• L’administration pénitentiaire vole dans les plumes de « l’Envolée »
    https://www.liberation.fr/france/2021/01/21/l-administration-penitentiaire-vole-dans-les-plumes-de-l-envolee_1818128

    Fait rare, le numéro du mois d’octobre de cette revue de sensibilité libertaire et anticarcérale a été interdit en détention. Selon nos informations, l’administration a également porté plainte pour diffamation et injure publique. En ligne de mire : un dossier rédigé notamment par des détenus et dénonçant, avec virulence, des violences carcérales.

    L’administration pénitentiaire vole dans les plumes de « l’Envolée »
    Depuis près de vingt ans, une « bande de copains » de sensibilité libertaire et farouchement anticarcéraux, héritiers du Groupe d’information sur les prisons (GIP) et du Comité d’action des prisonniers (CAP) des années 70, publie un journal artisanal fait de témoignages de détenus et de leurs proches, d’histoires de taule et de dénonciation des conditions de détention. « L’Envolée, c’est une remise en cause radicale du traitement de la parole des prisonniers par le reste du monde. C’est prendre le contre-pied soit de l’absence de discours soit de la censure, expliquait en mai à Libération Pierre (qui souhaite rester anonyme), 40 ans, l’un des plus anciens du collectif. Sauf que, « pour la première fois depuis très longtemps », le dernier numéro du trimestriel, imprimé à « quelques centaines » d’exemplaires, ne passera pas les murs des prisons. Il a en effet été interdit par l’administration pénitentiaire (AP).

    #prison #AP #presse_militante #détenus #censure #répression

  • BeesBuzz Social Networking Community
    https://beesbuzz.com

    Assange gagne. Le coût : la #liberté de la #presse est écrasée, et la #dissidence qualifiée de #maladie_mentale
    La décision inattendue de la juge #Vanessa_Baraitser de rejeter la demande américaine d’extradition de #Julian_Assange, déjouant ainsi les efforts visant à l’envoyer dans une prison américaine pour le reste de sa vie, est une victoire juridique bienvenue, mais elle est submergée par des leçons plus importantes qui devraient nous troubler profondément.

    Ceux qui ont fait campagne avec tant de vigueur pour que le cas d’Assange reste sous les feux de la rampe, alors même que les médias commerciaux américains et britanniques ont travaillé si dur pour le maintenir dans l’obscurité, sont les héros du jour. Ils ont rendu le prix trop élevé pour que Baraitser ou l’establishment britannique acceptent d’enfermer Assange indéfiniment aux États-Unis pour avoir exposé ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité en Irak et en Afghanistan.

    Mais nous ne devons pas minimiser le prix qui nous est demandé pour cette victoire.

    Un moment de célébration

    Nous avons contribué collectivement, par nos diverses petites actions, à redonner à Assange un certain degré de liberté et, espérons-le, un sursis à ce qui pourrait être une condamnation à mort, alors que sa santé continue de se détériorer dans une prison de haute sécurité surpeuplée de Belmarsh, à Londres, qui est devenue un terrain propice au Covid-19.

    Pour cela, nous devrions nous permettre un moment de célébration. Mais Assange n’est pas encore sorti de l’auberge. Les États-Unis ont déclaré qu’ils feraient appel de la décision. Et il n’est pas encore clair si Assange restera emprisonné au Royaume-Uni - peut-être à Belmarsh - alors que de nombreux mois d’arguments juridiques supplémentaires sur son avenir se déroulent.

    Les élites américaines et britanniques ne se soucient pas de savoir où Assange est emprisonné - que ce soit en Suède, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Le plus important pour eux est qu’il continue d’être enfermé à l’abri des regards dans une cellule quelque part, où sa force physique et mentale peut être détruite et où il est effectivement réduit au silence, ce qui encourage les autres à tirer la leçon qu’il y a un prix trop élevé à payer pour la dissidence.

    La bataille personnelle pour Assange ne sera pas terminée tant qu’il ne sera pas libéré. Et même alors, il aura de la chance si la dernière décennie de diverses formes d’incarcération et de torture qu’il a subies ne le laisse pas traumatisé de façon permanente, avec des dommages émotionnels et mentaux, l’ombre pâle du champion de la transparence, vigoureux et sans reproche, qu’il était avant le début de son épreuve.

    Ce sera une victoire pour les élites britanniques et américaines qui étaient si embarrassées et effrayées par les révélations de Wikileaks sur leurs crimes.

    Rejetée sur un point de détail

    Mais à part ce qui est une victoire personnelle potentielle pour Assange, en supposant qu’il ne perde pas en appel, nous devrions être profondément inquiets des arguments juridiques avancés par Baraitser pour refuser l’extradition.

    La demande d’extradition des États-Unis a été rejetée pour ce qui était en fait un détail technique. Le système américain d’incarcération de masse est si manifestement barbare et corrompu que, comme l’ont montré de façon concluante les experts lors des audiences en septembre dernier, Assange courrait un risque sérieux de se suicider s’il devenait une autre victime de ses prisons super-max.

    Il ne faut pas non plus écarter une autre considération probable de la classe dirigeante britannique : dans quelques jours, Donald Trump aura quitté la Maison Blanche et une nouvelle administration américaine prendra sa place.

    Il n’y a aucune raison d’être sentimental à l’égard du président élu Joe Biden. Il est aussi un grand fan des incarcérations de masse et il ne sera pas plus l’ami des médias dissidents, des dénonciateurs et du journalisme qui remet en cause l’État de sécurité nationale que ne l’était son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Ce qui est tout sauf un ami.

    Mais Biden n’a probablement pas besoin d’une affaire Assange suspendue au-dessus de sa tête, qui deviendrait un cri de ralliement contre lui, un résidu inconfortable des instincts autoritaires de l’administration Trump que ses propres fonctionnaires seraient obligés de défendre.

    Il serait agréable d’imaginer que les institutions juridiques, judiciaires et politiques britanniques ont eu le courage de se prononcer contre l’extradition. La vérité, bien plus probable, est qu’ils ont sondé l’équipe de Biden et ont reçu la permission de renoncer à une décision immédiate en faveur de l’extradition - sur un point de détail technique.

    Gardez un œil sur la décision de la nouvelle administration Biden d’abandonner l’affaire en appel. Il est plus probable que ses fonctionnaires la laisseront mijoter, en grande partie sous le radar des médias, pendant encore de nombreux mois.

    Le journalisme en tant qu’espionnage

    Il est significatif que le juge Baraitser ait soutenu tous les principaux arguments juridiques de l’administration Trump en faveur de l’extradition, même s’ils ont été complètement démolis par les avocats d’Assange.

    Baraitser a accepté la nouvelle définition dangereuse du gouvernement américain du journalisme d’investigation comme « espionnage », et a laissé entendre qu’Assange avait également enfreint la draconienne loi britannique sur les secrets officiels en exposant les crimes de guerre du gouvernement.

    Elle a convenu que le traité d’extradition de 2007 s’applique dans le cas d’Assange, ignorant les termes mêmes du traité qui exemptent les cas politiques comme le sien. Elle a ainsi ouvert la porte à la détention d’autres journalistes dans leur pays d’origine et à leur remise aux États-Unis pour avoir mis Washington dans l’embarras.

    Baraitser a reconnu que la protection des sources à l’ère numérique - comme l’a fait Assange pour la dénonciatrice Chelsea Manning, une obligation essentielle des journalistes dans une société libre - équivaut désormais à du « piratage » criminel. Elle a dénigré les droits à la liberté d’expression et de la presse, affirmant qu’ils n’offraient pas « une discrétion sans entrave à M. Assange pour décider de ce qu’il va publier ».

    Elle semble approuver les nombreuses preuves montrant que les Etats-Unis ont espionné M. Assange à l’intérieur de l’ambassade équatorienne, en violation du droit international et de son privilège de client avocat - une violation de ses droits juridiques les plus fondamentaux qui aurait dû à elle seule stopper les poursuites.

    Baraitser a fait valoir qu’Assange bénéficierait d’un procès équitable aux États-Unis, même s’il était presque certain qu’il se déroulerait dans le district oriental de Virginie, où sont basés les principaux services de sécurité et de renseignement américains. Tout jury là-bas serait dominé par le personnel de sécurité américain et leurs familles, qui n’auraient aucune sympathie pour Assange.

    Alors que nous célébrons ce jugement pour Assange, nous devons aussi le dénoncer haut et fort comme une attaque contre la liberté de la presse, une attaque contre nos libertés collectives durement gagnées, et une attaque contre nos efforts pour tenir les élites américaines et britanniques responsables d’avoir bafoué les valeurs, les principes et les lois qu’elles prétendent défendre.

