• Enfants dans l’espace public : enquête sur une disparition - URBIS le mag
    https://www.urbislemag.fr/enfants-dans-l-espace-public-enquete-sur-une-disparition-billet-642-urbis

    Où sont passés les enfants ? Dans les rues de nos villes, combien en croise-t-on, cartables sur le dos, et rentrant de l’école ? Combien sont-ils à avoir l’autorisation parentale de jouer dans la rue ? De faire quelques courses dans un magasin proche de leur domicile ? Bien peu. Et même, de moins en moins. Clément Rivière, maître de conférences en sociologie à l’université de Lille, s’est penché sur la façon dont les parents du début du 21ème siècle encadrent les pratiques de leurs enfants dans l’espace public. Récemment publié aux Presses universitaires de Lyon, son travail met en lumière les mécanismes à l’œuvre dans la fabrication des « enfants d’intérieur ». De quoi donner à réfléchir aux urbanistes et plus largement, à tous ceux qui travaillent à la conception et à l’aménagement d’espaces publics pour tous.

    #transport #territoire #ville #enfants

  • Vers une ingénierie de la circularité
    https://metropolitiques.eu/Vers-une-ingenierie-de-la-circularite.html

    Entre manifeste et guide pratique, l’ouvrage de l’urbaniste Sylvain Grisot questionne l’étalement des villes à partir de nos manières de les construire. La paysagiste Alice Riegert nous en livre les pistes saillantes et invite concepteurs et décideurs à revendiquer d’autres gestes. « Cinq terrains de foot artificialisés en France, toutes les heures. » Le constat de Sylvain Grisot est sans appel. En tant qu’urbaniste, fondateur de l’agence Dixit.net et chercheur associé à l’université de Nantes, il #Commentaires

    / #économie_circulaire, #urbanisme, #urbanisme_temporaire, #étalement_urbain, artificialisation des (...)

    #artificialisation_des_sols
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_riegert.pdf

  • Interview : How the « Halo » show’s producers changed the franchise
    https://www.axios.com/halo-show-interview-650891da-30fe-494b-ad86-7cb77bbefa1f.html

    The creators of the new live-action “Halo” streaming series braced themselves for fans who might not be ready to see new versions of characters they’d seen in games for 20 years, the show’s executive producer Kiki Wolfkill tells Axios.

    Je suis dubitatif face aux adaptations qui dérivent de la licence originelle. Lorsque l’on en vient à changer des éléments-clés d’un univers, à quoi bon s’en inspirer ?

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #télévision #adaptation #jeu_vidéo_halo #kiki_wolfkill #paramount_plus #master_chief #pablo_schreiber

  • Knowledge Practices within and beyond Sharing and Commoning Urban Initiatives
    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/frsc.2022.767365

    Within the context of neoliberal cities, with growing levels of housing commodification and space competition, sharing and commoning urban initiatives, within the larger framework of urban social movements, are shaping tactics of contestation. To what extent they represent sustainable efforts to urban commons governance remains largely unexplored. This paper aims therefore to contribute to better understand how practices of solidarity can be maintained beyond their first productive phase and in particular the engagement of social movement and initiatives actors in the production and maintenance of shared spatial resources. To do that, we focus on knowledge practices as a key factor to ensure sustainability of actions within and beyond urban initiatives that engage with and practice (...)

  • Postcolonial Italy. Mapping Colonial Heritage

    Even though the period of Italian colonial rule is long gone, its material traces hide almost everywhere. Explore cities, their streets, squares, monuments, and find out more about their forgotten connections to colonial history.

    https://postcolonialitaly.com

    Exemple, Turin :

    #Cagliari #Bolzano #Florence #Firenze #Roma #Rome #Turin #Torino #Trieste #Venise #Venezia #cartographie #héritage #colonialisme #colonialisme_italien #Italie_coloniale #traces #villes #cartographie_participative
    #TRUST #Master_TRUST

    ping @cede @postcolonial

    –---

    ajouté à la métaliste sur le colonialisme italien :
    https://seenthis.net/messages/871953

  • Frontiers 2022 : Noise, Blazes and Mismatches

    Un chapitre du #rapport dédié au #bruit dans les #villes :

    The chapter titled Listening to Cities: From Noisy Environments to Positive Soundscapes draws attention to noise pollution and its long-term physical and mental health impacts, along with measures that can be implemented to create positive and restorative soundscapes in urban areas.

    https://www.unep.org/resources/frontiers-2022-noise-blazes-and-mismatches

    #soundscape #urban_matter #pollution_sonore
    #TRUST #Master_TRUST

  • Le Contrat de quartier bruxellois, une machine à rénover la ville ?
    https://metropolitiques.eu/Le-Contrat-de-quartier-bruxellois-une-machine-a-renover-la-ville.htm

    Dans son ouvrage sur les Contrats de quartier bruxellois, Mathieu Berger retrace vingt-cinq ans de déploiement de la politique de #rénovation_urbaine. Il met en lumière les enjeux de ces dispositifs qui forgent l’action publique à #Bruxelles. Dans Le Temps d’une politique. Chronique des Contrats de quartier bruxellois, le sociologue Mathieu Berger s’interroge sur l’avenir d’une politique urbaine pour en faire un manuel, « un outil » qui puisse être mis entre les mains d’une diversité d’acteurs : « #Commentaires

    / #politiques_urbaines, rénovation urbaine, #participation, Bruxelles, #Belgique, #ethnographie

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_allagnat.pdf

    • Le Temps d’une Politique

      Ces 25 dernières années, les quartiers bruxellois les plus en difficulté ont bénéficié d’importants financements publics destinés à les rénover et les revitaliser : 550 interventions sur le bâti, 1730 logements créés, 130 équipements de proximité construits, 850 actions socio-économiques menées et un grand nombre de voiries et de places requalifiées. Créé en 1993, le « Contrat de quartier » est rapidement devenu un instrument emblématique de l’action publique bruxelloise et s’est imposé comme une politique structurelle et structurante. Au-delà des nombreux projets et actions réalisés, c’est aussi tout un univers politico-administratif, expert, associatif et citoyen qui s’est construit autour de ce dispositif. Cet ouvrage retrace le déploiement des Contrats de quartier bruxellois sur 25 ans d’existence, à travers une immersion dans le discours, l’imaginaire, le pilotage, l’exécution et l’administration d’une action publique au long cours, saisie à différents moments de son histoire. Les quatorze situations choisies composent la chronique sociologique d’une politique urbaine, de sa naissance à son état de développement actuel, qui pose aujourd’hui d’importantes questions. Le texte qui clôt l’ouvrage est l’occasion pour l’auteur d’interroger les « perspectives temporelles » des défenseurs et des détracteurs de l’outil Contrat de quartier, et d’appeler à un débat public sur la poursuite ou la transformation des politiques de la ville à Bruxelles.

      https://www.civa.brussels/fr/expos-events/le-temps-dune-politique-mathieu-berger

      #contrat_de_quartier #contrats_de_quartiers
      #livre
      #TRUST #master_TRUST

  • La #plateforme Architecture et #Précarités est en ligne !

    Cette plateforme présente les réponses architecturales, urbaines et paysagères aux enjeux de #précarité en France et ailleurs. Ce projet est né d’un triple constat : celui du durcissement des politiques urbaines et des dispositifs d’inhospitalité envers des populations précaires (migrant·e·s, sans-abris, réfugié·e·s, personnes âgées…), et plus largement envers tou·te·s celles et ceux qui parcourent la ville avec plus ou moins de fragilités ; celui de l’existence de nombreuses initiatives pour contrer ces dispositifs et créer des nouveaux lieux d’hospitalité et d’accueil ; celui du manque de visibilité de ces initiatives. Comment rendre visible ces connaissances qui s’accumulent, mais restent si rarement publiées ?

    La plateforme capitalise ces connaissances. C’est un outil qui s’adresse à une variété de protagonistes confrontés à ces problématiques : collectivités, professionnel·le·s de l’aménagement, collectifs et associations, concepteur·rice·s (architectes, urbanistes, designers, paysagistes…), citoyen·ne·s, enseignant·e·s, étudiant·e·s et chercheur·e·s des écoles d’architecture et de paysage.

    Cette plateforme est collaborative : vous êtes invité·e·s à recenser de nouvelles expériences pour les diffuser et enrichir le répertoire (voir la rubrique « Enrichir la base de données »).

    Cette plateforme a pour ambition de créer une sorte de « Musée social du XXIe siècle », à la fois lieu d’archivage, de transmission et de discussion de ces connaissances. Ce projet porte une dimension politique car les expériences recensées constituent des réponses plurielles, localisées, multi-situées et le plus souvent collectives. Elles contribuent à faire exister les publics de la ville dans toute leur diversité.

    La recherche sur la plateforme est possible via le moteur de recherche ou selon quatre entrées : mots-clés, localisation géographique, acteur·rice·s impliqué·e·s, liste des projets. Chacune des interventions a été recensée selon cinq catégories : transformations spatiales ; recherches et publications ; actions sociales et artistiques ; plateformes et collectifs ; expériences pédagogiques.

    https://umrausser.hypotheses.org/20541

    Lien vers la plateforme :
    https://architecture-precarites.fr

    #France #urbanisme #géographie_urbaine #urban_matters #inhospitalité #hospitalité #accueil #aménagement #recensement #liste
    #TRUST #Master_TRUST

  • Community and Commons (Urban Concepts)
    https://urbanpolitical.podigee.io/50-community_commons

    In this first episode of the Urban Concept series, Louis Volont (MIT, Boston) and Thijs Lijster (University of Groningen) discuss with Talja Blokland (Humboldt University, Berlin) the concepts of community and commons and consider implications for urban research and action. The series introduces key urban concepts and reflects on their relevance in the fields of theory, research and politics.

