• La #Turquie s’engage (finalement) contre Daesh : comment comprendre ses hésitations
    Par Didier Billion, Dir. adj. de l’IRIS
    http://m.leplus.nouvelobs.com/contribution/1245527-la-turquie-s-engage-finalement-contre-daesh-comment-comp

    Depuis plusieurs mois, il est de bon ton, chez de nombreux commentateurs, d’ironiser, de s’inquiéter pour certains, sur les évolutions de la politique extérieure de la Turquie.

    L’angle d’attaque de ces critiques est immanquablement de souligner la forte contradiction qui existe entre les déclarations passées, maintes fois répétées, de Ahmet Davutoglu, alors ministre des Affaires étrangères, sur le « zéro problème avec nos voisins » et la réalité actuelle de cette assertion.

    Quelques données basiques à rappeler

    Certes, la Turquie connaît aujourd’hui de réelles difficultés dans ses relations avec la plupart de ses voisins. Toutefois, deux remarques s’imposent.

    La première est que la formule forgée par l’ancien ministre des Affaires étrangères, même si elle a conjoncturellement de fortes difficultés à être mise en œuvre, représentait un formidable changement de paradigme par rapport à la formule « le Turc n’a pas d’autre ami que le Turc », qui a, durant des décennies, été l’un des adages de la politique extérieure turque. Modification donc essentielle dans la perception des Turcs de leur environnement géopolitique.

    La seconde, même si elle n’absout pas les erreurs de la Turquie, oblige à admettre qu’il est plus complexe d’articuler une politique régionale fluide et raisonnée lorsque que l’on possède pour voisin la Syrie, l’Irak ou l’Iran, plutôt que l’Espagne, l’Italie, la Suisse ou l’Allemagne.

    Inutile donc de prétendre donner des leçons à la Turquie sans prendre en compte ces données basiques, pourtant visiblement nécessaires à rappeler.

    Des raisons légitimes à l’hésitation turque...

    Au cours des dernières semaines, les interrogations se sont concentrées sur les hésitations de la Turquie à participer aux opérations militaires contre l’Etat islamique. De multiples raisons justifient cette posture.

    Parmi celles qui sont légitimes, on peut parfaitement comprendre que les autorités d’Ankara ne souhaitent pas se retrouver partie à une intervention sous l’égide des Etats-Unis, sans résolution explicite de l’Organisation des Nations unies (ONU) et sans que les objectifs politiques des opérations militaires aient été clairement annoncés.

    On peut aussi comprendre les inquiétudes turques devant la décision de quelques Etats occidentaux d’armer les groupes de combattants kurdes, notamment le Parti de l’union démocratique, projection syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation qui continue, dans le même temps, à être classée dans la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l’Union européenne.

    La contradiction n’est pas secondaire et nécessite que le processus de résolution politique, donc la mise en œuvre d’un compromis politique, entre l’Etat turc et ledit PKK puisse être mené à son terme dans les meilleurs délais. C’est la condition pour que la question kurde ne devienne pas un facteur supplémentaire de déstabilisation régionale.

    ... et d’autres qui le sont moins

    D’autres raisons qui permettent de saisir la décision turque sont, pour leur part, beaucoup plus problématiques.

    La première réside dans les liens tacites qui ont visiblement été établis avec les groupes djihadistes, tels le Front Al-Nosra et Daesh. Cette posture ne peut se comprendre que par l’obsession du gouvernement turc à faire tomber le régime de Bachar Al-Assad depuis l’été 2011. Cet objectif, le même donc que la plupart des Etats occidentaux, a entraîné la politique extérieure turque sur un terrain dangereux.

    Dans les relations internationales, les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis et, sur ce point, Ankara a commis une erreur. Les raisonnements binaires ne fonctionnent pas et sont incapables de fournir le cadre de décision prenant en compte tous les paramètres d’une situation infiniment complexe.

    Ainsi, les erreurs commises depuis plus de trois ans et demi quant à l’appréciation et la gestion de la crise syrienne ont été multiples. Ni Ankara, ni Paris, ni Washington ou Londres n’ont été capables d’évaluer précisément la réalité des rapports de forces en Syrie et de comprendre les dynamiques entre le pouvoir baassiste et les différentes composantes de la société syrienne.

    La tentation de confessionnaliser la politique extérieure ?

