• Devenir une « #ville_éponge » : la solution de #Berlin face à la #sécheresse

    Face aux extrêmes climatiques, Berlin accélère sa mutation en « ville éponge », mêlant #végétalisation, #rétention_des_eaux et #mobilisation_citoyenne. Une ambition politique inédite qui essaime.

    Il est rare qu’une activiste environnementale se retrouve mandatée par ses « adversaires » pour mener la politique qu’elle défend. C’est pourtant ce qui est arrivé à la géographe Lisa Junghans dans le cadre du projet de transformation de la ville de Berlin en « ville éponge ».

    Après avoir travaillé pour une ONG spécialisée sur les questions d’#eau, elle a participé à l’initiative populaire #BaumEntscheid, en corédigeant une proposition de loi d’#adaptation de Berlin au #changement_climatique. « Nous comptions appeler les Berlinois à se prononcer via un référendum sur la question en septembre 2026. Mais, contre toute attente, le Sénat de Berlin a décidé de reprendre notre projet à 99 % et d’en faire une loi qui a été votée fin 2025 ! » raconte la jeune femme.

    Elle a depuis été nommée à la direction de l’Agence pour l’eau de pluie du Land de Berlin (Regenwasseragentur), un organisme assez récent qui joue un rôle important en tant qu’agence-conseil sur la gestion des #eaux_de_pluie pour les particuliers et les entreprises. « Ma nomination était pour le moins inhabituelle. Pour ma part, j’y vois une volonté politique de faire avancer les choses », explique-t-elle.

    Sur le papier, le concept de ville éponge est simple. Il s’agit de transformer le #piège_à_chaleur qu’est une ville classique, colonisée par la voiture, les routes et les nombreux espaces bétonnés, en un #piège_à_fraîcheur et à eau. Et ceci avec des moyens vieux comme le monde : la végétalisation du tissu urbain et la rétention maximale de l’eau. « Berlin est une ville assez verte irriguée par une rivière. On pense que la capitale et sa région s’en sortent bien. Mais ce n’est pas le cas et la situation se détériore. D’où notre réaction », précise Lisa Junghans.

    Comparé à Paris, et si l’on ne tient pas compte de leurs histoires très différentes dans cette mise en parallèle, Berlin pourrait faire figure de havre de verdure, avec 28 % de sa surface couverte par des espaces verts (12 %) et des bois (16 %) ! Pendant que seulement 5,6 % de la surface de Paris est recouverte d’espaces verts.

    Récupérer l’eau

    En réalité, la région Berlin-Brandebourg est en situation de #stress_hydrique important. Le réchauffement climatique, associé à une pluviométrie naturellement faible, renforce la succession dévastatrice d’épisodes de sécheresse et de pluies violentes. Par ailleurs, la #consommation_d’eau est poussée par de nouvelles implantations industrielles, telle la Gigafactory de Tesla et ses sous-traitants.

    « L’arrêt de l’extraction du charbon des mines à ciel ouvert de lignite de la Lusace, au sud de la capitale, est aussi une raison majeure », ajoute Lisa Junghans.

    Pour être parfaitement exploitées, les couches de lignite doivent en effet être sèches et libres des eaux souterraines. Pour cela, et depuis le XIXe siècle, des milliers de pompes ont évacué près de 58 milliards de m3 d’eau dans la #Spree, explique un rapport de l’Agence fédérale pour l’environnement (UBA) qui a fait grand bruit lors de sa publication en 2023 : « Une bonne moitié de l’eau qui coule aujourd’hui dans la Spree près de Cottbus provient d’eaux souterraines pompées. Pendant les mois chauds d’été, cette proportion augmente jusqu’à 75 %. » Or, avec la « sortie » totale du charbon d’ici à 2038 et l’arrêt progressif des mines, le pompage sera bientôt complètement stoppé. Berlin tire pourtant de 50 à 75 % de son #eau_potable de la Spree !

    La même année, Berlin a commencé à mettre en place un #Masterplan_Wasser (Schéma directeur de l’eau) qui prévoit la construction de nouvelles #stations_d’épuration, ainsi que le forage de nouvelles sources. Par ailleurs, tout nouveau projet immobilier doit « végétaliser » une partie de ses toits et conserver les eaux de pluie. Libre au promoteur de construire des bassins, d’irriguer des espaces verts ou d’opter pour l’infiltration dans le sol.

    Plusieurs projets de taille ont enfin été lancés. La construction d’un vaste système de #récupération d’eau par rigoles sous la prestigieuse place du Gendarmenmarkt au cœur de Berlin. Ou celle d’un bassin de 16 750 m3 pour éviter que le trop-plein d’eaux usées ne se déverse dans les rivières en cas d’orages violents. Mais tout ceci est insuffisant.

    Désimperméabiliser Berlin

    D’où la mise en œuvre du concept de ville éponge : « La nouvelle loi a pour objectif que 200 000 arbres soient plantés par la ville et ses habitants dans les prochaines années, détaille Lisa Junghans. Il est aussi prévu de créer des #îlots_verts tous les 150 mètres. Et surtout, 50 % des #espaces_publics doivent être déconnectés du réseau d’assainissement d’ici à 2040, avec une #désimperméabilisation des #sols en conséquence. C’est très ambitieux. »

    L’administration municipale a dix-huit mois pour se préparer avec un lancement des grandes manœuvres à partir de 2027. Mais les quartiers de Berlin, cheville ouvrière du processus, sont déjà sur la brèche, comme dans celui de Charlottenburg-Wilmersdorf.

    « Dans la Sömmeringstrasse, par exemple, nous avons renforcé les #pistes_cyclables puis désimperméabilisé et végétalisé une partie des trottoirs. Ce qui nous a conduits à supprimer pas mal de #places_de_parkings. Et quand on supprime des places, c’est le #conflit garanti », explique Jochen Flenker, responsable des #espaces_verts de ce quartier de l’ouest peuplé de 350 000 habitants. Charlottenburg est le seul quartier de Berlin qui possède encore une pépinière municipale qui alimente ses espaces verts et permet au quartier de fournir des plants gratuits aux habitants qui le demandent.

    La mairie de quartier s’est fixé entre 1 000 et 5 000 m² de désimperméabilisation par an. Cela paraît peu. Mais c’est beaucoup : « Un égout végétalisé de quelques mètres carrés conduit 20 % de l’eau dans les canalisations, mais en infiltre 80 % dans la terre et peut drainer une surface de plus de 500 m2 », précisent les services de l’Agence pour l’#eau_de_pluie.

    Les voisins acteurs d’initiatives

    Ingénieur agronome, Jochen Flenker croit dur en l’avenir de la capitale-éponge. Mais il sait que Berlin en est à ses débuts : « C’est un combat incessant qui doit conduire à un changement de perspective à tous les niveaux. Prenez la question de la maintenance des sols de l’espace public. Mon quartier reçoit de la ville 3 euros par an pour 1 m² d’asphalte ou de béton, mais seulement 0,72 euro pour 1 m² d’espace vert. Ce devrait être l’inverse. Heureusement qu’il y a de nombreuses associations locales qui nous facilitent la tâche et ouvrent parfois le chemin », explique-t-il.

    Il évoque notamment l’initiative #Fritschestrasse, lancée par deux voisins et copains hauts en couleur : Jörg Winners, producteur de films, et Hans Jürgen Zschäbitz, corniste retraité de l’orchestre du Deutsches Oper.

    Coupée en deux par le grand boulevard de la Bismarckstrasse, le segment nord de la Fritschestrasse, où l’on retrouve quelques immeubles wilhelminiens, est un microcosme bien rafraîchissant. « Notre projet est parti de rien, pendant le Covid. Nous avons décidé de verdir les parterres d’arbres de la rue, de les entourer avec des pierres et d’installer des bancs ici et là. Mais aussi un “mini-parc” dégoulinant de verdure qui occupe deux places de parking », se rappelle Jörg Winners.

    Puis le groupe de voisins a grandi et l’action s’est structurée : « Chaque #arbre a un parrain ou une marraine qui veille au grain. C’est essentiel pour la pérennité du projet et de l’engagement. En 2023, nous avons installé plusieurs réservoirs le long des murs qui récupèrent une partie de l’eau de pluie. Chacun peut ainsi arroser à son gré », explique Hans Jürgen Zschäbitz en montrant un grand monolithe doté d’un robinet et devant lequel attendent des arrosoirs.

    Mais les deux compères, qui travaillent depuis activement avec Jochen Flenker et ses services, ne se sont pas arrêtés là. « Nous avons conçu un parterre entouré de branchages, d’une haie sèche, bordée de deux grosses pierres faites pour les chiens et qui évitent que l’urine ne tombe sur les plantes. Cela marche tellement bien qu’il y en a maintenant une cinquantaine et le quartier a officiellement adopté le modèle pour tous les futurs parterres du quartier », ajoute Jörg Winners.

    Il évoque ainsi le passage fréquent de journalistes, mais aussi de délégations d’autres villes, au point que l’initiative, déjà primée, est désormais reprise dans plusieurs autres villes, dont Hamburg, sous le nom du modèle berlinois. « Notre prochain objectif est d’augmenter les espaces verts en réduisant le nombre de voitures via la mise en place un système d’autopartage pour le voisinage », disent les deux amis avant de partir arroser leur rue.

    https://reporterre.net/Devenir-une-ville-eponge-le-combat-de-Berlin-contre-la-secheresse
    #urbanisme #aménagement_du_territoire #pluie

  • "Se regrouper pour pouvoir parler de la disparition de nos proches" : au #Maroc, un millier de mères et sœurs mobilisées pour leurs #disparus

    Des mères et sœurs marocaines de disparus animent depuis bientôt dix ans une #association pour faire entendre leurs voix dans un pays où l’exil est souvent criminalisé. Au fil des années, leur association a regroupé près d’un millier de proches de disparus sur leur route vers l’Europe, dans différentes zones frontalières : Balkans, Atlantique, Méditerranée… Rencontre avec cinq femmes qui ne lâchent pas leur combat, à #Rabat.

