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  • Japon : les femmes, potiches impériales - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/04/29/japon-les-femmes-potiches-imperiales_1724082

    Elles seront les grandes absentes de la cérémonie d’intronisation de Naruhito. Dans la famille impériale, les femmes ont la vie dure. Les règles d’exclusion à leur égard sont très strictes. Même s’il y avait déjà eu huit impératrices auparavant, la loi de la maison impériale datant de 1947 stipule que seuls les hommes peuvent accéder au trône. Et dès lors qu’une femme épouse un roturier, elle doit quitter la famille. En octobre, la princesse Ayako, 28 ans, fille du cousin de l’empereur, a renoncé à son statut princier pour un employé d’une entreprise de transport maritime. La princesse Mako, petite-fille de l’empereur qui a annoncé ses fiançailles mais reporté son mariage à 2020 en raison du changement d’ère, fera de même.

    D’une union à l’autre, la famille impériale se réduit ainsi comme peau de chagrin. Elle compte 18 membres, dont 13 sont des femmes. Autrement dit, une fois que Naruhito sera monté sur le trône, il n’aura plus que trois héritiers : son frère cadet de 53 ans, le prince Akishino, le fils de celui-ci, le prince Hisahito, âgé de 12 ans, et le prince Hitachi, frère d’Akihito, 83 ans.

    Malgré cette pénurie criante d’héritiers qui menace la dynastie d’extinction, la révision de la loi de la maison impériale se heurte aux réticences des conservateurs. Dès 1997, le gouvernement a secrètement envisagé de permettre aux femmes de monter sur le trône, vient de révéler la presse japonaise. Puis un panel d’experts a fait des propositions en 2005 au Premier ministre d’alors, Junichiro Koizumi. A l’époque, l’empereur n’avait pas de petit-fils. La naissance du prince Hisahito en 2006 a mis un point final au problème de succession et coupé court aux discussions. Ces dernières pourraient reprendre l’an prochain, une fois les festivités terminées. Il est préférable d’éviter les discussions houleuses durant les événements liés à l’abdication et à l’intronisation, qui débuteront ce mardi et s’achèveront le 19 avril 2020, par la désignation du premier successeur, le prince Akishino.

    Le sort des femmes intégrées à la famille impériale n’est guère enviable. Comme les hommes, elles sont soumises aux règles strictes de l’agence de la maison impériale, organisme gouvernemental qui gère les activités de tous. Une sortie du palais doit par exemple être annoncée plusieurs jours à l’avance. « La reine Elizabeth II se verse le thé et sert les sandwiches », s’étonne Naruhito lorsqu’il étudie à Oxford, en Grande-Bretagne…

    Quand elle a épousé le prince, la future impératrice Masako était considérée comme une personnalité capable de briser le moule des traditions. Fille d’un éminent diplomate, diplômée en économie à Harvard à 22 ans, Masako Owada préparait à l’université de Tokyo le concours d’entrée au ministère des Affaires étrangères quand elle a rencontré Naruhito. Celui-ci la courtise pendant cinq ans. Elle décline deux demandes en mariage, accepte la troisième. Mais à sa grande déception, cette femme qui a passé une partie de sa vie à l’étranger, qui parle couramment l’anglais et le français, maîtrise le russe, l’allemand et l’espagnol, n’est pas autorisée à voyager pendant de longues périodes. Intelligente et cultivée, elle n’a le droit de rien faire, si ce n’est de la poésie. En plus, Masako tarde à donner un nouvel héritier. En 1998, elle fait une fausse couche. En 2001, elle donne naissance à une fille, la princesse Aiko. La pression ne cesse d’augmenter. Elle disparaît de la vie publique en 2003, souffrant officiellement d’un « trouble de l’adaptation », et vit recluse dans le palais du Togu, dans le quartier Akasaka à Tokyo.
    Céréales

    La population japonaise la considère désormais comme une victime d’une agence impériale trop conservatrice. « Certaines actions sont allées jusqu’à nier la personnalité de Masako », a osé déclarer le prince Naruhito pour prendre sa défense. Une critique à mots couverts, qui rompt avec une règle fondamentale de la famille impériale japonaise selon laquelle ses membres s’abstiennent de tout commentaire favorable ou défavorable en public. La presse japonaise souligne que les problèmes rencontrés par la princesse héritière sont similaires à ceux auxquels sont confrontées de nombreuses femmes japonaises. « En ce sens, vous pouvez dire que Masako est très symbolique de la société japonaise », confirme Rika Kayama, psychiatre et professeure à l’université Rikkyo. Masako sera la seconde impératrice roturière après sa belle-mère, l’actuelle impératrice Michiko.

    Fille d’un marchand de céréales et titulaire d’un diplôme de littérature et de langues étrangères de l’université Seishin de Tokyo obtenu en 1957, Michiko Shôda croise le prince Akihito sur un terrain de tennis. Leur mariage en 1959 fait sensation. Le couple décide de vivre avec ses trois enfants, une fille et deux garçons, dont le prince héritier Naruhito né en 1960, au lieu de les confier à des gouvernantes. Mais une fausse couche, le stress induit par les dures critiques des plus conservateurs et par les ragots des tabloïds la feront s’éclipser un temps et affecteront sa santé. Elle a toutefois accompagné son époux dans presque toutes ses nombreuses obligations.

  • Gwénola Sueur et Pierre-Guillaume Prigent - L’alienation parentale
    Mécanismes de la violence masculine sur les mères en France

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=8&v=Rw0sRBrfqLo

    #violence_masculine #divorce #domination_masculine #SAP #féminicide #infanticide #masculinisme #inceste #pedoviol

    Sur Outreau l’expert psy était Paul Bensoussan un promoteur du SAP, et du syndrome de munchahausen par procuration. On peu le tenir pour responsable de la réduction des condamnations pour viols, inceste, viols par conjoint et l’augmentation des violences faites aux femmes et aux filles (75% des victimes d’inceste).

    – pour en savoir plus = rapport de Marie-Christine Gryson https://www.youtube.com/watch?v=D-udQ8XoOYo

    + commission d’enquête de 2005 http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125.asp

    • Quelques extraits du rapport de commission d’enquète 2005
      http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r3125.asp

      2. Un contexte pénal, économique et social défavorable

      Il paraît indispensable de rappeler, fût-ce brièvement, que l’affaire d’Outreau s’est déroulée dans une région fortement marquée par le nombre des affaires pénales en matière sexuelle, sur fond de misère économique et sociale. Certaines données statistiques peuvent, en elles-mêmes, contribuer à expliquer la difficulté de réagir rapidement à des signalements qui, pour être inquiétants, n’en sont pas moins noyés dans nombre d’affaires similaires, suivies tant par les services sociaux que par les services de police ou judiciaires. Les données nationales font ainsi apparaître l’accroissement important des dossiers de mineurs en danger dont les juges des enfants sont saisis : + 7,8 % pour la seule année 20044. Les informations présentées ici sont issues des données statistiques du ministère de l’intérieur (faits constatés en matière de mœurs) et du casier judiciaire national (condamnations). Elles font apparaître les spécificités du ressort de la cour d’appel de Douai en matière de criminalité et de délinquance sexuelles.

      · Les faits constatés en matière de mœurs

      La délinquance en ce domaine a augmenté entre 1994 et 2004 dans le département du Nord de 47 % et dans le département du Pas-de-Calais de 60 % contre 50 % au niveau national sur la même période.

      La part des victimes mineures dans le total des viols et agressions sexuelles (faits constatés en 2004 par les services de police et de gendarmerie) s’élève à 63 % pour l’ensemble de la France, à 45 % dans le ressort de la cour d’appel de Paris et à 75,1 % dans le ressort de la cour d’appel de Douai.

      · Les condamnations

      – En matière de criminalité sexuelle :

      La part des infractions sexuelles dans les condamnations criminelles prononcées en France est en hausse constante : de 24,6 % en 1984, elle est passée à 40,7 % en 1994 et atteint 53,4 % en 2004.

      Entre 1990 et 2003, dans le ressort de la cour d’appel de Douai, le nombre de condamnations pour crime sexuel a été multiplié par 3,2 (+ 222 %) alors qu’au niveau national, ce nombre a doublé sur la même période (+ 100 %).

      En 2003, les cours d’assises du ressort de la cour d’appel de Douai ont prononcé 7 % des condamnations criminelles, tout contentieux confondu. La même année, elles ont prononcé 8 % (sur 1 470 condamnations prononcées en France en ce domaine) des condamnations pour crimes sexuels.

      Ces 119 condamnations pour crimes sexuels représentaient 54 % de l’ensemble des condamnations criminelles prononcées dans le ressort de la cour d’appel de Douai contre 48 % au niveau national.

      – En matière délictuelle :

      Entre 1990 et 2003, le nombre de condamnations pour délit sexuel a crû de 63 % dans le ressort de la cour d’appel de Douai contre 32 % en France.

      En 2003, les tribunaux correctionnels du ressort de la cour d’appel de Douai ont prononcé 7 % des condamnations délictuelles, toute forme de contentieux confondu.

      La même année, ils ont prononcé 582 condamnations pour délit sexuel, soit 8,4 % de l’ensemble des condamnations délictuelles en matière sexuelle au niveau national.

      Tout en soulignant à de nombreuses reprises, lors des travaux de la commission, son souhait de ne pas voir ternie à tort l’image du Boulonnais, l’un des membres de la commission d’enquête, M. Guy Lengagne, député du Pas-de-Calais et ancien maire de Boulogne-sur-Mer, a rappelé que la commune d’Outreau elle-même avait déjà été endeuillée par la dramatique affaire dite « des frères Jourdain » qui en février 1997, dans des circonstances particulièrement horribles, avaient violé et assassiné quatre jeunes filles habitant cette petite ville. Point n’est besoin de rappeler également, puisqu’il s’agit d’un fait d’actualité à l’heure où la commission d’enquête procède à ses investigations, que le « second procès d’Outreau »5 porte sur une affaire de pédophilie et que les mis en cause
      – plusieurs membres d’une même famille accusés d’incestes sur leurs enfants - habitent un immeuble voisin de celui des Badaoui-Delay, dans ce même quartier de la Tour du Renard.

      Le cadre dans lequel se sont situées ces affaires d’Outreau est ainsi décrit par MM. René-Philippe Dawant et Georges Huercano-Hidalgo dans leur ouvrage intitulé Contre-enquête à Outreau :

      « La population a fort évolué. Les Aciéries Paris Outreau ont fermé. Si Boulogne-sur-Mer reste le premier centre de traitement du poisson, celui-ci est plus souvent transporté par camion que par bateau. L’industrie de la pêche s’est effondrée. Le textile également. Avec un taux de chômage de 15 %, le Pas-de-Calais détient le record de France.

      À la Tour du Renard, on compte 40 % de chômeurs. Les travailleurs ont cédé la place aux allocataires, aux chômeurs et aux retraités. ... Les ravages de l’alcoolisme sont perceptibles dans les rues, les magasins et les bistrots. La région et la municipalité consentent de gros efforts d’encadrement. Les services sociaux pallient de leur mieux toutes les carences. Le centre communal d’aide sociale garantit un quota de nourriture aux familles en difficulté, assure la gratuité des soins médicaux, encadre un surendettement endémique. »

      Plusieurs personnes auditionnées par la commission d’enquête ont évoqué la difficulté à réagir de façon adaptée et rapide à certains signaux d’alarme, lorsque s’accumulent les problèmes dans une zone géographique donnée.

      Ainsi Mme Claire Beugnet, responsable du service d’aide sociale de Boulogne-sur-Mer, a attiré l’attention des membres de la commission d’enquête sur les caractéristiques de cette population : « Il faut également tenir compte des populations auxquelles nous sommes confrontés. Dans un secteur en difficulté, avec tout un quartier de parents en difficulté le seuil de tolérance n’est pas le même que dans un quartier sans problème. »6

      Le docteur Alain Leuliet, psychiatre, a pour sa part indiqué : « Dans le département du Pas-de-Calais règne malheureusement une grande misère sociale et économique. Quand je participe à un procès en cour d’assises, j’ai toujours l’impression d’un gâchis phénoménal. Nous arrivons après coup. Des sévices ont été commis, des enfants ont été victimes, des agresseurs attendent la sanction. Je me demande comment on pourrait anticiper un peu plus les situations. Vous avez été amenés à entendre les travailleurs sociaux. Nous essayons de travailler avec eux. On aurait peut-être pu éviter que des enfants soient victimes d’agressions sexuelles. Le problème des travailleurs sociaux est qu’ils sont isolés. Ils sont souvent anesthésiés, c’est-à-dire qu’ils côtoient tellement la misère sociale qu’ils sont amenés à relativiser certaines situations sociales en se disant qu’il y a pire. »7

      Mme Hélène Sigala, juge des enfants à Boulogne-sur-Mer, a rappelé que, à l’époque où certaines des notes qui lui étaient adressées par les services sociaux témoignaient d’une suspicion d’agression sexuelle, elle avait dans son cabinet 600 dossiers en cours et « qu’environ 400 d’entre eux transpiraient plus ou moins les abus sexuels »8.