    Les positions politiques promues par Ankara sur le dossier syrien, de par leur radicalité et leurs outrances, ont entraîné la Turquie sur une ligne politique dangereuse et contraire à ses intérêts. D’autant que n’est probablement pas absente des préoccupations du gouvernement turc la volonté de constituer un axe sunnite, en d’autres termes la tentation de confessionnaliser, sur ce dossier, la politique extérieure du pays.

    Erreur funeste : nulle politique extérieure ne peut se construire à partir de considérations religieuses, seuls les intérêts nationaux doivent servir de boussole. La complaisance à l’égard des groupes extrémistes est ainsi devenue problématique, et l’affirmation des groupes terroristes-djihadistes depuis plusieurs mois est devenue incontrôlable.

    C’est probablement pour cette raison que le président de la République, Recep Tayyip Erdogan, a enfin clairement indiqué lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU prononcé, le 23 septembre, que la Turquie s’engageait à soutenir la coalition organisée par les Etats-Unis. Décision, en outre facilitée par la libération des 46 otages turcs aux mains de l’Etat islamique depuis le mois de juillet.

    Difficile de devenir la puissance centrale tant escomptée

    On le sait, les révoltes arabes ont été pour la Turquie un test quant à la viabilité de sa politique régionale, « zéro problème avec ses voisins », engagée par le Parti de la justice et du développement.

    Si son modèle – terme qui, au passage, n’a jamais été utilisé par les dirigeants turcs eux-mêmes – a, dans un premier temps, été mis en avant en tant que porteur des valeurs démocratiques et libérales, les soulèvements successifs dans le monde arabe, et notamment celui en Syrie, ont mis à jour les limites de l’influence turque.

    Les appels répétés d’Ankara à l’intervention de ladite communauté internationale dès la fin de l’année 2011 témoignent des difficultés de la politique étrangère turque à endosser le rôle qu’elle voulait incarner : celui d’une puissance centrale, garante de la paix, de la stabilité et de la prospérité de ses voisins, au premier rang desquels son allié syrien d’alors. Les oscillations à l’égard de ses différents partenaires mettent en relief le manque de relais turcs pour peser sur l’avenir de la Syrie.

    Pour des raisons principalement économiques, la Turquie ne peut en effet rompre avec ses partenaires que sont l’Iran et la Russie. De même, un alignement total sur ses alliés américains et européens mettrait à mal son image dans la région et pénaliserait donc sa marge de manœuvre sur la gestion du conflit syrien.

    Ses initiatives diplomatiques en faveur des oppositions syriennes, quitte à flirter avec les extrêmes, ses pronostics pour le moins hasardeux sur la chute programmée de Bachar Al-Assad et ses inflexions successives sur le dossier syrien ont réduit sa capacité à appréhender précisément son environnement proche et à devenir la puissance centrale tant escomptée.


  • Electricity, gas prices up by 9 pct, adding more pressure on inflation
    http://www.todayszaman.com/business_electricity-gas-prices-up-by-9-pct-adding-more-pressure-on-inf

    Les raisons invoquées de l’augmentation sont-elles les bonnes ? Les facteurs de la chute de l’hydro du fait de la sécheresse et les taux de changes ne sont-ils pas des éléments conjoncturels aux incidences théoriques faibles sur la structure des prix ? Ces augmentations ne matérialiseraient-elles pas plutôt l’arrêt (provisoire ?) d’une stratégie de subventionnement mise en place depuis l’arrivée de l’AKP au pouvoir ?

    Yıldız said the share of hydroelectricity plants in total electricity generation has fallen to 19 percent this year, much below of its average rate of 25 percent. He noted that the “the difference stemming from the untapped capacity in hydroelectricity power plants due to low rainfall levels is over TL 3 billion [annually],” and that this gap is being closed by imported resources.

    He said the government had no other choice but to raise the prices after 24 months with no increase, as since the last price adjustment the costs have become “unbearable.” The Turkish lira dropped to its eight-month low against the dollar on Monday at 2.2840

    #Énergie
    #Prix
    #Subventionnement
    #Turquie



  • La #Banque_mondiale reconnaît partiellement ses « #erreurs » sur la #Tunisie
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/l-autocritique-incomplete-de-la,0692

    La Banque mondiale n’a pas l’habitude de battre sa coulpe. Elle le fait pourtant dans son dernier rapport sur la Tunisie. On y croirait presque, si depuis trois ans la continuité ne l’emportait largement sur le changement dans tout ce qui n’est pas politique.

    #flagrantissime #foutage_de_gueule


  • Breath test for TB developed - BBC News
    http://www.bbc.com/news/health-29342006

    Researchers have developed the first breath test for TB in the laboratory.
    It provides rapid information on drug resistance that takes up to six weeks using standard methods, US scientists report in the journal, Nature Communications.

