• ‘It’s Starting Again’: Why Filipino Nurses Dread the Second Wave - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/01/15/nyregion/filipino-nurses-coronavirus.html

    Belinda Ellis had been a nurse for 40 years, and she thought she’d seen it all. She had worked in hospitals in the Philippines, where she was born and got her degree. She was a nurse in Saudi Arabia and then at a military hospital on the border of Iraq when Saddam Hussein came into power.
    But when the first wave of the pandemic battered New York City last spring, she still wasn’t prepared. Nor could she have foreseen the immense toll the coronavirus would take on her Filipino colleagues. As devastating as Covid-19 was in those early months, a number of studies now reveal just how hard the virus hit Filipino health care workers. Of all the nurses who died from the virus nationwide, one study found, close to a third of them were Filipino. According to an analsis by ProPublica, in the New York City area alone, at least 30 Filipino health care workers had died from the virus by June.Many of them fell sick, including Erwin Lambrento, a tenacious night shift nurse from the outskirts of Manila who died of the virus in early May. Pictures of him still hang throughout Elmhurst Hospital Center, where Ms. Ellis works.
    According to a survey published in September by National Nurses United, the largest nurses’ union in the United States, 67 Filipino nurses have died of Covid-19. That figure, which was pulled from public obituaries, is around a third of the total registered nurses who have died nationwide, though Filipinos make up only 4 percent of those nurses overall.“It’s really heartbreaking,” said Zenei Cortez, president of National Nurses United and a nurse from the Philippines herself. Ms. Cortez fears that the true toll is worse. “The numbers we are producing are all underreported, I’m sure of that.”Now another wave of the virus has arrived. The infection rate in New York City has risen in recent weeks, and hospitalizations are at alarming levels; more than 450 New Yorkers have died of Covid since the beginning of 2021. And many Filipino nurses fear their hospitals could again be crushed under caseloads that recall the harrowing months of March and April.Filipino nurses have a long history of working in New York City hospitals, dating at least to the immigration reforms in the 1960s, which broadened the categories of foreign workers who could apply for a United States visa.In the Philippines, nursing schools have taught an American curriculum since as early as 1907, granting degrees to English-speaking nurses who could slot easily into American hospitals. They quickly became invaluable in the 1980s as a solution to staffing shortages exacerbated by the AIDS epidemic. It was in 1986 that Ms. Ellis was recruited by Bellevue Hospital in Manhattan, where she was quickly deployed to the bedsides of patients with H.I.V.
    San Francisco and New York were especially welcoming to migrant nurses, according to Leo-Felix Jurado, a professor of nursing at William Paterson University in New Jersey who wrote his dissertation on the importation of Filipino nurses into American hospitals.Mr. Jurado, who is now 55, was recruited in 1988 by JFK Medical Center in Edison, N.J. He recalls that visiting the employment fairs held in Manila hotels felt like an afternoon of barhopping. Recruiters jostled to make hires, sweetening work visas to the United States with signing bonuses and promises of free housing, Mr. Jurado said.

    #Covid-19#migrant#migration#philippines#etatsunis#sante#personnelmedical#infirmiere#mortalite#travailleurmigrant#minorite#inegalite

    • #Irlande : sept essais de #vaccins contraires à l’ #éthique ont été menés entre 1934 et 1973. + 9000 décès d’enfants de mères célibataires dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat
      https://www.rts.ch/info/monde/11892060-une-enquete-en-irlande-pointe-le-drame-des-maisons-pour-meres-celibatai

      Une commission d’enquête sur les anciennes maisons pour mères célibataires en Irlande a mis en lumière mardi la mortalité dramatique des enfants dans ces établissements tenus par des religieuses catholiques et l’Etat.

      Elle a aussi révélé l’hostilité générale envers ces naissances jugées illégitimes. « Toute la société était complice », a résumé le Premier ministre Micheal Martin à l’occasion de la publication après cinq ans d’enquête du rapport de 3000 pages. Il a annoncé qu’il présenterait les « excuses » de l’Etat mercredi devant le Parlement irlandais, le Dail.

      L’enquête a mis en évidence 9000 décès, soit 15% des 57’000 enfants qui sont passés par ces établissements entre 1922 et 1998. « Il est difficile de concevoir l’ampleur de la #tragédie et le chagrin qui se cache derrière ce chiffre », a déclaré le ministre irlandais de l’Enfance, Roderic O’Gorman.

      Ces maisons ne sauvaient pas les vies
      Dans son rapport, la commission a conclu qu’avant 1960, de fait ces maisons « mère-enfant » ne « sauvaient pas les vies des enfants ’illégitimes’ », pire, « il semblent avoir significativement réduit leurs perspectives de survie ».

      Le taux de #mortalité « très élevé » était « connu des autorités locales et nationales à l’époque et enregistrés dans les publications officielles », souligne-t-il. La plupart des décès dont les cause étaient identifiables étaient dus à des infections respiratoires et des gastro-entérites.

      Ces maisons accueillaient jeunes filles et jeunes femmes rejetées par leurs familles qui n’avaient pour la plupart « aucune alternative ». Considérés comme illégitimes, les enfants qui y naissaient étaient souvent séparés de leur mère pour ensuite être adoptés, rompant tout lien avec leur famille biologique.

      Scandales dans l’Eglise catholique
      La commission a été mise sur pied pour faire la lumière sur le haut niveau de mortalité des enfants dans ces anciennes institutions de la très catholique Irlande. Cette affaire s’inscrit dans une série de scandales qui ont ébranlé la puissante église catholique irlandaise ces dernières années, avec l’ampleur de la pédophilie et les « Magdalene Sisters », ces jeunes filles qui travaillaient gratuitement dans des blanchisseries exploitées commercialement par des #religieuses.

      Dans le cas des « maisons mère-enfant », l’enquête avait été ouverte en 2015 dans le sillage des travaux d’une historienne, Catherine Corless. Elle affirmait que près de 800 enfants nés dans l’une de ces maisons de naissance, le foyer St Mary des soeurs du Bon Secours de Tuam (ouest de l’Irlande), avaient été enterrés dans une fosse commune entre 1925 et 1961.

      Responsabilité des familles
      Le rapport final porte surtout la responsabilité sur les familles qui envoyaient les femmes concernées dans ces établissements ou ne leur laissaient pas d’autre choix faute de soutien, et au delà sur toute la société irlandaise.

      Il décrit un chapitre « sombre et honteux de l’histoire récente de l’Irlande », a déclaré Micheal Martin, et met en lumière la « culture misogyne » qu’a connu le pays pendant « plusieurs décennies », particulièrement les « discriminations graves et systématiques contre les femmes, particulièrement celle qui ont accouché hors mariage ».

      « Nous avions une attitude complètement déformée vis-à-vis de la sexualité et de l’intimité », « dysfonctionnement » pour lequel « les jeunes mères et leurs fils et filles » dans ces établissement « ont été contraints de payer un prix terrible », a déclaré Micheal Martin.

      afp/jpr

      Mères « forcées à abandonner leurs enfants »
      Un groupe de victimes de ces institutions, Irish First Mothers, a dénoncé l’échec du rapport à établir que « les mères étaient forcées à abandonner leurs enfants ». Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe estime que la commission « absout à la fois l’église et l’Etat de toute responsabilité systémique pour ce qu’elle reconnaît comme l’incarcération de fait de mères enceintes ».

      Jusqu’au années 1960, « la plupart des femmes plaçaient leur enfant à l’adoption » et quittaient l’établissent « dans les quelques mois qui suivaient la naissance », selon le rapport.

      Certaines estiment que « leur consentement n’était pas total, libre et éclairé », mais hormis quelques cas qui ont été porté devant la justice, « il n’y a pas de preuve que tel était leur opinion au moment de l’adoption ».

