• Trump war kein Ausrutscher, es geht so weiter
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/trump-war-kein-ausrutscher-es-geht-so-weiter-li.183326

    16.9.2021von Michael Maier - Völlig überraschend haben die USA, Großbritannien und Australien einen Militärpakt geschlossen. Das Ziel der neuen Allianz soll eine geschlossen Front gegen China sein – für den Fall, dass es zu einer militärischen Auseinandersetzung des Westens mit China kommen könnte. US-Präsident Joe Biden, der britische Premierminister Boris Johnson und Australiens Premier Scott Morrison sprachen von einem „historischen Schritt“. Es gehe darum, China in die Schranken zu weisen und in der Region einzuhegen. Selten wurde dieses Ziel so unverhohlen bekannt gegeben wie bei der Bekanntgabe von „AUKUS“, wie die Allianz heißen soll.

    Die Implikationen sind vielfältig. Zunächst wir Australiens zaghafter Versuch, eine „souveräne Rüstungsindustrie“ aufzubauen, im Keim erstickt. Australien hatte in den vergangenen Jahren versucht, einen Mittelweg zwischen China als dem wichtigsten Handelspartner des Landes, und der westlichen Werte- und Militärgemeinschaft zu finden. Zu diesem Zweckt hatte die Regierung in Canberra versucht, mit den Franzosen ins Geschäft zu kommen. Ein milliardenschwerer Deal über den gemeinsamen Bau von acht konventionell betriebenen U-Booten sollte die Basis sein.

    Doch schon im Juni waren dunkle Wolken am Horizont aufgezogen: Australien werde sich nach Alternativen umsehen, wenn Frankreich die gesetzten Liefer-Deadlines nicht halten könne. Ob es wirklich Schwierigkeiten mit den französischen Firmen gab und dies nur ein begleitendes Trommelfeuer war, um alle Beteiligten auf ein Platzen des Deals vorzubereiten, lässt sich heute nicht mehr sagen.

    Frankreich fiel jedenfalls wie die gesamte EU am Donnerstag aus allen Wolken, als die Australier plötzlich wissen ließen, dass sie den Vertrag mit Paris auflösen und stattdessen atomgetriebene U-Boote aus angelsächsischer Fertigung einsetzen werden. Unzweifelhaft stärkt die plötzliche nukleare Teilhabe die geostrategische Position Australiens. Faktisch aber bringt sie Australien in die völligen Abhängigkeit von London und Washington, wie Sam Roggeveen vom Lowy Institut in der BBC analysierte. Im Falle einer Zusammenarbeit auf konventioneller Ebene hätte Australien seine U-Boot-Flotte langfristig unabhängig betreiben können. Einen Know-how-Transfer bei der Nuklear-Technologie wird es nicht geben, die Australier hängen ab sofort vollständig am Tropf der USA und Großbritanniens.

    Der Schock in Paris war enorm: Außenminister Jean-Yves Le Drian sprach von einem „Dolchstoß“. Es wäre zu kurz gegriffen, würde man den eindeutigen Affront nur als industriepolitisches Machtspiel sehen. Das war es zweifelsohne auch, immerhin geht es um Arbeitsplätze und Stärkung der Technologie-Branche. Es ist verständlich, dass sich die französische Regierung hintergangen fühlt.

    Doch viel mehr noch muss die Tatsache gesehen werden, dass die angelsächsischen Verbündeten eine so weitreichende Entscheidung vollzogen, ohne die EU oder die europäischen Partner auch nur zu informieren: Die Financial Times zitiert EU-Insider, die bestätigten, dass man von der Entscheidung vollständig überrascht worden sei. Es war ein „Déjà-vu“: Auch vom plötzlichen Abzug der Amerikaner aus Afghanistan hatten die Europäer keinen blassen Schimmer. Spätestens jetzt sollte jeder Außenpolitiker in Paris, Berlin oder Brüssel wissen: Donald Trump war kein Betriebsunfall der US-Geschichte, sondern ein Vorspiel zu einer langfristigen Verschiebung de Kräfte: „America first“ gilt weiterhin uneingeschränkt – und wer, wie die Australier, versucht, dem Sog zu entgehen, der wird ganz schnell wieder eingefangen.

    Für die Europäer bedeutet dies, dass sie sich umgehend orientieren müssen: Ein Schmusekurs mit China wird nicht ohne gravierende Folgen – sprich Strafmaßnahmen der Amerikaner – bleiben. Die Eskalation vom Handels- und Finanzkrieg, der ja auch nach Trump nicht beendet worden war, zu einem sehr kalten Krieg bis hin zur Möglichkeit einer „heißen“ Phase ist vorgezeichnet.

    Die EU wäre jetzt gut beraten, sich ohne anti-amerikanische Ressentiments schleunigst nach weiteren Verbündeten umzusehen. Russland würde sich anbieten – allerdings hat das EU-Parlament ausgerechnet am Donnerstag eine Deklaration verabschiedet, die sich gegen die am Wochenende neu zu wählende Duma und das „korrupte Regime“ im Kreml richtet. Das ist nicht besonders intelligent in einer historisch kritischen Phase der Weltpolitik. Es geht um Optionen und Interessen und am Ende um die Frage, ob man alles getan hat, um nicht vollends fremdbestimmt agieren zu müssen.

    #Australie #France #USA #armement #Chine #Union_Européenne

  • 7 000 conducteurs d’un transporteur australien bloquent le réapprovisionnement du pays
    https://trm24.fr/7-000-conducteurs-dun-transporteur-australien-bloquent-le-reapprovisionnement-

    Quand les salariés d’une même entreprise de transport bloquent le pays. 7 000 conducteurs du géant des transports australiens Toll ont décidé de lancer une grève de 24 heures en bloquant la circulation et causant d’importantes perturbations de distribution et d’approvisionnement sur l’île continent.

     ?

    Ce sont principalement les livraisons de fournitures médicales qui sont affectées. D’autres secteurs sont impactés notamment dans l’alimentaire.

    La plupart des 7 000 conducteurs font partie du Syndicat des travailleurs du transport (TWU). Ce dernier négociait la nouvelle convention collective d’entreprise qui détermine les salaires et les conditions de travail des salariés.

    Toll propose une augmentation de salaire de 2% pour les deux prochaines années et une prime d’inscription de 1 000 dollars (842€). Le syndicat rappelle que les travailleurs avaient accepté de renoncer à une augmentation de salaire l’année dernière en raison de la pandémie de coronavirus.

    TWU réclame de son côté une augmentation de salaire de 3% et la sécurité de l’emploi. Le syndicat se dit surpris et choqué par Toll qui annonce vouloir réduire les heures supplémentaires pour le personnel permanent et utiliser des sous-traitants à court terme et des travailleurs d’entreprises de location de main-d’œuvre avec des salaires inférieurs.

    #Australie #Transports #Grève

  • #Belgique : Des cadeaux pour les assurances, de l’eau pour les sinistrés Claude Semal
    https://www.asymptomatique.be/des-cadeaux-aux-assurances-de-leau-aux-sinistres/?shared=email&msg=fail

    _ Les inondations de la mi-juillet dans la région liégeoise et la vallée de la Vesdre ont mobilisé des milliers de bénévoles pour porter secours aux sinistrés. Parmi eux, des centaines de membres et de sympathisants du PTB. Un échevin du P.S. verviétois vient de lancer une sombre polémique dans la presse sur ce “délit de solidarité”.

    Alors que les responsabilités de cette catastrophe seront bientôt discutées en commission au Parlement, rencontre avec Raoul Hedebouw, un des porte-paroles nationaux du PTB.
     
Entre deux séances parlementaires, j’ai rendez-vous avec lui “entre l’heure du midi”, Place de la Liberté, à deux pas du Parlement. J’ai deux minutes de retard, car dans cette capitale en perpétuels travaux, “ma” ligne 92 a été provisoirement interrompue. Mais j’étais en avance, donc je suis presqu’à l’heure ;-).
    
Grand, souriant, cordial, Raoul Hedebouw a le tutoiement facile des Liégeois, la répartie directe des militants rodés à la polémique, et l’humour de ceux qui savent qu’on ne combat pas nécessairement la misère en se vautrant dans la morosité.


    Cet éco-biologiste de formation, dont le travail de fin d’étude portait sur le pourrissement des feuilles de sept espèces d’arbres en Wallonie, en connait aussi un brin en matière de décomposition / recomposition du champ politique.
Comme il revenait tout juste de l’Université d’Été de la France Insoumise, alias la nouvelle Union Populaire, j’en ai profité pour conclure l’interview sur le devenir de la “gauche de la gauche” européenne.
Scoop : je peux déjà vous dire que Raoul boit du café au lait, qu’il transmet bien le bonjour à Irène, et qu’il a une autre réunion dans une demi-heure. Vous pouvez également saupoudrer son interview d’un léger fond d’accent herstalien, cela fera plus vrai que nature.

    Claude  : Six semaines après les inondations, as-tu une idée du nombre de gens qui ont été touchés par la catastrophe, et de ceux qui restent encore sans logis aujourd’hui ?

    Raoul  : Les chiffres vont encore certainement beaucoup fluctuer, parce qu’on ne sait toujours pas combien de maisons seront définitivement déclassées. Il y a au moins quinze mille ménages qui sont en très grande précarité.
Mais comme les gens logent toujours dans leur famille, il est impossible à l’heure actuelle de faire un décompte précis. Ce qui fait aussi partie du problème.
    
J’ai reçu des témoignages de gens qui sont “officiellement” encore dans leur maison, mais comme la “déshumidification” ne se passe pas bien, ils ne peuvent pas retourner y loger. Tous les problèmes liés à cette “déshumidification” sont d’ailleurs un des gros enjeux actuels pour les sinistrés. Et là, je parle uniquement de la détresse immobilière.

    Claude  : Il a y aussi toute la question des assurances, puisque la plupart des contrats “habitation” ont un volet “incendie” et “inondation”. A ce sujet, on a appris qu’Elio Di Rupo avait conclu un “accord” avec les compagnies d’assurances. A quel titre, avec quelle casquette et quel était son mandat pour faire cela ?

    Raoul  : C’est assez grave, en fait, et assez illustratif de la proximité entre le monde de la politique et celui de la finance. D’une part, il s’agit ici d’un accord “secret”, selon les dires mêmes de Di Rupo, dont nous ne pouvons donc pas connaître le contenu. Dans les grandes lignes, il s’agit d’une “approbation” de la loi de 2014 qui “limite” la responsabilité des assureurs à 590 millions d’euros pour des coûts estimés, jusqu’à présent, à 1,7 milliard. Je parle uniquement ici de ceux couverts par une assurance. Ceux qui sont “non assurés” dépendent d’un autre budget, le “fonds des calamités”.
Donc, il y a une sorte de “ristourne” d’un milliard d’euros rétrocédée au secteur de la finance. On va me dire : “c’est en vertu des accords conclus en 2014 et 2007”. C’est vrai que le problème date de là. Mais on retrouvait déjà les mêmes aux postes de commande. Car qui dirigeait le gouvernement fédéral à cette époque ? Elio Di Rupo !
Donc, c’est un peu facile. Nous, on paye tous nos primes d’assurance “volle pot”, comme on dit, et puis après, on se retrouve avec des assurances qui ne prennent en charge qu’un tiers des coûts. Alors que selon le propre bilan d’Assuralia, qui représente le secteur des assureurs, ces sociétés ont fait quinze milliards de bénéfices cumulés ces huit dernières années !
Donc c’est à nouveau nous qui allons devoir payer, alors que ce milliard aurait pu être investi dans le logement public. Les quartiers détruits de Pepinster, Angleur, Trooz, Verviers, … ne vont pas pouvoir être reconstruits par la loi du marché. Or ce milliard va filer dans la poche des actionnaires. On a donc un très gros problème autour de ce “deal” secret avec des entreprises de la finance. Et je suis étonné à quel point, dans les médias, on parle assez peu de cette affaire-là.

