• #Russie : #Arctique, la nouvelle frontière

    La fonte de la #banquise et le dégel des terres offrent des perspectives de navigation permanente sur l’océan Arctique, dernière grande réserve mondiale d’hydrocarbures. La région attise les convoitises territoriales des grandes compagnies pétrolières et des Etats riverains, - le Groenland, les Etats-Unis, la Norvège - quitte à se disputer le tracé des frontières…

    La Russie montre sa toute puissance militaire pour exploiter un sous-sol riche en hydrocarbures et minerais rares. Construction de ports maritimes en eau profonde, développement d’énormes complexes destinés à l’exploitation et au transport du gaz naturel et de pétrole. Éternels oubliés des enjeux environnementaux et géostratégiques, les peuples indigènes voient leurs conditions de vie totalement bouleversées par cette conquête de l’Arctique. Voyage entre un ancien monde préservé et un nouveau monde industriel en train d’émerger.

    https://www.arte.tv/fr/videos/086954-000-A/russie-arctique-la-nouvelle-frontiere
    #film
    #film_documentaire #géographie_politique

    #transport_maritime #Russie #pétrole #énergie #Sibérie #gaz #minerai #extractivisme #cobalt #nickel #passage_du_Nord-Est #changement_climatique #climat #Baie_d'Huston #hydrocarbures #Yamal #Total #Novatec #Chine #ports #Christophe_de_Margerie #infrastructures #aéroports #investissements #conquête_territoriale #conquête_économique #peuples_autochtones #Nénètses #Nenets #terre #sédentarisation #nomadisme #armée #présence_militaire #force_spéciale_arctique #marine_militaire #militarisation_de_l'arctique #bases_navales #Grand_Nord #économie_polaire #USA #Etats-Unis #Alaska #ressources #Canada #Norvège #OTAN #tourisme #Groenland #croisières #tourisme_de_masse #tourisme

    ping @reka @simplicissimus

  • #TRISHA_BAPTIE et #CHERRY_SMILEY : Le meurtre commis à Québec souligne la nécessité d’abolir la prostitution
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/13/le-meurtre-commis-a-quebec-souligne-la-necessite-dabolir-la-prost

    Les partisans de la dépénalisation intégrale affirment souvent que la dépénalisation rendrait la prostitution plus « sûre » en donnant aux femmes plus de temps pour « filtrer » leurs « clients ». L’idée que les femmes sont capables de dire quel homme sera violent et à quel moment est un mythe qui ne sert qu’à blâmer les victimes. Lorsque nous acceptons le mensonge selon lequel une femme peut dire quel homme lui fera du mal, il lui incombe de s’en protéger. Si elle est attaquée, c’est de sa faute car elle a opéré un mauvais « filtrage ». Mais la réalité est qu’aucune femme n’est capable de déterminer à l’avance si elle sera agressée par un homme, aucune femme n’est jamais responsable des violences commises à son égard, et même les membres de la commission des libérations conditionnelles qui ont eu tout le temps de « filtrer » Gallese n’ont pas su déterminer qu’il agresserait une autre femme.

    En 2014, le Canada a adopté une version partielle du modèle de loi sur la prostitution pour l’égalité des femmes (ou modèle nordique). Ce modèle a d’abord été mis en œuvre en Suède et est également utilisé dans d’autres pays. Il comporte trois composantes principales : 1) La criminalisation du proxénétisme et de l’achat de sexe, et la décriminalisation de la vente de sexe. 2) Il fournit de robustes services sociaux préventifs qui aident également les femmes à quitter la prostitution. 3) Il sensibilise le public à la prostitution en tant que forme de violence masculine à l’égard des femmes qui affecte le statut des femmes.

    Le Canada a échoué à adopter l’ensemble du modèle nordique et à appliquer de manière cohérente la loi telle qu’elle existze actuellement. Oui, le Canada a reconnu que la prostitution est un système intrinsèquement exploiteur – l’achat de sexe a été criminalisé, et la vente de sexe décriminalisée. Mais le pays n’a pas encore adopté ou mis en place de solides services sociaux et d’éducation publique, les autres composantes du modèle d’égalité des femmes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://policyoptions.irpp.org/magazines/february-2020/quebec-city-murder-underscores-need-to-abolish-prostitution
    #féminicides #violences_masculines #système_prostitutionnel #modèle_nordique #Eustachio_Gallese #Marylène_Lévesque #Chantal_Deschênes #proxénétisme #Canada #exploitation_sexuelle

  • Moins d’enseignants, plus de souplesse

    Le nombre d’élèves dans les écoles ne cessera d’augmenter d’ici 2029, les inscriptions dans les facultés d’éducation sont en chute, les départs à la retraite se multiplient, sans compter le quart des nouveaux professeurs qui quittent leréseau dans leurs cinq premières années d’enseignement : la profession est malmenée, et rien n’est fait pour la revaloriser, selon les experts.

    En 2016-2017, 889 000 élèves intégraient le réseau public dans les niveaux préscolaire, primaire et secondaire. Ce nombre passera à1,01 million en 2029-2030, selon les prévisions démographiques du ministère de l’Éducation. L’immigration, la progression de la courbe de natalité et la création de nouvelles classes de maternelle 4 ans expliquent cette hausse. Entre 2011 et 2018, les écoles primaires du Québec ont accueilli 74 000 enfants de plus. Ces cohortes remplissent peu à peu les écoles secondaires, puis atteindront les cégeps dans les prochaines années, souligne Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du #Québec (FNEEQ-CSN).
    Au secondaire, les commissions scolaires devront recruter quelque 3000 enseignants d’ici cinq ans. En 2018, 5932 étudiants étaient inscrits au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire (BEPP) contre 6696 en 2015. Au baccalauréat en enseignement secondaire, on en comptait 2857 à la rentrée 2018, soit quelque 1000 étudiants en moins qu’en 2009.

    « La #pénurie n’est pas apparue soudainement », fait valoir le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Mallette. Pour lui, elle est en partie le résultat du mépris à l’endroit de la profession, « dévalorisée aux yeux du public et de celles et ceux qui auraient été intéressés par ce métier ».

    Henri Boudreault, vice-doyen aux études à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, arrive au même constat. « On a craché sur le dos des enseignants pendant des années. »

    Des solutions à temps partiel

    Bien qu’elle soit globale, la pénurie d’enseignants n’est pas homogène dans toutes les régions du Québec. Dans la région de Montréal, les causes y sont particulièrement multifactorielles, rappelle M. Boudreault. Le taux d’immigration et le problème de rétention du personnel y sont plus élevés. La hausse du nombre d’élèves dans le réseau public pourrait atteindre 29 % dans les trois commissions scolaires francophones de l’île de Montréal d’ici 2029.

    « Si l’UQAM et l’Université de Montréal diplômaient tous leurs étudiants et étudiantes en éducation, cela ne suffirait pas à combler la moitié du manque de personnel dans les écoles primaires sur l’île de Montréal », poursuit le vice-doyen.

