GillesM

Eurafricain, acteur modeste du renforcement des organisations de la société civile en Afrique de l’Ouest

  • Oubliez l’islamo-gauchisme voici l’anarcho-indigénisme
    https://www.luxediteur.com/catalogue/lanarcho-indigenisme

    Dès la fin du XIXe siècle, des anarchistes comme les géographes Pierre Kropotkine ou Élisée Reclus se sont intéressés aux peuples autochtones, qu’on a aussi qualifiés de sociétés sans État ». Au début des années 2000, un peu partout sur le continent américain, des Autochtones ont modelé la notion d’« anarcho-indigénisme » pour attirer l’attention des anarchistes sur l’histoire et, surtout, sur l’actualité de leurs luttes.

    https://seenthis.net/messages/834398

  • Mot de l’année 2020 : les résultats !
    https://www.lerobert.com/dis-moi-robert/robert-et-vous/mot-annee/mot-de-l-annee-2020-les-resultats.html

    La sélection du Robert et de l’Oulipo

    Voici les 15 mots retenus par nos équipes (pour le dicovid complet, voir plus bas). Toutes ces définitions sont les vôtres ! Nous avons choisi de les reproduire telles que vous les avez rédigées.

    Airgasmer : Prendre une première bouffée d’air en enlevant son masque.

    Attestarder : Remplir son attestation alors qu’on est déjà dans la rue.

    S’autobuer : Quand les lunettes sont embuées à cause du masque.

    Clubster : Endroit cosy pour retrouver sa team ou faire des rencontres et revenir avec un microchinel dans le réservoir. (Voir microchinel).

    Cobidité : Embonpoint simultané de plusieurs personnes vivant des situations de confinement.

    Déconcerté : Individu dont le concert réservé un an en avance a été annulé.

    Facultatoire : Se dit facultatif mais devient obligatoire.

    Gelouser : Envier son prochain qui s’enduit les mains de gel alors qu’on est soi-même en rupture de stock.

    Hydroalcoolisme : Tendance à s’enduire de gel hydroalcoolique plutôt que se laver les paluches.

    Mascarpogne : Tenir son masque à la main.

    Masquàras : Port du masque sous le nez.

    Pénuriz : Disparition éclair des denrées alimentaires à l’annonce d’un confinement probable.

    Solimasquer : Se rendre compte que l’on a conservé son masque alors que l’on est tout seul chez soi.

    Téléventiler : Brasser du vent en télétravail.

    Vaccinglinglin : 1 Projection dans un avenir incertain lorsque la perspective d’un vaccin contre le coronavirus apparaissait encore très lointaine. 2 Lorsque les pays pauvres seront enfin fournis à leur tour en vaccins.

    Le dicovid intégral

    Voici une liste plus complète de vos savoureuses trouvailles !

    Airgasmer : Prendre une première bouffée d’air en enlevant son masque.

    Attestarder : Remplir son attestation alors qu’on est déjà dans la rue.

    Aunordcétaitlecorona : Lorsque le virus frappait surtout le nord de la France lors de la première vague.

    S’autobuer : Quand les lunettes sont embuées à cause du masque.

    Avoir la blouse : Mal-être des soignants.

    Balaimasques : Corvée de ramassage des masques par les services d’entretien.

    Balconner : Applaudir sur son balcon.

    Balconner : Satisfaire son manque de relations sociales directes dans le respect de la distanciation physique, de bacon à balcon.

    Barrigeste : Plus court que « geste barrière ».

    Biselle : Bise virtuelle.

    Bisquée : Bise masquée.

    Branchélasfouillis : Quand l’élastique du masque s’emmêle avec la branche des lunettes derrière l’oreille.

    Cacoronaphonie : Flou des mesures et de leurs applications, du discours des experts.

    Calendibrouille : Confusion calendaire due au confinement.

    Campagnovidé : Urbain privilégié qui a pu se confiner dans sa résidence secondaire.

    Castexpliquer : Annoncer à la nation un confinement ou un couvre-feu.

    Chloroforme : Sentiment de devoir son rétablissement après un Covid léger à l’usage de chloroquine.

    Chloroqueen / Chloroking : Thuriféraire du traitement à la chloroquine contre le coronavirus.

    Chlorostérie : Hystérie provoquée par les annonces des supposés bénéfices de la chloroquine.

    Clubster : Endroit cosy pour retrouver sa team ou faire des rencontres et revenir avec un microchinel dans le réservoir. (Voir microchinel).

