• Encres, poings levés et banderoles : deux siècles de luttes pour l’environnement
    https://metropolitiques.eu/Encres-poings-leves-et-banderoles-deux-siecles-de-luttes-pour-l-envi

    Connaître l’histoire des #mouvements_sociaux enrichit notre compréhension du monde. Quatre historiens ont rassemblé une riche iconographie pour retracer deux siècles de luttes pour l’environnement, belle contribution à une #histoire qui enchevêtre temps court et temps long, dimensions locales et plus globales des luttes écologiques. Une histoire des luttes pour l’environnement, 18e-20e, un tel ouvrage publié chez Textuel ne saurait surprendre. Cette maison d’édition déploie notamment ses compétences #Commentaires

    / histoire, #environnement, #écologie, mouvements sociaux

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-fonbaustier.pdf

  • Comment les mouvements sociaux changent les choses | L’actualité
    https://lactualite.com/environnement/comment-les-mouvements-sociaux-changent-les-choses

    Regrouper 3,5 % d’une population lors d’une mobilisation n’est toutefois pas garant de victoire. Une théorie du changement exclusivement axée sur l’atteinte de cette proportion serait malavisée. La règle a été critiquée et depuis nuancée par Erica Chenoweth elle-même, qui rappelle l’importance d’autres facteurs (la conjoncture favorable, l’organisation, le leadership stratégique et la durabilité) dans le succès ou l’échec d’un mouvement et recommande de ne pas utiliser la règle de manière prescriptive.

    Il faut aussi prendre en compte que les mouvements n’ont pas tous les mêmes objectifs. Dans son livre Twitter et les gaz lacrymogènes : Forces et fragilités de la contestation connectée (C&F éditions, 2019), Zeynep Tufekci, professeure associée de sociologie à l’Université de la Caroline du Nord et chroniqueuse au New York Times, émet l’hypothèse que les mouvements possèdent trois types de capacités : celles d’influer sur le narratif social, de perturber l’ordre établi et d’influencer les élus et les institutions. Par exemple, le mouvement Occupons Wall Street a réussi à imposer l’idée que les intérêts des plus riches qui forment 1 % de la population nuisaient aux 99 % restants, une illustration de sa puissante capacité narrative, avec un discours sur les inégalités économiques qui continue de percoler, plus de 10 ans plus tard. Une des demandes clés d’Occupons Wall Street, l’annulation des dettes étudiantes, vient même d’être partiellement adoptée aux États-Unis par l’administration Biden, qui a offert un allègement ciblé aux familles à faible et à moyen revenu, preuve de la capacité de ce mouvement à influencer les institutions.

    Dans le cas de la mobilisation monstre du 27 septembre 2019, il serait juste de dire qu’elle a permis de maintenir le discours du mouvement climatique ; que sa capacité à influencer les élus se traduit par des chantiers en cours, malgré plusieurs victoires institutionnelles (telles que les projets de loi adoptés) ; et que sa capacité à perturber l’ordre établi a été mise à mal par la COVID-19. Il est donc simpliste de parler d’échec ou de réussite d’un mouvement — surtout pour un enjeu aussi complexe que la crise climatique. La bataille sera de très longue haleine et même une victoire aura plusieurs nuances de gris. Sans compter qu’une part colossale de l’énergie des militants sert à lutter contre des reculs…

    #Mouvements_sociaux #Zeynep_Tufekci

  • Quand Didier Lallement pleurniche Régis de Castelnau

    Il a « écrit » un livre. Après avoir quitté son poste de préfet de police de Paris, pour aller s’installer dans une pantoufle douillette et inutile en remerciement de son zèle de bras armé du système Macron, le voilà qui s’épanche. Paris-Match publie cette semaine une recension complaisante qui détaille un peu les états d’âme du garde-chiourme. D’abord, se considérant probablement comme relevé du devoir de réserve des hauts fonctionnaires, il balance. Avec la description d’une situation de la France conforme à ce qu’en disent les oppositions en oubliant la responsabilité de son chef. Ensuite, pour être raccord avec l’époque, il pleurniche sur son sort et essaie de provoquer la compassion pour la détestation que lui voue l’opinion publique.

    Didier Lallement avec quelques « confidences » expose dans son livre :  « sa vision noire de la société rongée par l’individualisme, le complotisme, l’islamisme, le survivalisme, l’ubérisation du marché de la drogue, sans compter l’immigration illégale. » Donnant quelques arguments à ceux qui pointaient en lui la présence de solides névroses. Pas gêné, il reconnaît le lien entre immigration illégale et explosion de la délinquance, on a envie de dire « il était temps ! » Et de lui demander s’il a prévenu son patron, qui n’a pas l’air au courant. Il dit aussi « assumer entièrement l’échec du stade de France » , mais que sa démission proposée avait été refusée par Macron. Ben voyons, c’est le scandale international postérieur qui oblige à cet aveu. S’il avait eu un minimum d’honneur, le refus de Macron n’aurait pas dû l’empêcher de prendre ses responsabilités.

    Le poste de préfet de police de Paris était bien évidemment le sommet d’une carrière pour un protégé de Jean-Pierre Chevènement entré dans la préfectorale par la petite porte. Il n’aurait pour rien au monde laissé passer une telle occasion. Ce qui ne l’empêche pas, passant en mode Calimero, de se plaindre de ce que le poste est fatigant. Parce que Didier Lallement se plaint beaucoup. De son sort de préfet de police, mais également de sa vie d’après. Les Français le détestent, et le font savoir ? C’est trop injuste, et Paris-Match de conclure après la description ses horribles malheurs : « ainsi va la vie en 2022 d’un serviteur de l’État » . Eh bien non, ce n’est justement pas un serviteur de l’État, mais celui d’un ordre injuste qui s’est révélé brutal, dès lors que les couches populaires ont manifesté leur refus de ses conséquences.