    Une année de discussions entre les commissions scolaires montréalaises et ces universités a abouti à l’organisation d’un cours de deuxième cycle de 45 heures pour le personnel qui ne détient pas de brevet. « Introduction à l’enseignement et didactique générale », lancé en août 2019, a attiré près de 200 personnes sans expérience et qui n’étaient pas sur le radar des commissions scolaires. Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a en effet décidé d’assouplir les « tolérances d’engagement » à l’automne 2018, pour permettre àdes gens « non légalement qualifiés » d’enseigner au primaire et au secondaire.

    Ces professeurs sans brevet disposent de dix ans pour suivre une formation universitaire : un baccalauréat de quatre ans en enseignement préscolaire et primaire (BEPP) ou une maîtrise qualifiante pour les diplômés universitaires — mathématiques, français, histoire ou autre — souhaitant enseigner au secondaire. Le territoire montréalais compte près de 1000 suppléants non légalement qualifiés, selon Henri Boudreault.

    Le cours a été développé et est offert de manière autonome par chacune des universités. Il s’agit d’une « première version en attendant le développement d’un programme complet », explique le vice-doyen. Un baccalauréat à temps partiel devrait par ailleurs s’ouvrir à l’hiver 2021.

    Certaines régions s’attaquent plutôt aux banques vides de suppléants. L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, par exemple, offre un certificat en accompagnement à l’enseignement primaire destiné à la suppléance. Quant à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), celle qui a perdu le plus de diplômés au BEPP de 2013 à 2018, passant de 32 à 11, elle a opté pour une formule fondée sur une logique travail et études. Deux jours par semaine sont consacrés aux études, puis les trois autres au travail dans les commissions scolaires.

    Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, la pénurie est toutefois moins forte que sur d’autres territoires dépendant de l’UQAC, comme Sept-Îles par exemple. « Là-bas, on ne démarre une cohorte que tous les quatre ans alors qu’au Saguenay, c’est tous les ans », indique Loïc Pulido, professeur et directeur du BEPP de l’UQAC. Comme le territoire de l’est de la Côte-Nord est vaste, les étudiants peuvent aussi suivre la formation à distance.

    Empirer à court terme

    « Le gouvernement nous a donné des ressources pour créer des bourses d’excellence afin d’attirer les étudiants », explique M. Boudreault. Il cite également la campagne de séduction du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur auprès des Canadiens hors Québec et des étrangers. Les spécialistes saluent ces initiatives, mais à court terme, il faut s’attaquer au taux de rétention, croient-ils. « Nous avons déjà ces ressources. Il faut les convaincre de rester dans le réseau. »

    La FAE comme la FNEEQ-CSN revendiquent davantage de ressources spécialisées, la liberté pédagogique de choisir les outils et les méthodes d’intervention, plus dereconnaissance, du mentorat et le rattrapage salarial au regard de la moyenne canadienne. Les augmentations inférieures à l’inflation proposées par le gouvernement sont qualifiées d’« insultantes », voire « violentes », par les syndicats, étant donné la bonne santé des finances publiques.

    https://www.ledevoir.com/societe/education/572286/moins-d-enseignants-plus-de-souplesse

    #enseignement #écoles #Canada #souplesse #flexibilité

    • Ignorées jusque dans la mort Le drame des femmes itinérantes autochtones Jessica Nadeau - 1 février 2020 - Le devoir
      https://www.ledevoir.com/societe/572028/mortes-dans-l-anonymat

      Au lendemain de la commission Vérité et réconciliation et de la commission Viens, les politiciens ont fait leur mea culpa et promis de mieux aider les Autochtones. Pourtant, depuis un an, plusieurs femmes autochtones itinérantes fréquentant le square Cabot, près du métro Atwater, sont mortes prématurément par manque de services dans une indifférence presque généralisée.

      « Les politiciens ne cessent de s’excuser. Ils répètent qu’ils ont appris du passé, qu’ils ne déplaceront plus les populations autochtones, mais, visiblement, ils n’apprennent pas très vite… », déplore David Chapman, coordonnateur du centre Résilience, en pointant les tours à condos en construction qui forcent les itinérants à se replier de plus en plus dans le square Cabot.

      Il y a un peu plus d’un an, le centre de jour La Porte ouverte a été forcé de déménager. Ce centre, le seul qui accueillait des itinérants — même intoxiqués — et leurs animaux domestiques dans le secteur du square Cabot, près du Forum, logeait au sous-sol d’une église. Dans ce secteur en pleine gentrification, l’église a été vendue à un promoteur immobilier. Elle est, depuis, désertée et placardée.

      Les intervenants de ce quartier avaient pourtant mis les autorités en garde : le départ du centre de jour aurait des répercussions néfastes sur les itinérants du square Cabot. Comme ils l’avaient prévu, les anciens usagers de La Porte ouverte n’ont pas suivi et sont restés dans le square. Et comme ils n’ont plus de place où se reposer et manger lorsqu’ils sont intoxiqués, leur situation est devenue encore plus précaire : leur consommation d’alcool et de drogue a augmenté, la violence s’est accentuée et leur santé s’est détériorée.

      La Gazette rapportait cet automne que 14 personnes ont perdu la vie depuis le déménagement du centre l’an dernier. Ce chiffre a été repris par plusieurs, mais personne, ni la police, ni le coroner, ni même les intervenants qui travaillent sur le terrain, n’a été en mesure de confirmer ce chiffre.

      Le Devoir a retrouvé la trace de sept victimes, dont six femmes autochtones, mortes depuis le 1er décembre 2018. La septième victime est un homme blanc, dont le corps a été retrouvé un matin de septembre sur un banc du parc.

      Le décès de Kevin Parry au square Cabot a attiré l’attention des médias et, par ricochet, celle des politiciens, constatent les intervenants impliqués dans le dossier. Il y a eu un « momentum » et c’est à ce moment que la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec ont enfin accepté de délier les cordons de la bourse pour créer le nouveau centre Résilience, inauguré le 14 novembre dernier.

      Le fait que les choses débloquent après la mort d’un homme blanc, alors que plusieurs femmes autochtones l’avaient précédé, en laisse plusieurs songeurs quant à l’importance que l’on accorde aux femmes autochtones vivant dans l’itinérance à Montréal. Comment expliquer, après autant de décès, que personne, à l’exception de quelques journalistes et des intervenants du milieu — n’a tenté de les recenser ? « Si ça avait été la fille du maire ou de jeunes femmes blanches de bonne famille, ça aurait fait les manchettes pendant des semaines », estime David Chapman.

      Le Devoir vous invite à rencontrer ces femmes et cet homme, qui vivaient dans la rue et qui passaient leurs journées au square Cabot, à quêter, à boire ou à fumer du crack pour soulager leurs traumatismes. Nous avons glané des fragments de leurs histoires dans les rapports de coroner, lorsque ceux-ci étaient disponibles, mais surtout à travers les yeux de leurs amis, de leurs familles et des intervenants qui les voyaient au quotidien.
      #Femmes #peuples_autochtones #canada #cartographie #nations_premières #peuples_premiers #premières_nations #Montréal #Rue #indifférence

  • ANTHROPOCÈNE : L’époque humaine
    Jennifer Baichwal, Nicholas De Pencier, Edward Burtynsky (2018)
    https://www.youtube.com/watch?v=wtLXI7m0nuo

    François Bellefeuille : 3.7 planètes (2019)
    https://ici.radio-canada.ca/premiere/balados/7109/francois-bellefeuille-environnement-humour

    Alaclair Ensemble - Mets du respect dans ton bac (2019)
    https://www.youtube.com/watch?v=LN2tKabrcuA

    #Alaclair_Ensemble #musique #rap #musique_et_politique #humour #cinéma #Québec #Canada

    Et un article ci-dessous qui parle de ces trois exemples...

