• « Ce ne sont pas les #bassines qui ont sauvé les nappes, mais les règles de gestion plus strictes »

    Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation contre ces retenues très gourmandes en eau se tient ce samedi dans le Sud-Ouest et l’Ouest, l’hydroclimatologue #Florence_Habets fait le point sur ce que la science en dit.

    « La guerre de l’eau a commencé » : le titre était bien trouvé. Samedi 13 juillet, l’hydroclimatologue Florence Habets s’est glissée parmi le public du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) pour assister à un débat entre l’activiste Julien Le Guet, porte-parole du collectif Bassines Non Merci, et l’agriculteur Patrick Franken, vice-président de la chambre d’agriculture départementale. Le débat n’a pas vraiment eu lieu, tant les positions étaient inconciliables, regrette la directrice de recherche au CNRS et professeure attachée à l’Ecole normale supérieure de Paris.

    Ce vendredi 19 juillet, les écologistes, rassemblés depuis mardi et ce week-end non loin du chantier de la bassine controversée de #Sainte-Soline (#Deux-Sèvres), ont manifesté près du site où doit être construit un autre ouvrage du même genre, à Saint-Sauvant (Vienne). De leur côté, une centaine d’agriculteurs hostiles à la contestation se sont pressés à Melle (Deux-Sèvres). « Opposée à toute violence » mais acculée à soutenir la « désobéissance civile » au nom de la science, Florence Habets constate tristement que seul le vacarme militant a permis de questionner l’#irrigation intensive. Pour nourrir les « échanges » qu’elle rêverait apaisés, la chercheuse passe en revue quelques publications récentes consacrées aux bassines et autres retenues d’eau.

    Qu’est-ce qu’une bassine, selon la science ?

    On ne trouve pas trace de ce mot dans la littérature scientifique ; les Anglo-Saxons parlent de « reservoir » ou de dam (« barrage »). Une bassine, c’est une #retenue_artificielle_d’eau, creusée sur plusieurs mètres de profondeur avec des #digues sur les quatre côtés, rendue étanche au moyen d’une #bâche. Une sorte de version extra-large des petits #bassins_de_rétention au bord des autoroutes. Une bassine ne se remplit pas de façon naturelle mais par #pompage, dans une nappe ou une rivière. C’est ce qui la distingue d’une retenue plus classique, « collinaire » (alimentée par l’écoulement venu des collines et par le captage de sources), ou posée sur un cours d’eau (barrage).

    A partir de quand les retenues d’eau artificielles se sont-elles multipliées ?

    L’irrigation massive a commencé dans les années 70-80, surtout après la sécheresse historique de 1976. Des agriculteurs ont construit de petites #retenues_collinaires dans leurs champs. C’était rentable : ils ne payaient pas les volumes qu’ils prélevaient. Aujourd’hui, l’irrigation continue de croître, notamment dans le Nord.

    Combien y a-t-il de bassines et autres réserves artificielles d’eau en France ?

    On connaît mal l’ensemble des retenues en France. Certaines ont été déclarées, lorsqu’il y avait des aides de l’Etat ou de la Politique agricole commune européenne, mais pas toutes. Aujourd’hui, alors que leur construction est soumise à autorisation, beaucoup restent méconnues, voire illégales. Un rapport présenté en avril par France Stratégie a estimé le nombre des retenues artificielles à 670 000 grâce à des données satellitaires. C’est beaucoup, une par kilomètre carré, 1 % de la surface du pays. L’opération a été bien plus délicate que le comptage des piscines, car la végétation ou les algues peuvent masquer leur surface. Le volume stocké dans ces réserves artificielles serait de 18 milliards de m³.

    Quel volume total est consacré à l’irrigation en France ?

    En 2020, plus de 3 milliards de m³, soit 11 % des prélèvements d’eau. Mais comme il n’y a pas de compteurs, il ne s’agit que d’une estimation.

    Les détracteurs des bassines leur reprochent de favoriser l’#évaporation de l’eau. Quel volume ce #gaspillage représente-t-il ?

    D’après le rapport de France Stratégie, environ un milliard de m³ s’évapore chaque année sur 18 milliards. Le chiffre demande à être affiné en fonction des types de retenues. L’hypothèse la plus vraisemblable est qu’il y a davantage d’évaporation dans les bassines où l’eau est stockée sans mouvement ni renouvellement pendant des mois.

    Vous avez encadré une étude de master sur la situation hydrologique dans le bassin des #Autizes, en #Vendée, lieu d’implantation des premières bassines françaises à partir de 2006. Quelles sont ses conclusions ?

    Ce travail raconte que les premières bassines sont des pansements sur des plaies. A l’époque, dans cette partie du Marais poitevin où les #cultures_intensives se sont développées sur d’anciennes prairies à coups d’irrigation massive, les agriculteurs pompaient tellement dans les nappes phréatiques, l’été, que des cours d’eau se trouvaient à sec. Parfois, le sens du courant changeait car, dans ce coin, les rivières sont souvent connectées avec les réserves souterraines. Et le niveau de certaines nappes descendait si bas, au-dessous du niveau de la mer, que de l’eau salée menaçait de faire intrusion et de les polluer. Pour donner un fondement scientifique à leurs craintes, les bénévoles des associations environnementales ont fait des mesures et produit des données. Les résultats étaient alarmants.

    Comment l’Etat a-t-il réagi à cette alerte ?

    Ce milieu naturel emblématique est protégé au niveau européen, donc l’Etat a dû trouver une solution pour limiter les atteintes écologiques. Au lieu de réduire fortement l’irrigation, il a choisi de faire construire ces fameuses premières bassines tout en les finançant. En parallèle, la gestion des prélèvements a été confiée à l’#Etablissement_public_du_Marais_poitevin, qui a des missions de protection de l’eau et de la biodiversité. Les seuils en deçà desquels les prélèvements dans les nappes sont impossibles ont aussi évolué, ce qui a permis de préserver ces réserves. Le tout s’est fait dans la concertation, avec des échanges entre irrigants, l’accord des associations écologistes, et sous la supervision de l’Etablissement public du Marais poitevin.

    Les promoteurs des bassines disent qu’après la construction de ces ouvrages en Vendée, le niveau des nappes est remonté durant l’hiver.

    Ce ne sont pas les bassines qui ont sauvé les nappes, mais les règles de gestion plus strictes qui ont mis un terme aux pratiques agricoles malmenant le milieu ; elles ont aussi rendu les contraintes environnementales acceptables. Mais tout n’est pas parfait. Le projet controversé de la #Coop_79 [#coopérative_des_Deux-Sèvres, ndlr] dont fait partie la bassine de Sainte-Soline, est, lui, porté par un groupement d’irrigants, sans le contrôle d’une structure chargée de préserver l’eau et la #biodiversité. Les engagements environnementaux sont assez limités.

    Le plan d’adaptation de la France au changement climatique dort dans les tiroirs du ministère de la Transition écologique. Un futur texte éclairé par la science devrait-il prôner un moratoire sur les bassines ?

