• #Decreto_salvini, liste de villes dans lesquelles les #associations et les #citoyens descendent en masse pour dire NON au decrét. Mais aussi résistance des institutions ecclésiastiques et judiciaires, etc. :

    #Lecce
    #Oulx
    – Lucca (les paroisses)

    #résistance #associations #citoyens #asile #migrations #réfugiés #Italie

    Et une #carte, que je vais essayer de mettre à jour régulièrement :


    http://u.osmfr.org/m/279671
    En rouge : les maires qui disent NON
    En orange : des oppositions citoyennes et de la société civile
    #cartographie #visualisation

    A voir aussi, la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/739545


  • Lettres au Pape et à la Congrégation du Bon Secours 2 janvier 2019 - FNLP (Fédération Nationale de la Libre Pensée)
    https://www.fnlp.fr/news/625/17/Lettres-au-Pape-et-a-la-Congregation-du-Bon-Secours.html

    Nous avons écrit à deux reprises, le 17 octobre 2014, puis le 12 janvier 2015 (courriers joints), à la Congrégation du Bon-Secours pour lui demander de prendre ses responsabilités ses responsabilités dans l’affaire des morts cachées et de l’inhumation massive sans aucune autorisation d’environ 800 très jeunes enfants dans les bâtiments appartenant à la congrégation à Tuam en Irlande dans les années 1925 à 1961. Nous n’avons reçu aucune réponse à ce jour, ceci laissant entendre que la Congrégation du Bon-Secours considère qu’elle n’a aucune responsabilité morale ni aucun remords quant à ce scandale.

    La ministre de la Jeunesse du gouvernement de la République d’Irlande, Madame Katherine Zappone, a remis une lettre en main propre au pape François lors de la visite qu’il a effectuée cette année en Irlande, demandant à ce que l’Eglise « contribue de manière substantielle aux dépenses » pour les recherches et l’inhumation décente, lesquelles sont estimées aux environs de 12 millions d’euros. En réponse, le pape n’a apparemment offert que ses prières, mais a décliné toute contribution financière.

    Il est tout à fait abusif que la totalité du coût de ces opérations soit à la charge des contribuables irlandais, en particulier au vu de la richesse immense de l’Eglise. Selon le quotidien australien The Australian du 14/7/2018, le Cardinal Pell avait apparemment découvert 1,1 milliard d’euros d’actifs non comptabilisés pour le seul Vatican.

    Peu importe quel bras de l’Eglise paie, alors nous demandons au Pape François de montrer de manière tangible que ses paroles sont sincères en versant rapidement 6 millions d’euros au gouvernement irlandais. Sinon ces mots seront interprétés comme vides et dénués de repentir quant à l’obscénité des actions commises par l’Ordre du Bon-Secours à l’égard de ces enfants innocents.

    Christian Eyschen, Porte-Parole de l’AILP
    Paris, le 2 janvier 2019

    #Tuam #Irlande #religions #pape #inhumation #église #argent #enfants #évêques #silence #crimes #Paris #bon_secours
    ————————————
    L’Association internationale de la Libre Pensée interpelle monsieur Jorge Mario Bergoglio dit le pape François

    Monsieur l’Evêque de Rome,

    Vous êtes par cette dénomination de votre fonction le chef de tous les catholiques dans le monde et vous avez sous votre responsabilité l’ensemble des épiscopats catholiques et des congrégations religieuses relevant de votre obédience religieuse.

    Vous n’ignorez pas le drame épouvantable du couvent de Tuam en Irlande où le monde entier a appris que des squelettes d’enfants et de nouveau-nés ont été découverts dans une cuve en béton, à côté d’un ancien couvent catholique dans le comté de Galway. Entre 1925 et 1961, ce lieu, le Centre Sean Ross , a accueilli des jeunes mères célibataires tombées enceintes hors mariage. L’historienne Catherine Corless , en réalisant des recherches sur les archives a découvert que 796 enfants avaient été enterrés sans cercueil ni pierre tombale, secrètement par les sœurs du couvent de Bon-Secours.

    La responsabilité de la congrégation catholique du Bon Secours , dont le couvent de Tuam dépendait et dont le siège est à Paris, est totalement engagée. L’épiscopat catholique d’Irlande a déclaré vouloir apporter sa totale participation à l’établissement de la vérité en apportant son concours à la Justice.

    La Fédération nationale de la Libre Pensée française avec le soutien de centaines de personnalités françaises a interpellé la Congrégation du Bon Secours à Paris pour qu’elle ouvre toutes ses archives à la justice. L’accusé de réception en recommandé fait foi que cette demande a été bien reçue par son destinataire. Mais cette congrégation garde le silence depuis.

    La Libre Pensée française, devant ce silence inadmissible, a publié et envoyé une lettre ouverte à l’Archevêque Georges Pontier, Président de la Conférence des Evêques de France pour lui demander d’exiger auprès de cette Congrégation l’ouverture de ses archives. Nous avons aussi l’accusé de réception en recommandé de cette demande.

    Par l’intermédiaire du journal catholique La Croix en date du 26 février 2015, la Conférence des Evêques de France a répondu à la Libre Pensée : « La congrégation des Sœurs du Bon Secours de Notre-Dame Auxiliatrice de Paris est une congrégation de droit pontifical fondée à Paris en 1824. Elle n’est donc dépendante, en droit ecclésiastique, ni de l’évêque de Paris, ni du Président de la Conférence des évêques de France. » 

    En clair, la responsabilité émane directement de vos services au Vatican. L’Eglise catholique fonctionnant sur le principe hiérarchique d’autorité, l’Association internationale de la Libre Pensée vous demande d’ordonner à la Congrégation du Bon Secours d’ouvrir ses archives pour aider la Justice à faire toute la lumière sur les véritables responsables de cette tragédie.

    Recevez l’expression de notre profond attachement à l’établissement de la Justice humaine.
     
    Christian Eyschen, pour l’AILP
    Paris, le 3 avril 2015

    ————————————
    Interpellation
     
    La presse a largement fait état d’une découverte horrible  : On estime à près de 800 le nombre de cadavres d’enfants morts entre 1925 et 1961 ensevelis dans une cuve en béton dans un ancien couvent catholique de la ville de Tuam en Irlande, dans l’ouest du pays. Géré par les Sœurs du Bon-Secours-de-Notre-Dame-Auxiliatrice-de-Paris, une congrégation religieuse catholique française, le centre Sean Ross était spécialisé notamment dans l’accueil des enfants abandonnés par leur mère après leur naissance hors mariage. Il a fermé en 1961 avant d’être détruit. « Quelqu’un m’avait mentionné l’existence d’un cimetière pour nouveau-nés, mais ce que j’ai découvert était bien plus que cela », a déclaré l’historienne Catherine Corless, à l’origine de cette découverte. C’est en réalisant des recherches sur les archives de cet ancien couvent de Tuam, aujourd’hui reconverti en lotissement, que l’historienne a découvert que 796 enfants avaient été enterrés sans cercueil ni pierre tombale.

    La congrégation Notre-Dame-du-Bon-Secours est une congrégation française, plus précisément qui a son siège à Paris. Bon-Secours-Generalat est le siège social de la Congrégation International du Bon Secours situé dans la Maison Mère au 28 rue Notre-Dame-des-Champs dans le Vème arrondissement.

    Il est impossible qu’il n’y ait aucune archive de la « province d’Irlande » et plus particulièrement du couvent de Tuam sur une aussi longue période (1925-1961) au siège social. L’Eglise catholique en Irlande a déclaré vouloir participer à l’enquête.

    Alors les responsables de la Congrégation doivent transmettre spontanément l’ensemble des archives relatives à cette question aux autorités de la République d’Irlande. S’ils ne le faisaient pas, ils se rendraient complices de ce crime. La Congrégation du Bon-Secours a-t-elle quelque chose à répondre ? Nous attendons, avec intérêt, sa réponse ou son silence. 
     
    Premiers signataires :
    Baubérot Jean, Historien et sociologue
    Bonnemayre Jean-Marie, Président du Comité National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL)
    Besson Philippe, membre du Conseil International de l’Association Internationale de la Libre Pensée
    Bougelot Michelle-Marie, auteur du livre « Le Bon Pasteur, nous y étions ! ».
    Bourget Jacques-Marie, journaliste et écrivain
    Brito, dessinateur de presse
    Combes André, historien
    Dauphiné Quentin, syndicaliste enseignant
    Eyschen Christian, Porte-parole de l’Association internationale de la Libre Pensée
    Forget Philippe, essayiste
    Gauthier Florence, historienne
    Godicheau François, historien
    Gozlan David, Secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre Pensée
    Guglielmi Philippe, Président d’honneur de Laïcité-Liberté
    Lacroix-Riz Annie, historienne
    Lalmy Pascal-Eric, Secrétaire national du PRG à la laïcité
    Lengagne Guy, ancien ministre
    Mac Kenna Anthony, Professeur des Universités
    Masson Henri, Vice-président (ex-président) d’Espéranto-Vendée, auteur.
    Olivier-Utard Françoise, historienne
    Pierre Jean-Sébastien, Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée
    Pras Yves, Président du Mouvement Europe et Laïcité (CAEDEL)
    Quillardet Jean-Michel, Président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires
    Raynaud Jean-Marc, responsable des Editions Libertaires
    Riedinger Jean, Secrétaire de l’Observatoire Chrétien de la Laïcité
    Robyn Johanès, Président de l’Union des Athées
    Romero Jean-Luc, conseiller régional d’Île-de-France, responsable associatif
    Ruff Pierre-Yves, responsable des Editions Théolib
    Schiappa Jean-Marc, Président de l’Institut de Recherches et d’Etudes de la Libre Pensée (IRELP)
    Sodoyez Bernard, Président du Groupe La Barre d’Abbeville
    Turbet Jean-Laurent, bloggueur
     
    Paris, le 17 octobre 2014


  • Ukraine-Russia tensions reach Greece’s holy Mount Athos | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2018/dec/14/ukraine-russia-tensions-reach-greeces-holy-mount-athos

    Orthodox church’s decision to make Ukrainian branch independent of Russia causes schism and predictions of violence

    by Shaun Walker in Athos

    Fri 14 Dec 2018 06.00 GMT

    In the chilly pre-dawn gloom one recent morning, Father Makarios hurried to his chapel, one of dozens of churches and cathedrals across Mount Athos, to perform morning liturgy. A two-hour marathon of biblical recitations and sonorous chanting, it would be just one of many services that day.


  • La Chiesa anglicana neozelandese si scusa con i Maori

    Durante l’era coloniale la #Church_Missionary_Society sottrasse forzatamente le terre al popolo Maori di #Tauranga.

    La Chiesa Anglicana della Nuova Zelanda si è scusata con il popolo Maori di Tauranga per la sottrazione forzata delle terre avvenuta nel 1800.

    Gli abitanti originari, i clan #Ngati_Tapu e #Ngai_Tamarawaho, avevano affidato circa 1333 acri della loro terra alla Church Missionary Society, la quale li consegnò nel 1866 alla Corona.

    La rivista della Chiesa anglicana della Nuova Zelanda, Anglican Taonga, riporta che durante un culto speciale, celebrato ad inizio dicembre, il vescovo Pihopa Ngarahu Katene e l’arcivescovo Philip Richardson – due delle figure più alte della Chiesa – hanno letto un documento contenente le scuse.

    In particolare l’arcivescovo Richardson ha letto il testo in inglese mentre Pihopa Katene lo ha letto nella lingua maori.

    Richardson poi si è inginocchiato e ha consegnato il documento, sigillato con il sigillo dei Primati, agli anziani dei clan Ngati Tapu e Ngai Tamarawaho.

    Il Vescovo di Waiapu, Rt Rev Andrew Hedge, ha affermato che i membri della Chiesa anglicana della Nuova Zelanda che hanno partecipato al culto «portano fino ad oggi il dolore rappresentativo di una nazione intera composta da vescovi, clero e da laici anglicani».

    «Riconosciamo con solenne tristezza che gli eventi del passato hanno gettato un’ombra così lunga sulle generazioni seguenti, lasciando un’eredità di ingiustizia e controversie», ha affermato.

    «Ci aspettiamo che questo atto di pentimento possa contribuire a far brillare una luce di riconciliazione in questa whenua (terra)».

    Le scuse ufficiali sono state concordate in occasione di un incontro del Sinodo Generale nel maggio 2018, in cui il vescovo Hedge aveva affermato di non aver mai «provato in modo così palpabile un tale schiacciante dolore».

    https://riforma.it/it/articolo/2018/12/10/la-chiesa-anglicana-neozelandese-si-scusa-con-i-maori

    #Eglise #colonialisme #Maori #christianisme #histoire #excuses #colonisation #Nouvelle_Zélande #terres


  • Un archidiocèse américain en faillite après des plaintes pour pédophilie agences/br - 1 er Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10036468-un-archidiocese-americain-en-faillite-apres-des-plaintes-pour-pedophili

    Confronté à de multiples plaintes pour des abus sexuels commis par ses prêtres ces dernières décennies, l’archidiocèse de Santa Fe, aux Etats-Unis, a annoncé qu’il allait se déclarer en faillite.
    L’archidiocèse de Santa Fe, dans l’ouest des Etats-Unis, a déjà versé des millions de dollars à des victimes d’actes pédophiles.

