• Glenn Greenwald sur Twitter : “The very first NSA program we revealed from Snowden documents - the mass domestic spying program of Americans’ phone records, which James Clapper lied about; Obama insisted was vital to national security - has been shut down” / Twitter
    https://twitter.com/ggreenwald/status/1102741757035462662

    https://www.nytimes.com/2019/03/04/us/politics/nsa-phone-records-program-shut-down.html

    (Non) #vital


  • The 3 Paths to #blockchain User Adoption
    https://hackernoon.com/the-3-paths-to-blockchain-user-adoption-11131be5297f?source=rss----3a814

    Vitalik Buterin flashed a slide at his #deconomy talk that describes current user adoption of blockchain. Today, crypto is beneficial enough to adopt for “speculation and silk road” but requires a shift along the curve to have a more meaningful impact on the world (e.g. bank the unbanked).In order to move along the curve, we need to reduce inefficiencies in blockchain compared to non-blockchain technologies. As he says, “with efficiency losses this high, only applications that really needed one or more of these properties will be willing to use public blockchains.”In other words, you could expect the adoption of blockchain technology to look something like this:This is the first way to interpret this curve. Incremental improvements to the technology enable blockchain to serve more people. (...)

    #vitalik-buterin #blockchain-adoption #blockchain-user-adoption



  • Reuters : Rémi Fraisse avait « les mains en l’air » quand il a été tué
    http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN0WR1AA

    Rémi Fraisse avait « les mains en l’air » quand il a été tué en octobre 2014 par une grenade offensive tirée par un gendarme mobile sur le site du barrage de Sivens (Tarn), a-t-on appris vendredi d’une source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart.

    Un an après la mort de Rémi Fraisse, des témoignages contredisent la version officielle 20 octobre 2015 / Marine Vlahovic

    Reporterre a recueilli des informations et des témoignages qui contredisent le rapport des forces de l’ordre.

    http://reporterre.net/Un-an-apres-la-mort-de-Remi-Fraisse-des-temoignages-contredisent-la-vers

    De Creys Malville à Sivens : Vital Michalon et Rémi Fraisse : (1/2) Les Pieds sur terre Sonia Kronlund
    http://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/de-creys-malville-sivens-vital-michalon-et-remi-fraisse-12

    Le 31 Juillet 1977, sur le site dédié à la centrale nucléaire Superphenix, et le 25 octobre 2014, sur le site promis au barrage de Sivens, Vital Michalon et Rémi Fraisse, militants écologistes sont tombés sous les grenades offensives de la gendarmerie. Souvenirs de leurs proches.

    #Rémi_Fraisse #barrage_de_Sivens #Sivens #Tarn
    #Reuters #Vital_Michalon #Creys_Malville


  • Comprendre le protocole Ethereum en détail avec Vitalik Buterin
    https://www.abondance.info/comprendre-le-protocole-ethereum-en-detail-avec-vitalik-buterin

    Dans cette vidéo de la DEVCON1, Vitalik Buterin présente avec détail et précision les mécanismes internes d’Ethereum. Pour ceux qui veulent comprendre ce protocole prenez le temps de regarder cette présentation. J’ai résumé les points dans la suite de l’article.

    #Blockchain #Décentralisation_d'internet #Ethereum #Innovation_disruptive #Numérique #Pair_à_pair #Vitalik_Buterin


  • Retour à Sivens : Zadistes contre brigade anti péluts (2/2)
    http://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-retour-a-sivens-zadistes-contre-brigade-a

    Le projet de barrage de Sivens, suspendu après la mort de Rémi Fraisse et les occupants expulsés, la « Zone à Défendre » du Testet est aujourd’hui vide. Retour, quelques mois après les événements dans la vallée du Tescou, où tous parle encore de ces mois agités. Durée : 29 min. Source : France Culture


  • Brûler, habiter, penser. À propos de « À nos amis », du Comité Invisible
    http://revueperiode.net/bruler-habiter-penser-a-propos-de-a-nos-amis-du-comite-invisible

    Dans À nos amis, le Comité invisible a tenté de produire un diagnostic global sur les traits marquants de « l’époque », c’est-à-dire sur les formes inédites de pouvoir qui structurent notre monde, les impasses des mouvements sociaux contemporains, la nécessité de briser la machine sociale. Pour Alberto Toscano, ce diagnostic souffre d’une faiblesse majeure : il repose sur une métaphysique de la "vie" qui enferme la réflexion du Comité invisible dans une éthique et empêche d’examiner à fond les perspectives ouvertes par le texte.

    #Uncategorized #Adorno #aliénation #autonomie #Debord #insurrection #réification #stratégie #Tiqqun #vitalisme


  • REMI FRAISSE - COMMENT LE POUVOIR A RÉÉCRIT SA MORT (site Alencontre) - Filpac CGT
    http://www.filpac.cgt.fr/spip.php?article8525

    L’article est de #Mediapart, mais je choisi cette version dont on est sûr qu’elle ne deviendra pas payante.

    Accusé d’avoir trop tardé à réagir après la mort de Rémi Fraisse, Bernard Cazeneuve se défend donc en expliquant ne pas avoir voulu interférer avec une enquête judiciaire en cours. C’est pourtant bien son ministère qui, selon nos informations, a validé le communiqué trompeur de la préfecture du Tarn, qui le dimanche 27 octobre à 9 h 55, fait croire à la France entière que « le corps d’un homme a été découvert dans la nuit de samedi à dimanche sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn) » , sans plus de détails.

    Alors que l’État sait déjà que le jeune #manifestant a très probablement été tué par l’explosion d’une #grenade offensive. Et que la dépouille du jeune homme, recueillie par les #gendarmes quelques instants après son décès, a déjà fait l’objet d’une première expertise médico-légale pendant la nuit.

    Cet élément de langage surréaliste, digne d’une série policière américaine, est repris en fin de journée, à 19 h 40, par un communiqué du ministère de l’intérieur : « Le corps d’un jeune homme a été découvert vers 2 h 00. Les secours ont malheureusement constaté son décès. » Pourquoi ne pas avoir écrit, tout simplement, qu’un homme avait perdu la vie lors d’affrontements avec les forces de l’ordre ?
    (...)
    Le ministère de l’intérieur prend langue avec celui de la justice, tôt dimanche 26, pour demander un communiqué du procureur d’Albi, qui n’arrive pas. La justice ne semble pas vouloir de la patate chaude. L’intérieur s’impatiente. « Par conséquent je demande au préfet, qui est sur place, en contact avec la gendarmerie de bien vouloir lui-même communiquer cette mort pour qu’on ne puisse pas nous reprocher de l’avoir cachée », explique Cazeneuve sur France Inter.