    Les 10 % d’économies d’eau prévues par le #plan_Eau, présenté l’an dernier, font malheureusement l’impasse sur l’#agriculture : les seules économies demandées portent sur l’#eau_potable. En mai, après la crise agricole, beaucoup de décisions défavorables à l’eau et à la biodiversité ont été prises ; un décret a même limité les possibilités de recours contre les bassines. L’urgence serait plutôt d’aider ceux qui se tournent vers une irrigation raisonnée et raisonnable. Aujourd’hui, beaucoup d’agriculteurs se trouvent coincés dans un système qui leur impose de produire plus pour rentabiliser des outils de production et d’irrigation chers. Les bassines sont coûteuses à construire (une bâche immense est plus onéreuse qu’un simple petit lit d’argile), à faire fonctionner (le prix de l’électricité pour pomper l’eau s’envole), et elles ont une durée de vie limitée (les bâches ne sont pas éternelles). Les premières ont été vues comme des objets de transition, non pérennes. Ce ne sont pas des moyens d’adaptation au changement climatique. On a affaire, ici, à un problème de #politique_publique stupide, pas d’agriculteurs.

    https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/ce-ne-sont-pas-les-bassines-qui-ont-sauve-les-nappes-mais-les-regles-de-g
    #nappes_phréatiques #méga-bassines #eau

  • Mégabassines : où en est la ruée vers l’or bleu ?
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/07/18/megabassines-ou-en-est-la-ruee-vers-l-or-bleu_6251929_3244.html


    Une réserve d’eau pour l’irrigation agricole, à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres), le 12 avril 2023. DAMIEN MEYER/AFP

    Les défenseurs de l’environnement ont fait du terrain judiciaire leur principal champ de bataille. Car, en droit français et européen, ce n’est pas la garantie d’irriguer pour certains exploitants qui est mise en avant, mais la vocation des retenues de substitution à permettre le rétablissement d’une gestion équilibrée et durable de la ressource, comme l’affirment en substance tous les documents stratégiques officiels. Ainsi, le futur délégué interministériel aura pour mission première de promouvoir une « gestion raisonnée et performante » de l’#eau pour l’#agriculture, « dans le respect des équilibres des milieux et des autres usages s’inscrivant dans la gouvernance territoriale de l’eau, en particulier l’#eau_potable ». Dans les régions en déséquilibre structurel – où l’on prélève plus d’eau que la nature ne le permet –, comme c’est le cas dans le bassin de la Sèvre niortaise et du Marais poitevin depuis 1994, cela signifie qu’il faut moins puiser dans la nature.

    C’est la raison pour laquelle, le 9 juillet, le tribunal administratif (TA) de Poitiers a annulé l’autorisation pluriannuelle de prélèvements agricoles qu’avaient signée les quatre #préfets de l’ancienne région Poitou-Charentes en 2021. Celle-ci aurait permis à des irrigants de puiser 87 millions de mètres cubes d’eau cette année-là, tout en s’engageant à ne plus dépasser 84 millions de mètres cubes par an à partir de 2025. Les magistrats ont calculé, d’une part, que cela reviendrait à dépasser de 25 % à 30 % la consommation réelle observée durant cette dernière décennie. Ils ont observé, d’autre part, que la pression supplémentaire aurait lieu « à la faveur des prélèvements hivernaux », en particulier pour pomper les 10,6 millions de mètres cubes nécessaires au remplissage des #mégabassines. Cela se ferait au détriment des agriculteurs qui n’ont pas accès aux retenues et qui sont soumis aux restrictions d’arrosage en cas de sécheresses l’été.

    Les agriculteurs de la Coopérative de l’eau 79 ont immédiatement dénoncé une « décision incohérente ». Mais le TA de Poitiers avait déjà annulé pour les mêmes raisons l’autorisation pluriannuelle précédente de 2016. Le 3 octobre 2023, il a aussi refusé le feu vert délivré à la construction de quinze mégabassines, toujours dans l’ex-Poitou-Charentes.
    Le droit, dans ce domaine, « ce sont des maths », résume Marie Bomare, responsable juridique de l’association Nature Environnement 17 (Charente-Maritime), qui centralise les procédures lancées dans cette région. Il y en a tant qu’une quinzaine d’associations – dont la sienne et plusieurs adhérentes de France Nature Environnement, des fédérations départementales de pêche, la Ligue pour la protection des oiseaux, UFC-Que choisir… – ont publié, en juin, un récapitulatif de tous les recours, appels et pourvois en cassation contre les 93 réserves de substitution programmées dans l’ex-Poitou-Charentes et les prélèvements d’eau correspondants.

    De son côté, le gouvernement a décidé de restreindre les possibilités de lancer une procédure à l’encontre de mégabassines. Nonobstant les compétences acquises en la matière par les magistrats de Poitiers et ceux de la cour d’appel de Bordeaux, systématiquement sollicités en deuxième instance dans ces affaires, un décret publié le 10 mai annonce que la totalité des contentieux portant sur les ouvrages hydrauliques agricoles sera exclusivement du ressort du tribunal administratif de Paris à partir du 1er septembre. Et désormais, les délais pour déposer un recours passent de quatre à deux mois.

    #justice_environnementale #irrigation

  • Épisode 3/5 : La mère de l’Inde

    Au cours des années 1970, les tensions s’enveniment entre le Pakistan occidental et le Pakistan oriental, #Indira_Gandhi s’affranchit du contrôle occidental et conforte le rôle de puissance majeure de l’Inde en participant à la résolution du conflit. Les capacités martiales du pays sont reconnues.

    En 1971, la détérioration des relations entre le Pakistan occidental et le Pakistan oriental atteint un point de non-retour. L’État ne fonde son unité que sur la religion commune aux deux parties de son territoire, distantes de plus de mille six cents kilomètres. Le #Pakistan oriental souhaite son autonomie. Le Pakistan occidental réplique par une répression d’une violence inouïe, qui pousse quelque dix millions de personnes à se réfugier en Inde.

    Indira Gandhi, confrontée à l’immobilisme des puissances occidentales, se prépare à une intervention militaire. Après deux semaines de combat, la riposte indienne s’achève sur une victoire écrasante. Les soldats indiens sont accueillis en libérateurs dans le nouvel État indépendant, le Bangladesh.

    Chef militaire triomphant, Indira Gandhi est à l’apogée de sa gloire. Elle est la mère de l’Inde. Elle est vénérée comme Durga, la déesse de la guerre. Elle signe la même année un « Traité de paix, d’amitié et de coopération » avec l’URSS, qui fait pendant à l’axe Washington-Pékin-Islamabad. En 1974, l’explosion de la première bombe atomique indienne inscrit le pays au rang des puissances nucléaires. Indira Gandhi est devenue Kali, la déesse de la destruction.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-grandes-traversees/la-mere-de-l-inde-7018901

    #agriculture #révolution_verte #Inde #irrigation #lait
    #audio #podcast

  • Irlande : quinze arrestations après des violences anti-immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/16/irlande-quinze-arrestations-apres-des-violences-anti-immigration_6250510_321

