• Manifestation interdite samedi à Marseille par crainte de heurts | Reuters
    https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1R21VU-OFRTP

    La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a annoncé vendredi l’interdiction de toute manifestation samedi prochain dans le centre-ville de Marseille par crainte de heurts entre militants d’extrême gauche et d’extrême droite.

    Une manifestation contre le racisme et l’antisémitisme, programmée samedi à Marseille et non déclarée en préfecture, pourrait servir de théâtre à une rixe entre les deux mouvances.

    “Cette manifestation sera pour les membres de la mouvance d’extrême gauche l’occasion d’aller au contact des militants d’extrême droite”, précise l’arrêté.

    Plusieurs incidents ont opposé les deux mouvances depuis un an, nécessitant régulièrement l’intervention des forces de l’ordre.

    L’interdiction “de toute manifestation sur la voie publique” couvre aussi une partie du périmètre habituellement emprunté par les “Gilets jaunes” lors des cortèges organisés chaque samedi après-midi depuis le 17 novembre.

    Il y a effectivement un appel à manifester pour la fermeture du « bastions social » identitaire

    Manifestation antifasciste Unitaire contre le Bastion « Social »
    https://mars-infos.org/manifestation-antifasciste-3956

    Le 23 mars prochain, le Bastion « Social », groupuscule néo fasciste né des cendres du GUD fêtera ses 1 ans à Marseille, 1 an de trop !

    A l’appel de 39 collectifs et organisations (Le collectif unitaire antifasciste Marseillais), une grande manifestation populaire se tiendra ce samedi 23 mars, au départ de la Porte d’Aix à 16h, afin de rappeler aux fascistes qu’ils ne seront jamais les bienvenu.e.s à Marseille.

    La veille (vendredi 22, au soir), une projection, Generation Hate (documentaire d’Al Jazeera sur les Identitaires Lillois), suivie d’un débat est organisée par le CUAM à 19h dans les locaux de La Marseillaise (19 cours Honoré d’Estienne d’Orves).

    #manifestation_interdite

  • Alors pour notre petite promenade aujourd’hui avec les enfants à #montpellier, on était en compagnie de sympathiques papis-mamis dans le tramway qui se rendaient à la manif, se collaient des autocollants « FI-Mélanchon », et invitaient les autres usagers à venir les rejoindre au Peyrou à 15h. Ambiance bon enfant.

    Arrivés à Comédie, on descend, et on tombe sur les quelques manifestations en soutien à Gaza, grandes affiches BDS, des vieux des jeunes, encore ambiance bonne enfant. On les retrouve plus tard au niveau des halles Castellanne, avec un petit discours de solidarité et annonçant qu’ils allaient rejoindre la manif des étudiants.

    Et puis vers 5 heures, les enfants fatigués, on va rentrer, mais il n’y a pas notre bus à la Babote, alors on remonte le boulevard du Jeu de Paume pour aller chercher le tram à Albert Ier. Et là, avec les enfants, on se retrouve à l’angle de la Grand rue Jean Moulin, où l’on entend les bruits de manifestation. Ah, me dis-je, venez les gamins, on va aller voir la manif.

    Oups : antifas vêtus de noir, masqués, les troquets en train de rentrer en panique leurs crêpières et leurs tables à l’intérieur, et là on se rend compte que sur les « bords » de la banderole, dès qu’ils arrivent à hauteur d’une vitrine, vlan un coup de masse, craquement sinistre du verre qui se fend… et les cars de flics qui déboulent du haut du Jeu de Paume.

    Allez les enfants, on va s’éloigner…

    • Depuis hier, je vois que ça joue à fond la carte de la victimisation sur Twitter, à base de « la nasse », « provocations policitères », « la manifestation gazée dès le début »…

      Je n’ai aucun enthousiasme pour les méthodes répressives des CRS, mais en l’occurence, je ne vois pas non plus l’intérêt de jouer à ça…

      – Les 100 ou 200 types habillés en noir et masqués avaient pour principale banderole un jeu mot sur le thème « ACAB » (All Cops Are Bastards).

      – Comme j’ai pu le voir, ils étaient équipés de masses pour casser les vitrines.

      – Surtout : après avoir cassé les vitrines, ils y collaient un feuille A4 avec un texte imprimé expliquant pourquoi ils brisaient les vitrines (au passage, je détaille pas, mais le texte est d’un niveau de conscience politique assez navrant).