    Claude  : Je suppose que c’est une des raisons pour laquelle vous demandez une Commission Parlementaire à ce sujet. Une autre raison étant évidemment les causes mêmes de ces catastrophes, comme les permis de bâtir en zones inondables.

    Raoul  : Tout ce qui concerne l’aménagement du territoire sera débattu au niveau wallon, ça c’est déjà acquis. Toute la question des barrages, des bassins d’orage, des logements. Et il y aura probablement une autre commission d’enquête au niveau fédéral.
Là, on parlera des conséquences de la réforme de la protection civile, imposée par le MR et la NVa, qui je le rappelle, ont quand même supprimé 800 des 1200 postes de la protection civile. C’est pas de l’austérité, c’est carrément du rouleau compresseur anti services publics. On a amputé les deux tiers de notre force de frappe en cas de catastrophe !
L’autre problème fédéral, c’est la réforme des zones de pompiers et leur manque criant de moyens. On a beaucoup de témoignages de pompiers qui nous disent : “Nos petits bateaux ne résistaient pas au courant”, etc, etc….
Et puis les problèmes qu’on a rencontré en Belgique au niveau de la coordination et de la gestion de la crise. On a déjà vécu la même chose avec le COVID.
On ne sait pas qui décide quoi. Régional, fédéral, communal, provincial, international,… il n’y a pas eu un centre de coordination unifié. A notre avis c’est au niveau fédéral qu’on aurait dû le faire, alors que tout le volet fédéral du plan a été stoppé dès le 26 juillet. Ce qui a conduit à une cacophonie totale sur le terrain.
Enfin, il y a évidemment le débat autour de la question climatique. Sur la responsabilité de ces sociétés consuméristes qui produisent tout ce CO2, tout ce carbone. Car une de ses conséquences statistique, c’est l’augmentation des phénomènes extrêmes. Comme les sécheresses et les incendies, d’un côté, comme on le voit en Grèce, aux Etats-Unis et au Canada, et puis dans d’autres pays, les inondations. On n’échappera pas à ce débat-là aussi.

    Claude  : Sur la question du relogement des sinistrés, un certain nombre d’entre eux étaient relogés à l’hôtel, et avec toute cette tartufferie autour des 24 heures de Francorchamps, ils ont été mis dehors pour loger les spectateurs qui, eux mêmes se sont fait avoir, parce qu’ils ont payé 150 boules pour voir les voitures faire trois petits tours dans l’eau. Tu es au courant de ce dossier-là ?

    Raoul  : Il y a deux choses. La principale raison pour laquelle beaucoup de sinistrés ont été éjectés des hôtels, c’est parce les assureurs commencent à refuser de payer. En gros, la plupart des assurances comptaient quelque chose comme 21 jours de relogement.
On a reçu plusieurs témoignages comme quoi les assureurs ne communiquent même pas avec les sinistrés, mais s’adressent directement à la direction des hôtels pour les prévenir de l’interruption de leur intervention. C’est la première des raisons, et à mon avis la plus grave. Vient se greffer là-dessus effectivement l’événement de Francorchamps, qui est assez ironique, puisqu’il a été annulé à nouveau à cause de pluies particulièrement fortes. Et là, on a effectivement fait passer le commercial avant la gestion des sinistrés.

    Claude  : Puisque Di Rupo veut absolument payer les deux tiers de la dette des assurances, est-ce qu’on ne peut pas lui demander de prendre le relais ? Ce serait assez logique, non.

    Raoul  : Bien sûr. C’est tout le débat sur la façon dont le politique se désarme lui-même et laisse tout le pouvoir, sur plein de dossiers, au monde du privé. Ce n’est pas une maxime marxiste, c’est quelque chose qu’on peut constater tous les jours.
Ici, quatre compagnies d’assurances contrôlent presque l’ensemble du marché. Le logement, par exemple, est complètement laissé aux mains du marché. Le pourcentage de logements sociaux diminue d’année en année, même s’il doit en principe atteindre 10% par commune. Dans une commune comme Liège, qui se dit pourtant socialiste, de gauche et tout et tout, on doit flirter avec du 7,5 %.
Ce qui est grave pour les sinistrés, et cela montre combien le capital est cynique, c’est qu’actuellement le prix des loyers flambe – puisqu’il y a soudain une forte demande que le marché ne peut assurer ! Ca c’est le capitalisme : plus tu as besoin de quelque chose, plus tu payes ! Plus tu as de la misère, plus les loyers augmentent !
La seule manière de contrer cela, c’est d’une part de bloquer les loyers, pour maîtriser un peu le secteur, mais aussi de développer un secteur de logement public. Or je constate, au delà du blabla, qu’on n’investi pas dans la construction de nouveaux logements sociaux. Or ici, certainement dans la vallée de la Vesdre, et à Liège, il va pourtant falloir un plan ambitieux de construction massive de nouveaux logements. Et cela, il n’y a que le secteur public qui peut le faire.
Utilisons le fameux milliard qui est donné aujourd’hui aux assurances pour financer des logements sociaux de qualité. Une ville comme Vienne, “Vienne-la-rouge”, comme on l’appelait à l’époque, elle le fait massivement. En Belgique, c’est plutôt la tradition “libérale” et “privée” qui prévaut partout.

    Claude  : Cela dépend quand même où. La social-démocratie a parfois eu une politique de logement. Dans ma commune de Saint-Gilles, par exemple, il y a une régie foncière communale assez développée, qui gère un millier de logements.

    Raoul  : Tout à fait, il y a quelques communes qui font ici et là exception.

    Claude  : Face aux manque de moyens des services publics, face à l’incurie locale de certaines autorités politiques, il y a eu par contre très rapidement une énorme mobilisation citoyenne, et de très nombreux actes de solidarité. Des militants et sympathisants du PTB y ont notamment participé. Un échevin PS de Verviers a lancé une sombre polémique dans la presse en parlant de “récupération politique sur la détresse des sinistrés”.

    Raoul  : C’est dégoûtant à plusieurs niveaux. D’abord, c’est un peu ironique d’avoir un échevin d’une Ville qui était aux abonnés absents pour gérer la crise à Verviers (je ne parle pas des fonctionnaires, mais des autorités politiques). Notamment, de ne pas avoir assez rapidement donné l’alerte d’évacuation, et d’avoir par contre très rapidement arrêté la récolte des déchets. Je trouve ça dingue, plutôt que d’aller regarder dans sa propre assiette, d’aller pointer du doigt un parti qui, justement, a essayé d’organiser la solidarité concrète.
    
C’est stratégique pour nous. On veut s’inspirer de ce qui avait été fait à l’époque en France avec le Secours Populaire (1). Cela fait deux ou trois ans qu’on réfléchit à de telles formes concrètes de solidarité. Pour les inondations, ce sont finalement plus de 2.000 bénévoles qui sont venus à l’appel du PTB, à côté des milliers d’autres qui ont spontanément donné un coup de main. Cette auto-organisation de la population, c’est aussi un fait politique très important. A Liège, des milliers de bénévoles sont venus des quatre coins du pays, dont de nombreux flamands, il y en a même qui ont pris trois ou quatre semaines de congés, et cela montre que la Belgique de la solidarité, cela existe vraiment.

    Pour revenir aux déclarations de cet échevin PS, politiquement, c’est donc complètement à côté de la plaque. Nous avons voulu poser des actes concrets de solidarité, et pas lancer des paroles en l’air.
Il nous a accusé d’avoir pris les coordonnées des gens. Mais c’est absurde. Comment veux-tu coordonner et dispatcher les équipes, et savoir où les envoyer, où vider les caves et charger les détritus, si tu n’as pas les contacts des volontaires et des sinistrés ? C’est pas en trois heures qu’on nettoie ces affaires-là. A l’Ecole Don Bosco, on a envoyé des dizaines de personnes pendant des dizaines de jours pour vider et nettoyer les locaux.
    
Je peux même ici te donner un scoop.
Pendant deux jours, le centre de crise de Verviers a même renvoyé les bénévoles qui arrivaient vers le centre de bénévoles du PTB, parce qu’on était les seuls à avoir mis sur pied ces outils de coordination. Je le dis ici : les 21 et 22 juillet, on était sur le terrain, et on a envoyé 350 bénévoles à Verviers. L’autorité publique était complètement dépassée.

    Claude  : Je te crois, et ce n’est pas moi qu’il faut convaincre (rires).
Tu as gentiment pris sur ton temps de midi pour participer à cette interview, entre deux séances au Parlement, et le temps nous est donc un peu compté. Mais j’ai vu que tu avais participé comme orateur invité à l’Université d’Été de la France Insoumise, à Valence. Tu peux nous dire un mot à ce sujet ?

    Raoul  : C’était très sympa. J’ai été étonné de voir combien les militants français étaient informés de ce qu’on faisait, via les réseaux sociaux. Cela me faisait du bien de me plonger un peu dans la réalité compliquée française, avec les présidentielles qui arrivent, un vrai danger avec une extrême-droite qui est aussi forte que chez nous en Flandre, mais à l’échelle de toute la nation française. C’était chouette d’aller faire un clin d’oeil là-bas, mais j’irai aussi à la fête de l’Huma la semaine prochaine, parce que la “gauche de gauche” française est ce qu’elle est, elle est plurielle, et ce n’est pas à nous d’aller nous mêler des “affaires intérieures” françaises (rire de Claude).
    
J’ai rencontré beaucoup de jeunes de la France Insoumise, avec beaucoup de questions stratégiques assez pareilles aux nôtres. Comme créer une hégémonie culturelle à gauche ? C’est quoi le marxisme au XXIème siècle ? Les liens entre les luttes sociales et la politique. Plein de questions passionnantes, et on se pose les mêmes en France, en Grèce, en Espagne et en Belgique. Trop longtemps, au PTB, on a cru qu’on allait régler ça à l’échelle belge, avec notre vérité à nous, et on n’avait pas trop de contacts avec les autres gauches plurielles, qui sont très différentes en Europe. Mais là, on a décidé de prendre plus de contacts, et c’était vraiment chouette d’être là.

    Claude  : Justement, par rapport à ces questions stratégiques, la France Insoumise vient de se transformer en “Union Populaire”, qui semble moins spécifiquement marquée “à gauche” que le Parti de Gauche ou la France Insoumise elle-même. Tu as pu discuter de ce tournant politique, ou tu as toi-même une opinion à ce sujet ?

