• Ratures 10 : Entretien avec Alèssi del Umbria - La Grappe
    https://lagrappe.info/?Ratures-10-Entretien-avec-Alessi-del-Umbria-649

    https://lacledesondes.fr/audio/ratures-2024-02-185.mp3

    Dans cet entretien pour la Clé des Ondes autour de son livre « Du fric ou on vous tue ! », Alèssi Dell’Umbria revient sur son expérience dans le groupe Os Cangaceiros. Plus qu’un groupe de hors-la-loi radicalisés, cette association construite autour d’affinités dans la dissidence sociale n’aura de cesse de déstabiliser toutes les formes d’assignation et de domination.

    « Du fric ou on vous tue ! » : j’ignore qui avait pu écrire ça sur un mur, au début des années 1980, à Marseille, mais j’avais bien aimé cette menace de braqueur qui résonnait là comme une injonction plus générale à ceux qui tiennent les cordons de la Bourse. Une association de hors-la-loi révolutionnaires, ainsi pourrait-on qualifier le groupe Os Cangaceiros, qui prit ce nom en hommage aux bandits du Nordeste brésilien. Ce livre raconte l’histoire de cette bande de jeunes qui, refusant d’aller travailler, s’était organisée pour arnaquer les banques et prêter main-forte aux luttes qui secouaient alors les prisons, les usines et les banlieues. Ce récit de première main peut être lu comme une contre-histoire de la décennie 1980, durant laquelle se mit en place le régime de gouvernance que nous subissons depuis.

    #Alessi_Dell'Umbria #années_80 #Os_Cangaceiros #histoire #illégalisme #livre #interview #audio #radio #La_clé_des_ondes

    • Os Cangaceiros - Rapport sur Marseille (1985) - Marseille Infos Autonomes
      https://mars-infos.org/os-cangaceiros-rapport-sur-335

      Il y a trente ans, en janvier 1985, le groupe Os Cangaceiros publiait son premier numéro, dans lequel se trouvait cet article, sobrement intitulé Rapport sur Marseille. Aujourd’hui, en 2015, les stratégies urbanistiques et sécuritaires ont évolué. Mais le fond de la chose reste semblable.

      Marseille n’est pas une ville très civilisée. C’est une ville exclusivement vouée au trafic marchand, et il n’est rien qui n’y soit déterminé par les impératifs du trafic. La cité entière est consacrée à cette activité, et à rien d’autre. C’est la circulation des marchandises qui a édifié cette ville, à sa convenance et à son image. Nulle trace de passé historique, la marchandise ne laisse rien derrière elle, se contentant de passer.

      #Marseille

  • Ritratti - #Andrea_Zanzotto


    A partir de la minute 1’06 :

    «Abbiamo anche un’altra definizione della storia, che è quella di Cicerone. La storia, una volta passata, diventa solo mappe, tracce lasciate sulla terra, diventa quindi geografia, e fantasmi, leggende che trascorrono e che mutano e che possono anche essere cambiate. Quindi si può dire che ogni mutazione storica tende a descrivere tutta la storia precedente in funzione di se stessa, e di preparazione al grande evento della sua presenza. (...) Il paesaggio è fondamentale, perché si riempie di segni, di mappe. Noi, di fronte alla storia, siamo sempre inermi, perché solo il paesaggio può restituirci le tracce. (...) Adesso la tecnica serve moltissimo alla ricerca di queste tracce, anche le fotografie fatte dai satelliti mettono in evidenza le rovine di una città. Mentre la tradizione e la storia era stata orale e la descrizione degli eventi veniva alterata a seconda dei bisogni. (...) (E’ apparsa) la storia come historía , nel senso di indagine giornalistica quasi attraverso l’archeologia. Resta comunqua valida sempre l’idea di storia che se non ha mappe che diventano geografia, diventano scrittura sul terreno, quasi in termini alla Derrida, graphi sul terreno, e fantasmi su cui ancorare i nostri ricordi... sulla storia devo concludere in modo antitetico e spaccato: da una parte svalutazione senza le mappe, ma le mappe ci sono. I fantasmi restano e possono diventar leggende. Bisogna invece che cessi la riutilizzazione della storia come opus maxime oratorium di tipo ciceroniano, cioè: rifacciamola perché ci serve a giustificarci adesso. In fondo i fondamentalismi non sono che la cancerosa restituzione della storia di una sua presunta fondazione della realtà di oggi falsificando la storia delle origini. Ogni fondamentalismo cambia la storia delle origini per giustificare quello che sta facendo in questo momento, che in realtà non ha nulla a che fare. Questa sarebbe la funzione deteriore, ultima, da eliminare. Quella invece che deve resistere, è quella che deve resistere attraverso la poesia perché nulla più che la parola vibrante, purché si conosca la lingua» (réponse interrompue par la vidéo, trop courte hélas...)

    https://www.youtube.com/watch?v=uKnXcreM9mA

    Bonus de ce #film :
    Ritratti. Andrea Zanzotto

    L’incontro si sviluppa entro tre nuclei fondamentali di ricerca: la natura, la storia, la lingua. La natura, intesa in un primo momento dal poeta come pensiero al quale rivolgersi in un continuo scambio e risonanza, ed in seguito anche come improvvisa mutazione, cementificazione ed offesa. Andrea Zanzotto ripercorre, poi, i segni fondamentali di quello che è stato detto il secolo dell’ottimismo, secolo che ha visto crescere la fede nella scienza ma anche il collasso di qualsiasi forma di razionalità. La lingua è intesa come scoperta di un viaggio accidentato, segno di un lessico familiare, musica e canti di un paese, ma anche di un andare mendicando di altri linguaggi, ricercare le stratificazioni che li hanno intessuti, un balbettio; sino ad arrivare a quelli che sono i destinatari della poesia ed i luoghi della lettura per riscoprirne la sacralità. Il ritratto è a matita.

    https://www.jolefilm.com/film/andrea-zanzotto

    #traces #histoire #géographie #signes #paysage #fondamentalisme #film #documentaire #interview #film_documentaire

  • La version française intégrale de l’interview de Vladimir Poutine par Tucker Carlson

    https://www.youtube.com/watch?&v=Mis5nZ_ESj8

    Source : Librairie tropique https://www.librairie-tropiques.fr/2024/02/poutine-parle-au-monde-libre.html

    La version originale (en Anglais) sur le site de Tucker Carlson

    https://tuckercarlson.com/the-vladimir-putin-interview

    Timestamp Headline
    00:00:00 Introduction

    00:02:00 Putin gives a history of Russia & Ukraine

    00:25:04 NATO Expansion

    00:30:40 NATO & Bill Clinton

    00:41:10 Ukraine

    00:48:30 What triggered this conflict?

    01:02:37 A peaceful solution?

    01:11:33 Who blew up the Nord Stream pipelines?

    01:24:13 Re-establishing communication with the US

    01:36:33 How powerful is Zelensky?

    01:48:36 Elon Musk & AI

    01:51:07 Imprisoned American journalist Evan Gershkovich

    #Russie #otan #nato #Ukraine #Histoire #usa #ue #interview #journalisme #géopolitque

  • Geneviève Pruvost, Entretien avec Veronika Bennholdt-Thomsen, 2023
    https://sniadecki.wordpress.com/2024/01/25/pruvost-vbt

    Alors que l’écoféminisme connaît un regain en France depuis les années 2010-2020, il est resté centré sur un corpus principalement anglophone et n’est pas immédiatement rattaché aux études intersectionnelles et décoloniales. Or il existe un versant allemand du féminisme matérialiste des années 1970-1990 qui a pour singularité d’avoir placé le travail paysan, le travail domestique et l’appropriation du monde vivant au cœur des exploitations patriarcales.

