• Les #médias n’ont pas été à la hauteur du mouvement des #gilets_jaunes - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/01/18/les-medias-n-ont-pas-ete-a-la-hauteur-du-mouvement-des-gilets-jaunes_1703

    La #presse semble s’habituer à tout ! On a une presse incapable de dénoncer clairement ce qui est inadmissible. On l’a vu sur la vidéo des lycéens agenouillés. A force, la vidéo devient juste « choquante », puis juste « polémique ». Il y a là au mieux un manque d’analyse #politique, au pire une #complaisance envers le #pouvoir, qui substitue une réponse policière et judiciaire à une réponse politique attendue et désirée, qui serait à la hauteur des enjeux de ce mouvement populaire. Plus de 5 000 gardes à vue, plus de 200 peines de #prison, près de 100 blessés graves.



  • Are U.S. newspapers biased against Palestinians? Analysis of 100,000 headlines in top dailies says, Yes – Mondoweiss

    https://mondoweiss.net/2019/01/newspapers-palestinians-headlines

    A study released last month by 416Labs, a Toronto-based consulting and research firm, supports the view that mainstream U.S. newspapers consistently portray Palestine in a more negative light than Israel, privilege Israeli sources, and omit key facts helpful to understanding the Israeli occupation, including those expressed by Palestinian sources.

    The largest of its kind, the study is based on a sentiment and n-gram analysis of nearly a hundred thousand headlines in five mainstream newspapers dating to 1967. The newspapers are the top five U.S. dailies, The New York Times, Washington Post, Wall Street Journal, Chicago Tribune, and the Los Angeles Times.

    Headlines spanning five decades were put into two datasets, one comprising 17,492 Palestinian-centric headlines, and another comprising 82,102 Israeli-centric headlines. Using Natural Language Processing techniques, authors of the study assessed the degree to which the sentiment of the headlines could be classified as positive, negative, or neutral. They also examined the frequency of using certain words that evoke a particular view or perception.

    Key findings of the study are:

    Since 1967, use of the word “occupation” has declined by 85% in the Israeli dataset of headlines, and by 65% in the Palestinian dataset;
    Since 1967, mentions of Palestinian refugees have declined by an overall 93%;
    Israeli sources are nearly 250% more likely to be quoted as Palestinians;
    The number of headlines centering Israel were published four times more than those centering Palestine;
    Words connoting violence such as “terror” appear three times as much as the word “occupation” in the Palestinian dataset;
    Explicit recognition that Israeli settlements and settlers are illegal rarely appears in both datasets;
    Since 1967, mentions of “East Jerusalem,” distinguishing that part of the city occupied by Israel in 1967 from the rest of the city, appeared only a total of 132 times;
    The Los Angeles Times has portrayed Palestinians most negatively, followed by The Wall Street Journal, Chicago Tribune, Washington Post, and lastly The New York Times;
    Coverage of the conflict has reduced dramatically in the second half of the fifty-year period.


  • Desaparecidos: ecco “dove vanno le persone scomparse” in Messico

    «#A_dónde_van_los_desaparecidos» è uno dei progetti di ricerca giornalistica più coraggiosi del 2018 in America Latina. Che ha permesso di scoprire nuove fosse comuni e di rivelare la «logica» che sta dietro a tante sparizioni in Messico. Un lavoro fatto di verifica, studio e ricerca sul campo nei luoghi della morte


    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/01/07/desaparecidos-messico-chi-sono-significato-sparizioni
    #disparitions #Mexique #corps #identification #fosses_communes #décès #journalisme #presse #médias #mort


  • Ami·es seenthisien·es... petit appel...

    @albertocampiphoto et moi sommes à la recherche de références pour des cours sur le #journalisme et le #photojournalisme à donner à des adolescents (autour des 11-12 ans).

    Connaissez-vous des #BD, #livres ou #jeux qui pourraient être soit directement utilisés en classe ou alors comme ressources pour les enseignant·es ?

    Ci-dessous, les ressources déjà trouvées... si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager !

    #ado #ados #ressources_pédagogiques #éducation #éducation_aux_médias #presse #médias


  • Biblioteca Gino Bianco

    Una biblioteca e una emeroteca digitale
    per riandare al passato e riflettere sul presente.
    La Biblioteca Gino Bianco con la sua emeroteca digitale di riviste, opuscoli, libri di storia e di politica, dagli ultimi decenni dell’800 al secondo dopoguerra del 900, si propone in particolare di far conoscere, innanzitutto ai giovani, le tradizioni di pensiero e di impegno sociale, italiane ed europee, del socialismo umanitario, del libertarismo, del liberalsocialismo, del socialismo democratico, del repubblicanesimo, del liberalismo democratico e del federalismo, rimaste minoritarie, spesso calunniate, per lo più dimenticate, a cui la Storia, e solo lei, col tempo, ha dato ragione.

    http://www.bibliotecaginobianco.it

    #biblioteque #archive #italie #presse #magazine @cdb_77


  • Das Foto, dass wir gerne drucken würden - B.Z. Berlin


    Décidément ce journal de droite n’apprécie pas du tout le sénateur de la culture du gouvernement de Berlin.

    Das Landgericht Berlin droht Senator Lederer mit Ordnungshaft ...
    25. Nov. 2018 ... Der Direktor der Gedenkstätte Hohenschönhausen, Hubertus Knabe, darf an seinen Arbeitsplatz zurückkehren.

    Ce gros titre fait croire aux lecteurs moins avertis que le le sénateur risque une peine de prison à cause de sa politique. Bien entendu ce n’est pas le cas.

    Après la réunion commémorative à l’occasion du centenaire de la fondation du parti communiste allemand (KPD) la droite crie au scandale et essaye de ridiculiser les figure de proue de la gauche. Klaus Lederer est le politicien le plus populaire de la ville et voilà une belle occasion pour le présenter dans une pose typique pour l’ère de Staline.

    Il est vrai que la tête d’Ernst « Teddy » Thälmann est plus réussie que celle du beau Klaus.

    Enfin pour compléter voici une petite collection de gros titres du journal B.Z.

    „Kriminelle Energie!“ CDU-Vize fordert Rücktritt von Lederer
    29. Nov. 2018 ... CDU-Politiker Arnold Vaatz wirft Kultursenator Klaus Lederer (Die Linke) schwere Rechtsverstöße im Fall Knabe vor.

    Hat Lederer in Hohenschönhausen doch ein falsches Spiel gespielt ...
    25. Okt. 2018 ... 9. von Klaus Lederer (Linke) gefeuert: Hubertus Knabe, Leiter der Gedenkstätte Hohenschönhausen

    Kultursenator Lederer sperrt das Mauermuseum auf Twitter
    27. Aug. 2018 ... Kultursenat gegen Mauermuseum – Klaus Lederer (44, Linke) gegen Alexandra Hildebrandt (59

    Ex-Gedenkstätten-Leiter Hubertus Knabe klagt sich vorerst ...
    24. Nov. 2018 ... Berlins Kultursenator Klaus Lederer will dagegen vorgehen. Wegen Sexismus- Vorwürfen gegen seinen Stellvertreter musste Hubertus Knabe, ...

