Actualité des sociétés et information sur les entreprises

/industrie

  • EP15 : Mieux débattre sur le nucléaire (3/3) : le nouveau nucléaire

    https://www.youtube.com/watch?v=slItH1X1XxU

    On présente souvent le nucléaire comme une techno du passé. On s’étripe sur un nucléaire qui a plus de 50 ans. Et si on regardait en quoi le nouveau nucléaire pourrait changer notre balance bénéfice inconvénients.

    0:00 introduction
    1:32 temps de construction et besoin en capitaux
    3:07 risque d’accident
    7:23 Déchets
    12:05 Sécheresse
    12:26 Suivi de charge et backup des EnRi
    14:07 Décentralisation
    14:49 La chaleur
    16:36 Conclusion

    Quelques explications sur les petits réacteurs modulaires (SMR) en développement, notamment à sels fondus et les avantages (sécurité & déchets) qu’ils apporteraient par rapport au nucléaire actuel.

    #nucléaire #smr

  • Luxe : Hermès voit ses ventes bondir au-delà de leur niveau pré-pandémie
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/hermes-les-ventes-du-premier-trimestre-2021-depassent-le-niveau-pre-pandem

    Les ventes du groupe de luxe française Hermès ont atteint 2,1 milliards d’euros au premier trimestre, progressant de 38% par rapport à 2020, marquée par le début de la pandémie, et dépassant même leur niveau d’avant la crise du Covid-19, selon un communiqué publié jeudi.

    La progression atteint 33% en données comparables par rapport à 2019, a précisé le groupe, qui a fait mieux que les attentes des analystes. Factset et Bloomberg tablaient respectivement sur des ventes à hauteur de 1,76 et 1,84 milliard d’euros.

  • #Santé

    Le procès de l’Hôpital public , blog, PAR FLORIAN VIVREL
    https://blogs.mediapart.fr/florian-vivrel/blog/060221/proces-de-lhopital-public-chapitre-5-2009-loi-hopital-patients-sante

    Belle illustration du monde merveilleux vanté par les êtres supérieurs que sont les gens "responsables", "rationnels", "sérieux", "bons gestionnaires", "courageux" etc.

    Cash investigation - Santé : la loi du marché / intégrale - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=2pPCt0XqZLs

    Cash investigation - Santé : la loi du marché

    Laboratoires pharmaceutiques un lobby en pleine santé (Les infiltrés - France 2) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=d7dPq8F6k1k


    #Santé #Sciences #Multinationales #Marketing #Documentaires

    Maladies à vendre, en VOD - ARTE Boutique
    http://boutique.arte.tv/f7062-maladies_a_vendre
    Maladies à vendre - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=-8R-h76mjp8

    Les médicamenteurs - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=oXKZyok0V_o

    « L’#OMS : dans les griffes des lobbyistes ? » : un documentaire troublant diffusé sur Arte
    https://mrmondialisation.org/loms-dans-les-griffes-des-lobbyistes
    #Conflits_d'intérêts #Documentaires #Organisations_internationales #Santé #Sciences #Multinationales

    « au cours des trois dernières décennies, la structure internationale a perdu son indépendance financière : Aujourd’hui, ses principales ressources proviennent de plus en plus de fonds privés et d’entreprises dont les intérêts dépendent de ses décisions »

    « Bien qu’elle ait toujours été financée pour partie par des mécènes privés, cette part ne s’élevait qu’à 20% dans les années 1970 : les autres 80% provenaient des États membres des Nations Unis. Or, aujourd’hui, la situation s’est inversée. »

    « la structure est de plus en plus dépendante des financements en provenance de mécènes privés, comme Bill Gates ou les industriels pharmaceutiques, car elle manque d’aides publiques »

    Hôpital public sous pression : la raison du malaise - Chronique Mediapart #01 - Osons Causer
    http://osonscauser.com/hopital-public-pression-raison-malaise-chronique-mediapart

    BALLAST Hôpital public à l’agonie. Par Sarah Kilani
    http://www.revue-ballast.fr/hopital-public-a-lagonie

    " Les cotisations ont été rebaptisées « charges », le système de santé a été accusé de « coûter » et on ne présente plus le fameux « trou de la Sécu »."

    " La part de la valeur ajoutée affectée à la masse salariale (renommée « coût du travail ») a commencé à décroître, faisant perdre à la Sécurité sociale plusieurs centaines de milliards d’euros"

    "Alors que, de longue date, les hôpitaux publics étaient financés par une dotation globale forfaitaire (allouée à chaque établissement), la réforme de l’assurance maladie de 2004 a profondément bouleversé le fonctionnement des établissements de santé. La grande majorité de leur financement s’effectue désormais sur le principe de la tarification à l’activité (ou T2A) et dépend dès lors du nombre et de la nature des actes et des séjours réalisés2. À chaque acte correspond un code, lequel donne droit à un remboursement de la part de l’assurance maladie."

    "Ce système pousse très fortement les hôpitaux à orienter leur politique vers une course aux actes lucratifs afin de leur permettre d’engranger de l’argent et de survivre. Les médecins sont incités à augmenter leur activité (notamment les chirurgiens et ceux qui ont une activité de consultation). Les dérives sont nombreuses et les patients opérés hors indications ne sont pas rares. Les activités peu lucratives et coûteuses pour les hôpitaux sont, de fait, délaissées.

    Certains médecins, afin de faire survivre leur service, sont amenés à dépasser très largement les limites acceptables de l’éthique — en mettant en place des soins inutiles ou en maintenant artificiellement certains patients en vie pour pouvoir coder ces actes ou débloquer les enveloppes allouées à ce type de soins."

    "Afin de « récupérer des parts de marché » dans l’offre de soin, les hôpitaux se placent en concurrence directe avec les cliniques pour les actes lucratifs (notamment chirurgicaux). La concurrence a parfois même lieu au sein de l’hôpital, où certains services s’arrachent les activités lucratives (...) la T2A désavantage nettement l’hôpital public par rapport aux cliniques puisque le premier gère les pathologies lourdes, assure une activité de recherche et d’enseignement et, en tant que service public, ne peut sélectionner ses patients."

    "Afin d’optimiser au maximum ce codage, de nombreux hôpitaux ont désormais recours à des « cabinets d’optimisation » — comme Altao."