    L’archidiocèse va se placer sous la protection du « chapitre 11 », une disposition américaine généralement utilisée par les entreprises, qui permet à une organisation de continuer à fonctionner normalement à l’abri de ses créanciers.

    Annonce officielle
    C’est l’archevêque de Santa Fe lui-même, John Wester, qui l’a annoncé jeudi lors d’une conférence de presse. « Nous n’avons tout simplement plus d’argent », a-t-il assuré. « Nous ne sommes pas riches. Si nous ne sommes plus là, nous ne pourrons plus aider personne », a-t-il plaidé.

    L’archidiocèse a déjà versé des millions de dollars aux victimes d’actes pédophiles commis par ses prêtres et fait encore l’objet de 35 à 40 plaintes, avec autant de lourds dommages et intérêts à la clef.

    Il s’agissait généralement d’accords confidentiels, destinés à éviter que les accusations de pédophilie contre le clergé n’apparaissent au grand jour.

    #pédophilie #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #viols #eglise #religion #église #pedocriminalité #violences_sexuelles #USA #Santa_Fe #faillite


  • Oltre 500 ore consecutive di culto per non far espellere una famiglia migrante

    In Olanda la legge vieta di interrompere una funziona religiosa: per questo centinaia di pastori da oltre tre settimane si alternano per evitare il rimpatrio di una famiglia ospitata in chiesa.

    In Olanda una chiesa protestante de l’Aja sta tenendo un culto da oltre tre settimane consecutive per proteggere una famiglia di migranti dall’espulsione dal Paese.

    La storia è tanto semplice quanto geniale: secondo la legge statale le forze dell’ordine non possono interrompere una funzione religiosa in corso. Centinaia di pastori si stanno dunque alternando per non far cessare mai il culto cui sta partecipando la famiglia in questione, una coppia armena con tre figli di 15, 19 e 21 anni. L’idea è venuta al presidente del consiglio generale della Chiesa protestante olandese, il pastore Theo Hettema, una volta saputo che la famiglia, da ben 8 anni nei Paesi Bassi, con un figlio iscritto all’università e gli altri alle scuole dell’obbligo, rischiava il rimpatrio perché non può più godere delle tutele internazionali in quanto l’Armenia, terra d’origine dei cinque, non è considerata nazione a rischio.

    I cinque, cristiani, frequentano la chiesa protestante della cittadina in cui risiedono, Katwijk, nei pressi proprio de L’Aja, e una delle figlie svolge volontariato in una associazione legata alla chiesa. L’ appello del pastore Hettema ha raccolto l’adesione di centinaia di colleghi e di moltissimi membri di chiesa, provenienti anche dai Comuni vicini. Tutti consapevoli che la splendida iniziativa non potrà durare in eterno, ma con la speranza di far nel mentre cambiare idea al governo, che ha però più volte affermato che la famiglia non ha i requisiti per rimanere nel Paese. Otto anni per ottenere una risposta sulla possibilità di asilo o meno in una nazione rischiano di essere un tragico record, e ignorare che la famiglia si sia oramai integrata nel nuovo contesto pare un’inutile cattiveria.

    Quando i 5 non partecipano alla funzione, si riposano nei locali sopra la cappella. Un tempo in Italia le chiese erano luoghi di asilo e rifugio in cui le forze dell’ordine non potevano entrare, ma da oltre un secolo le cose sono cambiate (secondo quanto normato prima dalle leggi Siccardi del 1850 e quindi dai Patti Lateranensi del 1929 il cui l’articolo 5 recita comunque con formula ambigua “Salvo i casi di urgente necessità, la forza pubblica non potrà entrare, per l’esercizio delle sue funzioni, negli edifici aperti al culto, senza averne dato previo avviso all’autorità ecclesiastica”). Le norme in materia cambiano molto da Stato a Stato e non sono mancate in questi anni polemiche a seguito di arresti di migranti in chiesa (in Germania, in Islanda).

    La Chiesa protestante in Olanda, nata dalla fusione di tre precedenti chiese, la riformata olandese, la riformata in Olanda e la evangelica luterana, rappresenta circa un terzo dei 6 milioni di abitanti dei Paesi Bassi.

    https://riforma.it/it/articolo/2018/11/19/oltre-500-ore-consecutive-di-culto-non-far-espellere-una-famiglia-migrante
    #messe #résistance #expulsions #asile #migrations #réfugiés #Pays-Bas #culte #religion #refuge #Eglise #église

    • To Protect Migrants From Police, a Dutch Church Service Never Ends

      Jessa van der Vaart and Rosaliene Israel, two Dutch pastors, usually get to church by cycling through the streets of Amsterdam to a Protestant parish in the city center. But last Wednesday night, they packed their robes into the trunk of a car and drove down the highway to The Hague for what was the equivalent of a priestly shift change.

      They would take over at 8 p.m. from a local minister at the modest Bethel Church. Then, at 11 p.m., they would be replaced by a group from the city of Voorburg, who were scheduled to pull an all-nighter, singing hymns and preaching until daylight, when another cleric would arrive to take the baton.

      The two pastors from Amsterdam were running slightly late. “Well,” said Ms. van der Vaart, as Ms. Israel started the engine. “They’ll have to keep going till we get there.”

      For the marathon church service, which started more than six weeks ago, and hasn’t stopped since, can never take a break.

      Under an obscure Dutch law, the police may not disrupt a church service to make an arrest. And so for the past six weeks, immigration officials have been unable to enter Bethel Church to seize the five members of the Tamrazyan family, Armenian refugees who fled to the sanctuary to escape a deportation order.

      The service, which began in late October as a little-noticed, last-gasp measure by a small group of local ministers, is now a national movement, attracting clergy members and congregants from villages and cities across the Netherlands. More than 550 pastors from about 20 denominations have rotated through Bethel Church, a nonstop service all in the name of protecting one vulnerable family.

      “It’s about practicing what we preach,” said Ms. van der Vaart, as she and Ms. Israel sped down the Netherlands’ A4 highway toward the church.

      At a moment when Christianity’s relevance in Europe is waning — and when xenophobia and nationalism are rising — the Bethel service has also been a reminder of the influence that religious institutions can still exert in a largely secular Western Europe. The pastors have given protection to the Tamrazyan family; the family has given them a cause to show the power of their faith.

      “We’re kind of struggling here as churches in the West, we’re more and more in the margins, and as church leaders we can kind of feel this,” said Ms. Israel, who is the secretary general of Protestant Church Amsterdam.

      “But with this,” she added, “we feel that what we’re doing is quite relevant.”

      In recent years, nationalists have used xenophobic messaging to win office in Italy, Hungary and Austria, and achieve prominence in Sweden, Germany, Britain, France and the Netherlands, underscoring the impression of a European continent that is turning inward. But as the two pastors reached the outskirts of The Hague, Ms. van der Vaart said the marathon at Bethel shows that another Europe still exists.

      “I often think we’re entering times with less and less solidarity,” said Ms. van der Vaart, the vicar at the Oude Kerk, the oldest church and building in Amsterdam. “But then this initiative is all about solidarity, and that gives me hope.”
      An Unassuming Hideaway

      If you weren’t looking for it, you might walk straight past Bethel Church, a red-brick building tucked away on a quiet side-street in The Hague. Inside is a wider complex, which includes accommodation for the Tamrazyan family, as well as various offices and meeting rooms. At first it seems sort of mundane.

      When Ms. van der Vaart and Ms. Israel arrived, with a few minutes to spare, there were no police officers waiting to pounce. The sheer fact of the ongoing service is enough to keep them away. The two pastors quickly donned their robes and hurried into the chapel. On the tiled wall behind the altar hung a migration-themed interpretation of the Madonna and child — a portrait of an African refugee and her baby, dressed as Mary and Jesus.

      In the pews sat roughly a dozen worshipers, some of whom had come before, some there for the first time. Most were believers, but one or two were not.

      “I’m not religious but when I heard about this, I said to my husband, ‘Don’t be shocked, but I want to go to church,’” said Florine Kuethe, a public relations consultant who later agreed to help the church deal with the heightening news media interest. “This type of thing makes the church relevant again.”

      Inside the chapel, the pastors began with a greeting, then a rousing Dutch hymn, then Psalm 82.

      “Rescue the weak and the needy,” read the translation of one line. “Deliver them from the hand of the wicked.”

      The three Tamrazyan children — Haryarpi, 21, Warduhi, 19, and Seyran, 15 — came in and out, frequently playing an active part in the service. Journalists, however, were only allowed in for brief sequences, a rule the pastors said was to ensure that the service retained its spiritual value, instead of becoming a media spectacle.

      “Sometimes I look back and ask why it has been as big as it has,” said Pastor Derk Stegeman, a spokesman for the family, and the service’s main organizer. “It’s because we protected our service and did not make it into an action for other things.”

      Where It All Began

      The story of the service started not in The Hague but in Katwijk, a large seaside town southwest of Amsterdam. The Tamrazyan family ended up there after the father was forced to flee Armenia for political reasons in 2010, Mr. Stegeman said. At the family’s request, their full predicament has been kept a secret, along with the names of the parents, to prevent repercussions for relatives still in Armenia.

      In a six-year legal process, Dutch officials twice tried to deny the family asylum, and were twice defeated in court. But the government finally got its way on its third attempt, even though the three children had all been in the country for more than five years and were theoretically eligible for an amnesty under legislation enacted in 2013.

      Lennart Wegewijs, a spokesman for the Dutch ministry of justice and security, said that the government could not comment on individual cases. But speaking generally, he said that under Dutch law, families can only qualify for amnesty if they, somewhat paradoxically, are willing to cooperate with official efforts to deport them from the country.

      To avoid what they believed to be certain danger back in Armenia, the Tamrazyans did not cooperate. Instead, they took refuge in a church in Katwijk. It was when that first church ran out of resources to help them that the leadership at Bethel agreed, after some deliberation, to welcome the family instead.

      As well as maintaining round-the-clock prayers, the church has provided psychological help for the family and teaching for the children, who can no longer go to school or university classes.

      To avoid compounding their stress, the family rarely gives interviews, and they made no exception for The New York Times.

      But on a blog that Haryarpi, the eldest child, started soon after entering the church, she has written about the relief of being granted shelter.

      “I often think the only place where I am safe is the church,” she wrote in Dutch on Nov. 4. “It really feels like a refuge.”

      The pastors have promised to continue the service indefinitely — even after a Dutch minister, Mark Harbers, said on Friday that the service hadn’t changed the government’s mind.

      Initially, the nonstop services were run by a core group of around a dozen pastors. Some of them pulled all-nighters on their own, including Mr. Stegeman and his wife. But a few days into the process, the Protestant Church in the Netherlands endorsed the service and used its newsletter to encourage other congregations to participate.

      Soon it became hard to fit all the volunteers into the schedule.

      “It’s amazing,” said Mr. Stegeman. “From all over our country people are coming, from the north to the very south, west and east.”

      Some preachers simply reuse services and sermons they gave at other churches. But others have used the opportunity to try something new, turning the church into a kind of greenhouse for liturgical experiments.

      Ms. Israel read from a modern reinterpretation of the biblical story of King David and his wife Bathsheba, told from Bathsheba’s perspective. One minister incorporated meditative song into her service, and another interspersed prayers and hymns with sermons from Martin Luther King Jr. During one all-nighter, Mr. Stegeman even brought along a harpist.

      “You see preachers from every background across the country, bringing their own way of celebrating and worshiping that is different hour by hour,” said Pauline Kuipers, who chairs the fund that owns the church. “It goes on continuously but it changes all the time.”

      By 11 p.m., the two pastors from Amsterdam were relieved by the group that had just arrived from Voorburg.

      After three hours of singing, preaching and praying, Ms. van der Vaart’s voice was now slightly hoarse, and Ms. Israel admitted to being “a little bit tired.”

      But she was also moved. As Ms. Israel left the chapel, Haryarpi told her that she had been inspired to write a poem about one of the psalms they had sung.

      “For me, that’s what it’s all about,” Ms. Israel said a few minutes later, packing her robes back into her cycling bag.

      “You could read that psalm a hundred times and not get touched by it,” she said. “But here, in this night, in Bethel Church, it’s very real.”

      https://www.nytimes.com/2018/12/10/world/europe/migrants-dutch-church-service.html

    • Dutch church clocks up 1,400 hours to prevent family being deported

      A non-stop church service in the Netherlands — aimed at stopping an Armenian family from being deported — has become so popular it has issued tickets for the Christmas period to control numbers.


      The service has been going around the clock since October 26 — more than 1,400 hours.
      Under Dutch law, police officers are not permitted to enter a church while a religious service is taking place. So, church leaders hatched the idea of meeting non-stop to prevent the Tamrazyan’s from being removed from the country.
      https://edition.cnn.com/2018/12/24/europe/non-stop-church-service-netherlands-armenia-intl/index.html


  • Le Vatican bloque des mesures des évêques américains contre les abus sexuels Belga - 13 Novembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-vatican-bloque-des-mesures-des-eveques-americains-contre-les-abus-sex

    Le Saint-Siège a ordonné lundi à la conférence des évêques américains de ne pas se prononcer, lors de son assemblée générale, sur des mesures de lutte contre les abus sexuels en son sein, lui demandant d’attendre la tenue d’une conférence sur le sujet en février.