      Les investigations ont également permis d’établir que sept essais de vaccins contraires à l’éthique ont été menés dans ces maisons entre 1934 et 1973.

      #religion #catholique #monstres #culture_du_viol #viol #femmes #ventre_des_femmes #blame_the_victim #génocide #enfants #femmes #vaccin #Tuam #couvent #religion #Galway #Magdalene_asylums #église #église_catholique #enfants_placés

  • La seconde [deuxième, comme le dit d’ailleurs explicitement l’article qui suit...] vague de #Covid-19 en France est plus meurtrière que la première, Delphine Roucaute
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/29/une-deuxieme-vague-plus-meurtriere-que-la-premiere_6064736_3244.html


    Saint-Etienne, le 23 décembre 2020. Un homme agé de 84 ans, décédé de la Covid-19 arrive au crématorium Montmartre pour la cérémonie funéraire. Bruno Amsellem / Divergence pour « Le Monde »

    Si le taux de mortalité dans les hôpitaux a été divisé par deux depuis avril, près de 32 500 personnes sont mortes des suites de la maladie lors des cinq derniers mois, contre un peu moins de 30 300 entre février et juillet.

    Alors que la pandémie de Covid-19 s’est déclenchée il y a près d’un an, le monde compte ses morts et se rapproche dangereusement des deux millions au rythme de quelque 15 000 décès par jour. En France, depuis février, l’épidémie a d’ores et déjà causé la mort de 62 746 personnes, dont 43 551 à l’hôpital, selon Santé publique France. Ces données agrègent les chiffres issus des hôpitaux et des Ehpad et ne comptent donc pas les quelques milliers de personnes mortes chez elles.

    La #deuxième_vague, qui a débuté dès août alors que celle du printemps finissait à peine, se révèle plus longue et plus meurtrière : 32 481 personnes sont mortes des suites de la maladie lors des cinq derniers mois, quand elles étaient 30 265 entre février et juillet. Le déséquilibre va encore s’intensifier dans les semaines voire les mois à venir, puisque la cinétique de cette deuxième flambée épidémique marque actuellement un #plateau élevé : la deuxième vague n’est pas finie. La saison hivernale et les retrouvailles de fin d’année font par ailleurs craindre une augmentation de la circulation du virus, d’autant plus qu’un nouveau variant plus contagieux a été identifié au très proche Royaume-Uni.

    Moins de malades en services de réanimation

    Ce tableau noir est toutefois à nuancer : une vague plus meurtrière ne signifie pas nécessairement un virus plus létal. « Si la deuxième vague s’était déroulée avec les mêmes paramètres de transmission que la première, c’est-à-dire avec un taux de reproduction de l’ordre de 3 au mois de mars, alors qu’il était inférieur à 1,5 au mois d’octobre, sa violence aurait été incomparablement plus grande », souligne l’épidémiologiste Antoine Flahault. Par ailleurs, « le taux de #mortalité dans les hôpitaux a été divisé quasiment par deux par rapport au début de la première vague, et cela sans grande innovation thérapeutique, seulement par une meilleure gestion des soins des formes sévères de la maladie », explique le directeur de l’Institut de santé globale à Genève. A nombre d’hospitalisations comparables, beaucoup moins de malades ont été admis en services de réanimation.

    Cependant, l’automne a été marqué par un confinement moins strict qu’au printemps, qui n’a pas réussi à faire chuter l’incidence aux niveaux espérés par le gouvernement pour maîtriser l’épidémie – l’objectif de 5 000 nouveaux cas par jour établi par le président Emmanuel Macron s’éloigne, avec une moyenne de 15 000 tests positifs ces derniers jours. Par ailleurs, la saison hivernale est [avec les gouvernants, les charlatans, les complotistes et d’autres catégories de bipèdes pas toujours très définies] la meilleure alliée du virus. Une étude française publiée dans Plos One en novembre établit une corrélation entre la température ambiante et la sévérité de l’épidémie à partir de données hospitalières de la région parisienne. « Lorsque la température baisse, on observe alors une augmentation significative des admissions en réanimation huit jours après et des décès hospitaliers quinze jours après », écrivent les auteurs.

    Certaines régions paient toutefois de plus lourds tributs à l’épidémie, comme c’est le cas du Grand-Est, d’Auvergne-Rhône-Alpes et de la Bourgogne-Franche-Comté. Selon la plate-forme de visualisation de données CovidTracker, 47 départements étaient, au 28 décembre, dans une situation pire que le pic de la première vague au niveau des hospitalisations.

    #décès_à_domicile

    Il était temps que ce soit dit, même si c’est pas à la télé, même si il n’y a pas les données qui font mal.

  • Plus de 3 000 personnes meurent au cours de leurs voyages migratoires en 2020 malgré la pandémie de COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/plus-de-3-000-personnes-meurent-au-cours-de-leurs-voyages-migratoires-en-2020-m

    Le projet sur les migrants disparus de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré à ce jour plus de 3 000 décès le long de itinéraires migratoires du monde entier en 2020.Malgré la COVID-19 et les restrictions et mesures de grande envergure mises en place aux frontières du monde entier pour tenter de contrôler la propagation du virus, des dizaines de milliers de personnes ont continué à quitter leur foyer et à entreprendre de dangereux périples à travers les déserts et les mers.
    Bien que le nombre total de personnes qui ont perdu la vie en 2020 soit inférieur à celui des années précédentes, certains itinéraires ont connu une augmentation du nombre de décès. En particulier, à ce jour en 2020, au moins 593 personnes sont mortes en route vers les îles Canaries en Espagne, contre 210 en 2019 et 45 en 2018.Une augmentation des décès de migrants a également été enregistrée en Amérique du Sud en 2020 par rapport aux années précédentes, avec au moins 104 personnes qui ont perdu la vie - pour la plupart des migrants vénézuéliens - contre moins de 40 au cours de toutes les années précédentes.Au moins 1 773 personnes sont mortes en Europe et en route vers l’Europe cette année, ce qui représente la majorité des décès enregistrés dans le monde entier ; une tendance qui se poursuit depuis 2014, date à laquelle le projet de l’OIM sur les migrants disparus a commencé à recueillir ces données.Quelque 381 hommes, femmes et enfants ont perdu la vie à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, 245 autres ont péri en Asie du Sud-Est - la plupart étaient des réfugiés rohingyas voyageant par bateau du Myanmar et du Bangladesh vers la Malaisie, la Thaïlande et l’Indonésie - tandis que 143 et 112 autres personnes sont mortes dans les Caraïbes et au Moyen-Orient respectivement.
    « Les gens continuent de perdre la vie lors de leurs périples de migration irrégulière malgré les importantes restrictions de voyage en 2020, ce qui montre la nécessité de disposer de possibilités de migration plus sûres et légales », a déclaré Frank Laczko, directeur du Centre mondial d’analyse des données sur la migration de l’OIM, qui gère le projet sur les migrants disparus.La diminution du nombre de décès de migrants enregistrés n’indique pas nécessairement que le nombre de pertes humaines a réellement diminué en 2020, car la COVID-19 a également entraîné des changements importants dans la disponibilité des données sur les décès pendant la migration et la capacité à surveiller des itinéraires spécifiques.
    Même avant la pandémie, les décès de migrants avaient tendance à être peu signalés, parfois même non recensés. Pendant la COVID-19, les contraintes liées à la collecte de ces données se sont multipliées. Les informations recueillies à partir de sondages auprès des migrants qui ont pu être témoins d’un décès n’étaient par exemple pas disponibles en 2020. Ces données de sondages sont souvent la seule source d’information sur les décès de migrants dans des régions isolées comme le désert du Sahara.