    Dès que j’aurai un peu de temps, je l’ajouterai à la quatrième compilation :
    https://seenthis.net/messages/818991

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #anthropocène #capitalocène
    ==================
    Sauver la planète avec une chanson ou une blague
    Dominic Tardif, Le Devoir, le 27 décembre 2019
    https://www.ledevoir.com/culture/569847/environnement-sauver-le-monde-avec-une-chanson-ou-une-blague

    Vous auriez suggéré en janvier dernier qu’un des meilleurs morceaux de l’année musicale québécoise serait créé par Alaclair Ensemble pour le compte de la Ville de Laval, que l’on vous aurait sans doute soupçonné d’avoir un peu trop fumé d’herbe légale. Et pourtant, c’est bel et bien grâce à un improbable refrain faisant l’apologie d’un tri éclairé des matières recyclables, Mets du respect dans ton bac, que le collectif hip-hop conclut triomphalement 2019. Cela en ayant ajouté un nouveau tube — authentique tube ! — à son répertoire à part de ça !

    La redoutable efficacité du premier titre, et du clip l’accompagnant, avait évidemment de quoi étonner, tant la mission — rappeler aux Lavallois que mettre ou ne pas mettre au recyclage — était casse-gueule. Nombre d’artistes n’ont-ils pas sacrifié leur crédibilité sur l’autel de telles campagnes de sensibilisation publique, envisagées avec un surplus de sérieux confinant au ridicule ? Le succès de Mets du respect dans ton bac tient sans doute ainsi largement à cette absence manifeste de peur de faire les fous, voire d’avoir l’air fou, qui distingue depuis toujours Alaclair au coeur d’un paysage hip-hop où règne une certaine morgue.

    « Les autres [rappeurs] qui sont stressés à propos de leur crédibilité n’auraient jamais osé s’embarquer là-dedans », résume le MC et beatfaiseur KNLO, manière de dire que la légendaire inclinaison de la troupe bas-canadienne à entraîner le hip-hop là où il n’est jamais allé — dans ce cas-ci dans un centre de tri — a beaucoup contribué à ce que Mets du respect dans ton bac ne finisse pas au dépotoir des chansons à message provoquant le malaise, plutôt que l’éveil.

    Se fier au messager

    Mais au-delà de l’instructive ritournelle d’Alaclair — « Métal, verre, plastique, carton, papier, that’s it » —, quel est le pouvoir des artistes et de leurs oeuvres en matière d’environnement ? Peuvent-ils réellement favoriser les changements de comportement chez un vaste public ?

    « Ce que l’art peut surtout changer, c’est la perception des normes sociales, la perception qu’il y a une conscience de plus en plus importante dans la population, chez les gens qui nous entourent, qu’il faut se préoccuper de l’environnement », souligne la chercheuse postdoctorale en communication environnementale à l’Université Laval et chargée de cours à l’Université de Sherbrooke Valériane Champagne Saint-Arnaud.

    L’influence de l’art en matière de bonnes habitudes écologiques reposerait donc moins, selon Mme Champagne Saint-Arnaud, sur la force d’une oeuvre en particulier, que sur une multiplication d’oeuvres, et sur une diversification des profils de créateurs livrant pareil message. « Le fait que le message soit porté par des figures qui ne sont pas identifiées comme des écologistes vert foncé, c’est une excellente stratégie pour que certains citoyens se reconnaissent davantage. »

    Voilà un des grands atouts du passionnant balado de Radio-Canada 3.7 planètes, dans lequel l’humoriste François Bellefeuille, pas spécialement associé à la lutte contre la crise climatique, tient la chronique des transformations qu’il apporte à son quotidien afin de réduire son empreinte carbone. L’auditeur l’accompagne en parallèle dans la création d’un numéro comique qui inciterait ses nombreux admirateurs — 200 000 billets vendus jusqu’à maintenant de son spectacle Le plus fort au monde — à l’imiter.

    « Je sais que parmi les gens qui me suivent, il y en a beaucoup qui ne s’attendent pas à se faire parler de ce sujet-là et qui vont peut-être être plus ouverts parce que c’est moi qui en parle. Je reçois plein de messages au sujet de mon bidet, en tout cas ! » confie Bellefeuille au sujet du neuvième épisode du balado, dans lequel il renonce au papier hygiénique, et installe un bidet dans sa salle de toilettes. « Je ne veux pas me vanter, mais je pense que j’ai fait considérablement augmenter les ventes de bidet au Québec. » Qui osera désormais prétendre que les humoristes sont inutiles ?

    L’art à double tranchant

    Le processus d’écriture et de rodage de ce nouveau numéro aura cependant été l’occasion, pour François Bellefeuille, de mesurer les limites de l’ironie. Un passage de son monologue dans lequel il prétendait ne s’être jamais astreint à rincer un pot de beurre d’arachides pour le mettre au recyclage — ce qui est faux — semblait conforter certains spectateurs dans leur insouciance, constatait l’humoriste en recevant les rires qu’il générait alors.

    « Je me questionne beaucoup sur le deuxième degré, et j’ai de plus en plus l’impression que ce n’est pas si efficace pour influencer l’opinion des gens. J’ai l’impression que si ma véritable opinion à moi se situe dans le deuxième degré, je m’adresse seulement aux gens qui veulent bien voir ce deuxième degré, et qui sont déjà sensibles à ce que je défends. Je me suis rendu compte à quel point c’était important d’être clair sur mes intentions, surtout dans notre ère post-factuelle. Je ne pensais jamais que je dirais ça un jour, mais je préfère être un peu moins drôle quand je parle de sujets sérieux comme celui-là, juste pour être sûr d’être clair. »

    Le monde des arts visuels fait aussi face à des dilemmes, notamment en ce qui concerne la représentation des ravages que causent les changements climatiques et les excès du capitalisme. Anna Brunette, une étudiante à la maîtrise en histoire de l’art à l’UQAM dont le mémoire porte sur les paradoxes de la conscientisation environnementale en art actuel, évoque deux tendances faisant débat en art écologique : celle du catastrophisme qui « fige les spectateurs et augmente l’écoanxiété, au lieu de mobiliser », et celle de l’esthétisation de la désolation environnementale.

