• Minneapolis : les images des manifestations contre l’ICE après qu’un agent a tiré sur un Vénézuélien
    https://www.lemonde.fr/international/video/2026/01/15/minneapolis-les-images-des-manifestations-contre-l-ice-apres-qu-un-agent-a-t

    Minneapolis : les images des manifestations contre l’ICE après qu’un agent a tiré sur un Vénézuélien
    vidéo Un agent de la police fédérale de l’immigration américaine (ICE) a tiré dans la jambe d’un Vénézuélien, mercredi 14 janvier, à Minneapolis, une semaine après qu’une femme, Renee Good, a été abattue dans la même ville par un agent de l’ICE.
    Par Juliette Prigent et Elie-Sara Couttet
    « J’ai vu des agissements de la part de l’ICE qui sont révoltants et intolérables », a affirmé le maire de Minneapolis, Jacob Frey, après qu’un agent de la police fédérale de l’immigration américaine (ICE) a tiré dans la jambe d’un Vénézuélien, mercredi 14 janvier. Cela s’est déroulé à Minneapolis, dans le Minnesota, ont annoncé les autorités municipales, une semaine après qu’une femme, Renee Good, a été abattue dans la même ville par un agent de l’ICE.Ce tir a donné lieu à une nouvelle manifestation contre les actions des agents de l’ICE, qui s’intensifient dans la ville, attroupement vite dispersé par l’utilisation de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes par des agents équipés de masques à gaz et de casques.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#politiquemigratoire#ICE#expulsion#venezuela#sante#mortalite

  • Le Mexique demande aux Etats-Unis de faire la lumière sur la mort d’un de ses ressortissants détenu par l’ICE
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/16/le-mexique-demande-aux-etats-unis-de-faire-la-lumiere-sur-la-mort-d-un-de-se

    Le Mexique demande aux Etats-Unis de faire la lumière sur la mort d’un de ses ressortissants détenu par l’ICE
    Le Monde avec AFP
    Le gouvernement mexicain veut comprendre comment l’un de ses ressortissants a pu trouver la mort entre les mains de la police de l’immigration américaine (Immigration and Customs Enforcement, ICE) dans l’Etat de Géorgie, dans le sud des Etats-Unis. Jeudi 15 janvier, le consulat du Mexique à Atlanta a exigé de Washington « que les circonstances des faits soient éclaircies », a annoncé dans un communiqué le ministère des affaires étrangères. Le consulat a dit apporter sa collaboration à l’enquête.Selon le gouvernement mexicain, cette mort suspecte aurait eu lieu mercredi. Les autorités américaines n’ont fait aucun commentaire dans un premier temps. Au moins quatre personnes sont mortes alors qu’elles étaient détenues par l’ICE depuis le début de l’année 2026, et au moins 30 en 2025, l’année la plus meurtrière depuis la création de cette police en 2004, selon des statistiques officielles.
    La mort d’une Américaine de 37 ans, Renee Nicole Good, tuée par un agent de l’ICE à Minneapolis le 7 janvier, a provoqué de vives tensions et des manifestations dans cette ville de l’Etat du Minnesota. Mercredi, un Vénézuélien a été blessé par balle par l’ICE.Donald Trump a menacé, jeudi, d’invoquer une loi d’exception qui lui permettrait de déployer l’armée à Minneapolis, après une soirée de heurts entre forces de l’ordre et manifestants.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#mexique#ICE#politiquemigratoire#sante#droit#mortalite#dentention

  • Libye : 21 corps de migrants découverts dans une fosse commune - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69253/libye--21-corps-de-migrants-decouverts-dans-une-fosse-commune

    Libye : 21 corps de migrants découverts dans une fosse commune
    Par La rédaction Publié le : 15/01/2026
    Vingt-et-un corps de migrants ont été retrouvés dans un charnier à Ajdabiya, dans le nord-est de la Libye, selon des médias locaux citant une source gouvernementale. Les victimes étaient retenues dans une ferme de la région transformée en « lieu de détention pour migrants clandestins ».L’Agence de sécurité intérieure (ASI) d’Ajdabiya, dans le nord-est de la Libye, a fait état mercredi 14 janvier dans la soirée de la « découverte d’une fosse commune contenant les corps de 21 personnes de diverses nationalités africaines », a indiqué la chaîne de télévision libyenne al-Masar. Selon ce média, loyal à l’homme fort de l’est libyen Khalifa Haftar, « une enquête a permis d’identifier un suspect de ces homicides, un ressortissant libyen aux antécédents judiciaires, arrêté lors d’un raid mené dans une ferme » ayant servi de « lieu de détention pour migrants clandestins ».
    Des photos et une vidéo - qui n’ont pu être authentifiées - ont fait le tour des réseaux sociaux et des médias locaux, montrant des corps entassés et plus d’une dizaine de sacs mortuaires alignés sur le sol. Dans cette « ferme », des migrants « dans un état critique » - certains présentaient des blessures par balle - ont été secourus et hospitalisés après avoir signalé l’emplacement du charnier aux autorités, d’après les médias dont aussi la chaîne indépendante Al Wasat.
    Des équipes médico-légales ont été déployées sur place pour exhumer les corps, identifier les victimes, et recueillir des preuves des sévices subis. Ce n’est pas la première fois que des fosses communes sont découvertes en Libye. En juin 2025, plus de 80 corps, dont certains carbonisés, avaient été découverts dans le quartier d’Abu Salim, dans la banlieue de Tripoli, en Libye. Selon le Haut-commissariat aux Nations Unies, des instruments suspects de torture et de maltraitance ont été découverts sur place. L’ONU avait alors demandé que ces sites soient scellés pour permettre des enquêtes médico-légales. En février 2025, près d’une centaine de corps avaient été retrouvés pendant plusieurs jours dans les régions désertiques de Jikharra et de Kufra, dans le sud-est libyen. Une enquête avait permis d’identifier l’existence d’une « bande dont les membres séquestraient des migrants irréguliers, les torturaient et les soumettaient à des traitements cruels, dégradants et inhumains », avait expliqué le bureau du procureur général libyen.
    « Les migrants et les demandeurs d’asile, y compris les enfants, continuent d’être victimes de graves violations des droits de l’Homme en Libye […] La découverte alarmante et tragique de charniers à la suite de raids sur des sites de trafic d’êtres humains met en lumière le grave danger auquel sont confrontés les migrants en Libye », avait alors déploré la sous-secrétaire générale de l’ONU pour les Affaires politiques Rosemary DiCarlo lors d’un discours devant le conseil de sécurité des Nations unies. En mars 2024, une fosse contenant « au moins 65 corps de migrants » avait été découverte dans la zone désertique d’Al Shwayrif, dans le sud-ouest de la Libye, avait rapporté l’OIM. Les migrants avaient probablement péri alors qu’ils traversaient le désert pour rejoindre les côtes du nord du pays.
    En Libye, les exilés sont des proies faciles. Interpellés dans les rues par les autorités ou enlevés par des milices, ils sont envoyés dans des prisons officielles ou non et y subissent toutes sortes de tortures. Lors des sévices, les bourreaux appellent les familles des exilés afin qu’ils payent pour leur libération. Ces dernières années, InfoMigrants a récolté des dizaines de témoignages de Subsahariens rapportant les violences subies dans les centres de détention du pays.

    #Covid-19#migrant#migration#libye#subsaharien#mortalite#sante#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Route des Canaries : près de 800 migrants interceptés en Gambie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69147/route-des-canaries--pres-de-800-migrants-interceptes-en-gambie

    Route des Canaries : près de 800 migrants interceptés en Gambie
    Par La rédaction Publié le : 12/01/2026
    Ces derniers jours, les autorités gambiennes ont intercepté, lors de trois opérations, 782 migrants dans leur tentative de rejoindre clandestinement l’archipel espagnol des Canaries, a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur. Depuis plusieurs mois, les départs depuis la Gambie se sont multipliés face au renforcement des contrôles côtiers au Maroc, au Sénégal et en Mauritanie.
    Les autorités gambiennes se mobilisent contre l’immigration irrégulière. Ces derniers jours, les policiers ont procédé à « l’interception de 782 migrants et à l’arrestation de quatre organisateurs » de traversées vers les Canaries, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué publié vendredi 9 janvier.
    Parmi les personnes interceptées, puis remises en liberté sous caution, figurent 233 ressortissants du Sénégal, 197 de Gambie, 176 de Guinée et 148 du Mali, peut-on lire dans le communiqué.Ces exilés ont été interpellés lors de « trois opérations (...) à travers plusieurs localités du pays », a précisé à l’AFP Simon Lowe, porte-parole du Département de l’immigration en Gambie.
    Ces opérations ont débuté le 3 janvier, après qu’au moins 39 personnes sont mortes dans le naufrage de leur embarcation au large de la Gambie dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Cent-douze migrants ont été secourus, dont 23 sont hospitalisés, mais des dizaines d’autres sont toujours portés disparus.Le naufrage de ce bateau, qui transportait plus de 200 personnes, a ému ce pays ouest-africain d’où de nombreux exilés essayent d’atteindre les Canaries espagnoles par la périlleuse route de l’Atlantique.
    Ces derniers mois, les départs depuis la Gambie se sont multipliés face au renforcement des contrôles côtiers au Maroc, au Sénégal et en Mauritanie. Plus de 1 500 km séparent les côtes gambiennes des îles Canaries, rendant la traversée bien plus dangereuse."La distance est importante – il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger", expliquait Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines fin septembre à InfoMigrants.
    Dans ce contexte, les autorités gambiennes ont décidé de durcir leurs contrôles. « Le gouvernement gambien observe avec une profonde inquiétude une augmentation rapide du nombre de personnes tentant de rejoindre l’Europe par la mer en utilisant la Gambie comme base de départ », a déploré le ministère de l’Intérieur. Cette situation a déclenché « l’activation d’équipes d’opération spéciale pour y répondre de manière décisive », en procédant à des arrestations début janvier.
    Une embarcation partie le 5 décembre des côtes gambiennes, avec au moins 200 migrants à bord, a disparu depuis plus d’un mois dans l’Atlantique. L’absence de nouvelles des passagers de la pirogue a été signalée par des familles comptant des proches à bord, a affirmé vendredi 9 janvier à l’AFP Mamadou Guèye Thioune, membre d’un Comité gouvernemental sénégalais de lutte contre la migration irrégulière. De nombreux migrants ouest-africains se trouvaient dans l’embarcation, a-t-il ajouté, citant ces familles.Une autre pirogue transportant plus de 190 migrants, dont on était sans nouvelles depuis son départ des côtes du nord de la Gambie le 17 novembre, a fait naufrage, selon la Fondation Ebrima sur la situation des migrants.
    Et enfin samedi 10 janvier, les autorités sénégalaises ont secouru 61 exilés en détresse en mer, selon la presse locale. Leur embarcation était partie de Gambie une semaine plus tôt avec 200 exilés à bord. Un seul corps a été retrouvé par la police, ce qui laisse présager des dizaines de disparus.