    #tuberculose #médecine #santé

    pour une idée de l’importance de cette bonne nouvelle : http://blog.mondediplo.net/2008-03-31-En-Afrique-du-sud-le-retour-de-la-tuberculose


  • Un accord #ISIS #Turquie avec la bénédiction des #Etats-Unis à #Kobane ?

    http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/shells-fall-on-turkey-as-battle-for-border-town-of-kobane-rages-97589

    “Erdogan wants to remove all the people from this land and wants to make it depopulated and Isis wants to kill all the people on the same land. Both parties want the same thing: one wants to kill the people and the other wants to remove them.

    “There’s no border anymore. (...)"

    http://www.moonofalabama.org/2014/09/concealed-by-us-airstrikes-israel-opens-nusra-path-to-lebanon.html

    The U.S. did not attack IS positions around the northern Syrian city Kobane where the IS is fighting against Kurdish militia in an attempt to open up a new logistic path for the IS to Turkey. Agreeing to this new logistic path was probably part of the price Turkey paid for recently getting its diplomats freed from IS internment.



  • La frontière turco-syrienne à la cruelle épreuve des faits : l’exemple du sud du département d’Urfa en septembre 2014 | Observatoire de la vie politique turque
    http://ovipot.hypotheses.org/10499

    Malgré une mise en page cafaouilleuse, article exceptionnel de Jean-François Pérouse sur le mouvement en cours de basculement au-delà du paradigme Sykes-Picot (pour faire bref). Vers où ?

    Les usages contradictoires de la frontière turco-syrienne que l’on peut observer depuis le début de la guerre en Syrie défient toute approche « rationnelle-monolithique » de celle-ci. La remise en cause des frontières, de facto ou même seulement discursive, son brouillage/effacement – par l’ensemble des acteurs engagés sur le terrain et même par les États– ne manque pas de donner à réfléchir. Cet enchevêtrement explosif de flux transfrontaliers ou polarisés sur la frontière a pour effet de transformer totalement le sens donné à celle-ci et révèle la faillite et la fragmentation des entités garantes de ces lignes de partage de la souveraineté territoriale.

    #frontière #Kurdistan #Turquie #Syrie #ISIS


  • Turkey ’prepared’ to play role in fighting global warming: Erdoğan - GREEN
    http://www.hurriyetdailynews.com/turkey-prepared-to-play-role-in-fighting-global-warming-erdogan.a

    “Reducing global warming [by] 2 [degrees] Celsius requires a fundamental change in production and consumption practices, along with new developmental strategies. This is only possible by activating additional financial resources and using new technologies,” he said.

    The president also emphasized that the rights of the least-developed countries should be protected while creating new policies, as they are not the cause of climate change, but some of those most affected by its results.

    “Developed countries should assume more responsibility in the fight against climate change, with regard to reducing carbon emissions and financial and technological support,” Erdoğan added

    #Changement_climatique
    #ONU
    #Turquie


  • La Turquie cherche-t-elle à fabriquer l’arme atomique ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/92515/turquie-arme-atomique

    Sous couvert de son programme nucléaire civil, la Turquie serait en train de fabriquer une bombe atomique dans le plus grand secret, face à la menace que représentent pour elle l’Iran et Israël. C’est la thèse que soutient ardemment un expert allemand en armes de destruction massives, Hans Rühle, sur le site du quotidien Die Welt.

    #Nucléaire
    #Bombe_atomique
    #Turquie


  • Irak : certains pays membres de l’UE achèteraient du pétrole de l’Etat Islamique (EI) - Le Blog Finance
    http://www.leblogfinance.com/2014/09/irak-lambassadrice-de-lunion-europeenne-accuse-des-pays-membres-petro
    http://www.leblogfinance.com/files/2014/09/IRAQ-IN-TURMOIL_largebanner-300x219.jpg

    Alors que nous indiquions récemment que du pétrole du Kurdistan est exporté depuis janvier vers la Turquie, laquelle assume pleinement ses relations économiques avec cette région d’Irak, affirmant même haut et clair destiner ce pétrole au marché international, selon Anadolu news agency, c’est désormais Jana Hybaskova, ambassadrice de l’Union européenne en Irak qui vient d’affirmer lors du Comité des Affaires étrangères du Parlement européen que certains pays européens avaient acheté du pétrole à « l’Etat islamique » .