    Alors même qu’on nous offre d’une main un petit prix dans la victoire juridique actuelle d’Assange, l’autre main nous prend beaucoup plus.

    La diffamation continue

    Il y a une dernière leçon à tirer de l’arrêt Assange. La dernière décennie a été marquée par le discrédit, la disgrâce et la diabolisation d’Assange. Cette décision doit être considérée comme la continuation de ce processus.

    Baraitser a refusé l’extradition uniquement en raison de la santé mentale d’Assange et de son autisme, et du fait qu’il présente un risque de suicide. En d’autres termes, les arguments de principe en faveur de la libération d’Assange ont été rejetés de manière décisive.

    S’il retrouve sa liberté, ce sera uniquement parce qu’il a été qualifié de mentalement faible. Cela servira à discréditer non seulement Assange, mais aussi la cause pour laquelle il s’est battu, l’organisation Wikileaks qu’il a contribué à fonder et toute dissidence plus large par rapport aux discours de l’élite. Cette idée s’installera dans le discours public populaire, à moins que nous ne contestions une telle présentation à chaque fois.

    Le combat d’Assange pour défendre nos libertés, pour défendre ceux qui, dans des pays lointains, sont bombardés à volonté pour promouvoir les intérêts égoïstes d’une élite occidentale, n’était pas autiste ni une preuve de maladie mentale. Sa lutte pour rendre nos sociétés plus justes, pour obliger les puissants à rendre compte de leurs actes, n’était pas une preuve de dysfonctionnement. C’est un devoir que nous partageons tous de rendre notre politique moins corrompue, nos systèmes juridiques plus transparents, nos médias moins malhonnêtes.

    Si nous ne sommes pas beaucoup plus nombreux à nous battre pour ces valeurs - pour un véritable bon sens, et non pour les intérêts pervers, invivables et suicidaires de nos dirigeants - nous sommes condamnés. Assange nous a montré comment nous pouvons nous libérer et libérer nos sociétés. Il incombe au reste d’entre nous de poursuivre son combat.

    #Jonathan_COOKE

    Traduction "En résumé : « Si nous n’avions pas détruit Julian Assange, si sa santé l’avait permis, nous l’aurions volontiers extradé vers les US. En attendant, nous entérinons la criminalisation du journalisme authentique. Gare aux autres » par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

    https://www.legrandsoir.info/assange-gagne-le-cout-la-liberte-de-la-presse-est-ecrasee-et-la-dissid

  • Appel à « l’action directe » : un média indépendant face à la justice | Pierre Plate
    http://cqfd-journal.org/Appel-a-l-action-directe-un-media

    Après la publication d’un article prônant le sabotage comme mode d’action politique, le média participatif drômois Ricochets s’est retrouvé dans le viseur de la justice. à l’issue d’impressionnantes investigations qui ont mené les enquêteurs jusqu’en Belgique, un des bénévoles du site internet a été jugé pour « provocation à la commission de destructions ». Sa relaxe, prononcée le 17 novembre par le tribunal de Valence, ne fait qu’interroger davantage sur les motivations sous-jacentes de l’enquête. Source : CQFD

    • L’info la plus grave sur le long terme :

      Afin de réprimer davantage « la haine en ligne », le garde des Sceaux a transmis une proposition au Conseil d’État : selon Le Monde (19/11), il s’agirait de permettre de juger certains délits de presse (dont, a priori, celui dont Gé était accusé) en comparution immédiate – une procédure expéditive qui finit souvent à la case prison. Si cette réforme est adoptée par le Parlement, seules les personnes écrivant pour un média sous l’autorité d’un « directeur de la publication » seront jugées via une procédure classique.

      Donc atteinte très importante aux médias libres et non hiérarchisés.

      #presse #liberté_d'expression #médias_libres

    • De fait de très nombreux justiciable acceptent les CI (où la détention provisoire peut être ordonnée, y compris pour des infractions ou délits qui ne la prévoit pas). Je ne trouve pas de données sur la proportion de demande de report à l’audience. Parmi les militant, la proportion est moindre, mais vouloir se débarrasser d’une procédure et accepter est aussi assez fréquent.

      Célérite et justice pénale : L’exemple de la comparution immédiate, Camille Viennot
      https://www.cairn.info/revue-archives-de-politique-criminelle-2007-1-page-117.htm

      Au regard de ces conditions difficiles d’exercice des droits de la défense, on pourrait imaginer que les demandes de renvoi à une audience ultérieure soient fréquentes, d’autant plus que ce délai est obligatoirement accordé au prévenu qui le sollicite . Ce report permet, en effet, au prévenu d’être jugé entre deux et six semaines  plus tard afin de mieux préparer sa défense mais il est, cependant, strictement encadré par la possibilité pour le tribunal de placer le prévenu sous contrôle judiciaire ou, par décision spécialement motivée, en détention provisoire. En pratique, cette seconde mesure est prononcée dans l’immense majorité des cas. Le caractère quasi-systématique de cette mesure dissuade donc fortement les prévenus de recourir au renvoi et entraîne, en conséquence, certaines interrogations quant à l’effectivité de la protection des droits de la défense garantis par l’article 6 de la CESDH. En effet, le choix de demander le renvoi au cours d’une procédure de comparution immédiate implique, de facto, une forte probabilité du prononcé d’un placement en détention provisoire et l’on peut donc s’interroger quant à la réelle liberté de choix du prévenu, garantissant la protection de ses droits.

      (...) La rareté du recours au renvoi s’explique aussi selon certains avocats par l’impossibilité, dans certains barreaux, d’un suivi du dossier par l’avocat de permanence ou même par l’absence de rémunération attractive procurée au regard de l’investissement en temps nécessaire. En pratique, les avocats expliquent donc brièvement au prévenu la possibilité de demander le renvoi mais ceux-ci, n’en comprenant vraisemblablement pas les enjeux, répondent mécaniquement : « je veux savoir tout de suite ». Cependant, lorsque le tribunal leur demande s’ils consentent à être jugés le jour même, ils se retournent souvent vers leur avocat en lui demandant ce qu’il faut répondre. Cette attitude souligne, chez certains prévenus, l’absence de conscience de l’alternative qui leur est offerte et illustre par là même les mécanismes de délégation propres au champ juridique.

      #répression #comparution_immédiate #droit_de_la_défense #Justice

  • #Mortaza_Behboudi : confiné à #Moria pour faire entendre la voix des migrants

    Suite à l’évacuation lundi du camp de migrants installé place de la République, regard du journaliste afghan Mortaza Behboudi dont les derniers reportages au camp de Moria, sur l’Ile de Lesbos, sont à voir sur Arte.fr.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-mediatique/la-fabrique-mediatique-du-samedi-28-novembre-2020

    #journalisme #médias #presse #témoignage

  • « Survivre à la guerre en Syrie et se retrouver fracassé par la police française alors qu’il est clairement identifié comme journaliste.
    On n’a entendu aucun membre de LREM apporter son soutien à Ameer al Halbi.
    C’est ça la honte 🔥 »
    #StopLoiSecuriteGlobale #MarcheDesLibertes #Paris
    https://www.liberation.fr/france/2020/11/29/marche-des-libertes-a-paris-un-photographe-syrien-blesse-pendant-une-char

    Le photographe syrien Ameer al-Halbi a été blessé par la police alors qu’il couvrait la « Marche des libertés » samedi après-midi, selon l’AFP. Contacté par Libération, Ameer al-Halbi a indiqué avoir reçu un coup de matraque pendant une charge des forces de l’ordre contre des casseurs. Un policier l’a frappé au visage, après avoir pourtant discerné qu’il était photographe, affirme-t-il. Dans un communiqué, le magazine Polka indique qu’« Ameer était clairement identifié comme photographe de presse et ne pouvait être confondu avec un casseur. Le violent coup de matraque qui l’a blessé au visage visait donc délibérément un photojournaliste qui exerçait librement son métier ».

    La photographe de l’AFP Gabrielle Cézard se trouvait aux côtés d’Ameer al-Halbi et dit l’avoir perdu de vue dans une petite rue : « Nous étions identifiables comme photographes et tous collés à un mur. On criait "Presse ! Presse !". Il y avait des jets de projectiles du côté des manifestants. Puis la police a mené une charge, matraque à la main, a-t-elle raconté à l’AFP. Ameer était le seul photographe qui ne portait ni casque, ni brassard. Je l’ai perdu de vue puis je l’ai retrouvé entouré de gens, le visage tout ensanglanté et enveloppé de pansements. Il était psychologiquement très touché, il a pleuré, et a dit qu’il ne comprenait pas "pourquoi c’était mal de faire des photos". »

    D’après le journaliste de Mediapart Antton Rouget sur Twitter, Ameer al-Halbi a « été pris en charge par des street medics, qui ont été bloqués plusieurs fois par des CRS au moment de l’amener à l’hôpital ».