    Le documentaire Anthropocène : L’époque humaine (2018) est certes tissé de plans à couper le souffle, mais suffit-il de voir une raffinerie texane ou un dépotoir kenyan pour vivre son épiphanie écologiste ? « Évidemment qu’un film comme celui-là est un formidable outil de conscientisation, mais il y a une ambiguïté esthético-éthique qui crée une expérience à mi-chemin entre la contemplation, la crainte, la culpabilisation et le désir d’intervention », observe celle qui regrette le manque de contextualisation réduisant la portée de bien des oeuvres d’art écologique. « Les oeuvres viennent sonner le spectateur, mais le laissent démuni, frustré. »

    L’avenir de l’art écologique passerait impérativement, pour Anna Brunette, par son déploiement à l’extérieur des musées, essentiel à ce que des néophytes puissent en éprouver les effets. « Mais il faut aussi faire confiance à l’intelligence des publics, ne pas avoir peur de parler de la complexité des enjeux. »

    Reste, vous dira KNLO, qu’il n’y aurait rien de plus triste que de s’interdire le plaisir que provoque l’art, sous prétexte que la situation planétaire est critique. « C’est une époque tragique qu’on vit. Il faut apprendre à danser. »

  • There’s a massive free catalogue of Indigenous films online — and we have 6 picks to get you started | CBC Arts
    https://www.cbc.ca/arts/there-s-a-massive-free-catalogue-of-indigenous-films-online-and-we-have-6-picks-


    c’est un article d’avril 2018

    Last month, the National Film Board of Canada launched Indigenous cinema, an extensive online library of over 200 films by Indigenous directors — part of a three-year Indigenous Action Plan to “redefine” the NFB’s relationship with Indigenous peoples.

    Indigenous Cinema
    https://www.nfb.ca/indigenous-cinema/?&film_lang=en&sort=year:desc,title&year=1917..2018
    #cinéma #cinéma_d'auteurice #canada #peuples_autochtones

    • Le peuple de la rivière Kattawapiskak
      Alanis Obomsawin, 2012, 50 min
      https://www.onf.ca/film/peuple_de_la_riviere_kattawapiskak

      Les membres de la Première Nation d’Attawapiskat, une communauté crie du nord de l’Ontario, ont été poussés sous les feux des projecteurs en 2012 lorsque le dénuement de la vie dans leur réserve est devenu un sujet de débat national. Dans ce documentaire, la réalisatrice abénaquise Alanis Obomsawin capte discrètement les histoires de cette communauté, mettant en lumière un passé de dépossession et d’indifférence de la part des pouvoirs officiels. « L’objectif principal d’Alanis Obomsawin est de nous faire voir les gens d’Attawapiskat différemment, a écrit Robert Everett-Green dans The Globe & Mail. En fin de compte, l’accent n’est pas tant sur les images que sur l’écoute – la première étape pour changer la conversation ou la rendre possible. » Gagnant du prix Donald-Brittain 2013 du meilleur documentaire social/politique, il fait partie d’un cycle de films que la cinéaste a réalisés sur le bien-être et les droits des enfants.

      Et à propos d’ #Attawapiskat aussi (@supergeante) :
      https://seenthis.net/messages/478770

      #documentaire #Alanis_Obomsawin

  • France : « la prison chevillée au corps »
    https://www.prison-insider.com/articles/france-la-prison-chevillee-au-corps


    @etraces @chezsoi
    Les mesures alternatives à la prison concernent bien plus de personnes que celles qui sont incarcérées. Ces mesures prennent le pas, en France comme dans de nombreux pays occidentaux, sur la détention. Un peu plus de 70 000 personnes sont détenues au début de l’année 2019. Dans le même temps, elles sont 170 000 à être suivies en milieu ouvert.

    Le placement sous #surveillance_électronique repose sur un principe d’assignation et permet de purger sa peine à domicile. La prison chez soi, une étape vers la liberté ou une nouvelle forme de surveillance ? Franck Ollivon est enseignant-chercheur. Il est spécialiste en #géographie_carcérale et l’auteur de la thèse La prison chevillée au corps. Pour une approche géographique du placement sous surveillance électronique. #Prison_insider lui a posé trois questions.
    #contrôle #France

  • #Canada : Des immigrants racialisés peuvent rester sous-payés pendant trois générations Éric Desrosiers - 9 décembre 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/economie/568716/des-immigrants-racialises-encore-sous-payes-a-la-troisieme-generation

    Les enfants et petits-enfants des immigrants noirs ou latino-américains continuent, au Canada, d’avoir des salaires de 25 % à 35 % inférieurs à ceux des immigrants moins reconnaissables sur la rue.

    Les revenus d’emploi des immigrants issus de groupes racialisés sont, en moyenne, inférieurs de 26 % à ceux des autres immigrants au Canada, rapporte une étude du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) qui doit être dévoilé ce lundi. Cet écart varie cependant selon les groupes, les immigrants issus des communautés noire, arabe ou coréenne gagnant aussi peu que 68 % du salaire des immigrants qui ne s’identifient à aucun groupe racialisé, alors que les Chinois font un peu mieux à 81 %.

    Basée sur les données du dernier recensement de la population canadienne, en 2016, l’étude du CCPA compare les travailleurs en fonction des groupes auxquels ils s’identifient eux-mêmes. Le concept de « communautés racialisées » pourrait ressembler à celui de « minorités visibles », mais pas parfaitement, a expliqué l’un des coauteurs de l’étude, Ricardo Tranjan, lors d’un entretien téléphonique au Devoir. « À une certaine époque, les Polonais étaient un groupe racialisé au Canada, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui », dit-il en exemple.

    Les écarts ne se limitent pas aux revenus. Les taux de chômage des immigrants noirs (12,5 %), arabes (13,5 %) ou issus d’Asie occidentale (Iran, Égypte, Turquie, Arabie saoudite…) sont aussi plus élevés que celui des immigrants non racialisés (7,3 %), alors que c’est le contraire pour les Japonais (6,4 %) ou les Philippins (5,2 %). La situation est souvent pire pour les femmes, celles appartenant à des groupes racialisés gagnant en moyenne 59 ¢ pour chaque dollar versé en salaire à un homme non racialisé.

    Troisième génération
    N’est-il pas assez prévisible qu’un immigrant ait un revenu inférieur à son arrivée dans un pays étranger ? Si, mais « l’immigration n’est pas le seul problème », précise l’étude.

    Lorsqu’on regarde le revenu d’emploi moyen de la deuxième, et même de la troisième génération de ces catégories d’immigrants, certains de ces égards n’ont pas bougé, ou si peu. C’est le cas notamment des immigrants latino-américains, qui gagnent en moyenne 71 ¢ pour chaque dollar gagné par un immigrant non racialisé, et dont les petits-enfants devront se contenter d’encore moins, à 64 ¢. Alors qu’en moyenne, les immigrants issus de groupes racialisés passent de 74 ¢, à la première génération, à 93 ¢, à la troisième génération, les immigrants noirs et d’Asie occidentale doivent se contenter de passer d’environ 68 ¢ à 75 ¢, les Philippins de 70 ¢ à 77 ¢ et les ressortissants du Sud-Est asiatique (comme le Vietnam) de 71 ¢ à 80 ¢.

    D’autres s’en tirent mieux, les Arabes passant de 69 ¢ à 1 $, les Chinois de 81 ¢ à 1,03 $, les Japonais de 72 ¢ à 1,24 $ et les Coréens de 68 ¢ à 1,53 $.