      Dans son témoignage au procès en appel à la cour d’assises de Paris, l’ex-directrice de l’école maternelle qu’avaient fréquentée les enfants du couple Badaoui-Delay à la Tour du Renard a notamment prononcé cette phrase qui, à elle seule, pourrait résumer toute la problématique du risque de banalisation et donc de moindre réactivité lorsque trop de clignotants sont allumés : « J’avais fini par m’habituer aux comportements des enfants de ce quartier. Mais tout ce que j’avais fini par trouver normal n’est pas tolérable, dans l’école où je travaille aujourd’hui. En fait, ce ne sont pas les mêmes normes » (propos rapportés dans un article de la Voix du Nord du 10 novembre 2005).

    • Témoignage d’une des victimes sur les conditions des procès ou comment faire des victimes les coupables et des auteur·ices des innocent·es
      https://www.youtube.com/watch?v=a-9Y1TRV62k

      Outreau l’Autre Vérité de Serge Garde
      https://www.youtube.com/watch?v=bP1MmPKIwoA

      Commission d’enquête de 2006
      https://www.youtube.com/watch?v=zPx-BfVvrWM

      Site de Jacques Thomet
      http://www.jacquesthomet.com/jacquesthomet

      Les 12 enfants reconnus victimes de viols ont touché·es chacun·e 30.000€ à leurs 18 ans. Séparés entre elleux, placé en foyer pour déliquants, jetés à la rue à 18 ans, traités de menteurs par la presse...

      Les 13 aquité·es du second procès ont touchés chacun·e 300.000€. Ces gens n’ont pas été innocentés l’institution a jugé que la parole des enfants ne vallait rien.

      La justice française juge que la mauvaise réputation d’un adulte est 10 fois plus grave que d’être prostitué, violé, torturé lorsqu’on est enfant.
      Le juge Burgeau à été lynché et ce message à ete compris de tous les juges qui ne condamnent plus les viols et considèrent les victimes comme des menteureuses. -40% de poursuites pour viol depuis cette affaire. Les violeurs et pedosexuels se sont ouvert une autoroute.

      __
      Outreau ou pas assez ? Serge Garde : encore !
      https://www.youtube.com/watch?v=m5Kac4egHiM

      Dans une autre video de type FNoïde dont j’ai retiré le lien, Serg Garde dit que l’importance des théories freudiennes en France explique qu’on considère les enfants comme des menteureuses. Pour #freud l’enfant est un pervers polymorphe qui seduit les adultes et est l’instigateur de l’inceste cf - oedipe

    • Merci @mad_meg même si c’est absolument terrifiant que l’affaire d’Outreau ait été transmise par les médias dominants comme une erreur judiciaire envers les adultes.
      On comprend mieux l’instrumentalisation des personnes au pouvoir mouillées dans des affaires financières qui cherchaient à supprimer le juge d’instruction. Non seulement l’impact aujourd’hui sur ces victimes de viols, sur celles qui tentent aujourd’hui de dire mais aussi le soutien apporté au développement des réseaux pédophiles.
      Arr, vraiment la gerbe.

    • Oui j’écoute présentement la commission villani, une forfaiture. A part la première intervenante, seule femme et seule personne qui connait l’affaire et dit à la commission que c’est le bal des faux-culs et que le juge Burgeau est irréprochable. Le reste c’est des vieux ballochards qui servent la soupe à Foutriquet. Hallucinant de voire que cette affaire de réseau pédocriminel a servit de prétexte pour Sarko-Fillon & l’UMPS pour se garantir l’impunité. Car sur ce coup là, L’UMP et le PS étaient main dans la main (dans le sac).

      Sinon pour L’INNOCENT Franck Lavier en plus d’étre poursuivit en ce moment pour le viol de sa fille de 17 ans, il a été condamné pour violences physiques sur ces autres enfants agés d’une dizaine d’années.

    • Outreau, onze ans après.
      https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/061216/outreau-onze-ans-apres

      Du Calvaire à la Rédemption. Onze ans après, que sont devenus ceux d’Outreau ?

      De nombreux messages personnels ont fait part de l’inquiétude générale concernant le silence relatif actuel autour de l’affaire d’Outreau, et notamment sur ce qui est advenu des fameux acquittés. Alors disons que, onze ans après très exactement, les nouvelles sont plutôt bonnes, mais pas pour tout le monde, comme vous le verrez.

      Revenons d’abord un peu en arrière. A la fin des procès (2005), des tractations financières secrètes eurent lieu, au plus haut niveau, afin de dédommager les acquittés de Paris et de Saint-Omer (et de faire en sorte que le volet Legrand fils mineur ne soit jamais audiencé, contrairement au Droit. Malheureusement, il fallu bien le juger, in extremis). Même s’il n’est absolument pas question ici de nier la dureté de la condition pénitentiaire française, indigne d’une nation moderne, ni que le dédommagement pécuniaire est une mesure salutaire (que faire de plus ?) pour tâcher de compenser les années de prison, on se souviendra, d’abord, que Patrick Dills, qui fit dix-sept années de prison, obtint l’équivalent actuel de 150 000 euros.

      Si, concernant nos acquittés, le dédommagement moral fut plus satisfaisant, puisque outre les excuses de la Chancellerie, celles du Premier Ministre de l’époque Dominique de Villepin, puis celles du Président Chirac lui-même, excuses écrites au nom de la République française et dépêchées tout spécialement par les motards de l’Elysée au domicile de chacun, les tractations concernant l’aspect financier ont été, de leur côté, menées rondement. Ces tractations, tenues cachées, s’élevèrent, selon des informations sûres, à environ dix millions d’euros pour les treize, soit une moyenne de 800 000 euros chacun. Il est cependant à envisager que certains ont obtenu plus que d’autres, eu égard aux conséquences dommageables de l’incarcération sur leur réputation et leur carrière professionnelle. Accessoirement, il ne faut pas oublier que les enfants victimes de traumatismes beaucoup plus importants que la prison pour des adultes, n’ont reçu que 30 000 euros chacun, puis envoyés à la rue sans aucune sorte de soutien à leur majorité. D’autres sont peut-être repartis chez eux pour que la famille reçoive l’indemnité.

      Certes, pour nos acquittés, il leur a fallu déduire les sommes versées à leurs avocats respectifs, et que l’on peut juger conséquentes(mais négociées)... Les ténors du barreau ne sont bénévoles qu’un temps.

      Les époux Lavier s’achetèrent de leur côté tout ce qu’il faut pour être enfin bien : grosse voiture, grande maison en centre ville, tout l’équipement nécessaire pour se sentir heureux, dont un circuit intérieur de caméras vidéos ; des joujous et tant et plus pour les petits gosses. Cela ne les empêcha pas d’avoir ensuite maille à partir avec la justice, pour violences et maltraitances sur deux de leurs enfants mineurs, âgés de dix et onze ans. Certes, considérés contre primo-délinquants, les parents ne furent condamnés qu’à du simple sursis. Le Procureur de l’époque (en 2012), Jean-Philippe Joubert, avait pourtant déclaré devant les caméras de télévision que « les chambres de ces deux enfants qui se sont enfuis étaient vraiment des mouroirs. Il n’y avait même pas de lumière, il n’y avait pas de poignée pour sortir et il y avait des caméras partout pour filmer des enfants qui arrivent presque à l’âge de la puberté ». Plus récemment, en juin 2016, Franck Lavier sera placé en garde à vue durant 48 h., puis mis en examen avec interdiction de retourner à son domicile, pour viol présumé sur sa fille C. (dont le prénom réel a été scandaleusement dévoilé par la presse) âgée de 17 ans. L’instruction suit son cours, et se déroulera, peut-être, dans des conditions raisonnables de bonne justice. Franck se souvient-il peut-être, non sans émotion, que l’affaire d’Outreau avait débuté pour lui de la même façon. Hormis ces petits soucis du quotidien, Franck et Sandrine Lavier se portent bien.

      De son côté, l’abbé Dominique Wiel est devenu une sorte de vedette que l’on a souvent croisée à la télévision. Il sillonne la France pour y faire des conférences. En seulement quatre ans, il en aura organisé plus d’une centaine pour raconter son histoire. Lui aussi a écrit un livre. D’après La Voix du Nord (nous sommes en 2011), il animait chaque mois une formation aux faits-divers à destination des journalistes de FR3. En 2016, il continue, à près de 80 ans, à participer à des débats et des conférences. Il trouva quand même le temps d’adhérer au comité de soutien de Jean-Paul Lagache, condamné deux fois aux Assises pour pédophilie. Notre abbé vieillit bien et reste fidèle à ses convictions.

      Le taxi Pierre Martel, qui fut acquitté à Saint-Omer en 2004, a repris ses activités dans la discrétion. Le père Legrand et Christian Godard sont décédés. De Thierry Dausque, acquitté en appel, aucune nouvelle.

      Le fils Legrand a encore eu des petits ennuis avec la justice. Il avait déjà été condamné à trois mois fermes pour trafic de drogue, sans exécuter sa peine (en 2007). Il a été condamné plus récemment à du sursis pour violences sur la mère de son fils. Il avait également insulté son enfant devant témoins en lui faisant un doigt d’honneur et lui disant :« Va te faire enculer ! ». L’enfant, qui avait deux ans, connaissait-il-il le sens de la formule ? Sinon, pour le reste, ça va. Il est à espérer pour lui qu’il ne se fasse pas trop remarquer : son avocat Julien Delarue doit commencer à fatiguer. On peut aussi s’interroger sur le fait que le fils Legrand, après avoir acquis voiture et logement, habite dorénavant chez sa mère et dort, selon ses dires, dans le canapé du salon, lui qui aurait touché, si l’on y ajoute l’indemnité de son père décédé, plus d’un million d’euros...A moins que... Quand on songe qu’avant l’affaire, la famille avait acheté (à crédit) à la fin des années 80 une maison individuelle dans un quartier résidentiel de la station balnéaire de Wimereux, avec un salaire d’ouvrier et une mère au foyer, puis que cette maison s’était trouvée perdue juste avant les événements pour une obscure raison....

      Roselyne Godard (la boulangère) a désiré un temps se lancer dans des études de Droit pour devenir avocate, profession exercée à but lucratif, sûrement sur les conseils avisés de son défenseur et mentor, Eric Dupond-Moretti, « Maître Dieu », comme elle l’appelait. On ne sait trop à quoi aboutirent ces études.

      Odile Marécaux-Polvèche, femme de l’huissier, a été indemnisée aussi, a récupéré l’intégralité de son salaire d’infirmière à l’Education Nationale, ce qui peut sembler tout-à-fait normal. Pourtant, comme elle avait décidé, après son divorce, de résider en Bretagne, un poste fut spécialement créé pour elle là-bas sur ordre du Ministre de l’Éducation Nationale. Rarement, dans l’histoire judiciaire française, considérant que l’ « erreur judiciaire » n’en fut pas une, des détenus provisoires jugés finalement innocents n’ont été traités par l’État avec autant de bienveillance, d’égards et de mansuétude. Chapeau bas ! Il est à souhaiter que toutes les « victimes » de notre justice soient traitées de la même façon.

      L’huissier Alain Marécaux, que l’on a aussi beaucoup vu à la télévision, est également un cas qui peut intéresser. Il avait déclaré, on s’en souvient, avoir tout perdu avec cette affaire. Mais il avait oublié de raconter que son couple battait très sérieusement de l’aile. Que sa femme Odile avait fait une tentative de suicide, en juin 2001, de même que l’un de ses fils. Qu’Odile présentait de nombreuses marques de coups, mais qu’elle les imputaient à son fils aîné, et non à son mari : ouf ! Que les trois enfants avaient fugué à plusieurs reprises. Que sa propre mère était déjà très sérieusement malade avant les ennuis judiciaires et que la mort de celle-ci ne peut être en rien imputée à Fabrice Burgaud. Que son étude dut être vendue (peut-être pas au meilleur prix, on peut en convenir). Qu’il revendit sa résidence principale, surnommée le « Manoir », puis sa résidence secondaire. Et donc qu’il fut payé pour tout cela, au moins, et que ces sommes s’ajouteront donc aux indemnités que l’on jugea, d’ailleurs, particulièrement conséquentes, puisqu’il fut question de deux millions d’euros (somme importante qui vint, si l’on réfléchit, en déduction de l’indemnité des autres, par exemple de celle des Legrand, qui restent, malgré tout, des prolétaires. Daniel Legrand, père : « On a été indemnisé, mais on n’a pas touché comme on avait dit... »). Le reste de l’histoire est plus connu : Alain Marécaux publia (avant même l’appel) un livre qui devint un best-seller( Il parvint à publier chez Flammarion, et les droits de l’ouvrage furent rapidement achetés). On en tira un film (dans lequel Marécaux était conseiller technique) qui remporta un assez bon succès, davantage grâce à une grosse campagne de promotion et au choix de l’acteur principal, Philippe Torreton, qu’à ses qualités purement cinématographiques. Il est cependant à déplorer que cette œuvre présentée comme une fiction ait utilisé sans vergogne le nom des protagonistes réels. Les avocats du Juge Fabrice Burgaud, lui-même incarné avec réalisme par un acteur-sosie, s’en virent refuser la supervision. Alain Marécaux retrouvera son métier d’huissier de justice. Il a maintenant une étude à Dunkerque (elle porte son nom), mais passe le plus clair de son temps dans sa résidence du Midi, en Ardèche.

