martin dufresne

traducteur proféministe et humoriste irrévérent au Québec

  • Merci Mad Meg de relayer mes traductions des réponses de féministes à la censure et l’intimidation qui sévissent contre elles ! Il me semble que l’on devrait apprendre du passé. Les Nazis ont fait exactement la même chose à l’Université de Berlin en 1935 pour en chasser les Juifs, qui se sont réfugiés au Royaume-Uni. Mais aujourd’hui, c’est au Royaume-Uni que ça se passe...

    • Je comprend pas de quoi tu parle, ou est ce que j’ai relayé tes traduction ? Si je les relaye c’est souvent que je partage l’avis de ce qui est dit mais ca m’arrive aussi d’être critique sur certains textes. Est-ce que tu peu me donner le contexte de ce que tu me reproche stp ?

    • Je croi avoir fini par comprendre ton message, sorti du contexte j’ai pensé que c’est moi que tu traitait de nazie ^^ T’as une drole de manière d’utilisé seenthis !

      En tout cas pas de pbl comme je disait je suis en accord avec pas mal de choses dites mais pas tout et justement la comparaison avec les nazis je suis pas fana vis à vis de féministes. Féminazies c’est pas mieux que TERF, les deux idées manquent de sororité. J’aime pas non plus que Tradfem ne respecte pas les pronoms, c’est une convention de respect de l’autre même si on est pas d’accord.

      En tout cas merci pour tes traductions très intéressantes et utiles dans ce débat complexe. Bonne continuation

    • Je me suis mal fait comprendre.

      Je ne traite personne de « feminazie »,

      Pour moi, les gens qui attaquent nommément des féministes (comme Kathleen Stock, Helen Joyce ou Julie Bindel, par exemple) et qui tentent de les faire vider des universités ou de saboter les défilés explicitement féministes sont des antiféministes. Je ne les étiquette pas de quelque droit divin mais en me basant sur leurs choix de cibles, leurs alliances avec le lobby proxénète, et leurs propos.

      Si j’ai comparé ces personnes (qui sont majoritairement des hommes) aux nazis des années 30, c’est qu’ils et elles reprennent exactement les mêmes méthodes : purges des facultés universitaires, autodafés, appels à la censure, menaces personnelles, etc. Lisez Klaus Theweilet ("Fantasmâlegories" L’Arche) à ce sujet.

      Le fait que certain-e-s de ces nervis transactivistes se disent « féministes » ne devrait pas faire illusion ou nous bâillonner à propos de leur misogynie antiféministe.

      Je comprends bien que ce n’est pas à un homme de départager les féministes de ceux et celles qui prétendent l’être (tactiquement, afin de prétendre parler au nom de certaines femmes), mais leurs propos et leurs actions ne permettent pas de faire illusion. Et les féministes matérialistes ne s’y trompent pas.

      Merci de m’avoir aidé à éclaircir mon propos.

      En toute solidarité,

      martin

  • Il y a 95 ans, des nazis investissaient les amphis de l’Université de Berlin pour en chasser les enseignants juifs.
    Aujourd’hui, ce sont les transactivistes qui, torches en main, intimident les enseignants réticents aux sophismes de la « troisième vague », où n’importe quel homme peut se prétendre « femme » et silencier les féministes.
    Miranda Yardley est un homme transgenre proféministe qui tient tête à ce déni de la science et de la liberté d’expression,
    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/10/comment-le-feminisme-moderne-ou-de-troisieme-vague-profite-aux-ho

  • Alors que des réputations sont déjà détruites et que des vies ont été gâchées, un dirigeant universitaire vient enfin de défendre la liberté d’expression dans la controverse sur le « genre ».

    Janice Turner

    Vendredi 08 octobre 2021 The Times

    Mardi dernier, dix minutes avant sa conférence, la professeure britannique de philosophie Kathleen Stock a trouvé dans les toilettes des femmes des autocollants l’accusant d’exprimer des « conneries transphobes ». Secouée, elle a déplacé sa conférence pour la donner plutôt sur internet. Le mercredi matin, elle a trouvé le passage souterrain menant au campus de l’université du Sussex tapissé d’affiches demandant son licenciement. « Le tunnel était rempli d’étudiants et de personnel. Quand j’ai vu mon nom, je me suis arrêtée net. C’était comme un cauchemar terriblement stressant », raconte-t-elle.