    Ist Klaus Lederer ein guter Senator oder ein ...
    14. Juni 2018 ... Der Eigentümer wollte das Radialsystem veräußern und Kultursenator Klaus Lederer machte sich für den Ankauf stark. Die rot-rot-grüne ...

    #Allemagne #politique #presse #communisme #droite #histoire #rofl


  • Une France qui se tient sage

    Aveugles et hostiles à l’intelligence d’un mouvement qui retourne contre le néo-pouvoir les #valeurs qu’on lui inculque (#disruption, #mobilité, #agilité) et qui renvoie la #police à sa #violence archaïque (#blindés, #voltigeurs et #police_montée), les médias auront été les meilleurs #chiens_de_garde du #pouvoir et de la police, mais aussi les révélateurs du mépris des #élites et des journalistes pour les gilets jaunes, ces ploucs défavorisés  : Cnews invitant #Patrick_Sébastien qui connaît ces gens-là, Le Monde les traitant d’« #invisibles » (mais aux yeux de qui  ?), des philosophes contrits qui auraient préféré voir surgir un autre #peuple, plus jeune et plus mixte, congédiant ce peuple-ci comme beauf et FN. Et tous ces #experts nous expliquant que la #révolte a lieu grâce au changement d’#algorithme de #Facebook accentuant le rôle des «  groupes  », comme si les gens n’étaient pas capables de s’assembler tout seuls, et qu’il fallait bien une intelligence supérieure pour les sortir de leur bêtise. Merci M. Zuckerberg d’illuminer nos campagnes. Or le #mouvement est d’abord un mouvement de #rond-point, de #proximité et de #rencontres, qui provoque une extraordinaire redistribution des rôles.

    Le récit raconté par les médias était répugnant. La #TV s’est encore une fois ridiculisée face à #Internet. D’un côté cette image terrifiante présentée comme sécurisante au JT de 20 h, le 15 décembre, de manifestants devant l’Opéra qu’on empêche de rejoindre les Champs sous l’œil de la police montée prête à charger. De l’autre la profusion sauvage des « vidéos de #violences_policières », qui à force deviennent un genre en soi. Au Burger King à Paris, une femme est matraquée au sol, à Biarritz, en marge de tout mouvement de foule, une autre est frappée au visage par un tir de flash-ball. D’abord on empêche de manifester, puis on parque dans une fan zone, ensuite on gaze, et la semaine suivante on interdit les casques, masques et lunettes, indices de « radicalisation ». Des #CRS caparaçonnés en Robocop visent la tête nue de gilets jaunes auxquels on retire le droit de se protéger. Résultat  : 170 personnes à l’hôpital à Paris le 8 décembre. 24 plaintes de photographes et journalistes. #Intimidation totale des manifestants. Et la honte  : Paris se refermant sur lui-même comme un château-fort face aux hordes de manants.

    Les médias n’agissent pas que par obéissance, mais par perplexité et bêtise, parce qu’il leur manque une case  : la case politique. Habitués à commenter des stratégies électorales, ils ne comprennent pas quand émerge un #fait_politique, ils ne le voient pas. Ils répètent que le mouvement n’est pas politique (alors qu’il n’est pas partisan, ce n’est pas la même chose). À la place, on le moralise (la violence, c’est mal  !), on le judiciarise. On le scinde  : les bons manifestants (qui se tiennent sages) et les mauvais (qui cassent). On parle de casseurs en mélangeant les pilleurs qui en profitent et les manifestants en colère qui se demandent jusqu’où ils sont prêts à aller. Pire encore  : on militarise le conflit. Les médias ont parlé de scènes de guerre (quand parfois brûlaient juste une poubelle et un sapin de Noël), fantasmé la guerre civile, épouvantail agité par un État irresponsable qui comptait bien monter les uns contre les autres (« il va y avoir des morts  ! »). La police a sorti les chiens, joué aux cow-boys avec ses LBD40, des flash-balls augmentés. Un quart de Paris a été transformé en ville morte, 46 stations de métro fermées le 15 décembre. Il fallait y être pour voir les gilets jaunes transformés en âmes errantes cherchant un endroit où se retrouver. Et on s’étonne de la colère du peuple alors qu’on le traite en ennemi  ?

    Le contrechamp logique est la vidéo inouïe des lycéens de Saint-Exupéry à #Mantes-la-Jolie, qui dit l’ambition de ce pouvoir de plus en plus autoritaire. Une France qui se tient sage comme une image. La #banlieue ressemblait soudain aux pires fantasmes de BFM, TF1 ou LCI  : à la Syrie. Une voix sinistre se félicitait en sifflotant  : « Voilà une classe qui se tient sage, faudra balancer à leurs profs, je pense ils ont jamais vu ça. » Des #images « choquantes » ont dit les médias  : ça n’engage à rien. Même ce planqué de Blanquer l’a dit. Alors qu’elles sont monstrueuses, inadmissibles, inexcusables. Les journalistes ont appris à l’école à ne pas donner leur avis, à recueillir les propos, citer les réseaux sociaux et réciter les éléments de langage. Des lycéens ont été agenouillés comme attendant une balle dans la tête, et jetés au milieu des poubelles, comme des détritus. Quelle leçon le petit coq français sur son fumier va-t-il encore vouloir donner au monde en matière de droits de l’homme  ?


    https://www.cahiersducinema.com/produit/edito-n751-janvier-2019-une-france-qui-se-tient-sage

    #médias #gilets_jaunes #presse #journalisme #catégorisation #bons_manifestants #mauvais_manifestants #casseurs
    ping @davduf @reka @fil


  • Nous sommes le 2 janvier 2019. Sans surprise, déjà des #violences_de_genre. Mais aussi des articles sur ces violences en 🇪🇸 Pas des "faits divers" qui tiennent en un paragraphe. En l’occurrence : 2 pages, 817 mots, 3941 caractères.

    "Une femme battue et séquestrée 12 heures par son mari à Madrid"
    Voilà ce que l’on apprend :
    L’homme de 41 ans a été arrêté par la police pour avoir "brutalement" agressé sa compagne de 45 ans et l’avoir maintenue enfermée 12h au domicile conjugal (porte parole de la police)

    L’homme, qui avait des antécédents de violence de genre, a été remis en liberté. Des mesures d’éloignement ont été prises. Un bracelet électronique lui a été posé. La femme a été hospitalisée. La journaliste pourrait s’arrêter là, après-tout. Mais non.