    Irlande : quinze arrestations après des violences anti-immigration
    Le Monde avec AFP
    Quinze personnes ont été arrêtées lundi 15 juillet à Dublin (Irlande) lors d’affrontements entre la police et des manifestants anti-immigration sur un chantier de construction d’un centre d’hébergement pour demandeurs d’asile. « Personne n’a le droit de brûler des voitures, d’endommager des biens », a fait valoir le premier ministre, Simon Harris. « Ces actes sont criminels et visent à semer la peur et la division », a-t-il ajouté. « Nous ne devrions pas accepter qu’ils soient légitimés de quelque manière que ce soit en les qualifiant de “manifestations”. »
    « Un certain nombre de véhicules de la Garda ont été endommagés », a souligné la police dans un communiqué, en référence à la police nationale irlandaise. Ces affrontements sont les derniers en date sur des sites destinés à accueillir les demandeurs d’asile, où des incendies criminels se multiplient aussi depuis 2022. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des machines et des matériaux de construction en feu sur le site, une ancienne usine située dans le nord de la capitale.
    Les manifestants ont jeté des briques et lancé des feux d’artifice en direction de la police, qui a de son côté fait usage de gaz poivré pour disperser la foule, composée de plus d’une centaine de personnes, essentiellement des hommes. Une vidéo a montré une personne, probablement un travailleur du site, qui devrait être transformé en centre d’hébergement pour 500 demandeurs d’asile, quittant les lieux sur une civière.Les manifestations à l’entrée du site ont retardé le début des travaux « depuis plusieurs mois », a déclaré le ministère de l’intégration. Les violences ont commencé après qu’un « prestataire a tenté de commencer les travaux » tôt lundi, a déclaré le ministère, responsable de l’hébergement des demandeurs d’asile. Le ministère « condamne tout acte de criminalité et d’intimidation à l’encontre des prestataires et de leurs employés ».
    La violence a également été dénoncée par la ministre irlandaise de la justice, Helen McEntee, qui s’est déclarée « consternée » par ces événements. Les personnes impliquées dans ces troubles devront faire face aux « rigueurs de la loi », a-t-elle déclaré au journal Irish Times. L’hébergement des migrants est devenu en Irlande un sujet particulièrement sensible, le manque de logements abordables et la crise du pouvoir d’achat ayant alimenté un fort ressentiment à l’encontre des nouveaux arrivants. Lors de violentes émeutes à Dublin en novembre, déclenchées par une attaque au couteau devant une école, les émeutiers ont également pris pour cible des sites utilisés pour héberger des demandeurs d’asile.

    #Covid-19#migrant#migration#irlande#asile#integration#immigration#logement#hebergement#sante#violence

  • GPA dans le monde : actualités

    Irlande. Juin 2024 : le projet de loi sur la GPA a malheureusement été voté.
    Le projet de loi sur la maternité de substitution voté dans l’indifférence la plus complète des décideurs politiques

    Déclaration. juin 2024

    Nous, la Coalition internationale pour l’abolition de la gestation pour autrui (CIAMS), en tant que défenseurs féministes des droits humains, dont les droits des femmes et des , des enfants que le projet de loi irlandais , tel qu’il a été voté, est incompatible avec les idéaux européens de dignité humaine.

    Lire le texte entier
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/01/02/ventre-a-louer-une-critique-feministe-de-la-gpa/#comment-61545

    #feminisme #gpa #irlande

  • Sharifeh Mohammadi, militante iranienne des droits civiques et du travail, condamnée à mort

    Sharifeh Mohammadi, une militante des droits civiques et du travail, a été jugée par la première branche du tribunal révolutionnaire de Rasht et condamnée à mort sans aucune procédure transparente ou légale.

    Ce verdict a été prononcé le 4 juillet 2024 sur la base de l’accusation fausse et sans fondement de « Baghi » (rébellion) et sous le prétexte de l’appartenance passée de Mme Sharifeh Mohammadi au « Comité de coordination pour aider à former des organisations de travailleurs » il y a dix ans, qui est une organisation syndicale indépendante et légitime. Cette sentence cruelle n’a pas la moindre base humaine ou légale et doit être annulée immédiatement.

    #lire le texte en entier :
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/01/iran-les-crimes-impunis-debrahim-raissi-et-de-sa-clique-de-mollahs/#comment-61535

    ##international #iran

  • « Les autorités de la région du Kurdistan ne répondent pas aux besoins des victimes de violences conjugales »

    Un nouveau rapport d’Amnesty International révèle que, dans la pratique, les femmes et filles victimes de violences domestiques sont confrontées à des obstacles considérables pour accéder à la protection et à la justice dans la région du Kurdistan irakien.

    Les autorités de la région du Kurdistan irakien ne veillent pas à ce que les auteurs de violences domestiques, notamment de féminicides, de viols, de coups et d’immolations des femmes et des filles, soient traduits en justice, et elles imposent des restrictions arbitraires aux libertés des victimes qui cherchent protection dans les refuges, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport publié ce 3 juillet.

    lire le texte en entier :
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/07/06/les-autorites-de-la-region-du-kurdistan-ne-rep

    #international #irak #kurdistan

  • #Iran. Diserzione dalle urne
    https://radioblackout.org/2024/07/iran-diserzione-dalle-urne

    Più della metà degli iraniani non ha votato al primo turno per l’elezione del nuovo presidente del paese, dopo la morte di Raisi. Gli iraniani sono chiamati a scegliere tra candidati designati dalla ristretta élite teocratica che governa il paese da 45 anni sulle basi di una costituzione basata sulla legge coranica. Repubblica islamica presenta […]

    #L'informazione_di_Blackout #elezioni #stato_teocratico
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2024/07/2024-07-02-samira-iran.mp3

  • ‘As complicit as Saddam’ : people on BA flight held hostage in Kuwait sue UK government
    https://www.theguardian.com/world/article/2024/jul/01/as-complicit-as-saddam-people-on-ba-flight-held-hostage-in-kuwait-sue-u
    https://i.guim.co.uk/img/media/aa5055a3a2341230f6df69642b741afca1322c64/0_185_1359_815/master/1359.jpg?width=480&dpr=1&s=none

    Morale de cette histoire : tu ne peux pas faire confiance à ton gouvernement.

    1.6.2024 Haroon Siddique - Claimants who were onboard BA149 claim airline and Thatcher’s government knew of risk before they landed in 1990

    British Airways (BA) passengers and crew taken hostage in Kuwait and used as human shields during Saddam Hussein’s invasion are suing the airline and the UK government.

    The claimants, who were subjected to torture, including mock executions, say they have evidence that BA and the government knew the invasion had taken place hours before the plane landed in Kuwait. They also claim that the flight was used to secretly transport a special ops team for immediate and covert deployment to the battlefield, “regardless of the risk this posed to the civilians onboard”.

    The BA149 flight to Kuala Lumpur, Malaysia, carrying 367 passengers and 18 crew members, arrived for a scheduled stopover at Kuwait International airport on 2 August 1990 as Iraqi armed forces were invading. It was the last commercial flight to do so. Those on board were held captive for up to five months, during which time they were subjected to torture, rape, mock executions, starvation and other abusive practices.

    In 2021, after the release of documents to the National Archives that showed the British ambassador in Kuwait had warned the UK Foreign Office that the invasion was under way before flight BA149 landed, the then foreign secretary, Liz Truss, admitted that the government had covered up the warning for decades.

    She said the warning was not passed on to BA and, in a reference to allegations regarding the presence of special forces, insisted that the government at the time “did not seek to exploit the flight in any way by any means whatsoever”.

    However, lawyers for the claimants say BA did know of the invasion and a covert special ops team was on board.