      – De l’autre côté, il y avait en tout une vingtaine de CRS. Ça ne me semble pas beaucoup pour « nasser » une manifestation de près de 1000 personnes. De même l’idée que deux dizaines de CRS seraient aller d’entrée de jeu « provoquer » une troupe 50 fois plus nombreuse qu’eux, ça me semble bizarre.

      – Je ne vais pas nier que les flics aient la main lourde, hein, ici comme ailleurs, et ait un rôle de répression politique. Mais le côté « la répression policière d’entrée de jeu, sans provocations, contre des manifestants pacifiques », m’enfin zut…

      Bref : que les gens choisissent leur mode d’action et de protestation, et répondent quelque part à des répressions violentes survenues ailleurs (ZAD) ou auparavant (fac de Droit de Montpellier), ça ne me choque pas plus queça. Mais que la twittosphère de gauche, à laquelle j’adhère généralement, parte à fond dans la victimisation, alors qu’une bonne partie de la ville et, sans aucune doute, une bonne partie des gens qui étaient venus manifestés, a vu des choses très différentes sur place, je ne vois pas l’intérêt…

    • Certes, le texte est profondément débile, mais on peut pas réduire les limites (et moins encore l’intérêt) des cortège des tête offensifs à ces galimatias.
      La ville a donné les bus de la TAM à la pref pour servir de bétaillère pour transporter 51 interpellés.
      Quant à l’action de la police, voilà ce que cela donne, pour ne citer que ce moment terminal de chasse aux manifestants aux abords de Paul Valéry
      https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1798925486794194&id=1088197401200343

    • Alors, d’après un journal de gauchistes rapportant au passage les déclarations d’une association affiliée au Komintern (je souligne) :

      Un peu avant 16 heures, environ 200 manifestants au visage dissimulé ont affronté la police, déployée en nombre .

      Des projectiles – notamment des bombes de peinture et des fumigènes rouges – ont été tirés vers les dizaines de policiers et CRS déployés qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et ont [les flics donc, pas les manifestants], de fait, barré le parcours initialement prévu pour la manifestation.

      Le cortège a ensuite pris une autre voie à travers le centre-ville, vers la préfecture, dont l’accès était défendu par de nombreux membres des forces de l’ordre. Une partie du cortège s’est engagé dans des rues commerçantes où plusieurs vitrines ont été brisées [...]

      Dès samedi soir, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) de l’Hérault a dénoncé dans un communiqué « la nasse policière » mise en place pour ces interpellations, et « l’entrave à la liberté de manifester ». « Ces personnes, dont deux membres de l’équipe légale de la LDH , ont été arrêtées totalement au hasard, plus de deux heures après les dégradations commises en marge de la manifestation, et à deux kilomètres des dégradations », a affirmé Me Sophie Mazas, présidente de la fédération départementale.

      Sans préjuger des intentions initiales des vilains briseurs de vitrine et sans conspirationnisme excessif, il faut bien relever un curieux sens de l’orientation chez les gardiens de la paix dépositaires du monopole de la violence.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/04/15/une-manifestation-contre-le-gouvernement-degenere-a-montpellier_5285664_3224

      (tiens, à ce moment sur radio Klaxon Nina Simone interprétait la Fiancée du Pirate, ça n’a rien à voir quoique

      https://www.youtube.com/watch?v=BB__mz4KGC8

      )

    • Montpellier : après les saccages, un homme condamné à trois mois de prison ferme
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-apres-saccages-homme-condamne-trois-mois-pr

      L’autre homme a 31 ans, sans profession. Il tient des propos véhéments dès son arrivée dans le box : « Je refuse que mon avocat prenne la parole pour moi, » crie-t-il. Et il poursuit à l’attention du tribunal : « Votre monde libre est un enfer et la prison sera le paradis et là-bas, je me ferais des potes. Cela fait juste 30 heures que je veux fumer une clope. Je veux qu’on m’enferme ».

      Trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt

      Le président décide de poursuivre l’audience sans lui, il est renvoyé en geôle. L’examen des faits : port d’un couteau, jet de peinture sur les forces de l’ordre et doigt d’honneur lui sont notamment reprochés. L’homme est un adepte du cannabis et il vient de sortir d’une mesure de placement sous curatelle. Le tribunal soulignera l’altération de son discernement et le condamne à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt, suivant ainsi les réquisitions du procureur de la République.

      Muriel Ressiguier répond aux accusations de Philippe Saurel sur les casseurs
      http://www.midilibre.fr/2018/04/16/muriel-ressiguier-des-conditions-reunies-pour-que-les-casseurs-passent-a-l

      Des commerçants victimes ont lancé une pétition pour demander votre démission ! Comment réagissez-vous ?