    C’est donc vers 7 h 30 du matin, selon l’entourage de Bernard Cazeneuve, que son ministère se résout à contacter la préfecture du Tarn pour lui demander de communiquer sur la mort de #Rémi_Fraisse. Comment la demande a-t-elle été formulée ? Qui a l’idée d’inventer la découverte fortuite d’un corps sur le site du barrage ? Ni la préfecture, ni le ministère ne s’en sont à ce jour expliqués. Aujourd’hui, place Beauvau, certains conviennent du bout des lèvres qu’avec le recul, ce communiqué était pour le moins incomplet et maladroit.

    Le ministre qui ne savait rien

    Bernard Cazeneuve et le général Favier, nommé au poste de DGGN par Manuel #Valls en 2013, affirment ne pas avoir eu accès aux PV d’enquête soumis au secret de l’instruction. « Les PV n’ont jamais été portés à ma connaissance », répète Bernard Cazeneuve en boucle sur France Inter. C’est possible, mais cela semble hors propos.

    Le ministre de l’intérieur est l’homme le mieux informé de la République. Lui-même et le DGGN, autorité hiérarchique des gendarmes, disposent d’autres sources d’information. Les gendarmes rendent directement compte à leur hiérarchie et au préfet, qui dirige le dispositif de maintien de l’ordre. La place Beauvau est l’un des ministères les plus centralisés et hiérarchisés, où le moindre incident remonte immédiatement, que ce soit par mail ou par téléphone.

    Dès 01 h 45, la nuit du drame, sur le journal de bord du Groupement tactique gendarmerie (GTG), les gendarmes mobiles ont ainsi indiqué : « Un opposant blessé par OF », c’est-à-dire une grenade offensive. Moins de quinze minutes plus tard, à 01 h 59, le journal du GTG indique ceci : « Opposant blessé serait décédé. Hémorragie externe au niveau du cou. » Le ministère de l’intérieur prétend ne pas avoir pris connaissance de ce document.

    Selon nos informations, le compte-rendu d’intervention de deux pages rédigé dès le lundi 27 par le lieutenant-colonel L., responsable du dispositif de Sivens, sur deux pages, est ainsi adressé à pas moins de sept destinataires en plus de la justice : à savoir la Direction générale de la gendarmerie nationale, (DGGN, Direction des opérations et de l’emploi), à la région de gendarmerie d’Aquitaine (RGAQ), au groupement du Tarn (GGD81) aux archives, ainsi qu’aux trois escadrons de gendarmes mobiles représentés à Sivens (28/2, 33/2 et 47/3).(...)

    Quant au journal de bord cité plus haut, il a dû, lui aussi, être transmis à la chaîne hiérarchique, donc au DGGN, avant d’être remis aux enquêteurs de la section des recherches de Toulouse.(...)

    La politique de l’autruche

    Sur France Inter, Bernard Cazeneuve reste dans le #déni : « La grenade offensive, qui vous dit qu’elle a été tirée sur un groupe de manifestants ? Ce n’est pas ce que disent les rapports qui m’ont été communiqués, qui disent que les règles d’usage de cette grenade ont été respectées et que la grenade a été tirée à côté du groupe. » Preuve que le ministre a bien reçu quelques rapports sur cette affaire.(...)
    Des « blessés » mis en avant

    « Il y a eu de nombreux blessés à Sivens dont on ne parle pas », insiste le ministre de l’intérieur sur France Inter, tout à son rôle de premier flic de France. Or selon nos informations, pour la nuit du 25 au 26 octobre, on ne comptera officiellement que six blessés chez les CRS (postés sur la zone jusqu’à 21 heures pour certains, et minuit pour d’autres), dont une ITT de 30 jours pour une blessure à la main, mais aucun chez les gendarmes mobiles, suréquipés et surentraînés, malgré la violence des assauts subis et le nombre de projectiles reçus entre minuit et trois heures du matin.

    Des consignes de prudence ou de fermeté ?

    Le lieutenant-colonel L., commandant du GTG, entendu comme témoin dès le 26 octobre à 4 h 30 du matin, affirme sur PV : « Je tiens à préciser que le préfet du Tarn, par l’intermédiaire du commandant de groupement, nous avait demandé de faire preuve d’une extrême fermeté vis-à-vis des opposants par rapport à toutes formes de violences envers les forces de l’ordre. »

    Depuis ces révélations, le préfet du Tarn, tout comme le ministre de l’intérieur et le directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) nient avoir donné ces consignes. (...)
    Dès lors, les enquêtes judiciaire et administrative devront déterminer d’où venaient ces consignes d’extrême fermeté. Le patron de la gendarmerie, sur RTL, préfère dire que les gendarmes mobiles avaient « une mission à assurer (…) : rester sur ce secteur qu’ils doivent défendre et bien sûr être en mesure de se protéger s’ils font l’objet d’agression. Ils ont fait l’objet d’agression, ils se sont défendus. On est dans cette logique-là ». Les consignes d’apaisement, de prudence ou de modération semblent toutefois démenties par les faits. Selon nos informations, plus de 700 grenades ont été utilisées à Sivens dans la nuit où Rémi Fraisse a été tué, dont 42 offensives .(...)
    Pourquoi défendre cette « zone de vie » dans la nuit du 25 octobre ?

    Le 21 octobre, lors d’une réunion de préparation présidée par Yves Mathis, directeur de cabinet du préfet du Tarn, ce dernier avait promis que « les gendarmes ne ser(aie)nt pas placés au milieu des manifestants pour éviter les provocations » . Il n’y a plus rien à protéger sur le chantier : les engins ont été retirés. Mais après l’incendie, le vendredi soir, du seul Algeco et d’un groupe électrogène laissés sur place, et le caillassage des trois vigiles qui étaient sur place, la préfecture considère le pacte rompu, et les préoccupations matérielles reprennent le dessus. Il faut protéger la zone déboisée pour éviter que les zadistes ne s’y réinstallent et ne retardent à nouveau le début des travaux comme à Notre-Dame-Des-Landes.