    Et Didier Lallement a été l’incarnation de cette brutalité contre les mouvements sociaux, à base de violence policière débridée et de mise en cause insultante de ceux qui s’y opposaient en utilisant leurs libertés constitutionnelles. Tout le monde se souvient du « nous ne sommes pas du même camp Madame ! » , lancé à une passante exprimant son soutien au mouvement des Gilets jaunes. Lamentable saillie d’un haut fonctionnaire avouant crûment qu’il était au service d’un homme, en l’occurrence Emmanuel Macron, et non pas à celui de la République. On se souvient également des insultes adressées aux malades mourants du Covid considérés comme responsables de leur sort pour avoir mal respecté les consignes souvent ineptes d’une Agnès Buzyn ou d’une Sibeth N’Diaye. D’ailleurs, il persiste à nous exposer sa vision de l’ordre social tel qu’il le défend :  « les convulsions sociales seront intenses et destructrices… un jour il faudra encore masser des troupes devant l’Élysée » . Aux protestations contre l’injustice, la seule réponse qu’il envisage est la matraque. En attendant pire ?

    Alors Didier Lallement rapporte les injures et les menaces de mort dont il serait l’objet maintenant qu’il a rejoint sa confortable pantoufle. Les menaces de mort ne sont évidemment pas acceptables, mais en ce qui concerne les injures, si elles peuvent être des infractions, il appartient au juge de les qualifier notamment au regard du contexte. Rappelons-nous Guy Bedos traitant Nadine Morano de « connasse » et relaxé par la justice. Le préfet de police de Paris a fait le choix d’incarner le système Macron dans son visage brutal et répressif et se plaint des conséquences. Il voudrait donc qu’on l’aime et qu’on le respecte ?

    Il y a manifestement un mot dont il a oublié le sens, c’est celui de décence.

    #violence #brutalité #EnMarche #didier_lallement #emmanuel_macron #néo_libéralisme #mouvements_sociaux #garde-chiourme #France

    Source : https://www.vududroit.com/2022/10/quand-didier-lallement-pleurniche

  • « La capacité de reconnaître les sociétés autres va de pair avec la mise en question de ses propres institutions » (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1116-La-capacite-de-reconnaitre-les-societes-autres

    Voir la partie précédente (.../...) IV – Échanges avec la salle Religion et rationalité dans le monde contemporain Question de la salle : Deux remarques très brèves avant ma question.... C. C. :… Je n’entends rien... [le micro] près de votre bouche et parlez au peuple ! ... La première : si j’ai bien compris ce que vous avez dit, une obligation devrait être faite à tous les grands responsables politiques administratifs ou d’entreprises de passer par une psychanalyse ou un travail pour l’autonomie, (...)

    #Apports_théoriques_:_Imaginaire,_culture,_création, #Castoriadis, #Politique, #Philosophie, #Psychanalyse, #Histoire, #Relativisme, #Progressisme, #Électoralisme, Conférence, #Création_sociale-historique, #Mouvements_sociaux

  • "La capacité de reconnaître les sociétés autres va de pair avec la mise en question de ses propres institutions" (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1115-La-capacite-de-reconnaitre-les-societes-autres

    Transcription de la dernière #Conférence connue et enregistrée de Cornelius #Castoriadis, donnée le 22 mars 1997 à Toulouse, quelques mois avant sa mort en décembre, à 75 ans, introduite par Robert #Redecker. Source
    Les titres, intertitres et ajouts entre crochets sont de nous, ainsi que les notes renvoyant à quelques textes succinctement évoqués.
    Robert Redeker : (…) analyse du système communiste historique et de la bureaucratie et ce dans les années 1950, qui fut pour lui une période non pas (...)

    #Castoriadis, #Politique, #Philosophie, #Psychanalyse, #Histoire, #Relativisme, #Progressisme, #Électoralisme, Conférence, #Création_sociale-historique, #Mouvements_sociaux

  • Construire un « nous » mobilisé ?
    https://metropolitiques.eu/Construire-un-nous-mobilise.html

    Des mouvements antiracistes nouveaux sont apparus en France depuis vingt ans, privilégiant la parole des victimes et l’autonomie de leur lutte. S’ils ne revendiquent pas la non-mixité comme principe explicite d’organisation, ils s’appuient sur une forme d’entre-soi qui participe à la construction d’un « nous » mobilisé. Dossier : Espaces non mixtes : l’entre-soi contre les inégalités ? En France, l’antiracisme constitue aujourd’hui l’un des #Terrains militants où les enjeux d’autonomie des « premier·e·s Terrains

    / #racisme, non-mixité, #minorités, #mouvements_sociaux

    #non-mixité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_picot.pdf

  • Tüfekçi Zeynep, Twitter et les gaz lacrymogènes. Forces et fragilités de la contestation connectée
    https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/26224

    De fait, toujours dans l’avant-propos, l’hypothèse de travail est clairement énoncée : « L’internet permet à des mouvements connectés d’atteindre rapidement une masse critique, sans pour autant leur faire acquérir en amont les capacités d’organisation ou toute autre capacité collective, formelle ou informelle, qui les préparera aux inévitables problèmes à venir et les aidera à réagir en conséquence » (p. 13). Autrement dit, la connectivité et ses affordances perturbent les certitudes qui animaient l’espace public dont « les architectures sont altérées » par les technologies (p. 46) : la sphère publique connectée est configurée différemment de l’autre : « des personnes ordinaires bénéficient de nouveaux moyens de diffusion » (p. 47).