    Lors de son discours d’ouverture, le cardinal Daniel DiNardo, président de la conférence, a confirmé avoir reçu une lettre de la Congrégation pour les évêques et annoncé qu’aucun vote ne se tiendrait lors de cette assemblée générale, contrairement à ce qui était prévu initialement.

    Le cardinal Blase Cupich, évêque de Chicago, a lui précisé, dans un communiqué, que le Vatican avait demandé à la conférence de « reporter » le vote final dans l’attente d’une rencontre des conférences épiscopales du monde entier, convoquée en février à Rome.

    Le cardinal DiNardo a fait part de sa « déception » lors d’une conférence de presse à la mi-journée, lundi, au premier jour de l’assemblée générale qui se tient à Baltimore (nord-est) jusqu’à mercredi.

    Régulièrement mise en cause ces dernières années pour sa gestion du scandale des abus sexuels au sein de l’église catholique américaine, la conférence des évêques américains avait annoncé, en octobre, plusieurs mesures phares, qui devaient faire l’objet d’un vote.

    Le haut clergé américain proposait notamment un nouveau code de conduite, un nouveau mécanisme de signalement, ainsi que la création d’une commission d’enquête menée par des personnes n’appartenant pas à l’église catholique américaine.

    « Nous ne sommes pas satisfaits de cela », a assuré le cardinal DiNardo au sujet de la demande du Vatican. « Nous travaillons dur pour passer à l’action. Et nous allons le faire. Nous rencontrons juste un contretemps. »

    Mi-août, les services du procureur de Pennsylvanie ont publié un rapport accablant, détaillant des abus perpétrés durant plusieurs décennies par plus de 300 prêtres et dont ont été victimes plus de 1.000 enfants.

    Le rapport dépeint une hiérarchie ayant souvent eu une démarche active pour ne pas ébruiter les cas d’abus sexuels et pour protéger les auteurs de ces agressions.

    #pédophilie    #culture_du_viol    #viol    #église   #enfants    #catholicisme    #eglise   #viols    #religion    #violences_sexuelles #pedocriminalité   #vatican    #eglise_catholique #pape #usa #prêtres


  • Arizona border residents speak out against Donald Trump’s deployment of troops

    Residents from Arizona borderland towns gathered Thursday outside the Arizona State Capitol to denounce President Donald Trump’s deployment of at least 5,200 U.S. troops to the U.S.-Mexico border.

    The group of about a dozen traveled to Phoenix to hold the event on the Arizona State Capitol lawn. The press conference took place as a caravan of migrants seeking asylum continues to move north through Mexico toward the United States.

    “The U.S. government response to asylum seekers has turned to military confrontation,” said Amy Juan, a member of the Tohono O’odham Nation, who spoke at the event on the Arizona State Capitol lawn.

    “We demand an end to the rhetoric of dehumanization and the full protection of human rights for all migrants and refugees in our borderlands.”

    Juan and her group said many refugees confronted by military at the border will circumvent them by way of “dangerous foot crossings through remote areas.”

    “Already this year, hundreds of remains of migrants and refugees have been recovered in U.S. deserts,” Juan said. “As front-line border communities, we witness and respond to this tragedy firsthand.”

    While she spoke at a lectern, others held a sign saying, “Troops out now. Our communities are not war zones.”

    As the press conference unfolded, the Trump administration announced a plan to cut back immigrants’ ability to request asylum in the United States.

    Those from Arizona borderland towns are also concerned that border communities, such as Ajo, the Tohono O’odham Nation, Arivaca and others, may see an increased military presence.

    “I didn’t spend two years in Vietnam to be stopped every time I come and go in my own community,” said Dan Kelly, who lives in Arivaca, an unincorporated community in Pima County, 11 miles north of the U.S.-Mexico border.

    A major daily hiccup

    Many border-community residents complain the current law enforcement presence, absent the new U.S. troops, creates a major hiccup in everyday life.

    “Residents of Arivaca, Ajo, the Tohono O’odham Nation, they are surrounded on all sides by checkpoints. They are surrounded on all sides by border patrol stations. Every time they go to the grocery store, they pass a border patrol vehicle,” said Billy Peard, an attorney for ACLU Arizona.

    Juan says she gets anxiety from these checkpoints because she has been stopped and forced to get out of her car while federal agents and a dog search for signs of drugs or human smuggling.

    Juan calls the fear of these type of situations “checkpoint trauma.”

    “It’s really based upon their suspicions,” she said of authorities at checkpoints. “Even though we are not doing anything wrong, there’s still that fear.”

    Many of those speaking at Thursday’s event accused the federal government of racial profiling, targeting Latino and tribal members. They said they are often subjected to prolonged questioning, searches, and at times, harassment.

    “A lot of people can sway this as a political thing,” Juan said. “But, ultimately, it’s about our quality of life.”


    https://eu.azcentral.com/story/news/politics/border-issues/2018/11/08/arizona-border-residents-speak-out-against-trumps-troop-deployment/1934976002
    #murs #barrières_frontalières #résistance #asile #migrations #réfugiés #frontières #USA #Etats-Unis

    • In South Texas, the Catholic Church vs. Trump’s Border Wall
      A charismatic priest and the local diocese hope to save a 120-year-old chapel near the Rio Grande.

      Around the Texas border town of Mission, Father Roy Snipes is known for his love of Lone Star beer, a propensity to swear freely and the menagerie of rescue dogs he’s rarely seen without. At 73, Father Roy, as he’s universally known, stays busy. He says around five masses a week at Our Lady of Guadalupe Church in downtown Mission, and fields endless requests to preside over weddings and funerals. Lately, he’s taken on a side gig: a face of the resistance to Trump’s “big, beautiful” border wall.

      “It’ll be ugly as hell,” said Snipes. “And besides that, it’s a sick symbol, a countervalue. We don’t believe in hiding behind Neanderthal walls.”

      For Snipes, Trump’s wall is no abstraction. It’s set to steal something dear from him. Snipes is the priest in charge of the La Lomita chapel, a humble sandstone church that has stood for 120 years just a few hundred yards from the Rio Grande, at the southern outskirts of Mission. Inside its walls, votive candles burn, and guestbooks fill up with Spanish and English messages left by worshippers.

      Snipes belongs to the Oblates of Mary Immaculate, the congregation of priests that built the chapel in 1899. Nearly 40 years ago, he took his final vows at La Lomita, which was named for a nearby hillock. At sunset, he said, he often piles a couple canines into his van and drives the gravel levee road that leads to the chapel, where he prays and walks the dogs. Local residents worship at La Lomita every day, and as a state historical landmark, it draws tourists from around Texas. For Snipes, the diminutive sanctuary serves as a call to humility. “We come from a long line of hospitable, humble and kind people, and La Lomita is a reminder of that,” he said. “It’s the chapel of the people.”

      If Trump has his way, the people’s chapel will soon languish on the wrong side of a 30-foot border wall, or be destroyed entirely. Already, Border Patrol agents hover day and night at the entrance to the 8-acre La Lomita property, but Snipes thinks a wall would be another matter. Even if the chapel survives, and even if it remains accessible via an electronic gate in the wall, he thinks almost all use of the chapel would end. To prevent that, the Roman Catholic Diocese of Brownsville, which owns La Lomita, is fighting in court to keep federal agents off the land — but it’s a Hail Mary effort. Border residents have tried, and failed, to halt the wall before.

      Here’s what the La Lomita stretch of wall would look like: As in other parts of Hidalgo County, the structure would be built on an existing earthen river levee. First, federal contractors working for Customs and Border Protection (CBP) and the U.S. Army Corps of Engineers would cut away the levee’s sloped south half and replace it with a sheer concrete wall, about 15 feet high, then top the wall with 18-foot steel bollards. In total, the levee wall and metal fencing would reach more than three stories high. Longtime border activist Scott Nicol has called the proposed structure a “concrete and steel monstrosity.”

      And it doesn’t end there. The contractors would also clear a 150-foot “enforcement zone” to the south, a barren strip of land for patrol roads, sensors, camera towers and flood lights. Because La Lomita stands well within 150 feet of the existing levee, activists fear the historic structure could be razed. In an October online question-and-answer session, CBP responded vaguely: “It has not yet been decided how the La Lomita chapel will be accommodated.” The agency declined to answer questions for this story.

      This month, Congressional Democrats and Trump are feuding over further funding for the wall, but the administration already has the money it needs to build through La Lomita: $641 million was appropriated in March for 33 miles of wall in the Rio Grande Valley. In October, the Department of Homeland security also invoked its anti-terrorism authority to waive a raft of pesky environmental and historic preservation regulations for a portion of that mileage, including La Lomita’s segment. No contract has been awarded for the stretch that would endanger the chapel yet, so there’s no certain start date, but CBP plans to start construction elsewhere in Hidalgo County as soon as February.

      Unlike in Arizona and California, the land along the Rio Grande — Texas’ riverine border — is almost entirely owned by a collection of farmers, hobbyist ranchers, entrepreneurs and deeply rooted Hispanic families who can truly say the border crossed them. Ninety-five percent of Texas borderland is private. That includes #La_Lomita, whose owner, the diocese in #Brownsville, has decided to fight back.

      Multiple times this year, court filings show, federal agents pressed the diocese to let them access the property so they could survey it, a necessary step before using eminent domain to take land for the wall. But the diocese has repeatedly said “no,” forcing the government to file a lawsuit in October seeking access to the property. The diocese shot back with a public statement, declaring that “church property should not be used for the purposes of building a border wall” and calling the wall “a sign contrary to the Church’s mission.”

      The diocese is also challenging the government in court. In a pair of recent court filings responding to the lawsuit, the diocese argues that federal agents should not be allowed to enter its property, much less construct the border wall, because doing so would violate both federal law and the First Amendment. It’s a legalistic version of Snipes’ claim that the wall would deter worshippers.

      “The wall would have a chilling effect on people going there and using the chapel, so in fact, it’s infringing or denying them their right to freedom of religion,” said David Garza, the Brownsville attorney representing the diocese. “We also don’t believe the government has a compelling interest to put the wall there; if they wanted to put technology or sensors, that might be a different story.”

      It’s a long-shot challenge, to be sure. Bush and Obama already built 110 miles of wall in Texas between 2008 and 2010, over the protests of numerous landowners. But this may be the first time anyone’s challenged the border wall on freedom-of-religion grounds. “I’ve been looking for the needle in the haystack, but a case of this nature, I’m not aware of,” Garza said. A hearing in the case is set for early January.

      When I visited the Mission area in November, Father Snipes insisted that we conduct our interview out on the Rio Grande at sunset. Two of his dogs joined us in the motorboat.

      As we dawdled upriver, watching the sky bleed from to red to purple, Snipes told me the story behind something I’d seen earlier that day: a trio of wooden crosses protruding from the ground between La Lomita and the levee. There, he said, he’d buried a llama and a pair of donkeys, animals who’d participated in Palm Sunday processions from his downtown church to La Lomita, reenactments of Christ’s entry into Jerusalem. The animals had carried Jesus. So close to the levee, the gravesites would likely be destroyed during wall construction.

      As the day’s last light faded, Snipes turned wistful. “I thought the government was supposed to protect our freedom to promote goodness and truth and beauty,” he lamented. “Even if they won’t promote it themselves.”

      https://www.texasobserver.org/in-south-texas-the-catholic-church-vs-trumps-border-wall
      #Eglise #Eglise_catholique


  • Macron et Pétain : la curieuse rhétorique
    https://www.fnlp.fr/news/596/17/Macron-et-Petain-la-curieuse-rhetorique/d,lp_detail.html

    Quand le général Pershing débarqua à Saint-Nazaire en 1917 à la tête du corps expéditionnaire US, la légende dit qu’il cria « La Fayette, nous voilà ! » Avec #Emmanuel_Macron pour le 100e anniversaire du 11 novembre 1918, c’est plutôt :  « La boulette, nous voici ! ». Mais y aurait-il une simple erreur de communication dans son hommage rendu à #pétain. Qui suit qui ?

    Si l’on en croit le Point : « Alors qu’Emmanuel Macron avait soutenu cette idée de rendre hommage au maréchal Pétain ce samedi aux Invalides, en début de soirée, l’Élysée a assuré le contraire. Le chef de l’État avait notamment jugé « légitime » de rendre hommage au maréchal Pétain samedi aux Invalides, soulignant que le dirigeant du régime de Vichy avait été « pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat », même s’il a « conduit des choix funestes pendant la Seconde. » Et à propos de celui qui fut condamné en 1945 à l’indignité nationale et à la mort pour « collaboration avec l’Allemagne nazie » il rajouta : « Il a été un grand soldat, c’est une réalité. »

    Rappelons aussi que parler sans cesse du « maréchal » Pétain est un faux juridique, il a été condamné à l’indignité nationale en 1945 et déchu du titre de maréchal et. Il ne peut donc plus être question de lui décerner ce titre aujourd’hui. Il n’y a pas plus de « maréchal Pétain » que de beurre en branche. Mais tout cela est-il aussi innocent qu’il y paraît ?

