• Condamnations du Monde et de Samuel Laurent pour diffamation envers Olivier Berruyer
    https://www.les-crises.fr/condamnations-du-monde-et-de-samuel-laurent-pour-diffamation-envers-olivi

    Dans deux jugements du 17 décembre 2019, le Tribunal de Paris a condamné le Monde et Samuel Laurent pour diffamation envers Olivier Berruyer. I. Condamnation du journal Le Monde Le Monde a été condamné (par l’intermédiaire de son Directeur de publication, Louis Dreyfus) pour son article du 16 mars 2017 d’Adrien Senecat sur l’industrie de […]

  • Macron s’effondre, et emporte les médias avec lui Mačko Dràgàn - 12 Novembre 2018 - Le blog de médiapart
    https://blogs.mediapart.fr/macko-dragan/blog/121118/macron-seffondre-et-emporte-les-medias-avec-lui

    Il règne une atmosphère de fin de règne en Macronie. Pourquoi cependant ne donne pas-t-elle pas lieu, dans les médias grand public, à un « Macron Bashing » semblable à celui subi par Hollande lors de son mandat ? Peut-être parce qu’il est la dernière chance, le dernier tour de piste, d’un système à bout de souffle, et qui refuse de mourir...

    C’est désormais officiel : Macron est dans les choux. Il serait laborieux de dresser l’inventaire exhaustif des symptôme de l’effondrement, car, de l’affaire Benalla jusqu’à la polémique sur Pétain en passant par la démission de Hulot et Collomb, la fronde contre la hausse du diesel et j’en passe, sur fond de résultats économiques décevants, voire catastrophiques, il est évident que plus rien ne va en Macronie. Notre monarque se retrouve à poil en tonneau à bretelle, seul au milieu des ruines. 

    Ceci est évident, mais pas pour tout le monde. Car il est un petit milieu qui continue à défendre le président envers et contre tout, quand même ses plus proches soutiens prennent leur distance et, en off, démontent l’ex roi-soleil, devenu crépusculaire : et ce milieu, c’est celui des médias (ou, pour le dire plus précisément, et pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, celui des éditorialistes).

    Il a suffit que la Méluche (quoiqu’on pense du personnage) se fasse tout rouge et hausse le ton le temps d’une vidéo devenue virale pour que le tempo d’une semaine de matraquage intensif soit lancé, sans que ne soient posés (y compris du côté de Mediapart, ce qui fut pour moi une déception) les questionnements cruciaux que pourtant cette affaire imposait. L’un des rares à avoir soulevé les lièvres les plus intéressants, à ce sujet, fut Daniel Schneidermann, dans ses chroniques matinales, que je me permets de citer avant de passer à autre chose : « De toute l’histoire des perquisitions dans des scandales de recettes ou de dépenses de campagnes électorales, c’est la première fois, assurent les Insoumis (et il me semble bien qu’ils ont raison) qu’un domicile personnel est perquisitionné. Pourquoi ? Que cherchait le parquet, hiérarchiquement soumis au gouvernement, qui dirige l’enquête ? […] A l’article de Mediapart, il ne manque qu’une chose : la description du piège dans lequel ils se sont eux-mêmes retrouvés. Et, éventuellement, sa dénonciation » ; « La double casquette de Sophia Chikirou, responsable de la campagne et prestataire, rendait cette campagne, d’emblée, légitimement soupçonnable (même s’il semble, d’après notre enquête auprès de professionnels, que cette campagne n’a nullement été surfacturée). Mais le très professionnel procureur de Paris, avec son bandeau d’aveugle sur les yeux, est, dans le système français de nomination, tout aussi légitimement soupçonnable ».

    Mais inutile de revenir plus encore sur cette affaire. Que la presse et les télévisions grand public n’aiment pas tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la gauche n’est plus une surprise. Ce qui stupéfie l’observateur même le mieux disposé, c’est la passion sans bornes qui continue, en pleine tourmente, d’unir nos éditorialistes à un président qui s’abîme pourtant dans un gouffre d’impopularité, massivement (il suffit de vivre dans le monde réel pour s’en rendre compte) rejeté par la société civile, et dont l’absence totale de compétence en terme de gestion de l’État est désormais plus que criante.

    En son temps, Pépère (Hollande) était rapidement devenu la risée de la quasi-intégralité des médias nationaux, qui le descendaient à coup de "unes" ravageuses avec un degré de mauvaise foi qui frôlait parfois les plus hautes cimes du ridicule –ce qui, à la longue, avait fini par me le rendre (presque) sympathique, malgré le caractère profondément détestable de sa politique.

    Pas Macron. Les médias mainstream, semble-t-il, le défendront jusqu’à leur dernier souffle, avec les dents s’il le faut. L’affaire Benalla ? Une dérive individuelle. La démission de Hulot ? Le pétage de plomb d’un homme sensible. Les improbables péripéties qui ont entouré le départ de Collomb ? C’est le vieux malappris qui est coupable de haute trahison, pas le président. La bêtise crasse de bon nombre de députés LREM ? R.A.S. Le pathétique remaniement ministériel, sans cesse ajourné en raison de manque d’effectif pour intégrer un gouvernement dont plus personne ne veut ? Un nouveau souffle, s’exclament-t-ils tous ébahis. La polémique sur Pétain ? Une fatigue passagère –qui n’a jamais vanté Vichy un soir de coup de mou ? Les sorties ineptes du président sur les chômeurs, et les français en général ? Le recul sur les lois environnementales ? Les prévisions économiques à la baisse ? Les mesures antisociales ? Les échecs diplomatiques ? Circulez, il n’y a rien à voir et tout va bien.

    Ceci est proprement hallucinant.

    Voir à ce point ce qu’il est impossible de désigner autrement que comme les représentants du système médiatique faire corps autour du leader qu’ils se sont choisi, au détriment de toute déontologie, sans même prendre la peine de mettre un vernis de neutralité sur le fanatisme idéologique néolibéral qui les anime a au moins un intérêt : mettre à nu les rouages éculés de la pensée dominante.

    Avec Hollande, les tenants de la pensée hégémonique pouvaient encore espérer plus à droite, plus libéral. Ils se sont comportés avec lui comme avec un domestique maladroit dont on attend la fin du contrat intérim pour le congédier. Avec Macron, la chose est différente : d’une certaine façon, alors que tout craque, que tout s’effondre, que le système est à nu, il est la dernière chance. Il va donc falloir le défendre jusqu’au bout, contre tout, même –et surtout- contre l’évidence. Parce qu’il n’est pas sûr qu’il sera possible, très bientôt, de remettre une pièce dans la machine. Frédéric Lordon l’avait bien vu, à l’époque, lors de la campagne du jeune prodige attalien :
    « Les riches veulent rester riches et les puissants puissants. C’est le seul projet de cette classe, et c’est la seule raison d’être de son Macron. En ce sens, il est le spasme d’un système qui repousse son trépas, sa dernière solution, l’unique moyen de déguiser une continuité devenue intolérable au reste de la société sous les apparences de la discontinuité la plus factice, enrobée de modernité compétitive à l’usage des éditorialistes demeurés. De là ce paradoxe, qui n’en est un que pour cette dernière catégorie : Macron, auto-proclamé « anti-système » est le point de ralliement où se précipitent, indifférenciés, tous les rebuts du système, tous les disqualifiés qui se voyaient sur le point d’être lessivés et n’en reviennent pas d’une telle faveur de la providence : la possibilité d’un tour supplémentaire de manège ».

    Et ce tour sera peut-être le dernier.

    Il y a de cela quelques jours, j’ai entendu #Léa_Salamé manquer de s’étouffer d’indignation chaque fois que son invité de ce jour-là, le jeune et par ailleurs plutôt sympathique #Quatennens, utilisait l’expression « les médias ». « Encore les médias ! Encore à critiquer les médias ! », s’exclamait-elle, comme si cela n’existait pas, comme si « les médias » n’était que le délire d’une bande d’illuminés dans laquelle les gauchistes crapotent aux côtés des soraliens et des complotistes. 

    « Les médias » existent. Nous ne parlons évidemment pas de la horde de pigistes précaires qui constituent le gros des rédactions, et qui, invisibles, n’ont pas voix au chapitre. Nous ne parlons pas non plus des quelques enclaves (notamment chez les humoristes de France Inter et dans la presse indépendante) où règne encore une totale liberté de ton. Mais les faiseurs d’opinion, ceux qui ont porté Macron au pouvoir après avoir lâché Juppé, sont une douloureuse réalité de notre société qui se voudrait pluraliste et démocratique. Il serait temps, en ces heures ce dévoilement et de dévoiement, de ne plus nier cet état de fait.

    Et il serait temps, surtout, de leur part, de songer à un mea culpa.

    Parce que le jour où le discrédit de médias trop visiblement aux ordres sera total et définitif, il ne faudra pas s’étonner si les citoyens s’en vont biberonner des sources plus fangeuses encore que celles de #BFMTV.

    J’en appelle donc à nos éditorialistes : sortez du manège, lâchez Macron ! Sinon, tel le joueur de flûte de Hamelin, il vous entraînera avec lui, droit dans le mur. Et personne, je le crains, ne sera gagnant dans ce désastre. 

    Quelque chose se prépare. Avec ou sans vous.

    Salut & fraternité,
    M.D.

    P.S. : je ne résiste pas à la tentation, tardive, de mentionner cet article affligeant pondu par les "décodeurs" du Monde ; ou quand la propagande prend les traits du fact-checking : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/10/17/non-la-perquisition-subie-par-jean-luc-melenchon-et-la-france-insoumise-n-es

    #journulliste #merdias #journullistes #medias #manu #émmanuel_macron #françois_hollande #décodex #fact-checking
     

    • Bien. Sans doute, à ce stade, êtes-vous étonné(e) après avoir lu ceci : “Avec ces activés dans plus de 130 pays, le groupe pétrolier et gazier français rejette l’équivalent de près de 68 % des émissions de GES [gaz à effet de serre] en France”. Total rejetterait les 2/3 de TOUTES les émissions françaises ?!

      En fait, ces chiffres sont bien issus du rapport de l’ONG Carbon Disclosure Project.

      Mais c’est tout le problème de recopier des chiffres sans bien les comprendre, surtout quand ils sont issus “d’ONG” inconnues… (Poke DisinfoLab) Explications :

      On comprend en effet que Total émettrait des masses colossales de CO2, sous-entendu par ses forages, sa prospection, ses extractions, le transport de ses produits, etc.

      En fait, ceci est estimé par l’ONG sous le vocable ‘Scope 1″ – il suffit de lire page 5 ceci :

      Mais on découvre surtout que l’ONG a aussi créé un “Scope 3”, qui est l’estimation du CO2 émis par les produits extraits par Total, lors de leur utilisation par les clients finaux.

      Ainsi, le CO2 émis par Total lors de l’extraction d’un baril de pétrole entre dans le compte “Scope 1”, mais celui que vous émettez en le brulant dans votre chaudière est compté dans le “Scope 3” de Total !

      Bref, c’est une méthode délirante. Autant dire que le CO2 a été émis par le pompiste quand il vous a vendu votre essence, ou par la Planète elle-même – vu que c’est elle qui a créé le pétrole et le gaz il y a quelques millions d’années…

      Et évidemment, le “Scope 3” est presque 10 fois plus important que le “Scope 1” :
      . . . . . .

      #décodex

  • Duc de Saint-Frippon

    Quand ton service abonnement te téléphone en pleine nuit pour te dire que les boîtes mails sont saturées de demandes de désabonnement

    Edwy Plenel
    ‏Compte certifié @edwyplenel

    En dix ans de révélations d’intérêt public, @Mediapart a subi des campagnes de dénigrement des soutiens de Sarkozy, Valls, Cahuzac, Fillon, Le Pen, Hollande, Macron et, maintenant, Mélenchon. Décidément la presse libre et indépendante dérange. @Mediapart

    . . . . . .

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1053428210837438466

  • De Charybde en Scylla : Pierre Haski remplace Bernard Guetta pour enfumage quotidien renforcé sur France Inter * Maxime VIVAS - 21 Aout 2018 - LGS
    https://www.legrandsoir.info/pierre-haski-remplace-bernard-guetta-pour-enfumage-quotidien-renforce-

    Pierre Haski va intégrer le « 7/9 » de France Inter. « Tous les jours c’est à lui que reviendra désormais la mission d’analyser la marche du monde et de nous faire comprendre que nous en sommes les gardiens, ce que Bernard Guetta nous a inlassablement transmis », a déclaré Laurence Bloch, directrice de France Inter.

    Qui est Pierre Haski ?
    Spécialiste des articles obsessionnels contre la Chine (où il a été correspondant de presse), il est un des fondateurs du site Rue89 après avoir été directeur-adjoint de la rédaction de Libération où il couvrit obstinément quelques fake news, comme nous allons le voir. Il est aussi le président de la fausse ONG pro-US : Reporters sans frontières. 
Pour « analyser la marche du Monde » , on ne pouvait trouver esprit plus moral et impartial dans le vivier des médias.

    Qu’est-ce que #Rue89.
    C’est un site d’information fondé le 6 mai 2007 par des anciens de Libération, dont Pierre Haski. En 2009, Rue 89 a perçu une aide de 249 000 euros du gouvernement. Les sommes reçues par la suite ne sont pas connues de nous à ce jour. Le 31 décembre 2011, Rue89 a été vendu pour 7,5 millions d’euros au #Nouvel-Observateur ( #xavier_niel, #matthieu_pigasse), avec promesse que les fondateurs resteraient aux manettes (et Pierre Haski président).

    Un exploit de Pierre Haski à #libération.
    Le 9 janvier 2006, le journaliste Jean-Hébert Armengaud publie dans Libération, sous le titre : 
- « Le credo antisémite de Hugo Chavez » un article où il affirme qu’Hugo Chavez a évoqué la minorité qui a tué le Christ pour s’emparer des richesses du monde.

    Chacun comprend que le journaliste de Libération met en avant le stéréotype qui supporte l’antisémitisme en France. Parler de minorité qui tua le Christ et possède les richesses mondiales renvoie malheureusement une partie de nos concitoyens à la communauté juive et c’est une croyance qu’#armengaud va réactiver. Insidieusement. Dangereusement.

    Le journalisme de #divination.
    L’information donnée par Libération de Pierre Haski est parfaitement exacte à ceci près que :
    – Le seul « credo » de Chavez est catholique (on sait qu’il était croyant et pratiquant).
- Chavez a parlé des minorités 
- Il n’a pas dénoncé une minorité juive (il ne prononce pas ce mot, Armengaud a des dons divinatoires).

