• Jamais sans mon jaune
    https://infokiosques.net/spip.php?article1768

    Un récit du soulèvement des Gilets jaunes, de ses débuts en novembre 2018 jusqu’à la fin de l’année 2019. « Les mémoires de luttes se perdent vite, si bien que quelques mois après leur commencement il est parfois difficile de se souvenir précisément de la succession des événements et de l’évolution si rapide et pourtant si vite intégrée du champ politique ouvert d’une société, des pratiques de sa police et de son gouvernement. Il est pourtant nécessaire de les restituer pour ceux qui ne les ont pas vécues, rediscuter de ce qui quelquefois diverge déjà dans nos mémoires et appréciations, et espérer pouvoir en tirer les fils d’un bilan critique. » Sommaire : Une histoire vécue des Gilets Jaunes Les racines L’étincelle - L’explosion des actes - Le lent decrescendo - L’été des Gilets Jaunes - Automne 2019 Un (...)

    #J #Infokiosque_fantôme_partout_ #Insurrections,_révoltes,_émeutes #Mouvements_sociaux
    http://circulaires.legifrance.gouv.fr/index.php?action=afficherCirculaire&hit=1&r=44133
    https://iaata.info/De-quoi-l-association-de-malfaiteurs-est-elle-la-clef-3722.html
    https://www.revolutionpermanente.fr/Commercy-grand-succes-pour-la-premiere-assemblee-des-assemblees
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Jamais_sans_mon_jaune-cahier.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/Jamais_sans_mon_jaune-pageparpage.pdf

    • Récits de quelques comparutions immédiates de Gilets jaunes
      https://lundi.am/Fonder-et-conserver-l-ordre

      Fouille au corps. Carte d’identité. Fouille des sacs. Puis nous y voilà enfin. Passage par l’accueil pour vérifier le bon numéro de salle. Escalator. Salle d’audience du deuxième étage, « à côté de la chambre ou l’on juge les attentats de Charlie Hebdo » nous précise-t-on. Lundi après-midi, 9 Gilets jaunes passaient en comparution immédiate. Dans le même temps, les journalistes de cour annonçaient, sans broncher, 2500 manifestants lors du samedi 12 septembre marqué par la « rentrée du mouvement des Gilets jaunes ».

      #comparution_immédiate #gilets_jaunes

  • Avec « Mulan », « non seulement Disney s’affranchit de la sortie en salle, mais il fait payer le prix fort à ses fans »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/08/avec-mulan-non-seulement-disney-s-affranchit-de-la-sortie-en-salle-mais-il-f

    Ce film-phare de l’année pour Disney, dont la production a coûté près de 200 millions de dollars, est sorti en effet uniquement sur le site de visionnage en ligne (streaming) Disney+. Un pari d’autant plus audacieux que la société a décidé de faire payer le film 30 dollars, en surcroît de l’abonnement au site de sept dollars par mois. Il est aussi en vente sur les plates-formes Apple, Google, Roku et Amazon.
    Une stratégie originale

    Non seulement le créateur de Mickey s’affranchit de la sortie en salle, mais il fait payer le prix fort à ses fans. Même si, en contrepartie, il promet l’accès libre sur le site dès le mois de décembre, date de la sortie en France. Le film finira par sortir également en salle, notamment en Chine, le 11 septembre, et dans les autres pays où Disney+ n’est pas accessible. Cette stratégie originale bouscule l’ordonnancement bien réglé qui voulait qu’un film fasse des premières armes sur le grand écran avant de connaître plus tard une nouvelle carrière en vidéo et à la télévision. En France, cette traditionnelle « chronologie des médias » fait même l’objet d’une loi. Tout cela vole en éclats et la crise sanitaire a accéléré le basculement.

    #Mulan #Disney #Culture #Mouvements_sociaux #Hashtag

    • 30 dollars en plus de l’abonnement qui te promettait, justement, l’accès au catalogue Disney et Star Wars ?

      On peut déjà prévoir que, début 2021, Disney lancera une grande campagne pour dénoncer l’échange de films sur BitTorrent et les méchants pirates de l’internet.

  • Levée de boucliers contre Mulan, l’héroïne chinoise de Disney
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/09/levee-de-boucliers-contre-mulan-l-heroine-chinoise-de-disney_6051460_3210.ht

    Non contente d’avoir mobilisé contre elle une coalition de militants prodémocratie de Hongkong, de Taïwan et de Thaïlande, la deuxième adaptation de Mulan par Disney, disponible le 4 décembre sur le site de vidéo à la demande Disney+, est dans le collimateur des défenseurs du peuple ouïgour, la minorité opprimée du Xinjiang, où une partie du tournage du film a eu lieu.
    Lire aussi A Hongkong, la recherche de la « vraie Mulan »

    Le générique de Mulan remercie les départements de la propagande du Parti communiste de la région autonome du Xinjiang, celui de la ville de Turpan ainsi que son bureau de sécurité publique, c’est-à-dire la police. En soi, rien de très étonnant : la plupart des grands films d’action se passant en Chine sont tournés au Xinjiang, qui offre des paysages exceptionnels de montagnes et de déserts. Avec, comme il se doit, l’imprimatur des bureaux de propagande et de police.

