AnarSonore

La révolution ne sera pas télévisée, Ni retransmise en scène sur un i-pod de couleur. Elle ne sera pas non plus attisée par les socio-demo-quartz à l’urne transparente, Ni par les écrivains de plateau-télé-repas producteurs de Mac-book. Non, la révolution ne sera pas télévisée,... Elle ne s’invitera pas chez Pujadas, Ni ne savourera le Pernod du midi en montrant sa cuisse. Elle ne délivrera pas que le discours Et ouvrira d’autres grilles que celle des programmes. Elle sera à une autre place, en banlieue ou au centre-ville, Dans une ruelle peut-être, organisée et mobile, Eloquente enfin de silence, subtile, indétectée, avertie, avisée : La révolution ne sera pas télévisée !

  • Écrivain(e)s maghrébin(e)s en soutien à Amina
    http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=430

    Nous, écrivains maghrébins, présents à la Comédie du livre de Montpellier, soutenons sans condition Amina, la Femen tunisienne, la première Femen arabe.

    Par son acte courageux, elle révèle que la cause des femmes est mise en péril par l’hégémonie islamiste qui veut renforcer l’ordre patriarcal déjà existant. Nous reconnaissons en elle un sujet qui clame haut et fort la double revendication de la liberté de conscience et de la liberté de disposer de son corps.

    Au moment où elle est arrêtée, condamnée, toujours incarcérée, de nouveau poursuivie, maltraitée, menottée, voilée du voile de l’opprobre, passant encore devant le juge, menacée d’un autre procès inique, nous réclamons sa liberté immédiate et lui réitérons notre soutien".

    Première signatures :

    Abdelwahab Meddeb, Sophie Bessis, Boualem Sansal, Fouad Laroui, Amin Zaoui, Mohamed Berrada, Azza Filali, Habib Selmi, Amina Saïd, Yahia Belaskri, Maïssa Bey, Wassyla Tamzali, Cécile Oumhani, Habib Tengour, Djemaï Abdelkader, Mourad Djebel, Samira Negrouche, Malika Mokeddem, Tahar Bekri, Mahi Binebine, Malek Chebel, Leïla Sebbar, Yamen Manai, Abdellatif Laâbi, Benjamin Stora, Salim Bachi, Colette Fellous, Anouar Benmalek.


  • Rouge & Noir • Afficher le sujet - Solidarité aux travailleurs de FIAT
    http://cnt.ait.caen.free.fr/forum/viewtopic.php?f=13&t=6944#p49033

    #Serbie : anarcho-syndicalistes en soutien aux travailleurs de "#Fiat"

    L’Initiative Anarcho-Syndicaliste (ASI section de l’AIT en Serbie) soutient pleinement les travailleurs impliqués dans un sabotage (des véhicules rayés sur la chaîne de production) et maintenant exposés au lynchage des médias bourgeois. Elle appelle à un large front de défense publique et à organiser une campagne d’affichage autour du centre de la ville de Kragujevac, exactement une semaine après le sabotage.

    http://www.zsp.net.pl/files/fiatasi.jpg

    Dans la nuit de vendredi à samedi (24 et 25 mai 2013) dans l’usine FIAT de Kragujevac, 31 exemplaires de la nouvelle Fiat 500L ont été endommagées, rayés avec un objet pointu et avec des messages de protestation écrite contre le propriétaire de l’usine et le chef de quart, au sujet des salaires bas et parce que les travailleurs ne sont pas autorisés à faire de pause.

    La police et FIAT n’ont pas pu découvrir l’identité des personnes derrière cette action. En parallèle, un lynchage médiatique des saboteurs inconnus a démarré dès que l’information est devenue publique.

    Zoran Markovic, chef du syndicat indépendant de FIAT, s’est joint à cette chasse, en affirmant : « Ce genre de chose ne doit pas se produire. Le syndicat va tenter de trouver les responsables car tous les travailleurs de l’usine ne doivent pas être punis suite à cette action".

    Les syndicats de FIAT ne manquent pas une occasion de saisir l’insatisfaction des travailleurs pour la transformer hâtivement en un accord avec la direction, accord qui leur fait gagner très peu ou rien du tout. La spécificité de cette situation, puisque le sabotage est l’oeuvre d’inconnus, a exclu la possibilité de négociations et d’accords et les bureaucrates syndicaux sont ainsi contraints de montrer leur vrai visage.

    L’usine automobile Fiat à Kragujevac est considérée comme une « cité interdite », d’où sort très peu ou pas du tout d’information sur les événements en son sein. Depuis plusieurs années, malgré le changement de gouvernement, le gouvernement essaie de démontrer que FIAT à Kragujevac représente une étape importante vers la relance de l’économie serbe. C’est pourquoi les médias ne reprennent même pas le peu d’informations échappées de l’usine, comme celle comme quoi les travailleurs sont obligés de porter des couches pendant les heures de travail, parce qu’ils ne peuvent pas quitter la ligne d’assemblage et aller aux toilettes. A Kragujevac, depuis longtemps, des histoires ont circulé sur une opération très dure et de nombreuses violations des droits fondamentaux humains et du travail des employés de Fiat.

    Face aux mauvaises conditions de travail, à la coopération entre les syndicats et la direction au détriment des travailleurs, à la répression et au manque d’auto-organisation des travailleurs, ce sabotage n’est peut-être pas le premier mais certainement pas le dernier : les circonstances forceront les travailleurs à recourir à la seule méthode de lutte qu’il leur reste.

    Les affiches de l’ASI rappellent que le sabotage de l’usine de Kragujevac n’est pas le premier à "Fiat". En Février 2011, les travailleurs mécontents de "Fiat" en Pologne avaient rayé des voitures, abîmés des moteurs et couper des câbles.


