• Ubuesque. Kafkaïen. Gilet jaune, il dénonce des violences policières et se retrouve en garde à vue
    https://actu.fr/pays-de-la-loire/mans_72181/un-gilet-jaune-sarthe-place-garde-vue-violences-policieres_24065578.html

    Un habitant de Vaas (Sarthe), David B., Gilet jaune mobilisé depuis le début du mouvement en novembre dernier, a été interpellé par les policiers et placé en garde à vue au Mans mardi 28 mai 2019.
    /.../
    Cette procédure fait suite au dépôt de deux plaintes, devant la gendarmerie de Château-du-Loir, par le couple de Védaquais le 18 février 2019 pour des « violences policières. »

    #répression #maintien_de_l'ordre #violences_judiciaires

    • Un gilet jaune a-t-il été placé en garde à vue... après avoir porté plainte pour violences policières ?
      https://www.liberation.fr/checknews/2019/05/30/un-gilet-jaune-a-t-il-ete-place-en-garde-a-vue-apres-avoir-porte-plainte-

      Un homme a déposé plainte pour violences policières après une manifestation de gilets jaunes au Mans en février dernier. Dans la même affaire, il a été placé en garde à vue et sous contrôle judiciaire mercredi, pour violences contre un fonctionnaire de police.

      Question posée sur Twitter le 30/05/2019

      Bonjour,

      Vous nous avez saisis sur Twitter après avoir lu un article du Courrier -L’Echo relatant les mésaventures de David B., 48 ans, placé en garde à vue mardi 28 mai au Mans, trois mois et demi après avoir déposé plainte pour violences policières à la gendarmerie de son village sarthois.

      CheckNews a contacté l’intéressé et sa femme, et a consulté son dépôt de plainte tout comme son placement sous contrôle judiciaire. Le procureur du Mans ne nous a pour l’heure pas répondu.

      Le 16 février dernier, David B. rejoint sa femme Vanina à la manifestation de gilets jaunes au Mans. Très impliqué dans un campement local à proximité d’un rond-point, l’homme n’est pas un grand fan des manifs. « On a été séparés de notre groupe d’amis avec ma fille, et on s’est retrouvées à l’arrière d’une charge policière. On a vu un monsieur se faire gazer, et on a voulu l’aider », raconte d’abord sa femme Vanina B. « On a commencé à se faire insulter, et là je vois mon mari sur le côté. Ils m’ont mise en joue avec le LBD et mon mari est arrivé pour baisser leur arme, pour les calmer. C’est parti en cacahuète, ils nous ont frappés et mis des coups partout. Mon mari s’est allongé sur moi pour me protéger. Mais à cause des gaz, il s’est retrouvé en détresse respiratoire. Il a fait un arrêt cardiaque il y a deux ans. Ma fille est pompier volontaire, ils ont refusé qu’elle vienne l’aider. Les street medics n’ont pas eu le droit d’intervenir non plus ».

      David B. corrobore : « J’étais en veste de moto, je n’avais même pas de gilet jaune. J’étais en observateur. A un moment, je retrouve ma femme et j’entends des insultes "dégage salope". C’est dirigé vers ma femme et ma fille. Ça attire mon attention et je vais à leur rencontre ». Il voit alors un LBD, sans comprendre s’il est dirigé vers lui, ou vers sa femme et sa fille qui sont quelques mètres derrière. « Je veux tenter de baisser l’arme. J’ai à peine posé la paume de ma main sur son canon que les coups se mettent à pleuvoir. Il y a tellement de lacrymos que je ne peux plus respirer, je me sens partir, comme lors de mon arrêt cardiaque il y a deux ans ».
      Dépôt de plainte dès le lundi suivant

      Reprenant conscience David B. s’éloigne puis poursuit les forces de l’ordre en leur demandant leur identité. « Je ne savais même pas si c’était des policiers ou pas, je leur signifie que je veux porter plainte et que je veux un nom, un numéro de matricule ». Avant la fin de la manif, sa femme est évacuée par les pompiers pour des douleurs au genou suite aux coups. Elle assure à CheckNews avoir eu sept jours d’interruption temporaire de travail et devoir se faire opérer des ligaments.

      Le lundi 18 février, le couple va porter plainte pour violences policières à la gendarmerie. « Pour demander justice », explique Vanina B. CheckNews a consulté le PV de son audition, où l’homme est qualifié de victime.

      Puis, plus de nouvelles pendant plus de trois mois. Jusqu’au mardi 21 mai. « La police appelle mon mari en lui disant qu’il va être auditionné, ils prennent rendez-vous pour le jeudi », se remémore Vanina B. Le couple croit que l’audition fait suite à leur plainte. « Ils rappellent le lendemain et lui disent qu’il va être placé en garde à vue après l’audition ». David B. aurait alors refusé de se rendre au rendez-vous.

      Une semaine plus tard, la police vient le chercher chez lui. Sans mandat, il refuse de les accompagner. « Ils sont revenus mardi matin, avec un mandat de perquisition. Mon mari n’était pas là, j’ai compris qu’ils cherchaient son blouson et son casque de moto », raconte toujours Vanina. « Quand ma femme m’a appelé pour me dire que la police était là avec des papiers, je suis venu, je n’ai rien à me reprocher », confirme David B.
      Garde-à-vue trois mois après

      Au cours de sa garde à vue de 30 heures au Mans, où il assure avoir rencontré des policiers très respectueux, David B., est confronté à des photos et des vidéos de gopro et vidéosurveillance. « On me demande si c’est bien moi, je me reconnais. Pour moi, il n’y a pas d’histoire, pas d’ambiguïté ». Il comprend qu’on lui reproche d’avoir tenté de s’emparer du tireur de balle de défense d’un policier. « On voit mon bras tendu, mais c’est parce que je demandais au policier de baisse son arme qu’il braque sur moi ou ma femme et ma fille ». Ce n’est qu’au moment de sa présentation devant le juge qu’il comprend qu’on lui reproche aussi d’avoir mis un coup de poing au policier.

      Placé sous contrôle judiciaire, il est convoqué au tribunal correctionnel le 4 septembre prochain. Selon son ordonnance de placement sous contrôle judiciaire, consultée par CheckNews, il lui est reproché « d’avoir volontairement commis des violences n’ayant pas entraîné d’incapacité de travail […], avec cette circonstance aggravante que les faits ont été commis sur un fonctionnaire de la police nationale […] et notamment en l’espèce d’avoir tenté de saisir le LBD du policier en lui donnant un coup de poing ».

      Des faits que conteste David B. : « Je n’ai jamais frappé ce policier ni cherché à le dessaisir de son arme. Si j’ai vraiment fait tout ça, comment ça se fait qu’ils m’aient laissé libre sur le coup ? ça ne tient pas debout ».

      Y a-t-il un lien avec sa plainte ? « On m’a dit que ça n’avait aucun rapport », raconte-t-il dubitatif. « De toute façon je suis bien décidé à aller jusqu’au bout ». Pour l’heure, nous n’avons pas reçu de réponse du parquet. Auprès du journal local qui a révélé l’affaire, le procureur a refusé de communiquer.
      Pauline Moullot

  • « Gilets jaunes » : Philippe fait sauter le préfet et réhabilite le lanceur de balles de défense | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180319/gilets-jaunes-philippe-fait-sauter-le-prefet-et-rehabilite-le-lanceur-de-b

    Édouard Philippe a reproché à la hiérarchie policière parisienne d’avoir fléchi face aux demandes d’interdiction ou de suspension de l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD). Du fait « de la polémique sur le LBD », « des consignes inappropriées ont été passées pour réduire son usage », a-t-il soutenu.

    Avant le mouvement des gilets jaunes, le préfet Michel Delpuech n’était pas un chaud partisan de l’usage de LBD. Fin 2017, il avait même annoncé au Défenseur des droits avoir « pris la décision d’interdire » cette arme « dans les opérations de maintien de l’ordre au regard de sa dangerosité et de son caractère inapproprié dans ce contexte ».

    (…) 14 500 balles en caoutchouc ont été tirées du 17 novembre 2018 au 5 février 2019. Les détachements d’action rapide (DAR), unités créées par le ministre de l’intérieur début décembre, ont utilisé à eux seuls près de 80 % de ces munitions.

    On doit déduire des déclarations du premier ministre qu’il encourage désormais les forces de l’ordre à étendre l’usage du #LBD. Édouard Philippe a annoncé, lundi, vouloir « renforcer la fermeté » de la doctrine du maintien de l’ordre.

    • En résumé, le gouvernement est très mécontent parce que la police, en tous cas ses chefs, cherchent à limiter le niveau de violence déployée.
      IL FAUT TAPER ! c’est ça qu’on vous a demandé.