    Néanmoins, en dépit des questions pressantes de certains députés européens désireux d’en savoir plus, cette dernière a refusé de divulguer la liste des pays impliqués.

    En août dernier, le site d’information « Jutarnji List », cité par l’agence de presse Reuters, indiquait quant à lui qu’un pétrolier transportant du pétrole brut du Kurdistan irakien, contenant 80.000 mètres cubes de brut, était entré dans le port croate d’Omisalj. Ajoutant qu’il s’agissait de la quatrième cargaison d’une telle envergure de brut en provenance du Kurdistan irakien, chargée dans un port de Turquie, à destination de la Croatie.....

    #chevron
    #EI (Etat Islamique )
    #Exxon
    #Irak
    #Iran
    #Kurdistan
    #petroles
    #Total
    #Turquie
    #UE


  • Turkey breaks up crowds at Syrian frontier protesting Islamic State, border closings

    BEIRUT — Turkish troops fired tear gas and water cannons Monday to disperse crowds near Suruc, Turkey, on the Syrian border, where Turkish and Syrian Kurds have been demonstrating against border closings and the Islamic State’s latest advances in Syria.

    http://www.washingtonpost.com/world/turkey-locks-down-border-after-refugee-surge-from-syria-fleeing-islamic-state/2014/09/22/b087222a-4244-11e4-b47c-f5889e061e5f_story.html

    #frontière #réfugiés #asile #migration #Turquie #Syrie #kurde


  • Les otages turcs détenus par l’Etat islamique ont été libérés | Observatoire de la vie politique turque
    http://ovipot.hypotheses.org/10478
    Mais la Turquie accueille aussi une nouvelle vague de réfugiés kurdes syriens...

    cette politique migratoire généreuse constitue un défi redoutable pour les autorités turques qui ont déjà accueilli plus d’1,5 million de réfugiés syriens depuis 2011. Seuls 250 000 d’entre eux ont pu en effet trouver place dans les camps bâtis le long de la frontière. Plus 60 000 enfants syriens sont nés en Turquie depuis le début de l’exode. Alors que la situation qui prévaut en Syrie exclut pour l’instant la perspective d’un retour, la Turquie devra gérer une génération sacrifiée de jeunes Syriens traumatisés par la guerre, qui ne peuvent pratiquement pas avoir accès au système scolaire et universitaire turc. A cela s’ajoute le fait que la présence de ces populations change les équilibres ethniques et religieux de certaines zones, créant parfois par ailleurs de fréquents problèmes de cohabitation que la presse turque relate régulièrement.

    #kurdistan #Turquie


  • Turkish villages smuggle IS oil through makeshift pipelines
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2014/09/turkey-syria-iraq-illegal-oil-pipeline.html

    http://www.al-monitor.com/files/live/sites/almonitor/files/images/almpics/2014/09/ft1s.JPG?t=thumbnail_570

    Villagers in Hacipasa lay new pipelines for the oil, September 2014. (photo by Fehim Taştekin)

    Here is how the oil trade fills IS coffers:

    From Ezmerin, about 500 illegal oil pipelines, small-diameter plastic pipes normally used for irrigation, extend to the Turkish side of the Asi River. On the Turkish side, they are buried under agricultural fields to reach the village. Just like the village’s underground water distribution lines, oil pipelines crisscross under streets to reach the back yards of private houses. Diesel fuel pumped from a tanker on the Syrian side fills the private tanks. Simple “pump” and “stop” commands are given over cellular phones.

    (...)

    The state began to intervene only after the international media started to question whether Turkey was supporting IS and whether IS oil was being sold in Turkey. At the end of March, soldiers that had until then been watching the goings on from a hilltop about 100 meters from the river began digging up the pipes from the fields and cutting the ones that lay visible in the streets. Checkpoints were established to prevent the diesel from leaving Hacipasa. But the smugglers always found ways to bypass the gendarmerie, the latest being shipping the fuel in barrels.

    (...)

    The state knows what is going on, said the villagers. Everything was happening in front of its soldiers. Some people even imported machinery from Japan to dig and lay the pipes. That can’t be done secretly. Every day, about 30-50 tanker loads of diesel is transferred. In Hatay, there are 4,500 semi trucks. They all use this fuel. Trucks come from central Anatolia to buy cheap fuel.

    (...)

    When asked, "You are objecting to the measures taken, but aren’t you uncomfortable with the money IS makes from this business?” their answer was: "Fine, let’s say they cut off the oil as a measure against IS. But militants are crossing the border freely. Go to Esentepe and you will see it.’’ Esentepe is a Reyhanli neighborhood where most cars have Syrian license plates. People believe many militants reside in that neighborhood.