  • « Prendre la Place » : ce mot d’ordre circule dans le Monde et en Europe ; que nous dit-il à nous, pour ici et maintenant ?
    http://ouvriersgensdici.free.fr/spip.php?article236

    RENCONTRE LE JEUDI 20 JUIN, 18H
    « Prendre la Place » :

    1) On peut y voir principalement une série d’émeutes ou de soulèvements plus profonds qui vont jusqu’à faire tomber des gouvernements (Tunisie, Egypte...). Soulèvements qui affirment (comme en Tunisie suite au suicide de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid) que le mépris à l’encontre d’une partie de la population doit cesser.

    2) On peut y voir une réponse de la masse des « laissés pour compte », aux exhortations des puissants à se sacrifier en silence pour permettre à la bourgeoisie de se sortir très bien de la crise qu’elle a elle même créée. Prendre la place (comme à Madrid, Puerta del Sol) est alors sûrement un moyen pour beaucoup de sortir de ce silence imposé.

    3) On peut y voir le désir et la nécessité de parler, de se rencontrer, de casser l’anonymat et l’indifférence, afin de briser la paralysie dans laquelle la complexité de la situation actuelle peut nous plonger.

    Il y a sûrement de tout cela Place Taksim, Place Tahir, Puerta del Sol etc...

    Prendre la place interroge aussi SUR LA PLACE qu’ont ou n’ont pas certains dans le pays. Quelques exemples :

    • Le fait que le gouvernement pourchasse quotidiennement les Roms, considérés désormais comme des sous-hommes : les autorités n’ont pas eu un mot pour les familles après que certains soient morts brûlés dans leur campement parce qu’on leur a refusé un accueil décent. Cela ouvre les portes au pire : des gens se permettent de faire fuir les Roms de leur campement, d’autres y mettent le feu. Des élus reprennent ces actions à leur compte.

    • Le fait que des lois spéciales, lois d’exception, permettent de rayer juridiquement des gens de la carte (loi CESEDA contre les habitants qui n’ont pas la nationalité française mais vivent en France et participent du pays) ;

    • La persécution opérée par des polices spéciales (PAF) dont la mission est de traquer tout ce qui « ressemble à un étranger » (dernier exemple avec des arrestations devant l’association d’accueil TO7 à Toulouse) ;

    • L’humiliation et le mépris des autorités (mairie, conseil général, préfecture) qui veulent déloger de force des habitants, malgré leur volonté déclarée de rester dans leur logement et dans leur quartier (comme ce qui se passe actuellement à la Reynerie au Mirail). Ce à quoi les gens concernés répondent en affirmant : « Nous ne sommes pas de la poussière ; partir ou rester, c’est à nous de décider ».

    A l’heure où les Etats (quels que soient les gouvernements) fondent leur politique et leur propagande sur le fait qu’il n’y aurait plus de place pour tous, donc plus de droits et plus de respect pour tous, il est logique que la question de la place, CELLE QUI EST DENIEE A CERTAINS, devienne une question centrale d’aujourd’hui. Question posée à quiconque s’intéresse à ce qui arrive réellement dans le pays, au sort qui est fait à une partie des habitants, et à CE QU’IL EST POSSIBLE D’ENONCER ET DE METTRE EN ACTION.

    Prendre la place, cela peut être une façon d’affirmer sa propre existence, et de signifier que tous, donc chacun, doit être pris en compte, reconnu, respecté. Il s’agit de droits pour tous, de dignité et de refus du mépris.

    Nous vous proposons d’en débattre lors de la rencontre du 20 Juin à 18h.

    Rue du Lieutenant Colonel Pelissier, Métro Capitole, Toulouse Espace DURANTI, salle au 3° étage

    Dans le cadre des « Rencontres pour penser l’Aujourd’hui », proposées par CEUX QUI VEULENT LE PAYS POUR TOUS.

    http://ouvriersgensdici.free.fr/IMG/pdf/rencontre_du_20_juin.pdf



  • Le cheval pense-t-il ? | le blog de Magie de Ségougnac
    http://magiedesegougnac.wordpress.com/2013/05/29/le-cheval-pense-t-il

    Pour répondre à notre question de départ, je préfère dire que non, un cheval ne pense pas, parce que ce terme renvoie à la pensée humaine, avec ses caractéristiques si particulières, et que je considère que nommer du même terme deux choses différentes ne fait qu’apporter de la confusion. Cela n’empêche pas le cheval d’avoir un fonctionnement cognitif, des relations avec son monde et au final un « vécu » subjectif nourri des émotions associées à ces relations, notamment à leur valeur positive ou négative. Et ce, comme tout animal muni d’un cerveau, principal siège des fonctions cognitives, ce « vécu » dépendant étroitement des capacités motrices, sensorielles et cognitives de chaque animal.

    #enaction #Varela #embodied_mind


  • Lutte contre le « roi du pop-corn » - LA CHAPELLE Atelier idéal -
    http://www.atelierideal.lautre.net/spip.php?article577

    Samedi 1er juin 2013, de 11h à 20h , l’Atelier Idéal accueille une journée de soutien aux salariés en lutte de #Nataïs, journée organisée par la #CNT-AIT #Toulouse.

    Des salariés raconteront leur lutte contre « le roi du #pop-corn » !

    Au menu :

    Caisse de résistances
    buffet gersois et végétariens
    concerts de Critical Hi-Fi, Fractal (chanson à texte), DJ Kode (mix afro-latino sixties)

    http://anarsonore.free.fr/IMG/png/flyer_natais.png

    J’ajoute qu’une 4ème formation musicale jouera en soutien aux licenciés de Nataïs ce jour-là. Il s’agit de Broumetch (http://www.reverbnation.com/Broumetch) une bande de récidivistes : on a pu les entendre interpréter Bellacio le 1er mai l’an dernier dans le #Gers

    http://anarsonore.free.fr/IMG/mp3/premier_mai_auch.mp3


  • Sygmunt Stein, Ma guerre d’Espagne. Brigades Internationales : la fin d’un mythe, Paris, Seuil, 2012, 266 p., 19 €
    25 mai 2013