    #Covid-19#migrant#migration#gambie#atlantique#routemigratoire#migrationirreguliere#mortalite #sante

  • En Gambie, le « backway », la migration en pirogue vers les Canaries, souvent mortelle
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/13/en-gambie-le-backway-la-migration-en-pirogue-vers-les-canaries-souvent-morte

    En Gambie, le « backway », la migration en pirogue vers les Canaries, souvent mortelle
    par Jules Crétois (Banjul, envoyé spécial)
    Plus d’un mois après son départ, une pirogue partie de Gambie pour rallier les îles espagnoles des Canaries, avec environ 300 personnes à son bord, originaires de différents pays d’Afrique de l’Ouest, est introuvable. L’embarcation avait quitté le village côtier de Jinack le 5 décembre 2025. Le 6 décembre, elle était au large de Joal-Fadiouth, au Sénégal. Depuis, aucune nouvelle. Les acteurs de la société civile, en Gambie et au Sénégal notamment, s’alarment.
    " La traversée vers les Canaries est censée durer une semaine. Ils n’ont pas pris la mer par bon temps… C’est très inquiétant », soupire Saliou Diouf, président de l’association locale sénégalaise Boza Fii, engagée dans l’aide aux migrants. Le responsable associatif connaît certains des passagers, originaires de la région côtière du Sine Saloum, au Sénégal. « Je sais qu’il y a une mère de famille sénégalaise sur le bateau. Il y a aussi un couple parti avec leur enfant », détaille-t-il.
    Depuis plusieurs mois, les contrôles réguliers au large de la Mauritanie et du Sénégal ont poussé les candidats à la migration à partir des côtes gambiennes et guinéennes. Mais en se déplaçant toujours plus loin vers le sud, la traversée pour rejoindre l’Europe via les îles espagnoles situées dans l’Atlantique, au large du Maroc, est toujours plus périlleuse.Depuis le mois de décembre, les incidents se succèdent. Le 1er janvier, au moins 39 personnes ont trouvé la mort dans un naufrage survenu au large de Jinack. Le 8 janvier, les autorités gambiennes ont annoncé avoir sauvé 112 migrants originaires de Gambie, de Guinée, du Sénégal et d’autres pays africains. En 2025, 1 906 personnes sont mortes durant la traversée des côtes africaines vers les Îles Canaries, parmi lesquelles 160 étaient parties de Gambie, selon l’ONG Caminando Fronteras.
    Depuis plusieurs semaines, Jinack, logé dans un réseau de petites îles et presqu’îles dans la mangrove, est devenu un point de départ particulièrement prisé. La coutume interdit l’entrée de policiers en uniforme dans la communauté, ce qui complique les opérations des forces de l’ordre. « Nous avons perdu des fils dans les traversées ! Le village et ses abords connaissent un afflux de migrants. La situation est difficile et, en plus, on nous accuse dans les médias, et parfois jusqu’à certains policiers, d’être complices des départs », s’insurge un habitant du village, sous couvert d’anonymat.
    Depuis plusieurs jours, en Gambie, tout le monde a l’expression « backway » (« en arrière », en anglais) à la bouche. Elle désigne le voyage en pirogue vers ce que beaucoup de jeunes appellent « Babylone » : l’Europe. Sur le réseau social TikTok, « Ebrima Migrants », de son vrai nom Ebrima Drammeh, lui-même un jeune survivant de la migration irrégulière, cumule des centaines de milliers de likes en alertant sur les dangers de la traversée, à l’appui sa propre expérience.
    En décembre 2025, il contestait des déclarations du ministre de l’information gambien, Ismaila Ceesay, selon lesquelles l’attention médiatique sur le backway a enflé davantage que le nombre de départs. Lors d’un meeting politique, le 5 janvier, le président gambien, Adama Barrow, a de son côté mis en cause les familles qui financent le voyage à leurs enfants, suscitant des critiques de l’opposition.
    Le 9 janvier, le gouvernement gambien a annoncé lancer l’opération « Zero Departure » (« zéro départ », en anglais). « Une force spéciale a été déployée dans les régions pour perturber et démanteler les réseaux de trafic d’êtres humains », ont annoncé les autorités, qui reçoivent, au nom de cette lutte contre l’émigration illégale, des financements européens. Sur la première semaine de janvier 2026, Banjul a annoncé l’arrestation de 782 candidats au départ. « Cette pirogue disparue, dont on espère qu’elle n’a pas chaviré, illustre encore une fois les limites d’une approche purement sécuritaire et répressive », soupire Saliou Diouf. « Les contrôles se durcissent dans un pays, les migrants se dirigent vers un autre. Il faut maintenant penser en termes de sauvetage, pas d’arrestations », plaide l’activiste sénégalais.

    Covid-19#migrant#migration#gambie#canaries#atlantique#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Thiaroye : 59 candidats à l’émigration secourus, une femme d... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/thiaroye-59-candidats-a-lemigration-secourus-une-femme-decede-et-un-enfant-

    Thiaroye : 59 candidats à l’émigration secourus, une femme décède et un enfant de 3 ans rescapé
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Ce samedi 10 janvier 2026, aux environs de 6 heures du matin, la Brigade territoriale de Thiaroye est intervenue à la suite d’une alerte signalant une pirogue en détresse sur la plage de Thiaroye. À leur arrivée, les gendarmes ont découvert 59 personnes épuisées et en détresse. Parmi elles se trouvaient un enfant de 3 ans et une femme de nationalité ghanéenne, malheureusement décédée. Les candidats, secourus par la gendarmerie, avaient embarqué depuis la Gambie dans le but de rejoindre l’Espagne par voie maritime. Ils ont ensuite été mis à la disposition des services compétents.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#thiaroye#ghana#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Route des Canaries : au moins 200 migrants disparus depuis un mois dans l’Atlantique - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69137/route-des-canaries--au-moins-200-migrants-disparus-depuis-un-mois-dans

    Route des Canaries : au moins 200 migrants disparus depuis un mois dans l’Atlantique
    Par La rédaction Publié le : 09/01/2026
    Entre 200 et 300 migrants, selon les sources, ont disparu depuis un peu plus d’un mois dans l’Atlantique alors que leur pirogue surchargée, partie de Gambie, tentait de rejoindre l’archipel espagnol des Canaries. Les exilés sont originaires du Sénégal, de Gambie, du Mali et de Guinée.
    L’inquiétude grandit dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. Depuis plus d’un mois, de nombreuses familles sont sans nouvelles de leurs proches partis vers l’archipel espagnol des Canaries. La pirogue a quitté le 5 décembre la localité gambienne de Djinack (nord) avec quelque « 300 personnes à bord dont des Sénégalais, des Gambiens, des Maliens et des Guinéens », a affirmé vendredi 9 janvier à l’AFP Omar Diop, un porte-parole de l’association Boza Fii, basée au Sénégal, et engagée dans l’aide aux personnes migrantes et aux familles de disparus de la migration. « Nous avons eu l’information sur le départ de la pirogue le 27 décembre et avons lancé les recherches » en informant des acteurs qui secourent en mer les personnes migrantes en détresse, a déclaré Omar Diop.
    L’embarcation transporte « plus de 200 personnes » qui tentaient de rejoindre l’Espagne, a indiqué de son côté à l’AFP Cheikh Mamour Bâ, un habitant du village de pêcheurs de Fass-Boye, dans l’ouest du Sénégal. Nombre de passagers de la pirogue, dont « une femme trentenaire, mère de six enfants », sont originaires selon lui de villages voisins de Fass-Boye. L’absence de nouvelles des passagers de la pirogue a été signalée par des familles comptant des proches à bord, a précisé Mamadou Guèye Thioune, membre d’un Comité gouvernemental sénégalais de lutte contre la migration irrégulière. De nombreux migrants ouest-africains se trouvaient dans l’embarcation, a-t-il ajouté, citant ces familles. La semaine dernière, un autre drame s’est joué dans la même zone. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, une embarcation de plus de 200 personnes a chaviré au large de Jinack, dans la région frontalière du Sénégal de North Bank, en Gambie. Au moins 39 migrants sont morts dans ce naufrage, selon le dernier bilan donné mardi 6 janvier par le gouvernement gambien. Quelques heures après le drame, seuls sept corps avaient été repêchés. Centre-douze personnes ont été secourues, dont 23 sont hospitalisées, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues. Ces derniers mois, les départs depuis la Gambie se sont multipliés face au renforcement des contrôles côtiers au Maroc, au Sénégal et en Mauritanie. Plus de 1 500 km séparent les côtes gambiennes des îles Canaries, rendant la traversée bien plus dangereuse. « La distance est importante – il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », expliquait Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines fin septembre à InfoMigrants. Il n’est pas rare que des embarcations dérivent à des milliers de kilomètres des côtes ouest-africaines. En juin 2025, une pirogue avec 14 cadavres de migrants africains a été retrouvée au large du Venezuela, à 5 000 km des rives africaines. En mai, les restes de 11 corps et une pirogue en bois ont été découverts sur la côte de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, aux Caraïbes, par la police locale. Plus tôt, en janvier 2025, c’est un canot avec à son bord 19 corps en état de décomposition avancée qui a été retrouvé par les autorités de Saint-Kitts-et-Nevis, le plus petit État des Caraïbes. Des embarcations - de migrants comme de pêcheurs - parties du nord de l’Afrique de l’Ouest sont régulièrement emportées par le courant en direction des Caraïbes, ne laissant aucune chance de survie aux migrants à bord.
    En 2025, 1 906 personnes ont perdu la vie dans l’Atlantique sur la route des Canaries, selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras. La grande majorité était partie de Mauritanie. L’année précédente, Caminando Fronteras avait dénombré 9 757 migrants décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là). Une baisse notamment due à la chute des arrivées aux Canaries en 2025.

    #Covid-19#migrant#migration#gambie#senegal#guinee#mauritanie#atlantique#sante#mortalite#routemigratoire#migrationirreguliere#djinack

  • Partie de Gambie pour l’Espagne, une pirogue avec plusieurs centaines de personnes embarquées à son bord portée disparue depuis plus d’un mois
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/09/partie-de-gambie-pour-l-espagne-une-pirogue-avec-plusieurs-centaines-de-pers

    Partie de Gambie pour l’Espagne, une pirogue avec plusieurs centaines de personnes embarquées à son bord portée disparue depuis plus d’un mois
    L’embarcation a quitté le 5 décembre la localité gambienne de Djinack. Du fait du renforcement des contrôles en mer, les départs vers l’Europe se font de plus en plus au sud de la côte ouest-africaine.
    Le Monde avec AFP
    Plusieurs centaines de migrants qui ont embarqué il y a plus d’un mois dans une pirogue partie des côtes de Gambie pour tenter de rejoindre l’Espagne, n’ont pas donné signe de vie depuis lors, a appris l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 9 janvier. Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années la migration clandestine, partent des côtes de leurs pays en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique pour gagner l’Europe, principalement via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes. Le renforcement récent des contrôles en mer au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a conduit les départs des pirogues clandestines vers les Canaries à se déplacer vers le sud, notamment des côtes de Gambie et de Guinée à Conakry, rallongeant encore plus le temps passé en mer et ses dangers.
    La pirogue n’ayant plus donné de nouvelles depuis plus d’un mois a quitté le 5 décembre la localité gambienne de Djinack (Nord) avec quelque « 300 personnes à bord dont des Sénégalais, des Gambiens, des Maliens et des Guinéens », a affirmé vendredi à l’AFP Omar Diop, un porte-parole de l’association Boza Fii, basée au Sénégal et engagée dans l’aide aux personnes migrantes et aux familles de disparus de la migration. « Nous avons eu l’information sur le départ de la pirogue le 27 décembre et avons lancé les recherches » en informant des acteurs qui secourent en mer les personnes migrantes en détresse, a déclaré M. Diop.
    L’embarcation transporte « plus de 200 personnes » qui tentaient de rejoindre l’Espagne, selon Cheikh Mamour Bâ, un habitant du village de pêcheurs de Fass-Boye, dans l’ouest du Sénégal. Nombre de passagers de la pirogue, dont « une femme trentenaire, mère de six enfants », sont originaires selon lui de villages voisins de Fass-Boye.
    L’absence de nouvelles des passagers de la pirogue a été signalée par des familles comptant des proches à bord, a déclaré Mamadou Guèye Thioune, membre d’un comité gouvernemental sénégalais de lutte contre la migration irrégulière. De nombreux migrants ouest-africains se trouvaient dans l’embarcation, a-t-il ajouté, citant ces familles.

