• la Croix Mobile
    http://m.la-croix.com/Actualite/France/Un-rapport-preconise-de-liberer-les-detenus-souffrant-de-troubles-mentau

    Un rapport préconise de libérer les détenus souffrant de troubles mentaux

    Un groupe de travail mis en place par Christiane Taubira préconise, dans un rapport non encore publié auquel La Croix a eu accès, de suspendre les peines de détenus atteints de troubles psychiatriques.

    Libérer les malades mentaux, telle est l’une des propositions phare du groupe de travail « Santé-Justice » mis en place l’an dernier par Christiane Taubira et Marisol Touraine. Dans un rapport remis récemment aux deux ministres, le groupe d’experts préconise d’étendre le dispositif des suspensions de peine aux détenus présentant des « troubles de nature psychiatrique ».

    Une proposition détonante qui pourrait, à terme, bouleverser la physionomie des prisons. On évalue en effet entre 20 et 30 % le pourcentage de détenus souffrant de troubles psychotiques (schizophrénie, psychose, paranoïa, bouffées délirantes aiguës, etc.)

    Très peu de condamnés libérés en 2012

    Les libérations pour raison médicale restent pour l’heure extrêmement limitées. Seuls 253 condamnés en ont bénéficié en 2012, un nombre infime si on le rapporte aux 90 982 personnes placées sous écrou cette même année. Ces libérations ont été prononcées dans deux cas de figure : soit le pronostic vital du détenu était engagé, soit son état de santé était jugé « durablement incompatible avec le maintien en détention ».

    Ce dernier point fait pour le moment l’objet d’une lecture très restrictive  : les médecins n’envisagent souvent la santé du détenu que sous l’angle somatique, et non sous l’angle psychique. Une aberration pour le groupe de travail, qui préconise de réécrire l’article codifiant les suspensions de peine (720-1-1 du code de procédure pénale) afin d’en étendre le périmètre.

    #prison #santé #justice


  • Mémoire de la Shoah : le travail de détenus primé - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2014/01/20/memoire-de-la-shoah-le-travail-de-detenus-prime_974302

    Mémoire de la Shoah : le travail de détenus primé

    Menés par leur prof, Nathalie de Spirt, des mineurs de Fleury-Mérogis se voient récompensés par le prix Annie et Charles Corrin.

    « Au début du projet, deux de mes élèves savaient ce qu’étaient le nazisme et Hitler. Les deux autres pensaient que c’était quelque chose de pas bien. Mais ils auraient été incapables de dire de quel pays venait Hitler » : Nathalie de Spirt, prof d’histoire-géo au centre scolaire de la prison de Fleury-Mérogis, a de quoi être fière du chemin parcouru. Le travail de son petit groupe de détenus - un abécédaire du sport sous le nazisme - vient d’être récompensé par un prix sur l’enseignement de la Shoah, ex-aequo avec celui de lycéens parisiens de Montaigne. « A Fleury, je me sens comme une institutrice républicaine », confie Nathalie de Spirt qui s’apprête à recevoir, jeudi, le prix Annie et Charles Corrin, créé en 1990 par ce dernier, un survivant d’Auschwitz. Absents, ses élèves seront représentés par une vidéo où ils sont filmés de dos.

    Après avoir officié dix-huit ans dans des établissements classiques, cette enseignante tout en modestie a choisi il y a deux ans d’enseigner à Fleury-Mérogis : « On se sent bien plus utile. » A l’heure des dérapages de Dieudonné, l’attribution de ce prix à de jeunes détenus - l’un a moins de 16 ans, les trois autres ont entre 16 et 18 ans - illustre le rôle méconnu de l’Education nationale en prison. Elle rappelle aussi la place clé qu’occupe l’école dans la transmission de la mémoire, et dans la lutte contre toutes les formes d’ignorance qui font le lit des extrémismes.

    #prison #enseignement #Shoah


  • Sept ans après l’affaire Enis, qu’est devenue la « rétention de sûreté » ? - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2014/02/25/sept-ans-apres-l-affaire-enis-qu-est-devenue-la-retention-de-surete_98259

    Sept ans après l’affaire Enis, qu’est devenue la « rétention de sûreté » ?

    Le contrôleur général des lieux de privation de liberté demande des éclaircissements sur ce dispositif de « prison après la prison », prévu pour les détenus à la « dangerosité caractérisée ».

    C’est une révolution juridique qui trouve son origine dans un fait-divers. Le 15 août 2007, Enis, 5 ans, est enlevé et violé à Roubaix. L’auteur du crime s’appelle Francis Evrard. Il a 60 ans et sort tout juste de dix-huit ans de prison pour viol aggravé. Branle-bas-de-combat au sommet de l’Etat : Nicolas Sarkozy, tout juste élu à la présidence de la République, veut une loi pour empêcher les criminels sexuels « de recommencer de tels actes une fois purgée leur peine de prison ».

    Quelques mois plus tard, la rétention de sûreté voit le jour. Une mesure d’un genre nouveau, qui instaure une peine après la peine, en s’appuyant sur le concept (très en vogue) de « dangerosité ». Elle permet, « à titre exceptionnel », d’enfermer un criminel après qu’il a purgé sa peine, à condition que celui-ci ait été condamné à quinze ans de prison minimum et qu’il présente une « particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de récidive ». Le placement en rétention, d’une durée d’un an, peut être renouvelé indéfiniment.