    Cnedodo : Pioncer pendant son cours en ligne.

    Cobide : Quand un couple a pris du poids ensemble pendant le confinement.

    Cobidité : Embonpoint simultané de plusieurs personnes vivant des situations de confinement.

    Complausible : Désigne une théorie du complot à deux doigts d’être crédible (c’est-à-dire rare).

    Confignoler : Apporter un soin tout particulier à consommer des alcools beaucoup trop forts, seul, chez soi, avec l’espoir d’oublier que demain ne sera pas un autre jour.

    Confignorant(e) : Se dit de quelqu’un qui n’a pas suivi les plus récentes évolutions des règles sanitaires, et contrevient à ces dernières par ignorance.

    Confinage : Ménage fait pendant le confinement que tu n’aurais jamais pensé à faire autrement.

    Confinentiel Défense : Document émanant des armées, à restriction de diffusion mais rédigé depuis sous un plaid pépouze à partir de Google Doc.

    Confiniabulle : Conversation masquée depuis la fenêtre avec le voisinage.

    Confinier : Rejeter le confinement.

    Confinistère : 1 Confinement d’un ministère. 2 Se confiner au bout du monde.

    Confinitude : Attitude philosophique consistant à croire en la fin prochaine du confinement.

    Confirécurrence : Caractère répétitif de certaines actions, d’un jour à l’autre.

    Confissérie : Série que tu n’aurais pas regardée si tu n’avais pas été confiné.

    ConfiXéLiser : Voir sa garde-robe prendre une ou deux tailles pour des raisons de survie confinée.

    Congrassement : Confinement un peu trop long.

    Connardvirus : Un virus qui nous pourrit la vie.

    Connarovirus : Epidémie d’incivilités apparues dans le sillon de la pandémie.

    Conparution : Désigne n’importe quelle publication émanant du professeur Raoult.

    Conspiromane : Dans une théorie du complot, désigne celui qui allume l’incendie avant de tout regarder brûler.

    Coroflipper : Avoir peur d’attraper le Covid et de le refiler à ses parents.

    Coronadispute : Engueulade autour des aménagements du déconfinement.

    Coronanisme : Action s’enfermer chez soi afin de se livrer aux plaisirs solitaires en sifflant un pack de mauvaise bière américaine.

    Coronaphobie : Hostilité envers les personnes qui représentent des symptômes grippaux.

    Coronavet : "Documentaire" contre le coronavirus.

    Coroniervirus : Nier la pandémie ou sa gravité.

    Coroplotisme : Complotisme prenant spécifiquement pour thème la Covid-19.

    Couffiné : Enfant né cette année.

    Court-au-nez-virus : Contaminations résultant du mauvais port du masque.

    Couvre-feus : 1 Enterrement express des victimes des formes graves de la COVID-19. 2 Drap mortuaire.

    Covardise : Lâcheté de ceux qui étaient très courageux avec l’idée de la mort des autres, avant d’attraper le Covid.

    Covfefeu : Couvre-feu décrété par un individu farfelu et dont la prononciation a été affectée par l’absorption de détergent.

    Covidaminé.e : Avoir été contaminé.e par la Covid.

    Covidaminer : Contaminer par la Covid.

    Covidaulogis : Invité(e) indésirable qui gâche à coup sûr votre réunion.

    Covidays : Les jours de 2020 (et plus si affinités).

    Covid Fûté : Application pour déterminer les endroits où passer ses prochaines vacances loin du virus.

    ...

    #vocabulaire #langue_vivante

  • « Je suis l’enfant d’une terre empoisonnée » : le procès historique de l’agent orange s’ouvre en France | Vanina Delmas
    https://www.bastamag.net/proces-agent-orange-guerre-du-vietnam-tribunam-Evry-Tran-To-Nga

    Tran To Nga, Franco-Vietnamienne de 78 ans, a porté plainte contre 14 sociétés ayant fabriqué le sinistre agent orange, cet herbicide épandu par les Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam. Les plaidoiries se tiennent ce lundi 25 janvier à Évry. Source : Politis via Basta !

  • Face à la déroute : faire assaut de fiction | Revue Projet
    https://www.revue-projet.com/articles/2021-01-morel-darleux-face-a-la-deroute-faire-assaut-de-fiction/10704

    Lire des œuvres de fiction aide à se défaire des pensées toutes faites sur la situation que nous vivons. Cet ébranlement essentiel permet d’accéder à de nouveaux raisonnements et d’ouvrir le champ des possibles.