    « J’ai décidé de laisser sur place les forces de l’ordre pour protéger le chantier », déclare le préfet le 9 novembre dans La Dépêche du Midi. « À ce moment-là c’était la meilleure solution, une voie médiane que j’assume. A posteriori, bien sûr que ce n’était pas une bonne décision, mais pouvait-on demander aux vigiles qui gardaient le chantier de revenir alors que le vendredi soir ils avaient été attaqués ? C’était l’assurance que le chantier ne pourrait pas reprendre le lundi ou le mardi. »

    C’est d’ailleurs avec cette mission que le préfet #Thierry_Gentilhomme a été nommé le 1er septembre 2014. Il arrive tout droit du ministère de l’intérieur où il a occupé, sous Guéant puis Valls et Cazeneuve, le poste de directeur de l’évaluation de la performance et des affaires financières et immobilières et de haut fonctionnaire adjoint chargé du développement durable ( sic ).

    L’une de ses premières déclarations dans la presse du Tarn, dix jours après son arrivée, est d’ailleurs pour le projet de barrage au Testet : « Il n’y a pas d’ambiguïté, c’est un problème d’ordre public dans un État de droit qui demande le respect des procédures. Les violences sont inacceptables. Des décisions ont été rendues. Le dossier a fait l’objet de toutes les procédures nécessaires. Tout le monde a pu s’exprimer. Le chantier doit démarrer. » Fermez le ban.

    En deux mois, pourquoi aucune alerte n’a fonctionné au ministère de l’intérieur ?

    Plusieurs faits graves auraient pu alerter le ministère de l’intérieur avant la mort de Rémi Fraisse sur deux mois de tension et de harcèlement des gendarmes sur la Zad. Une vingtaine de #plaintes liées à des violences supposées des gendarmes ont été déposées par des opposants au barrage depuis début septembre auprès de la justice : expulsions sans décision de justice, mise en danger de la vie d’autrui et destruction de biens personnels, tirs de #Flashball, #tirs_tendus de grenades, interpellations violentes, etc. Ces faits sont documentés par de nombreuses vidéos mises en ligne par des militants.

    Dès le 3 septembre, un conseiller général divers gauche du Tarn, Jacques Pagès, est jeté dans un talus par des gendarmes mobiles. Le 7 octobre, lors de l’expulsion de Gazad, une jeune opposante Elsa Moulin est grièvement blessée à la main par une grenade lancée par un gendarme du Psig dans une caravane. Le 10, c’est un zadiste qui affirme avoir été blessé à la main par un tir de Flashball et fait l’objet selon son avocate de 45 jours d’ITT. Malgré les rapports que chaque policier ou gendarme doit rédiger après l’usage de ces armes, aucune enquête administrative n’est ouverte avant la mort de Rémi Fraisse.

    Et c’est une ex-ministre, Cécile Duflot, qui le 20 octobre, de retour du Testet, alerte le préfet du Tarn, puis le président de la République ainsi que le ministre de l’intérieur. Ce dernier affirme avoir ensuite donné des « consignes d’apaisement ». Mais il faudra attendre le drame de la mort de Rémi Fraisse le 26 octobre pour qu’une enquête administrative sur le maintien de l’ordre à Sivens, englobant tous ces faits, soit confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Elle doit être rendue au ministre de l’intérieur début décembre 2014.

    Pourquoi la gendarmerie répète-t-elle que la grenade offensive n’a jamais tué, malgré le précédent de 1977 ?

    Le 29 octobre, #Denis_Favier, patron de la gendarmerie nationale, affirme sur BFMTV que la grenade offensive « n’est pas une arme qui tue, c’est une arme qui déclenche un effet assourdissant ». Il souligne que la gendarmerie n’a « jamais eu de problème en maintien de l’ordre avec des grenades offensives », alors qu’il s’agit d’une « munition régulièrement engagée ».

    C’est passer sous silence la mort en 1977 de #Vital_Michalon lors d’une manifestation contre la centrale nucléaire Superphénix de Creys-Malville (Isère). Selon sa famille qui a pris la parole dans plusieurs médias, ce jeune professeur de physique de 31 ans avait été tué par une grenade offensive. « Il y a 37 ans, nous avions dit : « Plus jamais ça ! » », s’est indigné son frère Emmanuel Michalon dans Le Parisien. « Nous avions demandé, par un appel aux députés et une pétition, l’interdiction des grenades offensives contre les manifestations. Cet appel est resté lettre morte. »

    Pourtant, le général Denis Favier l’assure, 37 ans après les faits, il n’y a « pas de certitude » sur le lien entre la grenade offensive et la mort de Vital Michalon. Dans la nuit du 26 octobre, le patron de la gendarmerie indique à Bernard Cazeneuve « qu’une grenade offensive avait été lancée mais que la gendarmerie considérait qu’elle n’était pas à l’origine de la mort pour des raisons qui tiennent au fait qu’aucune grenade offensive n’a occasionné la mort de manifestants au cours des dernières années », selon le récit du ministre sur France Inter.

    Même après l’annonce par le procureur de Sivens de la piste de la grenade offensive le mardi 28 octobre, les gendarmes nient la réalité, persuadés, de bonne ou de mauvaise foi, que les grenades offensives seules ne peut tuer. « Les spécialistes se montrent catégoriques : elles ne peuvent tuer, sauf improbable concours de circonstances, écrit Le Monde le 29 octobre. Dans l’hypothèse où l’une de ces grenades aurait provoqué la mort de Rémi Fraisse, tous les experts évoquent une combinaison avec un autre élément comme un fumigène, une cartouche de gaz ou même peut-être un aérosol. »

    « Le ministère n’a d’abord rien dit, car ils cherchaient si l’autopsie et les analyses ne pourraient pas révéler la présence d’autres engins explosifs, auquel cas la grenade n’aurait été que le facteur déclencheur », décrypte aujourd’hui un haut responsable policier.

    Comment le pouvoir a organisé son irresponsabilité politique

    Fidèle à sa gestion de crise déjà entrevue dans d’autres dossiers, l’exécutif a pris soin de ne jamais trop communiquer pour ne surtout pas dégager de responsabilité politique, quitte à apparaître comme foncièrement inhumain et insensible à la mort d’un jeune homme de 21 ans. Après les développements de l’enquête judiciaire laissant entrevoir le #mensonge_d’État du pouvoir, c’est le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve qui a été laissé seul en première ligne, par #François_Hollande et Manuel Valls.

    De sources informées et recoupées, l’intervention du président de la République est survenue face au refus de son premier ministre de s’exprimer. Façon de lui forcer la main et de l’impliquer dans un dossier très délicat, où Valls aimerait ne pas apparaître du tout, lui qui a, à plusieurs reprises, affirmé qu’il ne céderait pas à Sivens comme son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, l’avait fait à Notre-Dame-des-Landes.