    Six ans après le vote de la loi du 25 février 2008, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) s’est pour la première fois penché sur ce régime très polémique, que le candidat François Hollande s’était engagé à abroger. Dans un avis de six pages, que Libération a pu consulter, Jean-Marie Delarue livre un compte-rendu clinique et critique. Demandant des « éclaircissements sur la nature du régime applicable », il s’interroge également sur le « bien-fondé d’une privation de liberté » dans certains cas, avant de plaider pour un « sérieux enrichissement de la prise en charge actuellement pratiquée ».

    #CGLPL #rétention_sûreté #prison


  • L’OIP s’inquiète de « l’impasse sur les prisons » du projet de réforme pénale | Libertés surveillées
    http://libertes.blog.lemonde.fr/2013/11/05/loip-sinquiete-de-limpasse-sur-les-prisons-du-projet-de-reform

    L’OIP s’inquiète de « l’impasse sur les prisons » du projet de réforme pénale❞

    L’OIP est inquiète : le projet de réforme pénale adopté le 9 octobre en conseil des ministres « fait l’impasse sur une préconisation essentielle de la conférence de consensus : réformer la prison ».

    Le jury de la conférence de consensus sur la prévention de la récidive, qui a rendu ses conclusions en février au premier ministre, appelait à « une réforme profonde des conditions d’exécution de la peine privative de liberté », et le candidat Hollande avait lui aussi souhaiter « adapter les lieux d’enfermement à leur objectif de réinsertion dans la société ». L’observatoire international des prisons constate qu’il n’en est plus vraiment question dans le projet de réforme pénale.

    Pour l’association, les prisons restent régies « par une logique archaïque de bannissement et de châtiment » ; « les conditions de survie en milieu carcéral sont antinomiques avec la prise de conscience, la sociabilisation et l’acquisition des compétences », autant « d’effets nocifs, qui favorisent la récidive ».

    L’OIP publie ainsi une longue note, restée sans suite, adressée au ministère de la justice en juin dernier, en soulignant 12 points, inspirés des principes préconisés par le Conseil de l’Europe.

    #prison #réforme_pénale#OIP


  • Manifeste des 343 salauds : « Nous ne sommes pas vos putes » - L’EXPRESS
    http://www.lexpress.fr/actualite/manifeste-des-343-salauds-l-abjection-n-a-plus-de-limites_1295514.html

    Manifeste des 343 salauds : « Nous ne sommes pas vos putes »

    Par Morgane Merteuil

    fallait s’y attendre, la médiocrité des débats sur le travail sexuel, savamment entretenue par celles et ceux qui n’ont aucun intérêt à ce que les véritables enjeux de celui-ci soient abordés, ne pouvait que nous mener à l’abjection. Après l’article de Causette et ses 55 bonnes raisons de ne pas aller aux putes, c’est Causeur qui prend le relai avec son manifeste des 343 clients.

    Abjecte, la référence au manifeste des 343 salopes : lorsqu’en 1971, 343 femmes ont pris la parole pour dire qu’elles avaient avorté, elle défiaient alors les lois et l’ordre moral ; elles annonçaient que malgré les risques qu’elles prenaient, rien ni personne ne les empêcherait de disposer de leur corps. Et les risques étaient grands, alors, non seulement en termes de stigmatisation, de répression pénale, mais surtout, parce qu’en avortant dans des conditions clandestines, c’est leur vie que ces femmes risquaient. Beaucoup l’ont perdue, d’ailleurs, et continuent de la perdre aujourd’hui, faute d’accès légal à l’IVG. Que risquent ces 343 clients aujourd’hui ? RIEN. Et ne venez pas nous parler des peines inscrites dans la loi, qui ne seront appliquées au mieux que 3 fois pour l’exemple, car elles n’ont en réalité d’autres buts que de forcer les putes à toujours plus se cacher.

    Abjecte, votre refus de reconnaître vos privilèges, et votre discours anti-féministe qui voudrait nous faire croire que vous êtes les pauvres victimes des progrès féministes : alors que vous défendez votre liberté à nous baiser, nous en sommes à défendre notre droit à ne pas crever. La pénalisation des clients, en ce qu’elles condamne de nombreuses femmes à toujours plus de clandestinité, n’est certainement pas un progrès féministe, et c’est à ce titre qu’en tant que putes nous nous y opposons. Car c’est bien nous putes, qui sommes stigmatisées et insultées au quotidien parce que vendre des services sexuels n’est pas considéré comme une manière « digne » de survivre. Nous, putes, qui subissons chaque jour les effets de la répression. Nous, putes, qui prenons des risques pour notre vie, en tant que clandestines dans cette société qui ne pense qu’à nous abolir. Alors n’inversez pas les rôles, et cessez donc de vous poser en victime, quand votre possibilité d’être clients n’est qu’une preuve du pouvoir économique et symbolique dont vous disposez dans cette société patriarcale et capitaliste.

    Abjecte, enfin, mais dans un style qui n’a rien à envier aux abolitionnistes que vous prétendez combattre, votre paternalisme, lorsque vous énoncez « touche pas à ma pute » : nous ne sommes les putes de personne, et encore moins les vôtres.❞

    #strass


  • PHOTOS. Ce que nous racontent les murs des prisons françaises - Le Point
    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/laurence-neuer/photos-ce-que-nous-racontent-les-murs-des-prisons-francaises-02-11-2013-1751

    PHOTOS. Ce que nous racontent les murs des prisons françaises

    Mettons un instant entre parenthèses les rapports pointant les effets délétères de la surpopulation carcérale et la vétusté des prisons françaises. Et ouvrons les yeux sur les trésors laissés par des générations de prisonniers sur les murs des centrales et des maisons d’arrêt. Sur tout ce que l’enfermement et la solitude ont été capables de féconder au-delà des graffitis et tags de protestation. Le visage fabuleusement émancipé de ce monde clos est livré dans un album inédit de 400 pages : Prisons : patrimoine de France*.