    Hyperventilant et pleurant, Stock a eu une crise de panique. Elle est rentrée chez elle, manquant de peu des personnages masqués lâchant des fusées éclairantes à côté d’un panneau indiquant « Stock Out« . Un nouveau compte Instagram menaçant, Anti Terf Sussex, qui compte 1 100 abonnés, déclare : « Notre exigence est simple : virez Kathleen Stock. Sinon, vous continuerez à nous voir dans les parages. »

    Qu’une historienne de l’art qui s’était assise à côté de Stock lors de la dernière journée portes ouvertes de l’université ait tweeté son soutien à ses tyrans n’est pas surprenant. Il y a deux ans, lorsqu’on a demandé à Madame Stock de donner une conférence, des étudiants diplômés ont organisé une conférence simultanée pour la dénoncer. « Quarante enseignants y ont assisté », raconte-t-elle. « J’étais très contrariée. J’ai annulé ma conférence et je suis partie en congé maladie en raison d’une dépression. »

    Au cours de ces deux années de menaces, Stock n’a reçu aucun soutien de la part de son syndicat, l’University and College Union. Certains responsables syndicaux ont pris le parti de ses bourreaux. Mais ces intimidations et ce tollé ont finalement conduit le vice-chancelier du Sussex, Adam Tickell, à prendre parti pour la liberté académique. « Dans les débats polarisés », a-t-il déclaré à l’émission Today sur Radio 4, « nous devons retrouver la nuance et la compassion, plutôt que si je crie fort, je serai celui qui dominera. » L’université, a-t-il dit, a « des politiques fortes à la fois sur la liberté d’expression et l’inclusion ». (...)

    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/10/la-majorite-silencieuse-doit-tenir-tete-aux-etudiants-tyranniques

  • https://tradfem.wordpress.com/2021/10/08/la-nouvelle-zelande-cedera-t-elle-au-lobby-transgenriste-geneviev
    La Nouvelle-Zélande est un pays où le lobby transactiviste tente de créer une « tête de pont », c.-à-d. un territoire ou les prérogatives réclamées pourront être citées en exemple au monde entier. GENEVIEVE GLUCK explique en comité parlementaire plusieurs problèmes liés à ces propositions qui souhaitent institutionnaliser le critère de « l’identité sexuelle » en remplacement du « sexe ».

    Soumission au Parlement de la Nouvelle-Zélande concernant l’auto-identification sexuelle

    Vidéo : https://vimeo.com/626211433#=

    • C’est pas de la haine c’est de l’amour, c’est pour ca. C’est comme l’amour des chasseurs pour le gibier, des bergers pour leurs agneaux ou des gourmet pour les rognons de veau, c’est beau l’amour. Les femmes c’est par amour que ca se baise, que ca s’engrosse, que ca s’exploite, que ca se viol, que ca se cogne, et que ca se tue. Parler de haine c’est abusé, de toute façon le crime de haine contre les femmes n’existe même pas et les femmes n’existent plus de toute façon, elles ont été remplacé par les femmes trans qui savent mieux que les femmes ce qu’est vraiment une femme. La misogynie ne compte pas seul la transmisogynie est répréhensible. Sinon tu peu dire à la TV que tu viol ta femme tous les jours c’est ok tu reste académicien. Tu peu violer des gamines on te donnera un 4 eme Cesar ou le ministère de l’intérieur. La misogynie c’est de l’amour et l’amour c’est beau, beau comme une femme qui pleur dans un snuff movie.

  • Abigail Shrier fait le point sur les inhibiteurs de puberté
    TRADFEM / Il y a 50 minutes

    Le bestseller Irreversible Damage demeure combattu par le lobby transgenre. Son autrice fait le point sur des résultats désolants et sur un changement de cap chez les promoteurs de la « transition sexuelle ».

    Depuis près de dix ans, l’avant-garde du mouvement transgenriste – médecins, militants, célébrités et influenceurs transgenres – a défini les limites de la nouvelle orthodoxie entourant les soins médicaux aux transgenres : Ce qui est vrai, ce qui est faux, quelles questions peuvent et ne peuvent pas être posées.