    Sous l’œil des locaux et des touristes étrangers assis en terrasse, des barques de pêche flottent lentement dans le port de Rabat. Deux plages de sable fin, où des adolescents courent vers l’eau, encadrent d’un côté et de l’autre l’embouchure dominée par la Kasbah des Udayas, berceau de la capitale marocaine. Une petite fille portant dans son dos deux ailes de papillon rose sautille de rocher en rocher. Un couple se tient droit, immobile, le regard vers l’horizon. Tout au bout de leur regard, tout au bout de cet estuaire du #fleuve_Bouregreg : l’#Atlantique.

    “C’est d’ici, en partant de cette #rivière, que mon frère est sorti du pays, vers l’océan”, souffle Hafida Labiad, le regard cerné de noir. Son visage calme recèle un espoir, ou un tourment, impossible à faire taire : "Il y a des rumeurs sur le fait que lui et ses compagnons de route auraient pu être récupérés par les secours espagnols et portugais". C’était il y a cinq ans. Dix-sept autres personnes ont disparu sur le même bateau.

    Des embarcations de fortune tentent parfois de prendre la mer depuis les zones côtières autour de Rabat, malgré la surveillance et les interceptions régulières des autorités marocaines. Soixante-dix mille tentatives ont été interceptées sur l’ensemble du territoire marocain en 2025, selon les autorités.

    Après la disparition de son frère, #Hafida_Labiad a co-construit le collectif des familles marocaines de disparus aux côtés de #Hassan_Ammari. Celui-ci préside l’#Association_Marocaine_d’Aide_aux_Migrants_en_Situation_Vulnérable (#AMSV), créée en 2017 et basée à Oujda, qui regroupe aujourd’hui en son sein les familles de disparus réunies au fil des années par Hafida.

    986 familles réunies par l’association

    "Pour ne pas vivre seules la situation, l’association nous a regroupées pour pouvoir parler de la disparition de nos proches", explique Fatima Al-Kazar, qui arbore un haut à fleurs bleues. Son fils, Ashraf Charabi, a disparu il y a cinq ans en Algérie avec trois autres personnes.

    Pour mettre en lien et organiser les familles, des groupes #whatsapp ont été créés. Il en existe treize, organisés par territoires de disparition : "Les disparus en Turquie, en Algérie, dans la Méditerranée, dans l’Atlantique, au Maroc, sur la route des Balkans, en Libye…", déroule Hassan Ammari. "Au total, nous sommes à 986 familles".

    Hafida Labiad, qui est présente dans tous les groupes au vu de son rôle d’animatrice, est particulièrement concernée par celui sur les routes de l’Atlantique - depuis la disparition de son frère. Avec le collectif, "Il n’est pas question de ma seule souffrance : on partage la #souffrance entre les familles, mais aussi le #partage des informations", résume-t-elle.

    Un #guide illustré, un livre "contre l’#oubli"

    Le collectif a édité, en 2024, un "Guide illustré : à la recherche d’un disparu ou d’un détenu aux frontières". Il y est écrit comment contacter la police, le ministère des affaires étrangères, le Croissant rouge ou la Croix rouge selon les pays… Cet outil qui n’existait pas auparavant permet de contrer le #désarroi : quand une disparition survient, "nous ne savons pas où aller, ce qu’on peut faire... Les informations qui nous arrivent sont parfois fausses ou sont de l’escroquerie”, explique Fatima Al-Kazar. Grâce à ce guide destiné à toute famille concernée, "on peut mieux se repérer".

    L’association diversifie les moyens de diffusion. Imane El Bouastaoui, jeune femme discrète à la voix douce, lunettes de soleil rectangulaires remontées sur son foulard couleur parme, est l’autrice d’un livre, "Entre les vagues et l’absence". L’ouvrage raconte la quête de son frère disparu lors d’une traversée vers les îles Canaries. Il est préfacé par l’association, qui a aidé à son édition. "C’est un #livre contre l’oubli", en dit Imane. "Énormément de ces disparitions tombent dans l’oubli. Moi, je ne veux pas que mon frère et ses amis soient oubliés. Je voulais que ce roman soit un miroir, et une mémoire, pour les autres familles".

    Elle rencontre l’association un an après la disparition de son frère dans l’Atlantique. Celui-ci était parti d’Algérie, au milieu d’un groupe de 42 personnes. "Le disparu reste souvent un chiffre. Moi, je ne veux pas qu’il soit un #chiffre, je veux qu’il soit un #nom." Il s’appelait Mohammed El Boustaoui. "Mon roman donne à voir un nom, une famille, un être humain". Écrire est aussi une façon de ’répondre au silence des structures officielles’", complète la jeune femme.

    Mobilisations face au Parlement et au ministère des affaires étrangères

    Au Maroc, les #familles de disparus décrivent en effet le #tabou qui règne autour des disparitions, tant le fait de prendre la route de l’exil est mal considéré. Hafida s’en souvient : lorsqu’elle a tenté en 2022 de déposer, pour l’association, une déclaration collective de disparitions à la police marocaine, "ils nous ont dit : ’Votre proche, c’est lui qui s’est enfui du pays. Ce n’est pas un disparu’. On était criminalisés. Cela m’a mise en colère".

    Dans la foulée, l’association s’est mobilisée face à ce refus de prise en compte des autorités. Des familles sont venues de Beni Mellal, de Oujda, de Marrakech, de Berkane… jusqu’à Rabat. "On était quasiment 80 familles représentées", raconte Hafida. Ensemble, elles ont tenu un #sit-in devant le Parlement à la façade rouge, situé sur une grande avenue de la capitale. Au milieu de cette avenue se trouve une fine esplanade, éclatante au soleil, cernée de hauts palmiers et de quelques bancs : celle-ci fait office de lieu de rassemblement pour les manifestations. "Malheureusement, ce jour-là, les familles ont été frappées par les forces de l’ordre", raconte Hafida.

    Pas de quoi les décourager cependant. "Après, on s’est dirigé en groupe vers le ministère des affaires étrangères pour y déposer notre déclaration. Ensuite, l’association s’est chargée du suivi avec le ministère", expose Hafida Labiad. Un an après, en 2023, nouveau rendez-vous ici à Rabat : cette fois, pour un sit-in devant le siège de la délégation de l’Union européenne (UE). Une représentante est venue à leur rencontre, à laquelle les familles ont pu remettre une lettre contenant leurs revendications pour obtenir l’aide de l’UE quant aux recherches de leurs proches disparus et au processus d’identification. Les familles ont aussi pu se rendre au siège du CICR (comité international de la Croix-Rouge) au Maroc.

    Malgré ces #mobilisations, "on voit peu de changement dans nos relations avec les autorités et la police". Une victoire tout de même, avec le ministère marocain des affaires étrangères : "Eux reconnaissent désormais qu’il s’agit de disparitions". Grâce à ce canal ouvert avec ce ministère, en 2025, le consulat du Maroc en Espagne, basé à Almeria, a demandé de lui-même des informations sur les disparus recensés par l’association, pour procéder à d’éventuelles identifications de corps retrouvés en Espagne. Depuis, les familles attendent des nouvelles.

    #Identification des corps : quand le collectif ouvre les portes

    S’engager dans des procédures d’identification reste un parcours du combattant : l’association permet de donner du poids aux familles pour obtenir la prise en charge de leur test #ADN. Le cas de Fatema Mesdar l’illustre bien. Son fils Oussama Lamari a disparu avec 33 autres personnes, à bord d’un bateau parti des côtes tunisiennes. Seuls deux corps auraient été retrouvés.

    Mais cela, les familles marocaines ne l’ont appris que trois mois après le naufrage. "Cette absence d’informations, c’est aussi parce que les passeurs s’en sont mêlés. Le jour où on l’a appris, il était trop tard, les corps allaient être enterrés [dans la ville de] Menzel Bourguiba…", raconte Fatema, habillée tout en rose pâle, le regard doux. "On attend encore de connaître leur identité : le premier corps a été identifié, mais le deuxième toujours pas, alors qu’il y avait deux passeports retrouvés”.

    Pendant des semaines, avant de connaître l’association, Fatema avait mené ses recherches en solitaire. "Je suis allée de Casablanca à Tunis, toute seule, en avion. J’y suis restée 45 jours. Je menais mes recherches isolée sur moi-même, dans l’obscurité". Plusieurs familles finissent par lui dire de ne pas rester seule et une femme l’oriente vers l’association, à laquelle Fatema Mesdar confie tous ses documents et vidéos obtenues lors de ses recherches en Tunisie sur le naufrage. Elle commence à participer à des ateliers regroupant les familles. "On m’a donné la parole. Pour la première fois je me suis sentie soulagée, écoutée. C’étaient des moments forts émotionnellement."

