• Bilan de la loi italienne permettant l’#usage_social des #biens_confisqués aux mafieux

    La #loi italienne n°109 du 7 mars 1996 fête ses 25 ans : l’occasion pour l’association Crim’HALT, en partenariat avec CrimOrg.com, de faire un #bilan à partir des études, rapports et autres articles publiés en Italie sur le sujet.

    Bilan : En 1982, la #loi_Rognoni-La Torre (article 416-bis du Code Pénal italien) a permis à l’autorité judiciaire de s’attaquer au #patrimoine_économique des mafias grâce à une procédure de confiscation préventive #antimafia, aussi appelée hors d’Italie “sans condamnation pénale du propriétaire”. Les experts s’accordent sur la #confiscation d’au moins 100.000 biens confisqués définitivement par la #justice depuis 1982. Il s’agit de #biens_meubles (voitures, bateaux,…), de #biens_immeubles et d’#entreprises.

    Depuis 1982, 39.295 biens immeubles (maisons, terrains et parcelles cadastrales) ont été définitivement confisqués.

    Depuis une quinzaine d’années, la #saisie des #biens_mafieux a connu une forte augmentation. On estime que la justice italienne procède à la saisie des biens pour une valeur d’environ 11 milliards d’euros tous les deux ans. Il faut noter que 36,4% des procédures des saisies sont annulées par les tribunaux administratifs. Néanmoins, le ministère de la justice récupère chaque année 500 millions d’euros en cash !

    En 1996, suite à une pétition d’un million de signatures, l’association antimafia « #Libera » obtient la #loi_109 qui permet la #réutilisation_publique_et_sociale des biens saisis ou confisqués aux mafias. En Italie, les biens immeubles ne peuvent pas être revendus et doivent être redistribués aux institutions ou aux citoyens (associations, coopératives). La plupart du temps, les biens sont versés au #patrimoine_inaliénable des collectivités territoriales qui s’occupent de mettre à disposition le bien à une organisation d’intérêt général.

    Longtemps, les biens confisqués n’étaient pas mis à disposition de la société civile : seulement 34 mis à disposition pour 1.263 confiscations au cours de la période 1982-1996 (Il n’y avait pas loi nationale mais il existant des initiatives au sein des Cour d’Appel qui gérait les biens. A contrario, pour la seule année 2019, 1.512 biens confisqués ont été distribués aux collectivités territoriales…

    Depuis 2008, une Agence vient rationaliser le dispositif. L’ANBSC (« Agenzia Nazionale per l’amministrazione e la destinazione dei Beni Sequestrati e Confiscati ») centralise la gestion des biens.

    Le bilan en 2022 est le suivant : le pourcentage de biens mis à disposition de l’intérêt général est de 48 %. Près de la moitié des biens confisqués fait donc toujours partie du portefeuille de l’Agence italienne des biens confisqués (19.309 biens immeubles et entreprises dans son stock au 5 mars 2021, dont 11.000 confisqués définitivement au 31 décembre 2019).

    Mais 17.300 biens immeubles ont été mis à disposition des institutions (ministères, collectivités territoriales, forces de l’ordre, préfectures, protection civile, pompiers, Croix Rouge,…).

    Environ 1.000 biens immeubles sont gérés directement par les citoyens.

    947 biens sont au service de l’économie sociale et solidaire ;
    - 505 associations ;
    - 198 coopératives + 40 entreprises provisoires + 16 consortiums de coopératives
    - 59 structures ecclésiastiques
    - 33 établissements publics en co-gestion avec le secteur privé « Welfare »
    - 26 fondations ;
    - 27 écoles ;
    - 16 associations sportives ;
    - 16 organisations scoutes ;
    - 5 organismes de formation et ordres professionnels

    L’usage social des biens confisqués est un dispositif unique au monde qui comporte son lot de freins.

    Les problèmes bureaucratiques
    Un problème important a surgi dès lors de la toute première opération de saisie. La police judiciaire souhaitant intervenir dans le secret, elle ne prévient pas l’administrateur judiciaire à l’avance de la procédure de saisie. Une fois les scellés posés sur 20 à 100 biens saisies en une seule journée, ce dernier est déjà surchargé de dossiers et n’a pas le temps de faire le tour des biens. Il ne peut donc pas s’en occuper avant un long délai qui peut prendre plusieurs mois. Les propriétaires mafieux ont donc tout loisir de détruire le bien, de vider les lieux, de transférer les actifs, ou de récupérer la clientèle d’une entreprise.

    La mise à disposition d’un bien à une association n’est que la dernière étape du très long processus judiciaire. Par exemple, une moyenne de 7 ans s’écoule entre la première saisie provisoire du terrain et la confiscation en seconde instance par un tribunal administratif. Le bien n’est alors plus sous la responsabilité d’un administrateur judiciaire mais il est confié par le tribunal administratif d’appel à l’ANBSC. A ce stade de la procédure de distribution des biens, un problème est détecté : 470 jours s’écoulent entre la confiscation en deuxième instance et la communication à l’Agence, avant que celle-ci ne commence réellement à disposer des biens.

    Une fois responsable du bien, l’ANBSC doit encore attendre un éventuel recours en Cassation pour qu’il soit directement confisqué. Néanmoins, elle peut chercher un gestionnaire temporaire des biens en attendant l’ordonnance de confiscation de troisième instance. Ce point soulève également certains aspects critiques. Bien que de nombreuses coopératives sociales proposent de gérer les biens, elles sont souvent découragées par la proposition locative au lieu du prêt à l’usage ou du commodat (prévu par le Code Antimafia) qui prévaut après une confiscation définitive. Ce contrat locatif, en attendant la décision de la Cour de Cassation, est souvent proposé pour un an sans renouvellement tacite. Il empêche toute perspective à long terme. Il en résulte un délai moyen d’environ 10 ans entre la saisie d’un bien et sa réutilisation réelle.

    Le problème des entreprises
    Un des autres points noirs de la confiscation concerne les entreprises.

    Le tableau devient encore plus problématique si l’on ne considère que ces dernières : « sur un total de 4.384 entreprises confisquées depuis 1982, la quasi-totalité des entreprises gérées par un administrateur judiciaire a été liquidée. 2.919 autres sont toujours sous la direction de l’Agence. Toutefois, selon des données datant d’il y a un an, 1.931 entreprises étaient confisquées définitivement et seulement 481 étaient actives ».

    D’une part, la marge de manœuvre est réduite parce que les entreprises mafieuses « sont souvent des boites vides, des société-écran avec lesquelles la continuité de la production est impossible » ; d’autre part, les faillites et liquidations continues d’entreprises auparavant mafieuses peuvent représenter un signal dévastateur pour les citoyens qui sont amenés à croire en la supériorité entrepreneuriale de la mafia sur l’État.

    Le manque d’informations sur les biens confisqués
    Le 5 mars 2021, l’association « Libera » a publié le dossier Fattiperbene, une évaluation des données permettant de juger l’efficacité des procédures de confiscation des biens mafieux, de 1982 à nos jours.

    Pour les 25 ans de la loi, « Libera » met en lumière les succès et les enjeux critiques des pratiques d’application de cette loi.

    L’association « Libera » a récemment obtenu ces données grâce à une intense et prolongée activité de recherche, mais a jugé important de partager dans le dossier les difficultés rencontrées dans la collecte de ces informations. Pour ce faire, elle a publié un rapport (RimanDATI) sur la transparence des biens confisqués dans les administrations locales.

    L’article 48 du Code Antimafia prévoit que les collectivités territoriales fassent « une liste des biens confisqués qui leur sont transférés ». Toutefois, 62% des communes font défaut. Seules 38% des communes étudiées appliquent la loi. Dans trois régions (Frioul, Molise et Val d’Aoste), aucune municipalité n’a fourni la liste des biens qu’elles gèrent.

    Parfois, la qualité des informations fournies est insuffisante. Sur les 406 communes étudiées qui ont fourni la liste, 86 % ont soumis un format fermé et seulement 14 % un format ouvert.

    Face à ces conclusions, « Libera » demande donc la pleine accessibilité des informations sur les biens confisqués. Cette mesure pourrait peut-être favoriser l’adoption d’un document à envoyer à toutes les autorités territoriales, avec des instructions détaillées sur les méthodes et les contenus à publier.

    En outre, l’association appelle à « l’allocation d’outils et de ressources adéquats aux bureaux judiciaires compétents et à l’ANBSC tout au long du processus d’administration des biens, en prévoyant le lien entre la phase de saisie et de confiscation jusqu’à la destination finale du bien et en assurant le soutien nécessaire aux autorités locales ». Cela permettrait de réduire le période d’entre-deux et d’accroitre l’efficacité de la destination des biens. Enfin, « Libera » propose « l’extension effective aux “corrompus” des règles sur les saisies et confiscations prévues pour les membres des mafias”. Cependant, cette mesure au caractère courageux sera probablement impopulaire, du moins dans la classe politique.

    En résumé, le cadre législatif italien sur la confiscation et la réutilisation sociale des biens mafieux reste un excellent modèle à suivre pour les pays européens, et ce principalement la France. Toutefois, l’application pratique des dispositions légales peut et doit être considérablement améliorée en suivant, entre autres, les idées proposées par l’organisation « Libera ».

    https://archivescrimhalt.org/2021/04/12/bilan-de-la-loi-italienne-permettant-la-saisie-de-biens-mafieux-a-
    #chiffres

  • Zehnter Todestag von Guido Westerwelle : Nachruf auf den letzten Liberalen mit Eigenschaften
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/deutschland-westerwelle-fdp-nachruf-libyen-freiheit-li.10024942

    La presse bourgeoise commémore le politicien libéral Westerwelle qui a négocié les camps de concentration pour réfugiés africains sur le sol lybien. La guerre des pays amis de l’Allemagne contre la Lybie a ouvert ce marché aux seigneurs de la guerre et a terminé la politique pragmatique libérale.

    17.3.2026 vin Alexander Dergay - „Freiheit stirbt immer zentimeterweise“: Westerwelles Nein zum Libyen-Krieg war mutig wie Schröders Nein zum Irak. Mit ihm verlor das Land einen der letzten Widerspenstigen.

    Am 18. März 2016 starb Guido Westerwelle im Alter von 54 Jahren an Leukämie. Zehn Jahre später ist der frühere FDP-Vorsitzende, Vizekanzler und Außenminister präsenter denn je. Nicht als historische Fußnote, sondern als politischer Bezugspunkt gerade in einer Zeit, in der im Bundestag kaum noch eine Partei den Staat als Problem für die freie Entfaltung des Einzelnen begreift, sondern als Lösung für fast alles.

    Mit der FDP, die bei der Bundestagswahl 2025 an der Fünfprozenthürde scheiterte, verschwand auch die letzte parlamentarische Kraft, der dieser Streit wichtig genug war, um ihn zu führen. Was bleibt, ist eine historische Rede von Westerwelle, die heute aktueller denn je ist. Und eine wegweisende außenpolitische Entscheidung.
    Nein zu Libyen: Alle erinnern sich an Schröder, niemand an Westerwelle

    Wenn in Deutschland über mutige außenpolitische Entscheidungen gesprochen wird, fällt fast immer der Name Gerhard Schröder und sein Nein zum Irak-Krieg 2003. Kaum jemand nennt Guido Westerwelle und Libyen. Dabei folgte seine Entscheidung derselben Logik – und die Geschichte gab ihm in vergleichbarer Weise recht.

    Im Frühjahr 2011 stand Deutschland als nichtständiges Mitglied im UN-Sicherheitsrat vor der Abstimmung über Resolution 1973, die eine Flugverbotszone über Libyen vorsah. Der französische Präsident Nicolas Sarkozy drängte auf militärisches Eingreifen, die USA unter Barack Obama stimmten zu. Westerwelle wies den deutschen Botschafter an, sich zu enthalten. Am 18. März 2011 erklärte er im Bundestag: „Wir werden uns nicht mit deutschen Soldaten an Kampfeinsätzen in Libyen beteiligen.“

    Eine Flugverbotszone bedeute faktisch Krieg. Als großes Nato-Land wäre Deutschland nach einer Zustimmung unweigerlich unter Druck geraten, Truppen zu entsenden. „Hätten wir dieser Resolution zugestimmt, wären wir längst aufgefordert worden, auch mit deutschen Soldaten in Libyen dabei zu sein“, erklärte Westerwelle vor Journalisten im Auswärtigen Amt. Er warnte vor einer „schiefen Ebene“ und setzte stattdessen auf Wirtschaftssanktionen, ein Öl- und Gasembargo und das Austrocknen der Finanzströme des Gaddafi-Systems.

    Im Interview mit der Berliner Zeitung im April 2011 wies Westerwelle den Vorwurf eines deutschen Sonderwegs zurück: „Wir sind nicht isoliert.“ Die Mehrheit der EU-Staaten beteilige sich ebenfalls nicht an den Kampfhandlungen. Auch der Nato-Generalsekretär sage mittlerweile, dass es in Libyen keine militärische Lösung geben werde, „sondern nur eine politische. Das haben wir von Anfang an gesagt.“

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    Streitbar und meinungsstark: Guido Westerwelle, damals FDP-Parteivorsitzender, auf einem Parteitag 2002 in BerlinUta Wagner/imago

    Erst Lob, dann Angriff: Die Heuchelei der Kritiker

    Die Reaktionen auf Westerwelles Enthaltung folgten einem Muster, das in Berlin nur allzu bekannt ist. Solange die Entscheidung noch riskant war, überwog das Verständnis; als das Meinungsklima kippte, begann die nachträgliche Empörung. Anfangs signalisierten Sigmar Gabriel und Jürgen Trittin Zustimmung, Jan van Aken sprach sogar von einem „Fortschritt“, und die Zeit hielt fest: „SPD und Grüne stützen Westerwelle.“

    Wenige Monate später war davon nichts mehr übrig. Gabriel sprach nun von internationaler Isolation und einem gespaltenen Europa, die Süddeutsche Zeitung schrieb vom „orientierungslosen“ Außenminister, Trittin reklamierte im Nachhinein die Zustimmung zur Resolution, und Joschka Fischer stilisierte den Vorgang zum „vielleicht größten Debakel seit Gründung der Bundesrepublik“.

    Gerade daran zeigt sich, was mit „opportunistischem Gratismut“ gemeint ist: der Mut, der nicht im Moment der Entscheidung aufgebracht wird, sondern erst danach, wenn andere das politische Risiko längst getragen haben. Besonders bemerkenswert ist dabei Rolf Mützenich. 2011 warf er Westerwelle im Bundestag vor, den „Mut“ zur UN-Resolution nicht aufgebracht zu haben.

    Heute gehört ausgerechnet Mützenich zu den prominenten SPD-Stimmen, die unter dem Banner von Friedenspolitik für Gespräche mit Russland und gegen weitere Eskalation werben. Der Widerspruch ist offenkundig: Damals galt ihm Zurückhaltung als Feigheit, heute verkauft er sie als Verantwortung.

    Viele von Westerwelles späteren Anklägern entdeckten ihren Mut erst in dem Augenblick, als dieser nichts mehr kostete.
    Libyen heute: Die Geschichte gab Westerwelle recht

    Christoph Schwennicke, damals Chefredakteur beim Cicero, zog 2016 Bilanz: Libyen sei längst kein Staat mehr, sondern „nur mehr eine Region ohne Recht und Ordnung. Eine Brutstätte von Hass, Terror, Gewalt.“ Das Muster: Diktatoren stürzen, dann folgt das Chaos – „wie bei einem großen Störfall in einem Kernkraftwerk“.

    Schwennicke verglich Westerwelles Nein mit Schröders Ablehnung des Irak-Krieges. Der Unterschied: Schröder bekam später recht, Westerwelle blieb die späte Genugtuung verwehrt. Danke, Guido Westerwelle. Sie haben mutig und richtig gehandelt. Auch wenn das seinerzeit keiner wahrhaben wollte.

    Heute ist ein guter Tag um an Guido Westerwelle zu erinnern. Er wusste wie kein anderer um den Wert der Freiheit. Hört und seht selbst.pic.twitter.com/9WoheCLy5Z
    — Terran Liberty (@terran_liberty) August 21, 2024

    Die wichtigste politische Rede: „Freiheit stirbt immer zentimeterweise“

    Neben der Libyen-Entscheidung ist es vor allem eine Rede, die Westerwelle im kollektiven Gedächtnis hält – und die ihn in den sozialen Netzwerken regelmäßig zurück in die Gegenwart holt. Auf dem FDP-Bundesparteitag am 15. Oktober 2011 in Rostock, seinem letzten als Parteivorsitzender, hielt Westerwelle ein Plädoyer für Bürgerrechte, das bis heute als eine der großen politischen Reden der Bundesrepublik gilt.

    „Freiheit stirbt immer zentimeterweise", zitierte er den liberalen Vordenker Karl Hermann Flach. Er warnte davor, dass Politiker in Krisenzeiten dazu neigten, Bürgerrechte „scheibchenweise zu reduzieren“. Sein Kernsatz: „Für uns kommt zuerst der Bürger und dann der Staat. Andere Parteien vertrauen zuerst dem Staat und erst dann dem Bürger.“

    Dann folgte die Passage, die als Videoclip in den sozialen Netzwerken bis heute viral geht, wann immer der Staat sich anschickt, stärker in das Leben der Menschen einzugreifen – sei es durch Überwachungsgesetze, Datenspeicherung oder andere Einschränkungen persönlicher Freiheit: „Wir brauchen selbstbewusste Bürgerinnen und Bürger, die sich den Satz nicht gefallen lassen: ‚Wer nichts zu verbergen hat, soll sich doch gefälligst nicht beklagen.‘ Nein, wir wollen ein Volk von selbstbewussten Staatsbürgern und nicht von Staatskunden, nicht von Untertanen.“

    Westerwelle ergänzte: „Freiheit zur Verantwortung ist die unbequemste Botschaft. Weil sie fordert.“ Damit meinte er, dass viele Menschen Freiheit wollten, aber wenige bereit seien, die damit verbundene Eigenverantwortung zu tragen. Er wandte sich gegen Gleichmacherei: „Eine freie Gesellschaft ist eine vielfältige Gesellschaft, ist eine Gesellschaft, die Vielfalt wünscht und nicht Einfalt.“ Menschen seien alle gleich vor dem Gesetz, ansonsten aber „höchst unterschiedlich“. Liberale Politik müsse diese Unterschiedlichkeit schützen.