    Chiapas, Seattle, la place Tahrir, Hong Kong, New York (Occupy Wall Street) et, bien sûr, Istanbul : T. Zeynep écrit qu’elle était « au mauvais endroit au mauvais moment » (p. 17). En fait, non : elle était au contraire au bon endroit et au bon moment pour faire avancer l’approche critique des technologies passées au crible de l’organisation des mouvements anti-autoritaires de gauche et, plus généralement, de l’action politique. Précisément, cette approche n’est pas plus possible dans le feu de l’action : « Le “clicactivisme” relève d’une action facile demandant peu d’efforts ou d’engagement » (p. 32) en mettant ensemble des « personnes qui ne sont pas unies par de véritables liens » (p. 32) : la Révolution a besoin de temps et, désormais, elle ne peut plus suspendre son vol. Après tout, cela n’est pas étonnant que cela « ne marche pas » : si « la technologie contribue à créer de nouveaux modes d’organisation et de communication » (p. 196), « les grandes plateformes logicielles qui jouent désormais un rôle central dans l’organisation des mouvements sociaux du monde entier : Facebook, Twitter, Google et autres » (p. 37) ne sont-elles pas des Gafam ? Et, face aux Gafam, les témoignages humains, casuels, qui parsèment joliment le texte finissent par être émouvants (Sana l’Égyptienne, Mohamed le Tunisien, « les blogs de cuisine qui dialoguent avec les blogs politiques » [p. 59] ou le modèle des cupcakes pour Ahmed [p. 120], les 140journos et leur maîtrise des métadonnées quand ils relayent Istanbul et que les bulldozers sont menaçants, [p. 97]) car, « la gouvernance des sans leaders », comme celle des @TahrirSupplies, ne peut fonctionner que conjoncturellement, à l’image des barricades en France en 1853 (p. 115).

    « Fourmi critique », elle multiplie les pavés qu’il est impossible de décrire dans cette note comme les mécanismes très à géométrie variable de la censure (p. 245-251), l’analyse « digitalo-émotionnelle » du Ice Bucket Challenge vs Ferguson (p. 258-263) ou YoubeMom (p. 278-280), ou encore les discordances entre affordances, capacités narratives ou disruptives, voire électorales, mises en œuvre par les mouvements sociaux et les signaux de puissance éventuels lors de Occupy Wall Street ou Tea Party (l’ensemble du chapitre viii qui, selon l’auteure, « guide » la réflexion du livre) jusqu’au nettoyage des différentes places ici et ailleurs, pour faire comme à la maison (p. 166). Sans compter aussi avec « l’armée des Trolls » (p. 366) qui occupe le terrain des affordances conduisant aux nouvelles formes de censure, voire à la paralysie tactique, « le revers de la médaille » (p. 411).

    Enfin, un ultime mot pour saluer la traduction, à la fois respectueuse du style narrativo-critique de l’auteure, de la langue et du français. L’objectif de s’adresser aussi bien à des lycéens intéressés qu’à des militants et à des chercheurs est atteint. Le livre peut alors se terminer par une dernière histoire diachronique (et une dernière rencontre à une terrasse de café à Madrid avec une Indignada) qui hante et les mouvements sociaux et les chercheurs : « Preguntando caminamos ».

    #Zeynep Tufekci #Mouvements_sociaux

  • Géographies de la colère. #Ronds-points et prés carrés

    Dans un contexte de crise économique, de catastrophe climatique, de luttes altermondialistes et démocratiques, la première décennie du XXIe siècle a été le théâtre de contestations sociales marquées par un ancrage spatial des #revendications et des #conflits. #Printemps_arabes, #Gilets_jaunes, #Blacks_Lives_Matter, #MeToo, #marches_pour_le_climat… Les #mobilisations et les #mouvements_sociaux visant à la défense de causes spécifiques s’enchaînent, et la colère semble un puissant dénominateur commun de ces manifestations disparates. Ce numéro de Géographie et cultures ambitionne de questionner les traductions spatiales de ces colères. À la faveur d’un mouvement inédit en France difficile à comprendre et à décrypter avec des grilles classiques des sciences humaines et sociales, les différents articles analysant les logiques spatiales des Gilets jaunes traduisent un besoin de renouvellement des cadres de compréhension : les ronds-points périphériques deviennent des pôles de #luttes et parfois de #violences_policières, la cartographie devient participative en demeurant un outil de combat, le périurbain n’est (toujours) pas une périphérie homogène. Des échos sont clairement identifiables dans d’autres colères issues de l’injustice de traitement : l’accès aux services publics, la violence faite aux femmes, aux Noirs (aux États-Unis). Ce numéro s’inscrit à différentes échelles : très locale quand il s’agit du fonctionnement quotidien d’un rond-point occupé ou des luttes contre les projets éoliens à celle, internationale, des violences terroristes.

    https://journals.openedition.org/gc/14706
    #revue #géographie #géographie_de_la_colère

  • Réflexions plus ou moins stratégiques autour de la dernière interview de Fouché, que l’on peut lire ici https://seenthis.net/messages/926852

    J’avais commencé en commentaire dessous, tellement ça m’a sauté aux yeux en lisant, mais c’est devenu un peu long et je ne voudrais pas le perdre.

    Première phrase fausse dès le départ : ce n’est pas « être contre Macron » qui lui coûte son poste mais bien proférer des affirmations pseudo-scientifiques, « mon bon sens près de chez vous », appuyé par aucunes études sérieuses qui auraient été relues et validées par des collègues (et non par Macron). Quand un médecin fait preuve de charlatanisme, il est normal qu’il y a des plaintes et des enquêtes contre lui.

