• La mondialisation des infox et ses effets sur la santé en Afrique : l’exemple de la chloroquine
    https://theconversation.com/la-mondialisation-des-infox-et-ses-effets-sur-la-sante-en-afrique-l

    Au Cameroun et dans tous les pays enquêtés, la demande en chloroquine a augmenté dans les pharmacies à l’annonce du premier cas de Covid-19. Au Bénin comme au Burkina Faso, la chloroquine est disponible chez des vendeurs de médicaments dans un marché informel ou dans la rue, qui disent avoir écoulé leur stock au cours des derniers jours.
    Les infox ajoutent le risque médicamenteux au risque infectieux

    En Afrique, l’attente pour un traitement ou un vaccin qui traite définitivement la pandémie est très forte ; la popularité des médicaments et leur aura d’efficacité et de modernité expliquent en partie cet attrait.

    La circulation d’informations sur les réseaux sociaux en faveur de la chloroquine trouve une prolongation dans sa circulation sur le marché informel, où les produits ne sont pas contrôlés et peuvent être périmés ou « de qualité inférieure ou falsifiée » (selon la catégorisation de l’OMS), la vente n’étant par ailleurs pas accompagnée de l’information d’un médecin ou d’un pharmacien sur leur toxicité.

    Avant même une éventuelle autorisation de mise sur le marché de la chloroquine pour traiter la maladie Covid-19, nos enquêtes exploratoires au Sénégal, au Bénin, au Cameroun et au Burkina Faso montrent que la population peut donc déjà se la procurer, à ses risques et périls, dans le circuit informel. Cette situation ajoute au risque infectieux un risque médicamenteux qui n’est pas a priori traité par les services focalisés sur la réponse à la pandémie et pourrait passer “sous le radar” en temps de crise sanitaire.

    Cet exemple montre que les dommages provoqués par l’infodémie ne sont pas que le fait des fake news, ces fausses informations entièrement dépourvues de fondement, mais qu’ils peuvent résulter d’informations s’avérant plus tard exactes. Lorsque des essais thérapeutiques auront validé la chloroquine (qui après des débats a été rajoutée aux protocoles initiés par Reacting) ou d’autres traitements du COVID-19, un circuit officiel d’accès aux produits et un dispositif de prévention et contrôle des risques médicamenteux seront définis, qui n’existent pas encore aujourd’hui. L’exemple montre aussi la porosité entre secteurs formels et informels dans le champ de la santé et dans le champ des médias, jusqu’au niveau des médias internationaux.

    #Infox #sante_publique #Afrique #Médias_sociaux

  • Instagram, Facebook : Jeunes et réseaux sociaux, clap de fin ?
    https://www.femina.fr/article/instagram-facebook-jeunes-et-reseaux-sociaux-clap-de-fin

    Certes, ils quittent Facebook, un « truc de vieux » – comprendre « un truc de parents » – pour Gabin, 17 ans. D’après une étude Diplomeo publiée en 2019, c’est un fait : le réseau social aux 2,5 milliards d’utilisateurs dans le monde, dont 37 millions en France, n’attire plus les ados. Près de 17 % des jeunes Français confient avoir supprimé Facebook de leur smartphone, 22 % chez les 16-18 ans et 15 % chez les 19-25 ans. Plus surprenant, ils auraient aussi tendance à bouder leur smart-phone et même à quitter Instagram et Snapchat. « Je n’y crois pas ! » tranche la mère de Gabin. Et pourtant… Tous les jeunes ne forment pas un groupe uniforme de « digital natives » (enfants du numérique) scotchés à leur portable. Certains, en effet, se déconnectent et d’autres refusent d’être trop connectés.
    Les prémices du ras-le-bol

    Une étude publiée en 2018 dans le quotidien britannique The Guardian avait déjà confirmé cette tendance, précisant même que 63 % des collégiens et lycéens britanniques seraient contents si les réseaux sociaux n’avaient jamais été inventés ! Parmi eux, Amanuel, une lycéenne de 16 ans, qui expliquait : « Sur Instagram, je présentais comme la plupart des gens une version malhonnête de moi-même. » Mais aussi Sharp, 13 ans : « Je préfère ne pas savoir ce que les autres pensent de moi. » Et en France ? « Je préfère passer mon temps dans le monde réel plutôt que sur mon téléphone, assure Khady, 19 ans, qui, au passage, confie avoir rencontré une situation de cyberharcèlement quand elle était au collège. Forcément, ça m’a vaccinée… » Les jeunes se déclarent rarement anti-réseaux sociaux sans un déclic. Parfois, la prise de conscience peut aussi prendre du temps. Quand, pour leur livre-enquête Portables : la face cachée des ados (Flammarion), les journalistes Céline Cabourg et Boris Manenti ont rencontré des centaines d’ados, ceux-ci s’interrogeaient moins sur une possible déconnexion que sur leurs usages hyperconnectés. « Mais c’était en 2016 », nuance Boris Manenti. Depuis, une enquête de l’institut de recherche Ampere Analysis, menée auprès de 9 000 internautes, a confirmé que les 18-24 ans avaient considérablement changé d’attitude à l’égard des médias sociaux en peu de temps. Alors que 66 % de cette tranche d’âge étaient d’accord en 2016 avec l’affrmation « les médias sociaux sont importants pour moi », ils ne sont plus que 57 % en 2018.

    Une saturation observée par Anne Cordier, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication et auteure de Grandir connectés (C & F) : « Depuis sept ans, je surveille l’évolution d’une quinzaine de jeunes, actuellement âgés de 24 ans et plutôt issus de milieux défavorisés. Tous évoquent depuis leurs 17 ans ce flux d’informations qui les bombarde, des diffcultés à se concentrer, ainsi que le désir de renouer avec des liens qu’ils estiment plus authentiques. Ils ont commencé par mettre en place des rituels de déconnexion très ponctuels, comme “oublier” le portable dans une autre pièce lorsqu’ils travaillent ou le retourner pour être tranquilles et ne pas être dérangés par les alertes de notifications. Une jeune fille me confiait : “C’est comme la glace. Quand on en mange trop et que l’on a fait le tour de tous les parfums, on frôle l’indigestion !” »

    La chercheuse Mary Jane Kwok Choon montre ainsi que tous les étudiants qui ont déconnecté finissent certes par revenir sur les réseaux sociaux au bout de cinq à quatorze jours mais toujours plus « responsables ». « Par exemple, ils “nettoient” leur profil sur Facebook ou ailleurs, veillent à ne pas être identifiés sur les photos, à moins publier ou à moins “liker” les statuts des autres », détaille Anne Cordier, pour qui la déconnexion absolue serait au fond un fantasme d’adulte. Lola, 18 ans, qui organise régulièrement chez elle des soirées détox digitale pour doper l’ambiance, l’a bien compris : « On éteint nos portables… seulement après avoir prévenu nos parents qui pourraient s’inquiéter ! » sourit-elle. D’après un rapport américain**, quatre adolescents sur dix ont peur que leur père ou leur mère soit « accro » au portable !

    #Médias_sociaux #Culture_numérique #Anne_Cordier #Adolescents

    • à 20 piges je détestais les forums et refusais d’avoir un mail. En vrai l’équation sous-jacente jeune-alors-devrait-aimer-la-tech n’a évidemment aucun fondement, à part la tech qui se croit jeune parce que toujours plus neuve.

    • Je me souviens un jour d’une couv de Télérama sur « les jeunes » : n’étaient figurés que des appareils électroniques. J’étais encore à peu près jeune à l’époque, et je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait pas de bières et de capotes sur leur couv de vieux cons néophiles.

      Sinon Sherry Turkle a déjà pas mal parlé de jeunes et des réseaux sociaux : saturation, angoisse liée à l’image, déconnexion, tout y était en 2012.
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Seuls-ensemble

  • Le chinois TikTok fait un tabac en Inde
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/06/le-chinois-tiktok-fait-un-tabac-en-inde_6031994_3210.html

    Par un drôle de retournement de situation, l’Inde est devenue en moins d’un an la championne mondiale de TikTok. Ce réseau social chinois, qui est à la vidéo ce que Snapchat est à la photo, avait plutôt mal démarré dans le sous-continent. Accusé de véhiculer des images soit pornographiques, soit de nature à encourager les jeunes à prendre des risques au péril de leur vie, TikTok avait été interdit au printemps 2019 dans le sud par le tribunal de Madras (Tamil Nadu). Dans la foulée, le gouvernement Modi avait exigé du groupe ByteDance, propriétaire de l’application controversée, qu’il contrôle ses contenus, faute de quoi TikTok serait interdit de séjour en Inde.
    Lire aussi Comprendre TikTok, l’application préférée des ados fans de play-back

    L’intéressé a obtempéré et vite obtenu libre accès à ce gigantesque marché de 1,35 milliard d’habitants. Aujourd’hui, la plate-forme de partage de vidéos courtes (elles durent quelques secondes en général) compte 277 millions d’abonnés dans le pays, soit déjà plus de la moitié du nombre d’utilisateurs de la messagerie WhatsApp, et plus du triple du nombre d’inscrits à Instagram.