    #échappatoire #littérature #SF

    • « Où il est question d’albedo politique et de réserves de vividité, qui ne sortiront du pur divertissement pour devenir autant de munitions littéraires que si l’on fait vivre cette résistance par l’action, ici et maintenant » dixit l’autrice @cmoreldarleux

  • Art contemporain : face au Covid-19, le virage numérique des galeries africaines
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/19/art-contemporain-face-au-covid-19-le-virage-numerique-des-galeries-africaine

    De fait, partout où un marché local s’est plus ou moins structuré, les galeries ont réussi à tirer leur épingle du jeu. « L’annulation des foires nous a privé d’importantes sources de revenus et surtout de networking, admet Danda Jaroljmek, directrice de la Circle Art Gallery, à Nairobi. Mais en nous recentrant sur les acheteurs kényans, on s’en est sorti. Finalement, 2020 fut meilleure que les huit années précédentes ! »

    Ce bilan, l’énergique galeriste le doit autant à la suppression des frais inhérents aux foires qu’au basculement numérique. Ainsi, lors des trois mois de confinement, elle a renouvelé son abonnement à la plateforme de ventes en ligne Artsy et organisé pas moins de trois expositions virtuelles. Si aujourd’hui le taux d’infection reste bas au Kenya, ses visiteurs n’ont pas pris pour autant le chemin de sa galerie, préférant converser et négocier par courriel.

  • COVID-19, achat des vaccins et droit des contrats

    On apprend coup sur coup que l’UE, par voie d’avenant, fait l’acquisition de 300 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer, puis que la France rétribue quatre cabinets de conseil (internationaux) pour l’aider à mettre en œuvre sa stratégie nationale de vaccination.

    Sous réserve que l’info m’ait échappé, il appert qu’aucun media, aucune institution, ONG, syndicat, etc, n’ont procédé aux démarches les plus élémentaires face à pareilles nouvelles.

    Concernant les contrats passés par l’UE avec des labos pharmaceutiques, quelle est la nature juridique précise de ces contrats « européens », autrement dit de quel « droit » dépendent-ils ? Le droit européen, les droits nationaux ? Le droit de la concurrence a-t-il été respecté ? Quid de la procédure d’appels d’offres, du choix des candidats, quid des droits et obligations réciproques, quid des avenants, etc, etc…

    S’agissant des contrats passés avec au moins quatre firmes de conseil par le gouvernement français pour l’aider à mettre en œuvre sa stratégie vaccinnale, idem. Quelle est la structure qui a passé ces contrats ? Dans quel cadre juridique, y a-t-il eu un appel d’offres, quel était le cahier des charges, les modalités du choix, etc, etc.

    Au lieu de quoi on a les braillards de présidents de région en campagne pour leur réélection, qui racontent littéralement n’importe quoi ; quant aux medias…

    Une vacuité sidérale du personnel politique, de la société civile…

    Les dangers à venir pour la démocratie sont tout autant dans cette faillite abyssale que dans la danse du scalp des illuminés du Capitole.

    Et tout particulièrement en France et dans les pays du Club Med, qui, contrairement à la RFA et aux pays nordiques, n’entendent rien au droit, s’en désintéressent totalement, au profit des logorrhées ineptes des braillards habituels qui composent la majorité de notre personnel politique et des représentants auto-proclamés de la « société civile »…

  • Comment la politique coloniale a forgé le mythe d’une France « pays des droits de l’Homme »
    https://theconversation.com/comment-la-politique-coloniale-a-forge-le-mythe-dune-france-pays-de

    L’école, auxiliaire du projet colonial
    L’école fut en effet considérée comme l’auxiliaire de l’exploitation économique des colonies, elle devait transmettre la langue française, perçue comme indispensable à toute communication avec les populations colonisées afin de réaliser le projet colonial, notamment l’exploitation économique des colonies.
    L’école devait aussi contribuer à faire des colonisés des producteurs de denrées agricoles tropicales (sucre, coton, café, arachide, cacao…) mais également, en transmettant les « goûts des Européens », en faire des consommateurs de produits manufacturés métropolitains.
    Enfin, l’école eut très tôt la mission de diffuser le respect et l’amour d’une France dont la célébration de la grandeur tenait une place de choix dans la construction de son identité nationale. Ces objectifs restèrent constants au fil des décennies et des régimes politiques.

