kaparia

animateur d’un espace de création dans le quartier de Kypseli, Athènes

  • La rédaction quitte les Cahiers du cinéma (communiqué)
    https://www.acrimed.org/La-redaction-quitte-les-Cahiers-du-cinema

    La rédaction a décidé de quitter les Cahiers du cinéma. Les journalistes salariés prennent la clause de cession, clause de conscience protégeant le droit du journaliste lors du changement de propriétaire d’un titre.

    Le nouvel actionnariat est composé notamment de huit producteurs, ce qui pose un problème de conflit d’intérêts immédiat dans une revue critique. Quels que soient les articles publiés sur les films de ces producteurs, ils seraient suspects de complaisance.

    La charte d’indépendance annoncée d’abord par les actionnaires a déjà été contredite par les annonces brutales dans la presse. Il nous a été communiqué que la revue devait « se recentrer sur le cinéma français ». La nomination au poste de directrice générale de la déléguée générale de la SRF (Société des Réalisateurs de Films), Julie Lethiphu, ajoute aux craintes d’une influence du milieu du cinéma français.

    Il nous a été communiqué que la revue deviendrait « conviviale » et « chic ». Or les Cahiers du cinéma n’ont jamais été ni l’un ni l’autre, contrairement à ce que prétendent les actionnaires. Les Cahiers ont toujours été une revue critique engagée, prenant des positions claires. L’article le plus célèbre de la revue est celui de François Truffaut, « Une certaine tendance du cinéma français » (1954), fustigeant la bourgeoisie d’une partie du cinéma français. Ce serait dénaturer les Cahiers que d’en faire une vitrine clinquante ou une plateforme de promotion du cinéma d’auteur français.

    Le nouvel actionnariat se compose également d’hommes d’affaires proches du pouvoir. Les Cahiers du cinéma ont pris parti contre le traitement médiatique des gilets jaunes, contre les réformes touchant l’université (Parcoursup) et la culture (le pass Culture) et mis en question à son arrivée la légitimité du ministre de la Culture, qui s’est d’ailleurs félicité publiquement du rachat de cette entreprise privée. Là aussi les actionnaires ont des intérêts qui nous interrogent.

    Enfin, à l’heure où toute la presse a été rachetée par les grands des télécoms, et les patrons de Meetic, de Free, de BFM jouent aux business angels, nous refusons cette concentration dans les mains des mêmes de titres jadis libres.

    La rédaction des Cahiers du Cinéma
    (27/02/20)

    (signalé par @lefayot sur un autre rézosocio)

  • L’armée syrienne tue plus de trente soldats turcs dans la région d’Idlib
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/02/28/syrie-au-moins-29-soldats-turcs-tues-dans-des-frappes-aeriennes_6031112_3210


    Des combattants rebelles soutenus par la Turquie tirent un obusier vers les positions des forces gouvernementales syriennes près du village de Neirab dans la province d’Idlib, en Syrie, jeudi 20 février 2020.
    GHAITH ALSAYED / AP

    Il s’agit d’une grave escalade dans les combats qui opposent, depuis février, la rébellion syrienne, soutenue par la Turquie, aux forces de Bachar Al-Assad, appuyées par la Russie.

    Au moins 33 soldats turcs ont été tués en Syrie, jeudi 27 février, au cours d’attaques aériennes menées par le régime de Damas dans la région d’Idlib. Une trentaine de militaires turcs ont aussi été blessés dans des frappes aériennes – attribuées au régime de Damas –, qui ont visé cette région du nord-ouest de la Syrie.

    Ces décès constituent une grave escalade dans les combats qui opposent, depuis le début du mois de février, la rébellion syrienne soutenue par la Turquie aux forces loyalistes de Bachar al Assad appuyées par l’aviation russe. Ankara a riposté en visant des positions tenues par les troupes de Bachar Al-Assad. L’Organisation du traité de l’Atlatique Nord (OTAN), dont la Turquie est membre, a condamné « les frappes aveugles du régime syrien et de son allié russe ».

    • La description des combats qui opposent […] la rébellion syrienne soutenue par la Turquie aux forces loyalistes de Bachar al Assad appuyées par l’aviation russe
      est d’une partialité assez ahurissante.

      de même que la légende de la photo :
      des combattants rebelles soutenus par la Turquie tirent un obusier
      qu’il serait sans doute beaucoup plus juste de reformuler, un obusier de l’armée turque tire sur les positions de l’YPG soutenu par l’armée gouvernementale

    • La version de Libé, il y a une semaine est un peu plus neutre (c’est pas trop difficile)

      Afrin : le jeu de dupes turco-kurdo-syrien - Libération
      https://www.liberation.fr/planete/2018/02/22/afrin-le-jeu-de-dupes-turco-kurdo-syrien_1631407


      Des rebelles syriens alliés à l’armée turque tirent sur les positions des YPG kurdes dans la région d’Afrin, le 19 février 2018.
      Photo OMAR HAJ KADOUR. AFP

      Dans la zone d’Afrin, où se déroule depuis un mois une offensive menée par l’armée turque pour déloger de sa frontière les forces kurdes du YPG, la bataille déjà confuse tourne à l’imbroglio. Des unités paramilitaires aux ordres de Damas tentent depuis deux jours de prêter main-forte aux Kurdes face à l’ennemi commun turc dans un jeu d’alliance improbable. Chacun des trois acteurs joue sa partie en justifiant ses positions ambiguës.

      Menaçante, la Turquie considère comme une « cible légitime » tout groupe qui viendrait en aide aux Unités de protection du peuple (YPG), a indiqué mercredi la présidence turque.
      […]
      Le ton est monté également du côté de Damas, qui a confirmé l’intervention de ses milices dans le nord. « De nouveaux groupes des forces populaires arrivent à Afrin pour soutenir la population qui confrontent les terroristes de Daech et l’agression du régime turc qui se poursuit dans la région », selon un communiqué de l’agence de presse officielle syrienne Sana. Dans un langage qui rappelle étrangement les informations sur la Ghouta, Sana indique par ailleurs que « les forces du régime turc ont intensifié leurs frappes d’artillerie contre des quartiers civils d’Afrin, blessant cinq habitants, dont quatre enfants ».

      Premières à annoncer l’accord pour une intervention de forces pro-régime syrien, les YPG kurdes ont indiqué qu’elles allaient « prendre position à la frontière et participer à la défense de l’unité territoriale de la Syrie et de ses frontières ». Cette dernière affirmation de la part d’un mouvement qui se bat depuis des années, notamment contre le régime syrien pour l’autonomie des régions kurdes, est une indication supplémentaire sur les positions mouvantes. On ne peut exclure complètement une hypothétique entente ponctuelle entre la Turquie et le régime syrien, puisque tous deux tiennent à ce que le drapeau kurde ne flotte pas à leur frontière commune.

      Même si, là aussi, le char des forces rebelles a toutes les chances d’être un char turc,…

      Quant à l’entente éventuelle entre Turquie et Syrie, l’évolution de la situation mouvante ne semble pas aller dans cette direction…

  • Report : Saudis, UAE funnelled millions to Trump 2016 campaign | USA News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2020/02/report-saudis-uae-funnelled-millions-trump-2016-campaign-200225162254067.

    Du très très lourd ! Les Saoudiens et les Emiriens auraient financé illégalement la campagne de Trump. (On remarque que le principal suspect/escroc s’est réfugié à Beyrouth où se trouve déjà Carlos Ghosn...)

    A Lebanese-American businessman accused of campaign finance violations by the United States Justice Department claimed in an interview with the United Kingdom’s Spectator magazine that officials from Abu Dhabi and Saudi Arabia illegally funnelled millions of dollars into the 2016 campaign of US President Donald Trump.

    Ahmad “Andy” Khawaja, the CEO of an online payment processing company, says Emirati officials disguised the money using stolen identities and gift cards as under-$200 campaign contributions that are not required to be reported to the Federal Election Commission.

    Khawaja is currently a fugitive himself wanted for making false statements, obstruction and allegedly making $3.5m in illegal contributions to the presidential campaign of Hillary Clinton. He was indicted along with George Nader, another Lebanese-American businessman and a convicted paedophile currently awaiting sentencing in the US, and six others in December of 2019 by a federal grand jury in Washington, DC.

    Nader was a cooperating witness in the investigation by Special Counsel Robert Mueller into Russian interference in the 2016 election. According to Mueller’s report, Nader was an influential power broker in the Middle East and an informal adviser to the crown prince of the United Arab Emirates and set up a meeting in the Seychelles in an effort to establish a backchannel between the Trump administration and the Kremlin in Moscow.

    In the Spectator interview, with journalist Paul Wood, Khawaja claims Nader approached him in 2016 supposedly on behalf of a member of the UAE’s intelligence services who wanted to buy a payment engine for processing credit card payments over the internet. The engine was to be used to channel donations from sources in Saudi Arabia to the Trump campaign, with officials in the UAE handling the mechanics of the transactions.

    Nader told Khawaja that the Emiratis had a deal with Trump campaign officials in which, if elected, the president would withdraw from a nuclear agreement with Iran and impose further sanctions on the country that would cripple its oil industry and benefit those of Saudi Arabia and the UAE.

    Khawaja offered no evidence of his allegations to the magazine and most US officials either denied the assertions or declined to comment. In an email statement to the magazine, the Republican National Committee said it had seen no evidence to support the allegations and that it takes “diligent steps to ensure donations are made in accordance with the law”.

    Khawaja further claimed that he and his online payment company, Allied Wallet, are being unfairly persecuted by US officials. Allied Wallet paid a $110m judgement by the Federal Trade Commission in May 2019 after being accused of knowingly processing fraudulent online transactions.

    “The law has been manipulated,” Khawaja, who now lives in Beirut, told the Spectator. “I see my case like a judgement time - when they brought Jesus Christ to the Romans. They just threw an accusation at him to crucify him. That’s how I see myself, Jesus Christ standing in a Roman court, being accused of things I never did.”

  • France 2 à Idlib : quel récit pour la Syrie ?
    Marie Peltier | 17.02.2020 | Tribune

    Au journal télévisé de France 2, samedi dernier, était diffusé un reportage intitulé « La reconquête de Bachar al-Assad à Idlib ». Tout le récit déployé à travers ce sujet du service public est celui mis en œuvre par Damas depuis plusieurs mois : vendre la « victoire » prochaine du régime Assad sur les « djihadistes ». Cette rhétorique pose hautement question au vu des crimes de guerre commis au nom de cette « mission civilisatrice ».

    #France2 #Idlib #Syrie #France #Syrie #Bachar #alAssad #Damas #Assad

    https://lemonde-arabe.fr/17/02/2020/france-2-a-idlib-quel-recit-pour-la-syrie

  • Grèce. Le « #mur_flottant » visant à arrêter les personnes réfugiées mettra des vies en danger

    En réaction à la proposition du gouvernement d’installer un système de #barrages_flottants de 2,7 km le long des côtes de #Lesbos pour décourager les nouvelles arrivées de demandeurs et demandeuses d’asile depuis la Turquie, Massimo Moratti, directeur des recherches pour le bureau européen d’Amnesty International, a déclaré :

    « Cette proposition marque une escalade inquiétante dans les tentatives du gouvernement grec de rendre aussi difficile que possible l’arrivée de personnes demandeuses d’asile et réfugiées sur ses rivages. Cela exposerait davantage aux #dangers celles et ceux qui cherchent désespérément la sécurité.

    « Ce plan soulève des questions préoccupantes sur la possibilité pour les sauveteurs de continuer d’apporter leur aide salvatrice aux personnes qui tentent la dangereuse traversée par la mer jusqu’à Lesbos. Le gouvernement doit clarifier de toute urgence les détails pratiques et les garanties nécessaires pour veiller à ce que ce système ne coûte pas de nouvelles vies. »

    Complément d’information

    Le système de barrage flottant ferait partie des mesures adoptées dans le cadre d’une tentative plus large de sécuriser les #frontières_maritimes et d’empêcher les arrivées.

    En 2019, près de 60 000 personnes sont arrivées en Grèce par la mer, soit presque deux fois plus qu’en 2018. Entre janvier et octobre, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré 66 décès sur la route de la Méditerranée orientale.