    « La prison dope l’imaginaire »

    Son auteur, le magistrat Étienne Madranges, a visité les cellules, jardins, cachots, donjons, lieux de culte, ateliers, souterrains, etc., de plus de 400 édifices pénitentiaires et immortalisé chaque parcelle du patrimoine artistique découvert, aussi immense que méconnu. « En regardant les 60 000 clichés pris lors de mes visites, je me suis rendu compte que les prisons n’étaient pas seulement des lieux de sanction et de réinsertion, des lieux de souffrance et d’espoir, des parloirs, des cellules et des ateliers, mais aussi des lieux de grande créativité, d’imagination artistique, d’épanouissement intellectuel même », témoigne l’auteur. Après tout, pourquoi l’imaginaire serait-il plus limité ici qu’ailleurs ? « Les détenus n’ont rien d’autre pour les distraire que cette invitation à développer leur art. Paradoxalement, la prison dope leur imaginaire, c’est un lieu de découverte de ses talents artistiques », décrypte Étienne Madranges.

    Ce fut même, pour certains détenus, artistes sans le savoir, un tremplin vers une carrière internationale. Mais ces graines d’artistes ne façonneraient pas de tels trésors sans « le formidable investissement de l’ensemble du personnel d’encadrement, des surveillants aux professeurs d’art plastique en passant par les travailleurs sociaux », relève le magistrat. « En faisant ce livre, c’est un hommage que je rends à l’administration pénitentiaire qui rend possible une telle créativité artistique. »

    #prison #art



  • Aux Etats-Unis, 10.000 détenus bientôt libérés par manque de moyens - Infos - Replay
    http://videos.tf1.fr/infos/2013/aux-etats-unis-10-000-detenus-bientot-liberes-par-manque-de-moyens-824434

    C’est une décision de La Cour suprême : l’administration pénitentiaire de Californie va devoir libérer 10.000 prisonniers. En cause, le manque de moyens alloué à l’Etat qui ne peut plus « accueillir » dignement les détenus dans des prisons surpeuplées.

    Un pas vers le contrôle des sous-traitants ou un moyen de pression pour augmenter le budget de la sous-traitance ?

    #prison #Etats-unis


  • Paris, le 9 août 2013

    Communiqué OIP : Le boulet fiscal d’un sortant de prison

    41 603 euros d’impôts sur le revenu : c’est la somme réclamée à un sortant de prison sur la base d’une saisie effectuée lors de son arrestation. Au cours de son interpellation pour trafic de stupéfiants (il a reconnu vendre du cannabis depuis 3 ans), les services de police avaient saisi chez Y.B. 60 700 euros en espèces et 305 grammes de résine de cannabis (d’une valeur estimée à 1 067 euros). Il se voit ainsi réclamer des impôts sur des revenus tombés dans les caisses de l’Etat, au risque d’entraver ses nombreuses démarches de réinsertion depuis sa sortie de prison le 19 décembre 2012.

    Sorti de prison sans ressource et sans logement stable après un an et demi de détention, Y.B. s’est engagé dans un parcours de réinsertion, dans le cadre d’une mesure de sursis avec mise à l’épreuve. Il obtient un emploi en contrat aidé dans une entreprise d’insertion, rémunéré au SMIC. Un travail qu’il parvient à assumer en dépit de périodes sans logement et d’autres en hôtel à 650 euros par mois. A partir de juin 2013, une association lui fournit un hébergement dans un appartement collectif, moyennant participation financière.

    Un parcours qui se trouve aujourd’hui compromis par les exigences de la Direction générale des finances publiques de lui verser une somme astronomique. Quelques jours avant sa libération, Y.B. a reçu une mise en demeure de la Direction générale datée du 5 décembre 2012 lui indiquant : « en application des dispositions du Code général des impôts, vous êtes présumé avoir perçu un revenu imposable équivalent à la valeur de ces biens » (espèces et cannabis saisis lors de son interpellation). Lui sont demandés 23 933 euros au titre de l’impôt sur le revenu et 15 227 euros au titre des prélèvements sociaux (CSG, contribution au remboursement de la dette sociale…). Le tout sera majoré à plusieurs reprises pour défaut de paiement, pour atteindre au 26 juillet 2013 la somme de 41 603 euros.

    A sa sortie, Y.B. engage auprès des services fiscaux une demande de délai de paiement. Un échéancier de 50 euros par mois lui est accordé pour sa dette d’impôt sur le revenu. Mais en juillet, son salaire est intégralement saisi pour le paiement des prélèvements sociaux, causant en outre un prélèvement de 106 euros de sa banque pour les frais d’avis à tiers détenteur. Si Y.B. « était soucieux de régulariser ses dettes, il se retrouve aujourd’hui sans ressource tout en travaillant », déplore son travailleur social. Ajoutant qu’il ne peut plus assurer le paiement de sa participation à l’hébergement à l’association qui le prend en charge, ni « acheter son Pass Navigo pour se rendre au travail ». Pour parfaire le caractère absurde de la situation de Y.B., le niveau de revenu porté sur son avis d’imposition lui interdit l’accès à toute prestation sociale.