    Nicola Dowling, 56, a member of cabin crew on flight BA149 who spent about two months in Kuwait, during which time she was deployed as a human shield, said: “Not being believed and denied justice all these years has been hideous. It was all very well for [Margaret] Thatcher to say Saddam Hussein is hiding behind women and children. She bloody well sent us in there, presented us to him on a plate for him to use. She was as complicit in this as he was, as was BA.”

    https://i.guim.co.uk/img/media/53db731836b4f3a6d74ee2159574b26c9831965e/0_16_750_450/master/750.jpg?width=480&dpr=1&s=none
    Nicola Dowling on her first day of training for BA in January 1989. Photograph: supplied

    Dowling, who had been working for BA for 18 months at the time and turned 23 while in Kuwait, told of the moment she thought she was going to die, when being transported to the IBI camp in Fahaheel to be deployed as a human shield.

    “They stopped in the middle of a desert and all the soldiers in the bus surrounded our bus and pointed their rifles at the windows and you could have heard a pin drop,” said Dowling, who lives in Surrey. “All the babies stopped crying and the kids stopped wailing and we thought we were going to be shot. We thought this was a start of reprisals, but we weren’t [shot]. And I don’t know to this day why they stopped in the middle of the desert with their rifles cocked at us.”

    She described conditions at the IBI camp, where British expats were also being held, as “inhumane” and “hideous”, with overflowing excrement everywhere, limited running water and food, and frequent outbreaks of dysentery. She said her late ex-RAF father was so concerned about her that he wrote to Thatcher asking if he could swap places.

    Dowling said BA’s response when she was released was “appalling”. She said she was pressed to return to work as soon as possible because of a shortage of available cabin crew and to resume flying to the Middle East, despite her pleas not to be sent back there.

    She said she was threatened with the sack if she did not comply, so went back to the region once a month for the next 15 years, Like many of her colleagues on BA149, she retired with a medical pension.

    “It was just torturous,” she said. “In the end I was just broken. I was a broken shell.”

    Dowling said the claim for negligence and joint misfeasance in public office, brought by 95 people against the Foreign, Commonwealth and Development Office, the Cabinet Office, the Ministry of Defence and BA, was an attempt to “hold the buggers to account. It’s impacted my life hugely.”

    Matthew Jury, the managing partner of McCue Jury & Partners LLP, which is acting for the claimants, said: “The victims and survivors of flight BA149 deserve justice for being treated as disposable collateral. HMG [her majesty’s government] and BA watched on as children were paraded as human shields by a ruthless dictator, yet they did and admitted nothing. There must be closure and accountability to erase this shameful stain on the UK’s conscience.”

    A coalition of US-led forces liberated Kuwait in 1991 during Operation Desert Storm, also known as the first Gulf war.

    BA and the government have been approached for comment.

    #histoire #guerre #ôtages #Grande_Bretagne #Kuweit #Iraq #thatcherisme #aviation

  • La loi sur le hijab en Iran et le contrôle électoral

    Au milieu du simulacre ou de l’orchestration de l’élection présidentielle en Iran, une sombre réalité s’impose. Des femmes sont violemment arrêtées par la police des moeurs pour avoir refusé de se conformer aux règles du hijab obligatoire ou pour avoir porté un hijab « inapproprié », surnommé « mauvais hijab ». Cette réaction misogyne fait suite au soulèvement historique de 2022 « Woman Life Freedom », mené par des femmes iraniennes. Malgré des sanctions sévères, des femmes courageuses ont persisté dans leur résistance, marquant un tournant dans la lutte contre le hijab obligatoire.

    Lire le texte en entier sur le blog
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/29/la-loi-sur-le-hijab-en-iran-et-le-controle-ele

    #international #iran

  • Les forces iraniennes abattent une fille de 18 ans à Lorestan

    IRAN – Les forces de sécurité iraniennes ont abattu une jeune fille de 18 ans à Lorestan le 20 juin dernier. Razieh Rahmani a été enterre le 22 juin dans la province kurde de Kirmaşan.

    Une jeune fille de 18 ans nommée Razieh Rahmani, originaire du village de Gouyjeh à Kakavand (comté de Nurabad), dans la province du Lorestan, a été tuée dans sa maison familiale par des tirs directs des forces de sécurité de la République islamique d’Iran.

    Lire le texte en entier sur le blog
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/01/iran-les-crimes-impunis-debrahim-raissi-et-de-sa-clique-de-mollahs/#comment-61421

    #international #iran

  • Naufrage en Calabre : 14 nouveaux corps retrouvés, le nouveau bilan atteint 34 morts - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57968/naufrage-en-calabre--14-nouveaux-corps-retrouves-le-nouveau-bilan-atte

    Naufrage en Calabre : 14 nouveaux corps retrouvés, le nouveau bilan atteint 34 morts
    Les garde-côtes italiens ont annoncé vendredi avoir retrouvé quatorze nouveaux corps après le naufrage d’un bateau de migrants au large de la Calabre, en Italie, en début de semaine dernière. Cette découverte porte à 34 morts le bilan de ce drame.Nouveau bilan une semaine après le naufrage d’un voilier de migrants au large de la région italienne de Calabre. Les garde-côtes italiens ont porté à 34 le nombre de morts après que 14 nouveaux corps ont été retrouvés vendredi 21 juin. Plus de 60 personnes sont par ailleurs toujours portées disparues.
    Six corps ont été retrouvés dans un premier temps puis, jeudi les garde-côtes avaient annoncé avoir retrouvé 12 corps. Ils avaient ensuite indiqué que le nombre total de corps retrouvés ce jour-là était en fait de 14.
    L’organisation Médecins sans frontières (MSF) a déclaré en début de semaine que les survivants avaient signalé la disparition de 66 personnes, dont au moins 26 enfants. Les recherches aériennes et maritimes se sont poursuivies durant le week-end pour retrouver les disparus.Onze exilés, dont deux femmes et deux enfants de 12 ans, ont été secourus par les garde-côtes italiens après une alerte lancée par des plaisanciers français. Les survivants, tous pris en charge dans les hôpitaux de la région, « se trouvent dans un état grave avec de multiples traumatismes, des brûlures et une grave déshydratation », affirme La Repubblica.
    L’embarcation était partie de Turquie huit jours avant le naufrage, chargée d’exilés originaires d’Iran, de Syrie et d’Irak. Selon un proche de disparus interrogé par l’AFP, une trentaine de personnes originaires du Kurdistan autonome se trouvaient parmi les passagers. Des familles afghanes figurent aussi parmi les disparus, selon MSF.L’embarcation a commencé à couler après l’explosion du moteur, qui a provoqué un incendie à bord. « Le bateau a commencé à prendre l’eau au bout de trois ou quatre jours », a indiqué à Rai News Shakilla Mohammadi, médiatrice interculturelle de Médecins sans frontières (MSF), présente à Roccella Ionica. « Les passagers voyageaient sans gilet de sauvetage », a-t-elle ajouté.
    À mesure que le voilier s’enfonçait dans l’eau, les survivants ont raconté avoir tenté de « grimper jusqu’au point le plus haut du bateau », « pour essayer de sauver les plus petits », a indiqué La Repubblica.Pour Roberto Occhiuto, président de la région de Calabre, ce drame « est un coup de poing dans l’estomac ». « Ces heures de grande angoisse […] nous rappellent l’énorme drame que nous avons vécu à Cutro il y a un peu plus d’un an ». Le 26 février 2023, une embarcation chargée de 200 personnes a sombré au large de la Calabre, près de la ville de Cutro. Quatre-vingt-quatorze personnes, dont de nombreux enfants, ont perdu la vie dans ce naufrage.
    Elly Schlein, secrétaire du Parti démocrate (centre gauche), a fustigé de son côté le « silence ignoble » du gouvernement italien depuis le drame. « Les jours passent » et l’absence de réaction de Rome « persiste face à une énième tragédie migratoire », a- t- elle déclaré, déplorant des « morts invisibles, des morts qui n’ont pas d’importance ». La route migratoire de la Calabre est empruntée depuis quelques années par les migrants en transit en Turquie. À bord d’embarcations vétustes, généralement des voiliers, les exilés contournent les îles grecques de la mer Égée pour arriver directement dans le sud de l’Italie."Ils préfèrent éviter les refoulements (illégaux) en Grèce et la route des Balkans (où les pays ont ces dernières années renforcé les contrôles aux frontières, ndlr)", avait expliqué à InfoMigrants Giovanni Perna, coordinateur pour MSF dans la région.Mais cette route, plus longue, est aussi très dangereuse. Les naufrages y sont fréquents. Fin mai, au moins neuf personnes sont mortes après que leur bateau a coulé, au nord-est de Mykonos, dans les Cyclades. Selon les deux uniques rescapés, 17 migrants se trouvaient à bord, dont une fillette de sept ans.
    Selon l’Organisation internationale de l’ONU pour les migrations (OIM), quelque 3 155 migrants sont morts ou ont disparu en Méditerranée l’année dernière et plus de 1 000 personnes sont mortes ou portées disparues depuis le début de l’année.
    La Méditerranée centrale est la route migratoire la plus meurtrière au monde et représente 80 % des morts et disparus en Méditerranée.Les arrivées ont considérablement diminué depuis le début de l’année, avec 24 100 personnes débarquées en Italie à ce jour, contre plus de 57 500 à la même période en 2023, selon le ministère de l’Intérieur.

