• La #France sous les flammes : la faillite criminelle du #néolibéralisme

    La France brûle, et nos dirigeants ne font qu’aggraver une situation qu’ils connaissent pourtant parfaitement. Sont-ils totalement irrationnels ? Non, répond cet éditorial, ils appliquent juste le #dogme_néolibéral qui nous entraîne dans l’abîme.

    Nos dirigeants sont-ils devenus totalement irrationnels ? Sinon, comment expliquer qu’ils s’acharnent à faire l’inverse de tout ce que les scientifiques recommandent ? Pourquoi, alors que les rapports sur les catastrophes climatiques à venir s’empilent sur leurs bureaux depuis des décennies, font-ils tout pour ne pas nous protéger de ces cataclysmes ?

    Si on leur fait crédit d’une certaine capacité de raisonnement, une autre hypothèse serait celle de l’#aveuglement_dogmatique. Ce que viennent souligner les #canicules et #incendies catastrophiques de l’été 2026, c’est l’#échec patent du néolibéralisme que nos élites pratiquent assidûment.

    Commençons par le constat. Les meilleurs climatologues du monde préviennent, via le Giec notamment, de la forte hausse des risques d’incendies, partout en Europe, liée au #changement_climatique. On sait que l’augmentation des canicules et sécheresses accroît fortement les risques de feux.

    Une politique d’#anti-adaptation

    Pourtant, on ne cesse de planter et replanter des #monocultures de #résineux, plus rentables que de vraies #forêts mais que l’on sait être ultra-inflammables.

    Pourtant, l’#Office_national_des_forêts, chargé d’entretenir et protéger nos forêts, notamment contre les incendies, a perdu 40 % de ses effectifs entre 2000 et 2022, et le gouvernement ne cesse de menacer de nouvelles coupes dans les effectifs.

    Pourtant, en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal supprimait le #budget qui aurait permis d’acheter deux #Canadair supplémentaires.

    Pourtant, sur les 16 nouveaux Canadair promis par Emmanuel Macron après les incendies dévastateurs de 2022, seuls 4 ont été commandés, et seront livrés avec beaucoup de retard.

    Les Services départementaux d’incendie et de secours sont au bord de la rupture et les départements alertent en vain depuis des années sur le manque de #moyens.

    Le bilan est tout aussi accablant concernant les canicules. La France a déjà subi quatre vagues de chaleur extrême en 2026 ; les scientifiques alertent depuis des années sur la multiplication de ces évènements, mais nous ne nous y sommes pas préparés.

    En juin, le Haut Conseil pour le climat taclait sévèrement le retard de la France, par exemple dans l’isolation des bâtiments, et des budgets pour les politiques écologiques qui sont coupés drastiquement alors même qu’il faudrait les augmenter rapidement.

    Encore plus surréaliste : le gouvernement agit pour aggraver notre vulnérabilité. En pleine canicule du mois de juin, nos dirigeants ont décidé de remettre sur le marché locatif les pires #passoires_thermiques, où étouffent les locataires les plus précaires. En pleine sécheresse extrême, la loi d’urgence agricole, surnommée « nouvelle #loi_Duplomb », prévoit d’augmenter l’#accaparement_de_l’eau par l’#agro-industrie.

    La fuite en avant du #néolibéralisme_zombie

    Pourquoi cet acharnement à foncer dans le mur ? « Parce que nos dirigeants sont prisonniers d’un modèle », répond l’économiste Cédric Durand, coauteur de Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique (ed. Zones, 2024).

    « La France est coincée dans ce que l’on appelle le néolibéralisme zombie. La croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que c’est ça qui va produire de la #croissance et du PIB. On fait toujours ce pari alors que la période où cela pouvait fonctionner est révolue — si ça a fonctionné un jour », dit-il.

    Le terrible bilan politique énuméré ci-dessus répond à deux logiques propres au néolibéralisme : un affaiblissement massif des #services_publics et une foi inébranlable placée dans les vertus du #marché, qu’il convient de déréguler autant que possible. Via ces politiques, la finalité de l’État est de permettre au capital d’accumuler toujours plus de richesse.

    Au nom de l’#austérité_budgétaire, et du refus catégorique de taxer davantage le capital ou les plus hauts revenus, le gouvernement coupe les budgets publics partout où cela n’est pas jugé favorable au marché. Or, le changement climatique ne répond précisément pas aux logiques de marché.

    « En Gironde, je suis sûr que les entreprises auraient aimé que l’État dépense plus pour l’achat de Canadair. C’est le paradoxe du capitalisme qui veut payer toujours moins de taxes mais réclame ensuite que l’État le protège », dit Cédric Durand.

    Nous touchons là à ce que l’économiste marxiste James O’Connor appelait « la seconde contradiction du capitalisme ». Celui-ci, pour se développer, doit exploiter toujours plus les ressources naturelles et les écosystèmes, mais il détruit, ce faisant, ses propres conditions d’existence. Il en vient donc, autre contradiction, à appeler l’État à l’aide, ce dernier s’étant pourtant volontairement affaibli et ayant détruit ses services publics, au nom du soutien au capital.