    #interview #Veronika_Bennholdt-Thomsen #sociologie #anthropologie #féminisme #subsistance #perspective_de_subsistance #Geneviève_Pruvost

  • Interview de Myriam Congoste, autrice du Vol et la Morale - La Grappe
    https://lagrappe.info/?Interview-de-Myriam-Congoste-autrice-du-Vol-et-la-Morale-153

    Myriam Congoste, anthropologue, raconte dans son livre sa relation avec Youchka, voleur et receleur à Bacalan, jamais arrêté, toujours invisible. Nous lui avons posé quelques questions.

    Myriam Congoste a été infirmière en hôpital psychiatrique, puis anthropologue. Elle vit à Bordeaux. En 2012, elle fait paraître sa thèse aux éditions Anarchasis : Le Vol et la morale. L’ordinaire d’un voleur, préfacé par Éric Chauvier. Elle relate sa relation avec Youchka, un voleur, cambrioleur, receleur de voitures, qui ne s’est encore jamais fait prendre ni condamner. Ils partagent le même quartier qu’elle connaît bien pour en être originaire, Bacalan. Myriam Congoste l’accompagne dans son quotidien, même lorsque le pitbull de Youchka qui le protège la terrifie, même lorsqu’il s’agit de faire passer de l’or issu d’un casse jusqu’en Thaïlande pour le faire fondre et le transformer en chaîne à grains de café, en médaille, en bagues, etc. En évitant les habituels écueils et stéréotypes concernant la délinquance et la pègre, en apportant une dimension historique rarement transmise sur Bordeaux et ses quartiers périphériques, et en donnant la parole à une marge qui d’habitude n’existe que lorsqu’elle est défaite et repentie, Myriam Congoste nous a donné envie de lui poser quelques questions afin qu’elle nous présente son travail.

    #interview #Myriam_Congoste #anthropologie #vol #marge #Bordeaux

  • [The Locomotion] #milk_tv
    https://www.radiopanik.org/emissions/the-locomotion/milk-tv

    J’ai eu la chance d’interviewer Milk TV lors de la release party de leur dernier album Neo Geo au #botanique. Le disque, sorti chez EXAG’ Records, oscille entre post-punk jouissif et art punk soigné. Le trio jouaient en première partie de Peter Kernel.

    Une #interview en plein repas, dans la cantine du Bota, où on a parlé de leur tournée française et canadienne, du soutien de la fédération Wallonie-Bruxelles, de leur nouvel album, bien sûr, et sa production américaine, de leurs influences et de la scène bruxelloise.

    Prochainement, Milk TV jouera le 14 décembre au Café Central, le 15 décembre au George & The Bear, un disquaire de Genk et le 16 décembre pour la fête de Noël du Rokerill de Charleroi.

    The Locomotion est une émission musicale créée par Thomas Guillot, enregistrée sur Radio Panik et (...)

    #bruxelles #bruxelles,interview,botanique,milk_tv
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/the-locomotion/milk-tv_16861__1.mp3

  • [The Locomotion] Agenda du 23 novembre - #milk_tv
    https://www.radiopanik.org/emissions/the-locomotion/milk-tv/#16858

    Agenda du 23 novembre

    J’ai eu la chance d’interviewer Milk TV lors de la release party de leur dernier album Neo Geo au #botanique. Le disque, sorti chez EXAG’ Records, oscille entre post-punk jouissif et art punk soigné. Le trio jouaient en première partie de Peter Kernel.

    Une #interview en plein repas, dans la cantine du Bota, où on a parlé de leur tournée française et canadienne, du soutien de la fédération Wallonie-Bruxelles, de leur nouvel album, bien sûr, et sa production américaine, de leurs influences et de la scène bruxelloise.

    Prochainement, Milk TV jouera le 14 décembre au Café Central, le 15 décembre au George & The Bear, un disquaire de Genk et le 16 décembre pour la fête de Noël du Rokerill de Charleroi.

    The Locomotion est une émission (...)

    #bruxelles #bruxelles,interview,botanique,milk_tv
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/the-locomotion/milk-tv_16858__0.mp3

  • [The Locomotion] #cyril_bondi parle de ses collaborations - Cyril Bondi (La Tène, Cyril Cyril)
    https://www.radiopanik.org/emissions/the-locomotion/cyril-bondi-la-tene-cyril-cyril/#16844

    Cyril Bondi parle de ses collaborations

    Après Edi Pou en septembre, c’est le deuxième épisode de The Locomotion qui invite le batteur d’un duo emblématique de la ville où il réside. Ici, double bonus puisque Cyril Bondi est investi dans deux duos de #genève : avec Cyril Yeterian, il forme Cyril Cyril et maintenant Yalla Miku (deux formations dont on a parlé uniquement dans la version longue de l’épisode dispo chez Radio Campus Paris) mais avec d’incise il forme le collectif INSUB., Diatribes et maintenant #la_tène.

    La Tène jouera justement à La Source le lundi 13 novembre pour distiller ses drones lancinants d’avant folk à l’occasion d’une des soirées d’anniversaire de Goute Mes Disques. Avec Acte Bonté en première partie qui étaient déjà la première partie (...)

    #interview #interview,genève,la_tène,cyril_bondi
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/the-locomotion/cyril-bondi-la-tene-cyril-cyril_16844__0.mp3

  • Hervé Le Crosnier : Pratiques culturelles numériques : les grandes tendances - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=KC7Tdzwwo8U

    3 déc. 2019
    Spécialiste de la culture numérique et éditeur chez C&F Éditions, Hervé Le Crosnier s’est prêté à une interview « Tendances et prospectives » autour des pratiques culturelles numériques.

    #Hervé_Le_Crosnier #Culture_numerique #Pratiques_culturelles #Vidéo #Interview

  • Parlez moi d’IA #10 Découvrir la pièce de théâtre Qui a hacké Garoutzia ? L Bretzner S Abiteboul - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=JJpJgZGME6M

    CONTEXTE

    « Parlez-moi d’IA » est un programme de vulgarisation de la data et de l’IA. Les échanges sont le moins technique possible. L’émission prend la forme d’un dialogue entre Jean-Philippe CLEMENT et son invité.e. où ils cherchent à comprendre et expliquer ce qui change dans nos vies, dans nos métiers, dans notre société avec cette évolution technologique de la data et de l’IA.

    EN PLATEAU

    Cette semaine nous recevons Lisa BRETZNER, comédienne et metteuse en scène au sein de la troupe Atropos et le directeur de recherche au CNRS et auteur Serge ABITEBOUL qui viennent nous faire découvrir la pièce Qui a hacké Garoutzia ?

    Cette pièce est une enquête au cœur de laquelle une IA domestique joue un rôle prépondérant. Ce spectacle drôle et intelligent nous propose de nous interroger sur la place des IA dans nos vies. Ce qu’elles apportent. Quel manque elles viennent combler ou quelle béquille émotionnelle dont on ne peut plus se passer, elles deviennent.
    Dans cette émission, on évacue rapidement les 2 ou 3 notions techniques ou culture geek (Lois de la robotique ou 42) ou qui pourraient effrayer le spectateur pour se consacrer sur la forme de la mise en scène et le fond des questions posées.