    L’étude du CCPA ne se risque pas à expliquer tous ces écarts et trajectoires. « Les données ne nous permettent pas de nous avancer sur ce terrain », explique Ricardo Tranjan. La taille des échantillons n’a pas permis, non plus, de comparer les provinces canadiennes entre elles.

    L’étude conclut néanmoins que, « prises ensemble, les données pointent vers une tendance sans équivoque d’une inégalité économique racialisée au Canada. En l’absence de politiques audacieuses pour combattre le racisme, cette inégalité économique ne se résorbera pas. »

    #pauvreté #immigration #migrants #Canada #inégalités #racisme #hommes #femmes #enfants

    • Je viens de voir ça. C’est une péninsule au sud de Vancouver qui est effectivement au sud du 38e ou 39e parallèle qui constitue la frontière USA-Canada. Elle est détachée du reste du territoire US parce que toute la baie (Boundary Bay) n’est pas au sud de la frontière. Le nord est canadien (aéroport international de Vancouver) mais étant au nord-ouest, elle est isolée à 15 km environ du reste du territoire US. Ce qui est étonnant, c’est que les îles du détroit (Salt Spring Island et les autres, j’ai oublié leur nom) et l’île de Vancouver (l’île où se trouve Victoria, BC) sont au sud du parallèle mais un sort particulier leur a été fait alors que cette micro-péninsule, non...
      J’étais dans cette région il y a sept ans maintenant, à me déplacer exclusivement en ferry entre Vancouver, Victoria et Seattle.
      #bizarrerie

  • La nécessaire décolonisation de la justice canadienne | ICI Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1402002/la-necessaire-decolonisation-de-la-justice-canadienne

    Nous n’avons pas à chercher très loin les exemples d’iniquité judiciaire que nous, les Autochtones, sommes trop souvent appelés à vivre. Nous représentons 4 % de la population du Canada. Pourtant, 46 % de la population carcérale chez les mineurs est autochtone.

    Chez les adultes, 28 % des personnes incarcérées sont autochtones. Quant à nos sœurs, elles comptent pour 38 % des femmes en prison au pays. En plus des conséquences psychologiques reliées à l’incarcération, ces personnes ont à vivre avec les stigmates du casier judiciaire une fois libérées. Nous nous devons donc de prendre acte de la discrimination systémique dont sont victimes de nombreux Autochtones, telle que signalée par de nombreux rapports.

    D’un autre côté, Il n’y a jamais eu autant d’enfants autochtones retirés de leurs familles qu’aujourd’hui. Leur nombre dépasse même celui atteint lors de la pire période des pensionnats indiens.

    Comprenez-moi bien, nous voulons tous que les enfants soient protégés, mais nous devons trouver d’autres façons de le faire.

    Les cercles de justice réparatrice sont de plus en plus nombreux. Au Québec seulement, il y en a 28. Le but premier est la réhabilitation et la réparation des torts causés plutôt que la punition comme dans notre Code criminel. La première communauté à mettre en place de tels cercles au Canada fut celle des Ojibwés d’Hollow Water au Manitoba. Une initiative des services sociaux après avoir constaté que le problème sous-jacent à la délinquance juvénile était les abus sexuels.

    De 1982 à 1988, les membres des services sociaux ayant eux- mêmes subi ce type violence ont été les premiers à utiliser ce cercle de justice, avant de l’offrir à l’ensemble de la communauté. Aujourd’hui, les membres de cette communauté ont la possibilité d’avoir recours directement à ce cercle de justice sans avoir à passer par les autorités coloniales.

    D’autres exemples de décolonisation existent, je pense au Code criminel groenlandais ou encore à la prise en charge de la protection de la jeunesse par la nation atikamekw. Nos nations ont cette volonté de se prendre en main. La question est de savoir si les gouvernements coloniaux sont réellement engagés dans cette voie, soit celle de respecter leurs engagements pris lors de la remise du Wampum à deux voies. C’est-à-dire instaurer des liens où des nations coexistent de façons harmonieuses et respectueuses, mais chacune avec son propre système de gouvernance. Sinon, le discours ne devient plus qu’un lot de belles paroles visant à instrumentaliser la réconciliation.

    Alexis Wawanoloath

    #justice #peuples_autochtones #premières_nations #Québec #Canada

  • Un rapport troublant
    Claude Gauvreau, Actualités UQAM, le 19 novembre 2019
    https://www.actualites.uqam.ca/2019/interpellations-policieres-rapport-troublant

    Entre 2014 et 2017, les personnes noires et autochtones à Montréal étaient quatre à cinq fois plus à risque d’être interpellées par les forces policières que les personnes de race blanche. Quant aux femmes autochtones, leur risque d’être interpellées était 11 fois supérieur à celui des femmes blanches. Ces chiffres proviennent d’une étude réalisée par Victor Armony, professeur au Département de sociologie de l’UQAM, Mariam Hassaoui, de la TÉLUQ, et Massimiliano Mulone, de l’Université de Montréal.

    #Police #racisme #profilage_racial #Montréal #Canada

  • L’hiver québécois : plus jamais comme avant
    Martin Primeau, Québec Science, le 14 novembre 2O19
    https://www.quebecscience.qc.ca/partenariat/hiver-quebecois-plus-jamais-comme-avant

    Le principal coupable porte le nom de bouleau glanduleux.

    #nos_ennemis_les_arbres

    le volume des précipitations et la vitesse de fonte de la neige sont appelés à changer en raison du réchauffement climatique.

    L’aspect des flocons est en pleine métamorphose et pourrait avoir des conséquences sur la distribution de la neige au Québec.

    « Dans 30 ans, nos hivers seront plus courts, mais s’accompagneront de chutes de neige plus abondantes, de l’ordre de 20 à 50 %. Les épisodes de verglas ne seront plus concentrés autour de la vallée du Saint-Laurent : ils s’étendront au nord. Les mutations observées l’hiver auront des répercussions sur la faune et la flore. Des espèces végétales migreront vers le nord. Le déplacement moyen récent est de 14 à 24 km par décennie. D’ici la fin du siècle, il atteindra de 300 à 700 km. Le même phénomène s’opérera chez des espèces animales. Déjà, le renard roux se déplace de plus en plus vers le nord, envahissant le territoire du renard arctique. »

    #Canada #Québec #neige #flocons

    On l’ajoute à la troisième compilation :
    https://seenthis.net/messages/680147

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène

  • Madame M retrouvée morte dans sa cellule
    Ronald Martel, La Tribune, le 6 novembre 2019
    https://www.latribune.ca/actualites/madame-m-retrouvee-morte-dans-sa-cellule-48e5bade26f593798ccc9e63bb1156c6

    Rappelons qu’à l’automne 2009, Madame M a reçu un appel de ses enfants en pleurs qui, cachés dans un hangar désaffecté, l’exhortaient à venir les chercher, car leur père les violentait moralement et physiquement et ils désiraient venir vivre avec elle. La femme avait alors décidé d’emmener ses enfants dans sa fuite jusqu’au Canada, d’où elle est originaire.

    Mais la justice américaine a le bras long. Elle avait accordé le droit de garde des enfants à leur père. C’est la base sur laquelle repose toute l’histoire, car malgré la violence du père qui a été prouvée même par une vidéo, le principe est demeuré intact.

