• Les #licences_privatrices ont coûté plus de 1,5 milliards d’euros à l’Etat sur 5 ans | April
    http://www.april.org/les-licences-privatrices-ont-coute-plus-de-15-milliards-deuros-letat-sur-5-an

    Le 15 mai 2013 ont été publiées les réponses du gouvernement à quatre questions écrites sur les dépenses réalisées en licences de logiciels privateurs par l’État : 1,5 milliards d’euros sur 5 ans (2007-2011) pour l’ensemble des licences logicielles non-libres, et 50 millions d’euros par an pour les seuls logiciels Microsoft.

    via @manhack


  • Donc le nouveau film de François Ozon s’appelle "Jeune et jolie". Je me trompe, ou ça aurait aussi pu être le titre de 3/4 des films d’auteur français depuis 50 ans ?

    Quand on n’a plus mis les pieds dans un cinéma depuis mille ans comme moi, Cannes apparaît tout à coup comme une fenêtre sur un univers exotique où, depuis des décennies, des réalisateurs mâles à la prétention artistique inversement proportionnelle à leur maturité affective (restée grosso modo celle d’un ado de 17 ans) mettent éternellement en scène les mêmes fantasmes à deux balles, en renouvelant en même temps le stock de chair fraîche qui alimente le milieu, genre Ozon hier matin sur France Inter :

    – Alors c’est une jeune fille qui découvre sa sexualité, qui ressent le besoin de faire des expériences et qui décide de se prostituer...
    – Et elle est interprétée par une jeune actrice qui est mannequin, et qui est très belle, mais pas seulement...
    – Oui, elle n’est pas seulement très belle, elle a aussi une intériorité (sic)...

    (De mémoire.)

    Non, mais sérieusement...

    Evidemment la jeune fille en question est aussi "égérie", et le storytelling "des haillons à la gloire grâce à mon joli minois" est particulièrement réussi :

    Marine Vacth, égérie jolie et sombre
    http://www.lexpress.fr/styles/vip/marine-vacth-egerie-jolie-et-sombre_1249062.html

    http://www.lexpress.fr/medias/4750/2432368.jpg

    Et pendant ce temps une série américaine grand public comme "Game of Thrones" est capable de vous balancer une flopée de personnages féminins plus vrais, costauds et intéressants les uns que les autres, exemple :

    There are No True Knights : Brienne of Tarth - Feminist Fiction
    http://feministfiction.com/2012/06/28/there-are-no-true-knights-brienne-of-tarth

    http://feministfiction.com/wp-content/uploads/2012/06/203got0254.jpg

    La meilleure preuve que cette série a réussi quelque chose, c’est que quand on voit certaines actrices sur le tapis rouge, donc homologuées, sapées et maquillées, on les reconnaît à peine :

    https://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn2/223999_10200660655617298_1683540889_n.jpg https://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/577627_10200660656097310_32406660_n.jpg https://fbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn1/426464_10200660656897330_226393094_n.jpg

    Mais comment j’ai pu me laisser refiler cette came du "cinéma d’auteur" pendant si longtemps ?

    Possible que ce soit Geneviève Sellier qui m’ait déniaisée en m’encourageant à oser critiquer ce qu’on me vendait comme de l’Art, du Mythe intouchable et indiscutable :

    « Le cinéma d’auteur est un mythe et un fantasme réactionnaires »
    http://sabrinabouarour.blog.lemonde.fr/2013/03/26/le-cinema-dauteur-est-un-mythe-et-un-fantasme-reactionn

    #femmes #cinéma #sexisme

    • Les études de genre sont très développées dans les universités anglo-saxonnes. Comment expliquer les réticences des départements de cinéma français à leur égard ?

      Les personnes qui ont le pouvoir dans les départements de cinéma sont des héritiers de la cinéphilie des Cahiers du cinéma.
      La vision qui s’y est développée est celle d’une création échappant totalement aux déterminations sociales et se rapportant à un auteur masculin universel. Comme l’approche de genre est la prise en compte de déterminations sociales, elle est perçue comme sacrilège. La figure de l’auteur reste centrale dans toute la pratique des universitaires français.

      C’est vrai que la France veut se distinguer en parlant d’art, quand les américains plus humbles sans doute, donc plus pragmatiques et plus ouverts, sont plus ouverts aux investigations techniques, y compris et surtout en sociologie et psychologie.
      Le français rejette la technique, il préfère son feeling. Mais comme son feeling est celui du mâle egocentré, celui de l’artiste incompris ou celui du patriarche-gourou, son oeuvre est finalement très conservatrice, stéréotypée, finalement très peu innovante... Avec le recul je ne comprend pas trop par exemple ce qu’on apprécie chez Nanni Moretti que j’appréciais pourtant au départ.

      Et finalement les films français qui m’ont le plus parlé ces dernières décennies, c’est ceux d’Agnès Jaoui...

    • Il ne faut pas leur en vouloir, ils ne sont pas responsables. Les jeunes cinéastes sortent d’écoles françaises dont les entrées sont réservés aux bons élèves des bonnes classes sociales après un bon parcours de réussite aux normes scolaires, un exemple très français et pas si paradoxal que cela d’appauvrissement. Celui dont le parcours ressemble le plus à une autoroute a gagné, sauf qu’au bout, il doit raconter des histoires ! Non seulement ils vont apprendre à poursuivre le sexisme de leurs aînés (sous leur égide) et les représentations fantasmées des femmes tout à fait insupportable (oui il y a des films ou les femmes ne portent pas de nom) mais ils nous racontent à l’infini le même milieu pédant et bourgeois qui se reproduit de père en fils. C’est l’industrie de l’ennui !

    • Coup de gueule salutaire ! Mais bon, n’est-ce pas déjà bien trop tard ?

      Pour GoT, un indice : le budget, les cachets initialement réduits que les acteurs qui pour la plupart se connaissaient auparavant ont accepté et le travail auquel ils ont consenti pour s’adapter à une oeuvre déjà ancienne...

    • C’est pour cette raison que seule Claire Denis m’intéresse vraiment dans le cinéma d’auteur français. J’ai toujours préféré le cinéma mainstream américain, parce que leur misogynie est complètement avouée et ne se cache pas derrière les arguments de « l’Art »

      La plupart des auteurs français sont frileux. Il suffit de regarder les corps qu’ils utilisent dans leur films. Des corps de jeunes filles, peau blanches, visage fin, corps mince, corps de mannequin prêt-a-pub pour parfum.

      Aux Etats-Unis, pays de la guerre des sexe et du puritanisme ils sont déjà en train de rendre ce genre de corps ringards (Dunham, Poehler, Retta, Gabourey Sidibe, Rebel Wilson...)
      et c’est tant mieux.

    • Tiens, hier soir il était invité chez France3, Ozon. Question (débile) :
      vous vous êtes inspiré de votre adolescence ?
      Ozon (pouffant) :
      ah, je vous rassure, je ne me suis pas prostitué
      Ben non, hein, c’est bon pour les jeunes filles ça.


  • L’énigme de l’invitation sexuelle
    http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2013/05/lénigme-de-linvitation-sexuelle.html

    « Il était une fois une vieille femme qui, rencontrant un moine mendiant à l’aspect vénérable, décida par piété de subvenir à ses besoins afin qu’il puisse se consacrer uniquement à la pratique. Elle lui construisit une hutte, afin qu’il s’abrite. Elle lui apporta chaque jour à manger, matin et soir. Sacrifiant ses maigres ressources, elle prit soin du saint homme durant vingt années consécutives, jusqu’à ce qu’un jour, demandant à sa fille d’apporter le repas du moine, elle lui recommande d’embrasser l’homme de façon appuyée. « Après avoir servi son repas au Maître, colle-toi contre lui et embrasse-le sur la bouche », dit-elle. La fille obéit. Quand elle se mit inopinément à embrasser le moine, celui-ci sursauta et la repoussa d’un geste outré, en protestant qu’il ne saurait se laisser émouvoir par le désir sexuel, pas plus qu’un arbre sec poussant parmi les rochers glacés de l’hiver… La fille revint et raconta à sa mère ce qu’il s’était passé. Celle-ci, rouge de colère, s’écria : "Cela fait donc vingt ans que je nourris et entretiens un idiot." Elle mit immédiatement le feu à la hutte, expulsa le moine et le renvoya à coups de pied sur les chemins de la mendicité. Cette vieille femme était certainement bien plus sage que le moine. Mais pourquoi ? ».


  • « Farewell from Indymedia London » : l’un des piliers du réseau d’info alternative annonce sa fermeture
    Traduction du texte du collectif anglais.
    http://atelier.mediaslibres.org/Farewell-from-Indymedia-London-l.html

    Le 13 octobre 2012, le collectif d’Indymedia Londres annonçait la fermeture de son site après 13 ans de participation et une tentative pour faire évoluer ce modèle de site. Dans ce texte, le collectif explique ce qui l’a amené à prendre cette décision. Une contribution intéressante à une réflexion sur ce qui a été expérimenté ces dernières années et les défis à relever aujourd’hui.

    #indymedia #medias_alternatifs

    • http://london.indymedia.org/articles/13128

      The landscape of the internet changed and so too its usage by both individual participants, activist and campaign groups and indeed the mainstream media. The inexorable rise of corporate blogging tools and the mass adoption of facebook, twitter, flickr, youtube and third party curation and sharing tools has created new complex communities of interest and empowered the production, organisation and distribution of content as never before. The main raison d’etre for Indymedia’s existence is no longer there. Correspondingly the usage has dropped significantly over the last few years. Those whose main outlet for their political documentation was Indymedia now use their own blogs or websites, twitter, flickr, demotix, youtube or vimeo and facebook. Use it or lose it.

