• Pourquoi la directive européenne sur le droit d’auteur alarme tant ?
    https://www.numerama.com/politique/387412-pourquoi-la-directive-europeenne-sur-le-droit-dauteur-alarme-tant.h

    La réforme du droit d’auteur, proposée par Bruxelles, fait l’objet de discussions au Parlement européen. Deux dispositions en particulier sont très critiquées, parce qu’elles mettent en péril l’organisation du web. L’Union européenne est à un tournant : c’est ce mercredi 20 juin qu’elle doit arrêter sa position sur la très controversée proposition de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique, lors d’un vote du Parlement. Or, en souhaitant créer de nouvelles obligations pour renforcer la (...)

    #ContentID #bot #Robocopyright #filtrage #copyright #WikimediaFoundation #LaQuadratureduNet #Wikipedia (...)

    ##Wikimedia


  • Twitter rend-il bête et méchant·e ? @aude_v
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Twitter-rend-il-bete

    Il y a quelques mois je me suis inscrite sur Twitter, mue par diverses motivations. La première était bassement intéressée, il s’agissait de promouvoir les deux ouvrages que je venais ou m’apprêtais à publier. La seconde était que j’avais déjà tweeté pour de basses raisons mercenaires et que je n’étais pas contre l’idée de refaire ça un jour, il ne fallait pas trop perdre la main. La plus excitante était de m’habituer à écrire en deux cent et quelques signes, une écriture concise mais qui aurait quand même un peu de sens, soit un petit défi. Et enfin je venais de quitter un réseau social beaucoup trop intéressant : les discussions avec le cercle d’habitué·es avec qui j’avais pris l’habitude d’interagir me prenaient trop de temps.

    #twitter #seenthis #réseaux_sociaux #violence #paraitre

    • C’est une critique de seenthis que j’ai vu ou entendu à plusieurs reprises et que je partage : la qualité des échanges prend trop de temps et d’énergie. C’est plus de l’ordre de l’engagement que du réseau social en fait - enfin, « réseau social » au sens d’outil de communication interconnecté, parce qu’au sens littéral de cercle de discussion, seenthis accomplit pleinement son rôle.

    • Un des problèmes de Twitter (mais c’est pareil sur Facebook) c’est que la quantité remplace souvent la qualité... Nombre d’abonnés, nombre de messages, nombre de retweets... Le buzz ! Au final on a vraiment l’impression que personne ne lit véritablement dès que cela fait plus de deux lignes.

    • je pense tout est question d’usage... perso, j’adore twitter, mais je discute rarement, justement parce que ca part vite en n’importe quoi, entre les malentendus, et les trolls. Par contre ça peut être fabuleux pour avoir une réponse précise a une question, genre ou je peux trouver un shp avec les circonscriptions electorales, ou qui aurait une reference theorique sur l’uberisation de l’economie ? quand on a la chance de se suivre, les messages prives sont aussi très pratiques... et je les utilise presque plus que le mail maintenant. Bref, l’outil est merveilleux... comme seenthis en fait... sauf que seenthis est plus petit, on peut davantage discuter. Après, le « j’y passe trop de temps » me dérange... c’est comme le telephone cellulaire : il suffit de savoir déconnecter ! Je n’ai twitter que sur mon ordi, j’y passe 4 fois par jour, et ca me convient !

    • @freakonometrics

      Je n’ai twitter que sur mon ordi

      Je viens de réaliser à quel point je faisais mon âge à la difficulté et la lenteur avec lesquelles j’ai compris cette phrase. Genre je me suis dit beh oui évidemment qu’il faut un ordinateur connecté pour aller sur Twitter, et cinq minutes plus, bon sang mais c’est bien sûr, on doit pouvoir aller sur twitter avec un téléphone de poche connecté.

    • il y a quelques annees (6 ou 7) je surveillais un examen (universite) et un eleve m’a demande « monsieur, on peut utiliser nos telephones pour avoir l’heure, il n’y a pas d’horloge »... naivement j’ai dit, « ben oui, pas de soucis ». Des collegues m’ont montre qu’avec un telephone, on pouvait avoir tous les pdf du cours (slides, notes de lecture, correction d’exercice). Crois moi, je dois etre le plus depasse des gens de ma generation en matiere de technologie... La connection internet de mon telephone me sert juste a creer un reseau local pour connecter mon ordinateur quand je suis dans le train (ou quelque part ou je ne peux pas me connecter avec un reseau ouvert)

    • C’est une structure assez addictive (avec le nombre de posts nouveaux qui s’affiche en continu, notamment), alors il est normal d’y perdre du temps quand on n’a pas une âme d’ascète.

      Il y a peut être des gens qui apprécient le côté #chronophage mais sinon il faut chercher de quoi poser des limites pour contrôler ses usages autrement que par la capacité à dire à temps « c’est tout pour cette fois ».

      Je suis adepte des usages matinaux et j’essaie de ne jamais céder le soir (d’autant que c’est excitant et que ça perturbe le sommeil). Je suis en train d’élaborer mes garde-folle pour ici. Le premier que j’ai trouvé, c’est de ne pas me connecter depuis mon outil de travail mais seulement depuis ma tablette, histoire de marquer la limite entre les deux temps. Pour les usages « de travail » de Seenthis, il est consultable de la même manière hors connexion.

      Pour le côté « pauvre vieille » (en fait c’est une meuf qui m’a dit ça mais j’ai eu la flemme d’aller chercher dans les plus de 80 % de violence verbale masculine de mes vieilles notifs), j’ai repris des études cette année avec des jeunes de 18 ou 20 qui biberonnent en continu, souvent la tête baissée sur leur téléphone.

      Comment contrôler la tentation démultipliée par le smartphone ? Alors que mes notifications différentes arrivent sur des supports différents (vous avez un mail quand j’ouvre mon logiciel de courrier, une notif FB quand j’ouvre mon navigateur et active la page). j’ai l’impression que sur smartphone tout arrive à l’accueil. Je n’arriverais pas à contrôler mes usages, mon petit shot de relations ou d’activités communicantes qui tentent de me faire croire que dans cette société ou rien n’a de sens, au moins je suis connectée à des gens qui me valident.

      Comment faire quand on n’a pas une âme d’ascète et plein de failles que les réseaux sociaux exploitent ?

    • Oh, salut @aude_v ! :)

      Sur seenthis, il faut effectivement apprendre à ne pas se sentir sollicitée par tout ou tenue de réagir à chaque billet pertinent, sinon on y passe la journée... La dimension amicale ou affinitaire rend cela plus compliqué : on veut aussi reconnaître le travail (de veille, d’analyse, d’écriture) des autres à sa juste valeur.

      Une technique efficace de mise à distance, pour moi, c’est de suivre le flux de nouveaux billets via RSS et pas directement dans l’interface de seenthis. Je rate certainement des choses (d’autant que je ne sais pourquoi, je vois uniquement les 25 derniers billets, ce qui en écrème beaucoup si j’ouvre mon agrégateur de RSS une seule fois par jour), mais ça évite la captation de l’attention.

    • Je suis d’accord avec ça : ça ne doit pas être une solution uniquement individuelle et mentale parce que « on est fort dans sa tête », et nous « on est au-dessus de tout ça ». Les mécanismes d’addictions (dont le système des notifications est une grosse partie) sont conçus, pensés, exprès pour niquer notre tête, qui que l’on soi.

      C’est comme la publicité, j’en vois tellement qui disent « oui mais moi ça ne me fait rien, ça ne me pousse pas à acheter tel produit ». Alors qu’on est toujours influencé d’une manière ou d’une autre si on y est exposé de manière récurrente. Si ce n’est pas pour tel produit c’est pour le magasin où tu vas le trouver, ou c’est pour l’envie même si t’achètes une autre marque, etc.

      Bref, et donc pour les réseaux sociaux, c’est pareil, la plupart sont conçus pour être addictifs, alors tant mieux si telle personne est trop puissante et arrive à gérer son temps, mais c’est 0,1% des utilisateurices… D’où l’obligation de chercher des solutions ou configurations techniques pour contrecarrer.

    • \o/ :-)

      De mon côté, afin de me protéger, je bloque toutes les notifications, quand cela est possible. Si ce n’est pas possible, je n’installe pas ou je désinstalle. En conséquence, pas d’appli Facebook par exemple, tant pis pour la messagerie interne que je ne peux pas consulter depuis Firefox sur mon smartphone. Très peu d’applis en général, et jamais en tâche de fond (batterie), on ne peut pas faire confiance aux éditeurs d’applications pour ne pas exploiter nos informations personnelles...