    Derrière la stratégie néolibérale, c’est le moteur fondamental du capitalisme qui est en jeu : il lui faut accumuler toujours plus de capital dans une course infernale et complètement irrationnelle.

    « Cette tendance à élargir sans cesse les domaines d’#accumulation_du_capital, et les sources de profit, par exemple à de nouvelles dimensions de la nature comme les gènes et les microorganismes, est vitale pour le capitalisme. Il meurt s’il arrête », souligne l’économiste Hélène Tordjman, autrice notamment de La croissance verte contre la nature (éd. La Découverte, 2021).

    « Je m’interroge sur la vision de nos élites qui persévèrent dans cette voie. C’est une #rationalité de très #court_terme, qui vise à accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après moi, le déluge », dit-elle.

    Pour la chercheuse, l’hypothèse d’un aveuglement dogmatique de nos dirigeants n’est pas suffisant. L’accumulation des catastrophes ces dernières années est telle qu’elle aurait dû faire éclater n’importe quelles œillères idéologiques. Si l’on continue de foncer dans le mur, ce serait donc en toute connaissance de cause.

    « On est dans une logique d’intérêt de classe bien comprise, d’une classe dominante qui s’est autonomisée, et qui assume que seuls les plus puissants et les plus forts pourront survivre et vivre dignement », dit Hélène Tordjman.

    Le milliardaire étasunien Warren Buffet le disait déjà en 2006, dans une célèbre formule : «  Il y a une #guerre_des_classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner . »

    De guerre des classes à guerre contre l’ensemble du vivant

    Rien de nouveau sous le soleil ? Sauf que la séculaire guerre des classes est devenue, dans l’Anthropocène, une guerre contre l’ensemble du vivant, qui ne menace plus seulement l’essentiel de la population d’#exploitation mais de #destruction. En toute connaissance de cause.

    « Si nous persistons dans cette voie, l’avenir de notre espèce est sombre », alertaient déjà plus de 1 000 scientifiques français dans une tribune en 2020, qui dénonçait « l’inconséquence et l’#hypocrisie de politiques […] promouvant un #consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur ».

    Six ans plus tard, le pays est à sec tandis que l’on prévoit de multiplier les #mégabassines pour l’agro-industrie, les forêts brûlent tandis que les #pompiers épuisés sont en manque d’effectifs et les budgets des politiques environnementales fondent comme neige au soleil.

    « Nous avons besoin de transformations structurelles, capables de penser au temps long que les mécanismes de marché sont incapables de prendre en compte », dit Cédric Durand. Pour y parvenir, l’économiste propose de nombreux outils de planification dans son ouvrage, à l’instar de nombreux penseurs des mondes postcapitalistes.

    Reste à trouver le moyen d’opérer la bascule. Un prérequis semble être de savoir nommer les responsables. Lorsque nos dirigeants néolibéraux apportent sous un cynisme à peine voilé leur solidarité aux victimes des incendies, ils méritent plus que jamais leur étiquette de #pompiers_pyromanes.

    https://reporterre.net/La-France-sous-les-flammes-la-faillite-criminelle-du-neoliberalisme
    #incendie #incendies #feu #feux #rationalité #irrationalité

  • C-16 à l’étude au Sénat : ultime plaidoyer pour faire de la criminalisation du contrôle coercitif un véritable levier de changement

    Ottawa, 11 juin 2026 – Alors que le Sénat entame l’étude du projet de loi C-16, le Regroupement a partagé ce matin son enthousiasme mais aussi ses préoccupations, lors de son témoignage devant le Comité sénatorial permanent des Affaires juridiques et constitutionnelles. En plus d’avoir formé plus de 14 000 acteurs judiciaires sur la question du contrôle coercitif, dont près de 6000 policiers et policières, le Regroupement milite depuis plusieurs années pour la criminalisation du contrôle coercitif au Canada.

    Notre réseau de 47 maisons d’aide et d’hébergement salue la création d’une infraction de contrôle coercitif prévue par le projet de loi C-16. Toutefois, les expériences britanniques et australiennes nous apprennent que le soin apporté à l’implantation de la loi est tout aussi important que la loi elle-même. Or le projet de loi C-16, en se concentrant uniquement sur le Code criminel, ne permet pas de prévoir des mesures pourtant essentielles pour accompagner le déploiement de la réforme.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/18/criminalisation-du-controle-coercitif-une-avancee-majeure-pour-les-victimes-a-condition-dune-mise-en-oeuvre-rigoureuse/#comment-74737

    #feminisme #canada

  • Le temps est venu pour la contraception gratuite et universelle

    ’implantation d’un régime de contraception gratuit et universel ne coûterait presque rien à l’État… et lui permettrait même d’économiser.

    Lire l’article d’Anne-Sophie Gravel sur le site Pivot
    https://pivot.quebec/2026/06/12/le-temps-est-venu-pour-la-contraception-gratuite-et-universelle

    #feminisme #canada

  • Le conseil canadien des femmes musulmanes (CCFM)

    Canadian Council of Muslim Women (CCMW)

    Le 15 mai 2026, la Cour suprême du Canada a rendu son arrêt historique dans l’affaire Ahluwalia c. Ahluwalia, reconnaissant officiellement un nouveau délit civil lié à la violence entre partenaires intimes dans le droit canadien. Dans un arrêt historique rendu à 6 voix contre 3, la Cour a reconnu que la violence entre partenaires intimes va au-delà des incidents isolés de violence physique et inclut le contrôle coercitif, la violence psychologique, les restrictions financières, l’intimidation, la surveillance et les comportements dominateurs qui portent atteinte à l’autonomie et à la dignité de la survivante.