    #TikTok #Médias_sociaux

  • How TikTok Holds Our #Attention | Jia Tolentino, The New Yorker (30/09/2019)
    https://www.newyorker.com/magazine/2019/09/30/how-tiktok-holds-our-attention

    #ByteDance has more than a dozen products, a number of which depend on A.I. recommendation engines. These platforms collect data that the company aggregates and uses to refine its algorithms, which the company then uses to refine its platforms; rinse, repeat. This feedback loop, called the “virtuous cycle of A.I.,” is what each TikTok user experiences in miniature. The company would not comment on the details of its recommendation algorithm, but ByteDance has touted its research into computer vision, a process that involves extracting and classifying visual information; on the Web site of its research lab, the company lists “short video recommendation system” among the applications of the computer-vision technology that it’s developing. Although TikTok’s algorithm likely relies in part, as other systems do, on user history and video-engagement patterns, the app seems remarkably attuned to a person’s unarticulated interests. Some social algorithms are like bossy waiters: they solicit your preferences and then recommend a menu. #TikTok orders you dinner by watching you look at food.

    Article très complet sur le réseau social qui a le vent en poupe. #médias_sociaux

  • Piotr Pavlensky, agitateur vortex – à propos de « l’affaire Griveaux » | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2020/02/17/piotr-pavlensky-agitateur-vortex-a-propos-de-laffaire-griveaux

    Ceux qui réussissent à se frayer un chemin dans le tohu bohu des réseaux sociaux constituent une nouvelle classe d’agitateurs. On pourrait les appeler « agitateurs vortex », pour les distinguer des agitateurs d’idées qui se sont illustrés pour le meilleur ou pour le pire tout au long du XXe siècle. Le « vortex » est en effet un instrument utilisé dans les laboratoires de chimie, qui permet par des impulsions rapides d’agiter un liquide afin de mélanger ses composants. L’agitateur vortex doit son efficacité moins à son pouvoir de conviction, ou à la pertinence de ses arguments, qu’à la dynamique des interactions qu’il est capable d’impulser sur les réseaux sociaux.

    Le succès des agitateurs vortex ne tient ni à la pertinence de leur analyses ni à leur radicalité, mais au contraire à leur mode opératoire qui vise à obtenir une attention maximale et pour cela doit être conforme à la logique des réseaux sociaux.

    Non plus la logique de la propagande par le fait comme les anarchistes du début du XXe siècle. Mais la conquête des attentions par la transgression. Une transgression qui ne vise pas telle ou telle norme morale, une transgression devenue la norme à l’ère néolibérale, une violence destructrice qui vise à ébranler les récits que la société tient sur elle-même.

    Pavlenski utilise les mêmes méthodes que les régimes qu’il dénonce, performant le discrédit sur des personnes publiques comme on tire sur des silhouettes de carton dans les foires. Il ne s’en cache pas : « L’art politique agit de l’intérieur de la mécanique du pouvoir et force l’appareil d’Etat à se démasquer ». Que Griveaux s’y soit prêté par « imprudence » ne signifie pas grand-chose quand c’est l’imprudence qui fait loi. Au contraire cela ne fait que renforcer l’hypothèse d’une soumission générale à cette mécanique du dévoilement de la purification, de la transparence qui régit la condition politique à l’ère du clash.

    La conclusion de l’article me semble moins intéressante. Même quand on est entré dans le terrier, il y a un monde derrière disait le lapin.

    De l’affaire Lewinsky à celle de Nafissatou Diallo, des soirées bungas bunga de Berlusconi à la pornographie de Trump ce n’est pas la dépravation morale des individus qui est mis en scène, c’est la cérémonie cannibale l’exhibition/dévoration des corps. Une sorte de bizutage numérique qui met en scène le discrédit du politique. Le corps des puissants livré à la voracité des médias et des audiences fait le chemin inverse de l’amplification décrit par Kantorowicz dans le double corps du roi, c’est celui d’une mise à nu radicale, d’une exhibition sans fin. L’expérimentation de soi doit être menée « jusqu’à la fracture ». La surexposition médiatique jusqu’à la dévoration. L’affaire Griveaux va bien au-delà d’un épisode navrant de la campagne des élections municipales, elle est le symptôme de l’effondrement du fonctionnement démocratique. Au-delà du fait divers, c’est un cas d’école pour comprendre que la vie politique et la délibération politique sont à portée de missile d’un simple tweet. La révocation des élus a trouvé sa forme et sa caricature avec le revenge porn.

    L’exhibition « sacrilège » du phallus politique sous les quolibets et les indignations est le cœur du carnaval qui nous tient lieu de vie politique, une démocratie qui jouit du spectacle de sa propre fin. « C’est un immense pas vers la fin du système représentatif écrivait Jean Baudrillard en 2004. Et ceci est la fatalité du politique actuel – que partout celui qui mise sur le spectacle périra par le spectacle. Et ceci est valable pour les citoyens comme pour les politiciens. C’est la justice immanente des médias. Vous voulez le pouvoir par l’image ? Alors vous périrez par le retour-image ».

    #Médias_sociaux #Griveaux #Christian_Salmon

  • POINT DE VUE. « Les jeunes et les réseaux sociaux : n’importe quoi ! Vraiment ? »
    https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-les-jeunes-et-les-reseaux-sociaux-n-importe-quoi-vraiment-
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDAxYzRlZTdlMTdlZjRlZDYxN2UyMWNiY2U3YzEzNGIxNTU?width=1260&he

    Tribune par Anne Cordier

    Ah, les jeunes et les réseaux sociaux ! Combien d’heures perdues à ne rien faire ! À ne pas vivre la vraie vie ! À se gargariser d’images violentes et de sous-informations ! À chercher à faire mal aux autres par des insultes ! À s’exposer et parler de tout et surtout n’importe quoi ! Voilà bien des discours répandus, n’est-ce pas ?

    Et si l’on cessait de fantasmer les usages et pratiques juvéniles des réseaux sociaux numériques (RSN) pour les considérer dans leur réalité effective ?

    Il ne s’agit pas, surtout pas, de balayer d’un revers de main des inquiétudes, légitimes, quant aux comportements de harcèlement existant sur les réseaux, la gestion personnelle de l’identité numérique ni quant aux stratégies marchandes reposant sur la captation et l’exacerbation des émotions. Bien sûr que non. Mais il s’agit de prendre en considération véritablement ces enfants et adolescents aux prises avec ces objets qui ont intégré leur quotidien (qui est aussi le nôtre) et de comprendre le sens que l’usage des RSN a pour eux, sans les juger ni – encore moins – les condamner.

    Succès de Youtube

    Les chiffres sont sans appel : 71 % des 15-34 ans utilisent quotidiennement les réseaux sociaux pour accéder à l’information (1). Cela signifie aussi que ce sont les publications d’amis qui constituent grandement le réservoir informationnel dans lequel puisent les jeunes. Quoi qu’il en soit, ils s’y informent, et pas uniquement – comme on veut trop souvent le laisser croire – à grands coups d’images ou vidéos sensationnalistes. À ce titre, le succès de la plateforme YouTube doit retenir notre attention : que ce soit pour apprendre pour ses loisirs, son développement personnel, pour s’amuser et se détendre, mais aussi pour les apprentissages académiques, YouTube est convoqué quotidiennement.

    Ces pratiques d’information sur les réseaux sociaux se caractérisent par des émotions très positives confiées par les jeunes : plaisir d’assouvir une curiosité, plaisir d’un choix de format d’information qui les séduit (la vidéo, notamment), plaisir de découvertes. Elles se caractérisent aussi par le partage et le sens social donné à l’information ainsi accédée : des sociabilités informationnelles par le numérique s’instaurent, qui donnent sens à la pratique personnelle mais aussi responsabilisent (plusieurs expliquent qu’ils font attention de ne pas relayer d’informations qui leur paraissent suspectes, car d’autres vont les lire et ils s’en sentent responsables).

    Toutefois, ces enfants et adolescentes confient aussi leur crainte face au flux informationnel qui se déverse sur les réseaux sociaux numériques. Comment faire confiance à l’information ? Comment être certain de ne pas relayer une information fausse ? Comment réguler son activité de façon à ne pas dépendre des notifications constantes ?