    #Covid-19#migrant#migration#mortalite#routemigratoire#donnee#pandemie#donne#sante#deces#enregistrement

  • Coronavirus : quels sont les pays avec la plus forte mortalité ? | LCI, 14 décembre 2020
    https://www.lci.fr/international/carte-coronavirus-taux-de-mortalite-les-pays-les-plus-touches-par-la-pandemie-co

    DATA - Par rapport à leur nombre d’habitants, quels sont les pays les plus durement frappés par le Covid-19 ? Réponse, carte interactive à l’appui.

    Au 14 décembre, avec 908 morts enregistrés, les Territoires extérieurs australiens de l’Océan Indien, 2.801 habitants, se retrouvent logiquement les plus durement frappés en proportion, avec un taux effarant de 32.416,99 morts pour 100.000 habitants. De même que Saint-Marin, au nord-est de l’Italie, avec seulement 51 décès pour un peu plus de 33.000 habitants, portant le taux à 134,18 décès pour 100.000 habitants. 

    Hormis ces « anomalies » statistiques, les pays connaissant la mortalité la plus élevée en proportion sont : la Belgique, avec 154,83 morts pour 100.000 habitants (17.792 décès au total), le Pérou, 117,74/100.000 (17.792 morts) et la Slovénie, qui a fait une entrée fracassante dans le classement, avec 103,49 décès pour 100.000 habitants. Suivent l’Italie (103,5/100.000), le Royaume-Uni (99/100.000), la République de Macédoine (98,73/100.000) puis l’Espagne (97,27/100.000.

    La France, 20e nation

    Au-delà de l’Europe, c’est sur le continent américain que le virus sévit le plus à proportion de la population. L’Argentine atteint une mortalité de 91,68/100.000 devant le Mexique (90,72/100.000), les Etats-Unis (90,66/100.000) et le Chili (89,09/100.000). Le Brésil n’est pas loin derrière, avec 87,02 morts pour 100.000 habitants, devant la France (85,94/100.000), 20e de ce classement et 17e sans les micro-États.

    #covid-19 #mortalité

    • Oui, j’aurais du indiquer que ces comparaisons étaient à relativiser. C’était pour donner ordre de grandeur. J’aurais du préciser aussi que ce post était surtout là pour rappeler qu’il ne suffit pas de prendre les states pour repoussoir (c’était le sens des passages en gras) comme le font bien des gens, de gauche, ou encore fiers de l’État français, du pays qui a « inventé la sécu », etc., et les chaines tv qui diffusent des reportages sur comment ça va mal là-bas sans plus trop insister sur ce qui se passe ici, alors que les « résultats » français sont pas glorieux.

      On ne voit nulle part dire que nous avons actuellement au bas mot entre 320 et 400 morts par jour, par exemple. Ou qu’aux personnes covid+ en centre de rétention on donne... des antibiotiques.

      On sait aussi que la crise sanitaire provoque des mortalités (et/ ou des « pertes de chance ») qui elles aussi varient beaucoup selon les pays, et qu’on sait mal évaluer actuellement (faudra du rétrospectif). Ce qui relativise à nouveau les chiffres avancés ici.

  • Santé Publique France, 17/12/2020 :
    • décès covid à l’hôpital : 258 (corr. var. hebdo : 244, extrapolé sous l’hypothèse d’une tendance constante : 317)
    • hospitalisations covid : 25 149 (-133)

    on est bien sur une (lente) décroissance des décès et (encore plus lente) baisse des hospitalisations

    par ailleurs, ici, dans le Morbihan, on a ce jour des informations alarmantes sur l’impact dans plusieurs EHPAD. À voir demain…

  • Sinon, après un gros mois de confinement, il y a toujours une proportion phénoménale d’abrutis qui se fait un devoir de laisser ostensiblement le nez en dehors du masque. (Je dis ostensiblement, parce que vraiment, la plupart du temps ça se fait avec un regard de défiance façon pseudo-rebelle qui sachions mieux que les autres.)

    • À part ça, avec mon beau-frère hier, on se faisait la remarque que, quand tu prononces « Pfizer », tu postillonnes tellement que tu dois facilement contaminer une vingtaine de personnes.

      « Pfizer », c’est le genre de mot qui fait mécaniquement remonter le R_effectif.

      #pffft

    • abrutis très largement de sexe masculin
      #masculinité
      https://www.ladn.eu/nouveaux-usages/usages-par-genre/masques-hommes-refusent-porter

      Une étude de la Middlesex University de Londres et du Mathematical Science Research Institute de Berkeley montre que les hommes sont moins enclins à observer le port du masque que les femmes. Et ce, alors que les hommes sont plus durement touchés par le virus. Cette différence de comportement n’est pas due à de l’insouciance ou une mauvaise information mais à une certaine idée de la masculinité.

      L’étude menée par Valerio Capraro et Hélène Barcelo indique que les hommes sont plus à même de penser que le port d’un masque est « un signe de faiblesse, honteux et pas cool. » Bref, le masque n’est pas assez viril pour ces messieurs. Si on avait besoin d’exemple pour illustrer le concept de « masculinité toxique », en voilà un tout trouvé. Dans Scientific American, la journaliste Emily Willingham qualifie même le masque de « préservatif du visage ». Comme le masque, le préservatif, pourtant essentiel dans la lutte contre la pandémie de VIH, a fait l’objet d’un rejet de la part d’hommes qui adhèrent à l’idéologie de la masculinité.

      Le problème, c’est que le masque sert surtout à protéger les autres.

    • Évidemment je ne suis pas prêt de retourner au cinéma. Déjà qu’en temps normal, il y a toujours quelqu’un pour regarder son écran de téléphone-qui-fait-loupiotte en plein milieu du film, ou pour retirer ses chaussures et te glisser ses arpions dégueulasses sous le nez, je suis bien persuadé qu’en temps de Covid il y a aura toujours un bon quart de la salle qui profitera de la pénombre pour ne pas porter correctement son masque.

    • Meg, désolé c’est pas clair, mais je suis bien d’accord : c’est un truc de mecs, oui. Au supermarché où je vais, en dehors du centre, où il n’y a pas de bandes de copines, c’est 100% des mecs.

      Mais parmi les groupes de jeunes femmes hier dans l’hyper-centre (dont la présence n’est pas anecdotique, le centre-ville de Montpellier un samedi après-midi de shopping, les groupes de jeunes copines en goguette, c’est beaucoup de monde), je dirais que c’était pas loin de la moitié qui se faisaient un devoir de jouer les rebelles-sans-masque. Et hier, sur l’ensemble des andouilles qui arboraient fièrement leur refus de porter un masque correctement, ça m’a frappé, mais je dirais que pas loin d’un tiers, c’étaient ces jeunes filles en groupe (je précise parce que justement, c’est le fait que ça ne m’a pas semblé un comportement ultra-minoritaire par rapport aux mecs qui croient que le masque ça fait rétrécir la bite).

      Donc, oui, la masculinité toxique pour les mecs qui affichent ostensiblement qu’ils sont au-dessus de ces conneries de masque, je suis très très d’accord. Par contre, quel est le processus qui fait que quasiment la moitié des groupes de post-adolescentes, quand elles se promènent bras-dessus-bras-dessous, s’esclaffant bruyamment en fendant la foule (ce qui est très sympa, et c’est une des raisons d’habiter une ville comme Montpellier, dont le centre-ville est à la fois très jeune, très féminin et très vivant), décident aussi qu’on va ostensiblement porter le masque sous le menton, c’est pas juste réductible à la masculinité toxique (je suspecterais un peu le même genre de processus, à cet âge, qui fait qu’on se met à cloper, parce qu’on pense que c’est un symbole de liberté).