    Pour les femmes musulmanes, cette décision revêt une importance capitale.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/05/27/le-conseil-canadien-des-femmes-musulmanes-ccfm

    #feminisme #canada

  • La plupart des entreprises publicitaires canadiennes refusent les annonces sur le droit à l’avortement

    NATIONAL — Un sondage informel mené par la Coalition pour le droit à l’avortement Canada (CDAC) révèle que la majorité des entreprises de publicité au Canada refusent de diffuser une annonce affirmant que « l’avortement est un soin de santé ».

    45 % ont refusé et 30 % n’ont pas répondu

    Sur 33 entreprises sondées, 15 ont refusé l’annonce et 10 n’ont pas répondu aux demandes. Seulement 8 entreprises ont accepté de la diffuser.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/03/droit-a-lavortement-une-delegation-damnesty-international-rencontre-des-defenseur·e·s-de-lavortement-dans-un-contexte-de-recul-des-droits-fondamentaux/#comment-74180

    #canada #avortement

  • adwr - Mastodon
    https://framapiaf.org/@adwr/116521544836142257

    #Privacy #Canada
    Fuite massive et grave en Alberta (Canada), les données de plus de 3 millions d’électeurs (apparemment la liste électorale complète) auraient été confiées par le Parti Républicain à une organisation séparatiste (indépendance de l’Alberta), qui les a mis en ligne. Cela aura des impacts pour des décennies, par exemple pour l’influence politique ou de l’ingérence étrangère

    Alberta voter list leak is a potential public safety disaster: Enforcement experts
    https://globalnews.ca/news/11828244/alberta-voter-list-leak-public-safety-disaster

    Security experts say a leak of Alberta’s provincial list of voters – nearly three million names, addresses and phone numbers – has created a potential public safety and political interference crisis that could have ramifications for decades.

    Personal information could be used by criminals for everything from fraud and extortion to kidnapping and witness tampering. Authoritarian regimes, like Russia or China, could use the information to interfere in Alberta’s politics by directly contacting voters.

    Both Elections Alberta and the RCMP have launched separate investigations to determine how the private information of millions of citizens from Alberta’s official List of Electors ended up posted online by a separatist group called the Centurion Project. It allegedly accessed the database provided to the Republican Party of Alberta.

  • Criminalisation du contrôle coercitif : une avancée majeure pour les victimes, à condition d’une mise en œuvre rigoureuse

    Ottawa, 13 avril 2026 – Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale présente aujourd’hui son mémoire devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne dans le cadre de l’étude du projet de loi C-16, lequel offre une nouvelle façon d’analyser et de sanctionner les infractions entre partenaires intimes.

    La reconnaissance législative du contrôle coercitif comme infraction criminelle marque un tournant décisif dans la lutte contre la violence conjugale et la protection des victimes. Cependant, la création de cette infraction ne suffira pas à elle seule à garantir un meilleur accès à la justice ni une sécurité accrue pour les femmes victimes.

    Après être allé à la rencontre des acteurs impliqués dans plusieurs de ces réformes en Écosse, en Angleterre et en Australie (Nouvelle-Galles du Sud et Queensland), le Regroupement peut témoigner de l’importance d’accompagner l’infraction de mesures structurantes permettant d’assurer la meilleure application possible. Autrement, on risque de passer à côté de ce moment historique qui reconnaît enfin le caractère particulier de la violence conjugale.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/18/criminalisation-du-controle-coercitif-une-avan

    #feminisme #canada

  • Diaspora : Le cri de détresse des Sénégalais du Canada, mena... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/diaspora-le-cri-de-detresse-des-senegalais-du-canada-menaces-dexpulsion-a-c

    Diaspora : Le cri de détresse des Sénégalais du Canada, menacés d’expulsion à cause de leurs passeports !
    Auteur : Seneweb-News
    La communauté sénégalaise établie au Canada tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué de presse rendu public par Dieylani au nom de plusieurs compatriotes, les usagers dénoncent une situation devenue critique concernant la délivrance des passeports. Depuis plusieurs mois, ils font face à des « délais anormalement longs, souvent sans aucune communication claire ni suivi de leur dossier ». Cette paralysie administrative n’est pas sans conséquence. Les retards impactent directement le statut migratoire des étudiants et des travailleurs. Le communiqué souligne des « conséquences humaines préoccupantes », notamment le blocage des démarches d’immigration, l’impossibilité de renouveler des documents essentiels et un « risque réel de perte de statut légal au Canada ».
    Le document relaie également des témoignages poignants de membres de la diaspora. « À cause du retard, j’ai failli perdre mon statut », confie M.D., tandis qu’un autre usager, A.L., déplore que « les services sont injoignables ». Face à ce qu’ils qualifient d’absence « quasi totale de communication », les Sénégalais du Canada se disent pourtant prêts à se mobiliser. Plusieurs membres affirment être « prêts à contribuer concrètement, y compris financièrement, afin d’améliorer les capacités de production des passeports sur place ». Les revendications sont claires : une réduction immédiate des délais, une amélioration de la communication et le renforcement des ressources consulaires. Une pétition a d’ailleurs été lancée pour interpeller directement les autorités sénégalaises face à cette « détresse consulaire » qui met en péril la stabilité de nombreux compatriotes