    Mais la répression féroce par la Chine des Ouïgours, après avoir été ignorée pendant des années, ne laisse plus indifférent. Sur Twitter ou Facebook, des défenseurs des droits de l’homme en Occident et en Asie, mais aussi de nombreux Ouïgours en exil, pointent le fait que le studio américain a de fait collaboré avec une entité, la police, qui est complice d’actes extrêmement graves contre le peuple ouïgour, comme l’internement de masse de plus d’un million de personnes. Ces crimes font l’objet de plusieurs lois votées par le Congrès américain pour punir les plus hauts responsables politiques de la région autonome.
    Défenseuse servile de l’Etat chinois

    Mulan raconte l’histoire, très populaire dans le monde chinois, d’une jeune femme qui se déguise en homme pour remplacer son père âgé dans l’armée impériale. Et se distingue au combat contre les envahisseurs. Mais l’actrice chinoise choisie par Disney, Liu Yifei, a cru bon, en août 2019, au plus fort des manifestations antigouvernementales de Hongkong, de déclarer sur Weibo, le Twitter chinois, son soutien à la police du territoire, honnie par les manifestants pour sa brutalité. Une position qui à Hongkong a fait d’elle la défenseuse servile de l’Etat chinois.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Avec « Mulan », « non seulement Disney s’affranchit de la sortie en salle, mais il fait payer le prix fort à ses fans »

    L’arrestation à Hongkong, le 10 août, d’Agnes Chow, l’une des membres de l’ancien parti politique Demosisto, a ravivé la polémique : les jeunes Hongkongais, qui depuis les propos de Liu Yifei avaient déclaré vouloir boycotter le film, ont décidé de faire d’Agnes Chow « [leur] Mulan », l’héroïne hongkongaise qui se bat contre les barbares du Nord, c’est-à-dire la Chine.

    Ils ont été rejoints par des hordes d’internautes de Taïwan et de Thaïlande, qui s’étaient déjà mobilisés en avril, en pleine épidémie, sous la bannière virtuelle de « #milkteaalliance », l’Alliance du thé au lait, contre les prétentions chinoises à faire partout la loi. Un couple d’acteurs thaïlandais avait alors été pris à partie par les ultranationalistes chinois suite à des déclarations ambiguës, à leurs yeux, sur Taïwan et Hongkong, suscitant en réponse une campagne coordonnée de moqueries.

    Brice Pedroletti

    #Mulan #Disney #Culture #Mouvements_sociaux #Hashtag

  • Haïti : la terreur s’installe avec la complicité de l’international
    https://www.cetri.be/Haiti-la-terreur-s-installe-avec

    Le meurtre, vendredi 28 août, du bâtonnier du barreau de Port-au-Prince a provoqué de larges remous en #Haïti. Venant s’ajouter à une longue liste d’assassinats, il jette une lumière crue sur l’insécurité et l’impunité, la responsabilité de l’État et la complicité de l’international. Le bâtonnier du barreau de Port-au-Prince, Maître Monferrier Dorvael, a été tué vendredi soir dernier. Deux jours auparavant, c’était un homme d’affaires qui avait a été abattu, en pleine journée, dans le centre-ville de la capitale. (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Analyses, #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, Haïti, #Corruption, #Contestation, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, Homepage - Actualités à la (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Homepage_-_Actualités_à_la_une

  • Mobilisations policières

    La police est un instrument central de l’État face aux #contestations_sociales et les modes de #répression qu’elle déploie relèvent depuis longtemps de la sociologie des mouvements sociaux (Combes et Fillieule, 2011). L’étude de ce que l’on appelle en #France le « #maintien_de_l'ordre » est un domaine particulier de la #sociologie_de_la_police ou des #mouvements_sociaux, de même que les recherches sur le #protest_policing ou le #public_order_policing, qui réunissent des sociologues des mobilisations et des sociologues de la police ou des institutions pénales. En France, la répression de la #protestation a pris ces dernières années un tour sur lequel bien des observateurs se sont exprimés, qu’il s’agisse de journalistes ou de chercheurs en sciences sociales ­ l’essentiel consistant bien sûr à comprendre la #brutalisation des #forces_de_l'ordre à l’égard de la #contestation_de_rue.
    Or, depuis les mobilisations du printemps 2016, les policiers français n’ont pas seulement été acteurs des mouvements sociaux par le biais de l’action qu’ils exerçaient sur eux. En tant que profession particulière, en tant qu’#agents_publics, ils ont remarquablement su jouer de l’articulation entre leur rôle instrumental, leur rôle répressif d’un côté et la défense de leurs intérêts propres. Passé le printemps 2016, on a vu les organisations professionnelles de la police concurrencées par des protestations de rue menées par des « #policiers_en_colère » contestant à la fois l’institution policière et le pouvoir syndical des leurs (Guénot, 2019)…

    https://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2019-4-page-47.htm
    #police

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  • Organizing amidst Covid-19


    Organizing amidst Covid-19: sharing stories of struggles
    Overviews of movement struggles in specific places

    Miguel Martinez
    Mutating mobilisations during the pandemic crisis in Spain (movement report, pp. 15 – 21)

    Laurence Cox
    Forms of social movement in the crisis: a view from Ireland (movement report, pp. 22 – 33)

    Lesley Wood
    We’re not all in this together (movement report, pp. 34 – 38)

    Angela Chukunzira
    Organising under curfew: perspectives from Kenya (movement report, pp. 39 – 42)

    Federico Venturini
    Social movements’ powerlessness at the time of covid-19: a personal account (movement report, pp. 43 – 46)

    Sobhi Mohanty
    From communal violence to lockdown hunger: emergency responses by civil society networks in Delhi, India (movement report, pp. 47 – 52)
    Feminist and LGBTQ+ activism

    Hongwei Bao
    “Anti-domestic violence little vaccine”: a Wuhan-based feminist activist campaign during COVID-19 (movement report, pp. 53 – 63)

    Ayaz Ahmed Siddiqui
    Aurat march, a threat to mainstream tribalism in Pakistan (movement report, pp. 64 – 71)

    Lynn Ng Yu Ling
    What does the COVID-19 pandemic mean for PinkDot Singapore? (movement report, pp. 72 – 81)

    María José Ventura Alfaro
    Feminist solidarity networks have multiplied since the COVID-19 outbreak in Mexico (movement report, pp. 82 – 87)

    Ben Trott
    Queer Berlin and the Covid-19 crisis: a politics of contact and ethics of care (movement report, pp. 88 – 108)
    Reproductive struggles

    Non Una Di Meno Roma
    Life beyond the pandemic (movement report, pp. 109 – 114)
    Labour organising