    Die Rede fasst zusammen, wofür Westerwelle politisch stand: Vorrang der Bürgerrechte vor dem Sicherheitsversprechen, Eigenverantwortung statt Bevormundung, Vielfalt statt Konformität. Dass sie bis heute zirkuliert, liegt nicht an Nostalgie. Es liegt daran, dass keine politische Kraft im Bundestag diese Position derzeit vertritt.
    „Mir fehlt der Vertraute Guido Westerwelle“

    Zum zehnten Todestag melden sich alte Weggefährten und politische Gegenspieler gleichermaßen zu Wort. Alt-Bundeskanzlerin Angela Merkel sagte der Bild-Zeitung: „Guido Westerwelle war ein Ausnahmepolitiker. Er wich keinem Schlagabtausch aus.“ Persönlich fehle ihr „vor allem der Vertraute Guido Westerwelle. Denn wir konnten gemeinsam nachdenken, nach der richtigen Lösung von Problemen suchen und – ja, auch das – streiten, ohne dass jemals etwas davon an die Öffentlichkeit gelangte.“ Vertrauliches vertraulich zu halten, sei „eine heute leider rar gewordene Tugend“.

    Die frühere Außenministerin Annalena Baerbock erinnerte an Westerwelles letzte Rede vor der UN-Generalversammlung 2013, in der er die Vereinten Nationen als „Herzstück einer Weltordnung“ verteidigte. In einer Zeit, in der die internationale Ordnung „von manchen sogar offen angegriffen“ werde, könne man „gar nicht oft genug“ daran erinnern.

    Außenminister Johann Wadephul betonte Westerwelles Einsatz für die östlichen Nachbarn Europas und die Ukraine. Seine letzten Tage als Außenminister habe Westerwelle „mit den Demonstranten auf dem Maidan“ verbracht. „Wäre er heute unter uns, er würde sich mit ganzer Kraft gegen Russlands mörderischen Unterwerfungskrieg einsetzen.“

    Sein Nachfolger als FDP-Chef, Philipp Rösler, traf den Kern dessen, was Westerwelle von der heutigen politischen Landschaft unterschied: „In einer Zeit, in der in den meisten deutschen Parlamenten ausschließlich Parteien sind, die bei allen Problemlösungen auf einen starken Staat setzen, anstatt auf eine starke Gesellschaft, ist eine Stimme wie die Westerwelles notwendiger denn je.“ Westerwelle habe den Menschen zugetraut, „selbst Lösungen zu finden, denn staatliche Lösungsversuche enden in Gesetzen, Verordnungen und Vorschriften, in einem Mehr an Bürokratie. Diese Bürokratie ist die moderne Unfreiheit der heutigen Zeit.“

    SPD-Vizekanzler Lars Klingbeil nannte Westerwelle einen „Vollblut-Politiker, der keine Debatte gescheut hat“. Mit vielen seiner Positionen könne er sich auch heute nicht anfreunden. „Aber: Guido Westerwelles starke Stimme für internationale Verständigung und sein Gespür für Verantwortung würden uns in der Politik auch heute guttun. Er fehlt.“
    Leerstelle im Bundestag: Liberalismus

    Westerwelles Lebenspartner Michael Mronz formulierte, was viele Beobachter ähnlich empfinden: „Heute fehlen vielen Menschen Politiker, die aus der Mitte heraus die Probleme der heutigen Zeit deutlich artikulieren.“ Westerwelle habe einen „verlässlichen Kompass“ gehabt und sei „ein starker Redner“ gewesen, „der in sehr klarer Sprache Position bezogen hat“.

    Umfragen zeigen, dass 2025 rund 15 Prozent der Deutschen der Aussage zustimmen, das Land brauche einen „starken Führer“ – fast doppelt so viele wie 2016. Sozialwissenschaftler deuten dies als wachsende Sehnsucht nach klaren politischen Persönlichkeiten in einer als diffus empfundenen Debattenkultur. Westerwelle war eine solche Persönlichkeit – allerdings eine, die den starken Bürger wollte, nicht den starken Staat.

    Dass seine Rostocker Rede immer dann wieder auftaucht, wenn staatliche Eingriffe debattiert werden, ist mehr als digitale Nostalgie. Es ist der Ausdruck einer Leerstelle. Der Bundestag hat gegenwärtig keine Partei, die den Satz „Für uns kommt zuerst der Bürger und dann der Staat“ nicht nur als Wahlkampfformel verwendet, sondern als politisches Programm lebt. Westerwelle tat das. Ob man seine Positionen teilte oder nicht – er führte eine Debatte, die heute niemand mehr führt.

    Guido Westerwelle war streitbar, unbequem und oft genug im Unrecht. Aber er war ein Politiker mit Eigenschaften. Vielleicht der letzte seiner Art.

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    Auszug aus der „Freiheitsrede“ von Guido Westerwelle in Rostock am 13. Mai 2011 auf dem Bundesparteitag der FDP:

    Meine Damen und Herren,
    natürlich leben wir in Deutschland nicht in Zeiten, wo eine Freiheitsbedrohung von Gewalt ausgeht. Sondern sie kommt anders daher. Die Freiheitsbedrohung in Deutschland kommt nicht laut mit Gewalt daher, sondern sie kommt leise. Sie kommt mit allerlei Begründungen daher. Mit oftmals auch gut gemeinten Begründungen.

    Zum Beispiel, wenn es um die Bürgerrechte geht. Zeiten, wo wir alle Sorge haben wegen Terrorgefahr. Wo wir alle natürlich auch alles tun müssen für unsere Bürgerinnen und Bürger, damit sie unversehrt ein glückliches Leben führen können. In solchen Zeiten kommen dann Parteien und Politiker und sagen, das ist die Zeit, wo man wieder mal günstig Bürgerrechte, die uns sowieso immer ein wenig stören, scheibchenweise reduzieren kann.

    Freiheit stirbt immer zentimeterweise, hat Karl Hermann Flach einmal formuliert. Und Freiheit stirbt nicht durch Politiker. Sie stirbt nicht dadurch, dass man Bürgerrechte und Freiheitsrechte von Politik wegen einschränken will. Sondern es wird dann gefährlich für die Freiheit, wenn die Bürgerinnen und Bürger ihr eigenes Immunsystem vergessen, das sie wappnen muss gegen jede Freiheitsbedrohung. Und für mich ist dies das entscheidende Selbstverständnis unserer Partei: dass wir sagen, für uns kommt zuerst der Bürger und dann der Staat. Andere Parteien vertrauen zuerst dem Staat und vertrauen erst dann dem Bürger.

    Man kann mit dem Vorwand, dass man zusätzliche Sicherheit schaffe, jedes Bürgerrecht in Zweifel ziehen. Man kann mit dem Vorwand, die Sicherheit brauche dieses oder jenes, jede gesetzliche Verschärfung beschließen. Wir wehren das ab, wo wir können: in der Bundesregierung und im Parlament.

    Aber, meine Damen und Herren, wir brauchen auch die Bürgerinnen und Bürger. Wir brauchen auch selbstbewusste Bürgerinnen und Bürger, die sich den Satz nicht gefallen lassen: „Wer nichts zu verbergen hat, soll sich doch gefälligst nicht beklagen.“

    Nein, wir wollen ein Volk von selbstbewussten Staatsbürgern und nicht von Staatskunden, nicht von Untertanen. Bürgerrechte zu verteidigen, das ist die heilige Aufgabe der FDP – zu allen Zeiten: in der Vergangenheit und auch in Zukunft, meine sehr geehrten Damen und Herren. Freiheit zur Verantwortung ist die unbequemste Botschaft. Weil sie fordert. Freiheit wollen alle haben. Aber die Verantwortung, die damit verbunden ist, zu übernehmen, da wird es dann schon schwieriger. Es ist fordernd, es ist anstrengend, strapazierend.

    Aber, meine Damen und Herren, dennoch ist absolut richtig, dass wir uns in Zeiten, wo Staatsbevormundungen bei einer bestimmten Konkurrenzpartei als liberal ausgelegt werden, so etwas nicht gefallen lassen. Wer mir morgens schon erklären will, was ich frühstücken soll, welches Auto ich fahren, wohin ich in Urlaub zu fliegen hätte, sprich: welchen Lebensentwurf ich leben sollte, der ist doch nicht liberal. Der ist gefährlich für die Liberalität in unserem Lande. Das hat mit Freiheit nichts zu tun und mit Liberalismus auch nichts, meine Damen und Herren. Und das gilt natürlich auch für die Frage der Gleichheit. Gleichmacherei – auch sie ist eine Gefährdung für Freiheit und für die Freiheitsrechte.

    Was macht Freiheit aus? Eine freie Gesellschaft ist eine vielfältige Gesellschaft, ist eine Gesellschaft, die Vielfalt wünscht und nicht Einfalt. Das war doch das Besondere des Aufbruchs. Auch nach der deutschen Einheit. Ich weiß noch, als ich zur deutschen Einheit unterwegs gewesen bin in den damals noch sogenannten neuen Bundesländern. Heraufgefahren bin, zum ersten Mal bis rauf nach Saßnitz. Ich habe hier Veranstaltungen in kleinsten Räumen gemacht. Und wie grau die Dinge gewesen sind. Wie gleichförmig vieles gewesen ist. Wie die Farbe und die Vielfalt gefehlt haben.

    Und, meine Damen und Herren, das war nicht mangelnder Wille oder mangelnde Bereitschaft der Bürgerinnen und Bürger. Es war das System. Deswegen möchte ich sagen: Die Freiheit in unseren Tagen wird auch gefährdet durch die Sehnsucht von manchen nach der totalen Gleichmacherei. Die Methode „lieber alle gleich schlecht, bevor einige etwas besser dastehen könnten“ – und es damit aber insgesamt besser läuft –, diese Methode ist vor der Geschichte gescheitert.

    Menschen sind alle gleich, vor dem Gesetz. Ansonsten sind Menschen höchst unterschiedlich. Und liberale Politik macht sich auf den Weg, die Unterschiedlichkeit der Menschen zu schützen und zu achten. Das ist die aktive Toleranz, die wir leben. Nicht Gleichgültigkeit gegenüber dem anderen, sondern wir freuen uns über die Bereicherung des eigenen Lebens, wenn ein anderer anders lebt und anders denkt. Das ist die Vielfalt einer Gesellschaft, für die Liberale eintreten, meine sehr geehrten Damen und Herren. [...]

    #Allemagne #politique #libéralisme #réfugiés

  • Pour une #écologie_pirate. Et nous serons libres

    Nous manquons, aujourd’hui en Europe, d’un projet écologiste capable de résister aux politiques d’#étouffement, dans un monde de plus en plus irrespirable.
    D’un projet initié dans les #quartiers_populaires, qui y articulerait enfin l’ancrage dans la #terre et la #liberté de circuler.
    D’un projet dont le regard serait tourné vers l’Afrique et qui viserait à établir un large front internationaliste contre le #réchauffement_climatique et la destruction du vivant. D’un projet qui ferait de la #Méditerranée un espace autonome et un point de ralliement des mutineries du Nord comme du Sud.
    D’un projet se donnant comme horizon à la fois la #libération_des_terres, la #libération_animale et l’égale #dignité_humaine, fondamentalement liées.
    D’un projet assumant la sécession face à des forces d’#extrême_droite toujours plus menaçantes.
    D’un projet permettant de prendre le large en quête du #One_Piece, le fameux trésor du manga éponyme, devenu symbole, dans les quartiers populaires, de la soif de liberté qui y gronde.
    D’un projet qui se mettrait à hauteur d’#enfants et chercherait leur bien-être et leur libération.
    Ce projet, c’est celui de l’ #écologie_pirate.

    https://www.editionsladecouverte.fr/pour_une_ecologie_pirate-9782348075445
    #livre #Fatima_Ouassak

  • #Josep_Rafanell_i_Orra : « Hériter d’un monde complètement en #ruine »

    Contre la #dépossession de nos rapports au monde qu’accélère le libéral-fascisme contemporain, le psychologue et écrivain propose de retisser des formes communales par la pratique d’#enquêtes, et dans l’espoir de nourrir de futurs #soulèvements.

    Son livre Fragmenter le monde (Divergences) (https://www.editionsdivergences.com/livre/fragmenter-le-monde), sorti en 2017 après les grandes mobilisations contre la loi « travail », avait réussi à tenir en une même proposition la #colère contre le #contrôle des chômeuses et chômeurs, les occupations contre les projets d’infrastructures et l’éloge de véritables politiques de #soin.

    Depuis lors, le psychologue et écrivain Josep Rafanell i Orra n’a cessé de défendre une approche sensible et politique des #communs. À distance du sens mou et galvaudé que prend parfois ce mot, il voit dans leurs formes auto-organisées et émancipatrices la promesse d’une #résistance et d’une #protection contre les #violences du #capitalisme.

    Auteur de plusieurs ouvrages (En finir avec le capitalisme thérapeutique. Soin, politique et communauté aux éditions La Découverte ; Petit Traité de cosmo-anarchisme chez Divergences), il a aussi animé Les Communaux, collectif d’enquêtes autour des #hospitalités et des pratiques du soin. Il participe aujourd’hui à la création de la revue À bas bruit (https://abasbruit.org) qui veut donner à voir et à entendre « des formes d’#entraide, d’attention à la #vulnérabilité, du soin porté aux milieux de vie, des #luttes et des résistances contre l’#atomisation et ses fusions identitaires ».

    Dans cet entretien, il analyse certains traits du #libéral-fascisme contemporain et défend la pratique d’enquêtes comme manière de témoigner de formes d’#entraide mais aussi de contribuer à la création de nouveaux #liens et #alliances.

    Mediapart : Que vous apprennent les pratiques de soin envers les personnes vulnérables, migrant·es à la rue, mineur·es isolé·es, personnes souffrant de troubles psychiques, en situation de dépendance, etc. ?

    Josep Rafanel i Orra : Disons que le soin ne se résume pas à s’occuper des personnes vulnérables. C’est aussi prendre en compte la vulnérabilité de l’instauration de #mondes_relationnels. C’est-à-dire porter notre attention à la précarité des milieux à partir desquels peuvent avoir lieu des rencontres de soin.

    Lors d’une intervention dans un foyer d’aide médicalisée, j’ai été très ému de voir des personnes aux corps atteints par des maladies neurodégénératives ou par des formes d’autisme très chronicisées, qui semblaient imperméables à des modalités relationnelles. Des corps assignés à un statut d’anormalité dans des institutions, elles-mêmes invisibilisées, souvent à la lisière des villes.

    Face à ces personnes, vous devez aiguiser vos perceptions, vous mettre dans la disposition de presque anticiper des émergences relationnelles, de vous en saisir pour vous embarquer dans leurs modes d’existence si singuliers. C’est de la question de l’animation des rapports entre les êtres qu’il s’agit, en désertant des liens déjà déterminés, prescrits, dans lesquels nous enferment les institutions.

    Quels liens faites-vous entre ce que vous avez observé et la montée des discours identitaires et xénophobes ?

    Le #fascisme qui est déjà là n’est pas le fascisme historique qu’on a connu – cela a déjà été dit maintes fois –, avec les formes canoniques du rassemblement fusionnel autour du « grand leader », des foules au pas de l’oie sur le Reichstag. Il faut plutôt parler de « libéral-fascisme ».

    Celui-ci est lié à des dispositifs de pouvoir qui s’enracinent dans la tradition libérale, qui depuis longtemps conduisent à une expérience d’atomisation. En somme à une défaite de la #communauté. Songeons aux mondes paysans dont [l’écrivain et médecin italien – ndlr] Carlo Levi, par exemple, décrivait l’extermination culturelle juste après la Seconde Guerre mondiale dans son magnifique Le Christ s’est arrêté à Eboli. La disparition du monde paysan, c’est la fin d’un univers composé de rapports entre des humains mais aussi avec des êtres-autres. Il s’agit là de #cosmologies_génératives de la communauté loin des logiques de la reproduction sociale.

    Comment définissez-vous le libéral-fascisme ?

    La défaite des communautés qui étaient capables de composer des mondes disparates. Une sorte d’esseulement qui nous enferme dans un état de préoccupation, qui est aussi un emprisonnement dans nous-même et qui appelle à des #fusions_identitaires.

    Bien sûr, c’est là le terreau du Rassemblement national, mais pas seulement. Ces fusions identitaires se manifestent de façon chaotique. Si dans les années 1930, le fascisme avait capturé les classes sociales – en neutralisant leurs divisons –, aujourd’hui, on est dans de nouvelles coordonnées : dans le délitement et l’implosion du « sujet » de classe, de son identité. C’est la marchandise qui exerce son hypnotisme tyrannique sur les masses d’atomisés, y compris, et surtout, au travers de la #marchandisation_de_soi dans notre âge des réseaux : la #surexposition_de_soi comme condition d’existence.

    Le libéral-fascisme, qui se traduit par une atomisation qui fait masse, fabrique des individus qui ne peuvent se reconnaître que dans le semblable, pour lesquels tout ce qui est étranger devient une intrusion. D’où la #haine universelle du migrant, celui qui nous ramène toujours à la #différence.

    Donc atomisation et monde hyperconnecté ne sont en rien incompatibles : être présent au monde, c’est se soumettre à des #régimes_de_représentation qui absentent du monde. Il n’est pas étonnant que ça conduise à des formes insensées de #prédation : il faut détruire ce qui diffère, ce qui pourrait nous faire différer.

    Donc le libéral-fascisme naît de la défaite des #communautés. Celles-ci subsistaient même dans les #classes_sociales, et cela malgré la violence de leur formation. Avec des liens d’entraide, de #solidarités, de formes d’#hospitalité... Dans le chaos de la #désaffiliation_sociale, il ne semble rester que la fusion identitaire renforcée par les régimes universels des #connexions.

    Comment conjurer ces périls ?

    Dans les ruines où nous vivons – ruines du « social », de ses institutions, des scènes du politique, des anciens projets de l’émancipation – d’autres choses deviennent possibles qui ne sont pas de l’ordre de la répétition. Je suis malgré tout optimiste.

    Est-ce qu’il faut précipiter l’écroulement ? Ou est-ce qu’il faut trouver des manières d’hériter de ce monde ruiné ? Les deux en même temps. Malgré l’exaltation que l’on peut éprouver lors de processus insurrectionnels, que je partage, force est de constater qu’il y a trop de #souffrances. Nous pouvons nous demander comment hériter de ce qui amortissait la #brutalité_capitaliste.