    Raoul  : Je vais parler pour nous. Nous, on reste dans des marqueurs “de classe”. Je sais qu’il y a des débats qui traversent “la gauche de gauche” mais moi, je crois en une analyse marxiste de la société, dans l’existence des classes sociales, même si elles se diversifient et si le prolétariat d’aujourd’hui n’est pas forcément le même que celui d’hier. Mais que le monde du travail, en tant que classe, se retrouve opposé à une grande bourgeoisie nationale et internationale financière, cela reste pour moi un fait, et je reste dans cette grille d’analyse là. Donc, personnellement, je ne me revendique pas du “populisme de gauche”, qui met plutôt en avant une opposition entre “peuple” et “élite”.
    
C’est un débat que nous avons aussi avec nos camarades de la France Insoumise, mais ce qui compte, c’est aussi la pratique de terrain, et c’est important de pouvoir mener ce type de débats sans anathèmes et dans le respect l’un de l’autre et de nos réalités spécifiques. Nous on reste plutôt sur cette alliance ouvriers, employés, petits indépendants, paysans, ce “front de classe” anti-monopolistique, et cette analyse-là nous semble toujours pertinente.

    Claude  : En plus de ça, on ne sait pas encore vraiment quel sera le contenu précis de cette Union Populaire. Là, on est plutôt dans “l’effet d’annonce”.

    Raoul  : Exactement . Nous n’en dirons donc pas plus (rires).

    Claude  : Pour conclure peut-être,… (Raoul regarde sa montre, mais il reste très disponible : on est “dans les temps”) …les inondations et la crise climatique sont entrées chez nous en collision avec une autre crise nationale majeure, celle du COVID. Comment as-tu le sentiment que l’État fédéral et les régions gèrent ce problème chez nous, et le PTB a-t-il une position sur le sujet ?

    Raoul  : Moi, ce qui m’inquiète, c’est la stratégie du “tout au vaccin”, qui a complètement zappé la première ligne de soins, toute cette médecine de proximité qui existe trop peu en Belgique, avec un renvoi systématique vers les spécialistes et les hôpitaux. Je crois qu’on risque de se mettre le doigt dans l’oeil. Même chose pour la vaccination. Je ne crois pas qu’avec l’obligation vaccinale, la répression, on va y arriver. Il y a une vrai méfiance d’une partie de la population vis-à-vis des autorités publiques, mais aussi vis-à-vis des multinationales pharmaceutiques, qui se cristallise peut-être malheureusement autour de la question du vaccin, mais la seule façon de combler ce fossé, c’est de construire un réseau médical proche de la population, et tu sais que nous mettons en avant le modèle coopératif des “maisons médicales”, qui sont une alternative concrète à la “médecine libérale” et du chacun pour soi.
    
Et l’autre versant du débat, ce sont les conséquences économiques de cette crise. Pour le moment, on a maintenu, et tant mieux, un certain nombre d’aides pour maintenir un certain nombre d’acteurs économiques en activité. Mais on parle bientôt de retirer la prise, et cela va provoquer des dégâts terribles d’un point vue social. Et là, va se poser à nouveau la question : qui va payer les conséquences de la crise ? Or toujours sous le capitalisme, et Noémie Klein l’a bien expliqué dans son livre “la Stratégie du Choc”, au moment du “choc”, et la crise du COVID en est un fameux, les gros et puissants vont en profiter pour s’accaparer à nouveau des pans entiers de notre société. Ces grand groupes industriels, qui ont les reins très solides, sont déjà en train de relancer leur production, comme Ryanair qui vient de renouveler sa flotte de Boeing, et ce sont les petits, qui ont des fonds propres beaucoup plus faibles, qui vont mourir.

    Claude  : L’année passée, en France, les principale entreprises du CAC40 ont très sensiblement augmenté leurs bénéfices…

    Raoul  : Là, il y a aussi un vrai enjeu socio-économique : qui va payer les pots cassés de cette crise ? Et on revient alors sur des débats fiscaux comme un impôt sur la fortune, un impôt exceptionnel sur les bénéfices bancaires, sur la grande distribution qui a réalisé des surprofits,… Ce n’est pas qu’une question philosophique. C’est une question très pratique pour le budget 2022. Car on va voir qu’on va à nouveau nous proposer de serrer la ceinture, au nom des dogmes de l’austérité, au lieu d’aller chercher l’argent là où il se trouve.

    Claude  : … sans parler du secteur pharmaceutique, qui a lui-même fait des profits incroyables !

    Raoul  : C’est scandaleux. Ca, c’est un hold-up des Pfizer et Cie, quand on parle de 4 ou 5 milliards de bénéfices en plus. Et en plus, #Pfizer et #Moderna viennent encore d’augmenter le prix des vaccins, alors que le prix de revient est le même !
C’est pour ça qu’on vient de lancer une campagne européenne, avec d’ailleurs tous nos camarades de la gauche radicale européenne, “Pas de Profits sur la Pandémie”, qui est un appel à la signature d’une initiative citoyenne pour exiger de la Commission Européenne une transparence totale et une remise en cause de ces contrats.

    Claude  : Sans compter que de nombreux pays pauvres n’ont pas accès à ces vaccins, à cause de ce coût prohibitif protégé par des brevets, alors qu’une épidémie mondiale, par définition, doit se traiter mondialement. Car les virus ne connaissent pas de frontières, et il est impossible de s’en débarrasser dans un seul pays sans le faire aussi dans tous les autres.

    Raoul  : Cela, il faut le faire comprendre aussi au monde du travail : tant que les trois-quarts de l’humanité n’auront pas accès à ces soins, les virus continueront à muter, et on ne sera jamais tranquille. Donc réclamer la levée de ces brevets, ce n’est pas qu’une attitude altruiste internationale, c’est aussi pour nous-mêmes. Brevets dont je rappelle quand même qu’ils utilisent des technologies qui, dans leur grande majorité, ont été conçues dans des universités publiques ou avec l’aide massive de fonds publics. Le livre “L’État Entrepreneurial” démontre cela très bien. Beaucoup de ces innovations technologiques viennent de nos universités, viennent du travail de chercheurs altruistes, qui n’en ont tiré aucun profit. Moi je suis biologiste de formation, j’ai vu des gens passionnés bosser pour des salaires très modestes. Il faut arrêter de croire que ce qui fait marcher l’humanité, c’est la recherche du profit. Ce n’est pas vrai. Il est d’autant plus immoral que la privatisation de ces techniques et découvertes mettent aujourd’hui notre santé collective en danger.

    Propos recueillis par Claude Semal le 1er septembre 2021.
    (1) NDLR : Héritier du “Secours Rouge” proche du PCF (1923-1943), le Secours Populaire a été créé en 1945 par fusion avec l’Association Nationale des victimes du Nazisme. C’est aujourd’hui la troisième association française de solidarité, en terme de budget, derrière la #Croix-Rouge et le #Secours_Catholique, mais c’est la première en terme de réseau militant. En 2018, elle est venue en aide à plus de trois millions de personnes grâce à plus de 80.000 #bénévoles.

    #Raoul_Hedebouw #PTB #Marxisme #Claude_Semal #union_Populaire #Inondations #Catastrophe #Précarité #ps #Di_Rupo #Secours_Populaire #vaccins #luttes_sociales #inondations #crise_climatique #maisons_médicales #médecine #Santé #Ryanair #surprofits #austérité

  • En Australie, selfies et vidéos en direct deviennent un outil de surveillance des personnes en quarantaine
    https://www.letemps.ch/monde/australie-selfies-videos-direct-deviennent-un-outil-surveillance-personnes-q

    Vous avez été mis en quarantaine ?
    Vous avez 15 minutes pour vous connecter à l’application de l’Etat d’Australie méridionale et prouver que vous êtes bien chez vous, grâce à la reconnaissance faciale et la géolocalisation.
    Un dispositif-test orwellien qui pourrait être déployé au niveau national

    Pour s’assurer du respect des mesures de quarantaine imposées dans le pays, un Etat australien impose à ses citoyens de se plier à un contrôle atypique : une application développée par le gouvernement, Home Quarantine SA, doit être installée pour s’assurer que chacun et chacune se trouve bien en isolement à l’adresse indiquée.

    Souriez, vous êtes filmés
    La personne contrôlée est contactée par SMS, de manière aléatoire, et dispose de quinze minutes pour montrer son visage devant la caméra de son smartphone. La date, l’heure et sa localisation sont alors vérifiées. Ceci pour prouver que le sujet filmé en direct est bien à son domicile. Mais ce n’est pas tout : ses traits sont également scrutés par un logiciel de reconnaissance faciale afin de déterminer s’ils correspondent bien au profil de la personne enregistrée. . . . . . .

    La suite payante, mais est ce bien nécessaire ?

    #contrôle #surveillance #smartphone #algorithme #vidéo-surveillance #biométrie #facial #santé #bigdata #géolocalisation #reconnaissance #police #coronavirus #pandémie #Australie

  • La #justice avant l’État
    https://laviedesidees.fr/La-justice-avant-l-Etat.html

    Pour l’anthropologue Christophe Darmangeat, les sociétés sans État et dénuées de richesses, telles que celles des Aborigènes australiens, n’en possèdent pas moins des formes de #violence organisées, dont il propose une typologie. Contre une idée tenace, il souligne aussi que ces sociétés peuvent pratiquer la #guerre, comme un prolongement de la justice.

    #Histoire #anthropologie #Entretiens_vidéo #armes #Australie

    • Merci, ça m’intéresse beaucoup.

      Ce genre d’étude (sans dire que c’est le cas présentement) me rappel parfois la BD de Liv Strömquist « l’origine du monde » dans laquelle elle a su montrer à quel point les hommes (le genre masculin noyé dans le patriarcat) se lance dans des études sur autrui comme c’est arrivé sur les femmes sans même se demander si les concernées ne seraient pas plus à même de mener une telle étude ou à minima de répondre aux questions.
      L’homme qui étudie un peuple ou la femme ne peut il demander aux concernés de mener une telle étude ? Un peu comme un colonisateur qui ne peut s’empêcher de réaliser des études sur les colonisés pour se rassurer de sa légitimité de colons.
      C’est un état d’esprit qui a été montré du doigt dans des documentaires sur colonisation.

      C’est un questionnement que j’ai parfois. Pas une accusation sur l’article ou l’auteur.

  • Lettre mondiale condamnant la proposition de loi visant à décriminaliser le système prostitutionnel dans l’État de Victoria, en Australie

    Nos alliées abolitionnistes en Australie ont besoin de notre soutien et souhaitent qu’on joigne nos voix aux leurs pour condamner la proposition de loi visant à décriminaliser totalement la prostitution dans l’Etat de Victoria en Australie. Ce projet de loi est actuellement en discussion et a de bonnes chances d’être adopté.