    Selon Dimitri Beck, directeur de la photographie de Polka, qui suit Ameer al-Halbi depuis son arrivée en France, le photographe a eu le nez cassé et a été blessé à l’arcade sourcilière. Il a été transporté à l’hôpital Lariboisière, avant d’en sortir dans la nuit de samedi à dimanche...

    ... Ameer al-Halbi (un pseudonyme) a débuté la photographie dans sa ville d’origine d’Alep, à 17 ans à peine. Il documente l’horreur de la guerre et la chute d’Alep, entre 2013 et 2016, d’abord pour des agences palestinienne ou italienne puis pour l’Agence France Presse. Dans un entretien vidéo pour Museum TV en 2017, Al-Halbi indique avoir pour modèle le photoreporter vietnamien Nick Ut, auteur du célèbre cliché de la Petite Fille au napalm : « J’ai longtemps essayé de prendre une photo comme celle de Nick Ut. Une photo si forte, qu’elle serait capable de mettre fin à la guerre en Syrie. » A ses débuts, son travail se concentre sur les bébés et les enfants au milieu du conflit. On retrouve, dans la rubrique « Making-of » de l’AFP, son témoignage d’un « jour d’enfer à Alep », lors du siège d’un quartier résidentiel par les forces d’Al-Assad. En 2016, son père, casque blanc bénévole, est tué dans un bombardement. Lui-même a été touché par deux balles en 2012.

    Ameer Al-Halbi quitte Alep avec sa mère à la fin de l’année 2016 pour la Turquie. Il arrive en France en avril 2017 où il obtient le statut de réfugié politique. Cette année-là, il est primé au prestigieux World Press Photo (2e prix dans la catégorie « Spot News – Stories »), peu de temps après avoir reçu le prix de Photographe de l’année 2016 du magazine Polka. En 2017, à Bayeux (qui célèbre chaque année les correspondants de guerre), il remporte également le prix du « Regard des jeunes de 15 ans » pour un cliché pris pour l’AFP montrant deux hommes, serrant chacun un nourrisson dans leurs bras et marchant dans une rue d’Alep en ruines. Selon un portrait du Bondy Blog publié l’an dernier, Ameer Al-Halbi finissait ses études dans l’école de photo Spéos, réalisant des reportages en indépendant sur les gilets jaunes ou la Techno parade, tout en ayant pour projet de continuer la photographie de guerre, notamment en Afrique.

  • Poissy : un policier mis en examen pour le meurtre d’Olivio Gomes, Sihame Assbague, journaliste indépendante – ACTA
    https://acta.zone/poissy-un-policier-mis-en-examen-pour-le-meurtre-dolivio-gomes

    Dans la nuit du 16 au 17 octobre 2020, Olivio Gomes, un homme noir de 28 ans, a été tué par un policier blanc à Poissy. Les trois balles qui l’ont touché, notamment au niveau de l’omoplate et de l’épaule gauche, lui ont été fatales. D’après nos informations, confirmées par Le Parisien – dans un article qui constitue, par ailleurs, un cas d’école du « journalisme de préfecture » 1 -, le policier tireur a été mis en examen pour « homicide volontaire » . Une qualification très rare dans ce genre d’affaires. Il a également été placé sous contrôle judiciaire et fait l’objet d’une interdiction d’exercer la profession, de se rendre dans les Yvelines et de porter une arme.

    À Argenteuil, où Olivio a grandi, et dans le quartier Beauregard à Poissy, où il vivait, la nouvelle a été accueillie avec soulagement. Mais les questions et frustrations demeurent. La tristesse d’avoir perdu un être cher, un « exemple, aimé de tous » , se mêle à la colère froide suscitée par les circonstances de ce crime et son traitement médiatique.

    En effet, quelques heures seulement après le décès de ce père de famille, se fondant sans recul sur la version officielle, de nombreux journaux titraient « un chauffard abattu par un policier » et faisaient mention d’une « folle course-poursuite » . Tous ont repris la thèse selon laquelle le policier aurait agi en état de « légitime défense » face à un conducteur qui, nous a-t-on dit, voulait lui « foncer dessus » . Problème ? Tout ceci est mis en cause par les récits de deux témoins oculaires, passagers de sa voiture au moment des faits. Et les premiers éléments de l’enquête leur donnent plutôt raison.

    Que s’est-il passé ?

    https://seenthis.net/messages/882860

    #Olivio_Gomes #police #bac #mass_media #presse #Justice #blame_the_victim #criminalisation

  • En Maine-et-Loire, « topette ! » est une interjection pour exprimer familièrement une salutation quand on prend congé d’un·e ami·e. Cette expression pourrait se traduire par « à plus », « à la revoyure », etc.

    La Topette, Journal local, populaire et indiscipliné - C’EST QUOI LA TOPETTE ?
    https://latopette.fr/la-topette

    La Topette est un journal trimestriel basé dans le Maine-et-Loire. Populaire et indisciplinée, elle propose une information locale et critique. La Topette est un journal pour les gens, qui parle des gens. Elle se veut à la fois accessible et exigeante.

    La Topette est née d’un constat : les médias nationaux, focalisés sur la capitale, se désintéressent des territoires ruraux et périphériques. Ils ne comprennent que trop peu ceux qui y habitent et semblent ne plus vouloir s’adresser qu’aux grandes métropoles.

    Plus près de chez nous, la presse locale souffre d’un monopole et d’un manque de pluralisme. Elle n’a par ailleurs que rarement les moyens de produire de l’investigation.

    Peu prompte à courber l’échine devant ceux qui nous dirigent politiquement et économiquement, La Topette s’engage à égratigner les puissants et à décrire la réalité des gens. Via des enquêtes et reportages de qualité au service des citoyens, elle s’intéresse au quotidien de ceux qui n’ont que trop rarement voix au chapitre et qui subissent les décisions venues d’en haut.

    Un journal papier en 2020 ?

    Certains trouveront cela ringard, mais La Topette n’est pas une appli ou une start-up. Résistant aux injonctions du tout-numérique et du modernisme à tout crin, elle n’est publiée que sur papier.

    Attachée au lien social, vous la trouverez tout simplement chez votre marchand de journaux ou dans votre boîte aux lettres, délivrée par votre facteur.

    Qui se cache derrière la Topette ?

    La Topette n’appartient à aucun milliardaire et ne fait pas dans le racolage. Vous n’y trouverez aucune publicité. Elle est donc totalement indépendante.

    Constituée en association et sans but lucratif, elle est portée par une équipe de journalistes professionnels et de bénévoles soucieux de vous procurer chaque trimestre une information vérifiée, fiable et de qualité.

    Si La Topette a des convictions, elle n’est néanmoins enfermée dans aucune certitude, n’est affiliée à aucun parti ou syndicat.

    Elle se veut avant tout un nouvel outil de débat, de réflexion et de lien social au service des habitants du Maine-et-Loire.

    Allez, topette !

    Le sommaire du tout premier numéro :

    On a supprimé mon village
    La Topette a sillonné les routes du Maine-et-Loire et de ses communes nouvelles. En seulement six ans, le département a perdu la moitié de ses villages. Un raz-de-marée qui n’est pas anodin et sans conséquence pour les habitants.

    Enfants handicapés, le scandale du transport scolaire
    Le conseil départemental du Maine-et-Loire délègue le transport scolaire des enfants handicapés à des entreprises privées. Parmi celles-ci, Adiate, une société qui a le don pour casser les prix. Non formés, dénigrés, sentiment de se faire arnaquer, pour certains chauffeurs, l’expérience a tourné au cauchemar.

    Center Parcs, une parodie de nature dopée à l’argent public
    La Topette est allée fourrer son museau dans le Center Parcs du Bois aux Daims, à côté de Montreuil-Bellay. Verdict : un temple du tourisme de masse, tout sauf écolo, financé par une montagne d’argent public.

    Angers aux mains des robots
    C’est le bébé de Christophe Béchu. Au cours des prochaines années, Angers deviendra une « ville intelligente » grâce à près de 50 000 capteurs et autres prouesses technologiques déployées dans l’agglomération. Véritable bénéfice pour les citoyens, surveillance généralisée et robotisation de la Cité ou simple communication politique ?

