• La #Bulgarie face à la pénurie de professionnels de #santé | Euronews
    https://fr.euronews.com/2020/01/24/la-bulgarie-face-a-la-penurie-de-professionnels-de-sante

    Devant les Urgences du principal #hôpital de la capitale bulgare, Sofia, des ambulances toutes neuves sont prêtes à partir. L’#Union_Européenne a apporté un soutien massif à la Bulgarie pour améliorer ses #infrastructures médicales. Mais la véritable urgence ici, c’est la #main_d'oeuvre, pas les machines.

    [..,]

    Les médecins et les infirmières bulgares quittent massivement le pays à la recherche d’un meilleur #salaire en #Europe occidentale.

  • Bosnie-Herzégovine
    La caravane passe

    Jean Wien

    https://lavoiedujaguar.net/Bosnie-Herzegovine-La-caravane-passe

    Vous avez peut-être entendu parler du camp de Vučjak : des images de ce camp désolé et indigne ont réussi à s’immiscer dans quelques médias.

    Ce camp — distant d’à peine 500 kilomètres de Vienne — n’est malheureusement pas une exception : c’est le miroir de la désastreuse politique européenne et dans d’autres camps aussi terribles que Vučjak en Bosnie-Herzégovine, en Grèce, à Malte, l’hiver ne fait qu’empirer gravement une situation déjà catastrophique.

    À peine passé la frontière, notre convoi chargé de vêtements d’hiver, de chaussures, de sacs à dos et de couchage croise dans la nuit, marchant au bord de la route, de nombreux groupes isolés de migrants chargés de maigres effets. Ils marchent très rapidement, déterminés et concentrés.

    Ce convoi est organisé par des gens de la société dite civile avec des passés et des opinions politiques très hétérogènes, une grande partie pourtant a des racines bosniaques ou est originaire des Balkans, ils se souviennent avoir eux-mêmes dû fuir et avoir été aidés : ils tiennent ainsi à manifester de la réciprocité. (...)

    #Bosnie #migrants #frontières #solidarité #Croatie #Balkans #Union_européenne

  • Visa Facilitation and Readmission : the European Union and Belarus sign agreements

    Today, the European Union and Belarus signed a visa facilitation agreement and a readmission agreement. The agreements represent an important step in EU-Belarus relations and pave the way for improved mobility of citizens, contributing to closer links between the EU and its Eastern Partnership neighbours. At today’s signing ceremony, Commissioner for Home Affairs, Ylva Johansson, together with Deputy Prime Minister and Minister of Interior of Croatia as Council Presidency, Davor Božinović, signed for the EU, while Belarus was represented by the Minister of Foreign Affairs, Vladimir Makei.

    Commissioner Johansson said: "These agreements between the European Union and Belarus are a significant step forward in our cooperation. They will improve the mobility of our citizens in a well-managed and secure environment and help build closer links between the European Union and Belarus. From the European side, we will now move ahead rapidly with ratification procedures, so citizens can feel the benefits as soon as possible.”

    The visa facilitation agreement will make it easier for Belarusian citizens to acquire short-term visas to come to the European Union. Once the visa facilitation agreement enters into force, the visa fee will be reduced to €35. In addition, the service fee will be limited and the deadline for consulates to take a decision on a visa application will be shortened. Several categories of travellers, including journalists, students and members of official delegations, will be able to receive multiple-entry visas with increasingly longer validity, while having to submit less supporting documents to prove their purpose of travel. Belarus has unilaterally introduced measures to facilitate short-term visa-free travel for EU citizens arriving in Minsk.

    The main objective of the EU-Belarus readmission agreement is to establish, on the basis of reciprocity, procedures for the safe and orderly return of persons who reside irregularly in the EU or Belarus, in full respect of their rights under international law.

    Next steps

    Following today’s signature, the agreements will be submitted to the European Parliament for consent. The Council will then be able to formally conclude the ratification of both agreements. A ratification procedure is also required on the Belarusian side, through approval from Belarus National Assembly. The agreements could enter into force in June 2020 (on the first day of the second month following conclusion). Both agreements will enter into force on the same day.

    Background

    Negotiation of the EU-Belarus Visa Facilitation Agreement formally started in 2014. In February 2015, the Council amended its negotiating directives by including the possibility to negotiate a reciprocal visa waiver for the holders of diplomatic passports. At the sixth round of talks held on 26 March 2019, the parties reached final agreement on both texts, which were initialled on 17 June 2019.

    Over the past years, there has been progress in EU-Belarus relations. Belarus has been participating actively in the multilateral formats of the Eastern Partnership. The EU-Belarus Coordination Group meets twice a year to steer cooperation and oversee further development of relations. The bilateral relationship will be strengthened through the EU-Belarus Partnership Priorities, which are currently being negotiated. This will set the strategic framework for cooperation in the coming years. Tangible steps taken by Belarus to respect universal freedoms, the rule of law and human rights will remain fundamental for shaping EU’s policy towards Belarus.

    Since 2006, the EU has concluded visa facilitation agreements with Albania, Armenia, Azerbaijan, Bosnia and Herzegovina, Cape Verde, North Macedonia, Georgia, Moldova, Montenegro, Serbia, Russia and Ukraine.

    Formal readmission agreements or practical arrangements on return and readmission are in place with 24 countries.

    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_20_6
    #visa #accord_de_réadmission #UE #EU #Biélorussie #Union_européenne #renvois #expulsions

  • Au sein de l’UE, le progrès social, c’est mal ! — Par Éric Juillot Les Crises
    https://www.les-crises.fr/au-sein-de-lue-le-progres-social-cest-mal%e2%80%89-par-eric-juillot

    En septembre 2017, le quotidien Ouest-France a gratifié ses lecteurs d’un article sidérant [1], qui mérite d’être exhumé aujourd’hui, compte tenu de l’actualité sociale. Cet article dénonçait en effet la réforme des retraites décidée alors par le gouvernement polonais. Qu’on y songe : de 67 ans jusque-là, l’âge de départ à la retraite était abaissé à 65 ans pour les hommes et à 60 pour les femmes.

    « C’est la ruée », vers les bureaux de la Sécu, des personnes concernées par cette réforme, s’inquiète l’auteur du journal, qui peine à comprendre une mesure prise « à contre-courant de l’allongement de l’espérance de vie à 78 ans (+8 ans depuis 1990) et du reste de l’Europe » [1]. Comment est-il donc possible de ne pas se soumettre à la loi d’airain de la démographie ? Car à l’allongement de l’espérance de vie s’ajoute — l’article ne le précise pas — une fécondité parmi les plus basses de la planète, oscillant entre 1,2 et 1,4 enfant par femme de 1999 à 2017 [2]. Comment aller, de surcroît, à contre-courant de ce qui se fait partout ailleurs au sein de l’UE, conformément à la doxa néolibérale, au risque de compromettre « l’équilibre financier du système des retraites, qui pourrait exploser dans les deux ans ? » précise fielleusement le journaliste.


    Pour alimenter son inquiétude et la sourde irritation qui l’accompagne, il aurait pu évoquer d’autres mesures adoptées par le gouvernement polonais [3] : la baisse de l’impôt sur le revenu, l’exemption fiscale pour les moins de 26 ans, l’augmentation de 21 % du salaire minimum entre 2016 et 2019, le versement d’un treizième mois de pension chaque année à tous les retraités du pays, l’augmentation des allocations familiales et l’élimination progressive des contrats de travail précaire [4]. Un tel progrès social, au sein de l’UE ne frise-t-il pas l’indécence ?

    Plus sérieusement, il convient de préciser que ces « réformes » [5] sont mises en place dans un contexte macro-économique tout à fait favorable : inflation contenue, chômage inférieur à 3 %, finances publiques pratiquement à l’équilibre et dette publique limitée à 50 % du PIB.

    Comment cela est-il possible aujourd’hui au sein de l’UE ? Pourquoi le printemps rayonne-t-il en Pologne, quand l’hiver règne sans partage sur l’Europe de l’Ouest et du Sud ? La réponse est simple : la Pologne profite de l’UE dans toute la mesure où celle-ci nuit à un pays comme la France :
    • La Pologne bénéficie massivement des aides européennes — 86 milliards d’euros pour la période 2014-2020 (fonds de cohésion, fonds social européen, etc.) auxquels s’ajoutent 32 milliards sur la même période dans le cadre de la PAC [6] — quand l’UE coûte à la France environ 7 milliards par an en tant que contributrice nette au budget de l’UE [7].
    • La Pologne profite à plein du libre-échange et de la liberté de circulation des capitaux intracommunautaires, qui lui ont permis, par le jeu des délocalisations en provenance d’Europe de l’Ouest, de développer grandement sa base industrielle.
    • Elle profite également de la liberté de circulation des travailleurs, qui a occasionné une émigration économique massive depuis quinze ans vers les pays les plus développés de l’UE.
    • Enfin, elle a fait le choix judicieux de ne pas adopter l’euro, préférant conserver, avec le zloty, les moyens d’une politique monétaire conforme à son économie, en lieu et place de la monnaie unique, cote mal taillée pour 19 économies dissemblables [8].

    Les dirigeants polonais conçoivent en fait l’UE comme un moyen au service de leur pays, quand les dirigeants français en ont fait depuis une trentaine d’années une fin en soi, à laquelle il convient, si nécessaire, de sacrifier les intérêts économiques nationaux.

    Le résultat est là : la Pologne profite à plein régime de l’hétérogénéité socio-économique au sein de l’UE, et jouit depuis de nombreuses années d’une croissance économique insolente, de l’ordre de 4 à 5 % [9] par an, alors qu’en France elle ne dépasse pas 1,3 % en moyenne annuelle sur la période 2013-2018 [10]. Il ne faut pas chercher ailleurs la cause de la réforme polonaise des retraites. Les ressources fiscales accompagnant cette croissance soutenue permettent le développement dans de larges proportions de la protection sociale, au moment même où le mouvement inverse s’amplifie en France.

    La lecture qu’offre Ouest-France de cette réforme est stupéfiante à plus d’un titre. La rédaction du journal ne semble pas capable de concevoir autre chose qu’une « Europe » pénitentielle, comme s’il fallait souffrir pour elle afin qu’elle advienne véritablement, indépendamment même de la situation économique des pays concernés. Le progrès social est ainsi spontanément perçu comme irresponsable et non vertueux. Il est même présenté, en l’espèce, comme incompatible avec le progrès « sociétal » : « une mesure de plus […] destinée à cantonner les femmes à la maison » s’offusque l’auteur de l’article. Pour démontrer que le progrès social est une mauvaise chose au sein de l’UE, il est donc légitime de faire flèche de tout bois !

    Peut-être s’agit-il là d’une forme d’aveuglement volontaire, d’incapacité à admettre que la glorieuse « Europe », parée de toutes les vertus, entraîne l’inexorable déclin de la protection sociale en France, effet nécessaire de la mise en concurrence des systèmes sociaux hétérogènes par le libre échange, la libre circulation des capitaux et de la monnaie unique ? Quoi qu’il en soit, il faut déplorer ce manque de lucidité, propre à rendre inintelligible la trajectoire socio-économique de notre pays.