    Ben Duke
    The effects of the COVID-19 crisis on the gig economy and zero hour contracts (movement report, pp. 115 – 120)

    Louisa Acciari
    Domestic workers’ struggles in times of pandemic crisis (movement report, pp. 121 – 127)

    Arianna Tassinari, Riccardo Emilia Chesta and Lorenzo Cini
    Labour conflicts over health and safety in the Italian Covid19 crisis (movement report, pp. 128 – 138)

    T Sharkawi and N Ali
    Acts of whistleblowing: the case of collective claim making by healthcare workers in Egypt (movement report, pp. 139 – 163)

    Mallige Sirimane and Nisha Thapliyal
    Migrant labourers, Covid19 and working-class struggle in the time of pandemic: a report from Karnataka, India (movement report, pp. 164 – 181)
    Migrant and refugee struggles

    Johanna May Black, Sutapa Chattopadhyay and Riley Chisholm
    Solidarity in times of social distancing: migrants, mutual aid, and COVID-19 (movement report, pp. 182 – 193)

    Anitta Kynsilehto
    Doing migrant solidarity at the time of Covid-19 (movement report, pp. 194 – 198)

    Susan Thieme and Eda Elif Tibet
    New political upheavals and women alliances in solidarity beyond “lock down” in Switzerland at times of a global pandemic (movement report, pp. 199 – 207)

    Chiara Milan
    Refugee solidarity along the Western Balkans route: new challenges and a change of strategy in times of COVID-19 (movement report, pp. 208 – 212)

    Marco Perolini
    Abolish all camps in times of corona: the struggle against shared accommodation for refugees* in Berlin (movement report, pp. 213 – 224)
    Ecological activism

    Clara Thompson
    #FightEveryCrisis: Re-framing the climate movement in times of a pandemic (movement report, pp. 225 – 231)

    Susan Paulson
    Degrowth and feminisms ally to forge care-full paths beyond pandemic (movement report, pp. 232 – 246)

    Peterson Derolus [FR]
    Coronavirus, mouvements sociaux populaires anti-exploitation minier en Haïti (movement report, pp. 247 – 249)

    Silpa Satheesh
    The pandemic does not stop the pollution in River Periyar (movement report, pp. 250 – 257)

    Ashish Kothari
    Corona can’t save the planet, but we can, if we listen to ordinary people (movement report, pp. 258 – 265)
    Food sovereignty organising

    Dagmar Diesner
    Self-governance food system before and during the Covid-crisis on the example of CampiAperti, Bologna (movement report, pp. 266 – 273)

    URGENCI
    Community Supported Agriculture is a safe and resilient alternative to industrial agriculture in the time of Covid-19 (movement report, pp. 274 – 279)

    Jenny Gkougki
    Corona-crisis affects small Greek farmers who counterstrike with a nationwide social media campaign to unite producers and consumers on local level! (movement report, pp. 280 – 283)

    John Foran
    Eco Vista in the quintuple crisis (movement report, pp. 284 – 291)
    Solidarity and mutual aid

    Michael Zeller
    Karlsruhe’s “giving fences”: mobilisation for the needy in times of COVID-19 (movement report, pp. 292 – 303)

    Sergio Ruiz Cayuela
    Organising a solidarity kitchen: reflections from Cooperation Birmingham (movement report, pp. 304 – 309)

    Clinton Nichols
    On lockdown and locked out of the prison classroom: the prospects of post-secondary education for incarcerated persons during pandemic (movement report, pp. 310 – 316)

    Micha Fiedlschuster and Leon Rosa Reichle
    Solidarity forever? Performing mutual aid in Leipzig, Germany (movement report, pp. 317 – 325)
    Artistic and digital resistance

    Kerman Calvo and Ester Bejarano
    Music, solidarities and balconies in Spain (movement report, pp. 326 – 332)

    Neto Holanda and Valesca Lima [PT]
    Movimentos e ações político-culturais do Brasil em tempos de pandemia do Covid-19 (movement report, pp. 333 – 338)

    Margherita Massarenti
    How Covid-19 led to a #Rentstrike and what it can teach us about online organizing (movement report, pp. 339 – 346)

    Dounya
    Knowledge is power: virtual forms of everyday resistance and grassroots broadcasting in Iran (movement report, pp. 347 – 354)
    Imagining a new world

    Donatella della Porta
    How progressive social movements can save democracy in pandemic times (movement report, pp. 355 – 358)

    Jackie Smith
    Responding to coronavirus pandemic: human rights movement-building to transform global capitalism (movement report, pp. 359 – 366)

    Yariv Mohar
    Human rights amid Covid-19: from struggle to orchestration of tradeoffs (movement report, pp. 367 – 370)

    Julien Landry, Ann Marie Smith, Patience Agwenjang, Patricia Blankson Akakpo, Jagat Basnet, Bhumiraj Chapagain, Aklilu Gebremichael, Barbara Maigari and Namadi Saka,
    Social justice snapshots: governance adaptations, innovations and practitioner learning in a time of COVID-19 (movement report, pp. 371 – 382)

    Roger Spear, Gulcin Erdi, Marla A. Parker and Maria Anastasia
    Innovations in citizen response to crises: volunteerism and social mobilization during COVID-19 (movement report, pp. 383 – 391)

    Breno Bringel
    Covid-19 and the new global chaos (movement report, pp. 392 – 399)

    https://www.interfacejournal.net/interface-volume-12-issue-1

    #mouvements_sociaux #résistance #covid-19 #confinement #revue #aide_mutuelle #Espagne #résistance #Irlande #Kenya #impuissance #sentiment_d'impuissance #faim #violence #Delhi #Inde #féminisme #Wuhan #Pakistan #PinkDot #LGBT #Singapour #solidarité_féministe #solidarité #Mexique #care #Berlin #Allemagne #queer #gig_economy #travail #travail_domestique #travailleurs_domestiques #Italie #Egypte #travailleurs_étrangers #Karnataka #distanciation_sociale #migrations #Suisse #route_des_Balkans #Balkans #réfugiés #camps_de_réfugiés #FightEveryCrisis #climat #changement_climatique #décroissance #Haïti #extractivisme #pollution #River_Periyar #Periyar #souveraineté_alimentaire #nourriture #alimentation #CampiAperti #Bologne #agriculture #Grèce #Karlsruhe #Cooperation_Birmingham #UK #Angleterre #Leipzig #musique #Brésil #Rentstrike #Iran #droits_humains #justice_sociale #innovation #innovation_sociale

    ping @isskein @karine4

  • #Chili : vivre et mourir en temps de pandémie et de néolibéralisme « avancé »
    https://www.cetri.be/Chili-vivre-et-mourir-en-temps-de