    Car en Espagne, on ne met pas les cas de violence de genre dans la rubrique des chiens écrasés. La journaliste va donc tenter de nous expliquer ce qui s’est passé, croisant les témoignages des forces de l’ordre qui sont intervenues, des pompiers et de la victime

    Nulle part, on ne lira le témoignage d’un voisin ou d’une voisine, et le désormais célèbre : "On ne comprend pas. C’était vraiment un mec bien". Car ces témoignages n’ont absolument aucune valeur et n’apportent rien
    Les journalistes espagnol.e.s l’ont bien compris.

    Selon la police, intervenue sur les lieux, "après plusieurs heures, la victime a pu s’échapper avec ses 2 enfants, mineurs, témoins de l’agression" Une police qui rajoute les # suivants : #ViolencedeGenre #PasUneEnMoins*


    https://twitter.com/policiademadrid/status/1080385348428066817

    #NiUnaMenos, "Pas une en moins", c’est une façon plutôt intelligente de rappeler que "pas une de plus" n’est pas adéquat, puisque si une femme est tuée sous les coups de son conjoint ou ex conjoint, ça fait une femme de moins sur terre. Eh oui. Habile. Hashtag très utilisé ici.

    La police a rapporté à la journaliste que l’arrestation s’est produite le 30 décembre dernier (l’article date du 2 janvier) Une amie de la victime a appelé les forces de l’ordre, après avoir reçu des WhatsApp expliquant qu’elle avait été battue, qu’elle était séquestrée...

    .. et qu’elle craignait pour sa vie La police a donc envoyé une patrouille puis a prévenu les pompiers pour leur dire qu’ils allaient devoir intervenir en défonçant la porte derrière laquelle la femme était retenue contre sa volonté

    Les pompiers n’ont finalement pas eu à intervenir : une patrouille de police municipale est tombée nez à nez avec la victime qui descendait les escaliers, en pleurant, avec les deux enfants. Elle était parvenue à s’échapper

    Les agents ont tenté de parler avec la victime mais à ce moment-là, "elle était encore en état de choc" et ne pouvait prononcer un mot.
    Elle avait des blessures aux mains, aux jambes et aux lèvres, selon la police.

    Plus tard, elle a expliqué que son compagnon l’avait frappée avec un balai en aluminium jusqu’à ce qu’il se casse, qu’il lui avait sauté dessus x fois, genoux joints, alors qu’elle était au sol, mis des coups de pied et des coups de poings "Les enfants y ont assisté" selon police

    Elle a ensuite indiqué aux policiers que son agresseur avait commencé à la frapper à 1h du matin (il a été arrêté à 13h45), qu’il l’avait séquestrée dans la chambre puis qu’elle avait réussi à sortir avec les 2 enfants bien des heures plus tard, pendant qu’il était aux toilettes

    Les agents de police sont montés à l’étage L’homme leur a ouvert et s’est laisser arrêter Accusé de "mauvais traitements et blessures dans le cadre conjugal", il est passé devant un juge "spécialisé dans les violence de genre" Et là, vous allez me dire : kesako ? Je vous réponds.

    En 2004, un système de justice spécialisé a été mis en place

    Explications dans ce reportage que j’ai réalisé pour @FRANCE24 / @ActuElles @_51percent
    https://www.youtube.com/watch?v=9N7mZNQBAnw

    Cela n’est évidemment pas suffisant (voir mon article ici : https://www.france24.com/fr/20181123-focus-espagne-justice-violences-femmes-conjugales-justice-protect)

    Les magistrats qui traitent des violences commises contre les femmes ne sont pas assez formés. C’est la vice-présidente du tribunal constitutionnel elle-même qui le dit", explique @PepaBueno, que j’ai interviewée pour ce reportage : https://play.cadenaser.com/audio/001RD010000005280629

    Pour exercer dans les tribunaux spécialisés, il suffit en effet de suivre une formation de dix jours, en sus de la forma° initiale. Ce qui interroge en Espagne, où les incidents qui embarrassent le pouvoir judiciaire s’accumulent. En octobre, une vidéo a défrayé la chronique.

    On y voyait un juge spécialisé dans les violences faites aux femmes insulter une présumée victime en son absence, juste après son audition. Après l’avoir traitée de "fille de pute" notamment, le juge a fait quelques commentaires à l’attention de ses collègues : "Vous allez voir la tête qu’elle va tirer quand elle s’apercevra qu’elle devra confier ses enfants au père". Depuis, la justice s’est saisie de l’affaire.

    https://cadenaser.com/ser/2018/10/03/sociedad/1538581619_584708.html

    On en revient donc au cas d’agression dont je vous parlais au début : L’homme est donc passé devant la juge spécialisée qui était de garde ce jour-là. Après avoir recueilli son témoignage, elle a décidé de le laisser en liberté provisoire +ordre protection +bracelet électronique.

    Je ne suis pas juge, je n’ai donc pas à commenter cette décision de justice. Nombre d’internautes, en revanche, ont fait savoir leur mécontentement, en commentant les articles de @el_pais et de @elmundoes notamment : On peut lire ici :

    Trad : "La juge n’a pas estimé que c’était suffisamment grave pour l’envoyer en prison, il est donc libre. Il la séquestre 12h et la frappe devant des mineurs mais ça n’est pas grave, il n’y a aucun risque. Bon. Jusqu’à ce qu’il la tue, pas besoin de prendre des mesures donc."

    La #loi espagnole de lutte contre les violences de genre (2004) n’est pas jugée efficace pour éradiquer les violences contre les femmes, par toutes celles et ceux engagé.e.s dans ce combat. Du côté des médias, un travail d’autocritique a été fait pour n’oublier aucune victime.

    e vais terminer par des chiffres : En Espagne, en 2018, 47 femmes ont été tuées par leur (ex)conjoint Chiffre le + bas depuis 15 ans :
    https://www.elmundo.es/espana/2018/12/31/5c2a03f021efa0c25a8b45f4.html
    En France, en 2018 ? 130 en novembre 2018

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/11/26/violences-conjugales-109-femmes-tuees-par-leur-conjoint-ou-ex-compagnon-en-2

    On est d’accord : les chiffres ne disent pas tout (ou, au contraire, on peut leur faire dire ce qu’on veut) mais cela donne une idée Rajouter aux 130 femmes tuées : 16 hommes tués par leur compagne ou ex-conjointe 25 enfants tués dans le cadre de violences conjugales

    @MarleneSchiappa et @CCastaner précisent : « En incluant les suicides et les homicides de victimes collatérales, le nombre total de décès résultant de ces violences [conjugales] s’élève à 247 personnes » Nous, médias, devons arrêter d’en parler comme de simples faits-divers

    https://twitter.com/MelinaHuet/status/1080568498030555136
    #Espagne #femmes #violence #journalisme #presse #médias #justice #statistiques #chiffres #féminicide #meurtres #violences_conjugales #violences_domestiques