    Éric Juillot
    _Sources :_
    [1] https://www.ouest-france.fr/europe/pologne/la-pologne-baisse-l-age-de-la-retraite-c-est-la-ruee-5275020
    [2] https://data.oecd.org/fr/pop/taux-de-fecondite.htm
    [3] Certaines l’ont été après la rédaction de l’article.
    [4] https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/PL/situation-economique-et-financiere-de-la-pologne-au-premier-sem
    [5] Le terme est pour une fois adéquat : le réformisme désigne historiquement une branche du socialisme qui, dès le début du XXe siècle, a prôné l’amélioration graduelle de la condition des travailleurs par l’amendement progressif d’un capitalisme originellement exploiteur. Perverti depuis une trentaine d’années, le mot « réforme » signifie aujourd’hui son exact contraire, c’est-à-dire la régression sociale.
    [6] https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Etat-droit-Pologne-levier-europeen-aides-agricoles-2018-03-22-1200925618
    [7] https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/economie-combien-coute-l-europe-a-la-france_3251107.html
    [8] https://www.euractiv.fr/section/economie/news/polish-deputy-finance-minister-euro-in-poland-yes-but-not-yet : où la position très pragmatique de la Pologne au sujet de l’euro est clairement exprimée.
    [9] https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/PL/situation-economique-et-financiere-de-la-pologne-au-premier-sem
    [10] https://www.insee.fr/fr/statistiques/2121563 et https://insee.fr/fr/statistiques/4161181

    #retraites #femmes #hommes #pologne #ue #union_européenne #Social

    • Il faut dire que la Présidente du Conseil des Ministres de Pologne de l’époque, #Beata_Szydlo, était fille de mineur, quel manque de goût ! et membre d’un parti de droite, quelle horreur ! dont la politique sociale ressemblait à celle de de Gaulle…

      On comprend pourquoi les petits marquis de gauche, et les petites marquises de gauche, qui ont jeté le bébé socialiste avec l’eau du bain soviétique, et qui se font depuis les chantres de la mondialisation heureuse, de la concurrence libre et non faussée,etc…lui crachent dessus.

  • #Grèce : 1956-2008 « CHRONIQUE D’UN RAVAGE » Documentaire d’Angelos Abazoglou (France, 2018, 56mn)

    Comment un petit pays comme la Grèce a pu déstabiliser l’économie de l’Europe entière ?
    Pourquoi le déferlement médiatique qui a suivi la crise de la dette de la zone euro a prétendument déposé le sort de l’UE dans les mains des Grecs ?

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=6&v=PTTwpM3FAYY&feature=emb_logo

    Passé le "choc affectif", l’arrivée de Syriza au pouvoir a porté tous les espoirs, mais les déceptions politiques et économiques du peuple grec ont resurgi.
    Le 20 août 2018, après dix ans de tutelle, la Grèce est sortie du plan d’assistance financière mis en place par Bruxelles et le FMI. "Un nouvel horizon se profile", s’est félicité le gouvernement grec. Vraiment ?
    Ce film en deux parties tente de comprendre comment la Grèce, et derrière elle toute l’Europe, a pu arriver à une faillite aussi foudroyante. Avec l’appui d’experts, d’historiens et d’économistes, il analyse également les grands récits politiques de la Grèce et questionne la relation intime qu’elle entretient avec le "grand frère" américain.

    1956-2008 Fondateur du Pasok, le parti social-démocrate, Andréas Papandréou accède au pouvoir comme Premier ministre en 1981. Il s’engage à "moderniser la société et socialiser l’économie" et à "la libérer de la domination impérialiste de l’Otan et de la CEE".
    Ce ténor de la lutte contre la dictature des colonels (1967-1974) reprend à son compte le mythe de la libération de la Grèce de sa condition de "protectorat" des grandes puissances. Mais suite à différents scandales, la droite conservatrice Nouvelle Démocratie gagne les élections en 1990…

    Grèce, chronique d’un ravage, 1956-2008 Documentaire d’Angelos Abazoglou (France, 2018, 56mn)

    Un des deux épisodes du réalisateur grec Angelos Abazoglou, « Chronique d’un ravage » (1926-1955, 1956-2008), qui aborde l’histoire très contemporaine de la Grèce et de son peuple, victimes durables des impérialismes dominants.
    Une ample documentation archivistique et des interviews d’historiens de divers pays.

    #ravage #économie #dictature #capitalisme #idéologie #histoire_contemporaine #société #néolibéralisme #crise_financière #ue #union_européenne #Angleterre #USA

  • La #France va rendre 1,12 million d’euros de #crédits_non_utilisés du Fonds européen pour les réfugiés

    Plus d’un million d’euros d’argent européen n’a pas été utilisé par la France pour s’occuper de l’#accueil des réfugiés sur le territoire, apprend-on dans le Journal officiel. Ces #fonds n’ont pas été utilisés en grande partie en raison de la complexité des dossiers administratifs à remplir.

    Voilà de l’argent dont les réfugiés ne verront pas la couleur. La France va rendre à l’#Union_européenne 1,12 million d’euros de crédits non utilisés sur le programme Fonds européen pour les réfugiés, selon un décret paru vendredi 14 décembre, et relayé par le journaliste Pierre Januel sur Twitter.

    Selon le Journal officiel, des crédits prévus pour la Mission " Immigration, asile et intégration " pour un montant de 1 124 013 € en #autorisations_d’engagement (#AE) en #crédits_de_paiement (CP) " sont restitués à l’Union européenne sur le programme Fonds européen pour les réfugiés et la Caisse des dépôts et consignation sur le programme investissement d’avenir ". La raison : ces crédits n’ont pas été utilisés.

    Il s’agit d’un montant qui concerne les années 2012-2013 du cadre financier de ce programme qui s’étalait de 2007 à 2013. Ce chiffre ne représente qu’une petite part de l’argent distribué pendant ces deux ans, 22,3 millions d’euros en tout. Ces #crédits_non-utilisés ne sont pas perdus totalement puisque le montant sera réintégré au #budget_européen ou reporté dans le #Fonds_Asile_Migration_et_Intégration (#FAMI). Mais cet argent non utilisé, alors que les besoins sur le terrain sont importants, passe mal dans le monde associatif.

    L’État a trop complexifié les appels d’offres

    Pierre Henry, directeur général de l’association France terre d’asile n’est pas étonné par cette situation, même s’il la " déplore évidemment ". Selon lui, le principal responsable est à chercher du côté de l’État. Car ces #fonds_européens sont délégués à la France par l’Union européenne. C’est ensuite le ministère de l’Intérieur qui va donner ces fonds aux associations sur le terrain après des appels d’offres. Or, " l’État multiplie les contrôles très tatillons pour se couvrir par rapport à Bruxelles ", explique Pierre Henry.

    " Les associations ne veulent plus passer leur temps à répondre à des contrôles répétitifs et chronophages plutôt que de mener des actions sur le terrain auprès de ces populations qui ont besoin d’elles ", regrette-t-il. S’il rappelle qu’il est " normal de justifier l’emploi de l’argent public, il est anormal de devoir passer son temps à préparer des comptes qui vont être certifiés par des cabinets privés très onéreux ". Un aspect que France terre d’asile connaît bien puisque cette association a reçu 1,518 million d’euros par ce fonds.
    Un fonds créé en 2000

    Le #Fonds_européen_pour_les_réfugiés (#FER) a été créé en 2000. L’objectif était de "regrouper dans un seul instrument les actions en matière d’#intégration des réfugiés et d’accueil des demandeurs d’asile »," selon le site du ministère de l’Intérieur.

    Les actions éligibles à ce financement du FER rentrent notamment dans les domaines suivants : accompagnement et amélioration de l’accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés (projets d’accueil et d’intégration). Par ailleurs, ce fonds prévoit une réserve financière destinée à soutenir la mise en œuvre de mesures d’urgence visant à fournir une protection temporaire en cas d’afflux massif de réfugiés, ou à soutenir des États membres faisant face à une pression particulière provoquée par l’afflux soudain d’un grand nombre de réfugiés.

    Ce fonds a été remplacé en 2014 depuis par le « FAMI » (Fonds Asile Migration et Intégration).

    120 000 réfugiés en 2019

    Les flux migratoires ont largement baissé depuis 2015, au plus fort de la crise. Mais les États européens ne sont toujours pas parvenus à s’entendre sur une répartition équitable des migrants. Pas plus qu’ils n’ont réussi à réformer le système d’asile, observe pour Ouest-France le chercheur Yves Pascouau, spécialiste des migrations et directeur des programmes Europe de l’association Respublica.

    Selon des chiffres officiels présentés par le UNCHR et l’IOM, le nombre de migrants arrivés dans l’UE en 2019 étaient d’un peu moins de 120 000 personnes. " La grosse crise est terminée, les arrivées ont dégringolé. Mais rien n’est réglé. Progressivement, la politique de maîtrise des flux migratoires a pris le dessus sur la politique d’asile ", estime Yves Pascouau.

    https://www.ouest-france.fr/europe/ue/la-france-va-rendre-1-12-million-d-euros-de-credits-non-utilises-du-fon
    #réfugiés #asile #migrations #restitution

  • #MDR « Europe, je t’aime, moi non plus ? » : création d’un espace citoyen durable et innovant Eric Steffens - 18 Décembre 2019 - VRT

    Jeudi dernier, environ 70 citoyens ordinaires flamands, wallons et français étaient réunis au Théâtre Antigone à Courtrai (Flandre occidentale) à l’invitation de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, pour une troisième consultation citoyenne « Europe, je t’aime, moi non plus ? » Le but était de créer ensemble un « Espace Citoyen Européen, durable et innovant ».

    Certains participants sont là pour la première fois, d’autres sont des habitués et étaient déjà présents lors des deux précédentes éditions à Tournai et à Lille. On retrouve différentes professions et catégories d’âge mais tous très intéressés et motivés. L’ambiance est détendue, nous sommes accueillis par Loïc Dehuvenne, directeur de l’Agence Eurométropole qui avoue que ce genre de rencontre constitue un défi pour lui et son équipe « ici on prend des risques, on s’implique ».

    Par le biais des techniques de l’intelligence collective et avec l’aide de facilitateurs, on demande aux participants d’échanger autour de leur perception de l’Europe. Quelles réussites manifeste-t-elle pour eux ? Quels sont les points d’améliorations incontournables ? Les techniques utilisées prônent le partage des connaissances, des compétences et d’expériences et aussi l’interaction entre les personnes.

    Les participants sont répartis en petits groupes avec chaque fois un rapporteur. Force est de constater que de nombreux sujets différents sont abordés : l’enseignement, les changements climatiques, l’agriculture, les transports et aussi la distance qui existe entre les citoyens et les institutions européennes. Et c’est précisément ce à quoi veut s’atteler l’Eurométropole : mettre en place un #laboratoire pour réconcilier ces deux mondes.

    Parfois les suggestions sont très concrètes : « Pourquoi ne pas uniformiser les limitations de vitesse dans tous les pays de l’Union ? Pourquoi ne pas réaliser de petites capsules vidéo pour défendre les réalisations de l’UE auprès des citoyens et ainsi lutter contre l’#euroscepticisme ? »

    On entame un mini-débat : « Si l’UE veut éviter la montée des eurosceptiques et des tendances populistes, elle doit être capable d’ouvrir les yeux sur son état. Du côté du citoyen, s’informer correctement est essentiel pour dépasser les discours simplistes et mensongers ».