    (Publié dans la collection de l’Institut des Amériques) « Dans un moment où des milliers de familles n’ont pu dire adieu à leurs êtres chers, il est violent de voir comment l’autorité suprême du pays malmène une fois de plus les protocoles ». En ce lundi 22 juin 2020, la députée chilienne Claudia Mix, membre du Frente Amplio (gauche), ne décolère pas. Elle se fait l’écho des images qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux. On y voit le président Sebastián Piñera participant aux funérailles de son oncle, (...) #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #COVID_19, Chili, #Coronavirus, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Néolibéralisme, (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Contestation

  • Comparaison France/ USA : une fausse bonne idée ? La spécificité française à l’aune de l’émancipation
    https://expansive.info/Comparaison-France-USA-une-fausse-bonne-idee-La-specificite-francaise-a-

    Le mouvement « black lives matter » initié par 3 femmes américaines en 2013 a pris de l’ampleur suite au meurtre de G. Floyd et s’est de ce fait, invité en France. Retour sur les mouvements de ces dernières semaines. #Analyse

    / #Antiracismes_-_colonialismes, #Mouvements_sociaux, Vérité & Justice

    #Vérité_&_Justice

  • Haïti et la communauté internationale : entre déni et complicité
    https://www.cetri.be/Haiti-et-la-communaute

    Un nouveau massacre a été commis en #Haïti le 19 juin. Il intervient deux ans après l’insurrection populaire du mois de juillet 2018, qui a initié un climat de #Corruption et d’insécurité sans susciter de réaction en Europe ou aux Etats-Unis. Tribune publiée dans #Libération le 2 juillet 2020. Le 19 juin, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le tableau que dressa la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en Haïti, Helen Meagher La Lime, contrastait avec les analyses des organisations (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_regard_du_CETRI, #Le_Sud_en_mouvement, Haïti, Corruption, #Contestation, Relations entre #Mouvements_sociaux & gouvernements, Mouvements sociaux, Libération, Homepage - Actualités à la (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Homepage_-_Actualités_à_la_une

  • War & Pacification

    TNI’s War & Pacification work concerns the nexus between militarisation, security and globalisation. It confronts the structures and interests that underpin a new era of permanent war, makes visible the technologies of control and repression, highlights the impacts on people considered threatening or worthless by the powerful, and advocates alternatives based on peacebuilding, conflict transformation and respect for fundamental human rights.

    TNI uses the term ‘pacification’ to describe what is frequently presented as ‘security’. Our research has long shown that the effect of many policies adopted in the name of security is increased social control, allowing the maintenance of social orders that are deeply unequal and unjust. Pacification thus encompasses elite attempts to police the contours of globalisation’s discontents – the unworthy and expendable, the restive and resistant – and close down the progressive spaces occupied by civil society.

    –-> avec une série d’articles et analyses sur le sujet à trouver sur le site web du TNI :

    https://www.tni.org/en/war-pacification

    #militarisation #globalisation #répression #contrôle #technologie #guerre #exclusion #dépossession #coercition #conflits #peace-building #frontières #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #privatisation #violence #mouvements_sociaux

    –-

    @karine4 :

    TNI uses the term ‘pacification’ to describe what is frequently presented as ‘security’.

    #terminologie #pacification #sécurité #mots #vocabulaire

    ping @isskein

  • Haití se ahoga bajo el peso de su oligarquía y de Estados Unidos
    https://www.cetri.be/Haiti-se-ahoga-bajo-el-peso-de-su

    Haití, el país más vulnerable del continente americano, se ve afectado por el covid-19 mientras que la población sufre ciclones, una pobreza generalizada y un gobierno gangrenado por la corrupción y totalmente desacreditado. Las últimas palabras de Georges Floyd se han convertido en un grito de alerta en las redes sociales : “Ayiti paka respire”, es decir, “Haití no puede respirar”. En los últimos días Haití ha superado varias pruebas simbólicas : la del 1 de junio, fecha en que empieza la estación de (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, #Analyses, #Haïti, #COVID_19, #Coronavirus, #Corruption, Relations entre #Mouvements_sociaux & gouvernements, Mouvements sociaux, #Contestation, Pauvreté, Basta (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Pauvreté #Basta_!

  • Haïti étouffe sous le poids de son oligarchie et des États-Unis
    https://www.cetri.be/Haiti-etouffe-sous-le-poids-de-son

    Pays le plus vulnérable du continent américain, #Haïti est frappé par le covid-19 alors que la population est en prise avec les cyclones, une pauvreté généralisée, un gouvernement gangréné par la #Corruption et totalement décrédibilisé. Les derniers mots de Georges Floyd sont devenus sur les réseaux sociaux haïtiens un cri d’alerte : « Ayiti paka respire », Haïti ne peut pas respirer. Haïti a passé ces derniers jours plusieurs caps symboliques. Celui du 1er juin qui marque le début de la saison cyclonique – une (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, #Analyses, Haïti, #COVID_19, #Coronavirus, Corruption, Relations entre #Mouvements_sociaux & gouvernements, Mouvements sociaux, #Contestation, Pauvreté, Basta !, Homepage - Actualités à la (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Pauvreté #Basta_ ! #Homepage_-_Actualités_à_la_une