    Ils ont dit qu’il était parfaitement sûr de donner aux enfants dès neuf ans des inhibiteurs de puberté et ont insisté sur l’assertion que les effets de ces agents inhibiteurs étaient « entièrement réversibles. » Ils ont déclaré que c’était le travail des professionnels de la santé d’aider les mineurs à faire la transition. Ils ont affirmé que ce n’était pas leur rôle de remettre en question le bien-fondé de la transition, et que quiconque le faisait – y compris les parents – était probablement transphobe. Ils ont dit que toute inquiétude concernant une contagion sociale parmi les adolescentes était absurde. Et ils n’ont jamais rien dit de la possibilité distincte que le blocage de la puberté, associé aux hormones transsexuelles, puisse empêcher une vie sexuelle normale.

    Leurs alliés dans les médias et à Hollywood ont rapporté des histoires et créé des contenus qui réaffirmaient cette orthodoxie. Quiconque osait ne pas être d’accord ou s’écarter de l’un de ses principes fondamentaux, y compris les jeunes femmes qui ont publiquement transité, était inévitablement taxé d’être haineux et accusé de nuire aux enfants.

    Mais cette nouvelle orthodoxie est allée trop loin, selon deux des prestataires les plus éminents dans le domaine de la médecine transgenre : La Dre Marci Bowers, spécialiste de la vaginoplastie de renommée mondiale qui a opéré la star de la télé-réalité Jazz Jennings, et Erica Anderson, psychologue clinique à la Child and Adolescent Gender Clinic de l’université de Californie à San Francisco. (...)

    https://tradfem.wordpress.com/2021/10/05/abigail-shrier-fait-le-point-sur-les-inhibiteurs-de-puberte

  • https://tradfem.wordpress.com/2021/09/30/les-femmes-vivent-actuellement-une-lutte-encore-plus-importante-q

    Selon un récent sondage réalisé par Redfield & Wilton, le public pense, à 46 % contre 12 %, qu’un « climat de peur » empêche toute discussion productive sur cette question complexe. Helen Joyce, l’autrice de TRANS - When Ideology Meets Reality pense que « c’est un combat plus important pour les femmes » que celui auquel les suffragettes ont été confrontées. Craint-elle d’être du mauvais côté de l’histoire ? « Que se passera-t-il si, dans 30 ou 40 ans, tout le monde est d’accord pour mettre les violeurs qui assassinent leurs femmes dans des prisons pour femmes ? » m’a-t-elle dit de manière tranchante. « Ces personnes auront toujours tort ».❞

  • https://www.amazon.ca/ANTISPORTIF-TRANSACTIVISME-LOBSCURANTISME-LASSAUT-F%C3%89MININ-ebook/dp/B09H696RF9 Vient de paraître.
    Le visage du sport féminin est en train de changer.

    Les idéologues radicaux du genre se servent actuellement d’une théorie pseudo-scientifique de la biologie humaine pour détourner la pratique du sport et subvertir des notions de fair-play établies de longue date - en forçant les femmes et les filles à risquer leur sécurité et en les écartant au profit d’athlètes masculins, sous prétexte d’"inclusion".

    Toute personne qui remet en question ce dogme risque d’être qualifiée de « transphobe » et de voir sa vie sociale et professionnelle sacrifiée à une nouvelle culture de « l’annulation ».

    Dans un nouveau livre, Antisportif - Le transactivisme et l’obscurantisme à l’assaut du sport féminin, l’ancienne championne canadienne d’athlétisme Linda Blade et la célèbre chroniqueuse du National Post Barbara Kay examinent les dangers de l’idéologie du genre qui envahit présentement le monde du sport. Elles documentent l’attaque contre les faits biologiques sur lesquels repose l’égalité des chances dans le sport.

    S’attaquant à des questions que peu de gens ont le courage de poser à voix haute, Antisportif démontre les torts infligés aux athlètes féminines et désigne les institutions à l’origine de ce mouvement.

    Que nous réserve l’avenir du sport si la réalité biologique est ignorée ? Linda Blade et Barbara Kay répondent à cette question et concluent par un plan rationnel pour inverser cette tendance.
    Présentement disponible sur liseuse Kindle et bientôt en version paperback.