    Toutes ces questions, nous ne pouvons les laisser se les poser seuls ou entre eux. Il nous revient de les accompagner, de les aider à aborder sereinement ce flux et la multitude de canaux d’information, de les outiller cognitivement et émotionnellement pour mettre à distance les stratégies de séduction des plateformes. Il nous revient aussi de nous appuyer sur ce plaisir ressenti et confié par les enfants et adolescents à propos de leurs pratiques sur les RSN, car en s’appuyant sur cette sensation de plaisir, on le sait bien, l’éducation a d’autant plus de chance d’être efficace et constructive.

    (1) Ministère de la Culture, 2018.

    (*) Maîtresse de conférences HDR en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Rouen-Normandie, Autrice de Grandir Connectés : Les adolescents et la recherche d’information.

    #Anne_Cordier #Grandir_Connectés #Médias_sociaux #Pratiques_numériques #Jeunesse

  • Leaderless rebellion : how social media enables global protests | Financial Times
    https://www.ft.com/content/19dc5dfe-f67b-11e9-a79c-bc9acae3b654
    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/http%3A%2F%2Fprod-upp-image-read.ft.com%2Fd09ac932-f733-11e9-9ef3-eca8fc8f2d65?s

    The mass protests that have broken out during the past year in Asia, Europe, Africa, Latin America and the Middle East share other important characteristics. They are usually leaderless rebellions, whose organisation and principles are not set out in a little red book or thrashed out in party meetings, but instead emerge on social media. These are revolts that are convened by smartphone and inspired by hashtags, rather than guided by party leaders and slogans drafted by central committees.

    The rallying power of social media is a crucial enabler for leaderless movements. When the Hong Kong demonstrations broke out in June, Joshua Wong — the most high-profile democracy activist in the territory — was in jail. In Moscow, a month later, the Russian government moved swiftly to arrest Alexander Navalny, a leading opposition figure, but demonstrations continued without him. In Lebanon, France and Chile, authorities have searched in vain for ringleaders.

    Across the world, demonstrators are using similar technologies to organise and spread their messages. Messaging services that offer end-to-end encryption — such as Telegram — are hard to spy on and are very popular. Facebook groups and Twitter allow amorphous protest movements to crowdsource ideas and articulate grievances.

    Social media also allows a movement in one place to take inspiration from news of revolts in another. The occupation of the airport in Barcelona last week was a tactic borrowed from Hong Kong. Hong Kong demonstrators have been seen carrying the Catalan flag. The Sudanese and Algerian uprisings this year borrowed each other’s imagery and slogans — in a similar fashion to the Arab Spring revolts of 2011.

    Après avoir dit tout le mal qu’il pensait des mouvements européens, le Financial Times semble se réjouir de l’équivalent à Hong Kong. Va comprendre ;-)

    “Be formless, shapeless, like water” has been a rallying cry of almost five months of protests that have rocked Hong Kong. The slogan, originally coined by the city’s most famous son and kung-fu movie star Bruce Lee, embodies the nimble and creative strategies of protesters who have no leader and mostly mobilise through social media.

    Hong Kong’s worst political crisis in decades, triggered by the controversial extradition bill, has evolved into a youth-led movement demanding universal suffrage. Many protesters experienced their political awakening during the pro-democracy demonstrations of 2014 now known as the Umbrella Movement — which ended in failure, with several of its leaders imprisoned.

    The protesters learnt their lesson. Now, demonstrations are largely leaderless and decentralised with activists using social media to co-ordinate and mobilise anonymously in the shadow of China’s rapidly-expanding surveillance state. Once an idea gains traction online, smaller groups spin off to co-ordinate specific actions.

    Posters are shared in Telegram chat groups to thousands of followers, who print them out and post them around the city. Crowdfunding campaigns have raised more than $15m to pay for medical bills, legal fees and advertisements in international papers. And in a city where the iPhone is ubiquitous, Apple’s Airdrop function allows information to spread rapidly at protests, where people track police movements with regularly updated live maps. GitHub pages compile video feeds from news broadcasters for supporters watching at home.

    As the movement has evolved, radical protesters also use social media to gauge public opinion, adjusting and explaining the intensity of their violence to avoid alienating moderate supporters.

    #Mouvements_sociaux #Mouvements_connectés #Emeutes_2019 #Médias_sociaux

  • Pourquoi les CM ne seront jamais remplacés par les chatbots
    https://www.ladn.eu/adn-business/digital/reseaux-sociaux-digital/mort-programmee-community-managers-2020

    Si le rôle des community managers évolue, les réseaux doivent rester « sociaux » pour conserver leur valeur ajoutée : être un canal d’échange privilégié entre les marques et leur audience.

    Ce n’est plus un secret, en dehors des marques affinitaires à la communauté de passionnés, même les plus gros annonceurs pâtissent de la logique « pay to play » des plateformes sociales.
    Sur un feed saturé, l’algorithme de Facebook doit faire des choix

    L’algorithme du réseau social de Mark Zuckerberg a déjà rendu quasi nul le reach organique des pages de marques et depuis il se complexifie. L’engagement sur une publication ne favorise plus si facilement sa viralité. Seules les interactions qualitatives comptent pour déterminer le reach. Par exemple, les débats sur une vidéo entre fans ou la durée de visionnage, mais plus les simples « j’aime » (forme d’adhésion au contenu plus faible). Instagram teste d’ailleurs la suppression de l’affichage du nombre de likes sur les publications.
    Privilégier les objectifs de notoriété

    Facebook conseille aux annonceurs d’arrêter les campagnes de recrutement et d’engagement, aux coûts devenus prohibitifs, au profit des objectifs de notoriété et vue de vidéo. Une diffusion publicitaire qui s’effectue surtout en « dark ». Il n’est d’ailleurs plus possible de sponsoriser ses publications auprès de sa propre base de fans, sauf en ayant enregistré préalablement cette audience.

    On est donc dans une démarche de diffusion massive plutôt que de construction et fidélisation de communauté. Exit les enjeux conversationnels qui laissent place à une communication top-down par campagne plus proche des médias traditionnels. Même s’il reste des traces de logique conversationelle avec l’objectif de campagne « Envoyer un message ».
    Une femme avec un t-shirt rose qui prend un selfie devant un fond bleu Lire aussi Social media : 4 bonnes pratiques qui deviennent des mauvaises habitudes
    Vers un abandon de l’animation des pages au profit d’une logique média ?

    Certaines marques ne publient désormais que très peu et ne sponsorisent que les contenus relatifs à leurs temps forts. Pourquoi s’embêter à produire régulièrement du contenu pour leurs fans s’ils ne le voient pas et qu’on ne peut plus le leur pousser ?

    #Médias_sociaux #Publicité #Facebook #Community_managers

  • “Les jeunes sont de plus en plus nombreux à vouloir quitter les réseaux sociaux” - Le monde bouge - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/monde/les-jeunes-sont-de-plus-en-plus-nombreux-a-vouloir-quitter-les-reseaux-soci

    Une interview de Anne Cordier sur les pratiques des jeunes par Olivier Tesquet.

    Leur usage immodéré du numérique ferait-il des jeunes d’aujourd’hui des mutants,
    voire des idiots ? Rien ne le prouve, affirme Anne Cordier, spécialiste en sciences de l’information et de la communication. S’ils reconnaissent avoir du mal à se déconnecter, ils sont aussi conscients des risques qu’ils encourent.

    On les observe d’un air interdit en train de manipuler leurs téléphones avec agilité. Pour les adultes inquiets, ce serait tout vu : les adolescents et les jeunes adultes d’aujourd’hui sont des créatures numériques d’un genre nouveau, accros à des écrans qui les abrutissent. Comme le proclame le best-seller du neuroscientifique Michel Desmurget, nos enfants risqueraient de devenir des « crétins digitaux ». À rebours de ce diagnostic alarmiste, Anne Cordier, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Rouen, autrice de Grandir connectés (C&F éditions, 2015), observe et interroge les jeunes depuis une dizaine d’années, du collège aux premières aventures post-bac. Avec bienveillance, elle déconstruit l’image d’Épinal dans laquelle nous les enfermons contre leur gré. Car leurs usages sont bien plus complexes qu’il n’y paraît.