    #Garoutzia #Intelligence_artificielle #Interview

  • [The Locomotion] Agenda du 9 novembre - #cyril_bondi (La Tène, Cyril Cyril)
    https://www.radiopanik.org/emissions/the-locomotion/cyril-bondi-la-tene-cyril-cyril/#16777

    Agenda du 9 novembre

    Après Edi Pou en septembre, c’est le deuxième épisode de The Locomotion qui invite le batteur d’un duo emblématique de la ville où il réside. Ici, double bonus puisque Cyril Bondi est investi dans deux duos de #genève : avec Cyril Yeterian, il forme Cyril Cyril et maintenant Yalla Miku (deux formations dont on parlera dans un épisode prochain) mais avec d’incise il forme le collectif INSUB., Diatribes et maintenant #la_tène.

    La Tène jouera justement à La Source le lundi 13 novembre pour distiller ses drones lancinants d’avant folk à l’occasion d’une des soirées d’anniversaire de Goute Mes Disques. Avec Acte Bonté en première partie qui étaient déjà la première partie de nos invités précédents.

    J’ai #interviewé Cyril Bondi cet été quand (...)

    #interview,genève,la_tène,cyril_bondi
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/the-locomotion/cyril-bondi-la-tene-cyril-cyril_16777__0.mp3

  • [The Locomotion] #mabe_fratti about playing for the #feeërieën festival - Mabe Fratti
    https://www.radiopanik.org/emissions/the-locomotion/mabe-fratti/#16779

    Mabe Fratti about playing for the Feeërieën festival

    Originaire du Guatemala, mais vivant à Mexico, la violoncelliste Mabe Fratti se produisait en août dernier sur la scène du festival Feeërieën organisé dans le Parc Royal par l’Ancienne Belgique. On a pu constater que son dernier album plutôt calme, Se ve desde aqui, contrastait avec la formule présentée sur scène, beaucoup plus électrique, en trio avec un batteur et un guitariste.

    Dans les coulisses du festival, on a pu parler du futur, de son mindset, ses nombreuses collaborations, de sa résidence au Café Oto à Londres et de la scène alternative et expérimentale de la capitale du Mexique. Pendant l’émission, Mabe Fratti était doublée par Assia Ruysschaert.

    The Locomotion épisode 18

    Mabe Fratti - Cada (...)

    #interview #interview,feeërieën,mabe_fratti
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/the-locomotion/mabe-fratti_16779__0.mp3

  • [The Locomotion] #cyril_bondi (La Tène, Cyril Cyril)
    https://www.radiopanik.org/emissions/the-locomotion/cyril-bondi-la-tene-cyril-cyril

    Après Edi Pou en septembre, c’est le deuxième épisode de The Locomotion qui invite le batteur d’un duo emblématique de la ville où il réside. Ici, double bonus puisque Cyril Bondi est investi dans deux duos de #genève : avec Cyril Yeterian, il forme Cyril Cyril et maintenant Yalla Miku (deux formations dont on parlera dans un épisode prochain) mais avec d’incise il forme le collectif INSUB., Diatribes et maintenant #la_tène.

    La Tène jouera justement à La Source le lundi 13 novembre pour distiller ses drones lancinants d’avant folk à l’occasion d’une des soirées d’anniversaire de Goute Mes Disques. Avec Acte Bonté en première partie qui étaient déjà la première partie de nos invités précédents.

    J’ai #interviewé Cyril Bondi cet été quand j’étais en vacances à Genève où il m’a reçu dans son espace de travail au (...)

    #interview,genève,la_tène,cyril_bondi
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/the-locomotion/cyril-bondi-la-tene-cyril-cyril_16778__1.mp3

  • How we reframed learning and development: learning-based complex work
    https://redasadki.me/2023/11/04/how-we-reframed-learning-and-development-learning-based-complex-work

    The following is excerpted from Watkins, K.E. and Marsick, V.J., 2023. Chapter 4. Learning informally at work: Reframing learning and development. In #Rethinking_Workplace_Learning_and_Development. Edward Elgar Publishing. This chapter’s final example illustrates the way in which organically arising IIL (informal and #incidental_learning) is paired with opportunities to build knowledge through a combination of structured education and #informal_learning by peers working in frequently complex circumstances. Reda Sadki, president of #The_Geneva_Learning_Foundation (TGLF), rethought L&D for #immunization workers in many roles in low- and middle-income countries (LMICs). Adapting to technology available to participants from the countries that joined this effort, Sadki designed a mix of (...)

    #About_me #Global_health #Interviews #Published_articles #complexity #Karen_E._Watkins #Performance_management #Victoria_J._Marsick #workforce_development

  • Taxi-Verbandschef Hermann Waldner: „Ich will nicht dabei zusehen, wie das Taxi vor die Hunde geht“
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/berlin-taxi-verbandschef-hermann-waldner-ich-will-nicht-dabei-zuseh

    Die Welt ist schlecht. Dem Taxi geht es ebenso, und Waldi wird nostalgisch. War sooo ne schöne Zeit mit den Stasileuten vom VEB Taxi, nicht wahr?

    26.10.2023 von Peter Neumann - Der 9. November, Jahrestag des Mauerfalls, steht bevor. Hermann Waldner erinnert sich an die Zeit des Umbruchs. Als er den VEB Taxi erwarb und Markus Wolf, Chef der DDR-Auslandsspionage, zu seinen Kunden zählte. Als ehemalige Stasi-Mitarbeiter Fahrgäste chauffierten und die Polizei ein Taxi sicherstellte, dessen Kofferraum voll mit Waffen war. Waldner, der als Student in West-Berlin Taxi fuhr, kennt die Berliner Taxibranche wie kein anderer – als Unternehmer und Verbandschef. Doch heute gerät das Gewerbe immer stärker unter Druck. Im Interview mit der Berliner Zeitung erklärt Waldner, was die Politik unternehmen muss, um das Taxi zu retten – und warum das nötig ist.

    Herr Waldner, wie lange liegt Ihre jüngste Taxifahrt in Berlin zurück?

    Ich bin nicht so oft mit dem Taxi unterwegs, weil ich ein Privatauto habe. Aber vorgestern bin ich mal wieder Taxi gefahren. Vom Prenzlauer Berg, wo ich wohne, zum Hauptbahnhof.

    Wie war die Fahrt?

    Einwandfrei. Auch die Zahlung mit Apple Pay hat geklappt. Es ging so schnell wie mit keiner anderen Bezahlart. Das Trinkgeld konnte ich ganz einfach aufschlagen. Ich war sehr zufrieden.

    Taxis warten am Kurt-Schumacher-Platz im Nordberliner Bezirk Reinickendorf auf Fahrgäste. Im Dezember 2019 waren 8044 Taxikonzessionen vergeben, im September 2023 waren es laut Senat nur noch 5573.

    Taxis warten am Kurt-Schumacher-Platz im Nordberliner Bezirk Reinickendorf auf Fahrgäste. Im Dezember 2019 waren 8044 Taxikonzessionen vergeben, im September 2023 waren es laut Senat nur noch 5573.

    Gab es schon mal eine Taxifahrt in Berlin, bei der Sie sich geärgert haben?

    Nein, das ist mir schon lange nicht mehr passiert. Ich bin aber auch keine gute Testperson, weil ich in der Taxibranche bekannt bin. Da müsste ich mir schon einen falschen Bart ankleben.

    Aber andere Taxifahrgäste beschweren sich.