    • Très bien mais comment je fais pour deviner que ton propos se limite strictement à ton observation personnelle d’un seul centre ville très spécifique ? Aussi j’ai pas trop confiance en la perception d’un homme blanc sur la visibilité des étudiantes (masquées ou pas) en centre ville. Il suffit qu’il y ai 30% de meufs pour avoir l’impression qu’elles sont majoritaires dans un groupe, si tu parle d’un bon tiers, je traduit ca par 5% grand max. J’avais documenté ce biais sur seenthis mais je ne sais pas ou, pas le temps de rechercher. On trouve le même biais de perception pour les personnes racisées, pas besoin qu’il y en ai beaucoup pour qu’on les perçoivent comme majoritaires.
      #biais_de_perception

    • Ah ah, le coup du centre-ville de Montpellier, j’étais resté bloqué sur le fait que je venais « tout juste » de poster (c’est-à-dire « il y a 16 heures » avant, m’informe Seenthis) une anecdote comme quoi on était allées faire pipi au centre commercial, et que j’avais posté ou référencé pas plus de quatre nouveaux messages entretemps…
      https://seenthis.net/messages/889802

      Pour une raison inconnue (mais sans doute inquiétante), j’en avais présupposé que ça devrait être évident pour tout le monde :-)))

    • j’ai énormément de monde au moi, la morgue en moins, qui a décidé de plus trop faire gaffe parce que ça tue surtout les vieux, que de toute façon on est exposé au taf, qu’un pote l’a eut et ça va, etc. Plus qu’énormément même, il n’y a presque plus que moi qui semble inquiet, ne serait-ce que de continuer à le faire circuler. C’est très très chelou.

    • (plus trop faire gaffe, ça veut dire rien de plus que tout les nouveaux gestes masques, lavage des mains, pas de bises etc (aussi très très chelou d’estimer à quel point on est en train de se viander ou pas)).

    • On est au creux de la vague, donc, oui, c’est normal d’alléger la pression. Mais l’exponentielle est à priori repartie à la hausse. Aussi, je dirais qu’on peut être à moitié insouciant pour encore 15 jours... Comme dit par ailleurs, on n’est pas descendu en dessous de 300 morts quotidiens lors de cette 2nde vague, 10000 morts par mois du Covid. Il n’y a pas volonté collective de faire plus d’effort. C’est autant de morts que le cancer, avec juste la difficulté que ça mobilise plus de personnel. Je parle en terme de gouvernance, vous l’aurez compris. On se satisfait de la fatalité des cancers... alors le covid, finalement...

    • Oui, fatalisme, c’est le mot... plein de gens qui me disent aussi « pour moi, je m’en fout »... Et/Ou « j’ai pas peur de la mort »... (ça, je ne sais pas, pour moi, c’est des gens qui pensent qu’Achille est un modèle, alors que c’est juste l’erreur incarnée).

    • C’est quand j’aborde la question des séquelles et des covids longs que je congèle l’ambiance.
      Les gus sont d’autant + prêts à clamser qu’ils estiment le risque négligeable pour leur gueule, mais quand tu commences à dérouler des données OMS qui estiment qu’on est sur du 20-30% de séquelles sur l’ensemble des infectés (et pas seulement sur les cas sévères ou même juste les symptomatiques) et que les premiers prix, ce sont des fibroses pulmonaires, des atteintes neuro avec chute significative du QI et des cardiopathies, avec risques ↗️ d’infarcts, AVC, y compris chez les jeunes en bonne santé préalable, ça rigole nettement moins…

    • Un autre argument qui porte, quand même, c’est l’ampleur de la réduction de durée de vie (10 ans), y compris parmi les générations qui considèrent que les vieux ont joui d’une existence meilleure que la leur lors d’une époque où « le progrès » comportait encore des aspects positifs et qui sans oser le formuler voient la mortalité covid comme un « juste retour des choses », une revanche sociale enfin (de nouveau) à portée de main.

      COVID-19 : How Many Years of Life Lost ?
      https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.06.08.20050559v2

      Each COVID-19 death causes more than a decade of lost life in the US.

      #covid-19 #plateau ou #faux-plat (descendant) #séquelles #mortalité #jeunisme #troisième_vague

    • bon je note les arguments... C’est pas des gus dont je parle, mais de mon entourage, trento-quarante piges, relativement éduqués et tout et tout. On dirait que tout ce monde part dans les tranchées sous taz.

    • Je pense qu’on doit en revenir à l’erreur originelle qui vient en bonne partie de notre gouvernement et qui a consisté à nous prendre pour des cons et distiller au fur et à mesure de l’épidémie des vérités mélangées à des contre-vérités. Cela a excité un peu tout le monde dans un sens ou dans un autre car peu de gens sont vraiment au clair sur ce qu’il faut faire. Je ne suis pas certain que dans mon entreprise (où beaucoup de monde continue à venir alors qu’on pourrait faire du 100% télétravail) l’aréosolisation a bien été comprise. Et donc on voit plein de comportements absurdes. Et j’ai pas fait d’études hommes/femmes, cela dit je ne dirais pas que la proportion serait 95% d’hommes qui font n’importe quoi contre 95% de femmes qui seraient au taquet, à vue d’oeil on est sûrement pas loin du 50/50, la connerie se partage toujours très bien même si les motivations ne sont pas les mêmes.

  • Sur Le Monde.fr Dans le Grand Paris, les personnes âgées défavorisées premières victimes du Covid-1

    http://www.pierremansat.com/2020/11/sur-le-monde.fr-dans-le-grand-paris-les-personnes-agees-defavorisees-p

    3 Novembre 2020

    Par Béatrice Jérôme

    Au printemps en Ile-de-France, le virus a d’abord fauché les plus de 65 ans dans les communes où les revenus sont les plus bas et les logements les plus exigus, selon la première étude universitaire sur ce phénomène qu’a pu se procurer « Le Monde ».

    En Ile-de-France, la deuxième vague sera-t-elle aussi meurtrière que la première au sein des quartiers populaires ? Dans la région la plus touchée par l’épidémie de Covid-19, le virus a fauché au printemps d’abord les personnes âgées, dans les communes les plus défavorisées. Le Monde s’est procuré la première étude universitaire qui analyse ce phénomène. Menée par Guy Burgel, professeur de géographie urbaine à l’université Paris-Nanterre, elle met en évidence le tribut bien plus lourd payé par cette catégorie de la population au sein de la Métropole du Grand Paris – qui englobe la capitale, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, et sept communes de l’Essonne et du Val-d’Oise. L’enquête porte sur la mortalité de janvier à juin, soit une période qui va au-delà du pic de l’épidémie, en mars-avril. Un choix assumé : « Prendre une échelle d’observation longue lisse les phénomènes aléatoires (suicides, accidents), susceptibles d’introduire des variations soudaines des statistiques de mortalité, notamment dans les toutes petites communes », fait valoir Guy Burgel.