    #Covid-19#migrant#migration#routemigratoire#gambie#senegal#mauritanie#atlantique#sante#mortalite#migrationirreguilere#fass-boye#guinee

  • Aux Etats-Unis, la mort de Renee Good ravive le débat sur les opérations de la police de l’immigration
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/09/aux-etats-unis-la-mort-de-renee-good-ravive-le-debat-sur-les-operations-de-l

    Aux Etats-Unis, la mort de Renee Good ravive le débat sur les opérations de la police de l’immigration
    Par Nicolas Chapuis (New York, correspondant)
    A nouveau, les Etats-Unis sont secoués par les vidéos glaçantes d’une intervention meurtrière des forces de l’ordre. La mort de Renee Good, citoyenne américaine de 37 ans, mère de trois enfants, abattue mercredi 7 janvier par un agent de l’ICE, la police de l’immigration, dans une rue de Minneapolis (Minnesota), a déclenché une vague de protestations à travers le pays.Sur les images filmées par des passants, on voit le SUV de Renee Good en travers d’une rue enneigée, dans un quartier résidentiel. Un véhicule de l’ICE arrive à proximité, des agents cagoulés et armés en sortent. Ils crient à la femme de descendre : « Sors de ta putain de voiture ! » Un officier tente d’ouvrir la portière de la conductrice, qui fait une courte marche arrière, avant de repasser la marche avant en tournant le volant, manifestement pour partir. Un agent situé devant le véhicule tire alors une première fois à travers le pare-brise, avant de tirer deux autres fois dans la vitre côté conductrice alors que la voiture passe à côté de lui. Elle s’encastre alors quelques mètres plus loin dans une autre voiture garée.
    Une analyse visuelle réalisée par The New York Times montre que, au moment des tirs, l’officier n’est pas sur la trajectoire du véhicule, qui a tourné ses roues. Dans les secondes qui suivent le drame, les agents appellent les secours au téléphone, mais ne se précipitent pas pour porter assistance à Renee Good. Un homme, qui s’identifie comme médecin et demande à aller vérifier son pouls, est empêché d’intervenir.
    Voilà pour les faits connus. Le reste est une affaire d’interprétation, dans une Amérique coupée en deux. L’administration Trump voit dans la tentative de fuite de Renee Good « un acte de terrorisme de l’intérieur », selon les termes de Kristi Noem, la secrétaire à la sécurité intérieure. Elle justifie les tirs de l’agent, qui aurait agi, selon elle, en situation de légitime défense. Les responsables démocrates ont qualifié cette description de « ridicule », selon les termes du maire de Minneapolis, Jacob Frey : « La façon dont l’ICE se comporte est irresponsable, non seulement dans cet incident, mais aussi dans de nombreux autres cas. » Les autorités de l’Etat du Minnesota se sont émues, jeudi, que les enquêteurs de Minneapolis aient été immédiatement écartés des investigations, laissant le champ libre aux agents fédéraux.
    La police de l’immigration a ouvert le feu à quatorze reprises ces derniers mois, causant quatre morts, selon les chiffres de The Trace, un collectif journalistique, spécialisé dans les violences par arme à feu. Mais la mort de Renee Good suscite un écho différent, pour trois raisons. D’abord à cause du profil de la victime, une Américaine trentenaire, blanche, originaire du Colorado, mère de trois enfants, qui écrivait de la poésie. Bien loin de la communication de l’ICE qui prétend pourchasser « le pire du pire », publiant régulièrement des photos d’individus étrangers arrêtés, à la mine patibulaire, dotés d’un casier judiciaire interminable. Ensuite à cause des vidéos de la scène, dont la diffusion instantanée sur les réseaux a généré une immense émotion à travers le pays. Et enfin parce que les coups de feu ont eu lieu à quelques rues de l’endroit où George Floyd a été tué en 2020 par un policier de Minneapolis, provoquant l’un des plus grands mouvements sociaux du pays depuis les années 1960.
    Les autorités craignent un embrasement, alors que l’ICE et ses agents masqués sont devenus le symbole de la politique répressive de l’administration Trump en matière d’immigration. Une large foule s’est rassemblée à Minneapolis, mercredi soir et à nouveau jeudi matin, pour protester contre les opérations anti-immigration, conduisant à quelques échauffourées avec les forces de l’ordre. Les responsables démocrates au Minnesota ont appelé les manifestants au calme. A travers le pays, d’autres rassemblements ont eu lieu.
    Jeudi, deux personnes ont été blessées par des tirs d’une autre unité fédérale, la police des frontières, lors d’un contrôle mené à Portland (Oregon), une autre ville démocrate dans le viseur de l’administration Trump. Kristi Noem a assuré qu’elles avaient essayé de renverser les agents avec leur voiture, un scénario similaire à celui invoqué à Minneapolis. Elle les accuse, par ailleurs, d’être liées au gang vénézuélien Tren de Aragua.
    L’affaire de Minneapolis, qui a remplacé le Venezuela en une de la presse américaine, n’est pas prise à la légère par la Maison Blanche. Interrogé par des journalistes du New York Times dans le bureau Ovale, mercredi, Donald Trump a regardé la séquence vidéo avec eux, s’en tenant à la version de la légitime défense, estimant que Renee Good « s’est comportée horriblement ». Confronté aux images au ralenti, il n’a pas changé d’avis mais a déclaré : « C’est une scène terrible. Je pense que c’est horrible à regarder. Non, je déteste voir ça. »
    Signe de l’importance accordée aux événements, J. D. Vance, le vice-président, qui avait été relativement absent de la séquence sur le Venezuela, s’est rendu en salle de presse pour répondre aux questions des journalistes, jeudi. Il a apporté un soutien total à l’ICE. Il a également défendu l’officier qui a ouvert le feu. Celui-ci avait été blessé au bras il y a six mois, après avoir été traîné sur plusieurs dizaines de mètres par un véhicule. Critiquant la couverture journalistique, « une honte absolue », J. D. Vance a assuré que Renee Good avait tenté de « renverser » l’agent de l’ICE, ce que ne confirment pas les vidéos. La mère de famille, qui venait juste de déposer sa fille de 6 ans à l’école, aurait été victime d’un « lavage de cerveau » par « l’idéologie de l’aile gauche », a-t-il assuré. « Pour en arriver à ce point, vous devez être radicalisée d’une façon très triste. » Renee Good appartenait à une association d’« observateurs légaux » de l’ICE, des groupes de citoyens qui documentent les activités de la police de l’immigration.
    J. D. Vance a tenté, lors de sa conférence de presse, de rediriger l’attention sur le gigantesque scandale de fraude sociale dans le Minnesota, indirectement à l’origine de cette histoire. Près d’une centaine de personnes, principalement issues de la communauté somalienne de la ville, ont été interpellées ces derniers mois, dans ce qui apparaît comme un détournement massif d’aides publiques, notamment pendant la période du Covid-19. Les sommes évoquées se chiffrent en centaines de millions de dollars. En décembre 2025, la Maison Blanche avait décidé de déployer la police de l’immigration sur place avec pour consigne de cibler la communauté somalienne, contre laquelle Donald Trump a multiplié les propos ouvertement xénophobes. Au total, plus de 2 000 personnes issues des différentes agences fédérales chargées des frontières ont été mobilisées, soit la plus grosse opération en cours à l’intérieur du pays. Peu importe que, dans leur immense majorité, les 80 000 membres de cette diaspora présents de manière légale au Minnesota n’aient rien à voir avec ce scandale, ou que plus de 80 % d’entre eux aient la nationalité américaine, ce qui les place normalement hors des radars de l’ICE. Aux yeux des républicains, le scandale au Minnesota est emblématique des dérives de la politique d’accueil dans les Etats démocrates, alors que l’administration Trump défend une limitation drastique sur l’immigration. J. D. Vance a annoncé, jeudi, la création d’un nouveau poste de procureur général au sein du ministère de la justice chargé de lutter contre la fraude sociale, et qui se concentrera dans un premier temps sur le Minnesota.
    La gestion de l’affaire par Tim Walz, le gouverneur de l’Etat, ancien candidat à la vice-présidence aux côtés de Kamala Harris, fait également l’objet de nombreuses critiques. Les républicains en avaient fait l’une de leurs cibles favorites ces dernières semaines, avec une large couverture de la fraude sur les chaînes d’information conservatrices. Pressé de toutes parts, Tim Walz, auquel on prêtait pourtant des ambitions présidentielles, a annoncé qu’il ne se représenterait pas l’année prochaine au poste de gouverneur. Ces derniers temps, il n’avait eu de cesse d’avertir que le déploiement de l’ICE allait conduire à des incidents. La mort de Renee Good était « totalement prévisible, totalement évitable », s’est-il désolé, mercredi, lors d’une conférence de presse. Les écoles publiques ont été fermées jusqu’au week-end et le gouverneur a mobilisé la garde nationale, en cas de dégradation de la situation. Il a appelé au départ des troupes fédérales : « Vous en avez fait assez. » l’administration Trump a, au contraire, l’intention de renforcer les rangs : 100 agents des douanes déployés à Chicago (Illinois) et à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) vont être redirigés vers le Minnesota.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#ICE#politiquemigratoire#violence#sante#mortalite#expulsion

  • L’Algérie a intercepté plus de 24 000 migrants sur son sol en 2025 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69103/lalgerie-a-intercepte-plus-de-24-000-migrants-sur-son-sol-en-2025

    L’Algérie a intercepté plus de 24 000 migrants sur son sol en 2025
    Par Leslie Carretero Publié le : 08/01/2026
    En 2025, les autorités algériennes ont procédé à l’interpellation de 24 071 migrants en situation irrégulière. Lorsque les exilés sont interpellés en Algérie, ils sont généralement expulsés près de la frontière nigérienne et abandonnés dans le désert.Les forces algériennes ont interpellé 24 071 migrants en situation irrégulière dans le pays au cours de l’année 2025, indique sans plus de précisions un communiqué du ministère de la Défense publié lundi 5 janvier.Lorsque les exilés sont interpellés en Algérie, ils sont généralement expulsés près de la frontière nigérienne et abandonnés dans le désert. « Dès qu’il y a des rafles dans le pays visant les Noirs, les gens sont envoyés dans les zones désertiques », assure à InfoMigrants Azizou Chehou, coordinateur d’Alarme Phone Sahara (APS) au Niger, une association qui vient en aide aux migrants dans le désert.L’Algérie a « recours à une politique d’arrestations arbitraires et d’expulsions collectives sur la base d’un profilage ethnique et racial », abonde Nadège Lahmar d’Amnesty International au micro de RFI.
    Un chiffre sous-estimé ? L’ONG doute du chiffre avancé par Alger, et pense qu’il est sous-estimé. « Cela ne reflète pas la réalité de la situation. Rien qu’entre janvier et mai 2025, environ 22 000 personnes ont été expulsées d’Algérie vers le Niger », signale à la radio Nadège Lahmar. Du côté d’Alarme Phone Sahara aussi, on s’interroge. La plateforme est actuellement en train de travailler sur son rapport annuel des expulsions et selon Azizou Chehou, « il semblerait que le nombre total en 2025 dépasse celui de l’année précédente ». En 2024, au moins 31 404 personnes avaient été envoyées vers la frontière nigérienne depuis l’Algérie, d’après les données d’APS. Du jamais vu. En 2023, l’association avait comptabilisé 26 031 refoulés. « On observe depuis 2023 une augmentation des expulsions en chaîne, au cours desquelles des personnes sont expulsées [depuis la] Tunisie, souvent après des ‘pushbacks’ en mer, vers la frontière algérienne, puis par les forces de sécurité algériennes vers la frontière nigérienne », expliquait l’an dernier l’organisation. Depuis des années, les ONG dénoncent ces expulsions, qui sont contraires au droit international. Lorsqu’ils sont arrêtés, les migrants sont conduits jusqu’au Point zéro, au-delà de Tamanrasset, dans le sud de l’Algérie et livrés à eux-mêmes en plein désert. Sans eau ni nourriture, ils doivent parcourir à pied pendant des heures le chemin vers Assamaka, au Niger, où se trouve le centre de transit de l’Organisation internationale des migrations (OIM), le bras de l’ONU qui assiste les « retours volontaires » des migrants vers leur pays d’origine.
    Depuis 2017, InfoMigrants a recueilli de nombreux témoignages d’exilés qui ont été expulsés d’Algérie après avoir été arrêtés dans leur quotidien ou bien à la suite d’une tentative de traversée de la Méditerranée avortée. « Au bout de cinq ou six heures […], on nous a déposés dans le désert, il n’y avait rien autour. La police algérienne nous a crié : ‘Voilà Assamaka !’ en pointant le doigt vers l’horizon. ‘L’OIM, c’est tout droit’. On s’est mis en marche, je ne sais plus pour combien de temps. Tout ce dont je me souviens, c’est que j’étais épuisé, complètement à bout de forces. J’ai quand même réussi à faire la dizaine de kilomètres qui nous séparaient d’Assamaka », avait raconté fin 2024 un Sénégalais de 25 ans.
    Combien meurent sans laisser de traces ? « Nous ne pouvons pas savoir, malheureusement. Nous n’avons pas le matériel ou les véhicules adéquat pour aller les chercher dans le désert », expliquait à cette époque Azizou Chehou. Chaque année, de nombreux exilés disparaissent dans le Sahara. Ils peuvent se perdre, mourir de déshydratation, ou être victimes de groupes mafieux. Amadou, un migrant contacté par InfoMigrants en juillet 2020, racontait avoir vu trois personnes mourir sous ses yeux dans le désert. « Ils étaient tellement fatigués qu’ils se sont effondrés au sol », avait expliqué le jeune Africain qui travaillait depuis deux ans en Algérie avant d’être arrêté. En juillet 2024, l’ONU avait estimé que la traversée du Sahara était plus mortelle que la route de la Méditerranée. « Ou bien les passeurs se débarrassent des migrants, ou bien, ils tombent des camions pendant le trajet – et ils ne les attendent pas », avait expliqué Vincent Cochetel, responsable au Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) de l’ONU qui a aujourd’hui quitté ses fonctions. « Parfois aussi quand ils sont malades, les passeurs les abandonnent dans le désert. Tous ceux qui ont traversé le Sahara connaissent quelqu’un qui est mort là-bas. »