    Meine Zentrale vermittelt in Berlin täglich im Schnitt rund 20.000 Taxifahrten. Da kommt es natürlich vor, dass sich Fahrgäste beschweren, das ist normal bei dieser großen Zahl von Aufträgen. Doch es sind nur wenige Beschwerden pro Tag. Der allergrößte Teil der Fahrgäste ist zufrieden.

    Worum geht es bei Beschwerden?

    Sehr oft um den Fahrpreis. Die heutige Generation, die viel übers Internet bestellt, ist nicht daran gewohnt, dass die Kosten einer Taxifahrt nicht von vornherein auf den Cent genau feststehen. Bislang gibt es in Berlin keine Festpreise fürs Taxi, das verstehen viele Kunden nicht. Manche von ihnen fühlen sich betrogen, wenn plötzlich ein paar Euro mehr auf der Uhr stehen, weil das Taxi im Stau aufgehalten worden ist. Das ist aber kein Betrug, das ist der Taxitarif. Weil dieses Thema immer wieder zu Reibereien führt, finden wir es gut, dass der Senat Anfang 2024 Festpreise ermöglicht.

    Rund 90 Prozent der Berliner Taxis dürfen zwar Fahrgäste zum Flughafen bringen, aber sie müssen den weiten Weg nach Berlin leer zurückfahren. Aus klimapolitischen, aber auch aus wirtschaftlichen Gründen ist das ein Unding.

    Hermann Waldner

    Manchmal beschweren sich Fahrgäste auch, weil ein Taxifahrer eine unnötig lange Strecke ausgewählt hat.

    Es kommt vor, dass ein Fahrer einen Umweg fährt, weil der direkte Weg durch ein Wohnviertel mit schmalen Straßen und Tempo 30 führt. Wenn er dies stillschweigend macht, ohne sich vorher mit dem Kunden abzustimmen, kann das Anlass einer Beschwerde sein – in der Regel zu Recht, wie ich finde.

    Als der Flughafen Tegel noch in Betrieb war, gab es haarsträubende Fälle. Betrügerische Taxifahrer forderten von Touristen Mondpreise – von Tegel nach Tempelhof 400 Euro.

    Bei diesen eklatanten Fällen ging es um Fahrer, die nicht am Taxifunk teilgenommen haben oder den Funk ausgeschaltet haben. Normalerweise lässt sich jede Fahrt, die per Funk vermittelt wird, nachvollziehen. Die GPS-Daten, mit denen das möglich ist, müssen eine Zeit lang aufbewahrt werden.

    Taxis am Flughafen BER. Bis zu 500 Berliner Taxen können eine Ladeberechtigung für den Flughafen erhalten. Steigt die Zahl der Fluggäste, kann die Zahl auf bis zu 550 erhöht werden.

    Seit drei Jahren ist Tegel geschlossen. Der neue Flughafen BER liegt in Schönefeld, ziemlich weit vom Stadtzentrum entfernt. Spielt der BER für Taxis noch eine Rolle?

    Für unser Gewerbe ist es ein Trauerspiel. Eigentlich könnten wir mit Flughafenfahrten gute Geschäfte machen. Doch der Landkreis Dahme-Spreewald hat aus regionalem Egoismus durchgesetzt, dass nur 500 Berliner Taxis die Erlaubnis bekommen, am BER Fahrgäste aufnehmen zu dürfen. Rund 90 Prozent der Berliner Taxis dürfen zwar Fahrgäste zum Flughafen bringen, aber sie müssen den weiten Weg nach Berlin leer zurückfahren. Aus klimapolitischen, aber auch aus wirtschaftlichen Gründen ist das ein Unding. Wir versuchen seit Jahren, das zu ändern, sehen im Landratsamt in Lübben allerdings keinerlei Bereitschaft. Wir kommen da einfach nicht weiter.

    Müssen Fahrgäste am BER immer noch lange warten, bis sie ein Taxi bekommen?

    Das beobachten wir nur noch selten. Inzwischen ist es erlaubt, bei großem Andrang auch Taxis ohne BER-Zulassung nach Schönefeld zu rufen. Außerdem ist es so, dass viele Fluggäste die Bahn benutzen. Von meinem Büro in Friedrichshain ist es nicht weit zum Bahnhof Ostkreuz, von dort braucht der Flughafenexpress nur 18 Minuten zum BER. Das würde ich nicht einmal mit dem Hubschrauber schaffen, geschweige denn per Taxi.

    Wie geht es dem Berliner Taxigewerbe?

    Sehr schlecht. Es gab mal mehr als 8400 Taxis in Berlin, inzwischen sind es nur noch knapp 5600. Dagegen ist die offizielle Zahl der Mietwagen mit Fahrer, die man auf den Plattformen Uber, Bolt und FreeNow per App buchen kann, in Berlin auf fast 4500 gestiegen. Die wahre Zahl dürfte deutlich darüber liegen. Ein Mitarbeiter des Landesamts für Bürger- und Ordnungsangelegenheiten hat mir mitgeteilt, dass er von rund 1000 gefälschten Konzessionsurkunden ausgeht. Hinzu kommen Mietwagen mit Fahrer, die im Land Brandenburg gemeldet sind, aber vor allem in Berlin unterwegs sind. Unterm Strich dürften es mehr als 6000 Fahrzeuge sein, die uns Konkurrenz machen.

    Die meisten Fahrgäste freuen sich. Mit Uber und Co sind sie preiswerter unterwegs als im Taxi.

    Nach unseren Erkenntnissen liegen die Fahrpreise um bis zu 40 Prozent unter unseren Tarifen. Angesichts solcher Dumpingpreise kann man es den Fahrgästen nicht verdenken, dass sie auf diese Angebote fliegen. Jeder versucht, Geld zu sparen – auch wenn dies dazu führt, Steuerhinterziehung und Sozialbetrug zu fördern. Denn anders können die Mietwagenunternehmen nach unserer Einschätzung nicht überleben. Ein Zollbeamter hat mir erzählt, dass sich die Einnahmen ungefähr so aufgliedern: Ein Drittel kassieren die Fahrer legal von den Fahrgästen, ein Drittel kommt schwarz cash auf die Hand, ein Drittel vom Arbeitsamt. Während im Taxigewerbe jede Bewegung, jede Einnahme mithilfe von Fiskaltaxametern erfasst und nachvollzogen werden kann, haben zwei Drittel der Mietwagen aufgrund von Ausnahmegenehmigungen nicht einmal geeichte Wegstreckenzähler. Damit ist der Manipulation Tür und Tor geöffnet.

    Uber dementiert, dass Gesetze verletzt werden. Die Fahrzeuge werden effizienter eingesetzt, deshalb seien niedrigere Fahrpreise möglich. Die Fahrdienste seien keine Konkurrenz fürs Taxi.

    Wir haben 35 bis 40 Prozent des Geschäfts verloren. Monat für Monat muss das Berliner Taxigewerbe auf immer mehr Kunden verzichten. Nachts machen Taxis in Berlin kaum noch Umsatz. Jüngere Leute, die zu später Stunde zu Bars und Clubs unterwegs sind, buchen bei Uber und Co.

    Was fordern Sie?

    Es ist allerhöchste Zeit, dass Politik und Verwaltung in Berlin einschneidende Maßnahmen ergreifen. An erster Stelle muss eine Anti-Dumping-Regelung stehen. Berlin muss Mindestfahrpreise für den Mietwagenverkehr einführen, damit das Kaputt-Dumping nicht mehr stattfinden kann.

    Festzuhalten ist, dass Taxikunden auch in Zukunft auf berechenbare Preise setzen können.