    "Plusieurs témoins, dans des hôpitaux différents et même d’anciens employés de ces entreprises privées, affirment l’existence d’une triche lors du codage visant à déclarer des actes non réalisés ou à aggraver l’état des patients afin d’arnaquer la Sécurité sociale"

    "Il arrive alors que des patients hospitalisés soient gardés un ou deux jours de plus que nécessaire, avant leur transfert dans une autre unité, lorsque le service dispose de lits vides — et ce afin d’augmenter artificiellement son taux d’occupation et d’éviter à terme les fermetures de lits jugés pas assez rentables pour les administrations. (...) Ce système les incite parfois à exagérer la gravité de l’état des patients lorsqu’ils codent le séjour du patient, sous peine de ne pas voir débloquer le financement forfaitaire associé : en deçà d’un certain seuil de gravité du patient (...) celui-ci n’est pas rémunéré. Les médecins sont prisonniers d’un dilemme omniprésent : tricher ou voir leur service ou une partie de leurs lits fermés "

    "Les tentatives de rappel des administrations à l’ordre et de légiférer sur le temps de travail des internes12 se sont souvent soldées par un échec. Pour cause : ces derniers ne dénoncent que très rarement leurs conditions de travail de peur de perdre des opportunités professionnelles (durant leurs études, ils sont mis en compétition pour l’accession aux postes très prisés de chef de clinique-assistant)"

    "Alors que les médecins disposent d’une enveloppe annuelle pour leur formation continue, certains préfèrent se faire financer les congrès hors de prix par les laboratoires pharmaceutiques afin d’épargner ce coût à leur hôpital : cela génère les problèmes d’indépendance que l’on sait"

    "La dégradation de la qualité de vie au travail pour les soignants a rendu l’hôpital public de moins en moins attractif, au profit, bien souvent, des établissements à but lucratif qui pour la plupart appartiennent à des groupes financiers"

    "Avec la loi Touraine, un nouveau cap a été passé. Sous un prétexte totalement fallacieux d’accès aux soins, le tiers-payant a été généralisé : véritable cheval de Troie des mutuelles. Son opacité va pouvoir masquer aux yeux des citoyens une réalité qui ne se fera probablement pas attendre : le déremboursement progressif des soins par l’assurance maladie au profit des assurances privées. Le patient n’ayant plus à avancer le tarif des soins, il ne verra plus quelle part est prise en charge par l’assurance maladie et quelle part est remboursée par sa mutuelle. Le transfert du financement de la santé de la cotisation sociale vers les marchés privés peut commencer en toute discrétion."

    "La loi Touraine impose également la création des groupements hospitaliers de territoire (GHT). La mise en place de ce projet, inspiré par le rapport Larcher de 2008 (remis sous la présidence de Nicolas Sarkozy), a débuté ce mois-ci et doit être abouti en 2021. Cette procédure prévoit la création de pôles d’activité clinique inter-établissements visant à « coordonner l’offre de soins ». Sauf que, dans le contexte de restrictions budgétaires, au nom de « l’optimisation » et de « la mutualisation des moyens »15, il ne faut pas douter que cela donnera lieu à la fermeture de certains services "

    "Quand les hôpitaux seront définitivement précarisés et redevenus des dispensaires, comme avant la construction des CHU financée grâce à la cotisation sociale dans les années 196018, les patients n’auront plus que le choix de se diriger vers les cliniques pour se faire soigner. S’ils en ont les moyens. Car le gel des cotisations, la compression continue de la masse salariale, le chômage et les nombreux cadeaux de l’État aux entreprises en termes de cotisations patronales finiront par mettre à terre l’assurance maladie, au bénéfice des mutuelles qui auront la part belle."

    "Que les médecins ne se fassent plus d’illusions : la sécurité de l’emploi et la liberté d’exercice dont ils disposent en France seront sans tarder balayées quand les mutuelles et les cliniques soumises aux objectifs actionnariaux de rentabilité seront reines. Les patients n’auront probablement plus le choix de leur médecins ; les mutuelles les dirigeront vers ceux avec qui elles auront passé des contrats aux prix qui leur conviendront."

    #Lobbying : les labos pharmaceutiques ne lâchent rien | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/lobbying-labos-pharmaceutiques-ne-lachent-rien/00082521

    L’hôpital, objet de convoitises des labos | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/lhopital-objet-de-convoitises-labos/00082527

    Enième illustration du bouclage de la boucle :

    « Faute de budget public, la formation médicale des praticiens continue en effet à être financée à hauteur de 98 % par l’industrie pharmaceutique, selon l’Igas »

    « Pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM) d’un médicament, un laboratoire doit en effet effectuer des essais cliniques, qui sont encadrés par des normes internationales et doivent obligatoirement avoir lieu en CHU. D’où la nécessité pour les industriels de trouver des équipes médicales au sein de ces établissements »

    Comment les labos s’immiscent dans les facs de médecine | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/labos-simmiscent-facs-de-medecine/00082529
    Quand les labos soufflent à l’oreille des pouvoirs publics | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/labos-soufflent-a-loreille-pouvoirs-publics/00082530

    Overdoses sur ordonnance aux États-Unis, par Maxime Robin (Le Monde diplomatique, février 2018) #Multinationales
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/ROBIN/58390

    Vaccinations obligatoires, le débat confisqué, par Leïla Shahshahani (Le Monde diplomatique, janvier 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/01/SHAHSHAHANI/58252

    Overdoses sur ordonnance aux États-Unis, par Maxime Robin (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/ROBIN/58390
    #Lobbying

    "à l’origine réservé aux malades du cancer en phase terminale et à la chirurgie lourde. Un marché très limité. Pour l’étendre, le laboratoire lance en 1995 une campagne de lobbying agressive : il entend repenser totalement le rapport à la souffrance du patient. La douleur, quelle que soit son intensité, devient le nouvel ennemi du corps médical. Des études financées par l’entreprise recommandent aux praticiens de la considérer comme un « cinquième signe vital », au même titre que le pouls, la température, la pression artérielle et la respiration."

    L’heure des comptes pour Purdue Pharma, par Maxime Robin (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/ROBIN/58388

    « L’activité philanthropique des Sackler rayonne dans les plus grands musées du monde. Elle a valu à l’un de leurs patriarches, Mortimer Sackler, d’être nommé chevalier par la reine d’Angleterre en 1999. »
    « Le laboratoire dispose de moyens immenses pour assurer sa défense. Jusqu’à présent, il s’est tiré d’affaire en versant de l’argent, dans des règlements à l’amiable qui lui ont permis d’éviter des condamnations pénales »

    La médicalisation de l’expérience humaine, par Gérard Pommier (Le Monde diplomatique, mars 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/03/POMMIER/58465
    #Multinationales #Conflits_d'intérêts #Lobbying #Etats-Unis #Marketing #Santé #Sciences

    "ils savent se montrer plutôt généreux (par exemple en offrant des croisières de « formation » aux jeunes psychiatres)."