    #Covid-19#migrant#migration#algerie#niger#expulsion#assamaka#politiquemigratoire#mortalite#sante#migrationirreguliere

  • Minneapolis : manifestation après la mort d’une femme, tuée par un policier de l’ICE
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/08/manifestation-a-minneapolis-apres-la-mort-d-une-femme-tuee-par-un-policier-d

    Minneapolis : manifestation après la mort d’une femme, tuée par un policier de l’ICE
    Le Monde avec AFP
    La Maison Blanche a défendu pied à pied, jeudi 8 janvier, l’action de la police fédérale, visée selon elle par un « assaut organisé », au moment où la mort d’une femme à Minneapolis, tuée la veille par un agent de l’immigration, a provoqué des manifestations dans cette grande ville du nord des Etats-Unis. Le vice-président, J. D. Vance, a martelé que le policier qui a abattu cette Américaine de 37 ans a agi en état de « légitime défense ». Mais cette version est fermement contestée par l’opposition locale démocrate, qui dénonce la « propagande » du gouvernement conservateur de Donald Trump, et est mise en doute par plusieurs vidéos.
    Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi matin à Minneapolis, bastion de gauche, pour dénoncer la mort de cette femme et, plus largement, appeler au départ de la police de l’immigration (ICE), principal outil de la politique d’expulsion à grande échelle de l’administration Trump.
    Un rassemblement à la suite de la mort de Renee Nicole Good, abattue par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), à Minneapolis (Minnesota), aux Etats-Unis, le 8 janvier 2026.
    Un rassemblement à la suite de la mort de Renee Nicole Good, abattue par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), à Minneapolis (Minnesota), aux Etats-Unis, le 8 janvier 2026. JOHN LOCHER/AP
    Devant un bâtiment fédéral, dans la banlieue de la ville aux trottoirs couvert de neige, une bousculade et quelques échanges de coups ont eu lieu, jeudi matin, entre protestataires et policiers. Au moins deux personnes ont été arrêtées, selon l’Agence France-Presse (AFP). Un autre rassemblement s’est tenu sur les lieux de la fusillade, dans le calme, avec là encore des centaines d’habitants et des prises de parole de responsables locaux. Des photos de cette mère de 3 enfants ont été affichées dans les rues de Minneapolis, la représentant blonde et souriante. « Assassinée par ICE », peut-on lire au-dessus de l’image. Une cagnotte totalisant déjà près de 800 000 dollars a été lancée pour soutenir l’épouse et la famille de la victime, Renee Nicole Good. Mais à Washington, l’administration Trump a continué de défendre l’action de ses policiers. « L’incident meurtrier qui s’est déroulé dans le Minnesota, hier, est le résultat d’un mouvement de gauche dangereux et plus vaste qui s’est répandu dans tout le pays, où les courageux hommes et femmes des forces de l’ordre subissent un assaut organisé », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
    C’est à moins de deux kilomètres du lieu de la mort de Renee Nicole Good que George Floyd, un Afro-Américain, avait été tué en 2020 par un policier blanc, un drame qui avait provoqué des semaines de manifestations antiracistes, parfois violentes, à travers les Etats-Unis.
    Les faits qui secouent la grande ville du Minnesota se sont déroulés mercredi matin, alors que l’ICE menait une vaste série d’opérations impliquant environ 2 000 policiers. Selon les autorités fédérales, Renee Nicole Good a été tuée par un agent après avoir tenté de renverser des policiers avec sa voiture. Tout en soutenant cette version, Donald Trump a déclaré au New York Times : « Je ne veux voir personne se faire tirer dessus. » « Percuter un agent de la police de l’immigration [ICE] avec votre voiture, ça justifie qu’on vous tire dessus », a déclaré J. D. Vance. « L’idée que cela n’était pas justifié est absurde. » Cette explication officielle est vigoureusement contestée, vidéos à l’appui, par les autorités locales, dont le gouverneur (démocrate) de l’Etat, Tim Walz, qui a dénoncé une « machine de propagande ». Le maire (démocrate) de la ville, Jacob Frey, a lui aussi qualifié les récits des responsables fédéraux de « conneries », affirmant que la conductrice n’avait jamais représenté un danger pour quiconque.
    Sur plusieurs vidéos montrant la même scène sous différents angles, on voit le SUV de la victime qui bloque le passage d’un convoi de l’ICE. Plusieurs policiers demandent à la conductrice de sortir de son véhicule. L’un d’eux tente d’ouvrir la portière. Mais alors que la voiture redémarre vers la droite pour s’éloigner des agents, un policier placé à l’avant-gauche du véhicule ouvre le feu à plusieurs reprises. La voiture de la victime va alors s’encastrer dans une autre, garée un peu plus loin. Le FBI est seul en charge de l’enquête.
    Les faits ont eu lieu alors que la police fédérale de l’immigration (ICE) menait depuis mardi une vaste série d’opérations impliquant environ 2 000 policiers dans cette grande ville du nord des Etats-Unis et sa banlieue. Dans une conférence de presse, mercredi soir, la ministre de la sécurité intérieure, Kristi Noem, a insisté sur le fait que la victime avait « suivi et entravé le travail de [la police] tout au long de la journée ». Elle a ajouté que le policier de l’immigration qui a ouvert le feu avait été, lors d’une précédente mission en juin, percuté par une voiture « et traîné sur plusieurs mètres ».
    Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des principaux axes de sa politique intérieure. L’ICE a lancé une vaste campagne de recrutement l’été dernier, attirant environ 10 000 nouveaux agents – suscitant des craintes sur leur manque d’entraînement. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, quelque 70 millions de dollars ont été dépensés par cette agence fédérale dans les catégories « armes légères, munitions et accessoires ». A plusieurs reprises ces derniers mois, des personnes sont mortes, souvent accidentellement, en tentant d’échapper aux contrôles. Des agents de ICE ont également plusieurs fois ouvert le feu sur des conducteurs qui tentaient de les renverser, selon la version de l’administration, faisant au moins un mort en septembre à Chicago.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ICE#politiquemigratoire#expulsion#mortalite#sante

  • A Minneapolis, un agent de la police de l’immigration américaine abat une femme dans sa voiture
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/07/aux-etats-unis-une-femme-tuee-lors-d-une-operation-de-la-police-de-l-immigra

    A Minneapolis, un agent de la police de l’immigration américaine abat une femme dans sa voiture
    Le Monde avec AP, AFP et Bloomberg
    Un policier américain de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police fédérale de l’immigration, a tué une femme au volant de son véhicule lors d’une opération à Minneapolis, dans le nord du pays, mercredi 7 janvier, a annoncé le secrétariat à la sécurité intérieure américain, qui évoque un acte « de légitime défense ». Les responsables politiques locaux contestent vivement cette version, se basant sur des vidéos des faits.
    L’ICE mène depuis mardi une vaste série d’opérations dans cette grande ville du nord des Etats-Unis et sa banlieue, impliquant environ 2 000 policiers. Alors que des agents de l’ICE menaient « des opérations ciblées à Minneapolis, des émeutiers ont commencé à bloquer les agents et l’une de ces émeutières violentes a transformé son véhicule en arme, tentant de renverser nos forces de l’ordre dans l’intention de les tuer – un acte de terrorisme intérieur », assure le ministère dans un communiqué diffusé sur X. « Un agent de l’ICE, craignant pour sa vie, pour celle de ses collègues et pour la sécurité du public, a tiré en état de légitime défense », poursuit le ministère. L’agent a touché la conductrice du véhicule, qui est morte des suites de ses blessures. La victime, Renee Nicole Good, âgée de 37 ans, était mère d’un enfant de 6 ans, ont déclaré ses beaux-parents au journal local Minnesota Star Tribune.
    Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, non authentifiée par Le Monde et l’Agence France-Presse, on voit des agents des forces de l’ordre se diriger vers un véhicule SUV, sur une route enneigée. Puis la voiture commence à manœuvrer, lorsque retentissent des coups de feu. Le véhicule vient alors percuter un autre, garé quelques mètres plus loin. Dans une autre vidéo, prise sous un angle différent, on voit un policier qui tente d’ouvrir la portière du côté de la conductrice. La voiture fait marche arrière puis repart vers la droite. Un autre policier placé devant le véhicule ouvre alors le feu à trois reprises. Des témoins crient « assassins ! ».
    « Ne croyez pas cette machine de propagande ! » « Ils essaient déjà de faire passer ça pour un acte de légitime défense. Ayant vu la vidéo moi-même, je tiens à dire à tout le monde sans détour que ce sont des conneries », a déclaré le maire de Minneapolis, le démocrate Jacob Frey, qui a exigé des agents de l’ICE qu’ils quittent
    « La présence d’agents fédéraux de l’immigration sème le chaos dans notre ville », a-t-il dit. « Nous redoutions ce moment depuis le début » de la présence des forces de l’immigration dans la ville, a-t-il poursuivi, ajoutant avoir « un message » pour eux : « Cassez-vous de Minneapolis ! ». « J’ai vu la vidéo. Ne croyez pas cette machine de propagande », a également lancé le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, ex-colistier de Kamala Harris pour la présidentielle de 2024. « L’Etat [du Minnesota] veillera à ce qu’une enquête complète, équitable et rapide soit menée afin de garantir que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue », a-t-il poursuivi. Le FBI est en charge de l’enquête.
    Donald Trump a, lui, estimé que l’agent a tiré « en légitime défense ». « Cette situation est examinée, dans son intégralité, mais la raison pour laquelle ces incidents surviennent est que la gauche radicale menace, agresse et cible quotidiennement les forces de l’ordre et les agents de la police de l’immigration », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
    Lors d’une conférence de presse, la secrétaire à la sécurité intérieure, Kristi Noem, a affirmé que la victime avait « suivi et entravé le travail de [la police] tout au long de la journée ». Elle a déclaré que l’agent avait été heurté par le véhicule lors de la fusillade de mercredi et transporté à l’hôpital. « Notre agent a suivi sa formation, a fait exactement ce qu’on lui a appris à faire dans cette situation et a pris des mesures pour se défendre et défendre ses collègues agents des forces de l’ordre », a déclaré Mme Noem qui a également annoncé qu’elle allait demander au département de la justice de considérer le fait d’utiliser son véhicule pour bloquer les opérations de contrôle de l’immigration comme un « acte de terrorisme intérieur ».
    L’incident s’est produit à quelques pâtés de maisons de certains des plus anciens marchés d’immigrants et à environ un kilomètre et demi de l’endroit où George Floyd a été tué par la police en 2020, un événement qui avait déclenché de fortes mobilisations populaires.
    Dans l’après-midi puis la soirée, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur les lieux des coups de feu, en mémoire de la victime, certains lançant des slogans hostiles à la police de l’immigration. Ils ont hué et sifflé les policiers présents. « Honte ! Honte ! Honte ! », ont-ils scandé, ainsi que « ICE hors du Minnesota ». Une manifestation a également eu lieu à New York. Les écoles publiques de Minneapolis ont annulé les cours et les activités périscolaires pour jeudi et vendredi, expliquant, dans un communiqué, que cette décision était « due à des problèmes de sécurité liés aux incidents survenus [mercredi] dans la ville ». Il s’agit de la cinquième personne tuée lors d’opérations anti-immigration depuis 2024. La plupart sont mortes accidentellement, en cherchant à échapper aux contrôles. Le 12 septembre, un homme a été abattu à Chicago en tentant de foncer en voiture sur les policiers.
    Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des principaux axes de sa politique intérieure. Mais les opérations de contrôles menées par la police de l’immigration à travers le pays provoquent régulièrement des mobilisations de personnes opposées à la politique migratoire du président. Le secrétariat à la sécurité intérieure a lancé une vaste campagne de recrutement l’été dernier, attirant environ 10 000 recrues pour la police de l’immigration – suscitant des craintes sur leur manque d’entraînement. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, quelque 70 millions de dollars (60 millions d’euros) ont été dépensés pour ICE dans les catégories « armes légères, munitions et accessoires ».