      (je trouve ça génial par exemple de pouvoir exploiter le GPS pour donner des informations pertinentes par rapport à mon besoin immédiat... mais pourquoi alors, ensuite, je reçois des informations que je n’ai jamais réclamé et qui n’ont aucun rapport avec l’utilisation que j’ai fait du GPS ? Exemple : je sors de chez mon comptable, voisin d’une société d’évènementiel... et je reçois une notification « avez vous apprécié votre visite à la société trucmuche ? » ça c’est de l’authentique intrusion malvenue qui me convainc de couper le GPS 99% du temps)

      Sur PC de bureau aussi on peut la plupart du temps désactiver les notifications. Ne pas avoir les réceptions de mails en direct par exemple, histoire d’avoir une chance de parvenir à rester concentré plus de 10 minutes.

      Et entre nous, les échanges sur les grands réseaux sociaux me fatiguent. Personnellement, plus d’espoir de pouvoir initier un quelconque dialogue. A moins que je n’ai pas le temps, plus simplement.

    • @intempestive c’est parce que le flux RSS ne contient de 25 éléments, tout simplement (je serais partisan qu’il ait les 100 derniers moi). Inversement, mon Thunderbird étant allumé 18h sur 24, j’ai quasiment tout dans la liste, et du coup je loupe moins de choses que si j’allais sur le site (je ne vais sur le site que pour étoiler ou pour commenter un seen précis, depuis mon lecteur). Mais du coup j’ai encore plus à lire, et ça rejoint les notifs des autres réseaux sociaux : dans mon lecteur de flux, ça affiche XXX non lus en gras, et ça donne envie de cliquer pour « nettoyer » en lisant tout ce que que n’ai pas encore lu. Une première étape pour moi serait de réussir à vraiment avoir deux flux, un avec que les trucs de travail, et un avec les trucs persos politique musique etc, et ne pas ouvrir le flux perso pendant la journée. Mais il y a pour l’instant un #seenthis_bug, quand on ne suit que des tags, le flux est vide, du coup impossible pour l’instant.

    • Un jour, je demande à un pote codeur de voir pourquoi je recevais mal son site sur mon vieux téléphone-crétin. Au bout d’une heure, très content de lui, il me montre l’écran sur lequel il avait fait s’afficher « Hé mamie, faut changer de tel » et il a éclaté de rire.
      J’étais pourtant très contente de cette bouse technique à l’OS plutôt inconnu, tout comme je maintenais en vie mon téléphone à cadran ou que je fais ma propre pâte à tarte plutôt que d’acheter des pâtes toutes faites avec de l’alcool dedans que mes amis ex-alcooliques ne peuvent pas manger. Et jamais je n’ai marqué sur le fond de mes tartes « Hé l’alcoolo change de pâte à tarte si t’es pas content ». Je baigne dans l’informatique depuis fort longtemps et j’ai toujours détesté et l’informatique et les informaticiens, ce qui est assez drôle j’avoue, je ris tous les jours d’ailleurs.
      Bref, j’avais refusé d’avoir un PC, vous savez ce qu’on nommait #Personal_Computer, un truc aussi con que la machine à faire le pain chez soi quand tu es boulanger. Tu peux monter ta startup dans ton garage pour devenir riche comme Steve, mais seulement dans ce cas, ou tu peux t’user les doigts pour le logiciel libre et nourrir ton cancer électro-magnétique en perdant la vue. Bref, autour de 1998, les silicon graphics et autres DP422, Harry Paintbox, Matador, monstres technologiques des fortunés post-producteurs ont été supplantés par les apples, m’obligeant à avoir un #PC chez moi. Chose que j’avais toujours refusé par hantise de la chronophagie informatique. Et depuis, je me fais une fierté d’avoir des appareils bridés qui n’affichent pas la bonne heure.
      J’ai configuré mon téléphone à minima (GG est sur 80% des téléphones-espions maintenant) et il ne me sert que comme téléphone. Ça a été plus long que prévu mais ça le fait, j’ai déjà un ordi c’est bon et je sais lire une carte ou faire confiance à ma boussole personnelle. Mais je suis aussi mal comprise que lorsque j’ai demandé à détruire ma carte bleue à mon banquier à la fois médusé et paniqué d’une telle audace, il blémissait en coupant avec ces ciseaux l’œuvre de la grande déesse SG.
      Ça continue de me faire rire.
      Et j’ai toujours en tête la démonstration de @fil sur les deux groupes d’enfants, le premier reçoit un livre, le deuxième un fusil. Non, les outils ne sont pas anodins.

      @luditouti vous salue :)

      Psst, merci aude_v de revenir par ici, ça fait plaiiiisirr
      y’a pas une coquille par là dans ton texte ?

      Ça ne marche pas mal, au point que je suis allée à la castagne

    • Merci @aude_v pour ce retour d’expérience. Moi-même me suis piégé sur touiteur il y a quelques mois. J’étais alors victime d’une profonde colère sociale contre l’augmentation de la CSG sur les pensions de retraite. Donc je me suis investi en créant des « moments », en tweetant, retwettant, « likant ». Et comme la colère sociale se nourrit de tellement de « sujets » qui fâchent , j’ai passé un temps fou sur ce machin (à ma décharge, c’était l’hiver et son cortège de tempêtes et de jours pluvieux). Bref, j’ai gagné quelques abonné·es (que j’ai perdu lorsque j’ai préféré le silence), discuté avec des gens (on dit « comptes » là-bas) plutôt sympas, me suis pris le chou avec des boulets malfaisants (qui au passage ont tenté de hacker mon compte), clashé les « comptes officiels » de nos princes et autres seconds couteaux politicard locaux. J’ai gagné (un peu) de popularité en observant le compteur de mes « impressions » (une belle #saloperie soit dit en passant, ce truc). Et au final, cet « investissement » a laissé un fort sentiment de frustration et la fait d’avoir mon vu égo flatté pendant cette période n’a pas compensé le temps perdu sur ce réseau (ou volé par ce réseau). Et malgré le fait que le machin ait doublé le nombre de caractères de nos posts, les échanges restent parcellaires, bancals, ambigus, et ne font que nous encourager dans nos attitudes de m’as-tu-vu qui nous la pétons.
      Tout ça pour dire que chez @seenthis c’est quand même bien mieux. Je m’en sers maintenant comme moteur de recherche et ça marche plutôt bien pour trouver des arguments que j’utilise dans des discussions avec des « vrais gens » (IRL, comme on dit). le seul problème avec les flux d’informations, c’est justement le « flux » dans lequel il n’est pas toujours très facile de faire des choix pertinents et le manque de temps pour participer aux discussions.


    • Hello,

      Je ne suis pas @spip ni @seenthis mais on peut parler 😁

      Concernant #seenthis, c’est probablement une bonne piste.

      Concernant #spip, l’idée de gérer de l’argent dans le cadre du projet n’est pas à l’ordre du jour. Ce projet est une sorte d’OVNI hébergé par les personnes qui y mettent les moyens. Pas toujours simple mais ça marche depuis 17 ou 18 ans... Pour comprendre ça, le texte introductif le plus clair est celui de la charte de la zone SPIP... https://zone.spip.net/trac/spip-zone/wiki/CharteDeFonctionnement

      Respect des buts et valeurs du projet SPIP

      Rappelons que SPIP est un logiciel libre, et chaque personne qui l’utilise peut en faire ce qu’elle veut ; toutefois la participation à la SPIP Zone doit être faite dans le cadre des buts et valeurs promus par le projet initial du ​minirézo, et notamment :

      promouvoir et défendre la liberté d’expression de tous sur Internet
      une défiance vis-à-vis de l’argent
      le respect de l’identité de chacun

      Cela implique, entre autres, un effort pour internationaliser ses contributions, veiller à ce que le langage et le fonctionnement choisis soient non-sexistes, une priorité accordée aux besoins associatifs sur les besoins marchands, etc.

      Ce site n’est pas une plateforme de développement pour des versions militaires ou business-oriented de SPIP qui viendraient en changer la nature. Il n’a pas non plus vocation à servir de support de communication ou de publicité pour consultants. Si vous pensez que votre activité professionnelle peut entrer en conflit avec ces exigences, on peut en parler et trouver des solutions (l’usage d’un pseudo par exemple).

      Sinon il y a eu de nombreuses discussions sur les listes aussi. Cela changera-t-il un jour ? Pourquoi et pourquoi pas sont 2 bonnes questions. Pour quoi et pour quoi je pas, de même. Ça peut faire de chouettes trolls aussi, de qualité :-)

    • Comme je le disais à James hier :

      En fait association, fondation, liberapay ou autre, ce n’est pas tant le comment, le statut, la manière dont on récupérerait de l’argent, qui est le problème… mais les questions que ça entraine : qui gère cet argent, à qui on le donne, etc.

      Et donc pour le moment ça s’est toujours fait au fil de l’eau suivant tel ou tel besoin précis (tel serveur, telle rencontre), pas toujours par les mêmes, sans centralisation d’une somme officielle à gérer. Mais je suis conscient que ça pose aussi des problèmes. Bref, ya pas de réponse simple. :)

      Et ce n’est pas forcément une mauvaise idée d’en reparler régulièrement, de le remettre sur la table, même si c’est pour ré-affirmer qu’on ne veut pas de ça.