    Il a dit : _ « Le monde dispose d’assez de richesse pour tous, donc, mais dans les faits des minorités, les descendants de ceux qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux qui jetèrent Bolivar hors d’ici et le crucifièrent aussi à leur manière à Santa Marta en Colombie » (= les impérialistes, romains, espagnols N. de MV). Il ajoute alors : « Une minorité s’est appropriée les richesses du monde [...] » mais nullement, comme le dit Armengaud : « la minorité qui a tué le Christ pour s’emparer des richesses du monde ». _ Voir aussi Acrimed https://www.acrimed.org/-2005-Chavez-antisemite- .

    C’est beaucoup d’erreurs de détail pour enrober une troncature perverse.

    Ceux qui ont écouté Chavez leur parler ont bien compris ce qu’il disait (d’autant plus qu’ils avaient sa phrase en entier, avec en plus ce qui précédait et ce qui suivait).

    Armengaud va pousser l’impudence jusqu’à proposer à ses lecteurs de vérifier ses sources via un lien du site du gouvernement bolivarien. Il sait bien que peu le feront, que le site est en espagnol et qu’il faudra y lire 15 pages sur 26 pour y découvrir quoi ? Qu’Armengaud a menti.

    Depuis Caracas, un journaliste français découvre la supercherie. 
Un journaliste français, Romain Migus, ami et collaborateur du GS est en poste à Caracas (Voir sa série d’articles sur le Venezuela, actuellement en ligne). https://www.legrandsoir.info/penurie-organisee-de-medicaments-chroniques-d-en-bas-no-6.html
Quelques semaines plus tôt, le 9 novembre 2005, Romain Migus a lu une déclaration de David Bachenheimer, secrétaire général de la communauté juive, qui déclarait à l’un des principaux quotidiens d’opposition de Caracas, El Nacional, qu’il n’y pas d’antisémitisme au Venezuela.
Romain Migus s’étonne donc que Chavez ait pu faire brusquement preuve d’antisémitisme. Il vérifie, il lit le vrai discours, il ameute la blogosphère.

    Que fait, alors le coupable pris la main dans le sac ? 
Il persiste. Que fait Pierre Haski, alors directeur-adjoint de la rédaction de Libération ? Il soutient son journaliste manipulateur. Il se plaint que « Les accusations les plus violentes pleuvent depuis que Libération s’est fait l’écho, le 9 janvier, d’une déclaration du président vénézuélien Hugo Chavez, datant du 24 décembre, interprétée dans nos colonnes comme un dérapage antisémite... ». 
Admirez les astuces puisqu’en vérité Libération ne s’est pas fait l’écho d’une déclaration, mais il l’a traficotée et son titre ne parlait pas de dérapage (d’un accident) mais il fabriquait un credo. C’est très différent.

    La polémique se poursuivant, Pierre Haski clôt le débat ainsi :
 « Aurions-nous inventé des mots que Chavez n’aurait pas prononcés ? Il suffit de se référer au texte du discours en espagnol pour constater que pas un mot n’a été mis dans sa bouche qu’il n’aurait pas prononcé, en particulier la référence aux « descendants de ceux qui ont crucifié le Christ ». »
    Bolivar ? A nouveau disparu. Vous prouvez à Haski qu’ils ont tronqué, il récidive et il vous répond qu’ils n’ont rien ajouté !

    Les faux rouges-bruns, ou le journalisme d’imputation.
    Le 30 mai 2012, Rue89 de Pierre Haski désigne comme « brun » René Balme, le maire PG de Grigny dans le Rhône. Brun ? Cf. les Chemises brunes des SA qui s’illustrèrent dans la « Nuit de cristal », pogrom et point culminant de la vague antisémite en Allemagne. Les « bruns » sont des nazis. Au passage (et hors-sujet), l’auteur de l’article écrit : « … comment s’étonner de ce que René Balme ait invité, à la dernière édition du salon du livre alternatif qu’il a organisé dans sa commune, un des animateurs du site rouge-brun LeGrandSoir.info, Maxime Vivas ? ». Mon nom ouvre sur le lien d’un site lyonnais, Rebellyion qui s’oppose à ma venue dans ce salon : « Halte au confusionnisme politique !
A Lyon, à Grigny ou ailleurs : les fachos hors de nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ! ».

    Le mépris du métier de journaliste et le mensonge récompensés.
    Jean-Hebert Armengaud est aujourd’hui rédacteur en Chef de #Courrier_International et Pierre Haski nous est imposé tous les matins sur une radio publique.

    Tout serait pour le mieux dans le domaine de l’information honnête sous l’œil vigilant du #DECODEX du Monde, si l’éditorialiste choisi par France Inter ne s’asseyait pas obstinément sur la plupart des devoirs imposé aux journalistes par la Charte du journaliste, dite Charte de Munich (1971).

    Attendons-nous à souffrir le matin ou à renoncer à écouter France Inter.
    Remplacer Bernard Guetta par Pierre Haski à l’analyse de la marche du monde, c’est tomber de Charybde en Scylla.

    C’est le #naufrage plus que jamais assuré d’une information matinale neutre, impartiale, non militante, qui s’en tienne aux faits, c’est-à-dire respectueuse des auditeurs qui épousent des opinions différentes et ne paient pas leur redevance pour qu’en soient promues certaines et fustigées d’autres.
    #Maxime_VIVAS
    (Pour une partie, ces lignes sont extraites d’une conférence que j’ai donnée en novembre 2012 à La Baume-lès-Aix (13) sur les médias alternatifs (Les médias électroniques ne sont pas, de facto, des médias plus honnêtes, plus libres, plus informatifs que les autres.) https://www.legrandsoir.info/rue89-article-11-lgs-et-les-autres-conference-sur-les-medias-alternati

    #france_inter #pierre_haski #bernard_guetta #enfumage #médias #cléricature_médiatique #hégémonie_idéologique #mensonges, #abus #servilité #caste_politique #médiacrates #oligarchie

  • [Wikipédia] L’Affaire Philip Cross, par Craig Murray soverain.fr - Craig Murray - Flavien Rehaut
    https://www.soverain.fr/laffaire-philip-cross/?cn-reloaded=1&cn-reloaded=1
    Repris par : https://www.les-crises.fr/wikipedia-laffaire-philip-cross-par-craig-murray

    Note Soverain : Cet article de Craig Murray https://www.craigmurray.org.uk met en évidence les liens entre Wikipédia, généralement réputée pour être une encyclopédie libre et participative (et donc une référence dans le domaine de l’information), et la manière dont elle est utilisée à des fins (géo)politiques avec la complicité supposée de son fondateur et de certains rédacteurs. Cet article traite de l’affaire « Philip Cross », un utilisateur de Wikipédia qui a un grand nombre de révisions à son actif, toutes en faveur des médias néo-conservateurs britanniques et en défaveur des médias indépendants et alternatifs. Cet article apporte des éléments de réponse pour juger de la neutralité de Wikipédia, et permet d’avoir un aperçu des difficultés rencontrées par d’autres personnes physiques ou morales (partis politiques, associations), même en France, pour disposer d’une page objective.

    « Philip Cross » n’a pas eu un seul jour de répit https://wikipedia.fivefilters.org sur sa page Wikipedia depuis presque cinq ans. « Il » a édité tous les jours du 29 août 2013 au 14 mai 2018. Y compris cinq jours de Noël. Ça fait 1 721 jours consécutifs de révisions.

    133 612 modifications ont été apportées à Wikipédia au nom de « Philip Cross » sur une période de 14 ans. C’est plus de 30 éditions par jour, sept jours sur sept. Et je ne l’utilise pas au sens figuré : Les révisions Wikipedia sont enregistrées dans le temps, et si vous les tracez, la carte de temps pour l’activité Wikipedia de « Philip Cross » est étonnante si il s’agit d’un seul individu :


    L’activité se déroule comme une horloge, sept jours sur sept, toutes les heures de la journée, sans variation significative. Si « Philip Cross » est vraiment un individu, on ne peut nier qu’il soit maladivement obsédé. Je ne suis pas psychiatre, mais à mes yeux tout à fait inexpérimentés, cela ressemble au comportement d’un psychotique dérangé sans activités sociales en dehors de son domicile, sans travail (ou un patron incroyablement tolérant), vivant sa vie à travers un écran. Je dirige ce qui est sans doute le blog politique le plus lu au Royaume-Uni, et je ne passe pas autant de temps sur Internet que « Philip Cross ». Ma « timecard » montre les endroits où je regarde le football le samedi, je vais boire le vendredi, je vais au supermarché et me promener ou sortir en famille le dimanche, et en général, je me détends beaucoup plus et je lis des livres le soir. Cross n’a pas les schémas d’activité d’un être humain normal et parfaitement équilibré.

    Il y a trois options. « Philip Cross » est soit une personne très étrange en effet, soit une fausse personne déguisant une activité payante pour contrôler le contenu de wikipedia, soit une vraie personne de façade pour une telle opération en son nom.

    Pourquoi cette qualification d’obsessionnel compulsif sans amis – pour prendre l’explication officielle – est justifiée ?

    Parce que le but de l’opération « Philip Cross » est de systématiquement attaquer et de miner la réputation de ceux qui jouent un rôle de premier plan dans la remise en cause du discours dominant des entreprises et des médias d’Etat, en particulier dans les affaires étrangères. « Philip Cross » cherche aussi systématiquement à faire briller la réputation des journalistes des médias grand public et d’autres personnalités qui jouent un rôle de premier plan dans la promotion de la propagande néoconservatrice et dans la promotion des intérêts d’Israël.

    C’est important parce qu’un lecteur ordinaire qui tombe sur un article questionnant (disons le comme ça) le récit officiel sur les Skripals, est très susceptible de se tourner vers Wikipedia pour obtenir des informations sur l’auteur de l’article. En termes simples, le but de l’opération « Philip Cross » est de s’assurer que si ce lecteur recherche une personne antimilitariste comme John Pilger, ils concluront qu’ils ne sont pas du tout fiables et peu dignes de confiance, alors que s’ils recherchent un journaliste MSM de droite, ils concluront qu’ils sont un modèle de vertu et qu’il faut leur faire pleinement confiance.

    Le traitement « Philip Cross » est réservé non seulement aux partisans de l’aile gauche, mais à tous les sceptiques du néo-conservatisme et qui s’opposent aux « guerres d’intervention ». La liste des victimes de Cross comprend Alex Salmond, Peter Oborne, John Pilger, Owen Jones, Jeremy Corbyn, Tim Hayward, Diane Abbott, Neil Clark, Lindsey German, Vanessa Beeley et George Galloway. Comme on peut s’y attendre, « Philip Cross » est particulièrement actif dans la modification des articles de Wikipedia des médias alternatifs et des sites de critique MSM. « Philip Cross » a fait 36 révisions à la page Wikipedia de The Canary et, de façon stupéfiante, plus de 800 révisions sur Media Lens. George Galloway reste la cible favorite de l’opération « Philip Cross » avec un nombre incroyable de 1 800 révisions.

    Tout aussi révélateurs sont les gens que « Philip Cross » cherche à protéger et à promouvoir. Sarah Smith, l’uber-syndicaliste de la BBC Scotland, a demandé à « Philip Cross » de supprimer les références de son entrée sur Wikipedia aux liens familiaux qui (ahem) ont pu l’aider dans sa carrière. La députée Ruth Smeeth, de Labour Friends of Israel, a fait référence au câble diplomatique américain Wikileaks qui a montré qu’elle était une informatrice à l’ambassade des États-Unis https://search.wikileaks.org/plusd/cables/09LONDON956_a.html
    sur les secrets du Parti travailliste, supprimé par « Philip Cross ». La chroniqueuse de droite Melanie Phillips et son déni du changement climatique s’est fait exciser par Cross.

    « Philip Cross » ne se contente pas de veiller et protèger soigneusement la page Wikipedia de l’éditrice du Guardian Katherine Viner, qui a changé sa plume pour le camp néo-con, mais Philip Cross a aussi rédigé la page hagiographique (NDLT : écriture de la vie des saints) originale. Le contact MI6 du Guardian, Luke Harding, est particulièrement pris en charge par Cross, de même que leurs obsessifs anti-corbyn Nick Cohen et Jonathon Freedland. Il en va de même pour Murdoch, David Aaronovitch et Oliver Kamm.

    Il ne fait aucun doute que Kamm, chef de file du Murdoch’s Times, est en lien avec l’opération « Philip Cross ». Beaucoup de gens croient que Kamm et Cross sont la même personne, ou que Kamm fait partie d’une personne multiple. Six fois j’ai eu personnellement des modifications hostiles à ma page Wikipedia par « Philip Cross » faites en liaison directe avec des attaques de Kamm, soit sur Twitter, dans un éditorial du Times ou dans le magazine Prospect. Au total, « Philip Cross » a effectué 275 modifications sur ma page Wikipedia. Il s’agit notamment d’appeler ma femme strip-teaseuse, de supprimer ma photo, de supprimer ma réponse aux attaques lancées contre moi par Kamm et Harding, entre autres, et de supprimer mon refus de tous les honneurs alors que j’étais diplomate britannique.

    Neil Clark et Peter Oborne sont unes des nombreuses victimes de Philip Cross sur Wikipedia en même temps que les attaques de Kamm sur d’autres médias. Clark poursuit Kamm en justice pour harcèlement criminel – et « Philip Cross » a supprimé toute référence à ce fait de la page Wikipedia de Kamm.

    Ce qui est clair, c’est que Kamm et Cross ont des opinions politiques extrêmement similaires, et que la ligne de démarcation entre ceux qu’ils attaquent et ceux qu’ils défendent est basée clairement sur les principes du Manifeste d’Euston (NDLT : une déclaration de principes d’un groupe de journalistes et activistes libéraux basés au Royaume-Uni). C’est peut-être un peu flou, mais il s’agit en fait d’une importante déclaration blairite de soutien à Israël et aux guerres néo-conservatrices d’intervention, et elle était liée à la fondation de la Henry Jackson Society. Qui est responsable de l’édition de la page Wikipedia du Manifeste d’Euston ? « Philip Cross ».

    Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que les positions de « Philip Cross » sont exactement les mêmes que celles de Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia. Jimmy Wales a été sur Twitter ces trois derniers jours extrêmement grossier et désagréable pour quiconque remettait en question les activités de Philip Cross. Son engagement en faveur de la liberté de Cross d’opérer sur Wikipedia serait bien plus impressionnant si l’opération Cross ne faisait pas la promotion des propres opinions de Wales. Jimmy Wales s’est activement prononcé contre Jeremy Corbyn, soutient le bombardement de la Syrie, soutient Israël, est tellement blairite qu’il a épousé la secrétaire de Blair, et siège au conseil d’administration de Guardian Media Group Ltd aux côtés de Katherine Viner.

    L’attitude extrêmement défensive et le caractère surnaturel des réponses twitter de Wales sur l’opération « Philip Cross » est très révélateur. Pourquoi pensez-vous qu’il réagit ainsi ? C’est assez intéressant. Le bras mendiant de Wikipedia UK, Wikimedia UK, les a rejoint avec des réponses hostiles identiques à tous ceux qui remettent en question Cross.