    #urban,political,community,commons,concepts,research,politics,Esposito,Ostrom
    https://main.podigee-cdn.net/media/podcast_13964_urban_political_pdcst_episode_717748_community_and_c

  • #Timelayers

    Use TIMELAYERS to inscribe fragments of the past and projects of the future into physical urban space and help change how we perceive cities.

    TIMELAYERS turns urban space into an immersive exhibition of past and future. The city becomes a museum that preserves and brings to life urban memory of citizens and visitors in an inclusive and participatory process.


    http://timelayers.org

    #palimpseste #visualisation #villes #urban_matter #mémoire #passé #application #smartphone #couches #transformations_urbaines #TRUST #master_TRUST

    via @cede

    ping @fil

  • Dépasser « la ville néolibérale »
    https://metropolitiques.eu/On-ne-sort-pas-indemnes-de-la-ville-neoliberale.html

    Les citoyens ont-ils réellement perdu le pouvoir sur leurs villes ? C’est l’une des thèses des #études_urbaines que Gilles Pinson présente et discute dans un ouvrage publié en 2020. Isabelle Baraud-Serfaty réagit à cette lecture à la lumière de son expérience de consultante en économie urbaine. Entre les deux premiers confinements, Gilles Pinson a publié aux PUF La Ville néolibérale, ouvrage d’une grande clarté et d’une grande utilité pour comprendre les dynamiques urbaines. D’une part, les attentes des #Commentaires

    / #néolibéralisme, études urbaines

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_baraud-serfaty.pdf

  • Translocal Mobilization of Housing Commons. The Example of the German Mietshäuser Syndikat
    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/frsc.2022.759332

    We are currently observing an international trend toward the establishment of non-profit-oriented, collaborative, and self-managed housing models. In this respect, knowledge concerning commoning has been circulating globally with initiatives mutually interacting. This is also true for the Mietshäuser Syndikat, which by now comprises some 171 permanently decommodified houses in Germany and has been transferred to the legal spaces of several neighboring states (Austria, France, Netherlands, and Czech Republic). Against this background, this paper addresses the question of how housing commons such as the Syndikat circulate translocally and what role spatial learning processes and network dynamics play in that regard. Conceptually, the study refers to the spatialities of social movements. (...)

  • Towards Digital Segregation? Problematizing the Haves and Have Nots in the Smart City
    https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/frsc.2022.706670

    Scholars, policymakers, and issue advocates have long pointed to the digital divide and systemic injustices that pervade designs for the smart city. For many, this debate centers around the “haves” and “have nots” and the differences between those social groups. This research problematizes that binary classification and articulates a more nuanced set of social groups. Evidence from surveys and participant observations suggest that the smart city is further segregating urban residents along socio-economic lines. While some users will reap financial and social rewards from digital commerce, recreation and social life, others will be preyed upon, victimized or excluded. This will privilege a small group of elites and allow them to perpetuate digital segregation in the smart city. We close we (...)

  • #Éthiopie, inventer la #ville de demain

    Expédition en Éthiopie sur le chantier d’un nouveau type de ville, qui répond au défi démographique du pays. Conçu par l’urbaniste suisse #Franz_Oswald, l’idée est de construire des #micro-villes à la #campagne, autosuffisantes et durables. Pays à forte croissance démographique, l’Éthiopie, où plus de 80% de la population travaille dans le domaine de l’agriculture, est aussi caractérisée par un exode rural massif. Chaque année, des millions de jeunes en recherche d’emploi émigrent vers les villes, dont Addis-Abeba, la capitale, et y vivent dans la promiscuité et le dénuement des bidonvilles. Face à cette tendance préoccupante, une équipe composée d’architectes internationaux et d’agriculteurs locaux entreprend de réaliser un projet visionnaire, conçu par l’urbaniste suisse Franz Oswald. Leur idée : construire des micro-villes à la campagne, autosuffisantes et durables. Sur le chantier de la cité pilote de Buranest, ce documentaire part à la rencontre des participants, dont le paysan Tilahun Ayelew et l’architecte éthiopien reconnu Fasil Giorghis. Malgré les obstacles culturels et administratifs, une petite zone urbaine autonome en milieu rural voit progressivement le jour, avec un accès à l’eau, à l’électricité, à Internet et à l’école : une expérience source d’espoir pour désengorger les villes.

    https://www.les-docus.com/ethiopie-inventer-la-ville-de-demain
    #film #film_documentaire
    #Ethiopie #urbanisation #exode_rural #BuraNEST #Rainwater-unit #Zegeye_Cherenet #Fasil_Giorghis #architecture

    #TRUST #Master_TRUST

    • #Nestown

      Ethiopia’s present population of more than 90 million people is growing rapidly. In spite of the outstanding economic growth the multi-ethnic state on the Horn of Africa seems to be reaching its limits. It is confronted with inefficient cultivation of land and harmful migration to city centres. It lacks the experience to respond to the growth of its population with a sustainable settlement development approach. In order to develop a model town, the authorities in the Amhara region are working closely since 2007 with NESTown Group, including experts from ETH Zurich. It has been officially decided to implement this urban development proposal.

      The region aims to offer its mostly farming inhabitants a town and house type designed according to local conditions which they can build and manage themselves. The buildings are used to harvest rainwater and are built from local materials such as eucalyptus wood. The developed and tested construction is estimated to cost no more than the equivalent of 2000 - 3000 Swiss francs.

      To realize a sustainable town, other capacities have to be developed: cooperative communal living serving both the public good and the individual households, efficient water management, a productive and ecologically diverse agriculture for food security, continuous education, including appropriate technology transfer.

      By its nature, the implementation of a town is an open ended process emerging at various speeds and scales

      http://www.nestown.org

    • Ethiopia’s Plans to Bridge the Urban-Rural Divide

      Ethiopia’s population has tripled over the past few decades. Millions of farmers are leaving the fields only to end up living in the slums of huge cities. City planners believe they have found a solution — in the remote countryside.

      Stories about people embarking on their future usually start with a departure. But the story of farmer Birhan Abegaz is different. He plans to stay put right where he is in his quest for happiness — a treeless wasteland in northern Ethiopia.

      The crooked huts of his village, Bura, are surrounded by solitary thorn bushes and acacias. Birhan is cultivating rice on a patch of leased land behind his hut, at least during the rainy season. A few months have passed since the harvest. The dry season is here, and the earth is dusty. The Shine River, Bura’s lifeblood, is nothing but a trickle.

      Married with three children, Birhan is only 28 years old, but the hardness of rural life has taken its toll on him and he looks much older. He fetches the family’s water for drinking, cooking and washing from about a kilometer away. The nearest well is on the other side of the highway leading to the provincial capital of Bahir Dar, a two-hour drive away. In the past, many people from Bura and the nearby villages took this road, turning their backs on the countryside in search of a better life in the city.

      What Can Keep the Farmers in the Countryside?

      Since the 1970s, Ethiopia’s population has more than tripled, going from 30 million to over 100 million. In the countryside, overpopulation is leading to the overuse and overgrazing of fields and deforestation. More and more people are moving to the big cities, which are growing faster than the rest of the country. The provincial capital of Bahir Dar had about 60,000 inhabitants 30 years ago, but today it has 350,000. “Apartment buildings, streets, the drinking-water supply and the entire infrastructure can’t keep up with this tempo,” says Ethiopian city planner and architect Zegeye Cherenet.

      As a result, new arrivals end up living on the streets or in slums. In the early mornings in Bahir Dar, dozens of ragged young men stand at the intersections in the hope of picking up work as day laborers. In the evenings, their sisters and mothers go to the square and wait for johns.

      That’s supposed to change now, and the starting point is to be the barren wasteland next to the village of Bura. Birhan points to a construction site next to the highway. His new house is being built there, constructed out of eucalyptus wood and clay bricks. It’s supposed to be the first of many. An entire town is to be built here — with a school and a training center where the farmers from the surrounding area can learn new skills, which they can then put to use to earn money. The newly founded municipality, which is to gradually grow to around 15,000 residents, is called Buranest. The idea behind the project is that the city must come to the farmers in order to keep the rural population from flooding into the cities.

      The project is called Nestown, short for New Sustainable Town. The plan was primarily devised by Franz Oswald, a former professor at ETH in Zurich, and sociologist Dieter Läpple, the doctoral supervisor of Ethiopian city planner Cherenet at Hafencity University in Hamburg.

      Urbanization without Rural Depopulation

      An entire network of this new type of settlement is to be built as part of Ethiopia’s Nestown project — half village, half town. The inhabitants are to form cooperatives to build and run their towns themselves, as well as to make and sell agricultural and handcrafted wares. “The residents can remain farmers, which is familiar to them, but also simultaneously learn urban skills,” says Cherenet. Rural towns like Buranest are meant to keep the people in the countryside by offering them local opportunities like the ones they are moving to overpopulated cities to search for in vain.

      Work on the project began five years ago. First, model houses were built to show the skeptical farmers how useful it can be to have stable foundation walls, cisterns and toilets. The region’s usual dwellings are huts made of twigs, mud and cow dung — crooked housing often described as “dancing houses.”

      Birhan proudly opens the hatch of his cistern. He dug the pit for it together with his new neighbors. His home is also almost complete, a kind of row house that shares a large corrugated iron roof with the adjacent buildings. During the rainy season, the rainwater will drain into the cisterns using constructions called Rain Water Units (RWU). “With the water I can have not just one harvest per year, but several,” he says. A garden is being planted behind the house and his five cows “will even get their own shed.” Earlier, the animals lived in the old hut, under the same roof as the family.