  • « On ne peut pas vouloir une démocratie directe pour rétablir une société de consommation »
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1022-On-ne-peut-pas-vouloir-une

    ❝Ce texte fait partie de la brochure n°26bis : « #Écologie, #pandémie & #Démocratie_directe » L’écologie #Politique dans la crise mondiale — seconde partie Sommaire : « En prenant des mesures contre le virus on peut être amenés à prendre des décisions qu’on n’osait pas trancher à cause de la bien-pensance » (Émission de radio) « On ne peut pas vouloir une démocratie directe pour rétablir une société de consommation » (Émission de radio) — Ci-dessous... Immigration, écologie et décroissance (Conférence) (...) #Brochures

    / #Lieux_Communs, Politique, #Économie, #Pandémie_2019-2020, #Gauchisme, #Libéralisme, #Entretien, #Démocratie_directe, #Mouvements_sociaux, #Type_anthropologique

  • Mobilisation dans la santé. A #Rennes, rassemblement réussi mais le départ en manifestation empêché par les CRS
    https://expansive.info/Mobilisation-dans-la-sante-A-Rennes-rassemblement-reussi-mais-le-depart-

    La journée de mobilisation du 16 juin, appelée nationalement par le personnel soignant pour exiger les moyens qui ont cruellement manqués pendant la crise sanitaire, a donné lieu à des manifestations massives dans de nombreuses villes, qui se sont terminées sous le coup de la répression, comme à Paris et à Toulouse. A Rennes la manifestation n’a pu se tenir. #Info_locale

    / Une, Rennes, #Soins_-_Santé_-_Psychiatrie_-_Médic, #Mouvements_sociaux, #Coronavirus

    https://www.revolutionpermanente.fr/Le-syndicat-Sud-quitte-le-Segur-de-la-sante
    https://revolutionpermanente.fr/Mobilisation-dans-la-sante-A-Rennes-rassemblement-reussi-mais-l

  • À quelques heures de l’allocution d’Emmanuel Macron – très attendue notamment sur le thème des violences policières et du racisme –, nous publions ici la lettre ouverte au président de la République du sociologue Éric Fassin.

    TRIBUNE. Le régime de la peur - regards.fr
    http://www.regards.fr/idees-culture/article/tribune-le-regime-de-la-peur

    Alors que, partout dans le monde, les mobilisations se multiplient contre le racisme et les violences policières, vous tenez à dire qu’en France « le monde universitaire a été coupable. Il a encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon. Or, le débouché ne peut être que sécessionniste. Cela revient à casser la République en deux. » Vous désignez des coupables, mais vous n’avez pas l’honnêteté de les nommer, ni le courage d’assumer vos propos, tenus « en privé »… pour être publiés dans Le Monde.

    Je fais partie de ce petit nombre d’universitaires qui étudient « l’intersectionnalité », concept que vous dénoncez sans rien y comprendre. Mais qu’importe votre ignorance ? Votre mépris du travail universitaire, il nous est familier – à l’heure où vous jugez urgent de relancer la LPPR qui s’emploie à démanteler la recherche par une politique du court terme.

    LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR
    >> LPPR : le monde universitaire se mobilise contre la « privatisation progressive de la recherche »

    Ce qui est inquiétant, c’est que vous reprenez la rhétorique d’extrême droite, relayée par des médias comme Le Point qui a cru bon, par exemple, d’accoler mon nom à ceux d’Éric Zemmour et Alain Soral en tête de « ces idéologues qui poussent à la guerre civile » (sic). L’anti-intellectualisme n’est-il pas au cœur du projet néofasciste aujourd’hui incarné par Jair Bolsonaro au Brésil et Donald Trump aux États-Unis ?

    • Monsieur le Président,

      Alors que, partout dans le monde, les mobilisations se multiplient contre le racisme et les violences policières, vous tenez à dire qu’en France « le #monde_universitaire a été coupable. Il a encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon. Or, le débouché ne peut être que sécessionniste. Cela revient à casser la République en deux. » Vous désignez des coupables, mais vous n’avez pas l’honnêteté de les nommer, ni le courage d’assumer vos propos, tenus « en privé »… pour être publiés dans Le Monde.

      Je fais partie de ce petit nombre d’universitaires qui étudient « l’#intersectionnalité », concept que vous dénoncez sans rien y comprendre. Mais qu’importe votre #ignorance ? Votre #mépris du travail universitaire, il nous est familier – à l’heure où vous jugez urgent de relancer la #LPPR qui s’emploie à démanteler la recherche par une politique du court terme.

      Ce qui est inquiétant, c’est que vous reprenez la #rhétorique d’#extrême_droite, relayée par des médias comme Le Point qui a cru bon, par exemple, d’accoler mon nom à ceux d’#Eric_Zemmour et #Alain_Soral en tête de « ces idéologues qui poussent à la guerre civile » (sic). L’#anti-intellectualisme n’est-il pas au cœur du projet néofasciste aujourd’hui incarné par Jair Bolsonaro au Brésil et Donald Trump aux États-Unis ?

      C’est pourquoi vos propos contre des universitaires sont le révélateur de toute une #logique_politique. Votre refus d’un #savoir_critique participe en effet d’un double #déni. D’une part, vous voulez empêcher que l’on nomme les #violences_policières. Le 7 mars 2019, en pleine crise des gilets jaunes, vous déclariez ainsi : « Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. » Pour vous, ce qui est intolérable, ce ne sont pas ces morts, ces yeux crevés, ces mutilations ; c’est le fait de les nommer. D’autre part, vous prétendez être « aveugle à la race », alors que vous l’êtes seulement au #racisme (pour reprendre le titre de mon texte de 2006 dans l’ouvrage que j’ai co-dirigé : De la question sociale à la question raciale ?). Dans un cas comme dans l’autre, vous rejetez le mot pour ne pas reconnaître la chose.

