GillesM

Eurafricain, acteur modeste du renforcement des organisations de la société civile en Afrique de l’Ouest

  • Près de 40 films pour tous les âges

    Pour vous permettre de mettre en place des soirées cinéma ! Tous ces films sont issus de la programmation Jeune Public du #Festival_international_du_film-d'éducation, 8 films de la dernière édition de décembre 2020 et les autres #courts_métrages des éditions précédentes.

    https://yakamedia.cemea.asso.fr/univers/animer/activites-autour-des-medias-et-du-numerique/cinema/pres-de-40-films-pour-tous-les-ages
    #films #jeunes #jeunesse #jeune_public #film_d'animation #enfants #médiathèque

  • Cuba’s five COVID-19 vaccines: the full story on Soberana 01/02/Plus, Abdala, and Mambisa | LSE Latin America and Caribbean
    https://blogs.lse.ac.uk/latamcaribbean/2021/03/31/cubas-five-covid-19-vaccines-the-full-story-on-soberana-01-02-plus-abda

    Despite its limited material resources, Cuba is responsible for developing two of only 23 coronavirus vaccines to have entered phase III trials anywhere in the world – and it has another three on the way. Helen Yaffe (University of Glasgow) explains how the Soberana, Abdala, and Mambisa vaccines work; how they will roll out at home and abroad; and how Cuba managed to produce them against the clock and against the odds.

  • Les actions civiles et militaires de la France dans les pays du G5 Sahel | Cour des comptes
    https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-actions-civiles-et-militaires-de-la-france-dans-les-pays-du-g5-sahel

    La Cour a enquêté sur la stratégie de la France dans les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) et la cohérence des actions civiles et militaires dans la région, au service de la sécurité de ces États et du développement économique et social de leurs populations.
    La France a déclaré l’espace sahélien, l’une des régions du monde les plus déshéritées, prioritaire pour l’aide au développement. Si les dépenses françaises y ont plus que doublé, passant de 580 M€ à 1,35 Md€ entre 2012 et 2018, la majorité de ces sommes concerne des dépenses militaires. L’aide publique au développement n’a pas suivi la même progression et la priorité affichée tarde à se traduire dans les faits.
    Concernant la présence militaire française, l’extension progressive du périmètre d’intervention et la diversification des objectifs rendent incertains les critères qui permettront d’évaluer si un terme satisfaisant a été atteint, pour la France et pour le Sahel. Un bilan d’étape paraît nécessaire, notamment afin de préciser ces critères.
    Les complémentarités entre actions militaires et civiles d’aide à la stabilisation et au développement doivent être recherchées et se traduire dans l’organisation de la réponse française, notamment avec une coordination interministérielle renforcée. La Cour formule quatre recommandations à cette fin.

    #Sahel #AidePubliqueauDéveloppement #Armée #Barkhane #Développement

  • The Lakes of Ubari Sand Sea | Amusing Planet
    https://www.amusingplanet.com/2015/04/the-lakes-of-ubari-sand-sea.html?platform=hootsuite&m=1

    The #Ubari_Sand_Sea is a vast area of towering sand dunes in the Fezzan region of south-western Libya. But 200,000 years ago, this was a wet and fertile region with plenty of rainfall and flowing rivers. These rivers fed a vast lake, the size of Czech Republic, in the Fezzan basin called Lake Megafezzan. During humid periods the lake reached a maximum size of 120,000 square kilometers. Climate change caused the region, a part of Sahara, to gradually dry up and between 3,000 to 5,000 years ago, the lake evaporated away into thin air. Traces of this great lake still exist today in the form of micro lakes scattered among the towering dunes like wet patches in the desert. Currently there are about 20 lakes in the Ubari Sand Sea - beautiful palm-fringed oases that appear like anomalies in the harsh desert environment.

    #désert #Libye #dunes #lac

  • Covid-19 : vacciné, peut-on s’infecter et transmettre le virus ? | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/covid-19-vaccine-peut-sinfecter-et-transmettre-le-virus

    Israël et le Royaume-Uni, qui ont débuté rapidement une campagne de vaccination, disposent d’une couverture importante de leur population1 qui a permis la collecte de grande ampleur de premières données en janvier et février, alors que le variant dit « anglais » était déjà largement présent dans ces pays. Après les études des laboratoires sur leurs vaccins, menées sur des cohortes de taille habituelle pour qu’un tel médicament soit autorisé (20 000 à 30 000 personnes pour Pfizer-BioNTech et AstraZeneca/Oxford), nous disposons donc à présent de résultats sur des centaines de milliers de personnes. La situation exceptionnelle de ces deux pays, forts de structures de soin et de recherche clinique de qualité , permet ainsi une évaluation fine de la performance des vaccins dans la « vraie vie » dans un contexte de circulation active du virus.