    "Le lobbying de « Big Pharma » a gagné aussi les facultés de médecine, où l’on n’enseigne plus que le DSM. Mieux encore, il arrive que les laboratoires dispensent eux-mêmes les enseignements — de multiples conflits d’intérêts ont été dénoncés."

    "Le marketing du DSM est simple : il suffit d’inventer à intervalles réguliers de nouveaux troubles"

    "des associations de parents, dont certaines sont subventionnées par les laboratoires pharmaceutiques (par exemple l’association HyperSupers TDAH France, soutenue par les laboratoires Mensia Technologies, Shire, HAC Pharma et NLS Pharma)."

    "Jerome Kagan, professeur à Havard, déclarait dans un entretien en 2012 que le TDAH n’est pas une pathologie, mais « une invention. Quatre-vingt-dix pour cent des 5,4 millions d’enfants sous Ritaline aux États-Unis n’ont pas un métabolisme anormal (4)  »"

    Traitement de choc pour tuer l’hôpital public, par André Grimaldi, Thomas Papo & Jean-Paul Vernant (Le Monde diplomatique, février 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/GRIMALDI/15627

    #États_Unis : ces malades qui s’endettent pour se soigner
    https://mobile.francetvinfo.fr/monde/usa/etats-unis-ces-malades-qui-s-endettent-pour-se-soigner_3423709.h

    Les laboratoires pharmaceutiques en accusation, par Paul Scheffer (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/SCHEFFER/53952

  • Pas de masques en Suède, où les contaminations continuent de baisser
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/pas-de-masques-en-suede-ou-les-contaminations-continuent-de-baisser-856016

    Dans une Europe masquée, la Suède fait de nouveau cavalier seul. Mais contrairement à de nombreux pays d’Europe qui connaissent une recrudescence des nouveaux cas, comme la France, les Pays-Bas, l’Allemagne ou la Belgique, les données pour la Suède sont en baisse depuis juin.

    • On a, somme toute, très envie d’y croire. Et si, grâce au recyclage, notre mode de vie occidental devenait tout à coup soutenable, et surtout généralisable ? Ce scénario optimiste, très largement véhiculé de manière implicite ou explicite, est malheureusement irréaliste et potentiellement néfaste. Il agit comme un écran de fumée, à trois niveaux différents que nous nous proposons de décrire dans cet ouvrage. C’est tout d’abord la communication volontariste sur le geste de tri, qui masque les nombreuses autres limites et difficultés du système de recyclage actuel, liées aux choix d’entreprises productrices de biens et d’emballages qui n’assument pas complètement leur « responsabilité élargie ». C’est ensuite le mythe du recyclage à l’infini, utilisé comme un leurre pour éviter toute remise en question sérieuse d’activités économiques surconsommatrices et surproductrices de déchets. C’est, enfin, l’idée trompeuse que le recyclage nous permettrait de rompre avec l’économie linéaire.

      En réalité, le recyclage se nourrit du jetable et contribue à perpétuer son utilisation.

      Et on en vient à se demander si :
      - le recyclage n’est pas un sous-extractivisme inclus dans l’extractivisme, où la matière première est « déchet » d’un produit manufacturé ayant consommé de la matière extraite en premier lieu pour la fabrication de ce produit marchandise.
      - si le vrai « bilan carbone » (émission de gaz à effet de serre) ne viendra pas s’ajouter aux émissions en première intention pour la fabrication initiale de la marchandise produite et conditionnée industriellement.
      – la valorisation n’est pas, elle aussi soumise aux « lois du marché » quand le coût d’extraction de la matière première utilisée pour « produire » est plus bas que celui d’un éventuel recyclage.

      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/recycler-pollue-t-il-620477.html
      (vieil article de janvier 2016) :

      L’étude souligne néanmoins que la manière la plus immédiate de rendre visible cet impact serait de donner un vrai prix au carbone qui, prenant en compte les externalités, permettrait de « rééquilibrer les systèmes économiques et écologiques ». Cela permettrait également de redonner un coup de pouce à l’industrie du recyclage qui, malgré sa contribution directe à la création d’emplois non délocalisables (en grande majorité en CDI), traverse en ce moment en France une crise, essentiellement due à la baisse du coût des matières premières vierges et préjudiciable à la transition énergétique.

      D’aucuns diraient que la « nature » se chargera de corriger le problème. C’est rigolo, cette façon de voir la « nature ». Alors que ce sont les oligarchies de nos sociétés productivistes et consuméristes qui, par leurs choix, ont impacté et corrompu notre environnement dit « naturel » mais surtout social.

  • Le vaccin de tous les dangers (LHK)
    https://www.crashdebug.fr/international/17350-le-vaccin-de-tous-les-dangers-lhk

    Liliane Held-Khawam revient (entre autres) ici sur le vaccin Apiject dont on vous avait parlé cet article,

    Un vaccin est depuis mars en cours de test sur les humains (phase 1). En mai, on annonçait des résultats qui semblaient positifs. Et voilà que nous venons d’apprendre que ledit vaccin entrait dans sa 3ème phase et qu’il sera testé sur 30’000 volontaires dès juillet.

    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/moderna-annonce-que-son-projet-de-vaccin-semble-declencher-une-reponse-imm

    « Un vaccin contre le COVID-19 sera testé sur 30.000 volontaires à partir de juillet ».

    *Wikipédia et https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/moderna-optimiste-sur-son-vaccin-contre-le-covid-19-1209277

    3ème phase du vaccin expérimental

    L’information (...)

  • OneWeb : Mort ou vif ?
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/oneweb-mort-ou-vif-845429.html

    SpaceX sera-t-il le vautour de OneWeb ?

    Qui peut reprendre OneWeb, qui a annoncé vouloir se vendre au plus offrant ? Quel investisseur ou consortium d’investisseurs aura les reins solides pour poursuivre les lourds investissements lancés par les précédents actionnaires ? Et qui a intérêt à rependre OneWeb ? Au premier rang, il y a Elon Musk et SpaceX, qui verrait plutôt d’un bon œil la faillite pure et simple de son principal concurrent dans la fourniture de services internet à haut débit grâce à une couverture globale. SpaceX ne peut pas en tout cas se désintéresser du dossier OneWeb s’il suscitait réellement un intérêt de la part de nouveaux investisseurs. D’autant que son concurrent a obtenu les droits de fréquences contrairement à SpaceX avec la constellation Starlink, qui pourrait être composée de plus de 40.000 satellites (soit une constellation initiale de 12.000 satellites, complétée par 30.000 unités supplémentaires).