    #politique_coloniale #école #France

  • « Bir Başkadır », la série turque de Netflix que les Français seraient bien avisés de regarder | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/198277/bir-baskadir-serie-netflix-turquie-istanbul-fracture-islamisme-regarder-france

    La série parle d’#identités et d’incapacité à communiquer entre les milieux #laïcs aisés (les « Turcs blancs ») et les milieux #conservateurs #populaires, entre les #générations ou même encore au sein d’une même famille entre deux sœurs ayant renié –on pourrait même dire refoulé, puisque l’une des deux est psychiatre– leur identité #kurde, de deux façons radicalement opposées, l’une adoptant les codes religieux conservateurs, l’autre ceux du monde intellectuel libéral.

    « Jamais aucune série n’a été autant débattue et de façon aussi passionnée que Bir Başkadır : parce qu’elle traite de la #Turquie d’aujourd’hui, de la #polarisation entre erdoganistes et kémalistes, entre #riches et #pauvres, entre monde #rural et monde #urbain, entre les marges et le centre. Or ces #fractures occupent tous les esprits, et chacun peut se projeter dans l’un ou l’autre des personnages », nous explique depuis Istanbul la journaliste culturelle Nazlan Ertan, qui a consacré un article à cette série.

  • Deep Blues - Robert Palmer. Editions Allia - #Livre
    https://www.editions-allia.com/fr/livre/891/deep-blues

    “Les esclaves qu’on mettait au travail dans les champs du Sud provenaient de toutes les régions d’Afrique où sévissait la traite négrière. Que ce soit en chantonnant pour eux-mêmes, en criant des hollers d’un bout à l’autre du champ, ou en chantant collec­tivement pendant les heures de travail ou de culte, ils construisirent un langage musical hybride où se retrouvait la quintessence d’innombrables traditions vocales africaines­­­­.”

    #Robert_Palmer est né en 1945 et a grandi dans l’Arkansas. Très jeune il fait preuve d’un vif intérêt pour la musique populaire, aussi bien comme musicien, qu’en collaborant à différentes revues. Contributeur de Rolling Stone, il devient ensuite le premier rédacteur du New York Times à consacrer exclusivement sa plume au rock. Il enseigne par la suite l’ethnomusicologie à l’université du Mississippi, et produira des albums pour le label #Fat_Possum_Records. Il meurt en 1997.

    https://seenthis.net/messages/734920
    https://www.editions-allia.com/files/pdf_803_file.pdf

    Paul Wine Jones Kitty Kat Mule (1995)
    https://paulwinejones.bandcamp.com/track/kitty-kat


    #Blues

  • ‘Solidarity, Not Charity’: A Visual History of Mutual Aid

    Tens of thousands of mutual aid networks and projects emerged around the world in 2020. They have long been a tool for marginalized groups.

    2020 was a year of crisis. A year of isolation. A year of protest. And, a year of mutual aid.

    From meal deliveries to sewing squads, childcare collectives to legal aid, neighbors and strangers opened their wallets, offered their skills, volunteered their time and joined together in solidarity to support one another.

    Tens of thousands of mutual aid networks and projects have emerged around the world since the Covid-19 pandemic began, according to Mariame Kaba, an educator, abolitionist and organizer. During the first week of the U.S. lockdown in March 2020, Kaba joined with Congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez to create Mutual Aid 101, an online toolkit that educates and empowers people to build their own mutual aid networks throughout their buildings, blocks, neighborhoods and cities. Emphasizing a focus on “solidarity, not charity,” mutual aid is all about cooperation because, as the toolkit puts it, “we recognize that our well-being, health and dignity are all bound up in each other.”

    “Mutual aid projects are a form of political participation in which people take responsibility for caring for one another and changing political conditions,” says Dean Spade, a trans activist, writer, and speaker. “Not through symbolic acts or putting pressure on representatives, but by actually building new social relations that are more survivable.”