  • #17Avril2021 Vingt-cinq ans de luttes paysannes pour faire de la souveraineté alimentaire une réalité

    Harare, le 23 mars 2021) Lors du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, La Via Campesina a mis des mots sur sa vision pour s’opposer au modèle industriel capitaliste à l’origine de la faim, des inégalités et de la crise climatique en définissant la « souveraineté alimentaire ». La souveraineté alimentaire est le droit des personnes à produire de manière autonome des aliments sains, nutritifs, adaptés au climat et à la culture, en utilisant les ressources locales et des pratiques agroécologiques, afin de répondre en priorité aux besoins alimentaires locaux de leurs communautés. La souveraineté alimentaire est nécessaire notamment pour garantir la sécurité alimentaire.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/10/17avril2021-vingt-cinq-ans-de-luttes-paysannes-pour-fai

    #international #souverainetéalimentaire

    • Perso, je ne vois pas bien le rouge…

      Onfray, un « rouge-brun » surtout très « brun »

      Les raisons pour lesquelles Michel Ofray est accusé de tendre vers le « brun » ces dernières années sont nombreuses et documentées, et ne méritent peut-être pas d’être davantages commentées : adhésion aux thèses de Renaud Camus sur le « grand remplacement », à celles d’Huttington et des néoconservateurs américains sur le « choc des civilisation », assimilation de l’Islam à « une barbarie », croyance dans l’existence de races biologiques, défense de Génération identitaire, éloge de la police et condamnation répétée des mouvements contre les violences policières,, accointances avec Eric Zemmour et désir d’une « révolution réactionnaire », diffamation envers Rokhaya Diallo, insultes sexistes envers Greta Thunberg, propos homophobes, lecture contre-révolutionnaire de la Révolution française, nietzschéisme grossier, vitalisme quasi-mystique…
      On ne peut plus rien dire sur LCI, mais aussi sur CNews, Valeurs Actuelles, BFM, RMC, Le Figaro…

      Bref, la vision du monde que défend Michel Onfray est celle, très classique, d’un autoritaire de droite, celle d’une France perçue comme une civilisation millénaire, blanche et chrétienne, en plein effondrement en raison de l’Islam et de l’immigration … et c’est bien ce qui lui permet d’avoir pignon sur rue chez CNEWS, Marianne, Valeurs Actuelles, Le Figaro, là où les syndicalistes, les acteurs du mouvement social ou encore les marxistes ne sont pas vraiment les bienvenus.

  • « Une fourche, un mouchoir, et tu te débrouilles. » La fabrique des colons en Nouvelle-Calédonie. Entretien avec Isabelle Merle

    Par Xavier Bonnefond

    Au milieu du XIXe siècle, la montée en puissance du secteur industriel et la concentration urbaine modifient en profondeur la société française. Les laissé·es pour compte sont de plus en plus nombreux·ses dans les faubourgs, et les vols font la une des journaux. Pour se débarrasser de ce « trop-plein » et résoudre une question sociale de plus en plus pressante, l’État décide d’établir en terres australes une petite France à l’antipode de la métropole  : la Nouvelle-Calédonie. Pour leur plus grand malheur, les Kanak voient leur île se transformer en une colonie pénitentiaire et résidentielle, sur laquelle le pouvoir colonial attribue des bouts de terres spoliées aux ex-bagnards et aux colons libres, dans l’espoir d’en faire des paysans laborieux. L’historienne Isabelle Merle 1, auteure d’Expériences coloniales. La Nouvelle-Calédonie. 1853-1920 2, revient avec nous sur le rôle et l’évolution de ces rouages de l’entreprise coloniale.

    Cet article est initialement paru dans le sixième numéro de la revue papier Jef Klak, « Pied à terre », toujours disponible en librairie.

    https://www.jefklak.org/une-fourche-un-mouchoir-et-tu-te-debrouilles

  • « Ce guide présente les principales bonnes pratiques de design pour réaliser des services numériques [en pratique, uniquement Web] à l’empreinte environnementale réduite. Il aborde les questions d’éco-conception en tentant de faire le pont avec l’accessibilité, l’économie de l’attention ou encore la diversité. »

    https://eco-conception.designersethiques.org/guide

    #environnement #green_IT #éco_conception #développement_Web

    • C’est évidemment une bonne idée de faire de tels guides, ne serait-ce que pour servir de « check-list » aux développeurs Web, et pour les sensibiliser au fait que leurs choix ont des conséquences.

      Après, beaucoup des conseils concrets donnés sont très contestables.

      Et pas un mot de la suppression des pisteurs et des pubs sur les sites Web. C’est l’écologie corporate, où il ne faut pas fâcher le marketing.


  • Une gravure représentant l’écrasement du fort d’Issy, tirée du film d’animation de Raphaël Meyssan, Les Damnés de la Commune.
    Cineteve

    La Commune, grande oubliée du cinéma

    Il existe plein de films sur Jeanne d’Arc ou la Révolution. Mais sur les mois de mars à mai 1871, étonnamment, presque rien, hormis quelques films et documentaires singuliers. Un vide que vient en partie combler “Les Damnés de la Commune”, superbe film d’animation de Raphaël Meyssan à voir sur arte.tv.

    « J’entreprends de conter l’année épouvantable/ Et voilà que j’hésite, accoudé sur ma table/ Faut-il aller plus loin ? dois-je continuer ? »… Ainsi Victor Hugo introduit-il L’Année terrible, son recueil de poèmes consacré aux événements de 1871. Terrible, la déroute du second Empire devant l’armée prussienne, qui aboutit à une capitulation totale et à la chute du régime. Terrible, surtout, le massacre de ceux qui entendaient résister, dans tous les domaines et par tous les moyens, au nouvel ordre conservateur qui surgissait de cette guerre. En deux mois d’existence, de mars à mai 1871, la Commune de Paris (mais aussi de plusieurs villes de province) a rêvé de démocratie, d’égalité sociale et de partage, avant d’être anéantie dans le sang par les « versaillais », ceux qui allaient fonder la IIIe République, d’Adolphe Thiers à Jules Ferry. Aux vainqueurs, le droit d’écrire l’Histoire, d’étouffer la légende, d’en atténuer les enseignements et la complexité.