    I – Le récit

    En 2012, les éditions du Seuil publient un livre de souvenirs (écrit en 1938) de Sygmunt Stein, un ancien combattant juif des Brigades internationales, Ma guerre d’Espagne, avec un sous-titre volontairement provocateur, Brigades internationales : la fin d’un mythe, et une postface rédigée par un spécialiste de l’histoire du communisme et du trotskysme (mais pas des Brigades), Jean-Jacques Marie. L’ouvrage connaît un certain succès médiatique, de par son contenu – anti-stalinisme et anti-communisme mêlés – qui vient renforcer une des tendances actuelles des travaux sur le communisme, mais suscite aussi une controverse dans le milieu des historiens travaillant (ou ayant travaillé) sur les Brigades. La suite sur
    http://dissidences.hypotheses.org/3369


  • M. Venner a montré la (troisième) voie
    http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=427

    Que l’on ne compte pas sur moi pour « provoquer » au suicide les amis politiques de feu (à volonté !) M. Dominique Venner, autorévolvérisé chez Quasimodo. D’abord, ça n’est pas parce qu’une loi a été promulguée contre moi que je dois en faire les frais. Ensuite, Mme Le Pen s’en charge avec beaucoup de subtilité et d’élégance.

    Allez savoir pourquoi, cette fin salissante m’a fait songer à la parodie que l’excellent #Pierre_Dac avait rédigé sur l’air d’une chanson de Trenet (La Romance de Paris).

    http://www.youtube.com/watch?v=znkNbrajrO8


  • Protestation contre le plan #Capgemini de licenciement 370 travailleurs
    http://www.priamaakcia.sk/index.php?action=soliMail&soliMail_id=42

    Je vous écris pour exprimer mon colère envers Capgemini qui organise un plan de licenciement de 370 travailleurs en Espagne et en général tend a rabaisser les salaires des travailleurs sur le marché global.

    Je continuerai à soutenir les travailleurs en Espagne et informerai plus de gens sur les pratiques Capgemini.


  • Très bonne Préface à l’édition Brésilienne du « Maitre ignorant » de #Jacques_Rancière http://strassdelaphilosophie.blogspot.fr/2013/05/le-maitre-ignorant-jacques-ranciere.html

    Toutes les deux surtout sont enfermées dans le cercle de la société pédagogisée. Elles attribuent à l’Ecole le pouvoir fantasmatique de réaliser l’égalité sociale ou, à tout le moins, de réduire la « fracture sociale ». Mais ce fantasme repose lui-même sur une vision de la société où l’inégalité est assimilée à la situation des enfants en retard. Les sociétés du temps de Jacotot avouaient l’inégalité et la division en classes. L’instruction était pour elles un moyen d’instituer quelques médiations entre le haut et le bas : de donner aux pauvres la possibilité d’améliorer individuellement leur condition et de donner à tous le sentiment d’appartenir, chacun à sa place, à une même communauté. Nos sociétés sont loin de cette franchise. Elles se représentent comme des sociétés homogènes où le rythme vif et commun de la multiplication des marchandises et des échanges a aplani les vieilles divisions de classes et fait participer tout le monde aux mêmes jouissances et aux mêmes libertés. Plus de prolétaires mais seulement des nouveaux venus qui n’ont pas encore pris le rythme de la modernité ou des attardés qui, à l’inverse, n’ont pas su s’adapter aux accélérations de ce rythme. La société se représente ainsi à la manière d’une vaste école ayant ses sauvages à civiliser et ses élèves en difficulté à rattraper. Dans ces conditions, l’institution scolaire est de plus en plus chargée de la tâche fantasmatique de combler l’écart entre l’égalité proclamée des conditions et l’inégalité existante, de plus en plus sommée de réduire des inégalités posées comme résiduelles. Mais le rôle dernier de ce surinvestissement pédagogique est finalement de conforter la vision oligarchique d’une société-école où le gouvernement n’est plus que l’autorité des meilleurs de la classe. A ces « meilleurs de la classe » qui nous gouvernent se trouve alors reproposée la vieille alternative : les uns leur demandent de s’adapter, par une bonne pédagogie communicative, aux intelligences modestes et aux problèmes quotidiens des moins doués que nous sommes ; d’autres leur demandent à l’inverse de gérer, depuis la distance indispensable à toute bonne progression de la classe, les intérêts de la communauté.

    #Education #pedagogie #Autonomie #philosophie


  • STRASS - Syndicat du Travail Sexuel » Paris - 1er et 2 Juin : rencontres nationales des travailleurSEs du sexe
    http://site.strass-syndicat.org/2013/05/paris-1er-et-2-juin-rencontres-nationales-des-travailleurses-d
    http://site.strass-syndicat.org/wp-content/uploads/2013/05/visuel.jpeg

    Le #STRASS organise le 1er et le 2 Juin un week-end de rencontres entre travailleurSEs du sexe (voir programme ci-dessous), suivies par une manifestation qui partira à 15h de la place Pigalle.

    Ces rencontres seront animées par la volonté de nous rencontrer entre travailleurSEs du sexe, autour des thématiques qui nous intéressent (répression, stigmatisation, santé, organisation politique, etc …). Pour la majorité des ateliers, nous souhaitons nous retrouver exclusivement entre travailleurSEs du sexe ; pour d’autres, les alliéEs sont bienvenuEs.

    Toute personne qui a exercé ou exerce une forme ou une autre de travail du sexe est la bienvenue : prostituée, escort, strip-teaseur / strip-teaseuse, actrice / acteur porno, dominatrice professionnelle, assistantE sexuelLe, hôtesse de bar américain, modèle érotique, animatrice de webcam ou téléphone rose… Que cette activité soit passée ou présente, occasionnelle ou régulière.