    #Covid-19#migrant#migration#canada#senegal#diaspora#passeport#droit#sante#migrationreguliere

  • Nous sommes avec le peuple cubain – lettre ouverte étudiante

    Nous publions une lettre ouverte appuyée par 356 étudiantes et étudiants du Québec adressée au Gouvernement du Canada pour lui demander d’agir immédiatement en soutien avec Cuba. L’initiative est issue d’un groupe étudiant du collège Dawson qui, de retour d’un séjour à Cuba, s’est engagé à agir en solidarité avec la population cubaine. La lettre circule actuellement dans différents établissements collégiaux et universitaires. On peut ajouter sa signature en suivant le lien ici.
    La rédaction.

    Nous, actuel•les et récent•es étudiant•es du cégep, exhortons le Gouvernement du Canada à agir immédiatement et concrètement en soutien à la population cubaine en réponse à l’escalade du blocus économique des États-Unis et la crise du carburant en résultant.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/24/les-menaces-croissantes-de-trump-contre-cuba-entretien-avec-samuel-farber/#comment-73111

    #cuba #canada

  • Où sont Maisy et Shannon ?

    https://www.visionscarto.net/ou-sont-maisy-et-shannon

    Évocation du livre puissant et tragique « Sœurs volées » par l’autrice Emmanuelle Walter, avec nos remerciements à la maison d’édition LUX de nous avoir autorisé à publier ces quelques extraits sur visionscarto.

    « En septembre 2008 à Maniwaki (Québec), Shannon Alexander et Maisy Odjick, deux adolescentes anishnabées de 16 et 17 ans disparaissent sans laisser de traces. Elles n’ont à ce jour jamais été retrouvées. En 2011, Emmanuelle Walter découvre, via un communiqué des Nations unies, la surreprésentation des femmes autochtones du Canada parmi les victimes de meurtres, phénomène dont il n’est à l’époque jamais question au Québec et peu au Canada anglais. Plus tard, elle décide de s’appuyer sur la disparition de Shannon et Maisy pour illustrer cette tragédie nationale et méconnue. »

    #féminicide #canada #premières_nations

  • Où sont Maisy et Shannon ?
    https://www.visionscarto.net/ou-sont-maisy-et-shannon

    En septembre 2008 à Maniwaki (Québec), Shannon Alexander et Maisy Odjick, deux adolescentes anishnabées de 16 et 17 ans disparaissent sans laisser de traces. Elles n’ont à ce jour jamais été retrouvées. En 2011, Emmanuelle Walter découvre, via un communiqué des Nations unies, la surreprésentation des femmes autochtones du Canada parmi les victimes de meurtres, phénomène dont il n’est à l’époque jamais question au Québec et peu au Canada anglais. Plus tard, elle décide de s’appuyer sur la (…) Billets

    #Billets_

  • Le Premier ministre canadien se rend en #Chine, inaugurant une « nouvelle ère ».
    https://www.vietnam.vn/fr/thu-tuong-canada-tham-trung-quoc-mo-ra-ky-nguyen-moi

    Lors de la séance d’ouverture d’une réunion bilatérale, le Premier ministre canadien a souligné : « De l’énergie à l’agriculture, en passant par les échanges entre nos peuples, le #multilatéralisme et les questions de sécurité, nous sommes convaincus que l’esprit et le contenu de ces discussions et de ces accords seront très bénéfiques pour chacun de nos citoyens. »

    #canada

  • Dossier : #Pauvreté, un enjeu collectif

    « Nous nous appauvrissons ! » Ce constat actuel et généralisé occupe de plus en plus d’espace médiatique, bien plus qu’au moment où le collectif de notre revue a envisagé pour la première fois de consacrer un dossier à la question de la pauvreté. La multiplication du nombre d’articles et de reportages traitant d’une manière ou d’une autre de cette question nous a réjoui·es – enfin on commence à dénoncer que certaines personnes vivent dans des situations inexcusables de pauvreté ! Cette couverture élargie nous a aussi inquiété·es : si les réalités de la pauvreté sont grandement exposées, les racines du problème semblent trop souvent écartées.

    https://www.ababord.org/-Dossier-Pauvrete-un-enjeu-collectif-

    #pauvreté #grande_pauvreté #aide_alimentaire #alimentation #individualisme #itinérance #droits_humains #précarité_économique #précarité #sécurité_sociale #droits #travail #Canada #Québec #exclusion_sociale #capitalisme

    ping @karine4

  • Le Canada pourrait devenir un pionnier dans la reconnaissance du contrôle coercitif

    Montréal, 10 décembre 2025 – En introduisant une infraction de contrôle coercitif dans le Code criminel, le projet de loi C-16 du gouvernement du Canada ouvre la voie à une réforme majeure dans la façon de voir et de répondre à la violence conjugale. Le Canada rejoindrait une poignée de juridictions dans le monde qui ont franchi ce pas : l’Angleterre et le Pays de Galles, l‘Écosse, l’Irlande et quelques États américains et australiens.