  • Premier chapitre du livre TRANS - Idéologie vs Réalité (Autrice : Helen JOYCE Onlyword Éditeur, Londres - juillet 2021)

    L’effet Copenhague
    Une brève histoire de la transsexualité

    Tout a commencé par une histoire de bas. Le modèle de la peintre Gerda, l’actrice Anna Larssen, avait téléphoné pour dire qu’elle serait en retard pour son portrait. Taquine, elle suggéra : « Pourquoi ne pas utiliser comme substitut ton mari, Einar ? » Après tout, il avait d’aussi belles jambes qu’Anna. « Le modèle féminin idéal », s’écria Gerda, quand elle vit Einar transformé en… en qui, au fait ? « Que dirais-tu de Lili ? » demanda Anna quand elle les rejoignit « C’est un nom musical, particulièrement joli. »

    Impossible de savoir si cette anecdote est réelle ou s’il s’agit d’une légende créée a posteriori. Mais il est certain qu’Einar Wegener – un artiste né en 1882 et ayant étudié à Copenhague – et la Danoise du film éponyme de 2015 avec Eddy Redmayne (Danish Girl), ont fait remonter la date de naissance de Lili Elbe (un nom de famille inspiré de celui d’une rivière) à cette « plaisanterie extravagante ». Des années plus tard, Einar s’exhibait en Lili lors de fêtes ou de nouveaux portraits. Presque personne ne savait que le modèle voluptueux à l’œil de braise de Gerda était son mari, travesti. (...) (À suivre des qu’on aura trouvé un éditeur !)

    https://tradfem.wordpress.com/2021/09/19/leffet-copenhague-chapitre-1-dun-nouvel-ouvrage-trans-ideologie-v

  • https://tradfem.wordpress.com/2021/09/18/preface-dun-livre-choc-en-cours-de-traduction

    HELEN JOYCE - Voici un livre basé sur une idée qui paraît simple, mais qui a une portée considérable. Cette idée est qu’on devrait prendre les gens pour des hommes ou des femmes selon ce qu’ils ressentent ou ce qu’ils déclarent, et non selon leur biologie. On appelle cela l’autodéclaration sexuelle, et c’est le principe central d’un système de croyances en pleine expansion qui considère tout un chacun comme possédant une identité sexuelle pouvant ou non être conforme avec le corps qui l’abrite. Quand il y a inadéquation, la personne est dite « transgenre » – trans en abrégé – et c’est cette identité, et non le corps, qui doit déterminer comment les autres perçoivent cette personne et se comportent envers elle.

    L’origine de ce système de croyances remonte à presque un siècle, lorsque des médecins ont commencé à donner physiquement forme aux aspirations d’une poignée de personnes qui désiraient changer de sexe. Pendant des décennies, ces gens dits « transsexuels » étaient rares et isolés les uns des autres, n’intéressant que quelques praticiens marginaux, qui leur fournissaient des hormones et des interventions chirurgicales pour modifier le corps de leurs patient·e·s selon leurs désirs, aussi précisément que possible. Les administrations et les gouvernements traitaient ces personnes comme des exceptions, que la société tentait accommoder avec divers degrés de compétence et de compassion.

    Mais depuis le début du siècle, l’exception est devenue la règle. Les législations nationales, les politiques d’entreprise, les programmes scolaires, les protocoles médicaux, la recherche universitaire et les guides de style médiatiques sont aujourd’hui reformulés pour privilégier l’identité sexuelle auto-déclarée plutôt que le sexe biologique. Des installations autrefois distinctes, comme les toilettes et les vestiaires, ainsi que les foyers pour sans-abris et les prisons, basculent vers le principe de l’autodéclaration sexuelle. Pendant ce temps, de plus en plus de gens font un coming-out en tant que trans, la plupart du temps sans subir la moindre sorte de traitement médical. Le présent livre explique pourquoi et comment cela est arrivé aussi rapidement.(...)

    https://www.goodreads.com/book/show/56897445-trans

  • Le nom de mon violeur est…
    TRADFEM / Il y a 10 heures

    Plus tôt cette semaine, une jeune anglophone québécoise a publié sur Facebook un long compte rendu de son vécu auprès d’un agresseur, soi-disant progressiste.

    Vu le courage de cette femme et la pertinence plusieurs égards de son récit, nous l’avons traduit ci-dessous.