    La version officielle macronesque est donc (au mépris de la vérité) : « Pétain a été un grand chef de guerre en 1914-1918, il s’est mal comporté ensuite. Il faut distinguer 1914-1918 de 1939-1945 ». Voici ce qu’en dit sa biographe réputée : « L’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon, auteure d’une biographie de Pétain (éditions Perrin, 2014), écorne cependant le mythe du héros et du « plus humain des chefs ». Si Pétain économise la vie des soldats, explique-t-elle en substance, ce n’est ni par humanisme ni par compassion, mais parce qu’il dispose de ressources humaines limitées. Pour mater les mutineries de 1917, il améliorera le quotidien du poilu, mais continuera de faire fusiller « pour l’exemple ». (Source : Le Point)

    Appliquons le raisonnement macronesque à d’autres cas célèbres

    « Il faut distinguer le #Hitler du début du XXe siècle à l’horrible dirigeant #nazi qu’il fut ensuite. Il fut un aquarelliste honorable à Vienne et un excellent caporal en 1914-1918. La Guerre de 1939, les pogromes contre les Juifs, Auschwitz et les 6 millions de #Juifs assassinés sont à examiner à part. » Qui pourrait colporter une telle version ignoble ? Qui ne serait pas légitimement indigné d’une telle déclaration ?

    « Il faut distinguer le #Staline au XIXe siècle qui fut un pas-très-brillant #séminariste et le Staline après 1924 qui fut un assassin patenté, qui a plus de sang de #communistes sur les mains qu’’Hitler et qui a persécuté le clergé orthodoxe, comme il a persécuté tout le monde. » Qui pourrait croire à une telle fadaise ?

    C’est pourtant bien la curieuse rhétorique que nous sert Emmanuel Macron à propos du chef de l’Etat français condamné pour collaboration avec l’#Allemagne nazie. Qui n’y voit pas une réhabilitation larvée du Pétain de #Vichy avec tous les crimes qui vont avec ?

    Il y a quand même de curieux points de convergence entre Pétain et Macron

    Il y a le logo de #En_marche ! Le même que celui du régime de Vichy. Il y a ensuite aujourd’hui la volonté de disloquer la loi de 1905 de Séparation des #Églises et de l’#Etat, en reprenant les mêmes dispositions financières et réglementaires que la loi du 25 décembre 1942 de Pétain.

    Il y a ensuite toute la conception sociale et économique de la société : le corporatisme issu de la Doctrine sociale de l’Eglise catholique qui fut mis en œuvre par Pétain, à l’instar de Salazar, Franco, Mussolini, Hitler. Voici ce qu’en dit La Croix du 26 juin 2018 (que l’on ne peut suspecter d’#anticléricalisme primaire) : « Son action montre qu’il [Macron-NDLR] est certes sensible aux thèses libérales d’amélioration des performances de notre #économie, mais aussi attentif aux mécanismes de solidarité collective, dont il conviendrait d’améliorer l’efficacité. Au fond, cela rejoint le discours de la Doctrine sociale qui, de Léon XIII jusqu’à François, s’est toujours prononcé pour une solidarité institutionnellement organisée sans pour autant tomber dans l’écueil de l’assistanat contre quoi Jean-Paul II cherchait à nous prémunir  : « L’État a par ailleurs le devoir de surveiller et de conduire l’application des droits humains dans le secteur économique, (…) mais en intervenant directement et en privant la société de ses responsabilités, l’état de l’assistance provoque la déperdition des forces humaines, l’hypertrophie des appareils publics, animés par une logique bureaucratique plus que par la préoccupation d’être au service des usagers, avec une croissance énorme des dépenses » (Centesimus annus). »

    On peut remarquer que la stigmatisation "l’état assistance" tout comme la prétendue "hypertrophie des appareils publics" inspire directement la remise en cause des services publics, leurs #privatisations ou la réduction de leurs budgets de fonctionnement.

    Comment ne pas voir aussi que la destruction du #Code_du_Travail par les lois Travail de #Hollande et de Macron est directement inspirée des #encycliques sociales papales ? Tout cela commence à faire beaucoup. Il n’y a donc peut-être pas qu’une « boulette » ou un faux pas dans tout ce scénario grotesque d’hommage à Pétain par Emmanuel Macron.

    Si vous voulez en savoir plus, la #Libre_Pensée vous conseille de vous procurer le volume IV (Tome 6) des Actes du Colloque tenu à #Lyon sur Pétain. C’est un ouvrage complet et complété qui fait suite aux trois premiers volumes déjà publiés.

    • A propos du 11 novembre, savez-vous que… FNLP
      https://www.fnlp.fr/news/590/17/A-propos-du-11-novembre-savez-vous-que/d,lp_detail.html

      Il a été annoncé sur un air de sonnerie militaire que #Donald_Trump allait participer au défilé et à la parade pour le centième anniversaire du #11_novembre 1918. Cela n’a l’air de rien, mais c’est très significatif. Depuis 1918, il n’y a jamais eu de défilé militaire pour le 11 novembre, sauf le 11 novembre 1944, qui a mélangé les civils et les militaires. C’était la Libération. Mais autrement, JAMAIS il n’y a eu de parade militaire à cette occasion. Les anciens combattants, les soldats, les victimes de guerre, les « #gueules_cassées » ont interdit depuis 1918, la glorification de la guerre le 11 novembre. Le défilé de la « Victoire », c’était le 14 juillet 1919. Les 14 juillet, il y a depuis le défilé militaire pour « exalter » la force militaire de l’#impérialisme français.

      Les survivants de la boucherie impérialiste de 1914-1918 ont imposé que le 11 novembre prenne un caractère contre la guerre, pour la paix et l’entente entre les peuples. « Plus jamais cela ! ». Et on nous annonce qu’Emmanuel Macron et Donald Trump vont présider un défilé militaire à Paris le 11 novembre 2018 !

      Et aussi :
      Le symbole est clair : c’est la guerre qui dure, c’est la guerre qui vient. C’est la guerre comme seul horizon

      Quelle autre signification que le maintien de la guerre et de l’exploitation ?

      A la recherche d’une commémoration

      Le 11 novembre : Commémoration religieuse ou journée des Poilus ?

      Trois ans d’attente

      Qui a fait le 11 novembre ?

      Qu’ont-ils fait du 11 novembre ?


  • Une sainte armée de squelettes au secours des catholiques suisses Thierry Sartoretti/ld - 1 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/culture/arts-visuels/9962459-une-sainte-armee-de-squelettes-au-secours-des-catholiques-suisses.html

    Photographe vaudoise, Carole Alkabes consacre un livre splendide aux « Martyrs, les reliques oubliées ». L’histoire fascinante d’un trésor macabre qui remonte à l’Antiquité.

    Qui a dit que les morts reposaient en paix ?


    QUELQUES PHOTOGRAPHIES SUR LE SITE : http://www.illustre.ch/magazine/reliques-extraordinaires

    Imaginez l’extraordinaire voyage de ces deux-là. Un homme et une femme en 1632. Ils sont d’abord découverts et exhumés d’une catacombe romaine. Ces cadavres datent des premiers âges chrétiens de la capitale antique. Sont-ils des martyrs chrétiens massacrés par les Romains ? Ils pourraient aussi être des défunts juifs ou païens dont les rites funéraires sont alors identiques. Peu importe, l’Eglise a besoin de saints pour ses paroisses germaniques menacées par le protestantisme.

    Une cérémonie supervisée par le pape Urbain XIII donne un nouveau nom de baptême à des deux déterrés. Les voici désormais Eusebius et Perpetua. Ils sont achetés par l’entremise du garde suisse Franz Segesser von Brunnen. Charge à lui de les convoyer de Rome à Lucerne. Pas une mince affaire. On cache les corps dans une capsula, une sorte de coffre de voyage sécurisé. En chemin, les bagages peuvent s’égarer ou être volés. Ces reliques sont alors précieuses : on peut en tirer un bon prix auprès d’une communauté prête à tout pour avoir un saint à son domicile. Il y a aussi les cols alpins à passer, les intempéries… Les os sont soigneusement emballés dans de la gaze et scellés sous plusieurs sceaux et certificats pontificaux.

    Un saint à son domicile
     St Irenus Sursee (LU). [Carole Alkabes - DR] Des squelettes passés sous le manteau de l’Italie à la Suisse, il y en a eu plus de mille ! Tous rebaptisés au nom d’un saint martyr et tous exposés dans des églises, des couvents, des monastères. Les plus chanceux ou dépensiers ont obtenu des corps entiers, d’autres ont dû se contenter d’un crâne ou d’une partie des ossements. Malgré les saccages de la Réforme et des troupes françaises de la Révolution de 1789, bon nombre de ces martyrs plus ou moins authentiques reposent toujours dans les lieux saints du catholicisme suisse.

    Certains sont toujours exposés, d’autres se retrouvent dans des lieux plus cachés, voire ont été oubliés dans des archives. C’est que ces Saints rappellent des pratiques de dévotion qui confinaient alors à la superstition voir à la fascination morbide. Et puis l’Eglise garde un doute sur le réel statut de martyr chrétien de ces braves squelettes romains. Ils ont servi à édifier le peuple, rassembler les paroissiens, soutenir processions et collectes. Leur service rendu, les voici parfois devenus pièces de musée…

    De merveilleux gisants
    Photographe à Yverdon, Carole Alkabes s’est prise de passion pour ces gisants sortis de l’Antiquité. Trois ans durant, elle a tiré leur portrait dans les paroisses les plus reculées, visitant au passage les ossuaires, ces lieux où reposent les défunts avec cette inscription en gothique : « Ce que nous sommes vous le serez. Ce que nous étions, vous l’êtes ».

    Il faut avouer qu’ils sont merveilleux ces gisants. Parés comme des princes et des princesses, cousus d’or et de perles, portant couronne, armure, épée et fleurs. Certains dans des positions surprenantes de dormeurs ou de guerrier dressé.

    Un trésor oublié
    Anonymes devenus célébrités consacrées, les martyrs sont le trésor oublié de l’Eglise catholique suisse. Une sorte d’armée des catacombes, venue d’Italie à la rescousse d’une institution mise en péril par la Réforme et les révolutions anticléricales.

    Avec « Martyrs, les reliques oubliées », la photographe Carole Alkabes signe un splendide livre de photographie et une passionnante étude historique de ce phénomène. Et pour celles et ceux qui seraient tentés d’aller rendre visite à Saint Demetrius ou Sainte Candida, le livre comprend un répertoire des emplacements de tous ces pieux squelettes.

     #relique #politique #religion #photographie #reliques #histoire #livre #religion #catholicisme #église


  • Abus sexuels dans l’Eglise : en #Vendée, d’anciens séminaristes brisent le silence

    Dans le diocèse de #Luçon, des séminaristes accusent une quinzaine de prêtres de faits de pédophilie. Les faits remontent aux années 1950 et se sont étalés sur au moins trois décennies au cœur de la rurale et conservatrice Vendée.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/311018/abus-sexuels-dans-l-eglise-en-vendee-d-anciens-seminaristes-brisent-le-sil
    #abus_sexuels #Eglise_catholique #prêtres_pédophiles #pédophilie #France #viols

    Une enquête de @wereport (@marty et @daphne) pour @mediapart


  • Pédophilie dans l’Eglise : « Toute ma hiérarchie savait » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/10/30/pedophilie-dans-l-eglise-toute-ma-hierarchie-savait_1688944

    Le procureur d’Orléans a requis mardi soir trente mois ferme contre l’abbé Pierre de Castelet, accusé d’agressions sur mineurs, et un an ferme à l’encontre de l’ex-évêque du diocèse poursuivi pour non-dénonciation.

    Le procureur Nicolas Bessone ne cache pas son agacement, voire sa colère, et laisse tomber un mot : « Lâcheté. » Sans appel possible. « J’ai pensé envoyer un médecin. Je le faisais avec des mafieux marseillais mais je ne le fais pas pour un évêque », dit-il.

    « Affection »

    Poursuivi pour avoir omis de signaler à la justice des attouchements sur des mineurs, André Fort, l’ancien évêque du diocèse d’Orléans, s’est mis mardi aux abonnés absents alors qu’il devait comparaître devant le tribunal correctionnel d’Orléans. Il souffre, selon un certificat médical produit au dernier moment et glissé dans la soirée de lundi sous la porte du bureau de la présidente du tribunal, des suites d’une intervention chirurgicale. « Il ne vient pas quand même de Rio de Janeiro ou de Rome », insiste le procureur, mentionnant qu’André Fort habite à seulement deux heures et demie d’Orléans. « Son absence dit autant de choses que sa présence : son incapacité à assumer les faits », tacle pour sa part Edmond-Claude Fréty, l’avocat des trois parties civiles.