      The construction style is unconventional for the region: The houses are two stories high, with a family housed on each floor in order to take up as little land as possible. Fertile land is valuable. One-half of a row house costs 75,000 Ethiopian birr, or about 2,200 euros, which is being financed partly through loans and partly with donations.

      The River Flows All Year Round

      The training center has been built on the village square — a building with cheerful red and green walls. The farmers will learn how to process food here, as well as household management and the basics of accounting. Their children are to take computer courses. Like his neighbors, however, Birhan has never been to school and doesn’t know how to read or write.

      A school, health center and church are to be built in the next construction phases — all largely by the new inhabitants. Swiss aid organization Green Ethiopia has planted a large vegetable garden as well as trees on the streets and along the banks of the Shine. For the first time in decades, the river is now flowing all year round.

      The rapid population growth has also left scars on the area surrounding Birhan’s village, Bura. The source region of the Shine River, 20 kilometers away, had been deforested, the fertile soil carried away by wind and storms. Since 2012, Green Ethiopia has planted almost 3 million trees on the hills of Lobokemkem. The organization also pays the local farmers to stop grazing their animals there.

      After five years, the successes are visible: The trees reach up to 5 meters high and a thin layer of topsoil has formed, with grass growing on top of it. Tree and grass roots hold down the soil. At several spots, the groundwater trickles out even in the dry season, which hasn’t been the case in two generations. Downriver, in Bunarest, there is enough water for the new gardens despite the drought. They are one of the most important foundations for the further development of the town. “What must I do to build a city? First, I plant a forest,” says Franz Oswald, summing up the seemingly paradoxical principle.
      The tree nursery is also part of the project. People from the region work here and raise the trees that are to be planted in Buranest.

      The Biggest Obstacle: Neighbors’ Skepticism

      Birhan Abegaz is already planning his transition away from farming to a life as an urban dweller. If one day he manages to get more land, he wants to plant more vegetables “and then open a restaurant,” he says. His family could work there. He hopes that his kids “can learn and have better career options. They shouldn’t remain farmers like me.”

      But his patience is repeatedly being put to the test. As a future urban dweller, he is dependent on the developments taking place around him. He is reliant on his neighbors. His house, as well as the first general construction phase, was supposed to be finished last year. The date has been pushed back repeatedly.

      It should be ready soon, but it’s hard to make predictions in Ethiopia. The cooperative of carpenters and stone masons, which was founded and trained specifically for the construction of the residential buildings, had to be dissolved again because as soon as they had their diploma, many of the trained tradespeople disappeared to find their luck in Bahir Dar or elsewhere. As a result, the construction site remained quiet for a year. The training center with the red-green exterior wall may be finished, but it remains empty because the local authorities are unable to agree on who will pay the instructors.

      Growth is nevertheless happening in Buranest, though not along the banks of the Shine where the planners had initially intended. The actual new town center has developed to the left and right sides of the highway. A kiosk has opened there, as well as a bar. About 300 people have built their traditional “dancing houses” there out of mud and twigs. Buranest, a city under construction, has attracted them from the surrounding villages, but most are still hesitating to sign onto the project. They shun the 40-euro fee for joining the cooperative, and an urban life with electricity and toilets in little sheds in front of the houses still seems alien and unfamiliar.

      The Government Wants to Build Thousands of New Towns

      Although the new settlement isn’t growing according to the Buranest planners’ intentions, they aren’t too bothered by it. The fact that so much is being built informally, says Dieter Läpple, is a sign that the people believe in the settlement’s future. He now hopes for what the founders call the “propaganda of the good deed” — that once families have moved into their new homes with water and gardens, neighbors will also soon recognize the advantages. The decisive factor, Läpple says, will be whether “the population makes the project theirs.”

      The government in Addis Ababa is already on board. In the city of 5 million, up to 80 percent of residents live in slums, according to UN estimates. And although migration into cities and urbanization used to be considered taboo, that’s no longer the case. By 2020, the Ethiopian Ministry of Urban Development and Housing wants to turn 8,000 rural settlements into “urban centers.” The government already has a concrete role model for their plans: Buranest.

      https://www.spiegel.de/international/tomorrow/ethiopia-plans-to-build-8000-new-cities-in-countryside-a-1197153.html

  • Budgeting Justice. Cities must empower historically marginalized communities to shape how public funds are spent

    During the summer of 2020, protestors demanded that George Floyd’s, Breonna Taylor’s, and too many others’ murderers be charged and convicted. They also demanded that cities nationwide defund the police. The Black Lives Matter uprisings provoked intense conversations regarding systemic racism in U.S. policing and foregrounded the need for institutional reforms.

    In the year since, responses have been woefully inadequate. Though Derek Chauvin was found guilty of killing Floyd, the prosecution’s case hardly mentioned race. Beyond his conviction, cities around the country issued apology statements for institutionalized racism—acknowledging the role of urban planners in redlining and the disinvestment of Black communities—and formed commissions for racial justice. But the results have been disappointing. The Philadelphia commission on Pathways to Reform, Transformation, and Reconciliation, for instance, only launched economic programs aimed at Black small business owners, not wage workers, freelancers, and the unemployed.

    These top-down moves give companies and governments a semblance of righteous action, even as they leave intact the histories and structures that enable police violence. They fail to redistribute funds away from police departments and toward new visions of community safety, freedom, and spaces where all individuals can thrive.

    To address police brutality, cities need budget justice: public budgets that give historically marginalized communities resources to address their needs. Budget justice requires a new sort of democracy that emphasizes three points of practice: first, budgets are moral documents that make explicit what communities choose to divest from and invest in; two, direct democracy must engage everyday constituents, rather than elected representatives, in a range of decision-making conversations and actions about collective needs; three, micropolitics must reshape the rules and expectations regarding whose knowledge, expertise, and lived experience shapes state policy and collective action.

    Policymakers usually make budget decisions behind closed doors. When elected officials do make public budgets transparent, they often present them as neutral documents and claim that “numbers don’t lie.” Budget numbers do, however, often obfuscate our everyday circumstances and needs. For example, without a sense of historical data or where exactly money is going, it would be difficult to discern whether additional funds for a particular school benefit all of the students, barely make up for the prior year’s budget cuts, or add amenities for a small selection of honors students. While public budgets are often portrayed as technical and impersonal, they are moral documents that reflect specific public values and theories of government.

    Taking cues from the platform articulated by the Movement 4 Black Lives, focusing on the budget part of budget justice prompts communities to articulate divest-invest strategies that redirect money away from expenditures the community doesn’t value and toward those it does. For instance, in the summer of 2020, protestors camped out in front of City Hall for more than a month, asking the New York Mayor and the City Council to cut the police budget by $1 billion and instead invest in community care: healthcare and social services, child and elderly care, and well-maintained streets, gardens, parks, and public spaces. Although the police eventually cleared the encampment, the monthlong Occupy City Hall protests significantly shaped the 2021 fiscal year budget, with more than $865 million in cuts to the police department’s operating expenses compared to the 2020 budget. (DeBlasio explicitly acknowledged the protests’ impact by including lower fringe benefits in his calculations, so that he could claim $1 billion in cuts.) The defund the police aspect of budget justice has received attention and deservingly so, but we also need new tools to meaningfully redistribute and invest money. In my work with activists, I have heard laments on how communities must articulate a vision of the different worlds we should work toward. Demands would then concern not just community safety and violence prevention, but all policy domains shaped by racial and class inequalities.

    We cannot expect such ideas to come from policymakers and those in power. Those most impacted by over-policing, carceral capitalism, unaffordable housing, and underfunded schools must make budget decisions. Likewise, many of the participants in the current uprisings against police brutality argue that voting is not enough; they claim that demographic or descriptive representation and placing “Black faces in high places,” as Keeanga-Yamahtta Taylor writes, have not addressed racial inequalities nor stopped the killing of Black Americans. Empowerment entails more than fighting voter suppression and fixing the electoral college. The road to budget justice emphasizes new modes of democracy—such as citizens’ assemblies and mini publics—that give participants opportunities for deliberation, not just picking from ready-made menus of policies or ballots.

    Our greatest challenge is breaking out of the confines of our popular imagination in radical ways and creating new social, economic, and political relations. As public policy is currently governed by racial hierarchies and neoliberal logics of competition, deservingness, respectability politics, and individual responsibility, struggling communities are too busy competing against one another to build a better world. Logics of competition undergird means-tested services for unhoused people, for instance, and expanding opportunities for bootstrapped hard work (through “uplift” and entrepreneurial mindsets, education, cultural competence, or plain hustle and “grit”). These are all formulated inside the box of austerity and mainstream liberal inclusion.

    We need new models altogether for grants and urban planning. We must demand substantively different models for affordable housing, schools, and public space. This asks cities to not just improve the numbers (of Black enterprises) in the current system, but to change the relationships between real estate developers, residents, and urban planners. In other words, this requires each of us to engage our communities’ experiences with racial capitalism and then change the criteria that determines the beneficiaries of current public policies and budgets.

    Changing these relationships begins with micropolitics, or what others have called prefigurative politics, which occurs outside official voting and formal advocacy. It involves mutual aid collectives, neighbors helping neighbors without asking for their résumés or histories of suffering, and constituents allocating funds to policies and projects that address community needs. It involves paying attention to community members’ local knowledges and lived experiences. The work of micropolitics reshapes participants’ class and racial subjectivities—the stories we tell ourselves about the positions we hold in social hierarchies and the roles we play vis-à-vis the government and one another. Realizing budget justice requires that community members themselves articulate the criteria we wish to live by, forwarding new logics of collective care and community control.