    OneWeb et SpaceX s’étaient livrés jusqu’ici à une féroce compétition pour attirer les investisseurs dans leur projet respectif. C’était d’ailleurs le nerf de la guerre pour ces deux constellations. Car, tout comme OneWeb, SpaceX semble aussi avoir quelques difficultés à financer son projet Starlink, bien masquées pour l’heure par ses activités de lancement financée par la dépense publique américaine (civile et militaire).

    #Espace #Privatisation #Enclosure #Communs

  • Station spatiale internationale : le prochain match USA/Russie
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/spatial-spacex-transportera-deux-astronautes-a-bord-de-la-capsule-dragon-v


    Crédits : NASA

    Les Etats-Unis attendent ce vol avec beaucoup d’impatience pour casser le monopole des Russes qui ravitaillent seuls la station spatiale internationale (ISS). Le lanceur Falcon 9 de SpaceX doit en principe décoller le 27 mai prochain.

    America First ! La NASA a confirmé vendredi avoir fixé en mai (le 27) en Floride le lancement d’une mission spatiale habitée à bord d’un lanceur fabriqué par SpaceX, le premier de ce type pour la société de lancement dirigée par le milliardaire Elon Musk. Ce sera surtout le premier vol avec équipage lancé depuis le sol américain depuis 2011, soit près de dix ans. Les Etats-Unis attendent avec impatience ce vol pour s’émanciper de la dépendance à la Russie, qui ravitaille depuis lors en situation de monopole avec Soyuz la Station spatiale internationale (ISS).

    « Cette mission validera le système de transport de l’équipage de la société de lancement, y compris le pas de tir (39A, ndlr), le lanceur, le vaisseau spatial et les capacités opérationnelles. Ce sera également la première fois que des astronautes de la NASA testeront les systèmes de vaisseaux spatiaux en orbite », a expliqué la NASA.

  • OneWeb : Mort ou vif ?
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/oneweb-mort-ou-vif-845429.html


    Crédits : Airbus

    La constellation de 650 satellites fait l’objet de nombreux intérêts. SpaceX est sur les rangs pour reprendre ses fréquences. Les GAFA, notamment Amazon, pourraient être intéressés à condition de vouloir se lancer vers de nouveaux marchés. Les opérateurs de satellites traditionnels ne se lanceront pas dans de folles enchères. Et si l’Europe se mobilisait pour un tel projet de fourniture d’internet à haut débit.

    Après le crash, la résurrection ? La constellation OneWeb va-t-elle pouvoir renaître de ses cendres sous une autre forme et avec un autre nom ? C’est possible mais sans garantie pour le moment. On devrait en savoir beaucoup plus d’ici à fin juin, selon une source proche du dossier. La société OneWeb, qui s’est placée il y a trois semaines environ sous le chapitre 11 auprès du tribunal de faillite de New York et a déjà licencié 85% de son personnel, fait actuellement l’objet de nombreuses expressions d’intérêt. La période sous le chapitre 11 peut permettre à OneWeb de se restructurer et de trouver de nouveaux investisseurs intéressés par le marché de la connectivité mobile (avions, bateaux...) D’autant qu’avec des satellites déjà en orbite et une production désormais rodée au sein de la coentreprise de OneWeb et d’Airbus - elle n’est pas sous chapitre 11 -, le projet reste séduisant.
     
    Toutefois, les éventuels investisseurs, qui ont accès à de nombreuses information sur OneWeb, ont-ils un intérêt réel sur les actifs de la société basée à Londres ou font-ils uniquement de l’intelligence économique ? Si le dossier OneWeb suscitait in fine des enchères, la compétition risque d’être féroce et passionnante au regard des enjeux de business que peut générer à l’avenir la fourniture d’un service internet à haut débit ayant une couverture mondiale via une constellation en orbite basse. L’avantage de mettre en œuvre des constellations avec autant de satellites se trouve dans la réduction de la latence de bout en bout, élément clé pour garantir une meilleure expérience à l’utilisateur lorsqu’il utilise des services internet. Alors, quels repreneurs possibles pour OneWeb ?

  • A cause du Coronavirus, il pourrait y avoir de la famine dans les pays pauvres, notamment l’Afrique, à cause des obstacles au commerce international : obstacles au importations de denrées, et moins d’exportations pour les financer :

    https://www.latribune.fr/economie/international/coronavirus-des-penuries-alimentaires-menacent-les-pays-dependant-des-impo

    Mais l’Allemagne n’a aucun problème pour continuer à vendre des armes à Israël, l’état en pleine épuration ethnique, et à la dictature Egypte :

    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/exportations-d-armes-l-allemagne-approuve-de-nouvelles-livraisons-au-moyen

    #barbarie-occidentale #vente-d'armes #commerce-international #faim #alimentation #Allemagne #Afrique

  • Covid-19 : après un choc très violent, l’industrie française a dû mal à se relancer
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/covid-19-apres-un-choc-tres-violent-l-industrie-francaise-se-relance-tres-


    Dans l’aéronautique, Airbus et Safran ont rouvert partiellement leurs sites de production
    Crédits : Reuters

    Lors deux premières semaines de confinement, l’industrie française n’a tourné qu’à 50% de ses capacités. Elle semble se relancer mais très progressivement.

    L’industrie française se remet douloureusement du choc brutal encaissé lors de la première semaine de confinement des Français (16-22 mars) et se relance vraiment très progressivement. Si elle ne tournait plus qu’à 50% de son niveau normal la semaine du 16 mars, selon un document de France Industrie daté du 27 mars et consulté par La Tribune, l’activité industrielle française, qui représente 12% du PIB marchand, s’est très légèrement redressée la semaine dernière (52%). Cette tendance devrait se poursuivre. cette semaine de façon très progressive. Ainsi, France Industrie prévoit cette semaine la poursuite du redressement de l’industrie française (56%), qui emploie 7,615 millions personnes dans 260.000 entreprises (dont 90% de PME et TPE).

  • Où il est question de « trépanation » pour sauver les meubles chez « Gasland » : « Uncle Donald » nous la joue en mode épileptique, qualificatif réservé à la description d’une activité électrique anormale des cellules nerveuses du cortex cérébral. Et au final, toute cette #cagade est assez jubilatoire.