    Plusieurs procédures judiciaires en Cour supérieure, en Cour d’appel, même jusqu’en Cour suprême, ont été menées par cette mère dans sa quête de justice.

    #Migrants #Extradition #Suicide #Torture #Assassinat #Prison #Injustice #Criminalisation_des_migrants #Sexisme #violence_sexiste #solidarité_masculine #USA #Canada

  • (((YousefMunayyer))) sur Twitter : "162 members of the United Nations voted in support of a resolution on Palestinian refugee property rights reaffirming “Palestine refugees are entitled to their property and to the income derived therefrom, in conformity with the principles of equity and justice” 6 voted against" / Twitter
    https://twitter.com/YousefMunayyer/status/1195393700756688896

    #Canada #Palestine

  • The Gambia v #Myanmar at the International Court of Justice: Points of Interest in the Application

    On 11 November 2019, The Gambia filed an application at the International Court of Justice against Myanmar, alleging violation of obligations under the Genocide Convention.

    This legal step has been in the works for some time now, with the announcement by the Gambian Minister of Justice that instructions had been given to counsel in October to file the application. As a result, the application has been much anticipated. I will briefly go over some legally significant aspects of the application.

    On methodology, the application relies heavily on the 2018 and 2019 reports of the Independent International Fact-Finding Mission on Myanmar (FFM) for much of the factual basis of the assertions – placing emphasis on the conclusions of the FFM in regard to the question of genocide. What struck me particularly is the timeline of events as the underlying factual basis of the application, commencing with the ‘clearance operations’ in October 2016 and continuing to date. This is the same timeframe under scrutiny at the International Criminal Court, but different from the FFM (which has now completed its mandate), and the Independent Investigative Mechanism for Myanmar (IIMM). The IIMM was explicitly mandated to inquire into events from 2011 onwards, while the FFM interpreted its mandate to commence from 2011. While these are clearly distinct institutions with vastly different mandates, there may well be points of overlap and a reliance on some of the institutions in the course of the ICJ case. (See my previous Opinio Juris post on potential interlinkages).

    For the legal basis of the application, The Gambia asserts that both states are parties to the Genocide Convention, neither have reservations to Article IX, and that there exists a dispute between it and Myanmar – listing a number of instances in which The Gambia has issued statements about and to Myanmar regarding the treatment of the Rohingya, including a note verbal in October 2019. (paras. 20 – 23) The Gambia asserts that the prohibition of genocide is a jus cogens norm, and results in obligations erga omnes and erga omnes partes, leading to the filing of the application. (para. 15) This is significant as it seeks to cover both bases – that the obligations arise towards the international community as a whole, as well as to parties to the convention.

    On the substance of the allegations of genocide, the application lays the groundwork – the persecution of the Rohingya, including denial of rights, as well as hate propaganda, and then goes on to address the commission of genocidal acts. The application emphasizes the mass scale destruction of villages, the targeting of children, the widespread use of rape and sexual assault, situated in the context of the clearance operations of October 2016, and then from August 2017 onwards. It also details the denial of food and a policy of forced starvation, through displacement, confiscation of crops, as well as inability to access humanitarian aid.

    Violations of the following provisions of the Genocide Convention are alleged: Articles I, III, IV, V and VI. To paraphrase, these include committing genocide, conspiracy to commit, direct and public incitement, attempt to commit, complicity, failing to prevent, failure to punish, and failure to enact legislation). (para. 111)

    As part of the relief asked for, The Gambia has asked that the continuing breach of the Genocide Convention obligations are remedied, that wrongful acts are ceased and that perpetrators are punished by a competent tribunal, which could include an international penal tribunal – clearly leaving the door open to the ICC or an ad hoc tribunal. In addition, as part of the obligation of reparation, The Gambia asks for safe and dignified return of the Rohingya with full citizenship rights, and a guarantee of non-repetition. (para. 112) This is significant in linking this to a form of reparations, and reflects the demands of many survivors.

    The Gambia makes detailed submissions in its request for provisional measures, in keeping with the evolving jurisprudence of the court. It addresses the compelling circumstances that necessitate provisional measures and cites the 2019 FFM report in assessing a grave and ongoing risk to the approximately 600,000 Rohingya that are in Myanmar. Importantly, it also cites the destruction of evidence as part of the argument (para. 118), indicating the necessity of the work of the IIMM in this regard.

    In addressing ‘plausible rights’ for the purpose of provisional measures, the application draws upon the case ofBelgium v Senegal, applying mutatis mutandis the comparison to the Convention against Torture. In that case, the court held that obligations in relation to the convention for the prohibition of torture would apply erga omnes partes – thereby leading to the necessary argument that in fact the rights of The Gambia also need to be protected by the provisional measures order. (para. 127) (For more on this distinction between erga omnesand erga omnes partes, see this post) The Gambia requests the courts protection in light of the urgency of the matter.

    As a last point, The Gambia has appointed Navanethem Pillay as an ad hoc judge. (para. 135) With her formidable prior experience as President of the ICTR, a judge at the ICC, and head of the OHCHR, this experience will be a welcome addition to the bench. (And no, as I’ve been asked many times, unfortunately we are not related!)

    The filing of the application by The Gambia is a significant step in the quest for accountability – this is the route of state accountability, while for individual responsibility, proceedings continue at the ICC, as well as with emerging universal jurisdiction cases. Success at the ICJ is far from guaranteed, but this is an important first step in the process.

    http://opiniojuris.org/2019/11/13/the-gambia-v-myanmar-at-the-international-court-of-justice-points-of-in
    #Birmanie #justice #Rohingya #Gambie #Cour_internationale_de_justice

    • Rohingyas : feu vert de la #CPI à une enquête sur des crimes présumés

      La #Cour_pénale_internationale (CPI) a donné jeudi son feu vert à une enquête sur les crimes présumés commis contre la minorité musulmane rohingya en Birmanie, pays confronté à une pression juridique croissante à travers le monde.

      Les juges de la Cour, chargée de juger les pires atrocités commises dans le monde, ont donné leur aval à la procureure de la CPI, #Fatou_Bensouda, pour mener une enquête approfondie sur les actes de #violence et la #déportation alléguée de cette minorité musulmane, qui pourrait constituer un #crime_contre_l'humanité.

      En août 2017, plus de 740.000 musulmans rohingyas ont fui la Birmanie, majoritairement bouddhiste, après une offensive de l’armée en représailles d’attaques de postes-frontières par des rebelles rohingyas. Persécutés par les forces armées birmanes et des milices bouddhistes, ils se sont réfugiés dans d’immenses campements de fortune au Bangladesh.

      Mme Bensouda a salué la décision de la Cour, estimant qu’elle « envoie un signal positif aux victimes des atrocités en Birmanie et ailleurs ».

      « Mon enquête visera à découvrir la vérité », a-telle ajouté dans un communiqué, en promettant une « enquête indépendante et impartiale ».

      La Cour pénale internationale (CPI) a donné jeudi son feu vert à une enquête sur les crimes présumés commis contre la minorité musulmane rohingya en Birmanie, pays confronté à une pression juridique croissante à travers le monde.