    The contemporary goal of budget justice attempts to pay tribute to the idea of abolition democracy W. E. B. Du Bois examined in Black Reconstruction in America (1935) almost ninety years ago. In recent decades, Black feminist, intersectional, queer, indigenous, critical race, and anticolonial scholarship have pinpointed just how systemic hierarchies persist in the afterlives of slavery and empire. As Harsha Walia writes, abolition democracy also demands the “imagining and generating of alternative institutions . . . prefiguring societies based on equity, mutual aid, and self-determination.” This project of world-building must be rooted in on-the-ground community organizing and participatory democratic experiments.

    Attempts to realize budget justice already exist. A number of cities, such as Los Angeles, Nashville, and Seattle, have articulated new funding priorities in lieu of policing. This has occurred against the backdrop of the COVID-19 pandemic, as the U.S. government has failed to coordinate adequate testing, protective equipment, and epidemiologically sound guidance, as well as offer support during remote schooling, job loss, and massive loss of life.

    Integral to such efforts is participatory budgeting (PB), a process by which residents, rather than elected officials, allocate public funds. Since it first began in Porto Alegre, Brazil in 1989, PB has spread to over 3,000 cities worldwide. In past cases of PB, diversity in participation by gender, income, and racial background contributed to the legitimacy, continuity, and redistributive potential of the processes. In the United States, PB has spread from a single local process in 2010 to over 500 currently active district, city, or institutional processes. PB attempts to give stakeholders an opportunity to draw upon their knowledge of local needs, articulate proposals, interact with neighbors, deliberate over priorities, and select—not just consult on—which proposals receive funding. In so doing, it lays out budget questions in tractable ways and helps individuals understand how city bureaucracies work. But some researchers have argued that PB has morphed from an empowering and democratizing process into a politically malleable, innocuous set of procedures that reflect subtle domination by elites or legitimize pro forma decisions by policymakers. Indeed, PB can be misused to reinforce existing racial hierarchies.

    New York City has the country’s largest PB process by far; since 2012, New Yorkers have decided how to spend more than $250 million on almost 1,000 projects through PBNYC. I draw on a decade of fieldwork on PBNYC to ground my ideals of budget justice, the limits and uses of the groundwork laid thus far, and how communities might build upon PB processes for budget justice.

    I conducted fieldwork in East Harlem, where residents gathered at PB assemblies and met in school cafeterias and auditoriums to discuss what they wanted to spend public funds on. A middle-aged white man from the Upper West Side had walked across town to come to a neighborhood assembly and pitch new amenities for his daughter’s school. As he listened to mostly Asian American, Latinx, and Black neighbors, especially elderly ones, talk about the need for laundry in their buildings and the neighborhood’s largest concentration of public housing in the country, he changed his mind. He decided to withdraw his proposal for his daughter’s school and instead help his neighbors advance their proposals.

    Through exchanges such as these, communities around New York have used PB to articulate and reprioritize funding allocations. An analysis by Carolin Hagelskamp, Rebecca Silliman, Erin Godfrey, and David Schleifer shows that from 2009 to 2018, capital spending in districts with PB were markedly different from those without. Schools and public housing, for instance, received more funding, while parks and housing preservation received less.

    Whereas electoral politics typically engage the “usual suspects”—higher-income, older constituents—PB engages traditionally marginalized constituents, including youth, formerly incarcerated constituents, and undocumented immigrants. The first citywide rulebook dictated that anyone over sixteen who lives, works, attends school, or is the parent of a student in a district could participate in neighborhood assemblies and project-vetting, and residents over eighteen, including undocumented immigrants, could vote on the allocations. Enthusiastic and strikingly fruitful youth participation in neighborhood assemblies then convinced adults to lower the PB voting age to sixteen and the participation age to fourteen in 2012. The voting age has been lowered almost every subsequent year, now standing at age eleven.

    Research coordinated by the Community Development Project shows that nearly one-quarter of people who voted in NYC’s PB process were not eligible to do so in typical elections. Carolina Johnson, H. Jacob Carlson, and Sonya Reynolds found that PB participants were 8.4 percent more likely to vote than those who had not participated in the process; the effects are even greater for those who have lower probabilities of voting, such as low-income and Black voters.

    Indeed, participants repeatedly stated that the PB process allowed them to engage in discussions with neighbors they otherwise wouldn’t have met, the proverbial “other” in deliberations. They emphasized PB’s deliberative nature, its encouragement to exchange ideas and compromise. This differs from electoral politics, even for those already politically active. For one participant, the combination of working with others unlike herself and working toward binding budgetary decisions gave the PB process a sense of impact lacking in her usual civic engagement.

    My interviews with PB participants revealed the potential for alliances between groups of residents and organizations who might usually lobby for funds independently. They spoke to how the PB deliberations allowed them to emphasize more than one aspect of their lives and identities—for example, as African Americans, Harlemites, parents, public housing residents, or sports fans—and emphasize issues of intersectionality, rather than a single identity of race, gender, or other social axes. More than one interviewee stated that, like the Upper West Side resident, they ended up backing projects they would not have otherwise thought of or supported.

    PB thus serves as a necessary, though incomplete, node in a larger ecosystem of participation and mobilization for budget justice. I highlight three takeaways:

    First, PB must be expanded and deepened beyond its current design. The East Harlem exchange previously described could not have transpired even two years later, after City Council lines were redrawn in New York (East Harlem was zoned to be in the same district as lower-income South Bronx neighborhoods, rather than higher-income Upper West Side ones). That district’s PB process thus lost much of its redistributive potential. Unless the funds and scopes of projects are substantially expanded, PB remains the exception to how municipal budgeting usually works: a way for constituents to voice concerns, let off steam, and see some of their ideas come to fruition while most of the budget remains opaque and predetermined. (In the 2019-2020 cycle, New York City Councilmembers devoted over $35 million to the PB process. That year, the city’s budget totaled $96 billion dollars.)

    Second, by focusing exclusively on the invest side of the equation, PB will remain incomplete. It thus risks propagating the myth that the problem is a scarcity of funds, rather than austerity as a policy. PB in the United States is not consistently tied to explicit questions of funds’ origins; eligible funds are often those deemed easy, limited, regressive, or discretionary. In Vallejo, California, the citywide PB process allocates proceeds from a sales tax. Other PB funds have come from Community Development Block Grants. In other places, community groups have campaigned for PB processes to allocate the proceeds of court cases where firms had to pay hefty damages. In New York current PB funds come from City Councilmembers’ discretionary budgets; when the pandemic hit, all but a few paused their PB processes. In 2018 a referendum to change the City Charter and establish a mayor coordinated PB process was approved by a landslide, but Mayor de Blasio failed to adequately fund it. PB must be tied to larger policy campaigns, individual projects (as with Seattle’s Solidarity Budget), progressive tax policies, and divestments and investments.

    Third, PB deliberations were profoundly shaped by micropolitics, namely how participants related to each other and to civil servants and city bureaucrats, as well as whose arguments and proposals were deemed credible. PB deliberations could perpetuate existing inequalities without attention to epistemic justice—actively questioning what bodies of knowledge are counted as rational, true, and valuable and who is seen as an expert. In PB this concerns how city bureaucrats sideline local knowledge in favor of technical knowledge. In issues related to budget justice, someone with lived experience should be considered an expert on their own environments as much as someone who has crunched quantitative policy analyses or studied the law. Without attention to epistemic justice, technical experts can reject project ideas with significant community support.

    These are not simply quibbles about institutional design, but about power. On whose terms and to what ends is PB carried out? These are questions of quality as well as size and scope.

    Even if the entire New York City budget were subject to a participatory process, to what extent does the process enable constituents to forward project proposals that combat dominant discourses on what New York needs? To be sure, the city government’s budgeting becoming more transparent does not render it liberatory. In particular, the prevalence of surveillance cameras among New York City PB projects, especially in public housing, highlights PB’s limited power in contesting racist logics of austerity. Thus far, these surveillance camera projects have won funding every year.

    These PB projects prompted debates in neighborhoods with changing demographics, deep inequalities, and new real estate developments—in other words, vulnerability to hyper-gentrification and displacement. Long-term residents felt that the surveillance cameras were yet another sign that they were being pushed out and local budgets were being used to make newer, wealthier residents feel safe and welcome. Many residents believe that new residents—less likely to be Black or Brown—voted for these surveillance cameras operated by the New York Police Department.

    But participants of color also advocated for surveillance cameras. These proponents reported that they did so because their visions of community safety included greater police accountability and economic support as well as surveillance. In their proposals, it was crucial to include both bottom-up accountability and access to the video footage captured by cameras. PB should allow constituents to shape both what programs are administered and how. Interviews suggested that the more robust, nuanced proposals had been dismissed, whittled down, abandoned, or improperly implemented during the PB process.

    By contrast, when implemented well, PB can help communities articulate proposals that tend to everyone’s safety. In one Brooklyn district, local participants reached out to members of historically sidelined communities and translated proposals into formal, technical language deemed “proper” by city bureaucrats. They also convinced their local Councilmember to make more creative proposals—with no current precedent in the existing city budgets—eligible to receive PB funds. When hate crimes rose after the 2016 election, innovative projects funded through PB in this district included bystander/ “upstander” training for residents to safely intervene when they witness harassment or violence. Residents also voted to fund self-defense workshops by and for Bangladeshi and Muslim women.

    This stands in contrast to the national and ostensibly progressive responses to anti-Asian violence. The March 2021 shootings in Atlanta spas prompted Congress to pass the COVID-19 Hate Crimes Act with rare, bipartisan support. However, the Act solely serves to allot more grant money to law enforcement agencies nationwide. In May President Biden signed it into law and deemed it a triumph against hate. This differs greatly from how members of affected communities would go about implementing change.