  • Présidentielle : Kamel Morjane officiellement candidat
    http://www.leaders.com.tn/article/presidentielle-kamel-morjane-officiellement-candidat?id=15029

    Alors qu’on le disait hésitant, Kamel Morjane, président du parti El Moubadara vient de franchir le pas en annonçant sur son compte Facebook sa décision de se porter officiellement candidat à l’élection présidentielle dont le premier tour aura lieu le 23 novembre prochain. La nouvelle était attendue bien que l’intéressé ait fait durer le suspense.

    Cette décision est annoncée au lendemain du grand meeting présidé par le chef de Nidaa Tounés, Béji Caïd Essebsi au cours duquel il a expliqué les raisons de sa candidature. M. Morjane qu’on disait proche de BCE qui, en retour ne tarissait pas d’éloges sur lui, avait dit qu’il ne se représenterait pas au cas où « Si Béji » était candidat, rappelle-ton.


  • Displeasure with state housing administration at all-time high
    http://www.todayszaman.com/anasayfa_displeasure-with-state-housing-administration-at-all-time-high

    Plus de 100 000 plaintes d’habitants contre l’Administration du logement Collectif en Turquie :

    The fact is that TOKİ already faced serious discontent from its customers before even the first round of 500,000 homes had been completed. Many of the customer complaints had already been taken to court. In fact, the number of complaints against TOKİ snowballed.

    The range of general complaints was wide, from apartments being handed over to customers very late to portions of the homes being incomplete. Many of those filing a lawsuit against TOKİ won their cases and were awarded compensation by the courts.

    A report issued in 2012 by the Court of Accounts (Sayıştay) draws attention to the fact that the number of court cases against TOKİ had swelled to reach 30,000. It also focused on the compensation being awarded by the courts. At the beginning of 2014, the number of court cases against TOKİ had reached 100,000 in total.

    Nombre qui pourrait s’alourdir car nombreux habitants ont peur de s’engager devant la justice. Même les avocats des plaintifs restent anonymes de peur des représailles de TOKI :

    One fact of note is that many of the lawyers representing TOKİ residents in court opt to keep a low profile and routinely ask to be cited anonymously when speaking to media out of fear of possible retaliation from TOKİ.

    In other words, Turkey has found itself in a period when even lawyers fear becoming victims. When Sunday’s Zaman asked TOKİ about the number of court cases against the administration, they declined to respond.

    Most TOKİ residents face similar problems regarding poor housing quality, yet many opt to remain silent, as opening a court case is a costly process. And many people, in the excitement of being first-time homeowners, simply decide to remain quiet about the problems they are having. There are also those who use their own money to make necessary repairs, and others who sit back and wait to see what sort of results emerge from neighbors’ attempts to attain justice at the courts

    Alors que la justice donnait raison aux plaintifs jusque là, les dernières élections locales semblent constitués un retournement de la situation avec des pressions politiques sur les juges. Le coût des compensations financières commençait à être important effectivement :

    After the March 30 elections, a new development looked set to stop this general trend against TOKİ. Though the Supreme Court of Appeals had ruled in favor of plaintiffs, the 13th chamber of the court suddenly changed its stance and began to rule in favor of TOKİ.

    Many of the lawyers involved in these cases note, however, that the sudden change in the court’s views on the TOKİ cases seemed to reflect some sort of political pressure being applied.

    Another dimension to the switch in the approach of the Supreme Court of Appeals in these cases is the general cost to TOKİ in all of this. Lawyer “T,” drawing attention to the rising costs, said: “If there are 100,000 plaintiffs and the average awarded recompense is TL 15,000, we are talking about total costs of TL 1.5 billion.”

    This same lawyer noted that, in Istanbul alone, some TL 70,000-80,000 in compensation has been awarded, with a total bill to TOKİ of some TL 2 billion

    #logement
    #justice
    #Turquie


  • Struggling to Starve ISIS of Oil Revenue, U.S. Seeks Assistance From Turkey - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2014/09/14/world/middleeast/struggling-to-starve-isis-of-oil-revenue-us-seeks-assistance-from-turkey.ht

    1) plutôt que de détruire systématiquement les camions contenant le #pétrole de l’#ISIS destiné à la #Turquie, les #Etats-Unis préfèrent demander très poliment à cette dernière de ne plus acheter ledit pétrole (achat qui permet une grosse partie du soi-disant « autofinancement » que l’on entend partout.)