    Je parle ici de ces institutions (hôpital, psychiatrie, école, travail social, etc.) qui nous permettent encore d’avoir prise sur la vulnérabilité des mondes ordinaires qui ont vécu la destruction d’un #contrat_social. Celui qui voulait que l’inscription de nos projets de vie dans l’économie (avec son lot d’exploitations, de destructions des milieux de vie donnant malgré tout lieu à des luttes et des résistances) avait comme contrepartie la garantie d’une appartenance au monde social.

    C’est-à-dire ?

    J’ai beaucoup travaillé en Seine-Saint-Denis, notamment dans des dispositifs médico-sociaux, psychiatriques, assistenciels... C’est là où les plus précaires, les plus vulnérables échouent. C’est là où des gens parfois survivent. C’est là où ils parviennent à refabriquer de nouveaux modes d’existence, malgré la déliquescence des institutions, et malgré les contraintes qu’elles imposent.

    J’en arrive alors à quelque chose d’essentiel : à une certaine conception de l’enquête. Elle est tout à la fois témoignage, intervention pour rendre visible l’invisible mais encore contribution à la création de nouveaux liens et à des alliances.

    Je pense à celles et ceux qui font exister des pratiques d’hospitalité avec des migrants à la rue, ou qui soignent et résistent aux pratiques de ségrégation dans un hôpital psychiatrique, ou qui tentent de réparer ou instaurer de nouveaux liens dans un service de protection de l’enfance parfaitement ignoré, ou qui font exister des mutualisations et des formes d’entraide dans une association de quartier. Je pense à toutes celles et ceux qui défont les frontières des institutions pour introduire un « dehors » imprévisible qui permet de sortir de l’asphyxie identitaire.

    L’enquête peut être alors définie ainsi : faire exister ce qui me fait à mon tour exister, autrement. D’où vient celui qui enquête ? Qu’est-ce qui l’autorise à aller voir ce que les autres font ? Aller dans un « ailleurs », c’est pouvoir faire retour, quelque part. Et pouvoir raconter. Tâche infinie de la traduction. Et alors on cesse d’être un « témoin modeste », neutre, nous met en garde #Donna_Haraway [philosophe états-unienne – ndlr]. On est un itinérant, un passeur. Et d’autres le sont pour nous. Et c’est alors qu’on retisse des formes communales, des arrière-paysages invisibilisés. Dans l’actuel régime de visibilité de la dystopie qui nous aveugle, ces arrière-paysages peuvent nourrir les futurs soulèvements.

    Pour finir, je voudrais ajouter quelque chose aussi qui est pour moi de la plus grande importance : c’est de ne pas se laisser tétaniser par la catégorie de la #domination. La domination entraîne fatalement la quête d’une reconnaissance : celle que vous accorderont vos maîtres, avec des hiérarchies entre les dominés. Je préfère parler plutôt de luttes contre la #dépossession de nos rapports au monde. La dépossession ouvre toujours à la possibilité de formes de #réappropriation qui dépendent, non pas de la nostalgie d’un monde perdu, mais de notre actualité. Bref, qui ouvre à de nouvelles créations.

    On pourrait conclure avec la belle idée de Tim Ingold [anthropologue britannique, à lire dans un prochain épisode – ndlr] : il nous faut pouvoir laisser en héritage le passé à venir.

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/291225/josep-rafanell-i-orra-heriter-d-un-monde-completement-en-ruine
    #ruines

  • Kassenbeiträge und Bürgergeld : Mehrheit der Deutschen hält Sozialstaat für nicht finanzierbar
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/vertrauensverlust-in-die-finanzierbarkeit-des-sozialstaats-zwei-dri

    Depuis que j’ai appris á réfléchir sur des questions politiques je soupçonne deux tiers des Allemands d’être des cons finis. Voici la preuve que je me ne suis pas trompé :-(

    https://www.youtube.com/watch?v=v9j7oWUuH18

    Alors le titre de roi des cons appartient à ... ?

    10.2.2026 von Boban Dukic - Die Deutschen blicken skeptisch auf die Zukunftsfähigkeit der sozialen Sicherungssysteme, zeigt eine Umfrage. Union und SPD debattieren über die richtige Sozialpolitik.

    Die Sorge wächst, dass das über Jahrzehnte gewachsene System der sozialen Absicherung an seine ökonomischen Grenzen stößt. Eine deutliche Mehrheit der Bürger blickt skeptisch auf die Stabilität des Sozialstaats. Laut einer neuen repräsentativen Umfrage des Meinungsforschungsinstituts Forsa im Auftrag von Stern und RTL halten knapp zwei Drittel der Deutschen den Sozialstaat in seiner gegenwärtigen Verfassung für finanziell nicht mehr tragbar.

    Konkret stimmten 64 Prozent der Befragten dieser Einschätzung zu, während lediglich 34 Prozent widersprachen. Zwei Prozent der Teilnehmer machten keine Angabe.

    Diese Zahlen spiegeln eine Stimmung wider, die Bundeskanzler Friedrich Merz (CDU) bereits im Sommer 2025 mit deutlichen Worten artikuliert hatte. Damals konstatierte der Regierungschef: „Der Sozialstaat, wie wir ihn heute haben, ist mit dem, was wir volkswirtschaftlich leisten, nicht mehr finanzierbar.“ Die Suche nach tragfähigen Lösungen hat längst begonnen, doch die Konzepte von Union und SPD klaffen weit auseinander.

    SPD will Einbeziehung von Kapitalerträgen

    Ein zentraler Konfliktpunkt ist die Frage der Finanzierung der gesetzlichen Kranken- und Pflegeversicherung. Die SPD hat hierzu einen Vorstoß gewagt, der das bisherige System der Finanzierung über Erwerbseinkommen grundlegend erweitern würde. Die Sozialdemokraten fordern, künftig auch Miet- und Kapitaleinkünfte systematisch zur Beitragszahlung heranzuziehen. Dieser Plan stößt bei den gesetzlichen Krankenkassen und der Union auf Ablehnung, findet jedoch bei den großen Sozialverbänden des Landes Zuspruch.

    Verena Bentele, die Präsidentin des VdK, unterstützt den SPD-Vorschlag. In einem Gespräch mit den Zeitungen der Funke-Mediengruppe betonte sie die Notwendigkeit einer gerechteren Lastenverteilung. Es dürfe nicht länger sein, dass Menschen mit Aktienhandel oder Vermietung zum Teil hohe Gewinne erzielen, aus diesen Einkommen aber nichts zur Finanzierung der Sozialversicherungssysteme beitragen, sagte Bentele. Um soziale Härten zu vermeiden, schlug sie vor, Kleinsparer durch klug gestaltete und großzügige Freibeträge vor einer Mehrbelastung zu schützen.

    Ähnlich positionierte sich die Vorstandsvorsitzende des Sozialverbands Deutschland (SoVD), Michaela Engelmeier. Sie erklärte gegenüber den Funke-Medien, dass es richtig sei, neben dem Erwerbseinkommen auch Einkünfte aus Vermietung, Verpachtung und Kapital einzuschließen. Zusätzlich plädiert Engelmeier für eine Anhebung der Beitragsbemessungsgrenze in der Krankenversicherung. Diese solle auf das deutlich höhere Niveau der gesetzlichen Rentenversicherung steigen.
    Krankenkassenbeiträge für Bürgergeldempfänger als Streitpunkt

    Die Union verfolgt unterdessen einen gänzlich anderen Ansatz, um die gesetzlich Versicherten zu entlasten. Gesundheitsministerin Nina Warken (CDU) rückt die sogenannten beitragsfremden Leistungen in den Mittelpunkt der Diskussion. Dabei handelt es sich um Aufgaben, die eigentlich gesamtgesellschaftlich relevant sind, derzeit aber aus den Töpfen der Beitragszahler finanziert werden.

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    Bundesgesundheitsministerin Nina Warken (CDU) auf einer Pressekonferenz im Konrad-Adenauer-Hauswww.imago-images.de

    Ein prominentes Beispiel sind die Krankenkassenbeiträge für Empfänger von Bürgergeld. Warken fordert, dass diese Kosten künftig vollständig aus dem Bundeshaushalt gedeckt werden. Gegenüber dem Handelsblatt unterstrich sie ihre Position und bezeichnete es als ungerecht, wenn gesetzlich Versicherte für die Versicherung von Grundsicherungsempfängern jährlich Milliardenbeträge zahlen müssen.

    Die Union sieht darin einen Hebel, um die Lohnnebenkosten stabil zu halten und die Belastung der Arbeitnehmer und Arbeitgeber direkt zu senken. Doch dieser Vorschlag stößt beim Koalitionspartner SPD auf erhebliche Skepsis, da die Frage der Gegenfinanzierung im Raum steht.
    Profilierung vor den Landtagswahlen

    Die stellvertretende SPD-Fraktionsvorsitzende Dagmar Schmidt reagierte auf die Pläne aus dem Gesundheitsministerium. In der Augsburger Allgemeinen räumte sie ein, dass es grundsätzlich wünschenswert sei, versicherungsfremde Leistungen aus dem Bundeshaushalt zu finanzieren, warf der Union jedoch zugleich mangelnde Ernsthaftigkeit vor. Zu einem seriösen Vorschlag gehört es laut Schmidt auch, zu benennen, wie eine Gegenfinanzierung aussehen könnte.

    Die Debatte um die richtige Sozialpolitik innerhalb der Regierungskoalition ist damit noch lange nicht ausgestanden. In Anbetracht der anstehenden Landtagswahlen in Rheinland-Pfalz und Baden-Württemberg wäre es kaum überraschend, wenn noch weitere Vorschläge aus beiden Lagern folgen.

    #Allemagne #idéologie #libéralisme #état_de_providence

  • Dear Jews: You’re Welcome at Arab Rallies, but Don’t Tell Us How to Protest - Opinion
    https://www.haaretz.com/opinion/2026-02-06/ty-article-opinion/.premium/why-were-there-israeli-flags-when-thousands-of-arab-citizens-took-to-the-streets/0000019c-2f2f-d37f-affc-6fbf9cb10000

    As long as #liberal Israelis refuse to recognize the close, symbiotic relationship between Israel’s colonialist regime, the genocide in Gaza, and organized crime, they will continue to show up with Israeli flags without understanding why Palestinians in Israel are suspicious of their participation

  • FDP, AfD, Militärputsch : Die verdrängte Geschichte hinter Christian Lüths Comeback im Bundestag
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/vom-honduras-putsch-in-den-bundestag-wie-christian-lueth-von-der-fd

    L’AfD n’est pas exactement un parti fasciste mais il n’est pas exactemnt démocratique non plus, comme tous les partis libéraux qui sont pour l’indépendance entrepreneuriale face á l’état.

    Alors quand ils sont présents dans les parlements et les autres institutions politiques ils constituent une menace pour la liberté citoyenne. On n’a pas besoin d’être fasciste pour soutenir les coups d’état réactionnaires.

    20.1.2026 von Harald Neuber - Christian Lüth ist zurück im Bundestag. Der Ex-AfD-Sprecher verteidigte 2009 den Honduras-Putsch. Das verrät viel über deutsche Politik. Eine Analyse.

    Es war Juli 2009, als ich zum ersten Mal nach Honduras flog. Die Maschine landete in Tegucigalpa, dieser seltsam verbauten Hauptstadt, eingeklemmt zwischen Bergen, mit einer Landebahn, die Piloten weltweit fürchten.

    Ich war als Lateinamerika-Korrespondent unterwegs, um über etwas zu berichten, das die Welt bereits vergessen hatte, bevor es richtig begonnen hatte: einen Militärputsch gegen einen demokratisch gewählten Präsidenten.

    Auf den Straßen patrouillierten Soldaten. In den Vierteln der Armen hingen Plakate mit dem Gesicht von Manuel Zelaya, dem gestürzten Präsidenten. In den Einkaufszentren der Oberschicht tranken Geschäftsleute Kaffee und erklärten mir, warum das alles gar kein Putsch sei, sondern die Rettung der Demokratie. Ich erinnere mich an die Ausgangssperren, an die Angst in den Gesichtern der Menschen, die ich in Hinterzimmern traf – Gewerkschafter, Studentenführer, Menschenrechtsaktivisten. Sie nannten sich „Resistencia“ und wussten, dass sie ihr Leben riskierten.

    Kurz zuvor hatte ich erfahren: In einem Büro der Friedrich-Naumann-Stiftung, nur wenige Kilometer entfernt, saß ein junger Deutscher und schrieb Berichte nach Berlin. Berichte, die den Putsch als „Legende“ bezeichneten. Berichte, die das Militär lobten. Berichte, die später von konservativen deutschen Medien aufgegriffen wurden, als wären sie objektive Analysen und nicht das, was sie waren: Propaganda für die Putschisten.

    Sein Name war Christian Lüth. Seit wenigen Tagen arbeitet er wieder im Deutschen Bundestag.

    Der Abend in der Botschaft

    Es gibt Momente, die sich einbrennen. Einer davon war ein Empfang in der deutschen Botschaft in Tegucigalpa unmittelbar nach dem Putsch. Eine Bundestagsabgeordnete war angereist, offiziell zur „Informationsreise“. Inoffiziell nutzte man den Anlass für etwas anderes.

    Die Führung der Widerstandsbewegung – Menschen, die tagsüber im Untergrund lebten – wurde diskret eingeladen. Die Idee war simpel: Wenn die Bundesregierung diese demokratischen Kräfte unterstützen würde, wenn Deutschland sich klar gegen den Putsch positionieren würde, könnte das etwas bewegen. Die Vereinten Nationen hatten den Staatsstreich verurteilt. Die Organisation Amerikanischer Staaten hatte die Putschisten ausgeschlossen. Die EU hatte reagiert.

    Doch Deutschland? Deutschland schwieg. Oder genauer: Deutschland sprach mit zwei Zungen.

    Während das Auswärtige Amt offiziell den Putsch verurteilte, war die Vertretung der Friedrich-Naumann-Stiftung in dem mittelamerikanischen Land– finanziert mit deutschen Steuergeldern – bestrebt, die Putschisten zu legitimieren.

    Der Abend in der Botschaft endete ohne Ergebnis. Die demokratischen Kräfte gingen zurück in den Untergrund. Die Bundesregierung tat nichts. Die Diplomatie hatte versagt – oder genauer: Sie hatte entschieden, nicht zu handeln.

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    Protest im Sommer 2009 vor dem Sitz der Naumann-Stiftung in BerlinHarald Neuber

    Was Honduras zerbrach

    Um zu verstehen, warum die Geschichte von Christian Lüth wichtig ist, muss man verstehen, was aus Honduras wurde.

    Vor dem Putsch war Honduras arm, aber es war eine Demokratie. Eine fragile, fehlerhafte, korrupte Demokratie – aber eine Demokratie. Präsident Zelaya hatte begonnen, vorsichtige Reformen durchzusetzen: eine Erhöhung des Mindestlohns, zaghafte Ansätze für Landreform und Steuergerechtigkeit. Er hatte sich dem ALBA-Bündnis angeschlossen, der von Venezuela initiierten Alternative zum neoliberalen Wirtschaftsmodell. Das machte ihn zum Feind der Oligarchie – jener zehn Familien, die das Land seit Generationen beherrschten.

    Der Putsch beendete nicht nur Zelayas Präsidentschaft. Er beendete Honduras als funktionierenden Staat.

    Was folgte, dokumentierten internationale Organisationen mit wachsendem Entsetzen. Die Interamerikanische Menschenrechtskommission zählte systematische Menschenrechtsverletzungen: exzessive Gewaltanwendung, extralegale Hinrichtungen, Angriffe auf Demonstrierende, Morde an Journalisten und Aktivisten. Amnesty International dokumentierte tausende Fälle massiver Einschüchterung und Verfolgung allein in den ersten Monaten nach dem Putsch.

    Die Mordrate explodierte. Honduras wurde zum Land mit der höchsten Zahl von Tötungsdelikten weltweit. Drogenkartelle übernahmen ganze Regionen. Die Polizei wurde zur Todeschwadron. Die Justiz zum Instrument der Oligarchie.

    Ich erinnere mich an eine Frau, die ich 2010 traf, bei einer Rückreise aus der Region. Sie war Lehrerin gewesen, hatte bei den Protesten mitgemacht. Jetzt floh sie. Ihr Mann war verschwunden. Ihr Bruder erschossen. Sie zeigte mir Fotos von ihren Kindern, die sie außer Landes geschickt hatte. „Honduras ist tot“, sagte sie.

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    2022: Zelayas Ehefrau Castro wird zur Präsidentin gewählt. Das Land blieb im Chaos.Seth Sidney Berry via www.imago-images.de

    Die Rolle der Naumann-Stiftung

    Die Friedrich-Naumann-Stiftung „für die Freiheit“ ist eine der sechs großen deutschen parteinahen Stiftungen. Sie erhält jährlich Dutzende Millionen Euro aus dem Bundeshaushalt für „politische Bildung“ und „internationale Zusammenarbeit“. Sie ist der FDP nahestehend und vertritt weltweit liberale, marktwirtschaftliche Positionen. In Honduras vertrat sie mit Lüth teilweise auch Positionen der Putschisten.

    Christian Lüth, damals Büroleiter der Stiftung in Tegucigalpa, schrieb zeitnah zum Putsch einen „Bericht aus aktuellem Anlass“ für die Stiftungszentrale in Berlin. Zentrale Aussage: „Die Legende vom Militärputsch in Honduras dient vor allem ‚Mel‘ Zelaya“. Seine These: Es habe gar keinen Putsch gegeben, sondern ein „verfassungskonformes Amtsenthebungsverfahren“. Der Bericht ist auf der Seite der Stiftung unter seinem ursprünglichen Link inzwischen nicht mehr erreichbar, Spuren finden sich aber hier und hier.

    Diese Darstellung widersprach der Einschätzung praktisch aller relevanten internationalen Organisationen. Die Vereinten Nationen verurteilten den Sturz Zelayas als Staatsstreich. Die Organisation Amerikanischer Staaten verurteilte den Putsch einstimmig. Die Europäische Union schloss sich an. Selbst die US-Botschaft in Tegucigalpa – das zeigen später von Wikileaks veröffentlichte Dokumente – bezeichnete den Putsch intern eindeutig als illegal.