    En réponse, de nombreuses personnes ont envoyé des preuves à Jimmy Wales, qu’il a ignorées, tandis que sa » fondation » s’est fâchée contre ceux qui remettent en question les activités de Philip Cross.

    Wikimedia est arrivé sans y être invité dans un fil twitter discutant des activités « Philip Cross » et a immédiatement commencé à attaquer les gens qui remettent en question la légitimité de Cross. Quelqu’un voit-il quelque chose d’insultant dans mon tweet ?

    Je le répète, la coïncidence des opinions politiques de Philip Cross avec celles de Jimmy Wales, alliée à l’hostilité immédiate de Wales et de Wikimedia à l’égard de quiconque remet en question les activités de Cross – sans avoir besoin d’examiner des preuves – soulève un grand nombre de questions.

    Philip Cross ne cherche pas à cacher son mobile https://wikipedia.fivefilters.org ou sa haine de ceux dont il attaque les pages de Wikipedia. Il les raille ouvertement sur Twitter. La malhonnêteté évidente de ses révisions est évidente pour tout le monde.

    Dans le passé, j’ai échangé des messages avec « Philip Cross ». Il dit qu’il est une personne, et qu’il édite en lien avec les tweets d’Oliver Kamm parce qu’il suit Kamm et que ses tweets l’inspirent à éditer. Il dit qu’il a rencontré Kamm et admet être en contact électronique avec lui. Cet échange que j’ai eu avec Cross, c’était il y a quelques années. Communication plus récente avec Cross (qui a maintenant changé son ID Twitter en « Julian »).


    a été moins coopératif et il n’a pas répondu :
    George Galloway offre une récompense de £1,000 pour le nom et l’adresse de « Cross » afin qu’il puisse également intenter une action en justice.

    Je pense que Philip Cross est probablement une personne physique, mais qu’il fait la couverture d’un groupe agissant sous son nom. Il est incontestable, en fait le gouvernement s’en est vanté, que le MOD et le GCHQ ont tous deux des opérations de « cyberguerre » visant à défendre le récit « officiel » contre les médias alternatifs, et c’est précisément le but de l’opération « Philip Cross » sur Wikipedia. L’extrême régularité de la production plaide contre le fait que « Philip Cross » soit une opération à un seul homme ou bénévole. Je n’exclus cependant pas la possibilité qu’il ne soit vraiment qu’un seul fanatique extrêmement obsédé par la droite.

    Enfin, il convient de noter que sur Wikipedia, une campagne visant à renforcer la narration des médias grand public et à dénigrer les sources alternatives présente l’énorme avantage que seule l’information provenant des médias grand public est autorisée dans les articles politiques.

    En conclusion, quelques images des pages de révision des articles de Wikipedia pour donner un petit aperçu de ce dont je parle :


    Je m’inquiète un peu, de peur de devenir moi-même obsédé. Trouvez-vous cela aussi fascinant que moi ?

    #Philip_Cross #Wikipédia #propagande #censure #entreprises #médias #Jimmy_Wales #cyberguerre #information_alternative #Wikimedia #encyclopédie #cyberguerre #décodex

  • Elon Musk, le Pdg de Tesla et SpaceX, veut noter les journalistes et les médias
    https://www.latribune.fr/technos-medias/medias/la-derniere-idee-d-elon-musk-et-si-on-notait-les-journalistes-et-les-media

    Pas très content des critiques qui fusent sur ses entreprises et sa personnalité, le milliardaire inventeur tous azimuts prend la mouche. Le fondateur de multiples sociétés innovantes fustige la course au clic des journalistes et leur « hypocrisie ». Les internautes qu’il a sollicités via son compte Twitter ont massivement approuvé son initiative.

    «  Je vais créer un site où le public pourra noter la vérité fondamentale de n’importe quel article, suivre la note de crédibilité de chaque journaliste, rédacteur en chef ou publication. Je songe à l’appeler #Pravda (ndlr, le mot russe pour vérité qui renvoie aussi au titre du journal soviétique)  », a-t-il annoncé sur Twitter.
    Apparemment irrité par de récents articles de presse sur Tesla, Elon Musk, le Pdg de la firme spécialisée dans la construction de voitures électriques, a proposé de créer un site d’évaluation de la crédibilité des journalistes et des médias.

    Le milliardaire, qui préside également la société spatiale SpaceX, a soumis son idée aux 21,8 millions d’abonnés à son compte Twitter. Plus de 680.000 d’entre eux ont donné leur avis, 88% d’entre eux jugeant que « créer un site de notation de la crédibilité des médias (qui signale aussi les réseaux automatiques de propagande) » serait une bonne chose contre 12% qui pensent que « non, les médias sont formidables ».

    • La Revue de Presse
      https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-01-04-2018
      Pour rappel, #Olivier_Berruyer a porté plainte contre le #décodex du journal Le_Monde .

      ENVIRONNEMENT
      Rechauffement : L’étude qui jette un froid
      "En vertu de l’Accord de Paris, les Etats ont pris des engagements nationaux sur leurs trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Ce sont les fameux NDCs (Nationally Determined Contributions). On les sait trop faibles pour contenir le réchauffement sous les 2° C. Pour tenir cet objectif, les émissions mondiales devraient avoir déjà été ramenées à cette date entre 31 et 44 Gt éq. CO2 (contre environ 50 Gt en 2015). Or selon l’ « Emissions gap report » publié par le Pnue (l’agence des Nations unies pour l’environnement), les émissions mondiales, compte tenu des NDCs, sont estimées entre 49,5 et 56,2 Gt éq. CO2. L’importance des marges d’incertitude provient notamment du fait que les engagements pris par les Etats sont multiformes : les uns sont conditionnels, les autres proposent des fourchettes hautes et basses, d’autres encore expriment des objectifs d’émissions non en valeur absolue mais en proportion de l’évolution de leur PIB…"
      Source : Alternatives Economiques

      Agriculture : la séquestration de #carbone en question
      Annoncée en 2015 par le ministre français de l’agriculture, M. Le Foll, lancée officiellement lors de la #COP22 de Marrakech, l’initiative « 4 pour 1.000 » vise à augmenter la teneur en carbone dans les sols agricoles de 0,4% par an. L’objectif est triple. En absorbant les rejets anthropiques de gaz à effet de serre ce serait un moyen de lutter contre le réchauffement, d’assurer la sécurité alimentaire mondiale (meilleurs rendements grâce à des sols plus fertiles) et d’adapter l’agriculture mondiale aux changements climatiques. L’agriculture mondiale, actuellement émettrice de ~25% des GES anthropiques, pourrait en devenir un puits très efficace, tout en nourrissant le monde. Mais, l’idée ne fait pas l’unanimité de la communauté scientifique. Une étude publiée en février dans Nature Climate Change par des chercheurs du Centre commun de recherche (CRC) de la Commission européenne révèle qu’une fois atteint la saturation en carbone, cette mesure pourrait être contreproductive à cause d’émission de protoxyde d’azote (N2O), puissant gaz à effet de serre.
      Source : Journal de l’environnement

      « L’agriculture ne doit pas être un bouc émissaire »
      Les médias ont relayé l’information selon laquelle les pratiques agricoles seraient responsables des disparitions d’oiseaux. A. Carré, ingénieur agronome, estime que ce parti pris usurpe les valeurs de la science et désinforme l’opinion. Même si, l’agriculture a sa part de responsabilités, occulter le reste empêchera de résoudre le problème du déclin de certaines populations de volatiles. Deux études (Stoc (suivi temporel des #oiseaux communs) et la Zone atelier "Plaine & val de Sèvre", montre que la diversité et la biomasse des espèces d’oiseaux "spécialistes des milieux agricoles" diminue. Or, la population des "oiseaux des villes" diminue elle aussi, sans qu’il puisse être incriminé l’agriculture. Les causes sont potentiellement nombreuses. Le réchauffement climatique, la prédation d’autres oiseaux (la population de certains rapaces, échassiers, corvidés augmente), la compétition pour la nourriture et les abris avec les "oiseaux généralistes", qui voient eux leur population augmenter, la prédation des chats, l’urbanisation et l’artificialisation des terres, la pollution des voitures et des industries, les maladies (grippe aviaire), ..., ne doivent pas être écartées.
      Source : Terre-Net

      Brésil : le secteur de la #viande face aux scandales #sanitaires
      "Secoué par une nouvelle enquête (opération "Trapaça" ("triche")) ciblant des laboratoires accusés de masquer des salmonelles dans les produits du géant agroalimentaire #BRF (premier exportateur mondial de volailles), le #Brésil tente de redorer le blason de sa filière #viande, un an après le scandale des viandes avariées. L’opération "Trapaça" arrive d’autant plus mal qu’elle s’ajoute aux craintes des éleveurs français et européens au sujet de l’accord de libre-échange en cours de négociation entre l’ #UE et le #Mercosur ( #Brésil, #Argentine, #Paraguay, #Uruguay ), qui faciliterait l’exportation de viande sud-américaine vers l’ #Europe ."
      Source : Plein Champ

      FRANCE
      SNCF : quand le rapport #Spinetta contredit la #propagande mensongère du gouvernement
      "Attention : le rapport Spinetta est terriblement #néolibéral et favorable à la mise en concurrence générale (....). Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il contient AUSSI des constats qui contredisent les mensonges gouvernementaux actuels." "Le gouvernement a réussi un double tour de force. D’abord, nous convaincre que la situation de la SNCF est catastrophique, alors que ce n’est pas le cas. Ensuite, nous expliquer que tout est de la faute des #cheminots, quand les problèmes viennent surtout du « tout #TGV »."
      Source : DEBOUT ! BLOG JEAN GADREY

      SNCF et services publics de réseau (4) : les arguments contre la « #dérégulation »
      "Les idées libérales du précédent billet s’opposent à d’autres thèses qui défendent les services publics de réseau sous l’angle de l’intérêt général. Mais cela doit être précisé, car on peut toujours soupçonner certains de se cacher derrière l’ #intérêt_général pour défendre des intérêts corporatistes. C’est ce que les libéraux reprochent aux #syndicats, en oubliant qu’on peut avoir des soupçons bien plus justifiés à l’égard de ceux qui défendent la mise en concurrence au nom de l’intérêt général des consommateurs, alors que l’objectif est le profit des capitaux privés..." [Les 3 premiers articles figurent dans la revue du 11 mars.]
      Source : DEBOUT !

      GÉOPOLITIQUE
      Dmitri PESKOV : "Les Européens ne sont plus des partenaires fiables"
      "Dmitri Sergueïevitch Peskov est l’un des plus proches collaborateurs de Vladimir Poutine. Il travaille à ses côtés depuis l’accession de celui-ci au pouvoir, en 2000. Aujourd’hui secrétaire de presse ‒ porte-parole ‒ du Kremlin, il a accepté, au lendemain de la réélection du président russe, de recevoir Le Courrier de Russie pour faire un point sur la situation politique internationale."
      Source : LE COURRIER DE RUSSIE

      L’argent fuit l’Arabie saoudite à toute vitesse
      "Un torrent d’argent a fui l’ #Arabie_Saoudite à cause des difficultés rencontrées par son économie. Il s’agit là d’une mauvaise nouvelle pour un pays qui essaie désespérément de se défaire de sa dépendance vis-à-vis du secteur de l’énergie et de refaçonner son économie en prévision d’un monde #post-pétrolier. De nouvelles recherches montrent que le royaume a vu sortir des dizaines de milliards de dollars de capitaux chaque année entre 2012 et l’année dernière. L’année qui suit sera du même acabit, indique le rapport rédigé par l’Institut de la finance internationale (IIF), un think tank basé à Washington."
      Source : MIDDLE EAST EYE

      INEGALITES
      Une réforme pour mieux combattre les #chômeurs
      "D’ici la fin du premier trimestre 2019, trois fois plus de personnes seront chargées de chasser les #fraudeurs, on multipliera par deux les peines encourues en cas de recherche insuffisante d’emploi... les sanctions pleuvent contre les plus #faibles ."
      Source : LIBERATION

      Au cœur des #intouchables d’État
      "Journaliste à L’Obs, Vincent Jauvert a passé les deux dernières années à percer les arcanes de l’élite administrative française, qu’il révèle dans son livre Les Intouchables d’État. En terrasse du café Le Nemours, la buvette du Conseil d’État, l’enquêteur raconte au Lanceur les secrets de ces intouchables de la haute fonction publique."
      Source : LE LANCEUR

      MARCHÉS FINANCIERS
      Quand la #finance fait du #social
      "Pierre Bitoun et Lou Hubert, tous deux sociologues, livrent ici une présentation critique d’une nouvelle offensive de la finance en direction du “social”. Ils décortiquent et critiquent les “Social impact bond”, des titres de dette (obligations) censés financer les politiques sociales et dont le rendement dépend de l’efficacité de celles-ci. Il est important de les comprendre et de les dénoncer pour ce qu’ils sont : des titres financiers faussement sociaux qui dévoilent la volonté de la finance de remplacer l’ #État ."
      Source : LE COMPTOIR

      MATIÈRES PREMIÈRES
      Gaz paccio
      "Dans notre Grand jeu énergético-eurasien, les mauvaises nouvelles affluent pour l’empire...A l’ouest, nous étions restés sur l’inénarrable psychodrame de Salisbury, dont l’un des buts avait vraisemblablement à voir avec l’or bleu :Mais il s’agit peut-être et surtout de gaz. Alors que #Gazprom vient de battre dix jours de suite son record d’exportation quotidienne vers l’Europe, l’affaire tombe à point nommé afin de barrer la route au #Nord_Stream II. Est-ce bien un hasard si mère Theresa de Londres a, immédiatement et pour le plus grand bonheur de Washington DC, embrayé sur le "danger du gaz russe" (lol) et la "nécessité de trouver des sources d’approvisionnement alternatives" ?"
      Source : CHRONIQUES DU GRAND JEU

      RÉFLEXION
      La puissance de l’ombre
      "On savait, depuis les attentats de janvier 2015, la France rongée par un mal souterrain. Les théories du #complot, ces « ferments de haine et de désintégration de notre société », commencent à « miner notre jeunesse », disait-on alors (1). Un second ingrédient est venu s’ajouter à la menace : les #fake_news, ces « fausses informations » principalement diffusées sur Internet qui saperaient notre démocratie et nécessiteraient une mobilisation générale."
      Source : Le Monde Diplomatique

      Ken Loach : “Oui, il y a une réelle #résistance à ce qui se passe, même si les #médias n’en parlent pas”
      "Pas facile d’obtenir un moment pour poser une ou deux questions à #Ken_Loach qui est venu à Fribourg pour le Festival International de films de Fribourg en mars 2018. Du haut de ses 50 ans de carrière, le réalisateur britannique n’a rien perdu de sa vivacité. Pourtant, c’est la personne la plus aimable qui soit. Thierry Jobin, le directeur du Festival International de Films de Fribourg, lui avait donné carte blanche cette année pour proposer cinq films, choisis par Loach pour leur simplicité et leur universalité, tels “Le voleur de bicyclettes” de Vittorio de Sica ou “La bataille d’Algérie”."
      Source : INVESTIG’ACTION

      VUES D’AILLEURS
      15 ans après, les anciens de la #guerre en #Irak encore meurtris
      "Justin Carlisle était au milieu du convoi quand la bombe a explosé, le 2 avril 2006. Quinze ans après, il lutte encore contre le stress #post-traumatique, comme des millions d’autres anciens combattants de la guerre en Irak."
      Source : Sciences et Avenir

  • Les parlementaires néerlandais réclament la fermeture du site de l’UE « anti-fake news russes » _
    https://ruptures-presse.fr/actu/pays-bas-ue-desinformation-gelderlander

    Les dirigeants du Service européen pour l’action extérieure ( #SEAE ) de l’UE n’en sont toujours pas revenus. Leur cellule de contre-propagande (baptisée « #East_Stratcom ») créée pour pourchasser les « mensonges » russes a poussé le zèle #inquisiteur si loin qu’il a déclenché la colère des #députés_néerlandais. Au point que ces derniers réclament désormais la fermeture pure et simple du site Internet géré par Bruxelles, EUvsdisinfo.eu, https://euvsdisinfo.eu censé mettre en garde contre la « #désinformation » en provenance de Moscou.

