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  • En Iran, une défiance croissante entre la population et le régime, Madjid Zerrouky
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/07/en-iran-l-enquete-premonitoire-de-la-police-des-m-urs-sur-le-port-du-voile_6

    Un rapport diffusé dans l’administration en début d’année s’inquiétait de « l’effondrement des valeurs » et prônait une série de nouvelles mesures répressives pour imposer le hidjab : patrouilles, vidéosurveillance et centres de rééducation.

    Le régime iranien a beau répéter que le mouvement de contestation auquel il fait face est le fait d’« émeutiers » utilisant la « malheureuse mort d’une jeune fille pour semer le chaos », il n’aurait pas dû être surpris par la déferlante qui a suivi la mort, le 16 septembre, de Mahsa Amini, après son arrestation par la police des mœurs. Les signaux s’accumulaient ces derniers temps. Et l’administration de la République islamique a elle-même donné l’alerte dans un document intitulé « Projet chasteté et hidjab ».
    Le rapport de deux cent dix-neuf pages rédigé par le Quartier général de la promotion de la vertu et de la prévention du vice détaille le positionnement et la politique du régime en matière de port du hidjab. Distribué au début de l’année aux agences gouvernementales chargées du maintien de l’ordre, avant d’être rendu public cet été, il éclaire la récente campagne de l’Etat qui vise à imposer un port du voile plus strict aux femmes. Celle-là même qui a coûté la vie à Mahsa Amini et à cent cinquante-quatre manifestants depuis le début de la contestation.

    Dans l’esprit des rédacteurs, il s’agit d’endiguer la perte d’influence idéologique du régime et l’affaiblissement de son contrôle sur la société en insistant sur l’obligation pour les femmes de porter le foulard, symbole de l’union du clergé et des militaires qui caractérise la République islamique. Or, cette influence, relèvent-ils, s’effriterait rapidement et dangereusement, et la société iranienne ne serait plus au diapason des dirigeants du pays.

    « 62 % des femmes n’approuvent pas le hidjab »

    Le nombre d’Iraniens hostiles au renforcement du port du voile, observent-ils, augmenterait de jour en jour. « 62 % des femmes n’approuvent pas ou ne portent pas régulièrement le hidjab islamique complet », le tchador, note le rapport. « Et certains citoyens ont commencé à s’opposer à ceux qui préviennent le vice. » Soit les agents de la police des mœurs.

    Pour les rédacteurs, il convient donc de repasser à l’offensive et de reconquérir les cœurs et les esprits. Ou, à défaut, l’espace public et le domaine informationnel. En multipliant les patrouilles et le recours à la vidéosurveillance ; en ouvrant des centres de rééducation, voire en coupant Internet aux femmes jugées trop récalcitrantes. Une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement est même prescrite à l’encontre de tout Iranien qui publierait en ligne des contenus contre le hidjab obligatoire.

    Le document suggère aussi qu’une « guerre psychologique » menée par « l’ennemi » inciterait les femmes iraniennes à se détourner du hidjab. La sphère numérique est ainsi considérée comme un champ de bataille qu’il s’agit de ne pas négliger. Bousculé par les manifestants, le régime n’a pas hésité, au sortir de la première semaine du mouvement de contestation, à priver les Iraniens de toute communication en ligne en coupant le réseau.

    « Malgré le fait qu’une majorité relative des gens considèrent le hidjab comme obligatoire et légitime, la comparaison des résultats de cette recherche avec l’enquête précédente, réalisée en 2016, montre une diminution de la part de ceux qui soutiennent la légalité de l’obligation imposée de la charia. Alors qu’en 2016 environ 73 % des personnes déclaraient que l’imposition du port du hidjab était légale ; en 2021, ce chiffre a diminué pour atteindre 58,5 % », s’inquiètent également les rédacteurs.

    Mouvement de fond

    Parmi les villes étudiées, le taux d’approbation varie : s’il atteint 71,8 % à Qom, une ville sainte qui abrite des dizaines de séminaires du clergé chiite et où résident nombre d’ayatollahs, il s’effondre à 39 % à Téhéran, la capitale, cœur politique, économique et culturel du pays. Ses dix millions d’habitants « sont les moins convaincus du fait que le port du hidjab fait partie des règles obligatoires de l’islam ». En outre, la moitié des moins de 30 ans conviendraient que les femmes ont le droit de ne pas se conformer aux règles sur le port du hidjab.

    Ces chiffres, qui révèlent un mouvement de fond, sont probablement sous-estimés. En 2018, une étude publiée par la Revue d’économie politique à partir des données de « l’Enquête sur les valeurs et attitudes des Iraniens », réalisée par le ministère de la culture et de l’orientation islamique, auprès de quinze mille personnes, concluait, elle, que 78 % des Iraniens étaient en faveur d’un « hidjab facultatif », à l’opposé d’un « hidjab obligatoire ». Les questions, neutres, ne sous-tendaient pas alors un positionnement pour ou contre la religion et le voile, contrairement à l’enquête du « Projet chasteté et hidjab », tout en relevant les mêmes tendances générationnelles et géographiques.

    Les promoteurs de « la défense de la vertu » imputent à la « modernité » ces changements, non sans exprimer une forme d’impuissance face à ce basculement de la société. « Il ne fait aucun doute que le monde moderne apporte des avancées technologiques. Des avantages tels que la facilité de communiquer, l’accès à l’information, l’expansion de l’éducation et de la santé, et l’espoir d’une vie meilleure. Mais cela crée aussi des dommages dans le domaine de la culture et des systèmes sociaux, tels que l’effondrement des valeurs ou le déclin de l’institution familiale », analysent-ils.
    Et de constater, non sans inquiétude, « qu’avec la prédominance de la majorité urbaine (74 %) dans la société iranienne et l’expansion de la classe moyenne urbaine, la multiplication de lieux de rencontre pour des groupes tels que les artistes, les athlètes, les activistes dans les domaines scientifique, culturel et médiatique, le lien de ces couches avec la culture et les valeurs mondialisées s’est approfondi ».
    « Beaucoup de gens ne savent pas que l’Iran est urbain à 75 %, que le taux d’alphabétisation avoisine les 100 % pour les personnes âgées de 6 à 24 ans et qu’il y a presque quatre millions d’étudiants dans les universités iraniennes, dont une majorité de femmes. Que chaque Iranienne ne donne naissance qu’à 1,6 enfant maintenant contre sept au début de la révolution » , rappelle Azadeh Kian, professeure de sociologie à l’université Paris Cité.

    Le sort de Mahsa Amini illustre tragiquement ce paradoxe de la République islamique, capable de garantir des études primaires, secondaires et universitaires à une jeune fille d’une province déshéritée, tout en la privant de ses libertés fondamentales. Jusqu’à provoquer sa mort.

    « Les valeurs sociétales évoluent rapidement dans toutes les couches de revenus en Iran, et le clivage sociétal semble être générationnel plutôt que fondé sur la classe sociale, écrit, pour sa part, Ali Alfoneh, expert de l’Arab Gulf States Institute à Washington. Les jeunes Iraniennes défavorisées s’identifient davantage aux femmes de la classe moyenne qui ne couvrent pas entièrement leurs cheveux d’un hidjab et ne les considèrent plus comme décadentes. »

    Convergence des colères

    Cela faciliterait d’autant plus une convergence des colères de la société iranienne : le scénario du pire pour le régime, alors que le mouvement de contestation actuel est le troisième épisode de manifestations auquel il est confronté en cinq ans. Les révoltes des hivers de 2017 et de 2019, violemment réprimées, portaient, elles, sur des revendications socio-économiques.