      C’est du grand n’importe quoi, c’est de la récupération politique de l’autre bord. Samedi, dés que ça a commencé à gazer, on s’est retirés de la manifestation. Est-ce que c’est moi qui ai interdit la manif ? (...)

      Mais les premiers incidents ont été provoqués par une partie des manifestants !

      Ce n’est pas ce que j’ai vu et ce qui m’a été rapporté. Il y a eu ce refus de nous laisser passer sur le boulevard du Jeu de Paume, un des endroits les plus sûrs pour encadrer une manifestation, c’est ce que j’ai dit aux policiers. Pourquoi ? Cela a créé des tensions. De toute façon, quand un mouvement dérange, c’est toujours à ce moment qu’il se passe quelque chose et comme par hasard, il y a de la casse et après on siffle l’arrêt des jeux. Mais là, le mouvement prend.

      #police #manifestation_interdite #justice #chômeur #curatelle #manifestation #peinture #prison

  • Après la manifestation interdite en solidarité avec les migrants : exigeons l’arrêt de toutes les poursuites éventuelles ! Continuons à manifester et à braver l’état d’urgence. CIP-IDF
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7932

    Dimanche 22 novembre à Paris 6 à 800 personnes ont réussi à passer outre l’interdiction de #manifester - prévue par l’#état_d’urgence instauré par le gouvernement suite aux #attentats_massacres du 13 novembre - à Paris lors d’une manifestation en solidarité avec les migrants .

    Le lendemain, la police fournissait au procureur une liste de 58 personnes présentées comme « identifiées ».

    La communication préfectorale imputait aux manifestants d’avoir « détourné les forces de sécurité ». Le procureur de Paris, François Molins, s’est empressé de donner davantage de consistance à cette accusation de « détournement » en lançant des poursuites qui se sont traduites en urgence par 58 convocations au poste de #police, avant d’annoncer au Conseil de Paris des « condamnations exemplaires ».

    Les premières convocations ont eu lieu dès mardi 24 novembre. Des personnes solidaires présentes aux abords du commissariat du bd Bourdon (Paris 4ème) où elles se déroulaient ont été arrêtées avant d’être relâchées.

    Nous apprenions dans le même temps qu’après des #perquisitions opérées en région parisienne dans divers lieux occupés, des manifestants potentiels de la mobilisation contre la COP21 avaient subi - sous prétexte de « lutte contre le terrorisme » - une perquisition mercredi 25 novembre au petit matin....

    Deux des convoqués parisiens ont été placés en garde à vue lors de leur audition au commissariat Riquet ce 25 novembre [6]. Nous avons alors rédigé un communiqué de presse exigeant leur libération immédiate et l’arrêt de toutes poursuites éventuelles.(...)

    #libertés publiques #sécuritaire

    • Une personne convoquée hier matin, 25 novembre, au commissariat Riquet, s’y est présentée et a été presque immédiatement placée en #garde_à_vue. Il était accusé, comme la plupart des autres convoqués, d’avoir participé à une #manifestation_interdite dans le cadre de l’état d’urgence et de faire parti des meneurs de cette manif. Il lui a été signifié par ailleurs qu’il y avait des enquêtes en cours sur l’accusation de « violence contre des personnes dépositaires de l’autorité publique ». Comme la plupart des convoqués il n’a répondu à aucune question. Il est sorti en début de soirée avec un « #rappel_à_la_loi ».

      Amis cameramans ou auxiliaire de police...

      La police avait apparemment peu filmé. Toute l’#accusation de « meneur » notamment reposait donc sur des #vidéos publiées sur youtube et notamment une vidéo d’une vingtaine de minutes de « line presse » intitulée « la manifestation interdite pour les migrants dégénère » ! Aucun visage n’avait
      été floutté. Et ce n’était pas la seule vidéo comme cela. Avant les flics se donnaient la peine d’arrêter les preneurs d’images sur les manifs, de confisquer leur matériel et d’exploiter leurs images. Maintenant ils se contentent de regarder youtube...

      bref, photographes et preneurs d’images en tout genre, faudra pas s’etonner si vous êtes mal reçus la prochaine fois surtout si vos objectifs sont dirigés sur nous...

      par ailleurs une autre garde à vue s’est transformée en déferrement hier soir pour un jeune accusé de la même chose et en plus de #rebellion. d’autres sont encore convoqués aujourd’hui dont une personne au moins au commissariat de Riquet alors qu’elle a déjà été auditionnée à celui de Bourdon...

