un #Communisme décroissant pour enrayer la catastrophe ?
    ▻https://www.terrestres.org/2024/09/20/un-communisme-decroissant-pour-enrayer-la-catastrophe

    À l’occasion de la parution du livre à succès de Saito Kohei, « Moins ! La #Décroissance est une philosophie », Terrestres publie un extrait de ce manifeste décroissant à destination du grand public, qui défend un #Marxisme débarrassé de son héritage productiviste et repensé pour faire face aux catastrophes socio-écologiques. L’article Un communisme décroissant pour enrayer la catastrophe ? est apparu en premier sur Terrestres.

    #Capitalisme #Travail

    Terrestres @terrestres via RSS
    Écrire un commentaire
0 | 25 | 50 | 75 | 100 | 125 | 150 | 175 | 200 | ... | 250

Thèmes liés

  • #écologie
  • #anticapitalisme
  • #environnement
  • #anarchisme
  • #antiproductivisme
  • #productivisme
  • #capitalisme
  • #consumérisme
  • #climat
  • #croissancisme
  • #pollution
  • #dérèglementclimatique
  • #déforestation
  • #canicule
  • #nucléaire
  • #eau
  • #sécheresse
  • #radioactivité
  • #décroissance
  • #antinucléaire
  • #danger
  • #économie
  • #contamination
  • #énergie
  • #inondation
  • #anticapitalisme
  • #livre
  • #transition
  • #changement_climatique
  • #air
  • #politique
  • #capitalisme
  • #croissance
  • #planète
  • #planète
  • #pesticides
  • #ecologie
  • #débat
  • #transition_énergétique
  • #extractivisme