    Le pétrole à 20 dollars : Donald Trump joue les médiateurs... pour sauver le schiste américain
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/le-petrole-a-20-dollars-donald-trump-joue-les-mediateurs-pour-sauver-le-sc

    Publiquement, Donald Trump ne cesse de se féliciter du plongeon récent des cours du pétrole, qui a fait fondre les prix à la pompe pour les automobilistes américains. En coulisses, pourtant, le locataire de la Maison Blanche et son administration s’activent pour jouer les médiateurs entre l’Arabie Saoudite et la Russie, en conflit depuis l’échec de leurs négociations, début mars, sur une nouvelle baisse de la production. L’enjeu est crucial pour Washington : sauver de la faillite l’industrie du schiste américain pour maintenir l’indépendance énergétique du pays, si importante sur le plan géopolitique.

    #schistes #pétrole #brent_crude_oil #gaz

    La coquille du jour :

    Les cours du pétole sont en chute libre depuis le début de l’année...

  • Le crash pour la constellation satellitaire OneWeb ?
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-crash-pour-la-constellation-satellitaire-oneweb-843662.html


    Lancement de 34 satellites OneWeb à Baïkonour le 21 mars dernier
    Crédits : Arianespace

    OneWeb a déposé une « demande volontaire » auprès du tribunal de faillite des États-Unis pour se mettre sous la protection du chapitre 11.
    C’est véritablement un coup très dur pour Airbus et Arianespace. Basé à Londres, OneWeb a annoncé vendredi dans un communiqué qu’il avait déposé une « demande volontaire » auprès du tribunal de faillite des États-Unis dans l’état de New York pour se mettre ainsi que certaines de ses filiales sous la protection du chapitre 11, la procédure de sauvegarde américaine, qui lui permet d’échapper à court terme à la faillite et poursuivre ses activités (période de 120 jours, qui peut être prorogée). OneWeb a indiqué qu’il voulait mettre à profit ce délai pour vendre ses activités pour « maximiser la valeur de la société ». Le Covid-19 est-il un prétexte ? En tout cas, le PDG de OneWeb Adrian Steckel a expliqué cette situation comme « la conséquence de l’impact économique de la crise Covid-19 ».

    Airbus fabrique en Floride dans le cadre d’un partenariat avec OneWeb (OneWeb Satellites) les 650 satellites tandis que Arianespace a dans son carnet de commandes 18 lancements OneWeb encore à réaliser. Dans un communiqué publié samedi soir, la société européen de services de lancement a précisé qu’elle fait partie des « créanciers dans le document déposé le 27 mars » par OneWeb. « Arianespace surveillera le déroulement de cette procédure, conformément à ses droits et engagements, et n’a pas d’ autres commentaires à faire à ce moment », a expliqué la société.

  • Le pétrole à 20 dollars : Donald Trump joue les médiateurs... pour sauver le schiste américain
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/le-petrole-a-20-dollars-donald-trump-joue-les-mediateurs-pour-sauver-le-sc


    Reuters

    Les Etats-Unis tentent de convaincre l’Arabie saoudite et la Russie de mettre un terme à leur conflit, qui pèse sur les cours du brut. L’avenir du schiste américain en dépend.

    Publiquement, Donald Trump ne cesse de se féliciter du plongeon récent des cours du pétrole, qui a fait fondre les prix à la pompe pour les automobilistes américains. En coulisses, pourtant, le locataire de la Maison Blanche et son administration s’activent pour jouer les médiateurs entre l’Arabie Saoudite et la Russie, en conflit depuis l’échec de leurs négociations, début mars, sur une nouvelle baisse de la production. L’enjeu est crucial pour Washington : sauver de la faillite l’industrie du schiste américain pour maintenir l’indépendance énergétique du pays, si importante sur le plan géopolitique.

  • Le baril de pétrole à 20 dollars : quelles conséquences ?
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/le-baril-de-petrole-a-20-dollars-quelles-consequences-842695.html

    Prix à la pompe, politiques d’austérité, crises sociales, faillites et baisse des investissements... Le plongeon des cours du brut ne sera pas sans conséquences.

    Retombé mercredi sous la barre des 20 dollars à New York (avant de repartir à la hausse jeudi), le baril de pétrole n’avait plus évolué à de tels niveaux depuis 2002. En chute libre depuis le début de l’année - en janvier, le brut cotait à plus de 60 dollars -, les cours sont victimes d’un double choc. Un choc de demande, d’abord, précipité par l’épidémie de coronavirus et ses conséquences sur l’économie. Un choc d’offre, ensuite, en raison du conflit opposant l’Arabie saoudite et la Russie, deux des trois plus gros producteurs mondiaux, après l’échec de leurs négociations pour réduire la production afin de soutenir les cours. Revue de détail des conséquences.

    Pour les consommateurs
    Conséquence la plus visible du plongeon des cours du brut : les prix à la pompe. En France, le litre de diesel affiche une baisse proche des 20 centimes depuis le début de l’année, touchant son plus bas niveau depuis 2017. Le repli est plus limité pour l’essence (environ 13 centimes). Cette chute reste cependant moins marquée que l’évolution du baril. Pour deux raisons. D’abord, parce que les taxes représentent une part importante de la facture payée par les consommateurs. Ensuite, parce que l’ajustement des prix à la pompe prend du temps à se matérialiser. Ces derniers devraient donc poursuivre leur baisse.

    Pour l’Arabie saoudite et la Russie
    Après le refus de Moscou de baisser sa production, Riyad a riposté en baissant ses prix de vente et en augmentant fortement sa production. A 20 dollars le baril, l’Arabie saoudite ne perd pas d’argent : la production d’un baril ne lui coûte que 2,80 dollars. Mais le régime a aussi besoin d’un baril à plus de 80 dollars pour équilibrer son budget. Et pour mener ses ambitieux plans de diversification de l’économie. En Russie, les coûts de production sont nettement plus élevés, au-delà des 20 dollars. Mais le budget peut être équilibré avec un cours évoluant entre 40 et 50 dollars. Si les deux pays disposent, en outre, de marges de manœuvres financières, ils ne pourront cependant pas résister sur la durée, estiment les observateurs. Reste à savoir lequel cédera le premier.