    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2020/01/greece-floating-wall-to-stop-refugees-puts-lives-at-risk
    #migrations #frontières #asile #réfugiés #Grèce #Mer_Méditerranée #Mer_Egée #fermeture_des_frontières #frontière_mobile #frontières_mobiles

    ping @karine4 @mobileborders

    • Greece plans floating border barrier to stop migrants

      The government in Greece wants to use a floating barrier to help stop migrants from reaching the Greek islands from the nearby coast of Turkey.
      The Defense Ministry has invited private contractors to bid on supplying a 2.7-kilometer-long (1.7 miles) floating fence within three months, according to information available on a government procurement website Wednesday. No details were given on when the barrier might be installed.
      A resurgence in the number of migrants and refugees arriving by sea to Lesbos and other eastern Greek islands has caused severe overcrowding at refugee camps.
      The netted barrier would rise 50 centimeters (20 inches) above water and be designed to hold flashing lights, the submission said. The Defense Ministry estimates the project will cost 500,000 euros ($550,000), which includes four years of maintenance.
      The government’s description says the “floating barrier system” needs to be built “with non-military specifications” and “specific features for carrying out the mission of (maritime agencies) in managing the refugee crisis.”
      “This contract process will be executed by the Defense Ministry but is for civilian use — a process similar to that used for the supply of other equipment for (camps) housing refugees and migrants,” a government official told The Associated Press.
      The official asked not to be identified pending official announcements by the government.
      Greece’s six-month old center-right government has promised to take a tougher line on the migration crisis and plans to set up detention facilities for migrants denied asylum and to speed up deportations back to Turkey.
      Under a 2016 migration agreement between the European Union and Turkey, the Turkish government was promised up to 6 billion euros to help stop the mass movement of migrants to Europe.
      Nearly 60,000 migrants and refugees made the crossing to the islands last year, nearly double the number recorded in 2018, according to data from the United Nations’ refugee agency.

      https://www.arabnews.com/node/1619991/world

    • Greece wants floating fence to keep migrants out

      Greece wants to install a floating barrier in the Aegean Sea to deter migrants arriving at its islands’ shores through Turkey, government officials said on Thursday.

      Greece served as the gateway to the European Union for more than one million Syrian refugees and other migrants in recent years. While an agreement with Turkey sharply reduced the number attempting the voyage since 2016, Greek islands still struggle with overcrowded camps operating far beyond their capacity.

      The 2.7 kilometer long (1.68 miles) net-like barrier that Greece wants to buy will be set up in the sea off the island of Lesbos, where the overcrowded Moria camp operates.

      It will rise 50 centimeters above sea level and carry light marks that will make it visible at night, a government document inviting vendors to submit offers said, adding that it was “aimed at containing the increasing inflows of migrants”.

      “The invitation for floating barriers is in the right direction,” Defence Minister Nikos Panagiotopoulos told Skai Radio. “We will see what the result, what its effect as a deterrent will be in practice.”

      “It will be a natural barrier. If it works like the one in Evros... it can be effective,” he said, referring to a cement and barbed-wire fence Greece set up in 2012 along its northern border with Turkey to stop a rise in migrants crossing there.

      Aid groups, which have described the living conditions at migrant camps as appalling, said fences in Europe had not deterred arrivals and that Greece should focus on speeding up the processing of asylum requests instead.

      “We see, in recent years, a surge in the number of barriers that are being erected but yet people continue to flee,” Βoris Cheshirkov, spokesman in Greece for U.N. refugee agency UNHCR, told Reuters. “Greece has to have fast procedures to ensure that people have access to asylum quickly when they need it.”

      Last year, 59,726 migrants and refugees reached Greece’s shores according to the UN agency UNHCR. Nearly 80% of them arrived on Chios, Samos and Lesbos.

      A defense ministry official told Reuters the floating fence would be installed at the north of Lesbos, where migrants attempt to cross over due to the short distance from Turkey.

      If the 500,000 euro barrier is effective, more parts may be added and it could reach up to 15 kilometers, the official said.

      https://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-greece-barrier/greece-wants-floating-fence-to-keep-migrants-out-idUSKBN1ZT0W5?il=0

    • La Grèce veut ériger une frontière flottante sur la mer pour limiter l’afflux de migrants

      Le ministère grec de la Défense a rendu public mercredi un appel d’offres pour faire installer un "système de protection flottant" en mer Égée. L’objectif : réduire les flux migratoires en provenance de la Turquie alors que la Grèce est redevenue en 2019 la première porte d’entrée des migrants en Europe.

      C’est un appel d’offres surprenant qu’a diffusé, mercredi 29 janvier, le ministère grec de la Défense : une entreprise est actuellement recherchée pour procéder à l’installation d’un “système de protection flottant” en mer Égée. Cette frontière maritime qui pourra prendre la forme de "barrières" ou de "filets" doit servir "en cas d’urgence" à repousser les migrants en provenance de la Turquie voisine.

      Selon le texte de l’appel d’offres, le barrage - d’une “longueur de 2,7 kilomètres” et d’une hauteur de 1,10 mètre dont 50 cm au dessus du niveau de la mer - sera mis en place par les forces armées grecques. Il devrait être agrémenté de feux clignotants pour une meilleure visibilité. Le budget total comprenant conception et installation annoncé par le gouvernement est de 500 000 euros.

      “Au-delà de l’efficacité douteuse de ce choix, comme ne pas reconnaître la dimension humanitaire de la tragédie des réfugiés et la transformer en un jeu du chat et de la souris, il est amusant de noter la taille de la barrière et de la relier aux affirmations du gouvernement selon lesquelles cela pourrait arrêter les flux de réfugiés”, note le site d’information Chios News qui a tracé cette potentielle frontière maritime sur une carte à bonne échelle pour comparer les 2,7 kilomètres avec la taille de l’île de Lesbos.

      La question des migrants et des réfugiés est gérée par le ministère de l’Immigration qui a fait récemment sa réapparition après avoir été fusionné avec un autre cabinet pendant six mois. Devant l’ampleur des flux migratoires que connaît la Grèce depuis 2015, le ministère de la Défense et l’armée offrent un soutien logistique au ministère de l’Immigration et de l’Asile.

      Mais la situation continue de se corser pour la Grèce qui est redevenue en 2019 la première porte d’entrée des migrants et des réfugiés en Europe. Actuellement, plus de 40 000 demandeurs d’asile s’entassent dans des camps insalubres sur des îles grecques de la mer Égée, alors que leur capacité n’est que de 6 200 personnes.

      Le nouveau Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, élu à l’été 2019, a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’une de ses priorités. Il a déjà notamment durci l’accès à la procédure de demande d’asile. Il compte également accélérer les rapatriements des personnes qui "n’ont pas besoin d’une protection internationale" ou des déboutés du droit d’asile, une mesure à laquelle s’opposent des ONG de défense des droits de l’Homme.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/22441/la-grece-veut-eriger-une-frontiere-flottante-sur-la-mer-pour-limiter-l

    • Vidéo avec la réponse d’ #Adalbert_Jahnz, porte-parole de la Commission Européenne, à la question de la légalité d’une telle mesure.
      La réponse est mi-figue, mi-raisin : les réfugiés ne doivent pas être empêchés par des #barrières_physiques à déposer une demande d’asile, mais la mise en place de telles #barrières n’est pas en soi contraire à la législation européenne et la protection de frontières externes relève principalement de la responsabilité de chaque Etat membre : https://audiovisual.ec.europa.eu/en/video/I-183932

      signalé, avec le commentaire ci-dessus, par Vicky Skoumbi.

    • Greece’s Answer to Migrants, a Floating Barrier, Is Called a ‘Disgrace’

      Rights groups have condemned the plan, warning that it would increase the dangers faced by asylum seekers.

      As Greece struggles to deal with a seemingly endless influx of migrants from neighboring Turkey, the conservative government has a contentious new plan to respond to the problem: a floating net barrier to avert smuggling boats.

      But rights groups have condemned the plan, warning that it would increase the perils faced by asylum seekers amid growing tensions at camps on the Aegean Islands and in communities there and on the mainland. The potential effectiveness of the barrier system has also been widely questioned, and the center-right daily newspaper Kathimerini dismissed the idea in an editorial on Friday as “wishful thinking.”

      Moreover, the main opposition party, the leftist Syriza, has condemned the floating barrier plan as “a disgrace and an insult to humanity.”

      The authorities aim to install a 1.7-mile barrier between the Greek and Turkish coastlines that would rise more than 19 inches above the water and display flashing lights, according to a description posted on a government website this past week by Greece’s Defense Ministry.

      Citing an “urgent need to address rising refugee flows,” the 126-page submission invited private contractors to bid for the project that would cost an estimated 500,000 euros, or more than $554,000, including the cost of four years of maintenance. The government is expected to assign the job in the next three months, though it is unclear when the barrier would be erected.

      Greece’s defense minister, Nikolaos Panagiotopoulos, told Greek radio on Thursday that he hoped the floating barrier would act as a deterrent to smugglers, similar to a barbed-wire fence that the Greek authorities built along the northern land border with Turkey in 2012.

      “In Evros, physical barriers had a relative impact in curbing flows,” he said. “We believe a similar result can be achieved with these floating barriers.”

      The construction will be overseen by the Defense Ministry, which has supervised the creation of new reception centers on the Greek islands and mainland in recent months, and will be subject to “nonmilitary specifications” to meet international maritime standards, the submission noted.

      A spokesman for Greece’s government, Stelios Petsas, said the barrier system would have to be tested for safety.

      But rights activists warn that the measure would increase the dangers faced by migrants making the short but perilous journey across the Aegean. Amnesty International’s research director for Europe, Massimo Moratti, condemned the proposal as “an alarming escalation in the Greek government’s ongoing efforts to make it as difficult as possible for asylum-seekers and refugees to arrive on its shores.”

      He warned that it could “lead to more danger for those desperately seeking safety.”

      The head of Amnesty International’s chapter in Greece, Gavriil Sakellaridis, questioned whether the Greek authorities would respond to an emergency signal issued by a boat stopped at the barrier.

      The European Commission has expressed reservations and planned to ask the authorities in Greece, which is a member of the European Union, for details about the proposal. Adalbert Jahnz, a commission spokesman, told reporters in Brussels on Thursday that any Greek sea barriers to deter migrants must not block access for asylum seekers.

      “The setting up of barriers is not in and of itself against E.U. law,” he said. “But physical barriers or obstacles of this sort should not be an impediment to seeking asylum which is protected by E.U. law,” he said, conceding, however, that the protection of external borders was primarily the responsibility of member states.

      The barrier was proposed amid an uptick in migrants from Turkey. The influx, though far below the thousands of daily arrivals at the peak of the crisis in 2015, has put an increasing strain on already intensely overcrowded reception centers.

      According to Greece’s migration minister, Notis Mitarakis, 72,000 migrants entered Greece last year, compared with 42,000 in 2018. The floating barrier will help curb arrivals, Mr. Mitarakis said.
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      “It sends out the message that we are not a place where anything goes and that we’re taking all necessary measures to protect the borders,” he said, adding that the process of deporting migrants who did not merit refugee status would be sped up.

      “The rules have changed,” he said.

      Greece has repeatedly appealed for more support from the bloc to tackle migration flows, saying it cannot handle the burden alone and accusing Turkey of exploiting the refugee crisis for leverage with the European Union.

      Repeated threats by Turkey’s president, Recep Tayyip Erdogan, to “open the gates” to Europe for Syrian refugees on his country’s territory have fueled fears that an agreement signed between Turkey and the European Union in 2016, which radically curbed arrivals, will collapse.

      Growing tensions between Greece and Turkey over energy resources in the Eastern Mediterranean and revived disputes over sovereignty in the Aegean have further undermined cooperation between the two traditional foes in curbing human trafficking, fragile at the best of times.

      The Greek government of Prime Minister Kyriakos Mitsotakis is also under growing pressure domestically since it came to power last summer on a pledge to take a harder line on migration than that of his predecessor, Alexis Tsipras of Syriza.

      Plans unveiled in November to create new camps on the Aegean Islands have angered residents, who staged mass demonstrations last month, waving banners reading, “We want our islands back.”

      Rights groups have also warned of the increasingly dire conditions at existing camps on five islands hosting some 44,000 people, nearly 10 times their capacity.

      Tensions are particularly acute on the sprawling Moria camp on Lesbos, with reports of 30 stabbings in the past month, two fatal.

      https://www.nytimes.com/2020/02/01/world/europe/greece-migrants-floating-barrier.html

    • Greece plans to build sea barrier off Lesbos to deter migrants

      Defence ministry says floating barrier will stop migrants crossing from Turkey.