    Loin des villes, loin des lycées
    Noyant-Villages est la commune du Maine-et-Loire la plus éloignée d’un lycée. Dans ce bourg de 5 600 habitants, les jeunes font moins d’études que la moyenne. Et si l’orientation scolaire n’était pas qu’une question de choix ou de milieu social ?

    Adieu les vaches
    Les vaches, c’était toute la vie de Jean-Claude. Cet éleveur près de Brissac n’imaginait pas que ses années de labeur avec sa femme Aude se termineraient par une liquidation judiciaire. Et pourtant, la dérégulation des prix du lait a eu raison de l’exploitation agricole familiale. Une ferme de plus disparaît.

    J’ai passé 24h devant Angers Télé
    En 2016, la mairie d’Angers confiait les clés d’Angers Télé au patron du club de foot du SCO, Saïd Chabane. L’an dernier, la chaîne locale se séparait de trois de ses sept salariés, justifiant ces licenciements par la baisse des subventions publiques. Reste qu’avec seulement quatre salariés, on se demande bien comment il est possible de faire tourner une chaîne télé. Pour s’en assurer, on a passé une journée devant Angers TV, et ce ne fut pas de tout repos.

    L’éclusière
    Annick Nourry est la plus ancienne éclusière du Maine-et-Loire. En poste à Châteauneuf-sur-Sarthe depuis 38 ans, elle a connu l’essor du tourisme fluvial puis sa chute et vu son métier changer au gré des automatisations et des suppressions de postes.

    #journalisme_d'investigation #presse_indépendante #journal_papier #territoires #ruralité

  • Iran | Washington défie le reste du monde en proclamant le retour des sanctions
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2020-09-19/iran/washington-defie-le-reste-du-monde-en-proclamant-le-retour-des-sanctions.ph

    Si la Russie ou la Chine s’étaient montrés aussi grotesques, le titre aurait été bien différent

    « Aujourd’hui, les États-Unis saluent le retour de quasiment toutes les sanctions de l’#ONU contre la République islamique d’Iran auparavant levées », a déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo dans un communiqué.

    Selon lui, ces mesures punitives sont « à nouveau en vigueur » depuis samedi 20 h.

    #états-unis #presse #monde_libre

  • Projet de classe média
    http://edubase.eduscol.education.fr/fiche/18350

    Dans le cadre de classes à projets sur le niveau 4e, Delphine Marrou, professeure documentaliste au collège E. Freyssinet d’Objat en Corrèze, a mis en œuvre en collaboration avec une collègue de Français une « classe presse » : une heure hebdomadaire sur l’ensemble de l’année a été dédiée à une classe presse en 4e : Découverte de la presse sur différents supports, organisation d’un article de presse, appréhension du point de vue, développement de l’esprit critique, production d’articles de presse sur un blog, rencontre avec des intervenants (associations, journalistes), participation à un événement d’éducation aux médias pendant la semaine de la presse.

    #EMI #EAM #presse #séance

  • Persönlichkeitsrecht: Pressearchive dürfen auch Unangenehmes lange ...
    https://diasp.eu/p/11615371

    Persönlichkeitsrecht: Pressearchive dürfen auch Unangenehmes lange vorhalten

    heise+ | Persönlichkeitsrecht: Pressearchive dürfen auch Unangenehmes lange vorhalten

    Nicht immer ist der Versuch erfolgreich, Inhalte per Klage aus dem Netz zu verbannen. Unter Umständen kann ein solches Vorgehen zum bösen Bumerang werden. https://www.heise.de/hintergrund/Persoenlichkeitsrecht-Pressearchive-duerfen-auch-Unangenehmes-lange-vorhalten- #DSGVO #EuGH #Google #Internet #Klage #Netz #Pressearchive #RechtaufVergessen #Urteil

  • Minister : Over 10,000 *migrants stopped from entering Greece*
    –-> sur le choix du mot « migrants », voir ci-dessous...

    Greek authorities have prevented thousands of migrants from entering Greece clandestinely by sea this year despite a recent lack of cooperation from the Turkish coast guard, the country’s shipping minister said Wednesday.

    Giannis Plakiotakis, whose ministry is also in charge of the coast guard, said arrivals were down 84% since March 1, compared to the same period last year, while the reduction in the month of August stood at nearly 95% compared to August 2019.

    “Since the start of the year, the entry of more than 10,000 people has been prevented,” Plakiotakis said during a news conference. In August alone, he said, “we had 68 cases of prevention and we succeeded in 3,000 people not entering our country.”

    This, he said, was achieved despite the Turkish coast guard ignoring appeals by the Greek coast guard to stop migrant boats leaving Turkish waters. He also accused Turkey’s coast guard of actively escorting the boats to the edge of Greek territorial waters.

    “There are cases where (the Turkish coast guard) is accompanying boats with refugees and migrants to our borders and ... trying to create problems,” he said.

    Plakiotakis would not elaborate on how the boats were prevented from entering Greek waters, which also mark the southeastern border of the European Union. But he stressed the coast guard “operates based on international law and international legality, based on the rules of engagement at sea, and ... with complete respect for human dignity and of course for human life.”

    Aid agencies have called on Greek authorities to investigate press reports of alleged pushbacks at sea. Greek officials, including Prime Minister Kyriakos Mitsotakis, have vehemently denied the coast guard engages in the practice, whereby those arriving inside a nation’s territorial waters would be summarily returned without being allowed to apply for asylum.

    The UN refugee agency said on Aug. 21 it was “deeply concerned by an increasing number of credible reports indicating that men, women and children may have been informally returned to Turkey immediately after reaching Greek soil or territorial waters in recent months.”

    The agency called on Greece to “seriously investigate” the reports.

    According to UNHCR figures, nearly 12,000 asylum-seekers have reached Greece this year. The total number of arrivals by sea and land in all of 2019 was about 75,000.

    Some of those who are granted asylum end up sleeping rough in central Athens.

    Plakiotakis said just 316 people entered by sea this July, compared to 5,551 last July, while August saw 455 arrivals, compared to 8,288 in August 2019.

    Greece has increased patrols along the land and sea border with Turkey, particularly after Ankara sent thousands of migrants to the land border in March, saying its own frontier to the European Union was open for anyone wanting to head into the EU.

    Athens has insisted it has the right to protect its borders from people attempting to enter clandestinely. The European border patrol agency Frontex is also assisting in patrolling Greece’s eastern border, with 13 boats, four planes and one helicopter, as well as 650 officers and 72 patrol cars.

    Previous years saw a modicum of cooperation between the Greek and Turkish coast guards. Under a 2016 EU-Turkey deal, Turkish authorities agreed to crack down on migration flows toward Greece, including by stopping boats heading to the Greek islands.

    But Greek authorities say the Turkish coast guard no longer responds to their calls when migrant boats are sighted.

    Greek-Turkish relations have deteriorated dramatically in the past few months, with the two neighbors sending warships to the eastern Mediterranean in an dispute over rights to potential offshore energy resources.

    Greece became the main entry point to the EU for people fleeing war or poverty in the Middle East, Asia and Africa in 2015, when nearly a million people crossed through the country, most arriving on Greek islands from Turkey.

    The 2016 EU-Turkey deal dramatically reduced the numbers, with Turkey agreeing to crack down on those seeking to leave its shores in return for EU funds to handle the more than 4 million refugees and migrants living there, including more than 3 million Syrians.

    https://apnews.com/fb8fca6e7429c5374187dbed553ee244

    #asile #migrations #réfugiés #Grèce #chiffres #refoulement

    –—

    Intéressant le choix des #mots du ministre (et de la presse)... on parle de 10’000 #migrants empêchés d’entrer en Grèce, donc sur le sol de l’Union européenne...
    Le choix du mot réfugiés aurait eu un autre impact :
    10’000 réfugiés empêchés d’entrer en Grèce...
    –-> ça serait plus clairement identifié comme un #refoulement, pratique interdite par le #droit_international et par les droits nationaux et de l’UE...
    Après, pas sure que ça aurait plus choqué l’opinion politique ou nos politiciens...

    #vocabulaire #terminologie #presse #choix_des_mots #push-backs #words_matter #wordsmatter

    ping @isskein @karine4

    • Ici on parle de #people (#personnes) :

      Greece : 10,000 People Prevented Access, Lockdown Extended, Recognition Rate Increases

      Amid mounting evidence of systematic push-backs from Greece (https://www.borderviolence.eu/15638-2), Shipping Minister Ioannis Plakiotakis states that 10,000 people have been prevented access in 2020. Greek authorities have extended the lockdown of all structures hosting refugees and migrants until 15 September. The first instance recognition rate rises to 69% according to Eurostat.