    Wie soll das in Berlin konkret funktionieren?

    Für Fahrpreise bei Uber und Co muss es eine verbindliche Untergrenze geben. Sie sollte sich an der Festpreisregelung orientieren, die Anfang des kommenden Jahres in Berlin in Kraft treten soll.

    Festpreise im Taxiverkehr – was ist damit gemeint?

    Wenn Fahrgäste eine Taxifahrt bestellen, können sie sich im Voraus den Tarif nennen lassen, der ihnen dann garantiert wird. Wie in München, wo es seit September Festpreise gibt, wird sich der Fahrpreis innerhalb eines Tarifkorridors bewegen. Je nach Tages- und Nachtzeit, Staus und Verkehrslage kann der genannte Festpreis um bis zu zehn Prozent unter oder um bis zu 20 Prozent über dem regulären Taxistreckentarif liegen. Wir stellen uns vor, dass auch die Fahrpreise für Mietwagen mit Fahrern in diesem Korridor liegen.

    Besteht da nicht die Gefahr, dass bei bestellten Taxifahrten immer ein Aufschlag von 20 Prozent verlangt wird?

    Es wird nicht so sein, dass in jedem Fall für eine bestellte Fahrt das Maximale gefordert wird. Sicher, am Silvesterabend, wenn viele Menschen unterwegs sind, wird man an den oberen Rand gehen – auch um sicherzustellen, dass am letzten Abend des Jahres viele Taxifahrer arbeiten. Doch festzuhalten ist, dass Taxikunden auch in Zukunft auf berechenbare Preise setzen können. Wer ein Taxi auf der Straße anhält, wird wie heute exakt den Streckentarif zahlen. Der geplante Tarifkorridor wird ausschließlich für bestellte Fahrten gelten. Bei den Plattformen kommt es vor, dass die Preisschwankungen viel größer sind. In München, wo es Taxifestpreise gibt, sind die Nachfrage und das Feedback der Kunden sehr gut. Ein wichtiger Beschwerdegrund ist weggefallen.

    In Barcelona wurde ein Mindesttarif eingeführt. Das führte dazu, dass sich Uber zeitweise zurückzog. Doch inzwischen hat der Europäische Gerichtshof die Regelung in Barcelona wieder aufgehoben, weil sie nicht mit dem EU-Recht vereinbar sei. Rechtsfragen führen in Berlin dazu, dass der Senat Ihre Forderung immer noch prüft.

    Es stimmt, die mittlere Ebene der Senatsverkehrsverwaltung unterstützt unseren Wunsch nicht. Hinzu kam, dass sich die bisherigen Senatorinnen, Regine Günther und Bettina Jarasch von den Grünen, für das Berliner Taxigewerbe leider nicht interessierten. Als wir ein Spitzentreffen verlangten, schob Frau Jarasch das Thema zu der damaligen Staatssekretärin ab. Der Wechsel im Senat hat das geändert. Kai Wegner von der CDU war bei uns im Taxizentrum in Friedrichshain, als er noch nicht Regierender Bürgermeister war. Er informiert sich aus erster Hand und schaltet nicht auf stumm. Wegner und die neue Verkehrssenatorin Manja Schreiner haben ein offenes Ohr für uns. Das zeigt die schnelle Bereitschaft, 2024 Taxifestpreise einzuführen. Aber auch der neue Senat muss mit dem Bedenkenträgertum in der Verwaltung umgehen. In Hamburg sind die Behörden mutiger. Da wird auch schon mal Mietwagenunternehmen die Konzession verweigert.

    In Österreich hat der Gesetzgeber einen radikalen Schritt vollzogen. Nicht, dass alle restlos zufrieden sind. Doch dort gibt es faire Bedingungen für alle.

    Die Plattformbetreiber entgegnen, dass eine Preisregulierung dem EU-Recht und dem Grundgesetz widerspricht. Mindesttarife für den Mietwagenverkehr seien rechtswidrig.

    Nein, dieser Auffassung bin ich nicht. Mietwagenunternehmen haben uns einen großen Teil des Geschäfts weggenommen. Dabei hat der Gesetzgeber eine klare Trennung vorgesehen, Mietwagen mit Fahrer sollen nicht wie das Taxi agieren. Sie sollen zum Beispiel in der Regel nach jeder Tour zum Betriebssitz zurückkehren. Das Mietwagengewerbe hat eine Sonderfunktion: Weite Fahrten, Limousinenservice – so hat es jahrzehntelang funktioniert. In Österreich hat der Gesetzgeber einen radikalen Schritt vollzogen: Er hat beide Gewerbe zusammengeführt. Dort sind nur noch Taxis unterwegs. Alle haben dieselben Bedingungen, der Tarifkorridor verhindert Dumpingpreise. Nicht, dass alle restlos zufrieden sind. Doch in Österreich gibt es faire Bedingungen für alle.

    Laut Senat sind in Berlin derzeit fast 4500 Mietwagen mit Fahrer unterwegs.

    Wäre es schlimm, wenn Berlin ohne Taxis auskommen müsste?

    Natürlich! Es wäre ein Verlust, wenn es in Berlin keine Taxis mehr geben würde. Zum Beispiel hat das Taxi eine Beförderungspflicht. Es muss auch fahren, wenn sich jemand nur kurz von der Apotheke oder dem Arzt nach Hause bringen lassen will. Unsere Konkurrenz darf solche Kurzfahrten ablehnen. In den USA gibt es bereits Städte ohne Taxis. Dort vermitteln Uber und Co nur noch lukrative längere Touren, oder sie fordern für Kurzfahrten hohe Fahrpreise. In Berlin sind Taxis verlässlich, sie fahren auch dann zu erschwinglichen Tarifen, wenn es regnet und stürmt.

    Stichwort Überalterung: Gibt es überhaupt noch junge Leute, die Taxifahrer sein wollen?

    Der Altersdurchschnitt in der Berliner Taxibranche ist relativ hoch. In Berlin sehen junge Leute meist keine Perspektive mehr im Taxigewerbe. In Hamburg, wo die Taxibranche verhältnismäßig gesund und die Zahl der Mietwagen gering ist, gibt es auch junge Taxifahrer und junge Taxiunternehmer.

    Wir sind damals wahnsinnige Risiken eingegangen. Anfangs machte das Unternehmen große Verluste, nur durch Glück haben wir überlebt.

    Ende 2022 wurden in Berlin die Taxitarife um durchschnittlich 20 Prozent erhöht. Hat sich das ausgewirkt?

    Die Fahrpreiserhöhung hat den Sog weg vom Taxi beschleunigt. Noch mehr Kunden sind zu den Mietwagen abgewandert.

    Sollte Berlin nicht erst einmal auf Fahrpreiserhöhungen verzichten?

    In dieser Frage ist das Taxigewerbe zerstritten. Einzelwagenunternehmer ohne Angestellte sehen Tarifanhebungen sehr skeptisch. Mehrwagenunternehmer, die ihren Fahrern den Mindestlohn zahlen müssen, sprechen sich meist dafür aus. Sie sind auf höhere Einnahmen angewiesen, um Kostensteigerungen tragen zu können. Auch wenn der eine oder andere Fahrgast wegbleibt.

    Ihnen gehört Taxi Berlin, die größte Taxizentrale in Berlin. Im Bundesverband Taxi und Mietwagen, kurz BVTM, sind Sie Vizepräsident. Nun wurden Sie zum Ersten Vorsitzenden von Taxi Deutschland Berlin, eines weiteren Branchenverbands, gewählt. Warum halsen Sie sich noch mehr Arbeit auf?