    • La #loi espagnole de lutte contre les violences de genre (2004) n’est pas jugée efficace pour éradiquer les violences contre les femmes

      Les violences de genre c’est pas les violences contre les femmes, l’expression elle même est une invisibilisation de ces violences et de leur spécificité.
      Ce matin Titiou Lecoque annonce qu’elle passe la main pour le décompte des femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint. Elle mentionne que ce décompte est loin de prendre en compte toutes les victimes de la violence de ces hommes. Les femmes tuées par un homme car elles se sont refusées à eux, les femmes poussées au suicide par les violences infligées par un homme, les femmes qui ont survecu avec une vie détruite, une visage brulé à l’acide, lacéré au cutter, leurs enfants assassinés par un père...

      https://www.liberation.fr/france/2019/01/03/meurtres-conjugaux-deux-ans-de-recensement-plus-de-200-femmes-tuees-et-ta

      Autre phrase fausse : tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Nous devrions la rayer de nos formules toutes faites. Ces femmes ne meurent pas sous les coups. Elles sont tuées. Parfois elles sont battues à mort, mais pas toujours. Outre que cette phrase passe sous silence l’intention meurtrière, elle invisibilise l’étendue du phénomène en ne prenant pas en compte les survivantes. La réalité c’est que presque tous les jours, en France, un homme tente de tuer sa compagne ou ex-compagne. Voici un aperçu, sur les derniers mois de 2018 de ce qu’on ne verra pas dans le décompte.

      Octobre : un homme de 32 ans a agressé en plein centre commercial son ancienne petite amie, il l’a défigurée à coups de cutter. Un homme de 63 ans a poignardé avec un tournevis son ancienne compagne, 53 ans. Elle doit sa survie au manteau au cuir qu’elle portait. Un homme de 19 ans a tenté de brûler vive sa compagne qui venait de le quitter. Un homme de 38 ans tente d’étrangler sa compagne et la frappe à coups de marteau avant de prévenir les secours.

      Novembre : une femme de 72 ans a passé la nuit retranchée dans une pièce de sa maison après avoir annoncé à son compagnon qu’elle souhaitait le quitter. Le Raid est intervenu, l’homme s’est suicidé avec son fusil de chasse. Un homme de 78 ans a tiré sur son épouse de 54 ans. Une femme de 58 ans est frappée par son mari, 59 ans. Prévenue, la police arrive mais le couple affirme que tout va bien. Une heure plus tard, nouvel appel. La femme a réussi à se réfugier chez des voisins mais son mari s’est muni d’une bouteille de gaz et menace de tout faire sauter. « Vous allez tous crever avec moi ». La police a réussi à le maîtriser, il est en garde à vue pour tentative d’homicide, menaces de mort et violences conjugales.

      Décembre : une femme de 33 ans est poignardée à huit reprises, dont plusieurs fois à la gorge, par son compagnon. Un homme de 36 ans a frappé sa compagne à coups de marteau sur le crâne. Elle a réussi à se réfugier chez des voisins. L’homme a ensuite mis le feu à l’appartement avant de se suicider. Un homme a tenté de tuer son épouse et leurs deux enfants en les étranglant. Un homme de 25 ans a poignardé sa compagne, 26 ans, et leur fille de trois ans. La femme a été touchée aux poumons et la petite aux jambes. Elles ne sont plus en danger. Un homme de 44 ans a poignardé à sept reprises sa compagne, 33 ans. Son pronostic vital est toujours engagé.

      Il ne s’agit pas ici de violences conjugales mais bel et bien de tentatives d’homicide. Si on ne parle que d’une femme tuée tous les trois jours, c’est uniquement parce que le taux de réussite n’est pas de 100%.

      Sont également exclues de ce décompte celles qui ont été tuées à cause de ce que l’on nomme hideusement des « drames du dépit amoureux ». Tuées parce qu’elles avaient refusé les avances d’un homme.

      Ne peuvent évidemment pas être incluses celles qui se sont suicidées. En février 2017, une femme erre dans la rue, elle est recueillie par un pompier auquel elle explique que son mari la viole, la torture, la prostitue de force. Le mari est arrêté, il est toujours en détention, la victime s’est suicidée en juin dernier. En novembre, c’est Mandy, 21 ans, qui s’est suicidée. Le mois précédent, son petit ami l’avait séquestrée et passée à tabac, dans une séquence cauchemardesque de plusieurs jours, au point qu’elle s’était jetée par la fenêtre pour tenter de s’échapper.
      La folie prend la forme de notre société

      Tous les trois jours, en France, un homme parvient à tuer sa compagne ou ex-compagne. Malgré les plaintes qu’elles ont déposées, malgré les dispositifs d’aide, malgré les précautions de l’entourage. Malgré nous. Ce chiffre n’a rien d’une fatalité. Il peut augmenter ou diminuer. Cela dépend de notre vigilance, du bon fonctionnement des institutions policières et judiciaires, et du financement des associations qui font un énorme travail malgré leur épuisement.

      Quand on pose un regard de néophyte sur ces histoires, on peut se demander quelle proportion relève du psychiatrique. L’institution judiciaire est chargée de trancher cette question, et elle conclut assez rarement à la folie. De toute façon, comme je l’ai déjà écrit, la folie n’est pas exempte des constructions sociales. La folie prend la forme de notre société, et dans une société sexiste où les femmes, leurs corps, leurs vies, sont toujours soumises au contrôle, dans une société où elles n’ont pas encore acquis leur droit réel à exister en tant que telles, la folie des hommes reflète les processus de domination sous-jacents qui font nos implicites sociaux. Elle cristallise le sexisme ordinaire comme un précipité chimique et le transforme en son point le plus extrême : le droit de vie et de mort.

      #violence_masculine #misogynie #sexisme_d’état #injustice


  • Je suis une femme de 30 ans et je n’ai jamais agi ... Témoignage d’une gilet jaune de Bourgogne
    https://tendanceclaire.org/article.php?id=1506

    Je suis une femme de 30 ans et je n’ai jamais agi pour la France, mises à part quelques manifestions, toujours entraînée par mes proches. Jamais je n’ai fait quelque chose de moi-même. Mais j’ai pris conscience. A 30 ans, il s’en passe des choses, on fait, malgré soit, un bilan. Et après 13 ans de bons et loyaux services à l’usine, à la caisse d’un supermarché, dans des brasseries, chez des personnes âgées à faire le ménage... J’ai pris conscience, que moi, comme beaucoup d’autres, je serai probablement toujours au smic car je n’ai aucune évolution possible. Et le #smic, il sert à survivre, mais il ne permet pas de vivre dignement. Je pense que depuis que je suis maman, il n’y a pas un seul jour où je ne rêve pas à plus d’argent. Bien sur qu’il y a pire, en France et ailleurs, j’ai un travail, j’ai un toit, j’ai mangé du foie gras à Noël. Mais parce qu’il y a pire on ne peut pas rêver à mieux ? Et cet éventuel mieux ne permettrait pas d’aider aussi les autres, les plus démunis ? J’ai toujours demandé de l’aide, partout où j’allais, pour tenter de vivre dignement. Mais j’ai aussi toujours apporté la mienne. J’ai toujours donné une pièce à un SDF dans la rue, j’ai travaillé bénévolement dans des foyers d’enfants en difficulté, je suis allée faire la toilette de dames âgées qui ne pouvaient plus le faire elles même. Et tout ça juste pour aider.