    • dans le #travail, nous apprenons à trahir les autres, et nous nous trahissons nous-mêmes… d’où les #suicides

      quelques notes constructives :

      il faut rompre avec l’exaltation de la #performance_individuelle, et retrouver une démarche de #qualité — parce que dans l’ombre on dégrade tout ce qui relève de la #coopération

      tout ce qu’on croit gagner d’un côté, on le perd de l’autre, et on constate même, au final, une perte de #productivité

      il faut s’intéresser au #travail_collectif, à la mise en commun du savoir, de l’expérience, de l’intelligence, de la parole… ce qui nécessite des espaces de #délibération — il y a un gisement de bonne volonté dans le monde du travail

      … repenser toute la méthode de #management des #entreprises, faire de la coopération verticale ainsi que de la coopération avec le client (ou le patient, l’élève…)

    • A verser au dossier « tempérer ses propos » :
      christophe dejours : plume&plume
      http://plumeplume.blogs.nouvelobs.com/tag/christophe+dejours

      Par #normopathie, Christophe Dejours désigne des personnalités qui se caractérisent par leur totale normalité, des êtres conformistes sur les plans social et professionnel. « Peu fantaisistes, peu imaginatifs, peu créatifs, ils sont en général remarquablement intégrés et adaptés à une société où ils se meuvent aisément et sereinement sans être perturbés par la culpabilité, dont ils sont indemnes, ni par la compassion, qui ne les concerne pas ; comme s’ils ne voyaient pas que les autres ne réagissent pas tous comme eux ; comme s’ils ne percevaient même pas que d’autres souffrent ; comme s’ils ne comprenaient pas pourquoi d’autres ne parviennent pas à s’adapter à une société dont les règles, pourtant, leur semblent relever du bon sens, de l’évidence, de la logique naturelle. (...) » (p. 143, en note)

    • Issue à la sclérose d’un système qui a généralisé la concurrence de tous contre chacun en guise d’organisation. Système qui exploite notre instinct de prédation pour tirer son énergie de fonctionnement. Oui, ça peut tenir quelques décennies encore, mais ce système s’écroulera de lui même quand les humains auront mieux compris la supercherie et auront appris à s’en détacher.

      Dans l’entreprise où je bosse, on essaie de bannir toute idée de concurrence, l’organisation mise sur l’autonomie et la coopération, sur le respect et la confiance plutôt que sur la compétition et l’autorité. Jusqu’ici ça donne de très bons résultats. Résultats qu’on essaie de restituer au mieux dans notre « écosystème » économique, au lieu de vampiriser pour faire valoir notre archaïque privilège de propriétaires capitalistes.
      Je ne crois plus trop à l’idée que la table rase soit le meilleur chemin pour réunir une mutation.

    • Christophe Dejours nous explique pour ceux qui l’ont lu que l’entreprise peut-être à la fois un lieu d’émancipation et de transformation de l’individu quand le travail n’est pas subi. On peut y trouver le meilleur comme la prévenance, la solidarité, le respect, mais aussi le pire, le chacun pour soi, la lâcheté, le harcèlement, l’humiliation...
      A chacun d’incarner sa fonction,son métier, sa mission... avec ce qu’il est ! L’entreprise sait parfaitement utiliser la nature et la personnalité de chacun. A nous de ne pas l’accepter !

      Il faut occuper l’espace qu’incarne l’entreprise comme un « champ » politique et y faire entrer de nouveaux droits comme la reconnaissance de la citoyenneté dans l’entreprise avec tout ce que cela implique. le droit considère que le risque économique est pris par l’entreprise et qu’il est donc normal que le salarié soit soumis à un rapport de subordination.
      Je crois que nous touchons là, une problématique majeure entre employeurs, employés. Comment équilibrer un réel rapport de forces sans qu’aucune des deux parties ne soit lésée ?

      Mon inquiétude aujourd’hui c’est de constater que le droit du travail s’écrit dans « l’entreprise » au nom du bon fonctionnement du dialogue social et non à l’assemblée nationale seule représentante de la souveraineté nationale.
      Aujourd’hui nous sommes bien obligés de constater au nom du maintien de l’emploi, la capitulation du législateur face à l’entreprise toute puissante !

    • @bp314 : ça y est j’ai visionné.
      L’issue dont je parle est justement l’issue de l’effondrement du système par perte de confiance totale des travailleurs dans les organisations classiques (évoqué à 5mn15).

      Concernant le concept de « coopération verticale », le terme fait peur, je le reconnais, moi ça me fait penser à collaboration avec toute la connotation historique de ce mot. Pour moi le manager est avant tout un coordinateur d’actions et un agrégateur de responsabilités. Un animateur, consacré sur sa mission à lui, plus large et d’autant plus anticipatrice que ce qu’il doit agréger est important.

      La cible est une organisation où chacun se sente entrepreneur de son poste, responsable de sa mission, gratifié de sa contribution à l’équipe, à ses « clients » bénéficiaires de son action, gratifié par le soutien et la reconnaissance de l’équipe, gratifié par la réussite de l’oeuvre collective.
      Le collectif fait le reste, et très franchement, moi qui déteste l’autorité, ça tombe bien, on n’en fait quasiment jamais usage. Quand on se considère tous en adultes responsables, on se comporte tous en adultes responsables, tout le monde assume, tout le monde y trouve son compte..

      @pariaurbain : oui la tendance actuelle à négocier et légiférer hors du champ républicain (démocratique si on veut), dans les murs mêmes de l’entreprise, fait peur et risque d’accélérer l’effondrement qu’évoque C. Dejours. On le voit pour l’ANI.
      On parle que de flexibilité, compétitivité et concurrence, comme si on avait pas encore touché le fond...

      Tout l’enjeu va consister, pour les entreprises bienveillantes à devenir suffisament fortes pour être les locomotives de la mutation, en poussant les entreprises conventionnelles à s’aligner, un peu comme la filière bio pourrait y arriver dans l’agriculture si la population l’y aidait. Et ce sera plus facile pour le boulot que pour le bio. Il est plus facile de vivre sans bosser dans une entreprise que de vivre sans manger des trucs de l’industrie agro-alimentaire.

      Mais il est certain qu’un coup de pouce politique semble le plus adapté. Rien est exclu. Quand tout se casse la gueule, on peut envisager de voir une reprise en main politique. Regarde sur la question fiscale en Europe. Il aura fallu 25 ans pour qu’ils reconnaissent qu’il faut faire quelque chose...