    Plus haute autorité politique et religieuse du pays, le guide suprême, Ali Khamenei, est sorti de son silence, lundi 3 octobre. Il s’en est violemment pris à « certains qui, sans enquête et sans que rien ne soit avéré [concernant le décès de Mahsa Amini], rendent les rues dangereuses, brûlent le Coran, les mosquées et les voitures, et retirent le foulard des femmes voilées ». Mais il a également concédé que les femmes peuvent être des partisanes de la République islamique même si leur port du hidjab est déficient.

    « Cette société se modernise et aspire à des valeurs modernes face à un pouvoir qui se sclérose, avec des institutions et des lois moyenâgeuses. Les tensions augmentent et vont augmenter », estime Azadeh Kian, pour qui « une révolution culturelle a commencé ». Le mouvement de contestation vient d’entrer dans sa quatrième semaine.

    https://seenthis.net/messages/975034

  • Le prix Nobel de médecine 2022 attribué au Suédois Svante Pääbo, qui a séquencé le génome de l’homme de Néandertal
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/03/le-prix-nobel-de-medecine-2022-attribue-au-suedois-svante-paabo-qui-a-sequen

    Le prix Nobel de médecine et de physiologie a été attribué, lundi 3 octobre, au Suédois Svante Pääbo, 67 ans, pour le séquençage du génome de l’homme de Néandertal et son rôle dans l’émergence de la paléogénomique.

    « En révélant les différences génétiques qui distinguent tous les humains vivants des hominidés disparus, ses découvertes ont donné la base à l’exploration de ce qui fait de nous, humains, des êtres aussi uniques », a salué le jury.

  • Covid-19 en Chine : à Shenzhen, des dizaines de personnes manifestent contre le confinement
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/27/covid-19-en-chine-a-shenzhen-des-dizaines-de-personnes-manifestent-contre-le

    Covid-19 en Chine : à Shenzhen, des dizaines de personnes manifestent contre le confinement
    Les autorités de la mégalopole ont vivement réagi au signalement d’une dizaine de nouvelles contaminations, craignant une reprise épidémique.
    La discipline de fer imposée par la Chine contre le Covid-19 a connu une timide contestation, mardi 27 septembre. Des dizaines de personnes ont manifesté dans un quartier de Shenzhen, dans le sud du pays, contre un nouveau confinement annoncé après la découverte de quelques cas de Covid-19, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux vérifiées par l’Agence France-Presse. Cette mégalopole de plus de 18 millions d’habitants a signalé mardi dix nouvelles contaminations, poussant les autorités, sous pression à quelques semaines de l’important congrès du Parti communiste chinois à Pékin, à réagir pour éviter une flambée des cas.
    Des vidéos circulant sur les sites Weibo et Instagram montrent des dizaines de personnes criant « Levez le confinement ! », sous le regard de rangées de policiers en tenue médicale bleue, dans le quartier de Shawei, proche du siège du gouvernement local. La station de métro de Shawei a été fermée jusqu’à nouvel ordre à partir de 22 heures lundi soir, « dans le cadre de la prévention et du contrôle de la pandémie », a annoncé l’opérateur du métro de la ville. Les habitants de quatorze « zones à haut risque » réparties dans trois districts ont été contraints de se confiner chez eux à partir de mardi, ont expliqué les autorités sanitaires, sans préciser le nombre de personnes affectées. Dans quinze autres quartiers considérés à risque modéré, les habitants ne sont autorisés à se déplacer qu’à l’intérieur de leurs résidences. Shenzhen, tentaculaire centre technologique voisin d’Hongkong, venait tout juste d’alléger ses restrictions sanitaires imposées depuis plusieurs semaines, après une fermeture des écoles et des lieux de divertissement au début de septembre. Les habitants ne peuvent pas utiliser les transports publics, entrer dans un restaurant ou accéder aux services publics, y compris les hôpitaux, que munis d’un test PCR négatif datant de moins de vingt-quatre heures. La Chine est la seule grande économie à maintenir une stratégie « zéro Covid », recourant à des confinements ciblés et limités dans le temps, à de longues quarantaines et à des tests de masse. Ces mesures pèsent sur l’économie et la population. En début d’année, un confinement de deux mois instauré à Shanghaï, l’une des villes les plus peuplées de la planète avec plus de 25 millions d’habitants, a été marqué par des pénuries alimentaires, des décès dus au manque d’accès aux soins et des manifestations éparses. Plus de 80 000 touristes ont par ailleurs été bloqués dans la station balnéaire de Sanya en août à cause d’une vague de Covid. De nombreuses personnes étaient descendues dans la rue, demandant à être reçues par les dirigeants locaux pour exposer leurs griefs.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#zerocovid#quarantaine#deplacementinterne#confinement#tourisme#economie#politiquesante

  • Au large de la Syrie, une hécatombe en mer sans précédent sur fond d’effondrement généralisé du Liban
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/26/le-terrible-naufrage-au-large-de-tartous-jette-une-lumiere-crue-sur-le-flux-

    Des Libanais, des Syriens, des Palestiniens… Entre cent vingt et cent soixante-dix hommes, femmes et enfants sont morts ou disparus, le 22 septembre, quand leur bateau de fortune, parti des côtes libanaises, a coulé.

    sur fond d’effondrement généralisé du Liban

    sur fond d’effondrement généralisé du Liban

    sur fond d’effondrement généralisé du Liban

    sur fond d’effondrement généralisé du Liban

    sur fond d’effondrement généralisé du Liban

    Les alliés des US savent à quoi s’attendre sur le temps long.

    Le Pakistan est sous les eaux.
    L’Afghanistan est détruit.
    Le Soudan, qui en parle encore ?
    Et la Somalie ?
    Et le Mali ?
    ...
    Et l’Europe... qui n’a d’intérêt pour les US que comme théâtre de guerre contre le concurrent Russe.

    • Crise au Liban : ils braquent leur banque pour récupérer leur argent | TF1 INFO
      https://www.tf1info.fr/international/video-crise-au-liban-ils-braquent-leur-banque-pour-recuperer-leur-argent-223

      il y a 10 jours et, sans doute, ça continue…

      Au Liban, depuis des mois, privés de tout, les habitants survivent. Les retraits d’argent sont limités à 200 dollars par mois et par personne, somme dérisoire face à la flambée des prix. Poussés à bout, des citoyens ont décidé de braquer leur banque.

      Soutenu par la foule, Ibrahim Abdullah, le braqueur s’est enfermé à l’intérieur de cette banque. Il est venu avec une arme qu’il a, depuis, remise aux agents de sécurité. Il demande 50 000 euros, son argent, sur son propre compte. Les journalistes l’interrogent en plein hold-up.

      Un client qui braque sa banque pour récupérer son argent, c’est le cinquième ce vendredi. Les banques, menacées de faillite, empêchent leurs clients de retirer plus de 200 dollars par mois même s’ils en ont plus sur leur compte.