    Ce soutien lui a donné l’énergie de relancer ses recherches, auprès d’autres institutions, appuyée désormais par l’association. Fatema est retournée en Tunisie, mais cette fois, en portant la parole de tout un groupe. "Aucune porte ne m’a été fermée, parce que je portais la parole de tout un collectif. Toutes les structures m’ont reçue et écoutée. J’ai été à Djerba, à Sfax, auprès de la gendarmerie, la police, le ministère de l’Intérieur, les gardes-côtes tunisiens… On m’a accueillie partout. J’ai même pu faire mon test ADN gratuitement."

    Au-delà de son cas, Fatema Mesdar bataille désormais pour améliorer les #procédures_d’identification pour toutes les familles de disparus. Mais aussi pour les encourager à transmettre leurs données et leur ADN. "Au début les familles des disparus dans le même bateau que mon fils avaient peur, par rapport aux #passeurs : l’un était en Tunisie et l’autre, un Marocain, en Italie", relate-t-elle. La peur se joue aussi dans la relation aux autorités : "Il faut de la #sensibilisation", insiste Fatema.

    Décès, détenus : quand les #enquêtes_citoyennes aboutissent

    Malgré toutes ces procédures administratives et judiciaires, "j’ai l’impression de n’avoir rien fait pour mon fils. Je me sens coincée", confie Fatema, toujours en attente de réponse. La Tunisie lui a indiqué que son test ne correspondait à aucun corps retrouvé. Côté marocain, elle est toujours en attente. Comme d’autres familles, elles aimeraient pouvoir envoyer ses données en Espagne ou au Portugal, de l’autre côté de la mer. "Je veux juste un cheveu de mon fils, vivant ou mort. Je veux juste aller pleurer sur la tombe de mon fils".

    Le problème, c’est qu’il "n’y a pas de réelle concertation des différentes autorités sur la question de l’identification. Nous avons besoin d’une #base_de_données centralisée", défend Hassan Ammari, le président de l’association. Son équipe a procédé elle-même à l’identification de 56 personnes depuis 2017. Hors des procédures officielles en premier lieu, et avec les moyens du bord - jusqu’à obtenir la validation officielle, in fine, d’un juge qui autorise ainsi la famille à récupérer le corps. Ce travail citoyen de fourmi, aboutissant à des dossiers enfin clôturés, est synonyme de "souffrance, car c’est un processus extrêmement fastidieux".

    D’autres dossiers se concluent par des proches retrouvés en prison. Bouaïcha, membre de l’association depuis un peu plus d’un an, avait perdu la trace de son fils en Algérie il y a sept ans. "En premier lieu, on m’a dit qu’il était mort. Mais j’avais le sentiment qu’il était en vie. Je suis allée seule de Casablanca à Oran, pour ramener mon fils vivant ou mort : je m’étais donné ce défi là". Mais seule, "je ne savais pas où aller, à quelles structures m’adresser, quels discours utiliser", retrace cette femme au sourire mélancolique, des plis rieurs aux coins des yeux, vêtue tout de bleu. "Pendant un mois, de 7 heures du matin à 19 heures, je tapais à toutes les portes, en vain. J’ai aussi gaspillé énormément d’argent dans les transports".

    Depuis sa rencontre avec l’association, elle a pu relancer ses recherches, avec l’appui d’une avocate. Quinze jours après, l’avocate avait identifié la prison où son fils se trouvait en réalité détenu en Algérie, au nom de la loi 08-11, qui rend l’immigration irrégulière pénalement répréhensible de plusieurs années de prison. "Mère d’un disparu, elle est devenue mère d’un détenu", résume Hassan. Sept ans après, "j’ai enfin pu rendre visite à mon fils, en prison" raconte, émue, Bouaïcha. "Pour seulement 15 minutes". Depuis, son fils a aussi réussi à lui envoyer des lettres, et à lui parler une fois par téléphone, grâce à la clémence d’un gardien.

    Rencontrer d’autres familles, "c’est ce qui m’a donné la force de parler de mon fils", malgré cette condamnation qui couvre d’une chape de plomb son histoire. "L’association a été un tournant dans ma vie", conclut Bouaïcha. Aujourd’hui, j’ai trouvé une famille. Une grande famille".

    https://www.infomigrants.net/fr/post/72092/se-regrouper-pour-pouvoir-parler-de-la-disparition-de-nos-proches--au-
    #migrations #mourir_aux_frontières #décès #morts_aux_frontières #femmes #criminalisation

    ping @6donie

  • L’Université et les libertés académiques menacées : anatomie d’une offensive
    https://lvsl.fr/luniversite-et-les-libertes-academiques-menacees-anatomie-dune-offensive

    Alors qu’un rapport publié fin 2025 par France #universités alertait sur les menaces pesant sur les libertés académiques, le nouveau budget ne répond pas à la crise que traverse l’enseignement supérieur. 100 % des 75 universités françaises ont voté un budget initial de 2026 en déficit ; en 2022, elles n’étaient que vingt dans cette situation. Dans ce contexte, une proposition de loi visant à mieux garantir les libertés académiques — notamment par la création d’une instance chargée de les surveiller — est actuellement à l’étude au Parlement, tandis que certains plaident pour leur inscription dans la Constitution. Une dynamique qui témoigne d’une prise de conscience, mais dont la portée pourrait rester largement symbolique face à l’ampleur des difficultés. Car ces propositions (…)

    #Société #budget_université #liberté_académique #mobilisation_universitaire #université_française

  • #Rome, ville improductive ?
    https://metropolitiques.eu/Rome-ville-improductive.html

    Alors que le Jubilé a pris fin, Dominique Rivière tempère l’image de Rome comme ville improductive. Rappelant son histoire industrielle écrasée par la dimension patrimoniale évidente de la Ville éternelle, l’autrice invite aussi à considérer le rôle ambigu de ce #patrimoine dans la fabrique de la #rente urbaine. Rome, ville à la notoriété mondiale, est cependant souvent vue comme métropole incomplète : capitale touristifiée, livrée en pâture aux grands promoteurs, souffrant de la prééminence #Essais

    / Rome, #Italie, rente, patrimoine, #périphérie, #mobilisation, #industrie

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-riviere_dossierrome.pdf

  • « Non à une loi #Duplomb_2 » : la #carte des mobilisations dans toute la France - #Basta !

    https://basta.media/non-a-une-loi-duplomb-2-la-carte-des-mobilisations-dans-toute-la-france

    « Non à une loi Duplomb 2 » : la carte des #mobilisations dans toute la #France
    #Écologie
    #Pesticides

    Plus de 130 organisations appellent à des mobilisations samedi 7 et dimanche 8 février « pour protéger notre santé, l’environnement et les paysans ». Un rassemblement devant l’#Assemblée_nationale est prévu le 11 février.

  • Lettres ouvertes des détenus des centres de rétention de Harmondsworth et Brook House (Royaume Uni)
    https://migreurop.org/article3535.html

    Le 14 janvier, une manifestation pacifique de 175 demandeurs d’asile détenus dans les centres de rétention d’Harmondsworth et de Brook House, en Angleterre, a été violemment réprimée par les forces de l’ordre. Les personnes retenues protestaient contre des conditions de détention inhumaines et contre leur transfert vers la #France dans le cadre de l’accord « One in, one out », signé à l’été 2025. À la suite de cet événement, les détenus ont rédigé des témoignages ainsi qu’une lettre ouverte à (…) #Mobilisations

    / #Royaume-Uni, France, #Enfermement, #Renvois_forcés, #Révoltes_et_mobilisations

    https://detainedvoices.com/2026/01/16/reports-from-harmondsworth-and-brook-house-protesters
    https://migreurop.org/IMG/pdf/inhumane_conditions_report_harmondsworth_irc_g_wing.pdf.pdf
    https://migreurop.org/IMG/pdf/report_from_inside_harmondsworth_irc-1.pdf
    https://migreurop.org/IMG/pdf/harmondsworth_brookhouse_report_english.pdf.pdf
    https://migreurop.org/IMG/pdf/asylumseekers_peacefulprotest_testimony.pdf

  • Appel à une mobilisation internationale pour la Commémor’Action du 6 février 2026 à Oujda (Maroc)
    https://migreurop.org/article3521.html

    A l‘occasion de la Commémor’Action du 6 Février, date devenue la journée mondiale de solidarité avec les victimes des frontières et les disparus aux routes migratoires, l’Association Marocaine d’Aide aux Migrant·e·s en Situation Vulnérable organise sa sixième rencontre internationale à Oujda, à la frontière maroco-algérienne, du 5 au 7 Février 2026. Voici le texte d’appel et le programme de cette mobilisation. Leur vie, notre lumière. Leur destin, notre colère. Ouvrez les frontières ! (…) #Mobilisations

    https://forms.gle/EM95eqWboj7MCr8v9
    https://www.facebook.com/share/1FWwrPudDd
    https://missingattheborders.org

  • La Zone à Patates, une ZAD en périurbain
    https://metropolitiques.eu/La-Zone-a-Patates-une-ZAD-en-periurbain.html

    L’utilisation du foncier dans les espaces périurbains est sous tension. À Pertuis, dans le Vaucluse, la création d’une zone d’activité économique sur des terres agricoles engendre des formes nouvelles de #mobilisation. « Qui ose encore bétonner des terres destinées à nourrir ? » ; « Qui sème le béton aura bientôt la dalle » ; « béton = inondation »… C’est avec ces slogans – et bien d’autres ! – que plusieurs centaines de personnes ont défilé dans la zone d’activités et les espaces agricoles de #Terrains

    / #périurbain, mobilisation, #zone_à_défendre, #conflit, #agriculture, #Marseille, #métropole

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_fonticelli.pdf

  • #Duralex : et si les citoyens sauvaient nos usines ?