    Cent cinquante ans plus tard, cette révolution avortée hante pourtant bien des livres, elle a été chantée, racontée, étudiée. Certains de ses héros, telle Louise Michel, ont accédé à la postérité. Mais le cinéma est resté étrangement timide, lui qui naquit en 1895, seulement vingt-quatre ans plus tard. Alors que d’autres épisodes majeurs de l’Histoire – et de l’imaginaire collectif – ont été largement représentés (du cas Jeanne d’Arc à la Révolution en 1789, entre autres), les événement de 1871 ont eu bien du mal à imprégner la pellicule. Même si, avec sa dimension tragique, ses idéaux, ses convulsions, ses personnages saillants, son unité de temps et de lieu (Paris assiégé, enfermé dans l’étau de ses « fortifs »), la Commune est pourtant terriblement cinégénique.

    Pas d’épopées à gros budget

    Des films existent, bien sûr. Depuis L’Émeute sur la barricade, le tout premier (durée : quatre minutes), réalisé par Alice Guy en 1906, on en a compté (sauf erreur) un peu moins d’une quarantaine, documentaires et fictions, grand et petit écrans, toutes origines confondues. Ils existent, mais il faut les chercher. Très peu d’entre eux ont marqué l’histoire du cinéma. Aucun n’appartient à la catégorie des épopées à gros budget qui auraient pu toucher un large public. En tout cas, pas en France. Comme si plusieurs générations de producteurs influents s’étaient posé la même question que Victor Hugo au début de L’Année terrible. « Faut-il aller plus loin ? dois-je continuer ? » Manifestement, la réponse était non. Et le cinéma populaire est resté… sinon « versaillais », du moins indifférent.

    Dans les premières décennies du XXe siècle, ceux qui se sont emparés du sujet l’ont fait d’abord pour des raisons politiques. À commencer par La Commune, d’Armand Guerra, en 1914, reconstitution produite par la société de production coopérative Le Cinéma du Peuple, qui entendait redonner ses lettres de noblesse et sa légitimité historique à la classe ouvrière. Le film s’achève d’ailleurs, de manière très touchante, par une séquence documentaire montrant face caméra un groupe d’anciens combattants, authentiques survivants de la Commune, tels que Zéphirin Camélinat, Jean Allemane, Nathalie Lemel.

    Dans les années 1920, c’est surtout le cinéma soviétique qui s’intéresse à la période. Cette fois, l’Histoire est « écrite » par des vainqueurs, ceux de 1917, qui voient dans la Commune le laboratoire et la matrice de leur propre révolution, avec par exemple un chef-d’œuvre comme La Nouvelle Babylone, de Grigori Kozintsev, qui retrace les événements à travers le parcours d’une vendeuse de grand magasin, ou encore La Pipe du communard, de Constantin Mardjanov, inspiré du livre de Karl Marx, La Guerre civile en France.

    Chant de bataille pour la mémoire

    Enjeu idéologique pour ceux qui l’utilisent, la Commune le reste aussi pour ceux qu’elle horripile… En 1951, La Commune de Paris, documentaire de Robert Ménégoz qui présente le moment historique comme une « première ébauche de la dictature du prolétariat » fut interdit par la censure jusqu’en 1956 pour cause de... « considérations fallacieuses et insultantes à l’égard de Mr Thiers ». C’est dire si la Commune reste un chant de bataille pour la mémoire, mais aussi le lieu symbolique où s’affrontent les adversaires du moment. Dans les années 1920, il s’agit de justifier la révolution d’Octobre. Dans les années 1950, de s’opposer à la société capitaliste et bourgeoise, avec toute la puissance du Parti communiste de l’époque. Et dans les années 1970, alors que fleurissent à nouveau quelques films (parmi lesquels La Semaine sanglante, de Joël Farges, en 1976, Rossel et la Commune de Paris, de Serge Moati, et La Barricade du point du jour, de René Richon, en 1977…), il est autant question de célébrer le centenaire de l’insurrection que de faire écho aux barricades encore récentes de Mai 68.

    Du téléfilm L’Année terrible , de Claude Santelli, en 1985, au « décor » historique du Festin de Babette (l’héroïne est une communarde exilée au Danemark), de Gabriel Axel, en 1987, ou encore 1871, du Britannique Ken McMullen, en 1990, le sujet réapparaît ensuite ça et là, avant de retrouver une force singulière grâce à un autre Anglais, le cinéaste militant Peter Watkins. La Commune (Paris, 1871) , diffusée en 2000 sur Arte en version longue (cinq heures quarante-cinq), puis en version « courte » (trois heures trente, tout de même), sept ans plus tard, dans les salles de cinéma, est sans doute l’une des expériences les plus importantes et les plus libres jamais inspirées par l’événement. Volontairement anachronique (la « télé » versaillaise, sorte d’ORTF ultraconservatrice, s’y oppose au désordre libertaire de la « chaîne pirate » des communards), ce film fleuve expérimental, réalisé à Montreuil avec deux cents comédiens, interroge frontalement le présent, de l’influence des médias à l’avenir des luttes sociales. Plus que son déroulement exact, c’est l’esprit de la Commune, dans ses élans comme dans ses contradictions, mais aussi dans sa modernité, qui souffle au cinéaste cette brûlante œuvre-pamphlet. « J’espère , confiait-il en 2000 au Monde diplomatique, que La Commune sera un outil d’apprentissage pouvant aider à disséquer et à mettre en cause les conventions du cinéma et de la télévision. »