      Sous cet aspect positif des choses, le cas le plus emblématique de Rédemption reste celui de Karine Duchochois. Elle est indemnisée alors qu’elle n’a pas fait un seul jour de prison, hormis la garde-à-vue. Après avoir beaucoup pleuré pour retrouver son fils, dont le père-duquel elle était séparée et qui habitait avec l’enfant en région parisienne- avait pourtant obtenu la garde bien avant le début de l’histoire, elle écrit, elle aussi, un livre pour défendre sa cause (avant l’appel également-et l’on mesure dans quel état d’esprit se trouvait donc, l’opinion publique à propos de leur culpabilité présumée- le livre de Florence Aubenas, La Méprise, n’étant pas encore sorti pour enfoncer un coin supplémentaire)). Elle publie rapidement chez l’éditeur parisien Plon, un témoignage dont le titre ne lui conviendra pas : Moi Karine, innocente et cassée. (« Je n’ai jamais été cassée », déclarera-t’elle). L’ouvrage, malgré une qualité objectivement médiocre, reçoit le prix littéraire « Comte de Monte Christo », tout nouvellement créé juste à ce moment-là, en 2005, et qui vise à récompenser les oeuvres littéraires autobiographiques sur la justice. C’est Gérard Lhéritier, présenté parfois comme un « ami » de Karine, qui en est l’initiateur. Karine en deviendra d’ailleurs l’attachée de presse. Mais Lhéritier, surnommé par des perfides le « Madoff » des lettres et qui fréquente le beau monde, de Rachida Dati à Nicolas Sarkozy, aura quelques petits ennuis avec la justice. Comme le rapportent de nombreux quotidiens, dont Le Nouvel Observateur (article du 7/12/14), celui que l’on présente aussi comme le plus gros acheteur mondial de manuscrits, est inquiété dans une enquête préliminaire pour « escroquerie en bande organisée et pratique commerciale trompeuse ». Il s’agit de l’affaire Aristophil. La société, qui a ensuite ouvert une filiale en Belgique, dont Patrick Poivre d’Arvor est le parrain et le promoteur zélé, est basée sur le malin système de la pyramide de Ponzi. Les souscripteurs, qui espéraient de gros bénéfices dans l’investissement sur l’achat et la revente de manuscrits rares, n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. PPDA sera entendu par la brigade financière sous le régime de la garde à vue pour un prêt de 400 000 euros accordé par Lhéritier, et qui a disparu des comptes. La société sera placée en liquidation judiciaire en 2015 et Lhéritier ne sera pas ennuyé plus que ça, même si l’affaire n’est pas terminée.

      Bref, à l’époque où Karine reste personnellement très proche de l’influent présentateur de télévision PPDA, TF1 acquiert les droits de l’ouvrage de sa protégée pour en réaliser ensuite une fiction télévisée. En 2007, notre Karine rentre comme journaliste à France Info et tiendra une chronique « Le Droit d’Info » consacrée à la justice. Dorénavant journaliste, elle adhère, sans aucun diplôme ni qualification, à l’Association des journalistes judiciaires, présidée à l’époque par Stéphane Durand-Soufflant, chroniqueur du Figaro. Le monde est petit. Elle devient également journaliste animatrice du magazine hebdomadaire télévisé « Engrenage infernal » sur la chaîne Planète+ Justice. Elle réalise, en 2011, un reportage documentaire sur Outreau (à charge contre Fabrice Burgaud, bien entendu), diffusé dans l’émission « Zone Interdite » (M6). Entre temps, elle a aussi été engagée par la chaîne 13° Rue (« Passeport pour le crime »), chaîne que PPDA rejoindra à son tour en 2013, et où officiait déjà Christophe Hondelatte, prosélyte infatigable de la thèse des défenseurs (les enfants ont menti, il n’y a pas de réseau criminel, etc.). Pour Karine Duchochois en tout cas, ce fut donc comment passer du ghetto ( des HLM d’Outreau) au gotha.

      Questionnée en 2008 par le même Christophe Hondelatte dans son émission de France 2 Faites entrer l’accusé :« Karine, vous avez de l’ambition, il ne faut pas craindre de le dire, c’est bien l’ambition...Alors, cette affaire, peut-on dire qu’elle vous a finalement servie ? » Réponse de Karine Duchochois :« Oui ». Donc, là-aussi, tout va pour le mieux.

      Le lecteur trouvera sans doute ces considérations mesquines, triviales, déplacées ou malveillantes de la part de celui qui tient cette plume...Il devrait plutôt se réjouir que les acquittés s’en tirent globalement mieux que les enfants violés d’Outreau.

      Triviales et déplacées aussi, ces quelques remarques sur ce mystérieux prix littéraire « Comte de Monte Christo » dont il est question plus haut, quand on sait qu’il a été décerné également en 2009 aux Legrand père et fils pour Histoire Commune, témoignage dont la médiocrité littéraire n’est pas à prouver, écrit avec Youki Vattier ( réalisateur qui connaît bien Hondelatte pour avoir travaillé avec lui) : il s’agit, plus précisément, de la catégorie « Prix de l’émotion face à l’injustice » ! A y regarder d’encore plus près, on se rend compte que, parmi les jurés de ce prix, il y a eu Patrick Poivre d’Arvor himself, mais aussi Philippe Houillon, député Rapporteur de la Commission d’Enquête parlementaire sur l’affaire en 2006 ; bon nombre de journalistes, comme Dominique Rizet du Figaro, ancien du SIRPA (Service d’Information et de Relations Publiques des Armées), qui officie sur la chaîne Planète+Justice (comme Karine), copain de Christophe Hondelatte et de l’avocat Dupond-Moretti ; le magistrat Serge Portelli, les journalistes Daniel Carlin, Matthieu Aron, ancien directeur de la rédaction de France Inter, coscénariste avec Marie-France Etchegoin (ancienne Rédac-chef de l’Obs) d’un documentaire sur l’affaire Alègre défendant la thèse de l’absence de notables (« Notable donc coupable ») et...l’avocat Eric Dupond- Moretti himself aussi ! Ajoutons que Dominique Baudis obtint le prix en 2005 pour Face à la Calomnie, publié par Bernard Fixot qui publia également dans son autre maison Oh !Editions le témoignage de l’abbé Dominique Wiel. Inutile de charger la barque, mais Alain Marécaux reçut ce même prix pour Chronique de mon Erreur Judiciaire... Du beau linge bien propret, qui a ses entrées un peu partout, tous gardiens jaloux et militants de la doxa et tous parties prenantes dans l’histoire ou ayant des idées précises sur le fait de ne pas « trop écouter les enfants victimes » ; qu’il n’y a jamais de notables dans ce genre d’affaire, la preuve étant qu’aucun n’est jamais condamné ; que le « réseau pédocriminel » est un fantasme de cinglés...

      Donc tous gens, zélateurs de l’histoire officielle, qui se connaissent parfaitement, se fréquentent, déjeunent, cocktailent ensemble, fréquentent les palaces et la jet-set... et sont totalement objectifs. Il faut bien se serrer les coudes. Des personnes d’influence proches des vrais lieux de pouvoir, officiels ou non-officiels et qui assurent le pluralisme de l’information. Vous savez-bien : ceux qui font et défont l’opinion publique, pour notre plus grand amusement...

      PS : Ce qui est dit ici est vérifiable, plus ou moins aisément car les médias « mainstream » ne creusent pas trop ces choses et mettent le public à l’abri des accointances, renvois d’ascenseur et intérêts communs entre les grands médias eux-mêmes, leurs serviteurs, les cercles protégés de la politique, de la magistrature, du spectacle, du sport, de la culture, de l’Education, de l’Eglise ; bref, de la plupart des Institutions. Tous gens par ailleurs forcément au dessus de tout soupçon. Les acquittés d’Outreau furent les arbrisseaux qui cachèrent la forêt et les enfants violés les grands perdants : après tout, ils ne représentent rien d’important.

      Le lecteur pertinent aura sans doute saisi que le problème était (pardon pour le gros mot) l’« invisibilisation » volontaire de ce même problème (j’espère me faire comprendre, au delà de la célèbre question un peu galvaudée : « Nous cacherait-on des choses ? »). Il aura peut-être également compris que les « dysfonctionnements » en chaîne de l’affaire d’Outreau (conjonction mathématiquement quasi impossible) n’en étaient pas réellement, et ne constituaient que l’ombreportée des fonctionnements cachés et voulus d’une mécanique qui n’était pas si mal huilée. Il pourra, en tout cas, en tirer les conclusions qu’il souhaite, comme il se doit.

      + Le commentaire de Marie-Christine Gryson

      Bravo pour ce brillant récapitulatif qui permet d’oublier que Dimitri Delay, reconnu pas la Justice dans cette affaire, victime de viols d’agressions sexuelles, de corruption de mineurs, souffre de froid et de faim...et n’a reçu, comme tous les autres ex-enfants ( ils sont 12) aucune aide de tout ce petit monde si bien intentioné à l’égard des acquittés.

      https://blogs.mediapart.fr/caprouille/blog/141116/lettre-ouverte-thierry-delay-qui-m-engendre-viole-torture-et-livre-l

      Cela permet d’oublier que Chérif Delay n’a reçu aucun prix pour son livre auto-biographique « Je suis debout » qui décrit l’horreur des viols, de l’abandon et des accusations inversant les culpabilités et les valeurs :

      http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/05/10/cherif-delay-enfant-victime-d-outreau-adulte-debout_1519657_3224.html

      Cela permet aussi d’oublier que Michel Gasteau éminent Président d’assises a répertorié plus de 30 mensonges dans le livre de Florence Aubenas « La Méprise » :

      http://www.village-justice.com/articles/MEPRISE-Les-mensonges-Florence,19584.html

      En revanche, il est impossible d’oublier que Karine Duchochois, enquêtant « objectivement » et sans conflit d’intérêt sur les acquittés d’Outreau pour « Envoyé spécial » a tancé vertement les Lavier suite à leur mise en examen pour maltraitances habituelles et corruption de mineurs : « cela sème le doute sur nous tous » a t-elle précisé à ses co-acquittés.Une question me tarabuste : que pense t-elle aujourd’hui de la nouvelle mise en examen de Franck Lavier pour « Viols sur mineur par ascendant ? »

      Karine Duchochois ne doit pas penser grand chose du procès pour viols et agressions sexuelles impliquant Lavier au sujet de sa fille C***, pour le moment... Elle était citée au même titre que Lavier dans le beau rapport de l’IGAS, (rapport un peu mis au fin fond d’un grand placard minstériel, qui devrait retrouver une seconde jeunesse dans un avenir proche..)J’ai toujours été étonnée que quelqu’un qui n’a pas obtenu son CAP de fleuriste puisse devenir chroniqueuse judiciaire sur FranceInfo. Le plus grinçant est surtout d’entendre sa défense des enfants dont elle a été soi-disant privée à cause de l’affaire d’Outreau alors qu’elle n’avait plus la garde d’Anth** depuis longtemps car elle était jugée comme mauvaise mère.

      Quant à Brunet, il vivait en couple avec une gamine de 15 ans quand il a été arrêté.. Mais tout va bien hein... D’autant que « le zizi dans la bouche » n’a jamais été jugé, le dossier est passé « à trav » lors du procès, oublié sous la pile ...

      Cette affaire est une telle injustice pour les enfants victimes (et ils sont très nombreux), qu’il m’est impossible de croire que c’est fini...

    • Le média d’où est tirée l’interview de Serge Garde n’est pas du tout recommandable — les affaires de pédophilie sont régulièrement instrumentalisées par la facho-catho-sphère, ce serait dommage de relayer leurs délires (en l’occurrence conspi franc-maçonne).

      Au passage, au rayon #ligue_des_crevures_masculinistes, à signaler la présence dans cette affaire de Dupont Moretti, qui gagna à l’époque ses galons de Grantavocat sur le dos des victimes et vient de remettre ça dans le procès Georges Tron.

    • Oui Zorba j’ai vu d’ou venait la video avec Serge Garde. Le problème, qu’explique S.Garde lui meme, c’est que personne ne s’interesse à ces sujets (à part les victimes et peut etre les auteurs) et du coup il ne reste que la fachosphère pour s’engouffrer dedans à base de complots judeo-maçonniques, merdalistes et autres joyeusetés brunes. L’interview n’est pas orienté FN (enfin il m’a pas semblé) et il y a seulement une question sur la franc-maçonnerie qui est quand meme typique de la source, mais serge Garde y répond de manière acceptable selon moi.

      Faut que je retourne bosser mais j’essayerai plus tard de trouvé une meilleur source pour cette video. J’en ai écouté pas mal de videos de S.Garde et il dit un peu toujours la meme chose du coup je devrais trouvé de quoi la remplacé histoire de pas faire monter les states de cette faf-Tv .

    • @mad_meg ça m’a fait également tiquer d’entendre le délire conspi franc maçon à la toute fin de l’interview de S.Garde, ça le fait tousser gravement d’ailleurs et c’est coupé juste avant qu’il ne réponde, mais oui quand même, merci si tu trouves une autre source.