    La parole est libérée, mais le temps imparti est écoulé. Chaque groupe peut choisir une idée à mettre en avant. La soirée se termine simplement en musique devant une bonne bière régionale et un paquet de frites.

    Un renouveau démocratique ?
    Des citoyens de l’Eurométropole se sont rencontrés et sont devenus une sorte de laboratoire d’un mini-parlement citoyen européen. "Quand nous avons organisé les rendez-vous « Europe : je t’aime, moi non plus ? », nous voulions les organiser de manière #transfrontalière, ce qui a été fait, et faire en sorte que cela soit durable", explique Loïc Dehuvenne. Et le directeur de l’Agence le confirme ce ne sera pas un one shot , il s’engage à assurer un suivi auprès des responsables européens.

    Deux à trois fois par an, 30 volontaires seront tirés au sort : 10 Flamands, 10 Wallons et 10 Français, et ils rencontreront, avec des facilitateurs, 10 responsables européens. L’idée vient du gouvernement de la Communauté germanophone de Belgique, qui s’est doté récemment d’une assemblée citoyenne qui fonctionne en permanence aux côtés du parlement. Ses membres sont tirés au sort.

    Des citoyens désireux d’être écoutés pourront exprimer leurs attentes et leurs idées créatives au sujet de l’Europe. Afin d’avoir la certitude d’avoir été entendus, au début de la séance suivante, les représentants européens rendront compte du suivi des engagements pris. Les résultats des débats seront consignés par écrit et envoyés au Parlement et à la Commission européenne.

    Il s’agit d’une #innovation importante et un renouveau de la démocratie, même s’il faut rester prudent et attendre de voir quels résultats ce type d’expérience peut fournir.

    Au lendemain de l’annonce de la création de l’espace citoyen européen, des représentants de l’Eurométropole se sont rendus à Paris pour rencontrer la Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin et lui présenter ce projet.

    #ue #union_européenne #lille #langue_de_bois #manipulation #instrument_de_destruction_intellectuelle #Lille #Courtrai

  • Une nouvelle aide européenne de 101,7 millions d’euros pour lutter contre l’immigration clandestine

    L’Union européenne (UE) a annoncé, ce mercredi 11 décembre, un soutien financier de 101,7 millions d’euros (1,087 milliard de dirhams) en faveur du Maroc pour l’aider à intensifier sa lutte contre la migration irrégulière et le trafic d’êtres humains.

    Ce soutien, qui s’inscrit dans le cadre du #Fonds_fiduciaire_d’urgence_pour_l’Afrique, vise à “appuyer les efforts du Maroc en matière de lutte contre l’immigration clandestine et le trafic d’être humains”, indique un communiqué de la Commission européenne. “Avec cette nouvelle aide, nous approfondissons notre partenariat avec le Maroc pour réduire davantage le nombre d’arrivées de migrants illégaux sur la route de la Méditerranée occidentale, et éviter que des personnes ne mettent leur vie en danger”, souligne le commissaire européen au voisinage et à l’élargissement, Olivér Várhelyi, cité dans le communiqué.

    Ce soutien financier en faveur du Maroc fait partie d’une enveloppe totale de 147,7 millions d’euros (1,579 milliard de dirhams) débloquée par l’UE au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, afin de lutter contre l’immigration clandestine et la traite d’êtres humains, protéger les personnes vulnérables et renforcer le développement économique en Afrique du Nord.

    Outre un montant de 41 millions d’euros (438,4 millions de dirhams) destiné à améliorer la protection des migrants, des enfants et des communautés vulnérables en Libye, une aide de 5 millions d’euros (53,4 millions de dirhams) est mobilisée par l’UE pour favoriser les opportunités économiques en Afrique du Nord à travers notamment un coup de pouce à l’entrepreneuriat régional.

    D’après le ministère de l’Intérieur espagnol, 24 031 migrants ont gagné de manière illégale les côtes espagnoles à bord d’embarcations de fortune sur la période s’étalant du premier janvier au premier décembre 2019. Un chiffre en baisse de 54,7 % comparé à la même période en 2018, qui a vu l’arrivée de 53 004 migrants sur les côtes du voisin du Nord.

    https://telquel.ma/2019/12/11/une-nouvelle-aide-europeenne-de-1017-millions-deuros-pour-lutter-contre-limm
    #externalisation #asile #migrations #frontières #aide_financière #Maroc #UE #EU #union_européenne #contrôles_frontaliers #fonds_fiduciaire

    Ajouté à cette métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749#message765336

    ping @karine4

  • GRAIN | L’Asie sous la menace de l’UPOV 91
    https://grain.org/e/6376

    L’Asie, qui compte 60 % de la population et 74 % des paysans du monde, est depuis longtemps la cible d’une campagne de plus en plus intensive qui vise à privatiser les semences à coups de nouvelles lois et réglementations.1 Aujourd’hui jusqu’à 80 % de toutes les semences utilisées en Asie proviennent des paysans qui conservent les semences des récoltes précédentes.2 Les grandes entreprises veulent rendre cette pratique illégale et faire ainsi de l’argent en obligeant les paysans à racheter des semences à chaque saison de plantation. Pour beaucoup de paysans et de groupes d’intérêt public, cette évolution est extrêmement dangereuse, car quiconque a la main sur les semences peut contrôler l’approvisionnement alimentaire.

    #semence #Asie

  • Socialist artist Vladimir Mayakovsky’s agitprop posters for revolutionary Russia | Dangerous Minds

    https://dangerousminds.net/comments/socialist_artist_vladimir_mayakovskys_agitprop_posters_for_revolutio

    Vladimir Vladimirovich Mayakovsky (1893-1930) was a poet, playwright, artist and actor. He cut a rather dashing, nay swashbuckling figure—with his shaved head and Crowleyan features—during the height of the Russian Revolution. He dressed like a dandy. He was hailed as the “artistic genius of the Revolution.” Performed poetry exhorting workers to rally to the cause. Produced plays that were considered the greatest of their day. And he created a series of agitprop posters—promoting news and political ideas—that became an art form launching a whole new approach to Soviet propaganda and graphic design.

    In the 1980s, I was fortunate enough to see an exhibition of Mayakovsky’s artwork at the the Fruitmarket Gallery in Edinburgh. The exhibition was dominated by his bright, colorful posters with their (often simplistic) political messages. These fragile yellowed sheets of paper had once been displayed in shop windows or distributed to the countryside to inspire the largely illiterate Russian populace.

    #soviétisme #urss #ex-urss #urss #union_soviétique #design #graphic_design

  • L’UE veut sophistiquer la surveillance de ses frontières boisées…

    La Commission Européenne veut améliorer la détection des passages à ses frontières densément boisées, difficiles à surveiller par des patrouilles.
    Le projet de recherche sur la sécurité FOLDOUT (through FOliage Detection in the inner and OUTermost regions of the EU) doit tester une combinaison de différentes technologies avec des caméras, des radars, des détecteurs de mouvement, des capteurs électromagnétiques et des microphones.

    Y participent : Autriche, France (Thales), Bulgarie, Finlande, Lituanie, Pologne. Il coute 8 millions d’euros. Les tests commencent en 2021 (frontières bulgaro-turc, puis greco-turc, finlandaise et guyanaise).

    […]
    Die Grenzabschnitte werden zunächst mit konventionellen Systemen überwacht, darunter Kameras, akustische oder Bewegungsdetektoren. Dabei soll etwa „verdächtiger Autoverkehr“ festgestellt werden. Die verschiedenen Sensoren sind in einem gemeinsamen Gehäuse verbaut. Die Behörden wollen sich außerdem die mitgeführten Handys von Geflüchteten zunutze machen. Wird ein Telefon in einer bestimmten Funkzelle festgestellt, erfolgt eine Ortung des Geräts.
    Geostationäre Beobachtung aus 20 Kilometer Höhe
    Anschließend kann eine Kaskade weiterer Maßnahmen in Gang gesetzt werden, darunter die Beobachtung aus dem All und aus der Luft. Dabei sollen auch Radarsatelliten eingesetzt werden, deren Bilder Laub durchdringen können. Werden Personen geortet, können diese mit Drohnen aufgespürt werden. Auch die unbemannten Luftfahrzeuge befördern kleine Radarsensoren oder Wärmebildkameras. Am Ende erfolgt der Zugriff durch die zuständige Grenzpolizei.
    FOLDOUT könnte auch zur dauerhaften Überwachung einer bestimmten Region genutzt werden. Dabei würde die Überwachungstechnik an „stratosphärische Plattformen“ montiert, wie sie von einigen Rüstungsfirmen derzeit entwickelt werden. Die geostationären Anlagen fliegen in rund 20 Kilometer Höhe und bieten daher eine deutlich höhere Auflösung als die Erdbeobachtung per Satellit. Der an FOLDOUT beteiligte Konzern Thales vermarktet ein solches System unter dem Namen „Stratobus“.
    […]

    https://www.heise.de/tp/features/Grenze-zur-Tuerkei-EU-Kommission-will-Gefluechtete-mit-Laubdurchdringung-aufsp
    https://foldout.eu

    #Union_Européenne #frontière #forteresse #surveillance #FOLDOUT #circulation

  • Europe spends billions stopping migration. Good luck figuring out where the money actually goes

    How much money exactly does Europe spend trying to curb migration from Nigeria? And what’s it used for? We tried to find out, but Europe certainly doesn’t make it easy. These flashy graphics show you just how complicated the funding is.
    In a shiny new factory in the Benin forest, a woman named Blessing slices pineapples into rings. Hundreds of miles away, at a remote border post in the Sahara, Abubakar scans travellers’ fingerprints. And in village squares across Nigeria, Usman performs his theatre show about the dangers of travelling to Europe.

    What do all these people have in common?

    All their lives are touched by the billions of euros European governments spend in an effort to curb migration from Africa.

    Since the summer of 2015,
    Read more about the influx of refugees to Europe in 2015 on the UNHCR website.
    when countless boats full of migrants began arriving on the shores of Greece and Italy, Europe has increased migration spending by billions.
    Read my guide to EU migration policy here.
    And much of this money is being spent in Africa.

    Within Europe, the political left and right have very different ways of framing the potential benefits of that funding. Those on the left say migration spending not only provides Africans with better opportunities in their home countries but also reduces migrant deaths in the Mediterranean. Those on the right say migration spending discourages Africans from making the perilous journey to Europe.

    However they spin it, the end result is the same: both left and right have embraced funding designed to reduce migration from Africa. In fact, the European Union (EU) plans to double migration spending under the new 2021-2027 budget, while quadrupling spending on border control.

    The three of us – journalists from Nigeria, Italy and the Netherlands – began asking ourselves: just how much money are we talking here?

    At first glance, it seems like a perfectly straightforward question. Just add up the migration budgets of the EU and the individual member states and you’ve got your answer, right? But after months of research, it turns out that things are nowhere near that simple.

    In fact, we discovered that European migration spending resembles nothing so much as a gigantic plate of spaghetti.

    If you try to tease out a single strand, at least three more will cling to it. Try to find where one strand begins, and you’ll find yourself tangled up in dozens of others.

    This is deeply concerning. Though Europe maintains a pretence of transparency, in practice it’s virtually impossible to hold the EU and its member states accountable for their migration expenditures, let alone assess how effective they are. If a team of journalists who have devoted months to the issue can’t manage it, then how could EU parliament members juggling multiple portfolios ever hope to?