    Vous pouvez signer ce courrier condamnant le projet de loi de décriminalisation totale (en pièce jointe + traduction en français) en remplissant ce google doc avant le 26 août

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/08/25/lettre-mondiale-condamnant-la-proposition-de-loi-visant

    #prostitution #féminisme #australie

  • Kurdish refugee sues Australian government for alleged unlawful imprisonment in #Melbourne hotels

    Mostafa ‘Moz’ Azimitabar seeks damages for detention over 14 months in case that could carry implications for hundreds of asylum seekers

    https://www.theguardian.com/australia-news/2021/jul/30/kurdish-refugee-sues-australian-government-for-alleged-unlawful-impriso

    Ajouté à la métaliste sur #migrations et #tourisme :
    https://seenthis.net/messages/770799
    #hôtel #Australie #détention

  • Six countries urge EU to continue Afghan deportations

    Stopping deportations would “motivate even more Afghan citizens to leave their home,” the six states say. Afghan authorities have asked deportations to stop until October.

    Six EU countries have asked the European Commission not to stop the deportations of unsuccessful asylum migrants back to Afghanistan as thousands flee the Taliban’s takeover.

    Ministers from Germany, Austria, Belgium, Greece, Netherlands and Denmark said “stopping returns sends the wrong signal and is likely to motivate even more Afghan citizens to leave their home.”

    The move follows a plea from the Afghan Ministry of Refugees and Repatriation on July 8 to stop EU returns of its nationals for three months during the current resurgence of the Taliban.
    What did the letter say?

    The letter signed by the six states said that more moves should be made on the ground to support Afghanistan and neighboring countries rather than halt deportation from the EU.

    “We fully recognise the sensitive situation in Afghanistan in light of the foreseen withdrawal of international troops,” said the joint statement.


    https://twitter.com/kmlvrmln/status/1424646282505822210

    It recognized that there were 4.6 million Afghans that had already been displaced by the conflict with 570,000 asylum applications from the country lodged in the EU since 2015.

    “In view of of the expected likelihood that Afghanistan will continue to be a significant source of irregular migration to the EU, we would like to underline the importance of returning home those without genuine protection needs,” said the six countries.

    They urged “the Commission to intensify talks with the Afghan government on how returns to Afghanistan can and will be continue in the coming months.”

    EU countries have come under increasing attack from human rights groups for the decision to continue returning unsuccessful asylum applicants. On August 3 the European Court for Human Rights ruled not to send one of these migrants back to Afghanistan at least until the end of August.

    “That regions of a country are not safe does not mean that each national of that country automatically is entitled to protection,” added Belgium’s secretary for asylum and migration, Sammy Mahdi.
    What has the EU said?

    A spokesman for The European Commission said: "At an EU level there isn’t a list of countries considered safe relating to asylum applications or for returns.

    “It’s up to each member state to assess... the country of origin and the

    situation of the person concerned,” he said.

    But a senior EU official said on Tuesday that it wants to avoid “a massive flow of migration from Afghanistan.”

    According to the official, 80% of deportations to the war-torn country are “voluntary.”

    The official said the situation in the Middle Eastern country is “challenging” although it is not yet “desperate” in that it still had a solid government unlike Syria and Iraq in past refugee crises.

    But the EU was concerned about fighting stifling the arrival of humanitarian aid in the country, Doctors without Borders (MSF) said on Tuesday that the situation has “deteriorated” to the point that some cities have “medical facilities on the front lines.”
    What is the situation in Afghanistan?

    By Tuesday the Taliban had taken six Afghan provincial capitals forcing thousands to move to Kabul and other safer areas.

    The insurgents, who want to establish Sharia law in the country, are now looking to take Mazar-i-Sharif, the largest city in the north of Afghanistan.

    Its fall would mean an area that has voiced strongest opposition to the Taliban could now be out of government control.

    The US, which aims to withdraw all its troops by the end of August, has sent a special envoy, Zalmay Khalilzad to Qatar to try to get a ceasefire with the Taliban.

    But Pentagon spokesman John Kirby admitted there was “not much” the US could do but trust the Afghan government forces to turn the tide.

    “Taliban forces advancing in Ghazni, Kandahar, and other Afghan provinces have summarily executed detained soldiers, police, and civilians with alleged ties to the Afghan government,” said Human Rights Watch on August 3.

    With the Taliban advancing through the country at an alarming rate, experts believe more revenge killings could be on the way.

    https://www.infomigrants.net/en/post/34221/six-countries-urge-eu-to-continue-afghan-deportations

    #Afghanistan #renvois #expulsions

    Et voilà, encore une fois, apparaître la belle #rhétorique de l’#appel_d'air :

    Stopping deportations would “motivate even more Afghan citizens to leave their home,” the six states say.

    ping @isskein @karine4

    • Six EU countries want to keep forced return of Afghans despite Taliban offensive Access to the comments

      At least six EU countries insist that the forced deportation of migrants back to Afghanistan continues despite the Taliban’s alarming gains in recent weeks.

      Austria, Belgium, Denmark, Germany, Greece, and the Netherlands wrote to the European Commission claiming that halting returns "sends the wrong signal and is likely to motivate even more Afghan citizens to leave their home for the EU.’’

      Adalbert Jahnz, the Commission’s spokesman for home affairs explained that “it’s up to each member state to make an individual assessment of whether the return is possible in a specific set of circumstances, that needs to take into account the principles, notable the principle of rule of law and other fundamental rights.”

      “But it’s not something that the EU specifically regulates,” he added.

      The call by the six member states comes a week after the European Court of Human Rights (ECHR) urged Austrian authorities not to proceed with the expulsion of an Afghan national until late August at the earliest because of “a clear risk of irreparable harm to the complainant”.

      Afghanistan had in July urged Europe to stop deportations for three months, as Finland, Sweden and Norway had done, due to the deteriorating security situation on the grounds.

      Taliban insurgents have captured five out of the country’s 34 provincial capitals in less than a week in a relentless campaign against government forces.

      They have been emboldened by the withdrawal of US and NATO troops from the country.

      Cities claimed by the Taliban include strategically important Kunduz in the north that has transport links to many other cities including the capital Kabul.

      Afghan security forces, which have been backed, trained, and financed with billions of dollars in a 20-year-long Western military effort that included many EU countries, appear unable to cope with the offensive.

      https://www.euronews.com/2021/08/10/six-eu-countries-want-to-keep-forced-return-of-afghans-despite-taliban-off

      #réfugiés_afghans #asile #migrations #réfugiés #retour #renvois #expulsions
      #Austriche #Belgique #Danemark #Allemagne #Grèce #Pays_Bas

      #machine_à_expulser

    • Réfugiés afghans : l’hypocrisie européenne

      La plupart des pays de l’Union européenne ont attendu le dernier moment pour suspendre les expulsions d’Afghans venus demander l’asile sur leur sol. Alors que les talibans ont pris le pouvoir à Kaboul, les vingt-sept ministres des affaires étrangères se réunissent en urgence ce mardi pour décider des suites à donner à leur action. Accueillir dignement les exilés déjà arrivés sur leur sol serait un premier pas en matière de solidarité.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/160821/refugies-afghans-l-hypocrisie-europeenne#at_medium=custom7&at_campaign=104

  • Il aura fallu trois jours pour éteindre l’incendie de la méga-batterie Tesla en Australie
    Préparons-nous à ce nouveau type de catastrophe.
    https://korii.slate.fr/tech/technologie-incendie-mega-batterie-tesla-neoen-australie-victoria-pompie
    Repéré par Thomas Burgel sur The Guardian https://www.theguardian.com/australia-news/2021/aug/02/tesla-big-battery-fire-in-victoria-burns-into-day-three

    Il y a quelques semaines, des experts britanniques tiraient la sonnette d’alarme : les « fermes à batteries » installées à tour de bras un peu partout dans le pays pour compenser les intermittences des énergies renouvelables constituaient de véritables bombes à retardement https://korii.slate.fr/tech/technologie-fermes-batteries-stockage-lithium-ion-danger-incendies-explo .

    Ce risque d’explosion et d’incendie est depuis longtemps connu pour la technologie lithium-ion, mais les exemples sont effectivement appelés à se multiplier. Comme fin juillet à Moorabool dans l’État de la Victoria en Australie, où une « méga-batterie » Tesla de 13 tonnes a explosé puis pris feu https://www.theverge.com/2021/7/30/22602411/neoen-tesla-megapack-fire-victorian-big-battery , mettant les soldats du feu du cru dans une position délicate.

    D’une puissance de 300 MW et produite par la firme française Neoen https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/tesla-et-le-francais-neoen-veulent-construire-une-nouvelle-batterie-geante- , la « Victorian Big Battery » était en cours d’installation et en phase de tests initiaux https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-07-30/fire-erupts-at-tesla-big-battery-in-australia-during-testing . L’incident n’a heureusement fait aucun blessé ni mort, et n’a pas impacté la fourniture énergétique de la Victoria.

    Il n’a cependant pas été sans conséquence : une alerte aux fumées toxiques a été émise par les autorités pour les communautés avoisinantes, auxquelles il a été demandé de soigneusement se calfeutrer https://www.smh.com.au/business/the-economy/fire-breaks-out-during-testing-of-victorian-big-battery-near-geelong-2021073 pour éviter tout risque d’intoxication.

    Une première, pas la dernière
    « Il nous semble que c’est la première fois au monde que nous devons faire face à l’incendie d’une méga-batterie », a expliqué Ian Beswicke, chef des pompiers de la zone repris par The Guardianhttps://www.theguardian.com/australia-news/2021/aug/02/tesla-big-battery-fire-in-victoria-burns-into-day-three .

    « Ces feux de méga-packs sont complexes à combattre, car on ne peut pas se contenter de les noyer sous l’eau : ça ne fait que prolonger la durée de l’incendie. »

    Les soldats du feu ont donc pris conseil auprès d’experts de la chose, à commencer par ceux de Tesla. La solution ? Refroidir ce qui entoure l’incendie pour éviter la contagion, et attendre que la chose se consume d’elle-même.

    C’est ce que les pompiers ont fait. Il aura finalement fallu plus de trois jours pour qu’ils puissent déclarer l’incident sous contrôle, et qu’ils commencent à surveiller la zone en cas de récidive.

    Le temps de l’enquête peut désormais advenir : ces batteries géantes étant appelées à se multiplier partout dans le monde, ses conclusions seront sans doute scrutées de très près.

    #fermes_à_batteries #batteries #méga-batteries #Australie #Neoen #méga-packs #pompiers #incendies #Tesla et ses #batteries de merde #elon_musk #énergie #technologie #innovation #technologisme #électricité #transhumanisme

  • Best Record Stores in Melbourne, Australia | Discogs
    https://blog.discogs.com/en/best-record-stores-melbourne-australia

    Melbourne — known for its amazing selection of food and coffee, AFL (a strange game where people in the smallest shorts imaginable kick an egg-shaped ball around a giant egg-shaped park), and general quality of life — may not be the country’s capital, but when it comes to music, Melbourne holds the crown for the best scene in Australia.

    From non-stop gigs in every corner of the city to the sheer abundance of record stores, from the dirtiest punk 45s to blues, techno, dub, opera, and beyond — if it’s on wax, you are bound to find it in one of the city’s legendary shops.

    Even if you’re not sure what you are looking for, drop in and have a chat with your local record hustler. They have a magical knack for knowing what you want before you do! Let us take a short peek at the best record stores in Melbourne, Australia. You can find even more amazing stores on Vinylhub, the online record store database.