      Il y a deux jours, cette jeune femme fait filmer son braquage. Les gouttelettes qui volent, c’est de l’essence. Elle vient de s’en asperger et menace de s’immoler. Ces clients braqueurs assurent ne pas avoir le choix pour récupérer leur argent. Menacé par la crise économique qui frappe le pays depuis trois ans, la monnaie a perdu 90% de sa valeur et les trois quart de la population vivent désormais sous le seuil de la pauvreté.

    • Il me semble qu’au Liban, la semaine dernière les banques annonçaient carrément fermer leurs agences parce qu’il y a trop de braquages de gens qui veulent récupérer leur propre argent.

      La dernière fois que j’ai vu un chiffre, on était à au moins 13 braquages pour ce motif.

    • Question  : ce sont les retraits ou les dépenses qui sont limités  ?

      Parce que 200 € de liquide par personne et par mois, c’est pas pareil que 200 € de dépenses.

      200 € de liquide, c’est 6 mois dans mon foyer, tout le reste, ce sont des transactions CB, virements, prélèvement, des mouvements traçables .

      Un large usage de liquide indique généralement un gros secteur économique informel et les problèmes afférents.

    • Je ne sais pas pour cette limite de 200€. Mais dans les cas de braquages dont on a parlé ici, les personnes voulaient payer de très importants frais d’hôpital, et leur banque ne leur donnait plus accès à leur argent. C’est donc bien tous les transferts et retraits qui sont limités (à quelle hauteur, je ne sais pas, et je suppose que ça change tout le temps).

      De toute façon, à partir du moment où les banques ont commencé à bloquer les retraits, toute l’économie du pays est passée en liquide : si tu vends quelque chose et que tu déposes l’argent sur ton compte, tu sais que tu ne pourras plus le récupérer. Donc tu te fais payer en liquide et tu es obligé de garder ça chez toi (sous le matelas). Y compris de grosses sommes, puisque les gens vendent des véhicules, des logements, des terrains.

    • Sinon, l’« Association des banques du Liban » n’est pas une source fiable, et encore moins le patron de la banque centrale Riad Salamé, là ce sont très clairement les voleurs dans cette affaire (avec le personnel politique).

      Le problème de « fuite » des capitaux concerne les grandes fortunes liées aux politiciens, qui se sont empressés de planquer leur fric quand leur propre système de corruption s’est effondré. Parmi les gens soupçonnés de planquer du fric à l’étranger, ah ben justement, Riad Salamé :
      https://seenthis.net/messages/938052

    • Hier lundi, réouverture partielle des banques.

      Liban : « J’ai besoin de mon salaire »... Colère des Libanais après la réouverture des banques
      https://www.20minutes.fr/monde/4002437-20220926-liban-besoin-salaire-colere-libanais-apres-reouverture-ba

      Incapables d’accéder à leur argent en dollars, des clients ont eu recours à des braquages pour réclamer leurs épargnes, dont cinq pour la seule journée du 16 septembre.

      […]

      L’Association des banques du Liban (ABL) a déclaré dimanche que les banques rouvriront lundi en capacité limitée pour servir les entreprises, les établissements éducatifs et les hôpitaux. Les distributeurs automatiques sont disponibles « pour tous les clients », afin de permettre aux secteurs public et privé de transférer les salaires de leurs employés, a assuré l’ABL.

  • En images : le soulèvement des femmes iraniennes émeut la planète
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/25/en-images-le-soulevement-des-femmes-iraniennes-emeut-la-planete_6143123_3210

    Le mouvement de contestation déclenché par la mort de Mahsa Amini ne cesse de prendre de l’ampleur, en Iran et en dehors, mouvement qui a été durement réprimé, faisant au moins 35 morts. Retour en images sur un peu plus d’une semaine de soulèvement des femmes iraniennes.

    L’article inclut une tournée mondiale de grandes villes avec photos de manifs de soutien à la révolte, sauf Paris, où aujourd’hui la police à gazé et chargé les manifestant.es qui approchaient de l’ambassade. Pas non plus d’image d’attaques de commissariat ou d’autres bâtiments publics en Iran, de voitures de police brûlées, de flics en débandade que l’on a pu voir ailleurs.

    (ça semble sans paywall)

  • Le Royaume-Uni veut limiter le droit de grève aux seuls cas où les négociations ont échoué
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/23/le-royaume-uni-veut-limiter-le-droit-de-greve-aux-seuls-cas-ou-les-negociati

    Alors que les mouvements de grève pour les salaires se multiplient depuis des mois dans le pays face à une inflation record, le chancelier de l’Echiquier britannique, Kwasi Kwarteng, a annoncé, vendredi 23 septembre, que le gouvernement allait limiter le droit de grève aux cas où les négociations entre les syndicats et les employeurs ont « véritablement échoué ».

    « Nous allons légiférer pour obliger les syndicats à soumettre des offres salariales [faites par les employeurs] à un vote de leurs adhérents » avant de pouvoir se mettre en grève, a expliqué M. Kwarteng lors d’une présentation budgétaire devant le Parlement britannique. Il s’agit de « garantir que les grèves ne puissent être déclenchées qu’une fois que les négociations auront véritablement échoué », a-t-il précisé devant les députés britanniques.
    Le ministre des finances a aussi annoncé l’intention du gouvernement de mettre en place un service minimal pour « empêcher les syndicats de paralyser le réseau de transport », comme le font déjà « d’autres pays européens », a-t-il justifié.

    Le précédent gouvernement conservateur avait déjà introduit une loi autorisant le recours à des intérimaires pour remplacer des salariés grévistes. Elle a suscité l’ire de nombreuses organisations syndicales, qui ont annoncé en début de semaine une action en justice contre la mesure.
    Cheminots, mais aussi postiers, dockers, avocats pénalistes ou éboueurs ont multiplié depuis juin les mouvements de grève, mais plusieurs syndicats avaient décrété une pause dans leurs mouvements pendant la période de deuil national qui a suivi le décès de la reine Elizabeth II. Les mouvements reprennent de plus belle face à une inflation au plus haut en quarante ans outre-Manche, à 9,9 % sur un an en août, la plus forte du G7.
    Une grève des conducteurs de trains reprendra ainsi au début d’octobre, tandis que les dockers du port anglais de Felixstowe prévoient un nouveau débrayage d’une semaine entre la fin de septembre et le début d’octobre faute d’avoir obtenu gain de cause lors d’un mouvement similaire en août.