    A deux reprises, le travailleur social de Y.B. a adressé un courrier aux ministres de la Justice et de l’Economie et des Finances. Il leur indique que cette situation « met à mal l’insertion de Y.B » et qu’il paraît « ubuesque » de payer l’impôt sur un revenu saisi et « issu d’un trafic » pour lequel il a été condamné. Il ajoute que « le signal envoyé par l’administration fiscale » lui paraît « être à l’opposé des conclusions de la conférence de consensus sur la lutte contre la récidive ». Et de son travail d’accompagnement socio-éducatif, « où l’accent est mis sur la réinsertion afin d’éviter la récidive ». Deux courriers restés à ce jour sans réponse, alors que Y.B. n’en voit « plus le bout » et se demande désormais s’il va « réussir à s’en sortir ».

    #prison #reinsertion #administration_fiscale #petite_entreprise #OIP


  • L’évadé de la prison de Sequedin prend juste des « vacances »... - Lindépendant.fr
    http://www.lindependant.fr/2013/07/19/l-evade-de-la-prison-de-sequedin-prend-juste-des-vacances,1776794.php

    L’évadé de la prison de Sequedin prend juste des « vacances »...

    Il s’est évadé de la prison de Sequedin, dans le Nord, mardi, en faussant compagnie aux policiers qui le ramenaient au centre pénitentier. Mais sa cavale ne devrait pas durer trop longtemps puisque Mohamed prend seulement des ... « vacances ». C’est en tout cas ce que son frère, Aïssa, a déclaré à nos confrères de La Voix du Nord. Le fugitif aurait l’intention de regagner sa cellule « à la rentrée ».

    « Oui, on s’est vus (mercredi) midi, on s’est promenés au soleil, en plein centre-ville de Lille. On n’a pas mangé, comme c’est le Ramadan », a précisé le jeune homme au quotidien qui lui demandait s’il avait des nouvelles de son frère, en cavale depuis quelques jours.

    La Voix du Nord n’a pas manqué de lui demander si son fugitif de frère avait conscience du risque de voir sa peine rallongée après ces congés estivaux. Ce à quoi le jeune homme a rétorqué : « il fait ce qu’il veut. Il m’a dit ’je fais mes vacances, je rentre en prison à la rentrée’ ». Avant d’ajouter : « J’aurais fait la même chose, c’est tentant. A Sequedin, il dort par terre, dans sa cellule, avec deux Irakiens qui ne parlent même pas français ».

    #prison #évasion #vacances


  • Les petites virées des détenus guyanais
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/21/01016-20130721ARTFIG00183-les-petites-virees-des-detenus-guyanais.php

    Les petites virées des détenus guyanais

    Dans le département d’origine de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, trois prisonniers se sont offert récemment une petite virée à l’extérieur du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, a appris Le Figaro. « Le 14 juillet, vers 15 h 30, un collègue posté sur un mirador a remarqué trois détenus qui escaladaient le mur d’enceinte pour réintégrer l’établissement », raconte Diokine Gomis, secrétaire départemental du syndicat FO-pénitentiaire. « Il semble qu’ils soient sortis régler des comptes, car la femme de l’un d’entre eux avait été frappée, poursuit ce surveillant. Au passage, ils ont rapporté une bouteille de whisky, une autre de vodka et deux téléphones portables. Ils auraient tout aussi bien pu ramener des armes… »

    Une dizaine de jours plus tôt, FO avait une nouvelle fois soulevé le problème des gardes au quartier de semi-liberté de Rémire-Montjoly, qui accueille les détenus en fin de peine bénéficiant d’aménagements pour exercer en journée, du lundi au vendredi, une activité à l’extérieur de l’établissement. « Il n’y a pas de surveillant la nuit, le week-end et les jours fériés, s’émeut Diokine Gomis. Cela dure depuis plusieurs années, on ne nous donne pas les moyens de faire correctement notre travail ! »

    #prison #Guyane #petite_virée


  • Stérilisations forcées dans les prisons pour femmes en Californie | Slate.fr
    http://www.slate.fr/life/75081/sterilisations-prisons-pour-femmes-californie

    Stérilisations forcées dans les prisons pour femmes en Californie

    Une enquête du Center for Investigative Reporting (CIR), publiée le 7 juillet, révèle la pratique d’opérations de stérilisation dans des prisons pour femmes en Californie, sans autorisation de l’Etat fédéral. Au moins 148 femmes ont été opérées entre 2006 et 2010, en violation de la législation carcérale, et l’organisme évoque 100 autres cas probables datant de la fin des années 1990.

    Une base de données sur les services médicaux destinés aux prisonniers de l’Etat de Californie indique le versement de 147.460 dollars à des médecins pour pratiquer ces opérations entre 1997 et 2006.

    Anciennes détenues et militants pour le droit des prisonniers affirment que les femmes ont été forcées par l’administration pénitentiaire, qui ciblait les femmes enceintes susceptibles de revenir en prison, à subir ces opérations. Elles auraient été victimes de pressions psychologiques de la part du médecin de l’établissement, qui leur expliquait qu’il serait irresponsable de prendre le risque d’une nouvelle grossesse.

    James Heinrich, médecin qui a pratiqué ces opérations, affirme avoir rendu un grand service à ces femmes pauvres qui n’auraient pas été en mesure d’assumer une maternité supplémentaire. Il ajoute que le coût des opérations est marginal comparé à celui de la prise en charge des enfants qui seraient venus au monde sans ces interventions.