    Doch Lüth blieb bei seiner Version. In einem Gastbeitrag für die Tageszeitung Die Welt vom 4. Juli 2009 schrieb er unter dem Titel „Warum Europa und UN bei Honduras falsch liegen“: „Dieser ‚Militärputsch‘ wurde von rechtmäßig gewählten Volksvertretern angeordnet.“ Er lobte die Putschisten für ihre „Rückkehr zu Rechtsstaat und Verfassung“.

    Die deutsche Komplizenschaft

    Was Lüth tat, war keine Privatmeinung. Er handelte als offizieller Vertreter einer deutschen, staatlich finanzierten Stiftung. Die Naumann-Stiftung organisierte in dieser Zeit zumindest eine Veranstaltung im Deutschen Bundestag, bei denen Medienberichten zufolge Vertreter des Putschregimes auftraten – Personen, die von den USA mit Einreiseverboten belegt waren. Er trug Schilderungen zufolge dazu bei, Putschisten Zugang zu deutschen Entscheidungsträgern zu verschaffen, während die offizielle deutsche Außenpolitik den Staatsstreich verurteilte.

    Der dam alige Grünen-Bundestagsabgeordnete Thilo Hoppe, damals einer der wenigen deutschen Politiker, die sich intensiv mit Honduras beschäftigten, dokumentierte die Widersprüche. In einem ausführlichen Bericht schrieb er: „Die FDP-nahe Stiftung hatte – ganz der Propaganda Michelettis folgend – die Ereignisse vom 28. Juni 2009 als ‚Verteidigung der Demokratie‘ gerechtfertigt und Putschisten nach Berlin eingeladen, die in den USA mit Einreiseverbot belegt sind.“

    Es gab parlamentarische Anfragen. Es gab Kritik. Es gab Empörung – bei einigen. Doch Konsequenzen? Keine.

    Die Bundesregierung unter Angela Merkel und Frank-Walter Steinmeier (damals Außenminister) ließ die Naumann-Stiftung gewähren. Die Stiftung ließ Lüth gewähren. Und als der Putsch „erfolgreich“ war – als die Wahlen unter Militäraufsicht stattgefunden hatten, als ein genehmer Kandidat gewählt worden war, als die internationale Gemeinschaft müde geworden war – normalisierte Deutschland seine Beziehungen zu Honduras.

    Die Rechnung der Putschisten war aufgegangen. Die Oligarchie hatte gewonnen. Die Demokratie hatte verloren. Und Christian Lüth hatte seinen Teil dazu beigetragen. Später sollte Zelayas Ehefrau Xiomara Castro zwar zur Präsidentin gewählt werden. Die honduranische Demokratie aber erholte sich nie wieder vollständig. Das Land bleibt instabil. Es gilt als gescheiterter Staat. Die Drogenmafia ist mächtig.

    Von der FDP zur AfD

    Nach seinem Honduras-Einsatz kehrte Lüth nach Deutschland zurück. Er bekam einen Posten im Entwicklungsministerium unter FDP-Minister Dirk Niebel – einem Minister, der das Ministerium zur Versorgungsanstalt für FDP-Kader umbaute. Lüth sollte „Koordinator in der Abteilung Asien/Lateinamerika“ werden.

    Doch irgendetwas lief schief. Ende 2011 verließ Lüth das Ministerium wieder. Die genauen Gründe wurden nie öffentlich. Lüth landete als Büroleiter beim FDP-Bundestagsabgeordneten Hans-Werner Ehrenberg. Dann kam die Bundestagswahl 2013. Die FDP flog aus dem Parlament. Lüth verlor seinen Job.

    Was dann geschah, ist bemerkenswert: Innerhalb weniger Monate wechselte Lüth zur AfD. Schon im November 2013 war er dort „Koordinator für Pressearbeit“. Im März 2014 wurde er Pressesprecher der Partei.

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    Dirk Niebel (FDP), 2023imago stock&people

    Der Wechsel war kein Bruch. Er war eine Fortsetzung. Wie auch für andere Akteure dieser Geschichte. Der frühere Entwicklungsminister Dirk Niebel etwa, von dem vor allem in Erinnerung bleibt, dass er mit passiver Hilfe des BND einen Teppich aus Afghanistan herausgeschmuggelte, arbeitet seit 2015 als Berater beim Rüstungs- und Automobilzulieferer Rheinmetall und ist dort in der internationalen Strategieentwicklung sowie den Regierungsbeziehungen tätig. Putsche, könnte man argumentieren, sind diesem Geschäft nicht abträglich.
    Es wuchs zusammen, was zusammengehört

    Hier müssen wir innehalten. Denn die Geschichte von Christian Lüth ist mehr als die Geschichte eines gescheiterten Karrieristen, der von einer Partei zur nächsten wandert. Sie ist ein Lehrstück über die ideologischen Kontinuitäten, die in der deutschen Politik selten benannt werden.

    Die Friedrich-Naumann-Stiftung verteidigte in Honduras einen Militärputsch gegen eine demokratisch gewählte Regierung, weil diese Regierung „linkspopulistisch“ war, weil sie sich mit Venezuela verbündet hatte, weil sie die Interessen der Oligarchie gefährdete. Das war keine Verirrung. Das war Programm.

    Die AfD vertritt heute Positionen, die in ihrer Verachtung für demokratische Institutionen, in ihrem Autoritarismus, in ihrer Bereitschaft, demokratische Spielregeln zu brechen, wenn es den eigenen Interessen dient, dem entsprechen, was die Putschisten in Honduras praktizierten.

    Und Christian Lüth? Er war das Verbindungsglied. Der Mann, der den Putsch in Honduras verteidigte, wurde zum Sprecher einer Partei, die die deutsche Demokratie von innen aushöhlen will. Das ist kein Zufall. Das ist Konsequenz.
    Die Wiederkehr

    Im September 2020 wurde Lüth fristlos entlassen. Der Grund: In einem heimlich gefilmten Gespräch soll er gesagt haben, man könne Migranten „nachher immer noch alle erschießen“ oder „vergasen“. Er hatte auch erklärt, die AfD müsse dafür sorgen, „dass es Deutschland schlecht geht“, um politisch zu profitieren.

    Blutrote Linie überschritten: Nazi-Sprüche sind ein Fall für den Staatsanwalt

    Die AfD distanzierte sich. Fraktionschef Alexander Gauland, der Lüth jahrelang gedeckt hatte, sprach von „abscheulichen Äußerungen“. Lüth trat aus der Partei aus. Das hätte das Ende sein können. Das Ende einer Karriere, die von Honduras über die FDP zur AfD geführt hatte, von der Verteidigung eines Putsches zur Fantasie über Massenvernichtung. Doch es war nicht das Ende.

    Seit Juni 2024 arbeitet Christian Lüth wieder im Deutschen Bundestag. Erst als „wissenschaftlicher Referent“ für den AfD-Abgeordneten Jan Wenzel Schmidt aus Sachsen-Anhalt. Seit Dezember 2025 arbeitet er zusätzlich für den bayerischen AfD-Abgeordneten Reinhard Mixl.

    Der Mann, der über die „Vergasung“ von Migranten sprach, läuft wieder durch die Flure des Parlaments. Er hat wieder einen Hausausweis. Er hat wieder Zugang zu den Gebäuden, in denen über die Zukunft dieses Landes entschieden wird.
    Das Schweigen

    Warum schreibe ich das alles? Warum grabe ich eine Geschichte aus, die fünfzehn Jahre alt ist, die in einem Land spielt, das die meisten Deutschen nicht auf der Karte finden können? Weil das Schweigen ohrenbetäubend ist.

    Wenn über Christian Lüth berichtet wird – und das geschieht selten genug –, dann als „ehemaliger AfD-Sprecher“. Seine Zeit bei der Friedrich-Naumann-Stiftung wird bestenfalls in einem Nebensatz erwähnt, aber kaum einmal. Seine aktive Rolle bei der Legitimierung eines Militärputsches? Fast immer verschwiegen.

    Die FDP wurde kaum einmal gefragt, wie es sein kann, dass einer ihrer Kader einen Staatsstreich verteidigte und dafür nie zur Rechenschaft gezogen wurde. Die Friedrich-Naumann-Stiftung wurde kaum einmal gefragt, ob sie ihre Honduras-Politik jemals aufgearbeitet hat. Die Bundesregierung wurde kaum gefragt, warum sie die Stiftung damals gewähren ließ.

    Stattdessen wird über die AfD berichtet, als wäre sie vom Himmel gefallen. Als hätte sie keine Vorgeschichte. Als gäbe es keine Kontinuitäten, keine Netzwerke, keine gemeinsamen Milieus zwischen dem, was sich „liberal“ nennt, und dem, was offen autoritär auftritt.
    Der Interventionismus

    Es gibt eine Linie, die von Tegucigalpa 2009 nach Caracas 2025 führt.

    Als im Juni 2009 das honduranische Militär den gewählten Präsidenten Zelaya verschleppte, argumentierten die Putschisten und ihre Unterstützer: Er war dabei, die Verfassung zu brechen. Er wollte sich zum Diktator machen. Wir haben die Demokratie gerettet.

    Als im März 2025 US-Präsident Donald Trump ankündigte, venezolanische Staatsbürger in die USA zu deportieren und sie dort als „Terroristen“ zu behandeln, argumentierte er: Venezuela ist ein gescheiterter Staat. Maduro ist ein Diktator. Wir bringen Demokratie.

    Die Logik ist dieselbe. Die Sprache ist dieselbe. Die Verachtung für Souveränität, für demokratische Prozesse, für das Selbstbestimmungsrecht der Völker – sie ist dieselbe.

    Und die Unterstützer? Sie sind oft dieselben Netzwerke. Dieselben Thinktanks. Dieselben Stiftungen. Dieselben Medien.

    Christian Lüth schrieb 2009 in der Welt, Europa und die UN lägen bei Honduras falsch. Die Welt-Zeitung druckte es. Konservative Kreise zitierten es. Die Narrative wurden gesetzt.

    Wer setzt heute die Narrative? Wer erklärt uns, warum Interventionen in Lateinamerika „Demokratieförderung“ sind und Interventionen in der Ukraine „russischer Imperialismus“? Wer entscheidet, welche Putsche gut sind und welche schlecht?

    Ein Mann, der einen Putsch gegen eine demokratisch gewählte Regierung verteidigte, wurde Sprecher einer Partei, die die deutsche Demokratie verachtet.

    Ein Mann, der Menschenrechtsaktivisten denunzierte, sprach später davon, Migranten zu „vergasen“.

    Ein Mann, der wegen dieser Äußerungen gefeuert wurde, arbeitet heute wieder im Bundestag.

    #Allemagne #Honduras #politique #coup_d_état #libéralisme #droite

  • Europas Qing-Moment : Der ehemalige britische Außenminister warnt vor Europas „Jahrhundert der Demütigung“
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/europa-vor-seinem-qing-moment-droht-uns-das-schicksal-des-kaiserlic

    Les impérialistes s’inquiètent de leur propre avenir. Quelle perspective limitée, pourtant leur peur est justifiée car avec leur politique antisociale ils sont en train de préparer la révolution qui mettra fin une fois pour toutes à leur règne apocalyptique. Jusqu ’à ce que la révolte finale leur tombe dessus ils éprouveront l’approche de l’orage vocifère de paroles d’Oswald Spengler dans "Le Déclin de l’Occident" et celà depuis 117 ans.

    En général les prévisions historiques de l’avenir sont passées systématiquement à côté des forces et mobiles essentielles qui dessinent le monde futur surtout quand ce sont des visions basées sur l’intérêt de classe ou individuel du prophète.

    Jack London nous a fait cadeu d’un exemple intéressant de cette littérature anticipatrice. Son histoire de la Chine entre 1904 et 1975 contient de nombreux éléments qui sont devenus réalité mais l’endroit, l’ordre et le poids de chaque développement a été autre que prévu grâce au conflits mondiaux et au peuple chinois et son parti communiste.

    Deux éléments de la vision de l’aventurier-écrivain se sont montrés exacts : la taille du pays et le nombre de Chinois han constituent ensemble un facteur incontournable de l’histoire mondiale.

    A lire : The Unparalleled Invasion, in The Strength of the Strong, byJack London, Mills and Boon, London, 1904
    https://gutenberg.org/cache/epub/1075/pg1075-images.html#page104

    Voilà une présentation des visions alarmistes du politicien réactionnaire britannique.

    27.12.2025 von Alexander Dergay - Einst Weltmacht, dann abgehängt und fremdbestimmt: Der Zusammenbruch des kaiserlichen Chinas droht sich in Europa zu wiederholen, warnt der ehemalige britische Außenminister Lord Hague.

    Der Right Honourable Lord Hague of Richmond – nicht irgendein pensionierter Politiker, sondern der ehemalige britische Außenminister und aktuelle Kanzler der Oxford-Universität – spricht eine düstere Warnung aus: Europa drohe das Schicksal der chinesischen Qing-Dynastie zu erleiden, die im 19. Jahrhundert technologisch abgehängt und von westlichen Mächten ins „Jahrhundert der Demütigung“ gestürzt wurde.

    In einem Gastbeitrag für die Times zieht William Hague eine historische Parallele, die es in sich hat: Vor zwei Jahrhunderten hielt sich das Qing-Reich noch für eine stolze Weltmacht, Zentrum von Malerei, Porzellan und konfuzianischer Kultur. Die Kaiser dachten gar nicht daran, irgendwelche Rivalen ernst zu nehmen. Dann kamen die Opiumkriege, die „ungleichen Verträge“ und ein Jahrhundert der Fremdherrschaft und nationalen Erniedrigung – alles nur, weil man bei den neuen Technologien den Anschluss verpasst hatte.
    Lehre aus der chinesischen Geschichte: Nachlässigkeit hat hohen Preis

    Um Chinas heutiges Selbstverständnis zu begreifen, lohnt ein Blick zwei Jahrhunderte zurück. Damals hielt sich das Qing-Reich für den unangefochtenen Mittelpunkt der Welt: kulturell überlegen, wirtschaftlich autark, zivilisatorisch vollendet. Europa erschien aus Pekinger Perspektive bestenfalls als entfernte Randerscheinung.

    Ein Sinnbild dieser Haltung ist die Macartney-Mission von 1793. Sie markiert den ersten britischen Versuch, formelle diplomatische Beziehungen zu China aufzunehmen. Angeführt von George Macartney verfolgt die Delegation klare Ziele: mehr Handel, zusätzliche Hafenrechte und eine ständige Gesandtschaft in Peking. Doch der Plan scheitert spektakulär. Kaiser Qianlong weist sämtliche Forderungen zurück und macht unmissverständlich klar, dass das „Himmlische Reich“ weder fremde Waren noch diplomatische Gleichrangigkeit benötigt. China, so die Botschaft, sucht keinen Austausch auf Augenhöhe – sondern Anerkennung seiner Ordnung.

    Rückblickend steht diese Episode für eine gefährliche Selbstzufriedenheit – zumindest in der Lesart von William Hague. In seinem Gastbeitrag zeichnet er das Bild eines Reiches, das während Europa industrialisiert, neue Militärtechnologien entwickelt und globale Handelsnetze aufbaut, die Dynamik des Wandels unterschätzt. Die Rechnung folgt nur wenige Jahrzehnte später: Die Opiumkriege zwingen China mit Gewalt zur Öffnung, führen zu den berüchtigten „ungleichen Verträgen“, zu Gebietsverlusten und zu einer tiefgreifenden Einschränkung chinesischer Souveränität. Es beginnt das, was in China bis heute als „Jahrhundert der nationalen Erniedrigung“ bezeichnet wird.

    Karikatur der imperialen Aufteilung Chinas: Europäische Mächte und Japan teilen das Land unter sich auf, während ein machtloser Qing-Beamter vergeblich protestiert – Sinnbild für ausländischen Imperialismus und Chinas politische Ohnmacht.

    Karikatur der imperialen Aufteilung Chinas: Europäische Mächte und Japan teilen das Land unter sich auf, während ein machtloser Qing-Beamter vergeblich protestiert – Sinnbild für ausländischen Imperialismus und Chinas politische Ohnmacht.AGB Photo/imago

    Diese historische Erfahrung ist kein fernes Kapitel, sondern ein politischer Referenzpunkt der Gegenwart. Xi Jinping greift sie regelmäßig auf, wenn er von der „großen Verjüngung der chinesischen Nation“ spricht. Der Kontrast ist bewusst gewählt: Auf die Phase der Schwäche und Fremdbestimmung soll nun eine Ära der Stärke, technologischen Führerschaft und strategischen Unabhängigkeit folgen. Die implizite Lehre aus der Geschichte lautet, dass Nachlässigkeit, technologische Rückständigkeit und das Verkennen globaler Machtverschiebungen einen hohen Preis haben.

    In diesem Licht ist Chinas heutiger Ehrgeiz weniger Ausdruck plötzlicher Aggressivität als das Ergebnis einer tief sitzenden historischen Erinnerung. Die Macartney-Mission, die Opiumkriege und die ungleichen Verträge fungieren dabei nicht als Mahnung zur Demut – sondern als Argument, nie wieder in eine Position der Abhängigkeit zu geraten.

    Und Europa heute? „Europa, einschließlich Großbritannien, ist in unmittelbarer Gefahr, das Qing-Reich des 21. Jahrhunderts zu werden“, schreibt Hague. Die Zutaten seien alle vorhanden: Außenmächte, die eine technologische Umwälzung vorantreiben, während eine „komfortable und selbstgefällige Zivilisation“ die Dringlichkeit ihrer Lage nicht begreife.

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    Ukraine-Verhandlungen als Symptom der Ohnmacht

    Als Beleg führt Hague die aktuellen Friedensverhandlungen zur Ukraine an. Der Vorschlag sei ursprünglich ein Deal zwischen zwei Geschäftsleuten aus den USA und Russland gewesen – Profite für Amerika, Territorium für Russland. Europas Interessen? Ein nachträglicher Gedanke.

    Die Europäer müssten nach der Pfeife von Präsident Trump tanzen oder verzweifelt versuchen, ihn zu beeinflussen, weil ihnen nicht nur die militärische Hardware fehle, sondern auch die Software, die für Macht und Wohlstand in den 2020er-Jahren unverzichtbar sei.

    Obwohl die europäischen Nationen zusammen weit reicher und bevölkerungsreicher seien als Russland, könnten sie einen Konflikt ohne amerikanische Waffen, Systeme und Geheimdienste nicht durchhalten, so Hague.