    Depuis, si l’on excepte le téléfilm Louise Michel , de Solveig Anspach, en 2008, on n’avait pas vraiment revisité les barricades. Et il aura fallu attendre ce 23 mars, sur Arte, pour découvrir un autre superbe coup d’audace : Les Damnés de la Commune , le film d’animation de Raphaël Meyssan, adapté se son roman graphique du même nom (éd. Delcourt, 2017-2019), entièrement réalisé à partir de gravures d’époque. L’occasion de constater, encore une fois, que les meilleurs films sur la Commune sont ceux qui, comme elle, veulent bousculer l’ordre établi, changer les règles. Et dire, comme Victor Hugo dans L’Année terrible : « N’importe. Poursuivons. L’histoire en a besoin /Ce siècle est à la barre et je suis son témoin. »

    Cécile Mury

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=p2v7U9E3NnU&feature=emb_logo

    https://vimeo.com/26026952

    #Commune_de_Paris

    https://seenthis.net/messages/633169

  • Décolonial, vous avez dit « décolonial » ? par Yann Moulier Boutang et Laugier Sandra
    https://www.multitudes.net/decolonial-vous-avez-dit-decolonial

    Contrairement au gloubi-boulga servi par quelques médias de droite, papiers, télévisuels ou numériques, ne mélangeons pas tout. Il n’en va pas du « #décolonial » comme de « #l’islamo-gauchisme ». Le premier, qui se dit en anglais subaltern ou post-colonial studies, est un véritable paradigme naissant de la pensée contemporaine, qui concerne les « minorités », femmes, queer, black, Amérindiens. Leurs concepts ont été forgés dans et par de nouveaux mouvements sociaux, exclus des anciennes analyses fondées sur les classes sociales, ou bien rabotés pour rentrer dans le lit de Procuste de l’orthodoxie politique de gauche comme de droite. Les sujets subjectifs de ces mouvements sortent de l’invisibilité et revendiquent une place, comme le fit le Tiers État. Le fait qu’ils deviennent des sujets de conversation, matières à débats ou à controverses scientifiques, n’implique pas de passer sous silence leur origine subjective. À la controverse qui accuse les recherches liées à ces mouvements d’être la trace d’un militantisme malséant, on a envie de répondre que c’est le jeu et la vie de la pensée. L’histoire des sciences, l’histoire tout court, la culture, la mémoire sont toujours un champ d’affrontements. Les débats que voudraient provoquer de façon récurrente les extrémistes de la République Une et Indivisible, face aux Démocrates anglo-saxons et aux multiculturalismes, sur l’usage du terme de race, de genre, d’#intersectionalité, en révèlent plus sur ceux qui les lancent que sur le sujet dont ils s’emparent. Il y a de tout dans cette querelle qui s’annonce, du symptomatique intéressant et sincère comme le dernier livre d’#Elisabeth_Roudinesco comme du prurit d’une intolérance maladive et ravageuse dans les multiples interventions médiatiques de Nathalie Heinich...

    [ Elisabeth Roudinesco, Soi-même comme un roi , Seuil, 2021.]

    ... L’universel est une exigence éthique et politique, toujours à construire, pas une rente de situation, ni l’attribution d’un strapontin tardif à ceux et celles que l’on a traités comme des domestiques pendant des siècles et que l’on continue d’exploiter dans d’autres formes de servitude.

    Voilà pourquoi #l’universel ne peut se satisfaire des vieilles catégories d’ « ouvrier », de « prolétaire », quand cela exclut les enfants (nombreux encore au travail dans le monde), les considérations de genre ou d’appartenance communautaire – qu’elle soit de couleur attribuée et assignée mais aussi vécue dans la chair -, de religion, de culture, de langue.

    Certes, il ne faut jamais perdre de vue les questions de classes sociales, de niveau économique, mais si les sociologues les plus avertis ont été contraints d’aborder les questions du racisme ou de la « racialisation », du genre (sous toutes ses formes, y compris donc la transsexualité), de l’ethnie, de la religion, des communautés et des langues, c’est parce qu’elles constituaient autant de biais délibérément utilisés comme instruments de division particulièrement efficaces ; c’est parce qu’une classe ouvrière unifiée par la grâce de la sociologie n’existe plus depuis belle lurette si tant est qu’elle ait jamais existé dans l’histoire. Si le chercheur en sciences sociales n’a pas recours à ces autres catégories à côté des vénérables distinguos de Marx et de Durkheim, il ne verra plus rien dans ses lunettes et en sera réduit à faire de la paléontologie de la classe ouvrière mâle, blanche, adulte, acculturée et assimilée, et bien plus subalternisée que le lumpen-prolétariat ou que la classe ouvrière des générations passées. Comme le disait très bien Rose-Marie Lagrave : « Le genre fait quelque chose à la classe sociale et la classe sociale fait quelque chose au genre, le souligner en ces temps délétères où l’intersectionnalité est mise en cause n’est pas un luxe ».