    L’histoire commence début mars, quand le site en question pointe un index accusateur contre trois médias des #Pays-Bas (dont le grand quotidien régional #De_Gelderlander) : ceux-ci sont accusés d’avoir relayé des informations sur l’ #Ukraine osant affirmer que ce pays était corrompu et abritait des fascistes ; et d’avoir relaté des éléments factuels fournis par une firme russe d’armement invalidant la thèse selon laquelle la Russie serait coupable d’avoir abattu le vol #MH17 de la Malaysian Airlines (une tragédie aérienne qui avait fait 300 victimes le 17 juillet 2014). Il n’en fallait pas plus pour qu’EUvsdisinfo.eu, véritable #Torquemada 2.0, octroie un sceau d’infamie aux médias en question.

    Ces derniers, qui estimaient n’être coupables de rien du tout si ce n’est d’avoir informé leurs lecteurs, ont menacé EUvsdisinfo de poursuites judiciaires. Le site a rapidement fait machine arrière, admettant, dans un communiqué le 8 mars, avoir agi de manière erronée. Les médias ont alors retiré leur plainte.

    Mais, pour les parlementaires du pays, le mal était fait. Deux d’entre eux – un du Parti socialiste (SP, équivalent du PG en France), l’autre du Parti libéral VVD (la formation du premier ministre Mark Rutte) – ont sommé le gouvernement d’intervenir auprès de #Bruxelles pour faire fermer le site. Selon les deux députés, leurs collègues sont prêts à voter « à une très large majorité » une motion enjoignant au chef du gouvernement d’agir. Ils font valoir qu’une instance européenne n’a aucune légitimité pour surveiller les #médias et #journalistes nationaux.

    Gêné aux entournures, le ministre de l’Intérieur a promis « d’essayer de trouver des soutiens dans les instances européennes pour faire valoir cette requête parlementaire ». Problème : la création de cet organe « anti-fake news russes » avait été approuvée par tous les chefs d’Etat et de gouvernement, y compris M. #Rutte, ce qui place ce dernier en porte-à-faux.

    Depuis 2005 et le Non massif (61,6%) au projet de constitution européenne, les Pays-Bas étaient considérés à Bruxelles comme l’un des nombreux maillons faibles de l’UE. Onze ans plus tard, les électeurs déclenchaient un nouveau cataclysme en rejetant, également par référendum, un accord de libre échange entre l’UE et l’Ukraine (dont le résultat fut finalement piétiné par un vote parlementaire ; et désormais, cette possibilité de référendum a été supprimée…).
    En mars 2017 cependant, M. Rutte sortit des élections générales avec la possibilité de former une nouvelle coalition, l’« eurosceptique » Geert Wilders progressant, mais restant isolé. Cela fut présenté à Bruxelles comme un signe indubitable du retour de flamme des citoyens européens en faveur de l’UE, un amour qui aurait ensuite été confirmé par l’élection d’Emmanuel Macron.

    A la lumière de l’humiliation batave infligée aujourd’hui à l’Union européenne, cette interprétation relevait donc bien de la méthode Coué. Ou de la désinformation.

    #ue #union_européenne #censure
    Source : La revue de presse du site Les Crises : https://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-27-03-2018

    • Des juristes français et états-uniens s’y mettent aussi. On notera la pudeur du Monde qui, à aucun endroit, ne nomme le service concerné, se contentant de donner le nom de sa publication. Il est vrai que le service en question est une référence du #Decodex (cf. supra)

      « Fake news » : des juristes s’inquiètent des contrôles de l’Union européenne
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/03/30/fake-news-des-juristes-s-inquietent-des-controles-de-l-union-europeenne_5278

      La Clinique juridique sur l’Union européenne, un organisme résultant d’un partenariat entre HEC Paris et la New York University School of Law, a déposé, mercredi 28 mars, une plainte auprès du médiateur de l’Union européenne (UE) contre le service de fact checking (« vérification des faits ») de l’UE, qui publie chaque semaine une Disinformation Review. Cette branche du service européen d’action extérieure (SEAE), dirigée par la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a été créée sur décision du Conseil européen, au printemps 2017. Les chefs d’Etat et de gouvernements s’étaient alarmés de la multiplication de fausses nouvelles pouvant, notamment, influencer des résultats électoraux.
      […]
      Il en a déduit, explique-t-il, que « l’Union bafoue la liberté d’expression et le droit à une procédure régulière, même si son action part d’une bonne intention ». Le professeur Alemanno estime que la Disinformation Review tente, en réalité, de contrôler des contenus, ce qui peut avoir un effet dissuasif pour le travail journalistique, « pourtant au cœur de la démocratie ». Une menace d’autant plus pernicieuse, à ses yeux, que beaucoup de médias vivent une situation de crise et sont confrontés à des gouvernements de plus en plus hostiles.

      Répondre à la crise de confiance dont les médias sont l’objet ? « Oui, répond le juriste, mais pas en violant des droits fondamentaux. Même si les idées exprimées sont parfois désagréables, honteuses, ou carrément fausses. »
      Les plaignants, qui ont envoyé au médiateur un mémoire de treize pages, assimilent les pratiques actuelles des services européens à de la mauvaise gouvernance. Notamment parce qu’ils ne respecteraient pas les standards internationaux en matière de vérification des faits.

  • ENTRETIEN LIBRE # 6 - THOMAS GUÉNOLÉ
    https://www.youtube.com/watch?v=ia5MhgMenZY

    Comment qualifier la vague en train de laminer les acquis sociaux et les services publics de notre pays ? Comment lutter contre elle en méditant sur les leçons des mouvements sociaux du passé ? Comment lutter contre les fake news de la propagande gouvernementale et de ses soutiens médiatiques ?

    C’est le propos d’ Antisocial (Plon), le nouvel essai de Thomas Guénolé. Politologue, il est à 35 ans l’auteur de nombreux essais, parmi lesquels La Mondialisation malheureuse ou Les Jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ? , préfacé par Emmanuel Todd.

    #politique_antisociale #église_médiatique #fake-news #décodex
    #oligarchisme #séparatisme_social

    • « Du très bon Thomas Guénolé ce soir dans "l’entretien libre" animé par Aude Lancelin. En bon pédagogue Thomas Guénolé nous brosse un tableau très clair de la situation économique et sociale de notre pays maltraité non par des libéraux ou néo-libéraux comme l’expliquait très justement Thomas Guénolé mais bien par un pouvoir oligarchique égoiste oeuvrant sans partage après avoir pris grand soin de se protéger en constituant un journalisme de propagande totalement dévoué à ses maitres. »

  • Infectious virus in exhaled breath of symptomatic seasonal influenza cases from a college community | Proceedings of the National Academy of Sciences
    http://www.pnas.org/content/115/5/1081

    Estimation de la propagation de la grippe par aérosol dans l’air expiré :
    • il n’est pas nécessaire de tousser ou d’éternuer
    • l’émission de virus augmente avec l’indice de masse corporelle (IMC) et… la répétition de la vaccination anti grippe (pour les aérosols les plus fins et les infections des voies supérieures, à confirmer)

    Significance
    Lack of human data on influenza virus aerosol shedding fuels debate over the importance of airborne transmission. We provide overwhelming evidence that humans generate infectious aerosols and quantitative data to improve mathematical models of transmission and public health interventions. We show that sneezing is rare and not important for—and that coughing is not required for—influenza virus aerosolization. Our findings, that upper and lower airway infection are independent and that fine-particle exhaled aerosols reflect infection in the lung, opened a pathway for a deeper understanding of the human biology of influenza infection and transmission. Our observation of an association between repeated vaccination and increased viral aerosol generation demonstrated the power of our method, but needs confirmation.

    Abstract
    Little is known about the amount and infectiousness of influenza virus shed into exhaled breath. This contributes to uncertainty about the importance of airborne influenza transmission. We screened 355 symptomatic volunteers with acute respiratory illness and report 142 cases with confirmed influenza infection who provided 218 paired nasopharyngeal (NP) and 30-minute breath samples (coarse >5-µm and fine ≤5-µm fractions) on days 1–3 after symptom onset. We assessed viral RNA copy number for all samples and cultured NP swabs and fine aerosols. We recovered infectious virus from 52 (39%) of the fine aerosols and 150 (89%) of the NP swabs with valid cultures. The geometric mean RNA copy numbers were 3.8 × 104/30-minutes fine-, 1.2 × 104/30-minutes coarse-aerosol sample, and 8.2 × 108 per NP swab. Fine- and coarse-aerosol viral RNA were positively associated with body mass index and number of coughs and negatively associated with increasing days since symptom onset in adjusted models. Fine-aerosol viral RNA was also positively associated with having influenza vaccination for both the current and prior season. NP swab viral RNA was positively associated with upper respiratory symptoms and negatively associated with age but was not significantly associated with fine- or coarse-aerosol viral RNA or their predictors. Sneezing was rare, and sneezing and coughing were not necessary for infectious aerosol generation. Our observations suggest that influenza infection in the upper and lower airways are compartmentalized and independent.

    • Tiens, justement, nos amis du #Decodex sont de sortie sur le sujet…

      Les conclusions douteuses d’articles hostiles au vaccin contre la grippe
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/14/les-conclusions-douteuses-d-articles-hostiles-au-vaccin-contre-la-grippe_525

      L’affirmation selon laquelle la vaccination augmenterait la « propagation de la maladie » qu’on retrouve dans certains titres n’est pas plus étayée par les faits.

      Bon, ce n’est qu’un tout petit élément du plaidoyer, mais là où ça devient cocasse, c’est quand on lit l’étude qui est (indirectement) citée pour mentionner le faible taux d’efficacité du vaccin anti grippal pour la saison2016)

      Contemporary H3N2 influenza viruses have a glycosylation site that alters binding of antibodies elicited by egg-adapted vaccine strains | Proceedings of the National Academy of Sciences
      http://www.pnas.org/content/114/47/12578

      Individuals that had been vaccinated in the previous 2 y[ears] exhibited overall lower antibody boosts (Fig. S1), after adjusting for age and prevaccination antibody titers (Table S3).

      (c’est la dernière phrase de l’article avant la Discussion)

    • Sinon, sur le fond du décodage.

      Pourquoi c’est faux

      1. Le vaccin contre la grippe offre bien une protection limitée
      M. Brownstein s’appuie sur des données compilées dans une étude publiée dans la Cochrane Library début février. Cette publication spécialisée confirme une réalité connue de longue date : le vaccin contre la grippe est loin d’offrir une protection comparable à la plupart des autres vaccins.

      Normalement, la conclusion devrait donc être : c’est plutôt vrai (et c’est bien connu, d’ailleurs…

      2. Un taux d’échec à « 99 % » fallacieux
      L’article de M. Brownstein a, en revanche, largement manipulés les chiffres de la Cochrane Library. L’étude en question aboutit, en effet, aux deux estimations suivantes :
      • En moyenne, 2,3 % des adultes en bonne santé non vaccinés seraient touchés par la grippe, contre 0,9 % des vaccinés ;
      • 21,5 % des adultes non vaccinés seraient touchés par des infections proches de la grippe, contre 18,1 % des vaccinés.

      Le chiffre de 99% est tout à fait faux, en effet. Les chiffres fournis à l’appui montre tout de même que la protection est plutôt faible.

      Le rapport des cotes (odds ratio) pour le risque d’attraper la grippe est de 2,6 entre un individu non vacciné et un individu vacciné. Ce nombre tombe à 1,2 pour les infections proches de la grippe.

      Il est également trompeur d’avoir occulté le cas des infections proches de la grippe, bien que l’écart entre les deux groupes reste également limité dans ce cas de figure.

      De fait, il est tout juste significatif. cf. le passage correspondant dans l’étude de référence

      Vaccines for preventing influenza in healthy adults. - PubMed - NCBI
      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29388196

      MAIN RESULTS:
      […] Inactivated influenza vaccines probably reduce influenza in healthy adults from 2.3% without vaccination to 0.9% (risk ratio (RR) 0.41, 95% confidence interval (CI) 0.36 to 0.47; 71,221 participants; moderate-certainty evidence), and they probably reduce ILI from 21.5% to 18.1% (RR 0.84, 95% CI 0.75 to 0.95; 25,795 participants; moderate-certainty evidence

      (désolé, ils calculent le rapport des cotes dans le sens inverse et la (légère) différence (pour les inverses des valeurs) vient certainement des arrondis (à 1 chiffre après la virgule) des pourcentages).

      3. Les prétendus dangers du vaccin ne sont pas étayés
      […]
      L’affirmation selon laquelle la vaccination augmenterait la « propagation de la maladie » qu’on retrouve dans certains titres n’est pas plus étayée par les faits.

      cf. ci-dessus.

      4. Le vaccin reste considéré comme pertinent pour les publics ciblés
      […]
      Comme toute politique de santé publique, ce choix de recommander la vaccination contre la grippe dans certains cas fait l’objet de débats et de questionnements légitimes. Les affirmations catégoriques véhiculées par certains sites douteux n’en restent pas moins mensongères.

      Ce serait sympa (comme dirait l’autre…) si ces débâts et questionnements légitimes étaient traités autrement que par la « pédagogie » (sic) de l’extension par décret des obligations vaccinales.