  • Question et demande sur le fonctionnement de @seenthis - la synthèse vocale.
    Je croi que ma demande est plutot déstinée à @arno
    J’utilise beaucoup la synthèse vocal par défaut dans firefox pour écouté les articles pendant que je dessine. Mais sur seenthis, la petite icone qui permet la lecture n’est pas présente. Je ne sais pas si c’est une fonctionnalité difficile à mettre en place, mais j’aimerais bien que ma robote lectrice « Amélie » puisse me lire @seenthis . Ca serait plus sympas pour l’accessiblilité car les fonctionnalité sont pratiques pour les non et mal voyant·es et pas seulement pour les dessinatrices.
    Merci d’avance et bonne journée.
    #seenthis #accessibilité #synthèse_vocale #Amélie

    • Je ne connais pas Amélie, mais il faudrait regarder s’il y a un balisage qui permettrait de lui indiquer ce qu’il est pertinent de lire…

      Dans une logique (peut-être) similaire, il n’apparait pas de bouton « lecteur » dans Safari pour les pages de Seenthis : c’est le bouton qui permet, dans les pages d’articles, de virer toute l’interface graphique et de n’afficher que le texte. Généralement c’est la même chose qui permet d’« aspirer » le texte pour liseuses, ou différents outils permettant de lire hors ligne. Typiquement le genre de chose pour lequel je n’ai jamais réussi à trouver s’il existe un balisage dédié. Il est très possible que l’absence de bouton « lecteur » dans Safari soit le même genre de difficulté que l’absence de lecture par synthèse vocale (c’est-à-dire que ces outils n’arrivent pas à identifier quel est le texte pertinent dans la page).

    • Merci @arno
      Je me suis dit que c’etait un problème de balise aussi mais je sais meme pas bien ce qu’est une balise. Je vais voire si je trouve quelques infos. J’appel ma synthèse vocale amélie mais il y a aussi thomas et plein d’autres prénoms selon les langues et les genres des voix. Ca s’appel plutot probablement la synthèse vocal par défaut dans firefox.
      Gogol me propose ca : http://outils-web.fr/ajoutez-de-la-reconnaissance-vocale-a-votre-site
      Mais je sais pas si c’est adapté au problème.

    • D’après le code de la lib qui gère ça dans firefox, voici la liste des éléments préférés pour repérer le contenu : article|body|content|entry|hentry|h-entry|main|page|pagination|post|text|blog|story

      https://github.com/mozilla/readability/blob/master/Readability.js#L116

      Quelques infos à ce sujet par ici : https://stackoverflow.com/questions/30661650/how-does-firefox-reader-view-operate/30688312

      Il n’y a plus qu’à créer un ticket à ce sujet pour qu’on pense à améliorer seenthis sur ce point dans le futur :)


  • « Parcoursup laisse explicitement un “système” administrer, classer, ordonner les rêves d’une génération » (Cécile Van de Velde, LeMonde.fr)
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/05/30/parcoursup-laisse-explicitement-un-systeme-administrer-classer-ordonner-les-

    Dans la procédure elle-même, dans son autorité et sa technicité, il manque un respect fondamental de la liberté et du potentiel de chacun, qui se trouve au contraire réduit de façon opaque à un passé scolaire et bien souvent à un territoire d’origine, déplore la sociologue Cécile Van de Velde dans une tribune au « Monde ».
    […]
    Même si le système de gestion était « parfait », la question est de savoir si nous trouvons normal que des individus aient explicitement leurs aspirations menacées voire oblitérées par une autorité centrale, allouant les places et les avenirs.
    Nous sommes en train de soumettre les jeunes Français à une expérimentation incertaine, qui plus est à grande échelle, tout en trahissant notre propre promesse sociale d’une université ouverte. Or, sans être idéales, les expériences des autres pays nous montrent qu’il peut en être autrement.

    #éducation #orientation #sélection #concurrence #études_supérieures

    • Parcoursup pose, de façon limpide, la question de la place relative de l’« être » et du « système » dans notre société. A l’heure où les consciences s’aiguisent contre certaines dérives de la gestion de masse des données personnelles (big data, Facebook, intelligence artificielle…), nous sommes paradoxalement en train d’expérimenter une allocation automatisée des places et des chemins de vie.

      La question n’est point ici de trancher le débat sur la sélection universitaire, mais de constater que, dans son opérationnalisation même, Parcoursup pose désormais une question philosophique plus large et fondamentale : celle de ces « petits aménagements », anodins en apparence, destinés à une « gestion optimale » des ressources, mais qui touchent en réalité de façon profonde les fondements mêmes de nos libertés individuelles et de notre démocratie. Cette même démarche pourrait concerner demain l’allocation des soins ou le placement des individus en recherche d’emploi par exemple.

      Car de façon concrète, Parcoursup c’est laisser explicitement un « système » administrer, classer, ordonner les rêves d’une génération. C’est laisser symboliquement une organisation centralisée trier les choix et les possibles d’un individu.

      Colère des jeunes

      Dans la procédure elle-même, dans son autorité et sa technicité, il manque un respect fondamental et affiché de la liberté et du potentiel de chacun, qui se trouve ici au contraire réduit de façon opaque à un passé scolaire et bien souvent à un territoire d’origine.

      Ce dispositif ne fera qu’augmenter la colère sourde des jeunes contre un « système » qui leur fait mal, dans un contexte français où cette période post-bac constitue justement un moment charnière de la vie d’une génération : plus qu’ailleurs, elle est considérée comme déterminante et décisive pour tout l’avenir professionnel de l’individu, et génère du stress personnel, familial et social.

      LE CRITÈRE D’OPTIMALITÉ RECHERCHÉ EST DE MAXIMISER LE NOMBRE DE PERSONNES INSCRITES, ET NON PAS LA SATISFACTION RÉELLE DES ÉTUDIANTS

      Même si le système de gestion était « parfait », la question est de savoir si nous trouvons normal que des individus aient explicitement leurs aspirations menacées voire oblitérées par une autorité centrale, allouant les places et les avenirs.

      Nous sommes en train de soumettre les jeunes Français à une expérimentation incertaine, qui plus est à grande échelle, tout en trahissant notre propre promesse sociale d’une université ouverte. Or, sans être idéales, les expériences des autres pays nous montrent qu’il peut en être autrement.

      Pas moins cruel que le tirage au sort

      Parcoursup nous place devant une dérive techniciste de la recherche de l’optimalité. On nous propose une rencontre des attentes et des places, mais le « contrat » est en réalité bien asymétrique : le mode opératoire interdit l’expression même des préférences individuelles et met à plat dix choix, alors même que les universités doivent classer chacune des candidatures.

      Le critère d’optimalité recherché est de maximiser le nombre de personnes inscrites, et non pas la satisfaction réelle des étudiants : sans classement des vœux, celle-ci ne peut être prise en compte dans la procédure. Comment défendre un système si implacable dans un monde où la communication directe d’institution à individu est devenue si aisée ?

      Ce dispositif, même s’il promeut dans l’absolu une meilleure allocation des places, n’est symboliquement pas moins cruel que le tirage au sort. De plus, une telle organisation ne donne pas les garanties de protection du règlement européen sur la protection des données (RGDP), entré en vigueur le 25 mai, quant à l’acceptation libre du service ou des traitements automatisés.

      Une entrave de plus

      Parcoursup constitue en quelque sorte une mauvaise réponse technique à l’enjeu réel du manque de ressources universitaires. Il ne fera pas l’économie d’un vrai débat sur ce que nous voulons vraiment pour nos universités, et quelle que soit la réponse politique donnée à la question de la sélection, à une prise en compte plus humanisée des aspirations des jeunes adultes.

      Parcoursup, c’est aussi une entrave de plus posée dans l’espace des possibles de ces jeunes générations, déjà touchées par des perspectives assombries. Que dire par exemple des lycéens initialement en difficulté, mais qui se sont révélés ensuite d’excellents étudiants à l’université ? Dans Parcoursup, ils n’auront sans doute pas cette seconde chance, et cela ne fera que renforcer le déterminisme français classant les individus en fonction de la réussite scolaire initiale.

      Les sociétés de demain devraient plutôt refuser de réduire systématiquement les individus à leur seul parcours antérieur, et soutenir le droit à un nouveau départ. Cette « petite réduction » de la liberté de choix est en réalité une brèche majeure dans nos valeurs et notre culture, ainsi que dans le contrat social et générationnel. Pouvons-nous nous satisfaire d’un système dont nous ne voudrions ni pour nous-mêmes ni pour nos enfants ?


  • Salut #seenthis , salut les genTes qui aiment le #libre et la #photo !