    • Christophe Dejours nous explique pour ceux qui l’ont lu que l’entreprise peut-être à la fois un lieu d’émancipation et de transformation de l’individu quand le travail n’est pas subi.

      Peut-être chez les bisounous : chez les humains, l’entreprise est le lieu dans lequel l’humain se rend sous peine d’être exclus et condamné à errer, dormir dans le froid et mourir de faim. On s’y rend aussi de plus en plus souvent forcé par la loi, à l’heure et au lieu dit, pour quelques jours, quelques heures, en attendant d’être affecté ailleurs.

      Ha, qu’il est plaisant de voir que chez les intellectuels en cravate aux mains blanches on croit encore en les célèbres vertus du travail forcé !

      L’issue ? J’ignore quelle sera l’issue et, comme tout productif, au fond peu m’importe. Mais j’imagine qu’un jour viendra où nul ne pourra plus prétendre faire sa part d’oeuvre sociale en se qualifiant d’intellectuel tout en s’ornant des fruits du labeur d’autrui.

    • @tbn : néolibéralisme ? Comment ça ? Sortir de l’exaltation de la performance individuelle et de la concurrence pour passer à la « coopération » c’est du néolibéralisme ?

      @bp314 : quand ce monsieur guindé à l’apparence il est vrai peu sympathique ira jusqu’au bout de sa démarche, il se rendra compte que l’entreprise « bienveillante » ne peut pas être capitaliste, puisque le capitalisme est une prédation sur le travail d’autrui, le capitalisme ne peut fournir le climat de confiance indispensable à la « coopération » dont parle ce monsieur. Laissons lui du temps, pour moi il est sur la bonne voie.

      Ou bien on peut toujours sinon continuer à souhaiter que le travail reste un enfer, pour être sûr de ne pas se compromettre avec le capitalisme, drapé dans notre beau statut immaculé de victime. Mais personnellement ce n’est pas ma tasse de thé...

      Quant à la fin du travail... Je ne crois pas que l’humain pourra se passer d’activités collectives socialement valorisantes, et j’espère pas d’ailleurs.. Je crois qu’il y a confusion entre le mot travail et des concepts plus spécifiques « production de biens matériels » et « exploitation de l’activité d’autrui » qui sont devenus l’horizon indépassable du travail en régime capitaliste..

    • il se rendra compte que l’entreprise « bienveillante » ne peut pas être capitaliste, puisque le capitalisme est une prédation sur le travail d’autrui, le capitalisme ne peut fournir le climat de confiance indispensable à la « coopération » dont parle ce monsieur. Laissons lui du temps, pour moi il est sur la bonne voie.

      J’entends l’argument, mais je vais m’efforcer de le réfuter.

      Ce n’est pas pour des raisons morales ou de compétence technique qu’on réserve les professions intellectuelles aux diplômés : c’est parce que leurs diplômes garantissent le niveau d’éducation requis pour qu’ils ne puissent ignorer certaines choses.

      Par exemple l’évidence que vous exprimez. Et qu’exprime encore bien mieux l’extraordinairement non-diplômé Didier Super : http://www.youtube.com/watch?v=ODXOvPrCuUs

      Machiavel constatait autrement qu’on ne peut distinguer le machiavélisme de l’ignorance et donc, que feindre l’ignorance était toujours le meilleur moyen de parvenir à des fins raisonnées. C’est pour se protéger de cet alibi d’ignorance que les républiques éduquent leurs élites et, en théorie, présument de leur parfaite connaissances des enjeux relevant de la responsabilité sociale qu’on a quand on s’exerce en vertu d’un titre républicain.

      Autrement dit, non, cet intellectuel professionnel ne peut prétendre à l’alibi d’ignorance : ce qu’il fait est un choix.

    • D’ailleurs, il n’y a pas d’autre mot que #propagande_libérale pour parler de l’éducation actuelle infligée et censée sortir les enfants de l’ignorance…

      http://www.onisep.fr/Choisir-mes-etudes/Au-lycee-au-CFA/Au-lycee-general-et-technologique/La-classe-de-seconde-generale-et-technologique/Les-enseignements-d-exploration-en-seconde/Sciences-economiques-et-sociales

      Un enseignement d’exploration obligatoire en classe de seconde, à raison de 1h30 par semaine, permettant une initiation à l’économie et à la sociologie pour découvrir la société dans laquelle on vit.

      Avec ceci qui m’a fait bondir :

      Formation et emploi : le diplôme : un passeport pour l’emploi ? Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une insuffisance de la demande ?

      C’est le programme officiel.


  • Excellent entretien de Ruwen Ogien autour de l’enseignement de la morale Laïque http://www.franceculture.fr/emission-le-tete-a-tete-ruwen-ogien-2013-04-28#Taddei #Philo

    « C’est un philosophe, qui fait vraiment de la philosophie. Et c’est en philosophe qu’il défend les mères porteuses, les mariages homo, l’homoparentalité, les jeux d’argents, l’inceste entre adulte consentants, le droit de porter le voile, le droit de se prostituer, de se droguer, de siffler la marseillaise, de blasphémer. Et c’est en philosophe, qu’il est contre la morale à l’école, contre les ingalités économiques. Aujourd’hui, il publie 2 livres : “L’Etat nous rend-il meilleurs ?” directement en poche chez Folio et “La guerre aux pauvres commencent à l’école” chez Grasset ».