      Ou, comment le gouvernement s’emploie à durcir sa police et à en chasser les " républicains " qui s’y trouveraient encore. Ça commence à ressembler à un appel à la guerre civile…

      « Gilets jaunes » : le préfet de police limogé, des manifestations interdites dans certains quartiers
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/18/gilets-jaunes-les-manifestations-dans-certains-quartiers-interdites-en-cas-d

      Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, lundi 18 mars, que le préfet de police de la préfecture de Paris, Michel Delpuech, serait relevé de ses fonctions dès le conseil des ministres de mercredi. Il sera remplacé par l’actuel préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement. Une décision prise deux jours après une manifestation de « gilets jaunes » particulièrement violente, au cours de laquelle de nombreux commerces des Champs-Elysées ont été dégradés. Lundi, M. Philippe a regretté que « des consignes inappropriées aient été passées [samedi] pour réduire l’usage » des lanceurs de balles de défense (LBD).

      Invité du « 20 Heures » de France 2, M. Philippe a insisté, mettant en avant la responsabilité de la préfecture de police de Paris : « La stratégie de maintien de l’ordre que nous avions élaborée après le 1er décembre [manifestation de “gilets jaunes” qui avait été marquée par une éruption de violences] n’a pas été mise en œuvre dans des conditions satisfaisantes. » « Une forme de consigne a été passée pour que ne soient pas utilisés les LBD (…). On a constaté beaucoup moins de tirs [de LBD], beaucoup moins de capacité de projection de nos forces de l’ordre, beaucoup moins de mobilité », a-t-il déploré, précisant que cette consigne ne venait « pas du gouvernement ». Le premier ministre a certifié que la démission du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, n’avait pas été envisagée.

      « Il n’est pas normal qu’une stratégie définie par le ministre au nom du gouvernement puisse être aménagée » à son insu, a déclaré, de son côté, M. Castaner, sur LCI. « Je sais où, je sais qui » a passé des consignes différentes, a-t-il affirmé, jugeant « nécessaire » que des responsables policiers soient démis de leurs fonctions.

      Lors de son point de presse, qui s’est tenu en fin d’après-midi, Edouard Philippe a également annoncé que les manifestations dans les quartiers les plus touchés par les violences seront interdites lorsque l’exécutif aura connaissance de la participation « d’éléments ultras ». Il a cité le secteur des Champs-Elysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à Toulouse. En cas de manifestation, « nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements », a-t-il prévenu.

  • « Le Monde » identifie sur une vidéo un collaborateur de Macron frappant un manifestant le 1er mai à Paris
    https://abonnes.lemonde.fr/politique/article/2018/07/18/le-monde-identifie-sur-une-video-un-collaborateur-de-m-macron-frappa

    Cette histoire est hallucinante. Un policier menteur libéré à Nantes, un homme de main de l’Elysée qui frappe les gens à terre (vous me direz que c’est une excellente métaphore de toute la politique de Macron que de s’attaquer aux plus faibles)... qui a dit "Etat policier" ? Tuer la contestation dans l’oeuf par la violence, ce n’est pas la République. On est en train de passer à "autre chose". "Démocratie autoritaire" est un terme en deça même de la réalité. Il faudrait analyser les nouvelles formes politiques basées sur l’intimidation. Intimidation par tweets chez Trump, par la menace financière contre la presse, par la marginalisation des chercheurs qui contestent l’ordre des multinationales, par la peur d’être désigné comme appartenant à un groupe anti-étatique comme en Turquie, par la menace du chômage pour tous, par..., par..., par toutes les méthodes possibles pour imposer le silence, le replis dans la coquille, la fin des solidarités.
    Oui, cet agent de l’Elysée est plus qu’un symptôme du dérèglement politique et social que nous vivons.

    Une mise à pied de quinze jours et toujours un bureau à l’Elysée… C’est la sanction que s’est vu signifier, dans la plus grande discrétion, Alexandre Benalla, un proche collaborateur du président de la République, après s’être livré, le 1er mai, à des violences restées inconnues jusqu’ici. Ce jour-là, ce chargé de mission d’Emmanuel Macron, équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre, s’en est pris à un jeune homme qui se trouvait à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris. Il s’est vite éloigné, de peur d’être reconnu.

    • #démocratie_autoritaire, comme nouveau concept après la #démocratie_de_façade, c’est pas mal, sinon la politique de Macron et l’attitude de celles et ceux qui le soutiennent, en tête Amélie de Montchalin, m’inspire souvent le terme #crapulerie_policée ou to put it more mildly #politique_d_imposture et enfin pour exprimer le niveau en général raz des paquerettes de la pensée des macronistes, #pensée_régressive (je pense à la belle sortie de Jupée qui répondait à la minablerie d’un député macroniste lors des discussions sur les droits humains). Y a du boulot pour remonter le niveau.

    • Violences sur un manifestant : le parquet ouvre une enquête visant un collaborateur de Macron
      https://lemonde.fr/societe/article/2018/07/19/violences-sur-un-manifestant-le-parquet-de-paris-ouvre-une-enquete-prelimina

      L’enquête préliminaire vise Alexandre Benalla. Elle porte sur les chefs de violences par personne chargée d’une mission de service public, usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l’autorité publique.

      Qui est Alexandre Benalla, ce proche de M. Macron, auteur de violences le 1er mai ? Ariane Chemin

      Peu connaissent le visage de « l’adjoint au chef de cabinet » du président, identifié comme ayant frappé un jeune manifestant. Mais à l’Elysée son goût pour les démonstrations de force ne passe pas inaperçu.

      Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, au palais de l’Elysée à Paris, le 18 mai 2017.
      C’est la règle pour les « chargés de mission » auprès de la présidence de la République : leur nom n’a pas besoin d’être publié au Journal officiel (JO). Alexandre Benalla, l’homme qui a frappé, le 1er mai, un jeune manifestant place de la Contrescarpe, à Paris, coiffé d’un casque de policier – ce qui lui a valu une mise à pied de quinze jours –, n’apparaît pas dans l’organigramme officiel de l’Elysée.

      Rares sont ceux, hormis les chargés de la sécurité de ministres, les journalistes, les conseillers et le personnel de l’Elysée – où il dispose d’un bureau – qui connaissent le visage, voire l’existence, de « l’adjoint au chef de cabinet » d’Emmanuel Macron.

      Les premières armes politiques d’Alexandre Benalla remontent à 2011. « Il était tout jeune, 20 ans à peine, se souvient Eric Plumer, ancien responsable du service d’ordre national du Parti socialiste. Il avait fait la sécurité de plusieurs artistes, il en voulait, il était intelligent et compétent, dans mon souvenir, posé. Nous sommes en pleines primaires socialistes, je le charge de la protection de Martine Aubry. Puis je le prends dans mon service d’ordre durant la campagne 2012 de François Hollande. »

      « Viré manu militari » par Montebourg

      Il se met ensuite brièvement au service d’Arnaud Montebourg, avant d’être « viré manu militari » par ce dernier : « Le SPHP [le Service de protection des hautes personnalités] me l’avait proposé comme chauffeur en 2012, raconte au Monde l’ancien ministre du redressement productif. Je m’en suis séparé au bout d’une semaine après une faute professionnelle d’une première gravité : il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite. »

      On retrouve enfin ce très jeune homme au JO au printemps 2015. Par arrêté du premier ministre de François Hollande, ce titulaire d’un master de droit est admis dans la quarantaine d’étudiants et de jeunes professionnels de moins de 35 ans autorisés à suivre la session « jeunes » de l’Institut des hautes études de la sécurité et de la justice (IHESJ), une semaine de formation de haut niveau organisée à l’école des officiers de la gendarmerie à Melun. Un an et demi plus tard, il rejoint la campagne de M. Macron, où il est nommé responsable de la sécurité du candidat, pour un salaire de 3 500 euros net.

      Selon des indiscrétions de lettres confidentielles, La Lettre A et Maghreb Confidentiel, il a travaillé plusieurs années pour le groupe Velours, spécialisé dans la sécurité privée et fondé par d’anciens policiers. D’après le registre du commerce marocain, il devient le codirigeant d’une antenne montée par l’entreprise à Casablanca, en octobre 2015, qui cesse vite son activité avant d’être dissoute en 2017.

      Pistolets, Flash-Ball et boucliers antiémeute

      Comme l’entourage du nouveau chef de l’Etat, son nom apparaît ensuite à plusieurs reprises dans les « MacronLeaks », les courriels et documents internes d’En marche ! dérobés par des hackeurs anonymes et postés sur WikiLeaks à l’été 2017.

      Durant la campagne présidentielle, plusieurs conseillers proches de M. Macron s’interrogent. Par exemple, lorsque M. Benalla, du moins selon les « MacronLeaks », fait établir pour son équipe un devis pour deux pistolets lanceurs de balles en caoutchouc, un Flash-Ball et des boucliers antiémeute. « Je n’ai jamais entendu dire que les partis politiques avaient des vigiles armés, je trouve même ça dangereux », rétorque alors par e-mail Cédric O, trésorier de la campagne et aujourd’hui conseiller à l’Elysée chargé des participations de l’Etat et de l’économie numérique.