    Impossible d’imaginer pourtant, sauf à admettre une grave défaillance au sommet de l’État, que l’Élysée et Matignon n’aient pas été mis immédiatement au courant de la mort du militant écologiste. Surtout depuis que Bernard Cazeneuve a indiqué avoir été informé de ce décès dans la nuit.

    Impossible également que la mort d’un homme dans un contexte de manifestation, le premier depuis Malik Oussekine en 1986, sous un gouvernement de droite, n’ait pas immédiatement alerté les plus hautes autorités de l’État. À moins de considérer comme intelligent le fait de se draper dans l’inhumanité et le mépris. « Il est quand même étonnant de constater, avec le recul, que les réseaux écolos sont plus fiables que ceux des autorités en termes d’information », explique un dirigeant écolo.

    Difficile enfin d’imaginer que Manuel Valls, ancien ministre de l’intérieur qui connaît personnellement le patron de la gendarmerie, Denis Favier, pour l’avoir eu comme collaborateur place Beauvau (comme « conseiller gendarmerie »), ne se soit pas tenu personnellement au courant. Malgré tout, François Hollande et Manuel Valls n’ont réagi que deux jours après la mort de Rémi Fraisse, en promettant la vérité mais aussi en ciblant les écologistes et Cécile Duflot, accusés d’instrumentaliser l’affaire.

    Alors que les raisons de la cause du décès de Rémi Fraisse et le déroulé des faits ont été immédiatement connus des services de l’État, pourquoi avoir attendu si longtemps ? Comment expliquer dans ce contexte dramatique une communication si martiale notamment de la part de Manuel Valls ( « à la Clemenceau » , dit un ministre), qui a contribué à entretenir la confusion entre les militants, pour la plupart pacifiques, anti-barrage et les « casseurs » ? Comment ces deux jours ont-ils été gérés au sommet de l’État ?

    À toutes ces questions, l’exécutif oppose un lourd silence. L’Élysée, interrogée jeudi matin, s’en tient aux propos du chef de l’Etat sur TF1 le 6 novembre. « L’important est de respecter la mémoire de Rémi Fraisse et de faire toute la lumière, assure-t-on dans l’entourage de Hollande. La divulgation progressive des procès-verbaux dans la presse ne change pas notre vision des choses. » Au château, on estime que « Bernard Cazeneuve est précis, factuel » dans ses explications. Et on fait bloc derrière ce proche de François Hollande : « Le ministre de l’intérieur exprime la position de l’exécutif. »

    À Matignon, on refuse aussi de revenir sur le déroulé du week-end du drame, malgré une série de questions précises adressées aux services de Manuel Valls. « À moins qu’elles ne concernent que très directement Matignon, merci de les envoyer au ministère de l’intérieur, pleinement compétent », nous répond-on d’abord. Nos questions concernant « très directement » le rôle du premier ministre, elles ne recevront toutefois aucune réponse, autre que : « Le ministère de l’intérieur est pleinement compétent. »

    « C’est la “technique #Fouks ” dite du bathyscaphe, s’agace Cécile Duflot : on se terre en eau profonde et on attend que ça passe. » Une façon, aussi, de dresser un discret cordon de sécurité entre Matignon et la place Beauvau, alors que la défense du ministre de l’intérieur ne convainc pas, hormis ceux, très nombreux dans les rangs socialistes, qui ne veulent pas voir qu’il y a eu un dysfonctionnement. « Il ne désavoue pas Cazeneuve, mais sans plus », explique d’ailleurs un député ayant récemment rencontré Valls.

    Seul devant la presse, après les révélations de Mediapart et du Monde de mercredi, Bernard Cazeneuve organise sa défense, et se charge lui-même de convaincre les rares dirigeants PS dubitatifs, le plus souvent anciens leaders étudiants ou investis dans les réseaux de défense des droits de l’Homme. Jeudi midi, il a ainsi reçu à déjeuner les parlementaires David Assouline, Daniel Goldberg, Régis Juanico, Pascal Cherki, Fanélie Carré-Conte, ainsi que la secrétaire nationale du PS aux libertés publiques du PS, Marie-Pierre de La Gontrie, et Laura Slimani, la présidente du Mouvement des jeunes socialistes (#MJS).

    Visiblement « affecté » et voulant « rattraper le coup », aux dires d’un participant, le ministre leur annonce son intention d’interdire l’usage des grenades offensives (ce qu’il fera quelques heures plus tard), puis évoque, pour la fin de l’année, d’autres mesures sur le rapport police-citoyens, en se gardant bien de s’engager sur le #récépissé_de_contrôle_d’identité, une promesse de Hollande enterrée par Valls ministre de l’intérieur, malgré le soutien à la mesure de Jean-Marc Ayrault. Visiblement, Cazeneuve n’est pas en situation d’imposer, à l’inverse de son prédécesseur, sa vision de l’ordre républicain à son premier ministre.

    Au cours du déjeuner, Cazeneuve martèle un message clair à des convives incrédules mais acquis à sa cause : il n’est coupable d’aucune faute, car il a décidé de laisser faire la justice, c’est le préfet qui a décidé de renvoyer les gendarmes sur le site, sans qu’il en ait été informé, et c’est normal. Quand il lui est demandé comment il était possible qu’on ne lui communique pas les PV de l’expertise médico-légale, rapporte un autre présent, Cazeneuve aurait juste répondu : « Parce que nous ne sommes plus sous la droite, qu’un procureur est désigné et qu’on laisse faire la justice de façon indépendante. »

    À la sortie d’un repas ayant duré plus de deux heures, les avis de trois des participants oscillent entre « un mec sincère mais clairement pas au courant de tout, qui a trop fait confiance aux flics » et « un symbole du manque d’appréciation de ce gouvernement des dangers sur le terrain, à Sivens ». « Si tout semble avoir correctement fonctionné institutionnellement, il est évident qu’il restera une faute politique lourde, celle de ne pas avoir pris la mesure d’un manifestant mort », explique un parlementaire tentant de résumer l’opinion commune de ceux quittant la table de Beauvau.