      LE COPAIN DEFERE PASSE EN COMPARUTION IMMEDIATE CE Jour, 26 novembre RDV 13H AU TGI, l’audience est à 13H30 chambre 23/2.

      Mel reçu.

      #comparution_immédiate

  • La manifestation des migrants de dimanche est interdite : l’inverse d’une réponse - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/la-manifestation-des-migrants-de-4136

    Comme une cruelle et dramatique ironie c’est dans les alentours de la Place de la République que beaucoup sont morts cette nuit. Là où le camp des #migrants avait été évacué quelques heures auparavant.
    En ce jour qui se lève ce matin sur le drame nous joignons nos larmes et notre colère à touTEs les proches des morts comme nous avons joint ces derniers mois, ces derniers jours, nos cris, notre rage et notre énergie avec ceux des migrantEs.

    Ayant été le dépositaire légal de la manifestation prévue ce dimanche et décidée par les migrants de République, j’ai été contacté dans la nuit par la préfecture, puis à nouveau ce matin, me demandant d’annuler la manifestation.

    En réalité cette manifestation, comme tout rassemblement et toute manifestation, est interdite par la préfecture au nom de l’état d’urgence. La préfecture m’a aussi prévenu qu’y compris un rassemblement à Gare du Nord serait dispersé.

    N’étant que le dépositaire légal de la #manifestation il n’est ni de mon pouvoir ni de ma volonté de me substituer aux migrants pour décider de ce qu’ils feront demain. J’informe donc seulement tout le monde que cette manifestation est interdite.

    En janvier dernier nous avions été quelques unEs à refuser de communier dans « l’union nationale » et de se joindre à la manifestation du 11 janvier . Nous refusions alors les réponses sécuritaires. Nous refusions toute unité avec les bouchers de la planète, avec les racistes. Refusant toute hiérarchie dans la compassion face au drame nous avions alors proposé à ceux et celles qui manifestaient malgré tout et « qui le feront par humanisme et ne partagent pas le cynisme de Hollande, Valls et Sarkozy » de brandir des pancartes « Je suis migrantE » en rappelant que, chaque jour, en Méditerranée autant de migrantEs mourraient que le 7 janvier dans les rues de Paris.

    #manifestation_interdite

  • Le droit de manifester aboli par la préfecture ? | Se défendre de la police
    https://collectif8juillet.wordpress.com/2015/02/16/le-droit-de-manifester-aboli-par-la-prefecture

    Nous étions 200 environ à manifester contre les violences policières ce samedi 14 février à Montreuil.

    Au départ, devant le lycée Jean Jaurès, le père de Geoffrey a lu un texte rappelant qu’ici-même son fils avait été gravement blessé au visage et à l’oeil suite à un tir de flashball lors du mouvement contre la réforme des retraites. Ensuite, le collectif huit juillet a rappelé que cette marche s’inscrivait dans une semaine de lutte contre le flashball et les violences policières, initiée par l’Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières. D’autres personnes ayant perdu un proche tué par la police s’étaient également jointes à cette initiative.

    Vers 15h, le cortège s’est joyeusement ébranlé scandant à tue-tête « Mais que fait la police ? Ça crève les yeux ! ». Il n’a pas fallu attendre 300 mètres pour que la police nous bloque et nous encercle à l’intérieur d’une nasse pendant plus de trois heures. Sur ordre de la préfecture, la manifestation était interdite. À l’interdiction s’est ajoutée l’humiliation, quand trois heures plus tard, chaque manifestant a pu sortir de la nasse moyennant une fouille au corps.

    Il y avait des policiers en civil jusque sur les toits, des gardes mobiles, des CRS, des BAC, une cinquantaine de véhicule de police et les effectifs correspondants....

    #douce_France

    #Montreuil #manifestation_interdite (hors de tout cadre légal) #abus_de_pouvoir

  • Un texte des camarades de la Maison de la Grève

    « c’est ni le pied ni la gloire quand tout crame,
    c’est même pas une réponse à la hauteur du drame »
    La Rumeur

    Depuis dimanche dernier, la mort de Rémi Fraisse, tué par la gendarmerie au Testet, a fait la une de tous les journaux. Tout porte à croire que cette « actualité » sera balayée dans les jours qui viennent par un autre scandale, une autre catastrophe, un autre générateur à indignation médiatique – les candidats à la palme de l’infamie ne manquent pas.
    Nous devons refuser de laisser cet événement s’éteindre à petit feu, et Rémi mourir une deuxième fois. Ce qu’il y a d’inacceptable dans cette situation doit porter à conséquences. Des conséquences qui vont bien plus loin qu’un vague moratoire sur l’usage d’un type de grenade offensive et l’abandon du projet de barrage, ou qu’une hypothétique condamnation dans une dizaine d’année des responsables que la justice aura bien voulu désigner.