    This lack of oversight is particularly problematic in the case of migration, an issue that ranks high on European political agendas. The subject of migration fuels a great deal of political grandstanding, populist opportunism, and social unrest. And the debate surrounding the issue is rife with misinformation.

    For an issue of this magnitude, it’s crucial to have a clear view of existing policies and to examine whether these policies make sense. But to be able to do that, we need to understand the funding streams: how much money is being spent and what is it being spent on?

    While working on this article, we spoke to researchers and officials who characterised EU migration spending as “opaque”, “unclear” and “chaotic”. We combed through countless websites, official documents, annual reports and budgets, and we submitted freedom of information requests
    in a number of European countries, in Nigeria, and to the European commission. And we discovered that the subject of migration, while not exactly cloak-and-dagger stuff, is apparently sensitive enough that most people preferred to speak off the record.

    Above all, we were troubled by the fact that no one seems to have a clear overview of European migration budgets – and by how painfully characteristic this is of European migration policy as a whole.
    Nigeria – ‘a tough cookie’

    It wasn’t long before we realised that mapping out all European cash flows to all African countries would take us years. Instead, we decided to focus on Nigeria, Africa’s most populous country and the continent’s strongest economy, as well as the country of origin of the largest group of African asylum seekers in the EU. “A tough cookie” in the words of one senior EU official, but also “our most important migration partner in the coming years”.

    But Nigeria wasn’t exactly eager to embrace the role of “most important migration partner”. After all, migration has been a lifeline for Nigeria’s economy: last year, Nigerian migrants living abroad sent home $25bn – roughly 6% of the country’s GNP.

    It took a major European charm offensive to get Nigeria on board – a “long saga” with “more than one tense meeting”, according to a high-ranking EU diplomat we spoke to.

    The European parliament invited Muhammadu Buhari, the Nigerian president, to Strasbourg in 2016. Over the next several years, one European dignitary after another visited Nigeria: from Angela Merkel,
    the German chancellor, to Matteo Renzi,
    the Italian prime minister, to Emmanuel Macron,
    the French president, to Mark Rutte,

    the Dutch prime minister.

    Three guesses as to what they all wanted to talk about.
    ‘No data available’

    But let’s get back to those funding streams.

    The EU would have you believe that everything fits neatly into a flowchart. When asked to respond to this article, the European commission told us: “We take transparency very seriously.” One spokesperson after another, all from various EU agencies, informed us that the information was “freely available online”.

    But as Wilma Haan, director of the Open State Foundation, notes: “Just throwing a bunch of stuff online doesn’t make you transparent. People have to be able to find the information and verify it.”

    Yet that’s exactly what the EU did. The EU foundations and agencies we contacted referred us to dozens of different websites. In some cases, the information was relatively easy to find,
    but in others the data was fragmented or missing entirely. All too often, our searches turned up results such as “data soon available”
    or “no data available”.

    The website of the Asylum, Migration and Integration Fund (AMIF) – worth around €3.1bn – is typical of the problems we faced. While we were able to find a list of projects funded by AMIF online,

    the list only contains the names of the projects – not the countries in which they’re carried out. As a result, there’s only one way to find out what’s going on where: by Googling each of the project names individually.

    This lack of a clear overview has major consequences for the democratic process, says Tineke Strik, member of the European parliament (Green party). Under the guise of “flexibility”, the European parliament has “no oversight over the funds whatsoever”. Strik says: “In the best-case scenario, we’ll discover them listed on the European commission’s website.”

    At the EU’s Nigerian headquarters, one official explained that she does try to keep track of European countries’ migration-related projects to identify “gaps and overlaps”. When asked why this information wasn’t published online, she responded: “It’s something I do alongside my daily work.”
    Getting a feel for Europe’s migration spaghetti

    “There’s no way you’re going to get anywhere with this.”

    This was the response from a Correspondent member who researches government funding when we announced this project several months ago. Not exactly the most encouraging words to start our journey. Still, over the past few months, we’ve done our best to make as much progress as we could.

    Let’s start in the Netherlands, Maite’s home country. When we tried to find out how much Dutch tax money is spent in Nigeria on migration-related issues, we soon found ourselves down yet another rabbit hole.

    The Dutch ministry of foreign affairs, which controls all funding for Dutch foreign policy, seemed like a good starting point. The ministry divides its budget into centralised and decentralised funds. The centralised funds are managed in the Netherlands administrative capital, The Hague, while the decentralised funds are distributed by Dutch embassies abroad.

    Exactly how much money goes to the Dutch embassy in the Nigerian capital Abuja is unclear – no information is available online. When we contacted the embassy, they weren’t able to provide us with any figures, either. According to their press officer, these budgets are “fragmented”, and the total can only be determined at the end of the year.

    The ministry of foreign affairs distributes centralised funds through its departments. But migration is a topic that spans a number of different departments: the department for stabilisation and humanitarian aid (DSH), the security policy department (DVB), the sub-Saharan Africa department (DAF), and the migration policy bureau (BMB), to name just a few. There’s no way of knowing whether each department spends money on migration, let alone how much of it goes to Nigeria.

    Not to mention the fact that other ministries, such as the ministry of economic affairs and the ministry of justice and security, also deal with migration-related issues.

    Next, we decided to check out the Dutch development aid budget
    in the hope it would clear things up a bit. Unfortunately, the budget isn’t organised by country, but by theme. And since migration isn’t one of the main themes, it’s scattered over several different sections. Luckily, the document does contain an annex (https://www.rijksoverheid.nl/documenten/begrotingen/2019/09/17/hgis---nota-homogene-groep-internationale-samenwerking-rijksbegroting-) that goes into more detail about migration.

    In this annex, we found that the Netherlands spends a substantial chunk of money on “migration cooperation”, “reception in the region” and humanitarian aid for refugees.

    And then there’s the ministry of foreign affairs’ Stability Fund,
    the ministry of justice and security’s budget for the processing and repatriation of asylum seekers, and the ministry of education, culture and science’s budget for providing asylum seekers with an education.

    But again, it’s impossible to determine just how much of this funding finds its way to Nigeria. This is partly due to the fact that many migration projects operate in multiple countries simultaneously (in Nigeria, Chad and Cameroon, for example). Regional projects such as this generally don’t share details of how funding is divided up among the participating countries.

    Using data from the Dutch embassy and an NGO that monitors Dutch projects in Nigeria, we found that €6m in aid goes specifically to Nigeria, with another €19m for the region as a whole. Dutch law enforcement also provides in-kind support to help strengthen Nigeria’s border control.

    But hold on, there’s more. We need to factor in the money that the Netherlands spends on migration through its contributions to the EU.

    The Netherlands pays hundreds of millions into the European Development Fund (EDF), which is partly used to finance migration projects. Part of that money also gets transferred to another EU migration fund: the EUTF for Africa.
    The Netherlands also contributes directly to this fund.

    But that’s not all. The Netherlands also gives (either directly or through the EU) to a variety of other EU funds and agencies that finance migration projects in Nigeria. And just as in the Netherlands, these EU funds and agencies are scattered over many different offices. There’s no single “EU ministry of migration”.

    To give you a taste of just how convoluted things can get: the AMIF falls under the EU’s home affairs “ministry”

    (DG HOME), the Development Cooperation Instrument (DCI) falls under the “ministry” for international cooperation and development (DG DEVCO), and the Instrument contributing to Stability and Peace (IcSP) falls under the European External Action Service (EEAS). The EU border agency, Frontex, is its own separate entity, and there’s also a “ministry” for humanitarian aid (DG ECHO).

    Still with me?

    Because this was just the Netherlands.

    Now let’s take a look at Giacomo’s country of origin, Italy, which is also home to one of Europe’s largest Nigerian communities (surpassed only by the UK).

    Italy’s ministry of foreign affairs funds the Italian Agency for Development Cooperation (AICS), which provides humanitarian aid in north-eastern Nigeria, where tens of thousands of people have been displaced by the Boko Haram insurgency. AICS also finances a wide range of projects aimed at raising awareness of the risks of illegal migration. It’s impossible to say how much of this money ends up in Nigeria, though, since the awareness campaigns target multiple countries at once.

    This data is all available online – though you’ll have to do some digging to find it. But when it comes to the funds managed by Italy’s ministry of the interior, things start to get a bit murkier. Despite the ministry having signed numerous agreements on migration with African countries in recent years, there’s little trace of the money online. Reference to a €92,000 donation for new computers for Nigeria’s law enforcement and immigration services was all we could find.

    Things get even more complicated when we look at Italy’s “Africa Fund”, which was launched in 2017 to foster cooperation with “priority countries along major migration routes”. The fund is jointly managed by the ministry of foreign affairs and the ministry of the interior.

    Part of the money goes to the EUTF for Africa, but the fund also contributes to United Nations (UN) organisations, such as the UN Refugee Agency (UNHCR) and the International Organization for Migration (IOM), as well as to the Italian ministry of defence and the ministry of economy and finance.

    Like most European governments, Italy also contributes to EU funds and agencies concerned with migration, such as Frontex, Europol, and the European Asylum Support Office (EASO).

    And then there are the contributions to UN agencies that deal with migration: UNHCR, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), IOM, the UN Development Programme (UNDP), and the UN Office on Drugs and Crime (UNODC), to name just a few.

    Now multiply all of this by the number of European countries currently active in Nigeria. Oh, and let’s not forget the World Bank,

    which has only recently waded into the waters of the migration industry.

    And then there are the European development banks. And the EU’s External Investment Plan, which was launched in 2016 with the ambitious goal of generating €44bn in private investments in developing countries, with a particular focus on migrants’ countries of origin. Not to mention the regional “migration dialogues”
    organised in west Africa under the Rabat Process and the Cotonou Agreement.

    This is the European migration spaghetti.
    How we managed to compile a list nonetheless

    By now, one thing should be clear: there are a staggering number of ministries, funds and departments involved in European migration spending. It’s no wonder that no one in Europe seems to have a clear overview of the situation. But we thought that maybe, just maybe, there was one party that might have the overview we seek: Nigeria. After all, the Nigerian government has to be involved in all the projects that take place there, right?

    We decided to ask around in Nigeria’s corridors of power. Was anyone keeping track of European migration funding? The Ministry of Finance? Or maybe the Ministry of the Interior, or the Ministry of Labour and Employment?

    Nope.

    We then tried asking Nigeria’s anti-trafficking agency (NAPTIP), the Nigeria Immigration Service (NIS), the Nigerians in Diaspora Commission, and the National Commission for Refugees, Migrants and Internally Displaced Persons (NCFRMI).

    No luck there, either. When it comes to migration, things are just as fragmented under the Nigerian government as they are in Europe.

    In the meantime, we contacted each of the European embassies in Nigeria.
    This proved to be the most fruitful approach and yielded the most complete lists of projects. The database of the International Aid Transparency Initiative (IATI)
    was particularly useful in fleshing out our overview.

    So does that mean our list is now complete? Probably not.

    More to the point: the whole undertaking is highly subjective, since there’s no official definition of what qualifies as a migration project and what doesn’t.

    For example, consider initiatives to create jobs for young people in Nigeria. Would those be development projects or trade projects? Or are they actually migration projects (the idea being that young people wouldn’t migrate if they could find work)?