    Devant le tribunal, il n’y a donc que Pierre de Coye de Castelet, un prêtre catholique de 69 ans poursuivi pour des attouchements sexuels sur mineurs. Les faits - que l’ecclésiastique a reconnus pendant l’enquête - ont eu lieu lors d’un camp du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ) dans les Pyrénées, à Arthez-d’Asson, en juillet 1993. Prétextant des visites médicales, Coye de Castelet a abusé à l’époque d’une dizaine de garçons, pratiquant des attouchements sur leurs parties génitales. Trois seulement ont porté plainte : Olivier Savignac, Philippe Cottin et Paul-Benoît Wendling. « Dès que je me suis retrouvé sur ce lit, mon enfance s’est arrêtée, raconte Olivier Savignac, l’un de ceux qui ont bataillé de longues années, alertant sans succès la hiérarchie. J’ai tout voulu enterrer mais cela revient chaque jour. J’ai toujours été l’enfant abandonné sur ce lit. Ce qui s’est passé en juillet 1993, cela a été la déconstruction de tous les repères dans mon âme, dans mon corps, dans ma foi. J’ai subi aussi là un abus spirituel. J’en ai gardé la méfiance vis-à-vis de ces hommes et vis-à-vis de l’Eglise. »

    Au premier rang de la salle d’audience, les trois victimes se tiennent silencieusement derrière le prêtre tandis qu’il est longuement interrogé par la présidente, Gaëlle Reverter, aussi pugnace que le procureur. Plutôt empoté, d’allure insignifiante, Coye de Castelet, décrit par l’expert psychiatrique comme hyper-émotif et doté « d’une fragilité structurelle », reconnaît ses fautes de l’époque, « l’attirance » qu’il avait pour les jeunes garçons, sa recherche « d’intimité » mais sans comprendre, plaide-t-il, que « cela leur faisait du mal ». « J’étais en demande d’affection, poursuit le prêtre âgé de 45 ans au moment des faits. Je venais de passer des années difficiles en paroisse. »

    Pressé de questions, il assure qu’il n’y a pas eu d’actes répréhensibles ni avant ni après l’été fatidique de 1993, qu’il a réussi à combattre ses pulsions. A entendre le procureur et la présidente, il ne convainc guère. Cela demeure un mystère. Quand il est interrogé sur l’absence de son ancien évêque dans la salle d’audience, le prêtre lâche : « Je me sens seul ici. Mais je ne commenterai pas là le comportement de quelqu’un. »

    Blessure

    Ce procès d’Orléans n’est pas un procès ordinaire. Il est autant - et peut-être plus encore - celui de l’Eglise catholique et de sa gestion des cas de pédophilie que celui du prêtre abuseur. « Toute ma hiérarchie savait », dit à plusieurs reprises Coye de Castelet. Depuis 1993, quatre évêques se sont succédé à la tête du diocèse d’Orléans. Dès l’été des faits, René-Lucien Picandet est déjà alerté par un courrier de l’aumônier national du MEJ, François-Xavier Boca, de ce qui s’est passé à Arthez-d’Asson. Il n’y a pas eu de sanction, une simple interdiction signifiée au prêtre de participer au MEJ. Et encore moins de signalement à la justice. Depuis, Picandet est mort.

    Le procureur ironise sur le fait que la prescription protège celui qui lui a succédé, Gérard Daucourt, de toute poursuite. C’est aussi le cas pour l’aumônier du MEJ, le jésuite François-Xavier Boca qui avait mené une mission d’inspection, cet été-là, à Arthez-d’Asson, déplaçant le prêtre vers un autre camp après avoir interrogé les victimes. Entendu comme témoin, mal à l’aise, son attitude d’alors est le vrai symptôme d’une époque. Boca assure qu’il n’y a pas eu de volonté de soustraire Coye de Castelet à la justice. Il lâche finalement une phrase terrible : « On pensait à l’époque que ces actes-là n’étaient pas si graves. » Pour les plaignants, c’est bien de cela dont il s’agit. « Ce que j’attends de ce procès, c’est la reconnaissance de notre statut de victimes », vient dire à la barre Olivier Savignac. La blessure, c’est celle aussi de l’abandon d’enfants par des adultes, notamment des évêques, qui n’ont pas pris ou osé prendre leurs responsabilités. « Je n’ai pas de jugement à porter au sujet de Coye de Castelet, assure, pour sa part, Philippe Cottin. Mais ce que je vois, c’est la responsabilité des cadres de l’époque. » Le procureur a requis mardi soir un an de prison ferme à l’encontre l’ex-évêque absent à l’audience et trente mois ferme à l’encontre Pierre de Castelet.
    Bernadette Sauvaget envoyée spéciale à Orléans. Photo Stéphane Lagoutte. Myop

    #pédocriminalité #église_catholique #de_Castelet #Fort #impunité


  • Prendre la mesure du scandale des prêtres pédophiles au Québec Magdaline Boutros - 10 octobre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/538667/pretres-pedophiles

    Le diocèse de Montréal accepterait de collaborer avec les autorités si une enquête était lancée sur le scandale des prêtres pédophiles — en donnant notamment accès aux dossiers des prêtres —, mais il ne souhaite pas pour autant aller au-devant d’un tel exercice.

    « Si le processus judiciaire juge que c’est ce qu’il faut faire, on va collaborer avec le processus judiciaire. Mais on ne veut pas le devancer », soutient Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal.

    À l’occasion d’une rencontre avec Le Devoir organisée vendredi au diocèse de Montréal, Mgr Lépine a déclaré être favorable à un exercice plus circonscrit de statistiques, « validé de façon externe », qui permettrait de mieux saisir l’étendue du scandale au Québec. L’Église ne serait toutefois pas encore prête à se lancer dans cette voie, puisqu’il y a « encore du travail à faire pour protéger la confidentialité », fait valoir Mgr Lépine.


    Photo : Guillaume Levasseur Le Devoir Selon plusieurs experts interrogés, les dossiers que l’Église conserve sur ses prêtres permettraient de révéler d’autres cas d’abus.

    Comme en Irlande ?
    C’est en 1989 que le scandale des prêtres pédophiles a éclaté au grand jour au Canada, lorsque le public a pris connaissance des sévices sexuels subis par des pensionnaires de l’orphelinat Mount Cashel à Terre-Neuve. Trente ans plus tard, on ne sait toujours pas à quel point le phénomène était répandu au Canada comme au Québec. Aucune enquête n’a été menée pour déterminer le nombre total de victimes de prêtres pédophiles ainsi que le nombre d’abuseurs.

    « Ça pourrait être astronomique », lance Thomas Doyle en parlant du nombre potentiel de victimes québécoises. Cet ancien prêtre dominicain est l’un des premiers lanceurs d’alerte de l’Église catholique. En 1985, il avisait les plus hautes instances du Vatican de l’ampleur du phénomène des agressions sexuelles commises par le clergé aux États-Unis et de l’entreprise de camouflage qui s’en est suivie. Depuis, il a été témoin expert ou consultant aux enquêtes publiques déployées entre autres en Irlande, en Australie et aux États-Unis, en plus d’avoir été appelé à la barre de nombreux procès intentés contre des congrégations religieuses.

    Thomas Doyle, qui a grandi dans l’ouest de Montréal, croit que « des milliers de victimes ne sont toujours pas sorties de l’ombre au Québec ».

    En entrevue au Devoir depuis la Virginie, l’homme de 74 ans dresse un parallèle entre ce que l’on pourrait découvrir au Québec et ce qui a été mis au jour en Irlande, où quelque 15 000 personnes ont révélé avoir été victimes d’abus sexuels perpétrés par des membres du clergé alors qu’elles étaient enfants. Ici comme là-bas, l’Église catholique a régné en maître pendant des décennies et contrôlait nombre d’orphelinats et d’écoles où résidaient des pensionnaires. Et ici comme là-bas, bien des gens savaient, mais tout le monde acceptait. Jean-Guy Nadeau, aujourd’hui professeur à la retraite de l’Institut d’études religieuses de l’Université de Montréal, se souvient qu’à son entrée dans un collège dirigé par une communauté religieuse, en 1961, ses oncles le taquinaient ouvertement. « Ils disaient que j’allais me faire taponner par des pères, se rappelle-t-il. Ce n’était pas la fin du monde dans le temps. On était dans une autre culture. »

    Du langage codé
    Serait-ce donc possible qu’il y ait plus de 10 000 victimes au Québec ? « Quand on généralise, on exprime une blessure, on est en état de choc parce qu’il y a eu des abus. Mais généraliser n’amène pas plus de justice », répond Mgr Lépine, qui se dit sceptique sur la possibilité d’une telle envergure. « Le point de départ, c’est lorsqu’il y a une allégation », affirme-t-il. Aux yeux de Thomas Doyle, c’est justement là que réside une partie du problème. « L’Église réagit seulement lorsqu’elle est confrontée et qu’elle n’a plus le choix », dit-il.

    Selon plusieurs experts interrogés, les dossiers que l’Église conserve sur ses prêtres permettraient de révéler d’autres cas d’abus. Thomas Doyle explique que du langage codé était utilisé pour y désigner les prêtres abuseurs. Les termes « actions inappropriées », « affection déplacée », « faiblesse morale » ou « de sexto », qui fait référence au 6e commandement traitant de l’adultère, ont ainsi été consignés par écrit dans certains cas.

    Pendant que ces dossiers dorment dans les diocèses, le temps joue contre nombre de victimes qui souhaitent obtenir compensation. Plusieurs d’entre elles ne peuvent intenter de poursuite en raison du délai de prescription. Thomas Doyle y voit une « hypocrisie » de l’Église catholique. « D’un côté, ils disent qu’ils veulent tout faire pour aider les victimes, mais de l’autre, ils invoquent la prescription. » De son côté, Mgr Lépine fait valoir que « si le délai de prescription existe, c’est qu’il est vu comme un chemin de justice ». L’Église catholique aux États-Unis a dépensé des millions de dollars en frais de lobbying pour maintenir les délais de prescription en place. Rien ne prouve que de telles activités ont été menées de ce côté-ci de la frontière. Mais une chose est certaine, l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec pourrait sonner le glas de cette limite imposée aux victimes, puisque le parti a promis d’abolir la prescription.

    La Conférence des évêques catholiques du Canada a rendu public la semaine dernière un nouveau document qui se veut un guide pour protéger les enfants contre les abus. Intitulé Protection des personnes mineures contre les abus sexuels. Appel aux fidèles catholiques du Canada pour la guérison, la réconciliation et la transformation, le document met l’accent sur l’accueil des victimes. Y sont recensées les principales leçons tirées des scandales des dernières années. Il s’agit notamment du « besoin d’une rencontre pastorale avec les victimes d’abus sexuels commis par le clergé », du « besoin de mieux connaître

    #Quebec #enfants #viols #pedocriminalité #eglise #violences_sexuelles #pédophilie #culture_du_viol #viol


  • Première manifestation en Pologne pour dénoncer la pédophilie dans l’Eglise catholique Belga - 7 Octobre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_premiere-manifestation-en-pologne-pour-denoncer-la-pedophilie-dans-l-egl

    La première manifestation dénonçant la pédophilie dans l’Eglise catholique en Pologne, pays traditionnellement attaché au catholicisme, s’est tenue dimanche à Varsovie.


    Première manifestation en Pologne pour dénoncer la pédophilie dans l’Eglise catholique - © Alik Keplicz - ISOPIX

    Quelque 200 personnes ont parcouru le centre de la capitale en brandissant des pancartes où était inscrit : « Monsieur l’évêque, protéger les pédophiles est un crime », « Nous avons assez de la lâcheté du clergé » et « Pédophiles en prison ! ».

    Les manifestants portaient une carte du pays sur laquelle les villes et villages où des cas de pédophilie dans l’Eglise catholique ont été signalés étaient cochés de crucifix couleur noire.

    Ils se sont arrêtés devant quatre églises où ont été lus des témoignages de victimes. Devant le siège de l’évêché, une longue liste de villes et villages avec des cas de pédophilie commis par des prêtres a été égrenée aux sons de tambours et des cris : « Honte ».

    « Nous protestons parce que l’Eglise reste passive et ne fait rien contre les responsables de ces crimes », a déclaré à l’AFP Marek Lisinki, de l’organisation « N’ayez pas peur », qui traque des cas de pédophilie dans l’Eglise, le principal organisateur du rassemblement.

    « Longtemps, cela a été un sujet tabou en Pologne », a ajouté M. Lisinki, lui-même victime de pédophilie de la part d’un prêtre.

    « C’est la première manifestation de ce genre en Pologne, contre la pédophilie au sein de l’Eglise catholique », a insisté Piotr Musial, chef du groupement « Liberté et égalité ».

    Des rassemblements semblables ont été organisés dimanche dans d’autres villes, notamment à Poznan où, la semaine dernière, un tribunal a confirmé la condamnation d’une congrégation religieuse à verser une indemnité record de 240.000 euros à la victime d’un prêtre pédophile, une première dans ce pays où le problème a été jusqu’à tout récemment marginalisé.

    Depuis quelque temps ce sujet suscite des débats, particulièrement animés depuis la sortie, il y a huit jours, du film « Kler » (Le Clergé) dénonçant les péchés cardinaux de l’Eglise, de la pédophilie au versement d’argent par les fidèles pour accéder aux sacrements en passant par des appels d’offres truqués.
    https://www.youtube.com/watch?v=N9Asxqvr2m8


    En huit jours, le film a attiré près de 2 millions de spectateurs, un record dans ce pays de 38 millions d’habitants.

    #Pologne #enfants #viols #pedocriminalité #eglise #violences_sexuelles #pédophilie #culture_du_viol #viol


  • La #famille, un nouvel idéal ?