    #grève #droit_de_grève #modèle_allemand

  • En Chine, un accident de car a coûté la vie à 27 personnes envoyées en quarantaine, provoquant colère et critiques de la politique zéro Covid
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/21/en-chine-un-accident-de-car-symbole-des-derives-de-la-politique-zero-covid-d

    En Chine, un accident de car a coûté la vie à 27 personnes envoyées en quarantaine, provoquant colère et critiques de la politique zéro Covid
    Le drame a eu lieu de nuit, et dans de mauvaises conditions, dans la province du Guizhou. L’affaire scandalise les réseaux sociaux, où le sujet a été vu plus de 600 millions de fois.
    Par Frédéric Lemaître(Pékin, correspondant)
    Publié hier à 12h41, mis à jour à 07h23
    Malgré le quasi-silence des médias officiels, l’accident de bus qui, sur une autoroute de la province du Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine, a provoqué la mort de vingt-sept passagers et en a blessé vingt autres, dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 septembre, scandalise la population.
    Le sujet a été vu plus de 600 millions de fois sur les réseaux sociaux. Ces passagers étaient en effet des gens a priori en parfaite santé mais qui étaient envoyés en quarantaine, à plus de 200 kilomètres de chez eux, parce qu’ils vivaient à Yunyan, un district de Guyang, la capitale régionale, où des cas positifs de Covid-19 avaient été signalés. Ils étaient donc, selon la terminologie chinoise, des cas contact directs ou indirects.
    Bien que la circulation des bus soit interdite entre 2 heures et 5 heures dans ces régions montagneuses, l’accident s’est produit à 2 h 40. C’est donc que les autorités n’ont pas hésité à s’affranchir de leurs propres règles en faisant évacuer des gens nuitamment au nom de la stratégie zéro Covid.
    Par ailleurs, des photos montrent le bus avec le chauffeur revêtu d’une combinaison intégrale, d’un masque et d’une visière de protection. Beaucoup d’internautes se demandent comment il est possible de conduire un bus avec un tel équipement. Surtout que dans ces bus, au nom de la politique zéro Covid, il est interdit d’ouvrir les fenêtres, de mettre l’air conditionné et de faire la moindre pause.Une rumeur affirme que les autorités de Guyang avaient décidé le 16 septembre de tout faire pour mettre fin à la circulation du virus avant le lundi 19. « Les responsables régionaux et locaux qui ont donné l’ordre d’atteindre le zéro virus en trois jours sont pénalement responsables des vingt-sept morts », écrit un internaute. « Cet accident est en train de dilapider la confiance de toute la société », témoigne un deuxième. L’accident est d’autant moins accepté que le virus « n’a tué que deux personnes dans la province du Guizhou » depuis 2020, rappelle un troisième.
    Selon les autorités, dimanche, environ 10 000 personnes étaient placées dans ces centres de quarantaine régionaux. Gao Yu, un des dirigeants du média en ligne Caixin, a posté sur les réseaux sociaux un commentaire qui pourrait lui valoir des ennuis mais résume le ras-le-bol de la population : « Réveillons-nous, revenons à la normale. Opposons-nous résolument aux tests systématiques de la population, au zéro Covid et à la fermeture du pays », écrit-il. En revanche, Hu Xijin, éditorialiste du Global Times qui a expliqué, dimanche, qu’il fallait dissocier l’accident de la politique zéro Covid, se fait sévèrement insulter. Parmi les commentaires les plus populaires, celui-ci : « Hu Xijin, si tu n’oses pas critiquer les autorités en t’exprimant au nom de la population, s’il te plaît, tais-toi. Pourquoi faut-il toujours que tu mentes pour plaire aux méchants ? » Comme c’est désormais souvent le cas, les autorités locales se sont vaguement excusées et trois responsables locaux ont été licenciés, mais cela n’a pas suffi à calmer la colère de la population. Celle-ci est comparable à celle qui avait explosé lors de la mort du docteur Li Wenliang à Wuhan en février 2020, ce lanceur d’alerte qui avait été condamné quelques semaines plus tôt pour avoir dénoncé l’arrivée du Covid-19. « Le docteur Li va-t-il rencontrer au paradis les vingt-sept morts d’aujourd’hui ? », écrit d’ailleurs un internaute.
    Ces témoignages sont d’autant plus impressionnants qu’ils contournent une censure sévère. Aucune information ne filtre sur l’identité ou l’âge des victimes, et les journalistes étrangers qui cherchent à entrer en contact avec les familles en passant par les réseaux sociaux se font copieusement insulter. Cet accident de bus pourrait avoir des conséquences politiques. La secrétaire du Parti communiste dans le Guizhou, Shen Yiqin, est pressentie pour entrer au bureau politique du Parti au mois d’octobre et y succéder à Sun Chunlan, chargée des questions de santé.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#pandemie#zerocovid#mortalite#confinement#deplacementinterne#centrequarantaine

  • Séisme à Taïwan : une personne tuée selon un premier bilan
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/18/taiwan-touchee-par-un-puissant-seisme_6142123_3210.html

    L’île avait déjà été touchée par un séisme de magnitude 6,6, samedi, ainsi que par plusieurs autres secousses. L’alerte tsunami émise par le Japon pour les îles situées aux alentours a été levée.

    Sur Gogole Niouzes France, c’est LFI qui fait les gros titres. Ni les effets de la tempête en Guadeloupe, ni le tremblement de terre à Taiwan.

    Notez qu’à LFI, l’homme violent est en retrait de ses fonctions. C’est pas comme si les pourritures sexistes et violentes de droite n’étaient pas toutes, encore à l’heure qu’il est, en responsabilité.

    Ils doivent bien en rire d’ailleurs. Ils ont toutes les manettes, toutes les capacités de nuisances, et dès qu’ils trouvent un os à ronger sur un gars, hop, ils le balancent, et ils attendent moins d’une semaine, et hop, le gars est en retrait. Il leur suffit d’attendre. Je pense qu’en faisant ça, et en le répétant à l’envie, ils vont se prendre un retour de flamme, tôt ou tard. A la fois parce que la saine réaction des « progressistes » (je ne sais plus comment nous appeler, là, les gens qui veulent juste que le monde soit vivable) est un exemple qui va devenir difficile à ne pas suivre, même un peu. Et parce que ça laisse comme personnel politique des gens qui à priori, sont des gens bien.

    Et donc, je fais pareil que Gogole. Je parle de LFI plutôt que des désastres planétaires. J’espère que les armes américaines vont aider les Taïwanais à s’en sortir. J’ai quelques doutes. Je fais même l’audacieuse supposition que les chinois seront les premiers à envoyer de l’aide utile. Y-a qu’à voir comment ça se passe au Pakistan, grand allié des américains dans la région, pour comprendre que les seuls qui s’en tirent là bas sont ceux qui tiennent les manettes. Les autres n’ont qu’à apprendre à nager.

  • Covid-19 : en Chine, des dizaines de millions de personnes restent confinées
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/13/covid-19-des-dizaines-de-millions-de-personnes-restent-confinees-en-chine_61