    #Anne_Cordier #Pratiques_numériques #Digital_natives #Médias_sociaux #Culture_numérique

  • Comment les Gafam sont devenus, en dix ans, des puissances impériales – Economie | L’Opinion
    https://www.lopinion.fr/edition/wsj/comment-gafam-sont-devenus-en-dix-ans-puissances-imperiales-206796

    Un bon résumé des conséquences de la concentration des géants de l’internet sur la confiance dans ce réseau

    Le tournant de la perception du public à l’égard des entreprises de la tech s’est produit en 2016, dans le sillage du référendum britannique sur le Brexit et de la présidentielle américaine, explique Margaret O’Mara, professeur d’histoire à l’université de Washington. Les autorités américaines sont arrivées à la conclusion que la Russie s’est ingérée dans les élections aux Etats-Unis en déversant des éléments de propagande sur les réseaux sociaux. Moscou est également accusée d’avoir joué un rôle similaire dans le référendum sur le Brexit.

    « On s’attendait à ce que ces entreprises aient le contrôle de leurs créations », note le professeur O’Mara. « Maintenant, cela ressemble davantage au monstre de Frankenstein. » Facebook, YouTube de Google et Amazon ont permis une croissance sans entrave de leurs plateformes depuis si longtemps qu’elles sont devenus difficiles à surveiller.

    Les sentiments des Américains à l’égard des entreprises de la tech ont changé de manière notable ces dernières années. Un sondage du Pew Research Center de juillet a montré que les adultes américains les classent au deuxième rang - derrière les églises et les organisations religieuses - pour leur impact positif sur le pays. Mais le pourcentage de ceux qui sont de cet avis cette année n’était que de 50 %, contre 71 % en 2015. Quant à ceux estimant que les entreprises de la tech ont un impact négatif, ils sont passés de 17 % à 33 %.

    Figurant au rang des plus grandes inquiétudes, Facebook a été utilisé pour diffuser des fakes news et des théories conspirationnistes, promouvoir le génocide et diffuser en direct une fusillade de masse en Nouvelle-Zélande.

    YouTube fait face à plusieurs des mêmes critiques. Il a construit des algorithmes conçus pour maximiser le « temps de visionnage » qui ont également aidé les théoriciens du complot à se constituer une audience massive. Fin 2016 et début 2017, son créateur de contenu numéro un, Felix « PewDiePie » Kjellberg, a diffusé à plusieurs reprises des images nazies et du contenu antisémite à ses plus de 50 millions d’abonnés à l’époque. Il a même été célébré par le principal site web néo-nazi. M. Kjellberg disaient à l’époque que ces contenus n’étaient qu’une « blague ».

    L’énorme main-d’œuvre contractuelle embauchée par les entreprises a eu du mal à suivre le rythme du volume de contenu violent, pornographique et autre contenu illégal qui est uploadé chaque minute.

    Dans le même temps, les entreprises sont critiquées pour leur pouvoir de déterminer ce que nous voyons et ne voyons pas.

    « Ces individus ne devraient pas décider quels discours sont autorisés dans le monde », pense Zeynep Tufekci, une professeure de l’Université de Caroline du Nord qui étudie l’impact de la technologie sur la société. Elle les décrit comme des « entités souveraines de facto » étant donné leur échelle massive, et rappelle comment, chez Facebook et Alphabet, la prise des décisions revient en ultime ressort à leurs fondateurs. Mark Zuckerberg, chez Facebook, dirige son empire par le biais du contrôle des actions, tout comme Larry Page et Sergey Brin chez Alphabet, bien que ces deux derniers aient récemment abandonné leurs postes de dirigeants.

    #Internet #Fake_news #Censure #Désamour #Médias_sociaux

  • Zeynep Tufekci, Twitter et les gaz lacrymogènes. Forces et fragilités de la contestation connectée
    https://journals.openedition.org/lectures/38417

    La revue Lectures/Liens Socio" est un outil collectif pour les sociologues, recensant la majeure partie des ouvrages de sociologie.

    Lecture par Matthieu Demory

    Depuis près d’une décennie, avec le déploiement massif des outils numériques, les mouvements sociaux contestataires prennent des formes diverses et inédites. Toutefois, les usages de Facebook, Twitter et bien d’autres réseaux sociaux n’en constituent pas uniquement des facilitateurs et ne résolvent pas tous les problèmes que les dissidents politiques rencontrent pendant leurs mobilisations. Une problématique sociale complexe que Zeynep Tufekci, activiste et professeure à l’Université de Caroline du Nord, met en lumière dans son ouvrage1. Cette ancienne programmeuse informatique qui se revendique comme techno-sociologue examine avec finesse les mutations que subissent les revendications collectives à l’ère des technologies numériques sans pour autant leur accorder un statut exclusivement bénéfique.

    Pour ce faire Zeynep Tufecki mobilise un spectre très large des sciences sociales. De la sociologie aux considérations historiques et politiques, en passant par une anthropologie fine des mobilisations contestataires, cet ouvrage présente une richesse de réflexions scientifiques, et ce, toujours à l’appui d’un fort empirisme. Le travail proposé repose sur de multiples méthodes : des expériences personnelles, des observations participantes, des entretiens avec des activistes, des analyses quantitatives de bases de données ainsi que des observations ethnographiques de comportements en ligne. Les enquêtes empiriques ont été menées en Égypte, aux États-Unis, au Liban, au Qatar, en Tunisie et en Turquie. A cela s’ajoutent des éléments de connaissance sur le mouvement des droits civiques aux États-Unis, le mouvement des parapluies à Hong Kong, les mouvements Podemos en Espagne et Syriza en Grèce. Et même si les réflexions reposent essentiellement sur des revendications antiautoritaires de gauche, Zeynep Tufekci s’attache à les comparer à d’autres formes de contestations, conservatrices notamment, tel que le mouvement du « Tea Party » aux États-Unis. Quand bien même, à la lecture, le parti pris de l’auteure semble évident, celui-ci n’entache à aucun moment l’objectivité des propos. L’enquête empirique est systématiquement mise en relation avec des théories et des données secondaires, assurant alors la justesse des analyses. En somme, cette production scientifique apporte des éléments de connaissance très riches. Il s’agit là d’un travail de qualité, original, qui plus est accessible aux candides des mouvements sociaux.

    La première partie de l’ouvrage intitulée « L’émergence d’un mouvement » se divise en quatre chapitres mettant en exergue les caractéristiques saillantes de la reconfiguration des contestations collectives au regard des réseaux sociaux et de leurs usages.

    L’auteure consacre la deuxième partie de son ouvrage, titrée « Les outils de l’activiste », à un examen des réseaux sociaux et de leurs fonctionnements.

    La troisième et dernière partie de cet ouvrage ; « Par-delà les manifestations », examine les rapports entre dissidents et gouvernements autoritaires, à l’aune des signaux mutuels que se transmettent les uns et les autres.

    « La technologie n’est ni bonne ni mauvaise ; et n’est pas neutre non plus »3 nous rappelle l’auteure dans l’épilogue. Il s’agit là d’une réflexion valable pour l’ensemble de l’ouvrage qui, en dialoguant systématiquement entre théorie et empirie, insiste sur la complexité des relations entre mouvements collectifs et réseaux sociaux. Ces contestations connectées profitent de nouvelles forces autant qu’elles souffrent de fragilités inédites. La diffusion d’information, le gain d’attention et la fédération d’individus éloignés géographiquement, culturellement ou même socialement, sont des éléments bénéfiques pour les mobilisations collectives. En revanche, parallèlement à une organisation fragile des mouvements, les médias sociaux, appropriés ou délégitimés par les gouvernements autoritaires, entrainent des formes nouvelles de censure et de contrôle des populations.

    #Zeynep_Tufekci #Liens_socio #Médias_sociaux #Mouvements_sociaux

  • Opinion | The Online Cacophony of Hate Against Ilhan Omar and Rashida Tlaib - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/05/opinion/ilhan-omar-rashida-tlaib.html?smid=nytcore-ios-share

    Une étude très intéressante sur la propagation de haine via des robots. Si tout journaliste ou chercheur peut le faire, Twitter peut le faire. Il n’y a pas que la publicité politique qui peut détourner la démocratie, mais le coeur même de l’usage des médias sociaux, ici les tweets eux-mêmes.

    We published a study this week that found that, around the 2018 midterm elections, Ms. Omar and Ms. Tlaib were in the cross hairs of a tiny band of Islamophobes, long before Mr. Trump elevated them in his tweetstorms, and likely before they were even on his radar.

    We studied more than 113,000 tweets, posted from early September 2018 to the weekend before the election, that mentioned Ilhan Omar, Rashida Tlaib and Omar Qudrat, a Republican congressional candidate in California who lost his race.

    Ilhan Omar was the prime target. Roughly half of the 90,000 tweets mentioning her included hate speech or Islamophobic or anti-immigrant language. Put another way, almost 60 percent of the network of accounts that mentioned or tagged her had posted at least one tweet containing hate speech or overt disinformation. Almost one-third of the tweets mentioning Ms. Tlaib were Islamophobic or xenophobic. Even Mr. Qudrat, a former military terrorism prosecutor, faced online harassment.