    Ich bin Jahrzehnte in der Branche tätig. Ich kann und will nicht dabei zusehen, wie das Taxi vor die Hunde geht. In Berlin ist die Not am größten. Hier haben wir die allergrößten Probleme.

    Nach dem Ende der DDR haben Sie in Ost-Berlin den Volkseigenen Betrieb (VEB) Taxi übernommen.

    Das war ein Riesenabenteuer. Ich war junger Unternehmer. In Berlin, Hauptstadt der DDR, gab es zuletzt 430 Taxis. Viel zu wenige für eine Stadt mit fast 1,3 Millionen Einwohnern. Kein Wunder, dass die Taxis im Osten immer ausgebucht waren. Der VEB Taxi hatte rund 1300 Beschäftigte. Davon waren 860 Taxifahrer und 130 Fahrlehrer in der zentralen Fahrschule in der Milastraße in Prenzlauer Berg. Hinzu kamen Heizer, Kantinenpersonal und fast 200 Werkstattbeschäftigte. Schließlich mussten die Ersatzteile zum Teil selber geschnitzt werden. Wir sind damals wahnsinnige Risiken eingegangen. Anfangs machte das Unternehmen große Verluste, nur durch Glück haben wir überlebt. Aus der Taxizentrale, die später in den Spreefunk überging, ist mein jetziges Unternehmen hervorgegangen.

    Der damalige Geschäftsführer des Autohauses begrüßte Markus Wolf als Genosse Minister, und dann duzte er ihn. Ich stand wie ein Statist da und fragte mich, was hier passiert. Über die Nachwendezeit in Berlin könnte ich ein Buch schreiben.

    Mir wurde erzählt, dass viele Taxifahrer mit der Stasi zu tun hatten.

    Davon wusste ich anfangs nichts. Ich war ein naiver Wessi, der von West-Berlin in den Osten gekommen war. Tatsächlich hatte der VEB Taxi mehr als 180 Fahrer, die vorher als hauptamtliche Mitarbeiter des Ministeriums für Staatssicherheit tätig gewesen waren. Im April 1989, Monate vor dem Mauerfall, wurde damit begonnen, ihnen Personenbeförderungsscheine auszustellen. So waren sie nach ihrem Ausscheiden versorgt. Bis ins Jahr 1990 hinein ging das so weiter. Der Leiter des Verkehrskombinats war stolz. Das sind gute Leute, die kennen sich aus, sagte er. Damals gab es einen Witz in Ost-Berlin: Wenn Sie in ein Taxi einsteigen, muss man nur den Namen sagen. Der Fahrer weiß schon, wohin es geht.

    Sie haben berichtet, dass das Thema auch dunkle Seiten hat. Was meinen Sie damit?

    Anfang der 1990er-Jahre gab es drei Taxifahrermorde. Sie wurden nie so richtig aufgeklärt. Die Opfer gehörten zu den Fahrern, die ihren Personenbeförderungsschein 1989 oder 1990 bekommen hatten. Vielleicht ging es um Verteilungskämpfe, um Waffen oder anderes Vermögen. Ich kann mich daran erinnern, dass die Polizei vor der Taxizentrale ein Taxi sicherstellte, der Kofferraum war voll mit Handgranaten. Einige Taxifahrer waren an Waffenschiebereien beteiligt. Schließlich waren Taxis eine gute Tarnung. Die Polizei hat nach meiner Einschätzung oft nicht richtig ermittelt. Da dachte ich mir: Du als Outsider kannst Dich nur noch naiv stellen. Das war echt nicht ohne.

    Markus Wolf, den langjährigen Leiter des Auslandsnachrichtendienstes der DDR, haben Sie in der Wendezeit auch kennengelernt.

    Markus Wolf war Kunde in einem unserer Autohäuser, die wir gegründet haben, damit die Werkstattleute des VEB Taxi weiterhin eine Beschäftigung haben und unsere Taxis repariert werden. Er besaß einen gebrauchten 340er-Volvo und kam damit ganz bescheiden zu uns. Der damalige Geschäftsführer des Autohauses begrüßte Wolf als Genosse Minister, und dann duzte er ihn. Das war 1994. Ich stand wie ein Statist da und fragte mich, was hier passiert. Über die Nachwendezeit in Berlin könnte ich ein Buch schreiben.

    Aus der Vergangenheit in die Zukunft. Wie lange wird es in Berlin noch Taxis geben?

    Ich bin sehr pessimistisch, wenn ich mir die Lage in Berlin anschaue. Doch die Mobilitätswende wird auch dazu führen, dass Neues entsteht. Ich bin mir sicher, dass autonome Taxis, die ohne Fahrer auskommen, in 15 bis 20 Jahren die Regel sein werden. Erste Ansätze gibt es bereits in den USA. Wie heute werden diese Fahrdienste eine Beförderungspflicht haben, und es wird festgelegte Tarife geben. Aber Taxis in der jetztigen Form werden dann nicht mehr durch Berlin fahren.

    Branchenkenner und Unternehmer

    Hermann Waldner kennt die Taxibranche sehr gut. Als Vizepräsident des Bundesverbands Taxi und Mietwagen vertritt er ihre Interessen – und ruft bei Politikern und Verwaltungsleuten immer wieder in Erinnerung, wie wichtig das Taxi ist. Inzwischen wurde er auch zum Ersten Vorsitzenden von Taxi Deutschland Berlin gewählt.
    Als Student fing Hermann Waldner, der am Rand der Schwäbischen Alb aufgewachsen ist, in Berlin als Aushilfsfahrer an. Drei Jahre später wurde er Unternehmer. 1990 kaufte er den einstigen Volkseigenen Betrieb (VEB) Taxi in Ost-Berlin. Nach der Fusion mit der Genossenschaft Taxi Funk entstand die erste Gesamt-Berliner Taxizentrale. Taxi Berlin hat heute rund 150 Mitarbeiter und rund 5500 Taxis unter Vertrag.

    #Taxi #Berlin #Interview #Uber #Politik #Verbände #Geschichte

  • Nintendo of America President: “Everyone Has the Right To Form a Union”
    https://www.inverse.com/gaming/doug-bowser-super-mario-bros-wonder-switch-2-nintendo-union

    Video game consoles come and go, but the Nintendo Switch is forever. At least, that’s how it sometimes seems. Six years after its launch, the beloved handheld hybrid is still going strong and on track to sell 15 million devices in 2023. But for Nintendo of America president Doug Bowser, the reason behind the Switch’s lasting power is simple: It’s the games.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #business #nintendo #microsoft #rachat #acquisition #finance #rumeurs #nintendo_switch #console_switch #finance #ressources_humaines #crunch #syndicalisme #entrevue #interview #doug_bowser

  • [L’Oeil Carnivore] Un numéro spécial du #journal de #tintin !
    https://www.radiopanik.org/emissions/l-oeil-carnivore/un-numero-special-du-journal-de-tintin

    Aujourd’hui je vous propose de rencontrer Gauthier Van Meerbeek, directeur éditorial du #lombard et Papa du numéro spécial du journal de Tintin sortie le 8 septembre 2023. C’est un numéro spécial à plus d’un titre car les éditions du Lombard fête leur 77 ans (le journal des jeunes de 7 à 77 ans était le slogan du journal de Tintin), qu’il fait 400 pages et qu’il rassemble plus de 80 autrices et auteurs réunis pour rendre hommage aux héros qui ont fait l’histoire de ce journal pendant plusieurs générations !