    Revenus les plus bas

    L’étude cartographie, à l’échelle de 130 communes, les zones où la mortalité a le plus progressé : la moitié nord et le sud-est de la Métropole. A l’inverse, la banlieue et les arrondissements parisiens de l’ouest et du centre de la capitale ont connu une surmortalité beaucoup plus faible pendant l’épidémie. « Le Covid-19 est-elle une maladie de pauvres qui, comme toute lutte de classes, fait peur aux riches ? », interroge M. Burgel. Ce spécialiste de l’urbanisme s’est associé, pour ce travail, à un autre géographe et urbaniste, Maxime Schirrer, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, au cartographe Raymond Ghirardi et à un pneumologue, Pierre-Régis Burgel, professeur de médecine à l’hôpital Cochin (AP-HP), à Paris. Les auteurs ont ainsi recensé les quelque 26 000 décès des six premiers mois de 2020 sur le territoire, rapportés aux premiers semestres 2018 et 2019. En comparant avec la moyenne des décès ces deux années, la progression de la mortalité dans la Métropole a été de 132 (indice 100) en 2020. Une hausse de 32 % donc, qui correspond à quelque 6 386 décès supplémentaires. L’enquête, qui se fonde sur les données de l’Insee, prend en compte le lieu de résidence des personnes décédées et leur âge. Sur la plus grande partie de la Seine-Saint-Denis, les taux de surmortalité s’envolent souvent au-delà de 150 – la moyenne dans le département est de 139. « A l’inverse, la banlieue ouest et les arrondissements centraux et occidentaux de Paris connaissent une surmortalité beaucoup plus basse », souvent inférieure « à 125 et même à 116 », indique l’étude. Les zones les plus touchées ont une double caractéristique : leurs habitants ont les niveaux de revenus les plus bas et vivent dans les logements les plus exigus de la métropole. La carte du taux de HLM dans le parc de résidences principales et celle de la faiblesse du revenu disponible coïncident presque parfaitement avec les zones géographiques des plus fortes surmortalités, observent les auteurs. C’est aussi le cas de la carte du nombre de pièces par habitant. Dans la Métropole, les logements comptent en moyenne 1,4 pièce par personne. En Seine-Saint-Denis, cette moyenne tombe à 1,1 pièce par habitant contre 1,7 et 1,6 dans le 7e et le 16e arrondissement de Paris.

    Disparités

    Les auteurs de l’étude en profitent pour tordre le cou à une « idée en vogue depuis le début de l’épidémie mais non moins fausse », à leurs yeux. « La ville dense n’est pas mortifère en soi, elle n’est pas facteur direct de contagiosité », affirme Guy Burgel. Preuve en est, « la Seine-Saint-Denis a une densité deux fois moindre mais est beaucoup plus affectée que la ville de Paris ». Pierre-Régis Burgel insiste : « On ne peut pas dire qu’on a plus de risque de mourir du Covid à Paris qu’en Creuse ! Le risque de la grande ville existe pour les précaires. Il n’existe pas pour ceux qui ont les moyens de respecter la distanciation sociale. » Les disparités se font jour à l’intérieur des départements. Dans certaines communes de Seine-Saint-Denis, la surmortalité a explosé. Elle a crû de près de 56 % à Saint-Denis, de 72 % à Epinay-sur-Seine et de plus de 79 % à Stains. A l’inverse, elle a augmenté de moins de 30 % dans la commune résidentielle du Raincy, elle aussi située dans le 93. Dans les Hauts-de-Seine, Genevilliers, ville pauvre, compte 63 % de décès en plus contre plus de 12 % à Sceaux et près de 17 % à Saint-Cloud. Dans le Val-de-Marne, Le Kremlin-Bicêtre, Créteil et Arcueil sont nettement plus touchées que Joinville-le-Pont ou que Maison-Alfort. Paris, quant à elle, dénombre davantage de décès dans le 19e (+ 57 %) et le 20e (+ 41 %) et beaucoup moins dans le 7e, le 8e, le 9e où le 1er. Le Covid-19 n’a pas, pour autant, inversé la tendance de la mortalité structurelle. « Globalement, on meurt plus dans les quartiers riches et vieillissants que dans les zones urbaines jeunes et défavorisées, remarque Guy Burgel. L’épidémie a néanmoins réduit l’écart des taux, par une surmortalité relativement plus importante dans les quartiers pauvres. »

    « Croiser les études »

    Si la population est plus jeune dans les zones les plus touchées, ce sont majoritairement les personnes les plus âgées qui sont décédées. Les plus de 65 ans représentent entre 75 % et 90 % des décès, avec un indice moyen de surmortalité de 134. L’épidémie « ne paraît pas avoir entraîné une mortalité particulière chez les “premiers de corvée” (logistique, services banals, personnels soignants, etc.) » qui ont pourtant maintenu leur activité « dans des conditions de transports collectifs et de travail souvent difficiles », note les chercheurs.

    L’étude offre une photographie plus détaillée de la pandémie que celle de l’Insee sur « le surcroît de mortalité pendant le confinement » en Ile-de-France, parue en juin. Elle enrichit le constat dressé en avril et en juillet par l’Observatoire régional de santé Ile-de-France sur la surmortalité différenciée. Mais si ces travaux – qui prennent en compte les décès toutes causes confondues – constatent la coïncidence entre la hausse de la mortalité et les conditions de vie, voire l’état de santé des habitants, aucun, en revanche, n’en déduit une corrélation. « Ce n’est parce que deux phénomènes ont la même répartition spatiale qu’ils sont liés, rappelle Guy Burgel. On a des hypothèses de processus explicatifs. On aurait besoin de croiser les études sociodémographiques avec les analyses épidémiologiques pour comprendre », indique le géographe. M. Burgel n’en formule pas moins des suppositions : « Je suis pratiquement sûr que, dans les quartiers défavorisés, les chaînes de contagion passent par les actifs qui rapportent le virus dans la cellule familiale et contaminent, dans des logements exigus, leurs aînés en raison d’une forte “cohabitation intergénérationnelle”. » Le pneumologue Pierre-Régis Burgel évoque, lui, la difficulté de l’accès aux soins dans un système de santé débordé : « Combien de temps prennent les transferts des malades venant de Seine-Saint-Denis dans les hôpitaux parisiens ? Quelle est la perte de chance liée au retard de prise en charge en réanimation ? » Faute de mesurer l’importance respective des facteurs de surmortalité, ajoute-t-il, « on ne saura pas quelles mesures prendre au-delà de l’urgence qui requiert une offre de lits d’hospitalisation supplémentaires ».

    Pour autant, poursuit le médecin de l’AP-HP, « rien ne dit que ce qu’on observe dans notre étude va se reproduire avec la deuxième vague », dans les même quartiers déshérités du Grand Paris.

    #ile_de_france #précarité #logement #covid-19 #mortalité

  • « Vivre à la rue tue » : 659 morts recensés par un collectif pour l’année #2019

    Depuis 2002, le Collectif des morts de la rue tente de recenser le nombre de personnes sans domicile décédées, de connaître les causes de leur mort, leur âge... Des données très compliquées à rassembler.

    https://www.liberation.fr/france/2020/11/02/vivre-a-la-rue-tue-659-morts-recenses-par-un-collectif-pour-l-annee-2019_
    #décès #morts #SDF #sans-abri #sans-abrisme #statistiques #chiffres #France

  • Après un naufrage, le Sénégal s’inquiète de la « recrudescence » des tentatives d’émigration
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/28/apres-un-naufrage-le-senegal-s-inquiete-de-la-recrudescence-des-tentatives-d