    • A mais mince l’oubli du lien de la traduction… Réparé. Sinon, oui, les raisons de l’échec d’Indymedia sont à analyser, et pas forcément à attribuer uniquement à l’utilisation des médias de grosses compagnies. L’open publishing et ses limites et la difficulté à animer un réseau mondial peuvent être, avec beaucoup d’autres raisons qu’il faudra analyser, la cause de l’arrêt d’un site comme celui-ci. Du coup si ça intéresse @rezo

    • Concernant les raisons de l’isolement, je comprends (à la lecture du texte original) que la raison primordiale est que la liaison avec les médias sociaux commerciaux n’a jamais été réalisée parce qu’Indymédia défendait l’anonymat de ses contributeurs.
      Ca m’intéresserait que ce soit développé, on ne sait pas si c’est à force de défendre ce modèle qu’ils se sont épuisés. Ou si c’est parce que ce modèle d’anonymat, dans un monde d’égos surdimensionnés d’individus est devenu obsolète.
      Si on s’en tient à la T.A.Z Indymédia n’était pas là non plus pour perdurer, le risque étant de devenir une institution. Je pressens un parallèle avec des systèmes paradoxaux de collectivisme comme Wikipédia, qui s’épuise néanmoins à vouloir tout contrôler.

      Il est important de noter qu’Indymedia est resté l’un des rares espaces en ligne autorisant les utilisateurs à publier anonymement et sans système d’identification. La question de la confidentialité a toujours été essentielle pour nous, ce qui signifie que nous avons cherché à protéger l’identité des utilisateurs des autorités et des entreprises, et nous avons favorisé cette question par rapport à la possibilité de partager du contenu avec des plateformes commerciales. C’est cela, plus que toute autre chose, qui a laissé Indymedia isolé d’autres médias sociaux et a empêché le développement de fonctionnalités similaires.

      L’original en anglais :

      Importantly Indymedia has remained one of the few online places that allows users to publish anonymously and without a logon. We always cared about privacy, which means protecting users’ identities from the authorities or corporations, and we prioritised this over the ability to share content with commercial platforms. It is this more than anything which has kept Indymedia isolated from other social media and similar feature developments so thoroughly.

    • @touti la faiblesse d’Indymedia face aux réseaux sociaux tient certainement à cet anonymat qui implique de fait des liens assez faibles avec les contributeurs et contributrices. C’est l’une des grandes différences avec Rebellyon, autre modèle de site participatif, qui a toujours insisté pour que les gens se créent un compte pour publier, pour développer des liens de confiance mutuelle, pour que localement ça renforce et s’appuie sur des liens réels.

    • @rastapopoulos : ce sont effectivement des longues discussions depuis pas mal d’années. Mais ce n’est pas un face à face : y’a toujours eu plusieurs manières de faire des médias alternatifs, sur le web ou d’autres supports. On essaie plutôt de voir ce qui fonctionne ou pas. C’est dommage que le texte d’ailleurs ne critique pas plus directement l’open publishing. Il ne le fait que de manière détournée (openness dans le texte anglais). Quant à la connexion demandée par Rebellyon pour proposer un article, elle pose d’autres soucis.

    • Oui @ari, ce serait bien de réfléchir au pourquoi de l’échec de l’open publishing. A commencer par savoir si les logiciels contributifs le sont vraiment ? Et qu’est-ce qui bloque ou a bloqué dans le processus ?
      La montée en puissance des émissions publiques « big brotheriennes » qui rendent célèbres des anonymes s’est fait dans le même temps que la « désanonymisation » des réseaux internet et une dépolitisation globale. Je peux citer des responsabilités politiques, tout ça, comme le libéralisme, n’est pas ex-nihilo.

    • @touti En gros : sur un site local, on peut espérer connaître les gens qui proposent des articles (à moins d’être dans une agglomération gigantesque). S’ils proposent un article en se connectant, ça permet d’être un peu plus sûr du contenu (ce sont souvent les mêmes personnes). On peut aussi les recontacter pour plus d’infos (puisqu’on a leur mail), voire même si on utilise l’interface privée de Spip, leur proposer des modifications pour améliorer leur article (ce qu’on appelle dans la presse « l’édition », pour arriver à un article avec une bonne titraille, des illustrations, des intertitres, qui rendent accessibles au plus grand nombre les infos que le rédacteur cherche à transmettre etc.).

      Tout cela permet de proposer aux lecteurs des articles corrigés, aux infos fiables, et d’aider les rédacteurs, en particulier ceux qui ont des difficultés à écrire, à finaliser des articles parfois compliqués. On propose ainsi aux rédacteurs de l’entraide, plutôt qu’un dispositif où ils sont tout seuls à publier (comme sur les réseaux sociaux), et aux lecteurs (dans l’idéal) des articles qui sont un peu plus carrés.

    • N’est-ce pas justement pour cela que les réseaux commerciaux et non militants, qui sont avant tout des outils de liaisons, ont eu la préférence et qu’au-delà le risque d’être jugé a fait fuir les éventuels rédacteurs alternatifs, craignant une sorte d’élitisme malgré l’anonymat ? Parce qu’on ne peut pas reprendre le modèle de rédaction classique d’un journal papier avec l’organisation et la censure du comité rédactionnel (même si elle se justifie intellectuellement) que cela implique lorsqu’on veut « faire participer » et défendre dans le même temps l’internet pour tous.
      Les réseaux Tw Fb ne sont que des outils, jamais un point de vue politique unique administré pour un idéal, les grincheux réacs diront n’importe qui s’y exprime mais en fait tout le monde s’y exprime. Pfff, je collectionne les #paradoxes aujourd’hui.

    • @touti je pense que t’as bien résumé le souci. Indymedia voulait à la fois l’expression de tout le monde, remplacer les médias « dominants », être un outil de coordination, inventer de nouvelles manières de s’exprimer, lutter contre la censure, mettre à bas les schémas antérieurs de rédaction, etc.

      Au final, je pense qu’aucun de ces objectifs n’est réellement rempli, même si l’aventure de ce projet est magnifique.

      En étant plus proche du terrain, en proposant aux camarades de sa ville des services mutualisés (correction, édition, co-écriture), en assurant un nombre de lectures qu’aucun blog ou compte de réseau social ne peut avoir (l’union fait la force), ou encore une information fiable, on construit quelque chose de moins ambitieux théoriquement (c’est moins « nouveau », encore que), mais plus solide. L’ancrage local permet aussi de contrebalancer le fait que toute expérience sur le net est super fragile (parce que les liens numériques sont assez faibles).

    • @rastapopoulos effectivement, le #pseudonymat est ce qu’on pratique sur Rebellyon. J’ai zappé de préciser qu’on a quand même une possibilité de publication anonyme et qu’on avait aussi mis en place une Privacy Box.
      http://rebellyon.info/Un-formulaire-securise-a-la.html
      Merci pour l’article.

      Le pauvre activiste nord-coréen va donc utiliser son précieux accès TOR en se connectant (sans aucune trace parce qu’il est super doué en informatique) depuis un accès anonyme (et on sait que les dictatures en regorgent (ou pas)) sur son blog (anonyme aussi forcément, sinon tous ses efforts précédents ne servent à rien) pour dénoncer la corruption du pouvoir en place.

      Déjà, là... Non mais : admettons.

      Disons donc que, comme dans les séries américaines, notre super-opposant parvient à se jouer de toutes les sécurités en place grâce à un trombone qui désactive la puce de contrôle gouvernementale (oui je sais, je ferais un pitoyable scénariste). Son article est publié, et rien ne permet de savoir que c’est lui qui l’a écrit. Bravo.

      Qui va croire à ce qu’il a mis dedans ?

      Vous, je ne sais pas, mais moi quand je tombe sur un billet anonyme et dont rien de ce qu’il contient ne pourrait me permettre d’identifier la source, eh bien, j’y accorde à peu près autant de crédit que ce que son auteur y a mis d’identité : zéro, nib, nada.

      Je ne peux pas, quand je lis quelque chose d’anonyme, publié sur un média intraçable, accorder le moindre crédit à ce que je vois.

      Le but c’est donc de garantir l’anonymat, s’il est désiré (on peut toujours signer ses articles), en même temps qu’une certaine fiabilité de l’information pour pouvoir agir. On n’attend pas des lecteurices qu’illes aillent vérifier l’info. On assume collectivement la responsabilité de l’information donnée au sens d’une responsabilité politique devant une communauté politique. Par contre, et c’est là l’impensé du texte de Chemla, on n’a pas forcément envie de donner le bâton pour se faire battre juridiquement par des professionnels de la procédure (les multinationales, les industriels des médias, les serviteurs de l’Etat). @touti aussi ;-)


  • Jeremy Rifkin, le gourou du gotha européen (2)
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2013/05/12/jeremy-rifkin-le-gourou-du-gotha-europeen-2

    le pari de la bonne fée techno menant au partage du pouvoir et à la « biophilie » a toutes chances d’être perdu. Les maîtres du monde ne risquent pas de se faire déborder par les technologies qu’ils auront mises en place si les citoyens n’organisent pas ce débordement. Rifkin, comme tout gourou dessinant seul l’avenir souhaitable, est à l’exact opposé du mouvement des « sciences citoyennes ». C’est une autre des contradictions majeures de son livre et de sa stratégie « top-down ». Quelle différence (...)


  • A lire absolument : "La haine de la religion. Comment l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche", de Pierre Tevanian
    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_haine_de_la_religion-9782707175908.html

    http://widget.editis.com/Books/ladecouverte/9782707175908/gf/70717590_000_CV_1_000.png#image

    « Le NPA devrait relire Marx : la religion, c’est l’opium du peuple. » C’est ce qu’ont répété sur toutes les antennes de grands révolutionnaires tels que Michel Onfray, Aurélie Filipetti, Laurent Fabius ou Nadine Morano lorsque, en 2010, le Nouveau parti anticapitaliste a eu le front de présenter aux élections régionales une candidate qui portait un foulard : Ilham Moussaïd (une affaire qui a été ravageuse en interne).

    Dans ce livre, Pierre Tevanian a décidé de les prendre au mot : il a relu ce que disent de la religion Marx, mais aussi Engels ou Trotski. Et le résultat est… édifiant.