    2) il est « très difficile » au Département du trésor d’établir des #sanctions contre les membres de l’"élite turque" qui achètent ce pétrole, contrairement à ce qui est fait contre des Iraniens.

    Western intelligence officials say they can track the ISIS oil shipments as they move across Iraq and into Turkey’s southern border regions. Despite extensive discussions inside the Pentagon, American forces have so far not attacked the tanker trucks , though a senior administration official said Friday “that remains an option.”

    (...)

    “Turkey in many ways is a wild card in this coalition equation,” said Juan Zarate, a senior adviser at the Center for Strategic and International Studies and author of “Treasury’s War: The Unleashing of a New Era of Financial Warfare.” “It’s a great disappointment: There is a real danger that the effort to degrade and destroy ISIS is at risk. You have a major NATO ally, and it is not clear they are willing and able to cut off flows of funds, fighters and support to ISIS.”

    Turkey declined to sign a communiqué on Thursday in Saudi Arabia that committed Persian Gulf states in the region to counter ISIS, even limited to the extent each nation considered “appropriate.” Turkish officials told their American counterparts that with 49 Turkish diplomats being held as hostages in Iraq, they could not risk taking a public stance against the terror group.

    Still, administration officials say they believe Turkey could substantially disrupt the cash flow to ISIS if it tried.

    “Like any sort of black market smuggling operation, if you devote the resources and the effort to attack it, you are unlikely to eradicate it, but you are likely to put a very significant dent in it,” a senior administration official said on Saturday.

    A second senior official said that Mr. Obama’s national security team had spoken several times with Mr. Erdogan and other top Turkish officials in the past two weeks about what they can do to help counter ISIS, and that ISIS’ financing was part of those discussions. “Stopping the flow of foreign fighters, border security and dismantling ISIL funding networks are also key aspects of our strategy, and we will continue to work closely with Turkey and our other partners in the region on these efforts in the days ahead,” the official said, using a different acronym to describe the militant organization.

    At the core of the talks are the dozen or so oil fields and refineries in Iraq and Syria on territory the group has controlled. The output has provided a steady stream of financing, which experts place at $1 million to $2 million a day — a pittance in terms of the global oil market, but a huge windfall for a terror group.

    “Oil is a huge part of the financing equation” that empowers ISIS, said James Phillips, the senior fellow for Middle Eastern Affairs at the Heritage Foundation, a Washington-based research center.

    The territory ISIS controls in Iraq alone is currently producing anywhere from 25,000 to 40,000 barrels of oil a day, which can fetch a minimum of $1.2 million on the black market, according to Luay al-Khatteeb, a visiting foreign policy fellow at the Brookings Doha Center, who also directs the Iraq Energy Institute. Some estimates have placed the daily income ISIS derives from oil sales at $2 million, though American officials are skeptical it is that high.

    “The key gateway through that black market is the southern corridor of Turkey,” Mr. Khatteeb said. “ Turkey is becoming part of this black economy ” that funds ISIS.

    But targeting the smuggling network has proved a major challenge, and so far the Turkish authorities have been unwilling to cooperate.

    They’ve been turning a blind eye to it, because they benefit from the lower price of smuggled black-market oil ,” Mr. Phillips said, “and I’m sure there are substantial numbers of Turks that are also profiting from this, maybe even government officials.”.

    The supply chain of routes, individuals, families and organizations that allow the oil to flow are well-established, some dating back decades, to when President Saddam Hussein of Iraq smuggled oil during the United Nations’ oil-for-food program. “Those borders have never been sealed, and they never will be sealed,” Mr. Phillips said.

    For the Obama administration, getting at ISIS’ oil revenue is far more complex than, say, its crackdown on Iran. That has been the administration’s most successful use of sanctions, and officials credit the effects on Iran’s economy, along with American sabotage of its nuclear facilities, for Iran’s reluctant decision to negotiate on the future of its nuclear enrichment program.

    But Iran used fairly conventional means of reaching oil markets, and not one of its techniques applies to ISIS’ black-market sales, which take place mostly through networks of smugglers.

    The long-term American plan appears focused on persuading Turkey to crack down on the smuggling networks — some of which, one Western diplomat noted, “ benefit a powerful Turkish elite ” — and aiming at the refiners who would ultimately have to turn the crude oil into petrochemical products. But gathering the intelligence is a slow process, analysts say.