    Le Sénégal s’inquiète de la « recrudescence » des tentatives d’émigration clandestine vers l’Europe, après un nouveau naufrage qui a fait au moins dix morts et suscité une vive émotion dans le pays. Entre le 7 et le 25 octobre, la marine sénégalaise, appuyée par la Guardia Civil espagnole, a intercepté cinq pirogues en partance pour l’Europe, secourant au total 388 personnes, selon le gouvernement. (...)Les causes de cette « recrudescence » des départs n’ont pas été précisées, mais le Sénégal subit les conséquences de la pandémie de coronavirus, qui a entraîné la fermeture des frontières alors que le tourisme est l’un des principaux revenus du pays. Le secteur de la pêche a lui aussi vu ses débouchés se tarir. « Il ne restait qu’un seul choix à mon grand frère, émigrer pour gagner sa vie, d’autant que certains (de ses amis) arrivés en Espagne lui avaient envoyé des photos et vidéos affichant leur mieux-être », a déclaré à Saint-Louis Ousmane Djigo, sans nouvelle de son frère de 35 ans. Un ancien premier ministre, Abdoul Mbaye, a mis en cause Macky Sall. « De grâce, ne les laissez pas partir vers le mirage et souvent la mort. De grâce, retenez-les par l’emploi et l’espoir. De grâce, cessez de désespérer nos jeunesses (par) la mal-gouvernance, la corruption et l’injustice », a-t-il écrit sur Twitter.
    Plus de 60 migrants africains étaient morts noyés au large de la Mauritanie en décembre 2019, dans le pire naufrage que cette année a connu sur la route des migrations longeant la côte Atlantique, et 27 autres en août.
    Parmi les voies de migration pour gagner l’Europe, la route de l’Afrique de l’Ouest, par mer ou par terre, fut l’un des itinéraires privilégiés, emprunté par des dizaines de milliers de migrants au milieu des années 2000.
    Les Canaries (Espagne), à une centaine de kilomètres des côtes marocaines, offraient l’une des principales portes d’entrée à l’Union européenne.
    Les mesures prises par Madrid ont réduit le flux, alors qu’au même moment les migrants empruntaient en nombre les trajets méditerranéens vers l’Espagne, la Grèce ou l’Italie. Mais la route occidentale connaît ces dernières années un relatif regain en raison des mesures prises contre la migration transitant par la Libye, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#emigration#sante#economie#crise#oim#mortalite#routemigratoire#migrationirreguliere

  • Grèce : quarantaine prolongée dans le camp de migrants de Vial, à Chios - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/28104/grece-quarantaine-prolongee-dans-le-camp-de-migrants-de-vial-a-chios

    La quarantaine a été prolongée dans le camp de migrants de Vial, sur l’île grecque de Chios, a annoncé jeudi le ministre grec des Migrations. Instaurée depuis le 14 octobre, elle durera au moins jusqu’au 4 novembre.
    Le camp de migrants de Vial, sur l’île grecque de Chios, va rester en quarantaine au moins jusqu’au 4 novembre, a annoncé jeudi 23 octobre le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachis.
    Le camp de Vial avait été placé en quarantaine le 14 octobre après que « plusieurs » cas de coronavirus ont été détectés par les autorités de santé. Notis Mitarachis n’a pas précisé combien de personnes étaient infectées dans le camp à ce jour. Comme les autres pays européens, la Grèce a du mal à stabiliser l’épidémie de coronavirus. Les camps de migrants surpeuplés inquiètent particulièrement les autorités sanitaires car la distanciation sociale y est presque impossible à respecter.
    A Lesbos, plus de 240 cas de coronavirus ont été détectés dans le nouveau camp provisoire construit après les incendies de Moria. Les personnes infectées ont été placées à l’isolement. Fin septembre, les autorités grecques avaient annoncé la mort d’une première personne migrante du coronavirus. Il s’agit d’un homme de 61 ans d’origine afghane qui vivait avec sa famille dans le camp de Malakasa, près d’Athènes. Il a avait été hospitalisé et est mort à l’hôpital.
    Alors que la population grecque est sortie de son confinement depuis le 4 mai, les centres d’accueil et camps de migrants du pays ont dû rester à l’isolement bien plus longtemps. Durant l’été, une vingtaine d’associations, dont Amnesty International, avaient dénoncé une politique « inefficace » et « discriminatoire » envers des dizaines de milliers d’exilés agglutinés dans des camps insalubres. Début septembre, les camps de Malakassa et de Schisto (dans le nord et l’ouest d’Athènes respectivement) et d’Eleonas ont été placés en « confinement sanitaire total ».

    #Covid-19#migrant#migration#grece#camp#vial#chios#eleonas#malakassa#schisto#confinement#quarantaine#mortalite#refugie#discrimination

  • #COVID-19 Death Rates Are Going Down, And Not Just Among The Young And Healthy : Shots - Health News : NPR
    https://www.npr.org/sections/health-shots/2020/10/20/925441975/studies-point-to-big-drop-in-covid-19-death-rates

    Et pas seulement parce que la population atteinte est plus jeune en moyenne,

    Two new peer-reviewed studies are showing a sharp drop in mortality among hospitalized COVID-19 patients. The drop is seen in all groups, including older patients and those with underlying conditions , suggesting that physicians are getting better at helping patients survive their illness.

    “We find that the death rate has gone down substantially,” says Leora Horwitz, a doctor who studies population health at New York University’s Grossman School of Medicine and an author on one of the studies, which looked at thousands of patients from March to August.

    The study, which was of a single health system, finds that mortality has dropped among hospitalized patients by 18 percentage points since the pandemic began. Patients in the study had a 25.6% chance of dying at the start of the pandemic; they now have a 7.6% chance.

    That’s a big improvement, but 7.6% is still a high risk compared with other diseases, and Horwitz and other researchers caution that COVID-19 remains dangerous.

    The death rate “is still higher than many infectious diseases, including the flu,” Horwitz says. And those who recover can suffer complications for months or even longer. “It still has the potential to be very harmful in terms of long-term consequences for many people.”

    #mortalité

  • Assessing the Age Specificity of Infection Fatality Rates for COVID-19: Meta-Analysis & Public Policy Implications
    https://www.nber.org/papers/w27597

    To assess age-specific infection fatality rates (IFRs) for COVID-19, we have conducted a systematic review of #seroprevalence studies as well as countries with comprehensive tracing programs.

    Age-specific IFRs were computed using the prevalence data in conjunction with reported fatalities four weeks after the midpoint date of each study, reflecting typical lags in fatalities and reporting.

    Using metaregression procedures, we find a highly significant log-linear relationship between age and IFR for COVID-19. The estimated age-specific IFRs are very low for children and younger adults but increase progressively to 0.4% at age 55, 1.3% at age 65, 4.2% at age 75, and 14% at age 85.

    About 90% of the geographical variation in population IFR is explained by differences in age composition of the population and age-specific prevalence.

    These results indicate that COVID-19 is hazardous not only for the elderly but also for middle-aged adults. Moreover, the population IFR for #COVID-19 should not be viewed as a fixed parameter but as intrinsically linked to the age-specific pattern of infections. Consequently, public health measures to protect vulnerable age groups could substantially decrease total deaths.

    #IFR #mortalité

  • Comment #oslo a réussi à atteindre un taux de mortalité de zéro pour les #piétons et les #cyclistes
    http://carfree.fr/index.php/2020/10/16/comment-oslo-a-reussi-a-atteindre-un-taux-de-mortalite-de-zero-pour-les-piet

    En 2015, la ville d’Oslo, en #norvège, s’est engagée, après des années de hausse des accidents de la route, à réduire la circulation automobile et à donner la priorité à Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Insécurité_routière #Marche_à_pied #Vélo #accident #marche #mortalité #sécurité #sécurité_routière

  • Par rapport aux autres pays de l’#OCDE, les #états-unis sont ceux qui ont le moins amélioré leur taux de #mortalité #COVID-19 au fil des mois, au point de dépasser celui des pays qui était supérieur au leur au départ.

    COVID-19 and Excess All-Cause Mortality in the US and 18 Comparison Countries | Global Health | JAMA | JAMA Network
    https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2771841

    While the US had a lower COVID-19 mortality rate than high-mortality countries during the early spring, after May 10, all 6 high-mortality countries had fewer deaths per 100 000 than the US. For instance, between May 10 and September 19, 2020, Italy’s death rate was 9.1/100 000 while the US’s rate was 36.9/100 000. If the US had comparable death rates with most high-mortality countries beginning May 10, it would have had 44 210 to 104 177 fewer deaths (22%-52%) (Table 1). If the US had comparable death rates beginning June 7, it would have had 28% to 43% fewer reported deaths (as a percentage overall).