    Avec les écologistes, l’épisode risque d’acter une rupture profonde, même si les parlementaires font encore officiellement partie de la majorité. La secrétaire nationale du mouvement, Emmanuelle Cosse, constate l’impuissance de leurs protestations, non sans amertume. « Trois semaines après la mort de Rémi Fraisse, la colère ne passe pas. Les demandes d’explications non plus, écrit-elle dans un communiqué ce vendredi. On a voulu mettre la réaction des écologistes sur le compte de la sensiblerie ou, pire, d’une envie de “récupération”. Il s’agit pourtant de demander la vérité et de répondre à de simples questions. »

    Ce jeudi, lors d’un petit déjeuner prévu de longue date avec les deux coprésidents du groupe EELV à l’assemblée, Barbara Pompilli et François de Rugy, l’intention de Manuel Valls n’était visiblement pas celle de s’attarder sur le sujet. « Il a surtout essayé de nous faire passer des messages, sur la transition écologique, la prochaine conférence de l’Onu sur le climat à Paris en 2015 ou la réforme territoriale, explique Rugy. Comme s’il fallait passer à autre chose. On lui a répondu qu’on ne pouvait traiter de sujets de travail en commun que les uns après les autres, ou au moins en parallèle avec le règlement de l’affaire de Sivens. »

    Aux yeux de Cécile Duflot, qui ne décolère pas elle non plus de la gestion du dossier par le gouvernement, l’affaire aura au moins le mérite de « montrer que s’il n’y avait pas eu d’écolos à l’Assemblée, il se serait passé la même chose qu’avec Vital Michalon à Creys-Malville il y a 37 ans : un militant écologiste pacifique meurt à cause d’une grenade policière dans l’indifférence générale, avant que l’affaire ne soit étouffée… ». (Pour information, article publié sur Mediapart, le 14 novembre 2014)

    Mais rassurez vous, EELV votera la loi de finances qui est une loi de guerre sociale contre la population, Mediapart continuera à nous servir sa prose républicaine en prenant soin de distinguer « manifestants » et « casseurs ». La vie est ailleurs.


  • Des casseurs et du gaz, mais que fait la police ?
    http://www.canalsud.net/?Des-casseurs-et-du-gaz-mais-que

    Une émission dédicacée à Vladimir Martynenko, liberté immédiate pour ce héro de la classe ouvrière. Retour sur les événements de la semaine et un certain nombre de mensonges qui nous en rappellent d’autres, d’un autre mort dans une situation assez similaire, Vital Michalon. Si l’histoire se répète toujours comme une farce ce n’est vraiment pas drôle. Enfin, des membres de l’association Pierredomachal, nous parlerons du projet de gazoduc Eridan… Durée : 1h30. Source : Canal Sud


    • à 1h02mn dans le film

      Manger cru et manger vivant c’est différent (...) mais on n’est pas fait pour manger des aliments seulement crus, mais on est fait pour manger des aliments vivants, et l’alimentation vivante, elle est crue forcément, mais elle ne peut être que végétale

    • J’étais tombé sur sa vidéo mais je ne l’ai pas regardée en entier. Ça a du m’énerver à un moment.

      J’en suis revenu du « on est fait pour manger ... ». On doit surtout se nourrir avec une nourriture de qualité, dans un système basé sur l’énergie solaire, et en améliorant la santé écologique de nos agro-écosystèmes. À partir de là, est-ce que c’est tamponné par l’alimentation vivante, végane, paléo ou autre je m’en fiche.

      Je ne connais pas plus que ça l’alimentation vivante, qu’est-ce qui est autorisé ou interdit, mais je suis curieux de savoir quels sont les aliments caloriques de base ?

      Pour l’instant j’ai beaucoup de progrès à faire pour l’alimentation, mais à terme ça sera surtout ce que je peux faire pousser facilement sur le terrain, avec pas mal d’autonomie, et en étudiant quand même un peu s’il manque pas un élément clef au niveau nutritionnel.

      Qu’est ce qui t’appelle dans l’alimentation vivante ?

    • Déjà listé ici par @marcimat
      http://seenthis.net/messages/179983

      « Il faut lui donner le carburant que le Créateur a prévu. »

      Perso, je me méfie de tout ce qui mélange médical et spiritualité. Qu’on le fasse dans la pratique je m’en fous, mais dans l’argumentation…

      Ce n’est pas parce que la médecine allopathique est souvent gangrenée par l’industrie pharmaceutique, qu’il faut rejeter tout esprit scientifique (microbiologie, comparaison des sources, reproductibilité, etc).

      (Et cela, bien que je mange peu de viande, plein de choses crues, et que j’ai un extracteur de jus.)

      Bref, je suis sensible a plein de choses concernant l’alimentation, mais pas ce genre de gloubiboulga.

    • Ok, je vois qu’il y a un certain scepticisme par rapport à cette vidéo.

      @rastapopoulos, je n’y vois rien de spirituel dans le discours d’irène grosjean, mais plutôt quelque chose basé sur l’expérience d’une naturopathe qui préconise de manger des fruits et légumes crus autant que possible, et d’éviter la nourriture animale (qu’elle considère comme un aliment mort une fois qu’il est tué).

      @nicolasm, une idée intéressante dans cette vidéo, est que la digestion de certains aliments nécessitent plus d’énergie que d’autres. Certains aliments seraient beaucoup plus faciles à digérer, comme les fruits au réveil le matin, ou une soupe (crue ?) le soir. Partant de là, probablement qu’un individu qui mange des fruits et légumes, des graines germées, ce genre d’aliments, aurait plus d’énergie que ceux qui mangeraient une nourriture plus difficile à digérer (qui puise l’énergie pour être digérée).

      J’ai fréquenté une « crudivorienne » de longue date, et à voir son énergie vitale, je me dis maintenant qu’il doit y avoir un réel bénéfice à avoir une alimentation à base de légumes et des fruits cru autant que possible. Et évidemment des fruits et légumes de qualité, et de son jardin si possible.

      J’ai aussi la même sensation qu’Irène Grosjean, qu’on puisse se passer des aliments comme les pâtes et le pain.

      Il y a aussi une règle concernant l’alimentation basée sur l’observation des traditions culinaires des populations :

      – avoir un repas par jour composé d’1/3 de céréales (riz, blé, etc), d’1/3 de légumineuse (lentilles, petits pois, etc), d’1/3 de légumes crus
      – manger occasionnellement de la viande

    • C’est cet aspect vivant/mort qui me semble louche. La dualité cru/cuit me semble déjà plus concret, mais si la cuisson détruit certaines vitamines, elle rend d’autres éléments plus disponibles comme le lycophène. Je crois que les gens ont a gagner à manger plus cru et plus végétal, mais juste parce qu’il y a une tendance à manger très carné et cuit. Au delà d’un certain seuil, je pense qu’on se prive de cultures faciles en autonomie (pomme de terre, ...) ou d’éléments nutritifs facilement assimilables (B12, vitamine A, ...).