      Minister Plakiotakis with Greek coast guard under his mandate stated at a news conference on 2 September that arrivals had decreased 84 per cent since 1 March, compared to the same period of 2019, and that the drop in the month of August was 95 per cent compared to August 2019. According to Plakiotakis 10,000 people have been prevented from accessing Greece in 2020 so far but the Minister refused to elaborate on how this had been achieved, stating simply that the Greek coast guard: “operates based on international law and international legality, based on the rules of engagement at sea, and … with complete respect for human dignity and of course for human life”.

      Greek Helsinki Monitor has filed a criminal complaint to the High Court Prosecutor concerning the push back of 1389 people by Greek Coastguard based on evidence from numerous sources including leading international media, IOM, UNHCR, the hotline Alarmphone, Human Rights Watch, Legal Centre Lesvos and Border Violence Monitoring Network (BVMN), who in a press release expresses increasing concern about: “the disappearance and pushbacks of refugees and migrants from humanitarian distribution sites, refugee camps and pre-removal centres in Greece. The illegal pushback and disappearance of refugees and migrants is systematically followed by the statewide dismissal of credible evidence and the perpetual refusal to open a free and fair investigation into the whereabouts of the missing”.

      Following a joint decision by the Ministers of Civil Protection, Health and Immigration and Asylum the lockdown of all structures hosting refugees and migrants has been extended to 15 September. The lockdown, presented as a COVID-19 measure, has been in place since 21 March. The Ministry of Asylum and Migration further announced another round of closures of hotel accommodation facilities for asylum seekers, in Kozani, Edessa, Prespes and Grevena.

      A man recently returned from Athens has tested positive for COVID-19 in the overcrowded Moria camp on Lesbos hosting around 13,000 people under dire, unsanitary conditions. As a reaction the Ministers of Citizen Protection, Health and Immigration and Asylum, has placed the Reception and Identification Center in Moria in complete health exclusion (quarantine) for a total of 14 days. Since March people arriving to Greek island camps are quarantined to prevent the spread of COVID-19 and authorities have advised the residents to wear masks, practise social distancing, wash their hands, disinfect, and self-isolate if they feel unwell. However, according to a representative of Médecins Sans Frontières (MSF) such measures are “totally unrealistic in Moria,” and “Even if people spend as much time as possible in their tents, they still eat three times a day with thousands of other people. The same goes for the restrooms and showers. It is impossible to avoid the masses.” NGOs have consistently warned of the risks of an outbreak in the Moria camp.

      According to Eurostat figures, over two thirds of first instance decisions (69%) taken by the Greek Asylum Service in 2020 granted international protection. Refugee Support Aegean (RSA) highlights that the figures dispel government statements to the contrary and point to a steady and significant increase in the population of beneficiaries of international protection in Greece, who face severe obstacles to access rights due to the absence of a holistic plan to enable their integration in the country.

      Following relocations to several member states over the summer, 22 unaccompanied children have arrived in Finland with another 28 expected to follow under a Commission scheme originally targeting the relocation of 1600 unaccompanied and vulnerable children.

      https://www.ecre.org/greece-10000-people-prevented-access-lockdown-extended-recognition-rate-increa

  • Nach dem Mord an Kuciak in der Slowakei: Ein verheerendes Signal
    https://diasp.eu/p/11607884

    Nach dem Mord an Kuciak in der Slowakei: Ein verheerendes Signal

    Der Freispruch im Mordfall des slowakischen Journalisten Jan Kuciak stieß auf großen Unmut. Die Reporter ohne Grenzen hoffen auf die nächste Instanz. Nach dem Mord an Kuciak in der Slowakei: Ein verheerendes Signal #JánKuciak #Slowakei #PressefreiheitinEuropa #ReporterohneGrenzen #Europa #Politik

  • Mâles blancs quinquagénaires et plus si affinités. Merci @libe d’illustrer à quel point ces mecs représentent le passé. (Parce qu’on voit bien avec cette couv que vous n’avez toujours rien compris à demain).

    https://twitter.com/histgeoblog/status/1300310033574645761
    #couverture #couv #médias #journalisme #presse #hommes #où_sont_les_femmes #femmes #invisibilisation #Libé #présidentielle #politique #France #image

    La couv en question :

    La réponse en image :

    ping @isskein

    signalé par @reka @albertocampiphoto

  • Aux origines de la presse arabe, par Arthur Asseraf (Le Monde diplomatique, août 2020)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/08/ASSERAF/62098

    Aux origines de la presse arabe

    Au début du XIXe siècle apparaissent les premiers journaux en langue arabe, qui ont longtemps eu une finalité administrative. Par la suite, les pouvoirs coloniaux y ont vu un outil pour s’adresser directement aux populations autochtones et diffuser leur propagande dans l’ensemble du monde arabophone. Les titres indépendants ont bénéficié, eux, du savoir-faire de maronites syro-libanais.

    A lire dans la version papier, et ça a l’air bien intéressant !

    #presse #monde_arabe

  • #presse_fasciste italienne en #Erythrée
    Dans le livre de Alessandro Leogrande, La Frontiera (2017), il y a une partie dédiée à la #presse_fasciste italienne en #Erythrée... (pp. 168-176). Je reprends les titres ici, on ne sait jamais...

    Et le petit texte en intro :

    «Impieghiamo un pomeriggio intero per sfogliarli tutti. Sono davvero tanti, ma ancora più sorprendente è la varietà delle testate. Quotidiani, settimanali, fogli di informazione, riviste giovanili, testate sportive. Una selva di caratteri stampati da rotative giunte allora dall’Europa rivela parole, annunci economici, notizie, commenti, invettive. Riproduce una pluralità d’opinioni, speculari a quelle che andavano sorgendo in Italia nello stesso periodo. Vista attraverso il prisma della sua stampa vivace, l’Eritrea del passato sembra una regione italiana, solo un po’ più a sud delle altre, con un occhio rivolto ai grandi eventi internazionali e l’altro a se stessa, alla propria cronaca quotidiana.
    ’Tutto questo è proseguito ben oltre la fine della Seconda guerra mondiale e il crollo del fascismo’, mi dice Sandro mentre fa un po’ di spazio sulla sua scrivania. Nell’Eritrea passata prima sotto il mandato britannico e poi sotto il controllo etiopico, la comunità italiana, era rimasta molto forte. Le scuole in lingua italiana (...) erano ancora numerose.
    Lo stesso valeva per i giornali, benché solo pochissimi esemplari siano conservati nelle biblioteche e nelle emeroteche italiane. Probabilmente molti meno di quelli contenuti nei due borsonoi che abbiamo rovesciato a quattro mani sul tavolo dello studio»

    –—

    Voici les titres dont parle Alessandro Leogrande :
    – Il quotidiano eritreo
    – Il lunedì dell’Eritrea
    – Il Carroccio
    – La pagina sportiva
    – Asmara sport
    – Mai Taclì

    #colonialisme #Italie #fascisme #journaux #colonisation #Erythrée

    ping @albertocampiphoto @wizo

  • Le féminin pluriel est infini
    https://ricochets.cc/Le-feminin-pluriel-est-infini.html

    Réponse des féministes du Val de Drôme à la chronique de Vincent Meyer parue le 17 juillet 2020 dans le journal Le Crestois .

    La lecture de votre article « Le féminin pluriel est singulier ›› a hérissé les poils (oui, nous en avons, et parfois même nous décidons de les garder) des féministes de la vallée. Il aborde en diagonale des pans entiers de notre histoire, mais nous choisissons de concentrer notre réponse sur quelques points, les plus problématiques à nos yeux.

    Tout d’abord nous tenons à rappeler que les différences entre les femmes et les hommes, et l’institution d’une société binaire, n`ont rien de naturel. Elles sont le fruit de normes culturelles transmises notamment par l’éducation des petites filles et des petits garçons, que l’on habille en rose pour les unes en leur racontant des histoires de princesses, et en bleu pour les autres en leur passant le ballon pour jouer au foot.
    La pensée binaire est quant à elle construite au mépris de toutes les personnes qui nentrent pas dans son cadre : les intersexes (que lon opère de force à la naissance pour les faire rentrer dans l’une des deux catégories, les transgenres, les lesbiennes, les gays... Ces dernières dont vous passez allègrement lexistence sous silence, en considérant bien sûr le modèle du couple hétérosexuel comme le seul modèle viable où lhomme et la femme se réalisent dans leurs complémentarités. Nous réclamons de nous libérer de ces catégories, trop étroites pour nous contenir tous et toutes : nous en débordons.