      Or il se trouve qu’aujourd’hui, en France, les racistes évitent le plus souvent de parler « des races » (au pluriel) : blanche, noire, juive… À Marion Maréchal, qui « refuse de s’excuser en tant que blanche » (oubliant que ce sont d’abord des Noirs, et non des Blancs, qui ont mis un genou à terre), Marine Le Pen peut ainsi faire la leçon en se drapant dans une rhétorique universaliste : « Se mettre sur un plan racial, c’est tomber dans un double piège. Celui des indigénistes, des racialistes, alors qu’il faut rester sur un plan républicain. C’est aussi tomber dans le piège de l’américanisation, alors que rien ne se construit, en France, en fonction de communautés. » Désormais, ce sont des antiracistes, universitaires ou militants, qui parlent de « la race » (au singulier), pour rendre visible le mécanisme social d’assignation à une place inférieure.

      Votre double déni est aujourd’hui poussé à l’absurde : la #racialisation de la « #question_sociale », elle résulte des #discriminations_raciales, et d’autant plus qu’elles sont cautionnées, voire encouragées par les pouvoirs publics. À défaut de lire les travaux des universitaires, écoutez au moins le Défenseur des droits, dont l’enquête a établi que le risque de contrôle policier est 20 fois plus élevé pour les jeunes hommes arabes ou noirs. Et vous ne pouvez pas ignorer non plus une autre institution de la République : la #justice. En 2015, lorsque la cour d’appel, confirmant la réalité des #contrôles_au_faciès, a condamné la France pour « faute lourde », en vue de se pourvoir en cassation, l’État a dû les justifier : arrêter des étrangers supposerait de contrôler des gens qui… ont l’air étranger. Autrement dit, pour l’État, il y a des Français qui en ont l’apparence, d’autres non. La condamnation définitive date de 2016 : depuis votre élection en 2017, qu’avez-vous fait contre les contrôles au faciès ? Sans parler des sanctions, où sont les récépissés ? En laissant faire, vous encouragez. Vous êtes responsable de ces discriminations, et donc de la racialisation de la société.

      Ce choix de l’#aveuglement dessine une politique visant à faire passer à marche forcée vos réformes néolibérales. En premier lieu, vous jouez sur la peur des électeurs, et surtout des plus âgés, qu’il s’agisse d’immigration ou d’ordre public : avec cette politique qu’on peut dire « insécuritaire », tant elle produit le sentiment d’#insécurité qu’elle prétend combattre, vous faites concurrence à l’extrême droite ; mais c’est elle qui en récoltera les bénéfices, et non vous qui prétendez faire barrage contre elle. Deuxièmement, avec la #répression brutale contre les #mouvements_sociaux, vous tentez d’instiller la #peur ; décourager ainsi de manifester, c’est une #politique_d’intimidation.

      Ce #régime_de_la_peur, il dit d’abord votre peur. Monsieur le Président, vous avez peur de votre jeunesse. Celle-ci n’est pas gagnée par le cynisme désabusé des élites médiatico-politiques, qui finissent par s’accommoder de tout et par accepter n’importe quoi ; elle est prête à se mobiliser pour des causes comme le racisme – quelle que soit sa couleur ou son origine. Mais au lieu d’entendre sa protestation contre la dérive anti-démocratique de votre régime, vous n’y voulez voir qu’un symptôme d’angoisse. Bref, vous tentez de la psychologiser pour mieux la dépolitiser.

      Et ce n’est pas tout. Monsieur le Président, vous avez peur de votre police. C’est que vous en avez besoin pour imposer votre politique. Tout le monde l’a bien compris lorsqu’à la veille des mobilisations contre la réforme des retraites, les forces de l’ordre ont obtenu d’être épargnées : elles conservent leur « régime spécial » pour mieux réprimer dans la rue l’opposition à un projet prétendument universel. Votre peur est incarnée par le ministre de l’Intérieur qui recule à chaque fois que les syndicats de policiers élèvent le ton. Le contraste avec la campagne médiatique lancée par le ministre de l’Éducation contre les professeurs « décrocheurs » est frappante : Christophe Castaner est le ministre des policiers ; à l’évidence, Jean-Michel Blanquer n’est pas celui des enseignants.

      Or les idées d’extrême droite sont aujourd’hui majoritaires parmi les forces de l’ordre. Pour se faire entendre, des policiers n’hésitent pas à participer à des manifestations illégales. Si celles-ci se multiplient, c’est qu’elles ne sont jamais sanctionnées ; sont-elles même interdites ? Ils se sentent en position de force – quitte à endosser la posture de victimes. La ministre de la Justice elle-même s’abstient de condamner des consignes syndicales contraires à la loi : « Non, c’est pas légal ; mais la question n’est pas celle-là ! », s’agace Nicole Belloubet. Au contraire, elle réaffirme avoir « parfaitement confiance dans la #police_républicaine ». Autrement dit, la police est au-dessus des lois. On ne saurait être plus clair. Vous avez peur de la jeunesse, et vous la réprimez ; vous avez peur de la police, et vous capitulez. Votre régime de la peur fait peur pour la #démocratie ; c’est un régime inquiétant.

      Monsieur le Président, dans quelques heures, vous allez prendre la parole ; sans doute aborderez-vous ces questions. Pour ma part, je ne perdrai pourtant pas mon temps à vous écouter. En effet, ce qui m’importe, ce ne sont pas vos discours ; ce sont vos actes. Vous serez jugé sur les choses, et non sur les mots, tant par les électeurs que par l’Histoire. Prenez garde : à force d’acclimater politiquement ses idées et ses pratiques, sous prétexte d’y résister, vous pourriez bien rester comme le fourrier du #néofascisme.