      On peut se passer de céréales qui ont l’air d’être vraiment pas terrible sur le plan nutritionnel et agricole, et remplacer par des tubercules et dans une moindre mesure les fruits à coque. Plus facile à faire pousser pour une autonomie personnelle.

    • « Il faut lui donner le carburant que le Créateur a prévu. »

      Si tu ne vois pas d’argumentation spirituelle dans ses différentes vidéos (et dans celles de Thierry), je ne vois pas trop quoi dire…

      Dans cette mouvance, plein de gens partent du principe que les humains seraient faits (par le Créateur !) pour digérer tels ou tels aliments. Une sorte de truc immuable.

      En fait, notre système digestif, du début à la fin, est composé de milliards de microrganismes qui participent à la digestion et qui 1) sont transmis de mère à enfant, et 2) changent ensuite au cours de la vie aussi. Il y a donc à la fois une constance dans certains groupes humains, sans pour autant que cela soit génétique.

      Suivant les populations, les cultures, les lieux, nous n’avons pas la même flore bactérienne, et DONC nous ne savons pas digérer les mêmes choses. Tel groupe de personnes n’aura jamais aucun problème à digérer le lactose, tandis que d’autres auront d’horribles maux de ventre. It depends.

      On pourrait cc @allergie, pour le fun aussi. :D

      (Cela dit, je re-précise que ça ne veut pas dire que toutes leurs conclusions seraient fausses. Il y a des façons de manger mieux que d’autres, forcément. Mais les baser sur des trucs tendancieux…)

    • @ La Taupe Désolée de ne pas avoir pu répondre plus tôt, mais je suis débordée. Pour moi, c’est le corps qui décide ce que je peux manger où non. C’est mon estomac et je dois le suivre. C’est mon toubib qui me l’a dit. C’est pourquoi il y a des choses que j’aime, mais je suis tellement malade après que le corps s’en souvient.
      Ce qui revient à dire que je suis quelqu’un d’extrêmement chiant à inviter !
      Par contre, j’achète bio ou des produits de saison et de proximité. C’est mon apport à l’écologie.
      C’est pourquoi, toutes les grandes théories sur le manger me gave ;)

    • Qu’on nomme « créateur », dieu, nature ou évolution, je crois qu’on s’en fiche ; dans tous les cas, on comprends le sens de la phrase : tu peux manger du plastique, du coton tissé ou de la terre (même un beau compost), à un moment donné tu comprends que c’est pas fait pour ton estomac / dentition / anatomie ; bref, que tu n’es pas le genre d’animal (humain, extra-terrestre) qui est adapté à ce type d’alimentation. Donc, jusqu’à preuve du contraire, on n’est pas fait pour manger, par exemple de la lignine en abondance comme le font certains champignons. Et donc là @rastapopoulos, c’est pas évident de ne pas nommer par un mot cela… que ce soit le 42, le créateur de l’univers (et le reste), la Nature ou je ne sais quoi, ou tout simplement « On ». Ça reviendrait à dire « il faut donner à notre organisme, dans la mesure du possible, le carburant prévu pour lui »… mais ça ne change pas le sens de la phrase. A part pour chipoter sur y a t’il un créateur de quelque chose. Bref, donc pour moi, la phrase tombe sous le sens. La vrai question qui du coup est plus intéressante, c’est finalement, qu’est-ce qui est un bon carburant pour nous ?!

      Après… oui, cela dit, le type d’alimentation qu’on peut digérer est certainement muable, dans une certaine mesure (à quelle échelle de temps ?) ; mais alors : pourquoi ne digérons nous pas les plastiques ? (c’est dommage avec tous ces emballages, cette énergie perdue pour notre corps :p) ; parce que même s’il y a 10x plus de bactéries dans nos intestins que de cellules dans notre corps, et que celles-ci évoluent en fonction du type d’alimentation qu’on leur amène, il reste aussi qu’on a un certain type de boyaux, de reins, d’organes de digestion qui ne sont pas les mêmes (ou de même taille) que ceux des insectes, des félins, des oiseaux et j’en passe. Bref, ce n’est pas si simple. C’est tellement compliqué même qu’on a même un « second cerveau » exprès pour ça ^^, déjà causé là : http://seenthis.net/sites/376533http://seenthis.net/messages/167029 ou http://seenthis.net/messages/223819

      Et concernant le lait, il me semble que ce n’est pas le lactose qui poserait problème (sauf si on ne le digère pas évidemment), mais les hormones de croissances qu’il y a dedans.

    • @marcimat : tout dépend des personnes. C’est assez facile de savoir si ton problème avec le lait dépend du lactose (et dont d’une flore intestinale adulte - dit par abus avec déficit en lactase) ou d’autre composant. Il suffit de faire une prise de sang et un test oral.

      @rastapopoulos merci de rappeler que tout n’est pas valable partout, tout le temps. Tout est effectivement en lien avec son histoire personnelle, intestinale et envirionnementale (ce qui inclus pollutions, stress, malbouffe, allergies etc.) mais aussi la tradition culinaire dans laquelle on s’inscrit. Si on revient sur le lactose/lactase, c’est le cas. Par exemple, la nourriture qui me convient le mieux est indienne/asiatique sans lait, avec un équilibre entre riz et autres aliments, légumes comme viande, ce qui est au final peu étonnant vu mon histoire génético-alimentaire.

      Après, le corps évolue à marche plus ou moins forcée. Par exemple l’intolérance au lactose, prégnante chez les peuples asiatiques à l’âge adulte diminue un peu depuis la présence massive de produits laitiers européens dans les étals des supermarchés. Certains pensent que c’est une bombe à retardement d’ailleurs pour ceux dont la flore n’évoluera pas assez vite.
      Par rapport à l’ensemble de la conversation, ce qui me gêne c’est vraiment la généralisation des observations à un espèce d’universel, alors que beaucoup de facteurs rentrent en compte dans la santé et l’alimentation, et qu’il n’y a autant de situations que de nécessités. Si tu vis dans le grand nord, tu peux oublier l’approche crudivore, tu ne tiendras pas l’hiver etc.