    While many are engaging with mutual aid for the first time this year, there is a rich history and legacy of communities — especially those failed by our systems of power — coming together to help each other survive, and thrive. Here are nine examples from history.

    https://www.bloomberg.com/news/features/2020-12-22/a-visual-history-of-mutual-aid?srnd=premium

    #solidarité #entraide #mutual_aid #charité #BD #Noirs #Philadelphie #USA #Etats-Unis #FAS #New_York_Committee_of_vigilance #Frederick_Douglass #NYCV #femmes_noires #Noires #Callie_House #mutual_aid_society #mutualisme #CCBA #Landsmanshaftn #sociedades_mutualistas #histoire #racisme_structurel #Black_Panthers #free_breakfast_program #young_lords_garbage_offensive #chicken_soup_brigade #Tim_Burak #Buddy_network

    ping @karine4 @isskein

  • Comprendre la défiance envers le vaccin pour sortir de l’épidémie de Covid
    https://www.frustrationmagazine.fr/comprendre-la-defiance-envers-le-vaccin

    Il faut être aveugle pour ne pas voir que la défiance envers le vaccin se nourrit du discours pro-vaccin. Réduits à la condition d’ « antivax » hystériques et illettrés, qui s’informent sur les réseaux sociaux plutôt que de lire le Monde ou d’écouter Karine Lacombe sur TF1, la population défiante envers le vaccin subit une nouvelle fois la violence que les sachants aiment infliger aux autres car il grandit d’autant leurs prétentions. Le discours hostile aux vaccins comporte de nombreuses idées reçues, affirmations fausses et exagérations multiples. Mais que dire du discours pro-vaccin quand il balaye du revers de main le lien entre industrie pharmaceutique et volonté de s’enrichir, qu’il affirme la neutralité et l’objectivité des autorités sanitaires ?

    Il se produit au sujet du vaccin la même chose qu’avec le discours conspirationniste : en voulant le combattre, les autorités médiatiques, politiques et intellectuelles le renforcent. Car elles se montrent encore plus dogmatiques et violentes que d’habitude. En ne laissant aucune place aux doutes et à la discussion, elles semblent encore plus suspectes et indignes de confiance que d’ordinaire. Des photos d’enfants couverts des pustules de la varioles à cette tribune d’un médecin dans Libération qui raconte avec force détails la mort d’un homme de 42 ans du Covid pour frapper d’émotion les défiants du vaccin, en passant par cette lettre au père Noël d’un enfant de 5 ans au PDG de Pfizer, le discours de persuasion tenu par des journalistes qui se veulent responsables tiennent de l’injonction morale abstraite et non de la discussion sérieuse. On a parfois le sentiment que le climat qui s’instaure est celui de l’entre deux tours des élections présidentielles. « Faites ce que vous voulez mais faites-vous vacciner » : serait-ce la prochaine couverture de Libération ?

    Ce cercle vicieux défiance / leçons de confiance s’installe et crée des camps qui menacent effectivement la couverture vaccinale de la France face au Covid-19.

    • La fameuse « confiance » que demandent les dirigeants dans leur lutte contre l’épidémie, celle que demandent les pro-vaccins aux « anti-vaccins », ne se décrète pas. Politiquement, elle ne pourra s’obtenir que si le gouvernement montre qu’il tient les laboratoires pharmaceutiques bien en main, que les autorités sanitaires rendent publiques leurs études et leurs validations. Pour l’instant, la fameuse « transparence » tant promise, nous n’y sommes pas du tout : l’Union européenne tient secret les contrats passés pour l’achat de doses de vaccin à destination de ses pays membres. On ne sait donc pas combien le contribuable débourse-t-il et dans quelles condition.

      #confiance #transparence #démocratie #vaccin

  • Voici pourquoi la ventilation est importante | Radio-Canada
    https://ici.radio-canada.ca/info/2020/12/ventilation-mecanique-aerosols-covid-19-ecoles-bureaux-transmission


    Maintenant que c’est Radio Canada qui utilise l’analogie avec la fumée de tabac, on va mieux comprendre l’#aérosolisation  ?

    « Quand l’air n’est pas renouvelé, les aérosols s’accumulent, ce qui augmente la chance que quelqu’un d’autre inhale ou respire ces particules », explique Caroline Duchaine.