    “It’s hard to use any of the suite of tools that are available to the U.S. Treasury Department to sanction people in this case,” said Patrick B. Johnston, a RAND Corporation researcher who is working on a top-to-bottom study of ISIS’ financing and organization. “Getting a grip on who the right financial targets would be at the Treasury Department would be difficult.”

    That is equally true of the other major source of ISIS money — its extortion activities in the areas it controls, said Mr. Johnston, who is examining declassified documents that detail the group’s funding streams. ISIS demands anywhere from 10 percent to 20 percent of revenue from businesses in its territories and operates other “mafia-style” rackets that yield as much as $1 million a day.


  • Espaces et acteurs pastoraux : entre pastoralisme(s) et pastoralité(s)

    Coralie Mounet et Olivier Turquin
    Espaces et acteurs pastoraux : entre pastoralisme(s) et pastoralité(s) [Texte intégral]
    Préface
    Pastoral areas and actors : between pastoralism and pastorality [Texte intégral | traduction]
    Forewords
    Corinne Eychenne et Lucie Lazaro
    L’estive entre « #biens_communs » et « #biens_collectifs » [Texte intégral]
    Représentations des #espaces_pastoraux et modalités d’action publique
    Summer pastures : between “commons” and “public goods” [Texte intégral | traduction]
    Representations of pastoral areas and forms of government intervention
    Sabine Chabrat, Baritaux Virginie et Marie Houdart
    De la #viande, du #foin et un #pastoralisme_sédentaire [Texte intégral]
    Le cas de l’#AOP #Fin_Gras du #Mézenc
    Beef, hay, and non-nomadic pastoralism [Texte intégral | traduction]
    The AOP Fin Gras du Mézenc as a case study
    Claire Aubron, Marceline Peglion, Marie-Odile Nozières et Jean-Pierre Boutonnet
    Démarches qualité et pastoralisme en France [Texte intégral]
    Synergies et paradoxes
    Quality schemes and pastoralism in France [Texte intégral | traduction]
    Synergies and paradoxes
    Laurent Garde, Marc Dimanche et Jacques Lasseur
    Permanence et mutations de l’#élevage_pastoral dans les #Alpes du Sud [Texte intégral]
    Permanence and changes in pastoral farming in the Southern Alps [Texte intégral | traduction]
    Laurent Dobremez, Baptiste Nettier, Jean-Pierre Legeard, Bruno Caraguel, Laurent Garde, Simon Vieux, Sandra Lavorel et Muriel Della-Vedova
    Les #alpages sentinelles [Texte intégral]
    Un dispositif original pour une nouvelle forme de gouvernance partagée face aux enjeux climatiques
    Sentinel Alpine Pastures [Texte intégral | traduction]
    An original programme for a new form of shared governance to face the climate challenge
    Pierre Dérioz, Maud Loireau, Philippe Bachimon, Églantine Cancel et David Clément
    Quelle place pour les activités pastorales dans la reconversion économique du #Vicdessos (#Pyrénées_ariégeoises) ? [Texte intégral]
    What place for pastoral activities in the economic transformation of Vicdessos (Ariège Pyrenees) ? [Texte intégral | traduction]
    Michaël Thevenin
    De la pastoralité dans l’Est de la #Turquie [Texte intégral]
    Chronique des #bergers #kurdes, entre logiques tribales, nationalismes et #patrimoine
    Pastoralité in eastern Turkey [Texte intégral | traduction]
    Chronicles of the Kurdish shepherds between tribal logic, nationalisms and heritage

    http://rga.revues.org/docannexe/file/2465/photo_modif-small235.jpg
    http://rga.revues.org/2164

    #pastoralisme #montagne #pastoralité

    Tous les articles sont disponibles aussi en anglais !



  • La France a-t-elle accepté l’exportation d’agents antiémeutes vers la #Turquie en pleine #répression ? - L’observatoire des armements
    http://www.obsarm.org/spip.php?article234

    Selon le rapport annuel sur les exportations d’armes en 2013 paru mardi 9 septembre, on apprend que la France a accordé en 2013 à la Turquie trois autorisations d’exportations de matériel de guerre (AEMG) de catégorie 7 — qui comprend, notamment, des agents chimiques anti-émeutes, des explosifs, mais aussi du matériel de protection — alors que le régime turc réprimait par la violence de nombreuses manifestations d’opposants.

    #armes_non_létales (so-called)


  • Number of unpaid gas bills reached 1.7 million last year
    http://www.todayszaman.com/business_number-of-unpaid-gas-bills-reached-17-million-last-year_358016

    The natural gas bills of 1.7 million households were not paid on time last year, causing temporary gas cuts in some regions, according to the Energy Market Regulatory Agency (EPDK).