      Le responsable de la sécurité du candidat Macron ne manque en effet pas d’imagination. Le 17 avril 2017, 20 000 personnes sont réunies à l’AccorHotels Arena de Paris, le plus gros meeting de la campagne. On craint une opération terroriste. M. Benalla a une idée. « Une trappe avait été sciée, racontera à Midi Libre, Ludovic Chaker, coordinateur des meetings. En cas de tir, le pupitre devait basculer et M. Macron, se retrouver dans la partie creuse de la scène où avaient été placés un kit de secours et un gilet pareballes. »

      Même les professionnels de la sécurité privée connaissent mal M. Benalla. En avril 2016, le jeune consultant a pourtant créé une Fédération française de la sécurité privée avec une connaissance, Vincent Crase. Cet officier de réserve de la gendarmerie basé dans l’Eure et reconverti dans la sécurité privée serait, selon les « MacronLeaks », l’un des prestataires du service de sécurité de la campagne présidentielle. C’est avec lui que M. Benalla commande les fameux pistolets qui inquiétaient Cédric O.

      Le goût des démonstrations de force

      « La commande a été refusée par la direction d’En marche ! », confie au Monde Vincent Crase. Cette association, selon les statuts déposés à la Préfecture de police de Paris, se voulait « un lieu d’échange entre les différents acteurs de la sécurité privée » et entendait régler « tous les différends entre les professionnels du secteur et les pouvoirs publics ou les clients ». Les activités de cette ambitieuse fédération n’ont laissé aucune trace : elle a été dissoute rapidement.

      A l’Elysée, en revanche, le caractère d’« Alexandre » et son goût pour les démonstrations de force ne passent pas inaperçus. Lors d’un meeting à Caen du candidat d’En marche !, le 4 mars 2017, des témoins se souviennent l’avoir vu soulever de terre et évacuer manu militari un photographe local, qui s’était approché de trop près à son goût de l’ancien ministre de l’économie. Et, à l’occasion d’un déplacement de M. Macron dans un centre de formation des apprentis de Tours, le 15 mars, le « M. Sécurité » du chef de l’Etat s’en était aussi pris à un commissaire de police en tenue, accusé de ne pas libérer assez vite le passage au président de la République. « Alexandre, faut pas l’embêter », avait soufflé ce jour-là un proche de M. Macron qui assistait à la scène.

      Alexandre Benalla au lendemain de la victoire française au foot

      Un autre #gendarme_réserviste, de #LREM celui-ici, intégré au dispositif policier ce Premier Mai
      https://lemonde.fr/politique/article/2018/07/19/violences-sur-un-manifestant-l-elysee-annonce-avoir-mis-fin-a-toute-collabor

      Bruno Roger-Petit a également annoncé que M. Benalla était ce jour-là accompagné d’un autre homme, Vincent Crase – que l’on voit également sur la vidéo –, un gendarme réserviste par ailleurs employé de La République en marche. D’après le porte-parole, ce dernier était « très ponctuellement mobilisé comme d’autres réservistes par le commandement militaire de la présidence de la République ».

      Au cours de l’intervention filmée le 1er mai, M. Crase a « outrepassé son autorisation de la même manière qu’Alexandre Benalla et a été sanctionné comme lui d’une mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire », a déclaré Bruno Roger Petit. « Il a été mis fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République », a-t-il ajouté.

      et lui était armé ce jour là

      Toujours plus loin. @enmarchefr appelle à re-créer des milices à Nantes
      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1019531540756299777

      Pour le flicage généralisé transcourant c’est open bar. Se rappeller la #garde_nationale de Hollande, et noter qu’Hidalgo envisage de créer une police municipale armée à Paris
      https://seenthis.net/messages/708749

      On frappe à terre (Contrescarpe, Premier Mai), on abat d’un tir dans la nuque (Ababakar, Le Breil), on mitraille un fuyard (Luis, à Montargis, il y a un an), on écrase à plusieurs gendarmes un Noir jusqu’à l’étouffer à mort (Adama Traoré), c’est le panard de terroriser les déviants, les opposants (utilisation constante de grenades « de désencerclement » comme arme offensive lors de charges policières), d’écraser les faibles (innombrables condamnations à la prison, destruction des effets des migrants à la rue, tri social relancé par parcoursup, coupure d’eau des fontaines publiques, ..., ...). Ça pue.

      Le preneur de vue avait été gazé
      https://twitter.com/NicolasLescaut/status/991380127803170816

      L’incroyable dans cette affaire, c’est pas tant le maintien des traditions barbouzardes au sein de l’État -Salcon affiche ouvertement une grossièreté et une intransigeance qui sont un appel constant et réitéré à exercer la domination par tous les moyens nécessaires mais aussi tout simplement pour le plaisir - que cette généralisation d’un « effet Rodney King » où la multiplication des images et leur mise en circulation pèse d’un poids inédit (y compris contre les salariés, les manifestants, les mis en cause par la justice, etc.).

      Image encore, voilà que je trouve un autre Salcon s’amuse, faites en autant .

      #police #sécuritaire #décomplexé #préfet #Collomb #Elysée #barbouzes (aux petits pieds) #milice #nervis #vidéo #scandalisation #mdr

    • Un militant communiste accuse Alexandre Benalla de l’avoir frappé lors de la déclaration de candidature de Macron
      https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/un-militant-communiste-accuse-alexandre-benalla-de-lavoir

      Ça fait du bruit, pour l’impunité c’est beaucoup moins pratique que les policiers anonymes et sans matricule, mais, rendez vous compte, c’est « la plus forte sanction jamais infligé à un collaborateur de l’Elysée : 15 jours de mise à pieds … » ( Bruno Roger-Petit, porte parole de la présidence).

      #observation_participante

    • LA MILICE DE MACRON - A propos de « l’affaire Benalla » -
      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1020035513909219328

      ...il y a aussi un troisième homme, lui aussi en civil, pas encore identifié, qui prend le relai de Benalla lorsqu’il exfiltre brutalement une jeune manifestante. Ces hommes semblent eux aussi se connaître, fonctionner ensemble. (...)

      Depuis mercredi, ce qui choque les #médias et la classe politique, ce ne sont pas les innombrables exactions commises contre les manifestants depuis des mois.

      Ces violences policières ont causé des centaines de blessures, et parfois des mutilations, et ont abondamment été filmées et documentées. Ce qui choque, c’est le caractère « non-règlementaire » des agressions commises par le milicien Benalla.

      Si les mêmes violences avaient été commises par les CRS ou la BAC, personne ou presque n’aurait réagi. Ce que les médias reprochent à Benalla et ses complices, c’est de ne pas avoir été officiellement policiers.

      @ellensalvi, Journaliste - Mediapart
      https://twitter.com/ellensalvi/status/1020048309740802049

      Quelque chose d’étrange dans la présentation que fait l’Élysée des fonctions d’#AlexandreBenalla.

      – Adjoint du chef de cabinet (poste déjà occupé par un autre)
      – En charge de la sécurité du président (responsabilité du seul patron du GSPR)

      Pourquoi a-t-il été recruté au juste ?

      Une SARL, des achats d’armes, un employeur/protecteur commun, pour cette affaire d’État.

      #milice #présidence

    • http://www.vududroit.com/2018/07/affaire-benalla-code-penal-quoi-faire

      Le comportement d’Emmanuel Macron est désarmant de sincérité. Le président de la République affiche un narcissisme permanent et infantile auquel vient s’ajouter un étonnant sentiment d’impunité. Et avec lui, aucune relâche, nous avons droit tous les jours à un épisode destiné à nourrir notre stupéfaction devant l’absence de limites du personnage. Il y a eu l’épisode qui a suivi la victoire française en Coupe du Monde de football, occasion à laquelle Emmanuel Macron a été incapable de se maîtriser, en a fait des tonnes de façon gênante, avant de signifier son égoïsme méprisant avec la confiscation de la descente du bus sur les Champs-Élysées. « Moi d’abord, les autres ne sont rien. »Il y a maintenant l’incroyable affaire qui concerne une espèce de « garde-du-corps-porte-flingue-conseiller » à l’Élysée auprès du chef et dont on apprend qu’il joue les nervis en allant casser du passant dans les rues de Paris. Une vidéo nous montre Monsieur Alexandre Benalla profitant d’un temps libre pour revêtir les signes liés à la fonction de policier et passer à tabac les gens qu’il soupçonne d’être des opposants à son patron. Au plan juridique, judiciaire et administratif, cette affaire est d’une gravité exceptionnelle. Elle s’est déroulée il y a plus de deux mois et demi et jusqu’à présent, la seule conséquence avait été une mise à pied de 15 jours de l’apprenti milicien !

      Ces psychopathes qui nous gouvernent.

    • @aude_v merci mais guère d’analyse de ma part, tout juste d’hypothétiques scénarios (et l’argent dans tout ça ? par exemple), et des extraits de presse et twitts

      Un aperçu d’un moment de #crise_de_régime, hier, selon Le Monde

      Dans cette ambiance électrique, l’agenda si bien huilé de l’exécutif est chamboulé. Les députés ont du mal à poursuivre l’examen de la révision constitutionnelle. Les incidents de séance se multiplient. Depuis une semaine, les débats sur cette réforme s’éternisaient, cette fois ils s’enlisent. A 18 heures, un conciliabule s’improvise dans la cour d’honneur du Palais-Bourbon. Après avoir quitté précipitamment le siège de LRM, Christophe Castaner échange avec François de Rugy, Richard Ferrand, Nicole Belloubet, Marc Fesneau, président du groupe MoDem, la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet et la conseillère parlementaire d’Edouard Philippe.