    But the most striking thing we uncovered happened in the months after the election. When we revisited these accounts in July, a significant portion of them were simply gone. Some had been suspended by Twitter for violating standards, such as posting inappropriate content or showing characteristics of bots. Others had been deleted by the account holders. Malicious actors will often remove the accounts that make up their bot networks — like drug dealers tossing burner phones — to cover their tracks.

    During the height of the campaign, there were 50,699 accounts in Ilhan Omar’s Twitter network. By July, 14 percent of those accounts were missing. Similarly, in Ms. Tlaib’s network, 11.9 percent of accounts in the network were either suspended or deleted. Still others had gone largely dormant.

    A large percentage of these trolls were likely bots or automated accounts run by people, organizations or state actors seeking to spread political propaganda and hate speech. That’s based on telltale iconography, naming patterns, webs of linkages and the breadth of the postelection scrubbing.

    This all suggests that this Islamophobic and xenophobic narrative largely originated with a handful of bigoted activists and was then amplified by vast bot networks whose alleged owners never existed. “Ordinary” account holders, many retweeting just one post, were then swept up in the rancorous energy of the crowd.

    There was no magic to what we did. If we can find the trolls, so can Twitter. If we can single out those using hate speech, so can Twitter. If we can map the bot networks, so can Twitter. This is about the platform taking responsibility and systematically enforcing its own standards, not passing the buck and blaming advertising while ignoring the fact that it is the true currency of Twitter — the tweets themselves — that bring “significant risks to politics” and “the lives of millions.”

    #Twitter #Fake_news #Islamophobie #Démocratie #Médias_sociaux

  • Comment les adolescent draguent à l’ère des réseaux sociaux ?
    https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/usages-par-generation/nouveaux-codes-amoureux

    Comme chaque génération, les ados d’aujourd’hui réinventent les règles du jeu de la séduction. Plongée dans l’univers amoureux de la génération qui préfère s’envoyer des emojis et des snaps plutôt que des mots doux.

    À l’ère de Tinder, on pourrait imaginer que les relations amoureuses sont aussi simples qu’un swipe. À droite, ça matche. À gauche, bye bye et au suivant. Facile. D’autant plus que les réseaux sociaux étaient censés nous permettre de fluidifier la communication, d’exprimer nos sentiments en flux tendu. Et pourtant, chez les ados qui ont grandi avec un smartphone entre les mains, les relations amoureuses n’ont rien de simple. Ce serait même plutôt (très) compliqué. Entretien avec Sébastien Houdusse, Directeur général adjoint de BETC Digital, pour décrypter les nouvelles pratiques amoureuses des plus jeunes.

    Mais la chasse à l’amour avec un grand C exerce une vraie pression chez les juniors. Interrogée lors de l’étude BETC Teens, une adolescente de 14 ans racontait qu’« à l’école, c’est à celui qui sera en couple le premier. » Bref, si à 15 ans, t’es pas en couple, c’est que t’as raté ta vie.

    Pour atteindre ce statut tant convoité, le chemin est juché d’embûches. Oubliez les petits mots griffonnés sur un bout de papier passé discrètement en cours d’anglais. Aujourd’hui, c’est évidemment sur Instagram que ça se passe. Malgré la multitude d’applications qui ciblent les ados et leur proposent des fonctionnalités de dating, 34% des 13-17 ans affirment avoir été dragués sur Instagram. « Ça en fait l’application de dating la plus performante », confirme Sébastien Houdusse.

    #Instagram #Relations_amoureuses #Adolescents #Médias_sociaux

  • Addicted to Screens? That’s Really a You Problem - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/10/06/technology/phone-screen-addiction-tech-nir-eyal.html

    Nir Eyal does not for a second regret writing Silicon Valley’s tech engagement how-to, “Hooked: How to Build Habit-Forming Products,” even as he now has a new book out on how to free ourselves of that same addiction.

    In his original manual for building enthralling smartphone apps, Mr. Eyal laid out the tricks “to subtly encourage customer behavior” and “bring users back again and again.” He toured tech companies speaking about the Hook Model, his four-step plan to grab and keep people with enticements like variable rewards, or pleasures that come at unpredictable intervals.

    “Slot machines provide a classic example of variable rewards,” Mr. Eyal wrote.

    Silicon Valley’s technorati hailed “Hooked.” Dave McClure, the founder of 500 Startups, a prolific incubator, called it “an essential crib sheet for any start-up looking to understand user psychology.”

    But that was 2014. That was when making a slot-machinelike app was a good and exciting thing. When “seductive interaction design” and “design for behavior change” were aspirational phrases.

    “Nir Eyal’s trying to flip,” said Richard Freed, a child psychologist who supports less screen time. “These people who’ve done this are all trying to come back selling the cure. But they’re the ones who’ve been selling the drugs in the first place.”

    “I’m sure the cigarette industry said there’s just a certain number of people with a propensity for lung disease,” he added.

    Mr. Eyal said he was not reversing himself. His Hook Model was useful, certainly, and he believed in the tactics. But it was not addicting people. It’s our fault, he said, not Instagram’s or Facebook’s or Apple’s.

    “It’s disrespectful for people who have the pathology of addiction to say, ‘Oh, we all have this disease,’” he said. “No, we don’t.”

    #Médias_sociaux #Addiction #Dopamine #Mir_Eyal

  • Employers Used Facebook to Keep Women and Older Workers From Seeing Job Ads. The Federal Government Thinks That’s Illegal. — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/employers-used-facebook-to-keep-women-and-older-workers-from-seeing-job-

    Two years ago, ProPublica and The New York Times revealed that companies were posting discriminatory job ads on Facebook, using the social network’s targeting tools to keep older workers from seeing employment opportunities. Then we reported companies were using Facebook to exclude women from seeing job ads.

    Experts told us that it was most likely illegal. And it turns out the federal government now agrees.

    #Médias_sociaux #Facebook #algorithmes #ciblage #discrimination #femmes #sexisme #jeunisme

  • Climate activist Greta Thunberg just brilliantly trolled Trump after he attacked her on Twitter – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2019/09/climate-activist-greta-thunberg-just-brilliantly-trolled-trump-after-he-at

    Comment Greta Thunberg a retourné Trump comme une crêpe en utilisant sa formule pour définir son profil Twitter.

    Addressing the United Nations General Assembly during the Climate Action Summit on Monday, Greta Thunberg — a 16-year-old activist from Sweden — passionately urged world leaks to step up their battle against climate change. Thunberg’s comments set off a Twitter war, with climate change deniers and supporters of President Donald Trump attacking or mocking her while others praised her. And New York Times journalist Astead W. Herndon tweeted a warning for some of Thunberg’s critics: be careful when picking Internet fights with the youth.

    Attacks on Thunberg from climate change deniers have ranged from angry to dismissive. Far-right media wingnut Michael Knowles described Thunberg as “mentally ill” during an appearance on Fox News, and Trump sarcastically tweeted that Thunberg “seems like a very happy young girl looking forward to a bright and wonderful future. So nice to see!” And Thunberg trolled the president on Twitter with some sarcasm of her own, describing herself as “a very happy young girl looking forward to a bright and wonderful future.”

    Herndon, in response, tweeted, “Getting in social media fights with the youths is a dangerous game. The whole Internet is their home court advantage.”

    #Médias_sociaux #Activisme #Donald_Trump #Greta_Thunberg

  • « Regarde, j’ai vu ça sur Facebook ! » : quand nos bavardages nourrissent les fake news
    http://theconversation.com/regarde-jai-vu-ca-sur-facebook-quand-nos-bavardages-nourrissent-les

    Que ce soit sur Facebook ou dans un groupe WhatsApp, au téléphone ou au comptoir d’un café, les réactions des individus face aux informations qu’ils reçoivent peuvent être multiples et variées. Or, il est possible qu’au sein de ces niches conversationnelles, la circulation de certaines « fake news » soit favorisée par les bavardages désinhibés et familiers que chacun d’entre nous peut avoir, avec ses proches, dans sa vie quotidienne.

    En effet, lors de ces contextes de communication informelle, nous pouvons nous permettre de discuter d’une façon plus relâchée. Il est ainsi probable que nous ne soyons pas forcément vigilants et tatillons sur la crédibilité d’un contenu informationnel car ce qui compte pour nous est d’un tout autre ordre : faire rire nos meilleurs amis ; provoquer notre belle-mère ; ou encore montrer à notre collègue – celui qui sait toujours tout sur tout – que cette fois-ci c’est nous qui avons raison.
    Les « fake news » sont massivement likées, commentées et partagées : et alors ?