    Il me semble vraiment que le plus important dans toute cette interview ne sont pas du tout les affirmations fausses qu’il continuerait de propager et qui pourraient être prises une par une pour les contredire, mais la mécanique de défense qu’il met en place avec d’autres : une inversion totale des chefs d’accusation, et de la charge de la preuve :
    – dire que ce sont les autres qui font de la pseudoscience
    – dire que ce sont les autres qui sont des sophistes
    – utiliser les quelques scandales connus d’ingérence dans les publications scientifiques pour invalider alors toutes les publications scientifiques, pour invalider au final le principe même des études lues et relues par des pairs
    – sous le vocabulaire des mots récents (big data, etc), invalider le principe même du métier de statisticien, qui donnent une vision globale à l’échelle de grands territoires, et dire alors que tout ça c’est faux et que « vous et moi » on est plus à même de saisir la vérité de ce qui se passe : typiquement « le bon sens près de chez vous » : l’inverse de l’épidémiologie et la gestion de la santé publique à l’échelle d’un territoire
    – ce qui aboutit à un raisonnement circulaire : ce sont les autres qui font de la pseudoscience, mais la définition actuelle de ce qu’est la méthode scientifique rigoureuse est dénoncée comme étant entièrement de la malversation, mais du coup comment on distingue que lui ferait de la bonne science ? => parce que les autres n’en font pas et sont méchants… sans aucune définition permettant de discriminer. Et pourtant la personne qui interviewe pose, avec justesse pour le coup, la question « mais du coup qui croire ? », et là il ne répond bien sûr pas du tout à la question et s’en sort par une feinte en posant d’autres questions. Plus loin il dit aussi « Information elle même basée sur une science impeccable. » sans jamais définir comment on discrimine où est la vraie science impeccable !
    – le plus grotesque (et plus c’est gros plus ça passe), dénoncer alors que ce sont les autres qui attendent un « sauveur extérieur » pour apporter « la démocratie, la santé », etc ! Alors que c’est LUI et son mouvement qui a mis en scène Raoult et la chloroquine comme homme fort qui allait tout sauver et qui avait raison seul contre tous (la définition même du sauveur chevaleresque) !
    – mâtiner stratégiquement tout ça de brossage dans le sens du poil des écolos-alternatifs avec des intérêts légitimes pour une meilleure alimentation, une meilleure agriculture ("permaculture"), et des critiques contre le transhumanisme : toute cette partie là provient très clairement des connexions qui se sont faites depuis un an entre son mouvement et les influenceurs bien-être/santé « naturelle » (genre casasnovas, etc), ainsi que les mouvements critique techno qui se sont laissés avoir

    Je retrouve désormais cette mécanique de défense chez toutes mes connaissances anti-sanitaires dans les réseaux sociaux. Et il est extrêmement difficile de répondre à tout ça car justement à la base, en tant que gauchistes patentés, on est aussi critique de l’État, critique des médias dominants, critique de l’agriculture industrielle, critique du transhumanisme, etc, etc.

    Je crois qu’il y a vraiment un truc important qui se joue là, et qui n’est pas qu’événementiel, qui va infuser dans la société pour de nombreuses années à venir. Et il faut qu’on ait les armes, à la fois en arguments factuels mais aussi sur la manière de répondre (entretien motivationnel, etc), pour se battre contre ce type de discours.

    Personnellement je suis assez démuni quand je reçois des messages gloubiboulga de mille feuille argumentatif mélangeant opportunément des vraies choses avec des sophismes, comment désamorcer cette merde chez celleux qui recopient tout ça « sincèrement » c’est-à-dire qui ne sont pas dans les créateurs de ces discours, dans ceux qui en profitent (pour l’argent, pour la gloire, etc) ?

    Et je ne pense vraiment pas qu’on puisse dire « laisse tomber on ne les convaincra jamais ceux là » car ce n’est pas une minorité qui reste dans sa bulle : c’est vraiment des discours mais surtout des modes de pensée qui se diffusent à grande échelle dans la société depuis une bonne quinzaine d’années (11 sept, et en France surtout le dieudo-soralisme, qui s’est très vite lié aux mouvements santé naturelle, école alter, etc), et Fouché le dit lui-même explicitement : ça ne se joue pas dans les manifs, mais bien en continu, dans des mouvements locaux + sur internet.

    Il faut vraiment s’organiser bien plus sérieusement contre ça, j’en suis encore plus persuadé qu’avant (et c’était déjà le cas car ça fait plus de 10 ans que je suis un peu toutes ces mouvances quand même). Mais comment, c’est une question ouverte…

    #complotisme #confusionnisme #pseudoscience #pseudo-science #anti-sanitaire #anti-masque #antivax #anti-vaccin #mouvements_sociaux #internet #stratégie #argumentation

    • Et pourtant la personne qui interviewe pose, avec justesse pour le coup, la question « mais du coup qui croire ? », et là il ne répond bien sûr pas du tout à la question...

      Et la suite de la question est :

      Les gens n’ont-ils pas besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent penser ?

      Je crois que le fond de toute cette affaire de « complotisme », c’est le contraire : les gens déjà passablement dépossédés de tout pouvoir sur leur vie, vont chercher et trouver sur internet ce qui les conforte dans leur sentiment de dépossession et d’impuissance. Les Fouchés et Réinfo-covid sont là pour ça. Et en face, le gouvernement et les z’autorités établies. Et en dehors de ça, le néant (ou presque).