    Les présentations faites, j’en viens à mon message, le vrai.

    Nous (ou plutôt vous) avez commencé ce mouvement en réponse à la hausse du prix du carburant, noble cause quand on sait que de nos jours, nous sommes tous obligés de prendre notre véhicule pour aller travailler. Bien sur, si on peut se déplacer à pieds ou à vélo, parfait, mais nous sommes une minorité à pouvoir le faire. Avec toute la meilleure volonté du monde, je ne peux pas aller travailler à 15 kilomètres à vélo avec un enfant de 7 ans. Une fois, une fille que je connais m’a dit « moi je m’en fous du prix de l’essence, quand je vais à la pompe je mets 50 euros à chaque fois donc je ne m’en rends pas compte ». Ok, très bien.

    Depuis le début de ce mouvement, nous nous sommes tous éparpillés, et à juste titre. Nous avons abordé de nombreux sujets qui fâchent, qui nous fâchent. Nous nous sommes éloignés de notre idée de base, et je trouve ça bien, nous nous sommes tous réveillés, à notre niveau. Nous ne sommes pas tous agacés pour les mêmes choses et c’est ce qui fait notre force. Notre différence. Nous sommes de gauche, de droite, nous sommes des extrêmes, nous sommes parents, nous sommes célibataires, nous avons 17 ans, nous avons 35 ans, nous avons 60 ans, nous sommes actifs, nous sommes retraités, nous sommes SDF, nous vivons en appartement ou en maison, nous habitons au nord, au sud, nous habitons à la capitale, nous habitons dans des petits villages méconnus. Nous sommes là, ensemble, et nous nous fichons les uns et les autres de qui nous sommes. Restons unis.

    On nous prend pour des idiots à la télé, 12 000 personnes samedi 29/12/18 ? Qui peut encore croire à ce mensonge ignoble ? Pour qui veut-on nous faire passer ? Des crétins ignorants qui déambulent dans les rues faute de mieux ? Toutes les pages facebook à elles seules, toutes les vidéos postées prouvent le contraire. Nous n’étions pas 12 000 samedi dernier, nous étions beaucoup plus et vous le savez. Ne nous laissons plus prendre pour des imbéciles, ne nous laissons par traiter de menteurs par des gens qui l’ont décidé. Ces pseudo journalistes qui bavent leurs conneries à la télé me font vomir. Quand tu as décidé d’être journaliste c’est ça que tu voulais faire ? Parler du nouvel album de Jennifer, d’une année sans Johnny, des vacances de Macron à Saint Trop ? Tu voulais nous faire croire, à nous, le peuple, que lorsque les premières neiges arrivent en France alors le reste du monde ne souffre plus, que lorsque les soldes d’été commencent il n’y a plus de famine, que la sortie du dernier film avec Kev Adams était plus importante que le réchauffement climatique ?

    TU VOULAIS NOUS FAIRE CROIRE A NOUS, QU’ON ETAIT VIOLENT ?

    Tu voulais nous faire passer pour des monstres, des casseurs, des voleurs, des menteurs ? Tu voulais nous faire croire qu’on était 12 000 ce samedi ? C’est ça que tu voulais quand tu as fait ton école, tu voulais divulguer de la merde à la France, à la terre entière ? Tu voulais nous faire croire qu’à cause de nous les magasins perdaient de l’argent ? Tu voulais nous faire croire que Auchan était en souffrance par notre faute ? Sais tu combien d’entre nous peuvent encore faire leurs courses à Auchan ? Tu as voulu obéir, tu as voulu t’écraser, tu as voulu être sûr de bien toucher ton salaire à la fin du mois en nous faisant passer pour des terroristes, très bien, reste bien caché derrière ton bureau.

    Car les journalistes, ce sont nous, et nous n’avons pas fait d’école pour ça. Nous sommes allés sur le terrain, le vrai, nous sommes allés au bon endroit et nous avons vu, nous avons entendu et nous avons filmé. Mais ne prends pas nos vidéos qui montrent le vrai visage des gens et des choses. Ne montre pas nos chants, nos danses, nos mots, nos gestes, nos marches pacifiques. Ne montre pas ça tu as raison. Nous avons des yeux et ils n’ont pas besoin de regarder la télé. Pour la première fois depuis des décennies, l’argent que nous avons mis dans nos téléphones nous servent à filmer la réalité de la France.

    Car nous avons vu, nous qui étions dehors, comment on traite les femmes, les enfants dans ce pays. Et bien sur les hommes ne sont pas en reste.

    Alors je suis allée dehors, moi, la timide, la peureuse, la nerveuse, la stressée de la vie, celle qui trouve toujours autre chose à faire que quelque chose d’important, et j’ai vu. Dijon est une petite ville et nous étions près de 5000 le 15 décembre, un groupe soudé, léger, dans la bonne humeur et la légèreté, à marcher tranquillement. Nous nous sommes trouvés face à des rues entières complètement bouchées, bloquées par des voitures de police et des hommes en uniforme, bloquées par des grillages, bloquées par des hommes casqués, armés, armurés. Nous n’avons pas pu avancer, nous avons été traités de terroristes, les « badauds » ont été enfermés dans les magasins et les restaurants pour que nous ne leur fassions pas de mal. Nous avons rebroussé chemin, dans le calme, avec pour ambiance une mini fanfare et des gens costumés. Nous sommes arrivés à la place de la République, les forces de l’ordre suivaient chacun de nos mouvements. Nous étions là, dehors, debout, à discuter, à observer quand les premières grenades ont été lancées, nous enfumant tous. Alors forcément, moi, comme de nombreuses personnes présentes, nous ne connaissions pas cette sensation d’étouffer, nous ne savions pas ce que ça faisait de ne plus pouvoir respirer, d’avoir les yeux qui brûlent. Et pourtant je voulais rester, je voulais voir, je voulais sentir, je voulais observer. Les gaz en partie évacués, nous nous sommes ressoudés mais les jets ont été de plus en plus nombreux. Personne n’avait chargé, personne n’avait crié, personne n’avait d’arme, personne n’avait pris aucun équipement de la ville pour faire de barricades, de feu ou que sais-je encore. LES GENS ETAIENT JUSTE DEBOUT DANS LA RUE. Et nous avons été chassés, nous citoyens. L’homme est libre d’aller et venir là où bon lui semble et nous avons été privés de ce droit. Nous avons dû fuir contre les forces de l’ordre qui avaient été missionnées et envoyées pour nous faire fuir.