      De leur côté, les juges de la CPI, également basée à La Haye, ont évoqué des allégations « d’actes de violence systématiques », d’expulsion en tant que crime contre l’humanité et de persécution fondée sur l’appartenance ethnique ou la religion contre les Rohingya.

      Bien que la Birmanie ne soit pas un État membre du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour, celle-ci s’était déclarée compétente pour enquêter sur la déportation présumée de cette minorité vers le Bangladesh, qui est lui un État partie.

      La Birmanie, qui a toujours réfuté les accusations de nettoyage ethnique ou de génocide, avait « résolument » rejeté la décision de la CPI, dénonçant un « fondement juridique douteux ».

      En septembre 2018, un examen préliminaire avait déjà été ouvert par la procureure, qui avait ensuite demandé l’ouverture d’une véritable enquête, pour laquelle les juges ont donné jeudi leur feu vert.

      Les investigations pourraient à terme donner lieu à des mandats d ?arrêt contre des généraux de l’armée birmane.

      Des enquêteurs de l’ONU avaient demandé en août 2018 que la justice internationale poursuive le chef de l’armée birmane et cinq autres hauts gradés pour « génocide », « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ». Des accusations rejetées par les autorités birmanes.

      https://www.courrierinternational.com/depeche/rohingyas-feu-vert-de-la-cpi-une-enquete-sur-des-crimes-presu

    • Joint statement of Canada and the Kingdom of the Netherlands

      Canada and the Kingdom of the Netherlands welcome The Gambia’s application against Myanmar before the International Court of Justice (ICJ) on the alleged violation of the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide (Genocide Convention). In order to uphold international accountability and prevent impunity, Canada and the Netherlands hereby express their intention to jointly explore all options to support and assist The Gambia in these efforts.

      The Genocide Convention embodies a solemn pledge by its signatories to prevent the crime of genocide and hold those responsible to account. As such, Canada and the Netherlands consider it their obligation to support The Gambia before the ICJ, as it concerns all of humanity.

      In 2017, the world witnessed an exodus of over 700,000 Rohingya from Rakhine State. They sought refuge from targeted violence, mass murder and sexual and gender based violence carried out by the Myanmar security forces, the very people who should have protected them.

      For decades, the Rohingya have suffered systemic discrimination and exclusion, marred by waves of abhorrent violence. These facts have been corroborated by several investigations, including those conducted by the UN Independent Fact Finding Mission for Myanmar and human rights organizations. They include crimes that constitute acts described in Article II of the Genocide Convention.

      In light of this evidence Canada and the Kingdom of the Netherlands therefore strongly believe this is a matter that is rightfully brought to the ICJ to provide international legal judgment on whether acts of genocide have been committed. We call upon all States Parties to the Genocide Convention to support The Gambia in its efforts to address these violations.

      https://www.government.nl/documents/diplomatic-statements/2019/12/09/joint-statement-of-canada-and-the-kingdom-of-the-netherlands
      #Canada #Pays-Bas

  • Indonesia re-exporting illegal waste to other countries, report finds
    https://news.mongabay.com/2019/11/indonesia-waste-plastic-export-import-illegal

    A report by environmental groups says the Indonesian government is shipping containers of imported plastic waste from the U.S. to other countries instead of sending them back to the source as it claimed it would.
    The report said 38 containers ended up arriving in India, while the others were sent to countries including Thailand, Vietnam, Mexico, the Netherlands, and Canada.
    The Indonesian government has rebuffed the allegation, saying the re-export documents list the U.S. and Germany as the final destinations.
    The groups behind the report have called on Indonesia to work together with the source countries and to prosecute those involved in the trafficking of waste.

    #plastique #déchets #trafic

  • ’I can’t believe I’m free’: the Canadian citizens ending the torment for Australia’s offshore refugees

    A unique private #sponsorship program has relocated dozens of people from Papua New Guinea to Canada, giving them a chance ‘to be human again’

    https://www.theguardian.com/australia-news/2019/nov/04/i-cant-believe-im-free-the-canadian-citizens-ending-the-torment-for-aus
    #relocalisation #accueil_privé #asile #migrations #réfugiés #Manus_island #Canada #Papouasie-Nouvelle-Guinée #relocalisation

    • ’Someone has to do it’: Australians sponsor refugees into Canada

      Toronto: Hundreds of asylum seekers rejected by Australia and stranded in Nauru and Papua New Guinea could be resettled in Canada under a unique program that allows individuals to privately sponsor refugees.

      Australian expats in Canada, alarmed at the deteriorating mental health of many asylum seekers in offshore detention, have formed a network to raise funds and lodge applications to bring refugees to their adopted homeland.

      They are focused almost exclusively on the 330 estimated asylum seekers who are ineligible for the US resettlement program and have no prospect of being accepted by another third country.

      Amirhossein Sahragard, a 27-year-old Iranian refugee who tried to reach Australia by boat, arrived at Toronto airport on Thursday night (Friday AEDT) after almost seven years on Manus Island.

      He is believed to be just the second refugee from Australia’s offshore detention system to be resettled in Canada under its private sponsorship scheme.

      “Before this, I had no future,” he told The Sydney Morning Herald and The Age after his arrival.

      “When I found out I was coming to Canada my body went into shock. I couldn’t believe it.”

      Another Iranian refugee who was detained on Manus Island will arrive in Toronto next week.

      Canada’s private sponsorship scheme, which has operated since the late 1970s, allows groups of five people to apply to bring refugees of their choosing to Canada.

      Sponsors must raise about $18,000 for each refugee and help them find housing, employment and counselling services.

      “There is no other way for these people to get out,” said Juliet Donald, an Australian clinical psychologist who lives in Toronto.

      She has applied to privately sponsor a gay refugee who fled Iran after being blackmailed by associates of an ex-lover. She is also fundraising to sponsor a refugee family of four on Nauru.

      “In a strange way it turns out I can do more from Canada than I could in Australia,” she said.

      “I feel this huge relief that there is something I can do to help.”

      Donald, originally from Sydney, is a member of the Canadian branch of Ads-Up (Australian Diaspora Steps Up), a group of Australian expats and Canadian locals helping to resettle refugees.

      Ben Winsor, who co-founded Ads-Up in the US last year, said the group decided to expand to Canada after the surprise May election result.

      “We were really rattled by a spate of suicide attempts and we felt we had to take a harder look at what we could do for people who were getting turned away by the Trump administration,” Winsor said.

      "Taxpayers are wasting billions of dollars, Australia’s name is being dragged through the mud, and people’s lives are being stolen from them year after year.

      “We need to end it, and this is a way that we can do that.”

      The group has 17 applications underway to privately resettle refugees, and expects that number to rapidly expand.

      It is estimated that around 600 asylum seekers remain on Nauru and PNG, and another 135 have been transferred to Australia for medical treatment.

      “The only limit really is the amount of money and volunteers,” Ads-Up member Laura Beth Bugg, a university professor who moved from Sydney to Toronto, said.

      “In theory we could resettle everybody.”

      Bugg co-sponsored Amirhossein Sahragard’s refugee application and greeted him at the airport on Thursday with a winter coat.