    What about efforts to improve border control in northern Nigeria? Would they fall under counterterrorism? Security? Institutional development? Or is this actually a migration-related issue?

    Each country has its own way of categorising projects.

    There’s no single, unified standard within the EU.

    When choosing what to include in our own overview, we limited ourselves to projects that European countries themselves designated as being migration related.

    While it’s certainly not perfect, this overview allows us to draw at least some meaningful conclusions about three key issues: where the money is going, where it isn’t going, and what this means for Nigeria.
    1) Where is the money going?

    In Nigeria, we found

    If you’d like to work with the data yourself, feel free to download the full overview here.
    50 migration projects being funded by 11 different European countries, as well as 32 migration projects that rely on EU funding. Together, they amount to more than €770m in funding.

    Most of the money from Brussels is spent on improving Nigerian border control:
    more than €378m. For example, the European Investment Bank has launched a €250m initiative

    to provide all Nigerians with biometric identity cards.

    The funding provided by individual countries largely goes to projects aimed at creating employment opportunities

    in Nigeria: at least €92m.

    Significantly, only €300,000 is spent on creating more legal opportunities to migrate – less than 0.09% of all funding.

    We also found 47 “regional” projects that are not limited to Nigeria, but also include other countries.
    Together, they amount to more than €775m in funding.
    Regional migration spending is mainly focused on migrants who have become stranded in transit and is used to return them home and help them to reintegrate when they get there. Campaigns designed to raise awareness of the dangers of travelling to Europe also receive a relatively large proportion of funding in the region.

    2) Where isn’t the money going?

    When we look at the list of institutions – or “implementing agencies”, as they’re known in policy speak – that receive money from Europe, one thing immediately stands out: virtually none of them are Nigerian organisations.

    “The EU funds projects in Nigeria, but that money doesn’t go directly to Nigerian organisations,” says Charles Nwanelo, head of migration at the NCFRMI.

    See their website here.
    “Instead, it goes to international organisations, such as the IOM, which use the money to carry out projects here. This means we actually have no idea how much money the EU is spending in Nigeria.”

    We hear the same story again and again from Nigerian government officials: they never see a cent of European funding, as it’s controlled by EU and UN organisations. This is partially a response to corruption within Nigerian institutions – Europe feels it can keep closer tabs on its money by channelling it through international organisations. As a result, these organisations are growing rapidly in Nigeria. To get an idea of just how rapidly: the number of people working for the IOM in Nigeria has more than quadrupled over the past two years.

    Of course, this doesn’t mean that Nigerian organisations are going unfunded. Implementing agencies are free to pass funding along to Nigerian groups. For example, the IOM hires Nigerian NGOs to provide training for returning migrants and sponsors a project that provides training and new software to the Nigerian immigration service.

    Nevertheless, the system has inevitably led to the emergence of a parallel aid universe in which the Nigerian government plays only a supporting role. “The Nigerian parliament should demand to see an overview of all current and upcoming projects being carried out in their country every three months,” says Bob van Dillen, migration expert at development organisation Cordaid.

    But that would be “difficult”, according to one German official we spoke to, because “this isn’t a priority for the Nigerian government. This is at the top of Europe’s agenda, not Nigeria’s.”

    Most Nigerian migrants to Europe come from Edo state, where the governor has been doing his absolute best to compile an overview of all migration projects. He set up a task force that aims to coordinate migration activities in his state. The task force has been largely unsuccessful because the EU doesn’t provide it with any direct funding and doesn’t require member states to cooperate with it.

    3) What are the real-world consequences for Nigeria?

    We’ve established that the Nigerian government isn’t involved in allocating migration spending and that local officials are struggling to keep tabs on things. So who is coordinating all those billions in funding?

    Each month, the European donors and implementing agencies mentioned above meet at the EU delegation to discuss their migration projects. However, diplomats from multiple European countries have told us that no real coordination takes place at these meetings. No one checks to see whether projects conflict or overlap. Instead, the meetings are “more on the basis of letting each other know”, as one diplomat put it.

    One German official noted: “What we should do is look together at what works, what doesn’t, and which lessons we can learn from each other. Not to mention how to prevent people from shopping around from project to project.”

    Other diplomats consider this too utopian and feel that there are far too many players to make that level of coordination feasible. In practice, then, it seems that chaotic funding streams inevitably lead to one thing: more chaos.
    And we’ve only looked at one country ...

    That giant plate of spaghetti we just sifted through only represents a single serving – other countries have their own versions of Nigeria’s migration spaghetti. Alongside Nigeria, the EU has also designated Mali, Senegal, Ethiopia and Niger as “priority countries”. The EU’s largest migration fund, the EUTF, finances projects in 26 different African countries. And the sums of money involved are only going to increase.

    When we first started this project, our aim was to chart a path through the new European zeal for funding. We wanted to track the flow of migration money to find answers to some crucial questions: will this funding help Nigerians make better lives for themselves in their own country? Will it help reduce the trafficking of women? Will it provide more safe, legal ways for Nigerians to travel to Europe?

    Or will it primarily go towards maintaining the international aid industry? Does it encourage corruption? Does it make migrants even more vulnerable to exploitation along the way?

    But we’re still far from answering these questions. Recently, a new study by the UNDP

    called into question “the notion that migration can be prevented or significantly reduced through programmatic and policy responses”.

    Nevertheless, European programming and policy responses will only increase in scope in the coming years.

    But the more Europe spends on migration, the more tangled the spaghetti becomes and the harder it gets to check whether funds are being spent wisely. With the erosion of transparency comes the erosion of democratic oversight.

    So to anyone who can figure out how to untangle the spaghetti, we say: be our guest.

    https://thecorrespondent.com/154/europe-spends-billions-stopping-migration-good-luck-figuring-out-where-the-money-actually-goes/171168048128-fac42704
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Nigeria #EU #EU #Union_européenne #externalisation #frontières #contrôles_frontaliers #Frontex #Trust_fund #Pays-Bas #argent #transparence (manque de - ) #budget #remittances #AMIF #développement #aide_au_développement #European_Development_Fund (#EDF) #EUTF_for_Africa #European_Neighbourhood_Instrument (#ENI) #Development_Cooperation_Instrument (#DCI) #Italie #Banque_mondiale #External_Investment_Plan #processus_de_rabat #accords_de_Cotonou #biométrie #carte_d'identité_biométrique #travail #développement #aide_au_développement #coopération_au_développement #emploi #réintégration #campagnes #IOM #OIM

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749
    Et ajouté à la métaliste développement/migrations :
    https://seenthis.net/messages/733358

    ping @isskein @isskein @pascaline @_kg_

    • Résumé en français par Jasmine Caye (@forumasile) :

      Pour freiner la migration en provenance d’Afrique les dépenses européennes explosent

      Maite Vermeulen est une journaliste hollandaise, cofondatrice du site d’information The Correspondent et spécialisée dans les questions migratoires. Avec deux autres journalistes, l’italien Giacomo Zandonini (Italie) et le nigérian Ajibola Amzat, elle a tenté de comprendre les raisons derrières la flambée des dépenses européennes sensées freiner la migration en provenance du continent africain.

      Depuis le Nigéria, Maite Vermeulen s’est intéressée aux causes de la migration nigériane vers l’Europe et sur les milliards d’euros déversés dans les programmes humanitaires et sécuritaires dans ce pays. Selon elle, la politique sécuritaire européenne n’empêchera pas les personnes motivées de tenter leur chance pour rejoindre l’Europe. Elle constate que les fonds destinés à freiner la migration sont toujours attribués aux mêmes grandes organisations gouvernementales ou non-gouvernementales. Les financements européens échappent aussi aux évaluations d’impact permettant de mesurer les effets des aides sur le terrain.

      Le travail de recherche des journalistes a duré six mois et se poursuit. Il est financé par Money Trail un projet qui soutient des journalistes africains, asiatiques et européens pour enquêter en réseau sur les flux financiers illicites et la corruption en Afrique, en Asie et en Europe.

      Les Nigérians ne viennent pas en Europe pour obtenir l’asile

      L’équipe a d’abord tenté d’élucider cette énigme : pourquoi tant de nigérians choisissent de migrer vers l’Europe alors qu’ils n’obtiennent quasiment jamais l’asile. Le Nigéria est un pays de plus de 190 millions d’habitants et l’économie la plus riche d’Afrique. Sa population représente le plus grand groupe de migrants africains qui arrivent en Europe de manière irrégulière. Sur les 180 000 migrants qui ont atteint les côtes italiennes en 2016, 21% étaient nigérians. Le Nigéria figure aussi régulièrement parmi les cinq premiers pays d’origine des demandeurs d’asile de l’Union européenne. Près de 60% des requérants nigérians proviennent de l’Etat d’Edo dont la capitale est Bénin City. Pourtant leurs chance d’obtenir un statut de protection sont minimes. En effet, seuls 9% des demandeurs d’asile nigérians reçoivent l’asile dans l’UE. Les 91% restants sont renvoyés chez eux ou disparaissent dans la nature.

      Dans l’article Want to make sense of migration ? Ask the people who stayed behind, Maite Vermeulen explique que Bénin City a été construite grâce aux nigérians travaillant illégalement en Italie. Et les femmes sont peut-être bien à l’origine d’un immense trafic de prostituées. Elle nous explique ceci :

      “Pour comprendre le présent, il faut revenir aux années 80. À cette époque, des entreprises italiennes étaient établies dans l’État d’Edo. Certains hommes d’affaires italiens ont épousé des femmes de Benin City, qui sont retournées en Italie avec leur conjoint. Ils ont commencé à exercer des activités commerciales, à commercialiser des textiles, de la dentelle et du cuir, de l’or et des bijoux. Ces femmes ont été les premières à faire venir d’autres femmes de leur famille en Italie – souvent légalement, car l’agriculture italienne avait cruellement besoin de travailleurs pour cueillir des tomates et des raisins. Mais lorsque, à la fin des années 80, la chute des prix du pétrole a plongé l’économie nigériane à l’arrêt, beaucoup de ces femmes d’affaires ont fait faillite. Les femmes travaillant dans l’agriculture ont également connu une période difficile : leur emploi est allé à des ouvriers d’Europe de l’Est. Ainsi, de nombreuses femmes Edo en Italie n’avaient qu’une seule alternative : la prostitution. Ce dernier recours s’est avéré être lucratif. En peu de temps, les femmes ont gagné plus que jamais auparavant. Elles sont donc retournées à Benin City dans les années 1990 avec beaucoup de devises européennes – avec plus d’argent, en fait, que beaucoup de gens de leur ville n’en avaient jamais vu. Elles ont construit des appartements pour gagner des revenus locatifs. Ces femmes étaient appelées « talos », ou mammas italiennes. Tout le monde les admirait. Les jeunes femmes les considéraient comme des modèles et voulaient également aller en Europe. Certains chercheurs appellent ce phénomène la « théorie de la causalité cumulative » : chaque migrant qui réussit entraîne plus de personnes de sa communauté à vouloir migrer. A cette époque, presque personne à Benin City ne savait d’où venait exactement l’argent. Les talos ont commencé à prêter de l’argent aux filles de leur famille afin qu’elles puissent également se rendre en Italie. Ce n’est que lorsque ces femmes sont arrivées qu’on leur a dit comment elles devaient rembourser le prêt. Certaines ont accepté, d’autres ont été forcées. Toutes gagnaient de l’argent. Dans les premières années, le secret des mammas italiennes était gardé au sein de la famille. Mais de plus en plus de femmes ont payé leurs dettes – à cette époque, cela prenait environ un an ou deux – et elles ont ensuite décidé d’aller chercher de l’argent elles-mêmes. En tant que « Mamas », elles ont commencé à recruter d’autres femmes dans leur ville natale. Puis, lentement, l’argent a commencé à manquer à Benin City : un grand nombre de leurs femmes travaillaient dans l’industrie du sexe en Italie.”