    • Je ne serais pas aussi catégorique sur le positionnement politique de Ruwen Ogien. Les libéraux le considèrent comme un dangereux gauchiste qui passe son temps à dénoncer la prédation du capitalisme financier et l’aliénation du travail.
      La gauche pense qu’il est un dangereux libertarien voir utilitariste qui défend le GPA, la prostitution donc l’exploitation de l’homme par l’homme ou plutôt de la femme par l’homme.
      Sans parler des féministes qui à juste titre condamnent ses positions sur l’exploitation sexuelle faite aux femmes sur la question de la prostitution. Le tout est de savoir si c’est notre condition sociale qui nous définis ou nos choix en tant que sujet. Reste à savoir qui influence qui ? On a tous une petite idée sur la réponse mais un homme qui se met autant de gens à dos me le rend sympathique

    • @rastapopoulos et @bug_in : merci d’argumenter un peu plus votre critique de sa pensée, je suis curieux de comprendre.
      Personnellement je me reconnais bien dans sa réflexion. Oui c’est dérangeant pour les gens de gauche comme moi, mais le « libéralisme » intellectuel qu’il prône est franchement pertinent.
      Je commence à comprendre la portée néfaste du paternalisme charitable des bien-pensants dont je fais souvent partie, à vouloir le bien des gens malgré eux eux, qui favorisent l’infantilisme alors qu’on souhaite le contraire.
      Pour ma part ça rejoint mon leit-motiv, qui est de faire passer l’humanisme par la cas « responsabilisation ». Je crois que se considérer enfin en adultes responsables est une clé à exploiter, ça correspond à son idée d’éthique minimale je crois. Ethique minimale ne veut pas dire réflexion minimale, ni échange minimal, ni autisme maximal, ni individualisme maximal.
      Au contraire c’est lâcher du lest sur les divergences comportementales pour mieux se concentrer et se confronter sur les fondements et les fondamentaux moraux que nos comportements doivent absolument respecter, pour garantir un monde vivable où chacun dispose de son libre-arbitre.

      Ensuite sur le personnage, ok, il a tout pour finir comme le prochain BHL, tant pis ou tant mieux pour lui, sauf que lui est quand même intellectuellement très supérieur, de toutes façons je m’en fous, concentrons-nous sur les idées, par sur ceux qui les véhiculent, on gagnera du temps..

    • Ben déjà, perso, je suis pas paternaliste, en tant qu’anarchiste, je ne me reconnais pas dans la gauche classique, et je pense que l’État, et aucune autorité par ailleurs n’a a me dire ce qu’il est bon au mauvais. C’est une discussion collective qui me permet d’établir ce qui est bon ou mauvais, pas un injonction. Les propos que tu tiens sur une sorte d’éthique minimale, ne sont pas pour moi problématique, avoir une éthique minimale, bcp d’auteurs l’on fait. Reste a savoir laquelle. Celle de Ogien est spécifique.
      Si il te permet de découvrir qu’avoir le moins de règles, qu’elle soit simple etc... c’est mieux pour pouvoir les partager collectivement, tant mieux. Mais a mon sens d’autres auteurs allait déjà dans ce sens. Par contre dire que la prostitution et le sado-masochisme ce sont deux choses ou il n’y a pas de « victime » c’est faux. Dans le sado-masochisme il y a un contrat, et l’argent n’est pas impliqué. Dans la prostitution il y a de l’argent alors que le rapport de force n’est pas maîtrisé. Même s’il y avait contrat on pourrait le juger non valable étant donné l’asymétrie de pouvoir entre les deux contractants.


  • J’apprends qu’on m’a accusé de chercher à détruire les institutions « Espace contre ciment
    http://raumgegenzement.blogsport.de/2013/05/19/japprends-quon-ma-accuse-de-chercher-a-detruire-les-instit
    http://raumgegenzement.blogsport.de/images/CalamusMasereel.JPG

    J’apprends qu’on m’a accusé de chercher à détruire les ins-
    titutions,
    Mais à vrai dire je ne suis ni pour ni contre les institutions,
    (Qu’ai-je en effet de commun avec elles ? Ou de commun
    avec leur destruction ?)
    Je veux seulement fonder dans le Mannahatta et dans cha-
    que ville de ces États, intérieur et littoral,
    Et dans la campagne et les forêts et sur chaque carène petite
    ou grande qui bossue les eaux,
    Sans édifices ni règlements ni directeurs ni aucune discus-
    sion,
    L’institution de la tendre affection des camarades.

    #Walt_Whitman

    ( Feuilles d’herbe , traduction intégrale d’après l’édition définitive par Léon Bazalgette, Paris, Mercure de France, 1922, p. 173.)



  • Syndicat Interco Paris Nord › Action de soutien devant le siège de CAPGEMINI
    http://cnt-ait-paris-nord.fr/?p=87

    Un rassemblement de soutien s’est tenu vendredi matin (17/05) de 8H à 9H devant le siège social de #CAPGEMINI à Paris. Des tracts ( http://cnt-ait-paris-nord.fr/?p=74 ) ont étés diffusés aux personnes entrant au siège de capgemini, la direction a demandé au gardien (selon ses dires) de récupérer le tract diffusé.

    #CNT-AIT


  • Syndicat Interco Paris Nord › Oppression et exploitation des travailleurs à #Capgemini
    http://cnt-ait-paris-nord.fr/?p=74

    CAP (Capgemini) multinationale Française de technologie de l’information et communication 12000 salaries dans le monde dont 4000 sur huit sites en Espagne. Elle utilise le management éthique du genre « les personnes sont importantes ». Dans les faits ses conditions de travail ne sont pas humaines. Pionnière pour appliquer le nouvelle réforme du travail du gouvernement après des années de licenciements au goutte a goutte pour éviter les conflits. La direction annonce des suppressions de postes et des investissements en Chine, Italie, Allemagne, Etats-Unis et une dégradation des droits et avantages salariaux, et une insécurité croissante. Ceci malgré des ratios en hausse (bénéfice plus 11%, marge opérationnelle 7,4%).

    solidarité internationale avec les compagnons en lutte contre le rouleau compresseur capgemini qui écrase ses employés en espagne et ailleurs.

    voir : http://informaticamadrid.cnt.es/seccion/capgemini


  • Qu’est-ce que c’est que ces chefs sans pouvoir ?
    http://www.youtube.com/watch?v=cgkg7VpyKoE

    ACR - Atelier de Création Radiophonique - 18/02/1975
    – Qu’est-ce que c’est que ces chefs sans pouvoir ?
    Par #Jean-Jacques_Lebel , assisté de Anne Marie Abou, Jeannine Antoine,Viviane Vaudenbrock.