    PB entails tough conversations on the intersection between policing and gentrification, the availability of health and employment services, and how community safety policies should be executed and implemented. In this case of rising anti-Asian violence, it also entails conversations on whether additional policing would actually prevent individual acts of hate or address the white supremacy and austerity that sow systemic violence. The sorts of conversations that yielded the Muslim women’s self-defense workshops in Brooklyn, for example, also touched on histories of anti-Black urban policies, the War on Terror and anti-Asian xenophobia, and contradictions in popular discourse about Asian Americans as both model minorities and “foreigners.” Face-to-face dialogue and brainstorming help neighbors assist one another in concrete ways and articulate new roles based on solidarity, without fomenting racial resentments or hierarchies of oppression.

    The questions raised in PB deliberations prompt fraught conversations on race and class. Native-born, white residents report higher incomes than other residents. Moreover, higher-income, higher-educated residents may have the social networks and legal skills to navigate bureaucratic regulations more easily in municipal budgeting. Race continues to serve, as Stuart Hall put it, as a fundamental “modality in which class is lived. It is also the medium in which class relations are experienced.”

    Despite significant limitations, we know that PB is doing something in New York—if only because some city officials work so hard to contain it. Indeed, the most impressive and important impacts of New York’s PB process have not been the winning projects themselves. Rather, they lie in PB’s spillover effects and the changes prompted by the process itself.

    For example, from 2011 to 2013, parents and students were upset about putting PB discretionary funds toward school bathroom stalls, which felt like a basic need. The PB process mobilized them around this issue; in 2014, the Department of Education doubled its allocation for school bathrooms explicitly because of PB. By 2018 PBNYC had also sparked over $180 million in additional spending on specific, community-articulated priorities, such as air conditioning and bathroom repairs in schools. In another example, a former parent-teaching association (PTA) president angered by her wealthy school’s aggressive campaign in the local PB process led her to create a new organization explicitly aimed at helping PTAs at lower-income schools access funding.

    PB helps set new precedents for both spending priorities and how city agencies operate, and it helps to change residents’ expectations for city policymaking. For example, in addition to spending its budget differently, the Parks Department’s experiences with PB led it to design new websites to make it easier for residents to track its expenditures, including not-yet-implemented ones.

    When—as in the school bathrooms and PTA cases above—PB’s limits leave participants frustrated, indignant, and angry, the process has also trained constituents to want, demand, and fight for more. PB can hence serve as site for politicization. One participant, for instance, had never worked on a community issue before; she built upon her PB experiences to become a member of her public housing tenants’ union and then a tenant organizer, winning significant concessions for her housing project.

    PB can thus contribute to budget justice when it is tied to mobilization and ecologies of care. Indeed, many of the New Yorkers now active in mutual aid efforts during the pandemic became adept at non-hierarchical organizing and decision-making through PB, and several of the more recent PB projects funded during the pandemic, such as diaper distribution centers throughout Brooklyn, build upon mutual aid networks. Communities can only achieve budget justice if we combine seemingly disparate forms of resistance and care in strategic ways with a clear eye to the future. In so doing, we conceptualize democracy not as a set of institutions, but a set of practices and situated solidarities.

    https://bostonreview.net/articles/budgeting-justice/#

    #villes #budget #justice #budget_participatif #démocratie #TRUST #Master_TRUST #budget_public #aménagement_urbain #urbanisme #justice_budgétaire

  • Treize Minutes Marseille - Frédéric Audard Transport : et si la solution venait des Suds ? - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=fXijWG62YyE

    Treize Minutes Marseille⏱️ Découvrez ces conférences pluridisciplinaires nerveuses, et sympathiques qui donnent treize minutes à six chercheurs pour raconter leurs recherches et entraîner le public dans un butinage intellectuel et convivial. Allant des sciences humaines et sociales aux sciences expérimentales et dans un décor créé pour l’occasion, ces petites conférences s’adressent à tous.

  • MORTAL CITIES. Forgotten Monuments

    A revealing study of the effect of war damage on inhabitants of a city and on the potential of architecture and urban design to reconcile people with the loss of urban structure and cultural symbols.

    As a child, architect #Arna_Mačkić experienced firsthand the Bosnian civil war, and with her family she fled her native country for the Netherlands. In 1999, she was able to visit Bosnia and the city of #Mostar again for the first time to witness the utter devastation - the war had left seventy percent of the buildings destroyed. This experience inspired Mačkić’s research to explore the emotional effects of war damage on a city’s inhabitants and the possibilities for rebuilding collective and inclusive identities through architecture.

    The book Mortal Cities and Forgotten Monuments tells a moving story of architecture and history. The first two parts of the book provide historical background on the war in Bosnia and its relationship to the built environment of the region. The final section demonstrates Mačkić’s ideas for architectural interventions, applying a new design language that goes beyond political, religious, or cultural interpretations - an openness that allows it avoid tensions and claims of truth without ignoring or denying the past. Using this as a foundation, she proposes designs for urban and public space that are simultaneously rooted in ancient traditions while looking toward the future.

    https://www.naibooksellers.nl/mortal-cities-and-forgotten-monuments-arna-mackic.html

    #livre #ruines #villes #urban_matter #géographie_urbaine #mémoire #guerre #Arna_Mackic #Mackic #Bosnie #architecture #identité #histoire

    via @cede

  • #Parcoursup arrive au niveau master et s’appelle #TTM (#trouve_ton_master)...

    Quel master après ma licence ?
    « trouvermonmaster.gouv.fr » regroupe l’intégralité des diplômes nationaux de master proposés par les établissements d’enseignement supérieur en France.

    https://www.trouvermonmaster.gouv.fr
    #parcours_sup #sélection #master #université #études #études_universitaires #facs #ESR #France #centralisation #enseignement_supérieur

    –—

    voir aussi le fil de @marielle :
    https://seenthis.net/messages/937761

    • Un thread sur twitter de L’Alternative, union syndicale et associative :

      Le contexte : depuis 2016, les facs peuvent (et sauf dérogation, doivent) sélectionner en M1. Panneau chantier
      La plupart des facs qui ont essayé d’échapper à cette réforme se sont faites rattraper par le sous-financement : y a pas assez de profs, donc on sélectionne.
      Du coup, c’est la catastrophe, comme à #Nanterre (l’une des univ. les plus sous-dotées) avec le scandale des #SansFacs.
      Et comme ces milliers de drames des #ÉtudiantsSansMaster : l’an dernier, 12 000 étudiant⋅es ont fait un recours après avoir vu tous leurs vœux refusés !
      Heureusement, @VidalFrederique
      a une solution !
      La ministre vient d’annoncer un grand plan d’investissements pour recruter des enseignant⋅es et accueillir tou⋅tes les étudiant⋅es qui ont le droit de poursuivre en Master. Sac d’argentSac d’argentSac d’argent

      Hahahaha, non bien sûr, on rigole.
      Le ministère, donc, modifie #TrouverMonMaster, plateforme initialement créée pour les étudiant⋅es recalé⋅es, pour en fait un #Parcoursup des Masters.
      Faut dire que ça avait si bien marché, Parcoursup.
      Et depuis quelques semaines, les responsables de parcours se voient demander de remonter tout un tas d’infos, en plus des « capacités d’accueil » de chaque formation.
      Tout ça « avant Noël », alors qu’on n’a aucune info fiable pour l’instant...
      https://education.newstank.fr/article/view/233766/evolution-portail-trouver-master-modalites-deja-actees-points-enc
      Hier, @ASBarthez
      a enfin pensé à informer les organisations étudiantes. Un certain nombre de rumeurs ont donc été clarifiées.
      À commencer par le calendrier de la procédure.

      Voilà donc une réforme majeure, extrêmement technique, impliquant un travail monstre des enseignant⋅es, présentée en novembre pour une publication des textes en décembre, et une mise en place début février.

      D’ailleurs, au départ, c’était prévu pour 2023 cette histoire :
      https://www.letudiant.fr/etudes/3es-cycles-et-masters/trouvermonmaster-deviendra-une-plateforme-unique-de-candidature-en-2023.ht
      Mais il faut croire que l’agenda d’@EmmanuelMacron
      vaut plus que le sort de quelques centaines de milliers d’étudiant⋅es.
      Bon, donc c’est n’importe quoi, comme le rappelle très justement une motion lilloise : https://twitter.com/janine_bd/status/1460983980354904083
      On pense aussi à « l’effet Parcoursup » qui poussera les [diplômes privés valant] licences à surnoter pour placer leurs étudiant⋅es sur le marché des Masters.
      Revenons aux infos.
      Tous les masters seraient donc concernés, mais... pas tou⋅tes les étudiant⋅es ! Les candidat⋅es étranger⋅es (et sans doute les redoublant⋅es) passeront par une procédure interne. Encore un cadeau pour les personnels qui auront à gérer ça.
      La première inconnue, c’est le nombre de vœux. Il sera fixé par arrêté, nous dit la DGESIP.
      La rumeur, elle, parle de Touche dix vœux maximum.
      Rien n’indique, pour l’instant, si les étudiant⋅es pourront hiérarchiser leurs vœux.
      À en croire la description de la phase d’admission, ce serait le contraire (un système à la #Parcoursup sans hiérarchisation) : l’étudiant⋅e reçoit des propositions au fil de l’eau, et donne sa préférence ensuite.
      Enfin, le recteur pourra toujours être saisi par les #ÉtudiantsSansMaster et, on l’espère, aura un peu plus de visibilité pour les affecter — ça pourrait être le seul avantage de la réforme...
      Et voilà donc tous les établissements en train de se demander comment fixer des « attendus » pour les masters...
      Voici un exemple, issu de la CFVU d’une université.
      On lit même que des concours d’entrée pourraient être mis en place : pour rappel, c’est bien prévu par la réforme de 2016...
      Et voilà le retour du problème central de la sélection en master : elle sert surtout à favoriser quelques formations « d’élite ».
      Voilà où on en est. Alors, on fait quoi ?
      On demande le report de la réforme à 2023, comme le revendique le @SgenCFDT : https://www.sgen-cfdt.fr/actu/evolution-du-portail-trouver-mon-master-le-sgen-cfdt-demande-le-report-a-l
      Certainement, mais ça ne nous semble pas suffisant parce que le problème est ailleurs.
      Le problème, c’est toujours le même : quelques formations sur-financées veulent sélectionner drastiquement, pendant que la masse des masters crève du sous-financement de l’enseignement supérieur.
      On peut bien réformer, jouer les admissions en Master à pierre-feuille-ciseaux ou à la roulette russe, ça ne changera : RIEN.
      Et c’est pour ça qu’il faut :
      Flèche vers la droite l’abandon de ce projet stupide, bien sûr,
      Flèche vers la droite mais surtout les financements pour accueillir tout le monde.
      Non ?

      https://twitter.com/AlternativeESR/status/1463615225610047490

    • Communiqué SNESUP FSU, 30.11.2021
      Plateforme “trouvermonmaster.fr”, une consultation ministérielle pour la forme et une sélection renforcée !