    Lorsque l’on parle du phénomène de la désinformation, il est important de ne pas se focaliser uniquement sur les volumes de « fake news » partagées sur les réseaux sociaux, mais d’étudier également plus finement la manière dont elles sont reçues et interprétées par les individus dans différents contextes de la vie sociale. Et cela pour deux raisons majeures.

    Tout d’abord, parce que pris à l’état brut, ces nombres absolus ne veulent pas dire grand-chose. Par exemple, il a été montré que les 20 « fake news » les plus partagées pendant la campagne électorale américaine de 2016 ont suscité 8,7 millions de likes, partages et commentaires sur Facebook.

    A priori vertigineux, ce chiffre, qui a soulevé beaucoup d’inquiétudes auprès du grand public en raison de son importante couverture médiatique, a bien moins fière allure si on le met perspective avec le nombre total des interactions des utilisateurs américains du réseau social sur la même période car il ne représente alors plus que 0,006 % !

    Ensuite parce que ces traces numériques sont bien laconiques par rapport aux commérages, parlementages ou ergotages que la réception de « fake news » est susceptible d’engendrer dans la vie réelle. Car après tout, est-ce parce qu’une « fake news » a été partagée par des milliers d’internautes que chacun d’entre eux y a cru ?

    En effet, comme l’explique le sociologue Dominique Cardon, l’essor des réseaux sociaux a libéré la prise de parole en public.

    Désormais, tout le monde peut parler de n’importe quoi à n’importe qui, et cela au sein même de l’espace public. De cette manière, les conversations ordinaires des internautes sont venues se greffer aux informations médiatiques diffusées sur le web – lesquelles sont alors devenues des objets de discussions à demi joueuses et moqueuses.
    Les conversations quittent les espaces privés et cercles d’amis, projetées dans l’espace public qu’offrent les réseaux sociaux. Prakhar Amba/Flickr, CC BY-SA

    Elles ne sont non plus murmurées, dans des espaces privés, au sein de contextes de communication interpersonnelle, mais désormais exhibées au sein d’espaces de visibilité en « clair-obscur ». Dominique Cardon utilise cette expression pour souligner que, pour autant qu’ils soient visibles, ces bavardages sont remplis de sous-entendus et d’indices complices destinés à n’être compréhensibles que pour un cercle restreint : les proches du réseau relationnel des internautes.

    Or cette nouvelle structure de la visibilité a ainsi favorisé l’apparition de nouveaux registres d’énonciation plus familiers et désinhibés.

    Le modèle économique des plates-formes joue précisément de cet enchevêtrement entre logiques algorithmiques et dynamiques de sociabilité. En favorisant les contenus qui suscitent le plus d’interactions, les algorithmes de classement de l’information structurent en effet le marché cognitif.

    Sans doute est-ce ainsi pour cela que les « fake news » les plus diffusées sur Facebook en France et aux États-Unis ont été surtout des rumeurs grossières et stupéfiantes telles que : « Une femme augmente son quotient intellectuel en buvant du sperme tous les jours pendant un an » ou encore : « Une babysitter a fini aux urgences après avoir inséré le bébé dans son vagin ».
    Influencer les Unes des médias traditionnels

    Or ces bavardages numériques pourraient finir par imposer des thématiques au débat public en s’infiltrant jusque dans les rédactions, souvent en quête de clics pour monétiser leur audience.

    Aux États-Unis, par exemple, une étude de Harvard a montré que certains grands médias traditionnels avaient plus facilement couverts des informations provenant de rumeurs ou de ragots anecdotiques que des faits établis. Cette tendance générale les aurait ainsi incités à se concentrer plus facilement sur les scandales qui ont égrené la campagne présidentielle qu’aux programmes des candidats.

    Ainsi, en seulement six jours le New York Times a en effet mis autant de fois à la Une le scandale lié à la boîte e-mail d’Hillary Clinton que toutes les thématiques de son programme publiées au cours des soixante-neuf jours qui ont précédé les élections américaines.

    #Fake_news #Médias_sociaux #Médias

  • Celebrity Culture: Why Fame Is Big Business
    https://knowledge.wharton.upenn.edu/article/celebrity-culture-big-business

    What I argue in my book is that celebrity culture is the constant negotiation between media — and that can be producers, it can be journalists, it can be radio interviews, it can be photographers and celebrities themselves — and the public. No one group controls the narrative. No one group controls the outcome. That’s part of the reason we’re so engaged. We don’t know how it’s going to turn out.

    A lot of what we see today owes its roots to the 1980s and 1990s, when anybody could get a relatively cheap video camera and take videos of themselves, but there was no way to distribute them to a large number of people. That’s what phones have allowed. What we see today is that celebrities can have much more direct contact with their publics without having to deal with gatekeepers like heritage newspapers. It used to be both the public and celebrities were really limited by a smaller number of gatekeepers, and they’re gone. Now, the problem we have is that it’s hard to know in the public how to find anything that interests us, right? As a celebrity, anybody can have a Twitter account or a YouTube channel, but how are you going to make sure that people come to it?

    Knowledge@Wharton: But isn’t the public the conduit in that process?

    Marcus: That is an interesting way to think about it. We’re used to thinking of the media as the conduit, but I would agree with your way of putting it. It is, in fact, the public that’s the conduit. Because what I also saw by taking this long, historical view is that although we think of the media as making decisions and being in control of who is in the public eye, the media is very responsive to what interests the public. The media is always trying to figure out, “What do people care about?”

    Sometimes that’s guesswork. Sometimes it’s based on word of mouth. It feels to me like these days the newspapers are following social media more than the other way around. If something blows up on social media, it becomes a news story.

    Knowledge@Wharton: You also talk about the social component when a celebrity is well-known, such as boxer Muhammad Ali. In the 1960s, he was an activist, and that drew a lot of positive and negative attention to his fame.

    Marcus: Social and political. I’ll talk about Muhammad Ali in a second, but look again at Taylor Swift. When we talk about the #MeToo movement, I think a lot of us forget that right before the big story broke with Harvey Weinstein, Taylor Swift was in the news because she sued a photographer who groped her. She sued him for a penny because she was making a point that this wasn’t about money. It was about it not being OK. She was extremely articulate on the stand. Many celebrities have real aplomb dealing with the public. They’re able to improvise. They’re able to be spontaneous but also come off being very calm and collected, which is what you need to do if you’re in the courtroom. And she won. She raised a lot of attention to the ways that even the most famous, supposedly powerful young women are being exploited and mistreated. I think that that was a crucial example of a celebrity using their media presence and influence for a social and political purpose.

    Muhammad Ali, as an African American boxer in the 1960s, raised awareness about civil rights, about the Vietnam War. He refused to serve in the Vietnam War well before there was a massive protest movement against the Vietnam War. As a result, he was put in jail during what would have been the height of his boxing career. I think all of that was a great example of how many celebrities go against the grain. They take unpopular positions that then become the norm in many ways.

    #Célébrités #Médias_sociaux #Culture_populaire #Médias

  • Teen video app TikTok is the latest battlefield in the Kashmir conflict - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/614147/a-teen-video-app-is-the-latest-battlefield-in-the-kashmir-conflict

    Kovind’s move delivered on a promise from India’s general elections in May, in which Narendra Modi of the Hindu nationalist Bharatiya Janata Party, or BJP, was elected prime minister (constitutional orders like this one can only be carried out by the appointed president). But it’s having unintended consequences. Outside Kashmir, social media has been buzzing about Article 370, and Google searches for terms like “kashmir girl,” kashmiri girl,” and “kashmiri girl pic” have spiked.

    It’s not that Article 370 banned non-Kashmiris or Hindus from marrying Kashmiris, who are predominantly Muslim. But it did make it impossible for the children of such marriages to inherit land—an effort to preserve Kashmiri autonomy in the region. Without Article 370, anyone can own land there.

    That’s where the search term “Kashmiri girls” comes in. Its use began to climb on July 28, as tensions began brewing between the Indian and Kashmiri governments. By the time communication was shut down in the region, it was spiking on Google Trends.

    Why? Hindu nationalists are using the term to suggest that since the law does not inhibit Indians from owning land in the region, it would be possible for men to marry Kashmiri girls and women—perhaps even against their will (unfortunately not unheard-of in some localities)—and become landowners. The endgame appears to be to turn the majority-Muslim region majority-Hindu.