    Je cherche une alternative à #flickr & #google pour commencer à faire un travail de longue haleine sur mes #archives de #photos de #luttes : j’aimerai pouvoir les mettre en ligne avec des métadonnées enrichissables et qu’on puisse naviguer par lieux, dates, thèmes... En gros un mix de #wikipedia / #wikimedia avec #OpenStreetMap, avec la stabilité de #archive.org, le dynamisme de #framasoft, la discrétion de #riseup & #Tor !

    Pour celleux qui ne me connaissent pas, voici le boxon, très incomplet, qui existe déjà : https://www.flickr.com/photos/valkphotos/collections



  • Derrière les assistants vocaux, des humains vous entendent
    https://www.laquadrature.net/fr/temoin_cortana

    Qui écoute vos conversations quand vous utilisez un assistant vocal comme Cortana ? Qui regarde vos requêtes quand vous utilisez un moteur de recherche comme Bing ? « Personne », vous assurent les concepteurs de ces dispositifs, « ce sont des machines ». La réalité est toute autre, comme l’atteste ce témoignage : une jeune femme qui, sans contrat de travail et sans aucun accord de confidentialité, a retranscrit des milliers de conversations privées, recherches d’information, noms et coordonnées (...)

    #Microsoft #Bing #Skype #algorithme #Cortana #domotique #Xbox #données #travail #voix #BigData #écoutes (...)

    ##LaQuadratureduNet



  • Je viens de publier une #app de #musique : La Petite Renarde rusée. C’est une application essentiellement pédagogique, qui permet d’écouter une courte pièce d’orchestre dont les 13 différents instruments peuvent être « allumées » ou « éteintes ».

    On a fait ça avec Mosquito pour l’Arcal, et j’ai mis à profit les conseils échangés ici sur #Seenthis quant à l’API sonore du #HTML5.

    La version iOS est là :
    https://itunes.apple.com/fr/app/la-petite-renade-rus%C3%A9e/id1380054779?mt=8
    Et la version Android ici :
    https://play.google.com/store/apps/details?id=com.parisbeyrouth.petiterenarde

    Note : il faut tout de même une machine pas trop ancienne, parce que 13 pistes de son en même temps, ça bouffe de la ressource. (Astuce ici : au départ j’avais 13 fichiers stéréo, qui permettaient de reproduire la spatialisation de l’orchestre. Au final j’ai fait 13 fichiers mono, et je simule la spatialisation gauche-droite dans l’API javascript.)

    #shameless_autopromo



  • How the #internet Turned Bad
    https://hackernoon.com/how-the-internet-turned-bad-bf348cdb99e7?source=rss----3a8144eabfe3---4

    The 1990s Vision Failedby Ph.D Arnold King, author of nonfiction books, primarily in the area of political economy, and in a previous life, he started one of the web’s first commercial sites.It has been 25 years since I formed my first impressions of the Internet. I thought that it would shift the balance of power away from large organizations. I thought that individuals and smaller entities would gain more autonomy. What we see today is not what I hoped for back then.In 1993, I did not picture people having their online experience being “fed” to them by large corporations using mysterious algorithms. Instead, I envisioned individuals in control, creating and exploring on their own.In hindsight, I think that four developments took place that changed the direction of the Internet.The masses (...)

    #internet-history #the-internet #internet-turned-bad #hackernoon-letter

    • #seenthis is definitely on the side of bloggers.

      Blogs vs. Facebook

      To me, blogs symbolize the “old vision” of the Internet, and Facebook epitomizes the new trend.

      When you read blogs, you make your own deliberate choices about which writers to follow. With Facebook, you rely on the “feed” provided by the artificial intelligence algorithm.

      Blog writers put effort into their work. They develop a distinctive style. In general, there are two types of blog posts. One type is a collection of links that the blogger believes will be interesting. The other type is a single reference, for which the blogger will provide a quote and additional commentary. On Facebook, many posts are just mindless “shares” where the person doing the sharing adds nothing to what he or she is sharing.

      Bloggers create “metadata.” They put their posts into categories, and they add keyword tags. This allows readers to filter what they read. It has the potential to allow for sophisticated searching of blog posts by topic. On Facebook, the artificial intelligence tries to infer our interests from our behavior. We do not select topics ourselves.

      The most popular environment for reading and writing blogs is the personal computer, which allows a reader time to think and gives a writer a tool for composing and editing several paragraphs. The most popular environment for reading and posting to Facebook is the smart phone, which favors rapid scrolling and photos with just a few words included.

      @arno


  • core/plugins/sites (Historie) – SPIP-ZONE
    https://zone.spip.org/trac/spip-zone/log/_core_/plugins/sites

    Cedric nous fait savoir dans spip-dev qu’il vient d’agrandir la fonctionnalité du plugin #sites. Chouette, en intégrant ce plugin dans #Seenthis il sera enfin possible d’abonner autre chose que du RSS, pas vrai ?

    Hello,

    j’ai mis en chantier sur le plugin-dist/sites de la version dev de SPIP (3.3) une extension du domaine de la syndication :
    https://zone.spip.org/trac/spip-zone/log/_core_/plugins/sites

    L’idée c’est qu’on peut syndiquer d’autres choses que des flux RSS, et notamment des flux de réseaux sociaux qui souvent nécessitent de passer par une API car le RSS n’est pas une option.

    Avec ces modifications on peut donc prefixer les urls de syndication par un nom de méthode qui précise comment le flux doit être récupéré
    (par defaut c’est la methode atomrss, native du plugin donc, qui sait traiter le Atom et le RSS).

    Première application de cette extension : le plugin mastodon
    https://github.com/Cerdic/mastodon

    qui, une fois configuré et connecté à un compte mastodon, permet de récuperer des flux de la forme

    mastodon:https://mamot.fr/@LaurentChemla (pour avoir plein de pouets de cuisine et de chats)
    mastodon:https://mamot.fr/@LaurentChemla/media (pour avoir que des images de cuisine et de chats)
    mastodon:https://mamot.fr/tags/pouetradio (pour avoir des sons)

    Ici le plugin mastodon renseigne toutes les informations habituelles d’un article syndiqués + 3 nouveaux champs raw_data, raw_methode et raw_format, qui permettent ensuite, dans une boucle (SYNDIC_ARTICLES) d’accéder aux données JSON renvoyées par l’API via par exemple #RAW_DATA{account/display_name}

    Bien entendu, les champs #TITRE, #DESCRIPTIF, #DATE etc habituels restent utilisables.

    On peut décliner cette utilisation à toute plateforme fournissant des flux via API (plus ou moins fermés, plus ou moins propriétaires)

    Le chantier est déjà fonctionnel, mais il reste à compléter la fonction d’auto-detection :
    quand on renseigne une URL dans le formulaire de création d’un nouveau site, seuls les flux RSS sont actuellement détectés, il faut encore que chaque methode soit capable de détecter les flux qu’elle peut syndiquer à partir de l’URL de la page web et les propose en résultat de la détection.

    Ça sera pour plus tard, je m’en vais marcher sur d’autres chemins.
    A bientôt.

    –-
    Cédric

    @fil @arno


  • Yo @arno @fil #seenthis_bug
    C’est moi ou @seenthis ne fait plus comme avant (et comme le plugin oembed) càd ne charger qu’une image de prévisu, et ne charger la vraie vue avec JS, Flash, ou que sais je seulement quand on a cliqué et qu’on l’a demandé ?

    Là ya directement la vraie vue Youtube
    https://seenthis.net/messages/686534

    Ça permettait à la fois de ne pas tracer les gens par défaut, seulement si on décide et qu’on clique, et en plus sur les grandes pages avec beaucoup d’oembed, ça permettait de ne rien charger de toute la page, alors que là ça peut de nouveau charger 20 applications sur la même page !

    Si c’est un changement voulu, je ne suis pas super d’accord avec ce choix, ne serait-ce que pour le traçage par défaut. ping @touti


    • On ne convainc pas les gens en les engueulant... Merci #seenthis de me permettre de découvrir Miguel Benasayag. #liberté (si, si : 2 occurences magnifiques) #engagement_joyeux #cycles #irreversibilité

      Le retour de l’horreur et de la Réaction n’est pas l’échec du #projet. Aucune marche vers l’#émancipation n’est sans retour ; la seule chose qui le soit relève de l’expérimentation, chez les humains — ce qui, dirait Deleuze, « fait jurisprudence ». Autrement dit : une fois qu’on a expérimenté qu’une femme, une seule, peut être médecin, c’est irréversible ; une fois qu’on a expérimenté qu’un Noir, un seul, peut être président des États-Unis, c’est irréversible. Bien sûr, le racisme revient et reviendra, il y aura encore des victimes, mais il y a des nouveaux possibles. Il n’y a pas de marche cumulative vers l’émancipation ; les expériences sont irréversibles au cœur de l’éphémère. Le saisir permet d’éviter la tristesse permanente. Dans notre guérilla contre la dictature, nous avons pris le bunker de Somoza puis nous avons « fait justice », c’est-à-dire qu’on l’a liquidé. (rires) Le Nicaragua est ensuite devenu une sorte de merdouille sans nom, mais il ne faut jamais penser « Tout ça pour ça ». Dans la situation de la dictature de Somoza, la liberté passait par son renversement. Il y a des actes d’émancipation, pas d’état d’émancipation. Fidel Castro, en 1959, lorsqu’il renverse le régime de Batista, c’est l’émancipation ; aujourd’hui, Cuba est une horrible caricature. Le Che disait, et ça semblait une idiotie, qu’un révolutionnaire fait la révolution : on n’est révolutionnaire qu’à l’instant précis de l’acte révolutionnaire. Il n’y a pas de monde de la révolution. C’est notre grand défi : pour gagner de nouveaux possibles, il faut abandonner l’idée de lutte finale, de société de justice. Ça ne produit que de la déception — ou de la dictature, lorsque les « justiciers » triomphent.