    • Pour finir, le bilan de l’efficacité du vaccin pour la saison grippale 2014-15 aux États-Unis.

      Efficacité inférieure à 20% (tous âges confondus et toutes souches confondues) et inexistante pour la tranche d’âge 18-64 ans.

      2014–2015 Influenza Vaccine Effectiveness in the United States by Vaccine Type | Clinical Infectious Diseases | Oxford Academic
      https://academic.oup.com/cid/article/63/12/1564/2282808

      Background
      Circulating A/H3N2 influenza viruses drifted significantly after strain selection for the 2014–2015 vaccines. Also in 2014–2015, the Advisory Committee on Immunization Practices recommended preferential use of live attenuated influenza vaccine (LAIV) over inactivated influenza vaccine (IIV) among children aged 2–8 years.

      Methods
      Vaccine effectiveness (VE) across age groups and vaccine types was examined among outpatients with acute respiratory illness at 5 US sites using a test-negative design, that compared the odds of vaccination among reverse transcription polymerase chain reaction–confirmed influenza positives and negatives.

      Results
      Of 9311 enrollees with complete data, 7078 (76%) were influenza negative, 1840 (19.8%) were positive for influenza A (A/H3N2, n = 1817), and 395 (4.2%) were positive for influenza B (B/Yamagata, n = 340). The overall adjusted VE was 19% (95% confidence interval [CI], 10% to 27%) and was statistically significant in all age strata except those aged 18–64 years. The adjusted VE of 6% (95%CI, −5% to 17%) against A/H3N2-associated illness was not statistically significant, unlike VE for influenza B/Yamagata, which was 55% (95%CI, 43% to 65%). Among those aged 2–8 years, VE against A/H3N2 was 15% (95%CI, −16% to 38%) for IIV and −3% (CI, −50% to 29%) for LAIV; VE against B/Yamagata was 40% (95%CI, −20% to 70%) for IIV and 74% (95%CI, 25% to 91%) for LAIV.

      Conclusions
      The 2014–2015 influenza vaccines offered little protection against the predominant influenza A/H3N2 virus but were effective against influenza B. Preferential use of LAIV among young children was not supported.

      représentation graphique (en haut la souche A, en bas la souche B, la A était environ 5 fois plus fréquente que la B)

    • Pour ce dont je me souviens, et contrairement à d’autres vaccins plutôt efficaces, cette faible efficacité serait essentiellement due à un pari (industriel et sanitaire) difficile à étayer sur ce que vont donner les mutations de virus de la grippe, bien moins stables que d’autres. Une affaire de prédictibilité défaillante puisqu’on élabore les vaccins depuis des souches antérieures.

  • Facebook : des sites mensongers peu lus mais au succès considérable — Le blog du #Decodex
    http://www.lemonde.fr/le-blog-du-decodex/article/2018/02/12/les-sites-mensongers-sont-peu-lus-mais-ont-un-succes-considerable-sur-facebo

    Les médias traditionnels attirent plus de lecteurs, mais l’écart est beaucoup moins net sur Facebook, selon une étude britannique qui exploite notamment les données du Décodex.
    […]
    L’étude de l’institut Reuters s’intéresse à la circulation des fausses informations en France et en Italie. Pour tenter d’en mesurer la portée, ils se sont servis de listes de sites jugés peu fiables, dont ils ont comparé l’audience avec celle des médias traditionnels. « Le débat sur les fausses informations se concentre souvent sur ce qui se passe au Royaume-Uni. Nous avons cherché à comprendre ce qui se passait ailleurs en Europe », nous explique Richard Fletcher, coauteur de l’étude.

    Les chercheurs ont utilisé des listes préexistantes de sites connus pour diffuser de fausses informations. Pour le volet français de leurs travaux, ils se sont appuyés sur l’annuaire des sources d’informations du Décodex.

    Les chercheurs ont retenu 38 sources parmi les quelque 450 qui y sont classées en « rouge » parce qu’elles ont publié un nombre significatif de fausses informations et/ou d’articles trompeurs : celles qui correspondent à des sites Internet dont l’audience était quantifiable dans les données issues des analyses de la société Comscore (ces mesures sont réalisées en étudiant le comportement d’un panel d’internautes croisé avec d’autres données). Certains sites n’ont pu être analysés, de même que les pages Facebook ou comptes Twitter et YouTube isolés.

    Les autres catégories du Décodex (sites parodiques en « bleu », sites « orange » dont la fiabilité ou la démarche est douteuse) n’ont pas été étudiées.

    • Fact sheet (résumé) de l’étude mentionnée

      Measuring the reach of “fake news” and online disinformation in Europe | Reuters Institute for the Study of Journalism
      https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/our-research/measuring-reach-fake-news-and-online-disinformation-

      In this factsheet by Richard Fletcher, Alessio Cornia, Lucas Graves and Rasmus Kleis Nielsen, we provide top-level usage statistics for the most popular sites that independent fact-checkers and other observers have identified as publishers of false news and online disinformation. We focus on two European countries: France and Italy. We examine France and Italy as two particularly important cases, as both are widely seen as facing serious issues with for-profit and ideologically/politically motivated online disinformation.

      We find that:
      • None of the false news websites we considered had an average monthly reach of over 3.5% in 2017, with most reaching less than 1% of the online population in both France and Italy. By comparison, the most popular news websites in France (Le Figaro) and Italy (La Repubblica) had an average monthly reach of 22.3% and 50.9%, respectively; 
      • The total time spent with false news websites each month is lower than the time spent with news websites. The most popular false news websites in France were viewed for around 10 million minutes per month, and for 7.5 million minutes in Italy. People spent an average of 178 million minutes per month with Le Monde, and 443 million minutes with La Repubblica—more than the combined time spent with all 20 false news sites in each sample;
      • Despite clear differences in terms of website access, the level of Facebook interaction (defined as the total number of comments, shares, and reactions) generated by a small number of false news outlets matched or exceeded that produced by the most popular news brands. In France, one false news outlet generated an average of over 11 million interactions per month—five times greater than more established news brands. However, in most cases, in both France and Italy, false news outlets do not generate as many interactions as established news brands.

      We have shown that many of the most prominent identified false news websites in these countries are far less popular than major established news sites. However, the difference between false news sites and news sites in terms of interactions on Facebook is less clear-cut. We believe that online disinformation is an important issue that the public, publishers, platform companies, policymakers, and other stakeholders should pay serious attention to. But overall, our analysis of the available evidence suggests that false news has more limited reach than is sometimes assumed.

    • Note : l’étude est financée par Google, ce que ne mentionne nulle part le blog du Decodex

      The research was supported by Google UK as part of the #Digital_News_Initiative (CTR00220), as well as the Digital News Report (CTR00150)

      (extrait du pdf de l’étude, 10 pages dont 2 de tableaux en annexe
      https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/sites/default/files/2018-02/Measuring%20the%20reach%20of%20fake%20news%20and%20o )

    • version Le Monde

      Les sites russes Russia Today et Sputnik, également mentionnés par les chercheurs parce qu’ils sont régulièrement évoqués dans le débat sur les fausses informations, touchent eux aussi une frange restreinte de la population (respectivement 1,5 % et 1,4 %).

      version Institut Reuters

      For comparative purposes, we also included two prominent Russian news sites which have featured in European policy discussions around disinformation, namely Russia Today (RT) and Sputnik. These Russian state-backed organisations are clearly different from sites that engage in for-profit fabrication of false news, but both independent fact-checkers and the EU’s European External Action Service East Stratcom Task Force have identified multiple instances where these sites have published disinformation.

      avec en note la référence à 2 sites :

      https://euvsdisinfo.eu site tenu par la East StratCom Task Force, montée en 2015 et financée par le Conseil de l’Europe (décisions du 19 et 20 mars 2015)

      Q&A about the #East_StratCom_Task_Force - European External Action Service
      https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage_en/2116/+Questions%20and%20Answers%20about%20the%20East%20StratCom%20Task%20Forc

      How is the team composed?
      The team is made up of fourteen full-time staff, recruited from the EU institutions or seconded by EU Member States. Team members have a variety of professional communications backgrounds and speak several languages, including Russian.

      • nettement plus comique (!) https://www.stopfake.org
      dont le sous-titre affiche bravement

      La lutte contre les informations falsifiées sur les événements en Ukraine

      À propos de nous
      https://www.stopfake.org/fr/a-propos-de-nous

      Le site de vérification des faits StopFake.org a été lancé le 2 mars 2014 dans le but de vérifier les faits avancés par la propagande du Kremlin. Les initiateurs du projet sont des enseignants, d’anciens diplômés ainsi que des étudiants de l’Académie Mohyla (une école de journalisme en Ukraine. ndlr) et du programme « Futur digital du journalisme », destiné aux journalistes et rédacteurs.

    • Three things you should know about RT and Sputnik | EU vs DISINFORMATION
      https://euvsdisinfo.eu/three-things-you-should-know-about-rt-and-sputnik

      1. They are not independent
      • Sputnik was created by a Presidential decree with the aim to “report on the state policy of Russia abroad”;
      • RT is fully financed by the Russian government and is included in an official list of core organizations of strategic importance for Russia.

      2. They do not want to be impartial
      • “The period of impartial journalism is over. Objectivity is a myth”, the CEO and editor-in-chief Dmitry Kiselyov told Sputnik’s editorial staff after a reorganisation of the media house to which Sputnik belongs;
      • The management of both RT and Sputnik receive weekly instructions from the Kremlin. These instructions include guidelines on political narratives, what should be covered and whom the outlets should not talk about.

      3. They produce fake news to promote political objectives
      • The independent media watchdog in the UK, Ofcom, has on 15 occasions expressed criticism of RT for, among other problems, “materially misleading” output;
      • RT has for example been instrumental in creating the smoke screen of disinformation, with which the Russian authorities seek to cover up the facts about the downing of Malaysian Airlines Flight MH17 over Eastern Ukraine with this article as just one of many examples.

    • Pour être complet (?) il faut aussi rappeler que Decodex est financé par Facebook (je ne crois pas qu’il y ait de montants qui circulent).

      Le Monde reçoit des financements publics mais aussi de Google (FINP - AIPG).

      En résumé, une étude financée par Google sur des données collectées par Le Monde sur financement de Facebook.

      Pour terminer, que donne une recherche Google sur les termes Decodex Facebook ?


      Sur les 4 premiers articles résultants, 2 lemonde.fr (dont, « À la une », celui à l’origine de ce billet) et 2 facebook.com.

      Bon, c’est un peu normal, mais où se trouve la limite ? Sur cette recherche, Il n’y a sans doute pas vraiment besoin d’éventuels coups de pouce algorithmiques au profit des clients et des partenaires pour arriver à ce résultat. Encore que… pour être « à la une »…

  • Non, la laïcité n’a pas tué les « vacances de Noël »
    http://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/12/05/non-la-laicite-n-a-pas-tue-les-vacances-de-noel_5225111_4355770.html

    Les traditions françaises foulées au pied par les démons de la laïcité et du vivre-ensemble ? C’est ce que semble penser Virginie Calmels, première adjointe (Les Républicains) au maire de Bordeaux et soutien de Laurent Wauquiez. Dans un entretien accordé, mardi 5 décembre, à RTL, la femme politique affirmait que la dénomination officielle des congés de Noël serait désormais « congés de fin d’année » – la faute à la laïcité.

    « Je suis frappée : on ne peut plus dire “les vacances de Noël”, on ne peut plus dire “les vacances de Pâques”. Faut dire “les vacances de fin d’année”. Arrêtons de pousser le trait. »

    Pourquoi c’est faux

    Un rapide coup d’œil sur le site de l’éducation nationale suffit pourtant à donner tort à Virginie Calmels. Le calendrier 2017-2018 de l’année scolaire en cours fait bien mention de « vacances de Noël » – ainsi que de « vacances de la Toussaint ».

    A la suite d’un article du Lab d’Europe 1 dénonçant ses approximations, Virginie Calmels a publié un tweet pour s’excuser, en affirmant qu’il s’agissait en fait des vacances de Pâques qui avaient été renommées vacances de printemps.

    Rien de nouveau : comme le démontre Libération, la dénomination « vacances de printemps » a supplanté l’appellation « vacances de Pâques » depuis… l’année scolaire 1974. La cause de ce changement vient du fait que les fêtes de Pâques n’interviennent pas forcément pendant les « vacances de printemps », en raison du roulement des trois zones de vacances selon les régions.

    Ce n’est pas la première fois que cette fausse nouvelle vient à surgir. Le 9 janvier 2017, Jean-François Copé, candidat déçu à la primaire présidentielle des Républicains de 2016, affirmait que nous vivions dans un pays « dans lequel on n’a pas le droit de parler des vacances de Noël ».

    Au delà de l’anecdote, ce qui est intéressant, c’est que cette remise au point est publiée par "Les décodeurs", et donc l’article se termine par la promotion du "Decodex".

    Qui dit :

    Décodex : nos outils contre les fausses informations

    Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :

    Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;
    Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;
    Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;
    Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).

    Question : est-ce que RTL, qui n’a pas démenti les interventions de la députée, et qui les a envoyées vers des millions d’auditeurs est un "site fiable" ? Est-ce que le Decodex les a marqué "complotistes" ?

    Pourtant, la fausse nouvelle est toujours sur le site de RTL
    http://www.rtl.fr/actu/politique/calmels-defend-les-creches-sur-rtl-et-invoque-les-racines-judeo-chretiennes-7791
    (on peut l’entendre dans l’interview, à la minute 4’30).

    #Fake_news #post_truth #Médias #Decodex

    • Pour un pays qui se targue de laïcité ca me semble la moindre des choses d’abandonner les appellation catholiques. Vacances de décembre, vacances de mai, vacances d’octobre, vacances de février fonctionne parfaitement.

    • Ce qui est particulièrement chiant, dans ces réfutations, c’est que ça reste à « décoder » en restant dans le sujet à la con, comme si c’était réellement un sujet.

      Le sujet, c’est que c’est pas réellement un sujet à discuter : c’est juste une connerie archi-connue totalement importée des États-Unis, où le thème « we can’t say Merry Christmas anymore » est un marronnier classique des Républicains du genre « sujet à la con » qui fait passer nos cadeaux fiscaux aux milliardaires. Et actuellement à la mode, suffit d’avoir l’interwebz en anglais pour en bouffer.

      Ce que ça révèle, c’est qu’on reste, avec le Monde et autres décodeurs, dans le respect le plus strict du business spectaculaire (oh, une polémique, restons dans les termes débiles du débat débile qui nous est imposé et contre-argumentons comme si c’était pas un débat débile aux termes débiles).

      Sinon, la base ce serait de dire que ce sujet est uniquement un divertissement, au sens où c’est une vieille connerie que les Républicains ont inventé pour détourner les discussions vers l’anecdote (plutôt que de discuter de ce qui devrait réellement intéresser les gens : les politiques économiques absolument indéfendables de ces gens).