      Des membres de cabinets ministériels sont également présents, « au bout de leur vie », relate un participant. Des députés de l’opposition immortalisent la scène sur Twitter. Tout le monde perçoit le désarroi du premier cercle. La crise se déroule à ciel ouvert.

      Aujourd’hui, outre la GàV du suspect (...) et son licenciement (la barbouze au petit pied doit changer d’appart, il loge à l’Élysée...), trois responsables #policiers sont suspendus #fusibles
      https://lemonde.fr/societe/article/2018/07/20/affaire-benalla-trois-responsables-policiers-ont-ete-suspendus_5333963_3224.

      Il s’agit de deux membres de la direction de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de #police et d’un commandant chargé de faire la liaison entre la #préfecture et l’#Elysée.

      Ils étudient si bien les autonomes (et leurs propres troupes...) avec leurs observations participantes, ils pigent si bien ce qui se passe dans cette société filmée par tous les bouts qu’ils ont pas retenu que « pas vu pas pris » implique dans nombre de cas d’avoir à se masquer.

      edit La préfecture de police de Paris embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla, Soren Seelow et Julia Pascual

      Les policiers s’indignent qu’un «  observateur  » de l’Elysée ait pu outrepasser son rôle. Des cadres de la préfecture de police sont mis en cause.

      La stupéfaction le disputait à la colère dans les rangs des forces de l’ordre, jeudi 19 juillet, alors que l’« affaire Benalla », du nom de cet employé de l’Elysée surpris en train d’interpeller et de molester deux manifestants le 1er mai, affublé d’un casque de police, prenait l’ampleur d’un scandale. Alexandre Benalla, 26 ans, adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, avait été suspendu deux semaines, puis réintégré au service de la présidence de la République. Une mansuétude incompréhensible pour bon nombre de policiers.

      Au-delà de son retentissement politique, cet épisode fragilise la préfecture de police de Paris (PP), chargée de l’organisation du maintien de l’ordre et de l’accompagnement des « observateurs », dont faisait théoriquement partie M. Benalla le 1er mai. Trois cadres de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), qui gère les manifestations dans le ressort de la PP, ont ainsi été suspendus jeudi soir à titre conservatoire : Laurent Simonin, un contrôleur général membre de l’état-major de la DOPC ; le commissaire Maxence Creusat, également membre de l’état-major ; et un commandant, chargé de la liaison entre l’Elysée et la PP. Ils sont soupçonnés d’avoir récemment fait parvenir un film de l’incident issu de la vidéosurveillance à l’employé de l’Elysée.

      Benalla connu des services de la préfecture

      D’après nos informations, la demande d’intégrer M. Benalla à la manifestation a en outre été faite directement par l’Elysée auprès de la DOPC, sans passer par le ministère de l’intérieur. Une autorisation sans doute facilitée par son statut particulier : M. Benalla, qui a travaillé durant la campagne présidentielle de M. Macron en tant que responsable de la sécurité, puis comme « chargé de mission » à l’Elysée, est en effet loin d’être inconnu des services de la préfecture.

      « Je l’ai croisé plusieurs fois pendant la campagne, confirme un commissaire de la PP, et il était très présent sur les déplacements présidentiels. » Ce n’est pas la première fois qu’il participait à un service d’ordre, ajoute David Le Bars, du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) : « Cela fait des mois qu’il est présent sur les gros dispositifs de maintien de l’ordre. Il participe aux briefings préliminaires et aux débriefings et vient avec sa radio, donne des orientations à des commissaires en jouant de sa qualité. »

      D’après les informations du Monde, M. Benalla était également présent au sein de la salle de commandement de la DOPC, le soir du 1er mai, lorsque le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et le préfet de police, Michel Delpuech, ont rendu visite aux troupes. Mais selon une source policière, ce n’est que le lendemain, en découvrant les vidéos, que la haute hiérarchie de la PP aurait rapporté l’incident au ministère de l’intérieur.

      Lire aussi : Sous la pression, l’Elysée lâche Benalla

      Brassard et talkie-walkie

      Le 1er mai, M. Benalla était présent place de la Contrescarpe, à Paris. Le secteur est placé sous l’autorité déléguée du commissaire Maxence Creusat, qui a été suspendu jeudi soir. La vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux montre M. Benalla et l’un de ses proches — Vincent Crase, employé de La République en marche — participant à l’interpellation de deux manifestants, un jeune homme et une jeune femme. Selon une information du Monde, la présence de ce second collaborateur occasionnel de l’Elysée n’avait pas été autorisée par la PP, qui ne l’aurait découverte que jeudi 18 juillet, lorsque l’Elysée a dévoilé son identité au lendemain de la révélation du scandale.

      Sur plusieurs films, on aperçoit M. Benalla frapper un jeune homme et s’en prendre à une jeune femme, sous le regard passif de CRS. Comment expliquer que M. Benalla ait pu bénéficier d’autant de largesses dans son encadrement ? « L’Elysée, ça fout la trouille à tout le monde », lâche, prosaïque, Philippe Capon, du syndicat de gardiens de la paix UNSA-Police. « On n’est pas obligé de jouer les laquais de la présidence ! », s’étrangle un commissaire.

      Place de la Contrescarpe, ainsi que sur d’autres images prises dans Paris, un homme en civil accompagne M. Benalla sans jamais s’interposer : il s’agit pourtant d’un membre de l’état-major de la DOPC, Philippe Mizerski, chargé d’encadrer l’« observateur » de l’Elysée, et qui ne pouvait donc ignorer sa qualité. Jeudi, Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs déclaré identifier « formellement » ce policier comme étant celui qui lui « a demandé (…) de [s]e retirer de la marche silencieuse », en hommage à Mireille Knoll, le 28 mars, où il avait été chahuté. Une vidéo atteste de la présence de ce fonctionnaire.

      Autre question soulevée par cette affaire : comment Alexandre Benalla a-t-il pu arborer un brassard de police, ainsi qu’en témoignent plusieurs vidéos ? La PP précise qu’elle dote les observateurs qu’elle accueille « de casques et de gilets pare-balles permettant d’assurer leur protection. » Les brassards de police ou la radio portative, en revanche, ne font pas partie du matériel attribué.

      « Des amateurs »

      Afin d’éclaircir ces aspects du dossier, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a annoncé, jeudi, au Sénat, avoir saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN). Cette enquête administrative vient en complément de l’enquête judiciaire ouverte jeudi matin par le parquet de Paris pour « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique », dans le cadre de laquelle M. Benalla et M. Case ont été placés en garde à vue vendredi. Le parquet de Paris a par ailleurs à son tour cosaisi l’IGPN pour mener l’enquête judiciaire.

      Ce n’est pas la première fois que M. Benalla témoigne de son goût pour les attributions régaliennes. Compte tenu de son rôle pendant la campagne présidentielle et à l’Elysée, il bénéficie d’une autorisation de port d’arme. D’après nos informations, la demande a été faite par l’Elysée auprès de la PP et a été satisfaite en octobre 2017. M. Benalla est donc connu du SDLP, le service de police spécialisé dans la protection des personnalités, et de son émanation le GSPR, chargé de la protection du président de la République.

      Sa situation ne manque pas, là non plus, d’interroger. « Depuis quand met-on des amateurs pour s’occuper de la protection du président alors qu’on a des policiers et des gendarmes qui sont des professionnels ?, interroge Jean-Paul Mégret, du Syndicat indépendant des commissaires de police. Résultat, on se retrouve avec des gens qui n’ont aucun sang-froid. » Un connaisseur de la question fait remarquer que « c’est la première fois depuis le général de Gaulle qu’on contourne les services officiels ».

      #vidéo #violences_policières

    • Non bis in idem.

      Je suis toujours atterré par la capacité de la presse à aboyer avec la meute. Et l’absence de mobilisation du moindre neurone…

      À propos du motif de licenciement d’A. Benalla, «  mais pas pour les événements du 1er mai  ». cf. p. ex.

      Alexandre Benalla. Le point sur l’affaire qui secoue l’Elysée - France - LeTelegramme.fr
      https://www.letelegramme.fr/france/alexandre-benalla-le-point-sur-l-affaire-qui-secoue-l-elysee-20-07-2018

      Alexandre Benalla n’est pas licencié pour les violences du 1er-Mai mais pour avoir reçu des enregistrements vidéo le concernant : il « aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir », explique l’Elysée.

      … on rappellera qu’il ne peut être licencié pour ce fait, puisqu’il a déjà été sanctionné. Même symboliquement (et encore…) N’importe quelle instance juridique, Tribunal Administratif, probablement, mais on ne sait rien de son contrat (on va certainement encore apprendre des choses…) et donc, peut-être Prud’hommes, quelle que soit la juridiction, l’employeur se ferait exploser un tel motif de licenciement. (note aux journalistes : c’est qu’il faut indiquer les 7 semaines de délai en plus du rappel de l’impossibilité de double sanction).