    #Melbourne #musique #vinyles #disquaires

  • Expats make waves surfing out the pandemic on Bali - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/07/expats-make-waves-surfing-out-the-pandemic-on-bali

    Expats make waves surfing out the pandemic on Bali
    Over 100,000 foreigners mostly on visitor visas are living on the resort island despite being closed to tourism for over a year
    JAKARTA – Travelling around sun-drenched southern Bali in these otherwise dark pandemic days, there are so many scantily-clad foreign motorcyclists careening in and out of traffic it is difficult to believe the holiday island has been closed to foreign tourism for the past 16 months.In fact, according to the Ministry of Law and Human Rights, more than 109,800 foreigners from 133 countries are still living in Bali, including 2,246 permanent residents, 29,070 holding temporary stay permits and a whopping 78,485 on visitor visas.Russia leads the nationality list, followed by the United States, Australia, Britain, France, Germany, Ukraine the Netherlands and Canada — far different from a normal tourism year when Australia and China contribute to a significant majority of Bali’s six million annual foreign tourists.Some of Bali’s attraction lies in the fact that the island hasn’t been hit as hard by the pandemic as neighboring Java. Even though new infections have risen over the past month from 100 to as much as 500 a day, the number of daily deaths remains in single figures, according to official data.That may be partly because the island has the highest rate of Covid-19 vaccinations in Indonesia – a deliberate government strategy aimed at trying to include Bali in international travel bubbles. About 70% of a targeted three million people have already received at least one jab.
    The latest surge, however, has prompted the local government to close beaches and restaurants, and do its best to reduce mobility, measures that have produced only mixed results on an island where the motorcycle is king.Daily religious ceremonies are ongoing, though supposedly confined to 50 people, and persuading tourists to wear masks and maintain other health protocols is proving difficult to enforce, with the 12,000 stay-behind Australians losing their bad behavior reputation to the Russians.More than 111,000 Russians visited Bali in 2019 looking for relief from their harsh winter. While it is not clear how many remain, police are finding they are the most troublesome to control on a range of levels.Over half of the 157 foreigners who ran afoul of the law last year held Russian citizenship, according to police data. Among the 59 to be deported were two yoga instructors, who had held a mass yoga session in the hill resort town of Ubud.That trend has continued this year. Authorities took a dim view of a young Russian so-called “influencer” after he posted a video on his website showing him jumping off a pier on a motorcycle, a bikini-clad girl clinging on behind him.Another Russian influencer, Leia Se, was deported in May after posting video footage of herself wearing a painted surgical mask to dupe store guards after she and a friend were earlier refused entry because Se was unmasked.
    Among others to be given their marching orders last year were two American women who tweeted about Bali being a cheap LGBTQ-friendly destination. Their crime, according to immigration officials, was “spreading information that could unsettle the public.”Most of those who have been deported were accused of disrupting public order, overstaying their visas and misusing stay permits, including providing false information on their visa applications. Once the center of an industry that in 2019 earned the island US$8 billion in foreign exchange, Kuta is now largely deserted, losing its title to Seminyak and Canggu as the most popular hang-outs for young foreigners along the west coast tourist strip.
    When tourism returns, that’s where the action will be. But plans to re-open the island at the end of this month have died with the worst eruption in new Covid-19 infections since March last year, when the government first shut the door on the island.Thousands of foreigners were stranded last year, but while many trickled back to their home countries on infrequent international flights, others elected to stay, facilitated by sympathetic authorities who no doubt saw it as a small way to help keep the economy ticking over. Those that are left are a mixed batch. Apart from a small minority of long-term residents and refugee families from Covid-hit Jakarta, they may be living off trust funds and wealthy parents, struggling to make ends meet as small-scale business people or fall into the category of “digital nomads”, a whole new class of tourist involved in everything from bitcoin trading to art therapy and online hypnotism.Bali is already a world-leading destination for digital nomads, second only to Barcelona in one survey. Regional competition comes from places like Phuket and Chiang Mai in Thailand, and Vietnam’s Ho Chi Minh City, where one of the prerequisites is always a fast internet. A beach helps, too.Tourism Minister Sandiaga Uno, a former vice-presidential candidate who moved his office to Bali to oversee the island’s revival, wants to eventually attract more of the nomads with a new long-term visa that would allow foreign tourists to stay for up to five years.
    (...)The minister has already invited people from across Indonesia to work and study in Bali. Among those who have already moved there are several Jakarta-based foreign businessmen, lured by the prospect of their children being able to attend international schools, rather than learn remotely as they have done for a year now.

    #Covid-19#migrant#migration#indonesie#france#russie#etatsunis#sante#bali#digitalnomades#expatries#etranger#australie#grandebretagne#allemagne#ukraine#hollande#Canada#economie#tourisme

  • UK to block #visas for countries refusing to take back asylum seekers

    Bill would give home secretary power to take action against citizens of countries deemed not to be cooperating.

    The UK will block visas for visitors from countries the home secretary believes are refusing to cooperate in taking back rejected asylum seekers or offenders.

    In proposed legislation published on Tuesday, #Priti_Patel and future home secretaries would have the power to suspend or delay the processing of applications from countries that do no “cooperate with the UK government in relation to the removal from the United Kingdom of nationals of that country who require leave to enter or remain in the United Kingdom but do not have it”.

    The clause in the nationality and borders bill also allows for the home secretary to impose additional financial requirements for visa applications – that is, an increase in fees – if countries do not cooperate.

    The proposals mirror US legislation that allows officials to withdraw visa routes from countries that refuse to take back undocumented migrants. It is understood that countries such as Iraq, Iran, Eritrea and Sudan are reluctant to cooperate with the UK on such matters.

    The change is one of many in the bill, described as “the biggest overhaul of the UK’s asylum system in decades” by Patel, which includes measures such as:

    - Asylum seekers deemed to have arrived in the UK illegally will no longer have the same entitlements as those who arrive in the country via legal routes. Even if their claim is successful, they will be granted temporary refugee status and face the prospect of being indefinitely liable for removal.

    - Asylum seekers will be able to be removed from the UK while their asylum claim or appeal is pending, which opens the door to offshore asylum processing.

    - For those deemed to have arrived illegally, access to benefits and family reunion rights could be limited.

    – The appeals and judicial process will be changed to speed up the removal of those whose claims are refused.

    - The home secretary will be able to offer protection to vulnerable people in “immediate danger and at risk in their home country” in exceptional circumstances. It is thought this will be used to help a small number of people.

    – The system will be made “much harder for people to be granted refugee status based on unsubstantiated claims” and will include “rigorous age assessments” to stop adults pretending to be children. The government is considering the use of bone scanners to determine age.

    - Life sentences will be brought in as a maximum penalty for people-smugglers.

    - Foreign criminals who breach deportation orders and return to the UK could be jailed for up to five years instead of the current six months.

    – A new one-stop legal process is proposed so that asylum, human rights claims and any other protection matters are made and considered together before appeal hearings.

    Campaigners have dubbed the proposed legislation the “anti-refugee bill”, claiming it will penalise those who need help the most.

    Analysis of Home Office data by the Refugee Council suggests 9,000 people who would be accepted as refugees under current rules – those confirmed to have fled war or persecution following official checks – may no longer be given safety in the UK due to their means of arrival under the changes.

    The charity’s chief executive, Enver Solomon, said that for decades people had taken “extraordinary measures to flee oppression”, but had gone on to become “law-abiding citizens playing by the rules and paying their taxes as proud Britons”.

    Steve Valdez-Symonds, refugee and migrants rights programme director at Amnesty International UK, branded the bill “legislative vandalism”, claimed it could “fatally undermine the right to asylum” and accused Patel of a “shameful dereliction of duty”, adding: “This reckless and deeply unjust bill is set to bring shame on Britain’s international reputation.”

    Sonya Sceats, chief executive of Freedom from Torture, described the plans as “dripping with cruelty” and an “affront to the caring people in this country who want a kinder, fairer approach to refugees”.

    More than 250 organisations – including the Refugee Council, the British Red Cross, Freedom from Torture, Refugee Action and Asylum Matters – have joined to form the coalition Together with Refugees to call for a more effective, fair and humane approach to asylum in the UK.

    https://www.theguardian.com/politics/2021/jul/06/uk-to-block-visas-from-countries-refusing-to-take-back-undocumented-mig

    #asile #migrations #réfugiés #chantage #visas #UK #Angleterre

    La loi comprend aussi une disposition concernant l’#externalisation des #procédures_d'asile :
    https://seenthis.net/messages/918427

    Une des dispositions rappelle la loi de l’#excision_territoriale (#Australie) :

    Asylum seekers deemed to have arrived in the UK illegally will no longer have the same entitlements as those who arrive in the country via legal routes. Even if their claim is successful, they will be granted temporary refugee status and face the prospect of being indefinitely liable for removal.

    voir :
    https://seenthis.net/messages/901628#message901630
    https://seenthis.net/messages/416996
    #modèle_australien

    #offshore_asylum_processing
    #Irak #Iran #Erythrée #Sudan #réfugiés_irakiens #réfugiés_iraniens #réfugiés_soudanais #réfugiés_érythréens #réfugiés_soudanais #regroupement_familial #aide_sociale #procédure_d'asile #recours #mineurs #âge #tests_osseux #criminels_étrangers #rétention #détention_administrative #anti-refugee_bill

    ping @isskein @karine4

  • En Australie, 620 personnes évacuées d’une prison à cause d’une invasion de souris
    https://www.courrierinternational.com/article/cohabitation-en-australie-620-personnes-evacuees-dune-prison-

    Depuis plusieurs mois, l’Australie mène une guerre ouverte contre les #souris. Les rongeurs viennent de remporter une bataille dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud, raconte CNN. Dépassé par une invasion massive, le centre correctionnel de Wellington a été contraint d’évacuer au moins 420 détenus et 200 membres du personnel, ce mardi 21 juin.

    La cohabitation difficile avec le nuisible a déjà causé “des millions de dollars de dégâts aux récoltes et aux machines” dans le pays depuis août 2020, note le site d’information américain. Cette fois ce sont le câblage interne et les panneaux des faux plafonds du bâtiment qui ont été gravement endommagés, conduisant les services de la prison à transférer les détenus vers d’autres centres.

    “La santé, la sécurité et le bien-être du personnel comme des détenus sont notre priorité numéro un”, a déclaré Peter Severin, un responsable de la #prison. “Il est donc primordial d’agir maintenant pour effectuer les travaux vitaux.” Et notamment prévoir une protection renforcée contre les rongeurs.

    Entouré de cultures agricoles, le centre correctionnel de Wellington a été envahi par les souris “à la recherche de nourriture et d’abris alors que les températures baissaient à l’extérieur”, explique un membre de l’organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique (CSIRO).