    • J’ai du voire une video qui est la suite de l’interview. Pour cette question sur les franc-macs Serge Garde explique qu’il a été aidé par des franc-macs parfois et parfois pas et qu’il pense pas qu’il y ai de liens particulier entre les réseaux pedocriminels et la franc-maçonnerie.

      J’ai édité pour remplacé la video avec Serge Garde par une issue de Karl Zero.

  • Mon inconscient me laisse en rase campagne
    J’attendais pourtant la suite du feuilleton freudien
    Et que vais-je raconter à McEnroe mardi prochain ?

    Café silencieux
    C’est bien aussi
    Regard au loin

    Échange de blagues
    Avec Émile
    Veiller sur son moral

    Émile parti
    Je monte dans ma chambre
    Et déballe le tableau de Martin

    Je décroche mes deux photographies
    Du Jour des innocents
    Et j’accroche Marie-Louise de Tassis

    Marie-Louise de Tassis
    De Van Dyck
    Réinterprété par Martin

    J’emmène Zoé chez l’orthophoniste
    Je travaille sur les épreuves de Raffut
    À cheval sur deux chaises

    J’emmène Zoé au BDP
    Rizoto pour Zoé
    Mezzé pour mézigue

    Avant qu’on nous serve
    Je donne le début de Raffut à lire à Zoé
    Elle rit de temps en temps, bon signe !

    Et surtout
    Elle confirme
    C’est lisible par elle

    Café
    Retour
    Rangement

    Dans l’attente d’une nouvelle rasade
    De coquillettes de Mathilde
    Je travaille à mes #Flux_détendus_

    Presque un an que je ne travaille plus
    Ni en photographie, ni même à quoi que ce soit
    De numérique. Rouillé. Et indifférent, presque

    Faisant du tri dans mes images
    Je remarque que je n’ai même pas regardé
    Mes photographies des dernières vacances cévenoles !

    De temps en temps
    Le changement de disques (de free jazz)
    Donne un répit au vieux photographe

    Je reçois des nouvelles de Corentin
    Les Montréalais entendront parler
    De Mon Oiseau bleu en août !

    Du coup
    Le connaissant
    Je prends les devants

    J’ai commencé à écrire
    Des tercets sur mon téléphone de poche
    Au cinéma pendant les réclames

    Au début
    Je n’avais
    Qu’une seule lectrice

    Quand elle est partie
    Je me suis senti amputé
    J’ai continué les tercets pour survivre

    Je les écrivais
    Au fil de l’eau
    Téléphone et bouts de papier

    Le soir
    Je rassemblais
    Les extraits

    Après un mois
    De cette collecte
    Je les ai copiés collés dans _seenthis

    Mon Oiseau bleu
    N’a pas de contrainte
    Mais beaucoup d’habitudes

    C’est souvent le récit du rêve
    Qui démarre la journée, ou pas
    Il n’y a pas de règle

    J’ai songé un moment
    En faire une très grande page html
    Mais je ne sais plus faire ce genre de choses

    Quand Mon Oiseau bleu
    Sera fini il rejoindra, tête-bêche
    Les Anguilles les mains mouillées

    Mais je ne sais pas
    Quand ce sera la fin
    De Mon Oiseau bleu

    J’attends le bon moment
    Pour cela
    Un signe, une fin. Naturelle

    Le moment
    De lâcher
    Prise

    Le
    Bon
    Moment

    Le moment
    Propice
    Pour

    Lâcher
    Prise

    F
    I
    N

    Fontenay-sous-Bois, le 18 mars
    En écoutant Downdating
    De Seijiro Murayama

    Fini ?
    Oui
    Fini !

    Mais alors
    Je ne vais plus pouvoir
    Écrire de petits poèmes ?

    Je ne vais plus pouvoir
    Écrire à propos de ces petites
    Et de ces grandes choses qui m’arrivent ?

    Des personnages
    Vont disparaître ?
    Psy, Ego, vous-savez-qui

    Je ne pourrais plus noter
    La grande intelligence de Sarah
    Les surprises d’Émile et les bons mots de Zoé ?

    Je ne pourrais plus
    Chanter les concerts merveilleux
    Ceux du Tracé provisoire et ceux d’ailleurs ?

    Je ne pourrais plus
    Écrire : « Comme dans (tel ou tel film)
    Tu vois ? »

    Je ne vais pas faire
    La chronique de la lecture hier
    Des poèmes de Jim Dine à Beaubourg ?

    Pas davantage
    Celle du concert de Seijiro Murayama
    À Sonic Protest à Sainte-Méry ?

    Et d’y croiser
    Lotus, Isabelle Duthoit
    Et Margaux ? Et d’y être heureux ?

    Pas même
    Je n’y crois pas, demain
    Le concert des Sex Pistols ?

    Merde
    Les Sex Pistols
    Ne seront pas dedans

    Non, il me suffira
    D’être heureux
    Et de ne plus l’écrire en somme

    #mon_oiseau_bleu

  • Embauché par mes amis Éric et Corinne
    Mon incompétence fait rage
    Un wind chime avec des bréchets joue un rôle

    Petit-déjeuner goinfre
    Avec Zoé, chafouine
    J’écris un mot à un feu rouge

    Open-space
    Machine à café
    Internet

    Blagues d’open space
    Insipide café de la machine à café
    Internet en accès limité

    Je polis un peu mes rêves de cette semaine
    Pour c’est mardi c’est psy
    Comme on peigne des enfants pour le docteur

    Au BDP
    Je sais qu’on me regarde
    Ça m’empêche un peu d’écrire, mais amusé

    L’anthropologie
    Peut se montrer
    Invasive ?

    Ego : « - la semaine dernière
    Vous m’avez fait le reproche
    Que mes rêves étaient trop littéraires »

    Psy : - ce n’était pas un reproche
    Ego : - eh bien je peux vous dire
    Que mon inconscient l’a pris pour tel

    Psy : - Vous n’avez pas rêvé cette semaine ?
    Ego : - Si, mais ce sont des rêves tout écrits
    Des récits de science-fiction

    Psy : - Donnez-moi un exemple
    Ego : - Un nouveau type de modules
    Vient d’être mis au point

    Psy : - Des modules ?
    Ego : - Oui, en fait des androïdes
    Tout petits, juchés sur nos épaules

    Psy : - Je vois (dit-il en noircissant
    Son carnet de notes, j’ai son attention)
    Ego : - Ils sont très appréciés des comptables

    Psy (sourire)
    Ego : - Parce qu’ils ont des options
    De vérification de la comptabilité

    Ego : - Pour les ouvriers c’est plus dur
    Parce qu’ils jouent de la musique
    De plus en plus vite pour accélérer la cadence

    Psy : - Attendez allez un peu moins vite
    J’ai du mal à tout noter
    Ego : - Et du coup les syndicats négocient

    Psy : - Avec les modules je présume
    Ego : - Exactement, les patrons ont déserté
    Des informaticiens pirates aident les ouvriers

    Ego : - Il y aussi des modules pour les écrivains
    Et les éditeurs prennent le contrôle des écrivains
    Au travers de leurs modules d’encouragement

    Psy (éclate de rire)
    Ego : - Vous voyez mon inconscient …
    Psy : - N’était pas content du tout !

    Psy : - J’imagine que vous avez déjà compris
    De quoi les modules sont la métaphore
    Ego : - La psychanalyse ?

    Psy : - Exactement !
    Ego : - C’est bon c’est fini alors ?
    Psy : - Pas tout à fait, pas tout à fait "

    Dans le métropolitain
    Je me dis que la situation s’est améliorée
    Je donne du contentement à mon psy

    Les blagues d’open space
    De cet après-midi
    Ne sont pas meilleures que ce matin

    Je retouche un peu
    Frôlé par un V1
    Long est encore son vol

    Sortant de l’open space
    Je file à mon devoir de pépé
    Et vais chercher Sara

    Les mamans qui rhabillent leurs enfants
    Sont un peu interloquées
    De mes grognements de sanglier

    Elles ne savent pas
    Que sans cela
    J’effraie un peu Sara

    De retour à la casa
    Un peu de boîte
    À musique tchèque

    Un peu de guitare électrique
    Sara interloquée que ses petits doigts
    Puissent produire pareil tonnerre !

    Julia récupère Sara
    Émile rentre, Zoé itou
    Choux de Bruxelles, Sarah absente

    Je retrouve Michele et Raffaella
    Au Tracé provisoire
    Pour le concert de la formation IRE

    Besogneuse musique
    Nappes et drones
    Contrastes stéréotypés

    Ces musiciens-là
    Sont perdus dans leur propre
    Labyrinthe de complexité

    Musique qui ne parle plus
    À celles et ceux qui l’écoutent
    Cinq dernières minutes, belles par accident

    Je repense à une discussion avec Sarah
    À quoi reconnaît-on un beau concert ?
    Aux risques que prennent les musiciens

    La musique ce n’est pas une récitation
    La musique c’est la vie
    Et la vie ce n’est pas une récitation

    Je dépose Michele et Raffaella
    Incrédules que ce soit tout droit
    Du Tracé à chez eux

    Je repasse par le Tracé
    Où j’ai oublié mon écharpe
    La scène est vide, plus un câble

    Je récupère Sarah
    Au bas de son babysitting
    Des fois tout tombe sous le sens

    Je laisse
    La fatigue
    M’emporter

    #mon_oiseau_bleu

  • Christophe Dejours, psychiatre : « Les soignants sont contraints d’apporter leur concours à des actes qu’ils réprouvent »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/02/15/christophe-dejours-psychiatre-les-soignants-sont-contraints-d-apporter-leur-

    Depuis quatre ans, ce psychiatre reçoit en consultation des « grappes » de médecins, souvent chefs de service, dans des états psychiques préoccupants.

    Psychiatre, psychanalyste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Christophe Dejours est spécialiste en psychodynamique du travail. Il a récemment publié Le Choix. Souffrir au travail n’est pas une fatalité (Bayard, 2015) et Situations du travail (PUF, 2016).

    Depuis quelques années, vous recevez dans votre cabinet des psychiatres des hôpitaux en grande souffrance. Que se passe-t-il ?

    Il s’agit souvent de chefs de service, qui sont dans des états psychiques préoccupants – états de confusion mentale, problèmes somatiques gravissimes. J’ai commencé à les voir arriver par grappes il y a environ quatre ans. Or, si de nouvelles formes de pathologie liées au travail apparaissent, c’est que quelque chose a changé dans son organisation. En l’occurrence, la généralisation des méthodes du New Public Management [« nouvelle gestion publique », NPM] aux services de soins.

    En quoi ces techniques de gestion rendent-elles malades les psychiatres hospitaliers ?

    Tous me font une description similaire de leur situation. Ce sont toujours des cliniciens fortement engagés, depuis de longues années, dans la pratique en institution. La décompensation psychopathologique survient quelques mois ou quelques années après l’arrivée d’un nouveau directeur, le plus souvent un jeune gestionnaire. Après un audit, celui-ci met en place des outils d’évaluation et des protocoles de soins. Avec deux priorités : des objectifs quantitatifs et des performances mesurables. Entre les deux, le gestionnaire ne veut rien savoir. Résultat : des conditions de travail ingérables pour les chefs de service. Ils doivent d’un côté diriger des équipes qui n’arrivent plus à fonctionner, de l’autre affronter une administration qui ne cesse de les harceler avec une série d’exigences n’ayant rien à voir avec leur métier. Cela provoque chez nombre d’entre eux des décompensations brutales qu’on ne voyait pas auparavant.

    Recevez-vous également des médecins hospitaliers non psychiatres ?

    Moins. D’une part parce que les psychiatres sont plus habitués que d’autres, quand ils vont mal, à aller voir un psychanalyste, d’autre part parce qu’ils connaissent mieux la psychodynamique du travail. Mais la souffrance est la même pour le cardiologue, le radiologue, l’anesthésiste ou le diabétologue.

    Pourquoi les méthodes du NPM sont-elles néfastes au travail des praticiens ?

    Autrefois, les hôpitaux étaient systématiquement dirigés par un médecin formé en administration-gestion. Depuis le tournant gestionnaire des années 2000, ils sont dirigés par un gestionnaire. La gouvernance par les nombres a ainsi remplacé un gouvernement qui faisait référence à des règles. Des règles de droit (du travail, de la protection des salariés), mais aussi des règles de métier, des manières de travailler qui exigent le respect de certains principes. L’administrateur d’un service hospitalier dirigeait sur la base de ces règles de métier, dont il connaissait le langage et les valeurs. Cela produisait ce qu’on appelle l’ethos professionnel : une éthique fondée sur la connaissance du métier, qui organise le savoir-vivre, la convivialité et le respect de l’autre sur le lieu du travail.

    Comment cet ethos est-il affecté par la gouvernance du nombre ?

    Les gestionnaires ne connaissent pas le travail et ne veulent pas le connaître. Cela fait partie des principes des sciences de la gestion : ne rien savoir des règles de métier, pour asseoir sa domination et ne pas avoir à faire de compromis. Tout ce qui importe, c’est de mesurer les performances. Or les performances en question ne mesurent pas le travail du soin, et ne le mesureront jamais. On peut mesurer la qualité d’un traitement – et encore. Mais la relation avec le patient est du domaine de la subjectivité, sa qualité ne dépend pas que du soignant. Elle dépend aussi du patient, de la coopération qui se constitue entre le prestataire et le destinataire du service du soin. Que vous soyez cardiologue, gastro-entérologue ou cancérologue, il faut que le patient travaille avec vous à son traitement. Et ça, ce n’est pas mesurable.