      À contre-courant de la nécessité d’augmenter les capacités d’accueil et de consolider le droit à poursuite d’études, la ministre Frédérique Vidal a décidé de faire évoluer le site d’information officiel de l’offre de Master “TrouvermonMaster.gouv.fr” vers une plateforme de choix et d’affectation, calquée sur le modèle de Parcoursup, qui devrait être effective dès février en vue de la rentrée 2022. Depuis plusieurs mois, la DGESIP a consulté la CPU et le réseau VP CFVU et n’a pas jugé bon d’en informer les organisations syndicales alors que les responsables de master sont déjà sollicité·es pour saisir sur la plateforme les attendus et les mentions de licence compatibles avec celles de master. Les textes réglementaires ne sont pas publiés mais les choix gouvernementaux sont déjà arrêtés et les solutions techniques verrouillées.

      Pour le SNESUP-FSU, la situation actuelle n’est pas satisfaisante et la plateforme actuelle doit être améliorée ; la situation des étudiant·es sans place en master, dont le nombre croît d’année en année, est inacceptable. Mais la solution envisagée de calquer le système d’affectation sur celui de la plateforme Parcoursup ne l’est pas plus. Les problèmes et dérives que celle-ci a engendrés à la fois pour les jeunes et les personnels sont nombreux : tri social, anxiété, bureaucratie, abandon.

      Le projet de transformation en profondeur de cette plateforme consiste à construire un barrage pour limiter le nombre d’étudiant·es en master en dépit de l’augmentation de la population étudiante et à accroître la sélection en master. En ne faisant porter l’examen des candidatures que sur une partie du parcours, comme c’est le cas au lycée, il fait peser le risque d’une dévalorisation du diplôme de licence en vidant de sa substance le dernier semestre. Il entraînera également une surcharge de travail pour les équipes pédagogiques et des difficultés de traitement des dossiers.

      Pour le SNESUP-FSU, la nouvelle plateforme d’affectation “TrouvermonMaster.gouv.fr” doit avant tout tenir compte des souhaits des candidat·es et permettre aux équipes pédagogiques de privilégier l’humain sur l’algorithme dans l’examen des candidatures. Construire une plateforme master sur le même modèle que Parcoursup, c’est faire peser les conséquences de la politique éducative austéritaire du gouvernement sur les étudiant·es de licence en les culpabilisant de ne pas être retenu·es dans le master de leur choix.

      Le calendrier du ministère est intenable et met les personnels concerné·es dans une situation de tension inadmissible et incompatible avec les moyens humains insuffisants et le calendrier universitaire.

      Le SNESUP-FSU exige la suspension de la mise en oeuvre de ce projet pour entrer dans une réelle concertation pour une toute autre plateforme donnant une meilleure visibilité de l’offre de formation, s’appuyant sur des processus simplifiés de candidatures, permettant des voeux hiérarchisés par les étudiant·es et une affectation qui maximise la satisfaction des étudiant·es et des équipes pédagogiques.

      Le SNESUP-FSU rappelle au ministère l’urgence de donner aux établissements les moyens d’augmenter les capacités d’accueil dans les filières en tension et notamment d’augmenter le nombre d’emplois de titulaires pour accueillir toutes et tous les étudiant·es dans de bonnes conditions.

      Le SNESUP-FSU appelle à soutenir la mobilisation des organisations de jeunesse le 8 décembre prochain pour l’ouverture et l’augmentation du nombre de places à l’université en licence et en master, pour le droit à la poursuite d’études et pour l’investissement massif dans l’ESR.

    • Parcoursup en master : « Le gouvernement cherche à accroître la sélection »

      La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, veut réformer l’accès en master à marche forcée en le calquant sur Parcoursup à l’entrée à l’université. Une réforme dénoncée par Naïm Shili, secrétaire national du syndicat étudiant l’Alternative.

      Bientôt un Parcoursup pour l’entrée en master. C’est le dernier chantier que #Frédérique_Vidal veut mener à terme avant la fin de son passage au ministère de l’Enseignement supérieur. Le plan est simple : la loi autorise la sélection en master, l’Etat ne donne pas aux universités les moyens nécessaires pour ouvrir suffisamment de places face à la hausse de la démographie étudiante, des jeunes se retrouvent donc sans affectation et le font savoir, la ministre se saisit du moment politique pour réformer l’entrée en master.

      Les organisations étudiantes ont eu une première réunion au ministère cette semaine sur le sujet. Le texte encadrant cette réforme doit être formalisé pour décembre avec une application qui commencera en février. Une « précipitation » que dénonce Naïm Shili, secrétaire national du syndicat étudiant l’Alternative.

      Quel est ce projet de réforme de l’entrée en master ?

      Le gouvernement compte faire en master ce qu’il a fait en licence. Il veut créer un nouveau Parcoursup, c’est-à-dire une #plateforme_centralisée pour les demandes d’entrée en master. Il peut y avoir des avantages comme la lisibilité des offres pour les étudiants et des procédures simplifiées pour les étudiants. Mais le gouvernement cherche surtout à accroître la sélection à l’entrée en Master 1.

      Cette année, de nombreux étudiants se sont retrouvés sans master, ils se sont rendus visibles à travers le mot-dièse #EtudiantSansMaster. En quoi cette réforme va accentuer la sélection ?

      Il existe des possibilités de recours à travers le droit à la poursuite d’étude que le gouvernement ne cesse de limiter. Cette réforme va dans ce sens. Sur Parcoursup, la procédure est tellement longue et incertaine que des milliers d’étudiants abandonnent en cours de route sans aller jusqu’au bout.

      Ces étudiants vont dans des formations privées hors de Parcoursup255 ?

      Certains, oui. D’autres redoublent pour retenter leur chance l’année d’après. Les derniers arrêtent tout simplement leurs études. Mais en restreignant l’#accès_au_master, le gouvernement restreint aussi l’accès aux concours de la fonction publique qui sont souvent accessibles à bac +4 ou +5. Le seul moyen de régler le problème, c’est d’ouvrir des places supplémentaires.

      Quel est le calendrier de cette réforme ?

      Nous avons eu une réunion mardi dernier au ministère. Le projet doit être officiellement présenté au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche le 14 décembre pour une application dans la foulée. Cela ne pourra pas se mettre en place convenablement. Les étudiants vont devoir rentrer des vœux courant février ou mars, la plupart ne sont pas informés de l’existence de cette procédure à l’heure où je vous parle. Personne n’est au courant de la réforme et les universités sont déjà sous pression. Cette procédure se fait dans la précipitation et sans texte réglementaire pour l’encadrer.

      Avez-vous des marges de négociations ?

      Jusqu’à présent nous n’avions des informations que via la presse spécialisée. On peut encore discuter du nombre de vœux possibles pour chaque étudiant, mais le débat sur le bien-fondé de cette plateforme n’a pas lieu. Plus leur présentation avançait, plus on comprenait qu’ils veulent copier-coller Parcoursup, avec ses défauts. Des temps d’attente beaucoup trop longs, des délais pour répondre à une proposition de formation parfois très courts, une absence de hiérarchisation des vœux et l’absence d’anonymisation de l’établissement d’origine. Cela ouvre la porte à une sélection sociale basée sur l’établissement, mais aussi à des étudiants mal orientés.

      Est-ce que tous les étudiants devront passer par cette plateforme ?

      Non. Les étudiants internationaux hors de l’Union européenne et les redoublants doivent être pris en charge par des dispositifs différents. C’est beaucoup de travail pour les personnels. Même les directions d’université alertant sur la difficulté de mettre en place cette réforme dans de bonnes conditions sans moyens supplémentaires et dans le calendrier imparti.

      https://www.liberation.fr/societe/education/parcoursup-en-master-le-gouvernement-cherche-a-accroitre-la-selection-202

    • Transformation de la plateforme trouvermonmaster en l’absence de toute concertation syndicale. Communiqué du SGEN-CFDT

      Academia relaie ce communiqué du SGEN-CFDT, en précisant que selon une source, la stratégie prévue pour trouvermonmaster, site d’information, évoluerait vers une plateforme unique, où l’étudiant·e visant un M1 pourrait formuler 10 vœux non hiérarchisés, et acceptation obligatoire du premier vœu.Et bien sûr, sans concertation syndicale.

      Communiqué de presse du 19 novembre 2021 -ESR : https://sgen-cfdt.fr/contenu/uploads/2021/11/2021119-CP-n%C2%B0-14-Sgen-CFDT.odt

      Le Sgen-CFDT déplore la précipitation dans laquelle se prépare l’évolution du portail “trouver mon master” sans que les organisations représentatives des principaux intéressés (personnels et usagers) n’y soient clairement associées.