    Collaboration technique : Michel Creis, Daniel Bizien .

    Avec François Bott, Félix Guattari, Marcel Gauchet, #Pierre_Clastres, Roger Blin, Dominique Lacarrière, Pierre Santini .


  • Rues et lieux de #Toulouse : La rue Cahuzac
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article595&artpage=8-9#outil_sommaire_7

    Non, ce n’est pas notre ex-ministre du budget qui a légué son nom à cette rue de Toulouse située du côté de Croix de Pierre. Du moins, pas encore. Ce ne serait d’ailleurs pas si étonnant que ça, car des rues qui portent le nom d’un flibustier de la finance, d’un escroc voire d’une assassin, il y en a, et pas qu’un peu. Il suffit pour cela qu’il s’agisse d’un roi, d’un président, d’un ministre, d’un banquier, d’un général ou d’un autre « people ». A tous ces personnages, tout est si vite pardonné…

    Il n’est donc pas dit que notre Cahuzac, n’ait pas un jour « sa » rue. D’une certaine manière, d’un point de vue « scientifique », ce serait justifié : il est en effet un spécimen quasi parfait de l’homme (ou de la femme) politique dans la plénitude de son « métier ». C’est le prototype du politicien qui peut vous lâcher un énorme mensonge (à 600 000 euros l’exemplaire) en vous regardant droit dans les yeux, droit dans ses bottes (comme disait un autre), avec le frisson indigné de l’innocent outragé. Cahuzac, c’est le modèle du politicien cynique, celui qui peut vous jurer la main sur le cœur l’inverse de ce qu’il fait. Celui qui s’engage à anéantir toute fraude fiscale… après avoir mis ses économies bien au chaud, dans ces paradis fiscaux qu’il vous promet d’abattre. Les Cahuzac n’ont pas de couleur politique. Il a eu des prédécesseurs de tout poil et, dans l’ombre, ses successeurs se préparent. Pour eux, Cahuzac, c’est en quelque sorte le mètre-étalon du politicien, un genre de modèle d’exposition. Il ne tient qu’à nous de le transformer en pièce de musée (à placer entre les dinosaures et les mammouths) en nous débarrassant définitivement de ce qui produit tous les Cahuzac du monde : le capitalisme (et sa recherche effrénée de l’argent) et l’État (et sa pratique constante de l’oppression).

    #Un_Autre_Futur mai 2013


  • La Revue Anarchiste n°11 (novembre 1922)
    http://www.la-presse-anarchiste.net/spip.php?rubrique453

    #Georges Sorel et la #violence (F. Élosu)
    http://www.la-presse-anarchiste.net/spip.php?article3784

    Si, d’habitude, les morts vont vite, Georges Sorel fait exception à la règle générale ; et les fascistes italiens attestent la survivance de ses enseignements, dont ils se réclament pour la justification de leur activité brutale et meurtrière. Il n’est donc pas trop tard pour exposer, et tenter de réfuter, ce que J.-R. Bloch appelait déjà, dans le numéro de janvier 1913 de « l’Effort Libre », les « bienfaisants sophismes de Sorel ».

    La guerre de 1914, génératrice de crimes monstrueux, a peut-être modifié l’opinion de cet universitaire et publiciste d’avant-garde sur la « bienfaisance » des paradoxes en question. Elle ne change certainement rien aux sophismes eux-mêmes, dont l’erreur reste entière avant comme après la bataille. D’ailleurs, le sophisme n’est-il pas par définition l’erreur ? et la « bienfaisance d’une erreur », dans le domaine de l’esprit, n’est-elle pas une absurdité logique ?

    La violence anarchiste (#Sébastien_Faure)
    http://www.la-presse-anarchiste.net/spip.php?article3785

    Je ne me propose pas de plaider pour Sorel. Je ne me ferai pas davantage le défenseur de la thèse sorélienne avec laquelle, sur des points multiples et importants, je suis en désaccord.

    De la longue et savante attaque dirigée par mon ami F. Élosu contre les « Réflexions sur la violence » et leur auteur, je ne veux retenir que les dernières lignes ; parce que, d’une part, j’ai l’impression que cette étude critique du Sorellisme a ou pour but, dans la pensée d’Élosu, la condamnation sans réserve de la violence, jusques et y compris la violence révolutionnaire considérée par bon nombre comme une nécessité douloureuse mais inévitable ; parce que, d’autre part, c’est la conclusion de cette étude et cette conclusion seule qui vise directement et en plein l’#Anarchisme.


  • Catalogue Ni patrie ni frontières 2002-2012
    http://www.mondialisme.org/spip.php?article1923

    La revue #Ni_patrie_ni_frontières aura bientôt 11 ans d’exis­tence. Voici un cata­lo­gue des revues, com­pi­la­tions, antho­lo­gies et livres publiés depuis sep­tem­bre 2002. Plusieurs nou­veaux livres dont trois tra­duc­tions de l’espa­gnol et de l’ita­lien sont en pré­pa­ration et seront publiés cette année. Nous vous don­ne­rons plus de détails dès que nous serons sûrs des dates de paru­tion. En atten­dant voici ce cata­lo­gue bien fourni.

    http://www.mondialisme.org/IMG/pdf/catalogue_re_sume_2002-2012.pdf


  • PARTIR OU RESTER C’EST A NOUS DE DECIDER !
    http://ouvriersgensdici.free.fr/spip.php?article235
    Lettre de locataires du 5A Auriacombe et de la barre GLUCK aux habitants et aux personnes “responsables”.

    PARTIR OU RESTER C’EST A NOUS DE DECIDER !

    La société Patrimoine nous a convoqués pour nous informer que nous devrions déménager en raison de risques supposés d’infiltration suite à la démolition prévue d’une partie de la barre Gluck.