    Depuis les années 1960, le taux de #divorce en Occident augmente chaque année. En parallèle, de nouveaux #modèles de familles, monoparentales ou recomposées, sont apparus. Pourtant, malgré ces mutations, le #modèle_traditionnel réunissant père, mère et enfants reste la superstar des publicités, comme celle de la littérature et du cinéma.

    https://www.arte.tv/fr/videos/058227-061-A/square-idee
    #stéréotypes #monoparentalité #familles_recomposées #représentations #vidéo #film #récit_familialiste #ordre #valeur_refuge #idéologie #famille_nucléaire #divorce #cellule_familiale #famille_nucléaire #norme #propriété #mariage #christianisme #Eglise_catholique #amour #idéal_romantique #égoïsme_parental #lavage_de_cerveau #politiques_natalistes #Etat #domestication_de_la_sexualité #sexualité
    enfant comme #fixateur_social —> et c’est comme cela que, selon les deux interviewés, on ne fait pas la #révolution...

    #femmes comme #armée_de_réserve, nous suggère une des personnes interviewées (9’15 min) :

    « La #prime_aux_fourneaux fait actuellement l’objet de discussions en Autriche. Le #Vorarlberg a proposé de donner 300 euro aux femmes qui n’ont pas recours à la garde d’enfants dans les écoles maternelles, et ce jusqu’à l’âge de 6 ans. Et en Haute-Autriche cette question est également discutée. C’est révélateur du fait que le nombre d’emplois diminue. Autrement dit, selon l’état actuel du #marché_du_travail, les #femmes sont utilisées comme une armée de réserve. En ce moment on préfère les avoir à la maison car il y a de toutes façons peu d’emplois. C’est toujours en fonction des besoins économiques. »

    #Empire_romain #domination_masculine #unité_de_consommation #financement_des_retraites #violence #patriatcat #matriarcat #hiérarchie #maternité

    Interviewée :

    « J’ai lu un jour une interview d’un manager qui déclarait à la fin de sa carrière : ’Je ne pouvais pas m’occuper de mes enfants, mais je vais me rattrapper maintenant à la retraite avec mes petits-enfants.’ Imaginez qu’une femme dise une chose pareille. Elle ne peut pas dire ça. » Elle ne peut pas dire cela parce que les sanctions qui pèsent sur les mères sont beaucoup plus fortes que sur les pères défaillants

    #économie #travail #formation_à_la_parentalité #modèle_familial #éducation_des_enfants #éducation_collective #anarchisme #clan #amour_romantique #responsabilité #pression_sociale #congé_parental #explosion_démographique #justice_distributive #écologie #save_the_planet_make_no_baby #pression_sociétale #infertilité #propagande_nataliste #insémination_artificielle #cliniques_de_fertilité #business #néolibéralisme #néo-libéralisme #féminisme #politique_familiale #natalité

    • APHORISMAIRE À L’USAGE DES FUTURS FAMILICIDES

      Ce recueil d’aphorismes peu compatibles avec les bonnes mœurs ne devrait pas faire remonter la cote de popularité de son auteur, pourtant au plus bas dans les sondages effectués dans les maternités. Et pas seulement dans les maternités, confirment les critiques littéraires.
      Écridéviant, performeur volontiers nudiste, cofondateur de la « Fête des Non-Parents » et peintre en statues coloniales, Théophile de Giraud, né par hasard et sans conviction en 1968, a commis quelques doigts de livres désobligeants, tatoués d’humour noir et parfois diaprés d’une vaporeuse touche d’anti-natalisme consensuel.
      Épris de subversion carabinée, ce riant comparse de Noël Godin a participé, entre deux tentatives de suicide ou de régime amincissant, aux entartages de Doc Gynéco et de l’anticontraceptif archevêque Léonard, ainsi qu’au Coup d’État burlesque de Jan Bucquoy.
      Il a d’ores et déjà prévenu ses éventuels futurs parents qu’il refusera de renaître, même contre forte récompense.


      http://www.maelstromreevolution.org/pages/FRA/prodotto.asp?ProdottoID=308&FamigliaID=0

      #livre #Théophile_de_Giraud


  • EuGH-Urteil - Es geht ums religiöse Kerngeschäft - Karriere - Süddeutsche.de
    https://www.sueddeutsche.de/karriere/eugh-urteil-kirche-1.4125091

    Il était temp qu’une instance séculière fasse comprendre aux églises allemandes que leurs employés ne sont pas les sujet d’un roi absolu applellé pape ou évèque protestant. La Cour de justice européenne vient de renvoyer aux instances inférieures un jugement de la cour constitutionnelle Bundesverfassungsgericht qui autorisait l’église de licencier un médecin chef d’une de ses cliniques qui avait commis le péché de se remarier.

    Sous prétexte de liberté de religion la plus haute cour de justice d’Allemagne autorise systématiquement l’église à refuser à ses employés les droits inscrits le code du travail définissant les garanties minimales pour chaque employé d’Allemagne - sauf pour les employés qui travaillent pour une des multiples entreprises des églises ou des autres cultes reconnus.

    La guerre pour les droits des employés n’est pas encore gagnée puisque l’église continuera à agir comme si rien n’avait changé et licenciera à volonté. Les tribunaux auront encore beaucoup de travail à cause des religieux réfractaires.

    Der EuGH stärkt in einem bemerkenswerten Urteil die Rechte von Arbeitnehmern in kirchlichen Einrichtungen.
    Es geht um den Fall eines katholischen Chefarztes, dem die Kirche nach seiner Wiederheirat kündigen wollte.
    Der EuGH urteilt nun: Die katholische Kirche kann auch dann glaubwürdig ihre Position zur Ehe aufrechterhalten, wenn sie Chefärzte beschäftigt, die in zweiter Ehe verheiratet sind.
    Das Urteil ist auch eine Zurechtweisung des Bundesverfassungsgerichts, das bislang kirchenfreundlich geurteilt hat.
    Von Wolfgang Janisch, Karlsruhe
    Es war eine sehr private Entscheidung, wie sie jedes Jahr zehntausendfach vorkommt - aber einen Chefarzt hätte seine zweite Ehe beinahe den Job gekostet. Denn Scheidung und Wiederheirat, das wollte sein Arbeitgeber, ein katholisches Krankenhaus in Düsseldorf, nicht dulden und schickte ihm die Kündigung. Seit fast zehn Jahren führt der Mann deshalb einen schier endlosen Rechtsstreit. Nun hat der Europäische Gerichtshof (EuGH) ein Machtwort gesprochen, ein Machtwort, das die Arbeitsverhältnisse bei kirchlichen Arbeitgebern umkrempeln wird: Die Kündigung war diskriminierend und verstößt damit gegen EU-Recht.

    Das Urteil ist zwar noch nicht der endgültige Schlusspunkt, denn das Verfahren geht noch einmal zurück an das Bundesarbeitsgericht (BAG). Aber die Vorgaben des obersten EU-Gerichts sind eindeutig. Zwar dürfen Kirchen, ganz grundsätzlich, auch aus europäischer Perspektive ihren Mitarbeitern gewisse Loyalitätspflichten abfordern. Aber eben nur, soweit das für die Art der Tätigkeit wirklich notwendig ist. Es müsse sich um eine „wesentliche, rechtmäßige und gerechtfertigte berufliche Anforderung angesichts des Ethos dieser Kirche“ handeln - eine Vorgabe, die vollständig gerichtlich überprüfbar sei.

    Letztlich ist das Selbstbestimmungsrecht der Kirchen also dort am stärksten, wo es ums religiöse Kerngeschäft geht. Wer mit Glaubensfragen befasst, wer am Verkündigungsauftrag mitwirkt, wer die Kirche nach außen vertritt, der darf strengeren Anforderungen unterworfen werden, auch bei Ehe und Scheidung. Für die Leitung der Abteilung „Innere Medizin“ als Chefarzt hingegen, so schreiben die Richter, „erscheint die Akzeptanz dieses Eheverständnisses für die Bekundung des Ethos ... nicht notwendig“.

    Soll heißen: Die katholische Kirche kann auch dann glaubwürdig ihre Position zur Ehe aufrechterhalten, wenn sie Chefärzte beschäftigt, die in zweiter Ehe verheiratet sind. Das BAG, das den Fall den Europarichtern vorgelegt hat, wird dem Arzt recht geben und die Kündigung einkassieren müssen. Der Mann arbeitet übrigens bis heute im selben Düsseldorfer Krankenhaus. In praktischer Hinsicht gestalte sich das reibungslos, sagt sein Bochumer Anwalt Norbert Müller, aber der Dauerstreit sei durchaus belastend.

    Der EuGH fasst das kirchliche Selbstbestimmungsrecht sehr viel enger als Karlsruhe

    Zwar hat auch die katholische Kirche inzwischen ihr Anforderungsprofil zumindest ein wenig den Scheidungsraten angepasst. Die Chefarzt-Kündigung beruhte noch auf den strengen Regeln der „Grundordnung des kirchlichen Dienstes im Rahmen kirchlicher Arbeitsverhältnisse“ von 1993. Weil die Ehe nach kanonischem Recht unauflöslich ist, drohte bei einer neuerlichen standesamtlichen Heirat regelmäßig der Rauswurf.

    Im Jahr 2015 wurden die Regeln aber reformiert. Die erneute Heirat katholischer Mitarbeiter ohne besonders kirchenrelevante Funktion wird danach nur bei Vorliegen „besonderer Umstände“ als schwerwiegender Loyalitätsverstoß eingestuft. „Einen Fall wie diesen wird es nach der neuen Grundordnung nicht mehr geben“, vermutet Rechtsanwalt Müller. Dennoch ist die Gefahr, wegen einer höchst privaten Entscheidung den Job zu verlieren, damit nicht gänzlich aus der Welt.

    Lehnt sich das Verfassungsgericht nochmal auf?

    Vor allem aber ist das Urteil in grundsätzlicher Hinsicht wichtig. Denn der EuGH fasst das kirchliche Selbstbestimmungsrecht sehr viel enger als das Bundesverfassungsgericht, das den Kirchen in arbeitsrechtlichen Fragen einen äußerst großzügigen Spielraum einräumt, ihren Mitarbeitern ein hohes Maß an Glaubensnähe abzuverlangen.

    Das ist seit 1985 so. Damals schritten die Verfassungsrichter mit einem bemerkenswert kirchenfreundlichen Beschluss gegen die liberale Rechtsprechung der obersten Arbeitsrichter ein. Das BAG wollte nämlich besondere Loyalitätspflichten nur für solche kirchlichen Arbeitnehmer gelten lassen, deren Tätigkeit in unmittelbaren Zusammenhang mit dem kirchlichen Verkündigungsauftrag stand.

    Karlsruhe dagegen befand: Was für die Glaubwürdigkeit der Kirchen notwendig sei, das bestimmten die Kirchen selbst. Dabei sind die Verfassungsrichter geblieben, zuletzt in ebendiesem Fall des gekündigten Chefarztes. 2014 entschieden sie zugunsten des Krankenhauses. Maßgeblich sei das „glaubensdefinierte Selbstverständnis“ der Kirchen. Den staatlichen Gerichten hingegen bleibe nur eine Plausibilitätskontrolle.

    Bereits im April dieses Jahres kündigte sich beim EuGH ein restriktiver, letztlich gegen die Karlsruher Linie gerichteter Kurs an. Damals ging es um einen befristeten Referentenjob bei dem Evangelischen Werk für Diakonie und Entwicklung; eine konfessionslose Bewerberin war abgewiesen worden, hatte geklagt und bekam am Ende recht. Der EuGH schränkte den komfortablen Spielraum der Kirchen zur Etablierung eines eigenen Arbeitsrechts empfindlich ein. Oder, wenn man es aus der Sicht der Arbeitnehmer betrachtet: Das oberste EU-Gericht schickte sich an, ihren Schutz gegen Diskriminierungen aus Gründen der Religion stark zu machen, auch dort, wo Kirchen das Sagen haben.

    Die Bischhofskonferenz ist gar nicht einverstanden

    Das ist nicht weniger als ein Paradigmenwechsel, der womöglich auch auf andere arbeitsrechtliche Schutzreservate der Kirchen ausstrahlen könnte, vermutet Norbert Müller. Jedenfalls ist die Definitionsmacht der Kirchen für kirchliche Sonderregeln deutlich geschrumpft. Nach dem EU-Urteil können sie nicht mehr in eigener Hoheit festlegen, wie viel Glaubensnähe für das Heilen von Patienten oder das Pflegen alter Menschen in kirchlichen Einrichtungen notwendig ist. Darüber befinden staatliche Gerichte.

    Wenig verwunderlich, dass die Deutsche Bischofskonferenz das Urteil kritisch sieht. Die verfassungsrechtliche Position der Kirchen sei nicht ausreichend berücksichtigt worden, heißt es in einer Mitteilung. Laut Grundgesetz sei es Sache der Kirche, nicht der staatlichen Gerichte, „im Rahmen ihres Selbstbestimmungsrechts“ Loyalitätserwartungen an Mitarbeiter zu stellen. Die Bischofskonferenz will zunächst die abschließende Entscheidung abwarten - und dann prüfen, „ob die Entscheidungen mit den Vorgaben des Grundgesetzes im Einklang stehen“.

    Womöglich trägt die Kirche das Thema also ein weiteres Mal nach Karlsruhe. Gewiss, das Europarecht hat Vorrang vor den nationalen Regeln - das hat der EuGH noch einmal deutlich gemacht. Aber dass das selbstbewusste Bundesverfassungsgericht dieses Feld kampflos räumt, ist nicht sonderlich wahrscheinlich.