    Il s’inscrit dans une dynamique propre à l’Amérique du Nord, dans le prolongement du mouvement #MeToo. Par exemple, on trouve actuellement 1 217 noms d’agresseurs-euses présumé-e-s énumérés sur le site https://www.dissonnom.ca, dont voici la présentation :
    Liste officielle des abuseuses et abuseurs présumés du Québec
    Dis Son Nom est un mouvement contre les inconduites sexuelles qui publie une liste de potentiel·le·s agresseurs·euses.
    Les objectifs sont de libérer la parole des victimes et protéger la société des prédateurs·rices allégué·e·s. Diffusée sur internet, la liste catégorise les inconduites en trois types, selon la gravité des gestes.
    Les noms sont recueillis selon des témoignages livrés par des victimes dans la messagerie privée de Dis Son Nom, sur Facebook et Instagram. Un protocole est suivi par les bénévoles et les victimes restent anonymes.
    Dis Son Nom est une des diverses facettes du mouvement de dénonciations de l’été 2020 sur les réseaux sociaux, avec d’autres groupes comme les Victims Voices. Après la réception de multiples mises en demeure, des procédures devant la cour civile ont été entamées contre Dis Son Nom et ses administrateurs·rices.
    Nous considérons qu’il s’agit d’une question de société sur laquelle la population est prête à se pencher, après des mouvements comme #agressionnondenoncee et #metoo. Cet état des faits concernant la culture du viol dépasse les histoires individuelles et appelle à une réflexion sérieuse sur les crimes à caractère sexuel.
    Dis Son Nom est l’expression d’une nouvelle façon que les victimes ont choisie pour prendre du pouvoir sur leur vie, via les réseaux sociaux. Nous répondons à leurs demandes et les soutenons du début à la fin, en leur ouvrant la porte vers le chemin de la guérison.