    Rémi n’est pas « mort pour ses idées », ni comme martyr de la cause anti-barrage. Il est mort de l’application des doctrines et pratiques du maintien de l’ordre. S’il est mort pour quelque chose, c’est pour cet ordre à maintenir toujours plus violemment à mesure qu’il tient de moins en moins par lui même. Comme Bouna et Zyed neuf ans plus tôt, le 27 octobre 2005 à Clichy, comme pour chaque meurtre légal commis par les forces de l’ordre.

    Ce n’est donc pas seulement en tant que jeune défenseur de la nature et opposant à un projet d’aménagement du territoire qu’on doit se sentir directement visé par la grenade OF F1 lancée dans la nuit de samedi à dimanche dans la forêt du Testet. Cela dépasse largement le champ des luttes écolo, et même celui des « luttes politiques ». D’une façon ou d’une autre, tout le monde est concerné, et se doit de réagir. D’abord parce que quasiment tout le monde peut se retrouver confronté à la répression (les raisons sont vastes : lutte, débrouille, fête sauvage, quartier populaire, etc.), et que la mort de Rémi n’est que l’aboutissement ultime d’une même logique, du contrôle judiciaire à la prison, de l’interdiction administrative d’une manifestation aux mutilations aux flash-ball. Ensuite, parce qu’il s’agit bien du maintien de l’ordre auquel chacune de nos existences doit se conformer, et qu’alors chacun se fait complice de la situation en préférant laisser faire.

    On peut ne pas être à l’aise avec l’idée et le fait de s’en prendre directement aux forces de l’ordre dans la rue. On peut même déplorer le bris de vitrines plus ou moins innocentes. Mais d’une part il faut reconnaître ces gestes comme d’authentiques manifestations de colère, et d’autre part il n’y a pas de bonnes raison pour ne pas réagir. Se contenter du retrait du projet de barrage est certainement la plus abjecte de toute. Se croire impuissant confine à la lâcheté. Il y a mille façons de ne pas accepter l’inacceptable. Assiéger les gendarmeries ou les usines d’armement de la police, occuper des places (ou des bâtiments chauffés...), produire et diffuser des textes, des chansons ou des vidéos, etc.
    Les techniques policières, leur armement et leur propagande, visent à nous maintenir passifs. Ceci est un appel à tout ceux qui luttent de manière suffisamment déterminée pour se savoir visé par la répression, un appel à tout ceux qui vivent de manière suffisamment passionnée pour ne pas accepter qu’on donne la mort en leur nom : organisez-vous, organisons-nous, depuis des collectifs de lutte ou des bandes d’amis, des asso de quartier, des lycées, où que vous soyez, pour ne pas laisser passer, pour ne pas plier la tête. C’est certainement dans l’écho entre ces mille réactions, dans la manière qu’elles auront de faire mouvement, que pourra se trouver une « réponse à la hauteur du drame ».

    depuis Rennes, la Maison de la Grève

    MANIFESTATION REGIONALE
    SAMEDI 8 NOVEMBRE 15H PLACE SAINT MICHEL RENNES

    ASSEMBLEE GENERALE
    RENNES-2 HALL B 12H30

    • Un mel des mêmes :

      C’et parti : ils sortent toute l’armada policère et médiatique. Ils interdisent la manif de samedi à Rennes et à Paris, conseille au parents de prendre leur responsabilités, et préviennent qu’ils pourront interpeller. Mais ils croivent vraiement qu’on va rentrer chez nous après des manoeuvres si grossières !
      Et c’est marrant ouest france oublii de dire dans son article qu’il a été révélé hier par mediapart qu’il y a eu une autopsie dans la nuit du 25 au 26 et que les forces de l’ordre ont su tout de suite que Rémi est mort de leur grenade. Donc après avoir menti pendant 4 jours sur la mort de Rémi pour essayer que l’émotion populaire ne prennent pas, aujourd’hui ils usent des moyens de répression.
      On ne va pa rester chez nous : ON GARDE LA RUE !!!
      soyons nombreux samedi 15H place St michel

      #manifestation_interdite #mensonge_d'état