  • Facebook is unfixable. We need a nonprofit, public-spirited replacement.
    https://boingboing.net/2018/04/06/utterly-zucked.html

    The corruption and surveillance culture of Facebook is baked in deep and can never be removed; if you doubt it, just peruse a sampling of their patent filings, which are like Black Mirror fanfic written by lawyers.

    Tim Wu (previously) points out that sites on the scale of Facebook — like Wikipedia — deliver value to titanic, global audiences at a fraction of the cost of Facebook’s operating budget. When you take out the spying, the sleaze, the giant paydays for execs and investors, it’s a tractable proposition to run Facebook without Facebook, Inc.

    Another “alt-Facebook” could be a nonprofit that uses that status to signal its dedication to better practices, much as nonprofit hospitals and universities do. Wikipedia is a nonprofit, and it manages nearly as much traffic as Facebook, on a much smaller budget. An “alt-Facebook” could be started by Wikimedia, or by former Facebook employees, many of whom have congregated at the Center for Humane Technology, a nonprofit for those looking to change Silicon Valley’s culture. It could even be funded by the Corporation for Public Broadcasting, which was created in reaction to the failures of commercial television and whose mission includes ensuring access to “telecommunications services that are commercial free and free of charge.”

    When a company fails, as Facebook has, it is natural for the government to demand that it fix itself or face regulation. But competition can also create pressure to do better. If today’s privacy scandals lead us merely to install Facebook as a regulated monopolist, insulated from competition, we will have failed completely. The world does not need an established church of social media.

    #seenthis ?!?


  • It’s time to rebuild the web - O’Reilly Media
    https://www.oreilly.com/ideas/its-time-to-rebuild-the-web

    The web was never supposed to be a few walled gardens of concentrated content owned by Facebook, YouTube, Twitter, and a few other major publishers. It was supposed to be a cacophony of different sites and voices. And it would be easy to rebuild this cacophony—indeed, it never really died. There are plenty of individual sites out there still, and they provide some (should I say most?) of the really valuable content on the web. The problem with the megasites is that they select and present “relevant” content to us. Much as we may complain about Facebook, selecting relevant content from an ocean of random sites is an important service. It’s easy for me to imagine relatives and friends building their own sites for baby pictures, announcements, and general talk. That’s what we did in the 90s. But would we go to the trouble of reading those all those sites? Probably not. I didn’t in the 90s, and neither did you.

    Yes, there would still be plenty of sites for every conspiracy theory and propaganda project around; but in a world where you choose what you see rather than letting a third party decide for you, these sites would have trouble gaining momentum.

    I don’t want to underestimate the difficulty of this project, or overestimate its chances of success. We’d certainly have to get used to sites that aren’t as glossy or complex as the ones we have now. We might have to revisit some of the most hideous bits of the first-generation web, including those awful GeoCities pages. We would probably need to avoid fancy, dynamic websites; and, before you think this will be easy, remember that one of the first extensions to the static web was CGI Perl. We would be taking the risk that we’d re-invent the same mistakes that brought us to our current mess. Simplicity is a discipline, and not an easy one. However, by losing tons of bloat, we’d end up with a web that is much faster and more responsive than what we have now. And maybe we’d learn to prize that speed and that responsiveness.

    #HTML #Web #Design

    • Je pense qu’il se trompe totalement de sujet. Le problème n’est pas la difficulté technique, mais l’économie de l’attention.

      Avant que « tout le monde » se mette à publier sur Facebook, il y avait les « blogs », y compris centralisés, tels que Blogspot. Aujourd’hui il y a Medium (et d’autres). Si on veut publier en dehors de Facebook, techniquement, c’est simple, c’est puissant et c’est beaucoup plus joli.

      Et en dehors de ça, il y a toujours la possibilité de se mettre à plusieurs pour faire un site ensemble, ce qui est une aventure particulièrement enrichissante, et techniquement pas usante (si vraiment on veut s’exprimer dans ce cadre, hé ben on trouve le ou la geek du groupe qui te configure le truc et voilà).

      Les gens « publient » sur Facebook parce qu’on a développé un fantasme de l’audience et de l’attention. Les gens postent leurs vidéos où ils prétendent commenter sérieusement l’actualité au milieu des vidéos de chats sur Youtube plutôt que sur n’importe quel autre plateforme parce qu’on leur promet que l’audience est là, pas parce que ce serait plus difficile sur Vimeo par exemple. On veut s’exprimer sans bosser (hop, je balance mon indignation à deux balles sur n’importe quel sujet) sur des plateformes qui promettent une grosse audience, voire une audience captive. Et les militants vont aussi sur Facebook pour exactement les mêmes raisons : parce qu’on leur dit qu’ils y feront de l’audience. Genre à ce train, il faudra aussi penser à aller « militer » sur Musically…

      Et je suspecte que beaucoup de « militants » vont sur Facebook ou Twitter parce que ce sont des plateformes fliquées où l’on peut facilement s’exprimer à sens unique, sans gros risque de contradiction, parce que les « réponses » sont perdues dans un marigot de conneries crasses, avec une interface bien conçue pour que personne ne les lise.

      Tant qu’on ne s’interroge pas sur la réalité et la qualité de l’attention dont on croit bénéficier sur Facebook, on n’ira nulle part. On peut bien vouloir décentraliser, revenir à un beau bazar de Web, mais tant que la logique qu’on oppose à cela est systématiquement « oui mais “les gens” sont sur Facebook », c’est mort. Tant qu’on ne se demandera pas quel est le niveau d’attention réel de ce qui est compté comme une « vue », ou même un « like » sur Facebook ou Twitter, c’est peine perdue.

      Si on regarde la photo, à une époque Flickr est presque mort de sa médiocrité, malgré son audience, et les photographes avec une (petite) prétention à la qualité sont partis ailleurs (500px par exemple). Idem pour les vidéos : si tu as une prétention artistique, tu fuis Youtube et tu vas sur Viméo. Pourquoi la question ne se pose-t-elle pas (ou pas encore) pour les gens qui cherchent une qualité de lecture, d’attention et d’échange avant d’aller sur Facebook (ou même Twitter) ?

    • Puisque je suis lancé…

      – La question du personal branding (« marketing personnel »), que je pense fondamentale dans les nouveaux supports de publication. Facebook semble être idéal pour cela, en ce qu’il a dès le début promu l’« identité réelle », mais aussi la confusion volontaire entre vie publique et vie privée (alors que, pour ma génération, aller balancer des propos politiquement engagés au même endroit où l’on échange des photos de ses gamins avec ses beaux-parents et où l’on garde le contact avec ses anciens élèves et ses relations du boulot, c’était une idée totalement crétine).

      Le changement de support de publication s’est aussi accompagné de ce changement de comportement (on se souviendra des vieux de la vieille bataillant pour tenter de pouvoir rester sous pseudo sur Facebook). Dans le bazar des années 90, nous avions tous des pseudos et nous tenions au pseudonymat (théorisé par certains – on a un texte sur uZine à ce sujet – comme la seule façon d’écrire de manière réellement libre). Dans les années 2000, chacun son blog, mais avec la mise en place d’un vedettariat. Désormais c’est terminé. Écrire sous pseudo est largement suspect et irresponsable et fake-news et tout ça…

      – La disparition des liens hypertexte. Je mets ça dans les années 2000, où les gens se sont mis à ne plus faire de liens entre blogs. On cite des gros médias sérieux, on les commente, on y répond, mais on ne rebondit pas « entre blogueurs » aussi facilement qu’on le faisait dans les années 90. Une sorte de dramatisation du lien hypertexte, accentué par la paranoïa anti-confusionisme et anti-complotisme chez les blogueurs engagés à gauche. Oh là là, mon image-personnelle-super-brandée va s’effondrer si je fais un lien vers un autre site qui, un jour, pourrait faire un lien vers quelqu’un de pas bien ou, pire, qui pourrait dire un truc qui ne me conviendrait pas !