    En 2025, l’entreprise iconique française a réussi à récolter 20 millions d’euros auprès de 13 467 investisseurs intéressés par « moderniser son outil industriel et rayonner à l’international ». Que dit cet engouement pour soutenir cette société coopérative de production (#SCOP) via une campagne de #crowdfunding ?

    Le 3 novembre dernier, la France se réveille avec une nouvelle inattendue : une campagne de crowdfunding est lancée par Duralex. Cette levée de fonds dépasse toutes les attentes. Alors que l’objectif initial était de 5 millions d’euros, en 48 heures 20 millions d’euros d’intentions sont récoltés.

    La campagne, visait une levée destinée à moderniser l’usine et développer de nouveaux produits. En quarante-huit heures, les intentions d’investissement atteignent près de quatre fois l’objectif, portées par plus de vingt mille personnes et un ticket moyen avoisinant neuf cents euros. Devant cet afflux inédit, la société #coopérative de production (SCOP) a dû plafonner les participations pour permettre au plus grand nombre de contribuer. Il s’agit d’un véritable raz-de-marée citoyen.

    Comment une entreprise en crise, reprise par ses salariés, a-t-elle réussi à fédérer des dizaines de milliers de citoyens ? Que révèle cet engouement sur notre rapport à l’#industrie, au territoire et à l’économie locale ? Alors que les délocalisations et fermetures d’usines rythment régulièrement l’actualité, Duralex démontre qu’une voie #alternative est possible.

    Si nous avons étudié la transformation de la société Duralex et son passage au statut de société coopérative de production (SCOP), nous décryptons ici les enseignements de cette levée de fonds historique.

    Quel est ton âge ?

    L’effet made in France joue à plein. Soutenir Duralex, c’est défendre une production locale et un secteur emblématique du verre. À cela s’ajoute la transparence de l’entreprise, qui communique en temps réel sur l’utilisation des fonds – qu’il s’agisse de la modernisation des fours, de l’innovation ou de la formation.

    L’#émotion fait le reste. Sauver Duralex, c’est sauver une part de notre patrimoine industriel. Il y a beaucoup d’affects avec cette marque qui a marqué des générations d’enfants. « Quel est ton âge ? » était le jeu préféré dans les cantines grâce aux verres Duralex.

    Peu de campagnes industrielles ont atteint de tels montants ; Duralex rejoint le cercle très restreint des réussites comparables à celles de certaines SCOP comme le spécialiste de la laine Bergère de France il y a un an.

    Cette #mobilisation est révélatrice de la volonté d’adhérer à un projet commun, presque un rêve partagé. Les consommateurs ne se contentent plus d’acheter : ils investissent dans des projets porteurs de sens et se projettent dans l’image renvoyée par Duralex. En témoignent les chiffres du crowdfunding en France.

    La défiance envers les grands groupes, alimentée par les délocalisations et les scandales industriels, renforce la volonté de soutenir des alternatives. L’attachement au #territoire joue également un rôle déterminant. Les Français aspirent à des entreprises ancrées, transparentes et dotées d’une histoire à laquelle ils peuvent s’identifier.

    D’après une étude (Ipsos), 54 % des Français, soit environ 26 millions de personnes, déclarent avoir un lien de proximité avec l’industrie. Ce chiffre illustre l’ancrage fort de ce secteur dans le quotidien des citoyens, qu’il s’agisse de relations familiales ou sociales.

    Comme nous l’avions souligné dans notre étude de cas sur Duralex, la légitimité des dirigeants n’est plus conférée par un organigramme. Elle s’est construite collectivement à travers la confiance, la transparence et la capacité à embarquer les équipes dans un projet commun qui est presque devenu un projet sociétal au sens large.

    Les salariés, désormais actionnaires majoritaires, deviennent des parties prenantes actives de la #gouvernance.

    Concurrence chinoise, gouvernance et facture énergétique

    Les défis restent nombreux. L’argent ne suffira pas à garantir la réussite. La concurrence chinoise continue de peser, avec des coûts de production plus bas. Les prix à la production en Chine ont baissé de 2,2 % en glissement annuel en novembre 2025.

    La facture énergétique demeure une vulnérabilité majeure, malgré les efforts réalisés pour la maîtriser.

    La gouvernance représente également un enjeu. Gérer une SCOP de 228 actionnaires est un exercice quotidien d’équilibre et de dialogue. Le principe de la SCOP « un homme, une voix » nécessite un dialogue social réinventé et un mode de gestion collaboratif.

    Les fonds permettront certes de lancer une nouvelle gamme de #verres écoconçus, mais le véritable test sera de convaincre les distributeurs d’accorder une place en rayon à ces produits face au low-cost asiatique. Un pas a déjà été fait en ce sens avec des actions marketing : diversification de la gamme, vente en ligne, corner au bon marché rive gauche… L’entreprise a très vite compris les défis imposés par une #concurrence acerbe.

    L’industrie de demain

    Duralex s’impose comme un laboratoire potentiel de l’#industrie_de_demain.

    Son modèle associant SCOP et crowdfunding pourrait inspirer d’autres PME dotées d’un fort #capital_sympathie. Pour les pouvoirs publics, l’expérience souligne l’importance de faciliter les reprises en SCOP, notamment en simplifiant les démarches et en proposant des formations.

    Le statut de SCOP implique que les salariés investissent dans l’entreprise, ce qui fait peser le risque entrepreneurial sur leurs épaules. Cela peut mettre en péril un bassin d’emploi, des familles… Autre point et non des moindres, les salariés n’ont pas nécessairement la formation ou les compétences nécessaires pour affronter le monde des affaires.

    Pour les consommateurs, elle rappelle que le #made_in_France a un coût, mais qu’il crée de la valeur locale en préservant des #emplois et des #savoir-faire. La capacité à réformer son #modèle_commercial (vente en ligne, magasin..) A permis de séduire de nouveaux marchés.

    Duralex montre que l’industrie française peut rebondir grâce à l’#innovation, la #transparence et l’#intelligence_collective. Reste à savoir si ce modèle est transposable à d’autres secteurs. Une certitude : les citoyens se disent prêts à jouer leur rôle.

    Bien que l’entreprise #Brandt ait proposé comme alternative à la liquidation, le passage en SCOP et malgré l’aval du gouvernement pour ce statut salvateur, le tribunal de Nanterre a malheureusement préféré sceller le destin du groupe le 11 décembre dernier. Peut-être, demain d’autres usines en difficulté pourront-elles suivre la voie de Duralex qui a déjà prouvé qu’un pari fou pouvait inspirer tout un pays.

    https://theconversation.com/duralex-et-si-les-citoyens-sauvaient-nos-usines-270379

  • Un an après l’incarcération de Moussa Tchangari, AEC Niger organise une journée de protestation en soutien au défenseur des droits humains détenu
    https://migreurop.org/article3489.html

    Le 3 décembre 2025, cela fera 12 mois ou 365 jours que Moussa Tchangari, défenseur des droits humains, Secrétaire Général (SG) de l’association Alternative Espaces Citoyens (AEC), est détenu arbitrairement par les autorités nigérienne. AEC Niger organise une campagne médiatique et une matinée de protestation et de solidarité en soutien au détenu. Migreurop se joint à l’AEC Niger pour réclamer la libération immédiate de Moussa Tchangari et de tous les défenseurs des droits humains détenus. (…) #Mobilisations

  • One year after Moussa Tchangari’s imprisonment, AEC Niger organizes a day of protest in support of the detained human rights defender
    https://migreurop.org/article3490.html

    On December 3, 2025, it will be 12 months or 365 days since Moussa Tchangari, human rights defender and Secretary General (SG) of the association Alternative Espaces Citoyens (AEC), was arbitrarily detained by the Nigerien authorities. AEC Niger is organizing a media campaign and a morning of protest and solidarity in support of the detainee. Migreurop joins AEC Niger in calling for the immediate release of Moussa Tchangari and all detained human rights defenders. On December 3, 2024, (…) #Mobilisations

  • Un año después del encarcelamiento de Moussa Tchangari, AEC Níger organiza una mañana de protesta en apoyo al defensor de los derechos humanos detenido.
    https://migreurop.org/article3491.html

    El 3 de diciembre de 2025 se cumplirán 12 meses o 365 días desde que Moussa Tchangari, defensor de los derechos humanos y secretario general (SG) de la asociación Alternative Espaces Citoyens (AEC), fue detenido arbitrariamente por las autoridades nigerinas. AEC Níger organiza una campaña mediática y una mañana de protesta y solidaridad en apoyo al detenido. Migreurop se une a AEC Níger para exigir la liberación inmediata de Moussa Tchangari y de todos los defensores de los derechos humanos (…) #Mobilisations

  • Un anno dopo l’incarcerazione di Moussa Tchangari, AEC Niger organizza una giornata di protesta a sostegno del difensore dei diritti umani detenuto
    https://migreurop.org/article3492.html

    Il 3 dicembre 2025 saranno 12 mesi, ovvero 365 giorni, che Moussa Tchangari, difensore dei diritti umani e segretario generale (SG) dell’associazione Alternative Espaces Citoyens (AEC), è detenuto arbitrariamente dalle autorità nigerine. AEC Niger organizza una campagna mediatica e una mattinata di protesta e solidarietà a sostegno del detenuto. Migreurop si unisce all’AEC Niger per chiedere l’immediato rilascio di Moussa Tchangari e di tutti i difensori dei diritti umani detenuti. Il 3 (…) #Mobilisations

  • Le Sud global aux prises avec l’internationale « gen Z »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/09/le-sud-global-aux-prises-avec-l-internationale-gen-z_6652762_3210.html?lmd_m

    Cet article est très intéressant, avec de nouvelles figures émergentes et la contradiction entre les capacités de mobilisation et les difficultés d’organisation qui sont le propre des mobilisation internet. Ce point a été largement documenté et souligné par Zeynep Tufekci dans son livre "Twitter & les gaz lacrymogènes" (C&F éditions - https://cfeditions.com/lacrymo)

    Je trouve une autre chose très fun :

    Au-delà de leur jeunesse, ils brandissent les mêmes mots d’ordre contre la corruption, le népotisme, les inégalités, le chômage, la dégradation des services publics.