    And it’s a surprisingly widespread phenomenon. Declarations of intent to marry Kashmiri women to “reclaim” the disputed region are popping up across a variety of social platforms, from Facebook to Twitter to the fast-growing TikTok, which as of April had around 120 million active users in India. Huffington Post India chronicled one user’s videos since the end of Article 370. They show him and some friends planning to go to Kashmir, “since I am not getting women in Delhi.”

    The comments show both the misogyny and the racism in how the situation is playing out on social media. The mentality recalls that seen in the sometimes violent, largely online group of people in the US who identify as “incels”: They can’t get women in India, so why not lay claim to light-skinned women, plus land and religious superiority in the bargain?

    It’s the latest episode in what’s been a bumpy ride since TikTok, then known as Musical.ly, first launched in India a little less than a year ago. At first, it got traction among users who liked to lip-synch to Bollywood tunes. But in early April, just a few weeks before the election, TikTok was banned after a court ruled it contained “pornographic” content and exposed children to sexual predators. The company responded by removing videos. By April 18, the Supreme Court of India had ordered the ban removed from Apple’s App Store and Google’s Play Store.

    What ultimately is making TikTok so attractive for disseminating hate, then, is exactly what makes users love it in the first place: an easy interface, short-video capabilities, and a platform on which all ideas can spread like wildfire.

    #TikTok #Cachemire #Médias_sociaux

  • How Social Media Is Helping Survivors of Hurricane Dorian in the Bahamas | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/news-desk/how-social-media-is-helping-survivors-of-hurricane-dorian-in-the-bahamas?

    Smith has changed the link on her Instagram profile to a listing of approved Dorian aid groups, which includes a Bahamian nonprofit called the HeadKnowles Foundation. The organization was originally founded by Lia Head-Rigby and Gina Knowles as a Facebook group that resembled Angie’s List, where members posted recommendations for goods and service providers in the Bahamas such as caterers or masons. Eventually, HeadKnowles grew into a large network of small-business owners throughout the Bahamas. In 2015, after Hurricane Joaquin hit the country, the organization began collecting financial donations through crowdfunding and received so many supplies that they took over a furniture warehouse for a month.

    “We had an assembly line organizing things into boxes; we had people weighing so that we would know which plane is coming,” Rhondi Treco, the thirty-eight-year-old associate director of HeadKnowles, said in a phone interview this week, where she sounded exhausted, and, at times, was on the brink of tears. “We would have people donate planes.” Treco told me that someone donated a DC-8 jet, an aircraft that can hold about a hundred thousand pounds worth of relief supplies.

    With government officials and aid groups struggling to respond to massive storms, hurricane victims are turning to social media. During and after Hurricane Irma, in 2017, Facebook was instrumental in search-and-rescue efforts in St. Maarten, where people posted urgent requests for generators, water, and diapers. Patrick A. Scannell, a doctor and health scientist in St. Maarten, founded a group called Hurricane Disaster Contact & Aid - SXM, where people posted both missing-persons reports and calls for donations. The group received so many postings that it created a separate “Make St. Maarten Great Again (Donation)” page. “We decided pretty early along that those two purposes in that one group was getting in the way of rescuing missing people, so we decided to split it into two different groups,” Scannell told me in a telephone interview.

    He said that he was amazed by how effective Facebook could be in the immediate aftermath of a natural disaster. After the 2015 earthquakes in Nepal, he said, people used Facebook messenger to coördinate searches for loved ones who were potentially buried in the rubble. After Irma hit St. Maarten, he created Facebook albums that organized missing people by neighborhood. Since Dorian made landfall, a Facebook group called Dorian People Search Bahamas, accumulated nearly thirteen thousand members. A member posted a plea for information about whether a family in Abaco had survived the storm, naming each member. “Please say if you have seen them,” the person wrote. “Praying for their safety and the safety of all people trapped in this nightmare.” Twenty minutes later, another user replied, writing, “I saw Norma she is fine. I have heard Donnie is accounted for and alive.” Hundreds of similar threads appeared on Facebook.

    Kimberly Mullings, a broadcast journalist living in Freeport, said that she used Twitter to guide search-and-rescue missions. “I was most useful inside, reading Twitter and then coördinating people outside on Jet Skis,” she said. So much debris filled the flood waters that only personal watercraft were small and agile enough to conduct rescues. “You couldn’t fight Category 5 winds,” Shawn Gabrielle Gomez, a twenty-five-year-old journalist and content producer at a Bahamian agency called Social Light Media, told me. “When the storm downgraded, that was the only chance.” Gomez, who has a large social-media following, worked with Mullings and retweeted rescue requests from survivors. She told me that in the Bahamas, Twitter is not used as much as Instagram and Facebook, but it proved vital after the storm. “I do social-media management, and I never thought in a million years we would use Twitter to save lives,” Gomez said.

    #Médias_sociaux #Désastres #Urgence

  • It’s the (Democracy-Poisoning) Golden Age of Free Speech | WIRED
    https://www.wired.com/story/free-speech-issue-tech-turmoil-new-censorship

    Par Zeynep Tufekci

    In today’s networked environment, when anyone can broadcast live or post their thoughts to a social network, it would seem that censorship ought to be impossible. This should be the golden age of free speech.

    And sure, it is a golden age of free speech—if you can believe your lying eyes. Is that footage you’re watching real? Was it really filmed where and when it says it was? Is it being shared by alt-right trolls or a swarm of Russian bots? Was it maybe even generated with the help of artificial intelligence? (Yes, there are systems that can create increasingly convincing fake videos.)

    Or let’s say you were the one who posted that video. If so, is anyone even watching it? Or has it been lost in a sea of posts from hundreds of millions of content pro­ducers? Does it play well with Facebook’s algorithm? Is YouTube recommending it?

    Maybe you’re lucky and you’ve hit a jackpot in today’s algorithmic public sphere: an audience that either loves you or hates you. Is your post racking up the likes and shares? Or is it raking in a different kind of “engagement”: Have you received thousands of messages, mentions, notifications, and emails threatening and mocking you? Have you been doxed for your trouble? Have invisible, angry hordes ordered 100 pizzas to your house? Did they call in a SWAT team—men in black arriving, guns drawn, in the middle of dinner?

    These companies—which love to hold themselves up as monuments of free expression—have attained a scale unlike anything the world has ever seen; they’ve come to dominate media distribution, and they increasingly stand in for the public sphere itself. But at their core, their business is mundane: They’re ad brokers. To virtually anyone who wants to pay them, they sell the capacity to precisely target our eyeballs. They use massive surveillance of our behavior, online and off, to generate increasingly accurate, automated predictions of what advertisements we are most susceptible to and what content will keep us clicking, tapping, and scrolling down a bottomless feed.

    So what does this algorithmic public sphere tend to feed us? In tech parlance, Facebook and YouTube are “optimized for engagement,” which their defenders will tell you means that they’re just giving us what we want. But there’s nothing natural or inevitable about the specific ways that Facebook and YouTube corral our attention. The patterns, by now, are well known. As Buzzfeed famously reported in November 2016, “top fake election news stories generated more total engagement on Facebook than top election stories from 19 major news outlets combined.”

    For Facebook, YouTube, and Twitter, all speech —whether it’s a breaking news story, a saccharine animal video, an anti-Semitic meme, or a clever advertisement for razors— is but “content,” each post just another slice of pie on the carousel. A personal post looks almost the same as an ad, which looks very similar to a New York Times article, which has much the same visual feel as a fake newspaper created in an afternoon.

    What’s more, all this online speech is no longer public in any traditional sense. Sure, Facebook and Twitter sometimes feel like places where masses of people experience things together simultaneously. But in reality, posts are targeted and delivered privately, screen by screen by screen. Today’s phantom public sphere has been fragmented and submerged into billions of individual capillaries. Yes, mass discourse has become far easier for everyone to participate in—but it has simultaneously become a set of private conversations happening behind your back. Behind everyone’s backs.

    The most effective forms of censorship today involve meddling with trust and attention, not muzzling speech itself. As a result, they don’t look much like the old forms of censorship at all. They look like viral or coordinated harassment campaigns, which harness the dynamics of viral outrage to impose an unbearable and disproportionate cost on the act of speaking out. They look like epidemics of disinformation, meant to undercut the credibility of valid information sources. They look like bot-fueled campaigns of trolling and distraction, or piecemeal leaks of hacked materials, meant to swamp the attention of traditional media.

    This idea that more speech—more participation, more connection—constitutes the highest, most unalloyed good is a common refrain in the tech industry. But a historian would recognize this belief as a fallacy on its face. Connectivity is not a pony. Facebook doesn’t just connect democracy-­loving Egyptian dissidents and fans of the videogame Civilization; it brings together white supremacists, who can now assemble far more effectively. It helps connect the efforts of radical Buddhist monks in Myanmar, who now have much more potent tools for spreading incitement to ethnic cleansing—fueling the fastest- growing refugee crisis in the world.