    _____________________________________________

    Lyn Lee
    Avertissement de contenu : Viol

    "Le nom de mon violeur est Marc Surprenant Desjardins .
    Il fréquente les espaces gauchistes (surtout francophones).
    Il m’a violée sur une période de 4 ans et a abusé de moi sexuellement, physiquement, financièrement et émotionnellement, cette violence affective n’ayant jamais cessé à ce jour.
    Il me violait fréquemment, qu’il soit sobre ou ivre. Je ne peux pas compter combien de ses actes ont eu lieu sans mon consentement.
    Il m’a violée alors que sa sœur était dans la pièce d’à côté, alors que nous faisions du camping dans une caravane.
    Il me forçait à l’appeler Maître et il disait aux gens que je le faisais. C’était humiliant et il aimait ça.
    J’allais avoir 19 ans et il en avait 26.
    Mon souvenir le plus marquant et le plus traumatisant, c’est une fois où je suis rentrée du travail et qu’il regardait le DVD d’un poète francophone, un écrivain nationaliste québécois (dont j’ai oublié le nom). Il a commencé à me traiter de « tête carrée » et m’a projetée contre un mur. J’ai été blessée à la tête et il a été envoyé en prison.
    Il prenait mes cartes de crédit et de débit et partait pendant des jours, me trompait et dépensait mon argent. C’est pourquoi aujourd’hui mon crédit est si mauvais. Il a ruiné mon nom de toutes les manières possibles.
    Un jour, il a refusé de se lever parce qu’il avait trop la gueule de bois et j’ai perdu la tête. J’étais tellement fatiguée et écoeurée ; j’avais aussi une dépression post-partum non diagnostiquée.
    Il m’a étranglée et m’a mordue au visage. Les voisins ont appelé les flics et il leur a dit que je m’étais fait ça toute seule. Le policier lui a dit qu’il était impossible que j’aie laissé des traces de morsure sur mon propre visage.
    Lorsque j’étais enceinte de 9 mois, mon amie est venue me rendre visite et il s’est exhibé devant elle. Elle m’a suppliée de le quitter. Je ne l’ai pas fait.
    Il a essayé de me lancer à la tête une botte à embout d’acier, il m’a manquée, en laissant un grand trou dans le mur. Je suis restée quand même.
    Ce ne sont que quelques-unes des choses qui me restent en mémoire aujourd’hui, mais la liste de ses transgressions est sans fin. Je l’ai toujours laissé revenir parce que je n’avais pas de réseau de soutien personnel.
    Lorsque je finissais par perdre la tête et me défendre, il disait à tout le monde que j’étais folle. Je l’ai cru parce que je me sentais hystérique et hors de contrôle. C’est vrai que j’agissais différemment. J’agissais vraiment comme « une folle ». J’envoyais des SMS de colère, je criais, je pleurais et j’essayais de reprendre un peu de contrôle, de toutes les manières possibles pour quelqu’un de mon âge. Je me disais que c’était ma faute.
    Lorsque la relation a finalement pris fin, il a emménagé presque immédiatement avec une femme qu’il venait de rencontrer et qui était vraiment instable. Je ne voulais pas qu’il emmène ma fille chez elle, j’avais tellement peur pour sa sécurité. La femme a traité ma fille d’ "attardée". Elle a poussé sa grand-mère dans les escaliers. Elle avait des chiens très agressifs. Il a ignoré toutes mes requêtes de ne pas l’emmener là-bas. Il m’a ensuite accusée d’essayer d’aliéner mon enfant et dit que j’étais simplement jalouse. J’avais alors 22 ans et j’avais déjà subi tellement d’agressions et de traumatismes. Je n’avais aucun soutien, aucune famille sur laquelle m’appuyer, et j’ai craqué. Tout ce qu’il m’a fait demeure en moi à ce jour. On m’a diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique sévère et j’ai dû suivre de nombreux traitements avant de pouvoir entendre des sons forts et soudains sans tomber en crise.
    Plus récemment, il a menacé de faire expulser mon mari qui est sans-papiers. J’ai dû attendre que le statut d’immigration de mon mari soit régularisé cinq ans plus tard avant de pouvoir envisager de raconter mon histoire. Il a refusé que nous emmenions les enfants rendre visite à leurs grands-parents dans un autre pays et m’a fait menacer de cela dans le passé. Il s’en est servi pour m’intimider et me contrôler.
    Aujourd’hui, en plus des milliers de dollars qu’il me doit pour avoir volé mes cartes de crédit et avoir mis toutes les factures à mon nom, il me doit 20 000 $ en pension alimentaire, y compris les années où j’ai payé moi-même la garderie. Il m’a traitée de menteuse même en présence de reçus. Il a accepté de payer pour un rendez-vous chez le dentiste, et l’amener à le faire a vraiment été comme lui arracher des dents. Il bénéficie de l’aide sociale et travaille au noir pour échapper à ses dettes. Il nie tout cela à ce jour et je n’ai pas le droit d’en parler. Il refuse de reconnaître les torts extrêmes qu’il m’a causés. Il continue à me menacer et à m’intimider lorsque je ne fais pas ce qu’il veut que je fasse. Il nie tout.
    Lorsque la grande liste des agresseurs (Dissonnom.ca) a été publiée l’année dernière, il a dénoncé son ami « Marquis ». Une partie de moi espérait qu’il parlerait de ses propres transgressions envers d’autres femmes, mais il ne l’a jamais fait, alors je l’ai confronté en privé. Cela m’a donné du pouvoir. C’était la première fois qu’il me laissait parler de ce qu’il m’avait fait, et je sais que c’était parce qu’il avait peur de figurer sur cette liste. Le minimum de responsabilité qui m’a été accordé n’a pas duré longtemps, et son enfumage ( gaslighting ) n’a jamais vraiment cessé.
    Je regarde mon jeune moi et j’ai envie de l’embrasser. La vérité est que je tenais tellement à ce qu’il reconnaisse ce qu’il m’avait fait que je ne pensais pas pouvoir guérir sans qu’il assume cette responsabilité.
    J’ai décidé aujourd’hui, après avoir reçu de nouvelles menaces et subi des pressions, que je ne pouvais plus cacher ma vérité. Les mères acceptent si souvent des fardeaux émotionnels et financiers afin de maintenir la paix. J’ai essayé pendant longtemps d’avoir une relation pour satisfaire les autres, mais je ne dois aucun pardon à cet homme. Je ne lui pardonne pas.
    Je m’attends à une diffamation totale après avoir affiché ceci et je suis terrifiée ; j’ai peur d’être jugée et mise en doute. J’ai peur que les défauts de ma jeunesse soient utilisés contre moi puisque j’ai vu cet homme mener de celles campagnes contre d’autres. Je n’ai pas toujours été une victime passive, et je suis sûre que cela lui fournira d’excellentes munitions.
    C’est un soi-disant « féministe » et un gauchiste. Quand j’étais jeune, il me traitait de stupide parce que je ne connaissais pas l’histoire et la politique, comme lui. Il me disait que j’étais « inculte » et je le croyais.
    J’ai choisi d’omettre certaines des choses les plus crues qu’il m’a faites parce que je pense que cela fait plus de mal que de bien de les revivre. Je ne sais pas ce que j’attends de cette publication, mais à toutes les femmes qui m’ont parlé de lui au fil des ans et qui m’ont raconté leur propre histoire, je vous serai toujours reconnaissante de m’avoir aidée à trouver mon courage.
    Je commence à me pardonner. Je me pardonne d’avoir été jeune et de ne pas avoir su comment m’en sortir. Je me pardonne de m’être vengée. Je me pardonne de m’être traitée de folle et d’avoir été cruelle à mon égard parce que je pensais le mériter. Je me pardonne d’avoir attendu de me sentir prête pour en parler. Je me pardonne. C’est la chose la plus difficile que j’aie jamais faite."
    https://tradfem.wordpress.com/2021/08/19/le-nom-de-mon-violeur-est