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#ICE#mortalite#politiquemigratoire#immigrationirreguliere#sante

  • Fass Boye : Une pirogue de migrants disparaît en mer | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/fass-boye-une-pirogue-de-migrants-disparait-en-mer_n_479545.html

    Fass Boye : Une pirogue de migrants disparaît en mer
    Auteur : Cheikh Camara (Correspondant à Thiès)
    Depuis plusieurs jours déjà, une profonde angoisse s’est emparée du village de pêcheurs et d’agriculteurs de Fass Boye, dans le département de Tivaouane, avec la disparition en mer d’une pirogue de migrants. Dans cette localité marquée par de solides liens familiaux, chaque foyer se sent directement concerné par le sort de cette embarcation partie des côtes gambiennes, depuis le 5 décembre dernier, avec l’espoir de rejoindre l’Europe.
    Les habitants riverains, dans l’attente devenue longue et pesante, sont, depuis, restés sans nouvelles de leurs fils embarqués à bord. Faute d’informations fiables, ils tentent de se soutenir mutuellement, s’appuyant sur la foi comme principal réconfort. « De jeunes ressortissants d’autres villages de la commune de Darou Khoudoss, comme Darou Ndiaye, Diogo et Khonk Yoye, figureraient parmi les passagers de l’embarcation en question », a confié un habitant de Fass Boye. Conscientes de la détresse des familles, les autorités religieuses et coutumières du village multiplient les séances de prières, nourrissant l’espoir d’un dénouement favorable. Sans compter la solidarité communautaire qui s’est renforcée avec des élans de soutien moral et des moments de recueillement collectif.
    Une disparition qui ravive les préoccupations liées à la migration irrégulière dans cette zone, où malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, des jeunes continuent de prendre la mer au péril de leur vie pour tenter de rejoindre l’Europe.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#fassboye#tivaouane#sante#mortalite

  • Gambie : le bilan du naufrage d’un bateau de migrants monte à... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/gambie-le-bilan-du-naufrage-dun-bateau-de-migrants-monte-a-31-morts_n_47956

    Gambie : le bilan du naufrage d’un bateau de migrants monte à 31 morts
    Auteur : AFP
    Au moins 31 migrants sont morts dans le naufrage au large de la Gambie le 1er janvier d’un bateau qui tentait de rejoindre l’Europe, et de « nombreux autres ont disparu et sont probablement morts », a annoncé lundi le gouvernement dans un nouveau bilan à la hausse.
    Le naufrage de ce bateau, parti le soir du 31 décembre et qui transportait plus de 200 personnes, a ému ce pays ouest-africain d’où de nombreuses personnes tentent de rejoindre les Canaries espagnoles par la périlleuse route de l’Atlantique. Le précédent bilan faisait état d’au moins 7 morts.

    #Covid-19#migrant#migration#gambie#canaries#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Calais : un migrant est mort d’hypothermie le dernier jour de l’année 2025 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69008/calais--un-migrant-est-mort-dhypothermie-le-dernier-jour-de-lannee-202

    Calais : un migrant est mort d’hypothermie le dernier jour de l’année 2025
    Par La rédaction Publié le : 05/01/2026
    Un migrant est mort d’un arrêt cardiaque après avoir été retrouvé en état d’hypothermie à Calais le 31 décembre, ont indiqué en fin de semaine le parquet de Boulogne-sur-Mer et une association. L’homme vivait depuis plusieurs années dans cette ville du nord de la France en espérant atteindre un jour le Royaume-Uni.
    La fin d’année a été tragique dans le nord de la France. Un homme sans papiers a été retrouvé mort le 31 décembre dans les rues de Calais. Selon l’association Salam, qui a annoncé le décès dès le lendemain, il s’agit d’une « personne qui survivait à la rue depuis de longues années à Calais ».
    La Voix du Nord précise que la victime prénommée Ahmed était originaire d’un peuple nomade du Sahara. Il vivait dehors depuis son arrivée en France en 2023, où il avait demandé l’asile. « Cette personne, connue des habitants et des bénévoles, arpentait depuis de longues années les rues de Calais, nourrissant l’espoir constant de pouvoir traverser le détroit », peut-on lire dans un communiqué inter-associatif.
    Vendredi 2 janvier, le parquet de Boulogne-sur-Mer a confirmé ces informations à l’AFP : « Un homme sans domicile fixe a été découvert en hypothermie mais conscient. Il a été emmené à l’hôpital et a fait un arrêt cardiaque dont il est décédé ». Le parquet n’a en revanche pas donné plus d’éléments sur l’identité de la victime."Un examen de corps a eu lieu et une autopsie ordonnée compte tenu du jeune âge de la victime", a ajouté le parquet, indiquant qu’une enquête avait été ouverte afin de déterminer les causes de la mort."Sa mort rappelle une nouvelle fois la vulnérabilité extrême dans laquelle vivent de nombreuses personnes exilées, exposées aux intempéries et au manque de protection", déplorent les associations.
    La veille de ce décès, le 30 décembre, l’Auberge des migrants avait interpellé la préfecture des Hauts-de-France sur la situation à Calais. « Les personnes à la rue souffrent de froid, ont des engelures, des crevasses, le 115 est plein et les personnes se font toujours expulser [des campements informels, ndlr], les couvertures et tentes confisquées », avait écrit l’association sur le réseau social X. « Nous demandons aux autorités à tous les niveaux de mettre fin par tous les moyens aux situations de rue. Ouverture de gymnases, réquisition de logements vides, ouvertures de place d’hébergements d’urgence, la fin des expulsions coûteuses et inhumaine. Des solutions existent ! ».
    Ces derniers jours, les associations ont été nombreuses à se plaindre de la prise en charge par l’État des personnes, notamment migrantes, vivant à la rue. Car malgré l’activation du plan Grand froid dans plusieurs régions, de nombreux exilés ont passé des nuits dehors, sous des températures négatives."Cela fait deux jours que je n’ai pas dormi. C’est impossible de s’endormir vraiment avec ce froid. On le ressent dans tout le corps. Jusque dans les os. Je n’en peux plus !", témoignait à Paris la semaine dernière à InfoMigrants Falikou, un jeune Ivoirien dont la minorité vient d’être contestée par le département. Falikou s’est d’abord installé sous un pont de la capitale. Puis, transi de froid, il s’est réfugié dans la gare de Lyon. « Le sol est toujours très froid mais il y a moins de vent », confiait-il."Quelques centaines de personnes, que ce soient des adultes ou des enfants" vont pouvoir bénéficier du plan Grand froid mais « on ne va pas pouvoir répondre à toutes les personnes », avait prévenu sur France Info le 29 décembre Éric Constantin, directeur régional Ile-de-France de la Fondation pour le logement des défavorisés (ancienne Fondation Abbé-Pierre).
    Le 29 décembre à Paris, Utopia 56 a recensé « 89 personnes en famille dont 34 enfants à la rue », lors de sa permanence place de l’Hôtel de ville. « Toutes ont appelé le 115, sans solution. La préfecture avait pourtant affirmé mettre les moyens pour répondre ’à toutes les demandes’ », s’est désolé l’association.

    #Covid-19#migrant#migration#france#calais#routemigratoire#migrationirreguliere#camp#sante#mortalite

  • Balkans : les conséquences dramatiques de la fermeture des frontières sur la vie des migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69006/balkans--les-consequences-dramatiques-de-la-fermeture-des-frontieres-s

    Balkans : les conséquences dramatiques de la fermeture des frontières sur la vie des migrants
    Par RFI Publié le : 05/01/2026
    Officiellement, les frontières des Balkans sont fermées et tellement bien gardées que les exilés ne tenteraient presque plus de les franchir. Mais dans les faits, les migrants sont surtout devenus indétectables et entièrement à la merci des passeurs prêts à tout pour maximiser leurs gains. Un reportage à retrouver en entier dans l’émission Accents d’Europe sur RFI.
    Personne ne sait combien d’exilés empruntent actuellement la route des Balkans, notamment parce que la plupart évitent les camps officiels où ils sont identifiés. Shaheer, un jeune Afghan de 21 ans, préfère lui la « jungle » d’Obrenovac, au sud de Belgrade."J’espère qu’on va finir par me laisser entrer en Hongrie. Ce n’est pas une vie ici, c’est dangereux. On doit se cacher de la police, des gens. Aujourd’hui, il y a un type d’ici, un Serbe, qui m’a frappé. Il m’a dit : ’Dégage, tu n’as rien à faire ici’. On doit toujours fuir. Ça me rend fou, littéralement", témoigne le jeune homme qui vit dans la rue depuis un mois et demi, n’ayant plus d’argent pour poursuivre son périple vers l’Union européenne.
    Sur la route des Balkans, les prix flambent depuis l’entrée de la Croatie dans l’espace Schengen et le déploiement des gardes-frontières de l’agence européenne Frontex dans le pays. Les trafiquants font leur pub ouvertement sur TikTok et sont aussi prêts à tout - même aux pires exactions - pour maximiser leurs profits.
    « Dans les Balkans, les gangs sont surtout tenus par des Afghans, tandis qu’en Libye, ils le sont par des Libyens. Mais le système est le même : ils kidnappent, torturent, violent, brisent les os et envoient des vidéos aux familles pour leur réclamer des rançons de 3 000 ou 4 000 euros. Une fois que les familles ont payé, les personnes sont libérées. Les transferts se font par Western Union ou MoneyGram », détaille Silvia Maraone, une humanitaire italienne basée de longue date en Bosnie-Herzégovine. Dans les Balkans, les risques toujours plus grands pris par les sans-papiers se matérialisent concrètement dans les cimetières. Les tombes portant l’inscription « N. N. », pour « Nomen nescio » ("Nom inconnu", en latin), se multiplient dans ceux qui se trouvent près des frontières. Régulièrement sollicitée par des familles de disparus, l’ONG serbe KlikAktiv a lancé l’année dernière un projet pour tenter de les identifier. « Des dizaines de personnes sont mortes noyées dans la rivière Drina, entre la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. Malheureusement, personne n’en parle et ces victimes sont mal identifiées », déplore Milica Svabic, membre de l’ONG.

    #Covid-19#migrant#migration#balkans#bosnieherzgovine#migrationirreguliere#routemigratoire#sante#mortalite

  • Naufrage d’un bateau de migrants en Gambie : « la nation est en deuil » (président)
    https://www.dakaractu.com/Naufrage-d-un-bateau-de-migrants-en-Gambie-la-nation-est-en-deuil-preside