    #Allemagne #Europe #travail #église #droit



  • Suisse : Les prêtres pourraient suivre des cours d’éducation sexuelle ats/ebz - 2 Septembre 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/suisse/9814926-les-pretres-pourraient-suivre-des-cours-d-education-sexuelle.html

    La Conférence suisse des évêques envisage d’introduire des cours d’éducation sexuelle pour les représentants de l’Église. L’objectif étant de prévenir les abus, rapporte Le Matin Dimanche.

    Les évêques veulent améliorer la prévention et intégrer la lutte contre les abus à la formation des prêtres. Giorgio Prestele, président des experts mandatés par les évêques, va même plus loin : « Je peux aussi imaginer par exemple que les futurs prêtres, avant leur bénédiction, doivent passer une évaluation concernant le rapport à leur propre sexualité ». Le spécialiste estime que les prêtres devraient toujours s’interroger sur la manière dont ils abordent la sexualité, qui existe malgré le célibat.

    Durcissement de l’obligation d’annonce
    La Conférence discutera donc prévention dès lundi à Saint-Gall. Lors de cette rencontre, les évêques devront aussi décider s’ils veulent durcir l’obligation de dénoncer des cas d’abus sexuels. Il s’agirait dans ce cas d’annoncer à la justice tous les cas laissant penser qu’il pourrait s’agir de délits poursuivis d’office. Cette obligation existait jusqu’alors uniquement dans les cas où les victimes étaient mineures. L’obligation pourrait être étendue aux cas concernant des adultes.

    #Suisse #catholicisme #prêtres #éducation_sexuelle #prévention #abus_sexuels #religion #église #confession


  • Le pape François recommande la psychiatrie pour l’homosexualité décelée à l’enfance

    https://www.francetvinfo.fr/monde/vatican/pape-francois/le-pape-francois-recommande-la-psychiatrie-pour-l-homosexualite-decelee

    Si toutefois il y avait encore certains ou certains qui pensaient que Monsieur le pape (François) était progressiste - ou quand le naturel chassé revient au triple galop. Si on comprend bien Monsieur le pape, les dizaines de milliers de prêtres qui ont violés des petits garçons de l’Australie jusuqu’en Irlande en passant par la France, les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Australie (liste non-exhausive) auraient du être traités psychiatriquement, mais ils ont tous échappés à la vigilence de leurs coupables parents. On comprends donc tout.

    Le pape François recommande la psychiatrie pour l’homosexualité décelée à l’enfance

    Jorge Bergoglio s’exprimait dans l’avion qui le ramenait d’Irlande. « Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité », a-t-il également précisé.


  • Nuns arrested over Smyllum child abuse claims - BBC News

    https://www.bbc.com/news/uk-scotland-glasgow-west-45282865

    Les nones aussi.

    Twelve people, some of them nuns, have been arrested over claims of abuse at a former children’s home in Lanarkshire.

    Police said 11 women and one man - all aged between 62 and 85 - had been charged in connection with the abuse of children at Smyllum Park.

    The home, which closed in 1981, was run by a Catholic order known as Daughters of Charity of St Vincent de Paul.

    Police said a further four people were due to be reported to the Crown Office in connection with their investigation.

    Scottish abuse inquiry to be extended

    Smyllum Park took in more than 11,600 children over the course of its existence from 1864 to 1981.

    It has been hit by claims of sexual and physical abuse and is being investigated as part of the Scottish Child Abuse Inquiry (SCAI).

    #église #pédophilie #droit #état_de_droit #viol #cruauté #barbares #impunité


  • « ... I remember the last papal visit to Ireland. It was 1979, and I was aged 13. I went to a Christian Brothers school. I sang at mass every Sunday [...] Eighteen months later, I was raped for the first time by a Roman Catholic priest. The abuse continued for two and half years, until I was 17 ... »

    We the survivors of abuse spoke the truth. Why won’t the pope? | Colm O’Gorman | Opinion | The Guardian

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/aug/24/survivors-abuse-pope-sins-vatican-cover-up

    I remember the last papal visit to Ireland. It was 1979, and I was aged 13. I went to a Christian Brothers school. I sang at mass every Sunday, occasionally did readings, and the youth group I attended every week took place in a convent.

    I remember being envious because my older brother and sister got to see the pope, but I didn’t. I was in the minority in that regard: a staggering 75% of the population saw John Paul II during his three-day visit. One-third of the population attended the papal mass in Dublin’s Phoenix Park. That event remains the largest single mobilisation of people in Irish history.

    I remember the most iconic moment of the visit, during a youth mass in Galway. The pope’s voice booming out across a crowd of 300,000 young people as he proclaimed: “Young people of Ireland, I love you!” I remember the ecstatic cheering of that huge crowd in response. And I remember my own heart feeling like it might burst as I watched it all unfold on television. I believed him. He loved us. No one had ever said that before. It was huge.

    #église #pédophilie #droit #état_de_droit #viol #cruauté #barbares #impunité


  • Michael O’Brien’s Anger | The American Conservative

    https://www.theamericanconservative.com/dreher/michael-obrien-anger-catholic-ireland-sex-abuse

    Le média n’est pas trop ma tasse de thé mais... le sujet est plus qu’important, totalement crucial aujoud’hui où les voix s’élèvent de plus en plus fréquement, et je suis surpris d’avoir raté ce témoignage irlandais le jour où Monsieur le Pape visite l’Irlande.

    https://www.youtube.com/watch?v=2iQGczIx6Sg

    “Mr Chairman, I am surprised at the Minister now. First of all Minister you made a bags of it in the beginning by changing the judges. You made a complete bags of it at that time because I went to the Laffoy Commission and ye had seven barristers there questioning me, telling me that I was telling lies when I told them that I got raped of a Saturday, got an merciful beating after it and he then came along the following morning and put Holy Communion in my mouth. You don’t know what happened there . You haven’t the foggiest. You’re talking through your hat there, and you are talking to a Fianna Fáil man, and a former councillor and a former mayor that worked tooth and nail for the party that you are talking about now. You didn’t do it right. You got it wrong. Admit it and apologise for doing that because you don’t know what I feel inside me. You don’t know the hurt I have.

    You said it was non-adversarial. My God, seven barristers throwing questions at us non-stop. I attempted to commit suicide, [turning to his wife] there’s the woman who saved me from committing suicide on my way down from Dublin after spending five days at the commission . They brought a man over from Rome – 90 odd years of age – to tell me I was telling lies and that I wasn’t beaten for an hour non-stop by two of them from head to toe without a shred of cloth on my body. My God, Minister.

    [Turning to Fine Gael TD Leo Varadkar] Can I speak to you and ask your leader to stop making a political football out of this. You hurt us when you do that. You tear the shreds from inside our body. For God’s sake, try and give us some peace, try and give us some peace, and not continue hurting us.

    [Turning to his wife]

    That woman will tell you how many times I jump out of bed at night with the sweat pumping out of me because I see these fellows at the end of the bed with their fingers pulling me into the room to rape me, to bugger me and to beat the shite out of me. That’s the way it is, and sometime, you know what, I listen to the leader of Fianna Fáil. I even listened to the apology. It was mealy-mouthed but at least it was an apology. The Rosminians said in the report that they were easy on us. The first day I went there, the first day I went to the Rosminians in my home which is Ferryhouse in Clonmel, the only home I know, he said you’re in it for the money. We didn’t want money. We wanted someone to stand up and say ‘yes these fellows were buggered, these people were robbed’.

    Little girls, my sister, a month old when she was put into an institution, eight of us from the one family were dragged by the ISPCC cruelty man, put into two cars and brought to the court in Clonmel. We were left standing there without food or anything and the fellow in the long black frock and white collar came along and he put us into a scut-truck and landed us below with 200 other boys. Two nights later I was raped.

    How can anyone, you’re talking about the Constitution, these people would gladly say yes to a Constitution to freeze the funds of the religious orders. This State, this country of ours will say yes to that Constitution if you have to change it.

    Don’t say you can’t change it. You are the Government of this State. You run this State. So, for God’s sake, stop mealy-mouthing because I am sick of it. You are turning me away from voting Fianna Fáil, which I have done from the day I could vote.

    You know me Minister and you have met me on several occasions, so you know what I am like. Remember Wexford?”

    UPDATE: Reader Old West points out that this is exactly the kind of anger we ought to be seeing and hearing from bishops. That’s right! And that’s the thing that I have never, ever understood about this entire damn scandal: why we have yet to see a single bishop respond with that kind of righteous anger. I’m sick and tired of hearing them say how “sad” this is, though sad it is. If they had the slightest empathy with those children, they would react much as Michael O’Brien did. Just think of Pope Francis spoke with even a fraction of O’Brien’s conviction and passion, what it would do. It might just put the fear of God into those cretinous time-servers.

    #église #pédophilie #droit #état_de_droit #viol #cruauté #barbares #impunité


  • Des milliers d’Argentins se retirent des registres de baptême Mathilde Guillaume/fme - 21 Aout 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/monde/9789987-des-milliers-d-argentins-se-retirent-des-registres-de-bapteme.html

    De plus en plus d’Argentins réclament la séparation de l’Eglise et de l’Etat depuis le rejet de la légalisation de l’avortement. Les débats avaient été grandement influencés par l’Eglise et ont abouti à un rejet du texte.
    Dans le pays du pape à la tradition catholique très forte, il n’y a pas de séparation officielle de l’Eglise et de l’Etat et son influence se fait sentir à chaque débat de société.

    Un mouvement d’apostasie collective, c’est-à-dire la demande formelle de voir son nom retiré des registres de baptême, est en train de naître. Des milliers d’Argentins ne souhaitent plus que l’Eglise parle en leur nom.


    « Ce vote de l’Eglise est une honte, alors que des femmes continuent de mourir. Ils détournent les yeux du problème, comme ils le faisaient déjà durant la dernière dictature », affirme Nora Cortiñas, de l’association Mère de la place de Mai, l’unique organisation argentine de défense des droits humains composée exclusivement de femmes.

    Symbole de lutte
    Cette association des mères argentines dont les enfants ont « disparus » durant la dictature militaire organise une ronde hebdomadaire, symbole de la lutte pour les droits humains. Et cette cette semaine, Nora Cortiñas, figure de référence à 88 ans, à une annonce très spéciale à partager : "Je vais faire, comment ça s’appelle, mon apastadie… Apostasie ? Apostasie !

    Pourtant catholique pratiquante, Nora ne veut plus faire partie de l’Eglise. Le déclencheur de cette décision douloureuse pour elle est le vote contre l’avortement légal, sûr et gratuit, porté par l’institution religieuse.

    Comme elle, à Buenos Aires et dans le reste du pays, des milliers d’Argentins se sont rassemblés pour présenter collectivement leur demande de renonciation. Des milliers de formulaires ont été récoltés. Ne reste plus qu’à les présenter aux autorités religieuses pour finaliser l’opération.

    Secouer l’Argentine
    « Aujourd’hui plus que jamais, ceux qui ne sont pas d’accord pour que l’Etat soit lié à l’Eglise, devons nous faire entendre. Et ça, c’est une manière de le faire », explique Vanesa Fernandez, employée de bureau de 40 ans.

    Pour Sol Prieto sociologue spécialiste des liens entre religions et politique à l’Université de Buenos Aires (UBA), ce mouvement naissant pourrait bien secouer la société argentine : « On commence à parler dans les médias et ailleurs de laïcité, de séparation de l’Eglise et de l’Etat, de financement de l’Eglise… C’est encore un peu confus, mais il me semble que c’est le propre d’une question qui est juste en train de s’imposer dans l’agenda public pour la première fois. »

    #Argentine #apostasie #avortement #catholicisme #pape #femmes #église #Laïcité #pédophilie #Luttes


  • L’excommunication qui choque le Brésil - 2009
    http://www.liberation.fr/planete/2009/03/11/l-excommunication-qui-choque-le-bresil_544161

    Le docteur Rivaldo Mendes de Albuquerque ne parvient pas à cacher sa « tristesse ». Ce fervent catholique, qui a coutume d’aller à la messe tous les dimanches, est l’un des médecins qui ont été excommuniés jeudi dernier par l’archevêque de Recife (Etat de Pernambouc, dans le nord-est du Brésil), Mgr José Cardoso Sobrinho, pour avoir fait avorter une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Une affaire qui révolte et abasourdit les Brésiliens. « J’ai pitié de notre archevêque parce qu’il n’a pas réussi à avoir de la miséricorde face à la souffrance de cette enfant », a déclaré le médecin. Frêle - 1, 33 mètre pour 36 kilos -, mal nourrie et anémique, la victime, dont l’identité n’a pas été révélée, portait des jumeaux. L’équipe médicale qui a procédé à l’IVG a expliqué que celle-ci était d’autant plus inévitable que la fillette risquait de succomber à la grossesse, entrée dans sa quinzième semaine. En voyant son ventre protubérant, sa mère, qui ignorait tout du comportement de son époux, a d’abord cru à un abcès vermineux…

    Verrous. Mère et fille ont quitté leur ville d’Alagoinhas, dans l’arrière-pays de Recife, et vivent dans un lieu maintenu secret.