  • Interview d’Helen Joyce par Brendan O’Neill , rédac-chef de SPIKED

    « (…) Cette question m’a intéressée, mais elle ne m’a pas suffi à me pousser à la rédaction d’un livre. Ce qui m’a poussée à le faire, c’est la rencontre avec des personnes en processus de détransition. Il s’agit de personnes qui ont été trompées par cette idéologie en pensant qu’elles devaient transitionner pour être heureuses. On leur a dit qu’elles avaient cette âme intérieure bizarre, une âme du sexe opposé au leur, qui expliquait tout ce qui allait mal dans leur vie. Cela arrive souvent aux adolescentes de nos jours, car il est très difficile d’être une adolescente. Quelqu’un arrive et leur dit que la raison pour laquelle elles trouvent cela si difficile est qu’elles sont en réalité un garçon. Elles prennent de la testostérone, subissent une mastectomie et peut-être même une hystérectomie. Et puis elles réalisent que tout cela n’était qu’une chimère. Cela me semble être un scandale médical grotesque et un cas de maltraitance d’enfants. C’est ce qui m’a poussée à écrire ce livre. (…) » https://tradfem.wordpress.com/2021/08/12/interview-dhelen-joyce-par-brendan-oneill

  • SHEILA JEFFREYS, traduite sur partage-le.com et repiquée sur TRADFEM :
    "(...) « Transgenre » constitue désormais un terme générique pour désigner une grande variété de personnes mal à l’aise avec les rôles traditionnels de genre. Dépourvues de l’analyse féministe exposant le genre lui-même comme le principal problème, ces personnes cherchent à exprimer leur malaise en adoptant des éléments du stéréotype de genre opposé. Le flou croissant de la catégorie n’empêche aucunement l’adoption rapide du terme et de l’idée de « droits » des transgenres d’exercer leur « expression de genre » dans les législatures des États et des instances supranationales comme l’Union européenne. Toutes les mentions du terme reposent sur l’idée d’un genre essentiel avec lequel nous pourrions jouer, ou « transer », mais dont on ne pourrait se passer. Toutes les formes de transgenrisme sont donc également problématiques du point de vue du féminisme. Toutes redonnent du souffle à un concept – le genre – qui constitue le fondement et la justification de la subordination des femmes. Ce livre tente de faire le point sur toutes ces transmutations du transgenrisme, tout en soulignant les nuisances qui en découlent.(...)

    https://tradfem.wordpress.com/2021/07/28/premieres-pages-de-gender-hurts-routledge-2014-de-sheila-jeffreys

  • BARBARA KAY : "Comment sommes-nous passé.e.s du bon sens en matière de biologie à l’effacement des droits des femmes fondés sur le sexe ? Comme l’a dit Ernest Hemingway à propos de la façon dont il est arrivé à la faillite : « Graduellement, puis soudainement ». Le plan de ce « soudainement » a été rédigé à Yogyakarta, capitale de l’île de Java en Indonésie.

    "C’est à Yogyakarta, en 2006, qu’un groupe de transactivistes et de professionnels des droits de l’homme – dont une douzaine d’anciens rapporteurs spéciaux et membres de comités des Nations unies – s’est réuni pour rédiger un ensemble de 29 « principes » de l’idéologie transgenriste.

    "Bien qu’ils ne étaient pas juridiquement contraignants, ces « Principes de Jogjakarta » devaient, espéraient-ils, fournir un modèle philosophique aux décideurs politiques mondiaux pour toutes les questions relatives à l’ »identité sexuelle » (gender identity) et aux droits qu’ils voulaient voir en découler.

    "Le principe 3 a joué un rôle essentiel dans l’établissement du mème « Les femmes trans sont des femmes », qui s’est répandu comme un champignon nucléaire dans tout l’Occident, sa poussière radioactive s’infiltrant dans tous les recoins de nos institutions juridiques, sanitaires, sportives, pédagogiques et culturelles.