    Retrouvez L’oeil carnivore sur : https://www.youtube.com/channel/UC6-PMRNm57jRmpEDWjI60Wg https://www.twitch.tv/oeilcarnivore https://www.oeilcarnivore.com (...)

    #interview #bande_dessiner #interview,journal,bande_dessiner,lombard,tintin
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/l-oeil-carnivore/un-numero-special-du-journal-de-tintin_16652__1.mp3

  • [The Locomotion] #mabe_fratti
    https://www.radiopanik.org/emissions/the-locomotion/mabe-fratti

    Originaire du Guatemala, mais vivant à Mexico, la violoncelliste Mabe Fratti se produisait en août dernier sur la scène du festival #feeërieën organisé dans le Parc Royal par l’Ancienne Belgique. On a pu constater que son dernier album plutôt calme, Se ve desde aqui, contrastait avec la formule présentée sur scène, beaucoup plus électrique, en trio avec un batteur et un guitariste.

    Dans les coulisses du festival, on a pu parler du futur, de son mindset, ses nombreuses collaborations, de sa résidence au Café Oto à Londres et de la scène alternative et expérimentale de la capitale du Mexique. Pendant l’émission, Mabe Fratti était doublée par Assia Ruysschaert.

    The Locomotion épisode 18

    Mabe Fratti - Cada Musculo Titanic - Anónima Amor Muere - LA Valgur - Mascara de Niña Chris Corsano - The Disciple (...)

    #interview #interview,feeërieën,mabe_fratti
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/the-locomotion/mabe-fratti_16610__1.mp3

  • [The Locomotion] Agenda du 12 octobre - #mabe_fratti
    https://www.radiopanik.org/emissions/the-locomotion/mabe-fratti/#16604

    Agenda du 12 octobre

    Originaire du Guatemala, mais vivant à Mexico, la violoncelliste Mabe Fratti se produisait en août dernier sur la scène du festival #feeërieën organisé dans le Parc Royal par l’Ancienne Belgique. On a pu constater que son dernier album plutôt calme, Se ve desde aqui, contrastait avec la formule présentée sur scène, beaucoup plus électrique, en trio avec un batteur et un guitariste.

    Dans les coulisses du festival, on a pu parler du futur, de son mindset, ses nombreuses collaborations, de sa résidence au Café Oto à Londres et de la scène alternative et expérimentale de la capitale du Mexique.

    Retrouvez l’agenda sur notre instagram et soutenez Super-Concert dans leur quête pour la survie.

    The Locomotion est une émission musicale créée par (...)

    #interview #interview,feeërieën,mabe_fratti
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/the-locomotion/mabe-fratti_16604__0.mp3

  • « Au début, les élèves me disaient "non, je ne m’informe pas". Ils avaient honte » | la revue des médias
    https://larevuedesmedias.ina.fr/enfants-adolescents-education-information-usage-medias-actualit

    L’universitaire Anne Cordier poursuit son travail de recherche sur le rapport des enfants et adolescents (7 à 18 ans) à l’information. Dans Grandir informés, son dernier livre, elle souligne notre focalisation collective sur l’actualité qui discrédite tout autre forme d’information et génère des complexes. Entretien.
    propos recueillis par Xavier Eutrope

    Anne Cordier est professeure en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine, et chercheuse au Centre de recherche sur les médiations (CREM). Depuis 2012, elle a rencontré 250 élèves de trois régions (Hauts-de-France, Normandie, Pays-de-la-Loire), du CE1 jusqu’à la première pour enquêter en profondeur sur le rapport aux médias et à l’information des adolescents et jeunes adultes. Il lui a fallu se faire accepter, s’immerger dans leur quotidien. Et leur faire comprendre qu’elle n’était pas là pour juger. Débarrassés de la pression des normes sociales, les élèves se sont ouverts à elle. Elle en tire un livre riche d’enseignements, Grandir informés (C&F).

    On se rend compte en vous lisant que la famille joue un rôle prépondérant dans la construction des pratiques d’information des jeunes. Vous attendiez-vous à ça en commençant à enquêter ?

    Anne Cordier : Non, pas vraiment. Entre les cours, les enfants parlent beaucoup d’information, ils se montrent des choses sur leurs téléphones : ça participe d’un lien social entre eux. Ils ne sont donc pas seuls face à l’information sur leur portable, comme on peut le croire. Cette socialisation par l’information se voit aussi dans la famille. Je dirais même qu’ils sont en demande de cette sociabilité : certains vont jusqu’à se lever plus tôt le matin pour prendre un café en même temps que le beau-père qui regarde « Télé Matin » [l’émission matinale de France 2, NDLR]. Quelque chose d’intergénérationnel se crée autour de l’information. C’est un bien commun, on en a besoin pour vivre ensemble. Même si les jeunes ne manquent pas de critiquer les pratiques des plus âgés.

    Le rapport à l’information se bâtit aussi autour de moments forts. Quels sont ceux qui ressortent le plus ?

    Il y a des évènements joyeux, comme les Coupes du monde de football, mais des évènements, assez durs, reviennent systématiquement et se démarquent : les attentats. Pour les jeunes nés en 1995-96, ce sont ceux de 2001, et ceux de Charlie Hebdo en 2015 pour la génération suivante. Ces événements marquants, communs à une génération, interrogent le rapport au monde de l’enfant, qui prend conscience que tout est bien plus vaste et complexe que ce qu’il pensait.

    Cette construction des parcours informationnels est aussi façonnée par les inégalités sociales, notamment en ce qui concerne l’accès à des appareils électroniques, mais pas seulement. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    Il y a un lien très clair entre les pratiques informationnelles et les pratiques culturelles : on retrouve les questions d’héritage et de biens économiques. Lorsque l’on a une tablette gagnée via un service de vente par correspondance, on n’est pas doté de la même façon que si l’on avait le dernier produit Apple à la mode. On est encore dans le mythe du « ils ont tous un téléphone, ils sont très adroits avec les nouvelles technologies ». Mais d’abord de quels téléphones parlons-nous ? Dans les collèges d’éducation prioritaire, les enfants équipés de téléphones ne sont pas si nombreux, et il n’est pas sûr que ceux qui en ont puissent lire des PDF dessus. Ce sont souvent des compétences qui se transmettent en famille : si les parents n’en ont pas besoin dans leur cadre professionnel, les enfants ne développent pas ces compétences par héritage familial.

    Mais il y a aussi des écarts en termes de culture des sources. Les élèves en troisième dans des collèges favorisés sont déjà capables de donner des sources très précises pour s’informer, là où les autres n’ont pas de petite valise de sources connues. Et ça fera la différence sur le long terme.

    Comment évolue le rapport à l’information entre l’enfance et l’adolescence ?