    C’est pourquoi le reproche que font Gérard Noiriel et Stéphane Beaud aux études de genre, de « race » et à l’intersectionnalité d’oublier la culture de classe tombe à plat. On ne peut en retenir qu’une seule vérité, reconnue de tous les chercheurs du champ : ériger en hypostases substantielles, indépendantes, le genre, la race, la religion, l’appartenance communautaire, c’est en fait pousser directement celles et ceux que cela intéresse au séparatisme qu’on leur reproche.

    « Un article d’actualité remarquable de Sandra Laugier et Yann Moulier, conte une vision rabougrie et trumpienne de la religion républicaine, soyons toutes et tous des "islamo-gauchistes décoloniaux et écoféministes transgenres » !


    • Le déboulonnage des statues au nom de la lutte contre le racisme déconcerte. La violence avec laquelle la détestation des hommes s’affiche au cœur du combat féministe interroge. Que s’est-il donc passé pour que les engagements émancipateurs d’autrefois, les luttes anticoloniales et féministes notamment, opèrent un tel repli sur soi ?
      Le phénomène d’« assignation identitaire » monte en puissance depuis une vingtaine d’années, au point d’impliquer la société tout entière. En témoignent l’évolution de la notion de genre et les métamorphoses de l’idée de race. Dans les deux cas, des instruments de pensée d’une formidable richesse – issus des œuvres de Sartre, Beauvoir, Lacan, Césaire, Said, Fanon, Foucault, Deleuze ou Derrida – ont été réinterprétés jusqu’à l’outrance afin de conforter les idéaux d’un nouveau conformisme dont on trouve la trace autant chez certains adeptes du transgenrisme queer que du côté des Indigènes de la République et autres mouvements immergés dans la quête d’une politique racisée.
      Mais parallèlement, la notion d’identité nationale a fait retour dans le discours des polémistes de l’extrême droite française, habités par la terreur du « grand remplacement » de soi par une altérité diabolisée : le migrant, le musulman, mai 68, etc. Ce discours valorise ce que les identitaires de l’autre bord récusent : l’identité blanche, masculine, virile, colonialiste, occidentale.

      Identité contre identité, donc.
      Un point commun entre toutes ces dérives : l’essentialisation de la différence et de l’universel. Élisabeth Roudinesco propose, en conclusion, quelques pistes pour échapper à cet enfer.

  • ❝Au Sénégal, une révolte populaire s’ébranle contre la « recolonisation économique »
    7 mars 2021 Par Fanny Pigeaud - Mediapart.fr"
    https://www.mediapart.fr/tools/print/945517


    Manifestations tournant à l’émeute, dans la quartier de Colobane, le 5 mars 2021, à Dakar, après l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko. © Seyllou / AFP
    L’arrestation du principal opposant Ousmane Sonko a déclenché une vague de colère inédite, avec en toile de fond une remise en cause d’un système de gouvernance favorisant les intérêts étrangers. De nombreux magasins Auchan et des stations Total ont été pillés ou saccagés. Au moins quatre personnes ont été tuées.
    Depuis plusieurs mois la tension montait. Et ce mercredi 3 mars au Sénégal, l’arrestation du député Ousmane Sonko, opposant au président Macky Sall, a eu le même effet qu’une étincelle près d’un baril de poudre : une explosion qui part dans tous les sens.

    À Dakar et dans plusieurs autres villes, des milliers de jeunes ont dit leur colère, scandant « Libérez Sonko ! », « Dëkk bi Sonko ko moom ! » (« Ce pays appartient à Sonko », en wolof) et réclamant plus de démocratie, de justice et de considération. Ces manifestations spontanées se sont rapidement transformées en émeutes. Des biens privés, dont des magasins Auchan et des stations Total, des bâtiments abritant des médias, le domicile de membres ou de proches du pouvoir, ainsi que des bâtiments publics ont été pillés ou brûlés entre mercredi et vendredi.

    Selon un bilan officiel vendredi soir, quatre personnes ont été tuées dans des affrontements avec les forces de sécurité. Amnesty International a dénoncé des arrestations arbitraires, plusieurs activistes connus font partie des personnes interpelées, et la présence d’hommes « en tenue civile, armés de gourdins » aperçus « aux côtés des forces de sécurité » qui ont « pourchassé des manifestants », ainsi que la coupure du signal de chaînes de télévision.

    Cette situation insurrectionnelle n’a pas de précédent dans l’histoire récente du Sénégal. Les derniers épisodes de violences, à la fin des présidences d’Abdou Diouf (1981-2000) et d’Abdoulaye Wade (2000-2012), n’avaient pas atteint une telle ampleur.

    Lorsqu’il a été arrêté, Ousmane Sonko, 46 ans, classé troisième à l’élection présidentielle de 2019, se rendait au palais de justice de Dakar, où il était convoqué dans le cadre d’une plainte pour « viols et menaces de mort », déposée début février par l’employée d’un salon de massage. Ses avocats et partisans considèrent cette procédure comme le résultat d’un « complot mal ficelé » visant à l’éliminer de la course pour la présidentielle de 2024.

    Dès le dépôt de cette plainte, les autorités ont fait installer un barrage filtrant autour du domicile du leader du parti Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) et obtenu de manière accélérée la levée de son immunité parlementaire, confortant les soupçons d’une machination politique. De fait, Ousmane Sonko dérange Macky Sall, à qui la rumeur prête l’intention de se représenter pour un troisième mandat (non prévu par la Constitution). Il est devenu son principal opposant depuis la nomination, fin 2020, de l’ex-premier ministre Idrissa Seck au Conseil économique, social et environnemental.