    #Covid-19#migrant#migration#italie#calabre#turquie#routemigratoire#mortalite#mediterranee#kurdistan#afghanistan#syrie#irak

    • Politique économique : le Nouveau Front populaire dessine un #changement_de_cap

      Le programme du Nouveau Front populaire, présenté le 14 juin, indique une direction de politique économique claire : il s’agit de reprendre le chemin d’une #politique_sociale et d’investissement (public et privé), articulée à une #politique_fiscale qui vise à (re)remplir les caisses et à instaurer davantage de #justice_fiscale. C’est une #réorientation marquée par rapport à la politique actuelle.

      Est-ce que les #mesures sont crédibles ? Oui, les pistes de #financement aussi. Est-ce que tout pourra être mis en œuvre et selon quel calendrier ? On verra bien. Dans tous les cas, la situation économique est incertaine et ce, quel que soit le gouvernement qui sera nommé.

      La bonne question n’est pas celle du « #sérieux » – la politique actuelle à maints égards n’est pas sérieuse, ni socialement, ni économiquement, ni budgétairement – mais de savoir quel cap de politique économique nous choisissons pour faire face aux incertitudes et répondre aux questions écologiques et sociales qui se posent. Car oui, il y a le choix.

      Le débat sur le #réalisme est à côté du sujet

      On pourrait résumer le programme du NFP ainsi : suspendre l’application des réformes antisociales, redonner du pouvoir d’achat aux ménages, renforcer les #services_publics, récupérer de l’argent sur le #patrimoine, et générer en retour des #effets_économiques vertueux.

      Cette politique tourne le dos à celle mise en œuvre depuis 2017 dont l’orientation principale, revendiquée par Bruno Le Maire, est la baisse des prélèvements obligatoires et l’horizon la réduction du rôle de la #protection_sociale et des services publics. Cette politique menée à un rythme rapide, comme une fuite en avant, une recherche vaine d’un retour de la #croissance, ne récolte qu’une baisse de la #productivité.

      Une large partie des critiques sur le sérieux du programme du NFP provient de commentateurs pour qui le seul débat économique valable est de savoir s’il faut d’abord définancer les retraites, l’école, les deux en même temps, ou si on n’ajouterait pas encore un peu de baisse de prélèvements sur les entreprises, pour la route.

      Et lorsque ces réformes sont évaluées scientifiquement, qu’on en démontre le #coût_social ou le peu d’#efficacité_économique, le plus souvent ces personnes haussent les épaules et passent à la suivante. Evidemment, une autre politique économique est possible.

      Des mesures sociales tout à fait à portée de main

      Si on considère les principales mesures proposées par le Nouveau Front populaire, elles apparaissent tout à fait envisageables. Elles sont sans doute d’ailleurs un peu plus modérées que celles du programme de la Nupes en 2022, pour tenir compte de la dégradation depuis des comptes publics.

      Pour ne prendre que quelques mesures sur les sujets que je connais le mieux : suspendre la réforme des #retraites de 2023 pour revenir à 62 ans immédiatement est faisable, d’autant que la réforme a à peine commencé d’être appliquée. Cela représente environ 0,8 point de PIB en 2032 pour le système de retraite et c’est en grande partie financé par la hausse prévue des cotisations de 0,6 point pour les employeurs et 0,6 point pour les salariés, selon un chiffrage réalisé d’après le simulateur du COR.

      Il est prudent de ne pas s’engager trop avant sur le droit à la retraite à 60 ans pour toutes et tous, même s’il apparaît évident que pour certaines personnes et certains métiers pénibles qui ne sont aujourd’hui quasiment pas reconnus, la baisse de l’âge de départ devrait être appliquée rapidement.

      Annuler les réformes de l’#assurance_chômage est également très facilement réalisable, la précédente n’étant même pas encore complètement montée en charge et la prochaine n’étant pas encore appliquée.

      Revaloriser le #point_d’indice de la fonction publique de 10 % est un #choix_budgétaire non négligeable dont il s’agit de mesurer l’ampleur, à hauteur de 0,8 point de PIB, selon certaines estimations. Cette priorité constitue bien une partie de la réponse aux graves difficultés de recrutement que connaissent actuellement les services publics.

      C’est particulièrement vrai pour les deux plus importants que sont la santé et l’éducation, dont les concours ne font plus, du tout, le plein. Cela sera sans doute plus utile pour l’avenir que la baisse de la fiscalité pour les ménages les plus aisés.

      L’indexation des salaires, elle, existe sous une certaine forme chez nos voisins Belges, qui ne s’en plaignent pas, et cela mériterait qu’on s’y penche pour en affiner les caractéristiques techniques.

      Aller plus loin sur les recettes

      Côté recettes, là aussi les pistes sont claires : récupérer des moyens sur les patrimoines des millionnaires et milliardaires par le retour à un impôt sur la fortune et l’instauration d’un impôt élevé sur les très hautes #successions. Il est également urgent de revenir sur certaines #niches_fiscales ayant peu d’effet positif et très coûteuses.

      C’est peut-être de ce côté-là d’ailleurs que le programme mériterait d’être approfondi. Un passage en revue systématique de la politique fiscale depuis 2017 pourrait donner des pistes de financement utiles. En effet, depuis cette date, les baisses de prélèvements obligatoires décidées par les différents gouvernements s’élèvent à près de 70 milliards d’euros par an.