    Si le nombre important de ces rongeurs n’est pas un phénomène nouveau en #Australie, les agriculteurs constatent que leur niveau de reproduction est “inhabituellement élevé par rapport aux années précédentes”. Une situation qui a récemment conduit les autorités à lever l’interdiction du #bromadiolone, un puissant #poison utilisé pour lutter contre cette “peste”.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bromadiolone

    En 2011, dans le Puy-de-Dôme, des milans royaux, espèce protégée, empoisonnés à la bromadiolone ont été retrouvés morts par dizaines, malgré l’interdiction de ce produit. Un cercle vicieux est ainsi créé : plus on emploie ces produits et plus on détruit les prédateurs naturels qui contribuent à contenir l’expansion des rongeurs.

    https://www.actualites-news-environnement.com/27554-LPO-rapaces-menaces-bromadiolone.html

    22 rapaces, dont le très menacé milan royal, ont été retrouvés morts, en un mois, en Auvergne, dans des parcelles traitées à la bromadiolone.
    Il s’agit là d’une véritable hécatombe. La #LPO dénonce l’utilisation de ce poison anticoagulant aux effets, hélas bien connus, sur l’ensemble de la faune et exige une suspension immédiate des campagnes de traitements dans les zones fréquentées par ce rapace, peut on lire dans un communiqué de presse.
    Un cercle vicieux est ainsi créé : plus on emploie ces produits et plus on détruit les prédateurs naturels qui contribuent à contenir l’expansion des rongeurs.

  • Australia tightens border to curb virus outbreak - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/07/australia-tightens-border-to-curb-virus-outbreak

    Australia tightens border to curb virus outbreak
    Prime Minister says only 3,000 people will be allowed to enter Australia by the middle of July. Australia announced a dramatic cut in the number of people who will be allowed to enter the country Friday, as it struggles to contain coronavirus clusters that plunged major cities into lockdown.
    With almost half of the nation’s population under stay-at-home orders, Prime Minister Scott Morrison said quotas for overseas arrivals would be cut by about 50% to help prevent further outbreaks.Under the current “zero Covid” strategy, only 6,000 people are allowed to enter Australia on overseas commercial flights each week and arrivals must undergo mandatory two weeks hotel quarantine.That quota will be cut to about 3,000 by the middle of July, Morrison indicated, although the government will at the same time step up its private repatriation flights.Morrison announced the decision amid growing anger over repeated snap lockdowns, the leakiness of hotel quarantine facilities and what critics have dubbed a vaccine “stroll out.”
    More than 18 months into the pandemic, less than 8% of adults have been fully vaccinated.“This is a difficult time when people are dealing with restriction,” Morrison said. “There is still quite a journey ahead of us.”
    Sydney, Brisbane and Perth are now in lockdown – a total of about 10 million people – in an effort to suppress outbreaks that delivered 27 new local cases on Thursday.Although shutdowns are being lifted in Alice Springs, Darwin and Queensland’s Gold Coast, the clusters continue to grow, particularly in Sydney.Trying to address growing anger at the prospect of border restrictions entering their second year, Morrison previewed a “new deal” that would shift the country’s strategy from suppressing coronavirus to managing it.The government, he said, would soon adopt vaccination targets, which when reached, would allow the gradual opening of borders and a return to normal life.He indicated borders would open first for vaccinated Australians and overseas travelers, who could also be subject to reduced quarantine requirements.The vaccination targets are likely to be set by scientific advisors rather than politicians.
    “If you get vaccinated, you get to change how we live as a country, you get to change how you live in Australia,” Morrison said.Before the pandemic began, about 260,000 people entered Australia each week, and citizens were free to travel overseas.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#sante#retour#vaccination#quota#quarantaine#circulation#frontiere

  • Australia to halve international arrival cap as Scott Morrison unveils four-stage Covid exit plan | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/jul/02/australia-to-halve-international-arrival-cap-as-scott-morrison-unveils-
    https://i.guim.co.uk/img/media/0786d7d958ba710d4afb2a51fdf02dcdf1318ba7/281_637_5018_3011/master/5018.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Australia to halve international arrival cap as Scott Morrison unveils four-stage Covid exit plan. Prime minister says it may take until 2022 before moving to next phase, which would see focus on reducing hospitalisations rather than coronavirus cases
    The number of international flight arrivals into Australia will be halved nationwide in a blow to Australians stranded abroad, while Scott Morrison attempts to reassure the public that the federal government is working with states and territories on a plan out of the Covid crisis.The prime minister called on Australians to “get vaccinated” in order to “change how we live as a country” – but he indicated it might take until next year to reach the next stage of the four-stage opening-up plan.The cuts to caps on international arrivals aim to reduce the pressure on hotel quarantine facilities and are in line with increasingly loud calls from a number of states – but the move was not the preferred approach of the New South Wales premier, Gladys Berejiklian, nor Morrison.
    Speaking after a meeting with state and territory leaders on Friday, Morrison said the halving of the caps would not necessarily prevent further breaches of infection control – but “it is believed that is a prudent action” because of the increased virulency of the Delta variant.That will see the weekly cap on international passenger arrivals into Australia tighten from 6,070 to 3,035 by 14 July. Within those numbers, the cap on arrivals into Sydney – which takes about half of all arrivals into Australia – will go from 3,010 to 1,505.
    Morrison said leaders wanted to “try to minimise the disruption for people with already planned flights”. There are currently 34,000 Australians registered with the Department of Foreign Affairs and Trade as wishing to return from overseas.People arriving on federal government-organised flights into Australia, and who quarantine for two weeks at the Howard Springs site in the Northern Territory, are already outside the flight cap numbers, so those arrivals are unaffected by the announcement.
    Morrison said the federal government would seek to “ramp up” the number of people arriving on facilitated flights in the coming weeks, noting there had been “a dip in demand” on such flights in recent times.He conceded the planned increase in the use of Howard Springs “can’t fully ameliorate the impact of the reduction of 50%, particularly out of Sydney” – but he rejected the suggestion it would be a “drop in the ocean”.He praised NSW for its “extraordinary effort” in carrying half the load of returning Australians. He also said the government planned to “trial and pilot with individual jurisdictions, the introduction of alternative quarantine options, including home quarantine for returning vaccinated travellers”.
    Morrison used the post-national cabinet press conference – his first since leaving home quarantine at the Lodge in Canberra after his overseas travel – to attempt to give Australians a sense of hope about moving away from lockdowns and internal border closures, albeit not in the short term.
    Amid mounting pressure over the federal government’s handling of the vaccination rollout, Morrison said the national cabinet had discussed “a new deal for Australians today to get us to the other side” of the pandemic.

    #Covid-19#migrant#migration#australie#sante#retour#quarantaine#vaccination#frontiere#frontiereinterieure#pandemie#variant

  • Sydney in lockdown, borders shut and hardly anyone vaccinated. How long can Australia go on like this? - CNN
    https://www.cnn.com/2021/06/27/australia/sydney-lockdown-australia-covid-pandemic-intl-cmd/index.html

    Sydney in lockdown, borders shut and hardly anyone vaccinated. How long can Australia go on like this?
    Australia was celebrated for its initial response to the Covid-19 pandemic, and for getting its economy more or less back on track long ago.
    But with that security has come complacency, particularly in the federal government, which failed to secure enough vaccine doses to prevent the regular “circuit breaker” lockdowns that come every time a handful of cases emerge, or even the longer restrictions that Sydney is experiencing now. Australia’s borders, controlled by strict quarantine measures, have been all but shut for more than a year.
    Now Australians, who basked in their early successes, are wondering how much longer this can go on. We can’t leave the country, people can’t come in, and we end up periodically in lockdowns, which cost a friggin’ fortune," said Powditch. People have been accepting that this is a diabolically difficult situation, but once we start watching the rest of the world open up, we’re going to turn to anger over the way things like vaccines have been rolled out here."Already there are signs that Australians are getting weary of these sporadic disruptions to their lives. On Sunday, large crowds were seen on Bondi Beach, despite the stay-at-home orders. While outdoor exercise is allowed, images from Bondi showed people bathing in the winter sun and sitting on benches with drinks.
    A 48-hour lockdown was also imposed in parts of Australia’s Northern Territory, including its capital, Darwin, after four Covid-19 cases were linked to a worker at a gold mine. He is believed to have become infected during an overnight stay at a quarantine hotel in Brisbane. Now painstaking efforts to trace all 900 workers who have left the mine for cities across Australia over recent days are under way, as the country relies heavily on a robust track-and-trace system to keep clusters contained.
    Australia has recorded just 910 deaths in its population of 25 million, one of the lowest per capita death tolls in the developed world, and cases have remained low as well.While it beat much of the world in getting its economy back up and running, its tourism sector has taken a massive hit, its universities are struggling without the fees international students usually bring and some Australians, who travel abroad in relatively high numbers, are starting to feel the itch to go on holidays overseas.
    Even New Zealand — the only country with which Australians had an open travel corridor — announced a three-day suspension of quarantine-free travel between the nations starting Saturday because of the outbreaks.
    Australia has fully vaccinated just over 4% of its population, compared with more than 46% in the US and 47% in the UK, according to Our World in Data. Its rates are more comparable with Indonesia and India, which, like much of the developing world, were left out of the agreements with pharmaceutical companies that secured hundreds of millions of vaccine doses for most of the rich world.
    Compounding the problem is hesitancy towards Covid-19 vaccines in Australia. One survey by The Sydney Morning Herald and The Age, with research firm Resolve Strategic, found 15% of adults surveyed were “not at all likely” and 14% were “not very likely” to take a vaccination in the months ahead. Australian officials have said they hope to reach herd immunity — the point at which about 80% of the population is vaccinated — before reopening its borders. Prime Minister Morrison earlier said that may not be until mid-2022. More recently, he was even unable to commit to a Christmas 2022 reopening.In a question to the Prime Minister, journalists on Channel 9’s Today program on Thursday suggested that Morrison and his slow vaccine rollout were responsible for the ongoing lockdowns.
    Morrison replied by saying an increase in supply “will really kick in next month in July,” and that 600,000 Pfizer doses were due in next week.
    The government has also been criticized for leaving about 36,000 Australians stranded overseas. Caps on arrivals to the country have made booking seats on flights difficult and expensive, and the cost of quarantine is in the thousands of dollars. It’s the responsibility of the person arriving to foot the bill.
    It’s just as hard for some living in Australia to get out. If someone from overseas has Australian citizenship or permanent residence, they need a government exemption to leave the country.The result is not just holidays lost, but lost time with family and friends.At the last census in 2016, around half the people living in Australia were either born abroad or had at least one parent born overseas.One Brisbane resident from Canada, who is working in a hospital in health care, is hoping a speedier vaccine program will mean fewer border controls and, hopefully, a trip back home.
    “I’m originally from Canada, and don’t know when I will see my family again. Honestly, I think at least 2 years,” the health care worker wrote in a message to CNN."We’re so frustrated! The vaccination process is ridiculous. I’m a health care worker in the top list of people and there was so much confusion. We were told to email and that we’d be contacted when our appointment was ... then we’re told just to show up because that program was actually not recording anything," she said."It’s still only open to [people age] 50+ even though spreaders are averaging 20-30 years of age. We’re sick of lockdowns, knowing the vaccine is out there."And for some residents with strong ties abroad, there are more serious implications to this global isolation.
    Katerina Vavrinec, a 34-year-old from the Czech Republic living in Sydney, said she has sought counseling for mental health issues arising from the separation from her friends and family, and the anxiety that has come with it. She hasn’t been to her home city of Prague for three years.
    “Keeping borders shut is going to have a huge impact on people’s mental health,” she said, pointing to the high number of Australians with family ties overseas. "So this is going to have huge impact on the mental health of millions of people."Vavrinec is on maternity leave and due to return to work in just over a week, though she’s not sure what that will look like in lockdown. But she’s found a silver lining."I’m actually quite happy that we’re in lockdown because I’ve been quite frustrated with the indefinite border closures. So I’m hoping that the lockdown forces people to realize that completely isolating Australia from rest of the world is not going to get us out of this."