    Demandée de longue date, la criminalisation du contrôle coercitif permettra de reconnaître l’ensemble des dimensions de la violence conjugale au-delà d’incidents isolés, et ainsi, de mieux protéger les femmes et les enfants qui en sont victimes.

    « C’est à la fois un message fort envoyé à la société et aux auteurs de violence, mais c’est aussi un nouvel outil qui permettra aux policiers et aux procureurs d’agir face à des comportements dangereux, pour lesquels ils n’avaient jusque-là que peu de leviers » se réjouit Louise Riendeau, coresponsable des dossiers politiques au Regroupement.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/11/23/aidez-nous-a-faire-connaitre-la-notion-de-controle-coercitif-afin-de-prevenir-les-feminicides-et-proteger-les-survivantes/#comment-70661

    #canada #feminisme

  • #Urban_Roots_London

    It’s an important practice to situate ourselves because being mindful of this informs our decisions and moves us to greater action. We recognize that we are on land that has long been stewarded by the Anishinaabeg, the Haudenosaunee, the Lunaapeewak, and Attawandaron. The communities we neighbour are Chippewas of the Thames First Nation, Oneida Nation of the Thames, and Munsee-Delaware Nation. And we recognize that Ontario is covered by 46 treaties and other agreements. Urban Roots London acknowledges the history of atrocities that have been committed against these communities, and the ongoing inequities that still require solutions today. We acknowledge that we are beneficiaries of incredible Indigenous knowledge that has been transferred through generations, in most cases against the best efforts of colonization. In many Indigenous communities, lessons are passed down through generations, sharing that food is medicine. It has the power to heal us, to comfort us, to bring us together, to remind us of good memories, and to make us feel at home.

    In this spirit, we’re honoured to grow and share food with the communities around us. We’re committed to doing that in a good way, and we demonstrate that in the way we care for the land we grow on. We feel a deep responsibility to nurture the land, because it is the way we give back to the community. We use regenerative agriculture and other sustainable growing practices, we try to take a holistic approach, and we treat all living things with respect – these ideas might seem innovative, but that impression is from a colonized lens, because really these are principles that are older than anyone we know. We also share our harvest with the model of thirds – making sure there is enough for everyone, a concept in line with the Honourable Harvest.

    Like traveling in a boat, and looking behind you to see the wake, we notice and consider the impact that our actions will have, and we think about how our actions will affect the next seven generations. How are we doing as future ancestors? We want to be a response to the huge amount of food insecurity in London, and we do that knowing that there are major health gaps due to systemic inequality, so we are motivated to make change for the groups who are equity-denied and -deserving. We create opportunities to work, learn, connect – through internships and other opportunities. For all of this perspective and knowledge, we’re thankful and we want to share the benefits in the spirit of reciprocity.

    https://www.youtube.com/watch?v=FWQCxdMPhlg


    https://urbanrootslondon.ca
    #Canada #ferme_urbaine #agriculture #AMAP #foodbox #agriculture_communautaire #compostage #alimentation

  • Au Québec, la colère des immigrés, privés de titre de résidents
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/26/au-quebec-la-colere-des-immigres-prives-de-titre-de-residents_6654887_3210.h