      The Greek government has been criticised after announcing it will build a floating barrier to deter thousands of people from making often perilous sea journeys from Turkey to Aegean islands on Europe’s periphery.

      The centre-right administration unveiled the measure on Thursday, following its pledge to take a tougher stance on undocumented migrants accessing the country.

      The 2.7km-long netted barrier will be erected off Lesbos, the island that shot to prominence at the height of the Syrian civil war when close to a million Europe-bound refugees landed on its beaches. The bulwark will rise from pylons 50 metres above water and will be equipped with flashing lights to demarcate Greece’s sea borders.

      Greece’s defence minister, Nikos Panagiotopoulos, told Skai radio: “In Evros, natural barriers had relative [good] results in containing flows,” referring to the barbed-wire topped fence that Greece built along its northern land border with Turkey in 2012 to deter asylum seekers. “We believe a similar result can be had with these floating barriers. We are trying to find solutions to reduce flows.”

      Amnesty International slammed the plan, warning it would enhance the dangers asylum-seekers and refugees encountered as they attempted to seek safety.

      “This proposal marks an alarming escalation in the Greek government’s ongoing efforts to make it as difficult as possible for asylum-seekers and refugees to arrive on its shores,” said Massimo Moratti, the group’s Research Director for Europe.“The plan raises serious issues about rescuers’ ability to continue providing life-saving assistance to people attempting the dangerous sea crossing to Lesbos. The government must urgently clarify the operational details and necessary safeguards to ensure that this system does not cost further lives.”

      Greece’s former migration minister, Dimitris Vitsas, described the barrier as a “stupid idea” that was bound to be ineffective. “The idea that a fence of this length is going to work is totally stupid,” he said. “It’s not going to stop anybody making the journey.”

      Greece has seen more arrivals of refugees and migrants than any other part of Europe over the past year, as human traffickers along Turkey’s western coast target its outlying Aegean isles with renewed vigour. More than 44,000 people are in camps on the outposts designed to hold no more than 5,400 people. Human rights groups have described conditions in the facilities as deplorable. In Moria, the main reception centre on Lesbos, about 140 sick children are among an estimated 19,000 men, women and children crammed into vastly overcrowded tents and containers.

      Amid mounting tensions with Turkey over energy resources in the Mediterranean, Greece fears a further surge in arrivals in the spring despite numbers dropping radically since the EU struck a landmark accord with Ankara to curb the flows in March 2016.

      The prime minister, Kyriakos Mitsotakis, who trounced his predecessor, Alexis Tsipras, in July partly on the promise to bolster the country’s borders, has accused the Turkish president, Recep Tayyip Erdoğan, of exploiting the refugee drama as political leverage both in dealings with Athens and the EU. As host to some 4 million displaced Syrians, Turkey has more refugees than anywhere else in the world, with Erdoğan facing mounting domestic pressure over the issue.

      Greek officials, who are also confronting growing outrage from local communities on Aegean islands, fear that the number of arrivals will rise further if, as looks likely, Idlib, Syria’s last opposition holdout falls. The area has come under renewed attack from regime forces in recent days.

      It is hoped the barrier will be in place by the end of April after an invitation by the Greek defence ministry for private contractors to submit offers.

      The project is expected to cost €500,000 (£421,000). Officials said it will be built by the military, which has also played a role in erecting camps across Greece, but with “non-military specifications” to ensure international maritime standards. The fence could extend 13 to 15km, with more parts being added if the initial pilot is deemed successful.

      “There will be a test run probably on land first for technological reasons,” said one official.

      https://www.theguardian.com/world/2020/jan/30/greece-plans-to-build-sea-barrier-off-lesbos-to-deter-migrants

    • “Floating wall” to stop refugees puts lives at risk, says Amnesty International

      The plans of the Greek government to build floating fences to prevent refugee and migrants arrivals from Turkey have triggered sharp criticism by Amnesty International. A statement issued on Thursday says that the floating fences will put people’s lives at risk.

      In response to a government proposal to install a 2.7 km long system of floating dams off the coast of Lesvos to deter new arrivals of asylum seekers from Turkey, Amnesty International’s Research Director for Europe Massimo Moratti said:

      “This proposal marks an alarming escalation in the Greek government’s ongoing efforts to make it as difficult as possible for asylum-seekers and refugees to arrive on its shores and will lead to more danger for those desperately seeking safety.

      This proposal marks an alarming escalation in the Greek government’s ongoing efforts to make it as difficult as possible refugees to arrive on its shores.
      Massimo Moratti, Amnesty International

      “The plan raises serious issues about rescuers’ ability to continue providing life-saving assistance to people attempting the dangerous sea crossing to Lesvos. The government must urgently clarify the operational details and necessary safeguards to ensure that this system does not cost further lives.”

      Background

      The floating dam system is described as one of the measures adopted in a broader attempt to secure maritime borders and prevent arrivals.

      In 2019, Greece received almost 60,000 sea arrivals, almost doubling the total number of sea arrivals in 2018. Between January and October, the International Organization for Migration (IOM) recorded 66 deaths on the Eastern Mediterranean route.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/01/31/amnesty-international-floating-fences-greece-refugees

    • Greece is building floating fences to stop migration flows in the Aegean

      Greece is planning to build floating fences in the Aegean Sea in order to prevent refugees and migrants to arrive from Turkey, The fences are reportedly to be set off the islands of the Eastern Aegean Sea that receive the overwhelming migration flows. The plan will be executed by the Greek Armed Forces as the tender launched by the Defense Ministry states.

      For this purpose the Defense Ministry has launched a tender for the supply of the floating fences.

      According to Lesvos media stonisi, the tender aims to supply the Defense Ministry with 2,700 meters of protection floating system of no military specifications.

      The floating fences will be used by the Armed Forces for their mission to manage a continuously increasing refugee/migration flows, as it is clearly stated in the tender text.

      It is indicative that the tender call to the companies states that the supply of the floating protection system “will restrict and, where appropriate, suspend the intent to enter the national territory, in order to counter the ever-increasing migration / refugee flows due to the imperative and urgent need to restrain the increased refugee flows.”

      The tender has been reportedly launched on Jan 24, 2020, in order to cover “urgent needs.” The floating fences will carry lights liker small lighthouses. The fences will be 1.10 m high with 60 cm under water.

      they are reportedly to be installed off the islands of Lesvos, Chios and Samos.

      The estimated cost of the floating system incl maintenance is at 500,000 euros.

      Government spokesman and Defense Minister confirmed the reports on Thursday following skeptical reactions. “It is the first phase of a pilot program,” to start initially of Lesvos, said spokesman Petsas. “We want to see if it works,” he added.

      The floating fences plan primarily raises the question on whether it violates the international law as it prevents people fleeing for their live to seek a safe haven.

      Another question is how these floating fences will prevent the sea traffic (ships, fishing boats)

      PS and the third question is, of course, political: Will these fences be installed at 6 or 12 nautical miles off the islands shores? Greece could use the opportunity to extend its territorial waters… etc etc But it only the usual mean Greeks making jokes about a measure without logic.

      https://twitter.com/Kapoiosmpla/status/1222496803154800641?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

      Meanwhile, opponents of the measure showed the length of the floating fence in proportion to the island of Lesvos. The comparison is shocking.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/01/29/floating-fences-greece-aegean-migration-armed-forces

    • La barrière marine anti-migrants en Grèce pourrait ressembler à ça

      Au large de Lesbos, 27km de filet vont être installés pour dissuader les réfugiés et les demandeurs d’asile d’atteindre les îles grecques.

      Un mur marin en filet pour dissuader de venir. Cela fait quelques jours que la Grèce a annoncé son intention d’ériger une barrière dans la mer pour empêcher les migrants d’arriver sur les côtes. On découvre à présent à quoi pourrait ressembler ce nouveau dispositif.

      Selon les informations du Guardianet de la BBC et modélisée en images par l’agence Reuters, la barrière anti-migrants voulue par la Grèce s’étendrait sur 27 kilomètres de long au large de Lesbos. Elle serait soutenue par des pylônes qui s’élèveraient à une cinquantaine de mètres au-dessus de l’eau. Équipée d’une signalisation lumineuse, elle pourrait dissuader les réfugiés de se rendre à Lesbos. C’est, du moins, l’intention du ministre grec de l’Intérieur, Nikos Panagiotopoulos.

      De telles barrières s’élevant au-dessus du niveau de la mer pourraient ainsi rendre difficile le passage des petits bateaux et pourraient poser un problème pour les navires à hélices. Le coût du projet s’élèverait à 500.000 euros ; il faudrait quatre ans pour le mener à bien.
      “Une idée stupide et inefficace”

      L’ONG Amnesty International a vivement critiqué le projet avertissant qu’il ne ferait qu’aggraver les dangers auxquels les réfugiés sont déjà confrontés dans leur quête de sécurité. L’ancien ministre grec des migrations, Dimitris Vitsas, a, lui, décrit la barrière comme une “idée stupide” qui devrait être inefficace. “L’idée qu’une clôture de cette longueur va fonctionner est totalement stupide, a-t-il déclaré. Cela n’empêchera personne de faire le voyage.”

      Mais pour le ministre grec de la Défense, Nikos Panagiotopoulos, l’expérience vécue avec les murs terrestres justifie le projet. ”À Evros, a-t-il déclaré sur radio Skai, l’une des plus grosses stations du pays, les barrières naturelles ont eu de [bons] résultats relatifs à contenir les flux.” Il fait ainsi référence à la clôture surmontée de barbelés que la Grèce a construite le long de sa frontière terrestre nord avec la Turquie en 2012 pour dissuader demandeurs d’asile. “Nous pensons qu’un résultat similaire peut être obtenu avec ces barrières flottantes. Nous essayons de trouver des solutions pour réduire les flux”, ajoute-t-il.

      La situation est tendue sur l’île grecque où les habitants se sont mobilisés fin janvier pour s’opposer à l’ouverture de nouveaux camps. Plus récemment, lundi 3 février, une manifestation des migrants à Lesbos contre le durcissement des lois d’asile a viré à l’affrontement avec les forces de l’ordre.


      https://www.huffingtonpost.fr/entry/grece-mur-migrant-srefugies-lesbos-barriere_fr_5e397a4cc5b6ed0033acc5

    • Greece plans to build sea barrier off Lesbos to deter migrants

      Defence ministry says floating barrier will stop migrants crossing from Turkey.

      The Greek government has been criticised after announcing it will build a floating barrier to deter thousands of people from making often perilous sea journeys from Turkey to Aegean islands on Europe’s periphery.

      The centre-right administration unveiled the measure on Thursday, following its pledge to take a tougher stance on undocumented migrants accessing the country.

      The 2.7km-long netted barrier will be erected off Lesbos, the island that shot to prominence at the height of the Syrian civil war when close to a million Europe-bound refugees landed on its beaches. The bulwark will rise from pylons 50 metres above water and will be equipped with flashing lights to demarcate Greece’s sea borders.

      Greece’s defence minister, Nikos Panagiotopoulos, told Skai radio: “In Evros, natural barriers had relative [good] results in containing flows,” referring to the barbed-wire topped fence that Greece built along its northern land border with Turkey in 2012 to deter asylum seekers. “We believe a similar result can be had with these floating barriers. We are trying to find solutions to reduce flows.”

      Amnesty International slammed the plan, warning it would enhance the dangers asylum-seekers and refugees encountered as they attempted to seek safety.

      “This proposal marks an alarming escalation in the Greek government’s ongoing efforts to make it as difficult as possible for asylum-seekers and refugees to arrive on its shores,” said Massimo Moratti, the group’s Research Director for Europe.“The plan raises serious issues about rescuers’ ability to continue providing life-saving assistance to people attempting the dangerous sea crossing to Lesbos. The government must urgently clarify the operational details and necessary safeguards to ensure that this system does not cost further lives.”

      Greece’s former migration minister, Dimitris Vitsas, described the barrier as a “stupid idea” that was bound to be ineffective. “The idea that a fence of this length is going to work is totally stupid,” he said. “It’s not going to stop anybody making the journey.”

      Greece has seen more arrivals of refugees and migrants than any other part of Europe over the past year, as human traffickers along Turkey’s western coast target its outlying Aegean isles with renewed vigour. More than 44,000 people are in camps on the outposts designed to hold no more than 5,400 people. Human rights groups have described conditions in the facilities as deplorable. In Moria, the main reception centre on Lesbos, about 140 sick children are among an estimated 19,000 men, women and children crammed into vastly overcrowded tents and containers.