    Euh si je ne m’abuse, ce sont aussi les questions et les mots d’ordre des mobilisations, en France, des questions mondiales qui sont le sous-produit du néolibéralisme (et de la défaite de la gauche face à lui).

    Du Népal au Pérou en passant par Madagascar, la révolte de la jeunesse portée par des revendications socio-économiques a désarçonné les Etats. Mais son mode de mobilisation horizontal, issu de la culture numérique, handicape aujourd’hui ses débouchés politiques.

    La jeunesse n’a pas attendu la génération Z pour descendre dans la rue. De Mai 68 aux « printemps arabes » de 2011, elle n’a pas cessé de fournir le gros des bataillons des soulèvements populaires et des révoltes.

    Alors pourquoi la récente focalisation sur cette fameuse « gen Z » – née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010 –, dont les mobilisations en cascade secouent ou ébranlent les pouvoirs depuis 2024, avec un effet accélérateur ces derniers mois ? Du Bangladesh à Madagascar, en passant par le Maroc, le Népal, l’Indonésie, le Kenya ou le Pérou, une sorte d’internationale juvénile est entrée dans l’arène contestataire. Ce surgissement a pris de vitesse les Etats et laissé à l’écart des classes politiques souvent discréditées.

    Chaque mobilisation s’inscrit dans un contexte national singulier. Pourtant, bien des similitudes rassemblent ces indignés du Sud global. Au-delà de leur jeunesse, ils brandissent les mêmes mots d’ordre contre la corruption, le népotisme, les inégalités, le chômage, la dégradation des services publics, etc. Leurs doléances sont surtout socio-économiques, ce qui les distingue de leurs aînés dont les aspirations étaient plus expressément politiques (nationalisme, socialisme, démocratie…). Par cette orientation pragmatique, ils ont suscité une sympathie dans la population, allant très au-delà de leur tranche d’âge, les élevant à leur insu au rang de gardiens de l’intérêt général – voire de vigies morales – dans des pays ravagés par le cynisme et la trahison des élites.

    Un autre trait commun s’observe dans leur mode de mobilisation. Ces primo-manifestants sont d’ores et déjà des vétérans des réseaux sociaux. Ils sont nés et ont grandi avec la culture digitale, dont ils partagent les codes, le langage, l’esthétique – jusqu’au drapeau du manga One Piece (un crâne hilare coiffé d’un chapeau de paille), devenu l’emblème de cette « gen Z ». Cette praxis du numérique a favorisé la contagion par-delà les frontières, dans une sorte d’émulation universelle du défi à l’ordre injuste. Elle a aussi, et surtout, permis un anonymat dans les anfractuosités de plateformes comme Discord, où les mots d’ordre ont mûri au nez et à la barbe des services de renseignement.

    #Gen-Z #Mobilisation #Internationalisme

    • (un signifiant vide du peuple qui manque)

      Jean-François Bayart, sociologue : « Les idéaux politiques de la génération Z sont très ambivalents, et facilement récupérables »
      https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/09/jean-francois-bayart-sociologue-les-ideaux-politiques-de-la-generation-z-son

      Le sociologue français explique, dans un entretien au « Monde », en quoi la vague récente de mobilisation de la jeunesse est une réaction à la révolution conservatrice, mélange d’autoritarisme et de prédation économique, à laquelle cèdent de nombreux Etats. Il relève qu’elle n’est pas exempte pour autant d’ambiguïtés idéologiques.
      Propos recueillis par Frédéric Bobin

      Spécialiste de sociologie historique et comparée du politique, ancien directeur du Centre de recherches internationales, Jean-François Bayart est professeur à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, où il est titulaire de la chaire Yves Oltramare Religion et politique dans le monde contemporain. Il est notamment l’auteur de L’Energie de l’Etat (La Découverte, 2022).

      La mobilisation de la génération Z (née entre 1997 et 2010) dans le Sud global représente-t-elle une nouvelle forme de contestation ?

      Depuis l’échec des « printemps arabes » de 2011, nous sommes entrés dans un âge de révolution conservatrice à l’échelle mondiale : Donald Trump aux Etats-Unis, Vladimir Poutine en Russie, Recep Tayyip Erdogan en Turquie, Narendra Modi en Inde… Il s’agit de phénomènes de restauration – ou d’instauration – de l’autoritarisme, à l’interface de l’exaltation de valeurs dites « traditionnelles » et de la célébration de la technologie. Les vieilles démocraties européennes n’en sont pas à l’abri. Les coups d’Etat au Sahel ou l’élection présidentielle au Sénégal en portent aussi la marque.

      Cette révolution conservatrice repose sur deux dynamiques. D’une part, un discrédit de la démocratie, menant souvent à sa remise en cause. D’autre part, la pérennisation de régimes de prédation économique, refaçonnés par le néolibéralisme depuis les années 1980. Ces systèmes concentrent les richesses entre les mains du pouvoir, privatisant les services publics et transformant l’Etat en un outil d’accumulation au profit d’une élite.

      C’est contre cet ordre établi, et les inégalités et les injustices sociales qu’il génère, que se dresse aujourd’hui la « gen Z ». Ces jeunes, souvent diplômés, mieux connectés, ne trouvent pas leur place au soleil et sont frappés de plein fouet par les effets de cette mutation. Beaucoup sont pris en étau entre un marché de l’emploi « ubérisé », dominé par la précarité, et la fermeture des frontières des pays occidentaux. Pour les sociétés du Sud, cette restriction des migrations se traduit aussi par un effondrement des mandats, source essentielle de revenus face au déclin de l’aide internationale. L’humiliation dans les consulats, les morts du désert et de la mer ravivent le ressentiment anticolonial et antiesclavagiste.
      De même qu’il existe une interconnexion entre les révolutions conservatrices – les retrouvailles de la Russie de Poutine avec l’Afrique, les affinités entre le trumpisme et les extrêmes droites européennes, etc. –, il y a propagation, par l’intermédiaire des réseaux sociaux, des mobilisations de la génération Z.

      La génération Z est-elle capable de produire un contre-discours idéologique ?

      Elle ne l’est pas ! Les réseaux sociaux favorisent la visibilité et la mobilisation, mais pas l’élaboration d’un projet politique. La révolution tunisienne de 2011 l’a bien montré : derrière les jeunes manifestants, le rôle décisif a été joué par les militants syndicaux et par une élite qui avait compris que, pour sauver ce qui pouvait l’être, il fallait que Ben Ali « dégage ». Ce dernier n’a pas été renversé, il a été accompagné à l’aéroport… Sans organisation ni relais politique, une révolte, si courageuse et spectaculaire soit-elle, n’assure pas de débouché politique, et ouvre la porte à un rapide retour de bâton. C’est sans doute la limite du mouvement Femme, vie, liberté en Iran, l’une des premières manifestations de la « gen Z », qui a réussi à déplacer les lignes de la répression vestimentaire mais n’incarne pas une relève politique.

      Au Maroc, les revendications des contestataires étaient extrêmement raisonnables, focalisées sur des inégalités et des injustices criantes. Mais le système des partis, chétif et discrédité, n’a pas su se saisir de cette dynamique. La monarchie, avec son habileté habituelle et grâce à une légitimité toujours forte, a su, comme en 2011, désamorcer le mouvement en lâchant un peu de lest.

      Cela dit, la génération Z n’est pas homogène, ni forcément « sympathique ». Elle peut porter des valeurs de justice et de liberté, mais aussi des valeurs réactionnaires et violentes. En Afrique de l’Ouest, elle est séduite par des discours nationalistes datés et par le puritanisme religieux. Elle soutient souvent les coups d’Etat militaires (Mali, Burkina Faso, Niger…), car elle s’identifie aux jeunes soldats, et, au Sénégal, elle a contribué à la victoire électorale de dirigeants souverainistes aux prises de position antiféministes et homophobes. En Afrique, on assiste à une forme de révolte des « cadets sociaux » contre l’establishment de leurs aînés au pouvoir depuis les indépendances.

      Cette « gen Z » et la révolution conservatrice ne sont-elles donc pas antinomiques ?