    Au Québec, la colère des immigrés, privés de titre de résidents
    L’abandon d’un populaire programme pour s’établir au Québec plonge des immigrés temporaires dans le flou quant à leur avenir.
    Par Eliott Dumoulin (Montréal, correspondance)
    Florence Bollet Michel, assistante sociale arrivée à Montréal il y a deux ans et demi, après avoir été recrutée lors d’une mission en France du gouvernement québécois, mène le combat contre cette décision. « On est venus nous chercher pour que l’on comble des besoins urgents d’emploi, en santé notamment. On nous a dit qu’au Québec, si on le veut, on aura notre place pour toute la vie. Et maintenant, on change les règles du jeu. C’est inhumain. » Semani Azouaou, un camionneur qui a quitté l’Algérie pour le Québec, misait tout sur l’ancien système. En racontant son histoire, sa gorge se serre : « J’aime cette province, je nous voyais un avenir en famille ici, j’ai investi pour venir. A cause de la fin du programme, en avril, il faudra que l’on parte… »
    Ces deux dernières années, la population du Québec a bondi de 350 000 habitants, presque entièrement en raison de l’apport migratoire. Le gouvernement de François Legault (Coalition Avenir Québec, centre droit) veut freiner cet essor et a donc fixé à 45 000 le seuil annuel d’immigrés permanents pour 2026-2029, une baisse marquée, puisqu’ils devraient être 60 000 pour l’année 2025. Pour justifier ses politiques, le premier ministre pointe régulièrement l’immigration – une compétence partagée entre Québec et Ottawa – comme principale cause des difficultés des Québécois à trouver un toit. En juin 2024, il affirmait même que « 100 % du problème de logement » au Québec était dû à la hausse des immigrants temporaires, laissant de côté les difficultés du gouvernement à doper l’offre de logements abordables.
    La fin du programme de l’expérience québécoise a été décriée par les milieux d’affaires, car il était un atout de rétention de la main-d’œuvre étrangère. Le sort de ces immigrés ne laisse pas non plus indifférent le reste de la population québécoise. « Cela me met en colère. On leur a vendu le Québec en disant : “Venez étudier, venez travailler, vous aurez un avenir ici.” Ils ont tout respecté. Et là, on leur dit, désolé, débrouillez-vous ! Beaucoup ont appris le français, sont formés ici, et on les plonge dans le flou ? On a besoin d’eux ! », s’insurge Manon Boudreault, enseignante à la retraite venue apporter son soutien aux manifestants.
    Le plus récent mécanisme d’immigration, en vigueur depuis juillet, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), devient la seule voie possible pour obtenir la résidence permanente au Québec. Il fonctionne selon un système de points, attribués en fonction de l’âge, de l’expérience professionnelle et de la localisation du candidat. Plus le score est élevé, plus il a de chances de recevoir une invitation pour postuler à la résidence permanente. « Pour l’instant, moins de 2 % des candidats ont été invités, c’est décourageant, se désole Nadia Barrou, avocate spécialisée en immigration. C’est vraiment trop peu. Beaucoup de professionnels dans des domaines où le Québec a besoin de main-d’œuvre se demandent pourquoi ils ne reçoivent pas l’invitation. »
    Le ministre de l’Immigration du Québec, Jean-François Roberge, défend cette nouvelle mouture plus sélective. Dans une publication Facebook datée du 18 novembre, il dit comprendre « les inquiétudes exprimées », mais soutient que le Québec doit choisir ses « immigrants permanents en fonction de ses besoins ». L’immigration s’impose d’ailleurs comme l’un des principaux axes de la campagne qui s’amorce en vue des élections provinciales, en octobre 2026. La formation en tête dans les sondages, le Parti québécois, opte, comme le parti au pouvoir, pour une réduction des seuils d’accueil. « J’ai déjà commencé des procédures pour aller m’installer dans une autre province, témoigne Semani Azouaou, qui espère encore une volte-face du gouvernement. Le programme d’avant doit revenir. On continue de se mobiliser : ma fille est née ici, je n’en reviens pas que l’on nous fasse vivre ça. »

    #Covid-19#migrant#migration#canada#quebec#asile#politiquemigratoire#sante

  • #Canada poised to lose measles elimination status, a possible harbinger of more disease outbreaks | Reuters
    https://www.reuters.com/business/healthcare-pharmaceuticals/canada-poised-lose-measles-elimination-status-possible-harbinger-more-disea

    Health experts say the spread of an opportunistic virus enabled by slipping vaccination rates in parts of the country is a harbinger of more vaccine-preventable illnesses resurgent in a population increasingly skeptical and mistrustful of vaccines since the pandemic, despite the success of COVID-19 shots.

    […]

    Fueled by a vaccination push during the outbreak, Alberta doubled the number of weekly measles shots given between mid-February and mid-March - evidence, experts say, that people are persuadable if given accurate, compelling information and easy access to the shot.
    “There are a lot of people out there who don’t refuse the vaccine per se,” Joffe said. “I think the reality is that parents in this era of young children, they don’t know what measles is. It didn’t exist in their lifetime.”
    Some of Alberta’s cases have been concentrated in close-knit Mennonite communities that may not trust or feel connected to public health officials.
    Tina Meggison started her health advocacy early. As the oldest girl in a family of 12, translating for parents who did not speak fluent English often fell on her. Now, as a community health representative with the provincial government, she works with Low German-speaking Mennonite communities in southern Alberta.
    Much of the trust-building happens in the waiting room, she said, by accompanying people to one appointment and determining their health needs.
    During the measles outbreak, she has sought to inform.
    “COVID was definitely something that was a negative experience for many and as such I think a lot of anxiety can surround these sorts of decisions around vaccines,” she said.
    “As parents, we all want to make the best decisions we can for our kids. And what we hope to do as community health reps is to equip these parents to make informed decisions.”

    #rougeole #vaccins

  • Et si l’immigration était un #projet_de_société positif et accueillant ?

    Le #Québec peut être cette nation qui sait conjuguer son désir d’affirmation tout en ouvrant les bras.

    Dans un contexte mondial où l’on assiste à la montée des mouvements antidroits et des pratiques autoritaires, dont le principal « #ennemi » est les personnes migrantes, la joute oratoire sur l’immigration à laquelle nous assistons à #Québec a de quoi nous inquiéter.

    Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) nous dit en substance que l’immigration est une #menace, et qu’il y en a trop. Une partie de l’opposition surenchérit. Ce faisant, on induit la population en erreur avec toutes sortes de #chiffres douteux, faisant monter un sentiment anti-immigrant empreint de #préjugés, discriminatoire. Cela nourrit un #climat_social polarisé et délétère.