      À partir du milieu des années 2000, quand on avait encore un site indépendant/militant, la seule source de visites à peu près régulière a été le Portail des copains. Pour un site militant, avoir un billet référencé ou pas sur le Portail, ça revenait à être lu par quelques centaines ou milliers de visiteurs eux-mêmes militants, ou pas lu du tout. Je suppose qu’au bout d’un moment, hé ben les gens vont à la soupe sur Facebook, parce que « c’est là que sont les gens » et que l’écosystème de l’hypertexte est déjà perverti depuis un bon moment ; même si ça me semble largement illusoire d’être lu sérieusement entre deux considérations sur les photos de vacances des cousins, et si c’est politiquement mortifère.

    • Et du coup, deux aspects qui pourraient redonner goût aux gens engagés à retourner au bazar…

      – À force de paranoïa anti-fake news, la visibilité des médias « non marchands », « indépendants », « alternatifs » sur Facebook va de plus en plus dépendre de leur adhésion à une vision du monde validée par les grands médias, au travers des contrats de traque aux fake-news que ces grands réseaux ont signé avec les Decodex et Décodeurs… L’effort énorme de chasse aux propos hétérodoxes sur les réseaux est en train de faire un massacre de ce côté, avec des changements volontaires des algorithmes de classement. (Le fait qu’une partie de cette paranoïa anti-fake-news ait été largement menée par la gauche aux États-Unis et ici est, je dois dire, assez croquignolesque.) Constater, par exemple, qu’on n’a déjà qu’une très faible visibilité pour les médias alternatifs sur un machin comme Google News.

      – Le principe même de réseaux qui vendent de la publicité et qui, dans le même temps, sont des outils de marketing personnel, amène au rétrécissement de l’expression non-sponsorisée sur ces réseaux (Facebook annonçant par exemple restreindre la visibilité naturelle des « pages » dans les flux personnels, mais pas une réduction de la quantité de publicité dans ces mêmes flux…). En dehors des quelques indignations préformatées qui continueront à « buzzer », parce qu’il faut bien continuer à faire croire que ces réseaux servent à s’exprimer, il devient de plus en plus évident que, pour récupérer de la visibilité dans les flux des usagers, il faudra payer. Je suspecte qu’il existe déjà des gens qui achètent de la visibilité sur Facebook pour avoir plus de « like » sur leurs photos de mariage, et je pense que dans quelques années, ce sera une pratique aussi banale que de, justement, payer un photographe pour avoir de belles photos de mariage… alors cette faramineuse audience qu’on te promet sur Facebook, ça risque d’être un peu compliqué. (Sinon, il te reste l’option d’aller relancer le niveau de buzz – et donc le revenu afférent – en allant, arme à la main, foutre le dawa chez Youtube.)

      Du coup, ce double mouvement de chasse aux expressions hétérodoxes (« chasse », en revanche, très tolérante pour les foutaises mainstream fascisantes) et d’obligation de passer à la caisse pour récupérer de la visibilité, ça pourrait être l’occasion d’une renaissance d’un Web un peu plus éclaté et joyeusement foutraque (#ou_pas).

    • Merci pour cette analyse @arno. J’étoile pour tes commentaires.

      Comme cela y fait écho, j’ajouterai ici (quoique sa conclusion ne me semble pas du tout prendre en compte l’étendue de l’emprise et la difficulté à s’en défaire individuellement et collectivement) une réflexion d’Olivier Ertzscheid, qui proposait récemment une histoire de « 30 ans de web en 10 mots-clés » :
      https://seenthis.net/messages/671173

      1. PUBLICATION. Tout commence en Mars 1989. La matrice originale du web. Un média de la publication. Du rendu public. D’un rendu réellement public qui présuppose que chacun puisse disposer d’une page et d’une adresse. La promesse originelle. Cette utopie concrète que fut le web, qui paradoxalement commença de s’étioler alors que venait d’être publié l’un des textes les plus féconds de son imaginaire partagé.

      2. ATTENTION. Des années 1994 à 2000. L’arrivée de l’économie. D’un business model. Celui de l’économie de l’attention. Amazon est lancé en 1994. Adwords sera lancé en Octobre 2000.

      3. INTENTIONS. A partir de 2003. La base de donnée des intentions comme l’appelle John Battelle depuis 2003. Un an avant le lancement de Facebook. Comme un animal préparant sa mue prochaine. Et comme le dit en 2008 le responsable de la recherche chez Yahoo ! « We don’t need taxonomy of knowledge. We need taxonomy of desire. A marketplace of intent. » (Source)

      4. RÉVÉLATION / 5. MIGRATION / 6. RÉTENTION. Le tournant 2006-2007. La suite c’est ce double mouvement de révélation et de rétention. En 2006, la révélation c’est Wikileaks. La migration c’est celle du « Cloud ». Amazon Web Service sera lancé en 2007. Nos données, toutes nos données, publiques, privées, celles relevant de l’explicite et du déclaratif, mais également celles permettant de caractériser la nature de notre attention et la logique de nos intentions, toutes nos données sont captées et retenues, détenues dans ces énormes centres de (r&d)étention que sont les Data Centers. Rétention. Les grandes plateformes sont déjà passées à la phase suivante.

      7. PRÉDICTION. Circa 2010-2012. La prédiction est l’autre face de l’intention. Connaître la seconde c’est s’assurer de la fiabilité de la première. De cette corrélation nourrie de nos données va naître une chaîne de causalité inédite à cette échelle, à l’échelle de l’humanité connectée. Prévisible comme elle l’est depuis la nuit des temps, mais avec pour la première fois un déterminisme causal de la chaîne de prédictibilité des comportements dont les éléments tiennent presqu’entièrement dans le giron de quelques jardins fermés. « La sociologie est un sport de combat ». Nous le savions. Ce que nous ignorions c’est que combinée aux mathématiques statistiques et à l’algorithmie elle allait devenir une arme de destruction matheuse. « Predpol », emblématique algorithme de « police prédictive » convoquant l’imaginaire de Minority Report est lancé en 2011.

      8. ÉMOTIONS. Une autre base de donnée en construction. Nouvelle tour de Babel des annonceurs. En 2012 paraît « Opinion Mining et Sentiment Analysis » de Dominique Boullier et Audrey Lohard qui annonce la couleur de ce qui est déjà en train de devenir une véritable industrie. En 2017, dans « Le web affectif : une économie des émotions », Camille Alloing et Julien Pierre font un premier état des lieux. L’industrie se porte bien. Nous, peut-être un peu moins.

      9. ADDICTION. 2016 et après. Car puissante est la voix du côté obscur. Et que bien sûr la fabrique du consentement ne peut faire l’économie d’une fabrique de l’addiction. Fabrique par ailleurs parfaitement documentée par des repentis de plus en plus nombreux. Et comme on dit dans le grand banditisme, s’il y a des repentis, c’est bien qu’il y avait une mafia. Les révélations de Tristan Harris mais aussi celles du livre « Chaos Monkeys » ouvrent une brèche qui n’est toujours pas refermée aujourd’hui.

      10. DÉTENTION. Le passage d’un web libre, ouvert et décentralisé à des navigations carcérales dans les plateformes silos. Depuis 2010 le fondateur du web n’a de cesse de dénoncer et d’alerter sur le danger de ce qu’il nomme des « Walled Gardens ». En 2010 j’écrivais : « Choisir le web que nous voulons : l’exploration ou la prison ». Il semble que par défaut ce choix ait été fait. Et que nous n’en finissions plus d’explorer nos prisons.

      Se remettre à publier.

      Se défaire de cette chaîne. Remonter le cours. Comment ? Simplement. Se remettre à publier. Mais à publier ailleurs. Ailleurs que dans le giron des plateformes. Simplement sur une adresse que l’on aurait achetée chez un indépendant (par exemple Gandi). A publier sur autre chose que sur nos simples intentions. A réagir sur autre chose que sur nos simples émotions. Se remettre à publier donc. Le web restera un média de la publication. Gafa ou pas Gafa, plateformes hyper-centralisées ou architecture décentralisée, rien ne tient sans cette logique première de la publication. Se remettre à publier. Alors on se remettra à lire.

    • @arno Pas nécessairement pour te relancer, encore que, depuis ce matin je bois un peu tes paroles comme du petit lait, mais je remarque ceci. Ce que tu exprimes ici avec une clarté dont je suis jaloux et qu’il m’arrive donc aussi de défendre de façon pus obscure, est de manière tellement fréquente, en fait, disqualifié d’un revers de main qui entend ringardiser de tels propos. Je suis souvent frappé que ces tentatives visant à faire fi de tels avertissement aux accents de Cassandre comme on me dit si souvent émanent naturellement de personnes qui n’ont pas le centième du quart du tiers de nos compétences techniques (surtout des tiennes plutôt que des miennes, dont je ne doute pas qu’elles datent un peu), et ce sont les mêmes personnes axquelles il ne me viendrait pas à l’esprit de reprocher cette plus faible aptitude technique, qui vont ensuite dévouvrir que vraiment ce que font les plateformes de leurs réseaux asociaux avec leurs données personnelles, c’est quand même pas très bien. Naturellement, des ringards cassandriens comme toi et moi (surtout moi) tentons de saisir l’opportunité de telles réalisations tardives pour leur dire que peut-être ce serait le bon moment pour changer de lunettes, mais alors tombe, tel une masse sur une mouche, l’argument qu’ils et elles ne peuvent pas partir de la sorte de ces plateformes et qu’ils et elles vont perdre tous leurs amis et suiveuses. Et tout ce petit monde retourne dans le grand bain dans la pleine connaissance qu’il grouille de requins et sans doute se rassure en pensant que cela concernera un ou une autres et que statistiquement, dans la masse, il est peu probable que le requin viennent les croquer elles et eux, quand le vrai danger n’est pas tellement les requins mais les amibes, parfaitement invisibles et autrement plus contagieux, et, in fine, léthaux.