    Pour le schiste américain
    Après des années fastes, le pétrole de schiste américain traversait déjà une période difficile. L’effondrement des cours pourrait donc être fatal à de nombreuses entreprises du secteur, qui ont besoin, en moyenne, d’un baril autour de 50 dollars pour être rentables. Certes, des efforts sur les coûts, comme ceux réalisés en 2014, pourraient permettre d’abaisser ce seuil. Mais le secteur s’est aussi fortement endetté : il devra rembourser 86 milliards d’emprunts sur les quatre prochaines années, selon les calculs de l’agence Moody’s. Sans compter que ces sociétés doivent sans cesse creuser pour maintenir leur production. Et donc sans cesse investir. Pour aider les acteurs les plus fragiles, le gouvernement américain envisage un plan d’aide. Un enjeu crucial pour maintenir l’indépendance énergétique américaine.

    Pour les autres pays producteurs
    Au-delà des trois mastodontes du marché, la chute des prix pourraient avoir des conséquences bien plus dramatiques pour les autres pays producteurs. Et plus particulièrement pour les pays émergents, dont le budget repose grandement sur les recettes liées au pétrole. En Afrique, l’Algérie, le Nigéria ou encore l’Angola pourraient être les victimes collatérales du coronavirus et du conflit entre Riyad et Moscou. L’Irak, l’Iran, la Libye ou encore le Venezuela sont également concernés. Si les cours ne remontent pas rapidement, tous ces pays devront certainement prendre des mesures drastiques d’austérité, qui pourraient se traduire en crise sociale. Voire même en crise politique.

    Pour les groupes pétroliers
    Première conséquence pour les six majors occidentales du pétrole : une forte chute boursière. Depuis le début de l’année, leurs titres ont chuté entre 50% et 60%. Un baril à 20 dollars menace désormais leur rentabilité. Et devrait se traduire par une forte baisse des dépenses d’investissements, au moins à court terme en attendant un rebond des cours. Si les cours ne remontent pas, se posera certainement la question des généreux dividendes versés aux actionnaires. Mais la marge de manœuvre est étroite pour ne pas précipiter une nouvelle baisse en Bourse. L’impact s’annonce encore plus catastrophique pour les groupes parapétroliers, qui souffriront de la baisse des investissements.

  • si tu as un doute sur les priorités de la Nation, sache que…

    Défense : le salon Eurosatory est pour le moment maintenu
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/defense-le-salon-eurosatory-est-pour-le-moment-maintenu-842676.html


    Une décision concernant la tenue du salon Eurosatory ou son annulation sera prise avant fin avril.
    Crédits : Eurosatory

    Le salon international de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres Eurosatory maintient pour le moment ses dates du 8 au 12 juin.

  • Armement : la France confrontée à un renversement d’alliance en Arabie Saoudite
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-l-arabie-saoudite-une-terre-devenue-inamicale-pour-la-france-8409


    Mohammed ben Salman snobe la France
    Crédits : POOL New

    La France est hors jeu en Arabie Saoudite. Ses industriels de la défense sont de moins en moins consultés par Ryad pour les commandes d’armement.

    De claques en désillusions, la France ne sait vraiment plus à quels saints se vouer en Arabie Saoudite pour s’attirer les bonnes grâces du prince Mohammed ben Salman, dit MBS. En matière de ventes d’armes, elle est aujourd’hui distancée par l’Italie, l’Espagne et la Corée du Sud, très proche de vendre des corvettes à bas prix à Ryad. Les Etats-Unis restent évidemment hors concours. Autrefois, la France fournissait régulièrement au Royaume en tant que deuxième source d’approvisionnement des navires de guerre pour sa flotte de l’ouest et des systèmes Crotale pour sa défense aérienne courte portée. Ce n’est plus le cas depuis l’arrivée du prince MBS, dont l’origine des incompréhensions entre les deux pays remonte notamment à la place d’ODAS dans la relation entre les deux pays. Cette société, qui organisait les ventes d’armes entre Ryad et Paris, est en voie de dissolution à la demande de MBS. Mais elle continue de gérer les contrats en cours d’exécution.

    Les industriels français snobés
    Autre temps, autres fournisseurs. Les industriels français ne sont même plus conviés à participer aux « appels d’offres » saoudiens. Naval Group a été superbement ignoré par Ryad pour une commande de deux bâtiments de transport amphibie. Négocié depuis cet automne avec Navantia, qui était en février en Arabie Saoudite pour faire avancer les négociations avec la SAMI (Saudi Arabian Military Industries), un contrat pourrait être signé d’ici à l’été, selon nos informations.

    • A Paris, certains réfléchissent à un durcissement de la politique envers Ryad, car pour l’heure, la France assume vis-à-vis de son opinion publique, des médias et des ONG son soutien tant au régime autocratique de MBS qu’à la guerre qu’il a déclenchée au Yémen. Sans aucun retour. Cet altruisme jugé de plus en plus suicidaire politiquement pourrait ne pas durer éternellement, surtout à l’approche des présidentielles de 2022.

  • Boeing : des essais en vol prévus dans « quelques semaines » pour certifier le 737 MAX
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-des-essais-en-vol-prevus-dans-quelques-semaines-pour-certifier-le-7


    Reuters

    Les autorités de l’aviation civile américaine envisagent de procéder dans « quelques semaines » au vol de certification du Boeing 737 MAX, étape déterminante pour la remise en service de cet avion cloué au sol depuis bientôt un an, malgré un nouveau problème détecté récemment.

    Bientôt le bout du tunnel pour Boeing ? Peut-être. En tout cas les investisseurs y croient. Le cours de Bourse du géant américain a bondi ce jeudi de 3,60% ce jeudi après les déclarations de Steve Dickson, le patron de la Federal Aviation Administration (FAA), la direction de l’aviation civile américaine A Londres, devant les journalistes de l’Aviation Club, il a indiqué qu’un vol de certification du 737 MAX devrait intervenir dans « quelques semaines ». Une étape cruciale pour la remise en service du B737 MAX, interdit de vol depuis 11 mois, à la suite de deux accidents qui ont coûté la vie à 346 employés. Peu probable qu’il n’y ait qu’un vol néanmoins. En juin dernier, quand les autorités américaines et européennes envisageaient de certifier les solutions apportées par Boeing avant que de nouveaux problèmes apparaissent, il était question d’une campagne de plusieurs vols d’essais pendant une semaine. Suivra une période d’analyses des données des vols, puis en cas de feu vert à la remise en service à une formation des pilotes des compagnies aériennes sur simulateurs.

    Nouveau problème constaté, mais il serait mineur
    Selon Steve Dickson, la FAA a terminé il y a « plusieurs semaines » son audit des changements effectués par Boeing sur ce logiciel anti-décrochage. Boeing a fait état d’un nouveau problème sur le MCAS, mais il n’affecte pas le calendrier selon l’avionneur qui prévoit une remise en service mi-2020. Steve Dickson a confirmé de son côté qu’il ne pensait pas que cela retarde considérablement la remise en service.