    Plusieurs commentateurs ont critiqué l’escalade du #discours_anti-immigrants entre la CAQ et le Parti québécois (PQ). Il est important de comprendre qu’il s’agit là d’un #discours qui s’inscrit dans une logique portée par les #mouvements_antidroits, dont font aussi partie les mouvances identitaires. Alors à qui profite ce discours, et à quels desseins ? Cela ressemble à une #politisation opportuniste et électoraliste de l’immigration.

    Ces jours-ci se tiennent des consultations sur la planification de l’immigration au Québec. Le gouvernement a déjà annoncé son intention de réduire considérablement le nombre d’immigrants temporaires et permanents. De nombreux intervenants seront entendus jusqu’au 30 octobre. Plusieurs représentent des secteurs économiques qui emploient des travailleuses et des travailleurs étrangers. Il y a donc fort à parier que ces intervenants plaideront l’importance de maintenir un bon niveau d’immigration, notamment temporaire, pour assurer des besoins immédiats en main-d’œuvre.

    Amnistie ne se prononce pas sur le nombre de personnes immigrantes qu’un État souhaite accueillir. Toutefois, nous rappelons que pour tout programme d’immigration, les États, dans ce cas-ci le Québec, ont l’obligation de le déployer en tout respect et en toute protection des droits de ces personnes, et en respect du #droit_international.

    Ce qui inquiète Amnistie, c’est donc la #rhétorique_négative à l’égard de l’#immigration mise de l’avant pour justifier sa réduction, la façon dont c’est fait et les effets sur les personnes concernées. Nous sommes également inquiets de la tendance privilégiant une #immigration_temporaire au détriment de l’#immigration_permanente qui s’est accentuée ces dernières années.

    La CAQ promet depuis son élection en 2018 une réduction importante du nombre de personnes immigrantes au Québec. Cependant, pour répondre aux demandes des employeurs, le gouvernement n’aura eu de cesse de faire appel à un nombre accru de migrants temporaires, grossissant ainsi le bassin d’une population vulnérable.

    Les élus — de la CAQ et du PQ, principalement — déplorent souvent la forte augmentation du nombre de résidents non permanents, laissant entendre qu’il s’agirait d’un phénomène subi par le Québec et imposé par le fédéral. Or, c’est le #Programme_des_travailleurs_étrangers_temporaires (#PTET), sur lequel Québec a le plein contrôle, qui a connu l’augmentation la plus forte depuis 2018, soit 651 %.

    Cette augmentation record montre notre dépendance à l’égard de la main-d’œuvre temporaire pour des besoins permanents dans nombre de secteurs économiques. Les #employeurs comme le gouvernement doivent donc se demander si c’est vraiment d’une immigration temporaire dont ils ont besoin et qu’ont-ils à gagner à ce que ces personnes demeurent prisonnières d’un statut précaire ? Est-il plus pratique d’avoir recours à une immigration temporaire plus malléable, et en quelque sorte jetable ? Le projet est-il de bâtir une société basée sur un #marché_du_travail à deux vitesses, où certaines personnes ne peuvent se prévaloir de tous leurs droits en raison de leur statut migratoire précaire ?

    Les personnes migrantes travaillant au Québec dans le cadre du PTET sont précarisées en raison de leur #statut et des conditions inhérentes à leur #permis_de_travail fermé, qui les lie à un seul employeur. C’est ce qu’a confirmé l’enquête d’Amnistie internationale publiée en début d’année, qui conclut que la conception même du PTET exposait les travailleuses et travailleurs migrants à l’#exploitation et à une #discrimination systémique, ce qui place le #Canada et le Québec en situation de violation de leurs obligations internationales en matière de protection des droits de la personne.

    Lors de son passage au Canada en 2024, le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Tomoya Obokata, avait d’ailleurs dénoncé le PTET, qui, selon lui, alimente des « formes contemporaines d’esclavage ».

    À cela, ni le gouvernement ni aucun autre parti n’a réagi ni proposé de rectifier la situation. Comme si ces personnes ne comptaient pas ou n’étaient pas des êtres humains à part entière ?

    Tous les partis semblent préférer discourir sur la « #capacité_d’accueil », chacun y allant de son chiffre « magique ». Cela fait des années que la notion de « capacité d’accueil » est utilisée pour laisser entendre une limite objective dans la société et dans l’infrastructure sociale du Québec en matière d’immigration. Les personnes migrantes sont ainsi blâmées pour les manquements des politiques gouvernementales des dernières décennies dans nos services sociaux, la crise du logement et — pourquoi pas — le déclin du français. Ce discours favorise la #discrimination, présentant l’immigration comme un défi à craindre et à contenir plutôt que comme une #richesse dont la société québécoise tire de grands bénéfices.

    Lors des consultations sur la planification de l’immigration en 2023, plusieurs intervenants, dont Amnistie internationale, ont critiqué le discours négatif entourant la notion de « capacité d’accueil » et son absence d’assise scientifique. Le professeur sociologue-démographe Victor Piché, de l’Université Laval, proposait alors de parler de « #volonté_d’accueil » : si on augmente cette dernière, on augmente notre « capacité d’accueil », disait-il en résumé.