      Je n’insiste pas sur le fait que leur faible niveau de prophylaxie numérique éclabousse quotidiennement leurs proches, qui elles, et eux, si cela se trouve, prennent, au contraire, certains précautions.

      Enfin, dans ce grand dessein de reconstruire Internet, je remarque que très rarement la question de la convservation de ressources certaines anciennes est évoquée or il me semble que c’est une question importante. Combien de fois cela me ravit quand à la faveur de la recherche d’un renseignement précis, il m’arrive de tomber sur des sites aux esthétiques du millénaire précédent, tout en Times et les liens en bleu souligné. Et dans cette masse profuse sur laquelle se sont aglutinés des sédiments plus récents, il y a des pépites dont je me demande combien de temps encore les navigateurs contemporains pourront encore les interpréter justement sans les interpréter et les dénaturer.

    • On a encore les codes d’uZine si jamais :)

      Perso je veux juste réagir sur un point de l’article de départ : geocities c’était pas hideux (ou pas seulement), c’était inventif et festif. Avec un revival chez https://neocities.org qui a une approche très sympa (notamment un backend #ipfs pour la pérennité)


  • Retiens bien : le grand sac La Grande Récré, faut pas l’utiliser pour faire les courses. Il est très grand, alors tu crois que c’est pratique et tu le charges à mort, mais en fait il est pas très solide.

    Je te dis ça pour que la prochaine fois que tu croises quelqu’un à la sortie du supermarché avec un sac La Grande Récré qui s’est déchiré, tu pourras dire :
    – Hé ben voilà, fallait pas prendre ce sac !
    La personne répondra :
    – Ben, comment vous vouliez que je le sache ?
    Et hop tu balances finement :
    – Hé ben si vous suiviez @arno sur #Seenthis, vous le sauriez.

    #publicité


  • Trans//border, Nathalie Magnan forever

    À propos des rencontres hommage (femmage) à @volt

    Du 16 au 18 mars, le Mucem consacrait trois journées aux « enseignements de Nathalie Magnan », cinéaste et activiste des médias, des cultures LGBT et queer, du cyberféminisme et du postcolonialisme, décédée l’an dernier.
    http://www.makery.info/2018/03/20/transborder-nathalie-magnan-forever

    Où il a été question de #seenthis, de #technologies de #migration de #navigation de #feminisme d’#ecosexe de #genre de #frontieres de #privacy

    http://www.sosmediterranee.fr


    • Parce que par défaut ta recherche se fait parmi les messages de ton réseau. Le premier message de l’image du bas n’est pas de quelqu’un que tu suis, et n’a pas été étoilé par un.e ami.e. Tu peux cliquer sur « Tous les messages » (en haut) si tu veux pouvoir y accéder.


  • Medium is only an edge server of your POSSE CDN, your own blog is the origin
    https://nicolas-hoizey.com/2017/11/medium-is-only-an-edge-server-of-your-posse-cdn-your-own-blog-is-the

    People tend to be lazy (I am often) and chose the easiest tool to do the job, even if it’s not the best one. Medium is the new Blogger, but with a much nicer content editing UI, and a cleaner presentation of content to readers. People can create and account and start publish in a few minutes, it’s really easy. But how can all this be free?Medium can do anything with your content Andrea Phillips already said it a few years ago in her post The Problem With Medium: you’re giving your writing to a corporation for free, and they can do anything they want with it. Forever. Without paying you. Ever. The Terms of Service have evolved since Andrea’s post back in 2013, but are still to be carefully considered (emphasis mine): By posting content to Medium, you give (...)


  • Je poste moins ces derniers temps, car j’ai opéré un sorte de recentrage personnel, sur l’offline, je dirais, les livres, des écoutes, une sorte de #décroissance personnelle, en grande partie pour assurer ma survie mentale, trop de stimulations tue l’attention, tue la réflexion et je dirais me tuait mentalement tout simplement.

    Parmi les résolutions mises en pratique, celle d’être moins rivée à la so called #actualité. J’écoute une radio fédérale belge le matin au révéil puis un média français national public, et je consulte, un jour sur deux, les grands titres de PQN de 2 titres de chaque pays. Un petit tour sur les titres de rezo.net, la lecture complète de quelques articles. Et basta pour la journée. Le lendemain, je parcours mon lecteur de flux, même opération et c’est fini.

    Du coup, moins frénétique, mon espace #seenthis, me sert surtout à repérer des choses à lire plus tard que je lis parfois - et souvent jamais-, à diffuser des infos sur des trucs auquel je participe, parfois, et surtout à collecter des références sur des sujets d’intérêts.

    Donc, pas trop d’actualité sur ce fil, et ça ne va pas s’arranger.

    Je dis ça pour les gens qui me suivent :)))

    Je ne vais plus jamais sur #twitter. J’ai un compte #facebook parce qu’aussi navrant que ça soit, j’en ai besoin pour suivre les émissions radio ou les amateurs de musique que j’aime bien, qui sont toujours à l’affût de choses qui m’intéressent et qui avant bloggaient et ne le font plus. Il y a aussi les infos sur les concerts et activités culturelles locales que j’y glane.

    Il y a aussi des gens qui s’obstinent à te contacter via la messagerie interne - grand bien leur fasse mais faut pas qu’ils soient pressés.

    Je ne jette plus qu’un oeil distrait sur le fil général, moins d’une fois semaine - je ne vais pas chez facedebique quotidiennement, je peux même ne pas y aller du tout pendant plusieurs semaines. Quand je procrastine en ligne, ce qui m’arrive de moins en moins, je regarde quelques blogs vidéos ou des trucs de discovery channel sur les exacavatrices. Quitte à glandouiller, dériver et rêvasser, autant sortir faire un tour avec mon chien ou errer à la bibliothèque communale ou jeter un œil sur des sites que j’aime bien.

    Du coup, pas de #mastodon, ni autre clone de réseau social mainstream, car ça reviendrait au même.

    Au niveau de la presse écrite, je n’en achète quasi plus, moi qui était vraiment un rat de kiosque. Je suis abonnée à the funambulist et à wire (uk), j’achète noisemag de temps en temps et quand je tente autre chose, comme Medor, je suis circonspecte : sur certains sujets c’est original, fouillé intéressant, et sur d’autres je ne vois pas à la différence avec un journal genre l’express ou une discussion de comptoir un peu argumentée. J’ai essayé un peu plein de trucs, de we demain à causette, à fakir à society, j’ai même pris un essai d’abonnement électronique à la gazette vespérale des marchés, pour voir... Mais rien n’y fait.

    On va débattre à Marseille dans l’hommage à @volt (cf. https://seenthis.net/messages/670712) de l’actualité de « don’t hate the media, become the media » et de l’actualité des medias tactiques... j’espère y puiser un regard nouveau et peut-être nuancer ma #media_fatigue.

    • Ça fait longtemps (plusieurs années) que je fais un peu ce que tu décris, donc pas de twitter ni mastodon etc (site « de flux »), FB maxi une fois par semaine pour voir si j’ai une notif d’artistes que je suis ou de concerts locaux pour pas rater, et quasi pas de presse à part… Seenthis, qui est un flux. Je l’utilise surtout comme ma revue de presse mieux que n’importe où ailleurs, additionné à quelques rares personnes qui tiennent encore un blog ou site dont j’ai le flux RSS ou Atom (Aude, palim psao…).

      Le problème c’est que, même ça, me prend un temps fou fou, parce que sur Seenthis les gens sont trop intelligents et intéressants, et ils postent des articles super bien et fouillés et détaillés et DONC SUPER LONG, souvent. Quand j’ouvre le flux de ce que je suis, je lis les titres et citations dans mon thunderbird directement (flux atom), mais forcément chaque jour il y a certains liens qui m’intéressent et que je voudrais lire en entier cette fois, que ce soit sur le moyen orient, le féminisme, l’anticapitalisme… ou… la veille technique de travail aussi.