    #COvid-19#migrant#migration#australie#nouvellezelande#sante@confinement#frontiere#circulation#santementale#confinement#quarantaine#retour#famille

  • Mietwagen-Chauffeure erheben Vorwürfegegen ihre Unternehmer
    https://www.taxi-times.com/mietwagen-chauffeure-erheben-vorwuerfe-gegen-ihre-unternehmer

    Unter Kölns Mietwagenunternehmen herrscht ein Trinkgeld-Zoff: Mietwagenbetriebe sollen mehr als die Hälfte des Trinkgeldes an ihr Fahrpersonal nicht weiterreichen, das Kunden über die Uber und Free Now App zahlen.

    Trinkgelder sind von Fahrgästen ein freiwilliges Dankeschön und als Zeichen der Wertschätzung für guten Service. In den typischen „Trinkgeldberufen“ – Gastronomie, Hotel- und Taxigewerbe, Haarstudio und vielen weiteren Dienstleistungsbranchen – können sich die Gäste und Kunden für den Service erkenntlich zeigen und als ‚Dankverstärker‘ Trinkgeld geben. Eine „Pi-mal-Daumen-Empfehlung“ für die Höhe eines Trinkgelds lässt sich keine geben, wobei es „nach oben“ keinerlei Beschränkung gibt. Über diese wertschätzende Geste, die außerdem für Arbeitnehmer steuerfrei ist, freuen sich selbstverständlich die Fahrerinnen und Fahrer. Erhalten aber Selbstständige von Fahrgästen Trinkgeld, muss dafür Umsatz- und Einkommensteuer abgeführt werden.

    In Köln sollen einige Mietwagenunternehmen, laut einem Bericht vom Express, ihren Angestellten Fahrern das Trinkgeld, das von Uber und Free Now komplett weitergeleitet wird, nicht voll auszahlen und mehr als die Hälfte des Trinkgeldes einbehalten. Im Zeitungsbericht will der Fahrer anonym bleiben und er sei auch nicht der einzig Betroffene, dem das Trinkgeld gemindert ausgezahlt wird. „Ich bekomme nur 45 Prozent meines Trinkgeldes ausgezahlt. Wenn mein Arbeitgeber nicht einen Teil davon einbehalten würde, bekäme ich gut 600 Euro Trinkgeld pro Monat. Die Kunden in Köln sind da recht großzügig“, schildert er dem Express seine Haltung.
     
    Die Fahrer fühlen sich von ihren Chefs geprellt – schließlich haben sie die Mehreinnahme in Eigenleistung erbracht. Um das Trinkgeld bar zu erhalten, sollen es sogar manche Kollegen ihren Fahrgästen erzählt haben.

    Auf Nachfrage vom Express haben zwei Mietwagenbetriebe keine Stellung zu den Vorwürfen genommen. Und natürlich wäscht auch Uber seine Hände in Unschuld. Deren Sprecher Tobias Fröhlich äußert sich auf Nachfrage dazu: „Es ist schon allein gesetzlich geregelt, dass Trinkgelder vollständig und ohne jegliche Abzüge an die Fahrer gehen müssen. Darüber hinaus ist es auch Bestandteil der vertraglichen Vereinbarung mit den Mietwagenunternehmen. Sollten wir davon erfahren, würden wir uns selbstverständlich umgehend mit den Partnern in Verbindung setzen und das klären“, so der Sprecher weiter. Auch Free Now bestätigt nicht, dass ein solcher Fall bekannt ist.

    Im Taxigewerbe braucht sich das Fahrpersonal in der Hinsicht keine Sorgen machen. Das Trinkgeld erscheint nicht im Taxameter, das auch bei der Einnahmeermittlung genutzt wird. Das Trinkgeld bleibt zu 100 Prozent beim Angestellten Taxi-Chauffeur. Es sei denn, die Fahrt wurde mit der Free Now App bezahlt, dann behält der Fahrdienstvermittler 12 Prozent vom Trinkgeld ein.

    #Uber #Ausbeutung #Trinkgeld

  • Le monde vu de Canberra en 2010 : quelque part en bas, enjeux géopolitique australiens
    https://visionscarto.net/monde-vu-de-canberra

    Titre : Le monde vu de Canberra en 2010 : quelque part en bas, enjeux géopolitique australiens Mots-clés : #archives #australie #asie_du_sud_est #océanie #géopolitique Contexte : Série « Le monde vu de... » dans le Monde diplomatique de mars 2010 page 20 et 21 Source : - Auteur : Philippe Rekacewicz Date : 2010 Esquisses préparatoires 1 et 2 #Musée_et_archives

  • Altenpflege: Auch osteuropäischen Frauen steht Mindestlohn zu | Telepolis
    https://www.heise.de/tp/features/Altenpflege-Auch-osteuropaeischen-Frauen-steht-Mindestlohn-zu-6118456.html

    Mal sehen, was sich die Verleihfirmen nun ausdenken, um den Mindestlohn nicht zahlen zu müsen. Vermutlich werden sie vermehrt mit „Wegwerffirmen“, so genannten 18-Monats-GmbHs im Ausland arbeiten, um sich Lohnforderungen zu entziehen.

    25. Juni 2021 von Bernd Müller - „Paukenschlag“ des Bundesarbeitsgerichts: Ausbeuterische Arbeitsverhältnisse in der 24-Stunden-Pflege sind nicht zulässig. Sozialverbände „Tsunami“ für häusliche Pflege

    Lange Zeit funktionierte die Ausbeutung von osteuropäischen Frauen in der häuslichen Altenpflege reibungslos - das könnte nun ein Ende haben. Am Donnerstag fällte das Bundesarbeitsgericht in Erfurt ein Grundsatzurteil dazu. Einen „Paukenschlag für entsandte Beschäftigte“ nannte DGB-Bundesvorstandsmitglied Anja Piel das Urteil; denn das Gericht stellte fest: Den ausländischen Beschäftigten, die Senioren in ihren Wohnungen betreuen, stehe der gesetzliche Mindestlohn zu.

    Geklagt hatte eine nun 69-jährige Bulgarin. Seit 2013 war sie als Pflege- und Haushaltskraft in Privathaushalten zunächst in Koblenz und Bonn tätig; seit 2014 pflegte sie eine mehr 90-jährige Dame in deren Wohnung in einer Seniorenanlage in Berlin. Sie verdiente dabei 1.350 Euro brutto (950 Euro netto) im Monat zuzüglich eines Bonus‘ von 50 Euro.

    Bei einer Vergütung auf dem Niveau des damaligen Mindestlohnes von 8,50 Euro je Stunde entsprach das Arbeitsentgelt einer täglichen Arbeitszeit von sechs Stunden, wie es auch im Arbeitsvertrag geregelt war. Der Streit entbrannte sich aber an der realen Arbeitszeit, denn es ist ein lang bekanntes Problem: In der häuslichen Ganztagespflege sind geregelte Arbeitszeiten kaum möglich - die Beschäftigten müssen stets in Bereitschaft sein.

    Das vermittelnde Unternehmen hatte mit einer Klausel im Arbeitsvertrag versucht, das Risiko einer längeren Arbeitszeit auf die Beschäftigte abzuwälzen. Die Bulgarin musste sich verpflichten, keine Überstunden zu machen. Gleichzeitig wurde aber in den zum Arbeitsvertrag gehörenden Unterlagen festgehalten, dass es sich um eine „24-Stunden-Betreuung“ handle und Nachtwachen notwendig seien.

    Das Landesarbeitsgericht Berlin-Brandenburg befand im August 2020, dass dieses Vorgehen „treuwidrig“ sei. Da eine umfassende Betreuung zugesagt worden sei, sei eine Begrenzung der wöchentlichen Arbeitszeit auf 30 Stunden nicht zulässig, und für das zugesagte Leistungsspektrum sei dies darüber hinaus auch unrealistisch. Das Gericht befand, dass die bulgarische Pflegerin stattdessen für eine tägliche Arbeitszeit von 21 Stunden zu entlohnen sei.

    Gegen dieses Urteil war die bulgarische Vermittlungsfirma mit einem Revisionsbegehren vorgegangen. Das Bundesarbeitsgericht entschied nun: „Auch Bereitschaftsdienstzeit ist mit dem vollen Mindestlohn zu vergüten“, so der Vorsitzende Richter Rüdiger Linck in der Verhandlung. Dabei machte er deutlich, dass Bereitschaftsdienst auch darin bestehen könne, dass die Pflegehilfe im Haushalt der Senioren wohnen müsse „und grundsätzlich verpflichtet ist, zu allen Tag- und Nachtstunden bei Bedarf Arbeit zu leisten“.

    Der verhandelte Fall sei kein Einzelfall, hatte Justyna Oblacewicz von der DGB-Initiative „Faire Mobilität“ im Dezember erklärt. Pro Jahr hätten sich etwa 400 Personen aus der häuslichen Ganztagespflege an die „Faire Mobilität“ gewandt.

    Wie viele Menschen in der häuslichen Ganztagespflege arbeiten, lässt sich nur schätzen - offizielle Zahlen darüber gibt es nicht. Zwischen 300.000 und 600.000 seien es schätzungsweise, sagte Oblacewicz; die meisten seien osteuropäische Frauen. „Ihre Verträge reichen in der Regel von wenigen Wochen bis zu drei Monaten, und in dieser Zeit leben sie meist auch in dem Haushalt der zu pflegenden Person.“ Ist die Zeit vorüber, kehren sie in ihre Heimat zurück und werden dann in einen neuen Haushalt vermittelt.

    VdK: Häuslicher Pflege droht „Armageddon“
    Während die Gewerkschaften das Urteil am Donnerstag begrüßten, verhielten sich Sozialverbände zurückhaltend gegenüber dem Richterspruch. „So nachvollziehbar die Entscheidung auch ist, das Urteil löst einen Tsunami aus für alle, die daheim auf die Unterstützung ausländischer Pflegekräfte angewiesen sind“, erklärte Eugen Brysch, Vorstand der Deutsche Stiftung Patientenschutz in Dortmund, gegenüber der Deutschen Presseagentur (dpa). Die Präsidentin des Sozialverbands VdK, Verena Bentele, sagte den Zeitungen der Funke Mediengruppe, nach dem Urteil drohe der häuslichen Pflege ein „Armageddon“. Brysch betonte: „Hätten wir die ausländischen Pflegekräfte nicht, wäre die häusliche Pflege schon zusammengebrochen.“

    Ver.di: Modell „basiert auch systematischem Gesetzesbruch“
    Dagegen sprachen sowohl Gewerkschaften als auch die Bundestagsfraktion Die Linke von teilweise ausbeuterischen Zuständen. „Das Modell der sogenannten 24-Stunden-Pflege basiert auf systematischem Gesetzesbruch“, erklärte Silvia Bühler, Bundesvorstand der Dienstleitungsgewerkschaft ver.di. Wenn eine Beschäftigte die Versorgung eines pflegebedürftigen Menschen rund um die Uhr sicherstellen solle, könne das nicht mit legalen Dingen zugehen.