      Amid mounting tensions with Turkey over energy resources in the Mediterranean, Greece fears a further surge in arrivals in the spring despite numbers dropping radically since the EU struck a landmark accord with Ankara to curb the flows in March 2016.

      The prime minister, Kyriakos Mitsotakis, who trounced his predecessor, Alexis Tsipras, in July partly on the promise to bolster the country’s borders, has accused the Turkish president, Recep Tayyip Erdoğan, of exploiting the refugee drama as political leverage both in dealings with Athens and the EU. As host to some 4 million displaced Syrians, Turkey has more refugees than anywhere else in the world, with Erdoğan facing mounting domestic pressure over the issue.

      Greek officials, who are also confronting growing outrage from local communities on Aegean islands, fear that the number of arrivals will rise further if, as looks likely, Idlib, Syria’s last opposition holdout falls. The area has come under renewed attack from regime forces in recent days.

      It is hoped the barrier will be in place by the end of April after an invitation by the Greek defence ministry for private contractors to submit offers.

      The project is expected to cost €500,000 (£421,000). Officials said it will be built by the military, which has also played a role in erecting camps across Greece, but with “non-military specifications” to ensure international maritime standards. The fence could extend 13 to 15km, with more parts being added if the initial pilot is deemed successful.

      “There will be a test run probably on land first for technological reasons,” said one official.

      https://www.theguardian.com/world/2020/jan/30/greece-plans-to-build-sea-barrier-off-lesbos-to-deter-migrants

    • Schwimmende Barrieren gegen Migranten: Die griechische Regierung will Flüchtlingsboote mit schwimmenden Barrikaden stoppen

      Griechenland denkt über eine umstrittene Methode nach, um die stark wachsende Zahle der Bootsflüchtlinge einzudämmen.

      Die Zahl der Flüchtlinge, die von der türkischen Küste her übers Meer zu den griechischen Ägäis­inseln kommen, steigt derzeit wieder deutlich an. Die Regierung in Athen hat jetzt eine neue Idee vorgestellt, wie sie die Flüchtlingsboote stoppen will: mit schwimmenden Grenzbarrieren mitten auf dem Meer.

      Der griechische Regierungssprecher Stelios Petsas bestätigte gestern die Pläne. Das griechische Verteidigungsministerium hat bereits einen entsprechenden Auftrag zum Bau eines Prototyps ausgeschrieben. Das Pilotprojekt sieht den Bau einer 2,7 Kilometer langen Barriere vor, die 1,10 Meter aus dem Wasser aufragt und 50 bis 60 Zentimeter tief ins Wasser reicht. Der schwimmende Zaun soll mit blinkenden Leuchten versehen sein, damit er in der Dunkelheit sichtbar ist.
      Israel hat Erfahrungen mit Sperranlagen im Meer

      Für den Bau der Sperranlage will das Verteidigungsministerium 500000 Euro bereitstellen. Das Unternehmen, das den Zuschlag bekommt, soll innerhalb von drei Monaten liefern und für vier Jahre die Wartung der Barriere übernehmen. Verteidigungsminister Nikos Panagiotopoulos sagte dem griechischen Fernsehsender Skai, man wolle in einer ersten Phase ausprobieren, «ob das System funktioniert und wo es eingesetzt werden kann».

      Über dem Projekt schweben allerdings viele Fragezeichen. Erfahrungen mit schwimmenden Barrieren hat Israel an den Grenzen zum Gazastreifen und zu Jordanien im Golf von Akaba gemacht. In der Ägäis sind die Bedingungen aber wegen der grossen Wassertiefe, der starken Strömungen und häufigen Stürme viel schwieriger. Schwimmende Barrieren müssten am Meeresboden verankert sein, damit sie nicht davontreiben.

      Fraglich ist auch, ob sich die Schleuser von solchen Sperren abhalten liessen. Sie würden vermutlich auf andere Routen ausweichen. Und selbst wenn Flüchtlingsboote an der Barriere «stranden» sollten, wäre die griechische Küstenwache verpflichtet, die Menschen als Schiffbrüchige zu retten.

      Ohnehin scheint die Regierung daran zu denken, nur besonders stark frequentierte Küstenabschnitte zu sichern. Die gesamte griechisch-türkische Seegrenze von der Insel Samothraki im Norden bis nach Rhodos im Süden mit einem schwimmenden Zaun abzuriegeln, wäre ein utopisches Projekt. Diese Grenze ist über 2000 Kilometer lang. Sie mit einer Barriere dicht zu machen, verstiesse überdies gegen das internationale Seerecht und würde den Schiffsverkehr in der Ägäis behindern. Experten sagen, dass letztlich nur die Türkei die Seegrenze zu Griechenland wirksam sichern kann – indem sie die Flüchtlingsboote gar nicht erst ablegen lässt. Dazu hat sich die Türkei im Flüchtlingspakt mit der EU verpflichtet. Dennoch kamen im vergangenen Jahr 59726 Schutzsuchende übers Meer aus der Türkei, ein Anstieg von fast 84 Prozent gegenüber 2018.

      https://www.luzernerzeitung.ch/international/schwimmende-barrieren-gegen-migranten-ld.1190264

    • EU fordert Erklärungen von Griechenland zu Barriere-Plänen

      Das griechische Verteidigungsministerium will Geflüchtete mit schwimmenden „Schutzsystemen“ vor der Küste zurückhalten. Die EU-Kommission dringt auf mehr Information - sie erfuhr aus den Medien von den Plänen.

      Griechenland will Migranten mit schwimmenden Barrieren in der Ägäis konfrontieren - zu den Plänen des Verteidigungsministeriums sind aber noch viele Fragen offen. Auch die EU-Kommission hat Erklärungsbedarf. „Wir werden die griechische Regierung kontaktieren, um besser zu verstehen, worum es sich handelt“, sagte Behördensprecher Adalbert Jahnz. Die Kommission habe aus den Medien von dem Vorhaben erfahren.

      Jahnz sagte, der Zweck des Vorhabens sei derzeit noch nicht ersichtlich. Klar sei, dass Barrieren dieser Art den Zugang zu einem Asylverfahren verhindern dürften. Der Grundsatz der Nichtzurückweisung und die Grundrechte müssten in jedem Fall gewahrt bleiben. „Ich kann nichts zur Moralität verschiedener Maßnahmen sagen“, fügte Jahnz hinzu. Die Errichtung der Barrieren an sich verstoße nicht gegen EU-Recht.

      Griechenlands Verteidigungsminister Nikos Panagiotopoulos, dessen Ministerium das Projekt ausgeschrieben hat, zeigte sich jedoch nicht sicher, ob der Plan erfolgreich sein kann. Zunächst sei nur ein Versuch geplant, sagte er dem Athener Nachrichtensender Skai. „Wir wollen sehen, ob das funktioniert und wo und ob es eingesetzt werden kann“, sagte Panagiotopoulos.

      Das Verteidigungsministerium hatte die Ausschreibung für das Projekt am Mittwoch auf seiner Homepage veröffentlicht. Die „schwimmenden Schutzsysteme“ sollen knapp drei Kilometer lang sein, etwa 50 Zentimeter über dem Wasser aufragen und mit Blinklichtern ausgestattet sein. Die griechische Presse verglich die geplanten Absperrungen technisch mit den Barrieren gegen Ölteppiche im Meer.
      Was können die Barrieren tatsächlich ausrichten?

      Eigentlich dürften gar keine Migranten illegal auf dem Seeweg von der Türkei nach Griechenland kommen: Die Europäische Union hat mit der Türkei eine Vereinbarung geschlossen, die Ankara verpflichtet, Migranten und ihre Schleuser abzufangen und von Griechenland zudem Migranten ohne Asylanspruch zurückzunehmen.

      Doch nach Angaben des Uno-Flüchtlingshilfswerks UNHCR stieg die Zahl der Migranten, die illegal aus der Türkei nach Griechenland kamen, 2019 von gut 50.500 auf mehr als 74.600. Seit Jahresbeginn 2020 setzen täglich im Durchschnitt gut 90 Menschen aus der Türkei zu den griechischen Ägäis-Inseln über.

      Die Frage ist, ob schwimmende Sperren daran etwas ändern. „Ich kann nicht genau verstehen, wie diese Barrieren die Migranten daran hindern sollen, nach Griechenland zu kommen“, sagte ein Offizier der Küstenwache. Denn wenn die Migranten die Barrieren erreichten, seien sie in griechischen Hoheitsgewässern und müssten gemäß dem Seerecht gerettet und aufgenommen werden.

      Der UNHCR-Sprecher in Athen, Boris Cheshirkov, verweist zudem auf die Pflicht Griechenlands, die Menschenrechte zu achten. Griechenland habe das legitime Recht, seine Grenzen so zu kontrollieren, „wie das Land es für richtig hält“, sagte er. „Dabei müssen aber die Menschenrechte geachtet werden. Zahlreiche Migranten, die aus der Türkei nach Griechenland übersetzen, sind nämlich Flüchtlinge.“

      In Athen wird der Barrierebau auch als innenpolitisches Manöver angesichts der wachsenden Unzufriedenheit über die Entwicklung der Einwanderung gewertet.

      https://www.spiegel.de/politik/ausland/fluechtlinge-eu-fordert-erklaerungen-von-griechenland-zu-barriere-plaenen-a-

    • Un autre „mur flottant“, à #Gaza...

      Wie Israel tauchende und schwimmende Terroristen abwehrt

      Der Gazastreifen wird mit großem Aufwand weiter abgeriegelt. Die neue Seebarriere ergänzt die Mauer und die Luftabwehr gegen Hamas-Attacken.

      Am Sikim-Strand an Israels Mittelmeerküste, rund 70 Kilometer südlich von Tel Aviv, rollen dieser Tage die Bagger durch den feinen, beigefarbenen Sand. Sie arbeiten nicht an einer Strandverschönerung, sondern an einer Schutzvorrichtung, die Israel sicherer machen soll: eine Meeresbarriere – „die einzige dieser Art auf der Welt“, verkündete Verteidigungsminister Avigdor Lieberman stolz auf Twitter.

      Die neue Konstruktion soll tauchenden und schwimmenden Terroristen aus Gaza den Weg blockieren und aus drei Schichten bestehen: eine unter Wasser, eine aus Stein und eine aus Stacheldraht – ähnlich wie Wellenbrecher. Ein zusätzlicher Zaun soll um diese Barriere errichtet werden. „Das ist eine weitere Präventionsmaßnahme gegen die Hamas, die nun eine weitere strategische Möglichkeit verlieren wird, in deren Entwicklung sie viel Geld investiert hat“, schrieb Lieberman. Man werde die Bürger weiterhin mit Stärke und Raffinesse schützen.

      Tatsächlich ist die Meeresbarriere nicht das erste „raffinierte“ Konstrukt der Israelis, um sich vor Terrorangriffen aus dem Gazastreifen zu schützen. Seit 2011 setzt die Armee den selbst entwickelten Abfangschirm „Iron Dome“ ein, der Raketen rechtzeitig erkennt und noch in der Luft abschießt – zumindest dann, wenn der Flug lange dauert, das heißt das Angriffsziel nicht zu nahe am Abschussort liegt. Für einige Dörfer und Kibbuzim direkt am Gazastreifen bleiben die Raketen weiterhin eine große Gefahr.
      Einsatz von Drachen

      Seit vergangenem Jahr baut Israel auch eine bis tief in die Erde reichende Mauer. Umgerechnet mehr als 750 Millionen Euro kostet dieser Hightechbau, der mit Sensoren ausgestattet ist und Bewegungen auch unterhalb der Erde meldet. In den vergangenen Jahren und Monaten hat die Armee zahlreiche Tunnel entdeckt und zerstört. Dass Terrorgruppen nach Abschluss des Baus noch versuchen werden, unterirdisch vorzudringen, scheint unwahrscheinlich: „Mit dem Bau wird die Grenze hermetisch abgeriegelt“, sagt ein Sicherheitsexperte. Rund zehn der insgesamt 64 Kilometer langen Mauer seien bereits komplett fertiggestellt, bis Anfang kommenden Jahres soll der Bau abgeschlossen sein.