  • Une intelligence artificielle à la tête d’une entreprise
    http://www.humanoides.fr/2014/05/15/une-intelligence-artificielle-a-la-tete-dune-entreprise

    Comment réagiriez-vous si vous appreniez que votre patron est en fait un robot ? C’est ce que viennent d’apprendre les salariés d’une entreprise basée à Hong Kong, après que le Comité exécutif ait nommé à la tête de Deep Knowledge Ventures, VITAL, une intelligence programmée.

    Mieux que le trading haute fréquence, le capitalisme assisté par ordinateur.

    #Algorithme #Big_data #Conseil_d'administration #Hong_Kong #Humanoïde #Intelligence_artificielle #Scientisme #Technocratie #Technototalitarisme #VITAL


  •  » [Ukraine : on a oublié de vous dire... 4] Quand Washington s’emmêle
    http://www.les-crises.fr/ukraine-oaodvd-4

    6 février 2014 : Écoutes téléphoniques : l’arroseur arrosé…

    Amusant, il n’y a pas que la NSA qui intercepte les communications, évidemment…

    Victoria Nuland est la sous-secrétaire d’État pour l’Europe et l’Eurasie d’Obama (sous-ministre des affaires étrangères, donc).

    Elle a été la conseillère principale de politique étrangère du républicain Dick Cheney. Elle est également l’épouse du néo-conservateur Robert Kagan, instigateur du projet impérial pour un Nouveau siècle américain. Pour Kagan, l’UE est impuissante car sous l’emprise de Vénus, déesse de la paix, mais fort contente que les Etats-Unis fassent le sale boulot de Mars (dieu de la guerre). Ambassadrice américaine à l’OTAN, Mme Nuland avait exigé, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, l’application de l’article 5 de la Charte atlantique obligeant les États membres de l’OTAN à partir en guerre avec George Bush junior contre le terrorisme mondial. C’est dans ce but qu’elle a plaidé auprès de Nicolas Sarkozy pour accélérer le retour de la France dans l’OTAN.

    Elle avait déjà indiqué le 13 décembre 2013 dans une réunion “Ukraine in Washington 2013″ que les États-Unis dépensaient beaucoup d’argent pour l’Ukraine – 5 milliards de dollars ! :

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2-kbw00aqqc

    “Since Ukraine’s independence in 1991 the United States has supported Ukrainians as they built democratic skills and institutions, as they promoted civic participation and good governance,” Nuland said. “We’ve invested over five billion dollars to assist Ukraine’s in needs and other goals”.

    Voici ici l’enregistrement de l’interception d’une conversation téléphonique autour du 25 janvier 2014 entre l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt et Victoria Nuland, très probablement réalisé par la NSA russe :

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9OUg5zsqouE

    ............

    #géopolitique
    #Ukraine
    #Russie
    #NSA
    #États-Unis
    #EU
    #Victoria-Nuland (sous-secrétaire d’État pour l’Europe et l’Eurasie d’Obama (sous-ministre des affaires étrangères)
    #Eurasie
    #Catherine-Ashton (haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour l’Union européenne )
    sénateur #John-McCain
    #Vitali-Klitschko Alliance démocratique ukrainienne pour la réforme (UDAR)


  • Interview with Yuri Primakov - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2014/02/26/prim-f26.html

    Yuri Primakov was born in 1927 and is the only son of Vitaly Markovich Primakov (1897-1937). Vitaly Primakov joined the Bolshevik Party in 1914. Still in his early twenties, he became a hero of the October Revolution and the Civil War and later an important member of the Left Opposition. (See: “WSWS publishes interviews with children of the Left Opposition”).

    At age 19, Primakov was a member of the Military Revolutionary Committee that organized the October insurrection. He was a commander of factory workers in the Bolshevik seizure of the Winter Palace in St. Petersburg in October 1917 and founded the legendary “Red Cossacks” in 1918. Like many other leading Bolsheviks, he joined the Left Opposition in the early 1920s. He capitulated to Stalin in 1928.

    #urss #soviétisme #histoire


  • #Ethereum se veut un dérivé de #Bitcoin mais permettant de réaliser des choses plus complexs que des simples opérations de paiement (donner et recevoir du fric). Sa chaîne publique inclut un langage bien plus riche que celui de Bitcoin.

    Une présentation : http://bitcoinmagazine.com/9671/ethereum-next-generation-cryptocurrency-decentralized-application-p

    Le papier blanc : http://www.ethereum.org/ethereum.html

    Le site officiel : http://www.ethereum.org



  • Gilbert Simondon philosophe de la technique qui a pensé le pouvoir et l’ontologie poétique de la « machine »
    Partie 1 :
    https://www.youtube.com/watch?v=VLkjI8U5PoQ

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Simondon

    La pensée de Simondon a influencé la pensée naissante de Gilles #Deleuze, qui l’évoque dans Différence et répétition et Logique du sens. Mais l’œuvre de Simondon n’est véritablement découverte par les philosophes que depuis la fin des années 1990, et elle continue d’ailleurs de paraître de façon posthume. Les deux concepts qui dominent ses thèses principale et complémentaire pour le Doctorat d’État - c’est-à-dire ses deux ouvrages les plus connus - sont les concepts d’individuation et de transduction.
    Simondon, critique de l’hylémorphisme de la tradition philosophique occidentale, opère dans sa thèse principale la synthèse, et donc pour certains le dépassement, des pensées de Gaston #Bachelard et Henri #Bergson : à l’#épistémologie anti-substantialiste du premier, qu’il reprend et approfondit sous le nom de « réalisme des relations », il adjoint une #ontologie génétique des « régimes d’individuation », qu’il décline en trois catégories : le #physique, le #vital et le #transindividuel.
    Dans sa thèse complémentaire, il réconcilie culture et technique en s’opposant au « facile #humanisme » technophobe au profit de ce que l’on peut nommer un « humanisme difficile » (selon J.-H. Barthélémy). Il est par ailleurs l’héritier - involontaire - de Jacques Lafitte, qui, dès 1932, a préconisé le développement d’une science des machines, la « mécanologie ». Comme l’a montré Pascal Chabot (2003), une des oppositions centrales de l’œuvre de Simondon est celle de l’adaptation et de l’invention.
    D’un point de vue plus général, sa pensée est un dialogue constant mais plus ou moins explicite avec #Kant, comme avec #Marx, mais aussi avec la cybernétique. L’œuvre de Simondon est par ailleurs l’une des principales sources, avec l’œuvre de Freud pour ce qui est de la compréhension de l’appareil psychique, de la pensée de Bernard #Stiegler.