      Ces 70 milliards ont eu deux contreparties : une baisse (ou un ralentissement du financement) des protections collectives (retraite, chômage, services publics), mais également un creusement du #déficit_public. Selon l’OFCE, de l’ordre de 40 milliards d’euros de baisse de recettes n’ont jamais été compensés depuis sept ans. Alors que le déficit s’est élevé à 5,5 % du PIB en 2023, ces mesures non compensées représentent environ 1,4 point de PIB, ce qui n’est budgétairement pas très « sérieux ».

      Selon la même logique, revenir sur le #CICE et le #pacte_de_responsabilité, mis en place sous François Hollande, ou sur la baisse de la #cotisation_sur_la_valeur_ajoutée des entreprises (#CVAE) plus récente, pourrait donner davantage de marge de manœuvre. Certes, ce n’est pas parce que ces mesures fiscales étaient contestables, qu’on peut les supprimer toutes, et d’un coup : les entreprises, même si elles n’en avaient pas besoin, s’y sont accoutumées. Mais il y a de la marge pour commencer tout de suite, et récupérer des montants conséquents.

      C’est pour cela qu’une revue paraît opportune afin de savoir jusqu’où et à quel rythme on peut remonter la pente dévalée au cours des dernières années. De manière intéressante, certains amendements aux dernières lois de finances de la majorité présidentielle, le rapport Bozio-Wasmer en cours de rédaction, ou encore la Cour des comptes, esquissent déjà des pistes en ce sens.

      N’esquivons pas le débat démocratique sur la politique à mener

      Ce qui serait « sérieux », et démocratique, c’est que les médias d’information utilisent le temps de cette élection pour mettre en perspective les #visions de politiques économiques alternatives des trois pôles : la baisse des prélèvements et des dépenses sociales de LREM, espérant faire revenir de la croissance, sa version amplifiée par le RN assortie d’une politique économique xénophobe motivée par des orientations racistes, et le changement de cap proposé par le Nouveau Front populaire qui fait le pari d’une réorientation écologique et sociale, appuyée par la fiscalité et dans une perspective keynésienne.

      Si le Nouveau Front populaire gagne, il aura alors à sa disposition tous les moyens de l’Etat pour calibrer, orchestrer, séquencer les mesures de son programme, et proposer des décisions à arbitrer. La feuille de route est suffisamment explicite pour que cela démarre vite, l’administration sait faire. Un programme est là pour définir un cap, le début du chemin et un horizon. En l’espèce, celui du NFP trace des perspectives sans ambiguïtés et enthousiasmantes.

      https://www.alternatives-economiques.fr/michael-zemmour/politique-economique-nouveau-front-populaire-dessine-un-changement-de-cap/00111532
      #crédibilité

  • #DataSuds-geo partage les #données_géographiques de l’#IRD

    Le nouveau service DataSuds-geo est un service dédié aux données géographiques, il vient compléter l’offre de publication et de diffusion des #données_scientifiques à l’IRD.

    DataSuds-geo donne accès à plus de 790 #jeux_de_données cartographiques, déposés par des scientifiques de l’IRD ou transférés depuis la base #Sphaera (ancien #catalogue des cartes de l’IRD). Ce nouvel outil donne accès à des informations et des services spécifiques : localisation géographique, visualisation cartographique, téléchargement, etc. Les données cartographiques peuvent également être consultées hors connexion via un système d’information géographique installé sur son poste de travail.

    https://www.ird.fr/datasuds-geo-partage-les-donnees-geographiques-de-lird
    https://datasuds-geo.ird.fr/geonetwork/srv/fre/catalog.search#/home
    #données #cartes #cartographie

  • Iran : la guerre contre les femmes

    Actrices de la sécularisation et de la résistance, les Iraniennes sont la cible du régime depuis 1979. C’est sur cette toile de fond qu’éclate en 2022 le mouvement « Femme, Vie, Liberté ».

    Le mouvement de contestation déclenché par le meurtre d’État de Jina Mahsa Amini, jeune femme kurde âgée de 22 ans, le 16 septembre 2022, pour cause de port inapproprié du voile, s’est rapidement transformé en un soulèvement insurrectionnel. Ce mouvement a ébranlé la légitimité de la République islamique et très vite gagné la sympathie de l’opinion publique internationale, grâce à la large médiatisation d’images – notamment via les réseaux sociaux – qui montraient des jeunes femmes dans les rues ôtant leur voile et scandant avec de jeunes hommes : « Femme, Vie, Liberté ! » À travers elles, l’hostilité que tous et toutes nourrissaient à l’égard du régime théocratique devenait palpable.

    https://laviedesidees.fr/Iran-la-guerre-contre-les-femmes
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/03/08/sororite-avec-les-femmes-diran-femme-vie-liberte/#comment-61192

    #international #iran #feminisme

  • Solidarité avec les syndicalistes et les enseignant·es d’Iran !

    Le Syndicat des services publics se joint au rassemblement des organisations syndicales du vendredi 7 juin à Genève pour demander la libération immédiate des syndicalistes et enseignant·es arrêté·es par le régime iranien.

    Message de soutien adressé aux travailleurs·euses et à nos collègues syndicalistes d’Iran.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/01/iran-les-crimes-impunis-debrahim-raissi-et-de-sa-clique-de-mollahs/#comment-61191

    #international #iran

  • France : 15 migrants retrouvés dans un camion à bestiaux en route vers l’Irlande du Nord - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57601/france--15-migrants-retrouves-dans-un-camion-a-bestiaux-en-route-vers-

    France : 15 migrants retrouvés dans un camion à bestiaux en route vers l’Irlande du Nord
    Par La rédaction Publié le : 07/06/2024
    Quinze migrants ont été arrêtés le 26 mai sur le port de Cherbourg-en-Cotentin, dans le nord de la France, alors qu’ils se trouvaient dans la remorque d’un camion à bestiaux, indique jeudi le quotidien local Ouest-France. Le poids-lourd, immatriculé en Irlande du Nord, s’apprêtait à traverser la Manche.
    Quinze exilés ont été retrouvés sains et saufs par les autorités françaises sur le port de Cherbourg-en-Cotentin, dans le nord du pays. Ils étaient cachés dans la remoque d’un camion à bestiaux immatriculé en Irlande du Nord, selon une information du quotidien local Ouest-France, jeudi 6 juin.
    Les migrants, découverts le 26 mai, étaient originaires d’Albanie et du Vietnam. Ils espéraient traverser la Manche cachés dans le camion. Les premiers éléments de l’enquête « tendent à établir que c’est à l’insu du chauffeur que les 15 individus se sont dissimulés à l’intérieur du véhicule transportant habituellement des animaux », précise le procureur de la République Pierre-Yves Marot à Ouest-France.
    Depuis le début de l’année, le port de Cherbourg, est activement surveillé par la police aux frontières (PAF) avec l’aide de drones. Et ces contrôles semblent porter leurs fruits : au premier trimestre 2024, les interpellations étaient supérieures à 97% par rapport à l’an dernier, « soit quasiment 100 [personnes] interpellées » à cette période, avait indiqué fin avril au quotidien Hugues Toulliou, le directeur interdépartemental de la PAF.
    Plus au nord aussi, les tentatives de départ vers le Royaume-Uni se poursuivent. Jeudi 6 juin dans la matinée, plus de 70 migrants ont été secourus dans le détroit du Pas-de-Calais, selon un communiqué de la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord (Premar). En fin de nuit, les autorités ont dépêché un navire pour vérifier la situation à bord d’une embarcation de 74 personnes qui a pris la mer dans le secteur de Calais. Le canot était « fortement à la dérive », affirme la Premar. « Dans un premier temps, 18 personnes [ont demandé] assistance et [ont été] prises en charge » par les autorités. « Puis quelques temps après, l’embarcation précaire [n’est toujours pas parvenue] à se remettre en route et les 56 naufragés restant [ont] également [été] secourus ». Ils ont été déposés au port de Dunkerque.
    Quelques heures plus tard, en fin de matinée, un drame a été évité de justesse. « Une embarcation de migrants [a fait] naufrage au milieu du détroit du Pas-de-Calais, en secteur britannique », signale le même communiqué. Les autorités britanniques ont pris en charge le canot avec à son bord 80 exilés, dont des enfants. Plusieurs d’entre eux se trouvaient en difficulté dans l’eau à l’arrivée des secours. En parallèle, les forces françaises continuent de sillonner la zone pour retrouver d’éventuelles victimes. « Après plusieurs heures sur place, aucun corps à la dérive n’a été observé dans ce secteur », ajoute la Premar.
    Malgré la multiplication des mesures pour tenter de dissuader les migrants de rejoindre le Royaume-Uni, les traversées depuis les côtes françaises ne faiblissent pas. Depuis janvier, près de 11 000 exilés sont parvenus à traverser la Manche pour atteindre les rives anglaises. Soit une augmentation de 42% des arrivées enregistrées côté britanniques, par rapport à la même période de l’année dernière, et 8% de plus qu’en 2022 – année record du nombre de traversées.