    Covid-19 : en Chine, des dizaines de millions de personnes restent confinées Même si le pays ne recense qu’un millier de nouveaux cas par jour, 33 villes comptant 65 millions d’habitants ont mis en place un confinement partiel ou total.
    Vendredi 9 septembre, à l’aéroport de Yinchuan, la principale ville du Ningxia, une femme s’est soudainement mise à pleurer juste avant d’embarquer pour Pékin. Comme tous les parents pékinois, elle avait dû, au préalable, informer l’école primaire de son fils de son voyage dans cette province au nord-ouest du pays, et, maintenant, elle craint qu’une fois rentrée dans la capitale, la direction de l’école ne l’autorise pas à retrouver les siens. Une peur a priori doublement infondée. Non seulement il n’y a pas un seul cas de Covid à Yinchuan, mais, en cinq jours, cette trentenaire a effectué pas moins de cinq tests PCR : un premier le lundi 5, vingt-quatre heures avant de quitter Pékin, deux tests à l’arrivée à l’aéroport de Yinchuan le mardi 6 et un dernier le mercredi 7 pour pouvoir repartir deux jours plus tard. Pourtant, une heure après avoir atterri à Pékin, l’école de son fils lui a envoyé sur son portable le message suivant : « Pour le bien des enfants », soit vous évitez de voir votre fils durant sept jours, soit celui-ci ne sera pas admis en classe durant une semaine. Samedi, à 6 heures du matin, nouveau message : « Quelle a été votre décision ? »
    Cette femme se souvient-elle que, deux ans plus tôt, le 8 septembre 2020, alors que le monde entier se battait contre le virus, le président Xi Jinping avait célébré « la victoire de Wuhan, la victoire de la Chine » contre le Covid-19, au cours d’une imposante cérémonie organisée au Grand Palais du peuple et retransmise en direct à la télévision ? Ce grand moment de propagande paraît aujourd’hui largement prématuré. Alors que la plupart des autres pays, grâce aux vaccins, vivent avec le Covid, la Chine s’enferme dans une politique zéro Covid qui la coupe du reste du monde et fait peser une épée de Damoclès permanente sur la vie de 1,4 milliard de personnes.
    Che Zhu-Mei peut en témoigner. Cette étudiante coréenne de 25 ans vit en Chine depuis quinze ans. Le 23 juillet, elle décide, avec quelques copines, de partir passer deux semaines à Sanya, une station balnéaire située au sud de l’île tropicale de Hainan, elle-même située au sud de la Chine. Retour prévu le 5 août. Fin juillet, elle entend dire qu’il y a quelques cas de Covid à Hainan. Le 5 août, son train est annulé au dernier moment. Comme des dizaines de milliers d’autres touristes, Che Zhu-Mei doit effectuer cinq tests en une semaine avant de pouvoir quitter Hainan, désormais quasi coupée du monde. Le 16 août, les vols reprennent enfin, mais il n’y en a qu’un seul pour Pékin, et il est pris d’assaut.
    Faute de mieux, le groupe de copines décide de partir le 18 août pour Chengdu. La capitale du Sichuan est l’une des rares destinations qui acceptent les touristes venant de Hainan, à condition qu’ils restent cinq jours en quarantaine. Le 23, Che Zhu-Mei et ses copines ne peuvent toujours pas rentrer à Pékin mais peuvent théoriquement se balader dans le Sichuan. Pas pour longtemps : le 29 août, des premiers cas de Covid font leur apparition à Chengdu. Depuis le 1er septembre, les 21 millions d’habitants sont confinés à domicile. Comme à Shanghai cinq mois plus tôt.
    Dans les quartiers de Chengdu considérés comme à haut ou moyen risque sanitaire, les habitants n’ont même pas été autorisés à descendre dans la rue lorsque, le 5 septembre, un fort tremblement de terre a secoué la région. Dans ces quartiers, les gardiens n’ont tout simplement pas ouvert les cadenas installés aux portes des résidences. « J’habite un 25e étage, et nous avons clairement ressenti le tremblement de terre mais seule une personne de notre appartement est autorisée à sortir deux heures tous les deux jours pour aller chercher des provisions, car il n’y a aucune livraison », témoigne Che Zhu-Mei. Mais, pour celle-ci, le principal problème est ailleurs : son titre de séjour en Chine expire le 14 septembre et, à Chengdu, les services de l’immigration sont aux abonnés absents. « J’espère que mon université à Pékin s’en occupe », témoigne-t-elle au téléphone.
    Chengdu est loin d’être une exception. Le 5 septembre, le magazine Caixin estimait que 33 villes comptant 65 millions d’habitants avaient mis en place un confinement partiel ou total. Même si la Chine ne recense qu’environ un millier de nouveaux cas de Covid par jour, le pays compte actuellement 3 500 zones à risque « élevé ou intermédiaire » : un record depuis février 2020. Parmi celles-ci, Shenzhen, la vitrine high-tech du pays qui vit depuis des semaines au rythme de confinements partiels. Deux ans et demi après le confinement de Wuhan, l’intendance a parfois du mal à suivre ou les petits chefs abusent de leur pouvoir.
    Les témoignages de personnes confinées non ravitaillées ou de malades que les hôpitaux refusent d’accueillir se multiplient sur les réseaux sociaux malgré la censure. Pour tenter de calmer les esprits, les autorités de deux villes viennent de présenter des excuses publiques. A Guiyang (province du Guizhou) où 74 cas de Covid ont été détectés, les 500 000 habitants confinés du quartier de Huaguoyuan n’avaient non seulement rien à manger mais, en raison de l’inorganisation de l’administration, étaient parfois réveillés en pleine nuit afin de faire le sacro-saint test quotidien.
    Dans le Xinjiang, la situation semble pire. Signe du verrouillage de l’information dans cette région sensible, nulle annonce n’avait été encore faite, début septembre, du confinement, depuis début août, des 4,5 millions d’habitants de la préfecture d’Ili, essentiellement peuplée de Kazakhs. Mais, début septembre, plusieurs témoignages ont fait état de familles avec enfants confinées sans nourriture, de vieillards non soignés ou d’une mère sortant de la maternité interdite de rejoindre son domicile. Bien que difficilement accessibles sur les réseaux sociaux chinois, les vidéos sur Ili ont été vues par des dizaines de millions d’internautes chinois. Un commentaire est révélateur : « Il y a dix ou onze ans, des journalistes seraient allés sur le terrain et auraient fait des rapports. Aujourd’hui, les journalistes doivent se contenter de faire des copier-coller des communiqués officiels. » « Il y a dix ou onze ans » , c’est-à-dire avant l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir.
    Jusqu’au confinement de Shanghaï et l’arrivée du virus Omicron en Chine, la population semblait majoritairement soutenir la politique zéro Covid. Grâce à elle, le nombre de décès était quasi inexistant, ce qui explique en partie la réticence des Chinois à se faire vacciner. Mais cette politique atteint clairement ses limites, et la lassitude est générale. Chose impensable il y a quelques mois, même des petites mains de la propagande ne se gênent plus pour faire part de leurs états d’âme devant des Occidentaux. « Bien sûr que j’en ai assez de ne pas pouvoir quitter Pékin depuis 2020. Avec ma femme, nous passons notre temps à regarder avec nostalgie les photos de nos voyages à l’étranger », témoigne l’un d’eux. « Trop, c’est trop. Ça n’a plus rien à voir avec un problème de santé publique. C’est purement politique », juge un autre. On lui tend une perche : « Si c’est politique, ça va s’arrêter après le Congrès du Parti communiste le mois prochain, non ? » Réponse : « Je n’y crois pas un instant. C’est une question de légitimité ». Sous-entendu : Xi Jinping ne peut pas perdre la face. De fait, même si le président chinois se rend au Kazakhstan et en Ouzbékistan les 14 et 15 septembre, effectuant son premier voyage à l’étranger depuis janvier 2020, la réouverture générale des frontières ne semble pas pour demain. La Chine, qui, après quatre reports, a renoncé au printemps 2022 à organiser la COP15 sur la biodiversité puis a annulé la coupe d’Asie de football prévue pour l’été 2023, vient de reporter à 2025 les championnats du monde d’athlétisme en salle qui, initialement, auraient dû se dérouler en 2020. Même si le pays recommence, depuis le 1er septembre, à rouvrir ses frontières aux étudiants étrangers, l’abandon de sa politique zéro Covid ne semble pas à l’ordre du jour.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#zerocovid#circulation#frontiere#circulation#santepublique#politique

  • Affrontements frontaliers meurtriers entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/13/affrontements-frontaliers-meurtriers-entre-l-armenie-et-l-azerbaidjan_614132