      De nombreux collègues responsables pédagogiques de master alertent le Sgen-CFDT à propos des changements en cours concernant le recrutement des étudiants en 1ère année de master et du calendrier extrêmement serré qui leur est imposé pour les mettre en œuvre :

      - constitution d’une plateforme nationale unique se substituant aux applications des établissements ;
      - harmonisation des informations relatives à chaque parcours (attendus, taux d’accès, et taux d’insertion) à renseigner d’ici les vacances de Noël.

      Pour penser et réaliser ce travail de refonte pour la rentrée 2022, le ministère s’appuie sur un groupe de travail réunissant toutes les deux semaines la DGESIP, la CPU et des vice-présidents de CFVU ainsi que certaines conférences de doyens, sans que les organisations syndicales n’aient été sollicitées.

      Pourtant, le dispositif « trouver mon master » est le fruit d’un accord signé par le Sgen-CFDT, le 4 octobre 2016 sur la réforme du cursus conduisant au diplôme national de master et dont les principes fondateurs ont été traduits dans la loi du 23 décembre 2016 portant adaptation du 2ème cycle de l’enseignement supérieur français au Licence – Master – Doctorat (LMD).

      Le Sgen-CFDT s’étonne donc que le ministère n’ait pas cru bon d’inviter l’ensemble des signataires de cet accord à discuter des évolutions envisagées et demande à être associé, avec l’ensemble des organisations signataires de l’accord de 2016, aux travaux visant à faire évoluer la plateforme « trouver mon master ».

      Le Sgen-CFDT demande, par conséquent, le report de la mise en œuvre effective de ces évolutions à la rentrée 2023.

      https://academia.hypotheses.org/32978

    • L’admission en Master sur la plateforme « Trouver Mon Master » en 2022 ?

      Un projet précipité, infaisable, voué à l’échec

      Le #MESRI a annoncé que, dès mars 2022, les candidatures et admissions en master se feront via la plateforme Trouver Mon Master transformée en ParcourSup du 2e cycle.

      La position fondamentale de la CGT FERC Sup est que chaque étudiante et étudiant ayant obtenu une Licence doit pouvoir s’inscrire, de droit, dans le Master de son choix, de même que tout bachelier·ère doit pouvoir choisir sa formation de 1er cycle. La CGT FERC Sup réaffirme que l’État a le devoir d’adapter les moyens aux besoins de formations et non de considérer les étudiant·es comme des variables d’ajustement à la réduction des moyens du service public d’Enseignement supérieur et de Recherche (ESR).

      L’existence d’un problème dans le système actuel d’inscription en master est avérée. On ne sait pas qui s’inscrira vraiment là où il/elle est admis·e. La conséquence est que des étudiant·es en attente ratent des possibilités. De plus, le système de saisine rectorale finale fonctionne très mal (peu d’admissions) et arrive trop tard (les admis·es ne rejoignent les cours qu’en octobre), laissant toujours trop de diplômé·es de Licence sans possibilité de poursuite d’étude en master. Mais la réponse à ces problèmes qui est proposée par le MESRI n’est pas satisfaisante, et ne constitue nullement un progrès. Elle a été concoctée par le MESRI, comme toujours, sans véritable concertation avec les acteurs et actrices de terrain, qui, déjà, font connaitre leurs inquiétudes dans les établissements. Dans sa vision autoritaire et pyramidale, le MESRI n’a en effet consulté que la CPU et les VP CFVU.

      Encore une fois, la CGT FERC Sup dénonce l’organisation défaillante :

      - l’annonce est tellement tardive que les délais de préparation et de mise en œuvre sont de toute façon intenables ;
      - on demande pourtant déjà aux universités de préparer les informations à rentrer dans un dispositif qui n’est encore ni précisé ni établi, ce qui pousse à mettre les collègues devant le fait accompli et, de toute façon, rend le travail des équipes très difficile voire impossible à tenir pour mars prochain ;
      – la procédure de demande d’admission va être avancée en mars et annoncée en janvier ou février, ce qui va surprendre les étudiant.e.s et ajouter du stress dans une période déjà très difficile ;
      – les étudiant·es des licences de spécialité (ou « licences suspendues », qui n’ont qu’une année de L3) devront décider après quelques mois seulement de leur avenir dans une spécialité qu’ils et elles viennent à peine d’intégrer ;
      - on voit mal comment sera prise en compte, et selon quelles modalités, la procédure « études en France » à la fois en termes de calendrier (à peu près simultané) et des accords d’admission qui ne seront pas connus de TMM.

      La CGT FERC Sup continue à revendiquer l’abrogation de la loi ORE et de ParcourSup qui mettent en place la sélection à l’entrée de l’université. Elle continue à exiger la création de 70.000 postes de titulaires et l’ouverture de locaux – l’équivalent de 2 universités– pour répondre aux besoins du service public d’ESR et accueillir décemment toutes les étudiantes et tous les étudiants dans les filières de leur choix. C’est l’unique solution de progrès.

      Dans l’immédiat, la CGT FERC Sup demande le retrait de cette plateforme opaque afin de garantir le respect du principe constitutionnel de l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur pour tous ceux et toutes celles ayant le diplôme requis. La CGT FERC Sup demande que le ministère publie les chiffres des demandes d’inscription par Master et par établissement, avec le nombre de recalés, avant d’ouvrir des négociations sur les moyens et les modalités d’inscription et d’affectation en Master.

      https://cgt.fercsup.net/les-dossiers/enseignement-superieur/article/l-admission-en-master-sur-la-plateforme-trouver-mon-master-en-2022

    • Parcoursup TrouvermonMaster : un point par l’Alternative et pétition

      Depuis quelques semaines, c’est l’effervescence autour d’un mystérieux projet de nouvelle plateforme de sélection : trouvermonmaster.
      Depuis 2016 ((Texte établi à partir du fil Twitter de l’Alternative du 24 novembre 2021), les universités peuvent — et sauf dérogation, doivent — sélectionner en M1. La plupart des universités qui ont essayé d’échapper à cette réforme se sont faites rattraper par le sous-financement : faute d’enseignant·e en nombre suffisant, on sélectionne. 🤡
      Conséquence : c’est la catastrophe, comme à Nanterre, une des universités les plus sous-dotées, avec le scandale des #SansFacs ou des #ÉtudiantsSansMaster, qui touchent des milliers d’étudiant·es : l’an dernier, 12 000 étudiant⋅es ont fait un recours après avoir vu tous leurs vœux refusés !
      Heureusement, Frédérique Vidal a une solution ! La ministre vient d’annoncer un grand plan d’investissements pour recruter des enseignant⋅es et accueillir tou⋅tes les étudiant⋅es qui ont le droit de poursuivre en Master.
      Hahahaha, non bien sûr, on rigole.

      Le ministère, au contraire, fait le choix de modifier “trouvermonmaster”, plateforme initialement créée pour les étudiant⋅es recalé⋅es, pour en faire un Parcoursup des Masters, dont le succès est bien connu (sic).
      Et depuis quelques semaines, les responsables de parcours se voient demander de remonter de nombreuses informations, en plus des « capacités d’accueil » de chaque formation. Tout ça « avant Noël », alors qu’on n’a aucune communication fiable de la part du Ministère pour l’instant… Yolo.
      Seul Newstank a publié un article sur une “Évolution du portail trouver mon master : les modalités déjà actées et les points encore à trancher” le 10 novembre, suggérant la mise en place d’une double plateforme, l’un pour informer les candidat·es — le portail trouvermonmaster — et l’autre pour leur permettre de candidater en se substituant aux applications de chaque établissement.
      Le 23 novembre 2021, Anne-Sophie Barthez, DGESIP, a enfin pensé à informer les organisations étudiantes. Elle a mis un terme à un certain nombre de rumeurs, à commencer par celle touchant au calendrier de la procédure. Accrochez-vous : la réforme, majeure, extrêmement technique, qui va reposer sur un travail monstre des enseignant⋅es, est donc

      - présentée en novembre
      - pour une publication des textes en décembre,
      - et une mise en place début février 2022.

      Une rapide recherche indique qu’au départ, la réforme était prévue pour 2023. Mais il faut croire que l’agenda d’Emmanuel Macron vaut plus que le sort de quelques centaines de milliers d’étudiant⋅es.
      Bon, donc c’est n’importe quoi, comme le rappelle très justement une motion lilloise.
      On pense aussi à « l’effet Parcoursup » qui poussera les [diplômes privés valant] licences à surnoter pour placer leurs étudiant⋅es sur le marché des Masters.
      Revenons aux infos.
      Tous les masters seraient donc concernés, mais… pas tou⋅tes les étudiant⋅es ! Les candidat⋅es étranger⋅es — et sans doute les redoublant⋅es — passeront par une procédure interne. Encore un cadeau pour les personnels qui auront à gérer ça. 💝
      La première inconnue, c’est le nombre de vœux. Il sera fixé par arrêté, nous dit la DGESIP. Selon une rumeur persistante, on parlerait de 10 vœux. Rien n’indique, pour l’instant, si les étudiant⋅es pourront hiérarchiser leurs vœux.
      À en croire la description de la phase d’admission, ce serait le contraire — un système à la Parcoursup sans hiérarchisation — : l’étudiant⋅e reçoit des propositions au fil de l’eau, et donne sa préférence ensuite. 😬 On a entendu aussi que si le premier vœu validé n’était pas accepté, l’étudiant·e serait exclu. 😬 😬
      Enfin, le recteur pourra toujours être saisi par les #ÉtudiantsSansMaster et, on l’espère, aura un peu plus de visibilité pour les affecter — ça pourrait être le seul avantage de la réforme…

      Les établissements se demandent désormais comment fixer des « attendus » pour les masters…

      Voici un exemple, issu de la CFVU d’une université.