    Le Québec a la « #capacité_d’accueillir » une vision positive de l’immigration, où chaque personne peut jouir pleinement de ses droits et contribuer à enrichir sa société d’accueil. Le Québec peut être cette nation qui sait conjuguer son désir d’affirmation tout en ouvrant les bras pour accueillir des personnes venues de tous les horizons, avec toute l’humanité qu’on lui connaît.

    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/926868/si-immigration-etait-projet-societe-positif-accueillant
    #discours #narration #migrations #temporaire #main-d’oeuvre #travail #économie #précarisation #vulnérabilité #vulnérabilisation

    ping @karine4

  • Les femmes se rebiffent

    Les travailleuses du secteur des soins sont en première ligne. Elles vont au front pour faire valoir leurs droits. Le 16 août, les agents de bord d’Air Canada ont défié un employeur qui s’ingénie à ne pas vouloir laisser tomber le travail non rémunéré. Le 17 août, ces travailleuses et travailleurs ont défié la loi de retour au travail d’un gouvernement qui ne leur a même pas accordé un jour pour défendre leurs droits. Et le 6 septembre, ces membres du personnel navigant ont créé un précédent en rejetant les compromis proposés par les dirigeantes et dirigeants de leur syndicat.

    Toutes ces initiatives ont été décidées à la quasi-unanimité par les travailleuses et travailleurs. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu une telle combativité syndicale, avec une opinion publique qui bascule du côté des mécontents. Mais que se passe-t-il ?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/19/les-femmes-se-rebiffent

    #feminisme #canada

  • Canada : qui sont les « tree planters », ces héros qui plantent jusqu’à 6 000 arbres par jour ?
    https://www.geo.fr/environnement/canada-qui-sont-les-tree-planters-ces-heros-qui-plantent-jusqua-6000-arbres-par-

    Les tree planters (planteurs d’#arbres) de mon pays exercent l’un des jobs #saisonniers les plus durs au monde. Le Canada fait partie des nations qui exploitent le plus leurs #forêts. En 2017, l’industrie forestière a rapporté vingt milliards d’euros à l’économie. Mais, depuis la fin des années 1960, sous la pression des mouvements écologistes, le gouvernement, qui possède 90 % des parcelles, pousse les compagnies d’exploitation forestière à replanter systématiquement. Ces jeunes reboisent donc après le passage des bûcherons, qui œuvrent essentiellement dans les zones boréales de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de l’Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick.

    Or, dans ces régions, les forêts n’ont rien à voir avec les futaies manucurées d’Europe. Elles sont sauvages, inhospitalières. Souvent situées à très haute altitude ou accrochées à des pentes vertigineuses. Y séjourner signifie être confronté à la faune sauvage (même si les attaques d’ours sont finalement rares). Et surtout, vivre et travailler dans des conditions extrêmes. Neuf à dix heures par jour, les tree planters évoluent au milieu d’un mikado géant de souches et de branches brisées reposant sur un sol spongieux, vestige de la forêt mâchée par l’action des engins forestiers. Ils portent sur eux jusqu’à trente kilos de plantules. La plupart du temps, ils travaillent en courant, s’arrêtant tous les deux à trois mètres pour creuser un trou à toute allure et y placer un jeune arbre. Il leur faut un physique et un mental de sportif de haut niveau pour tenir une saison entière (de mai à octobre).

    C’est pourtant un job bien ancré dans notre culture. Il n’existe pas de chiffres officiels, mais on peut estimer que, depuis le milieu des années 1970, environ 250 000 Canadiens s’y sont essayés, en moyenne trois saisons chacun. La plupart sont issus d’un milieu urbain et éduqué. Parmi eux, beaucoup d’étudiants, mais aussi de grands sportifs ou des gens qui veulent profiter de cette parenthèse pour réfléchir à leur avenir.

    #déforestation #reforestation #Canada

  • Margaret Atwood publie une nouvelle satirique critiquant l’interdiction de livres au Canada
    L’auteure a plaisanté en disant qu’elle avait écrit une œuvre « appropriée » après que l’interdiction scolaire de l’Alberta ait inclus son roman « La Servante écarlate. »

    Cette controverse s’inscrit dans un mouvement plus large de censure dans les institutions éducatives nord-américaines, où des groupes conservateurs utilisent la rhétorique de la « protection des enfants » pour cibler principalement des œuvres traitant de diversité sexuelle et de genre, ainsi que des classiques de la littérature mondiale abordant des thèmes sociaux complexes.

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    David Climenhaga : L’interdiction de livres en Alberta et une confrontation avec le syndicat des enseignants

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/10/margaret-atwood-publie-une-nouvelle-satirique-

    #international #canada

  • In no part of Europe are the mass of the people, and especially of the middle-classes, more utterly ignorant of the foreign policy of their own country than in England ...

    via https://diasp.eu/p/17846187

    ... an ignorance springing from two great sources. On the one hand, since the glorious Revolution of 1688, the aristocracy has always monopolized the direction of foreign affairs in England. Karl Marx in the New-York Tribune 1861
    https://www.marxists.org/archive/marx/works/1861/10/21.htm

    #kc3 #windsor #gb #canada #australia #5eyes #marx