      Bienvenue dans la nuit noire de l’oubli...

    • Quelque chose me frappe dans l’attitude de beaucoup de gens de gauche durant cette crise sanitaire. Je n’essaierai pas d’établir s’ils ont tort ou raison sur le plan scientifique - on ne le saura sans doute qu’a posteriori et ce n’est pas la question ici - mais uniquement de m’interroger sur leur éthique, sur leur rapport au pouvoir. Quand tout allait bien pour eux, ils avaient opté pour le rôle du révolté : ils contestaient l’Etat, les puissants, les dominants, se gargarisaient du beau mot de liberté, rêvaient parfois même d’anarchie. C’est ainsi qu’ils étaient par beau temps. Il a suffi que le temps se gâte pour qu’ils nous montrent un tout autre visage.
      Quand je me balade aujourd’hui sur les murs de mes amis de gauche, l’humeur n’est plus la même. Qu’est-ce que j’y vois ? L’union sacrée derrière l’Etat, l’affirmation presque martiale de leur caporalisme, la moralisation (souvent agressive) des récalcitrants, le double aveu d’une trouille et d’une intolérance qui les ont fait progressivement passer du sourire béat du bobo bien nourri à la grimace crispée de la bête traquée prête à mordre. Ils ne parlent plus que de civisme et taxent leurs adversaires d’égoïsme (sans imaginer une seconde que c’est peut-être exactement l’inverse...). Pour eux le temps des grands idéaux est passé, finis la provoc et les chemins de traverse, il s’agit désormais de marcher au pas.
      Cette mutation me sidère et pourtant, lorsque j’y réfléchis, je me dis que tout ça était déjà en germe chez eux depuis plusieurs années, bien avant cette crise. Après tout, n’était-ce pas cette même gauche, déjà si peu libertaire, qui entretenait la paranoïa des « fake news », qui relayait sur son mur les articles de la grande presse sans le moindre recul critique, qui conspuait le populisme et tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à un mouvement d’opposition sérieux, qui se sentait comme un poisson dans l’eau dans les universités et dans toutes les institutions prescriptrices de la doxa officielle sur tous les sujets ? Oui, c’était déjà cette même gauche.
      La gauche dont je parle n’est même pas une vieille gauche sénile et embourgeoisée, non, c’est une gauche de trentenaires, de classe moyenne, de fonctionnaires, d’enseignants, parfois même d’artistes. Et pourtant, malgré cela, je crois qu’après avoir choisi ce camp-là durant la crise sanitaire ils ne reviendront plus en arrière. Cette fois le cap est franchi, le pli est pris : ils seront dorénavant toujours, et en toutes circonstances, du côté de l’ordre et de la sécurité.
      Ça tient à peu de chose les idéaux, c’est bien fragile. Il a suffi, juste une fois dans leur vie, qu’ils aient #peur.

      https://www.facebook.com/david.lepee/posts/10225580646403489

    • les gens déjà passablement dépossédés de tout pouvoir sur leur vie, vont chercher et trouver sur internet ce qui les conforte dans leur sentiment de dépossession et d’impuissance. Les Fouchés et Réinfo-covid sont là pour ça. Et en face, le gouvernement et les z’autorités établies.

      Je suis plutôt d’accord avec ça, mais c’est très exactement le problème : ce manichéisme bidon, qui fait qu’on ne pourrait pas être à la fois contre le gouvernement qui a fait n’importe quoi (et pas du tout parce qu’il aurait fait trop et qu’il aurait été trop méchant avec « la libertay »)(des individualistes libéraux) ET contre l’irrationnel, la « quête de sens » à tout prix même si totalement illogique et basé sur aucune connaissance, doublé d’une perte historique de l’esprit de solidarité (solidarité intergénérationnelle, solidarité envers les classes plus démunis, solidarité internationale : ces trois solidarités là au moins militent pour mettre en place collectivement des mesures sanitaires pour se protéger les uns les autres, et non pour crier à sa liberté individuelle).

      Quant au deuxième message, ça ne me fait pas super plaisir, doux euphémisme, qu’on copie un commentaire d’un énorme réac rédacteur dans deux revues d’Alain de Benoist (Krisis et Éléments), et qui passe 99% de son mur FB à citer Boulevard Voltaire, Causeur ou Valeurs actuelles, sous un texte où je dis justement qu’on devrait réussir à être à la fois contre l’État, mais pas à la mode libertarien, tout en n’étant ni complotiste irrationnel, ni côte à côte voire avec les fachos (mais ça va souvent ensemble). Et que ce soit toi qui cite ça est peut-être d’autant plus triste… :(

      Le fait que de nombreuses personnes gauchistes/anars, à l’inverse total de ce que dit ce con (qui parle surtout des « bobos-écolos-socialos » dans son idée je crois), relaient surtout des arguments proches voire carrément les mêmes que Fouché&co, donc non pas anti-passe mais bien anti-sanitaire, avec un négationnisme de la gravité et logiquement en conséquence une minimisation voire négation complète des choses qu’on peut faire ensemble, et qui défilent côte à côte avec des fachos purs et durs, ratonneurs, antisémites, etc, et au milieu de pancartes délirantes de complotisme, bah tout ça fait carrément partie du problème.

    • Je trouve que c’est bien vu quand même, ce qui est dit dans mon second post.

      Les réactionnaires ne sont pas tous automatiquement que des imbéciles, ils peuvent parfois voir mieux certaines choses (px Chesterton à propos de l’eugénisme) que les progressistes qui ont souvent une tendance spontanée à nager dans le sens du courant (le Progrès et la Modernisation à tout prix...)