    Ob sich so schnell etwas an den Zuständen ändern wird, ist ungewiss. „Dickfellige Arbeitgeber und Vermittlungsagenturen setzen sich mit dem Angebot der rund-um-die-Uhr-Betreuung seit Jahren über geltendes Recht hinweg“, heißt es in einer Erklärung des DGB.

    Was für die Auftraggeber ein Sorglos-Paket ist und für Arbeitgeber und Vermittlungsagenturen eine Goldgrube, ist für die Beschäftigten pure Ausbeutung. Trotz 24-Stundentag mit Arbeit und Bereitschaft erhalten sie höchstens den Mindestlohn für acht Stunden - wenn überhaupt. Mit unübersichtlichen Entsende- und Vermittlungsmodellen sparten die Arbeitgeber außerdem maximal möglich an Sozialbeiträgen.

    (Presseerklärung des Deutschen Gewerkschaftsbundes)

    Im Dezember hatte Justyna Oblacewicz von der DGB-Initiative „Faire Mobilität“ erklärt, viele osteuropäische Beschäftigte wüssten nicht, dass sich die Höhe des zu zahlenden Lohnes am deutschen Recht orientieren müsse. Hinzu komme noch die Sprachbarriere. Auch wenn bei der Vermittlung ein bestimmtes Sprachniveau vorausgesetzt werde, sei es in der Praxis oft nicht ausreichend. Deshalb könnten sich viele osteuropäische Frauen nicht über ihre Rechte informieren. Ein noch größeres Problem sei aber, so Oblacewicz, „dass die Frauen mit ihm Haushalt der Person leben, die sie pflegen, und dadurch recht isoliert sind“. Der Arbeitsalltag biete auch kaum die Möglichkeit, sich zu informieren.

    DGB: Spahn soll Familien seine Versäumnisse erklären
    Beschäftigte würden aber auch oft bewusst über ihre Rechte getäuscht. Vor allem die polnischen Dienstleistungsverträge seien so aufgebaut, „dass die Frauen quasi als Selbständige nach Deutschland kommen, und ihnen wird suggeriert, dass sie deshalb keine Arbeitsschutzrechte in Anspruch nehmen können“, betonte Oblacewicz. Faktisch stimme das aber nicht, und darüber kläre dann die „Faire Mobilität“ auf.

    Der DGB sieht nun Gesundheitsminister Jens Spahn (CDU) in der Pflicht. Er solle den Familien seine Versäumnisse erklären, die auf die 24-Stunden-Pflege angewiesen sind. „Er hätte die Pflegepolitik neu ausrichten und die Pflegeversicherung zu einer Bürgerversicherung umbauen können, die sämtliche Pflegeleistungen abdeckt“, heißt es in der Erklärung. Die Zeche für eine jahrzehntelang verfehlte Politik dürfe nicht auf dem Rücken der Beschäftigten abgeladen werden.

    #Arbeit #Ausbeutung

  • Pourquoi l’#Unesco agace l’#Australie en voulant classer la Grande #Barrière_de_corail « en danger » | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-lunesco-agace-laustralie-en-voulant-classer-la-grande-barrie

    L’Australie contestera le projet de l’Unesco d’inscrire la Grande Barrière de corail sur la liste des sites “en danger” du patrimoine mondial en raison de sa dégradation provoquée par le changement climatique, a annoncé le gouvernement ce mardi 22 juin.

    L’Unesco a publié lundi un rapport préliminaire recommandant de rétrograder le statut de la Grande Barrière de corail, inscrite au patrimoine mondial depuis 1981, à cause de sa détérioration, pour beaucoup due à la récurrence des épisodes de blanchissement des coraux, une conséquence des bouleversements climatiques.

    Pour les organisations de défense de l’environnement, cette recommandation témoigne d’un manque de volonté du gouvernement en matière de réduction des émissions de carbone.

    “Je conviens que le changement climatique mondial constitue la plus grande menace pour les récifs coralliens mais il est erroné, à notre avis, de désigner le récif le mieux géré au monde pour une liste (de sites) ‘en danger’”, a déclaré la ministre de l’Environnement australienne, Susan Ley.

    L’Australie s’organisera pour contester ce projet, une “volte-face” après “de précédentes assurances de responsables de l’ONU”, a affirmé Susan Ley dans un communiqué, à un mois de la prochaine session du comité du patrimoine mondial de l’Unesco, prévue en juillet depuis la Chine.

    Selon elle, la décision de l’Unesco ne tient pas compte des milliards de dollars dépensés pour tenter de protéger la Barrière, située au nord-est de l’Australie. Elle “envoie un mauvais signal à des pays qui ne réalisent pas les investissements que nous faisons dans la protection des récifs coralliens”, a argué la ministre.
    “Forte déception” australienne

    Le rapport préliminaire souligne cependant les efforts de l’Australie pour améliorer la qualité des récifs, notamment sur un plan financier. Mais il regrette “que les perspectives à long terme pour l’écosystème (de la Barrière) se soient encore détériorées, passant de médiocres à très médiocres”, faisant notamment référence à deux épisodes de blanchissement en 2016 et 2017.

    La ministre australienne a affirmé avoir eu un entretien dans la nuit de lundi à mardi avec la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, pour lui faire part de “notre forte déception”.

    L’inscription sur la liste des sites en danger n’est pas considérée comme une sanction par l’Unesco. Certains pays y voient même un moyen de sensibiliser la communauté internationale et de contribuer à la sauvegarde de leur patrimoine.

    L’Australie n’a pas fixé d’objectif de neutralité carbone d’ici 2050. Le Premier ministre conservateur Scott Morrison avait affirmé que le pays espérait l’atteindre “dès que possible”, sans mettre en péril les emplois et les entreprises. L’Australie est un des plus importants importateurs au monde de charbon et de gaz naturel.

    Pour l’organisation de défense de l’environnement Climate Council, la recommandation de l’Unesco couvre “de honte le gouvernement fédéral, qui reste passif devant le déclin du récif corallien au lieu de le protéger”.

    Elle “montre clairement et sans équivoque que le gouvernement australien ne fait pas assez pour protéger notre plus grand atout naturel, en particulier contre le changement climatique”, a commenté de son côté le responsable des océans pour le WWF, Richard Leck.
    Valeur inestimable du récif

    Outre sa valeur inestimable d’un point de vue naturel ou scientifique, on estime que l’ensemble corallien qui s’étend sur 2300 kilomètres de long, génère 4,8 milliards de dollars américains de revenus pour le secteur touristique australien.

    En décembre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait affirmé que le changement climatique constituait la plus grande menace pour les merveilles de la nature et la Grande Barrière avait rejoint la liste des sites classés “critiques”.

    Pour Imogen Zethoven, consultante au sein de l’Australian Marine Conservation Society, ce rapport préliminaire montre à quel point limiter le réchauffement à +1,5°C est essentiel à la sauvegarde de ce joyau. Elle estime que les données climatiques relevées en l’Australie correspondent plutôt à une hausse de 2,5 à 3°C de la température, niveau qui conduira “inévitablement” à la “destruction de la Grande Barrière et de tous les récifs coralliens du monde”.

    La Grande Barrière a déjà connu trois épisodes de blanchissement en cinq ans alors que la moitié des coraux ont disparu, depuis 1995, en raison de la hausse de la température de l’eau. Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration. Il est provoqué par la hausse de la température de l’eau qui entraîne l’expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur vive.

    La Barrière a également été touchée par plusieurs cyclones et est aussi menacée par les ruissellements agricoles et par l’acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux.

  • Coronavirus: Delta variant fears leave India’s international students struggling to get back to class in the US, Australia | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3138199/delta-variant-fears-leave-indias-international

    Coronavirus: Delta variant fears leave India’s international students struggling to get back to class in the US, Australia. The world has reacted to India’s deadly second wave of Covid-19 by putting in place a web of regulations, visa delays and travel bans. Now, as Western universities prepare to restart in-person lectures, many of these students risk being stranded. An Indian health worker administers the Covishield vaccine to a student pr
    Saif Ali Khan is fully vaccinated and all set to start a postgraduate engineering course in the United States– but he’s worried.The 22-year-old from Aurangabad has received two shots of Covaxin, India
    ’s home-made vaccine, which the Michigan-based university does not recognise as it has not been approved by the World Health Organization
    nor authorised for use in the US. Students entering the US must show they tested negative for Covid-19 within 72 hours of departure, but vaccination is not mandatory. However, some universities want students living on campus to be fully inoculated, leading to growing concerns they will be required to get revaccinated – an issue Indian foreign secretary Harsh Vardhan Shringla reportedly raised with acting US ambassador Daniel Smith earlier this month.“I am not keen to mix up vaccines because my body may react adversely to it,” Khan said. “I would avoid re-vaccination if the university allows it.” Khan is one of thousands of young Indians whose plans to study abroad this year have been entangled in a web of regulations, travel bans and delayed visa applications as the world reacts to India’s deadly second wave of coronavirus infections.Anuj Poddar, 25, an analytical engineer from Mumbai, is another. He plans to start a Master’s in computer science in Massachusetts, and has already quit his job – but he is still frantically trying to obtain a visa to enter the US. His appointment at the US consulate in May was cancelled because of India’s increased number of Covid-19 cases. After visa applications were reopened, Poddar spent 15 hours on the consulate’s website across five days and managed to book an appointment for August 31. He needs to be on campus by September 8 – if not, he will need to start the course online or seek permission to join late.
    India launches free vaccines for all adults as Modi hails benefits of yoga
    21 Jun 2021
    “For an online class, I have to pay US$50,000, the same tuition fee that I would pay for in-person classes, and pursuing the course online won’t be of much help academically,” Poddar said. “So I have been trying to look for an earlier slot so that I have enough time to book the airline tickets and join the class on time.” During the height of the pandemic last year, students from all over the world dialled in from home to learn online. Now, as universities in the US, Britain, Australia and Canada prepare to restart in-person lectures, many of India’s hundreds of thousands of international students risk being stranded. The US, for example, has limited the number of direct flights from India and banned entry for anyone who has spent 14 days in India before travelling. Students are exempt from the ban, but many have nonetheless been forced to take longer flights or unusual routes via Muscat or Belgrade. Other students enrolled in Canadian and Australian universities have not been exempt from the travel ban, meaning they must wait indefinitely before being allowed to attend classes. According to India’s Ministry of External Affairs, the number of Indians studying abroad dropped 55 per cent last year, but that has recovered this year as 72,000 students left for foreign universities in January and February. In 2019-20, about 193,000 Indian students were attending university in the US, while more than 49,700 Indian students were issued visas to study in Britain

    #Covid-19#migrant#migration#inde#etatsunis#australie#grandebretagne#sante#etudiant#circulation#frontiere#vaccination#test