    Erevan et Bakou s’accusent mutuellement de « bombardements intensifs » et d’« actes subversifs » alors que des échanges d’artillerie ont été constatés à la frontière des deux pays mais aussi dans des localités arméniennes.

    https://seenthis.net/messages/972859

  • Inflation, récession économique = grèves, manifestations... = simple rééquilibrage des richesses ou rejet profond du capitalisme ?
    https://ricochets.cc/Inflation-recession-economique-greves-manifestations-simple-reequilibrage-

    Partout dans le monde, y compris au coeur de l’Europe, des grèves, émeutes et manifestations se multiplient contre l’inflation, les prix élevés de l’énergie et des denrées essentielles, la baisse du « pouvoir d’achat »... En France aussi ça bouillonne, et les Etats en panique s’obligent à lâcher des aides sociales pour tenter d’éviter une trop grosse récession économique tout en s’épargnant de véritables révoltes. LA GRANDE-BRETAGNE EST UNE POUDRIERE Owen Jones, le chroniqueur du grand journal « The Guardian », (...) #Les_Articles

    / #Le_monde_de_L'Economie, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, Révoltes, insurrections, (...)

    #Révoltes,_insurrections,_débordements...
    https://mars-infos.org/don-t-pay-greve-des-paiements-au-6488
    https://qg.media/2022/09/05/flambee-des-prix-le-risque-de-troubles-sociaux-augmente-dans-plus-de-100-pays-
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/05/en-allemagne-un-plan-massif-pour-lutter-contre-la-vie-chere_6140235_3210.htm
    https://www.lemonde.fr/international/live/2022/09/05/crise-de-l-energie-suivez-en-direct-la-conference-de-presse-d-emmanuel-macro

  • Un « plan Marshall » moderne pour reconstruire l’Ukraine
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/07/un-plan-marshall-moderne-pour-reconstruire-l-ukraine_6140563_3210.html

    Ce rapport de quarante-cinq pages, qui vise à coordonner l’approche des pays occidentaux, paraît un mois et demi avant une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine, prévue le 25 octobre à Berlin, et deux mois après la première réunion qui s’est tenue sur ce thème, en juillet à Lugano, en Suisse. Plus de quarante pays et organisations internationales avaient alors négocié avec Kiev les contours de la future reconstruction, estimée à plus de 100 milliards de dollars (101 milliards d’euros), uniquement pour réparer les infrastructures endommagées, mais à 750 milliards au total, selon les autorités.

    #argent_magique

  • Au Chili, la nouvelle Constitution massivement rejetée par référendum
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/05/au-chili-la-nouvelle-constitution-massivement-rejetee-par-referendum-selon-l

    Près de 62 % des Chiliens n’ont pas soutenu, dimanche, le texte qui devait remplacer celui hérité de la dictature de Pinochet. Le président, Gabriel Boric, a aussitôt annoncé sa volonté de relancer « un nouveau processus constitutionnel ».

    • Chili / gauche : faux cancer, et vraie défaite - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
      https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/chili-gauche-faux-cancer-et-vraie-defaite

      À la désinformation des réseaux sociaux s’est ajoutée l’énergie des grands groupes de presse chiliens, naguère fermes soutiens de la dictature de Pinochet, à exploiter toutes les failles de la Constituante et de ses membres, à commencer par l’affaire Vade. En septembre 2021, un vice-président de l’Assemblée constituante, Rodrigo Rojas Vade, est contraint par une enquête du journal « La Tercera » de reconnaître que la leucémie dont il assurait souffrir, inséparable de sa lutte pour une réforme du système de soins (il apparaissait dans les manifestations de 2019 torse nu, exhibant cathéters et cicatrices), est un mensonge. Il était en fait atteint de syphilis. Il se met en retrait de la constituante, aucun mécanisme de démission n’étant prévu. La presse de droite chilienne (lire notre enquête sur sa mise en cause pour comptes-rendus tronqués du mouvement social de 2019) ne va plus lâcher son os.

      On peut avoir une idée ici de l’ampleur du dossier Rojas dans « La Tercera » (groupe Conesa), et encore ici, le jour du scrutin, une idée de la pression des chaînes chiliennes d’info continue sur le personnage. Ce harcèlement médiatique sur un processus démocratique tâtonnant évoquera sans doute quelques parallèles à nos abonnés vigilants. Le jour même du scrutin chilien, ici même, BFMTV dégainait son pistolet à bouchon contre une réunion publique de Jean-Luc Mélenchon à Lille. Tout parallèle entre les deux situations est absolument autorisé.

    • Est-ce qu’il y a des choses sur un éventuel rôle de l’Église catholique ?

      Parce que j’ai lu quelque part que le refus de l’avortement avait été mis en avant par la droite et les évêques catholiques (avec éventuellement des mensonges sur la réalité du texte proposé) :
      https://www.leparisien.fr/societe/a-rebours-des-etats-unis-le-chili-veut-inscrire-lavortement-inscrit-dans-

      Depuis quelques temps, par ailleurs, il apparaît que l’église chilienne est empêtrée dans ses scandales pédophiles, ce qui me semble aussi un élément qui aurait tendance à radicaliser les catholiques (paranoïa et complotisme).

      Bref je me demande si cet angle du rôle de l’Église a été abordé.

    • Le début du texte de DS évoque rapidement l’IVG.

      Et la nouvelle constitution chilienne fut massivement rejetée par référendum. 62 % de rejets contre 38 % d’approbations, le résultat est sans appel, pour cette constitution de 388 articles, qui proclamait dès ses premières lignes : « Le Chili est un État social et démocratique fondé sur l’État de droit. Il est plurinational, interculturel, régional et écologique […] et sa démocratie est paritaire. » Taillée sur mesure pour favoriser les réformes sociales et écologiques promises par le nouveau président Gabriel Boric, élu après le mouvement social de 2019, elle avait tout pour plaire à la gauche européenne, au point que malgré des sondages unanimes, certains n’envisageaient même pas une défaite (voir ce tweet d’Olivier Faure, ou cet article de « Mediapart », à la veille du scrutin).

      Parmi les causes de cette défaite massive, l’AFP pointe ""une campagne baignée dans un climat de désinformation […] sur les articles en train d’être débattus"" par l’assemblée constituante. L’AFP ne précise pas les contours de cette ""désinformation"", mais on peut les déduire en creux de la lecture de ce « vrai/faux » du site chilien « Pressenza »"", manifestement favorable au projet rejeté. ""La Nouvelle Constitution (NC) élimine-t-elle les Carabiniers du Chili ? Non." « Les parents pourront-ils choisir l’éducation de leurs enfants ? Oui. » "Le droit à la propriété privée demeure-t-il ? Oui, le droit de propriété est maintenu comme un droit fondamental." « Est-ce que je pourrai avoir/garder ma résidence secondaire ? Oui. » Une femme peut-elle avorter jusqu’à 9 mois ? Non." « La justice autochtone s’appliquera-t-elle aux non-autochtones ? Non. » "Etc. etc. « Je vous invite à débattre intensément de la portée du texte, mais pas des mensonges, déformations ou interprétations catastrophistes qui sont déconnectées de la réalité », a exhorté Boric avant le scrutin. En vain.