    #Covid-19#migrant#migration#france#dunkerque#pasdecalais#PREMAR#royaumeuni#migrationirreguliere#traversee#irlande#PAF#cherbourg#sante

  • Les #Voix_croisées - #Xaraasi_Xanne



    Using rare cinematic, photographic and sound archives, Xaraasi Xanne (Crossing Voices) recounts the exemplary adventure of #Somankidi_Coura, an agricultural #cooperative created in #Mali in 1977 by western African immigrant workers living in workers’ residences in France. The story of this improbable, utopic return to the Sahel region follows a winding path that travels through the ecological and decolonial challenges and conflicts of agriculture practices and sensing from the 1970s to the present day. One of the major actors of the movement, #Bouba_Touré, tells this story by plunging into the heart of his personal archives, which document the fights of farmers in France and in Mali, as well as those of immigrant workers, over a period of decades. The film is also a story about dialogues and transmission, friendships and cinematic geographies. Over the course of the film, different voices, enter the sound-scape to accompany Bouba Touré’s telling; they bring the tale of a forgotten memory toward a possible future sung by a polyphonic griot.

    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/64570
    #film #documentaire #film_documentaire #travailleurs_immigrés #coopérative_agricole #Somankidi #agriculture #retour_au_pays #fleuve_Sénégal #régularisation #sans-papiers #travailleurs_sans-papiers #travail #exploitation #logement #racisme #mal-logement #foyer #marchands_de_sommeil #conditions_de_vie #taudis #tuberculeuse #Fode_Sylla #lutte #grève_des_loyers #université_libre_de_Vincennes #L'Archer #Djiali_Ben_Ali #Association_culturelle_des_travailleurs_africains_en_France (#ACTAF) #manoeuvres #main_d'oeuvre_non_qualifiée #grève #Sahel #famine #1971 #sécheresse #Haute-Volta #aide_humanitaire #exode_rural #Larzac #récupération_des_sols #charité #luttes_de_libération #termites #Samé #aide_au_retour #luttes #arachide #travail_forcé #modernisation #mécanisation #graines #semences #endettement #Kayes #autonomie #femmes #genre #irrigation #radio #radio_rurale_Kayes #radio_rurale #permaculture #intelligence_collective

    –—

    A partir de 1h07’14, où l’on explique que les lois restrictives contre les migrations fixent les gens... alors qu’avant il y avait de la #migration_circulaire : beaucoup de personnes venaient en France 1-2 ans, repartaient au pays et ne revenaient plus jamais en France...
    #fermeture_des_frontières #sédentarisation #agroécologie

  • Zarzalejos denuncia que Francia «está haciendo #devoluciones_en_caliente»

    De Andrés, líder del PP vasco, ha lamentado «la deslegitimación de instituciones del conjunto de España como la Justicia y los medios de comunicación»
    El Correo, Jesús J. Hernández, 07-06-2024

    avier Zarzalejos ha denunciado este jueves que Francia «está haciendo devoluciones en caliente» y ha asegurado que, además, «está suspendiendo, de manera arbitraria y reiterada, el espacio Schengen». El candidato del PP en las elecciones europeas ha anunciado el envío de una carta a la comisaria de interior Ylva Johansson para informarla de estos hechos y «pedirle que Los investigue y tome las medidas oportunas».

    El PP ha celebrado este jueves su acto de campaña en la avenida de Irun, muy cerca de la frontera francesa, por donde «pasan a diario» los migrantes hacia Francia y Alemania. Y ha aprovechado la ocasión para denunciar allí las políticas fronterizas del país galo. Según la vicesecretaria de Igualdad, Conciliación y políticas sociales del Partido Popular, Ana Alós, «la situación humanitaria con los migrantes que vive nuestro país y la Unión Europea no tendría que ocurrir».

    A juicio de Alós, «la política migratoria necesita de equilibrio entre una protección, que hoy, por parte del Gobierno de España no se está llevando a cabo, y el impulso de las medidas regulatorias de migración». Esa segunda parte se fundamenta en que «también necesitamos a personas venidas de otros países y que vienen a trabajar y buscar empleo», por lo que ha abogado por buscar «soluciones estructurales y una visión integral».

    «Irregularidad sobrevenida»
    Según los populares, «el PSOE entra en contradicción cuando habla de proteger a los inmigrantes pero luego les aboca a una irregularidad sobrevenida». Por eso reclamaron «la puesta en valor del pacto migratorio europeo y el equilibrio sensato que promueve el Partido Popular para acabar con la inmigración irregular en la Unión Europea». También Muriel Larrea, presidenta del PP de Gipuzkoa, ha denunciado «el drama humano» en el que se ha convertido este puente para los migrantes en tránsito que proceden de África.

    https://medios.mugak.eu/noticias/687486/noticia

    #refoulements #migrations #réfugiés #frontières #refoulements_à_chaud #refoulements #push-backs #France #pays_basque #Irun

  • IRAN. Exécution d’au moins 67 prisonniers, dont 25 Kurdes, en mai 2024

    IRAN. En mai 2024, la République islamique d’Iran a exécuté au moins 67 prisonniers, soit une baisse de 13 % par rapport aux 77 exécutions d’avril.

    L’ONG Hengaw a confirmé l’identité de 66 de ces prisonniers. Parmi les personnes exécutées figuraient 25 (37%) prisonniers kurdes, 15 prisonniers turcs, 5 prisonniers baloutches et 3 ressortissants afghans.