    Naufrage d’un bateau de migrants en Gambie : « la nation est en deuil » (président)
    Le président gambien Adama Barrow a souligné vendredi que son pays était « en deuil » après le naufrage d’un bateau transportant des personnes migrantes au large des côtes du pays, qui a fait au moins sept morts et de nombreux disparus dans la nuit du 31 décembre.
    Dans une déclaration télévisée diffusée par la présidence, M. Barrow fait part de sa « profonde inquiétude » en évoquant le naufrage dans la nuit de mercredi à jeudi d’un bateau transportant un nombre estimé à plus de 200 candidats à l’exil présumés.Le naufrage est survenu au large de la région de North Bank, dans le nord-ouest du pays.Alertée par un appel de détresse, la marine nationale avait lancé vers 01h00 du matin jeudi une opération de recherche, à laquelle avaient pris part plusieurs bateaux.Le bateau ayant fait naufrage avait ensuite été retrouvé échoué sur un banc de sable."Jusqu’à présent, 102 personnes ont été secourues, dont de nombreuses sont toujours en soins d’urgence. Malheureusement, seuls sept corps ont pu être repêchés, mais les opérations de secours se poursuivent afin de tenter de localiser ceux qui manquent toujours à l’appel", a déclaré le président, précisant que des efforts avaient été engagés pour assurer une aide aux survivants.
    « Au nom du gouvernement et du peuple de Gambie, je présente mes sincères condoléances aux familles endeuillées et à tous ceux touchés par cette déchirante tragédie », a-t-il ajouté, le visage grave.
    « Je veux dire à chaque parent et proche qui attend avec anxiété de nouvelles informations que vous n’êtes pas seuls. La nation est en deuil avec vous », a-t-il lancé, saluant toutes les entités ayant participé au sauvetage. Le président Barrow a affirmé que des précisions sur l’identité et les nationalités des victimes - dont certaines ne sont pas gambiennes - seront communiquées quand elles auront pu être établies, et qu’une enquête sera menée par le gouvernement.
    Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années la migration clandestine depuis les côtes de leurs pays en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique pour gagner l’Europe, principalement via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes. A la recherche d’un avenir meilleur et au péril de leurs vies, ces exilés africains sont forcés d’emprunter la voie clandestine, l’Europe ayant drastiquement restreint la délivrance de visas et contrôlant de plus en plus ses frontières. Des milliers de personnes sont mortes ou disparues en tentant de rejoindre ainsi l’Europe ces dernières années. Le renforcement récent des contrôles en mer au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a conduit les départs des pirogues clandestines vers les Canaries à se déplacer vers le sud, notamment depuis les côtes de Gambie et de Guinée-Conakry, rallongeant encore plus le temps passé en mer et ses dangers.
    Dans sa déclaration vendredi, le président Barrow a estimé que ce naufrage « était un rappel douloureux de la nature dangereuse et mortelle de la migration irrégulière. Assurément, aucun rêve, voyage, ou promesse ne valent la perte de vies humaines en mer », a-t-il poursuivi. Le 26 décembre, le gouvernement gambien avait fait part de ses inquiétudes après des informations faisant état de la disparition d’une pirogue qui avait quitté les côtes nord du pays le 17 novembre, avec à son bord des ressortissants gambiens qui tentaient de rejoindre l’Europe. Selon plusieurs médias locaux, la pirogue transportait plus d’une centaine de personnes

    #Covid-19#migrant#migration#gambie#guineeconakry#senegal#mauritanie#maroc#atlantique#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Route des Canaries : au moins 7 morts et de nombreux disparus dans un naufrage au large de la Gambie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68992/route-des-canaries--au-moins-7-morts-et-de-nombreux-disparus-dans-un-n

    Route des Canaries : au moins 7 morts et de nombreux disparus dans un naufrage au large de la Gambie
    Par La rédaction Publié le : 02/01/2026
    Sept personnes sont mortes jeudi 1er janvier dans un naufrage survenu au large de la Gambie. Au moins 96 exilés ont pu être secourus mais l’embarcation transportait « présumément plus de 200 personnes », ce qui laisse craindre un nombre élevé de disparus.
    C’est au large de Jinack, dans la région frontalière du Sénégal de North Bank, en Gambie, que le naufrage s’est produit. Au moins sept personnes sont mortes dans ce drame qui est survenu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier."Le gouvernement est informé d’un accident maritime tragique impliquant un bateau transportant présumément plus de 200 personnes migrantes, et qui aurait chaviré vers minuit dans la nuit du 31 décembre au large de Jinack, dans la région de North Bank", dans le nord-ouest de la Gambie, selon un communiqué du ministère gambien de la Défense transmis à l’AFP.
    Alertée par un appel de détresse, la marine nationale gambienne a lancé vers 1 heure du matin jeudi une opération de recherche et sauvetage, à laquelle ont pris part plusieurs bateaux de la marine et un bateau de pêche venu prêter main forte, affirme le communiqué.
    Cette opération a permis de secourir 96 personnes. « Parmi elles, dix sont dans un état grave », a précisé le ministère. Selon les autorités, l’embarcation « transportait présumément plus de 200 personnes migrantes », ainsi « nombre de passagers sont portés disparus », ajoute le communiqué.
    Plusieurs victimes ont été identifiées comme n’étant pas de nationalité gambienne, ont annoncé les autorités sans donner davantage de précisions. Les identifications sont toujours en cours.
    Dans son communiqué, le gouvernement gambien a présenté « ses sincères condoléances aux familles endeuillées et à tous ceux affectés par ce regrettable incident », et a rappelé « son engagement » à lutter contre l’émigration clandestine.Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, en Espagne, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens.
    Et les naufrages se multiplient sur cet itinéraire. Le 24 décembre, au moins 12 corps d’exilés ont été repêchés au large de Joal, dans le département de Mbour, au sud de Dakar, suite au naufrage d’une embarcation de migrants. En août également, au moins 69 personnes sont mortes suite à un naufrage au large de la Mauritanie. Les exilés étaient eux aussi partis d’Afrique de l’Ouest et faisaient route vers les iles Canaries.
    Cette année, 3 090 personnes ont perdu la vie sur les routes migratoires vers l’Espagne, selon l’ONG Caminando Fronteras. Du côté de la route Atlantique, c’est-à-dire de l’Afrique occidentale vers l’archipel des Canaries, l’ONG dénombre 1 906 morts et disparus en 2025. La grande majorité étaient partis de Mauritanie. L’an dernier, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là). Une baisse notamment due à la chute des arrivées aux Canaries en 2025. Un peu plus de 17 500 personnes ont rejoint l’archipel depuis le 1er janvier, contre près de 47 000 en 2024, selon le ministère espagnol de l’Intérieur. Cette chute des arrivées est attribuée par les autorités au renforcement de la surveillance des frontières au Sénégal et en Mauritanie, dans le cadre d’accords bilatéraux passés avec l’Espagne, et de partenariats migratoires avec l’Union européenne.
    Mais l’autre conséquence du renforcement des contrôles, c’est que les exilés tentent maintenant de prendre la mer depuis des côtes beaucoup plus éloignées. C’est le cas de l’embarcation qui a fait naufrage jeudi. Plus de 1 500 km séparent les côtes gambiennes des îles Canaries, rendant la traversée bien plus dangereuse. « La distance est importante – il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », expliquait Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines fin septembre à InfoMigrants

    #Covid-19#migrant#migration#gambie#senegal#routemigratoire#canaries#atlantique#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Grèce : une jeune femme décédée et plus de 840 migrants secourus en cinq jours - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68937/grece--une-jeune-femme-decedee-et-plus-de-840-migrants-secourus-en-cin

    Grèce : une jeune femme décédée et plus de 840 migrants secourus en cinq jours
    Par La rédaction Publié le : 29/12/2025
    Une jeune femme noyée a été repêchée par les gardes-côtes grecs ce lundi, lors d’une opération de recherche et de sauvetage en mer Égée, près de l’île de Samos. Ces derniers jours, l’activité des gardes-côtes grecs a été particulièrement intense plus au sud, du côté de la Crète et de Gavdos, avec plus de 840 exilés secourus en cinq jours. Plusieurs exilés, dont un mineur, sont toujours portés disparus.
    Lundi 29 décembre, les garde-côtes grecs ont repêché le corps d’une femme de 22 ans lors d’une opération de recherche et de sauvetage menée au nord de l’île de Samos, dans l’est de la mer Égée, rapporte l’AFP d’une source de la police portuaire. Un navire, un hélicoptère et des équipes au sol ont été déployés pour cette opération lancée après qu’un groupe de rescapés a été découvert près de la plage de Petalides, sur la côte nord de l’île de Samos. Les rescapés ont indiqué aux autorités que quatre personnes qui voyageaient sur le même bateau qu’eux étaient disparues en mer.
    Selon l’AFP, 40 exilés étaient initialement à bord du bateau. Après la découverte du corps de la jeune femme, dont la noyade est rattachée à ce naufrage par les autorités grecques, les trois disparus manquants sont encore recherchés.
    L’île de Samos est située à moins de 10 km des côtes turques. Ces îles face à la Turquie demeurent une porte d’entrée en Europe, bien que les traversées depuis la Libye comme depuis la Turquie se soient intensifiées plus au sud, sur les routes maritimes de la Crète et de Gavdos, jusqu’à y devenir bien plus importantes ces derniers mois.
    En effet, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 16 770 exilés sont arrivés en Crète depuis le début de l’année. Un chiffre bien supérieur à celui enregistré sur les autres îles de la mer Égée.
    La fin de semaine dernière a ainsi été marquée par une activité intense de sauvetage du côté de la Crète et de Gavdos. Au total, plus de 840 migrants ont été secourus par les gardes-côtes grecs en cinq jours au sud de la Crète, a annoncé samedi à l’AFP un porte-parole de la police portuaire. Les gardes-côtes ont porté secours à 131 migrants samedi matin qui se trouvaient à bord d’un bateau de pêche naviguant à 14 milles nautiques au sud de Gavdos. Leurs nationalités n’ont pas été précisées. Ils ont été transportés à bord de deux navires vers le port de Gavdos. Au total, dans la journée de samedi, 209 personnes migrantes ont été secourues, selon la radio publique grecque. La veille déjà, 395 autres personnes avaient été secourues vendredi au large de Gavdos, rapporte encore l’AFP.
    En 2025, la Crète a connu trois fois plus d’arrivées de migrants qu’en 2024. En incluant l’île voisine de Gavdos, pas moins de 18 000 migrants ont débarqué sur l’une de ces deux îles au cours de l’année, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Cette augmentation s’explique par la hausse de la fréquentation de la route maritime de Tobrouk, qui part de l’Est de la Libye.
    En plus des trois personnes toujours recherchées ce lundi autour de Samos, la disparition d’un mineur a aussi été signalée la semaine dernière. Le 25 décembre, treize migrants ont été découverts sur la petite île inhabitée de Farmakonisi, située elle aussi face aux côtes turques, selon l’agence de presse grecque ANA. Après ce sauvetage, un garçon a été signalé disparu. Deux navires et un hélicoptère ont été déployés au-dessus de la zone pour tenter de retrouver la trace du mineur. Pour l’heure, les autorités grecques n’ont pas communiqué sur un quelconque succès de l’opération de recherche.
    Dans la même journée, 39 migrants, cette fois toujours en mer à bord de leur embarcation pneumatique, avaient été secourus au sud de la Crète. Ils ont été transportés sains et saufs vers le port de Kaloi Limenes, sur la côte sud de l’île. En plus des disparitions de ces derniers jours, l’hiver est meurtrier sur ces routes maritimes : le 6 décembre, 17 personnes avaient été retrouvées mortes au large de la Crète après le naufrage de leur embarcation.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite#mediterranee

  • Plus de 3 000 morts sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2025 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68949/plus-de-3-000-morts-sur-les-routes-migratoires-vers-lespagne-en-2025