    • Tout à fait autre chose.

      Les obsèques de d’Ormesson et de Johnny ont ceci de commun que l’hyper happening médiatique se termine à l’église, aux Invalides pour l’un, à la Madeleine pour l’autre ; et ceci, bien entendu avec la bénédiction (si j’ose dire) des représentants de l’Etat. Or c’est précisément un 09 décembre, en 1905, que fut adoptée la loi dite

      de séparation des églises et de l’État. Triste année en même temps qui vit le décès de Louise MICHEL, Élisée RECLUS, Jules VERNE, José Maria de HEREDIA, Alphonse ALLAIS. Elle fut votée le 9 décembre 1905 mais elle était déjà dans l’air du temps. En effet, dès 1871, la Commune déclare la séparation de l’Église et de l’État. Les classes populaires parisiennes sont en effet assez hostiles au catholicisme, très lié au régime impérial et aux conservateurs. Mais bon, ainsi va la vie, j’allais écrire:la mort ! Oh Marie si tu savais…

      http://lescenobitestranquilles.fr/2017/12/oh-marie-si-tu-savais
      #1905

    • @mad_meg Je parle du Monde, pas du référencement par HLC, ni ta réponse (de bon sens par ailleurs).

      Je fais remarquer que les décodeurs parviennent à relayer une « polémique » qui n’est rien d’autre que la très usuelle « War on Christmas », récemment remise au goût du jour par… Donald Trump himself, sans le mentionner : How the ‘War on Christmas’ Controversy Was Created
      https://www.nytimes.com/2016/12/19/us/war-on-christmas-controversy.html

      For over a decade, these debates have taken place mainly on conservative talk radio and cable programs. But this year they also burst onto a much grander stage: the presidential election.

      At a rally in Wisconsin last week, Donald J. Trump stood in front of a line of Christmas trees and repeated a campaign-trail staple.

      “When I started 18 months ago, I told my first crowd in Wisconsin that we are going to come back here some day and we are going to say ‘Merry Christmas’ again,” he said. “Merry Christmas. So, Merry Christmas everyone. Happy New Year, but Merry Christmas.”

      […]

      Indeed, Mr. O’Reilly has returned to the theme of a war on Christmas again and again over the years. In 2012 he told viewers that liberals were “tying the Christmas situation into secular progressive politics” because they wanted “a new America, and traditional Christmas isn’t a part of it.”

      Du coup, c’est plutôt normal d’avoir des arguments dans de tels débats qui sont volontairement clivants, mais dans le même temps, le rôle d’un « décodeur » serait avant tout de rappeler qu’il s’agit à l’origine d’une lubie lancée par les néo-fascistes américains et recyclée tous les ans par Fox News. Et que donc on est très nettement en train de se faire imposer (via LR françaouis) les termes d’un débat spectaculaire initié par les néo-fascistes de là-bas.

    • Merci @arno pour tes précisions. Je suis du coup tout à fait d’accord avec ce que tu dit.
      @simplicissimus j’y avais même pas pensé, c’est vrai que ca fait beaucoup de messes et que c’est pas la place d’un président d’un pays laïque de prêcher chez les calotins pour l’âme des morts.

      Autre gros scandale de la pseudo laïcité cocorico, le concordat qui n’est jamais remis en cause, même par Macron. Pourtant si prompt à faire baisser l’impôt. Mais c’est vrai que cet impôt profite à une riche organisation misogyne, homophobes et agresseuse sexuels d’enfants du coup Macron ca il sponsorise.

      D’ailleurs j’ai vu que le budget de l’école publique à été amputé d’une grosse somme au bénéfice de l’école de la manif pour tous. Je reviens si je trouve le lien.
      edit - le voici : https://seenthis.net/messages/650345

  • Le #glyphosate, révélateur d’un gouvernement allemand en roue libre
    https://www.mediapart.fr/journal/international/281117/le-glyphosate-revelateur-d-un-gouvernement-allemand-en-roue-libre

    Le soutien inattendu de Berlin, lundi à Bruxelles, à la ré-autorisation du glyphosate pour cinq ans en Europe, complique un peu plus l’équation politique en #Allemagne, sur fond de désaccord entre la droite de la CDU et les sociaux-démocrates du SPD. L’épisode révèle également le désordre politique qui règne actuellement à Berlin.

    #International #Economie #agriculture #Bayer #Christian_Schmidt #Monsanto #UE

  • Un ex-agent du FBI affirme que les entreprises de technologie doivent « faire taire » les sources de « rébellion »
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/nov2017/watt-n02.shtml

    Les implications de ces déclarations sont stupéfiantes. Les États-Unis seraient en pleine #guerre civile et la réponse nécessaire du gouvernement serait la #censure, ainsi que l’abolition de tous les autres #droits démocratiques fondamentaux. La « rébellion » devrait être réprimée en faisant taire les #médias qui la préconisent.

    Qu’une telle déclaration puisse être faite lors d’une audience du Congrès, sans aucune objection, est une expression de la décadence de la #démocratie américaine. Il n’y a aucune fraction de la classe dirigeante qui maintienne le moindre engagement envers les droits démocratiques fondamentaux.

    Aucun des Démocrates dans la commission n’a soulevé aucune des questions constitutionnelles soulevées par la demandant aux sociétés de technologie massives de censurer le discours politique sur Internet. Un seul Républicain a soulevé des préoccupations sur la censure, mais seulement pour alléguer que Google aurait un parti pris libéral.

    • Une analyse de la main-mise de l’état corporatiste US sur les médias de Chris Hedges :

      https://www.truthdig.com/articles/the-silencing-of-dissent

      In the name of combating Russia-inspired “fake news,” Google, Facebook, Twitter, The New York Times, The Washington Post, BuzzFeed News, Agence France-Presse and CNN in April imposed algorithms or filters, overseen by “evaluators,” that hunt for key words such as “U.S. military,” “inequality” and “socialism,” along with personal names such as Julian Assange and Laura Poitras, the filmmaker. Ben Gomes, Google’s vice president for search engineering, says Google has amassed some 10,000 “evaluators” to determine the “quality” and veracity of websites. Internet users doing searches on Google, since the algorithms were put in place, are diverted from sites such as Truthdig and directed to mainstream publications such as The New York Times. The news organizations and corporations that are imposing this censorship have strong links to the Democratic Party. They are cheerleaders for American imperial projects and global capitalism. Because they are struggling in the new media environment for profitability, they have an economic incentive to be part of the witch hunt.

      The World Socialist Web Site reported in July that its aggregate volume, or “impressions”—links displayed by Google in response to search requests—fell dramatically over a short period after the new algorithms were imposed. It also wrote that a number of sites “declared to be ‘fake news’ by the Washington Post’s discredited [PropOrNot] blacklist … had their global ranking fall. The average decline of the global reach of all of these sites is 25 percent. …”

      #decodex #fake_news #post-vérité (ministère de la )

  • Le Venezuela s’offre un répit - Le Courrier - Lundi 16 octobre 2017 -
    Benito Perez

    https://www.lecourrier.ch/153504/le_venezuela_s_offre_un_repit

    Le chavisme officiel qui se refait une santé dans les urnes... La nouvelle pourra surprendre, tant le gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro était apparu aux abois, ce printemps, face aux manifestations et à la crise économique extrêmement aigue. La séquence était pourtant attendue : les régionales de dimanche, marquées par le succès des candidats socialistes dans 17 Etats sur 23, closent le calamiteux épisode de la violence de rue ouvert en avril par l’opposition.

    En réalité, l’échec de cette stratégie de la tension était acté depuis août dernier, lorsque la MUD, la coalition d’opposition allant du centre à l’extrême droite, avait accepté, à peine l’Assemblée constituante installée, de participer au scrutin suivant. Après avoir vilipendé le Conseil national électoral (CNE) et la crédibilité du vote au Venezuela, l’opposition rentrait soudainement dans le rang, tirant le bilan de l’impopularité des violences et de son incapacité à renverser Nicolas Maduro par la force.

    Dimanche, l’opposition a pu surveiller le scrutin et s’assurer de sa fiabilité, maintes fois confirmée par des observateurs neutres, à l’instar du Centre Carter. S’il restera finalement un doute quant à la validité de l’élection du 30 juillet à la Constituante – doute provoqué notamment par le boycott de l’opposition –, la victoire du Parti socialiste unifié (PSUV) ce week-end est manifeste. La « non-reconnaissance » des résultats dans le camp de la MUD et l’acceptation du recomptage par le gouvernement font partie du folklore habituel destiné aux médias internationaux et aux chancelleries. Les rares « irrégularités » dénoncées concernent quelque 270 locaux de vote dans des bastions de l’opposition qui auraient été « déplacés » pour « tromper » le votant ou pour des raisons sécuritaires, suite aux violences de juillet dernier, selon le CNE. Péripéties qui ne remettent pas en cause les dix points d’avance séparant le PSUV de la MUD, qui plus est dans un contexte de forte participation (61%) pour une élection locale.

    Dès lors, comment expliquer ce succès ? En premier lieu, par la crainte que l’instabilité politique n’aggrave encore la crise économique affectant le Venezuela. Il y a fort à parier qu’une frange de l’électorat du PSUV qui lui avait tourné le dos lors des législatives de décembre 2015 soit revenue au bercail.

    A contrario, la MUD a sans doute vu une partie de ses anciens soutiens bouder les urnes, en signe de sanction contre les méthodes insurrectionnelles défendues au printemps par ses dirigeants. Ou en réaction à une stratégie pour le moins déconcertante : comment convaincre des électeurs de se rendre massivement aux urnes en octobre alors que trois mois plus tôt, on les invitait à boycotter le piège électoral d’une « dictature » ? La défaite de la MUD dans l’Etat de Miranda, bastion de l’ancien candidat à la présidentielle Henrique Capriles et second Etat le plus abstentionniste, ne s’explique pas autrement.

    Nicolas Maduro, à un an de la présidentielle, peut donc savourer une victoire de bon augure. Sans pour autant se bercer d’illusions. Les difficultés économiques écrasent toujours la population et les défauts du régime (faiblesse des contrepouvoirs, corruption, violence endémique, intolérance à la critique, productivité en berne) demeurent intacts. Dans douze mois, les errements de la MUD seront peut-être oubliés. Et la participation sans doute bien supérieure. Pour l’emporter, un chavisme fidèle à ses valeurs devra proposer un projet mobilisateur. Nicolas Maduro s’est gagné un répit : l’heure de la remise en question ?

  • Les petits lutins ont encore frappé | Le Vilain Petit Canard
    https://levilainpetitcanard.be/articles/actu/les-petits-lutins-ont-encore-frappe_769268625

    Cette fois, nos intrépides petits bachi-bouzouks sylvestres s’attaquent à du lourd, le sujet controversé de l’indépendance catalane. Les justifications ? Mais non, ça, c’est pour les faibles, et une fois de plus, ils sauront nous montrer par A+B=C(oupas) que la Vérité Vraie n’a pas à tenir compte de vétilles comme la « réalité » ou le « droit ». Il suffit qu’elle soit affirmée par l’Autorité.

    #médias #décodeurs #Les_Affabulateur #minver #ministère_de_la_vérité

    • Très drôle et en même temps tragiquement affligeant. Merci Agnès en tout cas pour le signalement.

      Bon, parfois, ça dérape sec, aussi, mais que voulez-vous, tout reclus qu’ils sont dans leur « Monde », ils n’ont pas forcément un accès facile aux sources, ou à toutes ces diableries, là, comment dites-vous ? Ah oui, l’Internet. Ils ont bien quelques terminaux minitel à la bibliothèque, mais ils semblerait que ceux-ci soient momentanément en dérangement depuis quelques années déjà.

    • D’une manière générale, en droit, les obligations pour le peuple sont libellées de manière on ne peut plus claire, et les droits, quant à eux, sont laissés opportunément dans un flou juridique, sujets à toutes sortes d’interprétations en fonction du contexte.

  • La terrible souffrance des gens riches | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/152186/terrible-souffrance-gens-riches

    Il y a des phrases, à force de les entendre rabâchées, répétées, redites sans cesse pendant des années, on finit par oublier de les interroger. Ça m’a frappée l’autre jour, dans la matinale de France Inter. L’invité était Philippe Aghion, économiste, professeur au Collège de France et soutien actif d’Emmanuel Macron –Nicolas Demorand l’a même qualifié de « penseur du macronisme économique ». Vu mon immense amour pour le Collège de France, je m’attendais à être éblouie. Ça n’a pas vraiment été le cas. Notamment parce qu’il a répété à plusieurs reprises, comme explication des mesures économiques du gouvernement, « il ne faut pas culpabiliser les riches ».

    #guerre_aux_pauvres #En_marche #macron

  • ❝3 ambassadeurs des pays Baltes écrivent au journal Le Monde et demandent aux journalistes d’arrêter de les appeler « ex-pays soviétiques »

    Ce jeudi 6 septembre, Alar STREIMANN Ambassadeur d’Estonie, Imants LIEĢIS Ambassadeur de Lettonie et Dalius ČEKUOLIS Ambassadeur de Lituanie ont écrit à Luc BRONNER Directeur des rédactions Le Monde à propos de l’article paru ce 3 septembre dans les pages du journal :

    Ne partageant pas les mêmes notions linguistiques et surtout historiques pour désigner les Pays Baltes, permettez-nous de vous apporter quelques précisions très importantes à notre égard concernant l’histoire de l’Europe et plus précisément des Pays Baltes
    ....

    Nous reproduisons ci-dessous la lettre co-signée par les trois ambassadeurs d’Estonie, Lettonie et Lituanie, que vous pouvez télécharger ici :
    https://www.lettonie-francija.fr/IMG/pdf/lettre_le_monde.pdf

    Paris, le 6 septembre 2017

    Monsieur Luc BRONNER
    Directeur des rédactions Le Monde

    Monsieur le Directeur,

    Suite à l’article publié dans Le Monde du 3 septembre 2017 La Finlande, modèle de lutte contre la guerre hybride à la Russe [1] suivi par la carte La Baltique, théâtre de tension avec la Russie, nous, les Ambassadeurs des Pays Baltes, nous nous adressons à vous en tant que directeur des rédactions d’un influent quotidien internationalement connu pour attirer votre attention à la publication des informations de qualité et justes.

    Les informations décrites par Madame Anne-Françoise HIVERT dans ledit article reflètent très justement la situation actuelle de la guerre hybride que le grand nombre des pays du monde rencontre tous les jours. Pour mieux illustrer la région et le sujet de discussion, une carte explicite l’accompagne classifiant les Pays Baltes comme ex-pays soviétiques.