      Je cite mes sources, histoire de ne pas faire croire que c’est moi qui l’ait écrit.

  • Intellectuels de tous les pays, dé-trumpez-vous !

    La détestation que tentent de susciter les penseurs conservateurs envers les concepts critiques de #genre, #race ou d’#intersectionnalité est l’écho direct de la politique de Trump dont l’administration a combattu les « #gender_studies ».

    Il est amusant de voir converger le #sensationnalisme des médias et les éructations de leurs « #intellectuels » attitrés, fixés sur une série de mots-clés : #gender, #woke, intersectionnalité, #décolonial, #race… Mais ce sont aujourd’hui des mots vides qu’on agite, les mêmes sur les couvertures des magazines ou tabloïds et dans les chroniques ou tribunes. #Luc_Ferry dénonce « l’#écoféminisme » allié à « l’#islamo-gauchisme » « pour former la ”#cancel-culture-woke” ». #Isabelle_Barbéris accuse les #recherches sur le genre et l’intersectionnalité d’être des « #pseudo-sciences », mais serait bien en peine de donner des arguments scientifiques en ce sens. Les mêmes dénoncent la « #chape_de_plomb » et l’atteinte aux #libertés que constituerait l’existence même de recherches d’universitaires qui, de leur côté, n’ont jamais empêché leurs collègues de mener les leurs.

    Alors pourquoi une certaine génération d’intellectuels, que l’on a beaucoup entendue ces derniers temps, se sent-elle menacée ? Si on écarte la thèse des pathologies mentales engendrées par la pandémie – que révèlent, entre autres, les bagarres autrement plus graves entre bandes de jeunes –, on peut analyser cela en termes de stratégies de #pouvoir_académique. Nous assistons à la #radicalisation d’attitudes que les spécialistes du domaine du genre ont connue de longue date : la volonté politique de #déconsidérer, et si possible de #criminaliser, des recherches qui sont largement développées et légitimes ailleurs, par exemple en accusant ladite « théorie du genre » de ne pas être scientifique – en dépit du fait rappelé dans le journal du CNRS qu’il s’agissait de thématiques de recherche reconnues dans les programmes de l’Union européenne, et développées également dans les sciences « dures ».

    De fait, ces thèmes ont toujours été honnis par l’#extrême_droite, et les chercheurs qui s’y investissent sont régulièrement la cible des sites, médias, militants de cette obédience. Mais l’attaque du gouvernement est une #radicalisation_électoraliste qui permet à des figures opportunistes d’essayer de reprendre pied dans le milieu universitaire resté relativement imperméable aux idées d’extrême droite. La réaction quasi unanime aux déclarations polémiques des ministres #Vidal et #Blanquer (demande de démission de Vidal signée par 24 000 universitaires) est une preuve de plus de cette difficulté que rencontre cette partie ultraréactionnaire du monde intellectuel, qui a une place bien installée dans les médias, et a clairement l’oreille du pouvoir… mais ne domine pas vraiment dans les #universités ni dans les organismes de #recherche. Ce petit milieu s’est senti pousser des ailes lorsque le #pouvoir_politique a repris les idées de l’extrême droite et son agenda classique, la #chasse_aux_intellectuels qui travaillent sur le genre, la race, le #décolonial.

    Mais le mouvement reste limité : les signataires de tribunes dénonçant l’« islamo-gauchisme » qui gangrène les universités en lien bien sûr avec le « gender », sont en réalité éloignés du #monde_académique – retraités, bénéficiaires de positions protégées dans des institutions où ils n’enseignent pas ou peu, au rayonnement très faible dans la recherche. Leur seule chance d’exister dans un monde universitaire internationalisé est donc de déconsidérer leurs collègues pour tenter de les priver de ressources, par exemple en manipulant les outils d’évaluation ; d’où leur nouvel intérêt pour le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres), institution dont le gouvernement a récemment pris le contrôle direct.

    Tout cela au nom de la défense du « #pluralisme ».

    Ce croisement fétide entre enjeux intellectuels et politicards n’a pas lieu par hasard. Les concepts de genre, de race et d’intersectionnalité ont été forgés dans et par de nouveaux #mouvements_sociaux et dans l’#activisme (1) qui a permis de mettre en avant de nouvelles catégories d’#oppression. Ce sont des concepts critiques, des outils qui servent à voir et analyser les #inégalités présentes dans les sociétés contemporaines. Ce qui en fait des concepts perturbants pour la pensée ultraconservatrice, qui les a constamment ciblées. Les recherches sur l’intersectionnalité ont fait voir des formes extrêmes de #discrimination et de #vulnérabilité sociales : celles subies par les femmes noires aux Etats-Unis et apparues au grand jour avec la pandémie.

    La détestation « animale » que tentent de susciter les penseurs ultraconservateurs envers les mots même de genre, race… est l’écho direct de la politique de Trump. David Chavalarias, dans un remarquable article synthétisant l’étude quantitative de la diffusion du terme « islamo-gauchisme » sur Internet et les réseaux sociaux, note que ce vocable y a été remobilisé par le gouvernement suivant les méthodes de l’#altright trumpiste (de #Steve_Bannon), de façon à déconsidérer simultanément des recherches… et des #mouvements_émancipateurs. Ce que proposent nos ministres français s’apparente au programme « éducatif » de #Trump dont l’administration a combattu les gender studies et interdit l’usage des mots tels « #fœtus » et « #transgenre » dans les institutions de santé. Trump avait créé une commission pour promouvoir « l’#éducation_patriotique » et revenir sur l’histoire de l’#esclavage, « dangereuse et erronée » selon lui. Il dénonçait, digne précurseur de nos génies nationaux, la « théorie raciale » et les études afro-américaines. Sa secrétaire à l’éducation #Betsy_DeVos avait engagé une réécriture des #manuels_d’histoire pour glorifier le passé esclavagiste et promouvoir une nouvelle version de l’#histoire des Noirs, contre les « #radicalo-gauchistes ».