    En résumé : « Marx [dans « La Question juive », notamment] refuse l’inversion qui fait de l’arrachement à la religion la condition préalable de l’émancipation politique. A ses yeux, c’est au contraire l’émancipation politique qui constitue un préalable, trouvant son nécessaire prolongement dans une transformation socio-économique au terme de laquelle la religion est censée dépérir d’elle-même. L’émancipation politique ne saurait de ce fait être conditionnée par quoi que ce soit, et notamment pas par des gages de bonne conduite de la part de la minorité reléguée. »

    Sur Engels :

    « Engels ironisera à son tour, pour les mêmes raisons, sur l’idéalisme de ceux qu’il nomme les “extrémistes” de l’irréligion, qui entendent “abroger Dieu par décret” et “transformer les gens en athées par ordre du Grand Mufti”, alors que les occasions ne manquent pas d’apprendre (…) “que les persécutions sont le meilleur moyen de donner de la force à des convictions impopulaires”. Pour reprendre les termes de Marx, puisque la croyance religieuse durera aussi longtemps que durera la “situation” de misère et le “besoin” de croire qu’elle produit, il ne reste aux prêcheurs d’athéisme qu’un seul moyen de convertir sans délais : la force. »

    Tevanian remarque que, certes, la religion peut être vécue soit comme un moyen d’émancipation, soit, de façon moins sympathique, comme « une stratégie de distinction [c’est moi qui détiens la vérité] et un instrument de domination ». Mais que l’athéisme aussi…

    Chez Maxime Rodinson, il trouve ces lignes formidables : « Dans une société non socialiste, mettre au premier plan la lutte anti-religieuse serait une erreur idéaliste et petite-bourgeoise capitale. La lutte sociale doit être menée sur le terrain des clivages de classe de l’infrastructure, sur le terrain des camps qui délimitent les classes économiques et leurs options politiques et sociales, non sur le terrain fantasmagorique de l’idéologie qui établit de faux clivages mystifiés. »

    Commentaire de l’auteur : « Spéciale dédicace à Michel Onfray – et à toute l’équipe de “Charlie Hebdo”. »

    Il pose cette question des plus pertinentes : « Qui est le plus mal barré, entre un athée idéaliste de type Michel Onfray, qui croit en la puissance des maximes d’Epicure pour libérer l’humanité de ses souffrances – dans le cadre d’une économie de marché jamais remise en cause – et qui pense qu’il suffit de renier saint Paul pour se débarrasser de l’oppression patriarcale, et des théologiens chrétiens ou musulmans qui mobilisent activement les instruments méthodologiques de Marx ou d’Ibn Khaldoun pour analyser les structures sociales ? »

    Au passage, au moment où le verdict sur l’affaire de la crèche Baby Loup, en plus de susciter des commentaires aux relents bien dégueulasses
    (https://twitter.com/Zepapou/status/314079131757322240),
    relance le « catéchisme anti-voile » et les discours sur le foulard forcément symbole-de-soumission, Tevanian rappelle ce témoignage de Hanane dans « Les filles voilées parlent » : « Je porte le voile par soumission à un Dieu – et cette soumission-là, je l’assume totalement – mais cela veut dire aussi que je ne suis soumise à personne d’autre. Même pas à mes parents : je les respecte, mais je ne leur suis pas soumise. Elle est là, ma force : je me donne à un Dieu, et ce Dieu me promet de me protéger et me défendre. Alors ceux qui veulent me dicter ma conduite, je les emmerde. »

    (Sur ce livre, voir : http://www.peripheries.net/article318.html)

    Tout ça est imparable, mais le plus déprimant, c’est que ça ne servira probablement à rien. De l’extrême gauche à l’extrême droite, dans un contexte de crise économique mondiale, de découragement et de renoncement politique, c’est la logique du bouc émissaire qui est à l’œuvre. Il FAUT construire le musulman comme l’ennemi numéro un, et cette nécessité balaie tout sur son passage, à commencer par la raison – comme le montre l’ardeur à changer la loi quand elle empêche d’exclure et de stigmatiser, y compris en allant contre toutes les conventions européennes et internationales (lire le billet d’Alain Gresh, « Sus à l’islam ! Ils ne se fatiguent jamais... », sur son blog Nouvelles d’Orient :
    http://blog.mondediplo.net/2013-03-24-Sus-a-l-islam-Ils-ne-se-fatiguent-jamais).
    A partir de là, tenter de parler à la raison est probablement inutile. Que ces gens
    (http://www.marianne.net/Signataires-de-l-appel-pour-une-loi-sur-les-signes-religieux_a227577.html)
    ne voient pas ce qu’ils sont en train de faire est stupéfiant, mais démontre qu’on n’a pas réellement tiré les leçons historiques de ce genre d’engrenages. On tente de réfuter leurs discours parce qu’on ne peut pas faire autrement, et parce que les « faux clivages mystifiés » font des victimes bien réelles, mais… sans trop d’illusions.

    Voir l’intro du livre sur Les mots sont importants :
    http://lmsi.net/La-haine-de-la-religion

    #religion #islamophobie #politique


  • Prix de l’#immobilier : Paris chute, Londres brûle, Madrid au plus bas
    http://fr.myeurop.info/2013/05/02/prix-de-l-immobilier-paris-chute-londres-brule-madrid-au-plus-bas-8256

    myeurop Tristan de Bourbon Liza KROH Gaëlle Lucas Ariel Dumont

    Les prix de l’immobilier à Paris ont longtemps résisté à la crise. Mais cela craque nettement (...)

    #EUROFOCUS #Économie #Allemagne #Espagne #France #Italie #Royaume-Uni #logement #prix_de_l'immobilier #spéculation_immobilière

    • Un krach boursier, défini comme une baisse des cours d’au moins 30% « coûte » l’équivalent de 4% de croissance en deux ans. Un krach immobilier, défini comme une diminution des prix d’au moins 14%, produit des dégâts deux fois plus importants : 8 points de croissance perdus ! Il est également beaucoup plus long (quatre ans au lieu de dix-huit mois pour une crise boursière)

      (FMI via Lazuly)

    • Un bâtiment étant un bien d’usage très stable dans le temps, la hausse du coût du bâtiment selon moi révèle une situation d’inflation : la monnaie a moins de valeur puisqu’il en faut toujours plus pour accéder à la même richesse physique.
      Quand le cours de l’immobilier chute, c’est que la monnaie a au contraire plus de valeur, c’est la déflation. Cela me rappelle donc ce sujet
      http://seenthis.net/messages/132026

      Y a-t-il de moins en moins d’argent en circulation ? On ne produit pas assez de richesse pour compenser la péremption de la monnaie ? Que de mystères pour moi...

    • « La déflation est le gain du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une diminution générale et durable des prix ; c’est une inflation négative ». En période d’inflation, l’argent va s’investir (sur les actions, l’or, l’immobilier, partout où il y a une promesse de rentabilité) ; en période de déflation, l’argent déserte tout puisqu’il n’y a plus que la monnaie qui ne perde pas de valeur. Donc tu vends ton or, tes immeubles, tes actions, pour revenir en obligations américaines ou allemandes, qui ne rapportent rien mais ne perdent pas.

    • @lazuly : merci pour l’explication, mais le mystère demeure sur ce qui ferait que la déflation serait une spirale dangereuse : je n’arrive pas à voir comment la déflation peut mécaniquement durer.
      Y a un moment où le papier monnaie ne se mange pas. De plus il est facile de faire tourner la planche à billets pour dévaluer la monnaie et casser le principe de spéculation à la baisse qui paralyse tous les échanges, non ?

      Peut-être est-ce lié au fait que les régulateurs monétaires excluent toute ouverture de vannes pour « offrir » des liquidités aux consommateurs, et qu’ils ne conçoivent qu’une telle ouverture en direction des investisseurs (via les banques). Les banques ne trouvant pas d’investisseurs pour investir de l’argent frais dans la vraie vie, faute de rentabilité (même à taux zéro, le taux d’intérêt réel serait négatif) , faire tourner la planche à billet ne servirait à rien, faute de débouchés en période de déflation ?

      Ce qui reviendrait peu ou prou à considérer que le blocage serait idéologique : dans le cas d’une économie congestionnée, où la perte de confiance est telle que plus rien ne s’échange et où les capitalistes planquent leurs billets sous son matelas, vouloir redistribuer des liquidités à la population pour forcer le redémarrage de l’activité serait impensable, car cela équivaudrait à une dilution de la richesse relative des capitalistes ?

      http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/Documents_Economiques/focus3-deflation-ou-desinflation.pdf

    • Les cours, immobilier ou pas, ne naissent pas dans les roses : ils sont la conséquences des actions d’achat ou de vente des riches, ceux qui ont assez de monnaie pour vendre ou acheter.

      Et force est de constater que ces derniers spéculent : au sens où ils intègrent dans le prix d’achat une hypothèse de prix de revente.

      La valeur d’usage d’une résidence semble peu varier de prime abord, mais c’est inexact : lorsqu’on anticipe croissance et donc emploi dans une zone, la valeur d’usage d’une résidence y monte. C’est ce qui a longtemps porté Paris.

      Les prix de l’immobilier à Paris ont longtemps résisté à la crise. Mais cela craque nettement depuis le printemps. A Londres, en dépit de prix structurellement élevés, la demande excède l’offre et le renchérissement se poursuit. A l’inverse, Madrid ne se relève toujours pas...

      Les normes écologiques jouent également dans la construction de la valeur d’une résidence : en dessous d’un certain niveau allant toujours croissant de confort thermique, acoustique, d’isolement et d’accessibilité pour personnes à mobilité réduite, la valeur d’usage décote rapidement, donc la valeur de revente avec elle, donc, son cours aux yeux des spéculateurs.

      La bonne nouvelle serait que les investisseurs, notamment en France, voient de meilleures perspectives de profit que dans l’immobilier, dont les plus-values sont pour l’essentiel défiscalisées, ce qui explique sans doute pour l’essentiel un niveau de hausse des prix déconnecté du reste de l’Europe.