    Un clignotant, censé ne s’allumer qu’en cas de dysfonctionnement du MCAS, s’est éclairé inopinément. 

    « Nous sommes en train de procéder à un changement du logiciel (...) pour nous assurer que le clignotant ne s’allume que quand il le faut », a souligné Boeing.

    Selon le directeur de la FAA, les différents organismes de sécurité aérienne internationaux vont probablement se mettre d’accord sur les corrections de conception nécessaires pour le retour en service du MAX. Même si le calendrier de la remise en service de l’avion risque de différer selon les zones géographiques, Steve Dickson a déclaré que les différents régulateurs étaient d’accord sur ce qui devait être corrigé."En ce qui concerne l’approbation de la conception, d’après tout ce que j’ai vu, je pense que nous aurons un alignement très solide", a-t-il déclaré.

  • Airbus prévoit de débourser 3,6 milliards d’euros pour solder les enquêtes de corruption
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/airbus-prevoit-de-debourser-3-6-milliards-d-euros-pour-solder-les-enquetes

    Le groupe d’aéronautique et de défense a annoncé mardi qu’il inscrirait une provision de 3,6 milliards d’euros dans ses comptes 2019 pour le paiement d’amendes lui permettant d’échapper à des poursuites pénales en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, « sous réserve d’approbation judiciaire » de ces accords dans les trois pays.

    Après avoir annoncé mardi matin avoir conclu un accord de principe avec le parquet financier français (PNF) et les autorités similaires britanniques et américaines permettant de clore les enquêtes pour des faits de corruption présumée, Airbus a précisé dans la soirée que « sous réserve d’approbation judiciaire, ces accords conduiront Airbus à inscrire une provision de 3,6 milliards d’euros dans ses comptes de l’exercice 2019 pour le paiement d’amendes potentielles aux autorités françaises, britanniques et américaines ». Soit un peu plus que les 3 milliards d’euros évoqués par le Financial Times lundi.

    Trois audiences vendredi
    Les audiences judiciaires devant valider les accords « doivent se tenir le 31 janvier » dans chacun des trois pays, selon Airbus. Pour la France, l’audience de validation de cette convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) doit se tenir vendredi après-midi devant le tribunal judiciaire de Paris, selon le PNF. Le SFO britannique a également confirmé la tenue d’une « audience publique » vendredi pour homologuer l’accord, dit de report de poursuites ("Deferred Prosecution Agreement"). Aux Etats-Unis, son homologation reste soumise à l’approbation « des tribunaux et de l’administration américains », selon l’avionneur.

    Avec ces transactions, Airbus écarte le risque d’une condamnation en tant que personne morale, qui aurait pu aboutir à une interdiction de participer à des appels d’offre publics aux Etats-Unis ou dans l’Union européenne. Mais ces accords ne protègent pas d’éventuelles poursuites les dirigeants impliqués. La Bourse de Paris a salué cet accord en début de séance, le titre Airbus gagnant près de 3% dans les premiers échanges. Il a clôturé sur un gain de 1,01%, similaire à celui du CAC 40.

    Recours à des intermédiaires
    Airbus fait l’objet depuis des années d’enquêtes anticorruption sur sa façon de recourir à des intermédiaires pour ses ventes d’avions de ligne, une pratique qui n’a plus cours depuis 2014 selon ses dirigeants. L’affaire est en fait née de l’auto-dénonciation d’irrégularités en 2016 par le patron de l’avionneur à l’époque, Tom Enders, auprès du SFO.

    En 2014, les services de conformité d’Airbus avaient commencé à mettre au jour des « inexactitudes et des omissions concernant les informations fournies » aux agences d’assurance-crédit à l’exportation britannique, française et allemande pour qu’elles garantissent certains contrats, explique Airbus dans son rapport financier 2018.

    Airbus avait notamment relevé qu’un certain nombre de transactions effectuées par une entité interne, baptisée Strategy and Marketing Organization (SMO), n’étaient pas conformes. La SMO, qui était chargée de gérer les intermédiaires dans les contrats avec certains pays, a depuis été dissoute. L’avionneur avait découvert des contradictions dans des montants de commissions de consultants et établi que les agents commerciaux dans certaines transactions n’avaient pas été identifiés auprès des agences d’aide à l’export.

    Le Serious Fraud Office (SFO) a ouvert une enquête et en a informé Airbus en août 2016, le Parquet national financier (PNF) français faisant de même cet été-là, prévenant Airbus en mars 2017. Puis le ministère américain de la Justice (DoJ) a à son tour ouvert une enquête relative aux faits dénoncés auprès du SFO et du PNF. Airbus concluant ses contrats en dollars, la menace d’une condamnation pénale américaine pouvait s’avérer dévastatrice pour l’avionneur. Parallèlement, la justice américaine soupçonnait Airbus de n’avoir pas obtenu les autorisations nécessaires pour exporter des armements contenant des composants américains.

    Approuvée par le comité exécutif et le conseil d’administration du groupe, la décision de se dénoncer auprès des autorités judiciaires visait à mettre le groupe à l’abri d’éventuelles poursuites, notamment américaines, grâce aux dispositions contenues dans les législations britannique (UK Bribery Act) et française (loi Sapin II).

    « Les enquêtes des autorités mentionnées ci-dessus concernent des accusations de corruption ainsi que des déclarations inexactes faites aux autorités américaines en vertu du règlement américain sur les exportations de matériel militaire (International Traffic in Arms Regulations, ITAR) », a indiqué Airbus dans son communiqué.
    L’ouverture des enquêtes pour corruption a contribué à accélérer le renouvellement de la direction d’Airbus ces dernières années, le groupe paraissant soucieux de présenter de nouveaux visages aux autorités dans l’espoir de conclure plus facilement des accords amiables, selon des sources. Airbus s’est séparé en 2018 de plus de 100 salariés.

  • Montant des pertes liées au 737 MAX : « ça va être un désastre absolu », prédit un analyste
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/montant-des-pertes-liees-au-737-max-ca-va-etre-un-desastre-absolu-predit-u


    Photo d’illustration. La dette de Boeing s’élevait à 25 milliards de dollars au 30 septembre 2019, en hausse de 31,6% sur trois mois.
    Crédits : Reuters

    Le 737 MAX devrait causer à Boeing sa première perte en 22 ans. Le constructeur américain devrait dévoiler, ce mercredi, une évaluation des dégâts financiers engendrés depuis le début de la crise.