      Aujourd’hui, l’Union européenne considère le Nigéria comme son plus important “partenaire migratoire”et depuis quelques années les euros s’y déversent à flots afin de financer des programmes des sécurisation des frontières, de création d’emploi, de lutte contre la traite d’être humains et des programmes de sensibilisation sur les dangers de la migration vers l’Europe.
      Le “cartel migratoire” ou comment peu d’organisation monopolisent les projets sur le terrain

      Dans un autre article intitulé A breakdown of Europe’s € 1.5 billion migration spending in Nigeria, les journalistes se demandent comment les fonds européens sont alloués au Nigéria. Encore une fois on parle ici des projets destinés à freiner la migration. En tout ce sont 770 millions d’euros investis dans ces “projets migration”. En plus, le Nigéria bénéficie d’autres fonds supplémentaires à travers les “projets régionaux” qui s’élèvent à 775 millions d’euros destinés principalement à coordonner et organiser les retours vers les pays d’origines. Mais contrairement aux engagements de l’Union européenne les fonds alloués aux projets en faveur de la migration légale sont très inférieurs aux promesses et représentent 0.09% des aides allouées au Nigéria.

      A qui profitent ces fonds ? Au “cartel migratoire” constitué du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), de l’Organisation internationale des migrations (OIM), de l’UNICEF, de l’Organisation internationale du travail (OIL), de l’Organisation internationale des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC). Ces organisations récoltent près de 60% des fonds alloués par l’Union européenne aux “projets migration” au Nigéria et dans la région. Les ONG et les consultants privés récupèrent 13% du total des fonds alloués, soit 89 millions d’euros, le double de ce qu’elles reçoivent en Europe.
      Les montants explosent, la transparence diminue

      Où va vraiment l’argent et comment mesurer les effets réels sur les populations ciblées. Quels sont les impacts de ces projets ? Depuis 2015, l’Europe a augmenté ses dépenses allouées à la migration qui s’élèvent désormais à plusieurs milliards.

      La plus grande partie de ces fonds est attribuée à l’Afrique. Dans l’article Europe spends billions stopping migration. Good luck figuring out where the money actually goes, Maite Vermeulen, Ajibola Amzat et Giacomo Zandonini expliquent que l’UE prévoit de doubler ces dépenses dans le budget 2021-2027 et quadrupler les dépenses sur le contrôle des frontières.

      Des mois de recherche n’ont pas permis de comprendre comment étaient alloués les fonds pour la migration. Les sites internet sont flous et de nombreux bureaucrates européens se disent incapables concilier les dépenses car la transparence fait défaut. Difficile de comprendre l’allocation précise des fonds de l’Union européenne et celle des fonds des Etats européens. Le tout ressemble, selon les chercheurs, à un immense plat de spaghettis. Ils se posent une question importante : si eux n’y arrivent pas après des mois de recherche comment les députés européens pourraient s’y retrouver ? D’autres chercheurs et fonctionnaires européens qualifient les dépenses de migration de l’UE d’opaques. La consultation de nombreux sites internet, documents officiels, rapports annuels et budgets, et les nombreuses demandes d’accès à l’information auprès de plusieurs pays européens actifs au Nigéria ainsi que les demandes d’explications adressées à la Commission européenne n’ont pas permis d’arriver à une vision globale et précise des budgets attribués à la politique migratoire européenne. Selon Tineke Strik, député vert au parlement européen, ce manque de clarté a des conséquences importantes sur le processus démocratique, car sans vision globale précise, il n’y a pas vraiment de surveillance possible sur les dépenses réelles ni sur l’impact réel des programmes sur le terrain.

      https://thecorrespondent.com/154/europe-spends-billions-stopping-migration-good-luck-figuring-out-where-the-money-actually-goes/102663569008-2e2c2159

  • Pourquoi #Staline a-t-il réhabilité l’#Église_orthodoxe russe ? - Russia Beyond FR

    https://fr.rbth.com/histoire/83907-staline-rehabilitation-eglise-urss

    Les bolcheviks ont opprimé l’Église orthodoxe après s’être emparés du pouvoir en Russie - mais Staline, malgré toute sa cruauté, a amélioré la situation dans ce domaine.

    #russie #religion #urss #union_soviétique

  • La première catastrophe de #Bhopal date du 3 décembre 1984. La fuite de plus de 40 tonnes de gaz toxiques provenant de l’usine #Union_Carbide, fait de nombreuses victimes. Selon les estimations, entre 5000 et 25 000 personnes ont perdu la vie. 150 000 victimes souffrent de maladies chroniques, Plus de 574 000 personnes ont été exposées à ces gaz.
    https://www.arte.tv/fr/videos/090185-000-A/inde-bhopal-35-ans-apres

    35 ans plus tard, l’usine est toujours là, au milieu d’une zone densément peuplée. Le site n’a jamais été décontaminé. Pas plus que les bassins d’évaporation où des déchets toxiques ont été enterrés. La contamination des nappes phréatiques se poursuit et empoisonne les habitants. De plus en plus d’enfants naissent avec un handicap physique ou mental dans les quartiers pollués.

    L’équipe d’Arte Reportage s’est rendue à Bhopal et a notamment suivi les activités de Chingari et Sambhavna, deux ONG, qui fournissent des soins gratuits aux victimes, pour palier l’inefficacité, voire l’absence des services publics de santé.

    #pesticides

  • Carte. De l’adhésion au rejet (parfois) : géohistoire des frontières de l’Union européenne

    https://www.diploweb.com/Carte-De-l-adhesion-au-rejet-parfois-geohistoire-des-frontieres-de-l-Union

    Comment les frontières de l’#UE évoluent-elles dans le temps, entre élargissements, candidatures délicates et rejets ? T. Merle répond brillamment avec une carte commentée disponible sous deux formats. En pied de page, vous trouverez la carte en grande taille format JPEG... et un lien secret pour la télécharger au format PDF.

    #europe #union_européenne #frontières

  • Le procès de la #mafia qui voulait régner sur la #Vallée_d’Aoste

    Avec la complicité d’élus valdôtains, une cellule mafieuse de la ’#Ndrangheta tissait son emprise sur la région alpine limitrophe de la Suisse. Les mafieux présumés et leurs affidés politiques vont comparaître devant la #justice.

    C’est un #procès retentissant, impliquant 14 membres présumés de la ’Ndrangheta et trois élus locaux, qui commencera le 12 décembre dans la Vallée d’Aoste. Les accusés doivent répondre du chef d’association mafieuse. Le 23 janvier, à l’issue d’une enquête lancée cinq ans plus tôt, les Valdôtains assistaient, médusés, à un coup de filet policier qui levait le voile sur la collusion entre la pègre calabraise et la politique locale. La plus petite région d’Italie se découvrait être une cible de choix pour la plus grande organisation criminelle du pays.

    Le but des mafieux était clair : prendre le contrôle du territoire. « Nous, les Calabrais, représentons un quart de la population valdôtaine », soit 32 000 habitants sur 125 000, se vantait le gérant d’une pizzeria d’Aoste mis sur écoute par le parquet qui le soupçonnait d’être un boss de la ’Ndrangheta. L’importante présence calabraise dans la Vallée d’Aoste avait une fonction de réservoir électoral, que la mafia a utilisé pour infiltrer la politique. Une tactique apprise après un précédent revers.

    Protéger leurs investissements

    En 2014 déjà, cinq mafieux avaient été condamnés pour extorsion, vol et tentative d’homicide. Des crimes en relation avec les affaires de la ’Ndrangheta dans l’immobilier, les jeux d’argent et la restauration. Pour protéger leurs investissements, les mafieux ont alors commencé à tisser leur toile autour de la politique valdôtaine. Les trois élus inculpés jeudi auraient bénéficié des bulletins de vote garantis par l’organisation. Deux d’entre eux étaient issus du premier parti de la région, l’Union valdôtaine, le puissant mouvement autonomiste érigé en défenseur du particularisme culturel et linguistique local.

    Les écoutes téléphoniques ont fait état d’échanges nourris entre les mafieux et les politiciens. Elue sans bannière politique, une conseillère municipale de Saint-Pierre, près d’Aoste, avait par exemple piloté l’attribution du service de transport scolaire à la société d’un homme proche de la ’Ndrangheta. En contrepartie, elle aurait obtenu que « les mafieux exercent des pressions sur les autres conseillers municipaux qui lui causaient des difficultés », explique la magistrate Silvia Salvadori, chargée de l’enquête judiciaire. Selon cette dernière, « les mafieux voulaient gouverner la Vallée d’Aoste ».

    La ’Ndrangheta entendait infiltrer tous les étages de la politique, législatifs et exécutifs, communaux et régionaux. Le maire de la ville d’Aoste, Fulvio Centoz, membre du Parti démocrate, a par exemple été approché, sans succès, par un boss mafieux. Cet épisode ainsi que l’arrestation d’un conseiller municipal pour ses liens présumés avec la pègre ont valu à la ville d’#Aoste un audit ministériel. La procédure, qui frappe aussi la commune de #Saint-Pierre, est susceptible d’aboutir à une mise sous tutelle du chef-lieu valdôtain pour #infiltration_mafieuse. Les enquêteurs ont aussi observé des contacts, apparemment infructueux, entre des mafieux présumés et l’ex-président de la région, #Augusto_Rollandin. Surnommé l’« #Empereur_Auguste », cet ex-homme fort de l’#Union_valdôtaine a influé, pendant plus d’un quart de siècle, sur la vie politique de la Vallée d’Aoste, avant de céder le pouvoir en 2017.

    « La fin du #déni »

    « Ce procès signe la fin du déni local à l’égard de la présence mafieuse », affirme Roberto Mancini, journaliste à Aoste et expert en criminalité mafieuse. Selon lui, l’élite politique et économique valdôtaine a trop longtemps refusé de regarder la réalité en face. « Comment la ’Ndrangheta a-t-elle réussi à percer aussi en profondeur dans le tissu social et politique ? Le procès devra répondre à cette question cruciale pour l’avenir de la région », espère Donatella Corti, présidente de la section valdôtaine de Libera, la plus importante ONG nationale antimafia. « Il devra aussi permettre de faire la lumière sur le réseau de complicités locales qui a permis aux clans de prospérer. » La Vallée d’Aoste pourra alors mesurer l’étendue de l’emprise mafieuse sur son territoire.