      Nun folgt der Seeweg: Während des Gazakrieges 2014 hatten Taucher der Hamas es geschafft, bewaffnet Israels Küste zu erreichen. Sie wurden dort von den israelischen Streitkräften getötet. Es waren seither wohl nicht die einzigen Versuche, ist Kobi Michael, einst stellvertretender Generaldirektor des Ministeriums für Strategische Angelegenheiten, überzeugt. „Es wurde nicht zwingend darüber berichtet, aber es gab Versuche.“

      Israel reagiert mit neuen Erfindungen auf die verschiedenen Angriffstaktiken der Terroristen in Gaza – doch die entwickeln bereits neue. Es bleibt ein Katz-und-Maus-Spiel. Jüngste Taktik ist der Einsatz von Drachen, die mit Molotowcocktails oder Dosen voller brennendem Benzin ausgestattet werden. Dutzende solcher Drachen wurden während der „Marsch der Rückkehr“-Proteste in den vergangenen zwei Monaten nach Israel geschickt.

      „Das ist eine neue und sehr primitive Art des Terrors“, so Kobi Michael. Aber eben auch eine wirkungsvolle, da Landwirtschaft im Süden eine große Rolle spielt und Israel zudem seine Natur schützen will. „Sie haben es geschafft, bereits Hunderte Hektar Weizenfelder und Wälder in Brand zu stecken.“ Israel setzt nun unter anderem spezielle Drohnen ein, um die brennenden Drachen noch in der Luft zu zerstören. Aber Michael ist sicher, auch hier bedarf es zukünftig eines besseren Abwehrsystems. Der Sicherheitsexperte sieht es positiv: „Sie fordern uns heraus und wir reagieren mit der Entwicklung hochtechnologischer Lösungen.“

      https://www.tagesspiegel.de/politik/seebarriere-noerdlich-des-gazastreifens-wie-israel-tauchende-und-schwimmende-terroristen-abwehrt/22617084.html
      #Israël #Palestine

    • La #barrière_maritime israélienne de Gaza est sur le point d’être achevée

      Un mur sous-marin de rochers et de détecteurs surmonté d’une clôture intelligente de 6 mètres de haut et d’un brise-lames comble un vide dans les défenses d’Israël.

      Plus de quatre ans après qu’une équipe de commandos du Hamas est entrée en Israël depuis la mer pendant la guerre de Gaza en 2014, les ingénieurs israéliens sont sur le point d’achever la construction d’une barrière maritime intelligente destinée à prévenir de futures attaques, a rapporté lundi la Dixième chaîne.

      La construction de la barrière de 200 mètres de long a été effectuée par le ministère de la Défense au large de la plage de Zikim, sur la frontière la plus au nord de Gaza. Le travail a duré sept mois.

      La barrière est destinée à combler un vide dans les défenses d’Israël le long de la frontière avec Gaza.

      Sur terre, Israël a une clôture en surface et construit un système complexe de barrières et de détecteurs souterrains pour empêcher le Hamas – l’organisation terroriste islamiste qui dirige Gaza et cherche à détruire Israël – de percer des tunnels en territoire israélien. En mer, la marine israélienne maintient une présence permanente capable de détecter les tentatives d’infiltration dans les eaux israéliennes.

      Mais il y avait une brèche juste au large de la plage de Zikim, dans la zone étroite des eaux peu profondes où ni les forces terrestres ni les navires de mer ne pouvaient opérer facilement.

      Les commandos du Hamas ont profité de cette faille en 2014 pour contourner facilement une clôture vétuste et délabrée et passer en Israël par les eaux peu profondes.

      Les forces du Hamas n’ont été arrêtées que lorsque les équipes de surveillance de Tsahal ont remarqué leurs mouvements lorsqu’elles sont arrivées sur la plage en Israël.

      La barrière est composée de plusieurs parties. Un mur sous-marin de blocs rocheux s’étend à environ 200 mètres dans la mer. A l’intérieur du mur de blocs rocheux se trouve un mur en béton revêtu de détecteurs sismiques et d’autres outils technologiques dont la fonction exacte est secrète.

      Au-dessus de l’eau, le long du côté ouest du mur nord-sud, une clôture intelligente hérissée de détecteurs s’élève à une hauteur de six mètres.

      Du côté est, un brise-lames avec une route au milieu s’étend sur toute la longueur du mur sous-marin.

      La construction a été rapide, bien qu’elle ait été entravée ponctuellement par les attaques du Hamas.

      Lors d’une de ces attaques, un combattant du Hamas a lancé des grenades sur les forces israéliennes qui gardaient les équipes de travail, avant d’être tué par les tirs israéliens en retour.

      https://fr.timesofisrael.com/la-barriere-maritime-israelienne-de-gaza-est-sur-le-point-detre-ac

    • Grèce : un mur flottant pour contrer l’arrivée de migrants

      Pour restreindre l’arrivée de migrants depuis la Turquie, le gouvernement grec vient de lancer un appel d’offres pour la construction, en pleine mer Égée, d’un « système de protection flottant ». Une annonce qui provoque de vives réactions.

      Athènes (Grèce), correspondance.– Depuis les côtes turques, les rivages de Lesbos surgissent après une douzaine de kilomètres de mer Égée. En 2019, ce bras de mer est redevenu la première porte d’entrée des demandeurs d’asile dans l’Union européenne, pour la plupart des Afghans et des Syriens. Mais un nouvel obstacle pourrait bientôt compliquer le passage, sinon couper la voie. À Athènes, le gouvernement conservateur estime détenir une solution pour réduire les arrivées : ériger une barrière flottante anti-migrants.

      Fin janvier, le ministère de la défense a ainsi publié un appel d’offres « pour la fourniture d’un système de protection flottant […] », visant « à gérer […] en cas d’urgence […] le flux de réfugiés et de migrants qui augmente sans cesse ». D’après ce document de 122 pages, le dispositif « de barrage ou filet […] de couleur jaune ou orange », composé de plusieurs sections de 25 à 50 mètres reliées entre elles, s’étendra sur 2,7 km.

      Il s’élèvera « d’au moins » 50 centimètres au-dessus des flots. Et de nuit, la clôture brillera grâce à « des bandes réfléchissantes […] et des lumières jaunes clignotantes ». Son coût estimé : 500 000 euros – dont 96 774 de TVA – incluant « quatre ans d’entretien et la formation du personnel » pour son installation en mer.

      Sollicitées, les autorités n’ont pas donné d’autres détails à Mediapart. Mais l’agence Reuters et les médias grecs précisent que le mur sera testé au nord de Lesbos, île qui a concentré 58 % des entrées de migrants dans le pays en 2019, d’après le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR).

      Alors que la Grèce compte désormais 87 000 demandeurs d’asile, environ 42 000 (majoritairement des familles) sont bloqués à Lesbos, Leros, Chios, Kos et Samos, le temps du traitement de leur requête. Avec 6 000 places d’hébergement à peine sur ces cinq îles, la situation est devenue explosive (lire notre reportage à Samos).

      « Cela ne peut pas continuer ainsi, a justifié le ministre de la défense nationale, Nikolaos Panagiotopoulos, le 30 janvier dernier, sur la radio privée Skaï. Il reste à savoir si [ce barrage] fonctionnera. »

      Joint par téléphone, un habitant de Mytilène (chef-lieu de Lesbos), souhaitant garder son anonymat, déclare ne voir dans ce mur qu’un « effet d’annonce ». « Impossible qu’il tienne en mer, les vents sont trop violents l’hiver. Et ce sera dangereux pour les pêcheurs du coin. Ce projet n’est pas sérieux, les autorités turques ne réagissent même pas, elles rigolent ! »

      Pour Amnesty International, il s’agit d’une « escalade inquiétante » ; pour Human Rights Watch, d’un projet « insensé qui peut mettre la vie [des migrants] en danger ».

      L’annonce de ce mur test a non seulement fait bondir les ONG, mais aussi provoqué un malaise au sein de certaines institutions. « Si une petite embarcation percute la barrière et se renverse, comment les secours pourront-ils accéder au lieu du naufrage ? », interroge également la chercheuse Vicky Skoumbi, directrice de programme au Collège international de philosophie de Paris. Selon elle, cette barrière est « contraire au droit international », notamment l’article 33 de la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés et le droit d’asile, qui interdit les refoulements. « L’entrave à la liberté de circulation que constitue la barrière flottante équivaut à un refoulement implicite (ou en acte) du candidat à l’asile », poursuit Vicky Skoumbi.

      L’opposition de gauche Syriza, qui moque sa taille (trois kilomètres sur des centaines de kilomètres de frontière maritime), a aussi qualifié ce projet de « hideux » et de « violation des réglementations européennes ».

      Le porte-parole de la Commission européenne, Adalbert Jahnz, pris de court le 30 janvier lors d’un point presse, a par ailleurs déclaré : « L’installation de barrières n’est pas contraire en tant que telle au droit de l’UE […] cependant […] du point de vue du droit de l’[UE], des barrières de ce genre ou obstacles physiques ne peuvent pas rendre impossible l’accès à la procédure d’asile. »

      « Nous suivons le dossier et sommes en contact étroit avec le gouvernement grec », nous résume aujourd’hui Adalbert Jahnz. Boris Cheshirkov l’un des porte-parole du HCR, rappelle surtout à Mediapart que « 85 % des personnes qui arrivent aujourd’hui en Grèce sont des réfugiés et ont un profil éligible à l’asile ».

      Pour justifier son mur flottant, le gouvernement de droite affirme s’inspirer d’un projet terrestre ayant déjà vu le jour en 2012 : une barrière anti-migrants de 12,5 kilomètres de barbelés érigée entre la bourgade grecque de Nea Vyssa (nord-est du pays) et la ville turque d’Édirne, dans la région de l’Évros.

      L’UE avait à l’époque refusé le financement de cette clôture de près de 3 millions d’euros, finalement payée par l’État grec. Huit ans plus tard, le gouvernement salue son « efficacité » : « Les flux [de migrants] ont été réduits à [cette] frontière terrestre. Nous pensons que le système flottant pourrait avoir un impact similaire », a déclaré le ministre de la défense sur Skaï.

      Or pour la géographe Cristina Del Biaggio, maîtresse de conférences à l’université de Grenoble Alpes, ce mur de l’Évros n’a diminué les arrivées que « localement et temporairement » : « Il a modifié les parcours migratoires en les déplaçant vers le nord-est, à la frontière avec la Bulgarie. »

      En réponse, le voisin bulgare a érigé dans la foulée, en 2014, sa propre clôture anti-migrants à la frontière turque. Les arrivées se sont alors reportées sur les îles grecques du Dodécanèse, puis de nouveau dans la région de l’Évros. « En jouant à ce jeu cynique du chat et de la souris, le durcissement des frontières n’a que dévié (et non pas stoppé) les flux dans la région », conclut Cristina Del Biaggio.

      Selon elle, la construction d’une barrière flottante à des fins de contrôle frontalier serait une première. Le fait que ce « projet pilote » émane du ministère de la défense « est symbolique », ajoute Filippa Chatzistavrou, chercheuse en sciences politiques à l’université d’Athènes. « Depuis 2015, la Défense s’implique beaucoup dans les questions migratoires et c’est une approche qui en dit long : on perçoit les migrants comme une menace. »

      Théoriquement, « c’est le ministère de l’immigration qui devrait être en charge de ces projets, a reconnu le ministre de la défense. Mais il vient tout juste d’être recréé… ». Le gouvernement de droite conservatrice l’avait, de fait, supprimé à son arrivée en juillet dernier (avant de faire volte-face), en amorce d’autres réformes dures en matière d’immigration. En novembre, en particulier, une loi sur la procédure d’asile a été adoptée au Parlement, qui prolonge notamment la durée possible de rétention des demandeurs et réduit leurs possibilités de faire appel. Une politique qui n’a pas empêché la hausse des arrivées en Grèce.

      Porte-parole du HCR à Lesbos, Astrid Castelin observe l’île sombrer désormais « dans la haine des réfugiés et l’incertitude ». Reflet de la catastrophe en cours, le camp de Moria, en particulier, n’en finit pas de s’étaler dans les collines d’oliviers. « On y compte plus de 18 000 personnes, dont beaucoup d’enfants de moins de 12 ans, pour 3 000 places, s’inquiète ainsi Astrid Castelin. La municipalité ne peut plus ramasser l’ensemble des déchets, les files d’attente pour les douches ou les toilettes sont interminables. » Le 3 février, la police a fait usage de gaz lacrymogènes à l’encontre de 2 000 migrants qui manifestaient pour leurs droits.