    • je n’arrive pas à voir comment la déflation peut mécaniquement durer.

      Ici comme ailleurs les cours se calculent à partir de transactions réelles. C’est pour cela que les prix des biens que seuls les riches peuvent acheter (immobilier, par exemple) montent, alors que les prix de ce que seuls les pauvres vendent (leur force de travail, donc, les salaires) stagnent.

      L’escroquerie intellectuelle consiste à faire croire que les prix des pommes de terre et celui des automobiles évoluent de concert.

      La déflation ne peut pas durer ? Regardez l’évolution de votre fiche de paie comparée à celle de l’immobilier pour en juger... Tant qu’il y a un excès d’offre, par exemple, du fait d’améliorations de la productivité, la déflation peut durer

    • La déflation ne peut pas durer ? Regardez l’évolution de votre fiche de paie comparée à celle de l’immobilier pour en juger... Tant qu’il y a un excès d’offre, par exemple, du fait d’améliorations de la productivité, la déflation peut durer

      Justement en théorie, la déflation est un phénomène monétaire, indépendant des fluctuations des cours sectoriels. Cf
      http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/Documents_Economiques/focus3-deflation-ou-desinflation.pdf

      Symétriquement, la déflation est un processus permanent et général de baisse des prix. Il n’y a pas déflation si seulement
      certains prix baissent. Par exemple les prix des ordinateurs portables ou produits électroniques de haute fidélité peuvent
      baisser sous l’effet du progrès technique. Mais ce n’est pas une déflation.

      En fait effectivement, le monde apparaît plus que jamais coupé en deux. Dans le modèle où les salaires sont directement indexés sur l’inflation/déflation, les salariés ne sont pas concernés par ces phénomènes. Au mieux c’est neutre pour eux. Au pire c’est la récession consécutive à la chute de la demande et des investissements, donc le chômage, et donc la perte relative de pouvoir d’achat même pour ceux qui conservent un emploi...
      Les turbulences ne concernent que les capitalistes (et donc les salariés-capitalistes, ceux qui arrivent à emprunter ou épargner). Les plus forts peuvent profiter de ces turbulences pour rebondir, les autres subissent..

    • @myeurop je ne comprends pas la question ni le lien avec facebook ; pour le citer, il suffisait d’écrire « Comme le fait remarquer Pierre Lazuly…… » ; c’est un détail.

    • @petit_ecran_de_fumee Rien à redire. Je remarque juste que si les économistes ayant encore quelque prétention d’honnêteté intellectuelles se refusent à parler de déflation, c’est précisément parce que l’on observe pas d’évolution généralisée des prix.

      De mon point de vue tout personnel et pour ce qu’il peut valoir, les théories prédisant l’existence de fluctuations générales des prix me semblent supposer des évolutions lentes des (différentes) masses monétaires. D’une certaine manière, la logique interne aux traités de Maastrich, Acte Unique, etc. est justement de donner à l’économie une structure dans laquelle les théories économiques puissent s’appliquer de sorte à permettre une planification de la croissance globale à long terme faute de meilleure théorie. Force est de constater que ce jouet-là est cassée.

      C’est donc en théorie par un changement de représentations que le problème peut s’aborder. Vous le savez, j’aime aborder les choses sous l’angle d’un conflit entre possédants et exploités, ne serait-ce que parce que cette explication simple suffit à se représenter l’essentiel de nos sociétés. Mais même en renonçant à cette explication pratique, il peut être aisé de constater qu’un désordre monétaire est toujours la conséquence d’un problème de répartition de la masse monétaire : ceux qui ont la monnaie sont ceux qui n’en ont pas besoin et inversement .

      S’il ne s’agissait que de restaurer la confiance en l’économie, au moins deux stratégies simples seraient concevables :

      La libérale : distribuer la monnaie nécessaire, créée à partir de rien, à ceux qui en manquent, quitte à exiger d’eux de contribuer socialement par leur activité.

      La conservatrice : créer des services publics suffisants pour garantir le minimum vital (logement, nourriture, santé, éducation) à chacun tout en réservant le confort aux contributeurs nets.

      Vous remarquerez qu’aucune de ces deux stratégies n’est jugée crédible par qui que ce soit se prétendant sérieux. La question est de savoir pourquoi. Mon hypothèse est tout simplement que les institutions qui fondent le nations se croient encore devoir poursuivre un conflit pour la suprématie économique et exigent de leurs habitants de leur en fournir les moyens par le productivisme, quitte à faire organiser ce productivisme par une classe bourgeoise dite « moyenne ». Mais à vrai dire, on s’en moque. Ce qu’on constate, c’est que même la classe moyenne ne croit plus en les chances de survie de la société, nationale, qui l’a faite émerger et ne sait que trop bien l’existence de labeur qui l’attend lorsqu’elle se verra marginalisée par les classes bourgeoises, plus efficaces, des pays émergents.

      Et tous les mouvements erratiques des cours du capital s’expliquent par la panique des classes bourgeoises des nations en cours de disqualification de la compétition économique : tous cherchent à planquer leurs sous à l’abri de la chute programmée de la nation sans laquelle ils ne sauraient vivre. Ceci compris, tout dépend à quelle échéance temporelle on se place.

      Et pour les véritables productifs qui n’ont pas la chance de pouvoir hériter de leurs parents spéculateurs, l’émigration est à envisager sérieusement

    • @bp314 : j’ai un voisin qui était cadre dans une usine de production de papier (essuie-tout, mouchoirs, pq..). Les clients : la grande distribution. Le marché, en progression. Les ventes : en progression. Les résultats : déficitaires depuis quelques années, car les prix de vente ne cessent d’être revus à la baisse. La faute au marché mondial sans doute.
      Il a été poussé vers la sortie car il coûte trop cher à la boite. S’il veut retrouver du boulot, il devra accepter une baisse de salaire de 30% minimum...
      Le réajustement est violent, mais oui, ceux qui nous faisaient croire que les niveaux de vie des pays en voie de développement allaient être tirés vers le haut grâce à la mondialisation sans que ça nous impacte blaguaient. La convergence implique que nous descendions drastiquement au niveau des pays dits « montants », et comme il y a inertie, il faut accepter que les trajectoires se croisent. Si mon voisin doit revendre en plus sa maison pour aller bosser ailleurs, il est évident qu’il va devoir la brader, et contribuer à cette chute des cours de l’immobilier...

    • @petit_ecran_de_fumee De notoriété publique, les marges des entreprises françaises sont parmi les plus faibles d’europe. Elles sont aussi parmi les plus fragiles : il n’est pas rare de voir des redressements fiscaux reconnaissant la bonne foi du contrôlé et sortant des recouvrements équivalents à 4 ans de marge. Puisqu’il n’existe aucun moyen de négocier avec les créanciers institutionnels (caisses sociales, état) ou de les associer à l’entreprise, le moindre incident vous mènera direct à la liquidation ou au « rachat à la française » cher à Montebourg, qui se traduira de toute façon au final par un dépeçage des actifs valorisables, puisque, comme expliqué ci-dessus, on ne peut pas investir à long terme et espérer rester en activité sur une période suffisamment longue pour être au final rentable en France.

      Je vous avoue cependant que ce n’est pas moi qui pleurerait face à ce constat. A titre personnel, il me réjouit davantage qu’il ne me chagrine, puisque la réduction de l’offre est une condition sine qua none à une modification de la distribution de la richesse entre possédants et exploités du monde entier.


  • Bonjour les seenthisiens ! #question

    J’ai une question, une vraie question de noob. On a pas mal parlé ici et là, de l’#auto-hébergement, comme quoi c’est mieux que Google, Facebook & co. ce dont je ne doute pas une seconde. Mais il y a un hic : je n’ai pas vraiment envie de payer un hébergeur (Gandi ou un truc comme ça) et je ne sais pas faire pour monter tout ça de mes petites mains.

    Je cherche donc un tuto, sur le mode #DIY, qui expliquerait de A à Z comment monter son petit #serveur chez soi, à moindre coût, genre la boîte qu’on met dans le garage quoi, je n’ai pas l’intention de monter une start-up... Idéalement, ça irait de quel type de matériel acheter/récupérer, comment monter la chose, comment ça marche, quoi installer dessus... de façon à ensuite faire tourner des choses de ce type : http://sebsauvage.net/auto bref, de quoi être indépendant sans pour autant monter une usine à gaz.

    Des idées, des conseils ? Je ne me considère pas vraiment complétement demeuré avec un ordinateur, mais on atteint là ma limite d’incompétence, et j’aimerais bien évoluer ^^


  • Ce n’est pas possible de dire qu’il y a 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux, qu’il y a entre 60 et 80 milliards de fraude fiscale, et de demander aux gens de faire des efforts. Lorsque Bernard Cazeneuve parle d’économiser 1,5 milliard dans les dépenses de l’État en 2014, il se fout de nous. Qu’il aille chercher les milliards là ou ils sont. Quand on nous parle d’ajouter 50 inspecteurs des impôts qui vont lutter contre la fraude fiscale, c’est n’importe quoi. 160 journalistes arrivent à enquêter sur les paradis fiscaux alors que l’État n’est pas capable de le faire [il parle de l’affaire Offshore leaks, NDLR]. C’est quand même incroyable que le ministre du Budget demande leurs sources aux journalistes. Si on n’y arrive pas, c’est qu’il n’y a pas assez de fonctionnaires et donc qu’il n’y a pas de volonté politique. J’accuse le gouvernement. On crée des déserts hospitaliers en plein Paris en fermant l’hôtel Dieu alors que si on recrutait 2 000 inspecteurs des impôts, ça rapporterait plus.

    #Filoche au pouvoir ! Et (surtout) hors du PS :-)

    http://www.lepoint.fr/politique/lui-president-de-la-republique-gerard-filoche-hollande-a-donne-satisfaction-



  • La Fourmi Rouge... : [1er mai fête des travailleurs, pas du travail !]
    http://lafourmirouge.blogspot.be/2013/04/1er-mai-fete-des-travailleurs-pas-du.html

    [1er mai fête des travailleurs, pas du travail !]