    Das Paradoxe an der Situation: Europa erfindet viele der neuen Technologien selbst – in Universitäten und Start-ups. Doch dann passiert wenig. „Wir sind nicht bereit, unser eigenes Kapital in ihre Entwicklung zu riskieren oder Ressourcen von den Sozialsystemen umzuverteilen, die uns in unserem Niedergang komfortabel halten“, kritisiert Hague. Das meiste, was erfunden werde, werde von anderen aufgekauft und weiterentwickelt.

    Opiumraucher in China, ca. 1870er-Jahre – das Opium symbolisierte die sozialen und politischen Folgen ausländischen Imperialismus zu Beginn des „Jahrhunderts der Demütigung“.

    Opiumraucher in China, ca. 1870er-Jahre – das Opium symbolisierte die sozialen und politischen Folgen ausländischen Imperialismus zu Beginn des „Jahrhunderts der Demütigung“.xpiemagsx/imago
    Kulturelle Risikoscheu als Bremsklotz

    Auf LinkedIn hat Hagues Analyse eine lebhafte Debatte ausgelöst. Dr. Marek Tyl, der in Polen geboren wurde, in Cambridge studierte und nun in Deutschland lebt, sieht das Problem noch tiefer verwurzelt: in der europäischen Kultur selbst. Europäische Gesellschaften hätten eine hohe „Unsicherheitsvermeidung“ – eine Vorliebe für Vorhersehbarkeit, Regeln und formale Verfahren. Risikobereitschaft, besonders die Art, die unternehmerische Disruption antreibe, werde gesellschaftlich oft nicht belohnt.

    „Das Ergebnis ist eine Establishment-orientierte Kultur, die hervorragend darin ist, Regulierungen zu schaffen, aber Schwierigkeiten hat, mutige Innovation, schnelle Anpassung oder Toleranz für Scheitern zu fördern“, schreibt Tyl. Ob sich Kultur ändern lasse? „Alles ist möglich, aber nicht ohne erhebliche Schmerzen.“

    Der in Berlin ansässige Direktor des Forschungsinstituts IGES, Andrea Biasiucci, ergänzt, dass europäische Arbeitsmarktregelungen die Wettbewerbsfähigkeit von Unternehmen stark beeinträchtigten. Man sei einer Erzählung von endlosen Rechten und Wohlfahrt verfallen, die in der Praxis hohe Jugendarbeitslosigkeit und einen „verbreiteten Groll gegen Leistungsprinzip, Unternehmertum und Wohlstand“ geschaffen habe.

    Konstantinos Apostolatos, Geschäftsführer einer Finanzberatungsfirma, weist darauf hin, dass etwa drei Billionen Euro an Kapital in Europa nicht oder schlecht allokiert seien. Das Problem sei nicht das Geld, sondern fehlende Vision, intelligente Bündelung und fokussiertes Programmmanagement.
    Moralische Überheblichkeit als Parallele

    Harald Buchmann, der als Brückenbauer zwischen chinesischer und europäischer Geschäftskultur arbeitet, zieht die Parallele noch weiter: Wie das Qing-Reich leide Europa an der Arroganz, sich moralisch überlegen zu fühlen und daher nicht bereit zu sein, von den „Barbaren“ zu lernen. Man habe sich ideologisch in einen Kokon undefinierter Werte eingesponnen, die mit Schlagworten wie „Freiheit“ und „Demokratie“ umrissen, aber nie konkretisiert würden.

    „Während ich Ihren Weckruf sehr unterstütze, sehe ich wenig Hoffnung, dass Europa anders endet als die große Qing-Dynastie“, schreibt Buchmann – fügt aber immerhin hinzu, dass Europa wenigstens keiner aggressiven, expansionistischen Supermacht gegenüberstehe wie einst China.
    EZB-Chefin warnt vor einer Welt, die „allmählich verschwindet“

    Europäische Führungskräfte würden langsam aufwachen, räumt Hague ein. Christine Lagarde, Chefin der Europäischen Zentralbank, habe letzte Woche vor einer Welt gewarnt, „die allmählich verschwindet“. Deutschland unter Friedrich Merz erhöhe die Verteidigungsausgaben rasch. Doch wie in China vor 200 Jahren seien diese Bemühungen zu klein und zu fragmentiert, um einen Unterschied zu machen.

    Während die Verteidigungsbudgets stiegen, blockiere Frankreich den britischen Zugang zum neuen EU-Verteidigungsfonds, und Paris und Berlin lägen bei der Entwicklung eines neuen Kampfjets über Kreuz. Die britische Strategie für kritische Mineralien sei schwach.

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    Statt sich der Herausforderung zu stellen, werde die britische Politik diese Woche von einer weiteren großen Erhöhung der Sozialausgaben handeln. In Frankreich gehe es darum, dass alle mit 62 Jahren in Rente gehen. „Die Führungskräfte haben nicht den Mut, die brutalen Konsequenzen des Zurückfallens zu erklären. Sie halten lieber eine Illusion von Komfort aufrecht“, schreibt Hague. „Genau das tat das Qing-Reich, als britische Schiffe mit Opium, Waffen und Macht ankamen.“

    Ob Europa seinen Qing-Moment noch abwenden kann, bleibt offen. Die historische Parallele jedenfalls sitzt – und sie ist alles andere als schmeichelhaft.

    Der Originalartikel von William Hague ist hier zu lesen.
    https://www.thetimes.com/comment/columnists/article/europe-risks-going-the-way-of-imperial-china-fbn8bxchm

    #impérialisme #Europe #boule_de_cristal #prophétie #libéralisme

  • La femme que Marx n’a jamais voulu rencontrer : #Flora_Tristán, l’autodidacte qui aurait pu changer l’histoire du socialisme

    Autodidacte et militante infatigable, Flora Tristán a observé la réalité sociale avec un regard de scientifique pour proposer un modèle alternatif de société et de travail.

    Pour Flora Tristán (Paris, 1803-Bordeaux, 1844), la #transformation_de_la_société devait être intégrale, et la communication avec les masses laborieuses était aussi importante que la diffusion littéraire de son modèle. C’est pourquoi elle ne se contenta pas d’écrire pour ceux qui pouvaient payer un livre et le lire, mais chercha à sensibiliser directement les classes travailleuses.

    Sa proposition novatrice impliquait un lien indissociable entre la #question_ouvrière et la #question_féminine : il n’y aurait pas de libération prolétarienne sans #libération_des_femmes. L’#émancipation était donc la condition nécessaire de la #justice_universelle. Flora Tristán anticipa ainsi des débats qui, bien des années plus tard, occuperaient une place centrale dans les discours féministes.

    Bien qu’elle soit née dans un milieu aristocratique, l’écrivaine, penseuse socialiste et féministe franco-péruvienne, considérée comme l’une des pionnières du #féminisme moderne et une précurseure du #mouvement_ouvrier_international, ne reçut pas l’éducation d’institutrices.

    À l’âge de quatre ans, le malheur frappa sa famille avec la mort de son père, Mariano Tristán y Moscoso, qui n’avait pas régularisé juridiquement son mariage avec sa mère, Thérèse Laisnay. Or, le droit français ne reconnaissait pas comme légitime un mariage uniquement religieux. La jeune veuve, enceinte d’un autre enfant et privée de patrimoine, partit donc vivre à la campagne avec Flora pendant plusieurs années, et la petite famille connut un vrai déclassement.

    Une vie de proscrite

    De retour à Paris, alors adolescente et ouvrière, Flora Tristán épousa en 1821 son jeune patron, André Chazal. Quatre ans plus tard, après de nombreuses dissensions conjugales et enceinte de son troisième enfant, elle s’enfuit du domicile conjugal en abandonnant son mari. Le divorce n’existait pas. La séparation des Chazal n’était pas légale. Pendant plusieurs années, Flora vécut comme une proscrite en France et en Angleterre. En 1833, elle traversa l’océan pour réclamer son héritage au Pérou auprès des Tristán. La famille l’accueillit plutôt favorablement et son oncle lui attribua certaines rentes, mais sans lui reconnaître de droit à l’héritage.

    Elle revint en Europe deux ans plus tard, ajoutant à son expérience personnelle un important travail de terrain. Elle avait développé une #méthodologie pionnière pour décrire et dénoncer les injustices de race, de classe et de genre : voyager, dialoguer, recueillir des données à l’aide du modèle de l’#enquête, et élaborer des analyses et des propositions.

    Ainsi, Flora Tristán, autodidacte, fit de la véritable #science_sociale à partir de l’#observation de la réalité, développant des travaux innovants qui fusionnaient réflexion théorique et expérience pratique.

    Dans des ouvrages tels que Pérégrinations d’une paria (1838) ou Promenades dans Londres (1840), elle dénonça la misère et le manque d’instruction des classes laborieuses, la pauvreté infantile, la prostitution et la discrimination dont étaient victimes les #femmes. Elle pointa les #inégalités_structurelles de la #société_capitaliste comme la racine de ces problèmes.

    Face à cette situation, elle proposa son modèle d’#organisation_sociale, dont l’élément central était un #prolétariat consolidé à travers l’#Union_ouvrière. Ce prolétariat devait être formé et bénéficier de #protection_sociale. Il ne s’agissait pas seulement de se constituer en force productive, mais aussi de transformer l’histoire.

    Militante d’un socialisme en devenir

    À partir de 1835, elle remporta un franc succès littéraire et s’attira l’estime des cercles intellectuels. C’est au sein de l’Union Ouvrière qu’elle choisit de s’engager comme militante d’un socialisme naissant, affirmant un style qui lui était propre et se faisant la porte-parole passionnée de ses idées, de ses modèles et de ses théories.

    Elle entama ainsi son tour de France, un exercice harassant de communication de masse. Ce mode de vie était inhabituel pour une femme de son époque. Mais Flora Tristán mit son talent intellectuel au service d’une mission rédemptrice en laquelle elle croyait profondément.

    Sa vision se caractérisait également par le rejet de la #violence_révolutionnaire comme unique voie de salut. Elle reconnaissait l’antagonisme entre #travail et #capital, mais ses stratégies réformatrices sociales reposaient sur la #fraternité. Son but était d’atteindre la #justice et l’#amour universel.

    Sa vocation de femme messie lui donna la force de diriger et d’échanger avec des milliers d’ouvriers et d’ouvrières lors de ses tournées à travers la France. Sa santé était fragile, avec un possible problème tumoral, et tous ces voyages la laissèrent exsangue. Des efforts incessants qui, combinés à un probable typhus, précipitèrent sa mort en 1844, quatre ans avant la publication du Manifeste du Parti communiste.

    Après sa mort, sa voix ne fut pas intégrée au socialisme de #Karl_Marx et #Friedrich_Engels, que ce dernier qualifiait de scientifique et qui plaçait la lutte des classes presque exclusivement au centre de sa réflexion. Engels qualifiait les approches antérieures d’« utopiques ».

    Et pourtant, il suffit de parcourir les biographies de Robert Owen, Charles Fourier, des saint-simoniens et de Tristán elle-même pour constater que le terme « #utopie » ne rend pas justice à la portée de leurs pensées et de leurs actions.

    À la fin de 1843 à Paris, le philosophe allemand Arnold Rüge conseilla au jeune Marx de rencontrer Flora Tristán, mais celui-ci ne le fit pas. Engels, quant à lui, mentionna avoir connaissance de son œuvre, mais sans se départir d’une certaine indifférence.

    Toujours en arrière-plan

    Tristán est restée en arrière-plan de l’histoire officielle du socialisme, alors qu’elle avait anticipé de nombreux débats qui allaient plus tard prendre de l’importance. Plus d’un siècle plus tard, la mise en valeur – importante et nécessaire – de la dimension féministe de son discours a éclipsé tous les autres aspects.

    Aujourd’hui, il est indispensable de reconnaître pleinement Flora Tristán, cette petite aristocrate déclassée qui n’eut pas de gouvernantes mais finit par apprendre auprès d’Owen et de Fourier.

    Il faut également la reconnaître comme une socialiste du romantisme, une #pionnière des #sciences_sociales, une communicante d’un talent extraordinaire et la créatrice d’un modèle alternatif de société, de production et de travail : l’Union Ouvrière.

    On peut se demander ce qui se serait passé si elle avait vécu plus longtemps. Elle n’aurait vraisemblablement jamais accepté que son modèle de socialisme soit qualifié d’« utopique ». Si elle avait atteint 1864, elle aurait très probablement participé à la Première Internationale et, malgré sa condition de femme, sa présence impressionnante aurait sans doute influencé d’une manière ou d’une autre le cours du socialisme.

    https://theconversation.com/la-femme-que-marx-na-jamais-voulu-rencontrer-flora-tristan-lautodid

    #socialisme #femmes #capitalisme #classes_sociales #SHS #précurseurs #révolution #violence

  • Analyse comparative et retour d’expérience sur l’autodétermination :

    Peut-on autodéterminer sa race ? - Mon blog sur l’écologie politique
    https://blog.ecologie-politique.eu/?post/Peut-on-autodeterminer-sa-race

    Peut-on autodéterminer son genre ? - Mon blog sur l’écologie politique
    https://blog.ecologie-politique.eu/?post/Peut-on-autodeterminer-son-genre

    #Aude_Vidal #autodétermination #race #genre #fait_social #libéralisme

  • #Dongo
    https://www.youtube.com/watch?v=aDacSFxLcxI

    Dodici sono i ragazzi dell’#Oltrepo
    che arrivano a Dongo
    dodici sono i ragazzi dell’Oltrepo

    «Sveglia!» Comanda Ciro
    c’è una missione da preparare
    dalle scuole di viale Romagna
    si scriverà la parola fine

    Son #ribelli_della_montagna,
    sono ruvidi e spigolosi
    Pelleossa ma temprati
    dagli inverni nei boschi passati

    Non c’è tempo bisogna andare
    è quasi l’alba arriva Valerio
    li squadra uno ad uno
    comanda l’ordine e poi il silenzio

    è un silenzio di quelli che piace
    di gente sicura di se
    il tempo è imbronciato
    tra poco la verità

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    umida e fredda è la pioggia
    i dodici sono inzuppati
    a Como si effettua una sosta
    la missione rimane segreta

    Fatto cambio del furgoncino
    si riparte verso Dongo
    Barba schiaccia il pedale
    per primo devi arrivare

    Sono ore che sembrano giorni
    di un giorno che ne vale altri cento
    ora è davvero più chiaro
    tra poco tutto finirà

    Son le 4 del mattino
    si alza l’alba su piazzale Loreto
    amici abbiamo finito
    mai nessuno più parlerà

    Son le 4 del mattino
    si alza l’alba su piazzale Loreto
    amici abbiamo finito
    mai nessuno più parlerà

    Sono William Gildo e Giulio
    Codaro Dick Steva e Lino
    Cecca Sipe e Renato
    al camion Barba e Arturo

    https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=59028&lang=fr
    #chanson #musique #antifa #Italie #WWII #seconde_guerre_mondiale #anti-fascisme #libération #partisans

    –—

    Esattamente 74 anni, alle prime luci dell’alba, dalle scuole di Viale Romagna a Milano partiva la missione finale per Dongo. Bisognava creare una squadra. La sera prima, nel quartiere Brera, vi fu una riunione. Al tavolo: il generale Cadorna, il generale Palumbo, Enrico Mattei, Luigi Longo, Enrico Pertini, altri esponenti importanti dell’antifascismo italiano e direttamente dall’Oltrepo’ Pavese Italo Pietra (Edoardo) da Ponte Nizza e il Conte Luchino Dal Verme, il comandante Maino, da Torre degli Alberi.
    Si decise di scommettere su 12 ragazzi provenienti dalle formazioni partigiane dell’Oltrepo’ Pavese, i loro nomi furono: William, Gildo, Giulio, Codaro, Dick, Steva, Lino, Cecca, Sipe, Renata, Barba e Arturo. E questa è la loro storia. Buon Ascolto

    https://www.facebook.com/Bataquaerch/posts/esattamente-74-anni-alle-prime-luci-dellalba-dalle-scuole-di-viale-romagna-a-mil/354410338549597

  • Il punto di vista del Guardian su Marwan Barghouti: i palestinesi hanno bisogno di un futuro politico oltre che di aiuti e ricostruzione
    https://www.assopacepalestina.org/2025/12/10/il-punto-di-vista-del-guardian-su-marwan-barghouti-i-palestinesi-

    Editoriale del Guardian, The Guardian, 7 dicembre 2025.  Insistere per il rilascio del leader incarcerato potrebbe rivelarsi fondamentale per la pace che Donald Trump sostiene di perseguire in Medio Oriente. In una sorta di cessate il fuoco, le uccisioni – comprese quelle di bambini – sono diminuite, ma non cessate. Le operazioni militari israeliane ... Leggi tutto

    #Notizie #liberazione_di_Marwan_Barghouti

  • Tonnellate di arance rubate alla cooperativa che opera sui campi tolti alle ’ndrine

    Tra il 26 novembre e il 1° dicembre ben 160 quintali di frutti pronti per essere spediti alla grande distribuzione cooperativa e ai gruppi di acquisto solidale sono stati sottratti alla società #Valle_del_Marro, che coltiva terreni confiscati alla ’ndrangheta nella #Piana_di_Gioia_Tauro. Reati che danneggiano gravemente un’impresa colpita da incendi e danneggiamenti in estate: «Le istituzioni ci tutelino»

    Un anno decisamente negativo per la cooperativa calabrese Valle del Marro - Libera Terra, che coltiva terreni confiscati alla ‘ndrangheta della Piana di Gioia Tauro. Due nuove azioni criminali hanno colpito questa bellissima realtà nata 21 anni fa dalla collaborazione tra Libera e la Diocesi di Oppido-Palmi col sostegno del Progetto Policoro della Cei per l’imprenditorialità giovanile al Sud, e fa parte del Consorzio Libera Terra Mediterranea. E siamo a sette episodi in cinque mesi. Dopo incendi e danneggiamenti, questa volta i criminali hanno colpito i frutti del lavoro della cooperativa, proprio nel momento della raccolta. Nel giro di pochi giorni sono stati scoperti due furti, entrambi nello stesso agrumeto confiscato alla ‘ndrangheta in località Sovereto, nel Comune di Gioia Tauro.