    #Gilets_Jaunes

    • @davduf :

      Nous n’avons pas pu avancer, nous avons été traités de terroristes, les « badauds » ont été enfermés dans les magasins et les restaurants pour que nous ne leur fassions pas de mal. Nous avons rebroussé chemin, dans le calme, avec pour ambiance une mini fanfare et des gens costumés. Nous sommes arrivés à la place de la République, les forces de l’ordre suivaient chacun de nos mouvements. Nous étions là, dehors, debout, à discuter, à observer quand les premières grenades ont été lancées, nous enfumant tous. Alors forcément, moi, comme de nombreuses personnes présentes, nous ne connaissions pas cette sensation d’étouffer, nous ne savions pas ce que ça faisait de ne plus pouvoir respirer, d’avoir les yeux qui brûlent. Et pourtant je voulais rester, je voulais voir, je voulais sentir, je voulais observer. Les gaz en partie évacués, nous nous sommes ressoudés mais les jets ont été de plus en plus nombreux. Personne n’avait chargé, personne n’avait crié, personne n’avait d’arme, personne n’avait pris aucun équipement de la ville pour faire de barricades, de feu ou que sais-je encore. LES GENS ETAIENT JUSTE DEBOUT DANS LA RUE. Et nous avons été chassés, nous citoyens. L’homme est libre d’aller et venir là où bon lui semble et nous avons été privés de ce droit. Nous avons dû fuir contre les forces de l’ordre qui avaient été missionnées et envoyées pour nous faire fuir.


  • #Fortapàsc

    En 1985, Giancarlo Siani est tué de dix balles de revolver. Il avait 26 ans. Il était journaliste au quotidien "Il Mattino" et avait le défaut de s’informer, de vérifier les nouvelles, d’enquêter sur les faits. Nous le suivons ici dans les quatre derniers mois de sa vie : son dernier été, quand il descendait tous les jours dans l’enfer de Torre Annunziata, règne du boss mafieux #Valentino_Gionta. A cette période, tout tournait autour des intérêts pour la reconstruction de l’après-tremblement de terre de 1980. Au milieu des « camorristes », des politiciens corrompus, des magistrats craintifs et des carabiniers impuissants, Giancarlo voyait. Il comprenait.


    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=174715.html
    #film #journalisme #presse #médias #meurtre #assassinat #Naples #mafia #Italie #Torre_Annunziata #camorra #appels_d'offre #reconstruction #tremblement_de_terre #catastrophes_naturelles #Giancarlo_Siani #corruption


  • Comics ǀ Grrr ! Weg ist die älteste Kinderzeitschrift — der Freitag
    https://www.freitag.de/autoren/klaus-raab/grrr-weg-ist-die-aelteste-kinderzeitschrift

    Le journal pour enfants le plus ancien d’Allemagne Flohkiste vient de disparaître. Malgré sa distribution par les enseignants les ventes ont baissé jusqu’à ce que l’éditeur soit obligé d’arrêter la production.

    13.12.2018 - Klaus Raab | Ausgabe 50/2018 - Comics Ein Urgestein auf dem Zeitschriftenmarkt verschwindet. Dabei gibt es durchaus noch Kinder, die gern Gedrucktes lesen

    Shuuschsch! Bumm! Aaaaiiiii!!! Grrrr! Greif! Boing!“ So, und kein bisschen anders, klingt die sehr erfolgreiche Jugendzeitschrift Lego Ninjago, die mit einer hohen fünfstelligen Auflage gesegnet ist. Man findet Comics in ihr, in denen Figuren sich selbst hypnotisieren, Rätsel, die von den Zeitzwillingen Blunck und Raggmunk handeln, und einen Riesenhaufen Eigenwerbung für den neuesten Kram von Lego.

    Es ist müßig, dieses Magazin mit der laut Verlag ältesten noch erscheinenden Jugendzeitschrift der Welt zu vergleichen; mit einer pädagogisch angelegten Zeitschrift, die den Spruch „Lesen bringt‘s!“ im Titelkopf trägt und auf der „100 % Lesespaß und 0 % Werbung“ steht. Es ist ungefähr so sinnvoll, wie ein Happy Meal vom großen gelben M gegen Kohlrabi zu stellen. Aber wir machen es natürlich trotzdem: Der Kohlrabi ist die Flohkiste, die sich an Schülerinnen und Schüler der ersten Jahrgänge richtet; dazu gibt es den floh! für ältere. Ihr erstes Vorgängerheft war 1875 von Lehrern unter dem Titel Jugendlust gegründet worden.

    Man kann sagen, dass die Floh-Hefte aus dem Münchner Domino-Verlag völlig anders sind als alles, was in einem Kinderzeitschriftenregal liegt. Es gibt kein „Shuuschsch“ und kein „Boing“, nirgends. Es gibt Schwerpunktthemen, abgekoppelt vom Tages-, aber angedockt ans Zeitgeschehen: Faschingshefte, Weihnachtshefte, Osterhefte. Es geht um Mülltrennung oder gute Ernährung. Rechtzeitig zu den Sommerferien erklärte der floh! in extramürber Aufmachung, warum Langeweile gar nicht schlecht sei. Als Alexander Gerst gerade ins All geflogen war, kam der floh! mit einer Weltraumausgabe, allerdings ohne jeden Hinweis auf Gerst. Und im Oktober hieß es auf dem Titel: „Bist du ‚online‘?“. Das Wort „online“ stand dabei in Anführungszeichen, genau wie später das Wort „Netz“, als wären Begriffe, die auf irgendwas mit Internet hindeuten, gar keine richtigen Wörter.

    Sie ahnen, worauf das hier hinausläuft: Zum Jahresende werden die Floh-Hefte eingestellt. Über die Hintergründe der Entscheidung war kurzfristig vom Verlag nichts zu erfahren. Gewiss ist aber, dass es wirtschaftliche Gründe gibt. Und auch das Werbeverbot an Schulen hat wohl damit zu tun. Lehrer sollen heute, wenn sie Empfehlungen für bestimmte Lektüren aussprechen, nicht nur ein Produkt nennen, und der Bayerische Lehrer- und Lehrerinnenverband (BLLV) riet dazu, Druckschriften lieber „links liegen zu lassen“.