      She said Canadians were generally shocked to learn about Manus Island and Nauru.

      “It is not the image they had of Australia,” she said.

      A parallel project in western Canada, run by two local non-profit organisations, is aiming to resettle up to 200 refugees from Nauru and PNG.

      Laurie Cooper, from the Canada Caring Society, said the project had raised approximately $330,000 and was about to submit its first batch of 17 applications. It can take between 18 and 24 months for applications to be processed.

      The US has accepted around 630 refugees from Nauru and PNG, but has also rejected hundreds of applicants under its “extreme vetting” process. Iranian and Syrian refugees have especially low acceptance rates.

      Refugees must pass security, criminal and medical checks before being accepted into Canada, but the process is less onerous than in the US.

      Donald said that privately sponsoring a refugee carries immense responsibilities, but that someone had to do it.

      “I’d rather be a little scared and do it, than to walk away,” she said. “This is something I can do that makes me proud to be Australian.”

      https://www.smh.com.au/world/north-america/someone-has-to-do-it-australians-sponsor-refugees-into-canada-20191102-p536r

  • La leçon des élections fédérales canadiennes n’est pas tellement la reconduction de Justin Trudeau au poste de Premier ministre, mais plutôt la montée du parti du Bloc Québécois au Québec, grâce à la mise en avant d’un programme raciste sous couvert de nationalisme et de laïcité, qui avait déjà réussi à la CAQ lors des élections provinciales. Ici aussi l’islamophobie permet de gagner des voix, et de renforcer les milices fascistes. C’est bien triste...

    Des groupes montréalais dénoncent le « racisme » du Bloc québécois et de la CAQ
    Lela Savic, Métro (Montréal), le 23 octobre 2019
    https://journalmetro.com/actualites/montreal/2390610/des-groupes-montrealais-denoncent-le-racisme-du-bloc-quebecois-et-de-l

    #Canada #Québec #Elections_2019 #Bloc_Québécois #CAQ #racisme #islamophobie

  • #Canada : L’ONU souligne les conditions de logement « abominables » des Autochtones Salmaan Farooqui - La Presse canadienne 21 Octobre 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/565254/l-onu-souligne-les-conditions-de-logement-abominables-des-autochtones

    Un rapport des Nations unies souligne le rôle que des conditions de logement « abominables » jouent dans la pauvreté et l’exploitation auxquelles font face les peuples autochtones au Canada et dans le monde.

    Le rapport, présenté à l’Assemblée générale des Nations unies vendredi, examine le manque d’accès à un logement convenable à la fois dans les villes et dans les réserves et son impact sur les droits des peuples autochtones dans des pays tels que le Canada, l’Australie et la Tanzanie.

    « La rapporteuse spéciale conclut que les conditions de logement des peuples autochtones dans le monde sont dans leur très grande majorité abominables et trop souvent constituent une violation du droit à un logement convenable », indique le rapport.


    « [Les peuples autochtones] sont plus susceptibles d’être mal logés et d’avoir des problèmes de santé qui découlent de cette situation, le pourcentage des sans-abri parmi eux est disproportionnellement élevé et ils sont extrêmement vulnérables aux expulsions forcées, à l’accaparement de terres et aux effets des changements climatiques. »

    Leilani Farha, rapporteuse spéciale des Nations unies sur le logement convenable, a souligné que la pénurie de logements est suffisamment grave dans le nord du Canada pour que certaines personnes des communautés autochtones soient obligées de dormir en alternance.

    « Quinze personnes vivent dans une maison de la taille d’une caravane, alors bien sûr, elles doivent dormir à tour de rôle quand il n’y a pas beaucoup de place », a-t-elle expliqué.

    Les #femmes cibles de la violence
    Le rapport met également en évidence les systèmes d’approvisionnement en eau médiocres dans de nombreuses réserves canadiennes.

    « Alors qu’il y a au Canada plus d’eau douce que dans les autres pays du monde, 75 % des réserves ont de l’eau contaminée, et des communautés comme celle d’Attawapiskat déclarent l’état d’urgence », est-il écrit.

    Le rapport indique également que les peuples autochtones vivant au Canada et dans le monde qui résident dans des zones urbaines font face à du racisme de la part de certains propriétaires, ce qui constitue un autre obstacle à l’accès au logement.

    Le rapport a noté le manque de logement comme étant un facteur qui exacerbe le problème persistant des femmes autochtones disparues et assassinées au Canada.

    « En l’absence d’un logement sûr et décent, les femmes autochtones deviennent souvent la cible de nouvelles violences en raison de leur sexe et de leur identité autochtone », peut-on lire.

    Mme Farha a déclaré que l’un des principaux objectifs du rapport était de lier la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DDPA) à la législation des Nations unies sur le droit à un logement convenable.

    « Le droit au logement en vertu du droit international relatif aux droits de la personne est juridiquement contraignant pour les gouvernements du Canada », a souligné Mme Farha. « C’est vraiment important parce que la DDPA de l’ONU n’est pas un instrument juridique au sens du traité sur le droit au logement. »

    Elle a ajouté qu’elle espérait que ce lien créerait une pression supplémentaire sur le gouvernement canadien pour qu’il agisse dans les dossiers qui touchent principalement les peuples autochtones.

    Mme Farha a déclaré que les peuples autochtones — et en particulier les femmes autochtones — devraient être impliqués dans le développement de stratégies pour lutter contre la pénurie de logements.

    « Je pense que les gouvernements du monde entier doivent complètement modifier leurs relations avec les peuples autochtones et reconnaître réellement leur autodétermination et admettre qu’il existe des problèmes récurrents auxquels il faut remédier », a-t-elle affirmé.

    #eau #logement #peuples_autochtones #terres #nations_premières #peuples_premiers #forêt #autochtones #colonialisme #premières_nations

  • Au #Canada, Justin #Trudeau affaibli par ses contradictions
    https://lemediapresse.fr/international/au-canada-justin-trudeau-affaibli-par-ses-contradictions

    Il est beau, sympathique, décontracté, incarne le triomphe de la #Politique-spectacle. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a charmé la terre entière après son élection, en octobre 2015. Derrière le masque de gendre idéal se cache pourtant un néo-libéral convaincu, maladroit sur les dossiers diplomatiques, écologiste de façade.

    #International #Ecologie #libéralisme #Québec

  • Le droit de ne pas voter
    Alexandre Vigneault, La Presse, le 9 octobre 2019
    http://plus.lapresse.ca/screens/c91ccb7e-9bab-4973-b1a4-f580d2378e4c__7C___0.html

    S’abstenir de voter passe parfois pour un crime contre la société. #Francis_Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l’UQAM, s’est carrément fait retirer des listes électorales. Son essai Nous n’irons plus aux urnes pose un regard éclairant sur ces gens – très nombreux – qui ne votent pas.

    A l’occasion de la sortie de son livre : Nous n’irons plus aux urnes
    Francis Dupuis-Déri, LUX Éditeur, le 3 octobre 2019
    https://www.luxediteur.com/catalogue/nous-nirons-plus-aux-urnes

    #Canada

    #élections #abstention à rajouter à la compilation ici :
    https://seenthis.net/messages/607993