    Les médecins en souffrance que vous recevez évoquent toujours un contexte marqué par la solitude. Que devient, dans ce système managérial, la solidarité professionnelle ?

    Elle est réduite à néant, à l’aide d’un outil très simple : l’évaluation individualisée des performances. Cette dernière, qui est aussi une menace de sanction ou de licenciement, a des effets extrêmement puissants sur les relations entre les gens. Elle ouvre la voie à la concurrence déloyale, elle altère le savoir-vivre, le respect de l’autre, la solidarité, elle casse le collectif et introduit la peur dans le monde du travail. Il en résulte un affaiblissement de chacun et un accroissement de la solitude.

    Cette gestion entraîne donc la détérioration de notre travail, qui fait elle-même le lit de la maltraitance. Les soignants sont ainsi contraints d’apporter leur concours à des actes qu’ils réprouvent moralement : c’est ce que l’on appelle la souffrance éthique. Or cette souffrance est extrêmement grave : à force de trahir les règles du métier, à force de trahir les collègues qu’on ne défend pas, on finit par se trahir soi-même, ce qui ruine les bases éthiques de l’identité.

    Avec quelles conséquences ?

    Face à cette souffrance éthique, il y a deux réactions possibles. Soit on parvient à développer une stratégie de défense, ce qui produit une insensibilisation du soignant à la souffrance de l’autre. C’est la porte ouverte à la maltraitance chronique, et cela explique également les mauvais traitements que subissent, sur leurs lieux de stage, les étudiants – dont la bonne volonté et la sensibilité à la souffrance des malades réveillent la mauvaise conscience des soignants, heurtant de plein fouet leurs stratégies de défense. L’autre réaction, c’est la décompensation brutale, avec le risque de passage à l’acte. Cette souffrance éthique est l’élément déterminant de l’apparition des suicides sur les lieux de travail, chez les médecins et soignants hospitaliers comme partout ailleurs.

  • Rêve d’un retour en train depuis Garches
    Le train est bondé, détourné
    Ma mère m’accompagne et me fait des reproches

    Mécompréhension sur heure de lever
    Avec Sarah
    Je m’en veux

    Lever trop tôt
    J’en profite pour mettre
    Ma chronique en ligne pour Sarah

    Drôle d’impression
    De relever le capot du Désordre
    Bien du mal à retrouver mes petits

    Je suis un peu obligé
    De me frotter les oreilles ce matin
    France Culture à Notre Dame-des-Landes ?

    Open space gris
    Open space sombre
    Chin up, ce soir, le concert de Sarah

    Chin up
    Cheer up
    Look up

    Up you go
    Little smoke

    (Jack Kerouac)

    Je pars chez Psy
    Frôlé par un V1 sous le bras
    Et déjà dans la rame je travaille

    Je relis le passage dans lequel
    Sarah Murcia fait une apparition
    À la gare de Nevers

    Tout à ma distraction, concentré
    Je manque l’arrêt de Charonne
    Et descends à Voltaire

    À voltaire, pure distraction
    Je ne remarque pas
    Que je ne suis pas à Charonne

    Mais je fais comme si
    Et du coup j’arrive à la Comète
    Où j’ai déjeuné avec Sarah jeudi

    Acte manqué parfaitement réussi
    Je me fais une trop grande joie
    D’écouter Sarah et Kamilya ce soir

    «  - Vous auriez un dictionnaire ? »
    Tête de la serveuse
    « - Désolé, je ne me rend plus compte », absorbé

    Psy : « - c’est très labyrinthique tout ça
    Ego : - Vous trouvez ?
    Psy : - vous écrivez de façon aussi labyrinthique

    Ego (sourire) : - on peut même dire
    Que c’est mon fond de commerce
    Psy : - par exemple ?

    Ego : - C’est le royaume de la digression
    Psy : - Donnez-moi un exemple
    Ego : - Admettons que je décrive cette pièce

    Ego : - je vais décrire les proportions de la pièce (4X5)
    Puis je vais m’attaquer à la tapisserie au-dessus du divan
    Que je vais décrire en détail

    Ego : - Ce qui sera l’occasion pour moi
    De considérations à propos des tapisseries
    Dans les cabinets de psychanalyse

    Ego : - Et que je ne suis pas certain
    Qu’on puisse confier son inconscient
    À une profession aussi artistiquement indocte

    Tête de Psy. Psy : » - je vois,
    Et comment vous arrangez-vous avec la ponctuation ? « Tête d’Ego !

    Ego : - Vous n’avez vraiment pas lu mon livre ?
    Psy : - Non pourquoi cette question ?
    Ego (songeur) : - À cause de la ponctuation…

    Psy : » - des rêves ? Ego : - de retour
    En train depuis Garches, train bondé, détourné
    Ma mère m’accompagne et me fait des reproches

    Psy : « - je vois, un nouveau labyrinthe
    Ego : - oui
    Encore et toujours »

    Psy lève les mains ouvertes
    Ce qui se traduit, je commence à le connaître
    Nous allons nous arrêter sur cette idée

    Dans le métropolitain
    Je ne résiste pas, j’envoie un message à J.
    Hilares

    Retour
    En
    open space

    Retour en open space
    Quand des fois il faudrait
    Rentrer chez soi et jouer de la guitare

    Réunion
    Cinq personnes dans la pièce
    Mais je ne dirais pas que nous jouons en quintet

    Entendu, dans la Méthode scientifique
    « Et donc en un peu moins d’une minute
    À propos de la naissance de la vie sur Terre ? »

    « Que faire à manger ?
    That is the question ! »
    Wrote Philippe De Jonckheere

    Finalement
    Une quiche fourre-tout
    Avec une salade fourre-tout

    Enfants heureux
    Echanges de bons mots
    Même Émile participe

    http://desordre.net/musique/habka.mp3

    Concert de Sarah & Kamilya
    Comme hors-sol par moments
    Comme transporté

    À mes côtés Michele
    Raffaella et Catherine
    Vibrent de plaisir

    La Suite nomade
    Amplement développée
    Un long voyage pour pourrait durer, encore

    La Suite nomade
    Un voyage dont on nous rapporte
    Des images, des images déchirantes

    La Suite nomade
    Musique qui parle au cœur
    Sans passer par la tête

    La Suite nomade
    Musique qui parle au ventre
    Sans passer par les oreilles

    Je me suis trompé
    Du tout au tout, à propos de ce concert
    Pas le concert de l’année, celui du siècle

    Miracle habituel de la Dynamo
    Son hall de gare tellement hideux
    Qui devient tellement chaleureux

    Pour Sarah, je suis prêt à consentir
    Un immense effort social, lui présenter Marie Richeux
    Quand Sarah se souvient qu’elle a rendez-vous avec elle, demain

    Kamilya m’embrasse
    Et me donne du Philippe
    Long comme le bras. Conte oriental

    Je bois du vin chaud d’importance
    Avec Fred P. et Christophe L.
    Et j’accompagne les fumeurs

    Sarah me fait une proposition
    Qui va m’empêcher de dormir
    Et si aux équinoxes…

    Un collectif
    Dans lequel
    Un mort pourrait participer

    Sarah me confie la boutique
    J’échoue lamentablement
    À vendre un seul disque. Pourtant

    Je rentre prudemment
    Circulation difficile déviation
    Radio : la querelle Dalloz-Alliaud

    #mon_oiseau_bleu

  • Nouvelle émission de télévision
    Un quiz de culture générale
    Contre Sarkozy (mon inconscient se moque)

    Mon inconscient se moque
    Et fera moins le malin tout à l’heure
    C’est mardi c’est psy

    Je dépose Sarah à la gare
    Je dépose Zoé au collège
    Je dépose Émile à l’EMPRO

    Je retourne à la maison
    Je me fais un café, je ne me jette pas
    Sur les papiers mais sur Mon Oiseau bleu

    J’imagine qu’il y aurait une solution
    Qui consiste à parler de mes difficultés
    Du moment dans Mon Oiseau bleu

    Mais je doute beaucoup
    Que cela contribuerait
    A faire avancer les choses

    Et qui, plus tard
    Aurait envie de lire
    Ma correspondance avec la MDPH ?

    Même
    Pas
    Moi

    Même pas
    Ma conseillère
    À la MDPH, la pauvre

    N’empêche, toutes proportions mal gardées
    Les personnes qui reçoivent mes correspondances
    Ne doivent pas toutes goûter mon style d’écrivain

    Pourtant de telles correspondances
    Sont signées de mon nom, le même
    Que sur la couverture d’Une Fuite en Égypte !

    Toutes proportions mal gardées
    Je me demande comment Proust
    Traitait ses mails à la Sécurité Sociale

    À : CPAM
    De : Marcel Proust
    Re : Panne et entretien de respirateur

    À : MDPH
    De : Franz Kafka
    Re : Lit adapté à nouvelle condition

    À : CHCT
    De : Herman Melville
    Re : boreout dans l’open space

    Ne pouvant égaler
    Le jeu étincelant de McEnroe
    J’imitais très bien ses colères

    Ne pouvant pas égaler
    L’écriture admirable de Proust
    Je me rabats sur les difficultés respiratoires

    J’en étais sûr
    Mon inconscient fait un peu moins le matin
    Les mardis en début d’après-midi

    Psy : - Un peu littéral non ce rêve ?
    Ego : - Vous trouvez ?
    Psy : - Votre père n’est pas très grand non ?

    Ego : - Et le quiz ?
    Psy : - Vous voulez dire les questions ? Ego : ? Oui
    Psy : - Répondez-y ! Ego : Ah oui, pas con !

    Psy : - Et A. reparue en rêve ?
    Ego : - Pas récemment, sauf un il y a deux semaines
    Psy : - Et ? Ego : - C’est très bref

    Psy : - Dites ! Ego : - je nage au fond d’une piscine
    Je nage vers elle, je lui retire son maillot de bain
    Et je la tripote Psy : - c’est tout ?

    Ego : - Nous sommes surpris
    Je m’enfuie d’une longue apnée
    Psy : - Une apnée ?

    Ego : - Une apnée heureuse,
    Mais mes rêves d’apnées sont nombreux
    Je souffre d’apnées du sommeil

    Ego : - Mais je suis appareillé
    Donc mes rêves d’apnées
    Sont toujours des rêves heureux

    Psy : - Vous ne vous étouffez jamais en rêve ?
    Ego : - Avant plusieurs fois par nuit
    Appareillé, plus jamais

    Psy : - Qu’est-ce qu’une apnée heureuse ?
    Ego : - Des rêves dans lesquels
    Je suis Johny Weissmüller

    Psy : - Vous voulez dire Tarzan ?
    Ego : - Oui, je nage pendant des heures sous l’eau
    Comme les effets de montage dans Tarzan

    Psy : - Vous voyez toujours les ficelles ?
    Ego : - Quand elles sont aussi grosses !
    Psy : - Même enfant ?

    Ego : - Oui, déjà enfant
    Comme de remarquer que c’étaient toujours
    Les mêmes séquences remontées dans les films

    Psy : - Un exemple de film
    Ego : - L’Homme qui valait trois milliards
    Psy : - Je ne m’en souviens plus

    Ego : - Cela ferait un bon titre
    Psy : - Qu’est-ce qui ferait un bon titre
    Ego : - Je ne me souviens plus

    Psy (sourire)
    Ego : - Aujourd’hui j’ai mis longtemps
    À vous faire sourire

    Psy (sourire) : - Déjà
    Avec Johnny Weissmüller
    Ego : - C’est qu’on se donne du mal

    Psy : - Et Johny Weissmüller ?
    Ego : - Je suis Johny Weissmüller
    Chaque fois que je vais à la piscine

    Psy : - Vous nagez beaucoup ?
    Ego : - Je fais Paris-Compiègne
    Chaque année

    Et la sonnette de la personne suivante
    A sonné le coup de sifflet final
    Un score nul en somme

    Les adversaires se sont serré la main
    Est-ce qu’un jour Mc Enroe et moi
    On se fera une haie d’honneur ?

    Psy : - À la semaine prochaine
    Ego : - Je croyais que…
    Psy : - Vous avez raison, au 9 janvier

    Ego (intérieurement) :
    – Pourquoi cet acte manqué ?
    Il regrette déjà que ce soit fini ?

    Retour à la maison
    Sur l’autoradio je me passionne
    À écouter un fiscaliste !

    Tout le pouvoir
    Au fiscaliste
    Sans rire !