    Le beau-père, un ouvrier agricole de 23 ans, est lui sous les verrous après avoir avoué qu’il abusait de l’enfant depuis qu’elle a 6 ans, ainsi que de sa sœur aînée de 14 ans, de surcroît handicapée. La famille est issue d’un milieu pauvre où l’avortement est particulièrement mal vu. Aidée par des activistes, sa mère a fait face aux pressions de son entourage et notamment du père biologique de la gamine, un évangéliste, qui ne voulait pas entendre parler d’IVG. Pour avoir autorisé la démarche, elle a également été excommuniée. L’IVG est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. L’avortement était donc parfaitement légal.

    « La loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes et la fin ne justifie pas les moyens : deux innocents sont morts », martèle Mgr Sobrinho, un ultra-conservateur qui avait tenté, l’an dernier, de faire interdire la distribution par le gouvernement de la pilule du lendemain dans le Pernambouc. L’ecclésiastique persiste et signe. Quand on lui a demandé pourquoi il n’a pas puni le beau-père, il a déclaré : « Le viol est un péché moins grave que l’avortement » … Et il a enjoint au président Lula de réviser la doctrine de l’Eglise après que ce dernier a affirmé qu’« il n’était pas possible de permettre qu’une gamine violée garde [ses enfants] d’autant qu’elle risquait de mourir ». Comme Lula, de nombreux catholiques brésiliens dénoncent l’« obscurantisme » et la « cruauté » de l’Eglise. D’autant que le Vatican, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine, a défendu cette excommunication collective au nom du « droit à la vie ».« C’est un cas triste mais le vrai problème, c’est que les jumeaux conçus […] ne pouvaient être éliminés », a déclaré le cardinal au quotidien italien La Stampa.

    Hommage.« A partir d’aujourd’hui, je cesse d’être catholique ! » écrit une lectrice de la Folha de São Paulo, qui se dit « écœurée et indignée ». Une autre se demande pourquoi les prêtres pédophiles, eux, n’ont pas été excommuniés… La Folha accuse l’Eglise d’exercer une « pression indue alors que le domaine de l’avortement est du ressort exclusif de l’Etat ». Pour le principal journal du Brésil, qui rappelle que plus de 3 000 IVG ont été légalement réalisées dans les hôpitaux publics l’an dernier, c’est surtout la médiatisation de cet incroyable fait divers qui a poussé Mgr Sobrinho à une décision aussi radicale. « Il a encore aggravé la violence subie par la victime alors que des prêtres brésiliens pardonnent l’avortement aux femmes qui viennent le confesser », renchérit Yury Puello Orozco, de l’ONG Femmes catholiques pour le droit de décider, favorable à l’IVG. L’opinion est d’autant plus choquée que ce cas est loin d’être isolé. Selon une étude menée l’an dernier dans un hôpital de São Paulo, 76 % des victimes de sévices sexuels avaient moins de 17 ans et près de la moitié, moins de 12 ans… Ces sévices sont généralement commis par quelqu’un de leur entourage : beau-père, père, grand-père, oncle ou voisin… « Souvent, les victimes ne savent même pas que la loi autorise l’avortement en cas de viol et bien des médecins se gardent de leur en parler, par conviction ou par crainte de représailles », dénonce Orozco.

    Olimpio Moraes, le chef de l’équipe qui a procédé à l’IVG, en sait quelque chose. C’est la deuxième fois que Mgr Sobrinho l’excommunie : le prélat ne lui avait pas pardonné non plus sa défense de la pilule du lendemain. « Je ne donne pas mon avis sur la religion et je m’attends à ce que les religieux ne donnent pas non plus le leur sur la médecine », a lancé le Dr Moraes, après avoir été chaudement applaudi à Brasília, avant-hier. Le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, a rendu hommage à son équipe qui a « sauvé la vie d’une enfant ». L’affaire devrait permettre de « faire mûrir dans la société l’idée que l’avortement est une question de santé publique », a espéré Temporão. Le ministre est favorable à la dépénalisation totale de l’IVG, contrairement à l’écrasante majorité de ses compatriotes, encore très imprégnés des préceptes de la religion. Au Brésil, les IVG clandestines - près d’un million par an - sont la quatrième cause de mortalité maternelle.

    Ca date de 2009 mais c’est pour rappeler le sort que l’eglise catho réserve aux enfants et femmes victime de viol alors que le pape ne cesse de faire de grandes déclarations creuses.
    #catholicisme #IVG #culture_du_viol #pedoviol


  • Esclavage moderne : saisie de près d’un million d’euros chez les travailleuses missionnaires de Lisieux Stéphanie Potay - 14 Aout 2018 - France 3 Regions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/esclavage-moderne-saisie-pres-million-euros-travailleus
    et aussi : https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2018/08/10/950-000-saisis-chez-les-missionnaires

    L’histoire a été révélée en 2014, les Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée ( TMI) travaillaient au mépris de tout droit social dans un réseau d’hôtellerie de pélerins . L’association qui gérait notamment celle du Sanctuaire de Lisieux vient de voir ses comptes saisis par la justice. 

    Dernier épisode judiciaire dans l’affaire de travail dissimulé chez les Travailleuses missionnaires de l’Immaculée, la saisie de 950 000 euros. Cette somme est une première estimation des arriérés de rémunérations et de cotisations auprès des organismes sociaux relatif à l’emploi " d’étrangers démunis d’une autorisation de travail" et de "recours à personne exerçant un travail dissimulé".

    Qui sont les victimes ?  
    Des femmes recrutées au Burkina Faso, à Wallis et Futuna ou encore aux Philippines, ces jeunes filles ont rejoint la famille missionnaire Donum Dei, créé en 1950 sous le nom des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée. Elle fonde une grande partie de sa spiritualité sur la vie de Sainte-Thérèse-de Lisieux. Ces « vierges chrétiennes » sont motivées par un appel à la vie religieuse et une formation consacrée en Europe.

    Mais en fait, c’est dans plusieurs restaurants catholiques « L’Eau Vive » http://www.tourisme-marseille.com/fiche/restaurant-l-eau-vive-notre-dame-de-la-garde-marseille , une chaîne d’hôtellerie pour pèlerins, à Marseille, https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4708595/enquete-aux-pieds-de-la-bonne-mere.html Caen ou encore Lisieux https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/pays-auge/lisieux-suspectees-esclavage-moderne-travailleuses-miss qu’elles vont passer leur temps : elles y travaillent sans salaire, ni protection sociale parfois de 6h jusqu’à minuit. 

    Processus d’emprise et embarras de l’Eglise 
    En 2014, les dérives sectaires de ce groupe sont dénoncées dans un livre noir. Un processus d’emprise sur ces travailleuses missionnaires est décrit. 
    En 2015, une plainte est déposée par une membre de la communauté de Lisieux ( voir notre reportage de l’époque ci-dessous) pour exploitation d’une personne réduite en esclavage. 

    Reportage en 2015 par Catherine Berra : 
    https://www.youtube.com/watch?v=EP6razgXuGk


    En 2017, la convention qui liait le Sanctuaire de Lisieux à la Famille missionnaire n’est pas renouvelée, l’Eglise prend officieusement ses distances avec cette communauté.
    https://www.youtube.com/watch?v=jZJB21QNWP8

    Dossier hors norme
    Les Travailleuses missionnaires font l’objet de deux enquêtes : une enquête canonique, mandatée par le Vatican, qui concerne l’aspect spirituel de leur association et une enquête civile à propos des conditions de travail des travailleuses. L’association cherche à jouer sur le statut de communauté religieuse pour justifier que du fait de l’engagement spirituel de ses femmes, elles s’apparentent à des moniales et ne relèveraient pas de la justice ordinaire .

    Au Parquet d’Epinal, où l’ensemble des procédures sont regroupées pour accroître l’efficacité( celles de Lisieux, Marseille, Ars-sur-Formans), on rappelle que l’association en question est une association de fidèles laïques, en aucun cas un ordre religieux. 

    En novembre 2017, la responsable légale de l’association est mise en examen en tant que personne morale et dernièrement, la justice vient de saisir 950 000 euros comme l’indique nos confrères de Vosges matin https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2018/08/10/950-000-saisis-chez-les-missionnaires dans son édition du 10 août. Certaines de ces jeunes filles exerçaient dans le restaurant proche de la basilique de Domrémy, l ’association était en effet présente au restaurant « L’accueil du pèlerin », à Domrémy-la-Pucelle, juste à côté de la Basilique. 

    Au total, une dizaine de plaintes, pour esclavage moderne, ont été enregistrées auprès du parquet d’Epinal (Vosges), qui suit l’affaire. En attendant la fin de l’enquête, Vosges matin indique que les Travailleuses missionnaires de Domrémy ont quitté les Vosges pour Besançon.

    #esclavage #économie #Femmes #religion #eglise_catholique #Lisieux #pelerin.e.s #Marseille #Caen #secte #Ars-sur-Formans #Domrémy-la-Pucelle

    • Marseille : enquête au restaurant de Notre-Dame-la-Garde Delphine Tanguy - 10 Aout 2018 - La Provence
      https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4708595/enquete-aux-pieds-de-la-bonne-mere.html

      L’association des Travailleuses missionnaires, qui gère le restaurant L’Eau Vive, est mise en examen pour travail dissimulé.

      Sur #Tripadvisor, il obtient une note de 4 sur 5 : « sympathique », « excellent rapport qualité prix ». Avec son charme désuet et son panorama à couper le souffle, L’Eau Vive est toujours une adresse chérie des touristes visitant Notre-Dame de la Garde. De fait, cette cafétéria au menu à 13€ se niche précisément sous les jupes de la Bonne Mère, où la gèrent les Travailleuses missionnaires de l’Immaculée : ces « vierges chrétiennes » font partie de la Famille Donum Déi, rattachée au tiers ordre du Carmel.


      Travail sans salaire, ni protection sociale et papiers confisqués
      Des femmes recrutées très jeunes, en Afrique ou en Asie, pour servir dans les différents restaurants L’Eau vive en Europe. En 2014, La Provence avait révélé le rapport accablant de l’association Avref (aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles), « Le livre noir des Travailleuses missionnaires de l’Immaculée » qui rassemblait des témoignages d’anciennes ayant fui l’association. Nous avions pu nous aussi les rencontrer : toutes décrivaient avoir travaillé des années sans salaire, ni protection sociale, leurs papiers confisqués, dans ces restaurants situés à Marseille, Lisieux, Caen, Ars, Besançon, etc.

      Six plaintes pour « traite d’êtres humains aux fins de travail forcé » avaient été déposées et appuyées par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), directement attachée aux services du Premier Ministre. C’est d’ailleurs Serge Blisko, président de la Miviludes, que nous avions entendu sur ce sujet « scandaleux et particulièrement sensible », qui avait défendu auprès du garde des Sceaux le principe d’un regroupement des plaintes « afin d’augmenter leurs chances d’aboutir ». En 2015, des enquêtes préliminaires avaient été ouvertes par plusieurs parquets en France dont celui de Marseille.

      Depuis, selon nos informations, les Travailleuses missionnaires avaient commencé à se mettre en conformité avec la loi, les femmes recevant par exemple les premières cartes Vitale de leur vie. Une visite canonique avait aussi été mandatée par Rome en 2016 : conduite par le dominicain Jean-Claude Lavigne, elle avait fait le tour des sites gérés par les TM. Car à Lisieux et Donrémyy, l’affaire avait jeté le trouble dans l’Église ; les évêques leur avaient même retiré la gestion de foyers. À Marseille, Mgr Pontier, à la tête de la Conférence des évêques de France, alerté depuis des années des soupçons pesant sur la gestion de L’Eau Vive, n’a jamais souhaité commenter l’affaire.

      Un dossier hors normes
      Que « les diocèses ouvrent enfin les yeux » est pourtant le souhait du Parquet d’Épinal auprès duquel l’ensemble des plaintes ont finalement été regroupées. « Les TM ne sont pas un ordre religieux mais bien une association, et à ce titre elles sont soumises au droit du travail », pointe Étienne Manteaux, le procureur. Au terme des investigations menées depuis 18 mois par l’office central en charge de la lutte contre le travail illégal, et closes cet été, la responsable des TM en France a été mise en examen, en tant que personne morale, le 9 novembre. « C’est un dossier hors normes, décrit le procureur, alors que l’instruction n’est pas encore clôturée. L’immense majorité de ces femmes se disent consentantes et satisfaites de leur sort. Mais le droit est le droit. » Des centaines ont bel et bien été employées depuis plus de 20 ans sans être payées ni déclarées. Un procès devrait s’ouvrir « avant l’été 2018 », escompte-t-on à Épinal.

      À nouveau contacté hier, Mgr Pontier garde le silence, tout comme la responsable de L’Eau Vive à Marseille. Quant au conseil de direction de la Famille Donum Déi, il indique, depuis Rome, que la comparution (de sa directrice française, ndlr) « est intervenue sur le seul délit de travail dissimulé à raison d’un débat technique tenant au statut administratif » des TM dans l’Hexagone. « Nous ne souhaitons pas fournir d’information complémentaire à cet égard », conclut-il.
      Et aussi Travail dissimulé à Marseille : l’Urssaf cible une vraie plaie sociale