    "Ce principe 3 stipule que l’orientation sexuelle et l’identité sexuelle de chacun.e fait « partie intégrante de sa personnalité » et constitue un aspect fondamental de « l’autodétermination, de la dignité et de la liberté. » Par conséquent, ont affirmé les signataires, »nul ne peut être contraint.e de subir des procédures médicales, y compris une opération de réassignation sexuelle, une stérilisation ou une thérapie hormonale, comme condition à la reconnaissance légale de son sexe. »

    "En d’autres termes, la reconnaissance de l’identité sexuelle, aux plans social, culturel et juridique, doit dépendre uniquement d’une auto-identification. En outre, « nul ne doit être soumis.e à des pressions visant à dissimuler, supprimer ou nier son identité sexuelle » et « tous les documents d’identité délivrés par l’État qui indiquent le sexe ou genre d’une personne – y compris les certificats de naissance, les passeports, les dossiers électoraux et autres documents – [doivent] refléter l’identité sexuelle profonde autodéfinie de la personne ».

    "C’est ce principe 3 qui est à l’origine de la pression du monde pédagogique visant à soustraire les enfants à l’influence des parents dans le domaine de l’éducation sexuelle. C’est aussi lui qui est à l’origine du « droit » de l’haltérophile néo-zélandais biologiquement mâle Laurel Hubbard (photo) de supplanter une femme biologique aux Jeux de Tokyo. Il sous-tend aussi les nouveaux règlements qui obligent les propriétaires de spas à autoriser des hommes totalement intacts mais qui s’identifient à des femmes à partager un espace intime, nus, en présence de jeunes filles mineures ; idem pour le droit des prisonniers masculins qui disent s’identifier à des femmes, y compris les violeurs condamnés, de demander et parfois d’obtenir d’être transférés dans des prisons pour femmes, avec exactement les conséquences auxquelles on peut s’attendre.

    "Ce principe a également eu un effet sur la thérapie clinique et la médecine. Au Canada, on considère désormais comme une forme de « thérapie de conversion » le fait de traiter de manière holistique les très jeunes enfants qui présentent une dysphorie de genre. Il est maintenant interdit d’évaluer leurs assertions quant à leur sexe en tenant compte d’autres influences – plutôt que de simplement « affirmer » leur transition. Ce préjugé en conduit beaucoup à une vie entière de prise de médicaments non indiqués et de changements physiologiques irréversibles, ce qui témoigne de l’influence du principe 3. (...)
    https://tradfem.wordpress.com/2021/07/27/barbara-kay-a-propos-du-soudain-effacement-des-droits-des-femmes-

  • https://tradfem.wordpress.com/2021/06/22/les-corps-masculins-nont-pas-leur-place-dans-les-sports-feminins
    Une réflexion de Janice Turner axée sur l’itinéraire de Martina Navratilova et sur les positions de transgenres comme Renée Richards et les critiques du jusqu’auboutisme du lobby britannique Stonewall UK.
    D’autant plus d’actualité avec la publication au Canada du pamphlet UNSPORTING de l’athlète et entraîneuse LINDA BLADE.

  • Les pays anglo-saxons font depuis quelques années l’objet d’un lobbying intense pour imposer la présence d’hommes dans les pénitenciers dédiés aux femmes. Nul besoin de se soumettre à quelque chirurgie ou régime hormonal : dans le nouveau fondamentalisme transgenriste : il suffit à n’importe quel homme de se dire « femme » pour en devenir une aux yeux de l’État.
    On observe déjà une surreprésentation des détenus reconnus coupables de crimes d’ordre sexuel parmi ceux qui se prévalent de cette occasion nouvellement inscrite dans les lois en Grande-Bretagne, en Australie, au Canada et aux États-Unis.
    Une éditorialiste canadienne, Barbara Kay , signe un vigoureux texte d’opinion à propos de cette transgression des droits des détenues, étrangement endossée par une organisation libérale de défense de leurs droits, mais dont le financement dépend étroitement de l’État canadien. Cette politique est dénoncée par les premières concernées, alors qu’elles tentent sans succès de faire valoir les agressions sexistes qui en résultent déjà.
    https://tradfem.wordpress.com/2021/06/21/la-verite-complexe-sur-les-transgenres-dans-les-prisons-pour-femm