    Trump voulait ainsi consolider sa politique et son discours sexistes et racistes. Et l’on sait que la mobilisation des minorités a été essentielle dans la récente élection présidentielle. Sans les activistes, Biden ne l’aurait jamais emporté par plus de 7 millions de voix d’écart sur Trump. C’est bien par une prise de conscience – ce qu’on appelle, ici avec dérision, le woke – des injustices, parfois mortelles, que promouvait et créait sa politique que la catastrophe a été évitée. Une majorité des citoyens américains a ainsi su s’appuyer sur une culture minoritaire, dans un contexte de pandémie où beaucoup plus de citoyens ont pu participer au vote.

    L’enjeu désormais en Amérique est de préserver cet acquis, contre les tentatives actuelles des républicains de réduire l’accès au vote, seul moyen qu’ils parviennent à envisager pour accéder au pouvoir. En #France aussi, ce sont les nouvelles générations, d’étudiants et de lycéens, eux-mêmes plus sensibles aux #injustices_sociales et au #racisme déguisés en « #laïcité » (2), qui redonnent espoir, contre tous ceux, intellectuels comme politiques, qui veulent les priver des moyens de connaissance et d’accès aux nouvelles idées qui ont pu aider à la victoire de Biden. Le woke, qu’on veut nous présenter comme une nouvelle dictature, c’est l’éveil de cette force, et la meilleure protection de la #démocratie.

    (1) Voir Albert Ogien, Politiques de l’activisme, sous presse.

    (2) Voir l’enquête sur la laïcité.

    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/intellectuels-de-tous-les-pays-de-trumpez-vous-20210312_W6BYMYYMSZDIHBAO7

    #Sandra_Laugier

  • Decolonizing solidarity

    Thinking through solidarity organizing, with an eye to how we can better live the change, as well as how we often slip in to colonial patterns when working together across distance and difference.

    http://decolonizingsolidarity.blogspot.com

    Et une #bibliographie sur zotero:
    https://www.zotero.org/groups/240008/geographies_of_social_movements

    #solidarité #Sara_Koopman #blog #colonisation #colonialisme #décolonialité #décolonisation #mouvements_sociaux #ressources_pédagogiques

    ping @cede @karine4

  • Afrique : les activistes dénoncent les autocrates
    https://www.cetri.be/Afrique-les-activistes-denoncent

    Les analyses de François Polet, chercheur au CETRI, reprises par la Deutsche Welle. Des mouvements de jeunes constatent la multiplication des troisièmes mandats. Pourtant, pour eux, il va falloir aussi s’adapter. Réécouter l’intervention de François Polet sur la Deutsche Welle dans Info Matin, le 15.12.2020 : L’article du 14.12.2020 : La deuxième édition de l’Université Populaire de l’Engagement Citoyen (UPEC) se tient du 14 au 16 décembre à Dakar, au Sénégal. Deux ans après la première édition, (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, #Autoritarisme, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Afrique_subsaharienne, Moyen-Orient & Afrique du (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Moyen-Orient_&_Afrique_du_Nord
    https://www.cetri.be/IMG/mp3/2020.12.16_fp.mp3

  • #Soudan : divisions entre les acteurs du soulèvement de 2019
    https://www.cetri.be/Soudan-divisions-entre-les-acteurs

    Apparus dans la foulée des manifestations de 2013, les comités de quartier ont joué un rôle clé dans la vaste mobilisation qui a conduit à la chute d’Omar el-Bashir en 2019. Mais la transition a fait apparaître des lignes de fracture politique, sociale et générationnelle entre ces comités, et entre eux et les nouveaux dirigeants. Marginalisée ou instrumentalisée, la voix des quartiers populaires de Khartoum peine toujours à se faire (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

    / Soudan, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Contestation

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements

  • Haïti : mobilisations antisystème et impasse politique
    https://www.cetri.be/Haiti-mobilisations-antisysteme-et

    Les mobilisations sociales qui secouent #Haïti depuis 2018 ont des spécificités, liées à son histoire, mais elles participent des soulèvements populaires ailleurs dans le monde. L’aggravation de la situation économique et le mépris du gouvernement ont contribué à radicaliser et à faire converger les protestations contre la vie chère et la corruption. Si les acteurs restent divisés, ils s’accordent sur la nécessité de sortir de l’emprise du (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

    / Haïti, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Contestation

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements

  • #Chili : le soulèvement de 2019 au prisme d’un cycle de luttes et de déceptions
    https://www.cetri.be/Chili-le-soulevement-de-2019-au

    Le soulèvement qui a secoué le Chili en octobre 2019 s’inscrit dans une succession de conflits sociaux. La mobilisation étudiante de 2011 a accouché d’une génération militante radicale, qui a dynamisé les luttes syndicales, féministes et écologistes. Elle a également engendré des tentatives de modifier l’ordre néolibéral par la voie institutionnelle, dont les limites ont approfondi la méfiance des classes populaires envers la (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

    / Chili, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Contestation, #Néolibéralisme

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements

  • Amérique latine : l’année des « peuples en mouvement »
    https://www.cetri.be/Amerique-latine-l-annee-des