    #prison #Californie #Stérilisations_forcées #Femme


  • « Des surveillants en armure passaient les détenus à tabac » - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2013/07/04/des-surveillants-avec-casque-et-armure-passaient-a-tabac-les-detenus_9158

    « Des surveillants en armure passaient les détenus à tabac »

    Interview Samuel Gautier de l’Observatoire des prisons dénonce des actes de maltraitances à l’égard de détenus, commis en quasi impunité dans une prison près de Lyon.
    Recueilli par Marie Piquemal

    L’Observatoire international des prisons rend public ce jeudi un rapport confidentiel de l’Inspection des services pénitentiaires datant de 2011. Les faits décrits sont accablants. Des gardiens de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, près de Lyon, auraient commis pendant plus d’un an des actes de violences graves à l’encontre de détenus, dans l’impunité quasi-totale. « Le système de maltraitance de détenus mis en place entre avril 2009 et juillet 2010 est avéré », assure l’OIP qui dénonce « l’inertie des autorités judicaires et de contrôle permettant à de graves abus de perdurer ». Samuel Gautier, chargé d’enquête à l’Observatoire, explique.
    Les faits remontent à quatre ans. Quand avez-vous pris connaissance de ce qu’il se passait ?

    Assez rapidement, en fait. Nous avons commencé à recevoir des courriers de détenus se plaignant des conditions de traitement. C’était en mars-avril 2010. Les faits qu’ils décrivaient étaient particulièrement graves, comme ce prisonnier qui reçoit un coup de tête par un agent pénitentiaire pour une banale histoire d’ouverture de porte. Cet autre passé à tabac, et qui s’en est sorti avec un traumatisme crânien et un nez cassé. Plusieurs racontaient les humiliations, les privations répétées et sans jusitifications. Certains surveillants entraient même dans les cellules avec casque et armure (comme les CRS) avant de donner coups de pieds et coups de poings.

    #prison #maltraitance #OIP


  • Nicolas en prison : horrifiée, la droite découvre les effets de ses lois | Derrière le barreau | Rue89 Les blogs
    http://blogs.rue89.com/derriere-le-barreau/2013/06/24/nicolas-en-prison-horrifiee-la-droite-decouvre-les-effets-de-ses-lois-2


    Nicolas en prison : horrifiée, la droite découvre les effets de ses lois

    Le tribunal correctionnel de Paris a condamné un opposant au « mariage pour tous » à quatre mois de prison dont deux mois ferme. Le tribunal a jugé utile d’ordonner un mandat de dépôt à l’encontre de ce jeune homme de 23 ans, coupable de « rébellion » et qui se trouve donc écroué à la maison d’arrêt indigne et surpeuplée de Fleury-Mérogis.

    L’opposition se mobilise car ce garçon, Nicolas, serait un « prisonnier politique ». C’est vrai. Prisonnier d’une politique pénale instituée par la droite et que l’actuelle ministre de la Justice Christiane Taubira ne destitue pas.

    Cette politique pénale fait qu’aux comparutions immédiates de Paris, on n’attend pas « trois fois rien » pour incarcérer, une fois rien suffit : un vol à l’étalage ou un mot trop haut et c’est le mandat de dépôt.
    La droite découvre que la justice n’est pas laxiste

    Fière en son temps de brandir le nombre croissant d’interpellations, on pourrait croire que la droite se réjouirait de ce cas exemplaire : infraction-arrestation-sanction. Mais théoricienne du complot, elle préfère dénoncer « les harcèlements arbitraires des forces de l’ordre dont seraient victimes les manifestants contre la loi Taubira ».

    Les anti-mariage pour tous se mobilisent, ils sont choqués par une condamnation choquante : deux mois ferme pour une rébellion… Ils ont raison. La droite découvre donc que la justice n’est pas laxiste.

    Ludovine de la Rochère, présidente du mouvement anti, est « bouleversée par ce qui est arrivé à ce jeune homme » : il lui fallait donc un frère de droite pour s’identifier. Mais que dit-elle sur tous ceux qui ont précédé, ceux qui ont suivi, qui prennent quatre mois pour un petit délit ? Est-ce que pour eux, la prison sert de leçon ?

    #prison


  • Cellules de rattrapage à Fleury-Mérogis - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2013/06/27/cellules-de-rattrapage-a-fleury-merogis_914297

    Cellules de rattrapage à Fleury-Mérogis

    « J’ai jamais été branché école, je suis un manuel. J’ai été jusqu’au BEP [brevet d’enseignement professionnel, ndlr] menuiserie et après, j’ai travaillé à la Poste. Si on m’avait dit un jour que je retournerais à l’école, en plus alors que je suis en prison… » Pierre (1), 30 ans, s’étonne lui-même. Un an après son incarcération à Fleury-Mérogis, il a décroché le DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires), l’équivalent du bac pour des personnes sorties du système scolaire. Et aujourd’hui, il fait une demande pour s’inscrire en licence d’histoire - « j’aime bien cette matière, ma sœur a une maîtrise ».

    Assis derrière un bureau, Pierre a l’air moins intimidé que les deux autres détenus à côté de lui, étudiants également, par la nuée de visiteurs officiels et de journalistes qui se pressent dans la salle de classe de la prison. Manifestement heureux d’échanger, il raconte en détail son emploi du temps : « Lundi matin, j’ai histoire ; l’après-midi cercle de lecture ; mardi matin, c’est la philo » , etc. « Etudier en prison, c’est une chance à saisir parce que le scolaire, c’est jamais perdu, dit-il. En sortant, je vais reprendre le travail, ça peut aider. » « C’est aussi une manière de prouver que malgré les erreurs de parcours, on est capable de faire quelque chose » , ajoute ce détenu à l’expression châtiée.