      L’habitant de Lesbos déjà cité, lui, note qu’on parle davantage sur l’île de l’apparition de « milices d’extrême droite qui rôdent près de Moria, qui demandent leurs cartes d’identité aux passants » que du projet de barrage flottant. Le 7 février, en tout cas, la police grecque a annoncé avoir interpellé sept personnes soupçonnées de projeter une attaque de migrants.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/110220/grece-un-mur-flottant-pour-contrer-l-arrivee-de-migrants

  • Israël interdit les exportations agricoles palestiniennes via la Jordanie
    https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Israel-interdit-les-exportations-agricoles-palestiniennes-via-la-Jordani

    RAMALLAH, Cisjordanie, 8 février (Reuters) - Israël a intensifié la guerre commerciale avec les Palestiniens en mettant un coup d’arrêt à leurs exportations agricoles via la Jordanie, a annoncé samedi le ministre palestinien de l’Agriculture, Riyad al-Attari.

    « Hier, le directeur des passages israéliens a informé tous les exportateurs et toutes les parties concernées que tous les produits agricoles palestiniens seraient interdits d’exportation vers les marchés mondiaux via le point de passage jordanien à partir de dimanche », a-t-il déclaré.

    Les responsables israéliens et jordaniens n’ont pas fait de commentaire à ce sujet dans l’immédiat.

    Selon le ministre palestinien, une soixantaine de produits agricoles palestiniens sont exportés vers une centaine de marchés à travers le monde. La nouvelle interdiction concerne l’huile d’olive, les dattes et les herbes médicinales, d’après des exportateurs palestiniens.

  • Rosalie Berthier sur Twitter : “THREAD Lebanese banks, after accruing astronomical profits through government-sponsored schemes, are now cutting their losses at the expense of the state. Lebanese citizens, ultimately, will pay twice for such greed” / Twitter
    https://twitter.com/RosalieBerthier/status/1225703920309166081

    THREAD Lebanese banks, after accruing astronomical profits through government-sponsored schemes, are now cutting their losses at the expense of the state. Lebanese citizens, ultimately, will pay twice for such greed

    For years, Lebanon’s government covered its deficit by borrowing billions of dollars, notably in the form of so-called Eurobonds—namely sovereign debt titles denominated in a foreign currency
    Lebanese banks bought a majority of these, earning high annual interests (averaging 7%) pending repayment at maturity (typically after ten years). Banks thus racked up profits while bridging the state’s cash shortage
    As Lebanon’s financial meltdown casts doubt on the state’s ability to repay, banks are eager to shed these billions of dollars in toxic assets
    Increasingly, banks are seeking to offload this risk by re-selling Eurobonds on international markets, at a discount reflecting the increased risk of Beirut defaulting
    Investment funds buy these Eurobonds based on the expectation that they can leverage international legal and financial institutions to force the borrower—that is, Lebanon’s government—to repay them in full
    Lebanese banks incur a loss on the bonds’ original value. But they have already netted high yields and can now shield themselves from future losses, gain immediate dollar liquidity, and therefore consolidate their balance sheets and viability
    In principle, this could serve their clients’ interests, if banks were to increase reserves and resume withdrawals, lending, and lines of credit for ordinary Lebanese. Yet that seems unlikely, given how consistently they favor shareholders and the biggest depositors
    On the face of it, internationalizing Lebanese debt could also be beneficial given the downsides of Lebanon’s incestuous financial system, in which dodgy schemes maximize short-term profits at the expense of the country’s solvency
    The problem is that the greatest loser is the Lebanese state—and, by extension, Lebanese society. Beirut now owes more and more dollars to outsiders who made no prior profits on these Eurobonds, and who will be far more demanding in any negotiation
    This outcome could well have been avoided. Beirut had ample time to prevent banks from offloading these bonds, through capital controls extending to financial assets such as sovereign bonds
    In that scenario, the government could have renegotiated its debt to Lebanese banks to mitigate the consequences for all concerned. The banks’ losses would have been justified by profits made over the years on risky lending
    Instead, banks are shedding their responsibility and transferring the full burden to the state. The latter will now bleed dollars at a time when it desperately needs them—to fund imports, defend its currency, guarantee deposits, and so on
    In other words, Lebanon is losing what few tools were at its disposal to manage the consequences of its financial meltdown, through an independent monetary policy
    Instead, the government and the banks are making Lebanon into a hyper-indebted country vulnerable to foreign dictates—which they likely will blame when the costs are handed down to everyone

    #Liban #dette #banques

  • GREECE REFLECTION: Poems from the Brink of Despair; powerful voices of refugees in detention of Moria

    In Moria, refugees are proud to be sick.
    I broke my arm to get a medical certificate.

    If you have been tortured you can sell yourself as vulnerable.
    Being mentally ill is the price to pay for safe passage.
    It’s easier for a sinner to enter paradise
    than for a refugee to get asylum in Greece.

    Why do you, all the guilty ones,
    Want to teach us lessons in morality?
    You prevent us from being happy.
    Us, the brave ones.

    #moria #lesbos #greece #refugees #migrants #migrations #réfugiés #Grèce

    https://www.cpt.org/cptnet/2017/08/15/greece-reflection-poems-brink-despair-powerful-voices-refugees-detention-moria

    • Refugee protest on Lesvos, February 3rd, 2020
      On February 3rd 2020 about 2000 refugees demonstrated in Mitilini against arbitrary deportations and horrific conditions in Moria camp as well as demanded freedom of movement. Peaceful protest was stopped by riot police which used tear gas against refugees, journalists and internationals. ReFOCUS team was caught between police and demonstrators when walking to our everyday classes. This is what we experienced over three hours of being stuck in the protest.
      https://www.youtube.com/watch?v=SHjqNjGfx-o&feature=youtu.be

  • « Lesbos, la honte de l’Europe » : l’UE face aux camps des îles grecques
    Jean Ziegler s’est rendu à Lesbos en mai 2019 et il en a fait un livre sur ce qu’il nomme « la honte de l’Europe ». Un texte court en forme d’indignation contre les campements insalubres des cinq îles de la mer Egée où s’entassent aujourd’hui plus de 40 000 demandeurs d’asile, la plupart originaire d’Afghanistan, de Syrie, d’Irak, d’Iran et du Soudan.

    Lorsqu’ils ont été mis sur pied, à partir de la fin 2015, les « hot spots » devaient permettre de confiner les gens afin d’examiner rapidement leur demande d’asile. Ils devaient être associés, notamment, à un mécanisme de relocalisation des réfugiés dans les autres Etats d’Europe, mécanisme qui, pour des raisons techniques autant que politiques, n’a pas été respecté.

    Le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, est aujourd’hui le plus grand camp d’Europe et le symbole de l’échec de cette solidarité. Conseiller du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, Jean Ziegler semble avoir écrit dans l’emportement qui l’a saisi lorsqu’il s’y est déplacé.

    « Stratégie précise de la dissuasion et de la terreur »
    Il décrit l’attente des gens, des années durant, au milieu des rats, des immondices. Il rappelle que « plus de 35 % des réfugiés emprisonnés » sont des enfants et que les tentatives de suicide ne les épargnent pas. « Alors que j’exerçais comme rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, j’ai parcouru la Rocinha, la plus grande favela de Rio de Janeiro, les slums des Smokey Mountains de Manille et les puantes shantytowns de Dacca, au Bangladesh. Mais jamais je n’ai été confronté à des habitations aussi sordides, à des familles aussi désespérées que dans les Oliveraies de Moria », constate M. Ziegler.

    Il fustige les « fonctionnaires de l’UE qui font la loi » et qui ont créé ces lieux, au service d’une « stratégie précise de la dissuasion et de la terreur » vis-à-vis des migrants en quête d’Europe. L’auteur va jusqu’à comparer ces centres au ghetto de Varsovie, dans l’effroi qu’ils suscitent et parce que, écrit-il, comme d’autres ont pu le ressentir par le passé, « j’avais contribué à la conspiration du silence qui rend possible ces abominations ». Il épingle sans le ménager le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, coupable à ses yeux de ne pas affronter la bureaucratie bruxelloise.

    Mots durs, violents, accusatoires
    Mais son courroux le plus violent s’abat sur l’Union européenne qui, écrit-il, coordonne et ordonne les refoulements illégaux et violents de migrants lorsqu’ils tentent de traverser les 7 kilomètres qui séparent la Turquie du rivage européen, à bord de canots pneumatiques et au péril de leur vie. Ils citent les cas de « policiers de Frontex [qui] remettent aux gardes turcs les embarcations surchargées de passagers paniqués » mais aussi le « financement massif de la marine de guerre turque ».

    Au-delà du cas grec, M. Ziegler décrie plus généralement l’explosion des fonds européens alloués à la surveillance des frontières et à l’acquisition toujours plus nombreuse de satellites géostationnaires, radars et autres scanners aux rayons X au frais du contribuable.

    Les mots de Jean Ziegler sont durs, violents, accusatoires. Face à la tragédie en cours sur les îles grecques, en fallait-il moins ?

    Lesbos, la honte de l’Europe, de Jean Ziegler, éd. Seuil, 144 p., 14 euros.

    Julia Pascual

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/28/lesbos-la-honte-de-l-europe-l-ue-face-aux-camps-des-iles-grecques_6027460_32

    #camps #lesbos #ghetto #UE #Europe #Grèce #frontex

  • Palestine: la mascarade du «plan Trump»
    29 janvier 2020 Par René Backmann | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/290120/palestine-la-mascarade-du-plan-trump

    (...) Face à un monde arabe divisé et timoré, avec les Émirats, Bahrein et Oman représentés mardi à la Maison Blanche, avec l’Égypte qui ne peut rien refuser à Washington et appelle Israéliens et Palestiniens à un « examen approfondi du plan », et alors que la Jordanie rappelle comme l’ONU qu’elle s’en tient aux frontières de 1967, que peuvent aujourd’hui tenter les Palestiniens ? Un recours aux Nations unies ? Les tentatives précédentes n’ont pas été concluantes. Une nouvelle intifada ? En rupture avec une classe politique largement discréditée, la jeunesse est-elle prête à affronter les chars israéliens ? Et pour quelle cause alors que le soutien à la solution à deux États s’effondre ? Que peuvent-ils espérer ? Un sursaut de l’Europe ? Londres, au bord du Brexit, qualifie le plan de « proposition sérieuse ». À Paris, le Quai d’Orsay a « salué » les efforts du président Trump et rappelé son attachement à « la solution à deux États en conformité avec le droit international ».

    Ancien ambassadeur américain en Israël, conseiller de Bill Clinton puis de Barack Obama pour le dossier israélo-palestinien, Martin Indyk est moins diplomate. « Ce plan n’est pas du tout un plan de paix, affirme-t-il. C’est une mascarade du début à la fin. »

    « C’est un coup de force, réagit de son côté l’avocat israélien Michael Sfard, défenseur depuis un demi-siècle des Palestiniens devant les tribunaux israéliens et spécialiste des procédures contre le mur de séparation. Et la communauté internationale devrait y prendre garde. Si ce plan est appliqué, si Netanyahou réussit à faire accepter l’annexion d’une partie de la Cisjordanie, c’est un pilier du droit international qui s’effondre. Car à ce jour la Cisjordanie reste un territoire occupé militairement. Et le droit interdit l’annexion des territoires conquis par la force. Imaginez ce que la Russie ou la Chine pourraient entreprendre si Netanyahou annexe la vallée du Jourdain sans opposition de la communauté internationale. » C’est pourtant ce qu’il compte entreprendre dès dimanche. Bien qu’il ne préside qu’un gouvernement intérimaire, il a en effet annoncé, dès mardi, qu’il proposerait au conseil des ministres de voter l’annexion de 30 % de la Cisjordanie.

    #IsraelUSA #deal_du_siècle

  • Comment signaler les déchets nucléaires par-delà les millénaires ?
    https://theconversation.com/comment-signaler-les-dechets-nucleaires-par-dela-les-millenaires-12

    Partant de l’hypothèse que chaque génération se chargera de maintenir la transmission, le premier scénario parie sur une « continuité entre présent et futur ».

    Cependant, sur une période plurimillénaire, plusieurs risques surgissent : des incompréhensions liées à la non-intelligibilité des archives constituées, des mécompréhensions entraînées par une mauvaise interprétation des documents et, enfin, la destruction matérielle des supports d’informations. À cet égard, pour l’Andra, « même si tout sera fait pour conserver une mémoire institutionnelle des sites (par le biais des archives), il serait irresponsable d’exclure la possibilité de sa perte ».