    Ne partageant pas les mêmes notions linguistiques et surtout historiques pour désigner les Pays Baltes, permettez-nous de vous apporter quelques précisions très importantes à notre égard concernant l’histoire de l’Europe et plus précisément des Pays Baltes :

    Les Pays Baltes n’avaient jamais volontairement intégré l’Union Soviétique, ils étaient illégalement incorporés par l’invasion militaire de 1940 et l’annexion par la suite ;
    D’autant plus cette annexion n’a jamais été reconnue par la plupart des pays du monde entier, y compris la France ;
    –* Après la chute de l’Union Soviétique, l’indépendance des Pays Baltes a été restituée en renouvelant et modernisant les constitutions auparavant adoptées ainsi assurant la continuité des États Baltes.

    Pour conclure, nous vous exprimons notre sincère appréciation de tout article publié par Le Monde sur les Pays Baltes et nous vous remercions pour cet intérêt régulier que vos journalistes dédient à notre région pour le moment peu connue des Français. Nous vous serions très reconnaissants que le terme ex-pays soviétiques ne soit plus utilisé dans vos articles pour que les faits historiques et internationalement reconnus mentionnés ci-dessus soient reflétés correctement.

    Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations les meilleures.

    Alar STREIMANN, Ambassadeur d’Estonie
    Imants LIEĢIS, Ambassadeur de Lettonie
    Dalius ČEKUOLIS, Ambassadeur de Lituanie

    https://www.lettonie-francija.fr/3-ambassadeurs-Baltes-ecrivent-au-Monde-1376
    [Lettonie - Francija : Informations, actualités, échanges, coopération, amitiés France- Latvija]

     ?

    #Alar_STREIMANN, #Estonie,
    #Imants_LIEĢIS, #Lettonie, #Latvija,
    #Dalius ČEKUOLIS, #Lituanie,
    #Luc BRONNER, #Le_Monde, #Pays_Baltes, #balte, #ambassadeur,

    • Attention, le Monde va mettre votre site en rouge sur #décodex !

      Pour information aux habitants des Pays Baltes, les élites françaises sont formées dans ce qui est appelé les « Grandes Ecoles » de la république.
      Leur programme date de 1944, juste avant le départ de Pétain.

      Ils ont dont beaucoup de lacunes en culture générale.

  • Quand les dealers veulent nous désintoxiquer
    Oui, les Décodeurs du Monde nous baratinent encore.

    Le problème avec les défenseurs du capital ou plus généralement de la propriété, c’est que très souvent ils oublient ou ils masquent une des fonctions premières de la propriété : l’accumulation du pouvoir entre quelques mains. Pour masquer cela, ils raisonnent en volume au lieu de raisonner en volume par propriétaire.

    C’est ce que font les Décodeurs, dans un article qui, selon l’objectif de cette "équipe d’élite" du Monde, veut nous désintoxiquer du baratin des fascistes du Front National représentés par Marine Le Pen :

    Ici je m’attarderai sur la présentation du CICE faite par les Décodeurs le 4 mai 2017 (lendemain du débat entre Le Pen et Macron).

    Le passage sur le CICE commence comme ça :

    Selon un rapport du ministère de l’économie publié en janvier 2016, l’Etat avait versé – à cette date – 18,6 milliards d’euros de CICE aux entreprises qui en avaient fait la demande.

    On note au passage que l’article des Décodeurs se base sur un article du Monde (impartialité oblige, hahaha, indiquer ses sources primaires avec un lien c’est pour les autres) daté de janvier 2016 lui-même écrit à partir d’un communiqué officiel du ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin :
    https://www.economie.gouv.fr/deplacement-loiret-michel-sapin-dresse-bilan-cice-pour-2015 & http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/20375.pdf

    alors que le dernier rapport officiel sur le CICE date de septembre 2016 :
    http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/rapport_cice2016_28095016_ok.pdf

    Mais depuis 8 mois l’unité d’élite de la statistique et de la vérité du Monde n’a pas eu le temps d’actualiser ses données. C’est dommage parce que depuis on sait que le CICE a coûté, depuis son lancement jusqu’au 1er janvier 2017, 31,2 milliards d’euros et que cela va s’accélérer : 16 milliards supplémentaires en 2017 puis au moins 20 milliards par an à partir de 2018.

    Arrive l’argument massue censé invalider l’argument « Le CICE, vous l’avez donné en priorité aux grands groupes. » :

    Le dispositif bénéficiait d’abord aux « très petites entreprises » (TPE) et aux « petites et moyennes entreprises » (PME), qui représentaient 48 % des crédits enregistrés sur 2013 et 2014. Suivaient ensuite les grandes entreprises (30 %) et les entreprises de taille intermédiaire (22 %).

    C’est là qu’intervient la fameuse capacité d’accumulation de la propriété. C’est bien beau de dire que 48% du pactole est versé aux TPE-PME, 22% aux entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 30% aux grandes entreprises (GE). Mais si on ne dit pas que les grandes entreprises (GE) qui reçoivent 30% du pactole sont environ 200 alors que les TPE-PME qui se partagent 48% du pactole sont au nombre de 515 000 on manque une information cruciale.

    Pour être clair : une grande entreprise touche en moyenne 19 millions d’euros, quand une TPE touche 4 mille euros et une PME 37 mille euros.

    Les quelques grands propriétaires de grandes entreprises vont toucher en moyenne 19 000 000 d’euros, quand le million de petits propriétaires de petites entreprises vont toucher en moyenne 4 000 euros. Et il n’est pas du tout sûr que cet argent soit réinvesti dans les entreprises ni transformé en emplois. Quand aux millions de salariés de ces entreprises, ils toucheront éventuellement ce que les propriétaires des entreprises veulent bien leur laisser.

    On note aussi que le mélange "TPE-PME" utilisé par Le Monde permet de gommer encore plus les inégalités avec les ETI et les GE. Pour la seule année 2015 :

    Les TPE sont 420 000 à se répartir 1,6 milliards d’euros
    Les PME sont 115 000 à se répartir 4,4 milliards d’euros
    Les ETI sont 4 400 à se répartir 3,2 milliards d’euros
    Les GE sont 250 à se répartir 4,6 milliards d’euros

    Sans oublier que les TPE et les PME n’ont pas grands chose à voir, voici les définitions :

    TPE : moins de 10 salariés
    PME : 10 à 249 salariés
    ETI : 250 à 4 999 salariés
    GE : plus de 5 000 salariés

    99,14 % des entreprises se partagent 44% du CICE et 0,86% des entreprises (les grosses) se partage 56% du CICE. À eux seuls les grands groupes (0,05% des entreprises) captent 33% du CICE. Oui le CICE est majoritairement au bénéfice des grandes entreprises, dont les grands groupes.

    Aussi n’oublions pas que à l’intérieur de ces 4 catégories les entreprises n’ont pas toutes la même taille. Les Grandes entreprises commencent à 5 000 salariés, mais les plus grandes d’entre elles regroupent autour de 200 000 salariés, autant de justificatifs pour recevoir de l’argent de l’État :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_des_plus_grandes_entreprises_fran%C3%A7aises#Classements

    Enfin le dernier argument est aussi pertinent que le reste du "décodage" :

    De surcroît, le seul rapport du comité de suivi du CICE publié à ce jour soulignait que 78 % de la masse salariale des TPE/PME était éligible au CICE (donc concerné par la baisse des charges), contre 56 % dans les entreprises de plus de 2 000 salariés.

    Si on prend du recule, qu’on considère les chiffres que j’ai présenté ci-dessus, on voit que cet argument est très faible, voire ne vaut rien. Car ce qui permet de gagner de l’argent offert par l’État ce n’est pas le pourcentage de salariés "éligibles" mais le nombre de salariés "éligibles" dans l’entreprise (rappelons que bien que les salariés soient dit éligibles, l’argent ne leur revient pas. Elle va aux entreprises puis très certainement dans les poches de ceux qui les dirigent : les propriétaires).

    Mais quand il s’agit de reprendre la propagande du ministère on peut compter sur les Décodeurs. En effet ce dernier point est directement issu des éléments de langage diffusés par le ministère de Michel Sapin :

    Du coup, contrairement aux Décodeurs je ne pense pas que cette phrase soit exagérée ni que c’est une intox. Je dois avouer que je suis assez d’accord avec elle :
    « Le CICE, vous l’avez donné en priorité aux grands groupes. »

    Je dirais même plus « Le CICE, vous l’avez donné en priorité aux grands propriétaires . »

    Avec ce cas, on retrouve tout le problème du second tour Le Pen contre Macron : un débat entre l’empoisonneur et le poison. Un méli-mélo d’intox et de contre-intox intoxiquées.

    • Les propos exactes de Marine Le Pen sont :

      « Vous avez fait la seule chose que vous savez faire M. Macron : vous avez aidé les grands groupes. Comme d’habitude. Le CICE vous l’avez accordé en fait en priorité aux grands groupes. Les TPE-PME qui réclamaient qu’on aille leur alléger leur difficulté, leur donner de l’oxygène, vous avez fait comme si elles n’existaient pas. […] Vous n’avez pas baissé les charges pour les TPE-PME. Vous n’avez pas mis en œuvre de délai de paiement pour les TPE-PME, de guichet unique, de simplification administrative, de patriotisme économique… »

      http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/05/04/marine-le-pen-noie-le-debat-sous-une-avalanche-d-intox_1567143

      On voit que Libération, comme Le Monde, cherche à invalider ces propos en se basant sur les éléments de langages et les analyses biaisées du ministère :

      Avec une amélioration : la prise en compte du rapport de la sénatrice Marie-France Beaufils (PCF).

    • Bien sûr, ce qui est déjà scandaleux dans le CICE, c’est que l’argent des plus pauvres est récolté :

      – un simple clochard paye 20% d’impôts à travers la TVA (impôt le plus important en France)
      – l’impôt sur le revenu est essentiellement payé par la classe moyenne

      pour financer le pouvoir des plus riches (qui emploient les plus pauvres) : propriétaires de petites et (très) grandes entreprises (Bettencourt n’est imposé qu’à hauteur de 4% :http://www.leparisien.fr/faits-divers/liliane-bettencourt-ne-payerait-que-4-d-impots-20-04-2011-1415598.php).

      Mais là en plus on voit (ok on le savait déjà) l’inégalité tout aussi énorme entre ces propriétaires riches.

      La fin du bouclier fiscal et la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ne bouleverseront pas la vie de Liliane Bettencourt. Au contraire : pendant un an ou deux, révèle le Canard enchaîné, la femme la plus riche de France verra « sa ponction fiscale divisée par quatre, passant -pour l’impôt sur le revenu et l’ISF- de 40 millions (en 2010) à 10 millions. A comparer avec des revenus tournant autour de 250 millions ». Soit « un taux d’imposition direct global d’environ 4 % de ses revenus effectifs, soit le taux appliqué à un contribuable touchant 1 300 euros net par mois », assure le journal.

      Selon le Canard, l’explication est la suivante : avec la réforme, le taux de l’ISF est divisé par 3 (0,5 % contre 1,80 % au maximum actuellement), afin de compenser la fin du bouclier fiscal. Or, ce dernier est calculé sur les revenus perçus deux années plus tôt. Pour 2011 et 2012, « les contribuables soumis à l’ISF auront donc le beurre et l’argent du beurre : le taux réduit et le remboursement du bouclier fiscal », écrit le Canard.

    • Sur le sujet :

      Le CICE, un scandale d’Etat ?
      http://www.latribune.fr/economie/france/le-cice-un-scandale-d-etat-587387.html

      En clair, le le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) est donc un cadeau sans contrepartie fait aux #entreprises, une rentrée financière supplémentaire soumise à aucun contrôle qui aura surtout permis d’atténuer l’envolée des défaillances d’entreprises. « Le nombre de bénéficiaires rend la tâche impossible pour les services fiscaux. (...) Pour les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés, il est demandé de ne pas réaliser de contrôle a posteriori sur restitutions et imputations (...) », précise le rapport qui aboutit à la conclusion suivante : « le contrôle réalisé se limite donc ici à une vérification du calcul du crédit d’ #impôt ». L’utilisation du #CICE est donc laissée à la discrétion des dirigeants ? Pas tout à fait. Le rapport dévoile la communication internet du ministère de l’#Économie - et pas des #Finances qui est pourtant en charge de ce dossier ! - concernant les risques de contrôle liés au CICE. Elle indique noir sur blanc que « le suivi de son utilisation repose sur le dialogue social. L’entreprise a une obligation de transparence par rapport à l’utilisation du CICE, vis-à-vis des #partenaires_sociaux ». Pour l’instant, quatre ans après le lancement de ce dispositif, aucune information relative à cette volonté de transparence n’a été dévoilée.

    • Pour contextualiser, les infos de l’INSEE :

      Sur ces 3,75 millions d’entreprises, 274 grandes entreprises (GE) emploient 4,33 millions de salariés fin 2013, soit 29 % du total. À l’opposé 3,61 millions, soit 96 %, sont des microentreprises ; elles emploient environ 2,81 millions de salariés (19 % du total). Par-delà ce dualisme se dessine une partition assez équilibrée de la valeur ajoutée ou de l’emploi : 5 300 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 138 000 petites et moyennes entreprises (PME) non microentreprises emploient respectivement 24 % et 28 % des salariés.

      https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/2497076/ENTFRA16_g_FTL01-prod.pdf
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/2497076?sommaire=2497179&q=pme

      Les définitions de petites et moyennes entreprises (PME) et Microentreprises (MIC ou TPE) :

      les petites et moyennes entreprises (PME) sont celles qui, d’une part, occupent moins de 250 personnes, d’autre part, ont un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’euros ;
      – parmi elles, les microentreprises (MIC) occupent moins de 10 personnes et ont un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros ;

    • Merci pour cette belle démonstration. Mais au delà du tour de passe passe volume contre volume par entreprise qui met clairement les GE devant comme tu le montres, #le_monde a juste bidonné (#fake_news) sa réponse en regroupant TPE + PME pour faire passer le volume devant les GE, car si on garde les découpages des documents que tu fournis, c’est bien les GE qui ont le plus de millards, devant les autres catégories d’entreprises. Ahurissant.

    • J’ai un peu honte j’ai aussi bénéficié du CICE à mon grand étonnement. Mon conjoint étant médecin généraliste emploie une secrétaire à mi-temps et donc nous avons eu un crédit d’impôt de 6% sur le total des salaires bruts soit 861 euros. Du coup nous avons augmenté la secrétaire.

    • Bonjour,

      Quand on reprend les chiffres sur la répartition du CICE que vous donnez et qu’on les belote avec le la répartition des salariés entre les différentes catégories d’entreprise, on peut déterminer un rapport de captation du CICE par salarié selon les appartenances aux catégories d’entreprise.
      Du coup, ce rapport est le suivant :
      – 0.084 pour les salariés des TPE,
      – 0.157 pour les salariés des PME,
      – 0.133 pour les salariés des ETI
      – 0.158 pour les salariés des GE.