    Cet ancien inspecteur des impôts, radié de la fonction publique pour avoir accusé publiquement des personnalités d’avoir bénéficié d’avantages fiscaux illégaux, dont le frère de Macky Sall, tient un langage nouveau dans le champ politique sénégalais.

    Manifestations tournant à l’émeute, dans la quartier de Colobane, le 5 mars 2021, à Dakar, après l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko. © Seyllou / AFP
    Plaidant pour une meilleure gouvernance, dénonçant la gestion du pétrole et du gaz par les autorités, il milite aussi pour plus de souveraineté économique et monétaire – le Sénégal est membre de la zone franc, contrôlée par l’État français. Il est devenu l’un des rares hommes politiques d’Afrique francophone à demander une refonte des relations avec la France, fustigeant aussi une « bourgeoisie compradore » qui profite d’un système construit pour satisfaire l’étranger et une minorité de Sénégalais. « Il n’y a pas de sentiment antifrançais. Il y a un sentiment pro-africain, expliquait-il en 2019 à ses collègues députés. Nous n’avons rien contre la France ou les États-Unis, mais nous avons des intérêts à gérer. »

    C’est ce discours qui l’a rendu populaire auprès d’une partie de la jeunesse (les moins de 20 ans représentent plus de la moitié des 16 millions d’habitants), de plus en plus sensible à l’idée de mettre fin à un « système néocolonial », à « la domination étrangère, surtout française », comme l’a récemment redit un membre du collectif Frapp (Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine). Car depuis que Macky Sall est au pouvoir (élu en 2012, puis réélu en 2019 à l’issue d’un scrutin controversé), il entretient des liens étroits avec Paris et de nombreuses entreprises françaises se sont installées dans le pays, donnant l’impression d’une « recolonisation économique » de la France, certaines bénéficiant de gros contrats aux retombées faibles pour la population.

    Le projet d’un train express régional (TER) devant relier Dakar à l’aéroport international Blaise-Diagne illustre bien ce à quoi assistent les Sénégalais. Conçu pour un prix exorbitant (1,3 milliard d’euros pour 55 kilomètres), il a été construit et doit être exploité par des entreprises essentiellement françaises, dont Engie, Thales, Eiffage, la SNCF, la RATP, Alstom, etc.

    Le Sénégal s’est, de surcroît, endetté auprès de la France pour 230 millions d’euros afin de financer cet ouvrage, dont la construction a bouleversé le quotidien de milliers de personnes. Prévu pour rouler à partir de 2019, ce train, qui ne sera vraisemblablement accessible financièrement qu’à une infime partie des citoyens, n’est toujours pas en service. Pendant ce temps, la pauvreté touche près de 40 % de la population.

    Sans perspectives, des milliers de jeunes tentent d’émigrer : les départs par l’océan vers les îles Canaries ont beaucoup augmenté ces derniers mois. Le nombre de morts aussi : plus de 500 personnes se sont noyées dans des naufrages entre octobre et novembre 2020. Un chiffre record, probablement en deçà de la réalité. Les populations ne font qu’emprunter « le même chemin que suivent leurs ressources », soulignait Ousmane Sonko en 2019 dans un discours à l’Assemblée nationale. Tant que des intérêts étrangers viendront « piller nos ressources avec la complicité de nos élites complexées, de nos leaders, on ne pourra jamais régler cette question » de l’émigration clandestine, avait-il ajouté.

    Ce n’est donc pas un hasard si des magasins Auchan, des boutiques Orange et des stations Total ont été prioritairement visés par les émeutiers. Déjà, en décembre 2020, des centaines de pêcheurs manifestaient leur détresse après le renouvellement des accords de pêche avec l’Union européenne, estimant qu’ils leur étaient défavorables.

    En 2018, l’économiste Ndongo Samba Sylla avait prévenu dans une interview à la radio privée Sud FM : « Les contradictions s’accumulent. On a une jeunesse qui est là, de plus en plus nombreuse, et on a un système politique qui dit à ces jeunes : “Vous n’avez pas d’avenir.” Cette jeunesse ne va pas pouvoir rester là, à ne rien faire. Tôt ou tard, si on ne va pas vers des réformes audacieuses pour plus de démocratie, plus de souveraineté, plus de libertés, le système va imploser. » Ainsi, le « modèle démocratique sénégalais », tant vanté, révèle aujourd’hui ses nombreuses failles. Les mesures répressives prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, avec l’instauration d’un couvre-feu, ont fissuré un peu plus l’édifice : pénalisant les nombreux travailleurs du secteur informel, elles ont renforcé les frustrations.

    Pour l’instant, le pouvoir maintient sa ligne. Le ministre de l’intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, a blâmé, vendredi soir, les manifestants, évoquant des « actes de nature terroriste » et accusant Ousmane Sonko d’être responsable des violences. Ce dernier était toujours en garde à vue dimanche matin, après avoir été inculpé vendredi pour « participation à une manifestation non autorisée » et « troubles à l’ordre public », en lien avec les échauffourées qui ont eu lieu avant son arrestation entre ses partisans et les forces de l’ordre.

    Les partis d’opposition et mouvements de la société civile ont prévu de nouvelles manifestations lundi.
    #Sénégal #Néocolonial #freesenegal

  • Banksy rend hommage à Oscar Wilde et au pouvoir émancipateur de l’écriture
    https://actualitte.com/article/99205/insolite/banksy-rend-hommage-a-oscar-wilde-et-au-pouvoir-emancipateur-de-l-ecritu

    Avec une vidéo de la réalisation de l’oeuvre.