    « C’est comme avec la fumée de cigarette dans une pièce fermée où tout le monde fume, donne-t-elle comme exemple. Avec la ventilation, on s’assure de diluer ou de retirer ces particules, ce qui fait en sorte que leur concentration va demeurer beaucoup plus basse. »

  • On ne naît pas Blanc·he, on le devient | Kiffe ta race
    https://play.acast.com/s/kiffe-ta-race/-58-onnenaitpasblanc-he-onledevient

    Aux racines de l’esclavage, la colonisation et la discrimination raciale, il y a l’idéologie blanche.Quels événements ont ponctué la construction de la pensée blanche ? Comment la blancheur est-elle devenue synonyme de beauté et de réussite sociale partout dans le monde ? Qu’est-ce que l’analyse de l’idéologie blanche permet de comprendre sur le racisme aujourd’hui ? Pour répondre à ces questions, Rokhaya Diallo et Grace Ly reçoivent Lilian Thuram, auteur et ex-footballeur, qui a fait paraître « La pensée blanche » (2020, Philippe Rey). Durée : 46 min. Source : Binge Audio

    https://stitcher.acast.com/livestitches/b11dff87-e33c-40ee-8675-b9433bdd03ce/4e174425b05b89d9b64e12016c84201f.mp3

  • Les statistiques des empires - Compter, classer, connaître et dominer | economie.gouv.fr
    https://www.economie.gouv.fr/igpde-seminaires-conferences/les-statistiques-des-empires-compter-classer-connaitre-et-dominer
    https://www.economie.gouv.fr


    Ellebé (Bernard Lefebvre dit), Kinkala. Marché au caoutchouc. Le chef de subdivision reçoit et paye la récolte individuelle des indigènes, 1er février 1944 (FR ANOM 30Fi72/37) © Archives nationales d’outre-mer

    Cette journée d’études a pour objet l’étude des circulations d’idées et de pratiques statistiques dans et hors des empires, mais également la formation des statisticiens, de leurs relations avec les autorités territoriales, avec les colons et avec les populations locales. Il s’agit également de comprendre comment, en dénombrant, en classant, en normalisant les statistiques « officielles » créent du lien, intègrent, marginalisent ou excluent, et s’imposent parmi les attributs essentiels du pouvoir. Le cadre des empires paraît propice pour expliquer et analyser les effets de leur généralisation à l’échelle du monde depuis deux siècles.

    Pourquoi les statistiques ont été imposées parmi les critères essentiels de la hiérarchie des nations et en quoi influencent-elles leur développement ? Comment les statistiques participent à la formation, à l’affirmation puis à la transformation (dislocation ?) des empires ? Enfin, comment les statistiques accompagnent, préparent, soutiennent et s’adaptent aux transitions politiques et économiques contemporaines ?

    c’était vendredi dernier
    programme intéressant…

    Cette première journée d’études du 18 décembre 2020 inaugure une série consacrée aux statistiques des empires.
    Deux autres journées sont prévues en juin 2021 et 2022, précédant un colloque en 2023 et une publication finale.

    La journée vise à éclairer la fabrication, les usages et les finalités des statistiques des empires à travers des situations et des époques distinctes.

  • Gramsci, critique des médias ? | Frédéric Lemaire et Yohann Douet
    https://www.acrimed.org/Gramsci-critique-des-medias

    Les références à la pensée d’Antonio Gramsci sont devenues courantes de la part de personnalités de tous horizons politiques. Elles se résument bien souvent à des appels à mener, dans les médias, la « bataille des idées » pour gagner le consentement des classes populaires. Les écrits du théoricien communiste sur le terrain des médias sont pourtant loin de se résumer à ce qui est devenu un simple cliché. Pour revenir sur la richesse et parfois l’actualité de ses analyses, nous nous sommes entretenus avec Yohann Douet, philosophe et spécialiste de Gramsci. Source : Acrimed

  • Une réforme du franc CFA ouest-africain pour « sauvegarder le pré carré » français - Fanny Pigeaud
    https://blogs.mediapart.fr/fanny-pigeaud/blog/111220/une-reforme-du-franc-cfa-ouest-africain-pour-sauvegarder-le-pre-carr

    L’Assemblée nationale française a adopté ce 10 décembre le projet controversé de réforme du franc CFA ouest-africain – qui doit encore être soumis au Sénat et devra être signé par les pays africains concernés. Le communiste Jean-Paul Lecoq a développé de nombreux arguments pour démontrer que cette réforme ne changera rien et rappeler que le franc CFA va contre les intérêts des peuples africains.