      On lit même que des concours d’entrée pourraient être mis en place, étant bien prévu par la loi du 23 décembre 2016…
      Et voilà le retour du problème central de la sélection en master : elle sert surtout à favoriser quelques formations « d’élite ».
      Voilà où on en est. Alors, on fait quoi ?
      On demande le report de la réforme à 2023, comme le revendique le SGEN-CFDT ?
      Certainement, mais ça ne nous semble pas suffisant parce que le problème est ailleurs.

      Le problème, c’est toujours le même : quelques formations sur-financées veulent sélectionner drastiquement, pendant que la masse des masters crève du sous-financement de l’enseignement supérieur.

      On peut bien réformer, jouer les admissions en Master à pierre-feuille-ciseaux ou à la roulette russe, ça ne changera : RIEN.
      Et c’est pour ça qu’il faut :
      ➡️ l’abandon de ce projet stupide, bien sûr,
      ➡️ mais surtout les financements pour accueillir tout le monde.
      Non ?
      Signez la péttion : Contre un Parcoursup Master : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdQt1vlWSiNtuYm_eiX2TVKSJv-NiQKixmhEj2hAtO1Bn_NKw/viewform

      https://academia.hypotheses.org/33131

  • Les enjeux de l’alimentation en eau potable des villes

    Mathilde Resch et Émilie Lavie
    Les enjeux de l’alimentation en eau potable des villes
    Introduction
    Issues associated with drinking water supply in cities
    Introduction
    –-
    Sandrine Petit, Marie-Hélène Vergote et Emmanuel Dumont
    #Dijon, « ville sur la Saône ». Frontières urbaines, #réseaux_d’eau_potable et territoires de la #ressource en eau

    –-

    Sébastien Hardy et Jérémy Robert
    Entre grand système et #alternatives d’#approvisionnement en eau à #Lima et  #La_Paz
    –-

    Ismaël Maazaz
    Hydraulic bricolages : coexisting water supply and access regimes in #N’Djamena, #Chad
    –-

    Xavier May, Pauline Bacquaert, Jean-Michel Decroly, Léa de Guiran, Chloé Deligne, Pierre Lannoy et Valentina Marziali
    Formes, facteurs et importance de la #vulnérabilité_hydrique dans une métropole européenne. Le cas de #Bruxelles

    –-

    Angela Osorio
    La #gestion_communautaire de l’eau dans les #páramos de #Bogota (#Colombie). Le cas du réseau #Piedra_Parada y #Cerrito_blanco

    –-

    Audrey Vincent et Philippe Fleury
    Reconquérir la #qualité de l’eau potable par le développement de l’#agriculture_biologique et de systèmes alimentaires dédiés. Le cas de la #vallée_de_la_Vanne et de la ville de #Paris

    https://journals.openedition.org/echogeo/22090
    #revue #eau #eau_potable #villes #alimentation #urban_matter #géographie_urbaine #TRUST #master_TRUST

  • Manifeste pour une ville accueillante
    https://metropolitiques.eu/Manifeste-pour-une-ville-accueillante.html

    En plaçant l’hospitalité au centre de sa réflexion, l’architecte Chantal Deckmyn propose un riche manuel sur l’espace public contemporain. L’auteure interroge les conditions d’un réenchantement de l’urbain, s’inscrivant ainsi dans une longue généalogie de manifestes pour la ville. Avec Lire la ville, l’architecte Chantal Deckmyn entend aborder de front la manière dont l’urbain contemporain se rend hostile aux populations les plus fragiles : « Pour ceux qui n’ont pas de maison et sont de fait enfermés #Commentaires

    / #espace_public, hospitalité, #sans-abri, urbanité, #rue

    #hospitalité #urbanité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-fe_riel4.pdf

  • « Pourquoi nous encourager à faire des études pour en arriver là ? » : la détresse des étudiants refusés en master
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/10/12/pourquoi-nous-encourager-a-faire-des-etudes-pour-en-arriver-la-la-detresse-d


    ANNA WANDA GOGUSEY

    Depuis la réforme de 2017, des milliers d’étudiants et étudiantes en licence se retrouvent chaque rentrée sans aucune proposition de poursuite d’études. Le passage au bac + 4 s’est transformé en véritable goulet d’étranglement.
    […]
    Goulet d’étranglement
    Maîtriser les stratégies d’orientation est devenu indispensable pour les étudiants du premier cycle universitaire, tant la pression à l’entrée en master s’est accrue ces dernières années. Si le nombre d’étudiants en licence a augmenté de 155 000 entre 2010 et 2019, il n’a progressé que de 70 000 au niveau master.

  • #Jardins_ouvriers d’#Aubervilliers : quelle place pour la #nature_en_ville ?

    Une partie des jardins ouvriers des #Vertus à Aubervilliers doit être sacrifiée à des projets d’#aménagement_urbain en vue des JO de 2024. Comment l’expliquer, alors que les pouvoirs publics disent par ailleurs lutter contre la #bétonisation et l’#artificialisation_des_sols ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/sous-les-radars/jardins-ouvriers-d-aubervilliers-quelle-place-pour-la-nature-en-ville


    #JAD #nature #villes #urban_matter #Grand_Paris #JO #jeux_olympiques
    #podcast #audio
    #TRUST #master_trust

  • Barcelona Will Supersize its Car-Free ‘#Superblocks’

    Since the Spanish city of Barcelona introduced its first “superblock” in 2016, the concept of carving out islands of car-free space by routing traffic around multi-block areas has been influential in cities around the world. Now the Catalan capital plans a major super-sizing of the idea: Over the next decade, Barcelona will convert its entire central grid into a greener, pedestrian-friendly area almost totally cleared of cars.

    At a press conference Wednesday, Mayor Ada Colau announced that 21 streets in Barcelona’s Eixample district will become a kind of super-superblock — vehicle traffic will only be permitted around the perimeter, leaving streets within the district only accessible by motor vehicle to residents, essential services or deliveries. By all-but-barring cars, Barcelona will free up space for 21 new pedestrian plazas at intersections.

    These squares and streets will be planted with trees that will shade 6.6 hectares (16 acres) of new green space when mature, in a zone that will contain an extra 33.4 hectares of pedestrian space. With work beginning in 2022 to a budget of 38 million euros ($45 million), the plan represents one of the most thorough revamps of a major European city so far this century. It is an attempt, Mayor Colau said in a statement, to “think of the new city for the present and the future — with less pollution, new mobility and new public space.”

    The new district is an order of magnitude larger than the first Superilla (“Super-island” in Catalan) in the district of Poblenou. Taking over nine city blocks, the 2016 redesign banished through-traffic to streets on its border. Within the block, car lanes were narrowed, and vehicles that still made it inside were required to give way to pedestrians and restricted to a maximum speed of 10 kilometers per hour. A further six superblocks have since been introduced. The city has long expressed an aspiration (albeit without a fixed end date) to ultimately transform its entire surface area with superblocks — this week’s announcement is the largest step towards that goal to date.

    In a city of few parks and extreme population density, the superblocks have proved to be an effective way to free up street space for other uses, including new squares, public seating areas and tree-lined green avenues. But they have also faced resistance from motorists, who in the past have organized demonstrations to protest the car restrictions.

    Those objections may re-emerge given the scale of the new superblock announced Wednesday, which covers one of the densest sections of the city. So large the city is referring to it as the “Barcelona superblock,” the project will probably prove more difficult to implement than those installed in quieter areas. While bustling parts of the city have been given the superblock treatment before — the current plan will extend from a smaller existing superblock around the Sant Antoni covered market — they have never extended for as great a distance as the new zone. The city is thus proposing a staggered introduction, one that starts by redesigning intersections along a single east-west axis and extends gradually across the neighborhood.

    The plan kicks off with a public competition to create four new plazas along a main artery in the area — the Carrer del Consell de Cent — which is being revamped, along with three intersecting streets. From these four streets, the superblock will gradually march across the district until all 21 streets have been remodeled by 2030.

    This is a process made somewhat easier by the connecting street in question having already been partly redesigned to permit more social distancing during the pandemic. Indeed, while the superblock expansion is not being framed by the city as a response provoked by Covid-19, the widespread adoption of remote work during the pandemic and the partial emptying of business districts has provided an opportunity to call for a reset to the ways urban space is used, and by whom, when the crowds return.

    The exact design of these streets will be chosen from a public competition in May 2021, but the city has already created some tight specifications: At least 80% of the street should be shaded by trees in summer, while at least 20% of surfacing should be permeable, and half of this total planted with grass, to allow the ground to soak up rainwater and improve flood resilience. Priority should be given to creating safe spaces for children and older people, while all public areas need to be equipped with drinking fountains.

    While the upheaval involved in the project — and the ultimate extension of the superblock model across all Barcelona — could be considerable, so is the public health payoff. The city believes it could free up 70% of its current road space for active travel and recreation space if it reaches its aspiration of covering its whole surface area in superblocks, slashing air pollution, carbon emissions and noise pollution in the process. Expanded tree cover could also reduce summer temperatures. According to a 2019 study published in the journal Environment International, a full realization of the city’s 503-block plan could prevent 667 premature deaths per year.

    That transformation is still years off, but the announcement of the new super-superblock suggests that the city is well on its way.

    The Catalan capital’s celebrated pedestrian-first zones are expanding to cover most of the city center, Mayor Ada Colau announced.

    https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-11-11/barcelona-s-new-car-free-superblock-will-be-big
    #piétons #Barcelone #urbanisme #trafic #villes #urban_matter #car-free #Eixample #Superilla #îlots
    #TRUST #master_TRUST