    « Une mise sous tutelle de la ville d’Aoste serait un tremblement de terre »

    Alors qu’il était en lice pour la mairie d’Aoste en 2015, Fulvio Centoz dîne avec des amis dans une pizzeria du quartier administratif de la ville. Le lieu est placé sur écoute par le parquet antimafia, qui tient le gérant calabrais de l’établissement dans son viseur. Ce dernier offre son « appui électoral », une proposition que le candidat décline instinctivement. Fulvio Centoz remportera plus tard la mairie. En janvier dernier, l’épisode fait l’objet d’une fuite dans la presse, au lendemain de l’arrestation d’un conseiller municipal d’Aoste pour ses accointances avec la ’Ndrangheta. Ces faits motivent un audit ministériel pour infiltration mafieuse. La Vallée d’Aoste est sous le choc : son chef-lieu risque d’être mis sous tutelle. Le ministre italien de l’Intérieur devrait rendre sa décision avant la fin de l’année.

    Si la ville d’Aoste devait être mise sous tutelle pour infiltration mafieuse, quelles en seraient les conséquences ?
    Fulvio Centoz : A mon sens, il n’y a pas d’éléments susceptibles d’aboutir à cette conclusion. Je suis confiant. Cela dit, une mise sous tutelle provoquerait un séisme dans toute la région, et au-delà. Elle aurait des répercussions politiques, favorisant la montée des extrêmes, mais aussi économiques, avec un impact négatif sur les investissements et le tourisme. La Vallée d’Aoste cesserait d’être ce paradis alpin, cette île de bonheur, qui a fait sa fortune. Ce dégât d’image serait probablement irréparable.

    Pourquoi n’avez-vous pas dénoncé l’épisode de la pizzeria aux autorités judiciaires ?

    Le gérant de l’établissement ne s’est jamais présenté comme étant un boss ou un émissaire de la ’Ndrangheta. Et rien ne me permettait à l’époque de le soupçonner, son nom n’ayant jamais fait son apparition dans la presse, ni dans les comptes rendus judiciaires connus du public. J’ai tiré la conclusion qu’il s’agissait d’un petit entrepreneur qui se vantait, comme tant d’autres, d’avoir une influence politique. Pour savoir si le gérant d’une pizzeria est un mafieux, il faudrait disposer du niveau d’information du parquet anti.

    Quelles leçons tirez-vous de cette mésaventure ?

    Le niveau d’alerte face à la menace d’infiltration mafieuse doit être relevé. L’an prochain auront lieu les élections communales en Vallée d’Aoste. Les candidats sont prévenus : la ’Ndrangheta cherchera à gagner leurs faveurs. Gare toutefois à ne pas céder aux amalgames. Tous les Calabrais ne sont pas mafieux ! J’ai toujours lancé cette mise en garde, on ne doit pas criminaliser toute une communauté.

    https://www.letemps.ch/monde/proces-mafia-voulait-regner-vallee-daoste
    #Italie

  • Michel, un Belge arrêté samedi à Paris : « C’est une situation ahurissante » C. Hick, L. Henrard - 21 Octobre 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_michel-un-belge-arrete-samedi-a-paris-c-est-une-situation-ahurissante?id

    Michel* était à Paris, ce samedi 16 novembre, dans le cadre "d’une exposition artistique et d’une visite touristique", explique-t-il. C’est en voulant retourner à la gare du Nord pour rentrer en Belgique, qu’il est tombé, sans le vouloir, dit-il, sur un rassemblement marquant le premier anniversaire du mouvement des gilets jaunes, dans le centre-ville.

    En un instant, tout bascule. Il est arrêté puis placé en détention pendant 4 jours. On lui reproche d’avoir voulu monter une barricade contre les CRS. Ce n’est que ce mercredi soir que Michel a retrouvé la liberté. Aujourd’hui, il nous donne sa version des faits depuis Paris, où nous l’avons rencontré.

     » On n’allait pas là pour manifester", se justifie-t-il. "On a pris une sortie de métro et tout à coup on a vu de la fumée, un feu de poubelles puis des gaz lacrymogènes. Et il y a eu un mouvement de foule. On n’y voyait plus rien. Finalement on s’est retrouvés devant des barrières de chantier. On a juste touché une barrière pour essayer de la faire pivoter et s’en aller. Et c’est là qu’un policier m’a donné un gros coup au visage. J’étais parterre. Ils m’ont mis des colsons et m’ont emmené vers leur camionnette où j’ai été tabassé. J’ai des coups dans le dos, à la hanche, au biceps, sur la tête, sur le genou. J’ai vraiment été maltraité."

    Jessica, une autre Belge que Michel présente comme une collègue, connaît une mésaventure similaire. Elle est ce soir toujours en détention.

    Relâchés… puis arrêtés à nouveau *
    Pourtant, dimanche, Michel et Jessica sont passés en comparution immédiate devant un juge qui les a relaxés. Aucune charge n’a été retenue contre eux.

    Mais à la sortie du tribunal, Michel et Jessica ont à nouveau été arrêtés. Ils font l’objet d’un ordre de quitter le territoire. En principe, pour les ressortissants européens, cette mesure doit être appliquée dans les trente jours et sans privation de liberté. Sauf si la personne concernée représente une menace grave pour la sécurité des citoyens.

    Mais Michel et Jessica ont été envoyés dans un centre de rétention. Ils ont été présentés ce mercredi soir, chacun de leur côté cette fois, à un juge administratif. Le premier a libéré Michel. Mais le second a maintenu Jessica en centre de rétention où elle se trouve donc toujours.

    Et on apprend ce soir que le préfet de police de Paris a fait appel de la remise en liberté de Michel. Le préfet veut donc qu’il retourne au centre de rétention.

    L’avocat des deux Belges dénonce un abus de pouvoir de la préfecture de police et une situation totalement ubuesque. Quant à Michel, il se dit "très stressé et très choqué" , car dit-il, il n’a pas encore récupéré sa carte d’identité. "C’est ahurissant de se retrouver dans une situation pareille."

    (*prénom d’emprunt, ndlr)

    #répression #police #france #violences_policières #gilets_jaunes #manifestations #brutalité_policière #violence #homme #femme #paris #comparution_immédiate

  • La « culture du pouvoir », pour quoi faire ?

    L’approche des élections municipales fait rentrer le maire de Grenoble Eric Piolle dans une nouvelle dimension politique nationale. L’union de la gauche à la grenobloise est prise en modèle dans quantité de villes françaises. Le député-reporter François Ruffin en a fait une égérie du « Front populaire écologique » qu’il entend construire. Samedi, lors d’un meeting commun à Amiens, Piolle a exhorté les militants amienois à acquérier la "culture du pouvoir". Mais pourquoi faire ?

    Voici un article du Postillon de fin septembre qui revient sur cette nouvelle lubie.

    –---------------------------

    Ne se sentant plus pisser après leur très relatif « bon score » aux Européennes [1], les Verts répètent à l’envi qu’ils sont en « capacité de gouverner » et qu’ils doivent développer une « culture du pouvoir ». Mais pour quoi faire ? Cinq ans et demi de municipalité écologiste grenobloise ont prouvé que ce parti et ses alliés étaient effectivement en « capacité de gouverner », c’est-à-dire de poursuivre globalement les politiques menées depuis des décennies, autoritarisme et langue de bois compris.

    voir la suite : https://www.lepostillon.org/Nouvel-article-No-830.html

    #Ruffin #Piolle #Uniondelagauche #Tartuffe

  • Aleksandr #Rodchenko, Lenin workers’ club in Paris (1925) | The Charnel-House

    https://thecharnelhouse.org/2014/05/29/aleksandr-rodchenko-lenin-workers-club-in-paris-1925

    For now, here are some photos and drawings of Rodchenko’s famous design along with some well-known passages written at the time of the exhibition. It appeared as part of the same show that saw the premier of architect Konstantin Mel’nikov’s outstanding Soviet Pavilion.

    Here’s Petr Kogan, an historian of art and literature, who wrote the catalogue introducing the club’s design:

    Our section [of the exposition] has no luxury furniture or precious fabrics. At the Grand Palace visitors won’t find furs or diamonds. But those who can feel the rising tide of the creative classes will be able to appreciate the studied simplicity and severe style of the workers’ club and rural reading room…We are convinced that our new constructors have had much to say to the world and that everything most vibrant in humanity will not delay us from knowing and seizing through art the true meaning of our struggle. With this conviction we resolutely enter the lists of the new artistic competition among nations.

    And here’s a passage by Rodchenko himself that’s often cited in connection with “comradely objects.” The Soviet avant-garde understood itself to be fashioning a new world.

    #design #art #aménagement_intérieur #communisme #urss #union_soviétique #architectur #modernisme #avant-garde_soviétique #camarades #travailleurs

  • Radical chic: #Avant-garde fashion design in the Soviet 1920s | The Charnel-House
    https://thecharnelhouse.org/2014/07/05/radical-chic-avant-garde-fashion-design-in-the-soviet-1920s

    Ref­er­ence was made in passing to of­fi­cial “mes­sages” about waist-to-hip ra­tios passed down from the 1930s, but it seemed just leap out of the blue. Not en­tirely sure what she’s talk­ing about.

    It would be in­ter­est­ing to know what she made of the really av­ant-garde fash­ion ex­per­i­ments of the 1920s, however, with Var­vara Stepan­ova’s col­or­ful tex­tile pat­terns, Li­ubov Pop­ova’s sportswear, Vladi­mir Tat­lin’s work out­fits, and Vera Mukh­ina’s gen­er­al ward­robe ad­vice.

    These designs were ex­pli­citly in­ten­ded for mass pro­duc­tion and con­sump­tion, cloth­ing the masses. It was part of the fu­sion of art with life, de­signed to make the world more beau­ti­ful. Pop­ova once re­por­ted:

    No artist­ic suc­cess has giv­en me such sat­is­fac­tion as the sight of a peas­ant or a work­er buy­ing a length of ma­ter­i­al de­signed by me.

    I’ve re­cently come across a num­ber of im­ages of av­ant-garde fash­ion design in the So­viet 1920s. Quite dif­fer­ent from the chic styles pre­ferred in bour­geois France at the time, out­side of per­haps the mod­ish cu­bism of Sophia Delaunay. So I’m post­ing them here. En­joy.

    #Mode #design #textile #avant-garde_soviétique #urss #union_soviétique

  • The Graveyard of Utopia: Soviet Urbanism and the Fate of the International #Avant-Garde | The Charnel-House

    https://thecharnelhouse.org/2011/11/22/the-graveyard-of-utopia-soviet-urbanism-and-the-fate-of-the-interna

    « Poster for the First Five-Year Plan (1928), with vaguely antisemitic overtones »

    « #VKhUTEMAS poster celebrating the Five-Year Plan »

    Introduction

    Comrades!

    The twin fires of war and revolution have devastated both our souls and our cities. The palaces of yesterday’s grandeur stand as burnt-out skeletons. The ruined cities await new builders[…]

    To you who accept the legacy of Russia, to you who will (I believe!) tomorrow become masters of the whole world, I address the question: with what fantastic structures will you cover the fires of yesterday?

    — Vladimir Maiakovskii, “An Open Letter to the Workers”[1]

    Utopia transforms itself into actuality. The fairy tale becomes a reality. The contours of socialism will become overgrown with iron flesh, filled with electric blood, and begin to dwell full of life. The speed of socialist building outstrips the most audacious daring. In this lies the distinctive character and essence of the epoch.