    Il est grand temps de rendre sa véritable signification au premier mai.
    Fêter les travailleurs et la réduction du temps de travail est une chose, fêter le concept abstrait du travail en est une autre, la preuve ?

    1er mai 1886 : Deux cent milles travailleurs Étasuniens obtiennent la journée de huit heures. Les autres manifestent, les jours suivants la répression fait une dizaine de morts et cinq syndicalistes anarchistes innocents sont pendus.

    1er Mai 1891 : Seconde « Journée Internationale de mobilisation pour les huit heures », instaurée par la deuxième Internationale Socialiste. La répression fait neuf morts en France.

    1er Mai 1892 : La « Journée Internationale des Travailleurs », est maintenant célébrée dans l’ensemble du monde industrialisé.

    1er Mai 1920 : Première « Fête des Travailleurs » en Russie, décrétée par les bolchéviques.

    1er mai 1933 : Premier « Jour du Travail » en Allemagne nazie, instauré par Goebbels.

    1er Mai 1941 : Première « Fête du Travail et de la Concorde Sociale » en France sous Pétain.

    En clair, depuis près de septante ans, la gauche perpétue le détournement sémantique nazi de la fête des travailleurs !
    Pour combien de temps encore ?

    Sur l’origine de l’affiche :
    http://www.caricaturesetcaricature.com/article-12529077.html

    les évènements du 1er mai 1906 à Paris et en province :

    Il faut avoir vécu ces jours angoisses et senti passer le souffle de l’affolement sur tant de visages, pour apprécier vraiment l’effroi de la bourgeoisie et la puissance acquise soudainement par l’organisation syndicale. Aux kiosques était accroché le magnifique et cinglant numéro spécial de l’Assiette au Beurre, dessiné par Grandjouan qui rappelait brutalement l’âpreté de l’enjeu.
    Dans cette atmosphère à la fois étouffante et écœurante, où la bourgeoisie apeurée justifiait le mot qu’elle était « un ventre avant tout », où les dirigeants affolés perdaient toute mesure et tout sens du ridicule, où les uns et les autres se trouvaient victimes de leur propre mystification, car aucun changement social n’était en vue, les leaders de la C.G.T. conservaient la tête froide. Ils ne prenaient point des spectres pour des réalités, des espérances limitées pour des résultats grandioses, ainsi que le faisait entendre le manifeste du Bureau socialiste international signé, notons-le en passant, au nom de la Russie par Lénine avec Roubanovitch .

    http://www.increvables-anarchistes.org/articles/date/1872-1914/1906-a-partir-du-1er-mai-nous-ne-travaillerons-plus-que-8-h



  • Au cinéma : pendant les pubs et les bandes annonces, je constate qu’il manque tout simplement ... le centre dans le son !
    Je vais signaler le problème à la caissière, qui s’empare d’un talkie-walkie pour appeler quelqu’un qui est dans une autre salle.
    Les minutes passent, le film commence (cloud atlas) ... sans dialogues.
    Je ressors, et je vois arriver un gars essoufflé se plaignant qu’il est tout seul.
    Bon, il a réglé le problème et a remis le film au début.

    • @george : effectivement, la situation est bien décrite dans ce bouquin. En l’occurrence, c’est l’étape au delà du multiplex. Il s’agit du cinéma Le Bretagne, à Paris, qui était autrefois indépendant, mais qui fait désormais partie du groupe Gaumont-Pathé, si j’en crois mon ticket. Il s’agit donc de plusieurs salles, dans des bâtiments différents, espacés de centaines de mètres. Et visiblement, hier matin à la séance de 10H, il n’y avait qu’un projectionniste qui courrait de bâtiment en bâtiment. L’avantage du numérique dans ce cas, si on peut dire, c’est que le redémarrage du film au début n’a pris que quelques secondes. Mais ces entreprises ne sont visiblement plus en mesure de garantir ce qui constitue quand même théoriquement leur cœur de métier : une projection répondant à un minimum de critères techniques.
      @0gust1 : ah ben oui, en mixage multicanal fiction, la (quasi) totalité des dialogues sont dans le canal central. Pas de canal central, pas de dialogues ;-)
      Le truc, c’est d’expliquer à la caissière qu’il y a un problème de son alors qu’elle entend la musique.
      Quand au film, que je suis allé voir un peu au pif, il est effectivement un peu déconcertant. Je ne me suis pas ennuyé pendant les 2H45, y’a un mélange de burlesque et de dystopie plutôt réjouissant (cf un sexagénaire hurlant devant une maison de retraite le soleil vert c’est de la chair humaine, mais la philosophie globale est quand même un peu dégoulinante de bons sentiments.
      #projectionniste #multiplex

    • Bonne critique de @grommeleur. C’est un objet filmique intéressant, mais à cause de sa construction, il est difficile de rentrer dans la narration et effectivement la morale est un peu pesante.

      Pour ce qui est des multiplex, c’est assez affreux puisqu’effectivement, j’ai l’impression que le principal objectif était de liquider les projectionnistes. En fait, c’est une assez grosse arnaque, le numérique : cet afflux technologique est coûteux en équipement, lourd en formation (un projectionniste n’est pas nécessairement un informaticien) ; on ne gagne aucune souplesse de programmation, puisque les distributeurs ont réussi à imposer... un support physique, des disques durs baladeurs, donc, ils sont en train de tuer les cinémas indépendants en refusant de plus en plus de nous filer les films... le premier mois d’exploitation ! C’est un comble, pour des fichiers qui devaient nous libérer de la contrainte physique ; on ne gagne pas de temps : il faut continuer à réceptionner les copies, il faut les injester dans les serveurs (ça prend des plombes), programmer les phases de lancement... bref.


  • « Je suis celui qui hurle en tournant sur lui-même dans la rue » - Pierre Souchon
    http://www.article11.info/?Je-suis-celui-qui-hurle-en#pagination_page

    J’allume une clope et deux uniformes rentrent dans le café, un mec très grand et puis un petit.
    « Monsieur ? Vous allez nous suivre.
    – Non non. Je veux juste un verre d’eau.
    – Vous troublez la tranquillité du bar. On est de la police ferroviaire, on va s’expliquer.
    – Non. J’ai rien fait d’illégal. »
    Le petit se précipite vers moi et me menotte direct. Ça me défonce les poignets parce que je tire fort pour me détacher, aussi parce que j’ai une triple fracture de la main qui est plâtrée. Je hurle au type qu’il me lâche, que je veux boire un coup. Il s’en fout royal, et me trimballe dans toute la gare jusqu’à son local, où il me menotte au radiateur.
    « Tu fais moins le malin ?, il se renseigne. T’es calmé, petit con ? » Ils se bidonnent.
    « T’as vu, Bernard, il est gentil, maintenant... Hein, glandu ? »

    #récit #psychiatrie #violences_policières



  • LA CIVILIZZAZIONE. GIU’, O IO, A GIACERTI COL TUTTO. MAD MEG.
    http://madmegblog.blogspot.fr/2013/04/la-civilizzazione-giu-o-io-giacerti-col.html

    http://3.bp.blogspot.com/-2vZ7siwDGrw/UW7IB5forLI/AAAAAAAAFYk/r9mx6sr-LdM/s1600/det.jpg

    LA CIVILIZZAZIONE. GIU’, O IO, A GIACERTI COL TUTTO. MAD MEG.

    04-05 / 24-06-2013

    inaugurazione sabato 4 maggio h.18.30 con introduzione critica di Gian Ruggero Manzoni

    “All’osteria ho avuto un sogno. Il guardiano di uno zoo faceva girare in cerchio delle creature umane di pelle bianca finché non cambiavano colore, senza alcuna fretta. Quindi spalancava le mandibole di ciascuna e urlava: Lo spirito o la vita – è passato il tempo in cui lo spirito si realizzava nella vita. - Chi sarebbe lo spirito? Domandò una di loro, in un rantolo. Quello che ti sta parlando! fu la risposta – No, non vogliamo arrivare a tanto, ci sarà anche del vero, ma qui si impongono delle legittime riserve. - Mandibole richiuse, - e riecco l’immagine di un mondo naturale! Allora, fra i denti di nuovo serrati, un’altra sibilò: non hai nemmeno un po’ di misericordia, un po’ di umanità? E pensare che gli uomini vorrebbero tutti essere migliori e più buoni. - La risposta fu: La misericordia non mi è compagna. Andate a chiedere misericordia a quelli che fin qui vi hanno condotto, chiedete misericordia a voi stessi, che vi siete lasciati condurre, chiedetela alla vostra bassezza e cupidigia. Di continuo vi sono state dette parole che vi mettevano in guardia dalla vita. Di continuo arrivava quell’altra realtà ed erigeva davanti a voi le sue immagini – in forma umana, persino in forma umana! […] L’avete adorata? Ne avete avuto cura? Vivere, volevate, vivere la vostra bianca vita di pienezze e realizzazioni […] - adesso non è più tempo di misericordia, adesso è tempo per la notte.”
    (Gottfried Benn “Romanzo del fenotipo”, Adelphi)

    http://www.gasparelli.com

    #shameless_autopromo #exposition #Italie #Fano



  • « Good luck for your country ! » de J. Druon - 1998 - Agoravox TV

    http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/good-luck-for-your-country-de-j-36348

    Signalé par @fil il y a bien longtemps, mais là, je catch up toutes les références, tout ce qui est en retard

    « Good luck for your country ! » de J. Druon - 1998

    Un film documentaire de Jean Druon (1998) sur le libéralisme, les privatisations et comment les idées libérales se sont imposées au monde en quelques décennies et contre la volonté des peuples.

    http://www.dailymotion.com/video/xtne55_good-luck-for-your-country-de-j-druon-1998_news?start=3

    Jean Druon est un ancien ingénieur est l’auteur de films documentaires tels, alerte babylone ou un siècle de progrès sans merci dont il a tiré le livre du même nom.