      #Macron #peur #régime_de_la_peur #université #Didier_Fassin #intersectionnalité #culpabilité #France #ethnicisation #tribune #responsabilité

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      voir aussi :
      https://seenthis.net/messages/860428

  • Le 16 juin : Journée d’action nationale pour la santé et l’hôpital public !
    https://expansive.info/Le-16-juin-Journee-d-action-nationale-pour-la-sante-et-l-hopital-public-

    A l’appel des syndicats et du Comité inter-urgences, à #Rennes, le rassemblement aura lieu de midi à 15h sur l’esplanade Charles de Gaulle, rue d’Isly, dans le respect des règles sanitaires liées au covid-19, permettant la distanciation physique des participants. #Ailleurs

    / Une, #Syndicalismes_-_Travail, Rennes, #Soins_-_Santé_-_Psychiatrie_-_Médic, #Mouvements_sociaux, #Coronavirus

  • Et si le « monde d’après » commençait par une réflexion sur nos pratiques langagières 
    https://expansive.info/Et-si-le-monde-d-apres-commencait-par-une-reflexion-sur-nos-pratiques-22

    Que fait-on des insultes et slogans putophobes, homophobes et grossophobes dans nos luttes ? #Analyses

    / #Féminismes_-_Genres_-_Sexualités, #Antiracismes_-_colonialismes, #Information_-_médias, #Mouvements_sociaux, #Lutte_contre_les_violences_sexistes

  • Quand des villes refusent d’être vendues à des multinationales

    Écrasées de #dettes, poussées à la #marchandisation, les villes sont sommées de se vendre aux multinationales. Mais partout dans le monde, des municipalités cherchent à se réapproprier leur #pouvoir_d’agir.

    Comment les élus locaux et les citoyens peuvent-ils s’opposer à la main-mise grandissante des firmes ? C’est tout l’objet d’une publication inédite, parue ce jeudi 27 février, intitulée Villes contre multinationales, éditée par Ritimo. De la privatisation de l’eau à l’essor d’Airbnb en passant par la « smart city » connectée en 5G, « les villes sont devenues un champ de bataille face au poids croissant des grandes entreprises », peut-on lire en introduction.

    La publication réunit une série d’articles rédigés par des journalistes, des militants, des élus et des chercheurs européens, membres d’Enco, un réseau de médias et d’ONG « qui se consacrent à enquêter et informer sur les entreprises multinationales et leur pouvoir ».

    Un travail qui tombe à pic, à deux semaines des élections municipales : « On espère donner des idées aux candidats et futurs élus, casser ce sentiment qu’il n’y a pas d’alternatives, pas de possibilités de s’opposer aux multinationales », explique Olivier Petitjean, membre de l’Observatoire des multinationales, joint par Reporterre. De l’Espagne au Royaume-Uni, en passant par la Tchéquie et la France, de nombreuses municipalités ont en effet cherché à se réapproprier leur pouvoir d’agir.

    Car il s’agit bien d’une reconquête démocratique. Depuis la crise financière de 2008, « la pression économique et politique sur les villes s’est considérablement accrue, soulignent les auteurs. Nombre d’entre elles se sont retrouvées écrasées de dettes, poussées à vendre des biens, privatiser des services publics, réduire leurs dépenses. » Les fonds financiers en quête de nouveaux placements profitables ont investi le secteur du tourisme et de l’immobilier, mais également celui des nouvelles technologies.

    Laia Forné, sociologue espagnole spécialiste des questions d’urbanisme, de démocratie et de communs, évoque ainsi une « marchandisation des villes » :

    La gouvernance urbaine de nos villes a été basée sur une coopération entre les secteurs public et privé qui a mené à la privatisation de biens fondamentaux comme la terre, le logement, l’eau et le patrimoine municipal, tout en créant des structures de gouvernance opaques et antidémocratiques. Le modèle de gouvernance qui a prévalu était celui de la concession public-privé, où le secteur privé engrange les bénéfices de grands projets spéculatifs tandis que le secteur public en assume les risques. »

    L’un des principaux leviers des firmes réside ainsi dans la spéculation immobilière, comme le raconte Max Carbonell, membre de l’Observatoire de la dette dans la globalisation (ODG), et militant espagnol du mouvement pour le logement. Blackstone, une des multinationales qui possèdent le plus de propriétés (ou « actifs financiers ») au monde, a acquis de nombreux bâtiments à Barcelone, notamment un immeuble dans le quartier de Raval, l’un des plus pauvres de la ville.

    « Blackstone n’y voyait qu’un actif financier sur lequel spéculer et se préparait à mettre les familles à la rue pour pouvoir le revendre – ou le relouer – à un prix bien plus élevé, écrit-il. [Pour Blackstone et d’autres sociétés du même type, le] mode opératoire commun se résume à "buy it, fix it, sell it", acheter, réparer, revendre). »

    Aujourd’hui, les villes du monde sont sommées d’entrer en compétition les unes avec les autres sur le marché international pour attirer le maximum de touristes et d’opportunités d’affaires financières et immobilières possibles (avec tous les secteurs d’activité qui leur sont liés). En d’autres termes : on vend des villes, on vend notre ville, à des investisseurs du secteur du tourisme et de l’immobilier.

    À Barcelone, une mobilisation populaire portée par le Syndicat des habitants du Raval (SHR) a finalement contraint Blackstone à négocier : en 2019, l’entreprise a fini par accepter que les familles restent et paient un loyer modéré, en partie financé par la municipalité.

    Ainsi, la publication Villes contre multinationales diffuse des exemples de luttes locales, souvent longues et difficiles, tant la puissance des firmes apparaît illimitée. En Croatie, le journaliste Igor Lasic explique comment la société Razvoj Golf, porteuse d’un projet de golf géant dans la ville touristique de Dubrovnik, a porté plainte en 2017 contre l’État auprès d’un tribunal d’arbitrage dans le cadre d’un accord de libre-échange, réclamant 500 millions d’euros de compensation pour le blocage de ses projets par un mouvement citoyen.