    Plus de 3 000 morts sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2025
    Par Maïa Courtois Publié le : 29/12/2025
    Cette année, 3 090 personnes ont perdu la vie sur les routes migratoires vers l’Espagne, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un nombre de victimes moins élevé qu’en 2024, année record avec plus de 10 000 décès recensés. Cette baisse s’explique par les partenariats passés entre l’Espagne et les pays d’origine comme la Mauritanie pour intercepter les départs. Mais aussi par des changements de dynamiques : la route vers les Canaries est moins empruntée tandis que la route vers les Baléares est devenue plus dense et plus meurtrière en 2025.
    Huit personnes par jour ont perdu la vie, cette année, sur les routes maritimes vers l’Espagne. Le dernier rapport annuel de l’ONG espagnole Caminando Fronteras décompte 3 090 exilés décédés du 1er janvier au 15 décembre 2025. Parmi les victimes recensées figurent 437 enfants, 192 femmes et 2 461 hommes. Les mois de janvier et février ont été particulièrement marquants puisqu’à eux seuls, ils comptent pour près de la moitié des décès de l’année (1 434).
    Pour rappel, les chiffres de Caminando Fronteras se basent sur les témoignages recoupés des familles et des survivants, en plus des données officielles. Ils englobent les décès et les disparitions. Pas moins de 70 bateaux ont disparu des radars avec l’ensemble de leurs passagers, qui n’ont plus jamais donné de nouvelles à leurs proches.
    « L’approche arbitraire des opérations de sauvetage a entraîné des retards et de l’inaction, laissant couler des bateaux qui étaient manifestement en danger et causant des décès qui auraient pu être évités », épingle Caminando Fronteras dans son rapport. Plus généralement, l’ONG estime que « la principale cause de mortalité est l’influence des politiques de contrôle des migrations sur le recours aux opérations de recherche et de sauvetage ».
    En 2024, au moins 10 457 migrants sont morts ou ont disparu en tentant de rejoindre l’Espagne, selon Caminando Fronteras. Il s’agissait alors du nombre le plus élevé enregistré par l’ONG depuis le début du recensement en 2007. Cette baisse du nombre de victimes entre 2024 et 2025 est à mettre en lien avec les données officielles qui font état d’une chute du nombre de traversées. Le ministère de l’Intérieur espagnol enregistre en effet une baisse de 40,4% du nombre de migrants entrés sur le territoire de façon irrégulière entre le 1er janvier et le 15 décembre par rapport à la même période l’an dernier, avec 35 935 arrivées au total (contre 60 311 en 2024).
    Ceci étant, cette baisse globale cache des dynamiques diverses en fonction des routes migratoires. Du côté de la route Atlantique, c’est-à-dire de l’Afrique occidentale vers l’archipel des Canaries, l’ONG dénombre 1 906 morts et disparus en 2025. La grande majorité étaient partis de Mauritanie. L’an dernier, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là). Cette baisse est à mettre en lien avec la chute des arrivées aux Canaries en 2025. Un peu plus de 17 500 personnes ont rejoint l’archipel depuis le 1er janvier, contre près de 47 000 en 2024, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.
    Cette chute des arrivées est attribuée par les autorités au renforcement de la surveillance des frontières au Sénégal et en Mauritanie, dans le cadre d’accords bilatéraux passés avec l’Espagne, et de partenariats migratoires avec l’Union européenne. Conséquence de ces accords : les autorités mauritaniennes ont déclaré avoir intercepté plus de 30 000 migrants entre janvier et avril 2025. La zone de départ était stratégique puisqu’en 2024, parmi toutes les embarcations naufragées ou disparues recensées par Caminando Fronteras, 70% étaient parties de ce pays.
    Ces contrôles renforcés n’ont « toutefois pas entraîné le déplacement des migrants vers la route occidentale de la Méditerranée, car il s’agit de deux circuits migratoires complètement différents, dont les profils, les trajectoires et les dynamiques ne sont pas interchangeables et ne peuvent être interprétés comme se remplaçant l’un l’autre », souligne Caminando Fronteras. L’ONG prévient toute conclusion hâtive car, à l’inverse des Canaries, la route vers l’archipel des Baléares en Méditerranée est de plus en plus empruntée. Selon les autorités, plus de 7 200 migrants ont atteint les Baléares entre janvier et décembre 2025. Soit une augmentation de 27 % par rapport à 2024. Et cette hausse se traduit par un plus grand nombre de décès. Selon l’ONG, 1 037 personnes parties d’Algérie vers les Baléares ont perdu la vie cette année. Elles étaient moitié moins (517) en 2024.
    Là encore, l’ONG met en avant les problématiques de sauvetage : parmi le « grand nombre de corps échoués sur les côtes des îles Baléares tout au long de l’année 2025, beaucoup s’étaient noyés peu avant d’être rejetés sur la plage. » "Des bateaux arrivaient quasiment tous les jours cet été. Il y avait aussi des cadavres, des disparus. Ce sont des situations anormales qu’on ne voyait pas l’année dernière", racontait en octobre à Infomigrants Carlos Martín Ciscar, porte-parole de la plateforme Acollim, un regroupement d’associations dans les îles Baléares. La route algérienne vers les Baléares est ainsi devenue en 2025 « la principale route de transit vers l’Espagne », affirme l’ONG dans son rapport. Cette route algérienne « est principalement empruntée par des ressortissants algériens, bien que des migrants syriens et palestiniens soient également fréquemment présents en plus petit nombre. En 2025, des migrants somaliens ont rejoint les ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest qui avaient commencé à emprunter cette route plusieurs années auparavant », précise-t-elle. L’ONG confirme également l’émergence de nouvelles routes, comme celle de la Guinée, avec « un nombre croissant de départs depuis le port de Kamsar ». Son observatoire décompte 11 morts et disparus sur cette route en 2025.

    #Covid-19#migrant#migration#routemigratoire#atlantique#mediterranee#algerie#espagne#sante#mortalite#guinee

  • Méditerranée centrale : 116 personnes portées disparues dans le plus gros naufrage de l’année - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68943/mediterranee-centrale--116-personnes-portees-disparues-dans-le-plus-gr

    Méditerranée centrale : 116 personnes portées disparues dans le plus gros naufrage de l’année
    Par Maïa Courtois Publié le : 30/12/2025
    Un seul survivant, sur un morceau d’embarcation. C’est la seule trace retrouvée, pour le moment, d’un bateau parti de Libye avec 117 passagers à bord. Ce naufrage survenu le 19 décembre, sur lequel Alarm Phone a donné l’alerte, est le plus lourd de l’année en Méditerranée centrale. Les autorités tunisiennes et libyennes ont reçu des appels d’ONG et de la société civile mais n’ont pas, selon ces sources, lancé d’opération de recherche et sauvetage.
    "Je suis très inquiet pour mon frère. Il a pris la mer il y a six jours et je n’ai pas de nouvelles de lui depuis", confie à InfoMigrants le frère cadet d’un potentiel disparu dans un lourd naufrage, intervenu le 19 décembre en Méditerranée centrale. Pour l’heure, 116 exilés ont disparu, un seul survivant a été retrouvé.
    C’est la plateforme Alarm Phone, réceptrice d’appels de détresse, qui a donné l’alerte publiquement le soir du réveillon de Noël. Dans un rapport détaillé des évènements, basé notamment sur le récit du survivant, Alarm Phone indique avoir reçu l’alerte sur ce naufrage le 20 décembre grâce à un proche de l’un des passagers. Il en ressort que, deux jours plus tôt, le 18 décembre, des candidats à l’asile vers l’Europe embarquent dans une embarcation depuis la ville côtière de Zouara. Située à l’est de la Libye, celle-ci proche d’une soixantaine de kilomètres de la frontière tunisienne. "Ils venaient de divers baraquements et appartements en Libye où attendent les candidats au passage. Ils ont pris la mer vers 22 heures", confirme par téléphone à InfoMigrants la journaliste et chercheuse indépendante égyptienne Amira Al-Tahawi, en lien avec plusieurs familles de disparus.
    Grâce à ses échanges avec les familles, Amira Al-Tahawi a pu déterminer que la majorité des passagers à bord étaient égyptiens. Une partie venait du village de Khaleel El Gendy, proche de la ville de Itsa, dans le gouvernorat de Fayoum, au centre du pays. Tandis qu’une autre partie était originaire du district de Azbet Abu Shalabi, dans le gouvernorat de Ash-Sharqiyah, au nord-est du pays.
    À bord, "il y avait aussi des Érythréens et des Somaliens. Ainsi que quelques personnes du Darfour", région à l’ouest du Soudan, précise la journaliste. Selon elle, des adolescents se trouvaient également parmi les passagers de l’embarcation. Amira Al-Tahawi, également en lien avec des exilés en Libye, confirme le départ depuis Zouara ainsi que le chiffre de 117 personnes à bord avancé par Alarm Phone. "Quand les passeurs sont venus chercher les personnes, ils en ont pris un certain nombre, et ont dit aux autres : ’On est à 117, on ne prendra pas plus ce soir, il faudra attendre le prochain [départ] dans quelques jours’". Une fois tous les passagers embarqués, le bateau aurait navigué vers l’ouest près de la Tunisie, puis au milieu de la Méditerranée. Mais "quelques heures seulement après le départ, les conditions météorologiques se sont considérablement détériorées, avec des vents atteignant jusqu’à 40 km/h", retrace Alarm Phone.
    Le lieu exact du naufrage, non loin de la frontière entre les eaux libyennes et tunisiennes, reste à déterminer. Dès qu’Alarm Phone a été informée le 20 décembre, "les garde-côtes et les ONG concernés ont été alertés, malgré l’absence de position GPS. Tout au long de la journée, nous avons essayé de joindre le bateau par téléphone satellite, sans succès", souligne la plateforme. Même manque de réaction du côté des autorités italiennes : "Les garde-côtes italiens ont confirmé avoir reçu notre e-mail [les alertant d’un probable naufrage], mais ont immédiatement mis fin à l’appel sans fournir d’autres informations, ni nous rassurer." Quant aux gardes-côtes libyens, également joints par Alarm Phone, "[ils] nous ont dit par téléphone qu’ils n’avaient ni secouru, ni intercepté aucun bateau les 18 et 19 décembre", déplore la plateforme.
    Même son de cloche des gardes-côtes tunisiens. "Ils se sont contentés de nous répéter à plusieurs reprises qu’ils n’avaient ramené personne à terre pendant ces jours-là", rapporte Alarm Phone. Le 21 décembre, ce sont des pêcheurs tunisiens qui découvrent un reste du bateau, auquel s’accroche un homme. Il serait le seul survivant du naufrage, selon ses dires, rapportés par Alarm Phone. Selon cette même source, l’homme se trouvait dans un état critique et a été amené d’urgence par les pêcheurs dans un hôpital tunisien. Amira Al-Tahawi confirme l’information et précise qu’"il s’agit d’un homme de 44 ou 45 ans, qui a sa famille en Égypte". "Il les a appelés par téléphone deux fois, depuis qu’il a été retrouvé par les pêcheurs. Mais il ne va pas bien du tout : il a été retrouvé inconscient, il est dans un état très fragile", affirme la journaliste.
    Les 116 autres personnes demeurent portées disparues. Sans qu’aucune opération de recherche en mer, ni communication officielle, n’ait été lancée à ce stade par les États concernés, selon Alarm Phone : "on nous a dit que les conditions météorologiques, en particulier pendant la nuit du 18 au 19 décembre, étaient si mauvaises qu’il était « impossible » de prendre la mer."
    Frontex n’a "rien détecté" les 21 et 22 décembre
    Du côté de l’Union européenne (UE), l’avion Osprey 4 de Frontex a survolé la zone le 20 décembre, deux fois le 21 décembre et à nouveau le 22 décembre, relève le rapport d’Alarm Phone. Et le collectif de se questionner : "Qu’a vu Frontex, et pourquoi cette information n’est-elle pas rendue publique ?" Sollicité par InfoMigrants, l’agence européenne de surveillance des frontières répond qu’un de leurs avions "effectuait des vols de surveillance aérienne de routine au-dessus de la Méditerranée centrale les 21 et 22 décembre. Ces deux jours-là, l’équipage a été chargé de rechercher un éventuel bateau dans la zone située entre la Libye et Lampedusa, mais rien n’a été détecté", affirme Krzysztof Borowski, porte-parole de l’agence européenne des gardes-frontières.
    "À ce stade, nous ne pouvons pas dire si ces vols étaient liés au bateau spécifique mentionné par Alarm Phone", précise-t-il.
    De son côté, l’ONG Sea-Watch - partenaire d’Alarm Phone pour ses activités de recherche et sauvetage en Méditerranée - a activé le peu de moyens disponibles dès réception de l’alerte par Alarm Phone. "Avec le peu d’informations dont nous disposions à ce moment-là, l’équipage de notre avion Seabird s’est envolé à la recherche de plus d’informations sur le bateau en bois dans les jours qui ont suivi. Malheureusement, nous n’avons trouvé aucune trace", explique Giulia Messmer, la porte-parole.À ce moment-là, l’ONG ne disposait plus de navire de sauvetage dans la zone. "Le Sea-Watch 5 a mis le cap vers le nord pour rentrer au port tôt le matin du 20 décembre. Notre mission était terminée avant que nous ayons été informés du naufrage probable", indique Giulia Messmer.
    Ce naufrage pourrait être celui avec le plus grand nombre de victimes de toute l’année 2025 en Méditerranée centrale, si l’on se réfère à la base de données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). "C’est le naufrage le plus important de l’année sur cette route migratoire", confirme Sea-Watch, après analyse de ses propres archives. Malgré l’ampleur de l’évènement, "nous ne sommes pas surpris qu’il ait peu de couverture : l’attention, l’empathie et la volonté politique d’agir vis-à-vis de la situation en Méditerranée déclinent de plus en plus, ces dernières années", déplore Giulia Messmer, porte-parole de l’ONG. Le fait qu’il survienne en pleine période de Noël a participé à cette invisibilisation, analyse une autre porte-parole de Sea-Watch, Giorgia Linardi, dans Il Manifesto.
    Face au manque d’informations, les familles se retrouvent d’autant plus démunies... Donc, à la merci de fausses rumeurs et d’intermédiaires véreux qui monnaient de fausses informations. Sur ses réseaux sociaux, Amira Al-Tahawi met en garde les proches à la recherche de la moindre piste. "Ce phénomène apparaît à chaque fois : des gens surveillent les posts des familles sur les réseaux sociaux. Ils récupèrent facilement leurs pièces d’identité, celles de leurs enfants disparus, de leurs parents... Il faut faire très attention. Si tu paies pour des informations, tu perds ton argent, et en plus, tu gardes espoir que ton enfant soit vivant".