    #prison #scolarité


  • Un juge veut remettre un détenu en liberté pour conditions de détention indignes
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/27/01016-20130627ARTFIG00423-prison-insalubre-un-detenu-pourrait-etre-libere.p

    Un juge veut remettre un détenu en liberté pour conditions de détention indignes

    Un juge d’instruction a demandé la remise en liberté d’un détenu de Bois-d’Arcy dans les Yvelines, considérant que ses conditions de détention étaient indignes. Le procureur de la République a fait appel.
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    Neuf mètres carrés pour deux détenus, un trou au plafond qui laisse passer la pluie et le vent et une configuration de cellule qui limite les déplacements, forçant ses occupants à rester allongés la plupart du temps. C’est face à cette situation qu’un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Versailles a ordonné la remise en liberté d’un détenu de la prison de Bois-d’Arcy, dans les Yvelines, rapporte Europe 1, jeudi.

    C’est à l’occasion d’un interrogatoire, pour lequel elle s’est rendue à la maison d’arrêt, que la magistrate a été témoin des conditions de détention indignes du détenu qu’elle devait interroger. Son avocat, Me Stéphane Sebag, présent également, confirme au Figaro que « ce sont des conditions effroyables et dégradantes » et qu’il n’est « pas possible de se mouvoir ». Il précise que son client, incarcéré pour recel de vol et d’escroquerie est « simplement en détention provisoire » dans l’attente de son procès.

    #prison #conditions_détention


  • www.lyonne.fr - National - Affaire Agnès Marin : prédire la « dangerosité », exercice aléatoire
    http://www.lyonne.fr/france-monde/actualites/a-la-une/national/2013/06/26/affaire-agnes-marin-predire-la-dangerosite-exercice-aleatoire-1602897.html

    Affaire Agnès Marin : prédire la « dangerosité », exercice aléatoire

    L’affaire du Chambon-sur-Lignon a ravivé le débat sur la détection de la dangerosité, avec des appels à renouveler les méthodes des experts, bien que les professionnels de la justice en soulignent le caractère aléatoire.

    « Suivi défaillant », « dysfonctionnements » : le procès devant les assises des mineurs de Haute-Loire de Matthieu, 19 ans, accusé du viol et de l’assassinat fin 2011 d’Agnès Marin, 13 ans, a fait resurgir les critiques nées après la découverte du corps de l’adolescente.

    Fin 2010, sur la foi d’une expertise favorable, Matthieu avait été remis en liberté après avoir reconnu le viol d’une amie d’enfance, menacée d’un couteau et ligotée. Sous contrôle judiciaire, il avait été admis au collège-lycée Cévenol du Chambon-sur-Lignon, théâtre un an plus tard du meurtre d’Agnès.

    Après la première agression, l’adolescent « avait confié une réelle empathie envers la victime », avait relevé Claude Aiguesvives, expert-psychiatre à Montpellier, estimant qu’il ne présentait « pas de dangerosité ». Il doit témoigner ce mercredi devant les assises.

    Mais « la dangerosité n’est pas toujours lisible dans la personnalité, si le sujet ne livre rien de son imaginaire », souligne Roland Coutanceau, psychiatre et criminologue, qui milite pour une évaluation « de l’acte et pas seulement de l’homme ».

    #recidive #dangerosité #prison


  • La leçon d’humilité et de lucidité de l’avocate générale au procès du Chambon-sur-Lignon | Chroniques judiciaires
    http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2013/06/28/la-lecon-dhumilite-et-de-lucidite-de-lavocate-generale-au

    La leçon d’humilité et de lucidité de l’avocate générale au procès du Chambon-sur-Lignon

    Ce n’est qu’une fenêtre d’une heure et demie ouverte sur deux semaines de débats qui se sont tenus à huis clos. Mais quelle fenêtre ! Vendredi 28 juin, devant la cour d’assises de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, l’avocate générale Jeanne-Marie Vermeulin a prononcé un réquisitoire d’une exceptionnelle qualité, avant de demander à la cour et aux jurés de prononcer une peine de trente ans de réclusion criminelle avec injonction de soins et rétention de sûreté contre Matthieu M., accusé de deux viols et de l’assassinat d’Agnès Marin, une collégienne de 14 ans scolarisée au Chambon-sur-Lignon.

    Les premiers mots de l’avocate générale ont pourtant exprimé le « malaise et l’inquiétude » qu’elle ressentait à l’idée, justement, d’être la seule à prendre la parole publiquement. Avant elle, et à huis clos, les deux parties civiles avaient plaidé, et son collègue du parquet Loïc Erignac s’était attaché à rapporter les faits reprochés à Matthieu M. Après elle, nul écho des plaidoiries de la défense de l’accusé ne franchira les portes de la cour d’assises. Mais cette voix parlant au nom de la société, la profondeur et la lucidité de son analyse, les scrupules et l’humilité dont elle a témoigné ont fait de ce réquisitoire un grand moment d’audience.