    Nous nous sommes réunis le lundi 6 mai. Nous sommes majoritairement opposés à ce déménagement pour plusieurs raisons :

    • Pour commencer il s’agit de savoir si la destruction d’une partie de la barre se justifie. Les responsables publics nous parlent “d’utilité publique”. Laquelle ? Nous pensons que ces #logements sont d’une grande utilité publique puisque aujourd’hui à Toulouse de nombreuses familles sont sans toit et ne demandent qu’à habiter de grands logements à loyer modéré.

    • Plusieurs d’entre nous sont des locataires de longue date (1971 pour les plus anciens), parfois âgés ; il y a aussi des familles nombreuses.

    • Notre loyer est payé régulièrement.

    • Nous affirmons que c’est à nous de décider si nous souhaitons ou non déménager.

    NOUS NE SOMMES PAS DE LA POUSSIERE QU’ON DEPLACE.

    Patrimoine nous a dit que nous ne retrouverions jamais de logement équivalent pour un loyer équivalent. Pour les locataires des “Châlets”, dans la barre Glûck promise à la démolition, même si quelques-uns ont étés relogés conformément à leur demande, beaucoup ont perdu plus qu’ils n’ont gagné et d’autres sont toujours là.

    Patrimoine nous dit “nous sommes au pied du mur” mais nous, comme le dit une locataire :

    NOUS REFUSONS D’ETRE AU PIED DE L’IMMEUBLE !
    Nous ne sommes pas de la poussière .

    #Toulouse, le 13/05/13

    Pour tout contact : Tél. : 06 13 06 94 62


  • DE CLERMONT-FERRAND A BARCELONE : #ANARCHOSYNDICALISME !
    http://anarsixtrois.unblog.fr/2013/05/12/de-clermont-ferrand-a-barcelone-anarchosyndicalisme

    Du 1e au 4 mai, la #CNT-AIT 63 a tenté d’apporter sa pierre à l’édifice de la résistance populaire et autonome. Au programme : manifestation du 1e mai, présentation de la lutte contre #Nataïs à Cornella en Catalogne le 3, et manifestation contre la torture en prison et les #violences_policières le 4 à Barcelone.


  • [SMOLNY...] #Jean-Pierre_GARNIER & #Louis_JANOVER : La Deuxième Droite
    http://www.collectif-smolny.org/article.php3?id_article=1746
    http://www.collectif-smolny.org/IMG/arton1746.jpg

    « Le bilan de liquidation du socialisme par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient est globalement positif : restauration du taux de profit, réhabilitation de l’entreprise, épousailles de la « France qui pense » et de la « France qui gagne »... de l’argent, fin du divorce Nation-Police-Armée, neutralisation des syndicats, marginalisation du PC, vassalisation de l’intelligentsia, consensus autour du nucléaire, consolidation de la présence française en Afrique... Est-ce à dire que tout clivage, toute opposition politique a disparu dans ce pays ? Aucunement. La ligne de partage passe désormais entre deux types de conservatisme, l’un obtus, l’autre éclairé, l’un frileux, l’autre fringant, l’un tourné vers le passé, l’autre ouvert vers l’avenir. Bref : l’un réactionnaire, l’autre progressiste. Le jeu politique met désormais aux prises deux droites. La première, traditionnelle, cherche à tout garder au risque de tout perdre. L’autre, moderniste, fait en sorte que tout bouge pour que rien ne change. »

    Le retour au pouvoir du PS avec François Hollande donne à cette analyse contemporaine du premier septennat de François Mitterrand une nouvelle actualité et une double fonction, celle d’un exercice de mémoire et d’une mise en garde pour l’avenir. En requalifiant le #parti_socialiste de « deuxième droite », ce livre montre comment, dès le milieu des années 1980, les socialistes ont accompli leur destin de parti réformateur en même temps que le programme de la première droite : adapter la société française au nouveau stade du #capitalisme.


  • La #démocratie libertaire
    http://collectiflieuxcommuns.fr/spip/spip.php?article424

    #Gaston_Leval, Espagne Libertaire, 36-39, Éditon du cercle / de la tête de feuilles, 1971, pp.217-231

    Il y a, dans l’organisation mise sur pied par la révolution espagnole, et par le mouvement libertaire qui en a été la che­ville ouvrière, structuration de la base au sommet, qui corres­pond au véritable fédéralisme et à la véritable démocratie. Il est vrai qu’au sommet, et même à un échelon ou à un autre, des déviations peuvent se produire ; que des individus auto­ritaires peuvent transformer, ou vouloir transformer, la délé­gation en pouvoir autoritaire intangible. Et nul ne peut affir­mer que ce danger ne surgirait jamais. Mais la situation est toute différente de ce qu’elle est, ou serait dans un appareil d’Etat. Dans l’Etat que Marx, quand il voulait courtiser les communards échappés au massacre afin de les attirer à lui ap­pelait une « superstructure parasitaire » de la société, les hom­mes installés aux commandes sont inaccessibles pour le peuple. Ils peuvent légiférer, décider, ordonner, choisir pour tous sans consulter ceux qui devront subir les conséquences de leurs décisions : ils sont les maîtres. La liberté qu’ils appliquent est leur liberté de faire les choses comme ils l’entendent, grâce à l’appareil de lois, de règlements et de répression dont ils disposent, et au bout duquel il y a les prisons, les bagnes, les camps de concentration et les exécutions. L’U.R.S.S. et les pays satellisés en sont d’écrasants témoignages.

    Le système non étatique ne permet pas ces déviations parce que les comités de direction et de coordination, évidem­ment indispensables, ne sortent pas de l’organisation qui les a choisis ; ils restent en son sein, toujours contrôlables, à la portée des adhérents. Si tels ou tels individus contredisent par leurs actes les instructions reçues, les résolutions prises, il est possible de les rappeler à l’ordre, de les blâmer, de les desti­tuer, de les remplacer. C’est seulement dans, et par cette pratique que « la majorité fait loi ».