    Quintali di arance rubate

    Il primo furto si è verificato il 26 novembre, quando ignoti hanno rubato circa 60 quintali di arance navel biologiche. Poco dopo aver denunciato fatto ai carabinieri, il 1° dicembre gli operatori della cooperativa hanno scoperto un secondo furto nel medesimo terreno. Questa volta ad essere sottratti oltre 100 quintali di arance, pronte per essere consegnate alla grande distribuzione cooperativa, in particolare a Unicoop Firenze, e ai gruppi di acquisto solidale. Sul secondo episodio sta indagando la polizia.

    Come spiegano i soci della Valle del Marro, “la campagna agrumicola in corso nella Piana di Gioia Tauro aveva avuto un avvio anticipato rispetto agli anni precedenti, ma i volumi di produzione, soprattutto per quanto riguarda le arance, si sono rivelati inferiori rispetto alle aspettative”. Gli oltre 160 quintali rubati rappresentano circa un terzo della produzione dell’anno in quel terreno, e quindi il danno è davvero pesante. “I furti, oltretutto, – aggiungono i soci – aggravano ulteriormente la situazione economica della cooperativa, mettendo a rischio la sostenibilità finanziaria dell’impresa sociale, già messa a dura prova dall’epoca del Covid in avanti”.

    «La situazione è insostenibile»

    Non basterà a compensare le perdite l’ottima annata delle olive, sia per quantità che per qualità, perché l’incendio doloso dell’11 luglio ha devastato il bellissimo uliveto in località Baronello, frazione di Castellace, nel Comune di Oppido Mamertina, distruggendo o danneggiando gravemente 830 alberi, tra i più produttivi. Azioni sicuramente organizzate. I furti in particolare hanno richiesto mezzi e persone. “La situazione è insostenibile – commenta Domenico Fazzari, presidente della cooperativa –. I raccolti di fine anno, come olive, clementine, arance, kiwi, sono fondamentali per garantire la tenuta economica della cooperativa, dopo tutti i costi sostenuti nelle operazioni agronomiche precedenti. Invece ci troviamo in una condizione di totale affanno, sopraffatti da un senso di impotenza generato dalle annose questioni irrisolte sulla gestione dei beni confiscati: dalla problematica dei mancati titoli comunitari sui terreni, fino alla mancanza di risorse adeguate per supportare la continuità delle pratiche di riuso”.

    Non solo una questione economica

    Non è solo una questione economica. “La posta in gioco è altissima, e non c’è tempo da perdere. Dietro al nostro lavoro non c’è solo la produzione agricola, ma la dignità di braccianti liberati da condizioni di sfruttamento, e il benessere di famiglie emancipate da situazioni di estrema difficoltà. C’è un impegno sociale per educare i giovani a rifiutare la mentalità mafiosa e a credere nell’etica individuale e collettiva. Ci sono nuove sane logiche di produzione e mercato, attente alla sostenibilità autentica, che però danno fastidio a chi vuole continuare a depredare e impoverire il territorio sotto ogni punto di vista”.

    Per questo la cooperativa chiede “l’individuazione dei responsabili del doppio furto aggravato e una risposta decisa da parte delle istituzioni e della società civile, affinché venga rafforzata la protezione dei beni confiscati alla criminalità e rilanciato il loro riutilizzo, che ha dimostrato piena capacità di liberare le persone dalla ricattabilità mafiosa”. A giugno erano stati tagliati i tubi dell’impianto di irrigazione in tre terreni nel comune di Gioia Tauro, due coltivati a clementine e uno a kiwi. Rubate anche componenti fondamentali degli impianti rendendo di fatto impossibile l’irrigazione proprio in questi giorni di gran caldo. Sempre a giugno, in località Pontevecchio, è stato incendiato un terreno coltivato a grano biologico, quasi pronto per la mietitura, proprio di fronte al campo bruciato lo scorso anno. Entrambi sicuramente dolosi con le fiamme partite dall’interno dei campi e in giornate ventose. E dopo dieci giorni nuovo incendio a completare la distruzione. E luglio l’incendio dell’uliveto e ora il doppio furto di arance.

    La solidarietà verso la coop colpita

    Solidarietà e ferma indignazione esprime il Pd calabrese. “È un attacco diretto al cuore della Calabria che vuole liberarsi dalla criminalità organizzata – dichiara il senatore Nicola Irto, segretario del Pd calabrese –. Rubare prodotti agricoli coltivati su un bene confiscato è un tentativo di annientare un modello sociale alternativo alle logiche criminali, il che non può essere tollerato. Ci aspettiamo una risposta immediata e forte dello Stato. Il governo assicuri vigilanza, sicurezza e tutela alla Valle del Marro e a tutte le altre cooperative che lavorano nei beni confiscati”.

    «È proprio nella difesa del lavoro pulito, onesto e dignitoso e del diritto di fare impresa che sta il cuore della lotta alla ‘ndrangheta, ancora di più per una cooperativa che lavora i terreni sottratti alla criminalità organizzata – sottolinea il coordinamento regionale di Libera Calabria in un comunicato per esprimere solidarietà all’impresa –. Ma ad essere colpito anche è il grande valore etico e morale che sta dietro alla confisca dei beni e al loro riutilizzo a fini pubblici e sociali, la quale, nella nostra regione, rappresenta la migliore sintesi tra l’attività di contrasto e quella di prevenzione alla ‘ndrangheta». Secondo il coordinamento, è un allarme che «non può essere sottovalutato». La Cooperativa Valle del Marro - Libera Terra «non può essere scippata o interrotta», anzi «deve continuare a dimostrare che il cambiamento è possibile».

    Ai messaggi di vicinanza, si aggiunge anche quello di Unicoop Firenze e di Fondazione Il Cuore si scioglie, che «ribadiscono il loro supporto alla cooperativa»: «Daremo un contributo straordinario per supportare l’attività della cooperativa che da anni sosteniamo con la vendita dei prodotti e numerose iniziative sociali e solidaristiche. Vogliamo condannare con forza tali atti che sono il segnale di una strategia sistematica, attuata con l’obiettivo di colpire chi lavora con dignità per restituire alla collettività ciò che la criminalità organizzata aveva sottratto e per realizzare un’economia giusta e sana», ha dichiarato Daniela Mori, presidente del Consiglio di Sorveglianza di Unicoop Firenze. «Ad ogni attacco è sempre più difficile rialzarsi e ringraziamo Unicoop Firenze e Fondazione Il Cuore si scioglie che, ancora una volta, ci garantiscono sostegno concreto e vicinanza morale – risponde Fazzari –. Questa è una battaglia che non riguarda solo la cooperativa Valle del Marro».

    https://lavialibera.it/it-schede-2504-tonnellate_di_arance_rubate_alla_cooperativa_valle_del_ma
    #oranges #agrumes #ndrangheta #Calabre #Italie #agriculture #mafia #Gioia_Tauro #Libera_Terra #biens_confisqués #Consorzio_Libera_Terra_Mediterranea #vols #coopérative #Sovereto #Baronello #Castellace #Oppido_Mamertina #travail

  • #TGV complets, billets hors de #prix : pourquoi prendre le train est devenu une galère

    Pourquoi prendre le TGV est-il devenu un casse-tête ? Manque de places, saturation du réseau, stratégie de la #SNCF... Reporterre a enquêté. Autant d’obstacles qui pourraient freiner l’engouement pour ce mode de transport doux.

    Des #tarifs dissuasifs aux heures les plus recherchées, des TGV complets plusieurs semaines avant le départ… Prendre un train entre de grandes villes devient un #casse-tête — ou un #privilège — même pour les as de l’anticipation.

    Cette situation est le revers d’une excellente nouvelle pour l’écologie : ces trois dernières années, le transport ferroviaire a battu trois fois son record de #fréquentation, avec une hausse totale de 14 % entre 2019 et 2024. Mais après avoir augmenté la #fréquence des circulations, la SNCF et ses nouveaux concurrents ne sont pas capables de suivre et d’amplifier cette nouvelle ruée vers le fer. C’est la #pénurie.

    « On a la chance d’être dans un moment incroyable pour le ferroviaire mais il y a un problème assez majeur qui ne va faire qu’empirer, c’est la #crise_capacitaire », alertait le 30 septembre Rachel Picard, cofondatrice de la compagnie #Velvet, lors du colloque de l’Association française du #rail, lobby français des entreprises ferroviaires. Selon les chiffres de ce futur concurrent de la SNCF, 5 % des voyageurs potentiels des lignes reliant Paris à Nantes, Bordeaux et Angers n’arrivent pas à trouver de billet.

    Risques de #saturation vers #Nantes

    L’alerte n’est pas désintéressée, venant d’une future « challengeuse » de la SNCF, qui compte justement faire circuler douze nouveaux TGV sur l’axe atlantique en 2028, mais elle met le doigt sur une difficulté grandissante de gestion du réseau ferré.

    En avril, #SNCF_Réseau a identifié 25 tronçons de lignes menacés de saturation. Sur six tronçons également, la saturation a été constatée en octobre 2024, ce qui signifie que le gestionnaire des rails n’a pas pu répondre favorablement à toutes les demandes de circulation pour l’année 2025.

    « Il y a encore globalement de la place, mais pas partout. On voit bien qu’il y a des risques de saturation vers Nantes, où on a un gros trafic TGV et TER », répondait le 30 septembre le PDG de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel, au cours du même colloque.

    Pour le moment, seules les heures de pointe sont congestionnées. « Les cas avérés des saturations que nous avons connus en 2020 et en 2025 ont été résolus », minimise également SNCF Réseau, dans ses réponses écrites à Reporterre. Mais ces signaux sont pris très au sérieux, car ils hypothèquent la trajectoire ambitieuse que s’est fixée la France dans sa stratégie de #décarbonation (+50 % du trafic voyageurs ferroviaire à horizon 2040). Le copieux chantier de « #désaturation » du réseau est donc crucial.

    La France fait rouler peu de trains

    La situation est paradoxale, car la France a un des réseaux les moins « circulés » d’Europe. « Elle fait rouler quasiment deux fois moins de trains que l’Allemagne pour un réseau comparable — 43 trains quotidiens par ligne en moyenne en France, contre 82 en Allemagne —, notamment à cause de la faiblesse du trafic de marchandises », dit Vincent Doumayrou, membre de l’association de chercheurs Ferinter et rédacteur d’un blog sur le rail. Le réseau français a donc la capacité d’accueillir bien plus de trains qu’aujourd’hui.

    C’est dans les nœuds ferroviaires que cela coince. À Paris, Lyon, Lille, Nantes ou Marseille, le réseau ferré tissé en étoile exerce une pression sur quelques grandes gares, conçues pour la plupart il y a plus d’un siècle. Il devient difficile de faire cohabiter différents types de trains, de différentes compagnies, avec des vitesses, des durées d’accélération et des fréquences d’arrêts différentes.

    Travaux de réaménagement

    Plusieurs projets, petits ou gros, sont à l’étude pour y remédier, mais nécessiteront un engagement financier important de l’État. Cela va de petits aménagements de surélévation de voie d’accès aux gares, pour éviter les croisements qui bloquent les circulations, à la construction de lignes de contournement, comme à l’est de Lyon pour éviter que les marchandises transitent par la gare Part-Dieu. La gare de Bordeaux doit également être réorganisée et des lignes souterraines doivent être creusées sous le sol de Lille. Il existe également un projet de tunnel ferroviaire sous la gare Saint-Charles, à Marseille, pour que les TGV n’aient plus à changer de sens pour poursuivre leur route.

    Des sommes énormes sont également investies dans la #modernisation du système de #signalisation, afin de réduire le délai d’attente entre deux trains. Sur le Paris-Lyon, ce système dit #ERTMS permettra de passer de 13 à 16 trains par heure en 2030, moyennant 820 millions d’euros d’investissement.

    Une centaine de rames en moins

    Tous ces enjeux de long terme se télescopent aujourd’hui avec un autre problème, accentuant l’envolée des prix des billets de TGV : le manque de trains. De 482 #rames TGV en circulation en 2012, le parc de la SNCF a été réduit à 363 rames aujourd’hui. Elle l’a fait pour tenter l’aventure de la #concurrence à l’étranger. Elle mobilise en effet 14 rames duplex pour tenter de conquérir le marché espagnol (et compte faire de même sur le marché italien avec 15 rames livrées pour l’occasion).

    Elle a aussi mis au rebut des rames vieillissantes, entre 2016 et 2018, pour améliorer virtuellement son bilan comptable. Le matériel « immobilisé » est en effet converti en euros dans la colonne « passif » de ses comptes, ce qui détériore le bilan de l’entreprise. « C’est une opération purement comptable absurde qui a mis au rebut une soixantaine de rames qui auraient pu rendre service encore jusqu’en 2029. C’est d’ailleurs le cas des 28 survivantes de la série qui circulent toujours », dit Pierre Zembri, géographe à l’université Gustave Eiffel.

    « Il faut se souvenir que pendant la décennie 2010, le trafic a stagné et personne ne pensait qu’il réaugmenterait un jour. Le train passait pour ringard dans les milieux dirigeants. Nous payons encore aujourd’hui le prix du manque d’anticipation et du #sous-investissement de l’époque », rappelle Vincent Doumayrou.

    Stratégie de #rentabilité de la SNCF

    La rareté est-elle entretenue par la SNCF pour faire grimper les prix des billets et accroître sa rentabilité ? Indirectement, oui, confirme Fabien Viledieu, syndicaliste cheminot chez Sud Rail : « La SNCF a réduit son parc TGV pour blinder les trains et optimiser son outil industriel, mais il faut avoir à l’esprit que c’est l’État qui l’oblige à le faire, en imposant des #péages très élevés à chaque train et en faisant remonter des milliards d’euros pour financer l’entretien du réseau. Il est urgent de desserrer cet étau financier. »

    Entre 2015 et 2023, le nombre de TGV en circulation a baissé de 20 % et le nombre de dessertes en gare par la SNCF s’est contracté de 12 %. La hausse de capacité de trains — grâce aux TGV à deux étages, une exclusivité française en Europe — a permis, dans le même temps, de faire stagner le nombre de sièges rapportés aux kilomètres parcourus (-2 %). Et le chiffre d’affaires de la branche voyageurs progresse d’année en année (+ 5,8 % en 2024).

    La filière industrielle dans le flou

    La pénurie actuelle s’explique enfin par d’importants retards dans les livraisons des nouvelles rames, observés dans les TGV comme les trains régionaux. Pénurie de matériaux et de processeurs, inflation, problèmes techniques qui s’amoncellent… L’industrie a collectionné les imprévus ces dernières années. « Il faut dix à quinze ans pour concevoir, produire, tester et faire homologuer un nouveau train. C’est toute une chaîne qu’il faut coordonner, avec des gros constructeurs et des dizaines de petites entreprises », dit Igor Bilimoff, délégué général de la Fédération des industries ferroviaires, à Reporterre.

    L’ouverture du ferroviaire à la concurrence rajoute une couche de complexité. Elle se matérialise dans chaque région, tronçon #TER par tronçon TER, par des appels d’offres passés pour mettre en concurrence les différentes compagnies. Impossible, dans ce contexte, de commander le matériel suffisamment en avance. « À l’époque du #monopole_public, la SNCF gérait toutes les commandes. La vision à long terme qui est nécessaire pour le ferroviaire n’existe plus. Et chaque région y va de sa demande particulière, avec des petits aménagements qui modifient la ligne de production et finissent par tout bloquer », dit Bérenger Cernon, député Insoumis et ex-cheminot, auteur d’un récent rapport sur le ferroviaire.

    Décarboner les mobilités est impossible sans engagement fort de l’État

    Les constructeurs #Alstom et #CAF préviennent que sans commandes fermes, en particulier sur les trains régionaux ou d’équilibre du territoire [ex « Corails »], ils devront arrêter des lignes de production. « On perdrait le savoir-faire et la main-d’œuvre », s’inquiète Igor Bilimoff, qui milite notamment pour une « simplification des réglementations » et la création de centrales d’achats capables de centraliser les commandes.

    Qu’ils soient pour ou contre la #libéralisation, tous les acteurs du ferroviaire s’accordent sur un refrain malheureusement bien connu depuis des années : le « choc d’offre » tant espéré pour décarboner les mobilités restera lettre morte sans un engagement fort et durable de l’État. Une « loi cadre » comprenant une programmation des #investissements sur cinq ans est promise pour le mois de décembre par le ministre des Transports… s’il parvient à naviguer en dépit du contexte politique extrêmement mouvant.

    https://reporterre.net/TGV-complets-billets-hors-de-prix-pourquoi-prendre-le-train-est-devenu-u

    #France #transport_ferroviaire

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    voir aussi :
    POURQUOI LE TRAIN EST DEVENU SI CHER

    https://seenthis.net/messages/1042277

  • Furti negli agrumeti confiscati alla ’ndrangheta, l’allarme della cooperativa #Valle_del_Marro: «Situazione insostenibile»

    A #Gioia_Tauro rubati quintali di arance biologiche destinate alla distribuzione. Preoccupazione della cooperativa e dura presa di posizione del Pd, che denuncia un tentativo di piegare un’esperienza simbolo di riscatto territoriale.

    A pochi mesi dagli incendi estivi che avevano devastato alcune coltivazioni, la cooperativa sociale Valle del Marro – Libera Terra torna a essere bersaglio di gravi danneggiamenti. Nell’arco di pochi giorni sono stati infatti scoperti due furti agricoli nello stesso agrumeto confiscato alla ’ndrangheta, situato in località Sovereto, V Stradone, nel territorio di Gioia Tauro.

    Il primo episodio risale al 26 novembre, quando ignoti hanno sottratto circa 60 quintali di arance navel biologiche. Denunciato il fatto ai Carabinieri, il 1° dicembre gli operatori della cooperativa hanno trovato nuovamente il terreno depredato: un secondo furto, sempre nello stesso appezzamento, ha portato via un’altra quantità significativa di prodotto destinato alla Grande distribuzione cooperativa – in particolare Unicoop Firenze – e ai Gruppi di acquisto solidale. Sulla seconda incursione sta indagando la Polizia.

    La stagione agrumicola, iniziata in anticipo rispetto al passato, sta già registrando rese inferiori alle attese, soprattutto per le arance. Le razzie aggravano quindi ulteriormente la tenuta economica della Valle del Marro, realtà che dalla pandemia in avanti fronteggia condizioni di crescente precarietà.