    In the 14 countries with all-cause mortality data, the patterns found for COVID-19–specific deaths were similar for excess all-cause mortality (Table 2). In countries with moderate COVID-19 mortality, excess all-cause mortality remained negligible throughout the pandemic. In countries with high COVID-19 mortality, excess all-cause mortality reached as high as 102.1/100 000 in Spain, while in the US it was 71.6/100 000. However, since May 10 and June 7, excess all-cause mortality was higher in the US than in all high-mortality countries (Table 2).

    #milliers_de_milliards

    • COVID -19 : Un excès de mortalité de 20% oui mais | santé log
      https://www.santelog.com/actualites/covid-19-un-exces-de-mortalite-de-20-oui-mais

      « Déconfiner » au bon moment est le premier enseignement de l’étude qui suggère que les politiques de déconfinement dès début avril dans certains États sont peut-être responsables des pics constatés en juin et juillet dans ces mêmes états : « Un signal d’alarme qui doit nous inciter à ne pas répéter cette erreur à l’avenir ». Ici, si les auteurs ne peuvent prouver la relation de cause à effet entre les déconfinements précoces et ces « poussées épidémiques estivales ». Mais cela semble tout à fait probable et la plupart des modèles sont en faveur de mesures plus affirmées, écrivent les chercheurs.

      [...]

      « Certaines personnes qui n’ont jamais été infectées sont décédées à cause des dysfonctionnements causés par la pandémie ». Ainsi de nombreuses urgences aiguës, suites de maladies chroniques comme le diabète ou troubles émotionnels ayant conduit à des overdoses ou des suicides n’ont pas pu être normalement pris en charge. L’analyse montre notamment :
      une augmentation significative des décès liés à la démence et aux maladies cardiaques : les décès liés à la maladie d’Alzheimer et à la démence ont ainsi fortement augmenté non seulement en mars et en avril, au début de la pandémie mais à nouveau en juin et en juillet au début de la seconde vague de COVID-19.

      Les données et analyses à plus long terme pourraient révéler un impact plus large de la pandémie sur les taux de mortalité. Les patients cancéreux dont la chimiothérapie a été interrompue, les femmes dont la mammographie a été retardée - les décès évitables et précoces pourraient augmenter dans les années à venir...

      Les décès ne sont qu’une mesure possible de la santé

      Comme récemment leurs collègues de l’Université de Floride du Sud (USF), les chercheurs de Virginie soulignent que le nombre d’années de vie en bonne santé perdues, en raison de la pandémie est une mesure probablement plus légitime des conséquences sanitaires de COVID-19. Car de nombreuses personnes qui survivent à la pandémie, faute de traitement à temps, vont vivre avec des complications à vie. C’est notamment le cas de victimes d’AVC non prises en charge, de patients diabétiques ayant développé des complications durant le confinement, ou encore des personnes souffrant de détresse émotionnelle ou de syndrome de stress post-traumatique….
       
      « Ce n’est donc pas une pandémie impliquant un virus unique », indiquent les chercheurs, mais une crise de santé publique avec des effets systémiques et durables, dont l’équipe va poursuivre la surveillance à long terme.

      En fait ce compte-rendu est celui d’une autre publication de JAMA, qui se trouve https://seenthis.net/messages/881251

  • Years of life lost associated with COVID-19 deaths in the United States | Journal of Public Health | Oxford Academic
    https://academic.oup.com/jpubhealth/advance-article/doi/10.1093/pubmed/fdaa159/5901977

    #COVID-19 : Quelle ampleur réelle de son impact sur la #mortalité ? | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-quelle-ampleur-reelle-de-son-impact-sur-la-mortalite

    L’équipe a travaillé à partir des données des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) qui rapportent le nombre de décès liés au COVID-19 par sexe, âge et état. L’étude s’est concentrée sur les données de la période du 1er février au 11 juillet 2020, au cours de laquelle ont été recensés 130.000 décès liés au COVID-19 ( aux US ). Les chercheurs ont ensuite comparé les âges au décès, aux espérances de vie par âge et par sexe estimées à partir des données de la US Social Security Administration et du US Census Bureau. En prenant en compte ces repères d’espérance de vie en population générale et en période « normale », les chercheurs ont calculé que le COVID-19 avait causé 1,2 million d’années de vie perdues [aux #Etats-Unis] pendant la période d’étude. Si ces tendances passées devaient se poursuivre, l’estimation approcherait 2 millions d’années de vie perdues depuis le début de l’épidémie.

  • Muge Cevik sur Twitter : “A real overlap in the causes of mortality and deprivation can be seen here. The age-standardised rate of deaths involving #COVID-19 in the most deprived quintile was more than double (2.3 times higher) than in the least deprived quintile in Scotland.” / Twitter
    https://twitter.com/mugecevik/status/1308080099900698624

    La #pauvreté est un facteur de risque ignoré de décès par #COVID-19

    Muge Cevik sur Twitter : "In summary: The disproportionate impact of COVID-19 on households living in poverty, and the racial and ethnic disparities observed in many countries, emphasize the need to urgently update our definition of “#vulnerable” populations for COVID-19 & address these inequities. (22/n)" / Twitter
    https://twitter.com/mugecevik/status/1308080103407132673

    #inégalités #mortalité #vulnérabilité

    • C’est une question d’exploitation et donc de capacité à se soustraire aux risques de contagion.

      Quelle communauté de risques et de destin entre le bourgeois de centre-ville qui s’est tranquillou dématérialisé dans sa résidence secondaire en Normandie et sa femme de ménage qui a lutté pour sa survie dans son clapier de Seine-Saint-Denis  ?

      Rappelons que les FDO on laissé les premiers violer le confinement pour aller se « vacancer » en cambrousse (où ils ont généreusement covidé l’autochtone  !) pendant qu’ils harcelaient le fils de la seconde qui tentait d’aller au ravitaillement dans sa cité-cimetière.

      https://seenthis.net/messages/877380

  • Covid-19 death rate among African Americans and Latinos rising sharply | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2020/sep/08/covid-19-death-rate-african-americans-and-latinos-rising-sharply
    https://i.guim.co.uk/img/media/c88b9398ca57aa1814aa95fe9314e886204fccb2/0_98_5040_3024/master/5040.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The death rate in the US from Covid-19 among African Americans and Latinos is rising sharply, exacerbating the already staggering racial divide in the impact of the pandemic which has particularly devastated communities of color.New figures compiled by the Color of Coronavirus project shared with the Guardian show that both total numbers of deaths and per capita death rates have increased dramatically in August for black and brown Americans. Though fatalities have also increased for white Americans, the impact on this group has been notably less severe.
    The latest figures record that in the two weeks from 4 to 18 August the death rate of African Americans shot up from 80 to 88 per 100,000 population – an increase of 8 per 100,000. By contrast the white population suffered half that increase, from 36 to 40 per 100,000, an increase of 4 per 100,000. For Latino Americans the increase was even more stark, rising from 46 to 54 per 100,000 – an increase of 9 per 100,000.The new batch of statistics is a cause for concern on a number of levels. The death rate for all racial and ethnic groups had been falling through the summer but after the virus began surging through the south and midwest in July it produced a time-lagged spike in deaths in August that has driven the human suffering back up to previous grim heights.
    “We are seeing more deaths among African Americans and Latinos than at any time this summer. So as we go into the fall, with schools and colleges reopening and other new avenues for exposure, it portends a very frightening future,” said Andi Egbert, senior researcher with APM Research Lab, the non-partisan research arm of American Public Media that compiles the data.On 18 August, the latest date on which the researchers have crunched the numbers, almost 36,000 African Americans had died from Covid-19. The new uptick means that 1 in 1,125 black Americans have died from the disease, compared with 1 in 2,450 white Americans – half the rate.
    That striking disparity underlines a major failing at the heart of the US response to Covid. It has been known now for several months that the virus is extracting an especially punishing toll among communities of color, yet federal and state governments have not taken steps effectively to ameliorate the disaster. “It’s not breaking news that black and Latino communities are suffering and dying from Covid-19 in much higher rates than white Americans. But as the months drag on we see the death rates continuing to be much higher and even accelerating for vulnerable groups,” Egbert said.