    J’essaye des trucs
    Je bouinnasse
    Je ne fais rien de bon

    Le technicien de mon respirateur arrive
    Homme jovial qui se marre tout le temps
    Refuse poliment le café, pas la conversation

    C’est qu’on apprend de ces trucs
    En regardant les statistiques
    D’utilisation de cette machine

    Je dors 7 heures et deux minutes
    Par nuit en moyenne
    Mes stats ressemblent à un clavier

    Cinq notes enfoncées,
    23h00 - 06H00, deux notes non jouées
    00H00 - 07H30, samedi et dimanche

    Voilà bien l’anarchiste que je suis
    Plaisantant avec les agents de police le soir
    Et dormant comme un loir

    http://www.desordre.net/musique/reich.mp3

    Un loir qui serait
    Comptable
    Ou qui jouerait du Steve Reich

    « Et un jour vous pensez
    Que cela enregistrera les rêves ? »
    Tête du technicien

    Je rejoins Émile chez l’orthophoniste
    Intelligence de la discussion
    Bienveillance et compétence, dévouement

    En sortant je propose à Emile
    D’aller boire un coup
    « Et mon goûter ? », demande-t-il

    – Pâtisserie orientale ?
    – D’accord
    Rue de Paris

    La dame nous donne un plein sac
    De fourrés aux dattes
    Pour trois fois rien

    C’est en ressortant
    Que je me souviens que son fils
    Était dans la même classe qu’Émile

    Au BDP, où j’ai mes habitudes
    On ne connaît pas mon fils
    Mais on le reconnaît

    Gratin de patates douces
    Omelette au basilic
    Calendrier de l’avent autogéré

    Lucky
    De John Carroll Lynch
    Avec (l’immense) Harry Dean Stanton

    Pas forcément un chef d’œuvre
    Mais je peux regarder HDS
    Dans n’importe quel navet

    Quelle émotion et quelle tristesse
    De se dire qu’il est effectivement mort
    Quelques temps après ce tournage

    À la fin de Lucky, il ne meurt pas
    Alors qu’il marche vers la mort
    Après Lucky, HDS, lui, est mort

    #mon_oiseau_bleu

  • Je participe à un débat télévisé
    Avec Sarkozy comme adversaire
    Je fais preuve d’esprit d’escalier

    Pourquoi est-ce que mon inconscient
    Cherche à m’humilier de la sorte ?
    Attends voir demain qu’on aille chez Psy

    J’entame une semaine dans laquelle
    Je me suis promis de tordre le cou
    À toutes les tracasseries administratives

    Ça commence un peu fort
    Avec les allocations familiales
    Tension interne à tout rompre

    Mais pourquoi est-ce que ça
    Oui, ça, me met dans un tel état ?
    Suis-je aussi peu au clair avec moi ?

    Je soupire
    Je soupire tellement fort
    Pas un soupir de samouraï, pourtant

    Cela se passe nettement mieux
    Avec la mutuelle
    Plus mutuelle ? Moins allocative ?

    Je m’autorise une petite heure
    D’écriture non administrative
    J’achève une passe de corrections du V1

    Déjeuner de restes
    Hyper bons
    Meilleurs réchauffés

    Je retourner à gravir ma montagne
    De formalités administratives
    J’écris à un juge ! Oui

    Je me passe des vieux disques
    Pour me donner du courage
    Des fois ça marche, d’autres fois non

    Je passe prendre
    Un café sans café
    Chez Clément

    Incroyable
    Ce que je peux lui confier
    À lui et à sa sœur

    Un jour vous rencontrez
    Deux adoleschiants
    Vingt ans plus tard…

    Je file rejoindre
    Zoé
    Chez sa psy

    C’est la dernière fois
    Que je l’accompagne
    Elle ira seule désormais, émus

    Retour dans deux wagons
    Séparés de métropolitain
    Ultime test avant lâcher

    Darnes de saumon
    Riz
    Fromage

    http://www.desordre.net/musique/talking_heads.mp3

    Je monte au Kosmos
    Ciné-club, cycle musique
    Stop Making Sense de Jonathan Demme

    Assez marrant un cinéma
    Rempli d’anciens fans
    Des Heads, quinquagénaires

    Assis à côté de moi
    Thomas de Porchery
    Qui vit la chose intensément

    Film jonché de capsules proustiennes
    Inattendues, méta involontaires en somme
    Comme Heaven : the band is playing my favorite song

    En revanche je ne me souvenais pas
    Que David Byrne était à ce point
    Une bête de scène, une pile électrique

    Et tout le film a un petit côté arty
    American art school des années 80
    Qui (me) fait sacrément son effet

    Petit verre
    Puis petit verre a casa
    Avec Nicolas

    Je descends le déposer au métropolitain
    Inattentif et dévié, je prends un sens interdit
    En face une voiture de la maréchaussée

    Agent : - bah alors on a trop bu ?
    Moi : - comment savez-vous que je suis alcoolique ?
    Agent : - et le panneau de sens interdit ?

    Moi : - pas vu, mais pris
    Agent : - c’est 90 euros et 4 points
    Moi : - c’est cher mais c’est juste

    Agent : - ?
    Moi : - dura lex sed lex
    Agent : - ?

    Agent : - Vous passez souvent ici ?
    Moi : - Tous les jours, c’est la déviation
    Qui m’a enduit d’erreur

    Agent : - Quelle déviation ?
    Moi : - Au niveau de la piscine
    Agent : - vous buvez pour aller à la piscine ?

    Moi : - Toujours monsieur l’agent
    Pour nager plus vite, cela me donne des ailes
    Agent : - un vrai poisson-volant

    Moi : - Il existe aussi des poissons volants,
    Mais ils ne constituent pas la majorité du genre
    Agent : - Je vois on connait ses classiques

    Moi : - Hic !
    Agent : - Bon allez faites une manœuvre
    Et joyeux Noël

    Moi : - Merci vous êtes débonnaire
    Agent : - Qu’est-ce que vous avez dit ?
    Moi : - Que vous étiez juste et bon

    Agent : - Mais c’est quoi le mot que vous avez dit
    Moi : - Débonnaire comme dans le juge est débonnaire
    Comme dans Le Juge de René Gosciny

    Agent : - Bon allez circulez
    Moi : - Merci
    Nicolas (consterné) : Débonnaire ? T’es sérieux ?

    Moi : - Tels ont toujours été mes rapports
    Avec la police, gentiment décalés
    S’ils savaient…

    Nicolas : - Quel anarchiste !
    Moi : - Je suis un anar qui traverse dans les clous
    Pour minimiser le dialogue avec la police (Brassens)

    Du coup je raconte à Nicolas
    Comment ayant calé à un carrefour
    Devant une voiture de police à Chicago

    Cop : - what seems to be the trouble son ?
    I : - car ain’t starting, not mine, I ain’t have its papers
    Ain’t have a proper driving lessons

    I : - Aint’t have a proper ID, I’m an illegal alien
    Behind is the food for 50 people
    I’m getting married in two hours

    Le flic a bloqué le carrefour
    M’a dit, tout sourire : « no pressure son ! »
    Je suis reparti dans un nuage de fumée noire

    Avec la camionnette de Stu à Leo’s
    Le premier décembre 1990
    Stu s’est tué trois mois plus tard dedans

    Je ne savais pas
    Que je passais la soirée
    À Chicago ce soir, en 1990 !

    Et cela me fait tellement plaisir
    De repenser à Stu, le serveur de Leo’s
    Qui goûtait les plats de ses clients

    #mon_oiseau_bleu

  • Les chefs de résistance acceptent
    Mon audacieuse stratégie
    De laisser l’occupant s’installer trop près

    Je m’aperçois en revanche
    Que nous avons laissé derrière nous
    Nos arcs, ma stratégie est nulle

    Par miracle l’occupant prend peur
    Pendant la nuit
    Et lève le camp nuitamment

    En dépit d’une erreur
    Qui aurait dû nous condamner
    Au massacre, je suis félicité

    C’est tous les matins la pleine lune
    Dans la rue Lebourg à Montreuil
    Cadran horaire de l’église sombre

    Dans l’obscurité de l’open space
    Je donne la dernière main
    À Perdre le Nord avec Hamish Fulton

    J’inclus à Perdre le Nord avec Hamish Fulton
    L’épisode du naufrage du Pride of Kent
    Et je laisse une part du travail à Hélène

    La chaleur de la main du mendiant
    À qui je donne une pièce
    La rampe froide dans l’escalier deux mètres plus loin

    Dans le café
    Un jeune couple (un peu) à la dérive
    Reviennent de la maternité, sans bébé

    Ils sont étonnamment sans colère
    Ils ont été jugés sur leurs apparences
    Ils vont se défendre, disent-ils calmement

    Je leur offre l’apéritif
    Et leur fais mes bons vœux
    Ils me montrent des photos, ému

    Psy : - des rêves ?
    Ego : - Plein !
    Psy : - N’importe lequel alors

    Ego : - J’ai rendez-vous avec un imam
    Je m’égare en voiture dans une ville souterraine
    Aux parois de granit clair

    Ego : - On m’escorte en surface
    Je croise Daniel qui m’explique
    Que l’imam porte des talonnettes géantes

    Ego : - J’observe la démarche des passants
    Pour tenter de trouver l’imam
    Vous avez vu Problemski Hotel

    Psy : - Non
    Ego : - Alors ça ne va pas être facile
    Psy : - Racontez-moi Problemski Hotel

    Ego : - Parfois je vous soupçonne
    De bien aimer quand je vous raconte
    Des histoires. Sourire de Psy

    Psy : - Et les talonnettes surdimensionnées
    Ego : - Je suis comme tout le monde
    Qui dit talonnettes dit Sarkozy. Sourire de Psy

    Psy : - Et qu’évoque pour vous le mot imam ?
    Ego : - Mamie !
    Psy : - Mamie ?

    Ego : - Imam est l’anagramme de Mami non ?
    Psy (souriant) : - je n’y avais jamais pensé
    Ego : parfois je vous soupçonne

    Psy : - De bien aimer les calembours ?
    Ego : - Oui, vous êtes très lacanien
    Sourire de Psy

    Ego : - Des fois je vous soupçonne
    De bien aimer la conversation avec moi
    Psy : - Et ? Ego : - Et de faire durer

    Sourire de Psy
    Ego (accent anglais) : - Touché ?
    Sourire de Psy

    Ego (intérieurement) : quand est-ce que
    Je lui avoue le surnom
    Que je lui ai donné auprès de J. ?

    Ma collègue : - T’es souriant ?
    Ego : - Je sors de chez Psy
    Tête de ma collègue

    Je reporte les dernières corrections
    Dans Perdre le Nord avec Hamish Fulton
    J’imprime, content

    Ma collègue : - T’es souriant ?
    PDJ (F036309) : - j’ai fini ma commande
    Ma collègue : - T’es payé pour ça ?

    PDJ (F036309) : - Ben réveille-toi
    J’écris pour l’argent
    Tête de ma collègue

    Retour dans le même café (un hasard)
    J’ai rendez-vous avec Aude
    Ballon de rouge et correction de Frôlé

    Aude ponctuelle
    Aude : -Tu écris ?
    @philippe_de_jonckheere : Je relis, oui

    Aude m’offre son livre, Égologie
    Livre minuscule
    Mais d’une densité ! Jaloux

    Aude comme moi a beaucoup aimé Ex-libris
    Elle, Wiseman était dans la salle, débat d’après film
    Aude, les questions que posait le public

    Et Wiseman, calme
    J’ai filmé et monté ce film
    Oui telle scène, c’est exprès !

    Aude comme moi
    Bien d’accord avec cette autre vision
    Des Etats-Unis, loin des poncifs

    Aude en repartant remet son bonnet
    Consulte une carte
    Je me demande quelle aventure elle prépare

    Sarah : - Tu es là Papa ?
    Papa : - Ben oui, c’est un peu chez moi ici
    Et toi tu es là ? Sarah : - Ben oui, c’est un peu chez moi ici

    J’avale ma soupe
    Je mange du fromage
    Je ressors

    Bring Me The Head Of Aldredo Garcia
    De Sam Peckinpah
    Photographie des années septante

    Bring Me The Head Of Aldredo Garcia
    De Sam Peckinpah
    Machisme des années septante

    Bring Me The Head Of Aldredo Garcia
    De Sam Peckinpah
    Plaisir de cinéphile, des étincelles, pas de génie

    Problemski hotel
    Ex-Libris the New York Public Library
    Bring Me The Head Of Aldredo Garcia

    #mon_oiseau_bleu

  • La Très Grande Entreprise
    Embauche des écrivains
    Au service informatique

    Désordre sans nom
    C’est naturellement à moi que revient
    De superviser cette équipe de bras cassés

    Ayant tous lu Élever des chèvres en open space
    Ils ont tous des méthodes travail aberrantes
    Ils ont pris le livre pour un manuel de survie

    Mort de Hugh Heffner
    Trop tard, la porte des Fantômes
    S’est refermée le 15 septembre

    Autoradio. Matinales de France Culture
    Finkie nous parle de ses premiers émois érotiques
    C’est touchant qu’il puisse nous croire intéressés

    Je reprends, relis et corrige
    Le récit du rêve de cette nuit
    Depuis mon siège à cinq roulettes

    J’ai oublié de m’envoyer mes textes
    Ce matin, je suis seul en open space
    Comme dépossédé de moi-même.