    #bibliographie #documentaire #mondialisation #capitalisme #libéralisation


  • Créer la sensation de « membre fantôme » chez des non-amputés.

    Health News - Scientists create phantom sensations in non-amputees
    http://www.healthcanal.com/medical-breakthroughs/37707-scientists-create-phantom-sensations-in-non-amputees.html

    http://ki.se/content/1/c6/16/23/75/Experiment_inivisble_hand_insida.jpg

    The experiment involves the participant sitting at a table with their right arm hidden from their view behind a screen. To evoke the illusion, the scientist touches the right hand of the participant with a small paintbrush while imitating the exact movements with another paintbrush in mid-air within full view of the participant.
    “We discovered that most participants, within less than a minute, transfer the sensation of touch to the region of empty space where they see the paintbrush move, and experience an invisible hand in that position”, says Arvid Guterstam, lead author of the study.


  • Knoema: Cinematography across the world
    http://blog.knoema.com/2013/04/cinematography-across-world.html

    Explore how cinematography industry is developing in different countries across the world.

    Here are some facts that may interest you. There are more than 6000 indoor cinemas in USA where as total number of screens is a little bit less that 40.000. Iceland has the best attendance frequency per capita in the world which is 5.8.

    #cinema via @opironet


  • #bitcoin anyone ? - Roelof Roscam Abbing (nettime-l)
    http://permalink.gmane.org/gmane.culture.internet.nettime/7367

    We can see how the design of Bitcoin as a mathematical framework does not make it free of politics. For in it’s design it also contains certain (unconscious) political ideas about society that are grounded in anarcho-capitalism. The mathematical framework has thus for not shown to be capable of preventing the extremely quick formation of potentially disruptive monopolies in a system that was designed to be neutral and decentralized.

    The idea that setting the right technical parameters will remove the necessity for supervision and accountability is thus incorrect. For we are witnessing the appearance of #cartels and #monopolies that could have never been formed in a properly regulated market. Bitcoin as such will not work to empower the individual and free him from centralized power, instead Bitcoin serves to create new #centralized_power_structures that are unregulated, opaque and unaccountable.

    où l’on découvre les #mining_guilds qui « contrôlent » bitcoin

    • j’y suis allé de mon petit billet #shameless_autopromo
      https://fluxetfixe.wordpress.com/2013/04/16/bitcoin-bulle-paroxystique (mais j’avais pas encore vu les guilds... donc shame quand même)
      http://fluxetfixe.files.wordpress.com/2013/04/how-a-bitcoin-transaction-works.jpg

      Cf. Bitcoin / La monnaie virtuelle pour les débutants
      http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5777

      Et Bitcoin : le Net se frappe de monnaie
      http://www.ecrans.fr/Bitcoin-le-Net-se-frappe-de,16252.html

      Pour utiliser des bitcoins, rien de plus simple, il suffit de se créer un porte-monnaie grâce à un logiciel (Bitcoin-Qt sur un ordinateur, Bitcoin Wallet sur Android). Un porte-monnaie est composé d’une clé publique (que l’on peut transmettre à tout le monde, qui sert à recevoir des dépôts) et d’une clé privée (à garder secrète, comme son nom l’indique, étant donné qu’elle sert à payer). Ces deux chaînes de 34 et 50 caractères suffisent. Nul besoin de s’identifier ou d’effectuer la moindre démarche. Du coup, on peut même sauvegarder son porte-monnaie en l’imprimant. Ensuite, pour obtenir des bitcoins, il faut qu’ils soient transférés depuis un autre porte-monnaie. Des sites se sont naturellement montés pour gérer les transactions entre acheteurs et vendeurs. C’est le cas de Mt.gox ou Bitcoin-central.net. Lorsqu’une transaction est effectuée, l’ordre est transmis au réseau de machines chargé de gérer le système. N’importe qui peut d’ailleurs inscrire son ordinateur dans ce réseau pour participer à l’effort. La validité de l’ordre va ensuite être confirmée par plusieurs machines (elles vont vérifier les antécédents de chaque porte-monnaie pour voir si les sommes sont disponibles), puis il sera ajouté à ce qui s’appelle la « chaîne de blocs », un journal ultrasécurisé qui répertorie toutes les transactions effectuées sur le réseau Bitcoin. Ce sont ces ordinateurs qui mettent en circulation les nouveaux bitcoins. En récompense du travail effectué, ils peuvent aussi percevoir des frais de transaction.


  • ANI, kekcekça ? | LES VREGENS
    http://cafemusique.wordpress.com/2013/04/11/ani-kekcekca

    Le texte parle aussi (sans rire) de la fameuse « mobilité volontaire » : en clair, si le salarié refuse d’être déplacé « volontairement » (il paraît que c’est pour « développer ses compétences ») à trois cent bornes de chez lui, il pourra être tout simplement viré manu militari, et sera considéré comme « démissionnaire » (pas de chomedu à la clé, donc) et « l’entreprise sera exonérée, à l’égard du salarié concerné, de l’ensemble des obligations légales et conventionnelles qui auraient résulté d’un licenciement pour motif économique ». Elle est pas belle la vie ? D’ailleurs, les prudhommes ne seront même plus compétents : en cas de refus d’une mutation interne imposée (changement de poste ou de lieu de travail, et avec maintien non pas de la rémunération, ce serait trop beau, mais du « niveau de la rémunération »), le licenciement qui s’en suivra ne sera pas pour motif économique mais pour « motif personnel », salauds de pauvres …


  • “Féminisme : la révolution inachevée” de F-A Benomar
    http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/feminisme-la-revolution-inachevee-de-f-a-benomar/6278

    Le #féminisme sonne souvent comme un gros mot, un mot qui attire à celle ou celui qui le prononce autant de sobriquets que de franche critique. La rengaine de nos opposants ne cesse de revoir notre combat, nos analyses ou nos revendications à la baisse, pointant du doigt une sempiternelle ligne jaune derrière laquelle nous ne sommes que des extrémistes qui quittons le sens des réalités. Et pourtant, que nous dit-elle, cette réalité ? Aujourd’hui en France, il existe 27 % de différences entre les salaires des femmes et des hommes. 80 % des travailleurs pauvres sont des femmes. L’écart de leurs retraites est de 38 %. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon. Une femme est violée toutes les sept minutes. Alors, est-ce le féminisme ou le machisme qui est aujourd’hui extrémiste et dominant ?

    • @bp314 tu serais pas LO par hasard ? Il faut réussir à comprendre cette distinction du combat ouvrier et du combat féministe sous le jeu de la pensée communiste, archaïque et masculine, mais toujours très ancrée même chez des jeunes de la CNT. Par exemple le président de la FCPE était LO. Quand une gamine s’est fait agressée sexuellement par 4 garçons dans la cour de l’école, ça ne le dérangeait pas plus que ça. Ce qui l’inquiètait c’était le milieu social des garçons, plutôt défavorisé.

    • Je ne suis pas particulièrement LO. Je reste cependant troublé de voir à quel point les questions de genre (de consommation sexuelle, de handicap, etc.) ramènent inévitablement chacun à son individualité, pendant que le capital s’organise.

      Quand à la question de la violence, que dire de celle, quotidienne, omniprésente, et impunie qu’organise le capital ? Est-ce avoir un minimum de sens du réel que de s’interroger sur les quelques violences (genrées ou non) se déroulant sous nos yeux en oubliant celles auxquelles nous participons, voire, que nous organisons en participant à l’organisation capitaliste du monde ?

    • @touti il sort d’où ce dernier argument en date ?
      @bp314 O.o tu compte interdire le travaille aux femmes ? ou les éradiquer et prendre des vaches comme mères-porteuses ? ou alors une castration chimique généralisé ? Tu as un scoop sur les pères-porteurs ? sinon tu est une fourmis ou un rat-taupe-nu qui a trouvé le moyen de se connecté @seenthis, ci c’est ca chapeau !

      80 % des travailleurs pauvres sont des femmes.

    • @madmeg Alors, pourquoi les traiter en tant que femmes plutôt qu’en tant que pauvres ? Pour les séparer des hommes, comme toutes les religions y invitent ?

      Qu’est-ce qui fait des travailleurs (et travailleuses) des pauvres si ce n’est l’organisation capitaliste du monde ?

    • Prolétaires de tous pays, qui lavent vos chaussettes ?

      Sinon, revoir l’excellent We want sex equality sur la question de l’impossible réduction du combat féminisme à la seule lutte des classes sociales, ou comment la solidarité de la classe ouvrière s’amenuise quand il s’agit de réduire les inégalités dont souffrent spécifiquement les femmes. http://fr.wikipedia.org/wiki/We_Want_Sex_Equality

    • Il est exact que le combat féministe ne peut se réduire à la seule lutte des classes. Et c’est précisément ce qui en fait l’allié de la bourgeoisie, comme toute cause visant à diviser les travailleurs, les miséreux, les prolétaires, comme le firent si bien en leurs temps respectifs les religions monothéistes.

      Mais qu’importe : je me doute bien que rien qui puisse s’écrire en bon française ne fera jamais fléchir ceux qui jugent leur interlocuteur à la maîtrise de la langue patronale. Mais si d’aventure quelques-uns en venaient à s’interroger (ce à quoi un Mélenchon ne se risquera jamais) sur l’inintelligibilité de leur cause aux yeux du public visé (mais l’extraordinaire sympathie dont elle bénéficiera toujours auprès de la plus répugnante bourgeoisie) simplement énoncer cette hypothèse : ce qui unit est une condition, un vécu.