    Simone Fleischmann, die Präsidentin des BLLV, der die Magazine über Jahrzehnte herausgegeben hat und über den die Floh-Hefte auch Eingang in den Unterricht vieler Lehrer fanden, sagt, es gebe nach wie vor Kinder, die die Zeitschriften gerade deshalb schätzen würden, weil sie heute so erkennbar anders seien. Tatsächlich wirken sie wie ein Weg aus der Reizschleife und Rollenfestlegungsfalle: Endlich mal kein Lego-Kampfkram, endlich mal nichts mit Pferden! Nur sind es wohl nach vielen erfolgreichen Jahren nun zu wenige: zu wenige Kinder; aber auch zu wenige Eltern und Lehrer, die sich auf einem gewachsenen Markt der Lern- und Unterhaltungsalternativen bewegen, auf dem auch sonst nicht alles Schrott ist.

    Nicht nur ein wenig mehr Veränderung, so kann man es wohl sehen, hätte floh! und Flohkiste sicher gutgetan: ein wenig mehr Astro-Alex, „Shuuschsch!“ und „Boing!“. Wer mag, kann es aber ebenso gut umdrehen: Ein wenig mehr der „100 % Lesespaß und 0 % Werbung“, die der Floh anbot, würden Lego Ninjago schon auch nicht schaden.

    #Allemagne #presse #enfants


  • Le traitement médiatique des #Gilets_Jaunes : un mois de #propagande #pro-Macron

    Les gilets jaunes : des « beaufs » pour Jean Quatremer, vêtus d’une « chemise brune » selon BHL, qui adhèrent à des théories « conspirationnistes lunaires » à en croire Jean-Michel Aphatie (le même Jean-Michel Aphatie qui, un peu plus tard, estimait qu’une « organisation souterraine, cachée », « tirait les ficelles » derrière les Gilets Jaunes – mais personne n’est à une contradiction près). Les éditorialistes et chroniqueurs ne sont pas tendres. On ne s’attendait certes pas à ce que les médias prennent la défense des Gilets Jaunes, ou qu’ils se muent en critiques acerbes du pouvoir macronien. On ne peut pourtant qu’être interloqué par la violence des Unes, des éditos, des reportages ou des tweets qu’ils ont déclenchés contre le mouvement. Avec les Gilets Jaunes, la grande presse révèle désormais ce qu’elle est : une courroie de transmission des intérêts dominants.

    https://lvsl.fr/le-traitement-mediatique-des-gilets-jaunes
    #médias #presse #journalisme

    signalé par @wizo


  • Channel migrants: Home secretary declares major incident

    The rising number of migrants attempting to cross the Channel in small boats has been declared a “major incident” by the UK home secretary.


    https://www.bbc.com/news/uk-46705128

    #vocabulaire #terminologie #UK #Angleterre #migrations #réfugiés #invasion #mythe #préjugés #afflux #mots


  • Des archives de journaux « contre-culturels » disponibles en ligne
    https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/des-archives-de-journaux-contre-culturels-disponibles-en-ligne/92536?origin=newsletter

    Des publications tirées de périodiques radicaux, jusque-là stockées dans des collections spéciales de plusieurs dizaines de bibliothèques et de particuliers différents, sont enfin accessible publiquement en ligne sur la plateforme Independant Voices. Ces documents relatent les différent combats des féministes, du Black Power, des Amérindiens, des activistes anti-guerre ou LGBT de 1951 à 2016.

    Pour accéder à la collection de Independant Voices :
    https://voices.revealdigital.com/cgi-bin/independentvoices

    #Contre-culture #Presse_alternative #Archives


  • Violences policières contre les journalistes pendant les manifestations de “gilets jaunes” : #RSF interpelle le Défenseur des droits

    Les témoignages de photojournalistes touchés par des tirs de #flash-ball samedi 8 décembre, se multiplient. Face au nombre et à la gravité des violences, Reporters sans frontières (RSF) appelle le Défenseur des droits à se saisir de ces cas.

    https://rsf.org/fr/actualites/violences-policieres-contre-les-journalistes-pendant-les-manifestations-de-gile
    #violences_policières #médias #presse #journalisme #gilets_jaunes #France #photojournalisme #violences
    ping @davduf



  • Alors que l’arbitrage fournit à chacun (spectateur, entraineur...) l’occasion de ‘refaire le #match’, la #presse_sportive réserve souvent à l’#arbitre un traitement particulier… au nom de la justice et des #valeurs.

    https://sms.hypotheses.org/11590

    #rugby, #arbitre, #arbitrage, #presse, #journal, #journalisme, #sport, #sociologie, #sportif, #entraîneur, #spectateur, #justice, #valeurs, #valeur


  • « La nouvelle censure

    Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d’informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d’avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

    Cette stratégie de la diversion s’applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d’information du public. »
    http://syti.net/JTContents.html


  • Des « gilets jaunes » bloquent la diffusion de journaux du groupe Ouest-France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/27/des-gilets-jaunes-bloquent-la-diffusion-de-journaux-du-groupe-ouest-france_5

    « Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’imprimerie du groupe Sipa Ouest-France à La Chevrolière, au sud de Nantes, en Loire-Atlantique, a été bloquée à partir de 23 h 30 par un groupe d’une vingtaine de personnes se réclamant des “gilets jaunes” », selon un communiqué publié sur le site de Ouest-France.
    « Mécontents de la couverture »

    Il s’agissait de manifestants « mécontents de la couverture du mouvement par nos titres, déplorant que certains “gilets jaunes” aient pu être taxés d’antisémitisme suite aux incidents survenus le week-end dernier à Paris », précise la direction du groupe. « Plus de 180 000 exemplaires de Ouest-France (éditions de Vendée et de Loire-Atlantique), de Presse Océan et du Courrier de l’Ouest » n’ont pu être distribués.[...]

    Un blocage d’autant plus incompréhensible pour le quotidien « que dans les éditions de Loire-Atlantique, il y avait un papier qui donnait la parole aux “gilets jaunes”, qui présentait quelques-uns [des manifestants] heureux de la solidarité que cela pouvait créer entre eux », a souligné Philippe Boissonnat, adjoint au rédacteur en chef de Ouest-France et directeur des rédactions.


  • L’antisémitisme est une peste trop grave pour être dévoyée, par Jacques-Marie Bourget
    https://www.les-crises.fr/lantisemitisme-est-une-peste-trop-grave-pour-etre-devoyee-par-jacques-mar

    La phrase de Georges Clémenceau est connue « la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires ». On pourrait utiliser le même paradoxe pour nous écrier avec force « L’antisémitisme est une chose trop grave, sérieuse, cruelle, abominable et injuste pour être confiée à certaines cause d’apprentis sorciers ». Ainsi […]

    • . . . . .