    Banksy aurait donc fait des siennes sur le mur d’une ancienne prison, et pas n’importe laquelle, celle de Reading. L’immense édifice est connu à plus d’un titre, mais surtout parce qu’il abrita l’écrivain irlandais Oscar Wilde, à la fin du XIXe siècle, en raison de son homosexualité.

    Désaffecté par le gouvernement depuis 2014, l’établissement devait accueillir un centre des arts, selon le souhait émis par le conseil de la ville : le projet n’a toutefois pas abouti, apprenait-on en avril 2020. L’intervention de Banksy viendrait peut-être souligner cette occasion manquée.

    Le visuel choisi par l’artiste, une feuille noircie sortant d’une machine à écrire, permettant ainsi de faire le mur, semble une référence directe à l’héritage d’Oscar Wilde, qui avait composé à Reading un poème, La Ballade de la geôle de Reading, décrivant les derniers instants d’un condamné à mort.

    #Banksy #Street_art

  • OpenSeaMap

    http://openseamap.org/index.php?id=31&L=3

    Open Street Map, mais pour la mer.

    Bienvenue dans OpenSeaMap ! OpenSeaMap -dans le prolongement du concept d’OpenStreetMap- a pour objectif d’ajouter et de présenter de manière utile et agréable des informations nautiques et touristiques susceptibles d’intérésser les plaisanciers. Ces informations peuvent être des balises, des bouées ou autres marques de navigation, des informations portuaires, des adresses de commerces liés au domaine nautique, shipshandlers, magasins d’électronique de marine ou chantiers de réparation navale. Cela concerne aussi les bars, restaurants ou tout autre sites d’intérêt pour un marin.

  • Privatisation de l’ONF : un désastre écologique et social | Coline Isabel
    https://www.revolutionpermanente.fr/Privatisation-de-l-ONF-un-desastre-ecologique-et-social

    En 2020, l’association Canopée , membre de la fédération des Amis de la Terre, alertait sur les risques de privatisation de l’ONF (Office Nationale des Forêts) qui risquait de dégrader fortement les conditions de travail des agents forestiers et qui annonçait aussi des licenciements. D’autre part, cette privatisation pouvait avoir des effets dramatiques sur la façon dont seraient entretenues les forêts en raison de la volonté croissante du directeur général de réaliser des profits. Source : Révolution permanente

  • Oubliez l’islamo-gauchisme voici l’anarcho-indigénisme
    https://www.luxediteur.com/catalogue/lanarcho-indigenisme

    Dès la fin du XIXe siècle, des anarchistes comme les géographes Pierre Kropotkine ou Élisée Reclus se sont intéressés aux peuples autochtones, qu’on a aussi qualifiés de sociétés sans État ». Au début des années 2000, un peu partout sur le continent américain, des Autochtones ont modelé la notion d’« anarcho-indigénisme » pour attirer l’attention des anarchistes sur l’histoire et, surtout, sur l’actualité de leurs luttes.

    https://seenthis.net/messages/834398

  • Mot de l’année 2020 : les résultats !
    https://www.lerobert.com/dis-moi-robert/robert-et-vous/mot-annee/mot-de-l-annee-2020-les-resultats.html

    La sélection du Robert et de l’Oulipo

    Voici les 15 mots retenus par nos équipes (pour le dicovid complet, voir plus bas). Toutes ces définitions sont les vôtres ! Nous avons choisi de les reproduire telles que vous les avez rédigées.

    Airgasmer : Prendre une première bouffée d’air en enlevant son masque.

    Attestarder : Remplir son attestation alors qu’on est déjà dans la rue.

    S’autobuer : Quand les lunettes sont embuées à cause du masque.

    Clubster : Endroit cosy pour retrouver sa team ou faire des rencontres et revenir avec un microchinel dans le réservoir. (Voir microchinel).

    Cobidité : Embonpoint simultané de plusieurs personnes vivant des situations de confinement.

    Déconcerté : Individu dont le concert réservé un an en avance a été annulé.

    Facultatoire : Se dit facultatif mais devient obligatoire.

    Gelouser : Envier son prochain qui s’enduit les mains de gel alors qu’on est soi-même en rupture de stock.

    Hydroalcoolisme : Tendance à s’enduire de gel hydroalcoolique plutôt que se laver les paluches.

    Mascarpogne : Tenir son masque à la main.

    Masquàras : Port du masque sous le nez.

    Pénuriz : Disparition éclair des denrées alimentaires à l’annonce d’un confinement probable.

    Solimasquer : Se rendre compte que l’on a conservé son masque alors que l’on est tout seul chez soi.

    Téléventiler : Brasser du vent en télétravail.

    Vaccinglinglin : 1 Projection dans un avenir incertain lorsque la perspective d’un vaccin contre le coronavirus apparaissait encore très lointaine. 2 Lorsque les pays pauvres seront enfin fournis à leur tour en vaccins.

    Le dicovid intégral

    Voici une liste plus complète de vos savoureuses trouvailles !

    Airgasmer : Prendre une première bouffée d’air en enlevant son masque.

    Attestarder : Remplir son attestation alors qu’on est déjà dans la rue.

    Aunordcétaitlecorona : Lorsque le virus frappait surtout le nord de la France lors de la première vague.