    #Afrique #FCFA #colonisation

  • "Nouvelle-Calédonie : le nickel comme détonateur" - Mediapart - Julien Sartre - 11 décembre 2020

    Barrages, contre-barrages, incendie de pneus, cagoules, fusils de chasse : les images sont spectaculaires et rappellent de très mauvais souvenirs à la population du Caillou. Les affrontements qui ont culminé à la fin des années 1980 ne sont pas de retour mais la Nouvelle-Calédonie a basculé ces derniers jours dans un état de fait qui n’est déjà plus la paix civile.
    Les vols internationaux ont été intégralement suspendus, une sorte d’état d’urgence a été décrété par le gouvernement local, et les autorités comme la population ont retenu leur souffle lors des violences autour de l’usine du Sud. Jeudi 10 décembre, des tentatives d’intrusion et des affrontements avec les gendarmes qui gardent le site ont eu lieu. L’énorme complexe industriel a été évacué et l’infrastructure a dû être mise à l’arrêt.
    Ce site industriel sensible – il abrite l’un des plus grands dispositifs de stockage d’acide au monde – est, dans tous les esprits, l’objet de toutes les luttes et la cristallisation d’un conflit beaucoup plus large dans ce pays d’Océanie qui abrite la troisième réserve mondiale de nickel. La multinationale brésilienne Vale a mis en vente l’usine du Sud il y a de nombreux mois. Elle annonçait par un communiqué, publié le 9 décembre, l’avoir cédée au consortium Prony Ressources, contrôlé en partie par le courtier suisse Trafigura.
    Ce communiqué de presse a mis tout ce que le Caillou compte de responsables politiques et économiques en émoi et a constitué l’énième coup de théâtre dans un feuilleton interminable en forme de bras de fer autour de la ressource minière.
    Regroupés dans un consortium concurrent à Prony Ressources, les indépendantistes kanak ont tenté eux aussi de racheter cette usine. La société minière contrôlée par les indépendantistes (Sofinor) s’était associée à un groupe coréen (Korea Zinc) afin de proposer une offre de rachat qui n’a pas prospéré auprès du vendeur brésilien.
    Après une mobilisation politique et coutumière dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, tout au long du mois de novembre, la France avait in fine accepté de rouvrir des négociations. L’État français n’est pas officiellement à la manœuvre dans ce dossier qui concerne des acteurs privés, mais il a tellement investi dans l’outil industriel calédonien à force de défiscalisation et d’aides directes qu’il est quasiment un propriétaire de fait. Cette situation est d’ailleurs dénoncée à intervalles réguliers par la Cour des comptes, qui a jugé très durement ces investissements français en Nouvelle-Calédonie dans plusieurs rapports.
    Paris se trouve dans la position d’un acteur absolument incontournable et a été violemment mis en cause comme tel par le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS, indépendantiste), mais aussi par l’Instance coutumière autochtone de négociation (Ican). Cette dernière est une association kanak aussi politique qu’impliquée dans la vie économique et traditionnelle. Elle est récemment revenue sur le devant de la scène avant que la lutte ne soit directement reprise en main par le FLNKS. Le porte-parole de l’Ican est Raphaël Mapou, frère de Louis Mapou : tous deux sont des responsables politiques indépendantistes de premier plan.
    Quel a été le détonateur des troubles à l’ordre public et du sentiment d’urgence qui s’est emparé de la Nouvelle-Calédonie ? Lundi 7 décembre, le partenaire coréen du consortium kanak pour la reprise de l’usine du Sud s’est brutalement dédit, quelques heures après l’annonce de la réouverture des négociations par la France. C’est l’annonce de ce retrait qui a provoqué de très importantes et violentes manifestations à Nouméa, la capitale.
    « Il y a beaucoup de fantasmes sur l’action et le rôle de l’État dans cette histoire : la France ne choisit pas qui rachète l’usine du Sud, plaide une source gouvernementale parisienne très au fait du dossier. Ce qui est vrai, c’est que la France est en deuxième rideau dans le montage capitalistique et rien ne peut se faire sans le soutien de l’État. Nous avons déjà beaucoup investi, trop même. Il est temps de penser à une stratégie globale pour la ressource minière. Nous proposons aux indépendantistes un “préalable minier global”. La formule est inspirée de ce qui avait eu cours avant les accords de Nouméa. »
    Cette proposition est d’importance, et elle est nouvelle dans le débat : selon les informations de Mediapart, il s’agirait pour la France d’entamer un cycle de négociations avec les indépendantistes kanak et les responsables des trois provinces de Nouvelle-Calédonie afin de regrouper les trois usines. L’usine du Sud est celle qui compte le plus d’actifs stratégiques du fait de la spécificité de son produit par rapport aux deux autres. Les finalités du « nickel-métal » sont autant commerciales, vu la fabrication exponentielle de batteries électriques à venir, que militaires et aéronautiques.