    #Signalétique de l’apocalypse
    Alerter de la #dangerosité des #déchets_nucléaires par-delà les millénaires
    Laetitia Ogorzelec-Guinchard
    https://journals.openedition.org/terrain/18319#authors

    #nucléaire #administration_du_désastre #langage #symbole #tête_de_mort #sémiologie #sémantique #pictogramme #pérennité #monument #mémoire #archives #radioactivité

  • La question est posée | Dominique Petitgand
    https://www.arteradio.com/son/61663034/la_question_est_posee

    Un certain nombre de films ont documenté dans les années 70 les luttes paysannes, ouvrières et étudiantes (avec l’idée qu’il n’y a qu’une seule lutte), et dans ces documents, il y a surtout (j’y ai surtout entendu) des voix. J’ai fait une composition avec quelques fragments de ces voix, en les isolant de leur contexte, en mélangeant les époques, les lieux, les situations, en créant entre elles des liens, des rebonds, des rythmes, des ruptures, des vides, pour un collage vocal, bruitiste, affectif et musical qui compose une figure suggestive et intemporelle de la lutte. Durée : 16 min. Source : Arte (...)

    https://download.www.arte.tv/permanent/arteradio/sites/default/files/sons/16laquestionestposee_hq_fr.mp3

    • Cet automne, ce ne sont pas les Citadelles & Mazenod qu’on attendait, mais les représentants d’Axa, la fameuse compagnie d’assurance, dont on a récemment appris qu’elle faisait partie du panier Blackrock — ce fonds d’investissement qui siège dans les conseils d’administration de la moitié des entreprises du CAC40. Les Axa, ils avaient pris rendez-vous dès le mois d’octobre, pour nous proposer leurs produits. On avait trouvé ça fort, qu’avant même que la réforme des retraites ne soit votée, et même discutée (s’il était envisageable qu’elle le soit), ils passent le pied dans la porte, entrent dans la salle des profs, et s’installent à la table, ouvrent leurs grandes mallettes, disposent leurs petites brochures, d’un seul mouvement prévu se relèvent tendant le bras pour inviter à s’asseoir. Il paraît qu’à la lettre que la compagnie avait envoyée au chef d’établissement pour l’informer de sa venue, celui-ci avait répondu en poliment déclinant l’offre, et qu’il lui avait été en substance dit qu’on prenait bonne note de sa décision, mais que comme Axa avait l’autorisation de son ministère de tutelle pour pénétrer notre établissement, elle se voyait contrainte d’en référer à sa hiérarchie.

  • Bientôt dans presque tous les commissariats, un logiciel pour fouiller dans vos portables | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1579520319-police-gendarmerie-un-logiciel-pour-fouiller-portables

    L’utilisation de ces systèmes pose tout de même « un certain nombre de problèmes d’un point de vue éthique, parce que ce genre de matériel utilise des failles de sécurité pour fonctionner », prévient le policier anonyme. « C’est pour ça que la machine reste régulièrement mise à jour, pour pouvoir aller récupérer les failles de sécurité des constructeurs de téléphones identifiées par Cellebrite ». Les forces de l’ordre pourront donc exploiter les portables même si une personne refuse de donner son mot de passe ou son code PIN. Ce droit à ne pas s’auto-incriminer avait déjà été battu en brèche par la Cour de cassation en décembre dernier.

    L’autre problème éthique soulevé par l’utilisation des Ufed relève de l’extraction des données : lesquelles seront jugées pertinentes ? « Il faut voir comment se fait le tri des données. Quand un téléphone est “craqué”, il y a toute une tonne d’informations qui sort, qui relèvent de la vie privée parfois et ne sont pas en lien avec l’enquête », note la chercheuse Florence Sèdes. « Il y a très certainement des questions de vie privée qui vont se poser », concède le fonctionnaire de police. Le logiciel permet pourtant « de sélectionner précisément ce qu’on cherche sur le téléphone, par des mots-clés ou sur des périodes précises, comme les messages échangés dans les trois derniers jours, par exemple ». Mais cela ne règle pas les questions de protection des données personnelles, selon ce policier :

  • « C’est pas une vie d’être ici ! » - Antoine Le Roux - Visionscarto
    https://visionscarto.net/pas-une-vie

    Des territoires sans mémoire, sans âme, sans charme. Les terrains que les municipalités réservent aux roms, tsiganes, manouches et autres voyageurs relevant de la catégorie administrative des « gens du voyage » sont condamnés à l’invisibilité, interstices situés à l’écart des espaces de vie et des habitant·es. Antoine Le Roux en interroge la nature, froide et strictement administrative, à travers une création photographique intitulée Aires d’accueil - inventaire non exhaustif des pouvoirs de l’imagination et des entretiens avec leurs résident·es.

    #Photographie

  • Airbnb veut surveiller votre moralité | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/airbnb-surveiller-moralite-reseaux-sociaux-surveillance-algorithme

    Et vous en faire payer les conséquences. Certaines plateformes n’ont désormais rien à envier aux pires techno-dystopies. Selon le quotidien britannique The Evening Standard, Airbnb a récemment déposé le brevet d’un algorithme permettant de détecter les individus « à risque », afin de les priver d’accès à ses services pour éviter des problèmes... qui n’ont pas encore eu lieu. En 2017, après deux ans de collaboration, Airnnb a racheté une partie de la start-up Trooly. C’est de son savoir-faire que serait issu (...)

    #Airbnb #algorithme #comportement #data #profiling #SocialNetwork #surveillance

  • Travailleuses détachées dans l’agriculture, elles racontent leur calvaire en France | Marie Astier
    https://reporterre.net/Travailleuses-detachees-dans-l-agriculture-elles-racontent-leur-calvaire

    Les « travailleurs détachés » — qui viennent de Pologne, d’Espagne, de Roumanie... — fournissent une grande part de la main d’œuvre dans les campagnes françaises. Ce statut vulnérable et précaire permet de nombreux abus, dont sont notamment victimes les femmes, que certaines ont courageusement décidé de dénoncer. Source : Reporterre

  • Native Species or Invasive? The Distinction Blurs as the World Warms, by Sonia Shah - Yale E360
    https://e360.yale.edu/features/native-species-or-invasive-the-distinction-blurs-as-the-world-warms

    With thousands of species on the move as the climate changes, a growing number of scientists say that the dichotomy between native and alien species has become an outdated concept and that efforts must be made to help migrating species adapt to their new habitats.

    #migrations #climat

  • Les meutes de loups n’ont pas de chef | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/477728/idiotismes-animaliers-y-a-t-il-un-male-alpha-dans-la-meute-de-loups

    La notion de « mâle alpha » est ainsi prête à l’emploi dans la culture générale, qui l’adopte avec enthousiasme, oubliant au passage que Schenkel parlait d’un couple dominant, et pas seulement d’un mâle… Quoi qu’il en soit, le « loup alpha » inspire des réflexions sur le leadership en entreprise, devient un modèle de programmation algorithmique (Grey Wolf Optimizer), s’invite dans la psychologie des religions lorsque le psychiatre texan Hector A. Garcia invente la notion d’« Alpha God » (2015) pour décrire la manière dont les sociétés monothéistes imaginent leur dieu.

    Une histoire de famille

    Le hic ? Mech le dévoile en 1999 : à l’image de Schenkel qui observait les loups du zoo de Bâle, « la plupart des études sur la dynamique sociale des meutes de loups ont été conduites sur des regroupements artificiels d’animaux en captivité ». Mech lui-même a observé des loups en liberté, mais, comme cela arrive souvent, il a vu ce qu’il avait lu chez Schenkel plutôt que ce qu’il avait sous les yeux. À l’état sauvage, explique-t-il, le « couple alpha » est en réalité un couple parental, dont le reste du groupe est la progéniture : « la meute de loups typique est une famille ».Exit le modèle classique de la dominance animale. Qui, à vrai dire, avait déjà été ébranlé trente ans plus tôt.

  • Study: #hadopi Has Been Great For Big Artists And Labels, Bad For The Spread Of Culture And Smaller Or New Artists | Techdirt
    https://www.techdirt.com/articles/20191219/09254343602/study-hadopi-has-been-great-big-artists-labels-bad-spread-culture-smaller-

    En bref (Seb Sauvage) : "Sans grande surprise : HADOPI a été bénéfique aux artistes qui touchent déjà beaucoup d’argent, et mauvais pour les artistes moins connus : Les ventes des artistes moins connus ont BAISSÉ. Celles des artistes les plus connus ont augmenté. C’est donc mauvais pour la diversité culturelle, mais très bon pour les industriels de la culture qui sont là pour nous vendre leur locomotives. " — Permalien

    #copyright #droitdauteur #piratage

    • Ce qui m’étonne un peu c’est qu’Hadopi ait eu un impact quelconque (à part pour ce qui est de gober des deniers publics).

  • « On a frôlé la catastrophe sanitaire » : les services pédiatriques d’Ile-de-France au bord de la rupture, François Béguin
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/12/les-services-pediatriques-sous-pression-en-ile-de-france_6022560_3224.html

    Par manque de lits de réanimation, 22 enfants ont dû être transférés hors de la région francilienne cet automne.

    Personnels infirmiers manquants, lits de réanimation ou d’hospitalisation fermés… Cette année, l’épidémie hivernale de bronchiolite met à rude épreuve les services pédiatriques des hôpitaux un peu partout en France. Si des difficultés sont signalées à Bordeaux ou à Marseille, c’est en Ile-de-France qu’elles sont le plus visibles. Entre le 17 octobre et le 2 décembre, vingt-deux enfants – pour la plupart des nourrissons âgés de moins d’un an – ont dû être transférés hors de la région, à Rouen, Amiens, Caen ou Reims, faute de lits de réanimation pédiatrique disponibles.

    Ce nombre est exceptionnel : l’hiver dernier, il n’y avait eu que trois transferts. Les années précédentes, entre zéro et quatre. « On a frôlé la catastrophe sanitaire, si l’épidémie avait été plus intense, il y aurait certainement eu des morts », estime un chef de service sous le couvert de l’anonymat.
    A l’origine de cette situation, une pénurie d’infirmiers qui empêche la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) de pourvoir une quarantaine de postes et la contraint à ne pas rouvrir au début de l’hiver une partie des lits dits « de soins critiques » destinés aux enfants et traditionnellement fermés l’été. Le 4 décembre, au plus fort de la crise, « il manquait 22 lits de ce type par rapport à ce qui devrait être ouvert en hiver », explique Noëlla Lodé, la représentante des cinq services mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR) pédiatriques en Ile-de-France.

    Quinze lits ont été rouverts depuis, annonce jeudi 12 décembre, François Crémieux, le directeur général adjoint de l’AP-HP, qui assure que le groupe hospitalier « a mobilisé tous les moyens possibles en termes de ressources humaines » pour parvenir à pourvoir les postes infirmiers manquants, des postes « hyperspécialisés, nécessitant des temps de formation de deux à trois mois ».

    « Des difficultés à trouver une place »
    Au-delà de la gêne pour les familles des nourrissons concernés, cette crise a mis sous pression tous les services pédiatriques de la région. « Certains soirs, quand on prenait la garde, on savait qu’il n’y avait plus de lit de réa pour toute l’Ile-de-France, raconte Simon Escoda, le chef des services d’urgences pédiatriques de l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis. Sachant cette grande pénurie, on a gardé sur site des enfants qui avaient des marqueurs de sévérité significatifs qu’on aurait largement transférés dans d’autres situations. C’est un glissement de tâche contraint et forcé. Quant aux dix-huit transferts pour insuffisance respiratoire que nous avons dû faire, nous avons quasiment à chaque fois eu des difficultés à trouver une place. »
    Conséquence : « beaucoup d’énergie » consacrée à la recherche d’une place et à la surveillance du nourrisson, au détriment des autres tâches, entraînant « un retard des soins courants ». En novembre, la durée moyenne d’attente des consultations le soir aux urgences pédiatriques de Delafontaine était ainsi d’environ cinq heures, soit plus que l’hiver précédent. « Cette mise en tension permanente entraîne le système au bord de la rupture », déplore Laurent Dupic, réanimateur pédiatrique à l’hôpital Necker, qui évoque le « stress permanent » des soignants à qui il est demandé de « faire entrer et sortir très rapidement » les bébés hospitalisés, pour libérer des lits.