    "Les faits du Chambon-sur-Lignon auraient-ils pu être évités ? Je ne suis ici ni une donneuse de leçons, ni une redresseuse de torts, ni une inspectrice des travaux finis. Je ne suis pas là pour égrener des ’y’avait qu’à’ et des ’on aurait dû’. Je me sens totalement solidaire de mes collègues car je sais combien la décision est solitaire et combien ses enjeux sont complexes. Cette décision n’est pas que rationnelle, elle dit que le juge est un être humain, avec ses richesses et ses faiblesses.

    #procès #prison

    • Une condamnation à trente années, avec éventuelle « rétention de sureté », cette infâmie légale ?
      Quelle leçon donnent ici la justice et cette avocate générale ?
      Son malaise ? Bla-bla.
      « Humilité et lucidité ? » Où et quand ?
      Par ailleurs si « le juge est un être humain, avec ses richesses et ses faiblesses », pourquoi donc la chose jugée est-elle sacrée ?


  • En direct le procès de Tony Meilhon sur L’EXPRESS

    premier jour du procès
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/en-direct-le-proces-de-tony-meilhon-s-ouvre-a-nantes_1250663.html
    16h44 :

    « C’est le procès de ma vie. Il faut que je dise tout ce qui s’est passé. Il faut que les gens comprennent. J’en ai marre que les gens disent ’oui il est violent...’. »

    deuxième jour du procès
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/en-direct-proces-de-tony-meilhon-examen-de-la-personnalite-de-l-accuse_1251
    11h59 :

    Instant philosophie à la cour d’assises de Loire-Atlantique. A l’avocat général qui lui demande s’il craint de mourir, Tony Meilhon répond : « Pour moi, quelqu’un qui a peur de la mort, c’est quelqu’un qui a peur de la vie. »

    troisième jour du procès
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/en-direct-proces-meilhon-suivez-le-troisieme-jour-d-audience_1251360.html
    10h15 :

    L’avocate de Jessica Perrais demande à l’accusé s’il est sous médication. Tony Meilhon répond qu’il est « suivi par courrier » et qu’il a « transmis certains documents à son assistant ». Rires dans la salle. « C’est votre avocat, monsieur Meilhon, il y a des règles dans un tribunal », le rappelle à l’ordre le président de la cour. « Oui, pardon, mon avocat... » se reprend l’accusé.

    à suivre.....

    #procès #assises #prison #direct


  • Nadine Picquet : "Rayonner au-delà des murs" « Article « La République de Seine & Marne
    http://www.larepublique77.fr/2013/02/14/nadine-picquet-rayonner-au-dela-des-murs

    Nadine Picquet : « Rayonner au-delà des murs »

    La nouvelle directrice du centre pénitentiaire du sud francilien est arrivée il y a un mois à Réau. Elle fait le point sur la situation et lance un appel aux collectivités.
    Nadine Picquet : Je suis dans l’administration pénitentiaire depuis 30 ans. Je suis issue d’une famille qui était dans le service public. Après une maîtrise d’administration économique et sociale j’ai voulu continuer dans cette voie pour aider les personnes en difficulté et la pénitentiaire en faisait partie.

    Antonio Ferrara, « le roi de la belle » est incarcéré à Réau, cela implique-t-il des mesures particulières ?

    C’est un détenu médiatique, il est au quartier maison centrale qui est très sécurisé. Mais il n’y a pas que lui. Compte tenu des peines des détenus, leur objectif est de s’évader car l’enfermement n’est ni anodin ni normal. Mais notre rôle est de les en empêcher.

    Après vos passages à la maison d’arrêt des Yvelines, Fresnes ou Poissy, quel regard portez-vous sur le centre de Réau ?

    C’est un centre qui est très étendu et atypique par son infrastructure avec des détenus aux profils différents. La maison centrale regroupe par exemple les détenus très difficiles, il y a une manière particulière de travailler avec eux. L’établissement possède également un centre d’évaluation de la dangerosité des détenus. Ils viennent de partout en France pour que l’expertise soit réalisée. Il y a également d’autres problématiques avec les femmes qui sont détenues.

    Lesquelles ?

    Les femmes qui sont incarcérées sont souvent délaissées par leurs familles. Elles n’ont pas ou peu de lien avec l’extérieur ce qui en fait un public en grande précarité. Elles sont particulièrement vulnérables.

    #prison #Reau

    • « aider les personnes en difficulté » ? J’veux bien.
      J’en ai même connue( une directrice de taules) devenue avocate.
      Ce que dit celle-ci confirme la schizophrénie de ce genre de subalterne d’état : si l’enfermement n’est « ni anodin ni normal », comment explique-t-elle les condamnations pour tentative d’évasion. Je trouve qu’elle fait chier, cette dirlo


  • La justice annule deux condamnations pour meurtre
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/15/la-justice-annule-deux-condamnations-pour-meurtre_3233933_3224.html

    La justice annule deux condamnations pour meurtre

    Abdelkader Azzimani et Abderrahim El-Jabri, condamnés pour meurtre à vingt ans de réclusion, ont obtenu de la Cour de révision, mercredi 15 mai, l’annulation de ce verdict prononcé en 2003, en raison des aveux de deux autres suspects. Cette décision de justice, extrêmement rare, ouvre la porte à un nouveau procès devant une cour d’assises. Un acquittement est attendu.
    Les deux hommes de 47 ans ont été condamnés pour le meurtre en 1997 d’Abdelaziz Jhilal, un petit dealer de drogue tué de 108 coups de couteau, à Lunel dans l’Hérault. A l’époque, ils se livrent à un trafic de drogue. Abdelaziz Jhilal est l’un de leurs clients à qui ils ont livré 5 kg de résine de cannabis et qui leur doit 40 000 francs. Décidés à récupérer leur dû, les deux hommes sillonnent la ville à la recherche de leur débiteur. Sans succès, jusqu’à la découverte de son cadavre.