      Même si j’en n’ouvre que 5 complets par jour (hypothèse basse, sur 24h c’est au moins 10 liens voire plus), ce sont des articles longs qui parfois prennent chacun 20min à lire (et parfois plus, et encore plus quand c’est à la fois long et en anglais). Ça fait un paquet d’heures pas en train de travailler, ni sortir, ni jouer avec le fils…

      Si vraiment je suis trop à la bourre, si vraiment c’est trop long, j’ouvre l’onglet dans mon groupe d’onglets « Actus et politiques » en attendant pour plus tard (si je ne fais que l’étoiler ici, jamais je ne penserais à y retourner). Actuellement j’ai 28 onglets dedans, dont certains ouverts depuis plus d’un an…

      Sérieux, arrêtez de faire une veille intéressante.

    • Hello hello, aussi beaucoup à raconter sur cette question, je suis très content que tu aies partagé ton expérience, maintenant je suis sous l’eau mais je me promets de l faire ici dès que possible. C’est trop important.


    • L’histoire de la fièvre puerpérale est longuement détaillée dans l’ouvrage d’Hempel « Éléments d’épistémologie » dans son chapitre sur la formulation des hypothèses scientifiques, notamment dans la définition de la demarche empirique, la partie consacrée à Semmelweiss qui a été confronté à ce problème dans les services de maternité de son hopital.

    • Sur le cairn il y a ceci que j’ai pas encore lu :
      https://www.cairn.info/revue-spirale-2010-2-page-21.htm
      La tragédie des maternités hospitalières au xixe siècle et les projets de réaménagement
      parScarlett Beauvalet, historienne, professeur d’histoire à l’université de Picardie.
      Il y a peut être la ref que tu cherche dans les notes :

      Notes
      [1]

      E. et J. de Goncourt, Germinie Lacerteux (1865), Le Livre de poche, 1990, p. 100-101.
      [2]

      P. Peu, Pratique des accouchements, Paris, 1682, p. 268.
      [3]

      J. Tenon, Mémoire sur les hôpitaux, Paris, 1788.
      [6]

      S. Beauvalet, La population à l’époque moderne. Démographie et comportements, Paris, Belin, 2008, p. 196.
      [7]

      J.-M. Audin-Rouvière, Essai sur la topographie physique et médicale de Paris, Paris, 1794.
      [8]

      P.J.G. Cabanis, Observations sur les hôpitaux, Paris, 1789-1790.
      [9]

      S. Beauvalet, Naître à l’hôpital au xixe siècle, Paris, Belin, 1999, p. 233.
      [10]

      S. Tarnier, Recherches sur l’état puerpéral et les maladies des femmes en couches, thèse de médecine, Paris, 1857.
      [11]

      A. Husson, Étude sur les hôpitaux considérés sur le rapport de leur construction, de la distribution de leurs bâtiments, de l’ameublement, de l’hygiène, Paris, 1862, p. 7.
      [12]

      E. Hervieux, « Étiologie et prophylaxie des épidémies puerpérales », Gazette médicale de Paris, 1865, pp. 713-716 ; 762-765 ; 799-803 ; 813-820. Il s’agit d’un mémoire lu à la Société des hôpitaux le 23 août 1865.
      [13]

      S. Beauvalet et P. Boutouyrie, « Du geste qui tue au geste qui sauve. Épidémies et procédures médicales invasives à Paris au xixe siècle : l’exemple de la maternité de Port-Royal », Annales de Démographie Historique, 1997, p. 135-156.
      [14]

      E. Hervieux, « Étiologie et prophylaxie des épidémies puerpérales », op. cit., p. 715.
      [19]

      G. Ancelet, « Hygiène des maternités. Conditions générales d’hygiène que doit remplir une maternité modèle », dans Annales d’hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome XXXVI, 1896, p. 216-246. Ancelet est l’auteur d’une thèse sur la question : Essai historique et critique sur la création et transformation des maternités à Paris, thèse pour le doctorat en médecine, Paris, 1896.
      [20]

      Ancelet citant Tarnier et Potocki, De l’aspsie et de l’antisepsie en obstétrique, Paris, 1894.
      [21]

      G. Ancelet, « Hygiène des maternités… », op. cit., p. 245-246.
      [22]

      A. Pinard, « Du fonctionnement de la Maison d’accouchement Baudelocque, clinique de la faculté, depuis sa création jusqu’au 1er janvier 1904 », Bulletin de l’académie de médecine, 1904, tome 1, p. 63-76.

      peut être qu’il y a la ref que tu cherche dans la bibliographie de
      Sorcières, sages-femmes et infirmières. Une histoirE des femmes soignantes par Ehrenreich, English
      https://www.cambourakis.com/spip.php?article550


    • Je suis un maniaque de ce genre de suite ou miroir dans les heures et date, genre « oh il est 10:01 », ou « oh on est le 07/07 et il est 11:11 » etc.

      J’avais pensé inventer un petit jeu de hasard où on gagnerait des points à chaque fois qu’on regarderait l’heure et que ça tomberait sur telle ou telle configuration (avec différents points suivant le cas), le tout pondéré par le nombre de fois où on regarde l’heure dans une même journée (puisque sinon il suffit de regarder super souvent).

      #heures #hasard

    • Y’a des #zinzins ici et j’en fait partie :)
      Les membres de ma petite famille ont aussi ce tic, c’est des hurlements quand il est 01:01 ou 22:22, et puis en plus on est abonnées depuis longtemps je suis du 08/08 et la chtiotte du 04/04
      Je me suis séparée à regret d’un numéro de téléphone avec les 6 #chiffres de ma date de naissance mais j’ai gardé mon ticket de train pour la roumanie N°1789 du 20 décembre 1989, ça commence à faire un peu superstitieux non ?
      Pas autant qu’une amie qui prend un malin plaisir à se souvenir du nombre exact d’éléments sur son chemin : 43 marches, 12 poteaux, 4 feux rouges puis les additionne pour savoir si tout va bien :D

    • Re #seenthisbug
      j’ai +ou- bien reçu 6 minutes après (c’est marqué) mais depuis 6 mois tout seenthis passe dans le dossier des indésirables avec thunderbird que j’ai pourtant élevé au bio et qui devrait savoir que ce n’est pas seenthis qu’il faut vomir, peine perdu.

      C’est absolument inutile de vous dire qu’il est 22:53 le 21 février car ça n’a pas d’intérêt


  • Hommage à Nathalie Magnan - aka @volt sur seenthis.

    Cela fait un moment qu’un groupe de personnes dont quelques seenthisiens (@fil, @demeter ...) et amis, préparent une série de rencontres, ateliers, projections, soirées et conférences, inspirées du travail de Nathalie. Des rétrospectives de ses films ont eu lieu, des écoles sont au travail sur ses thématiques de cœur.


    Un temps fort de ces hom/fem/mages s’appelle :
    Trans//border, les enseignements de Nathalie Magnan.
    http://nathaliemagnan.net/transborder
    http://www.mucem.org/programme/exposition-et-temps-fort/trans-border
    Et se tiendra du 14 au 18 mars à Marseille.

    Difficile de synthétiser, ça me prendra plusieurs posts.
    Je vais commencer avec la séquence la plus seenthis, puisque comme seenthis elle est fille d’une période que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (minirezo, uzine, altern, samizdat, zelig, penelopes, melanine et j’en passe), à savoir la :

    Rencontres Zelig LTS .

    Ces rencontres au sein de trans//border réuniront au cours d’ateliers - programme encore en cours de stabilisation - les 14 et 15 mars à la Friche de la belle de mai et alentours, h/a/g/c/ktivistes en tout genre, de 10h à 19h pour discuter, expérimenter.
    #genre #féminisme #activisme #media #santé #corps #hactivisme #bidouille #genderfucking #genderbender #serveurs #chatons

    puis le Samedi 17 mars de 11h à 19h
    ce sera la
    Zelig RTM – (H)acktivismes : l’information veut toujours être libre

    Au Mucem – Auditorium - Entrée libre
    #media #surveillance #chelsea_manning

    Tables rondes, projections et performance
    http://www.mucem.org/programme/zelig-rtm-hacktivismes-linformation-veut-toujours-etre-libre
    Quelle articulation entre les paroles et pratiques féministes/LGBT et les questions
    technologiques (internet, logiciels, outils techniques)
     ? Depuis l’élection américaine de 2016,
    internet peut être perçu comme une arme de « désinformation massive ». L’opposition binaire des années 1990-2000 entre « mass médias » et « médias alternatifs » est
    aujourd’hui à réévaluer. À l’heure des réseaux sociaux omniscients et des « téléphones espions » (
    smart-phones), une analyse critique d’internet s’avère indispensable.

    Plus d’infos et discussion du programme de la #zelig peuvent s’échanger ici sur #seenthis puisque certains d’entre nous (@aris, @valentin, @manhack, @etraces @constant ...) sont au programme.

    Il y aura pas mal d’autres, choses, on parlera #archivage_militant #ecosexe, #cancer, #internet, #technologie #cartographie #migration... mais j’y reviendrai ou @fil :)