    «La situazione è insostenibile» denuncia Domenico Fazzari, socio della cooperativa. «I raccolti di fine anno – olive, clementine, arance, kiwi – sono decisivi per coprire le spese agronomiche accumulate durante l’anno. Invece ci troviamo in una condizione di totale affanno, aggravata dai problemi strutturali che ancora condizionano la gestione dei beni confiscati: dai mancati titoli comunitari ai finanziamenti insufficienti per garantire continuità alle attività di riutilizzo».

    Fazzari richiama inoltre il valore sociale dell’esperienza della cooperativa: «Non è solo una questione di produzione. Il nostro lavoro restituisce dignità a braccianti liberati dallo sfruttamento, sostiene famiglie in difficoltà, educa i giovani a rifiutare la mentalità mafiosa. È una visione di sviluppo sostenibile che, evidentemente, dà fastidio a chi continua a voler depredare il territorio. Chiediamo l’individuazione dei responsabili e una risposta forte delle istituzioni e della società civile».

    La rabbia di Nicola Irto: «Chiaro tentativo di uccidere un modello di legalità»

    In questo quadro già critico arriva anche la presa di posizione del Partito Democratico calabrese, che in un comunicato esprime «ferma indignazione» per i nuovi attacchi subiti dalla cooperativa.

    Il senatore Nicola Irto, segretario regionale del Pd, parla di «un attacco diretto al cuore della Calabria che vuole liberarsi dalla criminalità organizzata».

    «Rubare prodotti agricoli coltivati su un bene confiscato – denuncia – è un tentativo di annientare un modello sociale alternativo alle logiche criminali, e ciò non può essere tollerato. Ci aspettiamo una risposta immediata e forte dello Stato».

    Il Pd sottolinea come i furti colpiscano «una cooperativa simbolo del riscatto territoriale, fondata da giovani e lavoratori che hanno scelto di vivere senza ricatti mafiosi». Episodi del genere, aggiunge la nota, sono «ritorsioni gravissime contro chi da anni forma ragazzi alla legalità, garantisce reddito dignitoso a persone liberate dallo sfruttamento e produce qualità e sostenibilità».

    «Qualcuno vuole piegare la speranza e imporre la paura – afferma ancora Irto –, ma non bisogna permetterlo».

    Il Pd conclude rivolgendo solidarietà e vicinanza ai soci della cooperativa: «La loro denuncia ha un peso enorme. La situazione è divenuta insostenibile. Il governo assicuri vigilanza, sicurezza e tutela alla Valle del Marro e a tutte le cooperative che operano sui beni confiscati».

    https://www.lacnews24.it/cronaca/furti-negli-agrumeti-confiscati-alla-ndrangheta-lallarme-della-cooperativa
    #vol #agrumes #Calabre #vols #ndrangheta #biens_confisqués #beni_confiscati #Libera_terra #Sovereto #mafia #Italie #agriculture #rétorsions

  • Über Freiheit
    https://archive.org/details/uberfreiheit00mill/mode/2up


    John Stuart Mill (1806-1873); übersetzt von David Haek (1854- ), : Philipp Reclam jun.,, Leipzig, 1896

    John Stuart Mill
    https://de.wikipedia.org/wiki/John_Stuart_Mill

    John Stuart Mill (* 20. Mai 1806 in Pentonville, Vereinigtes Königreich; † 8. Mai 1873 in Avignon, Frankreich) war ein britischer Philosoph, Politiker und Ökonom, einer der einflussreichsten liberalen Denker des 19. Jahrhunderts sowie ein früher Unterstützer malthusianischer Konzeption und in diesem Zusammenhang auch der Frauenemanzipation.[1] Mill wird in der Sekundärliteratur teilweise auch als früher Feminist[2][3][4][5][6] bezeichnet. Mill war Anhänger des Utilitarismus, der von Jeremy Bentham, dem Lehrer und Freund seines Vaters James Mill, als Nutz-Ethik entwickelt wurde. Seine wirtschaftlichen Werke zählen zu den Grundlagen der klassischen Nationalökonomie, und Mill selbst gilt als Vollender des klassischen Systems und zugleich als sozialer Reformer.

    Der von ihm als Gegenentwurf zu Thomas Morus’ Utopia geprägte Begriff Dystopia bezeichnet einen pessimistischen Zukunftsentwurf in Philosophie und Literatur.

    #économie #philosophie #libéralisme #histoire #Avignon

  • The World After American Decline
    An interview with Michael Roberts
    https://jacobin.com/2025/10/hegemony-decline-trump-eu-china-brics

    La gauche traditionnelle, révolutionnaire, réformiste ou social-démocrate n’a plus de solutions pour le bien aller des couches populaires. Il faut un nouveau mouvement de défense des intérêts des gens qui gagnent leur vie en travaillant.

    L’expérience historique nous a ensrigné qu’une société socialiste est possible et nous connaissons les erreurs à ne pas répéter dans la chaleur des combats pour la construire.

    Désormais il faut comprendre les mécanismes qui feront trébucher le règne capitaliste et son protagoniste principal. Cet article contribue à la réponse à cette question.

    20.10.2025 by Arman Spéth - Donald Trump has abandoned the project of neoliberal globalization in a desperate bid to reverse America’s decline. It’s cut the ground from underneath Washington’s junior partners and left the European Union floundering.

    Describing the state of the world today, it’s gotten harder to avoid clichés. The economic warfare unleashed by Donald Trump, a rising China’s refusal to take his provocations lying down, and the ongoing war in Ukraine have generated levels of systemic uncertainty unseen since the interwar period, if not before. Fear of another great crisis, or even another great war, are understandably widespread — perhaps nowhere more so than in Europe, the region that stands to lose the most from the emerging Cold War.

    How much of this turmoil is to be blamed on an erratic American leader, and how much is it the result of deeper, structural transformations? Does the emergence of powers capable of rivaling the United States point to the possibility of a more just global order, or is one hegemon simply being replaced by another? And most importantly, what does it all mean for the lives and political prospects for working people?

    In an interview, Arman Spéth spoke with Marxist economist Michael Roberts, author of the books The Great Recession: A Marxist View and The Long Depression, to get his take on the increasingly fractured global economy and its political fallout.

    Arman Spéth

    The geopolitical dislocations we’re currently seeing are inconceivable without considering Donald Trump’s second administration. Since he returned to office, both domestic and foreign policy in the United States has undeniably shifted course — and given the United States’s role as global hegemon, this inevitably affects the rest of the world. Taking a step back from the day-to-day chaos, do you see anything approaching a consistent strategy in Trump’s economic policy? Is there a method in the madness — and if so, what exactly is it?

    Michael Roberts

    First, Donald Trump is a seriously dysfunctional individual whose self-aggrandizement, intense hubris, and lack of human empathy is obvious to all reasonable people. His public statements and his zigzags on policy (tariffs, international conflicts, and all sorts of cultural and social issues) demonstrate that. But there is method in this madness. Trump’s strategy aims at restoring the United States’s manufacturing base, reducing the trade deficit in goods, and reasserting US global hegemony, particularly against China.

    Trump and his MAGA acolytes are convinced that the United States has been robbed of its economic power and hegemonic status by other major economies stealing their manufacturing base and then imposing all sorts of blockages on the ability of American corporations (particularly manufacturing companies) to rule the roost. For Trump, this is expressed in the overall trade deficit that the United States runs with the rest of the world.

    Donald Trump often refers to US president William McKinley when announcing his tariffs. In 1890, McKinley, then a member of the House of Representatives, proposed a range of tariffs to protect American industry that were subsequently adopted by Congress. But the tariff measures did not work out well. They did not avoid the severe depression that began in 1893 and lasted until 1897. In 1896, McKinley became president and presided over a new set of tariffs, the Dingley Tariff Act of 1897. As this was a boom period, McKinley claimed that the tariffs would help to boost the economy. Called the “Napoleon of Protection”, he linked his tariffs policy to the military takeover of Puerto Rico, Cuba, and the Philippines to extend America’s “sphere of influence,” something Trump echoes today with his comments about Canada, Greenland, or Gaza. Early into this second term as president, McKinley was assassinated by an anarchist who had been enraged by the suffering of farm workers during the recession of 1893–97, which he blamed on McKinley.

    Now we have another “Napoleon of Protection” in Trump, who claims his tariffs will help American manufacturers. Trump’s aim is clear: he wants to restore America’s manufacturing base. Much of the imports coming into the United States from countries like China, Vietnam, Europe, Canada, Mexico, etc., are from US companies selling products back to the United States at lower cost than if they were produced within the country. Over the last forty years of “globalization,” multinational companies in the United States, Europe, and Japan moved their manufacturing operations into the Global South to take advantage of cheap labor costs, the absence of trade unions or regulations, and access to the latest technology. But these countries in Asia dramatically industrialized their economies as a result and thus gained market share in manufacturing and exports, leaving the United States to fall back on marketing, finance, and services.

    Does that matter? Trump and his crew think so. Their eventual strategic aim is to weaken, strangle, and pull off “regime change” in China, while also taking full hegemonic control over Latin America and the Pacific. So, US manufacturing must be restored at home. Joe Biden was keen to do that through an “industrial policy” that subsidized tech companies and manufacturing infrastructure, but that meant a huge rise in government spending that in turn drove up the fiscal deficit to record levels. Trump reckons that imposing tariffs to force American manufacturing companies to return home and foreign companies to invest in America is a better way. He reckons that he can boost manufacturing, spend more on arms and reduce taxes for corporations while cutting back on social spending and so keep the government budget and the dollar stable — all through tariff hikes.

    Arman Spéth

    What are the chances of his gamble paying off?

    Michael Roberts

    This will not end well. In the 1930s, the attempt of the United States to “protect” its industrial base with the Smoot-Hawley Tariffs only led to a further contraction in output as the Great Depression enveloped North America, Europe, and Japan. Big business and its economists condemned the Smoot-Hawley measures and campaigned vociferously against them. Henry Ford tried to convince the then president Herbert Hoover to veto the measures, calling them “economic stupidity.” Similar words are now coming from the voice of big business and finance, the Wall Street Journal, which called Trump’s tariffs “the dumbest trade war in history.” The Great Depression of the 1930s was not caused by the protectionist trade war that the United States provoked in 1930, but the tariffs added force to the global contraction as it became “every country for itself.” Between the years 1929 and 1934, global trade fell by approximately 66 percent as countries worldwide implemented retaliatory trade measures.

    While Trump has broken with the neoliberal policies of “globalization” and free trade in order to “make America great again” at the expense of the rest of the world, he has not dropped neoliberalism for the domestic economy. Taxes will be cut for big business and the rich, but also the aim will be to reduce the federal government debt and cut public spending (except for arms, of course). This year, the US budget deficit will be almost $2 trillion, of which more than half is net interest — about as much as America spends on its military. Total outstanding government debt now stands at over $30 trillion or 100 percent of GDP. America’s debt as a percentage of GDP will soon exceed its World War II peak. The Congressional Budget Office estimates that by 2034, US governmental debt will exceed $50 trillion — 122.4 per cent of GDP. The US will be spending $1.7 trillion a year on interest alone.

    To avoid this scenario, Trump aims to “privatize” as much government as he can. “We encourage you to find a job in the private sector as soon as you would like to do so,” the Trump administration’s Office of Personnel Management’s said. As Trump sees it, the public sector is unproductive, but not the finance sector, of course. “The way to greater American prosperity is encouraging people to move from lower productivity jobs in the public sector to higher productivity jobs in the private sector.” These “great jobs” were not identified, however. Moreover, if the private sector stops growing as the trade war intensifies, those higher productivity jobs may not materialize anyway.

    Arman Spéth

    But why is Trump putting so much emphasis on reviving manufacturing and reducing the trade surplus in goods? How is this supposed to strengthen American capitalism — and why does he press on, even though it directly contradicts the interests of major sections of the American bourgeoisie?

    Michael Roberts

    Trump’s proclaimed policy of restoring US manufacturing is based on the idea that protecting domestic industry from foreign competition will revitalize American capitalism. The irony is that the United States runs a sizeable trade surplus in services like finance, media, business professions, software development, etc. So, the trade deficit in manufacturing goods is compensated somewhat by services exports.

    Applying tariffs to goods imports further undermines the ability of US manufacturing and services to grow, because it increases the cost of components going into final production. That will either drive up prices if these costs are passed on or reduce profitability if not — or both.

    The contradictions in Trump’s tariffs and deportations were graphically revealed in the recent arrest and removal of over five hundred Korean technicians working at a Hyundai car battery project in Georgia. Trump wants foreign companies to invest for jobs in the United States but then arrests foreign construction workers. He argues that revenues from the tariff increases will help reduce federal government deficits and debt, but the increased revenue is tiny compared to the reductions in revenue from the tax cuts for corporations and the richest Americans in his “Big Beautiful Bill.” Trump has sometimes reversed or reduced his tariff hikes when financial markets responded negatively, but the financial sector appears increasingly sanguine about Trump’s measures. So, for now, he will persist.

    Arman Spéth

    Looking beyond the tariffs, the broader context is one of global economic malaise. Since the global financial crisis began in 2007, global capitalism has been in what you call a long depression, characterized by low profitability, stagnant growth, recurring crises, and weak recoveries. As a result, governments in Western countries and the United States in particular have intervened more directly in economic processes and protected certain interests. At the same time, you emphasize that neoliberalism remains very much alive in the United States. This flies in the face of claims by some experts that neoliberalism is dead. Have you modified your views?

    Michael Roberts

    The major capitalist economies have all experienced a much slower pace of economic growth since the global financial crash of 2008 and the ensuing Great Recession. The US economy has done the best, but real GDP growth there has averaged no more than 2 percent a year in the last seventeen years, compared to over 3 percent a year before 2008. The other so-called G7 economies have performed worse; their average real GDP growth rate has been 1 percent a year at best. Germany, France, and the UK are stagnating, while Japan, Canada, and Italy are doing only marginally better.

    These stagnating national outputs are due to slowing rates in productive investments as capital’s average profitability globally approaches historic lows. How can the latter be the case when we know the mega tech giants, energy, and big pharma in the United States are making huge profits? These companies are the exception to the rule, compared to vast swathes of businesses in the United States, Europe, and Japan. Indeed, some 20–30 percent of companies globally do not make enough profit to service their debts and are forced to borrow more to survive. As a result, so far this century, profits have been increasingly invested not in innovation and technology, but in property and financial speculation. Wall Street booms while Main Street struggles.

    Neoliberal policies were based on US hegemony. Internationally, it was always a disguise for what used to be called the Washington Consensus, namely that the United States and its junior partners in Europe and Asia-Pacific would decide the rules on free trade and capital flows in the interests of the banks and multinationals of the so-called Global North. Trump has changed all that. Now the US government goes it alone, not only at the expense of the poor countries of the so-called Global South, but also of its junior partners in the US-led “alliance.”

    The Trumpist state also now intervenes in the US economy and social structure. The public sector and many of its agencies have been decimated. Trump even seeks to take control of the Federal Reserve. He rules by decree, bypassing Congress and ignoring the courts. Free trade has been replaced by protection; and immigration has been replaced by deportation. Still, under Trump, neoliberalism — in the sense of the deregulation of environment controls, health safeguards, financial risk and cuts in public spending and taxes for the rich — continues.

    Arman Spéth

    Let’s turn to America’s “junior partners”. The EU faces unprecedented humiliation, effectively consenting to total subordination to the United States. This signals a clear economic and political weakness. At the same time, the EU is trying to counter its decline by bolstering key industries through protectionist and state-led initiatives such as the Chips Act, the Green Deal, etc. Do you see any realistic chance for Europe to halt its declining relevance in the world market?

    Michael Roberts

    The leaders of the major EU countries have engaged in self-harm. The global financial crash of 2008 led to a huge debt burden for the weaker EU countries. They imposed draconian austerity measures on their people to meet the demands of the banks and the EU institutions: the ECB and the EU Commission. Growth rates in labor productivity, investment, and real incomes in the major economies slowed sharply and the major economies in Europe (including the UK) failed to keep up with the latest technological advances.

    And then came the war in Ukraine. The policy of sanctions against Russia and the ending of Russian oil and gas imports drove up energy prices to record levels. That cut off the legs of German and core European manufacturing. Germany quickly dropped from the manufacturing powerhouse of Europe into stagnation and slump, now for three years in a row. France and Italy did little better, and the British economy is clearly broken, with little sign of any revival.

    To compound this, Europe’s leaders have become obsessed with claiming that Vladimir Putin’s Russia is about to invade Europe and “end democracy”. Whether they really believe this is difficult to say, but their solution is to demand that the US military stay in Europe. EU leaders are also applying sanctions and tariffs on Chinese goods at the United States’s bequest, further illustrating their craven subservience as vassal states to Washington.

    Meanwhile, Europe’s government spending has seen sharp rises in military expenditure — more than doubling the share of GDP before the end of this decade — at the expense of productive investment, climate measures, public services and welfare. No wonder the forces of reaction are fast gaining strength with their racist, anti-immigrant, climate-skeptical, and “free market” policies in nearly every European state. Given this environment, and the fact that there is no sign of change in the EU’s trajectory, Europe’s relative decline can only accelerate. France’s Charles de Gaulle, Germany’s Helmut Kohl, and even Britain’s Margaret Thatcher must be turning in their graves.

    Arman Spéth

    The EU’s decline and subordination to American interests cannot be understood in isolation from the broader shifts in global power. Trump is not just pursuing tariffs but changing the conditions under which the United States exercises its role as global hegemon. He seeks to shed the burdens and obligations of hegemonic leadership and replace them with a system of naked dominance. But in doing so, he has intensified a process already underway: the relative decline of US hegemony, the economic foundations of which have been eroding for some time. Will this lead to a more stable multipolar order, or are we moving toward a chaotic phase of great-power rivalries?

    Michael Roberts

    Trump sees himself as a “dealmaker” par excellence. And in dealmaking, agreed rules and regulations are just something in the way. As he sees it, he can sort out international trade deals in the interests of the United States via direct negotiation with the leaders of Europe, Japan, etc. He can end the wars in Ukraine, the Middle East, Africa, and South Asia by direct bargaining, using incentives and threats. This is Trump’s approach to everything.

    But beneath his tantrums lies a rational belief that the United States is fast losing its global hegemonic role. Seen in historical perspective, this signals a shift in the global order. Yes, we now have a multipolar world not seen since the 1930s. After 1945, a bipolar world order developed in which US imperialism ruled the world but faced an ideological opposite, the Soviet Union. US imperialism eventually won that “Cold War” with the collapse of the Soviet Union and its satellites in Europe. From then, it was Pax Americana, but with little actual peace as the United States continued to wage invasions and interventions to police the world in its interests and those of its junior partners in crime in Europe, the Middle East, Latin America, and East Asia.