    • @mad_meg le dernier argument en date sort d’une soirée à la CNT ou j’ai osé abordé la non-question du féminisme (je sais bien qu’à la CNT ça peut être considéré comme une provocation et je m’en moque ouvertement). Donc les seuls interlocuteurs qui sont restés pour discuter, les autres fuyants lâchement, l’ont été pour me faire reconnaitre mon erreur bien entendu. Cet argument n’est toutefois pas nouveau, il vaut quand même la peine d’être souligné parce que j’aimerais bien lui tordre le cou. Le plus vil dans tout cela, c’est que l’on m’ait reproché d’avoir un enfant (« tu assumes tes choix et c’est ton problème ») et de vouloir user de ma condition individuelle pour parler de politique.
      J’étais seule mais dans une colère noire qui n’est pas prête de passer.
      @odilon, verveine pour moi stp ;)

    • Merci @touti pour ces précisions, ce mépris pour l’individu (en particulier féminin) se retrouve dans le discours de ces CNTistes et de @bp314. Je comprend ta colère et je la partage.

      @bp314

      Alors, pourquoi les traiter en tant que femmes plutôt qu’en tant que pauvres ? Pour les séparer des hommes, comme toutes les religions y invitent ?

      Mais les traiter en tant que personne ca te viendrait pas à l’idée ! Pour traiter des travailleurs les plus pauvre, il te faut leur couper les ovaires. C’est qui tes travailleurs, une essence abstraite d’entité de production qui n’a ni sexe, ni age, ni culture ? D’où sort tu que le féminisme sépare ! Il n’y a que toi qui veuille séparé dans cette discussion. Séparer les luttes, séparer les individus d’eux même, castrer les travailleuses et nier la spécificité des travailleurEs en les réduisant a une fonction socio-économique abstraite. Ta comparaison avec la religion en plus d’être insultante est bien hypocrite, tu ne devrait pas les renier tes amis de la bite-sacrée car tu partage beaucoup avec eux.
      En fait je comprend mieux ta première phrase, quant tu dit qu’il n’y a pas de problème de genre chez les travailleurs, pour toi c’est simplement que les travailleurs ne sont pas du genre humain.

      Le privée est politique.

    • Dire que l’on est humain, puis homme, ou femme, ce n’est pas faire acte d’individualisme bourgeois. C’est admettre une certaine réalité. Non ?
      Même dans le plus pur socialisme, les différences entre hommes et femmes existent, et sauf à décider que le patriarcat est à la source du capitalisme, il ne disparaîtra pas comme par miracle à l’issue du socialisme. A moins que ?
      Que dit la Théorie sur le patriarcat ? Que c’est un concept diviseur ?

    • Plus exactement, que prétendre avoir un vécu propre (religieux, politique, de genre, de handicap, ethnique) revient à se dissocier du destin d’autrui : rien que de bien libéral, contemporain, moderne somme toute. C’est un banal communautarisme, l’ami bien connu du capital depuis « United Colors of Benetton ».

      Dire que l’on est humain, puis homme, ou femme, ce n’est pas faire acte d’individualisme bourgeois. C’est admettre une certaine réalité. Non ?

      Le réalisme a toujours été l’alibi du conservatisme, donc, du capitalisme. There is no alternative , n’est-ce pas ?Chacun de nous, bons consommateurs libéraux, pourrait se définir par douze à vingt traits qui chacun le différencieraient de certains autres, mais pas toujours les mêmes, en une combinaison le rendant tunique aux yeux du marketing comme de quiconque a la liberté de définir son regard sur les choses, dont lui-même. Cela ne rend pas pour autant ce regard « réel » au sens libéral du terme.

    • @bp314 :
      Ah oui, j’ai compris, le scénario de la réalité étant contrôlé par les capitalistes qui font tout pour nous rendre différents et nous diviser, tu te réfugies dans tes rêves, où tous les individus sont plus qu’égaux, ils sont strictement identiques, une armée homogène et compacte de clônes asexués en bleu de travail qui ne se prennent pas la tête avec les considérations féministes pour mieux combattre le grand capital.

      Tu rigoles, j’espère ? Rassure-moi, c’est du second degré n’est-ce pas ?

    • @petit_ecran_de_fumee : au sujet du réel :

      Un mot encore. Si vous voulez que votre discours soit bien accueilli, ne négligez aucune occasion d’y exalter les vertus sur lesquelles reposent les sociétés : le dévouement à la richesse, les sentiments pieux, et spécialement la résignation du pauvre, qui est le fondement de l’ordre.

      Sinon, éventuellement, voir éventuellement http://www.peripheries.net/article16.html

    • @bp314
      Euh non désolé, ça n’a rien à voir... je distingue la massue de la réalité brandie par les dominants pour appuyer leurs projets de domination, et dénoncée par Mona Cholet, et la réalité exprimée par chacun des dominés pour la changer. Vouloir changer sa propre réalité est légitime, c’est la base de toute lutte sociale. Renoncer à la maîtrise de sa propre réalité, ce n’est que banal embrigadement, c’est l’aliénation de l’individu et le grand plaisir des sectes...

    • Je comprends le propos : tout est diversion. On pourrait évoquer la paranoïa. Et j’ai du coup le même sentiment qu’à 15 ans, après avoir discuté plusieurs semaines avec une militante LO. J’avais déjà alors ressenti un profond sentiment d’inefficience. Et aussi de violence.
      Donc, ok, la lutte des classes est dans l’échelle de valeur du socialiste l’étalon de plus haut niveau. Mais mine de rien, à quoi bon être socialiste si c’est pour continuer à se vautrer dans la plus parfaite misogynie, voire le plus complet racisme ?
      La misogynie ne mérite pas qu’on s’y intéresse : c’est un piège des capitalistes.
      Le patriarcat ne mérite pas qu’on s’y intéresse : c’est un piège de la bourgeoisie.
      Le féminisme ne mérite pas qu’on s’y intéresse : c’est un piège de la bourgeoisie.

      Je crois qu’il doit être possible de continuer à l’infini.

      D’où un vrai souci, à mon sens, d’efficience.

      A quel moment commence-t-on à s’intéresser à qq chose pour de bon ?

    • Le vécu, c’est la trame des liens qui relie les êtres humains entre eux. Ce n’est pas un phénomène qui se détache d’un environnement, c’est un phénomène qui s’inscrit et qui interagit dans un environnement et en fonction de. Les millions de vécus, les millions d’idées font la richesse d’une communauté. Nier les discriminations qui sont faites aux femmes, c’est pas seulement ignorer les femmes en tant que telles mais c’est carrément porter le discours patriarcal des dominants à savoir, qu’elles se taisent !

    • Qui parle de nier les discriminations dont sont victimes les roms, les mal-blanchis, ou les femmes ?

      Mais de là à faire une cause sociale, il y a un grand pas à franchir : que seul-e-s franchiront les plus instruits, caractérisés par leur usage de la langue, marqueur social par excellence. Mais s’il le faut, indignons-nous donc : voilà le plus sûr moyen de n’y rien changer !

      Est-on victime de discrimination parce qu’on est rom, mal blanchi ou femme ? Ou alors est-on discriminé par des individus qu’il faut alors combattre ? Voilà la question que je pose : les torts se définissent-ils par leurs victimes ou leurs auteurs ?

      Ma réponse personnelle est claire, et répond indirectement à l’autre question « quand est-ce que se mobiliser vaut » : c’est à dire, quand on décide de traiter la question des discriminations en se tournant en direction des bourreaux, qui ne discriminent rarement que certains et pas d’autres.

      Après, on peut ou non vouloir constater que la propriété (et sa petite soeur la frontière) est la première des discriminations. On peut aussi (ou non) souhaiter ou non remarquer que le monde se divise toujours en deux : entre ceux qui ont des flingues et ceux qui creusent. On peut aussi souhaiter imaginer pour soi ou autrui un vécu, pardon, une réalité plus riche, plus complexe, plus individualisée, enjolivée de culture et de dits. Chacun est effectivement libre de compliquer autant qu’il le souhaite (et éventuellement d’une manière unique et spécifique à chacun) les constats les plus simples : mais le prix à ce faire est la solitude, pardon, cette chère liberté.

    • La culture n’est pas faite pour faire joli mais pour apprendre, apporter la lumière, ouvrir l’esprit sur les choses de la vie, à faire réfléchir, à donner les moyens de penser par soi-même et non pas selon des dogmes établis et surtout, tordre le cou à certains principes qui consistent à voir le monde sur un mode strictement binaire. J’aime pas trop le terme « mal-blanchis ».

    • @bp314 j’essaie de comprendre.

      Est-on victime de discrimination parce qu’on est rom, mal blanchi ou femme ? Ou alors est-on discriminé par des individus qu’il faut alors combattre ? Voilà la question que je pose : les torts se définissent-ils par leurs victimes ou leurs auteurs ?

      Trois question, trois réponses : oui, oui, les deux.
      – oui, les femmes sont discriminées parce que femmes,
      – oui, par les hommes,
      – la réponse à ces deux questions définit parfaitement la discrimination.

      Si je résume/caricature, un groupe qui vit collectivement une situation d’oppression de la part d’un autre groupe identifié d’oppresseurs doit d’abord obtenir une sorte de « label d’universalité » pour que sa lutte soit légitime. S’il n’en dispose pas, ses actions n’ont pas pour finalité le « but suprême » et donc s’analysent comme des manœuvres de diversion bénéficiant à l’oppresseur universel.

      Dit autrement, pourquoi l’opposition entre exploités et exploiteurs n’est pas une variante d’un conflit entre deux « communautarismes » (injure suprême) ?

      Il doit donc exister une instance supérieure (?) qui permet de balayer cette dernière question. Cette idée, que l’instance soit une théorie scientifique (le matérialisme dialectique, mettons) ou un groupe (une avant-garde du prolétariat, mettons) est proprement terrifiante, profondément inhumaine.

      Pour moi, celui qui divise, c’est celui qui est incapable de reconnaître dans la lutte de son voisin les points communs avec la sienne.

      Et finalement, ta réponse (personnelle) à cette question

      quand est-ce que se mobiliser vaut ?

      définit en effet qui tu es.


  • Transport aérien : on reparle de Ryanair... accusé de « casser et finalement détruire » le transport aérien.