      Elle peut même avoir avec elle de vraies affinités : on le voit en France, où le Rassemblement national mobilise davantage la jeunesse que la plupart des partis de gauche. Cette génération peut entrer en résonance avec la révolution conservatrice, voire contribuer à la radicaliser, à l’image des jeunes qui, entre les deux guerres mondiales, avaient misé sur le fascisme et le national-socialisme dans leur rejet des élites.
      En Russie, on ne sait pas trop ce qu’il reste de la génération Z libérale. Elle a été réduite au silence, réprimée par Poutine depuis son retour au Kremlin, en 2012, et une large partie a sans doute fichu le camp au moment de l’invasion de l’Ukraine [en 2022]. A l’intérieur du pays, la génération Z est souvent ultranationaliste, nostalgique de l’URSS, séduite par la spiritualité orthodoxe, et elle soutient globalement l’« opération spéciale » contre les « nazis » et autres « homosexuels » de Kiev.
      Et ce sont des courants de la diaspora iranienne très proches de la sphère Make America Great Again qui relaient Femme, vie, liberté à l’étranger, en flattant paradoxalement le nationalisme d’une partie de ses activistes de l’intérieur – un nationalisme qui est la chose la mieux partagée en Iran et qui permet une certaine porosité entre le régime et ses contestataires.

      Au-delà du phénomène générationnel, le mouvement actuel s’identifiant « gen Z », notamment par le Jolly Roger, le pavillon noir du héros du manga « One Piece », porte surtout des revendications de justice, de liberté, de démocratie participative. Il n’a pas grand-chose à voir avec la jeunesse réactionnaire que vous avez mentionnée…

      Les mêmes mots d’ordre peuvent nourrir des projets politiques différents. Prenons la justice : des jeunes l’invoquent pour dénoncer l’establishment ; d’autres, plus progressistes, pour combattre les inégalités. Même chose pour la liberté, qui peut être comprise comme émancipation individuelle, ou bien comme souveraineté nationale. En Afrique de l’Ouest, par exemple, cette dernière se nourrit du ressentiment anticolonial et antiesclavagiste sur lequel surfent des acteurs politiques et militaires.
      Les idéaux politiques de la génération Z sont très ambivalents, et facilement récupérables. Son rapport à la religion joue aussi un rôle : aux Etats-Unis avec les militants nationalistes chrétiens de MAGA, en Amérique latine avec le pentecôtisme, ou encore au Sénégal, avec l’essor d’un islam réformiste opposé aux confréries, accusées de compromission avec l’establishment.
      On peut dire qu’il y a un temps mondial de la génération Z, en miroir de celui des révolutions conservatrices, mais que ces mouvements ne s’opposent pas pour autant. Il peut y avoir des glissements de l’un à l’autre. J’insisterais surtout sur l’historicité propre de chaque société. Les mouvements nationalistes de la décolonisation étaient déjà des mouvements de jeunes. La jeunesse est un dénominateur commun, mais elle n’est pas la même d’un continent à l’autre.
      N’oublions pas, enfin, que cette génération Z est celle du Covid-19. Les confinements, imposés de manière autoritaire, voire violente, par l’Etat, à un âge où l’on se construit affectivement et socialement, ont laissé des séquelles psychologiques, y compris dans les sociétés prospères.

      Le label générationnel que revendiquent les jeunes manifestants d’aujourd’hui ne traduit-il pas l’effacement des repères partisans traditionnels et leur remplacement par des affinités fondées sur l’âge ?

      Je nuancerais la nouveauté du phénomène. Au XIXe siècle déjà, des mouvements comme ceux de 1848, ou les Wandervogel [les « oiseaux migrateurs », qui prônaient le retour à la nature et la liberté, en réaction à l’industrialisation] en Allemagne, revendiquaient une identité de jeunesse, même s’ils étaient liés à des idéologies ou à des projets de réforme politique. Les Wandervogel, d’abord politiquement indéterminés, ont d’ailleurs fini par basculer vers le nationalisme après le traumatisme de la première guerre mondiale.
      Il est vrai que les grandes idéologies ont implosé : le communisme est mort ; le libéralisme et la démocratie ont perdu à leur tour de leur crédit. Même l’islam politique ne joue plus le même rôle structurant. Au Sahel, par exemple, le djihadisme se dissout désormais dans le virilisme armé, et dans des logiques plus locales, notamment agraires, que religieuses.
      Ce vide laisse la place à un signifiant plus flou : la jeunesse. Mais cette bannière très large a une portée limitée. Si tous les jeunes sont jeunes, ils diffèrent en matière de classe sociale, de genre et de territoire. Il faudrait analyser la génération Z sur le plan sociologique. N’est-elle pas surtout urbaine, c’est-à-dire issue de la classe moyenne frustrée face au durcissement autoritaire et au blocage des horizons économiques ?

      La « gen Z » n’est-elle pas piégée par son horizontalisme qui, faute de débouché politique, contribue parfois à renforcer les logiques verticales qu’elle conteste ?

      Oui, exactement. Faute d’une idéologie claire et de structures organisées, ces mouvements sont condamnés à s’étioler ou à faire appel à des personnes ou à des institutions se présentant comme providentielles, portes ouvertes à la restauration de régimes autoritaires. On le voit au Bangladesh, où une personnalité consensuelle [Muhammad Yunus, Prix Nobel de la paix en 2006] a été portée au pouvoir sans véritable capacité politique, ou à Madagascar et dans le Sahel, où l’armée a repris la main.
      Le Sénégal fait un peu figure d’exception – même si, à mon avis, il s’agit là d’une révolution conservatrice typique –, car le parti désormais au pouvoir [Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef)] a résisté à la répression et remporté les élections de manière incontestable.

      Au Niger, au Burkina Faso et au Mali, les régimes militaires s’essoufflent. La jeunesse qui les avait acclamés se détourne. Dans ces pays, la génération Z est souvent en armes : djihadistes, milices d’autodéfense, confréries de chasseurs qui, dans les campagnes, gèrent les conflits agraires par la violence. Derrière tout cela plane encore l’ombre de l’esclavage, le grand non-dit de ces sociétés, notamment au Mali, où environ la moitié de la population serait d’origine servile.

  • "La mobilisation massive contre la loi Duplomb est ainsi l’indice que les territoires sont de plus en plus travaillés par ces questions. A la dépolitisation nationale des grands enjeux environnementaux répond une prise de conscience des impacts locaux de la crise écologique."
    " l’opposition à la loi Duplomb n’est pas plus le fait de « bobos-écolos » des grands centres urbains que des habitants des bourgs ou des petites villes en région. Le rejet du texte y est du même ordre de grandeur, supérieur à 60 %. Et contrairement à une idée reçue, les populations les plus modestes sont, dans cette enquête, les plus opposées à la loi controversée."

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/28/a-la-depolitisation-des-enjeux-environnementaux-repond-une-prise-de-conscien

    #écologie #duplomb #environnement #crise #prise_de_conscience #classes_sociales

    • « A la dépolitisation des enjeux environnementaux répond une prise de conscience des impacts locaux de la crise écologique »

      En France, les sondages se suivent et semblent tous pointer dans la même direction. Une enquête de l’IFOP, publiée fin août, ne place la « protection de l’environnement et la lutte contre le dérèglement climatique » qu’en 16e position des préoccupations des sondés. Mi-septembre, une autre étude d’Ipsos ne faisait apparaître l’enjeu environnemental qu’à la 7e place, sur les 10 thématiques proposées. Par rapport aux enquêtes comparables conduites dans le proche passé, la chute est abrupte.

      [...]

      « il ne se passe pas une semaine en France sans qu’un captage ferme, ou que des restrictions de consommation de l’#eau_potable ne soient édictées ». Ces événements passent sous le radar de la presse nationale, mais ils sont, au cœur des territoires, parmi les manifestations les plus tangibles des dégâts infligés à l’environnement. Depuis dix ans, le nombre de personnes visées par de fortes augmentations de leur #facture_d’eau, par des alertes sur sa qualité, voire par des restrictions de consommation, a considérablement augmenté. Entre 2012 et 2023, la proportion de Français ayant reçu une eau conforme aux critères de qualité (au regard des pesticides) est passée de 95,5 % à 74,7 %. Une dégringolade de plus de 20 points.

      https://justpaste.it/9riq0

      #pesticides #eau #santé #politisation #mobilisations_locales #mobilisations_écologistes #pétition #réchauffement_climatique #marches_pour_le_climat

    • Les luttes locales ont toujours été le point fort de l’écologie. Ce fut le cas pour le nucléaire, et c’est ce même constat qui a présidé à la création des Soulèvements de la terre début 2021 à la ZAD NNDL. La nouveauté tient aux atteintes immédiates à la santé, et aux enjeux liés à l’eau.

  • Besancenot, Duteil : regards croisés sur les mobilisations du 18 septembre et de « Bloquons tout »

    Comment bloquer le pays ? Quels enseignements tirer du mouvement « Bloquons tout » ? Olivier Besancenot (ex-porte parole du NPA) et Simon Duteil (ex-porte parole de Solidaires) analysent la nouvelle séquence de mobilisation ouverte depuis le 10 septembre et esquissent des perspectives pour l’après 18 septembre.

    https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/besancenot-duteil-regards-croises-sur-les-mobilisations-du-18-septem
    #10Septembre #mouvement_social #greve #mobilisation #blocage

  • Nourrir et soutenir les #mobilisations du 10 septembre

    Alors que le 10 septembre approche, nous proposons que le mouvement des luttes locales prenne sa part et apporte son soutien.

    Le gouvernement Bayrou va probablement tomber, et tant mieux. Ce gouvernement aura été celui de la loi Duplomb, de la casse sociale, du détricotage du droit de l’environnement, de l’accélération des infrastructures polluantes – dans un total déni de démocratie, des élections nationales comme de la consultation des habitant·es concerné·es.

    Mais la suite est une grande inconnue, et pour empêcher que la même politique continue après lui, nous rejoindrons les mobilisations de la rentrée !

    Partout les cantines, greniers, reseaux de ravitaillement lieu d’organisation et AG se multiplient pour soutenir les luttes et ils sont essentiels pour que nos mobilisations prennent de l’ampleur !