    But no good thing can last forever, and American capitalism has now entered a period of irreversible decline. US manufacturing and exports lost their predominance in world markets, first to Europe in the 1960s, then Japan in the 1970s, but decisively to China in the twenty-first century. That said, we should not exaggerate the relative decline of US hegemony. The United States still has the largest and most penetrative financial sector in the world. Its stock of foreign assets is far higher than any other country. The dollar remains the main currency for trade, capital flows, and national foreign exchange reserves. And the US military is still all-powerful, with over seven hundred bases around the world and a budget larger than the military budgets of the rest of the world put together. Its partners in crime are desperate to stay under the US protective wing in order to preserve “liberal democracy,” meaning the interests of their capitalist elites.

    But there are now significant recalcitrant powers that are not playing by US rules. Some of them, like Russia, originally wanted to join the West — Russia was even a member of the so-called G8 for a while. India is part of the Quad-4, a US-led body designed to mitigate China’s rise in Asia. When the Iranian people overthrew the corrupt and vicious Shah in 1979, even the mullahs looked to reach a compromise with the United States and the West. Post-apartheid South Africa was also keen to join the democratic West, despite decades of support for oppressive apartheid governments by the United States and its allies. But all the members of what is now called the BRICS were rebuffed by the US-led alliance. The so-called Washington Consensus, the ideological platform of successive US governments, instead aimed at regime change in Russia, Iran, and, above all, China. The die was cast for a multipolar world.

    Still, the BRICS do not amount to a coherent alternative to US dominance. That means the idea of a multipolar world replacing US hegemony is premature. Sure, Pax Americana as existed after World War II and again after the collapse of the Soviet Union in 1990s no longer operates. But the so-called BRICS is a diverse and loose formation of regional powers based in the most populated and often poorest countries of the world, with few common interests. It is not the BRICS as such that are the threat to US dominance, but rather the rising economic power of China — potentially a much more powerful and resistant foe than the Soviet Union ever was.

    Arman Spéth

    The decline of US hegemony also raises the question of progressive alternatives and what position the Left should take. Three tendencies stand out: first, support for economic nationalism — the idea that shielding one’s own economy can protect jobs and wages from global competition. Second, a surprisingly nostalgic lament over the end of free trade — in turn a reflection of fears of resurgent nationalism. And third, an orientation toward multipolarity and the BRICS — often seen as a progressive alternative to US imperialism. None of these positions appears particularly convincing. What could a left-wing perspective look like that doesn’t get stuck in nationalism, free trade nostalgia, or orientation toward a fragmented, capitalist multipolarity?

    Michael Roberts

    The “Left” as you describe it is what I would call the reformist, liberal, or social-democratic left. This left starts from the premise that there is no alternative to the capitalist system, because any idea of socialism has long faded into the background. The job of this left, as they see it, is to make capitalism work more fairly for the majority, but without damaging significantly the interests of capital, because that would kill the goose that lays the eggs. This left has lost traction, because the capitalist goose is no longer laying enough eggs for all and increasingly only producing them for the ruling minority.

    The liberal left used to laud the success of globalization and free trade in the period of the Great Moderation from the 1990s onward. The global financial crash and the Great Recession, followed by the Long Depression of the 2010s, the devastating pandemic slump of 2020, the ensuing inflationary spiral in the cost of living — all this has exposed the failure of capitalism to meet the social needs of the majority in America, Europe, and across the globe in the twenty-first century.

    Liberalism and gradual reform, once successfully espoused by the liberal left, has been discredited everywhere. It has been replaced by popular support for a crude nationalism in the form of anti–big business, anti-immigrant racism spreading across America and Europe (e.g., 70 percent of the people held in America’s ICE detention centers had no criminal convictions, and many of those that did have criminal records only committed minor offences, like traffic violations). Trump and his MAGA supporters, Farage in the UK, and other similar groups across Europe represent a move toward the dark years of 1930s fascism that eventually led to a terrible world war. To combat this, the real left instead must start from the premise that the capitalist system, now dominant globally, is irreversibly in crisis.

    Arman Spéth

    The issue of multipolarity seems more complex. For some, multipolarity simply means strengthening the capitalist countries of the Global South. For others, and this is the more interesting perspective, it is about breaking Western dominance and creating more room for maneuver for progressive projects that might otherwise be suffocated under US hegemony.

    Michael Roberts

    Can the BRICS be a decisive alternative force to US-led imperialism with its ever-ambitious NATO alliance? I don’t think so. Economically, the BRICS and even BRICS+, including Indonesia, Egypt and possibly Saudi Arabia is a loose grouping, in which China is the dominant economy. The others are relatively weak or overly dependent on one sector, usually energy and raw materials.

    The financial pull of the BRICS with its New Development Bank is weak compared to the agencies of Western capital. Politically, the leaders of the BRICS grouping have diverse interests and ideologies. Russia is a crony autocracy. Iran is run by an Islamic religious elite. China, despite its phenomenal economic success, has one-party rule. India is governed by an ex-fascist Hindu nationalist party that suppresses any dissent. These are not governments that stand for internationalism or for workers’ democracy. Within these countries, there is no room for maneuver, as you put it. What is required is the removal of these regimes by workers’ movements to establish genuine socialist democracies that will lead international change.

    The emergence of multipolarity in the twenty-first century is a consequence of the relative decline of US capitalism, especially since the global financial crash and the ensuing Great Recession. But it is a dangerous illusion to imagine that the resistant powers are a force for internationalism, that they will achieve a reduction in inequality and poverty globally, or stop global warming and impending environmental disaster. We need an international of socialist governments for that. If a socialist government came to power in a major economy, that would open up space for other countries to resist imperialism. A socialist government could work with countries outside US control, such as Venezuela or Cuba, which today have very limited options. But most importantly, it would also inspire the movement for democratic socialist governments across the globe.

    #USA #impérialisme #crise #libéralisme #trumpisme #monde_multipolaire #Chine #BRICS #économie

  • Marwan Barghouti segretamente rimosso da Israele dalla lista dei prigionieri, secondo una fonte
    https://www.assopacepalestina.org/2025/10/10/marwan-barghouti-segretamente-rimosso-da-israele-dalla-lista-dei-

    di Lubna Masarwa, Middle East Eye, 9 ottobre 2025. Una fonte vicina al famoso prigioniero palestinese riferisce a Middle East Eye che Witkoff e i mediatori avevano approvato il suo rilascio prima che l’ufficio del primo ministro israeliano rimuovesse unilateralmente il suo nome all’ultimo minuto. L’ufficio del primo ministro israeliano ha rimosso unilateralmente all’ultimo minuto ... Leggi tutto

    #Notizie #liberazione_di_Marwan_Barghouti

    • Ça n’a de toute façon pas grand chose à voir avec des commentaires sur Charlie Kirk, Trump s’était déjà réjouit du départ de Kimmel le 22 juillet dernier :
      https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/114897600777919524

      The word is, and it’s a strong word at that, Jimmy Kimmel is NEXT to go in the untalented Late Night Sweepstakes and, shortly thereafter, Fallon will be gone. These are people with absolutely NO TALENT, who were paid Millions of Dollars for, in all cases, destroying what used to be GREAT Television. It’s really good to see them go, and I hope I played a major part in it!

      Et aujourd’hui Trump annonce déjà qu’il exige que NBC vire Jimmy Fallon et Seth Meyers :
      https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/115222372625104790

      Great News for America: The ratings challenged Jimmy Kimmel Show is CANCELLED. Congratulations to ABC for finally having the courage to do what had to be done. Kimmel has ZERO talent, and worse ratings than even Colbert, if that’s possible. That leaves Jimmy and Seth, two total losers, on Fake News NBC. Their ratings are also horrible. Do it NBC!!! President DJT

    • Mouin Rabbani sur X : “First they came for the Palestinians and the universities. I cheered so loudly my neighbours filed a complaint with the police; clapped like a seal so convincingly I was almost devoured by orcas; proclaimed it was proof positive Joe Biden remained in full control of his” / X
      https://x.com/MouinRabbani/status/1968746585501896829

      D’abord, ils s’en sont pris aux Palestiniens et aux universités. J’ai applaudi si fort que mes voisins ont porté plainte à la police ; j’ai applaudi comme un phoque de manière si convaincante que j’ai failli être dévoré par des orques ; j’ai proclamé que c’était la preuve irréfutable que Joe Biden conservait pleinement ses facultés ; et j’ai exigé que Donald Trump en fasse encore plus.

      Ensuite, ils s’en sont pris à un comédien et j’ai condamné Donald Trump pour avoir détruit nos libertés.

    • Ne jamais oublier les “#liberals

      Zachary Foster sur X : “Genocide Joe Biden brought us here. He normalized the mass murder of hundreds of Palestinians every day for 15 months and he normalized the crackdown on anti-genocide speech. He will go down in history as one of if not the most evil & murderous US President.” / X
      https://x.com/_ZachFoster/status/1968746679969988800

      #Genocide_Joe Biden nous a conduit là.

      Il a normalisé le meurtre de masse de centaines de Palestiniens chaque jour pendant 15 mois et il a normalisé la répression des discours anti-génocide.

      Il restera dans l’histoire comme l’un des présidents américains les plus maléfiques et meurtriers, si ce n’est le plus.

  • Les raisons de la Terreur
    https://laviedesidees.fr/Les-raisons-de-la-Terreur

    La Terreur était-elle inscrite dans le projet révolutionnaire ? Non, répond B. Manin : les Constituants de 1789, loin de croire en la toute-puissance du peuple, entendaient défendre la liberté par la séparation des pouvoirs.

    #Histoire #libéralisme #Révolution_française #Rousseau
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250915_manin.pdf

  • Israël et la fin du libéralisme d’après-guerre
    https://laviedesidees.fr/Israel-et-la-fin-du-liberalisme-d-apres-guerre

    Depuis la destruction de Gaza et de sa population, l’antisionisme gagne du terrain dans le monde juif américain. En témoigne l’ouvrage de Peter Beinart et sa réception.

    #International #Israël #libéralisme #État #nationalisme #antisémitisme #violence #Palestine
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250903_beinart.pdf

  • L’IA, une machine à dégrader le travail | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/010925/l-ia-une-machine-degrader-le-travail

    « La perspective défendue ici est une invitation à repolitiser la technologie », résume d’emblée Juan Sebastián Carbonell. Si la technologie est politique, c’est parce qu’elle n’est pas que le simple produit d’un « progrès » irréductible de la science. Elle est le fruit de choix sociaux qui sont, eux-mêmes, le produit d’une organisation sociale. En conséquence, il y a des gagnants et des perdants dans toute révolution technologique.
    Comment les technologies s’imposent

    Et cette répartition reproduit la structure de domination de la société. Si une technologie est présentée comme un « progrès » pour la « société », c’est qu’elle est, d’abord et avant tout un progrès pour la « société » telle qu’elle est, c’est-à-dire pour ceux qui dominent ladite société. Tous les autres arguments servent à couvrir cette réalité.

    « Une technologie ne s’impose pas inéluctablement parce qu’elle est plus “efficiente”, mais parce que des acteurs qui contrôlent les ressources économiques, considérant qu’elle correspond mieux à leurs intérêts, décident de lui donner réalité », résume l’auteur. Autrement dit, le changement technologique est toujours construit et il est toujours construit à dessein. C’est précisément ici que l’aspect politique est central.

    La question n’est plus la « disparition du travail », mais bien davantage une « dégradation du travail entre les mains des entreprises ».

    Les technologies en général, et l’IA en particulier, sont donc des phénomènes socialement construits. « Les voies du changement technologique sont multiples », rappelle l’auteur, qui décrit de façon très précise le mécanisme médiatique, économique et politique qui conduit l’IA à devenir incontournable.

    Des « attentes technologiques » se mettent alors en place, lancées par l’industrie et relayées par des médias. Ces attentes forgent un « rêve » et permettent de diriger les financements et les recherches dans un sens très précis. « Les prédictions de l’IA se réalisent, non pas parce que les prédictions sont vraies, mais parce que les bons acteurs se saisissent des bonnes promesses au bon moment », résume Juan Sebastián Carbonell.

    • Pour mémoire (la mienne surtout), un peu de « théorie »

      https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-inedit/kmcapI-6-2C.htm

      Un chapitre inédit du Capital
      Karl MARX

      Ces particularités du procès capitaliste de valorisation ne sont pas sans entraîner, dans le procès de production, certains changements de la forme réelle du capital, de sa forme de valeur d’usage. Premièrement, les moyens de production doivent être disponibles en une quantité assez grande pour absorber, non seulement le travail nécessaire, mais encore le surtravail. Deuxièmement, l’intensité et l’extension du procès de travail réel s’en trouvent modifiées.

      Les moyens de production utilisés par l’ouvrier sont certes la propriété du capitaliste et, comme nous l’avons déjà montré, ils s’opposent, en tant que capital, au travail, qui est l’expression même de la vie de l’ouvrier. Mais, il n’en reste pas moins que c’est l’ouvrier qui les utilise dans son travail. Dans le procès réel, il use des moyens de travail comme d’un support de son travail, et de l’objet du travail comme d’une matière dans laquelle son travail se manifeste. Ce faisant, il transforme les moyens de production en la forme appropriée du produit.

      Mais, tout change, lorsqu’on examine le procès de valorisation. Ici, ce n’est pas l’ouvrier qui utilise les moyens de production, mais les moyens de production qui utilisent l’ouvrier. Ce n’est pas le travail vivant qui se réalise dans le travail matériel comme en son organe objectif, mais le travail matériel qui se conserve et s’accroît, en absorbant du travail vivant, si bien qu’il devient valeur créant de la valeur, capital en mouvement.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_valeur_(marxisme)

      La théorie de la valeur est un concept marxiste d’analyse et de critique de l’économie. Karl Marx reprend partiellement l’idée de la valeur-travail développée par David Ricardo, mais la complète par une critique radicale (en utilisant la notion de travail abstrait) : la valeur d’un bien dépend de la quantité de travail direct et indirect nécessaire à sa fabrication. Marx utilisera le terme de « quantité de travail socialement nécessaire », la quantité de travail moyenne, changeante au fil du temps et qui explique les fluctuations des prix, une distinction fondamentale avec les théories de la valeur précédentes. Mais alors que Ricardo considère le travail comme une marchandise ordinaire[1], Marx juge impropre l’expression « valeur du travail », puisque le travail est à l’origine de toute valeur d’échange. Pour autant, Marx précise que « Le travail n’est pas la source de toute richesse. La nature est tout autant la source des valeurs d’usage (qui sont bien, tout de même, la richesse réelle !) que le travail, qui n’est lui-même que l’expression d’une force naturelle, la force de travail de l’homme »[2].

      Pour Marx, les salaires ne représentent pas la valeur du travail mais la location de la force de travail du salarié (Arbeitskraft). Il propose d’expliquer l’origine du profit de la façon suivante : de la valeur nouvellement créée, le salaire du travailleur ne représente que la part nécessaire à sa propre survie, le reste constituant la plus-value qui est empochée par les capitalistes.

      Egalement, selon l’économiste marxiste Isaak Roubine, la théorie de la valeur selon Marx doit être comprise en lien avec le concept de fétichisme de la marchandise : la « théorie du fétichisme est, per se, la base de tout le système économique de Marx, et en particulier de sa théorie de la valeur »[3].

      #théories_de_la_valeur #travail_mort #capitalisme #libéralisme #plus-value

  • Il est temps d’atterrir

    Autour de la figure du penseur Bruno Latour, disparu en 2022, Vincent Gaullier et Raphaël Girardot tissent des fils de réflexion en hommage à ce pionnier de l’#écologie_politique, dans un essai documentaire stimulant.

    « Où atterrir ? », interrogeait dans l’un de ses derniers essais l’anthropologue et philosophe des sciences Bruno Latour (1947-2022). Face à la #dérégulation, à l’explosion des #inégalités et au déni persistant des conséquences de la mutation climatique, il y proposait un #guide d’#orientation_politique à la hauteur de ces enjeux : une réflexion de terrain, puissamment ancrée dans la « #zone_critique », ce mince territoire que nous partageons avec l’ensemble du monde vivant. Trois ans après sa disparition, sa pensée reste plus vivace que jamais : aux côtés de ses écrits, les leçons que Bruno Latour a diffusées sur le Web pendant le Covid-19 continuent de circuler et donnent lieu à l’émergence d’un véritable mouvement d’éducation populaire.

    « Classe écologique »
    Pour rendre hommage à ce père de l’écologie politique et explorer sa pensée à contre-courant de la marche du monde, les réalisateurs Vincent Gaullier et Raphaël Girardot composent un essai documentaire qui en déniche les mille et un échos, glanés auprès de citoyens engagés – apprentis maraîchers, hydrologues, pêcheurs, simples curieux de l’œuvre de Bruno Latour constitués en groupe de lecture… Autant de « #Terrestres » qui s’essaient, depuis un champ du Finistère, une cité en Wallonie, aux abords d’un port sénégalais ou au pied des Alpes, à décrire leur territoire, explorer leurs liens de dépendance, et à tenter de marier géologie, biologie et sociologie : une filiation joyeuse et fertile, riche en échanges et en débats d’idées. Chacun à leur manière, ils et elles participent de l’émergence de cette « #classe_écologique » que Bruno Latour appelait de ses vœux : la prise de conscience des #limites_planétaires, alliée à un désir de revenir à l’#essentiel, constitue un premier pas crucial dans la mise en place d’un rapport de force indispensable à la construction et à la défense d’un #monde_habitable.

    https://www.arte.tv/fr/videos/120477-000-A/il-est-temps-d-atterrir

    #documentaire #film #film_documentaire #où_atterrir #Bruno_Latour #habitabilité #hectares_fantômes #monde_dont_on_vit #monde_dans_lequel_on_vit #inquiétude #culpabilité #terrestres #univers #expérience_directe #décrire_à_l'endroit #décrire_à_l'envers #description #local #déconnexion #limites #subsistance #zone_critique #écologie #autonomie #libération #émancipation #habitabilité_de_la_terre #boussole #alliés #menaces #dépendance #auto-description #enracinement #identité #représentation #non-humains #classe_géo-sociale #engendrement #classe_écologique #doléances #politisation