    Ça revient très souvent : régulièrement, la presse norvégienne dénonce la compagnie à bas prix Ryanair d’être en marge de la loi. le site de la NRK, la radio-télévision norvégienne, rapporte dans un article paru le 10 avril 2003 que la compagnie aérienne SAS accuse Ryanair de non seulement violer la loi, mais aussi de le faire pratiquement avec la complicité des autorités qu’on connait beaucoup plus « actives » quand il s’agit de faire respecter d’autres principes, par exemple expulser des migrants (au nom de la loi).

    Quelques passage du papier :

    La SAS a fustigé les autorités norvégiennes qu’elle accuse de laisser Ryanair opérer en Norvège aux marges (externes) de la loi. La Sas pense que Ryanair viole la loi norvégienne sur plusieurs points.

    http://gfx.nrk.no//0jtuJkUAEwTAuiofQpjUTA9f4wDR6Vj_hq-KoDAvWGLQ.jpg

    Ryanair paye actuellement ses taxes et ses impôts en Irlande, et non en Norvège. L’argument de la compagnie ici est que les avions sont immatriculés en Irlande

    Les salariés de Ryanair travaillant en Norvège ont des contrats irlandais, et non pas norvégiens. Selon la direction des impôts, cela constitue une grave violation au droit du travail. Travaillant en Norvège, ils doivent payer des impôts en Norvège, mais ont aussi le droit de bénéficier du régime d’assurance maladie, des allocations familiales et des indemnités de chômage.

    Mais Michael O’Leary, le très turbulent PDG de Ryanair n’en démort pas : « Nous sommes une société irlandaise, nous payons des impôts en Irlande » a-t-il dit aux médias lors d’une rencontre à l’aéroport de Rygge en mai 2012.

    Un hôtesse de l’air témoigne :

    « Vous êtes en quelque sorte obligé de travailler lorsque vous êtes malade, parce que sinon, vous perdez beaucoup d’heures de vol, et vous n’êtes pas payé (il n’y a pas de couverture sociale qui prévoit de payer le salaire le temps de la maladie). »

    La couverture sociale est à peu près nulle en Irlande, et le taux d’imposition n’est que de 11 %. Comment, dans ces conditions, la SAS peut-elle rivaliser avec Ryanair ?

    Source : NRK, 10 avril 2013
    SAS : – Ryanair øydelegg norsk luftfart
    http://www.nrk.no/okonomi/sas-kritiserer-norske-styresmakter-1.10979843

    #ryanair #transport-aérien #norvège

    • C’est donc en 2013 qu’on découvre ce qu’est le Marche Unique imposé par Mitterrand et Delors à toute l’Europe ?

      Quand il ne s’agissait que de détruire les mines, la sidérurgie et la paysannerie, l’Europe des bobos intellos n’en avait évidemment rien à faire, c’était la fatalité, c’était comme ça. Maintenant que l’ogre libéral va menacer les postes de cadres, règlementeurs, journalistes et autres bonasses du ciel, bizarrement, le bourgeois se réveille.

      Et vous espérez sérieusement un soutien des travailleurs sur le fond ? L’Europe, vous l’avez voulu, bouffez-la, à en crever.

    • Il y a un papier de complément aussi très intéressant, le témoignage de deux anciennes employées de Ryanair en Norvège qui expliquent le système Ryanair.

      En gros, tout est illégal dans le contrat de travail : le salaire (117 000 couronnes soit 15 000 euros pour dix mois) totalement inadapté dans le contexte norvégien ; pas de couverture maladie (bien qu’elle soit obligatoire en Norvège) le contrat précise qu’à la, place de la couverture maladie, les employés ont la possibilité de consulter... un médecin de la compagnie !! Bonjour la confidentialité.

      Mais le plus étonnant dans cette affaire, c’est le laxisme des autorités norvégiennes qui ne font rien alors que maintes fois des employés et les syndicats ont prouvés que ces contrats de travail sont totalement illégaux.

      Deux anciennes hôtesses témoignent :

      « Mais ça n’a rien à voir avec du dumping social, c’est bien pire : c’est purement et simplement de l’esclavage »

      « Un jour, alors que j’aidais un passager à ranger son sac dans un coffre à bagages, on est venu me dire que je n’étais pas assez efficace, trop gentille avec les passagers qui pouvaient bien ranger leurs affaires tout seuls, et que moi, j’avais d’autres tâches imposées »

      Elle décrivent un régime de travail effrayant, des horaires impossibles, des contrôles et une surveillance en permanence. Les employés travaillent dans la peur d’être licenciés à tout moment « parce qu’ils sentent l’alcool, qu’ils n’ont pas pu ou su utiliser les micros, qu’ils n’ont pas assez vendu de produits pendant le vol ou qu’ils ne sont pas assez rapides » par exemple (souvent des motifs futiles).

      « La majorité du personnel est recruté dans des pays très brutalement touché par la crie économique (Slovaquie, Hongrie, Pologne, Pays baltes, Portugal, Espagne,...). Un travail pour eux est un espoir, ils n’ont pas le choix et sont obligés d’accepter ces conditions. Pour beaucoup, c’est une question de survie ».

      « Il ne fait aucun doute que ceux qui travaillent ici à la base de Ryanair à Rygge [petit aéroport près d’Oslo] doivent être couverts par les lois et règlements de la Norvège. Or, ce n’est pas le cas. »

      « On a l’impression que Ryanair à l’aéroport de Rygge est une espèce d’ambassade d’un pays étranger : ils violent la loi en toute impunité, et ils ne sont même pas inquiétés par les autorités norvégienne comme si ils avaient une immunité diplomatique ! »

      Ces hôtesses attaquent Ryanair en justice, l’affaire devrait être traitée dans les semaines qui viennent. Elles sont conscientes que Ryanair en retour pourrait aussi les attaquer pour n’avoir pas respecter leur « obligation de confidentialité absolue » sur ce qui se passe dans l’entreprise ! (c’est une clause du contrat que les employés signent).

      Le porte parole de Ryanair répond :

      « Aucun des employés de Ryanair ne sont obligés de rester avec nous, et tout le monde a la possibilité de quitter l’entreprise si bon leur semble. Pour le salaire, nous sommes obligé de le fixer à un taux qui nous permet d’employer 8 500 personnes » dit-il.

      « Ryanair est une société irlandaise, tous les employés reçoivent un salaire irlandais, et payent des impôts irlandais et sont soumis au droit du travail irlandais, un point c’est tout ».

      « Cela fait partie du principe de la libre circulation des travailleurs que la Norvège est obligé de respecter : il y a une législation européenne claire en ce sens (UE/EEE). Il existe aussi une convention fiscale entre la Norvège et l’Irlande qui montre que nous sommes dans la loi ».

      Source : NRK, le 10 avril 2013
      Kabinansatt saksøker Ryanair
      http://www.nrk.no/nyheter/distrikt/ostfold/1.10979931

    • Et en France :
      Marseille : Ryanair en procès pour travail dissimulé
      http://www.air-journal.fr/2013-01-30-marseille-ryanair-en-proces-pour-travail-dissimule-565791.htm

      Des accusations qui remontent à l’époque où Ryanair avait une base à l’aéroport de Marseille – Provence, avec quatre avions stationnés sur place et 127 employés L’enquête, lancée en avril 2010 et portant sur l’activité de la compagnie depuis 2006, faisait suite aux plaintes des syndicats UNAC et SNPL et de la caisse de retraite des navigants, qui reprochaient à la low cost de déclarer ses salariés en Irlande, où le droit est beaucoup plus favorable à l’employeur qu’en France.

      Je n’arrive pas à trouver d’infos sur le résultat de ce procès. Peut-être est-ce encore en délibéré ?

    • J’ai pris ryanair pour la premiere fois il y a moins d’un mois, le personnel de bord ne rigolait pas et avaient l’air épuisés. Tout le long du vol ils passent avec des parfums, des sacs a maiń, des jeux a gratter, des revues, des bd, des jouets, de la bouffe et des boissons a vendre et je ne sais quoi d’autre. Pendant les 2h de vol, ils ont pas arrêter une seconde leur défilé. Je ne sais pas combien de voyage font les hôtesse et les hôtes de l’air, mais vu que mon billet était a 25euro je pense que pour avoir leur paye ils doivent en faire beaucoup beaucoup.

    • C’est sûr que Ryanair sont des escrocs mais ils vont continuer à bien prospérer, simplement parceque toutes les autres compagnies aériennes pratiquent des prix hallucinants et injustifiables. Et toutes facturent des taxes d’aéroport de plus de la moitié du prix du billet. C’est toujours le même problème Ryanair sont des pourri qui devrait se faire boycotter ne serait ce que pour leurs arnaques répétées des voyageurs (concernant les confirmations de billet d’avion, etc...) mais en même temps aucun service de substitution n’est proposé...


  • Pierre Jourde à propos du Tigre
    http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com/tag/le+chant+du+monstre

    Le Tigre est une revue généraliste, culturelle au sens large. On trouvera dans le numéro de janvier des photos superbes, quelques extraits de L’Autofictif de Chevillard, des feuilletons, un article sur le mathématicien Grothendieck, une enquête sur la réjouissante République du Saugeais, dans le Jura, des feuilletons, un certain goût du bizarre, et pas mal d’humour. Mais Le Tigre est aussi une maison d’édition qui publie de petites merveilles. Petites merveilles pour la maquette, particulièrement réussie, qui en fait de très jolis objets à 6 euros. Ce serait bête de s’en priver.

    Je partage en tout point ce jugement. Après avoir lu l’an dernier La vie dans les arbres de Sylvain Prudhomme je viens de finir Suburbs de Raphaël Meltz. Des textes passionnants sur la manière de construire les villes, les maisons, entre rêves, utopies et vie quotidienne. Les urbanistes en prennent violemment pour leur grade. Voir aussi : http://www.le-tigre.net/SUBURBS.html
    #littérature
    #urbanisme
    #architecture
    #utopie