    Les déboires du 737 MAX ont terni la réputation de Boeing. Ils menacent désormais de détériorer ses finances. Dix mois après le début de cette crise inédite, l’avionneur devrait dévoiler, ce mercredi, une estimation de l’ardoise, qui se chiffrera en milliards de dollars.

    Le constructeur aéronautique américain, qui a un nouveau patron, David Calhoun, depuis le 13 janvier, publie dans la journée ses résultats annuels, très attendus par les marchés impatients d’avoir une évaluation des dégâts financiers causés par le 737 MAX.

    « Ça va être un désastre absolu », anticipe Robert Stallard, analyste chez Vertical Research.

    Première perte nette depuis 1997
    Le géant de Seattle, qui a cédé en 2019 la couronne de premier avionneur civil mondial à l’européen Airbus, devrait essuyer une perte nette, ce qui n’est pas arrivé depuis 1997. Cette année-là, Boeing avait accusé un déficit de 178 millions de dollars, en raison d’une charge de 1,4 milliard de dollars liée à sa fusion avec son compatriote et concurrent McDonnell Douglas.

    En tout, le fabricant de l’emblématique 747 n’a enregistré que trois exercices déficitaires - 1946, 1995 et 1997 - en 104 ans d’histoire.

    Pourtant en 2018, Boeing avait dégagé un bénéfice net de 10,5 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires record de 101 milliards.

    C’était avant qu’il ne soit contraint de passer des charges en raison de l’immobilisation au sol du 737 MAX depuis le 13 mars 2019 après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts.

    Le manque à gagner est d’environ 1 milliard de dollars par mois, calculent les analystes de JPMorgan.

    La facture totale devrait s’élever entre 16 et 25 milliards, estiment les analystes. Des chiffres qui prennent également en compte les coûts de production, Boeing ayant continué à fabriquer le MAX jusqu’en décembre ; les aides potentielles aux sous-traitants en difficulté, tel Spirit AeroSystems, et des indemnités aux compagnies aériennes affectées.

    Le MAX ne revolera pas avant mi-2020
    Ils excluent en revanche des accords potentiels avec les familles des victimes et les autorités américaines, qui enquêtent sur les accidents et le développement du MAX.

    L’ardoise au 30 septembre s’élevait déjà à 9,2 milliards de dollars, dont 5,6 milliards en compensations aux compagnies.

    Les actionnaires devraient être épargnés : le dividende annuel de 3,9 milliards de dollars promis devrait subsister, bien que Boeing ait terminé 2019 avec une chute de 53% des livraisons et un carnet de commandes dans le rouge (-87 appareils civils nets), une première en plus de dix ans.

    « Nous allons le maintenir tel quel à moins que quelque chose de dramatique ne survienne », a assuré la semaine dernière David Calhoun.

    Cet ancien cadre dirigeant de General Electric (GE) a remplacé Dennis Muilenburg, limogé pour une gestion de crise jugée calamiteuse, et a promis la transparence et un changement de culture.

    Le système anti-décrochage MCAS a été mis en cause dans les deux tragédies du MAX. De plus, d’autres problèmes, dont un défaut sur un microprocesseur, un autre sur des câblages électriques et un troisième lié au logiciel s’assurant du bon fonctionnement du MCAS au démarrage, ont été détectés.

    Boeing a repoussé à la mi-2020 une remise en service du MAX et espère en reprendre la production, suspendue depuis le début de l’année, quelques mois auparavant. L’incertitude entoure encore les livraisons.

    Un prêt de 12 milliards de dollars
    Outre l’absence de rentrées d’argent, la crise du MAX vide également les caisses de Boeing, qui a vu sa trésorerie disponible fondre à 1,6 milliard au troisième trimestre 2019 comparé à 11,1 milliards à la même période de 2018.

    Or l’avionneur doit finaliser, d’ici mars, le rachat de 80% de la branche aviation civile du groupe brésilien Embraer, opération dont le prix s’élève à 4,2 milliards de dollars.

    Les agences de notation Moody’s et S&P Global Ratings ont menacé récemment d’abaisser la note de solidité financière. La dette de Boeing s’élevait à 25 milliards de dollars au 30 septembre 2019, en hausse de 31,6% sur trois mois.

    Pour faire face aux coûts du MAX, l’avionneur est parvenu à sécuriser un prêt d’au moins douze milliards de dollars auprès de grandes banques américaines, ont indiqué à l’AFP des sources bancaires.

    Boeing, qui peut toujours compter sur sa branche militaire et sa division aérospatiale, n’a pas souhaité commenter.

    • Max Keiser sur RT.com qualifie Boeing de mort-vivant et explique que le management utiliserait les financements pour racheter les actions en Bourse et manipuler les cours (ils doivent être gavés de stock options…)

      Boeing a garbage company that is just a walking zombie – RT’s Keiser Report — RT Business News
      https://www.rt.com/business/479396-boeing-garbage-company-walking-zombie

      US aerospace giant Boeing has secured commitments on over $12 billion in financing from more than a dozen banks, the media reported citing people familiar with the matter.
      The company buys back their own stock with cheap money from the Federal Reserve, Max Keiser said on RT’s Keiser Report. The money which was supposed to help the struggling firm is in fact disenfranchising it. “On the other side are executives, who are getting that money from the Fed directly into their pocket..,” Keiser notes.

      He says “Boeing now is no longer a viable company,” explaining: “So bad in fact that even money at zero percent is not going to help them recapitalize this garbage company now, Boeing, that’s worthless, essentially it’s insolvent.

      There are a lot of zombie companies in the S&P 500 that are like Boeing, he adds. “Executives stole all the equity passed through cash from the Fed at zero percent interest rates… and now they are just this walking zombie…

      Bon, c’est RT.com et c’était pointé hier par @dedefensahttps://seenthis.net/messages/823000

    • Ha oui j’ai aussi entendu parler d’une faillite imminente. Mais ce serait supposer une grande perturbation dans la force du complexe militaro-industriel.

    • Un zombie, dans un environnement de zombies, ça reste un truc qui tient debout et qui paraît normal :-)

      La vraie information récente, à mon sens, c’est que finalement, la FAA semble prête à accélérer le calendrier de retour en vol. Mais cette information est muette sur les autorités du reste du monde. C’est une information borgne, permettant au cours de l’action de ne pas se dégrader autant qu’elle le devrait.