    Sur ma pause méridienne
    Je croise un fantôme à The Little Kitchen
    Stacy Martin qui mange des nouilles

    J’ai failli lâcher
    « Ainsi va la vie à bord
    Du Retoutable ! »

    L’H.P. de Ville Evrard
    Ses grandes allées automnales désertes
    Ses panneaux : accueil de crises

    Je suis instantanément triste dans un H.P.
    Sur les tranches du trieur du psychiatre
    Ordonnances liberté d’aller et venir

    Et dire que j’ai voulu être psy
    Un peu comme Sarah qui voulait faire véto
    Et manquait de s’évanouir en disséquant un crapaud

    Expert à Émile :
    « ― Et vous êtes né en quelle année ?
    ― L’année du dragon ! » Tête de l’expert !

    Expert : « ― je vous raconte une histoire
    La SNCF, vous savez ce qu’est la SNCF ?
    ― Ouais, c’est les contrôleurs. »

    Expert : « la SNCF a fait une étude à propos
    De ses accidents et elle a découvert
    Que la plupart des victimes se trouvaient en queue… »

    Expert : « … et du coup elle a décidé
    De supprimer les wagons de queue…
    ― Les quoi ? ― Les ouagons Émile… »

    Expert :
    « ― Qu’est-ce que vous pensez de mon histoire ?
    ― Il n’y a rien à en penser. »

    Je repense à Comment je me suis disputé
    Psy : « ― Vous ne dites … rien ?
    Paul Dedalus : ― non je n’ai rien à dire »

    Je repense au psy d’Émile mercredi
    « Parfois les réflexions philosophiques
    D’Émile m’emmènent loin, très loin »

    Je suis dans un hôpital psychiatrique
    Et j’ai envie de rire
    Mais de rire ! Et de pleurer

    Expert : « est-ce que vous connaissez l’expression
    L’habit ne fait pas le moine ? ― Non ! Mais, vous savez
    Il ne faut pas se fier aux apparences »

    Expert, se tournant vers moi : « Et le quotidien
    Avec Émile ? ― Une suite ininterrompue
    De surprises, de désespoir et de rire ― Je vois ― Pas sûr !

    En revanche Émile a tout donné
    Pendant cet entretien. Ce soir
    Il ne touche pas sa bille aux échecs

    Je retourne à mes Fantômes
    Et à mes Anguilles les mains mouillées
    Ainsi va la vie à bord du Redoutable
     !

    #mon_oiseau_bleu

  • Je rencontre une femme merveilleuse
    Que j’ai bien du mal à emmener en voiture
    Je ne sais plus, en effet, où j’ai garé cette dernière

    http://www.desordre.net/musique/tom_waits.mp3

    Je ne m’explique pas bien
    En revanche ce désir au réveil
    D’écouter Tom Waits

    Des fois mon inconscient
    Ne se fatigue pas de trop et assure
    Une sorte de service minimum

    Je note malgré tout ce récit sans mystère
    Mais je le tance, ne fais pas trop la malin
    J’ai rendez-vous chez l’analyste à 13 heures

    Moment de gloire en réunion
    Vidéoprojecteur en panne
    Je fais mon exposé sans slides, yes !

    Je rêve
    D’une telle panne
    Depuis cinq ans !

    Personne avec qui prendre mon café
    Au BDP et je n’ai pas pris de lecture
    Du coup la serveuse m’entreprend !

    Si elle savait le rôle de tueuse en série
    Qu’elle a parfois dans mes rêves
    Elle se ferait moins enveloppante

    Une collègue, habituellement timide
    Surprend son monde dans l’open space
    Et m’invite à déjeuner ensemble, oui, moi

    Chouette échange et je comprends
    Qu’elle voulait me dire qu’un de nos jeunes nouveaux collègues
    Fait du Vjaying et que cela pourrait m’intéresser

    Un peu mon neveu
    Mais avec moi il va voir le sentiment
    Que les images font du ralenti !

    En cochant mentalement
    Mon rendez-vous chez l’analyste
    Je réalise que c’est avec moi-même que j’ai RDV

    Et de fait, dans le miroir
    De l’ascenseur récemment inspecté
    Je découvre mon visage, je suis calme

    J’entame la séance en annonçant
    Que j’interromps le récit de la fois dernière
    Pour une nécessaire digression

    Cela amuserait sans doute
    Mes lecteurs de savoir
    Que j’ai de telles prévenances avec mon psy

    Vous imaginez un peu le tableau
    Dans un de mes livres : attention
    Je vais digresser !

    En revanche avec mon psy
    Je fais comme avec mes lectrices et lecteurs
    Je recolle au récit en cours sans crier gare !

    Psy : ? Des rêves en ce moment ?
    Ego : ? une soixantaine de pages cet été
    Tête de Psy !

    Ego : ? Je suis un père anarchiste
    Psy : ? Doublé d’une mère juive
    Tête d’Ego !

    Léger relâchement du langage soutenu
    Avec psy ? « ça m’emmerde », dis-je
    Il m’encourage, il ne devrait peut-être pas

    Avant que je ne comprenne
    Que l’encouragement porte sur le ça
    Pas sur la merde, trop tard, je suis lancé

    Dans le métropolitain je fais la monnaie
    Sur un euro auprès d’un clochard
    Pour donner cinquante cents à son collègue

    Toute
    Ta
    Tête !

    And it’s six in the morning
    Gave me no warning
    I had to be on my way

    Tom Waits
    For
    What ?

    Le petit rêve un peu sot
    Tel que je m’en souvenais ce matin
    S’épaissit à l’écriture le soir pour devenir un vrai rêve

    Cela faisait longtemps
    Que je n’avais pas tant écrit
    En sortant de l’open space

    Frédéric Lordon, Amélie Nothom, Philippe Djian
    Xavier Lambours et William Klein
    Rejoignent la cohorte des Fantômes

    Il est 18H39
    Il est l’heure
    De l’invention de la photographie

    Il est 19H01
    Il est l’heure
    Du début du siècle

    Il est 19H18
    Il est l’heure
    de l’armistice

    Il est 19H25
    Il est l’heure
    De la mort de Proust

    Il est 19H33
    Il est l’heure
    De l’élection de Hitler

    Il est 19H42
    Il est l’heure
    De la conférence de Wannsee

    Il est 19H45
    Il est l’heure
    Du 8 mai

    Il est 19H47
    Merde il est l’heure
    D’y aller. Je suis en retard

    Now the sun’s coming up
    I’m riding with Lady Luck
    Freeway cars and trucks

    http://www.desordre.net/musique/guionnet.mp3

    Jean-Luc Guionnet
    Ou l’impossibilité d’avoir la moindre idée
    De ce que l’on va écouter d’une fois sur l’autre

    Jean-Luc Guionnet
    Thomas Bonvalet
    Virtuose des bouts de rien

    Julien Desprez
    Arnaud Rivière
    Ça vous remet droit

    Cela fait du bien
    De revenir
    Au Tracé provisoire

    Emmener Julia
    Au Tracé provisoire
    Transmission (en cours)

    N’empêche le pépé de Sara
    Est nettement plus rock’n’roll
    Que sa maman, ça nous fait rire

    #mon_oiseau_bleu

  • Manuel Valls
    Quitte
    Le Parti Socialiste

    « Une page pour moi se tourne.
    Je veux siéger au cœur de cette majorité,
    Par cohérence.

    Une partie de ma vie politique s’achève.
    Je quitte le Parti socialiste,
    ou le Parti socialiste me quitte. »

    « Je voterai la confiance »
    au gouvernement le 4 juillet,
    a-t-il ajouté.

    Sec
    Vieux
    Fatigué

    Vous êtes un homme de récits (ton psy)
    Je regarde par la fenêtre
    Pas un récit ne vient

    Je regarde par la fenêtre
    Longtemps, souvent

    Robert Frank

    Tu cherches le nom d’un musicien
    Tu tombes sur une photo d’elle
    On voit ses jambes

    Tu cherches le nom d’un musicien
    Tu tombes sur une photo d’elle
    Elle porte une robe que tu lui as otée

    Mon bébé
    Ne fait pas ses nuits
    Comment l’aider ?

    Emmanuel Macron
    Sa course à la présidentielle
    Adaptée dans un jeu vidéo

    La justice refuse
    la création d’un centre d’accueil
    pour migrants à Calais

    Motivez
    Vos salariés
    Et faîtes des économies

    Des commentaires dans le journal
    Voient la crise des réfugiés
    Comme un problème de voisinage à Calais

    « Tu sais Philippe », me dit ma responsable
    « Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort
     ? et un jour quelque chose te tue »

    Va
    C’est l’heure
    Du psy

    De la psychologie de comptoir
    Avec ta responsable, de la freudienne
    (De la pure) avec ton psychanalyste

    Exercice de psychanalyse en esthète
    Faire coïncider la révélation de toute une vie
    Avec l’arrivée imminente d’un orage

    L’orage n’éclate pas
    Ou trop tard
    La révélation sera pour une autre séance

    Limite tu te ferais engueuler
    Par ton psychanalyste
    Tu ne notes plus tes rêves

    Limite tu en inventerais un
    Sur le champ
    Pour ne pas te faire gronder

    50 €
    Psy
    27/06/17

    Je n’aurais jamais cru
    Écrire un poème
    Dans une souche

    Bonjour Messieurs-dames
    Est-ce que vous auriez une petite pièce
    Pour acheter de la drogue

    La drogue coûter cher
    J’accepte donc aussi les billets
    Et parfois je m’achète à manger

    http://www.desordre.net/musique/braxton.mp3

    Dans le métro de New York, 1988
    Un saxophoniste joue comme Braxton
    If you don’t gimme money, I’ll keep on playin’

    Une amie
    Psychanalyste
    M’envoie un smiley

    En sortant du bureau
    Tu as rendez-vous avec Aude
    Au Bistro Du Marché

    Tu as de l’avance
    Tu travailles au bistro
    Tu devrais faire cela tous les soirs

    Avec Aude,
    Je comprends
    Et j’apprends

    Deux heures
    Avec Aude
    Au café

    Nous sommes interrompus
    Par l’arrivée dans le même café
    De vous savez qui

    On est peu de choses
    Je suis au bord des larmes devant Aude
    Je suis peu de chose

    http://www.desordre.net/musique/mjq.mp3

    Je me remonte le moral en écoutant le MJQ
    Un enfant fait une crise de nerfs devant chez moi
    Je suis ramené à mes colères enfantines

    Le soir, énervé
    Irascible
    Et rien au cinéma

    Se pourrait-il que John Lewis
    Milt Jackson, Percy Heath et Connie Kay
    Fassent partie de ta réserve sanitaire ?

    Sarah m’a prêté une version longue
    D’un des films du Décalogue de Kieslowski :
    Une brève histoire d’amour !

    Une brève
    Histoire
    D’amour

    Tu
    Ne seras pas
    Luxurieux

    Je regarde
    Une brève histoire d’amour
    Pour oublier une brève histoire d’amour

    Ton psychanalyste te gronde
    Je suis peu de chose, devant elle
    Une Brève Histoire d’amour de Kieslowski

    #mon_oiseau_bleu

  • VIOL : Cʹest quoi la culture du viol ?

    Lʹassociation Viol-Secours à Genève reçoit des femmes ayant subi des violences sexuelles. Agnès Molnar, travailleuse sociale, nous raconte comment lʹélément de culpabilité revient systématiquement dans leurs témoignages. Coupable de se faire violer ? Coline de Senarclens, de lʹassociation #Slutwalk nous explique le concept de culture du viol qui imprègne toute notre société.

    https://www.rts.ch/play/radio/vacarme/audio/viol-cest-quoi-la-culture-du-viol-?id=8540519

    #culture_du_viol #viols #espace_public #peur

  • Le temps d’écran n’est pas la bonne clé éducative
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/le-temps-decran-nest-pas-la-bonne-cle-educative

    Sur son blog, le psychologue et psychanalyste Yann Leroux (@yannleroux) pointe une étude menée par le psychologue Christopher Ferguson sur la gestion du temps d’écran par les parents. Dans son étude (.pdf) publiée par Psychiatric Quarterly, le psychologue montre que la limitation du temps d’écran des #enfants n’est pas très (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #Usages #économie_de_l'attention #écrans #éducation #Education_et_formation #jeunes #psychologie

  • https://www.remue.net/spip.php?article8634

    J – 84 : Une amie, proche, J. dans mes récits la concernant, écrit des livres auxquels je ne comprends pas tout, tel traité de psychanalyse à propos du deuil, tel autre à propos de la pudeur, mais je lui fais confiance, à la fois parce que c’est mon amie, à la fois parce j’ai déjà eu l’occasion de constater sa clairvoyance psychanalytique. Et d’ailleurs sur le chemin de l’écriture elle a écrit également Psy d’banlieue que j’ai dévoré passionnément, récit autofictif dans ce que l’autofiction a de noble et justement de respectueux envers les tiers qui n’ont peut-être pas tous demandé à débouler pareillement, tels des quilles dans un jeu de chiens, dans une œuvre de fiction, tout étant parfaitement voilé pour que seuls les intéressés, s’ils passaient pas là, puissent se reconnaître, et reconnaître à quel point ils ont été importants. Et dans les contributions de J. au site remue.net, souvent de belles interventions.