    Les peuples latino-américains sont passés à l’offensive. Une vague de soulèvements inédits, au sein desquels les femmes, les indigènes et les Afro-descendants ont joué un rôle important, a traversé le continent en 2019, plus particulièrement l’Équateur et le Chili. C’est forts de cette expérience que les mouvements ont affronté la pandémie du covid-19, invitant au passage à revoir les concepts avec lesquels nous appréhendons l’action (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

    / Amérique latine & Caraïbes, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Contestation

    #Amérique_latine_&_Caraïbes #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements

  • #Liban : la portée et les limites du « hirak »
    https://www.cetri.be/Liban-la-portee-et-les-limites-du

    Le mouvement social qui a secoué le Liban à la fin de l’année 2019 traduit l’épuisement d’un système économique et politique. Divisé entre libéraux et tendances de gauche, le « hirak » est sujet à tout type de récupération, notamment par des forces confessionnelles ou des puissances étrangères. La probabilité est grande de voir la crise actuelle déboucher sur la renégociation du contrat communautaire plutôt que sur son (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

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  • #Iran : révoltes populaires sans lendemain et fragmentation des mouvements
    https://www.cetri.be/Iran-revoltes-populaires-sans

    Dix ans après le « mouvement vert », les soulèvements de 2017 et 2019 révèlent un glissement des bases de la #Contestation du régime vers la province et les classes populaires, autour d’enjeux socio-économiques. Le discrédit des dirigeants réformistes, l’absence de coordination entre #Mouvements_sociaux et la brutalité du régime nourrissent une désespérance politique qui se traduit par des explosions de colère spontanées et (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

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  • Algérie : le « hirak », un soulèvement populaire et pacifique
    https://www.cetri.be/Algerie-le-hirak-un-soulevement

    Le 22 février 2019, les Algérien·nes sortent dans les rues pour s’opposer au cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Le hirak (le mouvement) est né. Depuis, tous les vendredis, des manifestations monstres ont lieu. Le caractère pacifique de ce soulèvement constitue une force fédératrice. Mais son avenir dépend largement de l’émergence de nouveaux acteurs, ainsi que des liens entre revendications socio-économiques et (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

    / #Algérie, #Contestation, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements

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  • #Irak : le civil et le populaire au cœur de la révolte
    https://www.cetri.be/Irak-le-civil-et-le-populaire-au

    Le soulèvement irakien de l’automne 2019 a présenté une ampleur et une diversité sociale sans précédent. Au-delà des conditions de vie indignes et de la corruption, c’est le système politique lui-même que les manifestants ont rejeté. En se réappropriant l’espace public, en expérimentant un autre modèle d’État au cœur même de l’action collective, cette mobilisation témoigne du développement de modes d’expression politiques (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

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  • Indonésie : évolution rhizomique d’une nouvelle résistance juvénile
    https://www.cetri.be/Indonesie-evolution-rhizomique-d

    Dans leur amplitude comme dans leur forme, les manifestations indonésiennes de 2019 contre plusieurs projets de loi jugés antidémocratiques traduisent l’émergence d’une nouvelle génération militante, dont la socialisation politique, les modes d’organisation et les registres d’expression sont tributaires des espaces numériques contemporains. La mobilisation sur la toile s’articule, davantage qu’elle ne se substitue, aux manifestations de (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

    / #Indonésie, Relations entre #Mouvements_sociaux & gouvernements, Mouvements sociaux, #Contestation

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements

  • #Inde : les femmes de Shaheen Bagh au cœur de la contestation
    https://www.cetri.be/Inde-les-femmes-de-Shaheen-Bagh-au

    Les protestations contre la réforme discriminante de la loi sur la citoyenneté ont été portées par des femmes, grands-mères et jeunes étudiantes, d’ordinaire marginalisées par le gouvernement nationaliste et viriliste de Modi. Après l’assaut contre l’Université de Jamia Millia, le quartier musulman délaissé de la capitale, Shaheen Bagh, est devenu l’épicentre d’une contestation d’ampleur (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

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    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements

  • Soulèvements populaires
    https://www.cetri.be/Soulevements-populaires

    La simultanéité, l’ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l’automne 2019 au #Chili, en Équateur et au #Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d’autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours – en #Haïti, au #Soudan, en #Algérie, à Hongkong… –, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde. Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l’espace marquent-elles un nouveau « printemps des peuples » ? Si les (...) #Alternatives_Sud

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    #Homepage_-_Menu_« Découvrez » #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Amérique_latine_&_Caraïbes
    https://www.cetri.be/IMG/pdf/as_pdf_complet_ultime_as_soule_vements_populaires.pdf
    https://www.cetri.be/IMG/epub/as_epub_as_soulpop.epub

  • Soulèvements populaires : « révoltes logiques » ?
    https://www.cetri.be/Soulevements-populaires-revoltes

    La démultiplication et simultanéité des révoltes à l’automne 2019 ont mis au-devant de la scène les soulèvements populaires. Ces mouvements massifs de #Contestation posent nombre de questions quant à leur dynamique, leur temporalité, leur composition et leurs significations. Ancrés localement, tenant à distance les acteurs politiques institutionnels, ouvrent-ils la voie à des transformations en profondeur, voire à un changement de « système » ? En octobre 2019, à quelques jours d’intervalle, l’Équateur, (...) #Alternatives_Sud_-_extraits

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, Relations entre #Mouvements_sociaux & gouvernements, Mouvements sociaux, Contestation, #Crises, #Coronavirus, #Inde, #Indonésie, #Liban, #Irak, #Iran, #Algérie, #Soudan, #Haïti, #Chili, Amérique latine & (...)

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