    À Bruxelles, le chercheur Kenneth Haar relate les manœuvres d’Airbnb auprès de la Commission européenne « pour reprendre la main » face à la contestation croissante des métropoles comme Amsterdam ou Berlin : « La Commission fait depuis lors pression sur les États membres [leur] faisant savoir que les restrictions trop strictes aux activités d’Airbnb et des autres plateformes peuvent contrevenir à la législation européenne ».
    « La "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée »

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

    Le combat des David citadins contre les Goliath multimillionnaires serait-il perdu d’avance ? « La bataille est en cours, dit Olivier Petitjean. Il existe des marges de manœuvre, mais il y a besoin que les villes créent des alliances, échangent leurs idées, fassent contre-poids aux multinationales. » Pour lui, « la transition écologique et sociale est une opportunité pour que les villes sortent de la dépendance aux multinationales. Pour réduire ses déchets, une ville peut décider de s’engager dans une démarche zéro déchet, en impliquant les citoyens, plutôt que de s’en remettre à la construction d’un nouvel incinérateur par une multinationale comme Suez. »

    De fait, les 200 pages de la publication regorgent d’initiatives portées par des villes. Hazel Sheffield, journaliste anglaise, détaille l’histoire de Preston, petite ville de 140.000 habitants dans le nord de l’Angleterre, fortement touchée par la désindustrialisation, qui « a réorienté radicalement ses achats publics pour favoriser le tissu économique et social local, plutôt que les grandes entreprises ». « Les gros contrats, par exemple pour la rénovation du marché de Preston, sont divisés en lots plus petits pour permettre aux PME de répondre aux appels d’offres, et des clauses sociales y sont attachées, comme de garantir aux travailleurs des salaires décents », raconte-t-elle. Bien que les règles européennes, d’inspiration néolibérale, ne soient pas favorables à de telles clauses, « tant que les autorités assurent une procédure équitable, elles peuvent sélectionner les fournisseurs en fonction d’une série de critères dont le prix, mais aussi la qualité, le risque, la valeur sociale et d’autres facteurs », précise la journaliste. Les achats de services, de travaux et de fournitures des villes de l’Union européenne représentent près de 2.000 milliards d’euros par an, soit environ 14 % du PIB de l’Union. « Le potentiel de transformation de ces nouvelles politiques progressistes de marchés publics est donc énorme », note aussi Olivier Hoedeman, co-fondateur du Corporate Europe Observatory.
    L’eau à Grenoble, la gestion des ordures à Naples... Autant d’exemples de remunicipalisation

    Outre les achats publics, la publication met en avant de multiples exemples de (re)municipalisation : l’eau à Paris et Grenoble, les terres agricoles à Mouans-Sartoux ou Vannes, la gestion des ordures à Naples ou la distribution d’électricité dans certaines communes espagnoles.

    Pour la sociologue Laia Forné, cette reconquête n’est possible et durable qu’à travers la mise en place d’un « municipalisme public-citoyens », alliant élus et mouvements sociaux. À Barcelone, le nouveau système qui oblige les grandes développeurs immobiliers à consacrer 30 % de leurs opérations à du logement social, en fournit un bon exemple : « Tandis que la municipalité apportait le savoir-faire technique pour rédiger une législation adaptée, les mouvements sociaux pour le logement ont mobilisé l’opinion publique et exercé une pression politique suffisante pour dépasser les logiques partisanes. » Elle parle également de « co-responsabilité », illustrée par la création du programme barcelonais de « Patrimoine citoyen », dont l’objectif est « de créer des cadres innovants associant citoyens et institutions pour gérer les ressources publiques, y compris les édifices publics, les vergers urbains, l’espace public et certains services sociaux. »

    « Les élus ne peuvent pas tout, les villes sont face à des pouvoirs puissants et riches, conclut Olivier Petitjean. Il est donc essentiel que les municipalités volontaristes soient soutenues par des mouvements sociaux. Il est aussi nécessaire que ces villes se mettent en réseau, s’allient pour peser face aux multinationales. Et surtout, il faut une bonne dose de courage. »

    https://reporterre.net/Quand-des-villes-refusent-d-etre-vendues-a-des-multinationales

    #villes #géographie_urbaine #résistance #multinationales #Barcelone #eau #Grenoble #remunicipalisation #Blackstone #Airbnb #Bruxelles #smart_cities #ville_intelligente #ubérisation #Preston #désindustrialisation #UK #Angleterre #Naples #ordures #Mouans-Sartoux #Vannes #terres #Espagne #municipalisme_public-citoyens #co-responsabilité #patrimoine_citoyen #mouvements_sociaux #réseaux #livre #ressources_pédagogiques #urban_matter

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    Pour @etraces :

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

  • Pour une reprise collective du 37
    https://expansive.info/Pour-une-reprise-collective-du-37-2242

    L’équipe de la maison de la grève a annoncée qu’elle arrêtait d’animer son local, tout en affirmant la possibilité pour d’autres collectifs de reprendre l’espace à partir de la rentrée prochaine. Depuis, nous sommes plusieurs groupes et individu·es à nous être lancé·es dans cette aventure. #Infos_locales

    / Une, #Cultures_-_Contre-cultures, #Rennes, #Mouvements_sociaux, Autonomie & auto-gestion, #Dynamiques_collectives

    #Autonomie_&_auto-gestion

  • Politiser ou démocratiser le travail social ? (Podcast Sons Rouges & Noirs #14)
    https://expansive.info/Politiser-ou-democratiser-le-travail-social-Podcast-Sons-Rouges-Noirs-14

    Un épisode de lutte à l’occasion du 1er mai, où il va être question de politisation du travail social, de démocratisation et donc de militantisme et d’engagement dans nos secteurs professionnels, du comment et du pourquoi employer ces différents concepts. #Ailleurs

    / #Elections_-_Démocratie, #Soins_-_Santé_-_Psychiatrie_-_Médic, #Mouvements_sociaux, Autonomie & auto-gestion

    #Autonomie_&_auto-gestion
    https://pagesrougesetnoires.wordpress.com/2020/05/01/politiser-ou-democratiser-travail-social-jonathan-lou
    https://sretn.bandcamp.com/track/sons-rouges-noirs-14-politiser-ou-d-mocratiser-le-travail-social


    https://sretn.bandcamp.com