      Cela semble une répartition plutôt équitable, si on considère que pour bon nombre de TPE, ces entreprises ne génère pas d’argent, non ?

    • Bonjour @knox

      Merci pour le calcul. Cependant :
      1/ les salariés ne sont que des faire-valoir, il est extrêmement peu probable qu’ils touchent le moindre centime du CICE.
      2/ Les entreprises elles-même ne sont que des faire-valoir car le CICE est distribué sans conditions, sans obligation d’utilisation.
      3/ il est donc très probable que seuls les propriétaires des entreprises touchent le CICE, sûrement pour le placer dans un paradis fiscal
      4/ Même avec ton calcul on voit que les GE touchent la plus grosse part.

      À quoi ça sert de donner des dizaines de millions d’euros à Carrefour ou Auchan, qui semblent être les plus gros employeurs et qui se portent bien ?

  •  » Le “fake journalisme” premier atout de la campagne du FN
    https://www.les-crises.fr/le-fake-journalisme-premier-atout-de-la-campagne-du-fn

    Comme nous l’avons vu dans le billet d’avant-hier, Les Décodeurs ont inventé une prétendue “Manipulation” de Marine Le Pen sur son graphique sur la production industrielle. Billet qui, en plus, comprenait des erreurs

    #fake_news #decodex (j’utilise abusivement pour #decodeurs) #fack_checking

    Rohohoh

    • @freakonometrics Donc si je te suis, le graphique indique une correlation entre l’introduction de l’euro et le déclien de production, mais pas forcément une causalité, et que si la se 100 est reportée sur une autre année, on trouve cette corrélation avec un autre évenement. Est-ce que pour toi MLP a manipulé le graphique ? Aucun chiffre n’est erroné, et si elle veut voir ce que provoque l’euro sur les différentes économies, elle met la base 100 à cette date là ce qui paraît logique. La manipulation vient qu’on ne peut rien en tirer car on peut faire ce constat à d’autres dates

      Peut être qu’une courbe plus robuste (mais moins parlante pour le téléspectateur) serait de combiner la prod allemande et française (le rapport des taux de croissances ?) en une courbe ?

      Je pouet @simplicissimus

    • multiplier des courbes par une constante n’est pas une preuve de relation causale !.. parce que passer en base 100 c’est juste multiplier par 100/x(t0) si tu veux 100 en t0. Ca permet juste de les rendre comparables. On peut faire pareil sur les cartes cela dit, et juxtaposer, mais ça ne prouve pas, là non plus, de relation causale, cf https://freakonometrics.hypotheses.org/50380
      Démontrer un mécanisme causal, c’est compliqué !

    • J’ai vu (mais rapidement) passé ton signalement, @nicolasm et je n’ai pas réagi parce que tu pointais sur Les Crises que j’avais regardé et que je trouve vraiment pas lisible (pas forcément à cause de la mise en page mais parce que ça me paraît manqué de concision et particulièrement là où on parle de chiffres).

      Je dois dire que sur ce coup, je trouve que les décodeurs sont vraiment mauvais. On compare des indices donc des rapports (à une référence qui sur le fond importe peu), on doit donc comparer les rapports entre ces indices. Et donc, mais ça c’est mon dada toutes les échelles d’indice (ou de rapport) doivent être logarithmiques…

      Alors, pourquoi ne pas comparer directement le rapport des indices de PIB de l’Allemagne et de la France ? Avec n’importe quelle date de référence, puisque sur l’échelle log, ça revient juste à faire une translation de la courbe (sans la modifier)

      Du coup, je constate :
      • deux paliers où le rapport des PIB est constant : 1974-1983 puis 1985-1998 avec un décalage d’environ +9% pour l’Allemagne en 1984-85
      • puis un décrochage complet qui commence en 1998, s’accélère en 2001, au final de 1998 à 2015, le rapport des PIB a été multiplié par 1,5 au profit de l’Allemagne

      Je décris, je ne donne pas de causalité (je ne suis PAS économiste !)
      Et, enfin, dans la mesure où le choix de l’année de référence (pour ce type de comparaison) n’a pas vraiment d’importance, on ne peut pas reprocher au FN de choisir celle où le graphique est le plus cohérent avec le message qu’il veut faire passer. C’est le b-a-ba d’un message graphique…

      Enfin, fixer une année de base (genre 2010 = 100) n’est pas si neutre que ça pour un calcul d’indice synthétique comme le PIB puisqu’il s’agit de fixer la structure des quantités ET des prix à la date de référence. Après on fait (plus ou moins) des indices de Laspeyres chaînés d’une année sur l’autre. Problème, quand on fait ça sur 40 ans, les structures (de prix et de quantités) se sont déformées. Jouer avec l’année de base revient à considérer que notre indice synthétique se comporte comme un indice simple (qui a toutes les bonnes propriétés sauf… de ne pas faire la synthèse ;-)

      Et donc, tout ça suppose qu’on ait un déflateur qui tienne la route…

  • Laurent Fabius et le « bon boulot » du Front Al-Nosra en Syrie, histoire d’une citation dévoyée
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/21/laurent-fabius-et-le-bon-boulot-du-front-al-nosra-en-syrie-histoire-d-une-ci

    Laurent Fabius et le « bon boulot » du Front Al-Nosra en Syrie, histoire d’une citation dévoyée

    Les décodeursdans leurs oeuvres. Pour mémoire, je renvoie sur Seenthi par exemple à ce signalement de @Souriyâm : https://seenthis.net/messages/429835.

    L’empilage de citations auquel se livre Decodex pour éclairer la position de Fabius à l’époque est assez réjouissant.

    • Ce qui est "marrant" c’est que les gars du #decodex, au lieux de partir de l’information pour qualifier une source, partent maintenant des sources (qu’ils ont disqualifiées dans leur appli, et qui les disqualifient en les citant ("qui dénonce régulièrement la supposée « propagande » des médias occidentaux")) pour qualifier l’information (regardez ce sont les méchants qui relaient cette info)

    • @rastapopoulos Le pinaillage consiste ici à se focaliser entièrement sur la formulation exacte de Fabius, en faisant remarquer que « certains » (l’extrême-droite et les-crises.fr) l’ont tournée d’une manière qui serait fausse (« trompeur »).

      Or, dans le cas de les-crises, on est clairement dans une citation volontairement exagérée et parodique :

      On a donc notre ministre qui, lorsqu’on lui dit qu’une organisation vient d’être classée par les Américains comme terroriste, répond : “Je ne comprends pas, mes nouveaux amis syriens démocrates sont vent debout et me disent qu’ils font du bon boulot…” – alors qu’on parle d’Al-Qaida ! Tout va bien…

      Deux aspects étonnants ici :
      – même avec sa tournure parodique, le billet de “les-crises” n’attribue pas la citation du « bon boulot » à Fabius lui-même ;
      – on entre bien dans le pinaillage sur une tournure volontairement exagérée et parodique (commençant par la formule de naïveté feinte « je ne comprends pas »), où l’on a remplacé « les Arabes » par « mes nouveaux amis syriens démocrates ». Ce qui est certes une exagération, mais qui est une lecture parfaitement valable de la position officielle française (Fabius revenait d’une réunion du groupe des « Amis de la Syrie », tous admirateurs de la notion de démocratie, et disant à l’époque clairement que, parmi ceux qui refusaient de condamner Al Qaeda, « le président de la coalition »).

      Du coup, dans le cas de la citation de les-crises.fr, reprocher à une tournure parodique de remplacer la lettre par une lecture (à mon avis très correcte et mesurée) de l’esprit de la déclaration de Fabius relève du pinaillage malhonnête.

      Mais ce n’est qu’un détail. Ce que je considère être le principal aspect de pinaillage, ici, c’est le fait de se focaliser sur l’analyse de la lecture à la lettre prêt de ce qu’aurait dit exactement Fabius, pour dénoncer les interprétations qui en ont été faites, tout en faisant l’impasse sur les éléments de situation – factuels – qui généralement permettaient d’utiliser la déclaration de Fabius comme un résumé de sa position sur la Syrie.

      @gonzo a déjà mis un lien, mais je pourrais ajouter par exemple :
      https://seenthis.net/messages/460548
      ou plus récemment (sur la position américaine) :
      https://seenthis.net/messages/462882

      Et de fait, on termine avec une phrase typiquement négationniste et, tout aussi typiquement, fausse :

      Bien qu’on puisse s’interroger sur les choix stratégiques de la France face à la situation en Syrie depuis 2011, il est donc pour le moins trompeur de résumer la position du ministre en décembre 2012 à un « Fabius a dit qu’Al-Nosra faisait du bon boulot en Syrie », et lundi 20 mars lors du débat, que « on en disait le plus grand bien au sein du gouvernement de François Hollande il y a encore quelque mois ».

      Cette conclusion est fausse, parce que dans cette idéologie du pinaillage hypercritique (le respect des faits ?), on conclut très explicitement qu’il est « pour le moins trompeur de résumer la position du ministre à… ». Mais justement, le principe même de « résumer la position du ministre », qui plus est dans le cadre de l’échange oral d’un débat politique télévisé, c’est bien de « résumer » et non de citer mot pour mot une vieille déclaration. Il existe une foule d’autres éléments (factuels) qui permettent de penser que cette façon de « résumer » n’est, justement, pas trompeuse. Se focaliser sur le détail approximatif, « résumé », exagéré ou parodique pour en conclure que ce résumé de l’ensemble de « la position du ministre » est « pour le moins trompeur », tout en faisant totalement l’impasse sur le contexte général de cette position, c’est le principe même du pinaillage hypercritique.

      (Et ajoutons, évidemment, la méthode pénible de l’homme de paille, qui consiste à s’attaquer à cette citation de Fabius justement sous la forme de réponse à une intervention de Le Pen.)

    • Surtout qu’à la base, MLP ne cite pas Fabius, c’est les gars du decodex qui relient cette pensée à cette citation précise pour ensuite démonter cette citation précise pour dénoncer la pensée principale. Bon on se doute que la citation du « bon boulot » a contribué à cette pensée mais peut être qu’il y avait d’autres éléments d’ensemble (qui semblent bien exister) qui sont juste évacués de cet article très réductionniste.

  • Ah les #décodeurs du #décodex en pleine performance

    Le faux « certificat de naissance » de Barack Obama au Kenya
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/03/13/le-faux-certificat-de-naissance-de-barack-obama-au-kenya_5093764_4355770.htm

    Donc ils démontent un faux certificat. Mais on ne sait trop pourquoi, ils se mettent en plein milieu de l’article à taper sur Russia Today :

    Cette image, présentée comme une copie d’un document officiel, montre un prétendu « certificat de naissance » de Barack Hussein Obama II. Le site Russia Today, créé en 2005 dans le but de donner une image plus favorable de Vladimir Poutine à l’étranger, note qu’à « en croire le fac-similé, le certificat avec l’en-tête de l’“Hôpital général de la province côtière, Mombassa, protectorat britannique du Kenya”, Barack Hussein Obama serait né en Afrique ». Le site relève tout de même, malgré un titre très catégorique, que « de nombreux doutes entourent l’authenticité de ce document ».

    Roh #RT, organe de propagande russe, torchon à #fake_news !

    Donc on va voir l’article (le lien n’est pas fourni dans l’article du #monde ...)
    https://francais.rt.com/international/35087-barack-obama-nest-pas-americain-demi-frere-certificat

    Article en entier, je graisse les passages à charges contre le faux certificat ...

    Malik Obama veut toujours démontrer que son frère, premier président noir des Etats-Unis, n’avait pas la nationalité requise. Pour prouver ses dires, il a produit une photo déjà diffusée en 2009, la présentant comme un certificat de naissance.

    Le demi-frère de Barack Obama, qui se trouve être un fervent supporter de Donald Trump ne lâche pas l’affaire. Relançant la polémique concernant la réelle nationalité de Barack Obama, Malik Obama a publié une photo sur Twitter de ce qu’il présente comme le certificat de naissance du président prix Nobel de la paix. A en croire le fac-similé, le certificat, avec l’en-tête « Hôpital général de la province côtière, Mombassa, protectorat britannique du Kenya », Barack Hussein Obama serait né en Afrique.

    Surely. What’s this ? pic.twitter.com/jaczNXTIv0— Malik Obama (@ObamaMalik) 9 mars 2017

    De nombreux doutes entourent l’authenticité de ce document, notamment parce qu’il ressemble à une autre reproduction d’un présumé acte de naissance de Barack Obama, que le blogueur Lucas Smith avait mis en vente sur eBay en 2009. Entre autres erreurs faisant penser à un faux, le certificat mentionne un hôpital et une province qui n’existaient pas en 1961, année de naissance de Barack Obama.

    Ce n’est pas la première fois que l’ancien président est accusé de ne pas être né aux Etats-Unis, condition sine qua non pour devenir président selon l’article II de la Constitution américaine. La polémique avait débuté dès 2004, alors que Barack Obama lançait sa campagne pour devenir sénateur. En 2009, un membre du Congrès démocrate tente de le poursuivre en justice. Et Donald Trump en a fait l’une de ses attaques favorites pendant plusieurs années avant de finalement reconnaître en septembre 2016, en pleine campagne présidentielle que Barack Obama était bien né sur le sol des Etats-Unis.

    Franchement, le monde ...

  • Une deuxième version du #Décodex
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/10/a-nos-lecteurs-s-adapter-a-un-monde-qui-bascule_5092656_3232.html

    [...]

    Toutefois, nous avons aussi entendu les remarques et les critiques autour de cette première version, qui était loin d’être parfaite. Des erreurs ont été commises dans l’analyse de certains sites. Surtout, le code couleur que nous avons adopté a pu laisser comprendre que nous avions l’intention de labelliser toutes les sources d’information existantes. Avec cet outil, l’intention du Monde n’est évidemment pas de s’improviser agence de notation des sites de toute provenance.

    C’est pourquoi une deuxième version du Décodex sera mise en ligne la semaine prochaine, avec un code couleur se concentrant sur les sites diffusant régulièrement de fausses informations ainsi que sur ceux pour lesquels il nous semble important d’avertir le lecteur sur un point en particulier. Cette nouvelle version comportera également une nouvelle fonctionnalité de l’extension, qui informera les lecteurs quand ils lisent un article diffusant une fausse information que nous avons repérée et traitée.

    Ce travail, colossal, a été commencé par l’équipe des Décodeurs mais sera également réalisé en collaboration avec d’autres médias dans le cadre du réseau international de fact-checking CrossCheck. Cette deuxième version du Décodex sera probablement elle aussi imparfaite. L’outil peut, et devra, être encore amélioré grâce à toutes les remarques et critiques constructives. Il en va de notre mission de défense des faits dans le nouveau paysage bouillonnant de l’information.

    A priori exit les pastilles vertes