    Pour faciliter les liens entre nous, les mobilisations, pour le 10 septembre (et au delà) nous lançons cette cartographie qui recense les réseaux et initiatives qui outillent déjà, nourrissent, hébergent et relaient nos luttes : https://cartoresistanceslocales.gogocarto.fr

    Parce que notre résistance se construit par des initiatives concrètes, quotidiennes, co-construites localement. Parce que chacune de nos mobilisations a besoin de matériel, de nourriture, de soin, de lieux et d’assemblée d’organisation, nous proposons de mettre nos capacités au pot commun… et peut être d’aider à en créer d’autres !

    On vous invite à contacter les initiatives près de chez vous, à rejoindre les collectifs d’organisation du 10 septembre, à faire cette jonction pour qu’ensemble nous soyons incontournables. Bonne rentrée de lutte !

    https://terresdeluttes.fr/nourrir-et-soutenir-les-mobilisations-du-10-septembre

    La #carte :
    https://cartoresistanceslocales.gogocarto.fr/map

    #10s25 #bloquons_tout #manifestation #France #résistance #alimentation #agriculture #nourriture #cantines #champs #ravitaillement #soins #assemblées_populaires #épiceries
    #cartographie #visualisation

  • Pourquoi la Suisse est imprenable ? | ATLAS - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=sxj7dNmjZFI

    La Suisse, pays du chocolat ... et des canons.
    Derrière son image de neutralité sans faille, le pays cache en réalité un formidable système militaire camouflé au creux de la montagne. Rochers-canons, granges-canons ou refuges-canons, il existerait près de 8 000 ouvrages militaires dissimulés dans le paysage. Alors dans ce nouvel épisode d’Atlas, direction la Suisse pour une randonnée pas comme les autres au cœur du Réduit national : la place forte de la stratégie de défense suisse.

    Quelques sources qui nous ont aidé
    • Les archives de la RTS sur le Réduit national
    • L’inestimable puits d’informations du blog de World of Teeone
    • Le non moins estimable blog d’Atlantic Wahl
    • Le documentaire de la RTS sur l’effet du Réduit au sein de la population
    • Le documentaire de la TSR sur le général Guisan et les rela

    (avec liens)

    • Je n’ai pas encore vu... mais je me rappelle avoir vu il y a trèès longtemps, une super exposition... où des personnes âgées, qui étaient vivants lors de la Seconde guerre mondiale, disaient que c’était un très beau mythe... et il y a plein de contre-exemples du dysfonctionnement de l’armée suisse...
      Je me demande si on ne peut pas trouver quelque chose su ce beau site d’histoire orale :
      https://notrehistoire.ch/themes/politics-and-society/security-and-justice

      #camouflage #dissuasion_militaire #armée_suisse #neutralité #armes #stratégie_du_hérisson #montagnes #Alpes #défense #forteresse #seconde_guerre_mondiale #WWII #Général_Guisan #stratégie_militaire #réduit_national #dissuasion #discrétion #sous-sol #tunnels #mobilisation #service_militaire #montagne #défense_nationale #Amsteg #or #opération_Tannenbaum #banque_nationale_suisse #or_nazi #bunkers #guerre_froide #bunkers_anti-atomiques #éducation_militaire #relations_internationales

    • Et sinon, ce super #livre de #Pierre_Hazan :
      #Le_mal_suisse
      https://bibliows.payot.ch/api/image/7F12DBE4C347C5131C937132EE23AAC907A93B32/front/0/resized/mob_detail

      Plongée dans l’univers mental helvétique à l’heure où la Suisse traverse sa plus grave crise d’identité depuis la Seconde Guerre mondiale, Le mal suisse explore le sens d’une neutralité largement fictive et les effets pervers du consensus. Surtout, il tente de comprendre le ressort quasi paranoïaque de l’isolationnisme helvétique et de ce système unique de défense qui faisait dire au Conseil fédéral, en 1988 : La Suisse n’a pas d’armée, elle est une armée. Comment se défaire de cette obsession, dès lors qu’elle constitue le meilleur ciment d’une nation à l’identité floue, fragmentée par les divisions cantonales, linguistiques, culturelles et religieuses ? Que faire de cet héritage psychologique de méfiance par rapport au monde, quand la Suisse est montrée du doigt par les Etats-Unis pour son rôle durant la guerre, que la démocratie directe et le consensus bloquent les rouages de la machine gouvernementale, que sa population rejette l’adhésion à l’Espace économique européen comme aux Nations Unies, que le chômage, jadis inconnu, progresse, et que les disparités sociales s’accroissent ? Le mal suisse est certes un examen sans concession de l’effondrement d’un mode de pensée et d’un mode de vie. Mais avec le souhait de contribuer à ce que la Suisse sorte de la mythologie façonnée par ses élites elles-mêmes pour pénétrer enfin dans l’Histoire.

      https://www.payot.ch/Detail/le_mal_suisse-pierre_hazan-9782234049543

    • @sombre et @cdb_77, la vidéo dit assez explicitement que le Reich aurait difficilement pu se passer des services financiers de la Suisse, mais mentionne moins que certaines huiles s’y étaient aussi préparer quelques réserves quand le vent a commencé à tourner

      sinon, en échanges sportifs universitaires – il y a donc un certain temps, voire un temps certain – l’ensemble de l’équipe avait été hébergée dans le bunker d’un lycée à Lucerne. Sous-terrain, lits superposés métalliques et surtout, ça marque porte blindée d’au minimum 40 cm d’épaisseur de béton, encadrée de deux tôles d’acier de plusieurs centimètres ; on se mettait à trois pour la manœuvrer… Dans la pièce où on était, il y avait une quarantaine de couchages.

    • Et il y a évidemment aussi tout le dossier de la #commission_bergier :

      La Commission indépendante d’experts (CIE, communément appelée Commission Bergier) est une commission d’experts extraparlementaire suisse, instituée par le Conseil fédéral le 19 décembre 1996, pour un mandat de cinq ans. Elle avait pour mission de « faire toute la lumière sur l’étendue et le sort de ce qu’on a appelé l’Affaire des fonds en déshérence »[1]. Son rôle a été étendu à l’étude de la politique d’asile de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale et à l’examen des relations économiques et financières entre la Suisse et le Troisième Reich.

      Cette commission a publié une série de monographies sur les rapports de la Suisse avec les protagonistes de la Seconde Guerre mondiale, en particulier avec l’Allemagne nazie.

      Cette enquête faisait suite, d’une part, aux fortes critiques qui se faisaient entendre en Suisse depuis 1989 (à l’occasion des commémorations du 50e anniversaire de la mobilisation de l’armée suisse en 1939) au sujet des relations entre les entreprises suisses et l’économie allemande à l’époque du Troisième Reich, et, d’autre part, à l’affaire dite des « fonds en déshérence », qui éclata en 1995 et dans laquelle les banques suisses furent accusées d’avoir conservé par-devers elles des biens confiés par des victimes du nazisme, voire spoliés par les nazis ; cette affaire se conclut notamment par (i) la mise en place en 1996, par les organisations juives internationales et l’Association suisse des banquiers, d’un comité indépendant (Independent Committee of Eminent Persons, dit Commission Volcker), chargé de vérifier les avoirs de victimes du nazisme déposés dans des banques suisses, (ii) la constitution en 1997 d’un fonds spécial pour les victimes de l’holocauste, doté de 300 millions de francs, et (iii) la conclusion en 1998 d’un accord portant sur 1,8 milliard de francs passé entre l’UBS et le Credit Suisse, d’une part, et les organisations juives et les signataires d’une plainte collective (class action), d’autre part[2].

      Ayant scrupuleusement respecté les délais fixés par le mandat, la Commission Bergier a été officiellement dissoute le 19 décembre 2001, sa mission accomplie.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Bergier

  • C’est quoi le mouvement « #Bloquons_Tout » qui appelle à « un #arrêt_total du pays » à partir du 10 septembre ?

    L’appel à la #mobilisation, qui veut mettre la #France à l’arrêt pour une durée illimitée, est diffusé par d’anciens #Gilets_jaunes et partagé par des relais de l’#extrême_droite.

    Un nouvel « acte » des Gilets jaunes ? Près de sept ans après le mouvement de protestation citoyen qui avait partiellement paralysé la France, entre blocage des axes routiers et appels nationaux à manifester, une nouvelle mobilisation se prépare en ligne. Baptisée « Bloquons Tout ! », elle se présente, en tout cas dans sa forme actuelle, comme une réponse au tour de vis budgétaire annoncé par le Premier ministre, François Bayrou, le 15 juillet – avec pour mesure phare la suppression de deux jours fériés. En réaction, le mouvement ambitionne de mettre en place « un arrêt total et illimité du pays » à compter du 10 septembre.

    Parmi les publications identifiées par CheckNews sur les réseaux sociaux, la première mentionnant la date du 10 septembre est en réalité un peu antérieure à la présentation du plan de Bayrou, puisqu’elle a été mise en ligne le 14 juillet – alors que le Premier ministre a pris la parole le 15. Ce contenu émane du compte TikTok des #Essentiels, une organisation prônant « une France souveraine ». Dans la vidéo, le 10 septembre est présenté comme « le jour où la France s’arrête », où le pays « se confine, pas par peur d’un virus, mais par volonté d’un peuple qui dit stop aux injustices, stop aux abus, stop à ce système qui broie les humains pour nourrir les profits ». Et sur le site web des Essentiels, un « mode d’emploi » est proposé, suggérant de « limiter sa consommation à l’essentiel », de « régler uniquement en espèces », ou de « couper la télévision », à partir du 10 septembre.