    Les enfants s’informent sur l’univers qui est le leur et qui leur plaît (les animaux, les chanteuses, le sport...), et privilégient l’information documentaire. Au collège, ils élargissent leur champ, notamment sous l’impulsion de l’école, mais aussi parce que c’est le début de la socialisation adolescente. Les premières individuations des pratiques apparaissent, avec une envie plus grande de compréhension du monde, des intérêts qui émergent pour des sujets sociétaux, des questions sur « comment être adolescent » (rapport au corps, à la sexualité…). Les sensibilités à l’information d’actualité montent en puissance durant cette période. Au lycée, tout cela s’accentue avec une conscience qu’il faut s’informer davantage sur l’actualité pour répondre aux attentes académiques, mais aussi mieux agir dans le monde. Ils font des recherches sur les sujets de société, avec parfois une finesse de la connaissance développée sur des questions comme le genre, la sexualité, ou encore sur des thématiques politiques qui les touchent comme l’environnement, le racisme. C’est aussi au lycée que l’information dite de service s’impose, dans le cadre par exemple des recherches de stages, de localisations pour les déplacements…

    « Ce qu’ils lisent ne leur paraît pas légitime »

    Vous expliquez dans votre livre qu’une partie des élèves ont honte de leurs pratiques informationnelles.

    Ce n’est pas quelque chose que je cherchais particulièrement, c’est arrivé au fil des échanges. L’enquête sur le temps long permet de briser la carapace des enquêtés. Au début, ils me disaient « non, je ne m’informe pas ». Et puis en les suivant, en les observant, je me suis bien rendu compte qu’ils s’informent. Les pratiques informationnelles sont comme toutes les pratiques culturelles : on n’ose pas dire qu’on lit des romans de vampires par exemple, car ce n’est pas légitime, ça ne fait pas sérieux. Une des élèves que j’ai suivis lisait Biba et Doctissimo tout en disant qu’elle savait qu’il ne le fallait pas. Élise, qui apparaît dans le livre, essayait désespérément de lire Courrier international, sans y arriver, et elle culpabilisait. Le discours porté sur soi est à chaque fois très négatif.

    Comment en arrive-t-on là ?

    Un ensemble de discours dans la société converge pour parler d’une génération qualifiée de « crétins digitaux », qui seraient irresponsables sur les réseaux sociaux, sensibles aux théories complotistes. C’est en réalité une idée récurrente, qui revient de façon cyclique, selon laquelle le jeune est moins intelligent, moins curieux que ses aînés. C’est socialement acceptable de le dire. Et partagé par les médias, les politiques et les discours éducatifs de façon générale. Les parents les entendent, culpabilisent, fantasment sur les pratiques de leurs enfants, enfants qui perçoivent ensuite les signaux et se disent qu’il ne vaudrait mieux pas parler de leurs pratiques, pour se protéger. Cette question de la honte et du sentiment d’illégitimité est centrale, c’est une vraie source de démission éducative et d’incompréhension. Une norme sociale héritée de l’école, assez dogmatique sur le sujet, s’exerce : il faut s’informer sur l’actualité politique, nationale et internationale. Tous les autres types d’information sont complètement mis en retrait.

    Lesquels ?

    Le type privilégié, c’est l’information d’actualité : politique nationale et internationale, l’information d’actualité locale (très utilisée par les jeunes), régionale. C’est intégré par les élèves au point que la sortie du disque d’une chanteuse très à la mode n’est pas une actualité. De la même manière, ils peuvent suivre la KPop avec assiduité et être au courant de tout ce qu’il se passe, mais comme ça ne rentre pas dans les normes qu’on leur donne de ce qu’est l’actualité, ils estiment ne pas s’informer.

    On peut ensuite discerner l’information documentaire, qui va englober les sujets sur lesquels il n’y pas une actualité vive. Ce peut être des sujets de société, comme l’avortement, ou tous les questionnements autour de la sexualité. J’ai rencontré des jeunes filles extrêmement informées sur ces sujets-là, notamment via le média Brut. Dans l’information documentaire, il y a également les recherches que l’on fait pour des problématiques quotidiennes et pour les loisirs.

    Enfin, on a l’information service, qui est très importante et concerne notamment la recherche d’aide sociale et de logement. Elle est socialement discriminante : si j’ai du mal à accéder aux outils et à comprendre où trouver les pièces que l’on me demande, le dossier Pôle emploi va être compliqué à constituer, la demande de logements étudiants ne sera pas simple non plus, etc. Et ça a beaucoup de conséquences.

    Comment les enfants et les adolescents choisissent-ils d’accorder leur confiance à une source d’information ?

    Le plus fiable reste pour eux la presse écrite, avec le journal de 20 heures juste derrière. C’est assez paradoxal car ils ne consultent spontanément ni l’un ni l’autre. Ils se tournent plutôt vers des formats qui les séduisent, tout en restant vigilants sur le contenu de ces mêmes formats. C’est assez ambigu. C’est lorsqu’ils doivent faire un travail pour l’école que l’écart entre ce qu’ils considèrent comme fiable et ce qu’ils consultent se résorbe : ils se forcent à aller voir du côté de la presse. L’évaluation de l’information est vécue comme une injonction scolaire. Dans le même temps, Wikipédia est toujours décriée dans le cadre scolaire, désignée comme une source peu sûre. Ce qui est à la fois injuste et tout à fait contreproductif, car la stigmatisation d’une ressource leur laisse entendre que toutes les autres sources sont bonnes.

    « Pour bon nombre d’élèves s’informer est un risque à prendre, une gageure »

    Revenons à ce sentiment de honte, et au rôle de l’école : l’éducation aux médias telle qu’elle est proposée actuellement a-t-elle une responsabilité ?

    Il ne faut pas généraliser, de très bonnes choses sont faites un peu partout. Mais on voit quand même que l’éducation aux médias et à l’information est avant tout une éducation aux médias d’information, d’actualité politique, car on part du principe que c’est elle qui fait de nous des citoyens. C’est un rétrécissement de ce que doit être cette éducation. Et souvent, on entre dans ces sujets par « il faut faire attention aux réseaux sociaux, car vous y êtes tout le temps » et « attention à la désinformation ». Résultat : pour bon nombre d’élèves s’informer est un risque à prendre, une gageure.

    Que faudrait-il changer ?

    La désinformation obsède la société et l’école. La question de l’égalité des chances passe au second plan, ce qui est regrettable. Il faudrait éveiller la curiosité sur le monde, susciter une appétence pour l’information. Développer une culture des sources communes. Travailler autour de la fabrique de l’information, comprendre les registres langagiers, les codes médiatiques, sans dire qu’il y en a qui sont meilleurs que d’autres.

    Aujourd’hui, on observe des enseignements qui se confondent avec une recherche de légitimité de certaines pratiques journalistiques. On entend beaucoup que l’éducation aux médias devrait conduire les enfants vers la presse écrite. C’est comme si l’on disait que l’objectif de la langue française était de lire les œuvres complètes de Proust. Ça n’a pas de sens.

    Dans votre livre, vous esquissez la nécessité d’étendre les réflexions autour de l’éducation aux médias à toutes les classes d’âges.

    C’est tout le problème : dès que l’on parle d’éducation, on ne pense qu’aux enfants. Or ils ont besoin que les adultes partagent avec eux des clés de compréhension, d’explication. On peut espérer que cette génération, qui devrait être davantage éduquée aux médias et à l’information (j’insiste sur le terme « information » dans toute sa diversité), pourra transmettre elle-même ses connaissances.

    De nombreuses actions sont menées à destination des parents, par des associations. Certains médias s’emparent de ces problématiques en déconstruisant les informations, pour comprendre leur traitement. La responsabilité est partagée, et si chacun prend sa part de façon pédagogique, sans faire peur, sans angoisser et sans stigmatiser, nous réussirons à toucher un public plus large que celui des enfants et des adolescents. Ça ne peut pas fonctionner autrement.
    Xavier Eutrope
    Xavier Eutrope

    Journaliste à La Revue des médias

    #Anne_Cordier #Grandir_informés #Revue_médias #Interview