    #covid-19#migrant#migration#etatsunis#minorite#inegalité#mortalite#morbidite#sante#diaspora#vulnerabilite#communaute

  • ’It’s not the same’: How Trump and Covid devastated an Arizona border town | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2020/sep/04/nogales-arizona-trump-border-wall-covid
    https://i.guim.co.uk/img/media/7192daa3bfdbb8f4d81a87f104c427f3dddd3e71/0_244_4000_2400/master/4000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    When Francis Glad was a child growing up in Nogales, Arizona, the US-Mexico border near her home was nothing like it is now. “It was more like a neighbor fence, like you have at your house,” she remembers. “It was very symbiotic. Just people coming back and forth.” But today, a towering 30ft border wall, made of dizzying steel bollards, slices through the Nogales sister cities. The economies of the two Nogaleses have always been intrinsically linked and mutually dependent on cross-border commerce, with residents from each side passing through to do their daily shopping or to visit with friends and family. Years ago, Glad’s mother ran a hotel in downtown Nogales, Arizona, which was almost always packed with businesspeople and tourists. But, she says, the bustle has stopped. In part, Glad blames the Trump administration’s anti-immigrant rhetoric and lies about the borderlands. “Outsiders believe that Nogales is a war zone,” she says, “with ‘murdering, rapist,’ undocumented [people] climbing the border wall like the zombies from World War Z, when it’s far from the truth.” More recently, Covid-19 restrictions on “nonessential” border crossings have turned downtown Nogales into a ghost of its formerly busy self. In a small town with a $28,000 median income and a poverty rate of 33.9%, the slowing of traffic comes with potentially dire economic consequences for workers and small business owners. But even before Covid-19, Glad says, “The parking lots [were] empty. And that was not the case prior to 2016.” Glad moved away several times in early adulthood, but always returned home to Nogales. Every visit back, she noticed changes: new sections of wall. A larger border patrol presence. Today, Glad says that border militarization has changed her community – and the lives of the people in it.
    As defined by the National Network for Immigrant and Refugee Rights, border militarization is “the systematic intensification of the border’s security apparatus, transforming the area from a transnational frontier to a zone of permanent vigilance, enforcement and violence”.Over the past three decades, US administrations have enacted federal policy with lasting consequences for border residents. In 1994, the Clinton administration launched a border patrol strategy called “prevention through deterrence”, aimed at curbing undocumented immigration by sealing off urban ports of entry. Towns along the US-Mexico border were transformed by the addition of walls, surveillance towers, motion and thermal sensors, helicopters and drones, federal agents and roving border patrol checkpoints. Today border peoples are hugely affected by militarization. In some places, rural residents must stop at border patrol checkpoints just to go to the gas station or get groceries. Tohono O’odham tribal members – whose nation is literally severed by the US-Mexico border – report racial profiling by border agents; drone and tower surveillance; and disruptions to their traditional hunting and ceremonial practices. And tragically, militarization created a death trap for migrants, who now must navigate by foot through remote, dangerous terrain in order to cross the border. In the last two decades, nearly 8,000 migrants have been found dead along the southern border, but the real number of fatalities is certainly much higher. Thousands are missing.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#mexique#frontiere#sante#economie#mortalite#violence#militarisation

  • PANIQUE BÉNÉFIQUE

    Cette psychose générale, cette obsession mortifère, cette méfiance paranoïaque des autres, s’est construite ces derniers temps, sur une interprétation truquée des chiffres, faisant passer les positifs aux tests pour de graves malades. Une épidémie sans malades ni morts n’existe que dans la tête de ces fanatiques corrompus du pouvoir, qu’il soit politique ou médiatique. Cette peur panique profite à la fois aux actionnaires des trusts pharmaceutiques qui comptent bien ramasser le pactole avec des vaccins douteux voir dangereux, mais aussi aux pouvoirs qui restreignent brutalement les libertés, répriment à tout va, détruisent la vie, durcissent l’esclavage du travail, répandent le chômage invisible tout en appauvrissant la majorité de la population pour les meilleurs profits raflés par des multi-milliardaires qui jubilent allègrement.

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    #coronavirus #covid19 #virus #pandémie #vaccins #épidémie #masques #confinement #GestesBarrières #décès #mortalité

  • « Cette traversée ne peut rapporter que la mort » : en Tunisie, les familles pleurent leurs « harraga »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/26/cette-traversee-ne-peut-rapporter-que-la-mort-en-tunisie-les-familles-pleure

    Dans ce coin de Tunisie, les candidats à l’exil connaissent la réponse à cette maudite question. « C’est le dégoûtage », disent-ils pour exprimer leur ras-le-bol. « Dégoûtage » de voir, impuissants, leur pays sombrer sans leur offrir aucun avenir. Depuis la révolution de 2011, qui a mis un terme à la dictature de Ben Ali, l’économie de la Tunisie s’est dégradée. En neuf ans, le salaire minimum n’a guère augmenté (400 dinars, soit environ 120 euros). Et ce printemps, la pandémie de Covid-19 a porté l’estocade. Le tourisme est en berne (des recettes divisées par deux en juillet, selon la Banque centrale), l’économie en chute libre, le PIB a lourdement diminué de 21,6 % au deuxième semestre, selon l’Institut national de la statistique. Et le taux de chômage atteint désormais les 18 %…Alors pour cette jeunesse, diplômée ou non, l’exode vers l’Italie reste l’unique solution, au point qu’au cours des douze derniers mois, les Tunisiens représentent près de la moitié des migrants arrivés illégalement dans le pays. Cet exil clandestin a d’ailleurs poussé Rome à hausser le ton et à dépêcher ses ministres des affaires étrangères et de l’intérieur à Tunis le 17 août. Mais les explications socio-économiques ne convainquent pas le père de Helmi. Son fils était « heureux » en Tunisie, « il ne manquait de rien », assure-t-il. « Moi j’ai un garage et un petit commerce. » Helmi, lui, avait travaillé à Tunis sur un chantier de construction. Pieux, souriant, s’occupant comme un second papa de son frère et de sa sœur, le jeune homme n’avait « jamais contrarié » ses parents. Il venait même de décrocher un contrat de travail en Italie et préparait son visa. « Je pensais que mon fils allait partir de façon légale et j’en étais fier. Mais des gens, des trafiquants, des assassins, lui ont fait croire qu’il était plus rapide et moins cher de brûler, raconte Ahmed Ghédir en serrant les dents. Un visa, c’est long, alors que la traversée coûte 5 500 dinars [1 685 euros] et se fait en quelques heures. » Pour ce « voyage », Helmi a puisé dans ses économies et vendu sa voiture, une Peugeot Partner. Le 25 juillet au soir, Ahmed Ghédir ne savait pas que son fils allait prendre le large tout près de la ville côtière de Mahdia... C’est sur le chemin que Helmi l’a appelé pour lui annoncer qu’il était en route pour l’Italie et lui demander « pardon ». 2 jours plus tard, son corps était retrouvé sur la plage de la Louza, entre Sfax et Mahdia. « J’ai un message pour les autres jeunes : ne brûlez pas, ne brûlez pas ! », lance sa mère en larmes.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#italie#sante#mortalite#harraga#economie