    Partie 2 :
    https://www.youtube.com/watch?v=HRqy9vttW-E

    http://anuel.free.fr/spip/spip.php?article67

    Introduction. Le problème que pose ce texte et celui d’un écart, d’une contradiction entre la réalité de la technique et la représentation que nous en avons. La technique est un phénomène culturel à part entière (dans son principe et dans ses finalités). Ne pas le reconnaître est illégitime et dangereux à plus d’un titre. D’abord cette attitude ne peut qu’engendrer indifférence ou mépris envers les techniciens. Que se passe t il si on néglige par exemple la formation de ceux dont par ailleurs on peut penser qu’ils sont essentiels au fonctionnement de notre monde ? C’est une vieille histoire, il suffit de considérer la place faite au cuisinier ou au parfumeur chez Platon, pour s’en convaincre. C’est encore risquer de ne pas comprendre comment se profile l’avenir d’une société (qui est toujours quelque part une technique) : c’est l’objet du débat aujourd’hui sur l’Internet. Or n’est il pas de la responsabilité des politiques de penser l’avenir ? Enfin on peut se demander si la pensée technique est tout à fait neutre. Ne pas se préoccuper de savoir comment elle fonctionne risque de la voir s’orienter dangereusement. Nous avons ici affaire à un texte philosophique d’abord parce qu’il dénonce une ignorance ou une illusion, ensuite parce qu’il propose de regarder autrement une réalité.

    Texte. L’opposition dressée entre la culture et la technique, entre l’homme et la machine est fausse et sans fondement, elle ne recouvre qu’ignorance et ressentiment.

    Partie 3 :
    https://www.youtube.com/watch?v=kCBWTHjKvbU


    #Gilbert_Simondon #Philosophie #Civilisation #Culture #Technique #Matière #objets #Machine #Cybernétique #Mécanologie #Energie #Anti-phénoménologie #Individuation #Rationalité #Livre #Vidéo

    • Merci @pariaurbain

      J’avais signalé ce #livre il y a quelque temps : http://seenthis.net/messages/98587

      Autrement, paraît que ce #film est super :

      SIMONDON DU DÉSERT
      http://www.hors-oeil.com/index.php?option=com_content&task=view&id=67&Itemid=1

      Un film de François Lagarde
      Image, son, montage : François Lagarde
      Dialogue : Pascal Chabot
      Musique : Jean-Luc Guionnet
      Mixage : Mikaël Barre
      Traduction : Aliza Krefetz
      Un philosophe sans image
      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DB1pe_PFyq8


      Gilbert Simondon (1924-1989), philosophe français aussi mystérieux qu’important, est de ceux qui, selon la formule, « ont eu tort d’avoir raison trop tôt ». Penseur de la technique et du devenir, il a créé dans les années 1960 des concepts pour dire notre monde. Son langage résonne avec les plus utopiques des propositions contemporaines en faveur d’un nouveau pacte entre nature et technologie. Lu à son époque par quelques proches seulement, dont Gilles Deleuze, il est désormais traduit à travers le monde.

      Comme personne, il apparaît seul, fragile, toujours au bord de la rupture, mais aussi attachant et intègre. De lui, nous n’avons pas d’image, mais de sa pensée, existent des « lieux-moments » qui sont la pointe visible de sa philosophie. De Lecce à Brest, du CERN de Genève aux grottes préhistoriques du Mas d’Azil, du Collège de France aux moulins des Flandres, des penseurs racontent comment leur parcours a été transformé par leur rencontre de Simondon. Vies et théories se nouent pour dire la singularité d’une démarche.

      En filigrane, une question revient, obsédante : quelles sont les raisons qui ont pu masquer à ce point une œuvre aussi magistrale dont la pertinence et l’humanité nous éclairent aujourd’hui ?


  • "Dialogue avec Jean-Clet Martin, autour de son « Deleuze », paru aux éditions de l’Eclat"
    Un moment de radio intelligent,vif,lumineux en un mot captivant !
    http://strassdelaphilosophie.blogspot.fr/2013/06/deleuze-perspectives-ethiques-entretiens.html

    Le livre de JCM (qu’on me permette cette abréviation) est vif, il se lit rapidement, il est imagé, recourt à des exemples. Il revêt ainsi une dimension pédagogique, évite le jargon et va à l’essentiel — encore que sur cette question il est permis de se demander si la philosophie de Deleuze peut s’attraper, si elle contient un cœur ou un noyau, un centre, une base… Y a-t-il une entrée privilégiée pour pénétrer la cathédrale ou faut-il se jeter du haut de son regard de lecteur pour atterrir quelque part au milieu de la toile d’araignée ? En offrant un parcours et non une thèse sur Deleuze, JCM privilégie l’intuition plutôt que le jugement. Tout le contraire de ce que dans un livre polémique, il y a de cela une quinzaine d’années, Badiou avait entrepris, notamment en mettant l’accent sur une notion difficile mais néanmoins cruciale chez Deleuze, celle de l’#univocité de l’#Être : comment un philosophe du multiple peut-il en appeler à une forme d’unité, ou plutôt qu’à une forme à un « réel » unaire, commun à tous, sans retomber dans un idéalisme, une abstraction, un platonisme ? (Et quel besoin de le faire ? Réponse : donner consistance au plan du vécu, de l’expérience, comme à celui de la pensée ou de la création.) #Badiou s’appuyait alors essentiellement sur Logique du sens pour disqualifier d’une part le règne des #simulacres (ou des étants) – Deleuze récuse effectivement la vérité au profit des puissances du faux -, d’autre part une conception de l’Être assimilé à un « réservoir infini de productions dissemblables » [2]. C’est que Badiou pense en termes d’Idée là où Deleuze pense en termes de force. Deleuze écrit au sujet du vitalisme (monisme) duquel il se réclame : « Le #vitalisme a toujours eu deux interprétations possibles : celle d’une Idée qui agit, mais qui n’est pas, qui agit donc seulement du point de vue d’une connaissance cérébrale extérieure ; ou celle d’une force qui est, mais qui n’agit pas, donc qui est un pur Sentir interne [3]. » Chacun sent différemment mais à travers son sentir, c’est la même force de l’être univoque qui s’affirme et qui dit « oui », même dans la lutte, a fortiori dans la lutte.

    #Philosophie #Deleuze #Spinoza #Borges #Beckett #Radio #Audio #Entre_là #Jean-Clet_Martin #livre