    S’autobuer : Quand les lunettes sont embuées à cause du masque.

    Avoir la blouse : Mal-être des soignants.

    Balaimasques : Corvée de ramassage des masques par les services d’entretien.

    Balconner : Applaudir sur son balcon.

    Balconner : Satisfaire son manque de relations sociales directes dans le respect de la distanciation physique, de bacon à balcon.

    Barrigeste : Plus court que « geste barrière ».

    Biselle : Bise virtuelle.

    Bisquée : Bise masquée.

    Branchélasfouillis : Quand l’élastique du masque s’emmêle avec la branche des lunettes derrière l’oreille.

    Cacoronaphonie : Flou des mesures et de leurs applications, du discours des experts.

    Calendibrouille : Confusion calendaire due au confinement.

    Campagnovidé : Urbain privilégié qui a pu se confiner dans sa résidence secondaire.

    Castexpliquer : Annoncer à la nation un confinement ou un couvre-feu.

    Chloroforme : Sentiment de devoir son rétablissement après un Covid léger à l’usage de chloroquine.

    Chloroqueen / Chloroking : Thuriféraire du traitement à la chloroquine contre le coronavirus.

    Chlorostérie : Hystérie provoquée par les annonces des supposés bénéfices de la chloroquine.

    Clubster : Endroit cosy pour retrouver sa team ou faire des rencontres et revenir avec un microchinel dans le réservoir. (Voir microchinel).

    Cnedodo : Pioncer pendant son cours en ligne.

    Cobide : Quand un couple a pris du poids ensemble pendant le confinement.

    Cobidité : Embonpoint simultané de plusieurs personnes vivant des situations de confinement.

    Complausible : Désigne une théorie du complot à deux doigts d’être crédible (c’est-à-dire rare).

    Confignoler : Apporter un soin tout particulier à consommer des alcools beaucoup trop forts, seul, chez soi, avec l’espoir d’oublier que demain ne sera pas un autre jour.

    Confignorant(e) : Se dit de quelqu’un qui n’a pas suivi les plus récentes évolutions des règles sanitaires, et contrevient à ces dernières par ignorance.

    Confinage : Ménage fait pendant le confinement que tu n’aurais jamais pensé à faire autrement.

    Confinentiel Défense : Document émanant des armées, à restriction de diffusion mais rédigé depuis sous un plaid pépouze à partir de Google Doc.

    Confiniabulle : Conversation masquée depuis la fenêtre avec le voisinage.

    Confinier : Rejeter le confinement.

    Confinistère : 1 Confinement d’un ministère. 2 Se confiner au bout du monde.

    Confinitude : Attitude philosophique consistant à croire en la fin prochaine du confinement.

    Confirécurrence : Caractère répétitif de certaines actions, d’un jour à l’autre.

    Confissérie : Série que tu n’aurais pas regardée si tu n’avais pas été confiné.

    ConfiXéLiser : Voir sa garde-robe prendre une ou deux tailles pour des raisons de survie confinée.

    Congrassement : Confinement un peu trop long.

    Connardvirus : Un virus qui nous pourrit la vie.

    Connarovirus : Epidémie d’incivilités apparues dans le sillon de la pandémie.

    Conparution : Désigne n’importe quelle publication émanant du professeur Raoult.

    Conspiromane : Dans une théorie du complot, désigne celui qui allume l’incendie avant de tout regarder brûler.

    Coroflipper : Avoir peur d’attraper le Covid et de le refiler à ses parents.

    Coronadispute : Engueulade autour des aménagements du déconfinement.

    Coronanisme : Action s’enfermer chez soi afin de se livrer aux plaisirs solitaires en sifflant un pack de mauvaise bière américaine.

    Coronaphobie : Hostilité envers les personnes qui représentent des symptômes grippaux.

    Coronavet : "Documentaire" contre le coronavirus.

    Coroniervirus : Nier la pandémie ou sa gravité.

    Coroplotisme : Complotisme prenant spécifiquement pour thème la Covid-19.

    Couffiné : Enfant né cette année.

    Court-au-nez-virus : Contaminations résultant du mauvais port du masque.

    Couvre-feus : 1 Enterrement express des victimes des formes graves de la COVID-19. 2 Drap mortuaire.

    Covardise : Lâcheté de ceux qui étaient très courageux avec l’idée de la mort des autres, avant d’attraper le Covid.

    Covfefeu : Couvre-feu décrété par un individu farfelu et dont la prononciation a été affectée par l’absorption de détergent.

    Covidaminé.e : Avoir été contaminé.e par la Covid.

    Covidaminer : Contaminer par la Covid.

    Covidaulogis : Invité(e) indésirable qui gâche à coup sûr votre réunion.

    Covidays : Les jours de 2020 (et plus si affinités).

    Covid Fûté : Application pour déterminer les endroits où passer ses prochaines vacances loin du virus.

    ...

    #vocabulaire #langue_vivante

  • « Je suis l’enfant d’une terre empoisonnée » : le procès historique de l’agent orange s’ouvre en France | Vanina Delmas
    https://www.bastamag.net/proces-agent-orange-guerre-du-vietnam-tribunam-Evry-Tran-To-Nga

    Tran To Nga, Franco-Vietnamienne de 78 ans, a porté plainte contre 14 sociétés ayant fabriqué le sinistre agent orange, cet herbicide épandu par les Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam. Les plaidoiries se tiennent ce lundi 25 janvier à Évry. Source : Politis via Basta !