      On notera d’ailleurs que le motif retenu est tout à fait délicieux – et tombe à pic, un contentieux là dessus serait intéressant à suivre : si on appliquait une telle (future) jurisprudence Benalla, il manquerait rapidement une part considérable de la police et de la gendarmerie, étant donné les habitudes d’accès illégal au STIC, voire de commercialisation de ses infos (moisies…)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_traitement_des_infractions_constat%C3%A9es#Fuites

    • Entre autres détails du Parisien,…

      Il est quasiment certain que l’identification du gugusse et la transmission au Monde sont issues de la #Grande_Maison.

      Les réseaux d’Alexandre Benalla au cœur de l’enquête - Le Parisien
      http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-reseaux-d-alexandre-benalla-au-coeur-de-l-enquete-20-07-2018-7828155.

      Selon nos informations, le jeune chargé de mission a été aperçu mercredi soir en train de récupérer un CD-ROM contenant les fameuses vidéos, dans un bar du VIIIe arrondissement de Paris. Benalla comptait, semble-t-il, s’en servir pour préparer sa défense. Il va devoir s’en expliquer devant les enquêteurs. Dans l’attente, les trois policiers ont été suspendus administrativement à titre conservatoire.

    • Où l’on apprend que la @prefpolice conserve les images de vidéo surveillance au delà du délai maximal d’un mois.

      https://twitter.com/raphkempf/status/1020560892948344832
      Se découvrir filmé, après coups (prise par trois objectifs ici, sans compter la vidéo surveillance)

      Ça se complique pour les politiciens ? Une réponse à la défense de l’honneur de la police par la gauche représentative :

      Quand la vidéo est sortie le 1er mai, personne, jamais, n’a dit « ça peut pas être des flics, ils se comportent pas comme ça », pas @Francois_Ruffin, pas la FI. Personne.
      On y a tous vu que du feu, précisément parce qu’on sait qu’ils se comportent comme ça.

      https://twitter.com/Aur0rax/status/1020540665028136960

      #nervi #bouffon #barbouze_manquée #vidéosurveillance #boomrang

    • question que nul ne pose ?

      cf. mon message d’il y a 2 jours. Visiblement, l’incroyable grade de lieutenant-colonel, sans parler des (encore plus) incroyables avantages et rémunération, passe très très mal dans un corps qui n’a pas vraiment besoin de cette cerise pour avoir des états d’âme (dont l’expression est illégale…)

  • Ivry : la préfecture s’oppose au portrait de Salah Hamouri sur la façade de la mairie
    Le Parisien | 06 mai 2018,
    http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/ivry-la-prefecture-s-oppose-au-portrait-de-salah-hamouri-sur-la-facade-de

    Les services de l’Etat jugent « cette prise de position » contraire au « principe de neutralité imposé aux collectivités territoriales ». Le maire PCF se dit stupéfait.

    « Cette prise de position est de nature à compromettre le respect du principe de neutralité imposé aux collectivités territoriales. » Voilà ce que la préfecture du Val-de-Marne pense du portrait affiché depuis six mois sur la façade de la mairie d’Ivry-sur-Seine. Les services de l’Etat l’ont fait savoir par courrier, quinze jours après que le visage de Salah Hamouri, peint par l’artiste C215, a été vandalisé. L’œuvre est en cours de restauration depuis.

    #Salah_Hamouri

  • Quand la presse découvre la #concertation #à_la_Macron

    L’Elysée boute les journalistes hors du palais
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2018/02/15/l-elysee-boute-les-journalistes-hors-du-palais_5257345_823448.html

    Tout un symbole. Emmanuel Macron, qui verrouille d’une main de fer – sans gant de velours – sa communication, a décidé de délocaliser avant l’été la salle de presse de l’Elysée qui donne sur la cour d’honneur du palais. Le nouvel espace réservé aux journalistes accrédités de manière permanente à la présidence, notamment les agences de presse (AFP, Reuters, etc.), sera désormais situé au 4, rue de l’Elysée, qui longe l’hôtel d’Evreux.

    Evoquée depuis l’arrivée de la nouvelle équipe présidentielle, cette idée a suscité dès le début une levée de boucliers des journalistes, pour qui voir les allées et venues dans la cour du palais donne des indications précieuses sur l’activité du président. Huit mois plus tard, les conseillers de M. Macron évoquent un projet immobilier global prôné par la Cour des comptes. « Il va y avoir une série de travaux », a expliqué, il y a deux jours, le chef de l’Etat, promettant des « concertations ».

    Invités à une réunion à l’Elysée, mercredi 14 février, pour évoquer les aménagements de leur futur espace de travail, les journalistes ont pu constater que les grandes lignes du projet avaient déjà été décidées. Les conseillers en communication du palais ont reconnu que ce projet de déménagement relevait d’une « décision unilatérale, sans concertation ». « Il y a des privilèges qui tombent », ont-il ajouté. « La présence de ce lieu au sein du bâtiment principal ne relève pas d’un “privilège”, mais résulte de la volonté de transparence des présidents de la République, constamment réaffirmée depuis 1974 », a aussitôt répondu, dans un communiqué, l’association de la presse présidentielle, en demandant de « reconsidérer » cette décision.

    Niant toute volonté d’écarter les journalistes, l’Elysée invoque la modernisation et l’agrandissement de la salle de presse qui permettra d’accueillir plus d’accrédités. En guerre avec les médias, le président américain, Donald Trump, avait créé l’émoi juste avant son investiture en menaçant de déménager la briefing room dans une pièce plus grande en dehors de la Maison Blanche, avant d’y renoncer. A l’époque, les mêmes arguments étaient avancés par son administration qui expliquait qu’un plus grand nombre de médias, y compris des blogueurs, pourraient venir y travailler. Dans la nouvelle salle de presse de l’Elysée, les jeunes chaînes d’information continue auront désormais leurs places attitrées.

  • Que penser du Black bloc ?
    https://lundi.am/Que-penser-du-Black-bloc

    20 000 policiers, 3000 véhicules, 11 hélicoptères, 185 chiens, 70 chevaux et une dizaine de canons à eau, c’est ce qui paraissait nécessaire aux autorités allemandes pour assurer aux représentants des 20 pays les plus riches qu’aucun manifestant mécontent ne viendrait perturber leurs rencontres.

    Après deux journées d’émeutes, force est de constater que la stratégie militaro-policière qui consistait à empêcher et désintégrer toute manifestation a tourné au vinaigre. Ce que la police allemande est effectivement parvenu à pulvériser semble s’être propagé dans toute la ville.

    Alors que les média du monde entier dissertent sur les exploits d’un mystérieux « Black Bloc », nous reproduisons ici un texte écrit après le contre-sommet de Gênes en 2001. Il éclairera nos lecteurs les plus curieux sur cette tradition trop souvent méconnue.
    Ma noi ci saremo

    #démocrature #demokratie #black_blocks #G20

  • Histoire du gouvernement par ordonnances de Laurent Mauduit, journaliste à Médiapart et aimablement partagé par Christine Delphy. Merci à elle.

    Comment la France n’est JAMAIS sortie du régime monarchique : le système des « ordonnances » – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/06/28/comment-la-france-nest-jamais-sortie-du-regime-monarchiqu

    Parmi les recours célèbres à cette procédure autoritaire, attentatoire aux droits du Parlement, il y a encore les ordonnances de 1986, sans doute les plus connues de toutes pour notre époque contemporaine. Car pour éviter un grand débat sur des mesures immensément nombreuses et hautement symboliques, le gouvernement de Jacques Chirac – on est alors sous la première cohabitation – décide aussi de passer en force, en promulguant la loi du 2 juillet 1986 l’autorisant à prendre par ordonnance « diverses mesures d’ordre économique et social ». Sous des apparences anodines, il s’agit en réalité d’une loi explosive. D’abord, c’est elle qui donne le coup d’envoi des privatisations : en annexe de la loi, on trouve ainsi, après l’article 8, la liste de la quasi-totalité des banques et des groupes industriels promis à la privatisation. Et puis, dans cette loi fourre-tout, il y a aussi – déjà ! – de très nombreuses dispositions visant à commencer le démantèlement du code du travail.

    (entre autres)

    #ordonnances #République #monarchie_présidentiel #coup_d'état_permanent #démocrature et bien sûr #loi_travail

  • En Marche… sur ta gueule de prolo - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2017/06/09/marche-gueule-de-prolo

    La présidentielle n’a pas seulement siphonné toute la pensée #politique de ce pays vers ses cloaques les plus répugnants, elle a aussi permis d’occulter le projet social en marche qui est la mise à mort finale de la démocratie au profit d’une féodalité tenue de main (très) ferme par le monde de l’entreprise dans ce qu’il a de plus rétrograde.

  • Emmanuel Macron veut prolonger l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/05/24/emmanuel-macron-veut-prolonger-l-etat-d-urgence-jusqu-au-1er-novembre_513316

    L’Elysée a fait savoir, mercredi 24 mai, que le gouvernement soumettrait en juillet au Parlement un projet de loi de prorogation de l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre. Ce serait la sixième prorogation depuis son instauration à la suite des attentats de novembre 2015.