    Ce vendredi 11 décembre, cette proposition de négociations globales et politiques – le ministre des outre-mer Sébastien Lecornu a donné une interview à la chaîne locale de télévision Calédonia – semble avoir trouvé un écho : les barrages sont devenus filtrants et la pression dans l’espace public redescend un peu. Les indépendantistes affirment qu’il s’agit seulement du temps d’une « réorganisation parce que le mouvement va s’inscrire dans la durée ».
    « Ce qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est la situation de l’usine du Sud, réagit à chaud Louis Mapou, président du groupe Uni (indépendantiste), contacté par téléphone par Mediapart. C’est vrai que la situation de la SLN n’est pas bonne et celle de Koniambo Nickel au Nord n’est pas encore arrivée à son potentiel maximum. L’État français pourrait avoir comme volonté de réunir les trois usines en une. On ne sait pas trop mais c’est une perspective lointaine, parce qu’il y a beaucoup de considérants à examiner. »
    Autour de la table, il sera de toute façon question de souveraineté. « Le but de la Sofinor [la société minière des indépendantistes – ndlr], comme de ceux qui la soutiennent aujourd’hui, n’est pas de faire main basse sur les richesses de la province Sud, mais de travailler pour l’intérêt général, d’œuvrer à la création d’une “usine pays”, écrit Daniel Goa, président de l’Union calédonienne (UC, indépendantiste). Il faut que l’usine du Sud devienne une véritable usine pays. »
    Le financement de la future Kanaky-Nouvelle-Calédonie indépendante, le rapport ancestral à la terre du peuple autochtone, la faiblesse des garanties environnementales apportées par Trafigura et Prony Ressources, la personnalité du président de Vale Calédonie, Antonin Beurrier : les arguments des indépendantistes pour s’opposer à la cession de l’usine du Sud à Prony Ressources sont nombreux et variés.
    Que sortira-t-il du round de négociations qui pourrait commencer dans les prochaines heures ? La cristallisation politique et la mobilisation de militants chauffés à blanc, en particulier chez les non-indépendantistes qui ont tenu des contre-barrages très durs, augurent de discussions tendues et surtout très larges. « Le préalable minier » appelé de ses vœux par la France est-il le prélude à une négociation autour d’un statut d’indépendance-association tel que souhaité par les indépendantistes kanak depuis 30 ans ? Personne ne peut s’avancer à ce point mais une chose est certaine : les troubles qu’a connus le Caillou cette semaine laisseront des traces dans une économie insulaire déjà durement éprouvée par la crise sanitaire. Les événements autour de l’usine du Sud empêchent sa réouverture prochaine en raison des conséquences techniques et industrielles de sa fermeture et de son évacuation.
    « S’il y a du chômage partiel à l’usine du Sud, il va s’ajouter au déficit du régime de chômage géré localement, s’inquiète Mathias Chauchat, professeur de droit public à l’université de Nouvelle-Calédonie, observateur de longue date de la vie politique du Caillou, engagé dans la cause indépendantiste. Le régime du chômage partiel du Covid, qui devait s’arrêter à la fin de l’année, a été repoussé jusqu’en mars. Ce modèle est inspiré de ce qui se passe en France : le gouvernement calédonien dépense de l’argent qu’il n’a pas en repoussant les échéances. Sur les déficits sociaux, il y a l’idée de prendre les déficits de la Cafat, la Caisse de protection sociale de Nouvelle-Calédonie, et de les mettre dans un établissement nouveau. On transforme les dettes d’aujourd’hui en dettes à 30 ans. Pour les déficits budgétaires, le gouvernement, qui ne veut pas faire de réformes structurelles, sera contraint d’augmenter les taxes à la consommation et de demander un prêt à la France. On est dans la négation des réalités. »
    Dès le mois d’avril 2021, le Congrès – le Parlement local dont est issu le gouvernement de Nouvelle-Calédonie – sera en position de demander la tenue d’un troisième et dernier référendum sur l’indépendance. Après ce troisième scrutin et quel qu’en soit le résultat, ce sera la fin des Accords de Nouméa. En 1998, ces accords avaient été arrachés au nom notamment de l’entente sur le sujet minier et le partage de la ressource entre les opérateurs historiques et les indépendantistes kanak. Précisément ce qui pourrait faire défaut 22 ans plus tard.
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