    — I. Chernia, “The Cities of Socialism”[2]

    Between 1928 and 1937, the world witnessed the convergence of some of the premier representatives of European architectural modernism in Moscow, Leningrad, and other cities throughout the Soviet Union. Never before had there been such a concentration of visionary architectural talent in one place, devoting its energy to a single cause. Both at home and abroad, the most brilliant avant-garde minds of a generation gathered in Russia to put forth their proposals for the construction of a radically new society. Never before had the stakes seemed so high. For it was out of the blueprints for this new society that a potentially international architecture and urbanism could finally be born, the likes of which might then alter the face of the entire globe. And from this new built environment, it was believed, would emerge the outlines of the New Man, as both the outcome of the new social order and the archetype of an emancipated humanity. With such apparently broad and sweeping implications, it is therefore little wonder that its prospective realization might have then attracted the leading lights of modernist architecture, both within the Soviet Union and without. By that same account, it is hardly surprising that the architectural aspect of engineering a postcapitalist society would prove such a captivating subject of discussion to such extra-architectural discourses as politics, sociology, and economics.

    #architecture #modernisme #urss #union_soviétique #urbanisme #urban_matter #utopie_urbaine

  • Современная архитектура : Organ of architectural modernism in the Soviet Union, 1926-1930 | The Charnel-House

    https://thecharnelhouse.org/2015/03/26/%d1%81%d0%be%d0%b2%d1%80%d0%b5%d0%bc%d0%b5%d0%bd%d0%bd%d0%b0%d1%8f-

    Sovremennaia arkhitektura [Modern Architecture, or SA] was published every other month by the Society of Modern Architects [OSA] from 1926 to 1930. In all, the magazine ran for thirty issues, counting double-issues as two. A few years ago I uploaded some crude photographs of individual pages from originals stored in Columbia’s Avery Library. Tatlin has since republished the iconic journal, however, so anyone with the money and means to scan them could upload much higher-quality versions. For now, here are some that have been digitized for the Russian website Techne, which I’ve taken the liberty of running through ABBYY FineReader:

    #architecture #modernisme #urss #union_soviétique

  • Jusqu’à quand l’#OTAN ?, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, novembre 2019)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/11/HALIMI/60956

    Dorénavant, l’Union compte une majorité d’États qui ont participé aux aventures impériales des #États-Unis (seize de ses membres actuels ont contribué à la guerre d’#Irak) ; elle relaie l’ingérence de Washington en Amérique latine (d’où la reconnaissance absurde de l’opposition vénézuélienne comme gouvernement légal) ; elle feint de s’opposer aux caprices de l’administration Trump, mais rentre dans le rang sitôt que celle-ci menace de la punir (#sanctions économiques contre les entreprises qui commercent avec l’Iran). L’#Europe pesait davantage au #Proche-Orient avant son élargissement. Et si Charles de Gaulle s’opposait à l’adhésion du #Royaume-Uni au Marché commun parce qu’il pensait que ce pays deviendrait le cheval de Troie américain sur le Vieux Continent, les États-Unis n’ont rien à craindre du Brexit. Car, au fil des décennies, l’#Union_européenne est devenue leur écurie.

    #UE

  • Après le « non » bruxellois à l’#Albanie et à la #Macédoine_du_Nord - REGARD SUR L’EST

    http://regard-est.com/apres-le-non-bruxellois-a-lalbanie-et-a-la-macedoine-du-nord

    Candidates à l’adhésion à l’#Union_européenne depuis, respectivement, 2005 et 2009, la Macédoine du Nord et l’Albanie ont vu leurs espoirs balayés à la mi-octobre, lorsque quatre pays ont opposé leur veto à l’ouverture en 2020 des négociations d’adhésion (35 chapitres indispensables à l’intégration de l’Acquis communautaire). Si l’Espagne, le Danemark, les Pays-Bas et la France ont unanimement dit non à l’Albanie, Paris s’est trouvé seul à juger que la Macédoine du Nord n’était pas prête, s’isolant de la position des autres pays membres : il s’agit d’une « erreur historique », a jugé Jean-Paul Juncker.

    #UE #élargissement

  • Évacués au #Rwanda, les #réfugiés de #Libye continuent de rêver d’#Europe - RFI

    Par Laure Broulard

    Un jeune réfugié dans le centre de transit de Gashora au Rwanda.
    © FFI/Laure Broulard

    Publié le 03-11-2019 Modifié le 03-11-2019 à 07:25

    Le Rwanda accueille depuis quelques semaines des #demandeurs_d’asile évacués de Libye, dans le cadre d’un accord avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et l’#Union_africaine signé le mois dernier. Un programme d’urgence présenté comme une réponse à la crise des quelque 4 700 réfugiés et migrants bloqués dans ce pays en guerre. Reportage.

    Le centre de #Gashora est en pleine effervescence. Situé dans la région du #Bugesera, au sud de #Kigali, il accueillait auparavant des réfugiés venus du #Burundi. Aujourd’hui, des équipes s’affairent pour rénover et agrandir les structures afin d’héberger les quelque 500 réfugiés évacués de Libye que le Rwanda a promis d’accueillir dans un premier temps.

    Les 189 demandeurs d’asile déjà arrivés sont logés dans de petites maisons de briques disséminées dans les bois alentour. Un groupe de jeunes en jogging et baskets se passent la balle sur un terrain de volley. D’autres, le regard fuyant, parfois égaré, sont assis sur des bancs à l’ombre.

    « Je n’ai pas encore réalisé mon rêve »

    #Rodouane_Abdallah accepte de parler aux journalistes, arrivés en groupe dans un bus acheminé par le gouvernement rwandais. Originaire du Darfour, ce jeune homme de 18 ans au regard doux a posé le pied en Libye en 2017. Il a tenté sept fois de traverser la #Méditerranée. Il a survécu par miracle.

    Aujourd’hui, il se souvient encore de toutes les dates avec précision : le nombre de jours et d’heures passées en mer, les mois en détention. Deux ans entre les mains de geôliers ou de passeurs. « Là bas, vous êtes nourris seulement une fois par jour, vous buvez l’eau des toilettes, vous ne pouvez pas vous doucher et vous devez travailler gratuitement sinon vous êtes battus », se souvient-il.

    Rodouane est aujourd’hui logé et nourri à Gashora. Il bénéficie également de soins médicaux et psychologiques. Cependant, il voit le Rwanda comme une simple étape : « Je suis heureux d’avoir eu la chance de pouvoir venir ici. C’est mieux qu’en Libye. Mais je ne suis pas arrivé à la fin de mon voyage, car je n’ai pas encore réalisé mon rêve. Je veux aller en Europe et devenir ingénieur en informatique », assure-t-il. Ce rêve, cette idée fixe, tous la martèlent aux journalistes. Pourtant les places en Europe risquent d’être limitées.

    « #Emergency_Transit_Mechanism »

    Dans le cadre de l’Emergency Transit Mechanism (#ETM), le nom donné à ce programme d’évacuation d’urgence, les réfugiés de Gashora ont aujourd’hui plusieurs possibilités. Ils peuvent soit faire une demande d’asile dans un pays occidental, soit rentrer chez eux si les conditions sécuritaires sont réunies, soit bénéficier d’un processus de #réinstallation dans un pays tiers sur le continent africain. Les mineurs non accompagnés pourraient ainsi rejoindre leur famille et les étudiants s’inscrire dans des universités de la région selon le #HCR.

    « Ils ont beaucoup souffert pour atteindre l’Europe, c’est donc un objectif qui est encore très cher à leur cœur. Mais maintenant qu’ils sont au Rwanda, nous essayons d’identifier avec eux toute une palette de solutions », explique #Élise_Villechalane, chargée des relations extérieures du HCR au Rwanda.

    Mais la démarche inquiète déjà certains réfugiés : « Les pays européens dépensent beaucoup d’argent pour nous éloigner de la mer Méditerranée. Et si c’est pour cela qu’on a été amenés ici, ce serait honteux. La seule chose que je pourrais faire serait de retourner en Libye et de tenter de traverser la Méditerranée », explique un jeune Érythréen, qui préfère garder l’anonymat.

    Une solution viable ?

    Le Rwanda n’est pas le premier pays à mettre en place ce type de mécanisme. Le Niger a lui aussi lancé un ETM en 2017. Depuis, environ 2 900 réfugiés y ont été évacués de Libye. Environ 1 700 d’entre eux ont été réinstallés dans des pays occidentaux à ce jour. Aujourd’hui, l’Union africaine et le HCR appellent d’autres pays africains à suivre l’exemple. Mais certaines ONG sont sceptiques quant à la viabilité du système.

    Au #Niger, le traitement des dossiers est long, ce qui crée des tensions. Le Mixed Migration Center, un centre de recherche indépendant, rapporte que des réfugiés auraient ainsi attaqué un véhicule du HCR en signe de protestation dans le centre de transit d’Hamdallaye en juin dernier.

    Plus généralement, #Johannes_Claes, chef de projet Afrique de l’Ouest au MMC, dénonce une externalisation des obligations des pays occidentaux en matière de droit d’asile : « Avec ce type schéma, l’UE délègue une part de sa responsabilité au continent africain. C’est d’autant plus cynique quand on sait que l’Union européenne finance les garde-côtes libyens qui interceptent les migrants avant de les envoyer en centre de #détention », explique-t-il.

    Du côté des signataires de l’accord, on présente le projet sous un jour différent : « Ce qui compte aujourd’hui, c’est que ces personnes sont en sécurité le temps que leurs dossiers soient traités. Et je suis fière que le Rwanda se soit porté volontaire », indique Hope Tumukunde, représentante permanente du Rwanda à l’Union africaine.

    Début septembre, au moment de la signature de l’accord, #Vincent_Cochetel, l’envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée, assurait à Reuters que la plus grande partie du financement de ce mécanisme d’évacuation d’urgence viendrait de l’Union européenne. Il est depuis revenu sur ces déclarations. Pour le moment, c’est le HCR qui assure la totalité du financement de l’opération.

    http://www.rfi.fr/afrique/20191103-rwanda-refugies-libye-hcr-ua

    ping @cdb_77 —> je me demande encore comment organiser les messages seenthis. En fait, j’aime bien tes métalistes et je me demande si je peux ajouter direct par commenaire ? Mais pas sûre que je connais assez bien ton système. Sinon je te marque et t’ajoutes toi même ? Ou bien je fais mes métalistes à moi...mais peut-être moins efficace qu’essayer de faire ensemble ? ...voilà, j’aime vraiment bien le seenthis et je suis toujours en train d’essayer de comprendre comment faire. En tout cas j’ai du temps maintenant pour m’en investir plus ;)

    • Tout à fait d’accord, j’ai voulu dire cela, c’est parce que je connais pas encore très bien le vocabulaire SeenThis. Alors les métalistes (=liste avec fils de discussion) c’est très bien si tu organises cela, je ne veux pas m’impliquer. Ma question était si je peux ajouter des infos aux fils de discussion (= liste regroupé avec articles autour du même sujet) ? Parce que pour les fils, peut-être possible que je ne choissis pas le bien et j’ai peur de faire de désordre dans ton système. T’es d’accord que j’essaie ? Si cela te dérange tu me le dis ? Et pour l’article là-haut, si tu l’as déjà mis, pourquoi le triangle n’est pas rempli (y a-t-il un autre indice, si oui, je te marque plus ;) ) ?

    • ...oh lala impossible que c’est rempli, j’ai passé trop de temps devant mon ordi alors, n’importe quoi, mieux que je pars checker les structures autonomes...

      Allez, je commence à ajouter alors !