    The majority of gas cuts in 2013 were caused by late payment of bills, accounting for 1.2 million homes. According to the agency, there were 1.4 million temporary gas cuts in total, 79.7 percent of which were due to late payments. However, the number of houses experiencing gas cuts due to late payments saw a decrease of nearly 4 percent year-on-year in 2013.

    Problèmes de règlements des factures de gaz à mettre en parallèle de la hausse du niveau de vie et du poids des dépenses liées au logement dans le budget des ménages

    http://www.todayszaman.com/business_turks-spend-half-their-salaries-on-food-housing_357936.html

    Analysts warn of further deterioration in the purchasing power of Turkish consumer amid recent hikes in food and housing prices.

    According to data from the Turkish Statistics Institute (TurkStat), Turkish households allocated the highest share of their income — 25 percent — to housing expenditures in 2013 while the share of food and non-alcoholic beverages was 19.9 percent. Transportation as a share of total household spending was 17.9 percent in 2013. Adding transportation expenditures — the third largest item in household spending – to food and rent, the TurkStat report reveals that Turks pay 62.3 percent of their income for the basic needs of food, housing and transportation in daily life

    .

    #Énergie #Logements #Turquie


  • [Mediapart] Documentaire : les hackers, « gardiens du nouveau monde » post-Snowden | La Quadrature du Net

    http://www.laquadrature.net/fr/mediapart-documentaire-les-hackers-gardiens-du-nouveau-monde-post-snow

    via @cdb_77

    Les Gardiens du nouveau monde est un documentaire réalisé par Flo Laval sur les hacktivistes, ces hackers qui ont fait le choix de l’engagement politique aux côtés des ONG et des cyberdissidents. Mediapart le diffuse en exclusivité. [...]

    Une partie du documentaire Les Gardiens du nouveau monde a d’ailleurs été tournée lors de OHM, qui de plus se tenait en plein procès d’un autre célèbre lanceur d’alerte célèbre, Chelsea (anciennement Bradley) Manning. Une scène du documentaire illustre bien cette influence des révélations d’Edward Snowden. Jérémie Zimmermann, co-fondateur de l’association française de défense des libertés numériques La Quadrature du net, s’adresse au fondateur de Wikileaks, Julian Assange, qui intervenait via visioconférence : « Vous avez eu raison. Bradley, Edward et toi, vous nous montrez chaque jour que le courage est réellement contagieux. » [...]

    #internets #hackers #pirates



  • « Carsi est contre tout, même contre lui-même ! »
    http://cqfd-journal.org/Carsi-est-contre-tout-meme-contre

    Fers de lance de l’occupation du parc Gezi, les Carsi, supporters du club de foot de Besiktas issu du quartier éponyme, ont rejoint les jeunes protestataires dans le mouvement initié en mai 2013 contre le Premier ministre islamo-conservateur Erdogan. « En Turquie, les clubs de supporters de foot sont les rares groupes sociaux qui savent affronter la police, analyse Tan Morgül, animateur d’une émission sur le football alternatif pour une radio stambouliote. Durant Gezi, les Carsi sont venus organiser la défense de l’occupation du parc. Ils ont été en première ligne face aux forces de l’ordre et une vingtaine d’entre eux ont été arrêtés en juin dernier. Deux procès, dont un où les Carsi sont accusés d’être un gang criminel, sont actuellement en cours. » Le soutien des Carsi à la protestation de Gezi a attiré les autres groupes de supporters, notamment ceux des clubs du Galatasaray et du Fenerbahçe – pourtant frères ennemis –, les deux équipes phares d’Istanbul. Et frères ennemis est un faible mot… « On a créé le groupe en 1982, quand on avait à peine 15 ans. On était une bande de 7 ou 8 copains. Des gars du Fenerbahçe sont venus dans notre quartier accrocher un drapeau de leur équipe pour nous provoquer et on leur a fait vite comprendre qu’ils devaient s’arracher, raconte, l’air roublard, Nizam, un des fondateurs du Carsi. À la même époque, lors de matchs contre le Fenerbahçe, on avait besoin de se défendre physiquement face à leurs supporters qui voulaient nous tabasser et nous empêcher d’entrer au stade pour soutenir notre équipe. On s’est alors tout simplement appelés les Carsi [marché central, bazar en turc], parce qu’on venait du bazar de Besiktas. »

    #Istanbul #Turquie