    #etat_d'urgence #democrature

  • Bagui Traoré condamné à huit mois ferme pour violences
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/12/15/un-des-freres-d-adama-traore-condamne-a-huit-mois-ferme-pour-violences_50490

    Bagui Traoré, le grand frère d’Adama mort lors de son interpellation par les gendarmes cet été, a été condamné, mercredi 14 décembre, à huit mois de prison ferme à Pontoise (Val-d’Oise) pour des violences commises contre des policiers municipaux.

    Dix mois de détention ferme avaient été requis contre le jeune homme de 25 ans, qui est en outre frappé d’une interdiction de séjour de deux ans dans la commune de Beaumont-sur-Oise.

    Le tribunal a avancé « le besoin de sérénité » pour justifier cette décision, alors que la ville de grande banlieue parisienne où vit une grande partie de la famille Traoré est le théâtre de troubles récurrents depuis le décès suspect d’Adama, le 19 juillet.

    Et si l’idée de faire appel puis cassation lui passe par l’esprit, vu que par decret la cour de cassation est sous la tutelle de l’executif c’est plié pour les Traoré.

    #la_gebe #justice_de_race #justice_de_classe #etat_policier #democrature #discrimination #acab
    #justice_aux_ordres

  • L’Assemblée nationale vote la prolongation de l’état d’urgence
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/12/14/l-assemblee-nationale-vote-la-prolongation-de-l-etat-d-urgence_5048477_3224.

    Les députés ont adopté – par 288 voix contre 32 et cinq abstentions –, dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 décembre le projet de loi prévoyant de prolonger pour la cinquième fois l’état d’urgence. Le régime d’exception est étendu pour une durée de sept mois, jusqu’au 15 juillet 2017.

    #démocrature

  • France 2016 : bienvenue en #algocrature ?
    https://reflets.info/france-2016-bienvenue-en-algocrature

    La gouvernance algorithmique, aussi appelée #algopolitique, est un nouveau mode de gestion de la société , une nouvelle manière de traiter la vie démocratique. Cette récente gouvernance politique — qui ne se nomme pas — possède de nombreux aspects inquiétants facteurs de mutation sociétale, aspects étonnamment « non discutables » et non discutés. Le débat sur l’algopolitique […]

    #Bienvenue_chez_Amesys #Bienvenue_chez_Qosmos #Deep_Packet_Inspection #Technos #big_data #deep_learning #démocrature #machine_learning #Métadonnées #surveillance_numérique

  • Des correcteurs du bac scandalisés d’avoir été invités à signaler les « propos djihadistes »
    http://www.lemonde.fr/education/article/2016/07/06/des-correcteurs-du-bac-scandalises-d-avoir-ete-invites-a-signaler-les-propos

    Cette histoire me rappel une discussion tenu ici sur le harcèlement gouvernemental contre les musulman·ne·s ou assimilé·e·s (les arabes qui ne sont pas musulmans subissent la même oppression) qui suit deux tendances.

    1- Stigmatisation des femmes voilées - chassées de l’école, du travail et de la rue, dont on voie l’évolution depuis 20ans.

    2- Depuis la tuerie de Charlie hebdo, les enfants qui sont traqué pour délit d’opinion à travers l’éducation nationale.

    D’un coté il y a une infentilisation des femmes qu’il faudrait sauvé d’elles mêmes et de l’autre une adultisation (qui ressemble à de la parentalisation en psychologie qui est une maltraitance aux enfants) des enfants qui sont tenu responsable comme on le ferait des adultes et sont criminalisés.

    #délation #racisme #démocrature #infentilisation #parentalisation #oppression

    • C’est intéressant ce que tu remarques : et est-ce que, par hasard, les enfants traqués ne seraient-ils pas que des garçons ? Cela reviendrait à dire que les femmes sont des enfants quelque soit leur âge, alors que les hommes sont des adultes quelque soit le leur...

    • Ça rejoint un peu une remarque que je me faisais à propos de la pédocriminalité suite à un seen récent, ou j’ai le sentiment que lorsque les victimes sont des garçons la « bonne société » est choquée mais que lorsqu’il s’agit de filles, la même bonne société est beaucoup plus complaisante. C’est juste une idée qui m’a traversé mais ce n’est pas étayé.

  • #démocrature
    https://coutoentrelesdents.noblogs.org/post/2016/07/04/democrature

    Les gens intelligents le disent et le font répéter par leurs mainates médiatiques : nous ne sommes pas en #dictature, ici c’est l’État de droit et quiconque émet un doute sort du cadre démocratique et fait le jeu des terroristes. … Continue reading →

    #ANTICAPITALISME #état_d'urgence #capitalisme #démocratie #loi_travail #répression

  • Démocrature
    https://quartierslibres.wordpress.com/2016/07/04/democrature

    Les gens intelligents le disent et le font répéter par leurs mainates médiatiques : nous ne sommes pas en dictature, ici c’est l’État de droit et quiconque émet un doute sort du cadre démocratique et fait le jeu des terroristes. En face, donc, c’est le terrorisme et les casseurs. Et c’est un peu pareil, d’ailleurs,casseur, manifestant, terroriste, preneurs d’otages, on s’y perd : Gattaz, celui qui a gagné l’appel d’offre sur l’État, le dit sans détour : la grève, c’est la terreur, et les terroristes qui font perdre de l’argent aux groupes pétroliers ou qui perturbent le droit des affaires dans la rue, il faut les traiter comme ils le méritent. Source : Quartiers (...)

    • Le problème avec la démocratie, c’est que la minorité est obligée de se plier aux volontés de la majorité même quand la majorité a tort. Appliquer les règles démocratiques au sein d’une population hors « échelle humaine », disons celle d’une petite commune ne dépassant pas le millier d’habitants (et encore), je trouve ça « violent », malhonnête, terriblement dangereux. Les « perdant-e-s » de la consultation électorale ne peuvent qu’en concevoir rancoeur et désir de vengeance et bien sûr rester convaincu-e-s que leurs arguments, leurs choix sont justes. Un (triste) exemple est celui de la consultation sur l’opportunité de construire le nouvel aéroport pour la région Ouest à Notre Dame des Landes.

      #démocrature

    • @sombre Pour ce type de referendum pseudo démocratique, et on le voit aussi dans ce qui a fait fureur au sein des politiques rurales ou citadines, la fameuse démocratie participative qui n’a rien de démocratique dans le fait qu’il en va toujours de l’ethnocentrisme, du not in my garden, de la manipulation d’une fraction, ou tant qu’il n’y a pas d’éducation politique à l’école ou dans d’autres structures institutionnelles (ou pas) pour sortir les gens de leurs immanquables œillères c’est voué à entériner la mascarade. Et on voit bien avec la répression des manifestations comment le politique est une discipline interdite. D’autre part, parce que détruire par exemple un espace naturel et en donner les dividendes à une entreprise privé tient d’une politique globale, pas de quelques milliers de personnes autour de cet espace. Chaque fois que je me suis déplacé avec d’autres quidames pour dénoncer des situations ineptes et revendiquer le débat, il fallait se battre contre l’idiocratie parce que le discours récurrent était qu’on n’habitait pas là, qu’on n’avait pas voté là, et qu’en conséquence, on n’avait pas même à donner notre avis.

    • Dès qu’on commence à s’opposer à une décision politique ne serait-ce qu’en faisant valoir le principe de précaution, on est vite taxé d’"hystériques" et d’"oiseaux de mauvais augure".
      Souvenir du combat mené contre la municipalité de la commune où j’habitais, municipalité qui avait décidé (unilatéralement) d’accepter l’installation d’une antenne de téléphonie mobile à 50 m des premières habitations. C’est plutôt formateur mais il faut se préparer à de grandes désillusions sur les sociétés humaines. Et puis c’est fatigant et on ne récolte que des emmerdes. Il y a dix ans, j’assumais encore cette part ingrate de la lutte. J’avais la moelle ...

  • Pauvres collectivités locales ! | Blog | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/patrick-saurin/blog/211115/pauvres-collectivites-locales#comments

    Ou la démocratie locale mise à mal par ses thuriféraires, même.

    Le millefeuille territorial, un coupable idéal…

    Ces derniers temps, les attaques contre la démocratie locale sont de plus en plus fréquentes de la part du gouvernement et de sa majorité au Parlement. En voici quelques exemples parmi une liste hélas non exhaustive.

    .../...

    … pour dissimuler une atteinte à la démocratie locale

    L’essentiel des justifications avancées pour légitimer des mesures qui limitent, réduisent, voire font disparaître les pouvoirs locaux et mettent en péril les missions et les services qui y sont attachés se résume dans un argument financier : faires des économies. Des économies de coûts, d’échelles, de personnel, de dépenses inutiles, etc. C’est une logique essentiellement comptable qui est invoquée ici. Tout ce qui est consubstantiel à la démocratie locale est systématiquement ignoré : la proximité du citoyen de ses services, la qualité de ces services, les missions de service public, la participation citoyenne, le principe de subsidiarité[8]. Or la particularité de la démocratie locale est précisément sa faculté de se décliner sous une multitude de facettes : démocratie de proximité, démocratie participative, démocratie directe, etc.