    Ensuite, vous dites que la libération de la parole des femmes rend « l’atmosphère difficile pour les hommes ». Cela est illisible pour nous, quand ce sont les femmes qui meurent sous les coups de leur conjoint, sont violées ou harcelées dans la rue ou sur leur lieu de travail : avez-vous peur, Monsieur, de vous faire insulter, siffler, agresser, quand vous marchez la nuit sur des talons hauts, au bras d’une personne du même sexe que vous ? Est-ce une expérience quotidienne que vous connaissez, pour pouvoir qualifier la vôtre de « difficile » ?

    Vous déplorez que les idées transmises par les combats féministes modifient notre culture au point que faire une remarque sur son physique à une femme déclenche une réaction de sa part. Les femmes et les filles réagissent parce quelles refusent d’être considérées comme des objets à disposition du regard des hommes. Refuser de reconnaître la nature sexiste et machiste de ces comportements, cest défendre le droit à « importuner les femmes » et donc défendre le droit d’exercer une violence sur elles.

    Notre combat, dans la forme, et au fond, ne vous convient pas, et cest bien normal, car vous y perdrez. Renoncer à ses privilèges nest jamais confortable, mais c’est pourtant nécessaire. Lorsque nous prendrons notre place au Parlement, il y aura moins de sièges pour les hommes ; lorsque nous parlerons dans le micro, il y aura moins de temps de parole pour les hommes ; lorsque nous cesserons d’assumer votre part de tâches ménagères, vous perdrez du temps de loisirs...ce n’est pas vindicatif : c’est arithmétique.

    A différentes reprises dailleurs vous contestez la manière dont les femmes se rebellent, notamment à travers les combats féministes. Vous les invitez à ne pas « accabler les hommes de tous les maux ››, à ne pas « prendre revanche sur des siècles d’oppression » et à privilégier une évolution progressive des mentalités. Ne pas faire trop de bruit, revendiquer, mais pas trop fort. Votre réaction, qui est probablement partagée par dautres hommes, est caractéristique des personnes qui appartiennent à la classe des dominants. N’y voyez pas là une attaque personnelle mais plutôt un éclairage sur un phénomène qu’il est possible d’analyser pour le déconstruire : dans une situation d’oppression, les personnes dominées (ici les femmes) vont chercher à rétablir une égalité avec les personnes dominantes (ici les hommes).
    Les dominants hommes, habitués à une position de contrôle, émettent alors systématiquement un avis défavorable sur la lutte menée par les dominées, et les moyens qu’elles emploient pour se libérer : trop radicaux, trop violents, trop rapides, dépourvus d’humour... Et de plus, les hommes disposent de l’espace de parole pour relayer cet avis, puisqu’ils sont majoritaires dans les médias, dans les assemblées, dans les lieux de pouvoir. Pourtant, pour définir qui nous sommes et prendre notre place dans cette société, nous ne sollicitons pas votre avis, mais votre humilité.

    Cette langue ne relève pas de la « bien pensance féministe » ni du « politiquement correct » que vous dénoncez : c’est celle de notre vie de tous les jours, et c’est l`un de nos moyens de libération les plus précieux.

    Des Féministes du Val de Drôme

    #feminisme #droit-de-reponse #presse #patriarcat #violences_faites_aux_femmes

  • The ’cancel culture’ war is really about old elites losing power in the social media age | Nesrine Malik | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/jul/13/cancel-culture-elites-power-social-media-age-online-mobs
    https://i.guim.co.uk/img/media/7cff108c9900f170ca3026f8440d975beec88907/0_101_4924_2955/master/4924.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Whenever I talk to people who are suddenly concerned about “cancel culture” or “online mobs”, my first thought is always: “Where have you been for the last decade?” I’ve been online long enough and, like many others, been receiving criticism and abuse online for long enough, to know that what some see as a new pattern of virtual censure by moral purists is mostly a story about the internet, not ideology or identity.

    If critics of “cancel culture” are worried about opinions, posts and writings being constantly patrolled by a growing group of haters, then I am afraid they are extremely late to the party. I cannot remember a time where I have written or posted anything without thinking: “How many ways can this possibly be misconstrued, and can I defend it if it were?” It’s not even a conscious thought process now, it’s instinct.

    #réseaux_sociaux #pouvoir #presse_alternative #presse_établie #puissance #nouveaux_modes_d_information

  • #coronavirus : Pour une Anthropologie Anarchiste" de David Graeber

    https://d3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net/production/2020-3-9/63024987-44100-2-7f884f184abae.mp3

    L’anarchisme, en tant que philosophie politique, est en plein essor.
    De fondement de l’organisation dans le mouvement altermondialiste qu’ils étaient, les principes anarchistes traditionnels — autonomie, association volontaire, autogestion, entraide, démocratie directe — en sont venus à jouer ce rôle dans des mouvements radicaux de toutes sortes dans le monde entier.
    Et pourtant, cela n’a eu presque aucun écho dans le milieu universitaire.
    Les anarchistes interrogent souvent les anthropologues sur leurs idées quant aux diverses façons d’organiser la société sur des bases plus égalitaires, moins aliénantes.
    Les anthropologues, terrifiés à l’idée de se voir accusés de romantisme, n’ont pour seule réponse que leur silence.
    Et s’il en était autrement ? « On peut penser, à tout le moins, qu’être un professeur ouvertement anarchiste signifierait, remettre en question la façon dont les universités sont gérées — cela non pas en demandant un département d’études anarchistes —, ce qui, bien sûr, lui attirerait beaucoup plus d’ennuis que tout ce qu’il pourrait écrire par ailleurs. »

    Source : https://podmust.com/episode?podcast=bigbooks

    #audio #radio #podcast #anarchisme #histoire #politique #anarchie #communisme #féminisme #capitalisme #livres #livre #socialisme #marxisme

    • Décolonisons réellement notre quotidien !

      Il est un peu facile de s’offusquer maintenant sur une partie de notre histoire alors que la plupart d’entre nous, nous :

      – Participons à l’esclavagisme moderne en achetant H&M, Wish, Shein, Aliexpress, Zara, carrefour, auchan . . . .

      – Participons à la destruction de forêt du Sud en mangeant chaque matin du Nutella,

      – Détruisons les océans en utilisant du plastique pour tout et n’importe quoi ou en nous gavant de sushis au thon et de Fishsticks,

      – Fermons les yeux sur le génocide en Birmanie ou la famine au Yemen,

      – Nous réjouissons de la réouverture des frontières pour passer nos vacances dans un All inclusive de 1200 chambres construit sur une ancienne forêt primaire,

      – Continuons à vouloir notre poulet à 2 euros le kilo au mépris de la souffrance animale,

      – Sommes tout content du pillage des minerais d’Afrique, Amérique du Sud ou d’Asie pour construire notre beau smartphone ou la batterie de notre nouvelle voiture électrique.

      Alors oui, je trouve vraiment hypocrite de critiquer nos ancêtres et de se ruer sur les T-shirt Zeeman à 2.99 euros.
      Regardons d’abord notre impact actuel sur la planète et ses habitants et puis, on pourra se permettre de donner des leçons de morale.
      Car honnêtement, au vue de notre mode vie actuel, ce sont nos effigies que les générations futures (s’il en reste) vont piétiner....

      #esclavage #responsabilité #économie #presse pour les #générations_futures #statues #actualité et #histoire #planète #enfumage

  • Michel Onfray : « On est dans une situation, effectivement, de guerre civile » (RT)
    https://www.crashdebug.fr/michel-onfray-on-est-dans-une-situation-effectivement-de-guerre-civile-rt

    Si cela pouvait réveiller les gens, ou susciter des vocations, on leur souhaite bonne continuation, perso j’essayerai d’avoir un exemplaire ; ))))

    Invité de Stéphanie De Muru le 25 juin, le philosophe et essayiste Michel Onfray s’est exprimé sur la sortie du premier numéro de sa revue, Front populaire.

    #MichelOnfray #FrontPopulaire #Presse

    Abonnez-vous à la chaîne YouTube de RT France : https://www.youtube.com/rtenfrancais

    RT en français : http://rtfrance.tv

    Facebook : https://www.facebook.com/RTFrance

    Twitter : https://twitter.com/rtenfrancais

    Instagram : https://www.instagram.com/rtfrance

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Comment l’UE et l’euro s’effondrent face au Covid ! (Trouble Fait)

    Crashdebug.fr : Qui veut la peau des Gaulois Réfractaires (...)