      Au-delà de la désinformation, les reportages français évoquent la crainte d’une partie des Chiliens, devant la perspective de consentir des droits élargis aux populations autochtones, notamment aux Mapuche, dans le Sud du pays, en raison de conflits autour de terres revendiquées par des groupes radicaux Mapuche (lire cet excellent reportage du « Monde »). La Constituante de 154 membres, paritaire et clairement à gauche, était d’ailleurs présidée par une militante et universitaire issue du peuple mapuche, Elisa Loncon Antileo.

    • Le mot d’une camarade franco-chilienne-mapuche (qui prévoit toujours d’y déménager malgré tout) :
      https://www.facebook.com/konkafel/posts/pfbid02ynMC5ZLM7vw7gKdcMGV4q8JTEf6Ee4nDYuGkjpkWqbE9tfqoHJTd1mEvWiBWZSfal

      Nous avons perdu.
      La tristesse est immense car le gâchis est évident, que de temps, argent et espoirs envolés. Le choc ressentis par les forces progressistes doit être encaissé et analysé.
      Pour ma part j’y vois plusieurs facteurs entremêlés qui peuvent expliquer en partie cette catastrophe.

      1/ Cette campagne électorale a été la plus sale que le Chili n’ai jamais subit, même des élus du congrès aux USA ont écrit aux propriétaires des médias et réseaux sociaux pour alerter sur le taux de fake news qui circulaient.
      Les médias, et les journaux répétant matin midi et soir les « mantras » de l’oligarchie qui les possède tous. Pour preuve, le vote des Chiliens à l’étranger est à plus de 65% à faveur del Apruebo.
      Car oui la programmation mentale est effective, réelle et puissante car implicite.
      Je pratique l’hypnose thérapeutique pour aider mes patient.e.s à changer les habitudes qui les rendent malheureuxes, je connais donc bien les effets des suggestions ciblées, répétées qui finissent par devenir des croyances, qui conditionnent les comportements. Les gens ignorent l’effet que cela a sur eux, car nous préférons penser que nous sommes maîtres de nos pensées et émotions... Mais nous les psys nous savons que ceci n’est qu’une illusion, une illusion de contrôle et de liberté... qui flatte et rassure notre ego.

      2/ Le vote a été rendu obligatoire cette fois, une première au Chili, les gens contraints d’aller se prononcer alors que d’ordinaire ils sont au mieux dans une posture critique, au pire dans une dépolitisation extrême ont manifesté leur rejet des processus électoraux en disant fuck.

      3/ Le racisme intrinsèque de la société chilienne, où la colonialité de l’être y est encore centrale, des générations et des générations ayant grandi avec la haine del indio, c’est à dire d’une partie d’eux même. Ce fut un des principaux enjeux de ce scrutin, la place qui fut faite aux peuples premiers par le processus constituant, fut totalement déformé par les médias et les bots. Le chilien moyen n’aime pas être associé à ses origines, car il faut quand même savoir qu’au Chili il y eu des politiques de blanchiment de la race (sic) menées par l’Etat, avec notamment l’accueil de colons européens a qui étaient données, papiers, terres, bétail, et indios... et ette générosité dura plusieurs siècles, aujourd’hui le 1% plus riche est constitué majoritairement par les descendants des colons.

      4/ La dimension antipatriarcale de la proposition a effrayé, comme le racisme structurel, ces 2 pilliers de la matrice capitaliste sont bien solides, à notre grand désespoir.

      5/ Si le peuple chilien a su se soulever en 2019, la pandémie et toutes ses restrictions ont impacté la dynamique insurrectionnelle, canalisée par le processus constituant qui subit d’emblée le sabotage médiatique. Les gens furent dépossédés de leur puissance d’agir, séparés, contraints de retourner chez eux et d’encaisser, le repli sur soi obligatoire finit par faire taire ce « nous avons mis tant de temps à nous retrouver, ne nous lâchons plus » qui était dit et répété durant el estallido.

      J’écris car j’essaie de comprendre, et aussi de vous expliquer, vous que j’ai saoulé avec mes espoirs, je n’ai toujours pas réussi à chialer mais ça va pas tarder, car il faut là maintenant que l’on accepte cette défaite pour comprendre, sentipensar lo que pasó, el daño que le sigue haciendo a mi pueblo el empresariado, l’oligarchie chilienne n’allait quand même pas nous laisser gagner comme ça, le pays où 1% détient les 50% des richesses...

      Et je ne change pas mes plans, j’ai encore plus envie d’aller sur place pour travailler auprès des gens pour faire avancer notre vision, comprendre de l’intérieur les enjeux, blocages et freins au changement, le syndrome de Stockholm monumental qui règne.
      Cette proposition était beaucoup trop belle pour le sens commun chilien, imprégné par la culture de l’oligarchie, des entrepreneurs triomphant, de l’individualisme cher au liberalisme...

      Certes cette proposition tombe à l’eau, tristesse absolue, mais le processus constituant continue... Sous quelle forme ? Les jours qui viennent seront déterminants, pour l’instant l’émotion est palpable, puis viendra le deuxième temps de la pensé, plus rationnel et froid...
      Ce scrutin nous a été volé, le rôle des médias corrompus est central, nous en voyons ici en France aussi les effets, si les pouvoirs exécutifs et législatifs ne freinent pas ce monopole de l’influence sociale, nous sommes tous foutus, là bas et ici.

  • Israël veut durcir les règles d’entrée des étrangers en Cisjordanie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/04/israel-veut-durcir-les-regles-d-entree-des-etrangers-en-cisjordanie_6140181_