    L’appel prend de l’ampleur en ligne lorsqu’il est diffusé par d’anciennes figures des Gilets jaunes. Dans la nuit du 14 au 15 juillet – toujours en amont des annonces de Bayrou, donc – #Anaïs_Albertini, qui avait pris part aux manifestations à l’époque, est la première, sur son compte Facebook, à « répondre à l’appel du 10, 11, 12 septembre, voire plus ». « Notre seul pouvoir est le #boycott_total », clame-t-elle. Le 15 juillet dans la journée, Anaïs Albertini met en ligne un autre post Facebook contenant un « appel national à la solidarité du peuple pour un arrêt total général et illimité du pays à partir du 10 septembre 2025 ».

    Puis, le 17 juillet, c’est encore elle qui partage, sur la même plateforme, un tract, sur fond bleu, devant permettre au « peuple » de se fédérer. Dans ses publications, elle assure se contenter de relayer l’appel, et refuse d’endosser la maternité du mouvement. Sollicitée par CheckNews, elle n’a pas donné suite, mais dans un live Facebook diffusé mardi, elle explique : « Il y en a beaucoup qui se demandent qui a fait le tract […]. On ne donnera aucune source […] Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il n’y a aucun parti politique ni aucun syndicat qui est mêlé dedans. Ce sont des personnes comme nous, des citoyens et des citoyennes de ce pays qui ont lancé l’appel. »

    Une nouvelle étape dans la structuration du mouvement est franchie le 19 juillet avec la création d’un site web, « mobilisation10septembre.blog », puis d’un compte sur X dès le lendemain, qui compte déjà plus de 1 000 abonnés.

    Sur ce site, qui propose de dire « stop à l’#austérité Bayrou », un lien vers un groupe Telegram national, dédié à l’organisation de la journée du 10 septembre, a vu le jour ce mercredi. Concrètement, trois modalités sont citées. La première : le #boycott (« on arrête de faire tourner leur système ») passant notamment par le fait de ne « plus acheter dans les grandes surfaces qui profitent des baisses de cotisations, des aides publiques, tout en pressurant les salariés (Carrefour, Auchan, Amazon, etc.) » mais aussi de « retirer son argent des grandes #banques complices de la #spéculation et de la politique de #casse_sociale » pour « le placer dans des banques coopératives ou locales ». Ensuite, la #désobéissance_civile via « l’#occupation pacifique de #lieux_symboliques » comme les préfectures ou les mairies, des blocages ciblés, ou le « soutien actif à ceux qui désobéissent ». Vient enfin la « #solidarité_citoyenne » visant par exemple à mettre en place des #caisses_de_grève, « ouvrir des espaces de discussion et de coordination dans chaque quartier, chaque village » ou encore à « relier les #luttes ».

    Relais d’extrême droite

    Des modes d’action très inspirés de ce qui se fait à gauche. Mais l’initiative est aussi beaucoup relayée en ligne par des comptes d’utilisateurs clairement d’extrême droite et de la #fachosphère. Les 28 premiers abonnements du compte X lié au site du mouvement regorgent également de figures ou canaux de la sphère évoluant à la croisée de l’extrême droite et du conspirationnisme. A l’image de la journaliste #Myriam_Palomba, proche de Florian Philippot vue chez Hanouna et qui diffuse les théories conspirationnistes les plus hardcores en ligne. Ou du compte de « réinformation » de la mouvance identitaire (et complotiste pro-Kremlin) « Nice Provence info ».

    Auprès de l’Humanité, qui a échangé par écrit, en passant par le formulaire de contact, avec une personne se présentant comme un salarié de 37 ans travaillant chez Enedis et comme étant l’un des créateurs de la plateforme, on indique que le mouvement « accepte d’être soutenu par tout le monde quel que soit le parti. Nous, on est en dehors de la politique. Tout ce qu’on veut, c’est se battre contre le plan de #François_Bayrou et rassembler tout le monde en dehors des divergences politiques ». Même rengaine du côté d’Anaïs Albertini, qui insiste dans son live Facebook sur le fait d’être complètement « apartisane » et qui regrette qu’« on essaye absolument de nous coller une étiquette ».

    « Arrêter de tout politiser »

    Mais sur la page d’accueil du site, un seul tweet est mis en avant. Plutôt neutre bien que soutenant l’initiative, il émane du compte « Au bon touite français » qui diffuse à ses 133 000 followers désinformation complotiste et propagande d’extrême droite. Comme ce lundi 21 juillet, par exemple, lorsqu’il expliquait que les « piliers fondamentaux pour la destruction des sociétés occidentales » sont notamment l’« immigration massive » et le « wokisme », citant un influenceur QAnon canadien obsédé par une prétendue « cabale de pédophiles sataniques ».

    Réponse de la même personne se présentant comme le salarié d’Enedis, entre autres à l’origine du site, au Parisien, qui l’a interrogé sur cette publication mise à l’honneur : « Ce tweet s’est retrouvé là parce que c’était l’un des premiers à relayer. Ce n’est ni un membre du collectif, ni une prise de position. Il faut arrêter de tout politiser. »

    A l’autre extrême de l’échiquier politique, le compte X intitulé « Front Populaire-LFI » y est aussi allé de sa publication, où est évoquée une « #mobilisation nationale pour faire #grève et manifester contre la politique de Macron le 10 septembre ». Mais il s’agit d’un compte d’actualité tenu par des militants, et non pas du compte officiel alimenté par le parti. Reste à savoir si cette nouvelle tentative de ranimer le mouvement des Gilets jaunes saura passer du web à la rue.

    Site piraté ?

    Jeudi 24 juillet, un rebondissement était observé sur fond d’imbroglio quant à la paternité du site, lequel a été suspendu temporairement pour suspicion de piratage. Le compte X « Convoi de la Liberté » - du nom de ce mouvement de protestation contre l’obligation vaccinale contre le Covid - a ainsi indiqué à CheckNews être à l’origine du blog, et du compte X « Bloquons tout » créé dans la foulée. Pour appuyer ses dires, il nous a transmis des captures d’écran du back office du site. Problème : cet internaute assure n’avoir échangé avec aucun journaliste sur le sujet via le formulaire de contact et avance donc que sa plateforme a été piratée. Ce que CheckNews n’est pas en mesure de confirmer formellement pour l’instant. Le site a été remis en activité en fin d’après-midi, une fois « sécurisé » selon son créateur et sans possibilité de contact via un formulaire.

    https://www.liberation.fr/checknews/cest-quoi-le-mouvement-bloquons-tout-qui-appelle-a-un-arret-total-du-pays
    #10_septembre_2025

  • Faire sa fête au Capital
    https://laviedesidees.fr/Sacha-Todorov-De-la-City-a-la-ZAD

    À la croisée de la #fête et de la contestation, le carnaval militant s’est imposé comme une forme mêlant tradition festive et intentions subversives. Outil de #mobilisation et de transgression, le carnaval brouille la frontière entre #révolte et mise en scène.

    #capitalisme #Histoire #militantisme #manifestations
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250522_carnaval.pdf

  • Le secteur privé, modernisateur ou fossoyeur du service public hospitalier en milieu rural ?
    https://metropolitiques.eu/Le-secteur-prive-modernisateur-ou-fossoyeur-du-service-public-hospit

    Retraçant les transformations d’un #hôpital_public en milieu rural depuis le milieu du XXe siècle, Fanny Vincent éclaire les risques que les partenariats avec le privé font courir au service public hospitalier. Depuis les années 2000, les « déserts médicaux » sont désignés dans les espaces politiques et médiatiques comme un problème public interrogeant l’égalité d’accès aux soins sur le territoire (Hassenteufeul et al. 2020). La présente étude de cas porte sur un hôpital public du sud-est de la France situé en #Terrains

    / hôpital public, santé, #privatisation, #espaces_ruraux, #mobilisation

    #santé
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_fvincent.pdf

  • L’HCERES et l’évaluation des universités
    https://laviedesidees.fr/L-HCERES-et-l-evaluation-des-universites

    Jugé opaque, bureaucratique et peu fiable, le travail d’évaluation de l’enseignement supérieur mené par l’HCERES suscite régulièrement critiques et mobilisations des universitaires. Clémentine Gozlan revient sur les origines et le fonctionnement de cette bureaucratie qui incarne l’entrée de l’Université dans l’ère du New Public #management.

    #université #recherche #évaluation #mobilisation #Sciences

  • Face aux attaques néonazies à Paris, organiser la #riposte antifasciste
    https://radioparleur.net/2025/02/20/face-aux-attaques-neonazies-a-paris-organiser-la-riposte-antifasciste

    Une vingtaine de militants d’extrême droite, armés de bâtons et des couteaux, ont attaqué un événement organisé le dimanche 16 janvier par le collectif internationaliste antifasciste Young Struggle. L’action s’est déroulée à Paris dans les locaux de l’Association des Travailleurs Immigrés de la Turquie et du Kurdistan (l’ACTIT), dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis. Le lendemain, […] L’article Face aux attaques néonazies à Paris, organiser la riposte antifasciste est apparu en premier sur Radio Parleur.

    #Au_fil_des_luttes #Carousel_1 #Antifascisme #Extrême_droite #fascisme #justice #Lutte #manifestation #mobilisation #néonazisme #organisation #Politique