  • Affaire Legay : la police des polices traque les sources de Mediapart -
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260520/affaire-legay-la-police-des-polices-traque-les-sources-de-mediapart?onglet

    La journaliste de Mediapart Pascale Pascariello, qui avait permis de démontrer les mensonges du président de la République dans une affaire de violences policières, a été entendue comme suspecte, mardi 26 mai, par l’IGPN. C’est la quatrième fois en moins de 18 mois que la justice essaye de s’en prendre aux sources de Mediapart à la suite d’enquêtes embarrassantes pour l’exécutif.

    Sous la présidence d’Emmanuel Macron, la chasse aux sources des journalistes s’inscrit au fil des mois dans une récurrence de plus en plus inquiétante. La reporter de Mediapart Pascale Pascariello, qui avait permis de démontrer les mensonges du président de la République et du procureur de Nice dans le dossier Geneviève Legay, une retentissante affaire de violences policières, a été entendue comme suspecte, mardi 26 mai, à Paris, par un commissaire général et une capitaine de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

    L’objectif des investigations, diligentées par le parquet de Nice, est contenu dans le délit visé par la convocation judiciaire envoyée le 19 mai à Mediapart : « recel de violation du secret professionnel ». Comprendre : trouver qui, au sein de l’administration, a livré à la presse des informations embarrassantes pour la justice et le pouvoir.

    Les nombreuses enquêtes de Pascale Pascariello avaient en effet mis au jour les contre-vérités d’un magistrat – le procureur Jean-Michel Prêtre – et du chef de l’État lui-même, Emmanuel Macron, dans un dossier qui est vite apparu comme symbolique des violences policières, de leur déni institutionnel et du mensonge politique qui, parfois, l’accompagne.

    L’affaire Legay porte le nom d’une militante de 73 ans de l’organisation Attac, qui a été gravement blessée durant une manifestation fin mars 2019, à Nice. Le procureur de la ville, lors d’une conférence de presse, puis Emmanuel Macron quelques jours plus tard, dans les colonnes du quotidien Nice Matin, avaient dédouané la police, qui aurait été, selon eux, totalement étrangère aux blessures infligées à la vieille dame.

    Mais les articles de Mediapart ont pu, preuves à l’appui, montrer qu’il n’en était rien et qu’un rapport de police, rédigé le jour des faits, avait même établi le contraire. D’autres articles de Pascale Pascariello avaient également interrogé les conflits d’intérêts qui entouraient l’enquête – la policière chargée des investigations est la compagne d’un policier en cause… – et exhumé les lourds antécédents du procureur Prêtre, qui a finalement été muté à Lyon après avoir essayé d’étouffer l’affaire Legay (toujours au point mort sur le fond).

    Toutes ces informations d’intérêt public, et dont aucune n’est contestée sur le fond par quiconque devant un tribunal, ont de toute évidence agacé.

    Accompagnée de l’avocat de Mediapart, Me Emmanuel Tordjman, Pascale Pascariello s’est rendue à sa convocation dans les locaux parisiens de l’IGPN mais a refusé, durant 1 h 30 d’interrogatoire sous le régime de l’audition libre, de répondre aux questions des enquêteurs afin de protéger ses sources.

    Dans une déclaration liminaire, elle a néanmoins évoqué une « convocation [qui] pose des problèmes juridiques fondamentaux » et s’apparente à un « contournement du droit de la presse ». « Le but de cette manœuvre est de donner toute latitude à la police pour rechercher l’auteur principal du délit dont nous serions les receleurs, c’est-à-dire nos sources », a expliqué notre journaliste, dénonçant « un climat de pression sur notre profession et d’intimidation vis-à-vis de nos sources ».

    Ainsi que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (Cedh) ne cesse de le rappeler depuis des décennies, le propre du journalisme consiste parfois, si ce n’est souvent, à obtenir des informations auprès de personnes qui ne sont pas censées lui en donner. Faute de quoi, les journalistes seraient condamnés d’avance à passer leur temps à recopier des communiqués de presse et à s’accommoder en toutes circonstances des versions officielles.

    C’est la raison pour laquelle la Cedh avait défini la protection des sources journalistiques comme « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse » (arrêt Goodwin, 1996), laquelle liberté consiste, selon la même cour, à publier des informations « qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population » (arrêt Handyside, 1976).

    L’audition comme suspecte de Pascale Pascariello est d’autant plus inquiétante qu’elle s’inscrit dans une succession de tentatives judiciaires d’entraver le travail de la presse depuis 18 mois.

    Exemples :

    Février 2019 : deux magistrats du parquet de Paris, accompagnés de policiers de la Brigade criminelle, ont tenté de perquisitionner notre rédaction dans l’affaire Benalla, à la suite de la révélation d’enregistrements compromettants pour l’ancien collaborateur du président de la République.

    Avril 2019 : des journalistes du collectif Disclose, dont les informations avaient été publiées par Mediapart et d’autres médias, ont été entendus comme suspects par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour avoir révélé une note classifiée prouvant les mensonges du gouvernement et de l’Élysée sur l’utilisation d’armes françaises dans la guerre au Yémen, qui a fait des milliers de morts civiles.

    Mai 2019 : une journaliste du Monde, Ariane Chemin, et le directeur de la publication du quotidien, Louis Dreyfus, sont à leur tour entendus comme suspects par la DGSI en marge de l’affaire Benalla.

    Octobre 2019 : quatre journalistes de Mediapart, dont son directeur de publication, Edwy Plenel, sont convoqués comme suspects par la police judiciaire pour avoir révélé l’identité et le parcours sinueux d’un proche de Benalla, toujours en fonction à l’Élysée et spécialiste de l’infiltration et de l’effraction.
    Toutes ces atteintes à la liberté d’informer ont un point commun : elles visent des enquêtes journalistiques qui ont mis en cause le pouvoir exécutif.

    Mais ce ne doit être qu’un hasard.

    #presse #police

  • D’OÙ VIENT ET OÙ VA LE #PHOTOJOURNALISME ?

    (libre) https://www.invidio.us/watch?v=VfHJOo21KwA
    (YT) https://www.youtube.com/watch?v=VfHJOo21KwA

    Passionnant par ses rappels et exemples, en particulier sur les notions de photojournalisme & photoreporter ≢ photo-documentaire & photographe auteur⋅e
    Frustrant sur son manque de poil-à-gratter sur les responsabilités économiques (Louis Witter intervient souvent sur le sujet sur Twitter, dénonçant l’hypocrisie des rédactions

    Photojournalism is drôle because une rédac peut te dire sans pression « faites le reportage, venez nous le montrer ensuite et on verra si on prend ». Le jour où je voudrais construire ma maison je j’essayerai de dire aux gars « allez y, bâtissez moi ça et pis j’vois ensuite » 🙃
    https://twitter.com/LouisWitter/status/1263757032932421632

    sujet #photo de Photosynthese / #HistoireDeLaPhoto
    son site : http://www.photo-synthèse.com/a-propos-de-photo-synthese

    • ah ah ah j’adore ! et aussi sur l’aberration du manque d’éducation à l’image et de culture visuelle, sémiologie, sémantique, histoire, représentation, choix des couleurs, des formes, longues études pour dessiner/photographier ? du basique inconnu … on en parlait hier avec @jacotte, avec ce que cela implique de mépris et de déconsidération. Graphiste ? un travail rapidement attribué aux femmes « aaah, une femme, tu vas nous faire l’interface plus joli, ah ben non je code pas pour valoriser ce que vous avez terminé sans vous préoccuper de ce poste, et manque de bol, je suis pas graphiste justement pour ces raisons » Quand tu es graphiste avec 30 ans de métier, qu’on vient te chercher pour ça et que l’oncle de Paul trouve que tu devrais ferrer à droite la typo de ton logo. Et surtout l’hypocrite sacro sainte indépendance de tout ce qui est artiste, photographe, fabricante d’images, qui ressemble surtout à une façon d’exploiter tes talents sans avoir à te rémunérer : aah ces artistes qui ont faim, c’est si beau, faudrait pas vous prendre pour Van Gogh pour autant, si on peut rien vous dire … Un stage de 4h de photoshop et le secrétariat se chargera de refondre la maquette en intégrant les désidératas des 12 membres du CA.