    Par ailleurs, il est pour le moins étonnant que les adeptes du saccage de la démocratie locale ne fassent pas la relation entre leur politique délétère et la diminution constante du taux de participation aux élections, en particulier lors des scrutins locaux. Peut-être une telle situation satisfait-elle ces politiciens professionnels, l’éloignement des citoyens leur laissant les coudées franches pour commettre leurs méfaits, assistés de quelques technocrates aux ordres.

    #démocrature

  • L’erreur record des sondages sur le référendum grec - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2015-07-13-L-erreur-record-des-sondages-sur-le-referendum

    Cette expression directe des citoyens est utilisée dans certains cas comme complément au régime représentatif. Sur des sujets graves où les dirigeants élus veulent s’assurer d’une légitimité spécifique et ne se satisfont donc pas du mandat général — on dit aussi libre — que leur élection leur a conféré. Tous les pays n’en font pas usage. Si les Allemands sont plutôt méfiants à son égard, comme le passé nazi permet de le comprendre, le pays ayant la plus ancienne tradition parlementaire, le Royaume-Uni, va y recourir à propos de son appartenance à l’Union européenne. En opposant une Europe favorable au « oui » au corps électoral grec, la presse et les dirigeants européens opposent donc la légitimité du régime représentatif à la souveraineté populaire. Il suffirait d’élire des représentants. On sait que Rousseau notamment, suivant en cela la plupart des philosophes grecs… de l’Antiquité, ne considérait pas le régime représentatif comme démocratique. Les dirigeants politiques doivent seulement et en principe y rendre des comptes. Cela a forcément des limites en livrant l’exercice de la souveraineté à des partis politiques qui, même s’ils ne sont pas corrompus, limitent le choix aux candidats investis par eux et sélectionnent un personnel politique oligarchique. L’Europe invoquée contre les électeurs grecs est donc celle de chefs de partis qui ont tous les intérêts à se garder de la consultation directe.

    #démocrature

  • Le potentiel subversif du vote blanc - Les blogs du Diplo
    http://blog.mondediplo.net/2014-04-09-Le-potentiel-subversif-du-vote-blanc

    Dans un livre iconoclaste, La Lucidité, José Saramago soulignait le potentiel subversif du vote blanc. Dans une capitale imaginaire, les élections municipales ont eu un résultat déconcertant : « parti de droite, huit pour cent, parti du centre, huit pour cent, parti de gauche, un pour cent, abstentions, zéro, bulletins nuls, zéro, bulletins blancs, quatre-vingt-trois pour cent [4] ». En annonçant ce résultat, le premier ministre a le visage livide. Il a bien compris que « ces bulletins blancs qui ont asséné un coup brutal à la normalité démocratique (…) ne sont pas tombés du ciel et ne sont pas sortis des entrailles de la terre, ils ont séjourné dans la poche de quatre-vingt-trois électeurs sur cent dans cette ville, lesquels de leur propre main fort peu patriotique les ont déposés dans l’urne ». Cette « erreur » va être corrigée car il ne peut s’agir que d’un complot : l’état de siège est vite proclamé, les coupables pourchassés et la ville évacuée. Cette fable révélatrice de la violence de la « normalité démocratique » reste éloignée, cependant, de ce que l’on peut raisonnablement attendre du prochain décompte des bulletins blancs. On n’observe pas de révolution dans les pays étrangers ayant adopté cette mesure.

    voir aussi http://seenthis.net/messages/353751
    et aussi http://seenthis.net/messages/348865

    #élections #démocratie #démocrature

    • @monolecte @martin5

      Les bulletins blancs sont considérés comme votant mais non comme suffrages exprimés. Alors effectivement on peut rester frileusement dans sa tanière en attendant que les scrutins passent (et se ressemblent).
      sauf qu’ avec l’abstention, on ne sait ce qui s’exprime réellement : une négligence, un lendemain de gueule de bois, une inappétence à la vie citoyenne (dans le sens de celles ou ceux qui s’intéressent à la vie de la Cité) ou un ras-le-bol d’un système perverti jusqu’à la moelle ?
      Donc je persiste et signe en disant que si les abstentionnistes allaient voter blanc ou nul, on verrait mieux ce qui se profile à l’horizon. Ça aurait aussi le mérite de détromper le FN qui se croit de plus en plus le premier parti de France. Parce que dire que le premier parti de France est celui des abstentionnistes, alors là #je_me_marre

    • @Sombre Hermano

      J’ai été trop bref.
      Mais j’ai déjà tant envahi les commentaires des billets de Monolecte à ce propos par le passé...
      De mon point de vue, il m’importe surtout de ne pas jouer le jeu de croire exprimer quoi que ce soit de cette manière là, ni ce jour là.
      Je ne suis pas « abstentionniste » - ce sont les démocrates, les citoyen-ne-s, les électeurs, qu’ellils votent , blanc, nul, etc ; ou pas, qui me déclareront tel, au vu de ma non-participation à leur jeu, puisqu’ellils pensent en fonction des scrutins. Je m’y trouve pris aussi bien qu’elleux, mais il m’importe de me donner autant que possible la liberté de penser en dehors de ce jeu, et de regarder depuis là ce que j’y suis, ce qu’ellils y sont ,ce que nous y sommes tous.

      Je m’efforce de déprendre ma pensée du pouvoir et de son monde, qui l’ont conditionné comme celle de tout un-e chacun-e. Quant cette société qui m’a produit me demande mon avis, je me refuse donc à lui en faire part. Les questions qu’elle me pose m’intéressent assez peu, et je me réserve de communiquer mes éventuelles réponses à qui me semble approprié, sous la forme qui me convient, et quand cela me semble opportun.
      Aux politiciens, aux médiatiques, aux citoyens, je sais que n’ai rien à dire dans leur langue, selon leurs modalités.
      Je n’ai pas de ras-le bol, ni de désir ou de projet à exprimer que cette langue qu’ils ont en commun puisse me permettre de rendre de près ou de loin.
      Je sais assez bien qu’il n’y a rien à attendre d’aucun horizon vu avec ces oeillères là que nous ne subissions déjà que trop. Quand j’ai quelque chose à dire qui vaille la peine d’être partagé, je le fais donc autrement. Mais lorsque le Pouvoir de demande de m’exprimer, je me tais. Je ne suis pas « déçu » par le panel de valets qu’il nous propose Et je sais que je n’aurai pas plus la gueule de bois demain qu’hier !
      En fait, je me fiche à peu près complètement de savoir quel est « le premier parti de France ». Quand bien même ce serait celui d’ « abstentionnistes », qui, en retenant leur voix , s’accrochent encore à prétendre voir dans les élections des degrés de liberté qui ne s’y sont jamais trouvé.

      Par contre, il m’intéresse de comprendre pourquoi cette préoccupation là parvient à azimuter tant de mes semblables, comme il m’importe de comprendre pourquoi ellils tiennent à accepter de s’ « exprimer » librement... selon des modalités qu’on leur impose.
      Il faudra aux « abstentionnistes » de parti et aux fanatiques du vote blanc pris en compte penser beaucoup plus loin que la frustration de voir leur expression de dépit ignorée pour que nous puissions avoir une conversation !
      Un jour comme aujourd’hui, je me contente de m’efforcer de donner un petit peu à lire que l’on peut commencer de penser autrement, de sortir de ce paradigme captieux, et ne pas se laisser dicter sa pensée par le calendrier du Pouvoir.

      Il ne me semble pas y avoir d’enjeu plus important.

      Alors, en effet, on ne sait pas pourquoi les gens qui ne votent pas ne l’ont pas fait, et il est plus que probable que leurs raisons soient multiples. Tant pis pour les marges d’incertitudes des analyses politiciennes et pour les spéculations sur les vicissitudes du Pouvoir.

    • Je m’efforce de déprendre ma pensée du pouvoir et de son monde, qui l’ont conditionné comme celle de tout un-e chacun-e. Quant cette société qui m’a produit me demande mon avis, je me refuse donc à lui en faire part. Les questions qu’elle me pose m’intéressent assez peu, et je me réserve de communiquer mes éventuelles réponses à qui me semble approprié, sous la forme qui me convient, et quand cela me semble opportun.
      Aux politiciens, aux médiatiques, aux citoyens, je sais que n’ai rien à dire dans leur langue, selon leurs modalités.

      J’entends bien ce point de vue. Se démarquer du pouvoir et de son monde, parfait. Mais après avoir communiqué ton avis, tes réponses, sous une forme qui te sera propre, comment cela sera-t-il pris en compte ? Cela aura -t-il assez de force pour infléchir les mauvaises décisions qui auront décidées en « haut lieu » ?
      Je pense aux récents évènements du barrage de Sivens où les opposants auront été obligés de vider les lieux sous la menace de milices ayant toute l’approbation des cognes.
      Je n’ai jamais dit qu’une élection changerait quoi que ce soit dans la vie des citoyens de cette société. Mais que cela peut être aussi (mais pas que) une occasion d’exprimer à nos édiles le fait que ce sont des nuisibles et que leurs propagandes ne nous intéressent plus. Imaginons que 55 % des électeurs ait mis un bulletin blanc ou nul à l’occasion d’un scrutin, les maîtres du jeu et leurs valets médiatiques penseraient : « Merde, ils se sont déplacés pour nous signifier qu’ils ne croyaient plus à cette sinistre farce. ».