    The freedom of speech is an important democratic value, but it’s not the only one. In the liberal tradition, free speech is usually understood as a vehicle—a necessary condition for achieving certain other societal ideals: for creating a knowledgeable public; for engendering healthy, rational, and informed debate; for holding powerful people and institutions accountable; for keeping communities lively and vibrant. What we are seeing now is that when free speech is treated as an end and not a means, it is all too possible to thwart and distort everything it is supposed to deliver.

    By this point, we’ve already seen enough to recognize that the core business model underlying the Big Tech platforms—harvesting attention with a massive surveillance infrastructure to allow for targeted, mostly automated advertising at very large scale—is far too compatible with authoritarianism, propaganda, misinformation, and polarization.

    #Zeynep_Tufekci #Médias_sociaux #Liberté_expression #Espace_public #Désinformation #Attention

  • Decathlon, à fond la street | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1558715335-decathlon-fond-la-street

    « Ça représente le quartier, c’est nos valeurs. Que je perce ou pas, je vais continuer à porter ça », balance Stavo, membre de 13 Block, groupe de rap phénomène. Dans un de leurs morceaux, Zidane, ils rappent « Toujours en Quechua, taille M Quechua, taille M Kipsta ». La phrase est instantanément devenue un mème sur les réseaux sociaux. JUL, SCH, RK, Koba la D, Nihno, PLK, Sofiane, 4Keus, Naps, Zola et bien d’autres stars du rap citent régulièrement les marques du groupe Decathlon. « C’est incroyable le nombre de ref qu’on a », commente Yann Amiry, à la fois amusé et impressionné. Depuis 2 ans, il co-gère la stratégie réseaux sociaux des différentes filiales du magasin. Et sur Twitter, il est devenu une petite célébrité, à force de répondre aux rappeurs, mais aussi pour avoir géré la polémique autour du hijab de running du magasin. Résultat : le nombre d’abonnés de certains comptes Twitter de l’entreprise a bondi de 20 à 30%. S’y ajoute un capital sympathie énorme.

    « Depuis petit, on est accrochés à cette marque », explique Stavo, 25 ans, par téléphone. Le rappeur de Sevran raconte qu’enfant il avait la panoplie Kipsta pour le foot, et les vêtements Quechua pour le reste du temps. « C’est pas cher et de bonne qualité. On n’avait pas d’argent pour du Nike. Imagine, en hiver, avec 20 euros dans la poche, tu peux acheter des vêtements de randonneur et ne pas avoir froid. » Aujourd’hui, il a toute une collection de lunettes et de vestes de la marque. Récemment, il a interpellé Decathlon sur les réseaux sociaux pour réclamer un survet Quechua, « haut et bas. Faut penser aux mecs des quartiers maintenant ».

    #CM #médias_sociaux #quartiers_populaires cc @baroug

  • Man Who Built The Retweet : “We Handed A Loaded Weapon To 4-Year-Olds”
    https://www.buzzfeednews.com/article/alexkantrowitz/how-the-retweet-ruined-the-internet

    Developer Chris Wetherell built Twitter’s retweet button. And he regrets what he did to this day.

    “We might have just handed a 4-year-old a loaded weapon,” Wetherell recalled thinking as he watched the first Twitter mob use the tool he created. “That’s what I think we actually did.”

    Wetherell, a veteran tech developer, led the Twitter team that built the retweet button in 2009. The button is now a fundamental feature of the platform, and has been for a decade — to the point of innocuousness. But as Wetherell, now cofounder of a yet-unannounced startup, made clear in a candid interview, it’s time to fix it. Because social media is broken. And the retweet is a big reason why.

    After the retweet button debuted, Wetherell was struck by how effectively it spread information. “It did a lot of what it was designed to do,” he said. “It had a force multiplier that other things didn’t have.”

    “We would talk about earthquakes,” Wetherell said. “We talked about these first response situations that were always a positive and showed where humanity was in its best light.”

    But the button also changed Twitter in a way Wetherell and his colleagues didn’t anticipate. Copying and pasting made people look at what they shared, and think about it, at least for a moment. When the retweet button debuted, that friction diminished. Impulse superseded the at-least-minimal degree of thoughtfulness once baked into sharing. Before the retweet, Twitter was largely a convivial place. After, all hell broke loose — and spread.

    In the early 2010s, Facebook’s leadership was looking for ways to drive up engagement. Having previously failed to acquire Twitter, they looked to its product for inspiration.

    The allure of going viral via the retweet had drawn publications, journalists, and politicians to Twitter en masse. And their presence shined most prominently during the 2012 election, a big moment for Twitter and a relative dud for Facebook. So Facebook, in a now all too familiar move copied Twitter, adding a trending column, hashtags, and a retweet clone.

    In 2014, Wetherell realized the retweet button was going to be a major problem when the phrase “ethics in game journalism” started pouring into a saved search for “journalism” he had on Twitter. The phrase was a rallying cry for Gamergate — a harassment campaign against women in the game industry — and Wetherell, after seeing that first batch of tweets, watched it closely.

    As Gamergate unfolded, Wetherell noticed its participants were using the retweet to “brigade,” or coordinate their attacks against their targets, disseminating misinformation and outrage at a pace that made it difficult to fight back. The retweet button propelled Gamergate, according to an analysis by the technologist and blogger Andy Baio. In his study of 316,669 Gamergate tweets sent over 72 hours, 217,384 were retweets, or about 69%.

    The game took another dark turn during the 2016 presidential campaign, when impulse-sparked sharing caused outrage and disinformation to flourish on both Twitter and Facebook. It’s one thing to copy and paste a link that says Hillary Clinton is running a pedophile ring in the basement of a pizza shop — and share it under your own name. It’s another to see someone else post it, remember that you don’t like Hillary Clinton, and impulsively hit the share or retweet button.

    “We have some evidence that people who are more likely to stop and think are better at telling true from false,” David Rand, an associate professor at MIT who studies misinformation, told BuzzFeed News. “Even for stuff that they are motivated to believe, people who stop and think more are less likely to believe the false stuff.”

    The benefits of creating such content accrued disproportionately to the fringe. When someone retweets something, they’re sharing the content with their followers, but also sending a signal to the person they’re amplifying, said Anil Dash, a blogger and tech entrepreneur. The more fringe the original tweeter, the more valuable the retweet.

    “If I retweet the New York Times, they don’t care,” Dash said. “But extreme content comes from people who are trying to be voices, who are trying to be influential in culture, and so it has meaning to them, and so it earns me status with them.”

    The pursuit of that status has driven many Twitter users to write outrageous tweets in the hope of being retweeted by fringe power users. And when they do get retweeted, it sometimes lends a certain credibility to their radical positions.

    The retweet and share, in other words, incentivize extreme, polarizing, and outrage-inducing content.

    A full rollback of the share and retweet buttons is unrealistic, and Wetherell doesn’t believe it’s a good idea. Were these buttons universally disabled, he said, people could pay users with large audiences to get their message out, giving them disproportionate power.
    "Oh no, we put power into the hands of people.”

    To rein in the excesses of the retweet, Wetherell suggested the social media companies turn their attention toward audiences. When thousands of people retweet or share the same tweet or post, they become part of an audience. A platform could revoke or suspend the retweet ability from audiences that regularly amplify awful posts, said Wetherell. “Curation of individuals is way too hard, as YouTube could attest,” Wetherell said. “But curation of audiences is a lot easier.”

    Another solution might be to limit on the number of times a tweet can be retweeted. Facebook is experimenting with an approach of this nature, although not in its main product. Earlier this year, WhatsApp, which is owned by Facebook, limited the number of people to which a message could be forwarded to five at a time, in response to quick-spreading rumors and disinformation. “The forward limit significantly reduced forwarded messages around the world,” WhatsApp said in a blog post. “We’ll continue to listen to user feedback about their experience, and over time, look for new ways of addressing viral content.”

    MIT’s Rand suggested another idea: preventing people from retweeting an article if they haven’t clicked on the link. “That could make people slow down,” he said. “But even more than that, it could make people realize the problematic nature of sharing content without having actually read it.”

    Whatever the solution, Wetherell looks at the retweet very differently than he once did — a lesson that he thinks has broader implications. “I remember specifically one day thinking of that phrase: We put power in the hands of people,” he said. “But now, what if you just say it slightly differently: Oh no, we put power into the hands of people.”

    #Twitter #Retweet #Médias_sociaux #Viralité #Fake_news #Cyberharcèlement