    Parmi les exécutions notables figuraient deux prisonniers religieux kurdes, Khesraw Besharat et Anwar Khezri, et un jeune délinquant kurde, Ramin Saadat (condamné pour un délit commis à l’âge de 17 ans).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/01/iran-les-crimes-impunis-debrahim-raissi-et-de-sa-clique-de-mollahs/#comment-61088

    #international #iran

  • IRAN. Les crimes impunis d’Ebrahim Raïssi et de sa clique de mollahs (+ Message des travailleurs iraniens emprisonnés)

    IRAN – A l’occasion du décès président iranien Raïssi et du ministre de l’intérieur Hossein Amir-Abdollahian lors d’un récent crash d’hélicoptère, l’ONG kurde, Hengaw fait un résumé des crimes de guerre de Raissi (surnommé le « boucher de Téhéran ») et d’Hossein Amir-Abdollahian depuis la révolution islamique iranienne. Ils sont morts sans répondre d’innombrables crimes contre l’humanité qu’ils ont commis.

    + Message des travailleurs iraniens emprisonnés
    Réza Shahabi et Davoud Razavi
    aux représentant.es des organisations syndicales mondiales à la 112econférence de l’Organisation internationale du travail (OIT)

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/01/iran-les-crimes-impunis-debrahim-raissi-et-de-

    #international #iran

  • Allemagne : plus de 3 millions de personnes en quête d’une protection - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57429/allemagne--plus-de-3-millions-de-personnes-en-quete-dune-protection

    Allemagne : plus de 3 millions de personnes en quête d’une protection
    Par InfoMigrants Publié le : 31/05/2024
    Plus de 3 millions de personnes étaient enregistrées comme cherchant ou ayant obtenu une forme de protection en Allemagne à la fin de l’année 2023, selon les statistiques officielles. À la fin de l’année 2023, près de 3,2 millions de personnes en quête de protection internationale étaient enregistrées en Allemagne, soit une augmentation de 100 000 personnes par rapport à l’année précédente. L’Allemagne reste ainsi en tête de la liste des pays de l’Union européenne qui comptent le plus grand nombre de personnes ayant demandé ou obtenu une protection.
    Selon l’Office allemand des statistiques Destatis, la majorité des personnes proviennent d’Ukraine, soit 977 000 cas. Les Syriens arrivent en deuxième position, avec 712 000 personnes, ce qui représente une augmentation de 6 % par rapport à 2022. Les plus de 323 000 Afghans constituent le troisième groupe le plus important, avec une hausse de 13 % par rapport à l’année précédente.
    Arrivent ensuite les ressortissants irakiens et turcs, avec respectivement 200 000 et un peu plus de 150 000 personnes.
    Ces cinq nationalités combinées composaient environ 75 % de toutes les personnes en quête d’une protection l’année dernière, alors que le nombre d’arrivées de demandeurs d’asile continue d’augmenter dans toute l’Europe.Plus de 2,5 millions de personnes se sont vu accorder un statut de protection à la fin de l’année dernière, souligne le rapport, soit une hausse de 12 % des demandes traitées.
    La grande majorité des demandeurs n’ont toutefois obtenu qu’un statut de protection temporaire, dont la moitié par le biais d’une procédure d’asile simplifiée. Si le paysage politique dans leur pays d’origine venait à changer et qu’ils ne sont plus considérés comme étant persécutés, ces personnes perdraient leur droit de séjour temporaire et seraient invités à rentrer chez eux. Il est à noter que les Ukrainiens qui ont fui la guerre ont obtenu une autorisation de séjour temporaire dans le cadre d’un dispositif de protection générale accordée par l’Union européenne. Dans le même temps, 189 000 personnes ont vu leur demande d’asile rejetée ou ont perdu leur statut de protection en Allemagne l’an dernier. Cela ne signifie pas automatiquement qu’elles seront expulsées, car il existe encore d’autres formes de résidence, comme la “Duldung”, qui est un séjour toléré, dans la mesure où une personne ne peut être renvoyée pour des raisons allant de l’absence de documents de voyage à un état de santé fragile. Toutefois, les taux d’expulsion ont à nouveau progressé ces derniers mois. Au cours du premier trimestre 2024, l’Allemagne a renvoyé près de 4 800 personnes dont la demande de protection a été rejetée, un chiffre en hausse de 30 % par rapport à la même période de l’année dernière, selon un rapport du quotidien TAZ.
    La majorité des personnes expulsées depuis le début de l’année sont originaires de Macédoine du Nord, qui est considérée comme un pays d’origine sûr. Pour la même raison les autorités allemandes ont renvoyé des ressortissants de la Géorgie et de la Serbie. Le journal précise que dans 7 050 cas, les expulsions n’ont pas eu lieu, le plus souvent parce que les autorités ignorent où se trouvent les personnes concernées. En outre, selon Destatis, le statut de protection de 455 000 personnes était toujours en cours d’examen à la fin de l’année 2023, soit une baisse de 20 % du nombre de dossiers en cours par rapport à fin 2022.
    (...) Les données révèlent également l’âge moyen des personnes en quête d’une protection. En Allemagne, un demandeur d’asile ou un réfugié a en moyenne 32,2 ans, ce qui est considérablement plus jeune que l’âge moyen en Allemagne, qui est de 44,6 ans. Une nouveauté observée sur les dernières années est la parité parmi les demandeurs d’asile et les réfugiés. Ainsi, les femmes représentent 49 % de toutes les personnes enregistrées. Toutefois, cela s’explique en grande partie par le fait que l’immense majorité des personnes fuyant l’Ukraine sont des femmes, alors que la plupart des demandeurs d’asile en provenance du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie sont des hommes

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#syrie#afghnistan#ukraine#turquie#irak#moyenorient#afrique#asie#protection#droit#politiquemigratoire#emploi#sante

  • L’opposition iranienne face au conflit entre Téhéran et Tel-Aviv. Entretien avec Frieda Afary

    Après l’attaque de l’Iran contre Israël les 13 et 14 avril, qui a suivi le bombardement par Tel-Aviv, le 1er avril, d’un bâtiment adjacent au consulat iranien à Damas, plusieurs citoyen·nes de la République islamique sont descendus dans la rue pour se réjouir. Mais la majorité du peuple iranien ne soutient certainement pas son régime et, au contraire, il existe en son sein de nombreux mouvements de protestation qui s’opposent à l’éventualité d’une guerre dans la région. Frieda Afary, militante socialiste et féministe d’origine iranienne, dresse un tableau de la situation.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/05/29/lopposition-iranienne-face-au-conflit-entre-te

    #international #iran

  • Rassemblement de solidarité à Genève avec les syndicalistes et enseignant·e·s d’Iran

    A l’occasion de la Conférence internationale du travail de l’OIT (Organisation internationale du travail), les organisations syndicales signataires appellent à un rassemblement devant le siège des Nations Unies à Genève, le vendredi 7 juin 2024.

    Elles entendent ainsi dénoncer la nouvelle campagne de répression entreprise par les autorités de la République islamique d’Iran, et notamment :
    le nombre effrayant d’exécutions capitales, dont plus de soixante rien que pendant les deux dernières semaines du mois avril.
    la poursuite de la répression de femmes refusant de porter le voile,

    Nous protestons également contre la venue annoncée à la Conférence internationale du travail de personnes désignées par le régime pour représenter les salarié.es.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/03/13/iran-la-repression-des-manifestations-pacifiques-a-conduit-a-des-crimes-contre-lhumanite/#comment-61002

    #international #iran