    • @Sombre hermano

      Mes excuses pour la longueur et le caractère sommaire et décousu de ce qui suit.

      En fait, je crois que je ne partage pas ces illusions :

      "comment cela sera-t-il pris en compte ? Cela aura -t-il assez de force pour infléchir les mauvaises décisions qui auront décidées en « haut lieu » ?"
      "une occasion d’exprimer à nos édiles le fait que ce sont des nuisibles et que leurs propagandes ne nous intéressent plus. "

      Je ne pense pas que cette dernière expression puisse être formulée lors d’une élection, ni être jamais audible des « édiles ». Je pense qu’on ne fait pas le déplacement jusqu’aux urnes sans croire un minimum, et alimenter inconsidérément sa propre croyance en la sinistre farce en question - certain-e-s qui « s’abstiennent » y croient encore, et persistent à donner un sens électoral à leur abstention.

      C’est à cette croyance là, à ce résidu élimé, plus qu’usé jusqu’à la trame, à cet ectoplasme citoyen qu’il me semble urgent de renoncer. Ce mythe démocratique me semble bien plus nuisible que les élus, puisqu’il agit de l’intérieur, à la racine, sur la capacité de penser, puisqu’il lui fournit une trame.

      De même, je ne tiens pas à ce que ma propre expression prenne une place qui excède trop la modeste matérialité de ma petite personne.
      Ce qui implique que je ne tiens pas à chercher à singer la grenouille de Lafontaine et à contribuer à infléchir quelque « décision en haut lieu » que ce soit. Il me semble que si un souhait ou un projet peut avoir un sens, c’est seulement celui de la disparition de ces « hauts lieux » où les décisions ne peuvent être que calamiteuses, pour ne pas dire pis, du simple fait de la hiérarchie sociale qu’ils impliquent.

      Et qu’un premier pas à ma portée pour amoindrir leur emprise est de refuser de penser et de me considérer moi-même en leurs termes, de considérer leurs termes comme autant d’armes employées contre moi. De refuser de parler leur langue. De leur refuser mon concours - ces hauts lieux n’existeraient pas s’ils n’avaient l’adhésion de tous ceux qui ne savent se plaindre d’eux que dans les formes admises, qui ne savent penser qu’avec eux.

      C’est le sort des humains dominés de voir leur pensée colonisée par celle de ce et celleux qui les dominent.

      Je ne peux évidemment pas aller détruire le Parlement, la bourse ou l’Elysée, et il faudrait aussi les détruire simultanément dans plusieurs dizaines de millions de têtes au moins pour qu’un tel acte puisse éventuellement produire un début d’effet intéressant.
      Mais je peux me défendre de la croyance en le fétiche démocratique quand je la rencontre dans la mienne, et m’efforcer d’agir en conséquence. En fait, il n’y a guère que là que je puisse espérer pouvoir le faire. Je n’ai pas le pouvoir de le faire dans d’autres têtes, et je ne cherche pas ce pouvoir.

      Je pense que le pouvoir est toujours un leurre mortel, que les « maîtres du jeux » sont d’abord et surtout les plus zélés de ses valets. (Je n’ai aucune envie de mettre ma pensée ne serait-ce qu’à moitié aussi à plat ventre que la leur) et que la démocratie est l’art de donner à chacun-e l’illusion qu’il pourrait innocemment jouer avec le Pouvoir, en assumer un fragment, au prétexte que chacun-e y contribuerait plus ou moins également. Qu’ellil pourrait y contribuer non seulement innocemment, mais en plus de façon responsable.
      Je ne tiens pas à me trouver réduit à un quantième de % de quoi que ce soit. Je ne connais que des êtres humains singuliers. Je ne tiens à en voir aucun-e réduit-e, ou se réduire ellui-même à quelque pourcentage que ce soit.

      Je ne peux rien faire de mieux que de faire de mon mieux la part qui me revient, celle qui est à ma portée, aussi nécessairement limitée soit-elle dans ses effets.
      Aller au delà ? Je dois bien laisser à chacun la sienne.
      Il s’agit pour moi de renoncer à l’illusion consolatrice, aux espoirs faciles que donne le pouvoir.

      Oui, les temps sont sombres.
      Sivens n’était manifestement pas tenable. Et beaucoup d’autres lieux, d’autres batailles seront encore perdues.
      C’est assurément regrettable.
      Mais toutes les armes ne sont pas pertinentes. Et le vote est une arme du pouvoir, dirigée d’abord contre chacun-e de celleux qui acceptent de s’en servir.

      La révolution sera l’oeuvre des opprimés eux-mêmes, disait Karl. Je ne sais pas si la révolution aura lieu ou pas, mais Je ne peux prétendre émanciper personne à sa place, et j’ai déjà fort à faire à comprendre et me défaire de la mienne !

  • Notre meilleur ami islamiste

    Sous Erdogan la Turquie est transformée en démocrature islamique. Fini la séparation entre la religion et l’état, fini l’égalité des sexes. Pour l’Europe et l’OTAN la Turquie conserve malgré tout son statut de coqueluche du Levant.

    Der Islamische Staat Türkei | Telepolis
    http://www.heise.de/tp/artikel/43/43410/1.html

    Von der Trennung von Religion und Staat will man sich verabschieden. Präsiden Erdogan machte nun auch deutlich, dass im Kern seines islamischen Staats die Geschlechterpolitik steht, was ihn auch mit dem IS und anderen fundamentalistischen islamischen Regimen verbindet. So wandte er sich gestern in einer Rede vor dem Frauenverband Kadem gegen die Gleichberechtigung von Mann und Frau. Eine Gleichstellung sei widernatürlich, weiß der türkische Präsident, der lieber von einer Gleichwertigkeit vor dem Gesetz sprechen würde. Besser sei es von Gleichheit zwischen Männern oder Gleichheit zwischen Frauen zu sprechen

    Man kann Frauen und Männer nicht in gleiche Positionen bringen. Das ist gegen die Natur, weil ihre Natur unterschiedlich ist. Man kann nicht Frauen alles machen lassen, was Männer machen, wie das die kommunistischen Regimes taten.

    Erdogan entblödet sich nicht, die Forderung nach Gleichberechtigung auf die körperliche Gleichheit zu begründen und aus dieser Konstruktion dann diese zu verwerfen. So könne man eine schwangere Frau im Arbeitsleben nicht denselben Bedingungen unterwerfen wie Männer. Man könne ihr auch keine Schaufel geben und wie einen Mann arbeiten lassen. Feministinnen würden sowieso nur die Mutterschaft zurückweisen. Die Füße der Mütter verbindet der starke Mann mit dem Geruch des Himmels.

    Erdogan vertritt die These, dass eine Frau mindestens drei Kinder haben sollte. Abtreibungen sind für ihn ebenso verpönt wie ein Kaiserschnitt. Es muss in Geschlechterverhältnissen natürlich zugehen, so wie früher, während er ansonsten gegen moderne Technik nichts einzuwenden hat und die Natur gerne zubetoniert. Und er weiß, welche Rolle der Islam den Frauen zuweist:

    Unsere Religion hat die Position der Frauen definiert: Mutterschaft. Manche Menschen können dies verstehen, andere nicht. Das kann man Feministinnen nicht erklären.

    Gewalt gegen Frauen ist in der Türkei endemisch. Erdogan erklärt, häusliche Gewalt gegen die Ehefrau sei unislamisch, schließlich sei der Islam eine Friedensreligion. Wenn Frauen gut islamisch schon brave Mütter sein müssen, sollen sie wenigstens nicht gewalttätig angegangen werden. Wenn man Frauen aber die Gleichberechtigung abspricht und damit die Männer überhöht, provoziert man die Gewalt der Männer gegenüber den Frauen.

    Marrant : http://www.toupie.org/Dictionnaire/Dictocratie.htm

    Exemples de pays ou systèmes politiques pour lesquels le terme « #dictocratie » (ou « #démocrature ») est parfois utilisé :

    Les Etats-Unis,
    La Russie de Poutine,
    Certains pays d’Afrique ou d’Amérique latine
    le Conseil de Sécurité des Nations Unies,
    la Commission européenne et plus largement les institutions de l’Union Européenne issues de Maastricht.

    #turquie #otan #islamisme

  • La #France, « démocratie incomplète »
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/943-la-france-qdemocratie-incompleteq

    La troisième édition de cet Index, publiée à la fin de l’année 2010, ne donne pas lieu de se réjouir. En particulier pour la France. Entre 2008 et 2010, le pays a perdu 7 places dans le classement mondial des démocraties, passant de la 24ème à la 31ème. Pire,il est passé du rang de « #démocratie complète » à celui de « démocratie incomplète » (voir la méthodologie ci-contre). Une nouvelle claque après celle du classement mondial de la parité, publié en octobre, dans lequel la France chutait de la 18ème à la 46ème place.

    #democrature