      Voilà. Fin de l’analyse et question sur les cartons apparus lors du journal de France 2 dimanche 23 décembre au soir :

      « Cette femme âgée leur a dit : « Ce geste est un geste antisémite, je suis juive. J’ai été déportée à Auschwitz je vous demande d’arrêter ».

      « Ils ont rigolé puis l’un d’eux a répondu que les chambres à gaz n’existaient pas ».

      Rien de tout cela n’apparaît ni dans le témoignage final du journaliste, ni dans celui de la vieille dame. Moralité : avoir comme but la stigmatisation des Gilets jaunes (et il y dans leur cohorte autant de salauds que dans le reste de la population) ne justifie pas de manipuler une ordure sacrée : l’antisémitisme. La fake news doit avoir des limites.

      . . . . .
      #presse_à_gages


  • Mouchard, Joffrin, Le Pen. Par Bertrand Rothé
    https://www.les-crises.fr/mouchard-joffrin-le-pen-par-bertrand-rothe

    Laurent Joffrin passe pour un homme de lettres. Nous pardonnera-t-il ce petit exercice de style tout Oulipien ? Nous avons tout respecté : la forme, le style, les expressions, la construction, les mots, tout y est. Mais aussi le fond : l’amalgame, la mauvaise foi, vous n’y trouverez ni mensonge, encore moins de fake news, […]


  • Ehemaliges Haus des Berliner Verlages am Alexanderplatz in Berlin-Mitte bekommt neue Fassade | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/berlin/nach-historischem-vorbild-ehemaliges-haus-des-berliner-verlages-bek

    Die Fassade des ehemaligen Hauses des Berliner Verlages am Alexanderplatz in Berlin-Mitte soll nach historischem Vorbild neu gestaltet werden. Das sehen Pläne des Architekturbüros von Gerkan, Marg und Partner (GMP) vor, die am Montag im Baukollegium des Senats präsentiert wurden.

    An der Fassade des 17-stöckigen Hochhauses sollen danach weiße Aluminiumpaneele montiert werden, wie es sie bereits bei der Fertigstellung des Hauses im Jahr 1973 gegeben hatte, berichtete GMP-Architekt Markus Pfisterer. Die Paneele waren beim Umbau des Hauses in den 90er-Jahren durch eine einfachere Konstruktion ersetzt worden.

    Die Rotunde mit der Aufschrift Berliner Verlag, die sich auf dem Dach über dem Treppenhaus befindet, soll erhalten bleiben. Geplant ist überdies, ein altes Fries aus DDR-Zeiten, das die Fassade des früheren Pressecafés zierte, wieder freizulegen. Es war beim Umbau des Cafés hinter der Leuchtreklame eines Restaurants verschwunden.
    Künftige Nutzer des Hauses am Alexanderplatz stehen fest

    Das unter Denkmalschutz stehende Haus wurde 2016 an den Investor Tishman Speyer verkauft. Dieser saniert das Bürohaus nun. Im nächsten Jahr soll es fertig sein. Nach dem Auszug der Redaktionen von Berliner Zeitung und Berliner Kurier im vergangenen Jahr stehen die künftigen Nutzer des Hauses bereits fest. Der Online-Möbelhändler Wayfair wird acht Geschosse belegen, auf sieben Stockwerken mietet sich der südafrikanische Medienkonzern Naspers ein.

    Das Baukollegium begrüßte die Pläne zur Fassadengestaltung. Den Vorschlag, die bisherigen vier großen Werbetafeln am Treppenhaus durch LED-Streifen für wechselnde Reklame zu ersetzen, sehen die Experten jedoch kritisch. „Fremdwerbung geht gar nicht“, stellte Senatsbaudirektorin Regula Lüscher klar. Im Klartext: Es soll nur Werbung für Unternehmen geben, die in dem Gebäude sitzen. Neben der Sanierung des Bürohauses will Tishman Speyer im rückwärtigen Bereich einen Flachbau abreißen. An dessen Stelle soll ein Büro-Neubau entstehen.
    Drei weitere Bauvorhaben in Berlin

    Das Baukollegium beriet noch über drei weitere Vorhaben. Die Block Gruppe will an der Tiergartenstraße 10 im Diplomatenviertel nach einem Entwurf des Architekturbüros Hilmer & Sattler ein Vier-Sterne-Plus-Hotel mit 127 Zimmern errichten. Hier warben die Berater der Senatsbaudirektorin für mehr Eigenständigkeit des Projekts, weil es in der Umgebung viele Solitäre gibt.

    Der East-Side-Tower an der Warschauer Brücke, der etwa 140 Meter in den Himmel wachsen soll, wurde bereits zum zweiten Mal diskutiert. Zwar kam der Investor dem Wunsch nach, den Turm etwas rauer zu gestalten, indem die Betonstruktur sichtbar gemacht wird. Die Experten wünschen sich neben kommerziellen öffentlichen Angeboten aber auch Nutzungen in Richtung Gemeinwohlorientierung, so Lüscher.

    Pläne für die Bebauung des Zapfareals in Kreuzberg waren nach Ansicht des Gremiums noch nicht entscheidungsreif.

    #Berlin #Mitte #Karl-Liebkrnecht-Straße #Architektur #Presse #DDR


  • Kampuchea, il diritto e le menzogne


    –-> document trouvé dans des archives en Italie par @wizo.
    Archives : Fondazione Avvenire à Côme (http://www.fondazioneavvenire.it)

    Il s’agit de la reproduction d’un article écrit par #Virgilio_Calvo, paru dans la revue « Tricontinental » en 1981.

    «Lo scritto di Calvo costituisce un appassionante appello alla comunità mondiale perché venga riconosciuta, da tutti i popoli, la Repubblica Popolare di Kambuchea, legittima rappresentante del popolo cambogiano, sollevatosi per abbattere la tirannia del genocida Pol Pot»

    #Cambodge #histoire #gauche #vérité #mensonge #journalisme #presse #médias #génocide #Pol_Pot #guerre_froide #impérialisme #ONU #Nations_Unies

    • #Tricontinental

      Tricontinental is a leftist quarterly magazine founded during the Tricontinental Conference. The magazine is the official publication of the Cuban organisation #OSPAAAL which also publishes it. It has its headquarters in Havana.

      From the founding of Tricontinental in August 1967 until the dissolution of the Soviet Union, which led to a rapid recession in the Cuban economy, propaganda posters were folded up and placed inside copies of the magazine, however, this was stopped, along with publication of Tricontinental, due to ink shortages and financial trouble.

      Tricontinental began to be printed again in 1995. In 2000, the decision was made to begin to reprint posters.

      The magazine is distributed around the world, and at its height, 87 countries received Tricontinental, and there were more than 100,000 subscribers, mostly students. At one time, it was very common for posters from issues of Tricontinental to be posted on the walls of student community centres.


      https://en.wikipedia.org/wiki/Tricontinental