    Le réseau d’indics de la gendarmerie accuse alors MM. El-Jabri et Azzimani d’être les auteurs de ce crime, avant que les véritables coupables soient confondus. Depuis, Abdelkader Azzimani et Abderrahim El-Jabri ont respectivement séjourné onze et treize ans en prison, sans jamais cesser de crier à l’erreur judiciaire.

    #prison #revison #procès


  • 130 dossiers chacun, la peine des conseillers d’insertion - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2013/05/15/130-dossiers-chacun-la-peine-des-conseillers-d-insertion_903271

    130 dossiers chacun, la peine des conseillers d’insertion

    L’affaire Pornic, c’est d’abord un drame sordide. Un soir de janvier 2011, près de Nantes, Laetitia Perrais, 18 ans, était enlevée, tuée et démembrée. Mardi, l’affaire Pornic sera un procès aux assises de Nantes : celui de Tony Meilhon, 31 ans lors des faits, multiréitérant ayant passé la moitié de sa vie en prison, et inscrit dans le fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Mais l’affaire Pornic, c’est aussi l’un des faits divers les plus médiatiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Lorsqu’il tue Laetitia Perrais, Tony Meilhon est sous contrôle judiciaire. Son dernier délit – outrage à magistrat – n’est pas des plus graves et le service pénitentiaire d’insertion et de probation de Nantes, débordé, met son dossier en attente, dans une armoire avec 800 autres… A la mort de Laetitia Perrais, Nicolas Sarkozy promet de sanctionner ceux qui ont commis des « fautes » parmi les juges d’application des peines et les conseillers de probation. Un directeur interrégional sera finalement muté. Dans le monde judiciaire, « Pornic » reste un traumatisme, l’un de ces marqueurs qui revient fréquemment dans les discours et les confidences.


    « Désarroi ». Deux ans après la polémique et à la veille du procès de Tony Meilhon, où en sont les travailleurs sociaux chargés de suivre les condamnés, à l’intérieur comme à l’extérieur de la prison – et donc de réduire la récidive ? Rien, ou si peu, n’a changé. Ni à Nantes ni dans les différents services pénitentiaires d’insertion et de probation (Spip) de France. A tel point que, pour la première fois de leur histoire, une vingtaine de directeurs de ces services publient une lettre ouverte à la ministre de la Justice et au Premier ministre, qu’ils ont confiée à Libération. « Nous avons dû déplorer et subir, au cours de ces dernières années, une diversification mal hiérarchisée de nos missions sans orientation de fond claire, écrivent-ils. Nous avons dû composer avec une extrême carence des moyens pour assurer décemment nos missions. Nous avons dû faire face au désarroi de plus en plus important de nos équipes. »

    #prison #CPIP



  • A Lyon, le procès d’une évasion tourne à celui de la prison - Libération
    http://www.liberation.fr/societe/2013/04/18/a-lyon-le-proces-d-une-evasion-tourne-a-celui-de-la-prison_897147

    A Lyon, le procès d’une évasion tourne à celui de la prison

    « Si je retourne en prison, ce sera la guerre ce coup-ci, la vraie ». Ce matin, Christophe Khider a clairement averti les magistrats et les jurés de la cour d’assises du Rhône devant laquelle il comparaît depuis le 2 avril pour s’être évadé en 2009 de la prison de Moulins en prenant cinq personnes en otages. « Je vous promets que je vais briser le meilleur qu’il y a en moi pour correspondre à ce que vous dites de moi », a-t-il ajouté.

    Bernard Ripert, son avocat, avait aussi prévenu dans sa plaidoirie : « Cela fait dix-huit ans que Christophe Khider est en prison. Et ça suffit. » Le 15 février 2009, ce détenu, aujourd’hui âgé de 42 ans, s’est fait la belle de la prison de Moulins-Yzeure (Allier) avec Omar Top El Hadj, 34 ans, en faisant exploser deux portes blindées, et en prenant en otage deux surveillants et plusieurs automobilistes.

    Après trente-six heures de cavale, les deux hommes ont été arrêtés. Ils comparaissent depuis le 2 avril jusqu’au 19 devant les assises du Rhône pour plusieurs chefs d’inculpation dont évasion en bande organisée et séquestration d’otages.

    Deux femmes sont également jugées pour complicité dans cette affaire : Sylvie Piciotti, qui était alors la compagne de Khider, et Nadia Kabouche. La première a convaincu la seconde de faire entrer, dans la prison, scotchés entre ses omoplates, les explosifs et les armes qui ont servi à l’évasion. Portant des broches métalliques dans le dos, Nadia Kabouche était dispensée de passer sous le portique de sécurité car elle le faisait sonner. Le dernier prévenu est Eugène Baeb, ex-compagnon de Nadia Kabouche, accusé de l’avoir poussée à faire la mule contre quelques milliers d’euros.

    Dans la salle d’audience, deux camps se regardent en chiens de faïence. D’un côté, les parties civiles dont les surveillants de la prison de Moulins pris en otage et leurs familles. De l’autre des membres du collectif l’Envolée qui se battent contre « une justice qui enferme toujours plus et toujours plus longtemps ». « Christophe et Omar purgeaient des peines infinies quand ils se sont évadés », soulignent-ils.

    #prison #longue_peine #procés #evasion