    Israël veut durcir les règles d’entrée des étrangers en Cisjordanie
    Les mesures, plusieurs fois reportées, devraient entrer en application le 5 septembre.
    Par Clothilde Mraffko(Jérusalem, correspondance)
    Publié aujourd’hui à 19h00, mis à jour à 19h00
    Prévue lundi 5 septembre, l’entrée en vigueur d’une série de mesures décidées par les autorités israéliennes va sévèrement restreindre l’entrée et le séjour des étrangers en Cisjordanie. Elles concernent les conditions d’accès à des visas qui sont limités à ce seul territoire occupé : leurs détenteurs ne peuvent pas circuler en Israël, ne peuvent pas se rendre à Jérusalem ou voyager par l’aéroport de Tel-Aviv. Les nouvelles règles pourraient notamment avoir de lourdes conséquences pour des milliers de conjoints de Palestiniens. (...)
    Famille, travail, bénévolat, études… Les 62 pages du document provisoire publié par le Cogat, l’organe militaire qui gère les affaires civiles des Palestiniens dans les territoires occupés, détaillent un ensemble de règles qui réduit considérablement les possibilités pour les étrangers de rester de longues périodes en Cisjordanie. Ces procédures « donnent autorité à l’armée israélienne pour microgérer la société palestinienne », a dénoncé en juin une pétition portée par l’ONG israélienne de défense des droits humains HaMoked. Un quota de 150 visas étudiants a par exemple été fixé. « Israël bénéficiant lui-même largement du [programme d’échange universitaire] Erasmus +, la Commission considère qu’il devrait faciliter et non entraver l’accès des étudiants aux universités palestiniennes », a réagi l’exécutif européen fin juillet, indiquant avoir exprimé « ses inquiétudes » à l’égard des nouvelles règles lors de réunions bilatérales avec des responsables israéliens.
    Aucun visa ne sera délivré pour des enseignants du primaire et du secondaire ni pour des professeurs invités ayant une double nationalité avec un pays arabe notamment. L’armée fixe en outre un quota pour des enseignants d’université « qui excellent dans des professions essentielles » et seront autorisés à venir pour une durée maximale de vingt-sept mois. « C’est une attaque frontale contre la liberté académique, juge Edouard Jurkevitch, professeur israélien de microbiologie à l’Université hébraïque de Jérusalem, auteur, avec dix autres collègues, d’une lettre en mars demandant à son recteur de protester contre ces mesures auprès du ministère de la défense israélien. (...)
    Les nouvelles procédures auraient dû entrer en vigueur en mai, puis début juillet. Elles ont été reportées au 5 septembre, notamment pour ne pas interférer avec la visite du président américain, Joe Biden, en Israël et en Cisjordanie durant l’été. Washington a engagé des discussions autour d’une exemption de visa pour les Israéliens aux Etats-Unis et négocie en échange l’amendement de certaines règles du Cogat. A quelques jours de l’entrée en application des nouvelles règles, le flou était encore total : une porte-parole de cet organisme a fait savoir au Monde que le document publié « n’était pas encore définitif ; les équipes travaillent activement à le compléter ». La pétition de l’ONG HaMoked déposée auprès de la Cour suprême en juin a été rejetée, au motif que le recours était « prématuré ». Selon le droit international, l’armée israélienne peut intervenir en Cisjordanie occupée uniquement pour servir ses besoins militaires ou pour le bien-être de la population palestinienne sous occupation. Les nouvelles procédures du Cogat ne répondent en rien à ces impératifs, selon les ONG. « La moitié des règles, concernant les conjoints, sert au contrôle démographique, en empêchant ces familles de vivre ici ; et l’autre moitié semble être destinée à isoler la société palestinienne. (...)
    Depuis 2020 et la pandémie de Covid-19, des restrictions de circulation se sont ajoutées et n’ont pas été levées. En plus du stress et du poids financier qu’engendrent ces incertitudes, les conjoints étrangers se sentent souvent mal compris de leurs représentations consulaires, à Jérusalem, où ils ne peuvent se rendre légalement, leur visa n’étant pas valide au-delà du mur de séparation. La solution est d’obtenir une réunification familiale et une carte d’identité palestinienne. La procédure peut prendre des années. Le Cogat affirme que les nouvelles procédures ont « pour but de formaliser les pratiques régissant l’entrée de chaque étranger désirant se rendre » en Cisjordanie. Les principaux concernés craignent de perdre la marge de manœuvre qu’autorise aujourd’hui le flou qui prévaut et leur permet de contester, souvent avec succès, certaines décisions devant les tribunaux israéliens. « Cela impacte la relation que j’ai à la Palestine, résume un jeune chercheur franco-palestinien qui a grandi en Cisjordanie mais n’a qu’un passeport français. A chaque fois que je pars, je ne sais pas si je vais revenir. La Palestine est de moins en moins chez moi : c’est dur psychologiquement. »

    #Covid-19#migration#migrant#israel#santementale#postcovid#circulation#palestine#cisjordanie#visa#regroupementfamilial#territoireoccupe#politiquemigratoire

  • Au Liban, les plages publiques en voie de disparition
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/02/au-liban-les-plages-publiques-en-voie-de-disparition_6139877_3210.html

    « Le littoral reflète les maux du Liban : les inégalités sociales, la corruption, le manque de transparence et de gouvernance, la non-application de la loi… », énumère Jad Tabet, ancien président de l’ordre des ingénieurs et des architectes de Beyrouth. Selon l’architecte-urbaniste, plus de 80 % des 220 kilomètres de côte sont privatisés, entre plages et propriétés de particuliers bétonnant le rivage.

    • Le titre biblique de départ est resté dans l’URL …
      Le monde découvre que le climat se dérègle même sans sortir de la cour de l’élysée.

    • https://www.theguardian.com/environment/2022/aug/29/monster-monsoon-why-the-floods-in-pakistan-are-so-devastating

      From the beginning of the month, the rainfall was nine times higher than average in Sindh province and five times higher across the whole of Pakistan. Basic physics is the reason rainfall is becoming intense around the world – warmer air holds more moisture.

      Scientists are already trying to determine the extent to which global heating is to blame for the rainfall and floods. But analysis of the previous worst flood in 2010 suggests it will be significant. That “superflood” was made more likely by global heating, which drove fiercer rains.

      Warmer oceans and heating in the Arctic were implicated in the 2010 superflood, one study found, as these factors affected the jet stream, a high-level wind that circles the planet. The greater meandering of the jet stream led to both the prolonged rain in Pakistan and an extreme heatwave in Russia that year.

      And according to a 2021 study global heating is making the south Asian monsoon more intense and more erratic, with each 1C rise in global temperature leading to 5% more rain.

      Pakistan has suffered regular flooding since 2010, as well as heatwaves and wildfires. “Climate change is really affecting us,” said Saeed. “It has become a norm now that every year we kind of face extreme events.”

  • Inondations et tempêtes après la canicule : augmentation de l’intensité des phénomènes météo - Pas d’améliorations en vue
    https://ricochets.cc/Inondations-et-tempetes-apres-la-canicule-augmentation-de-l-intensite-des-

    En 2021, la France avait été relativement épargnée des phénomènes extrêmes (chaleur, incendies), alors que tout autour des désastres s’abattaient, en revanche en 2022 on est en plein dedans. ⛈️ APRÈS LA CANICULE VIENT LA TEMPÊTE : NOMBREUSES INONDATIONS EN FRANCE Vers une augmentation des phénomènes météo extrêmes Il faisait entre 35 et 40°C sur la plus grande partie de la France il y a encore quelques jours. Depuis 48H, des tempêtes et des inondations éclair ont remplacé la canicule et la sécheresse : 🔴 (...) #Les_Articles

    / #Catastrophes_climatiques_et_destructions_écologiques

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/08/20/la-carte-des-temperatures-et-des-evenements-climatiques-extremes-cet-ete-en-
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/08/19/climat-le-bassin-mediterraneen-en-proie-a-un-rechauffement-accelere_6138400_
    https://reporterre.net/Avec-la-crise-climatique-des-orages-de-plus-en-plus-devastateurs
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/08/19/en-italie-des-scenes-de-chaos-apres-de-violentes-tempetes_6138426_3244.html
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/08/19/en-chine-une-secheresse-sans-precedent-menace-la-croissance_6138446_3210.htm

  • Enquête sur les étudiants disparus au Mexique : arrestation de l’ex-procureur général
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/08/20/affaire-des-etudiants-disparus-au-mexique-l-ex-procureur-general-arrete_6138

    La justice mexicaine a ordonné, vendredi 19 août, l’arrestation de l’ancien procureur général du pays ainsi que de 64 policiers et militaires pour la disparition en 2014 de 43 étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa (sud). Cette décision a été prise au lendemain de la publication d’un rapport d’une commission officielle qui a qualifié cette affaire de « crime d’Etat ».

    Dans la soirée de vendredi, l’ex-procureur général Jesus Murillo Karam a été appréhendé à son domicile de Mexico pour « disparition forcée, torture et délits contre l’administration de la justice », et n’a pas opposé de résistance, a précisé le parquet dans un communiqué.