    #Covid-19#migrant#migration#libye#tunisie#mediterranee#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Grèce : une jeune femme décédée et plus de 840 migrants secourus en cinq jours - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68937/grece--une-jeune-femme-decedee-et-plus-de-840-migrants-secourus-en-cin

    Grèce : une jeune femme décédée et plus de 840 migrants secourus en cinq jours
    Par La rédaction Publié le : 29/12/2025
    Une jeune femme noyée a été repêchée par les gardes-côtes grecs ce lundi, lors d’une opération de recherche et de sauvetage en mer Égée, près de l’île de Samos. Ces derniers jours, l’activité des gardes-côtes grecs a été particulièrement intense plus au sud, du côté de la Crète et de Gavdos, avec plus de 840 exilés secourus en cinq jours. Plusieurs exilés, dont un mineur, sont toujours portés disparus. Lundi 29 décembre, les garde-côtes grecs ont repêché le corps d’une femme de 22 ans lors d’une opération de recherche et de sauvetage menée au nord de l’île de Samos, dans l’est de la mer Égée, rapporte l’AFP d’une source de la police portuaire.
    Un navire, un hélicoptère et des équipes au sol ont été déployés pour cette opération lancée après qu’un groupe de rescapés a été découvert près de la plage de Petalides, sur la côte nord de l’île de Samos. Les rescapés ont indiqué aux autorités que quatre personnes qui voyageaient sur le même bateau qu’eux étaient disparues en mer.
    Selon l’AFP, 40 exilés étaient initialement à bord du bateau. Après la découverte du corps de la jeune femme, dont la noyade est rattachée à ce naufrage par les autorités grecques, les trois disparus manquants sont encore recherchés. L’île de Samos est située à moins de 10 km des côtes turques. Ces îles face à la Turquie demeurent une porte d’entrée en Europe, bien que les traversées depuis la Libye comme depuis la Turquie se soient intensifiées plus au sud, sur les routes maritimes de la Crète et de Gavdos, jusqu’à y devenir bien plus importantes ces derniers mois. En effet, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 16 770 exilés sont arrivés en Crète depuis le début de l’année. Un chiffre bien supérieur à celui enregistré sur les autres îles de la mer Égée.
    La fin de semaine dernière a ainsi été marquée par une activité intense de sauvetage du côté de la Crète et de Gavdos. Au total, plus de 840 migrants ont été secourus par les gardes-côtes grecs en cinq jours au sud de la Crète, a annoncé samedi à l’AFP un porte-parole de la police portuaire. Les gardes-côtes ont porté secours à 131 migrants samedi matin qui se trouvaient à bord d’un bateau de pêche naviguant à 14 milles nautiques au sud de Gavdos. Leurs nationalités n’ont pas été précisées. Ils ont été transportés à bord de deux navires vers le port de Gavdos. Au total, dans la journée de samedi, 209 personnes migrantes ont été secourues, selon la radio publique grecque. La veille déjà, 395 autres personnes avaient été secourues vendredi au large de Gavdos, rapporte encore l’AFP.
    En 2025, la Crète a connu trois fois plus d’arrivées de migrants qu’en 2024. En incluant l’île voisine de Gavdos, pas moins de 18 000 migrants ont débarqué sur l’une de ces deux îles au cours de l’année, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200%. Cette augmentation s’explique par la hausse de la fréquentation de la route maritime de Tobrouk, qui part de l’Est de la Libye.
    En plus des trois personnes toujours recherchées ce lundi autour de Samos, la disparition d’un mineur a aussi été signalée la semaine dernière. Le 25 décembre, treize migrants ont été découverts sur la petite île inhabitée de Farmakonisi, située elle aussi face aux côtes turques, selon l’agence de presse grecque ANA. Après ce sauvetage, un garçon a été signalé disparu.
    Deux navires et un hélicoptère ont été déployés au-dessus de la zone pour tenter de retrouver la trace du mineur. Pour l’heure, les autorités grecques n’ont pas communiqué sur un quelconque succès de l’opération de recherche. Dans la même journée, 39 migrants, cette fois toujours en mer à bord de leur embarcation pneumatique, avaient été secourus au sud de la Crète. Ils ont été transportés sains et saufs vers le port de Kaloi Limenes, sur la côte sud de l’île. En plus des disparitions de ces derniers jours, l’hiver est meurtrier sur ces routes maritimes : le 6 décembre, 17 personnes avaient été retrouvées mortes au large de la Crète après le naufrage de leur embarcation.

    #Covid-19#migration#migrant#grece#libye#mediterranee#routemigratoire#mortalite#sante#migrationirreguliere#samos#crete

  • Plus de 3 000 morts sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2025 - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68949/plus-de-3-000-morts-sur-les-routes-migratoires-vers-lespagne-en-2025

    Plus de 3 000 morts sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2025
    Par Maïa Courtois Publié le : 29/12/2025
    Cette année, 3 090 personnes ont perdu la vie sur les routes migratoires vers l’Espagne, selon l’ONG Caminando Fronteras. Un nombre de victimes moins élevé qu’en 2024, année record avec plus de 10 000 décès recensés. Cette baisse s’explique par les partenariats passés entre l’Espagne et les pays d’origine comme la Mauritanie pour intercepter les départs. Mais aussi par des changements de dynamiques : la route vers les Canaries est moins empruntée tandis que la route vers les Baléares est devenue plus dense et plus meurtrière en 2025.
    Huit personnes par jour ont perdu la vie, cette année, sur les routes maritimes vers l’Espagne. Le dernier rapport annuel de l’ONG espagnole Caminando Fronteras décompte 3 090 exilés décédés du 1er janvier au 15 décembre 2025. Parmi les victimes recensées figurent 437 enfants, 192 femmes et 2 461 hommes. Les mois de janvier et février ont été particulièrement marquants puisqu’à eux seuls, ils comptent pour près de la moitié des décès de l’année (1 434).
    Pour rappel, les chiffres de Caminando Fronteras se basent sur les témoignages recoupés des familles et des survivants, en plus des données officielles. Ils englobent les décès et les disparitions. Pas moins de 70 bateaux ont disparu des radars avec l’ensemble de leurs passagers, qui n’ont plus jamais donné de nouvelles à leurs proches.
    « L’approche arbitraire des opérations de sauvetage a entraîné des retards et de l’inaction, laissant couler des bateaux qui étaient manifestement en danger et causant des décès qui auraient pu être évités », épingle Caminando Fronteras dans son rapport. Plus généralement, l’ONG estime que « la principale cause de mortalité est l’influence des politiques de contrôle des migrations sur le recours aux opérations de recherche et de sauvetage ».

    A lire aussi
    Rétro 2025 : les grands événements qui ont marqué l’actualité migratoire

    En 2024, au moins 10 457 migrants sont morts ou ont disparu en tentant de rejoindre l’Espagne, selon Caminando Fronteras. Il s’agissait alors du nombre le plus élevé enregistré par l’ONG depuis le début du recensement en 2007.
    Cette baisse du nombre de victimes entre 2024 et 2025 est à mettre en lien avec les données officielles qui font état d’une chute du nombre de traversées. Le ministère de l’Intérieur espagnol enregistre en effet une baisse de 40,4% du nombre de migrants entrés sur le territoire de façon irrégulière entre le 1er janvier et le 15 décembre par rapport à la même période l’an dernier, avec 35 935 arrivées au total (contre 60 311 en 2024).
    Ceci étant, cette baisse globale cache des dynamiques diverses en fonction des routes migratoires. Du côté de la route Atlantique, c’est-à-dire de l’Afrique occidentale vers l’archipel des Canaries, l’ONG dénombre 1 906 morts et disparus en 2025. La grande majorité étaient partis de Mauritanie. L’an dernier, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là). Cette baisse est à mettre en lien avec la chute des arrivées aux Canaries en 2025. Un peu plus de 17 500 personnes ont rejoint l’archipel depuis le 1er janvier, contre près de 47 000 en 2024, selon le ministère espagnol de l’Intérieur.
    Cette chute des arrivées est attribuée par les autorités au renforcement de la surveillance des frontières au Sénégal et en Mauritanie, dans le cadre d’accords bilatéraux passés avec l’Espagne, et de partenariats migratoires avec l’Union européenne.
    Conséquence de ces accords : les autorités mauritaniennes ont déclaré avoir intercepté plus de 30 000 migrants entre janvier et avril 2025. La zone de départ était stratégique puisqu’en 2024, parmi toutes les embarcations naufragées ou disparues recensées par Caminando Fronteras, 70% étaient parties de ce pays.
    Ces contrôles renforcés n’ont « toutefois pas entraîné le déplacement des migrants vers la route occidentale de la Méditerranée, car il s’agit de deux circuits migratoires complètement différents, dont les profils, les trajectoires et les dynamiques ne sont pas interchangeables et ne peuvent être interprétés comme se remplaçant l’un l’autre », souligne Caminando Fronteras.
    L’ONG prévient toute conclusion hâtive car, à l’inverse des Canaries, la route vers l’archipel des Baléares en Méditerranée est de plus en plus empruntée. Selon les autorités, plus de 7 200 migrants ont atteint les Baléares entre janvier et décembre 2025. Soit une augmentation de 27 % par rapport à 2024.Et cette hausse se traduit par un plus grand nombre de décès. Selon l’ONG, 1 037 personnes parties d’Algérie vers les Baléares ont perdu la vie cette année. Elles étaient moitié moins (517) en 2024.
    Là encore, l’ONG met en avant les problématiques de sauvetage : parmi le « grand nombre de corps échoués sur les côtes des îles Baléares tout au long de l’année 2025, beaucoup s’étaient noyés peu avant d’être rejetés sur la plage. »"Des bateaux arrivaient quasiment tous les jours cet été. Il y avait aussi des cadavres, des disparus. Ce sont des situations anormales qu’on ne voyait pas l’année dernière", racontait en octobre à Infomigrants Carlos Martín Ciscar, porte-parole de la plateforme Acollim, un regroupement d’associations dans les îles Baléares.La route algérienne vers les Baléares est ainsi devenue en 2025 « la principale route de transit vers l’Espagne », affirme l’ONG dans son rapport.
    Cette route algérienne « est principalement empruntée par des ressortissants algériens, bien que des migrants syriens et palestiniens soient également fréquemment présents en plus petit nombre. En 2025, des migrants somaliens ont rejoint les ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest qui avaient commencé à emprunter cette route plusieurs années auparavant », précise-t-elle.
    L’ONG confirme également l’émergence de nouvelles routes, comme celle de la Guinée, avec « un nombre croissant de départs depuis le port de Kamsar ». Son observatoire décompte 11 morts et disparus sur cette route en 2025.

    #Covid-19#migrant#migration#somalie#guinee#espagne#algerie#mauritanie#espagne#routemigratoire#migrationirreguliere#sante
    #mortalite

  • Immigration clandestine : 12 morts dans un chavirement au l... | Seneweb -
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/immigration-clandestine-12-morts-dans-un-chavirement-au-large-de-ngasobile-

    Immigration clandestine : 12 morts dans un chavirement au large de Ngasobile (Rfm)
    Auteur : Seneweb News
    C’est un drame qui s’est produit sur la petite côte. Une pirogue qui transportait des candidats à l’émigration clandestine a chaviré dans la nuit d’hier. Le bilan provisoire fait état de 12 corps sans vie, tous des hommes. Ils ont été déposés à l’hôpital de Joal, renseigne la Rfm. Par ailleurs, 31 rescapés ont été dénombrés. Ils sont actuellement à la Brigade de Joal qui a ouvert une enquête, renseigne la même source. La pirogue contenait 200 personnes. Elle aurait pris départ le samedi à Diamaguene, un village qui se situé dans les îles du Saloum. Il a fini par chavirer au large de Ngasobile dans la nuit d’hier, rapporte la Rfm.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#routemigratoire#migrationirreguliere#mortalite#sante#joal#diamaguene#ilesaloum