    Au-delà des services de « soins critiques » de l’AP-HP, plusieurs chefs de service de pédiatrie racontent souffrir d’un fort turn-over de leurs équipes soignantes, ainsi que des arrêts maladie non remplacés. « Les infirmières s’auto-remplacent, s’épuisent et finissent par craquer », raconte Simon Escoda, à Saint-Denis. « Les services sont exsangues, les gens ne veulent plus travailler dans ces conditions-là et s’en vont », résume Vincent Gajdos, chef de service à l’hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (Hauts-de-Seine).

    « Il va il y avoir une catastrophe »
    Dans un témoignage saisissant relayé par le Collectif interhôpitaux, le chef de service de pédiatrie d’un établissement francilien décrit la difficulté de gérer l’épidémie avec une équipe composée d’un tiers de jeunes infirmières, dont certaines tout juste sorties d’école. « Je vous laisse deviner [leur] réaction face à un bébé de 3 ou 4 kg qui suffoque brutalement à cause de sa bronchiolite et qu’il faut intuber rapidement et brancher à un respirateur en attendant l’arrivée du SAMU pédiatrique qui est bloqué avec le transfert d’un autre patient ailleurs », écrit-il, estimant ne plus travailler « dans des conditions de sécurité, ni pour les patients, ni pour les soignants, ni pour nous autres, médecins ».
    Plusieurs chefs de service interrogés disent leur crainte d’un accident. « Si on reste comme ça, il va il y avoir une catastrophe, un enfant qui va mourir dans le camion d’un SMUR, dans un centre hospitalier ou pire, en salle d’attente. C’est la hantise de tout le monde », raconte l’un d’eux.
    Alertée sur cette situation de crise, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a diligenté le 4 décembre une mission « flash » de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) afin qu’elle fasse rapidement des « préconisations de court et de moyen terme pour résorber les tensions et optimiser la couverture des besoins » en lien avec le pic épidémique hivernal en Ile-de-France.

    Une décision mal reçue par une partie des chefs de service de l’hôpital Necker qui ont envoyé une lettre à la ministre – dont des extraits ont été publiés par Libération – pour faire valoir leur « profonde incompréhension » face au déclenchement d’une telle procédure alors que, selon eux, l’actuelle épidémie ne fait que révéler « les insuffisances d’une structuration hospitalière à bout de souffle ».
    La crise pourrait désormais prendre une tournure plus politique. Lors d’une réunion surprise, vendredi 6 décembre, avec les seuls chefs de service de l’hôpital Necker – l’établissement où elle exerçait auparavant – Mme Buzyn aurait directement mis en cause, selon les témoignages de plusieurs participants, la mauvaise anticipation de l’épidémie par la direction de l’AP-HP. Une mise en cause qui donnera un relief particulier aux conclusions des inspecteurs de l’IGAS, attendues d’ici au 19 janvier.

    #hôpital #soin #enfance #barbares

    • La maternité du CHU de Nantes saturée, Yan Gauchard
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/12/la-maternite-du-chu-de-nantes-saturee_6022624_3224.html

      Saturé, le service de maternité a transféré cette année plus de 100 femmes sur le point d’accoucher vers d’autres établissements, parfois en urgence.

      Le diagnostic ne souffre aucune contestation : la maternité du CHU de Nantes (Loire-Atlantique) est saturée. Configuré pour assurer 3 800 accouchements, le service pourrait, pour la première fois de son existence, frôler les 4 500 naissances à l’issue de l’exercice 2019, selon Sylvie Moisan, du syndicat FO.
      A la fin du mois de septembre, on dénombrait plus de cent parturientes transférées, parfois en urgence, vers d’autres établissements, publics comme privés. « Il y a des risques avérés pour les mamans, leurs bébés, et le personnel », dénonce Mme Moisan.

      Conditions de sécurité
      Interpellée le 26 septembre par les syndicats, Laurence Halna, directrice des soins au sein du pôle « femme, enfant, adolescent » du CHU, a livré ce constat accablant : « Notre objectif, c’est d’accoucher les femmes dans des conditions maximales de sécurité. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. »
      Dans un do­cument interne que Le Monde a consulté, Luc-Olivier Machon, directeur des ressources humaines, confirme la situation de « surchauffe » et partage le constat que le service n’est « plus dimensionné par rapport à l’activité enregistrée ».
      « A la question : est-ce que l’on peut continuer comme cela indéfiniment, la réponse est clairement : non », précise M. Machon.

      « On a des professionnelles épuisées, qui dépassent largement les quatorze heures par jour. »
      Dans ce même document, Marie, sage-femme, fait part de la « détresse » du personnel, et parle « d’équipes en souffrance ».« On a des professionnelles épuisées, qui dépassent largement les quatorze heures par jour », relève Roland ­Jaguenet, de la CGT (majoritaire).

      « Dans le vestiaire, dit Marie, on se prépare à aller en garde comme pour aller au front. » La dégradation des conditions de travail, observe la sage-femme, a commencé il y a deux ans. « Depuis 2017, chaque mois est un nouveau record. Là, on arrive au maximum de notre capacité. On a eu un été difficile, on s’est retrouvé face à une vague qu’on n’a pas pu contenir. »
      Une cellule de crise a été activée pour tenter de réguler les flux de patientes. Et la direction a expérimenté l’ouverture d’une unité éphémère de dix lits en secteur pédiatrique durant l’été. « C’était du bricolage, fustige M. Jaguenet. L’accueil des proches a été limité de façon drastique, et les agents ont couru dans tous les sens. »

      « Parfois, on se fait peur »
      Arrivée aux urgences du CHU « après avoir perdu les eaux », Marie Robinet, 23 ans, a été orientée, « après deux heures d’attente dans les couloirs », vers une clinique :
      « Je pensais que j’allais être invitée à monter dans une ambulance, prise en charge par du personnel habilité. Mais non : les agents ont désigné ma mère et mon petit ami, et ont dit : “Vous avez un véhicule, vous pouvez vous y rendre par vous-mêmes.” Vous n’allez pas accoucher dans la demi-heure qui suit… »
      La jeune femme décrit « une situation hyperstressante », et juge les conditions de son transfert « irresponsables », interrogeant : « Que serait-il arrivé si cela s’était mal passé ? »
      « Parfois, on se fait peur, énonce Marie, sage-femme. On apprend que la femme a accouché juste à son arrivée… C’est dur aussi en termes relationnels : il faut négocier avec les gens, les familles, les maternités. »
      La direction a créé, à la rentrée, douze postes pérennes, ainsi qu’un poste d’assistante sociale pour traiter la problématique des patientes en grande précarité. L’établissement, analyse M. Machon, est victime de son succès du fait de la qualité des soins dispensés, et de son haut niveau de prise en charge.
      Futur CHU
      Pour sortir de la crise, la direction prévoit de mettre en place, à compter du premier semestre 2020, un dispositif de formalisation des inscriptions, permettant, au besoin, d’aiguiller les patientes vers une maternité publique coopérant au sein du groupement hospitalier de territoire (Ancenis, Châteaubriant, Saint-Nazaire), ou des cliniques.
      « À partir du moment où l’on voit poindre de réels soucis de sécurité ou que l’on recourt à des transferts tardifs dans des conditions plutôt désastreuses pour la parturiente, il apparaît préférable d’anticiper l’afflux des patientes », justifie un cadre.
      La CGT doute du calibrage du futur CHU qui doit surgir de terre à l’horizon 2026, sur l’île de Nantes, au terme de 953 millions d’euros de travaux. Et ce, même si deux salles de naissance supplémentaires sont prévues dans la maternité. Les agents redoutent que les sorties précoces (moins de soixante-douze heures d’hospitalisation) se multiplient. « Sincèrement, je ne vois pas comment on peut en faire davantage », avertit une sage-femme.

      #maternité

  • La sœur d’#Adama_Traoré va être mise en examen pour #diffamation envers des gendarmes

    Deux gendarmes avaient porté plainte contre #Assa_Traoré pour les propos écrits sur un compte Facebook.

    Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré, va être mise en examen pour diffamation envers des gendarmes, a appris mardi 10 décembre franceinfo auprès de son avocat Me Yassine Bouzrou. Elle a reçu une lettre du juge d’instruction, faisant office d’"avis préalable à une #mise_en_examen" pour « #diffamation_publique envers une personne dépositaire de l’autorité publique ».

    « Ils ne tueront pas ton nom Adama »

    Deux gendarmes avaient porté plainte contre Assa Traoré pour les propos écrits sur un compte #Facebook. Sur ce compte on peut lire : « Les gendarmes t’ont tué mais ils ne tueront pas ton nom Adama », et « Pas de justice pas de paix, mise en examen des gendarmes », suivi des noms de trois gendarmes. Le texte les désigne comme responsables de la mort d’Adama Traoré, jeune homme mort lors de son interpellation par les gendarmes dans le Val-d’Oise en 2016.

    Le collectif « La vérité pour Adama » dénonce sur Twitter une « incroyable inversion des rôles ». "C’est la soeur de la victime qu’on met en examen, écrivent-ils.

    Ils exigent le silence de la famille ainsi que le maintien de leur anonymat (…) Nous vous demandons de l’écrire partout en solidarité avec Assa Traoré et sa famille. Nous le répétons : mise en examen des gendarmes !Collectif « La vérité pour Adama »

    L’avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou, précise que cette mise en examen est la suite logique de la procédure, lorsqu’il y a dépôt de plainte avec constitution de partie civile. D’après lui, cela ne prouve pas que le juge a des éléments contre Assa Traoré. « Ces plaintes sont grotesques et n’ont aucune chance d’aboutir », commente l’avocat auprès de franceinfo. Il indique que deux autres gendarmes poursuivent Assa Traoré sous forme de citation directe.


    https://mobile.francetvinfo.fr/faits-divers/adama-traore/la-soeur-d-adama-traore-va-etre-mise-en-examen-pour-diffamation-
    #violences_policières #maintien_de_l'ordre #réseaux_sociaux

  • ’Blinding the truth’: Israeli snipers target Gaza protesters in the eyes
    Tareq Hajjaj and Pam Bailey – 20 December, 2019
    https://www.alaraby.co.uk/english/indepth/2019/12/20/eyes-common-target-of-israeli-snipers-at-gazas-march

    Doctors had to extract Mai’s right eye and the bullet damaged her jaw as well

    Media coverage and social media posts went wild when Palestinian photojournalist Muath Amarneh was blinded in his left eye after he was hit by a rubber bullet while covering a protest in the West Bank.

    However, Amarneh was far from unique; Israeli snipers targeting participants in Gaza’s weekly Great Return March protests have aimed for the legs – and eyes. To date, Gaza’s Ministry of Health reports that 50 protesters have been shot in the eye since the demonstrations began March 30, 2018 – leaving them permanently blind.

    “Some of these protesters and journalists were hit in the eye with teargas canisters, but most were targeted directly with what is commonly called a ’rubber bullet,’ giving the impression they are somehow benign,” says Ashraf Alqedra, MD, a treating physician at Gaza City’s al-Shifa Hospital and spokesperson for the Ministry of Health.

    “But there is still steel at the core, and although these bullets don’t usually kill, they do grave damage. It is impossible to save an eye hit directly by a rubber-coated steel bullet.” (...)

  • Ossip Mandelstam : le 27 décembre 1938, Staline assassinait le grand poète | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/271218/ossip-mandelstam-le-27-decembre-1938-staline-assassinait-le-grand-po

    A l’automne 1933, #Ossip_Mandelstam avait compose son fameux poème de seize vers, épigramme contre #Staline, « Le Montagnard du Kremlin » :

    « Nous vivons sourds à la terre sous nos pieds,
    À dix pas personne ne discerne nos paroles.
    On entend seulement le montagnard du Kremlin,
    Le bourreau et l’assassin de moujiks.
    Ses doigts sont gras comme des vers,
    Des mots de plomb tombent de ses lèvres.
    Sa moustache de cafard nargue,
    Et la peau de ses bottes luit.

    Autour, une cohue de chefs aux cous de poulet,
    Les sous-hommes zélés dont il joue.
    Ils hennissent, miaulent, gémissent,
    Lui seul tempête et désigne.
    Comme des fers à cheval, il forge ses décrets,
    Qu’il jette à la tête, à l’œil, à l’aine.
    Chaque mise à mort est une fête,
    Et vaste est l’appétit de l’Ossète.
     »

    C’est un peu Macron aussi (pour la partie des gros·ses médiocres dont il s’est entouré)
    #urss #poésie #résistance