    Il y a quelques temps, J. se fait vandaliser son adresse de mail par je ne sais quel ostrogoth nigérian et qui du coup écrit à tous les contacts de J. un courrier assez alarmant nous demandant de lui venir en aide. Et jusqu’à recevoir ce mail qui n’était pas, pas vraiment, de J. je croyais qu’il fallait, vraiment, être couillon ou alors avoir le cœur sur la main jusqu’à en perdre le jugement pour tomber dans de telles chausse trappes si mal maquillées. J’ai déjà raconté cette histoire. Bref il s’en faut de peu que je ne sois délesté d’un petit millier d’euros au profit d’une personne se faisant passer pour J. et ce n’est qu’à l’extrême moment critique de cette arnaque que j’ai fini par renifler qu’il y a baleine sous gravier. Et j’en rirai beaucoup avec J. à mes dépens. Tout est bien qui finit bien, comme dit ce grand couillon de capitaine Haddock à la fin du Trésor de Rackham-le-Rouge .

    Ces derniers temps, avec J. on a mis au point un protocole pour se voir plus souvent, un petit restaurant chinois à mi-chemin entre chez J. et mon open space, on s’invite à tour de rôle, on parle essentiellement de nos lectures ou encore de nos émotions en sortant du noir ou d’expositions dernièrement visitées, on parle aussi d’autisme, J. étant une alliée de très longue date dans mon combat contre celui de mon grand Nathan, en fait elle a même été la première des alliés, et ils sont quelques-uns tout de même. J. m’a peu parlé de son engagement dans la réserve sanitaire suite aux attentats terroristes du 13 novembre 2015, je sais juste qu’elle et moi nous nous sommes croisés sans le savoir, elle souterrainement dans le métropolitain et moi en surface, presque présent sur les lieux mais sans m’en rendre compte, mais elle ne m’a beaucoup parlé de son travail à Nice, envoyé là-bas justement par la réserve saintaire.

    Et puis je découvre la Poussette Potemkine , dernier récit de José. Et quel ! Oui, J., c’est José.

    La Poussette Potemkine est un de ces puissants récits psychanalytiques tels qu’ils existent en tout premier dans l’Introduction à la psychanalyse de Sigmund Freud, puis dans ses autres livres — j’ai une petite préférence pour la découverte de l’auto-aveuglement à la gare de Vienne —, mais aussi dans de grandes œuvres littéraires, je pense par exemple au Lieu d’une ruse de Georges Perec qui est sans doute l’un de ses meilleurs textes (dans Penser classer ). Plus récemment j’ai reçu un tel récit dans le film La Liberté de Guillaume Massart, pas encore sorti, et de tels récits provoquent à la fois ma fascination et mon vertige, me renvoyant chaque fois à mon propre récit psychanalytique, à cette clairière, c’est comme cela que j’ai fini par la nommer moi-même à propos de cet endroit que j’ai découvert par deux reprises, le même endroit, mais les deux fois éclairés différemment. Imaginez le pouvoir de tels récits. Imaginez le pouvoir de la psychanalyse qui les rend possibles, qui les éclaire.

    De la même manière que Maurice Blanchot parlait à propos des livres de Samuel Beckett — je crois dans Le Livre à venir , mais je ne suis plus très sûr — comme provenant de l’endroit même d’où procédait le mouvement de tous les livres, j’ai le sentiment que ce récit de José a été admirablement fabriqué dans le pays même de la psychanalyse. Une sorte de noyau de fusion dur.

    Et c’est donc l’auteure d’un tel récit que j’ai confondu avec un ostrogoth nigérian, écorchant et maltraitant pareillement la langue, et aux motivations tellement rampantes. Fallait-il que je sois aveuglé par un très puissant écran. Faut-il que je dispose d’une personnalité aussi peu fine que celle du capitaine Haddock, oui, je serais ce bon gros à grande gueule, pas bien malin, mais avec un cœur gros comme ça.

    Ou, tout simplement, désireux de venir en aide à celle qui m’est venue en aide la première, avec Nathan. Cela, oui, pouvait m’aveugler. Ce qui aurait pu avoir une répercussion heureuse au Nigéria où l’on fabrique, malgré tout, en usine, des récits d’entre-aide. Et c’est là que la poussette Potemkine a fini sa course folle.

    #qui_ca

  • Fraudes à l’Assurance Maladie : en Ille-et-Vilaine aussi, les professionnels de santé en tête
    https://expansive.info/Fraudes-a-l-Assurance-Maladie-en-Ille-et-Vilaine-aussi-les-professionnel

    Après une rapide étude sur la Loire Atlantique et la Mayenne, voici un point approfondi sur la fraude sur le département qui va une fois de plus à l’encontre des clichés médiatiques des vilain⋅es assuré⋅es fraudeur/ses malgré une présentation habile du service communication de la CPAM laissant entendre (...) — Infos locales, Soins - Santé - Psychiatrie, 35, rapport d’activité 2015, 1, 2, 3, ils vous disent, 4, 5, 6, data mining, CODAF, https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F19948

  • Une tribune dans Libé pour défendre #Aude_Lancelin, responsable des pages Débats de #l'Obs :

    A « l’Obs », un #licenciement très politique
    Collectif, Libération, le 25 mai 2016
    http://www.liberation.fr/debats/2016/05/25/a-l-obs-un-licenciement-tres-politique_1455023

    Denis Podalydès Acteur Etienne Balibar Philosophe Claude Lanzmann Réalisateur Emmanuel Todd Démographe et historien Michela Marzano Philosophe Julia Cagé Economiste Alain Badiou Philosophe John MacArthur Directeur du magazine Harper’s La Rumeur Groupe Jérôme Prieur Auteur et réalisateur François Bégaudeau Ecrivain Christian Salmon Essayiste Jacques Rancière Philosophe Laurent Binet Ecrivain Raphaël Liogier Sociologue et philosophe Bernard Stiegler Philosophe Gérard Mordillat Ecrivain et réalisateur Stéphanie Chevrier Editrice André Orléan Economiste Christian Laval Sociologue Pierre Dardot Philosophe Hugues Jallon Editeur Michaël Fœssel Philosophe Cédric Durand Economiste Chloé Delaume Ecrivaine Geoffroy de Lagasnerie Sociologue Guy Walter Ecrivain et directeur de la Villa Gillet Chantal Jaquet Philosophe Razmig Keucheyan Sociologue Edouard Louis Ecrivain Frédéric Schiffter Philosophe Jacques de Saint-Victor Historien Caroline de Haas Militante féministe Christine Delphy Sociologue Benjamin Stora Historien Mathieu Terence Ecrivain Bernard Lahire Sociologue Roland Gori Psychanalyste Elsa Dorlin Philosophe Patrick Chamoiseau Ecrivain Anne Dufourmantelle Psychanalyste Annie Ernaux Ecrivaine Guillaume Le Blanc Philosophe Ollivier Pourriol Philosophe Hervé Le Bras Démographe François Gèze Editeur Sophie Wahnich Historienne Lydie Salvayre Ecrivaine Quentin Meillassoux Philosophe Romain Bertrand Historien François SchlosserAncien rédacteur en chef du Nouvel Observateur. Edwy Plenel Fondateur de Mediapart et Jean-Pierre Dupuy Philosophe.

  • Abolition universelle de la #GPA | GLOBAL magazine
    http://www.globalmagazine.info/meli-melo/2016/02/03/abolition-universelle-de-la-gpa-1454453689

    La base du #commerce, c’est de ne jamais s’inte­rroger sur l’outil de #production et de se concen­trer sur le débouché du #produit, son #marché. Or, dans ce cas précis, l’outil de production et le produit sont des êtres vi­vants. Ce n’est pas déplacé de so­ulever le problème d’#éthique que cela pose. Il est même pertinent de so­uligner que la quasi to­talité des mères po­rte­uses actue­lles sont pauvres et sont en majorité des habi­tants de pays du sud … alors que la de­mande vient de personnes des pays du nord, suffisamment nanties pour s’offrir ce qu’elles no­mment donc un « se­rvice » (c’est plus diffi­cile d’assumer l’achat d’un nourri­sson). A la tri­bune de ces assises, Sheela Saravanan (cher­cheuse à l’unive­rsité d’Heide­lberg) a so­utenu, avec des exe­mples précis, la systémati­sation de la production d’#enfants, avec une organisation en #filière allant du réseau de mères po­rte­uses liées à une clinique indienne à l’offre « all in­clusive » pro­posée aux « parents d’intention » en Amérique du Nord. Cette délo­calisation de la production abaisse le prix de l’enfant de 200 000 do­llars aux Etats-Unis à 50 000 do­llars en Inde. Les « mères po­rte­uses » sont enrôlées avec des contrats te­rribles qui outre l’obligation de se conformer à une médi­cation hormonée, leurs di­ctent des normes de vie allant jusqu’à l’inte­rdi­ction de toute vie se­xue­lle. Les ri­squent inhérent à la #grossesse (mort prématurée du fœtus, avo­rte­ment, détéri­oration de la santé de la mère à cause de la gro­sse­sse ou de l’accouche­ment) ne sont pas pris en co­mpte. Tout comme la naissance d’un enfant handi­capé est considéré comme une rupture de #contrat, l’enfant res­tant à la charge de la mère po­rte­use. Quant à l’aide psy­cho­logique que de te­lles pratiques engendrent inévi­table­ment… elle est in­existante.

    #exploitation

  • Une Histoire russe - 2e version
    http://audioblog.arteradio.com/post/3068484/une_histoire_russe_-_2e_version

    « Parce que tu es la personne la plus intelligente que je connaisse. »
 
 Olga arrive un jour en France pensant y rester quelques semaines. La vie (mais pas seulement) en décidera autrement.
 Un très grand merci à Olga Tessier et Fenna Baouz.
 
 À Maxime.
 
 Avec "Plus rien ne va" de Vladimir Vissotsky 
 
 (Réalisé en mars 2014, remonté en janvier 2016)

    #Documentaire #Couple,_Migrations,_Justice,_Femmes,_Partir,_Politique,_Psy,_France
    http://download.audioblogs.arteradio.com/sons/3046196/3070754_UneHistoireRusseCOURT25mn.mp3

  • Adele, Oasis... Ecouter certains morceaux de musique pourrait provoquer des « orgasmes de la peau »
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/07/31/musique_n_7910286.html?xtor=AL-32280680

    a musique adoucit les mœurs, c’est bien connu. En plus de mettre de bonne humeur ou d’encourager notre côté créatif, il semblerait qu’elle provoque des orgasmes. Enfin pas n’importe quel type d’orgasmes et pas n’importe quelle musique non plus.

    C’est ce qu’assurent en tout cas dans une étude les professeurs Psyche Loui et Luke Harrisson de l’université de Wesleyan dans l’Etat du Connecticut. Selon eux, « la musique a un pouvoir unique de susciter des moments d’émotion intense ». Un phénomène qui, selon Metronews, toucherait 5% des auditeurs de musique.

    Un fait que les deux enseignants ont cherché à expliquer dans leur étude relayée par le site Frontiers In Psychology.

    « Le frisson musical ou l’orgasme de peau est une sensation de plaisir à la fois universelle et variable, cela touche différentes parties du corps humain et dépend de la personne et des circonstances dans lesquelles il se manifeste. Une émotion qui présente des caractéristiques psychologiques et biologiques similaires à l’orgasme sexuel ».

    Ce qui provoque tout cela ? Plusieurs choses, dans la musique écoutée, peuvent aboutir à ces moments d’extase lyrique : de puissants crescendos, des changements brusques d’harmonie ou encore des « appoggiatures » , c’est à dire des notes volontairement étrangères à la cadence musicale.

    Vous voulez tenter l’expérience ? Rien de plus simple. Dans un article de la BBC sur le sujet, une playlist, (ci-dessus) intitulée « Comment avoir un orgasme de la peau », a été spécialement conçue à cet effet. On peut y écouter sept morceaux parmi lesquels on trouve « Wonderwall » d’Oasis, « Someone Like You » d’Adele et le concerto pour piano n°2 de Rachmaninoff. Reste à savoir si vous êtes sensibles à ce style de musique.

  • Road to #K-pop stardom
    http://www.bostonglobe.com/news/bigpicture/2015/01/30/road-pop-stardom/qmsTVMsOtI5FEyYZfzJ5yM/story.html

    Thousands of Korean children dream of becoming household names like rapper Psy, whose 2012 “Gangnam Style” video was a global YouTube hit, often putting up with punishing schedules in the hope of one day making it big in the music industry. A recent survey of pre-teens showed that 21 percent of respondents wanted to be K-pop (Korean pop) stars when they grow up, the most popular career choice.


    Kim Si-yoon plays a toy guitar at her house in Seoul, Nov. 20. Kim is an aspiring K-pop (Korean pop) star. She wakes up at 7:30am for school, followed by hours of voice training, dance lessons and cram school before crashing into bed at midnight. (Kim Hong-Ji/Reuters)
    #photographie

  • Deux ventirads de chez Thermolab/Cooltek disponibles en Europe
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/refroidissement/25393-deux-ventirads-de-chez-thermolabcooltek-disponibles-en-euro

    Pour vendre ses ventirads en Europe la société Thermolab, dont le siège est situé dans le pays qui a vu naitre Psy et son Gangnam Style, s’est adjoint les services des Allemands de chez Cooltek. C’est ainsi que l’on va pouvoir s’offrir leurs LP53 et ITX30 sous le nom Cooltek... [Tout lire]

    #Refroidissement