    • Merci pour le témoignage-rage, @touti !
      Pour ma part je dois régulièrement répondre que non, je ne suis pas journaliste ni même photojournaliste, puisqu’il semble que ce soit la seule case disponible dans l’imaginaire collectif quand tu fais de la photo dite « sociale » ou « engagée », et ce qui est encore plus drôle (nop) c’est le dédain général (mais non-dit, plutôt par l’oubli) quand j’explique que je suis illustratrice (documentaliste, j’essaye même plus, c’est trop abstrait)
      Et alors auteurE, avec un E, mandiEu !!!
      Le hic c’est que le mouvement qui a fini par naître en défense des photojournalistes a fait l’impasse sur cet aspect (déjà ça a été compliqué pour elleux de faire admettre le truc avec ou sans carte, j’étais là pendant la bataille, je peux en témoigner) du coup, ce truc c’est un peu comme si c’était la part négociable et accessoire dans la tête des flics / patrons, etc.
      Pour l’artisme, j’avoue, je mets ça de côté, c’est un machin trop compliqué à manier pour moi, même si des fois je l’utilise pour signifier que je veux bien passer rapidement à un autre sujet quand à la complexité mon métier (un peu comme quand on dit « c’est compliqué » pour le relationnel...) déjà que j’ai du mal à me situer dans le champs <libre>-<bénévole>-<exploitée>-<payée> !
      Bref, j’ai trouvé quelques rappels suffisamment simples pour faire tourner la vidéo en espérant qu’elle touchera les « photojournalistes » new-born de ces dernières années qui font un peu n’imp et se croient parfois exempts, par l’auto-proclamation, de toute notion réflexive ou éthique, les pires étant ceux qui font du live facebook, etc etc etc groumph !

    • @val_k quand il faut remplir la case « tu bosses dans quoi » je réponds que je suis réalisatrice, d’un c’est au féminin, de deux je réalise des choses même en ne produisant rien voire en dormant (comme tout le monde mais chuut), de trois ça pose sa femme pour ceux qui veulent une case.
      Et tu réalises quoi ?
      – La vacuité du monde, chaque jour.
      Tant que je supportais encore de pointer à l’anpe, c’est le titre qu’ils avaient inscrits et au moins ça fait rire :)

      Quant aux nouveaux dieux facebook, tu as envie de passer du temps à les éduquer ? perso je préfère tes photos !

  • Altice dit « au revoir » à Libé
    https://www.latribune.fr/technos-medias/medias/altice-dit-au-revoir-a-libe-847819.html


    Patrick Drahi avait acquis Libération en 2014, pour 14 millions d’euros.
    Crédits : Reuters

    Altice France a décidé de se séparer du quotidien de gauche. Dans un mail interne, le groupe de Patrick Drahi annonce que le journal sera transféré dans une structure à but non lucratif censée garantir « l’indépendance » du titre.

    Altice et Libé, c’est fini. Dans un mail interne diffusé par Altice France, ce jeudi, le groupe de Patrick Drahi et maison-mère de l’opérateur SFR, annonce que le quotidien de gauche sera transféré dans un nouveau « Fonds de dotation pour une presse indépendante ». Une filiale de cette structure, baptisée « Presse Indépendante SAS », va acquérir le journal, sa régie et sa société de développement technologique. Patrick Drahi a ainsi décidé de se séparer de ce titre qu’il avait racheté en 2014, avant de le « vendre », deux ans plus tard, à son propre opérateur.

    Dans sa missive, Altice France précise qu’il « dotera substanciellement » ce nouveau fonds pour éponger les dettes du journal, qui avoisineraient les 45 à 50 millions d’euros, « mais aussi [pour] lui donner, progressivement, les moyens nécessaires au financement de son exploitation future, et ainsi garantir son indépendance sur le long terme ». Ainsi, Libération « deviendra la propriété d’une structure non cessible et non capitaliste à but non lucratif ». Altice France précise que « tout mécène pourra abonder le Fonds de dotation à des fins non lucratives ». Patrick Drahi, lit-on, « continuera personnellement d’accompagner... 

    #paywall

    • Le transfert du quotidien « Libération » à une fondation suscite des réserves, Sandrine Cassini
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/15/le-transfert-du-quotidien-liberation-a-une-fondation-suscite-des-reserves_60

      Altice Médias, le groupe du milliardaire Patrick Drahi, a annoncé que le journal, dont il est propriétaire depuis 2014, allait être placé dans un « fonds de dotation pour une presse indépendante ».

      A l’heure où tous les journaux rêvent d’indépendance capitalistique, difficile de critiquer l’annonce faite par Altice Médias. Le groupe du milliardaire Patrick Drahi a annoncé, jeudi 14 mai, que Libération, dont il est propriétaire depuis 2014, allait être placé dans un « fonds de dotation pour une presse indépendante ». Le quotidien, créé par Jean-Paul Sartre et Serge July en 1973, sortira du giron d’Altice. Il ne dépendra plus d’un industriel, ne pourra plus être cédé et appartiendra à une structure à but non lucratif. « Moralement, éthiquement et journalistiquement, c’est un progrès », se félicite Laurent Joffrin, directeur de la publication, qui va rejoindre le conseil d’administration du fonds.

      Altice France, qui possède SFR, BFM-TV et RMC, assure qu’il « dotera substantiellement » la structure, et continuera à éponger les pertes du quotidien « tant que cela sera nécessaire », promet M. Joffrin. En 2018, le journal perdait encore 8,9 millions d’euros. De son côté, M. Drahi « continuera d’accompagner Libération », indique un courriel adressé aux salariés.

      Cette annonce soudaine a créé un sentiment contrasté au sein du journal. « L’équipe de Libération salue le projet, [mais] regrette que cette décision, d’une importance fondamentale dans l’histoire et pour l’avenir de Libération, ait été annoncée de façon inattendue et non concertée », se sont émus les salariés dans un communiqué.
      M. Drahi a-t-il l’indépendance de la presse chevillée au corps, ou sort-il à bon compte d’un quotidien encore fragile, malgré une hausse de ses ventes en 2019 et alors que la crise due au Covid-19 frappe durement la presse ? « S’il avait voulu s’en sortir facilement, il aurait pu tout vendre », rétorque M. Joffrin. « On a eu des propositions d’achat régulières depuis deux ans », assure-t-on au niveau interne.

      Demande de « garanties juridiques, financières et sociales »
      Mais quel prix aurait pu tirer le magnat des télécoms d’un journal fortement endetté ? Sûrement pas grand-chose. En revanche, le montage financier lié à cette fondation pourrait lui permettre de bénéficier d’un avantage fiscal important.
      En effet, Altice Médias ne cède pas pour 1 euro symbolique Libération à la fondation, mais le vend pour un « montant équivalent à la dotation faite au fonds », explique-t-on au sein du titre. Le montant du don atteindra au moins de quoi éponger la dette de Libération, comprise entre 45 millions et 50 millions d’euros, résultat de plusieurs années de déficits cumulés. Or ce don pourra bénéficier d’une réduction d’impôt de 60 %. Altice France pourrait ainsi récupérer une partie des sommes investies.

      Dans l’entourage de la direction, on fait valoir que la sortie de Libération d’Altice est la suite logique des désengagements successifs dans la presse. Le dernier titre cédé était L’Express, repris puis relancé par Alain Weill, par ailleurs PDG d’Altice Europe. L’expérience qu’a connue l’hebdomadaire n’est pas pour rassurer les journalistes. « On suit le même chemin. Il va y avoir une clause de cession pour réduire les coûts et on va déménager. On disparaît complètement des yeux d’Altice, alors qu’on était là et qu’on ne gênait personne », s’inquiète l’un d’eux. Le quotidien, installé dans le 15e arrondissement de Paris, avec SFR, BFM ou RMC, devrait regagner le cœur de la capitale d’ici la fin de 2020. Au sein du quotidien, on justifie ce déménagement en expliquant que Libération supportait des coûts de structure trop élevés par rapport à sa taille.

      Comment s’assurer que M. Drahi, tenu aujourd’hui de payer les factures du journal, restera bien au chevet de Libération ? « Il m’a toujours dit qu’il avait un faible pour Libération, et qu’il avait promis de l’aider, affirme M. Joffrin. Depuis, il a tenu parole. Et le laisser tomber ne serait pas bon pour son image. »
      Les salariés, eux, demandent « des garanties juridiques, financières et sociales, notamment en matière de dotation et d’effectifs », et souhaitent être associés à la gouvernance. « Des discussions vont s’ouvrir », promet-on à la direction. Seule certitude, Patrick Drahi vient d’amorcer un plan de réorganisation chez Altice Médias (BFM-TV, RMC…), faisant craindre de nouvelles coupes dans les effectifs.

      #fondation #fiscalité #presse #Libération #Patrick_Drahi